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Québec

Le QuĂ©bec (/keˈbɛk/[alpha 3] ) est une province du Canada dont les frontiĂšres correspondent au territoire de la nation quĂ©bĂ©coise. Vivent Ă©galement au sein du territoire quĂ©bĂ©cois onze nations autochtones. La capitale du QuĂ©bec est la ville de QuĂ©bec, et sa mĂ©tropole est MontrĂ©al. La langue officielle du QuĂ©bec est le français.

Québec
Blason de Québec
Armoiries.
Drapeau de Québec
Drapeau.
Québec
Carte de localisation.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Capitale Québec
Plus grande ville Montréal
Entrée dans la Confédération (1er)
Lieutenant-gouverneur Michel Doyon
Premier ministre François Legault (CAQ)
Législature Assemblée nationale du Québec
SiĂšges Ă  la Chambre des communes 78 (sur 338)
SiĂšges au SĂ©nat 24 (sur 105)
Code postal G - H - J
Abréviation postale QC
ISO 3166-2:CA CA-QC
DĂ©mographie
Gentilé Québécois(e)
Population 8 501 833 hab. (2021)
DensitĂ© 5,5 hab./km2
Rang 2e
Langue officielle Français
GĂ©ographie
Superficie 1 542 056 km2
Rang 2e
Terre 1 365 128 km2
Eau 176 928 km2 (11,5 %)
Fuseau horaire UTC -5 et -4[alpha 1]
Divers
Devise « Je me souviens »
FĂȘte nationale FĂȘte nationale du QuĂ©bec (24 juin)
Domaines Internet .qc.ca
.gouv.qc.ca[alpha 2]
.quebec

    SituĂ© dans la rĂ©gion centrale du pays, entre l'Ontario Ă  l'ouest, Terre-Neuve-et-Labrador au nord-est et le Nouveau-Brunswick Ă  l'est, il partage Ă©galement une frontiĂšre sud-est avec les États-Unis[alpha 4]. DeuxiĂšme province la plus peuplĂ©e du Canada, derriĂšre l'Ontario, le QuĂ©bec compte une population de plus de 8 600 000 habitants en 2021, composĂ©e d'une grande majoritĂ© de francophones avec des minoritĂ©s anglophones, allophones ainsi que onze nations autochtones. Il s'agit de la seule province canadienne Ă  avoir le français comme seule langue officielle, parlĂ© par 93,7 % de la population en 2021[1]. Cette mĂȘme annĂ©e, la population totale de QuĂ©bĂ©cois de langue maternelle française Ă©tait de 77,8 %, tandis qu'elle Ă©tait de 10,0 % pour l'anglais[2]. La majoritĂ© de sa population vit dans des rĂ©gions urbaines le long du fleuve Saint-Laurent, entre la ville la plus peuplĂ©e, MontrĂ©al, et la capitale provinciale, QuĂ©bec. Avec une superficie de 1 542 056 km2, il est la plus grande province et la deuxiĂšme plus grande subdivision territoriale du Canada, aprĂšs le Nunavut.

    De 1534 Ă  1763, le QuĂ©bec est, sous le nom de Canada, la colonie la plus dĂ©veloppĂ©e de la Nouvelle-France. À la suite de la guerre de Sept Ans, le QuĂ©bec devient une colonie britannique entre 1763 et 1867, d'abord en tant que Province de QuĂ©bec (1763–1791), puis comme province du Bas-Canada (1791–1841) avant de devenir le Canada-Est (1841–1867). Elle est finalement unie avec le Canada-Ouest, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse en 1867, pour former le Dominion du Canada. Jusqu'au dĂ©but des annĂ©es 1960, l'Église catholique joue un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans le dĂ©veloppement des institutions sociales et culturelles du QuĂ©bec.

    Au cours des annĂ©es 1960, la RĂ©volution tranquille accroit considĂ©rablement le rĂŽle du gouvernement quĂ©bĂ©cois dans la maĂźtrise du devenir politique, social et Ă©conomique de l'État quĂ©bĂ©cois. À la mĂȘme Ă©poque, la vie politique quĂ©bĂ©coise devient animĂ©e par un dĂ©bat sur le statut politique de la province au sein de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne. Un mouvement souverainiste prĂŽne l'indĂ©pendance de la province, tandis qu'un mouvement fĂ©dĂ©raliste prĂŽne son maintien dans la ConfĂ©dĂ©ration. Les dĂ©bats de rĂ©formes constitutionnelles ou sur l'indĂ©pendance ont jouĂ© un rĂŽle important en politique depuis les annĂ©es 1960.

    Le gouvernement du Québec fonctionne dans le cadre d'un systÚme de Westminster et est à la fois une démocratie libérale et une monarchie constitutionnelle. Le premier ministre du Québec agit à titre de chef du gouvernement. La cohésion et la spécificité de la société québécoise reposent sur trois documents statutaires : la Charte des droits et libertés de la personne, la Charte de la langue française et le Code civil du Québec. De plus, contrairement au reste du Canada, le droit québécois est mixte : le droit privé est d'inspiration civiliste, tandis que le droit public s'inscrit dans la tradition de common law.

    L'Ă©conomie du QuĂ©bec est principalement soutenue par son important secteur de services et son industrie variĂ©e. L'aĂ©rospatiale, l'aĂ©ronautique, les biotechnologies, l'industrie pharmaceutique, l'industrie culturelle et les technologies de l'information et de la communication figurent parmi les secteurs clĂ©s de son Ă©conomie. La trĂšs grande disponibilitĂ© des ressources naturelles, notamment la forĂȘt, l'industrie miniĂšre et l'hydroĂ©lectricitĂ©, constitue aussi un important facteur de crĂ©ation de richesse. Le QuĂ©bec est connu pour sa production de sirop d'Ă©rable, pour son humour et pour avoir fait du hockey sur glace l'un des sports les plus populaires au Canada. Il est Ă©galement rĂ©putĂ© pour sa culture constituant le foyer du Canada français, notamment Ă  travers la littĂ©rature, la musique, le cinĂ©ma, les Ă©missions de tĂ©lĂ©vision et les festivals.

    Toponymie

    Le vocable QuĂ©bec — signifiant « lĂ  oĂč le fleuve se rĂ©trĂ©cit » en langue algonquine — Ă©tait utilisĂ© par les Algonquins, les Cris et les Micmacs[3] pour dĂ©signer le rĂ©trĂ©cissement du Saint-Laurent Ă  la hauteur du cap Diamant, lieu de fondation de la ville de QuĂ©bec () et « commencement de la terre et province de Canada » ()[4]. En 1632, Samuel de Champlain dĂ©crivit ainsi l’endroit : « [
] un dĂ©troit dans le fleuve, comme le disent les Indiens [
][3] - [5]. » Le nom est attestĂ© avec diffĂ©rentes graphies : Qvebecq en 1601[6]; Quebeck, KĂ©bec en 1609[7]; QuĂ©bec en 1613[8] et Kebbek[5].

    GĂ©ographie

    Couvrant une superficie de 1 542 056 km2[9], la province du QuĂ©bec est la plus grande du Canada ; les deux autres provinces comparables au QuĂ©bec sont l'Ontario et la Colombie-Britannique[10] - [11]. Le QuĂ©bec est traversĂ© par le fleuve Saint-Laurent, qui relie les Grands Lacs Ă  l'ocĂ©an Atlantique[12].

    SituĂ© dans le nord-est de l'AmĂ©rique du Nord, le territoire quĂ©bĂ©cois s’étend, du sud au nord, sur plus de 2 000 km, depuis le 45e parallĂšle nord (frontiĂšre entre le Canada et les États-Unis) jusqu'au cap Wolstenholme et, d'est en ouest, sur plus de 1 500 km, depuis l'anse Sablon jusqu'Ă  l'embouchure de la riviĂšre Rupert.

    Les deux fuseaux horaires du Québec correspondent à l'heure de l'Est, normale et avancée, ainsi qu'à l'heure de l'Atlantique (ou des Maritimes). La ligne de séparation est le méridien du 63e degré de longitude ouest[loi 1].

    Le territoire québécois est subdivisé en treize provinces naturelles[13], ainsi qu'en trois zones de végétation et dix domaines bioclimatiques[14].

    Le territoire quĂ©bĂ©cois est plus Ă©tendu que celui de la Mongolie, mais de taille plus rĂ©duite que celui du Mexique, comparable avec une superficie de 1 667 926 km2[15].

    De plus, le territoire québécois est formé de nombreuses ßles, dont l'archipel d'Hochelaga, l'archipel du Lac Saint-Pierre et les ßles de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Aussi, le territoire québécois comprend quelques ßles de l'archipel Arctique, au sud du 60e parallÚle nord, dans la baie d'Ungava.

    Territoire

    Évolution territoriale du QuĂ©bec depuis sa crĂ©ation en 1867 jusqu'Ă  sa derniĂšre modification frontaliĂšre notable en 1927.

    Le territoire quĂ©bĂ©cois est contigu avec quatre États du nord-est des États-Unis (le Maine, le New Hampshire, l'État de New York et le Vermont), trois provinces canadiennes (l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador) et un territoire fĂ©dĂ©ral (le Nunavut) ; au total, bien que fort incertaine et imprĂ©cise — soit la moins prĂ©cisĂ©ment dĂ©limitĂ©e de l'AmĂ©rique[16] —, la frontiĂšre quĂ©bĂ©coise circonscrit le QuĂ©bec sur plus de 12 000 kilomĂštres[17] et l'enceint d'une pĂ©riphĂ©rie terrestre (environ 50 % du pĂ©rimĂštre total), fluviale (environ 12 %) et maritime (jusqu'Ă  38 %). Ayant pour base territoriale les parties de la province du Canada, qui constituaient autrefois le Bas-Canada[loi 2], la province du QuĂ©bec connut trois transformations frontaliĂšres depuis 1867 — annĂ©e de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne —, savoir deux extensions participant du district de l'Ungava (crĂ©ation des territoires d'Ashuanipi, Mistassini et Abitibi en 1898, et crĂ©ation du Nouveau-QuĂ©bec en 1912[loi 3]), puis une rĂ©duction en 1927 (cession d'une partie du Labrador).

    Si le point de dĂ©part est situĂ© Ă  l'embouchure de la riviĂšre Eastmain, lĂ  oĂč elle se jette Ă  la baie James, la frontiĂšre suit, sud-ouest, le rivage de cette baie, jusqu'Ă  l'intersection avec la ligne tirĂ©e plein nord Ă  partir de la tĂȘte du lac TĂ©miscamingue ; de lĂ , la frontiĂšre sĂ©parant le QuĂ©bec de l'Ontario suit, plein sud, cette ligne jusqu'Ă  la tĂȘte de ce lac[loi 4] ; le fond mĂ©dian de ce mĂȘme lac jusqu'Ă  la riviĂšre des Outaouais ; le milieu du lit principal de cette riviĂšre descendant jusqu'Ă  l'intersection avec le prolongement de la limite ouest de l'ancienne seigneurie de Rigaud ; la limite ouest de cette seigneurie jusqu'Ă  son angle sud-ouest ; vers le sud, la limite ouest du canton de Newton jusqu'Ă  l'angle nord-ouest de l'ancienne seigneurie de Nouvelle-Longueuil ; vers le sud-est, la limite sud-ouest de cette seigneurie jusqu'Ă  la rive nord du lac Saint-François, Ă  RiviĂšre-Beaudette ; et, le fond mĂ©dian de ce lac jusqu'Ă  l’intersection avec la ligne Valentine-Collins, Ă  Akwesasne, point de trijonction QuĂ©bec–Ontario–New York[loi 5].

    De lĂ , la frontiĂšre sĂ©parant le QuĂ©bec des États-Unis longe, vers l’est, la ligne Valentine-Collins — telle qu'adoptĂ©e en 1842 par le traitĂ© Webster-Ashburton, en vue d'ajuster la frontiĂšre aux terres arpentĂ©es par erreur en 1774 et sur lesquelles fut basĂ© le traitĂ© de Paris de 1783 dans son rĂ©fĂ©rencement au 45e parallĂšle de latitude nord (bornĂ©e en partie au nord et en partie au sud du 45e parallĂšle[18], elle dĂ©borde ce parallĂšle, d'environ un demi mille en une section du Vermont[19]) —, jusqu'Ă  la riviĂšre Halls Stream, dans le comtĂ© de Coaticook[loi 6]; le milieu du lit principal de cette riviĂšre montant jusqu'Ă  sa source, Ă  Saint-Isidore-de-Clifton; la ligne de partage des eaux sĂ©parant le bassin versant du fleuve Saint-Laurent de celui de l'ocĂ©an Atlantique jusqu'au Petit Lac Saint-Jean, Ă  Sainte-AurĂ©lie; vers le nord, la riviĂšre Saint-Jean Sud-Ouest jusqu’à l’intersection avec le parallĂšle de latitude 46 degrĂ©s 25 minutes nord, Ă  Saint-Camille-de-Lellis; vers le nord, la ligne droite jusqu’au point de dĂ©charge du lac FrontiĂšre, sur la riviĂšre Noire Nord-Ouest; vers le nord-est, la ligne droite jusqu’au point de dĂ©charge du lac PohĂ©nĂ©gamook, sur la riviĂšre Saint-François; le milieu du lit principal de cette riviĂšre descendant jusqu'Ă  la tĂȘte du lac Beau; et, le fond mĂ©dian de ce lac jusqu'Ă  son Ă©missaire au sud, point de trijonction QuĂ©bec–Maine–Nouveau-Brunswick[loi 7].

    De lĂ , la frontiĂšre sĂ©parant le QuĂ©bec du Nouveau-Brunswick suit, vers l'est, une ligne droite jusqu’au point situĂ©, plein sud, Ă  un mille terrestre du point le plus au sud du lac Long ; une ligne droite jusqu’au point le plus au sud de la seigneurie de Madawaska et de TĂ©miscouata ; la limite sud-est de ces anciens fiefs jusqu’à leur angle sud-est, Ă  DĂ©gelis ; vers le nord, la ligne mĂ©ridienne jusqu’à l’intersection avec la ligne droite qui est tirĂ©e dans l'axe Est-Ouest et qui est tangente Ă  la ligne de partage des eaux sĂ©parant le bassin versant de la riviĂšre Rimouski de celui du fleuve Saint-Jean ; vers l’est, cette derniĂšre ligne jusqu’à l’intersection avec la ligne mĂ©ridienne qui est tangente Ă  la ligne de partage des eaux sĂ©parant le bassin versant de la riviĂšre Rimouski de celui de la riviĂšre Ristigouche ; cette ligne mĂ©ridienne jusqu’au 48e parallĂšle nord ; vers l'est, ce parallĂšle jusqu’à la riviĂšre PatapĂ©dia ; le milieu du lit principal de cette riviĂšre descendant jusqu’à la riviĂšre Restigouche ; et, le milieu du lit principal de cette derniĂšre riviĂšre descendant jusqu'Ă  un point terminal Ă  l'embouchure de la baie des Chaleurs[loi 8].

    Quant au golfe du Saint-Laurent, hormis que les Ăźles de la Madeleine sont territoire quĂ©bĂ©cois[loi 9], trois hypothĂšses s'opposent l'une Ă  l'autre, l'une voulant que le golfe soit soumis Ă  la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, une autre soutenant que celui-ci soit territoire exclusivement fĂ©dĂ©ral depuis le cap des Rosiers et une troisiĂšme allĂ©guant qu'en l'absence de dĂ©limitation formelle de la frontiĂšre, celui-ci constitue un Ă©tat de fait inter-provincial selon une sĂ©rie de nĂ©gociations qui eurent lieu entre 1964 et 1972 — quoiqu'il n'existerait encore aucune convention obligatoire Ă  l'effet que fussent Ă©tablies telles limites extra-cĂŽtiĂšres[loi 10] —, auquel cas le tracĂ© de la frontiĂšre maritime du QuĂ©bec serait corroborĂ©, mais non entĂ©rinĂ©, par le gouvernement fĂ©dĂ©ral[loi 11] et coĂŻnciderait avec la ligne d'Ă©quidistance entre les rives quĂ©bĂ©coises et celles du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador, jusqu'Ă  l'anse Sablon[20].

    De là, la frontiÚre séparant le Québec de Terre-Neuve-et-Labrador suit la cÎte du Labrador[loi 12] - [loi 13], savoir :

    1. selon le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador — qui, depuis 1927, se fonde sur un arrĂȘt du ComitĂ© judiciaire du Conseil privĂ© (plus haut tribunal de l'Ă©poque) —, vers l'ouest, ce parallĂšle jusqu'Ă  la riviĂšre Romaine; et, la rive orientale de cette riviĂšre jusqu'Ă  sa source, ou ;
    2. selon le gouvernement du QuĂ©bec — qui, depuis 1927, se fonde sur la notion « ultra petita » pour ne pas reconnaĂźtre le segment Ă©tabli par dĂ©cision du Conseil privĂ© —, la ligne de partage des eaux sĂ©parant le bassin versant du golfe du Saint-Laurent et de la baie d'Hudson, de celui de la mer du Labrador[21], jusqu'Ă  la source de la riviĂšre Romaine, et, de mĂȘme ;
    • vraisemblablement Ă©tablie par reconnaissance tacite du gouvernement du QuĂ©bec[16], la ligne de partage des eaux, jusqu'au dĂ©troit d'Hudson, le point terminal Ă©tant le cap Chidley, sur l'Ăźle de Killiniq[loi 15]. Cela dit, malgrĂ© la dĂ©limitation juridique de la frontiĂšre sĂ©parant le QuĂ©bec du Labrador, quelques zones frontaliĂšres ne peuvent ĂȘtre dĂ©marquĂ©es sur le terrain et ce, du fait de la rĂ©alitĂ© gĂ©ographique du drainage des eaux, qui, dans les hauteurs des terres, coulent, selon les saisons et sous l'effet de divers facteurs, soit alternativement, soit simultanĂ©ment, dans les deux bassins versants qui dĂ©finissent, d'une part, le territoire du Labrador et, d'autre part, la province du QuĂ©bec, rendant ainsi difficile, voire impossible, la mise en place de bornes qui dĂ©termineraient une ligne de partage des eaux qui soit stable et permanente[22].

    Au Nord et Nord-Ouest, la frontiĂšre sĂ©parant le QuĂ©bec du Nunavut suit, au grĂ© des marĂ©es, le rivage des baies Ungava, Hudson (ainsi que le dĂ©troit du mĂȘme nom) et James — sur la cĂŽte de la pĂ©ninsule du QuĂ©bec-Labrador — jusqu'Ă  l'embouchure de la riviĂšre Eastmain[23].

    Enfin, ajoutant Ă  l'incertitude des frontiĂšres quĂ©bĂ©coises, qui ne peuvent ĂȘtre modifiĂ©es qu'avec consentement de l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec[loi 16], outre les terres de la Couronne (nommĂ©es, aux fins des compĂ©tences provinciales, « terres du domaine de l'État » et constituĂ©es de plus ou moins 92 % de l'Ă©tendue gĂ©ographique de la province du QuĂ©bec) et toute autre propriĂ©tĂ© publique — sous pouvoir lĂ©gislatif du Parlement fĂ©dĂ©ral, quel que soit l'usage qui en est fait[loi 17] —, telles que les eaux navigables, l'espace aĂ©rien, les terres rĂ©servĂ©es aux AmĂ©rindiens et tout autre patrimoine situĂ© hors de la sphĂšre privĂ©e, divers mĂ©canismes relativement au partage des compĂ©tences lĂ©gislatives ont comme dĂ©nominateur commun la possibilitĂ© de modifier l'Ă©quilibre constitutionnel par un agrandissement des emprises fĂ©dĂ©rales : thĂ©orie des dimensions nationales, pouvoir dĂ©claratoire, prĂ©pondĂ©rance lĂ©gislative fĂ©dĂ©rale, exclusivitĂ© des compĂ©tences, pouvoir d'expropriation, pouvoirs rĂ©siduels, pouvoir d'urgence, pouvoirs accessoires ou implicites et pouvoir fĂ©dĂ©ral de dĂ©penser.

    Topographie

    Topographie du Québec.

    SituĂ© dans les monts Torngat, le mont D'Iberville est le point culminant du QuĂ©bec Ă  1 652 mĂštres.

    La pĂ©ninsule du Labrador est couverte par le plateau laurentien, parsemĂ© de massifs tels les monts Otish. La pĂ©ninsule d'Ungava est notamment composĂ©e des monts D'Youville, des monts Puvirnituq et du cratĂšre des Pingualuit. Alors que de l'Outaouais au Grand Nord culminent des monts de basse et moyenne altitude, les montagnes Ă  hautes altitudes dessinent le QuĂ©bec depuis la Capitale-Nationale jusqu'Ă  l'extrĂȘme est, sur toute sa longitude.

    Au nord du Saint-Laurent, la chaĂźne de montagnes des Laurentides s'Ă©tend de l'Outaouais Ă  la CĂŽte-Nord, mais connaĂźt une dĂ©pression dans le graben du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Au sud, la chaĂźne de montagnes des Appalaches dessine les rĂ©gions depuis l'Estrie jusqu'Ă  la pĂ©ninsule gaspĂ©sienne.

    Les basses-terres du Saint-Laurent, limitées au nord par les montagnes Laurentides et au sud par les Appalaches, couvrent principalement les régions du Centre-du-Québec, de Laval, de la Montérégie et de Montréal, le sud des régions de la Capitale-Nationale, de LanaudiÚre, des Laurentides et de la Mauricie. Anciennement couvertes par les eaux du lac Champlain, de la plaine surgissent les collines Montérégiennes et les collines d'Oka.

    Hydrographie

    Le fleuve Saint-Laurent est un symbole majeur de l'hydrographie du Québec.

    Le Québec possÚde une des plus importantes réserves d'eau douce de la planÚte, celle-ci couvrant 12 % de la superficie de son territoire[24] ainsi que 3 % de l'eau douce renouvelable de la Terre[25].

    Plus d'un demi-million de lacs[26] — dont trente, d’une superficie supĂ©rieure Ă  250 km2 — et 4 500 riviĂšres[26] dĂ©versent leurs torrents dans l’ocĂ©an Atlantique, par le golfe du Saint-Laurent, et dans l’ocĂ©an Arctique, par les baies James, d’Hudson et d’Ungava.

    Outre le fleuve Saint-Laurent et son estuaire, plusieurs riviÚres affluentes témoignent de l'exploration des terres et du développement national au cours de l'histoire : Ashuapmushuan, Assomption, ChaudiÚre, Gatineau, Jacques-Cartier, Malbaie, Manicouagan, Outaouais, Richelieu, Saguenay, Saint-Charles, Saint-François, Saint-Maurice, etc.

    Le Parc national des Hautes-Gorges-de-la-RiviĂšre-Malbaie compte plusieurs chutes d'eau dont la plus haute s'Ă©lĂšve Ă  160 mĂštres (trois fois plus haute que les chutes du Niagara, mais loin derriĂšre les chutes James Bruce de Colombie-Britannique Ă  840 mĂštres), ainsi que dans le canyon Sainte-Anne sculptĂ© par sept chutes qui dĂ©valent en cascades un escarpement de 128 mĂštres. Les autres chutes quĂ©bĂ©coises Ă  dĂ©nivellations monumentales comprennent la chute Montmorency (83 mĂštres), la chute VaurĂ©al (76 mĂštres), les chutes de Saint-Ursule (72 mĂštres), la chute HĂ©lĂšne (70 mĂštres), les chutes Coulonge (48 mĂštres), les chutes de la ChaudiĂšre et la chute Manitou (35 mĂštres), la chute Ă  PhilomĂšne (33 mĂštres).

    Le réservoir de Caniapiscau, créé dans la réalisation du projet de la Baie-James, est la plus grande étendue d'eau intérieure. Le lac Mistassini est le plus grand lac naturel du Québec.

    Climat

    Types de classification du climat Köppen du Québec.

    Quatre saisons se succÚdent au Québec : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver, dont les conditions diffÚrent selon la région. Elles sont alors différenciées selon la luminosité, la température et les précipitations de neige et de pluie.

    Dans le sud du QuĂ©bec, la durĂ©e d'ensoleillement quotidien est de huit heures en dĂ©cembre, pĂ©riode de l'annĂ©e oĂč elle est la plus courte[27]. Des zones tempĂ©rĂ©es aux territoires nordiques du Grand Nord, la luminositĂ© varie selon la latitude, de mĂȘme que les aurores borĂ©ales et le soleil de minuit.

    Le QuĂ©bec est divisĂ© en quatre zones climatiques : arctique, subarctique, continentale humide et maritime de l'Est. Du sud au nord, les tempĂ©ratures moyennes varient, en Ă©tĂ©, entre 5 °C et 25 °C et, en hiver, entre −10 °C et −25 °C mais dans certaines rĂ©gions du QuĂ©bec comme la baie James ou la baie d'Ungava la tempĂ©rature hivernale peut atteindre les −50 °C[28] - [29]. En pĂ©riode de chaleurs et froids intenses, les tempĂ©ratures peuvent atteindre des points de 35 °C en Ă©tĂ©[30] et de −40 °C durant l'hiver quĂ©bĂ©cois[31], selon l'indice humidex ou le refroidissement Ă©olien.

    Le record de prĂ©cipitations hivernales fut Ă©tabli durant l'hiver 2007-2008 avec plus de cinq mĂštres[32] de neige dans la rĂ©gion de QuĂ©bec, alors que la quantitĂ© moyenne reçue par hiver est de trois mĂštres[33]. C'est toutefois en 1971 que survint la « tempĂȘte du siĂšcle » dans le sud de la province.

    D'autre part, l'hiver 2010 a Ă©tĂ© le plus chaud et le plus sec jamais enregistrĂ© en plus de 60 ans[34].

    Faune

    Au QuĂ©bec, ce n’est que rĂ©cemment que l’orignal s’est rĂ©pandu sur la cĂŽte nord du golfe du Saint-Laurent[35].

    La faune terrestre de grande taille est principalement composée du cerf de Virginie (chevreuil), de l'orignal, du caribou, de l'ours noir et de l'ours polaire. Les animaux de taille moyenne comprennent le couguar, le coyote, le loup de l'Est, le lynx roux (chat sauvage), le renard polaire, le renard roux, etc. Les petits animaux, qu'on aperçoit plus couramment, comprennent l'écureuil gris, le liÚvre d'Amérique, la marmotte commune (siffleux), la mouffette, le raton laveur, le tamia rayé (ou tamia suisse), le castor, etc.

    La biodiversitĂ© de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent[36] est formĂ©e d'une faune aquatique de mammifĂšres, dont la plupart remonte l'estuaire et le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent jusqu'Ă  l'Ăźle d'OrlĂ©ans, tels la baleine bleue, le bĂ©luga, le petit rorqual et le phoque du Groenland (loup-marin). Parmi les animaux marins nordiques : le morse et le narval[37]. Les eaux intĂ©rieures sont peuplĂ©es de poissons tels l'achigan, le brochet d'AmĂ©rique, le dorĂ© jaune, l'esturgeon noir d'AmĂ©rique, le maskinongĂ©, la morue de l'Atlantique, l'omble chevalier, l'omble de fontaine (truite mouchetĂ©e), la ouananiche, le poulamon atlantique (petit poisson des chenaux), le saumon de l'Atlantique, la truite arc-en-ciel, etc[38].

    Parmi les oiseaux qu'on voit couramment dans le sud habitĂ© du QuĂ©bec, on compte le merle d'AmĂ©rique, le moineau domestique, le carouge Ă  Ă©paulettes, le canard colvert, le quiscale bronzĂ©, le geai bleu, la corneille d'AmĂ©rique, la mĂ©sange Ă  tĂȘte noire, certaines parulines et hirondelles, l'Ă©tourneau sansonnet et le pigeon biset, ces deux derniers ayant Ă©tĂ© introduits au QuĂ©bec et se retrouvant surtout en milieu urbain[39]. La faune aviaire comprend des oiseaux de proie tels l'aigle royal, le faucon pĂšlerin, le harfang des neiges et le pygargue Ă  tĂȘte blanche. Les oiseaux maritimes et semi-aquatiques sont la bernache du Canada (outarde), le cormoran Ă  aigrettes, le fou de Bassan, le goĂ©land argentĂ©, le grand hĂ©ron, la grue du Canada, le macareux moine, le plongeon huard, etc.

    Certains animaux d'Ă©levage portent le titre de « race patrimoniale du QuĂ©bec », Ă  savoir le cheval canadien, la poule Chantecler et la vache canadienne[loi 18]. De mĂȘme, en plus des aliments certifiĂ©s « biologique », l'agneau de Charlevoix est le premier produit du terroir quĂ©bĂ©cois dont l'indication gĂ©ographique est protĂ©gĂ©e[40]. La production animale comprend, en outre, les races porcines Landrace, Yorkshire et Duroc[41] ainsi que de nombreuses races ovines[42], etc.

    La Fondation de la faune du Québec et le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ)[43] sont les principaux organismes publics travaillant avec les agents de conservation de la faune au Québec.

    Le nombre de caribous a considĂ©rablement diminuĂ© au QuĂ©bec, notamment en raison de l'activitĂ© de l'industrie forestiĂšre. Depuis les annĂ©es 1990, 99 % de la harde la plus nombreuse de caribous migrateurs, qui vit dans la toundra, a Ă©tĂ© dĂ©truite, passant de 800 000 bĂȘtes Ă  un peu plus de 5 000. Le nombre de caribous montagnards, qui vivent dans les hautes sphĂšres de GaspĂ©sie, au nord-est du QuĂ©bec, a chutĂ© de 60 % pour passer sous les 200 individus. Quant au caribou forestier, son habitat a Ă©tĂ© pour l'essentiel dĂ©truit par industrie forestiĂšre. Les gouvernements sont rĂ©ticents Ă  agir pour des raisons Ă©conomiques. Philippe Couillard, premier ministre de 2014 Ă  2018, a ainsi dĂ©clarĂ© : « Je ne sacrifierai pas un seul job dans la forĂȘt pour le caribou. » En 2020, les autoritĂ©s dĂ©cident la suppression de la protection de plusieurs aires prĂ©servĂ©es et autorisent des coupes forestiĂšres dans ces zones[44].

    Végétation

    Sur le pourtour de la baie d'Ungava et du dĂ©troit d'Hudson se trouve la toundra, dont la flore se rĂ©sume Ă  une vĂ©gĂ©tation herbacĂ©e et arbustive basse et de lichens. Plus au sud, le climat devient propice Ă  la croissance de la forĂȘt borĂ©ale, dont la limite nord est la taĂŻga.

    La superficie de la forĂȘt quĂ©bĂ©coise est estimĂ©e Ă  750 300 km2[45]. De l'Abitibi-TĂ©miscamingue Ă  la CĂŽte-Nord, cette forĂȘt est composĂ©e essentiellement de conifĂšres comme le sapin baumier, le pin gris, l’épinette blanche, l'Ă©pinette noire et le mĂ©lĂšze laricin. En se rapprochant du fleuve vers le sud, s’ajoutent graduellement le bouleau jaune et d’autres feuillus. La vallĂ©e du Saint-Laurent est composĂ©e de la forĂȘt laurentienne avec des conifĂšres tels le pin blanc d'AmĂ©rique et le thuya occidental (cĂšdre) ainsi que de feuillus et d’essences comme l'Ă©rable Ă  sucre, l'Ă©rable rouge, le frĂȘne blanc, le hĂȘtre d'AmĂ©rique, le noyer cendrĂ©, l'orme d'AmĂ©rique, le tilleul d'AmĂ©rique, le caryer cordiforme et le chĂȘne rouge.

    L'aire de répartition du bouleau à papier (bouleau blanc), du peuplier baumier, du peuplier faux-tremble et du sorbier décoratif recouvre plus de la moitié du territoire québécois[46].

    Histoire

    Autochtones

    Sur cette carte on voit le premier peuplement de l'Amérique et de la province du Québec.
    Couple d'Algonquins vers 1700.

    L'Ă©tablissement des premiers humains sur les terres constituantes du territoire quĂ©bĂ©cois commença il y a 10 000 ou 11 000 ans[47]. Au terme d'un pĂ©riple qui accompagna la derniĂšre Ăšre glaciaire, des nomades partis d’Asie il y a 20 000 ans auraient, selon l’hypothĂšse acceptĂ©e au dĂ©but du XXIe siĂšcle, atteint l'AmĂ©rique par la BĂ©ringie — actuel dĂ©troit de BĂ©ring —, et ensuite peuplĂ© les diffĂ©rentes rĂ©gions du continent[47].

    De ce premier peuplement de l'Amérique, divers groupes ethnoculturels se groupÚrent en trois grandes familles linguistiques (les Iroquoiens, les Algonquiens et les Inuits-aléoutes) réunissant les onze peuples autochtones présents sur le territoire québécois, à savoir les Inuits et les dix nations amérindiennes[48] : les Abénaquis, les Algonquins (ou Anichinabés), les Attikameks, les Cris (ou Eeyou), les Hurons-Wendats, les Wolastoqiyik (ou Etchemins), les Micmacs, les Mohawks (ou Agniers, membres iroquois), les Innus (ou Montagnais) et les Naskapis. Autrefois, d'autres peuples étaient également présents, dont les Laurentiens (ou Iroquoiens du Saint-Laurent).

    Explorations européennes

    MĂȘme si des textes latins suggĂšrent que des moines irlandais auraient fait la dangereuse traversĂ©e de l’Atlantique avant le VIIe siĂšcle[49], le premier contact entre civilisations prĂ©colombiennes et explorateurs europĂ©ens se serait produit au Xe siĂšcle de l'Ăšre chrĂ©tienne, alors que le viking[50] islandais Leif Erikson[50] explorait les Ăźles de Terre-Neuve et Baffin ainsi que le Groenland et Labrador. Leif Erikson a explorĂ© la cĂŽte de l’AmĂ©rique du Nord avec 30 membres d’équipage et il a accostĂ© dans une baie[51].

    Puis jusqu'au début du XVIe siÚcle, Basques, Bretons et Normands s'occupÚrent à l'exploitation des Grands Bancs de Terre-Neuve et des ressources du golfe du Saint-Laurent.

    À la chute de Constantinople le , la recherche d'une nouvelle route des Indes paraissait nĂ©cessaire Ă  l'Occident chrĂ©tien pour faciliter la continuation du commerce avec l’ExtrĂȘme-Orient. Au XVe et XVIe siĂšcles, les Espagnols et les Portugais, puis les Anglais et les Français ont commencĂ© Ă  chercher une nouvelle route maritime vers la Chine et l’Inde orientale. Ils Ă©taient attirĂ©s par les Ă©pices (utilisĂ©es en cuisine et en pharmacie) et l’or. Pourquoi une nouvelle route? Parce que le chemin Ă  pied Ă©tait long et ardu, et que l’ancienne route maritime vers l’Orient Ă©tait sous le contrĂŽle des Arabes et de marchands italiens[52]. Deux solutions ont Ă©tĂ© proposĂ©es pour trouver une nouvelle route maritime de l’Europe vers l’Orient : a) contourner l’Afrique; ou b) faire le tour de la terre vers l’ouest. Les EuropĂ©ens savaient que la Terre est ronde mais ils ne connaissaient pas tous les continents de la planĂšte. Les outils des navigateurs Ă©taient la caravelle, la boussole, l’astrolabe et le loch.

    Alors au service des rois catholiques, le navigateur gĂ©nois Christophe Colomb atteignit incidemment l'AmĂ©rique en 1492, devenant ainsi prĂ©curseur du mouvement d'exploration europĂ©en qui fut Ă  l'Ă©poque dit des Grandes dĂ©couvertes. Colomb Ă©tait convaincu d’avoir atteint les Indes et il a nommĂ© « Indiens » les autochtones qu’il rencontrait. Puis, Jean Cabot[53], au service de l'Angleterre[53], a explorĂ© en 1497 les cĂŽtes du Labrador, de l'Ăźle du Cap-Breton et de Terre-Neuve, au Canada[54]. Son pĂ©riple est incertain, mais il est sĂ»r qu’il est le premier explorateur europĂ©en Ă  dĂ©couvrir le Canada[53]. En 1500, le Portugais Pedro Alvarez Cabral est arrivĂ© au BrĂ©sil. En 1513, l’Espagnol Vasco NĂșñez de Balboa a franchi l’isthme du Panama et a dĂ©couvert de l’autre cĂŽtĂ© l’ocĂ©an Pacifique. En 1522, Fernand de Magellan est arrivĂ© en Orient en passant au sud du continent amĂ©ricain.

    Magellan avait contournĂ© l’AmĂ©rique par le sud pour arriver en Orient. Serait-il possible de faire la mĂȘme chose au nord du continent ? Y trouverait-on de l’or, des Ă©pices ? Y trouverait-on des AmĂ©rindiens que l'on pourrait convertir au christianisme ? C’est ce que cherchait Ă  savoir la France avec l’aide du navigateur Verrazano. MalgrĂ© les guerres d'Italie, le roi trĂšs chrĂ©tien François Ier lança une expĂ©dition maritime en 1524. L'explorateur florentin Giovanni da Verrazzano fut alors chargĂ© de la recherche de ce qui n'allait ĂȘtre dĂ©couvert qu'au dĂ©but du XXe siĂšcle : le passage du Nord-Ouest. NĂ©anmoins, celui-ci longea la cĂŽte du continent qu'il baptisa du nom de Nouvelle-France (Nova Francia, en latin) et, ainsi, ouvrit la voie Ă  l'Ă©tablissement du premier espace colonial français (empire royal). Quels Ă©taient les rĂ©sultats de l’expĂ©dition de Verrazano ? C’était de savoir qu’il existe un continent au nord dĂ©tachĂ© de l’Asie[55].

    Puis en 1532, au manoir de Brion, Jean Le Veneur – abbĂ© du Mont-Saint-Michel – prĂ©senta, au roi de France, celui qui, le 20 avril 1534, allait lever l'ancre Ă  Saint-Malo et mettre les voiles en direction du Nouveau Monde.

    Théophile Hamel, Portrait imaginaire de Jacques Cartier, vers 1844.

    Dans une premiÚre expédition commandée depuis le Royaume de France, Jacques Cartier fut le premier explorateur européen sur les terres constituantes du Québec lors de son débarquement dans la région de l'actuel Gaspé le 24 juillet 1534.

    La seconde expĂ©dition, celle de 1535, plus importante, comprend trois navires, la Grande Hermine, la Petite Hermine et l'ÉmĂ©rillon, et un Ă©quipage de 110 hommes. Cette annĂ©e-lĂ , il explora une terre qu'il nomma Canada dans la rĂ©gion de StadaconĂ© (village sis Ă  l'est de l'actuelle ville de QuĂ©bec)[56]. En effet, en aoĂ»t 1535, Jacques Cartier avait entendu deux jeunes autochtones utiliser le mot kanata, qui signifie « village » en langue iroquoienne. Cartier l’a notĂ© dans son journal avec la graphie Canada. Dans ses Ă©crits, Cartier a non seulement utilisĂ© ce nom pour dĂ©signer le village, mais aussi le territoire aux alentours. Il Ă©crivait alors province du Canada. Les cartographes europĂ©ens du XVIe siĂšcle ont rapidement adoptĂ© le nom Canada[57]. Puis, il se rendit Ă  la bourgade d’Hochelaga (sis en l'emplacement de l'actuel MontrĂ©al) par ce qu'il dĂ©signait comme Ă©tant le Grand Fleuve. ArrivĂ© aux rapides de Lachine, la navigation est devenue dangereuse et il lui Ă©tait impossible de poursuivre sa route plus loin vers son but, la Chine, « pays du cuivre et de l’or ». Cartier a alors hivernĂ© avec ses marins Ă  QuĂ©bec, oĂč vingt-cinq sont morts Ă  cause du scorbut. Les autres ont Ă©tĂ© guĂ©ris grĂące Ă  un remĂšde amĂ©rindien : une tisane d’écorce. Cartier a capturĂ© une dizaine d’AmĂ©rindiens, dont le chef du petit village, Donnacona. Il les a tous amenĂ©s en France.

    En 1540, par suite de la lĂ©gende racontĂ©e au roi de France par Donnacona – chef des Iroquoiens du Saint-Laurent – Jean-François de La Rocque de Roberval, commanda la troisiĂšme expĂ©dition, cette fois pour le Royaume de Saguenay. Cartier croyait avoir dĂ©couvert de grandes quantitĂ©s d’or et de diamants, en rĂ©alitĂ©, du quartz et de la pyrite de fer[58]. Cartier mĂ©rite de figurer parmi les grands explorateurs du XVIe siĂšcle. Il a dĂ©couvert l'un des plus grands fleuves au monde, un fleuve qui va devenir l'axe du pouvoir français en AmĂ©rique du Nord.

    AprĂšs les expĂ©ditions de Verrazano et Jacques Cartier, la France a abandonnĂ© l’idĂ©e de l’AmĂ©rique pendant 50 ans Ă  cause de sa crise financiĂšre ; elle Ă©tait en guerre contre l’Italie ; il y avait des guerres de religion entre diffĂ©rentes confessions chrĂ©tiennes (protestants et catholiques). Ainsi, la colonisation française des AmĂ©riques connut une pĂ©riode de vaines tentatives de 1534 Ă  1603[59] - [60].

    Plus tard, vers 1580, la France s’est intĂ©ressĂ©e de nouveau Ă  l’AmĂ©rique. Le commerce des fourrures est devenu important en Europe. La France est revenue en AmĂ©rique pour chercher un animal: le castor. Les commerçants français vendaient la fourrure du castor qui leur rapportait beaucoup d’argent en chapeaux de feutre et en manteaux. La Nouvelle-France est devenue une colonie-comptoir, oĂč la principale activitĂ© Ă©tait le commerce de la fourrure dans ce qu'ils appelaient, alors, les Pays-d'en-Haut.

    Puis, en 1600, Pierre de Chauvin, sieur de Tonnetuit, fonda le premier poste de traite permanent à Tadoussac pour les expéditions menées dans le Domaine du roy.

    En 1603, sur la pointe Saint-Mathieu, Samuel de Champlain conclut une entente avec les Innus, Wolastoqiyik et Micmacs[61], qui allait constituer « un facteur décisif dans le maintien d'une entreprise coloniale française en Amérique malgré un désavantage numérique énorme vis-à-vis la colonisation britannique » au Sud[61]. Ainsi, l'on offrit un appui militaire aux peuples algonquiens et hurons en défensive contre les attaques et invasions iroquoises.

    PremiÚres implantations européennes (1608-1612)

    La Nouvelle-France, dessinée par Champlain en 1612.

    Avec le soutien du roi Henri IV, Samuel de Champlain[62] fonda l'Habitation de Québec le sur le cap Diamant, puis en fit la capitale de la Nouvelle-France et de l'ensemble de ses régions qui, alors, regroupaient l'Acadie, le Canada et Placentia à Terre-Neuve[63]. Puis en 1616, le site devint le premier établissement permanent des Indes occidentales françaises[64] avec l'arrivée des premiers colons : Louis Hébert[65] et Marie Rollet[66]. Ensuite s'établirent les missionnaires Récollets en 1615, Jésuites en 1625 puis les Sulpiciens en 1657. Champlain a aussi ouvert des postes de traite des fourrures à des endroits stratégiques le long du fleuve Saint-Laurent, organisé plusieurs expéditions pour mieux connaßtre le territoire et commandé l'ouverture d'un poste de traite par l'officier Laviolette à Trois-RiviÚres en 1634[67].

    Compagnies coloniales (1612-1663)

    DĂšs 1612, afin de dĂ©velopper la colonie, la nouvelle Compagnie de Rouen reçut le mandat royal d'assurer le gouvernement colonial en Nouvelle-France. Cependant, en 1621, elle fut remplacĂ©e par la Compagnie de Montmorency qui, Ă©galement, allait Ɠuvrer dans le commerce de la fourrure. Mais en 1627, le cardinal de Richelieu fit substituer la Compagnie des Cent-AssociĂ©s Ă  cette derniĂšre et, par la mĂȘme occasion, instaurer la Coutume de Paris et le rĂ©gime seigneurial en Nouvelle-France.

    En 1629, pendant la guerre franco-anglaise qui s'inscrit dans la Guerre de Trente Ans, le gouvernement de Québec capitula aux mains des frÚres Kirke. Mais par suite du Traité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, le roi Louis XIII recouvra la colonie[69]. Deux ans plus tard, Laviolette établissait le gouvernement des Trois-RiviÚres à l'embouchure de la riviÚre Saint-Maurice.

    Les JĂ©suites ont ouvert le CollĂšge des JĂ©suites Ă  QuĂ©bec en 1635 et les Ursulines, un collĂšge de filles en 1639. L’hĂŽpital de l’HĂŽtel-Dieu de QuĂ©bec a Ă©tĂ© crĂ©Ă© la mĂȘme annĂ©e.

    En 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve, établit le gouvernement de Montréal sur la Pointe-à-CalliÚre, alors nommée Ville-Marie. Situé sur une ßle au milieu du fleuve Saint-Laurent, cet établissement devait servir de protection naturelle dans les guerres franco-iroquoises, dont la principale dura depuis la fondation jusqu'en 1667.

    En 1657, Marguerite Bourgeoys fonda la Congrégation de Notre-Dame, une communauté religieuse séculiÚre, et mit sur pied la premiÚre école de filles à Montréal.

    C'est alors que s'élevÚrent, au rang des héros de la Nouvelle-France, Dollard des Ormeaux[70], Guillaume Couture, Madeleine de VerchÚres et les martyrs canadiens[68].

    Sous la rĂ©gence d'Anne d'Autriche et le gouvernement du Cardinal Mazarin, 1 250 colons français immigrĂšrent en provenance de l’Anjou, de l’Aunis, de la Bretagne, de l'Île-de-France, du comtĂ© du Maine, de la Normandie, du comtĂ© du Perche, du Poitou et de la Saintonge. En 1663[71], Louis XIV[71] fait du territoire une province royale[71]. Entre 1663 et 1673, le roi Louis XIV dota les 770 Filles du Roy pour la colonisation[71]. DĂšs 1665, le rĂ©giment de Carignan-SaliĂšres dĂ©veloppa la VallĂ©e des Forts contre les invasions iroquoises et contribua au peuplement de la colonie, par l'arrivĂ©e de 1 200 hommes originaires du DauphinĂ©, de la Ligurie, du PiĂ©mont et de la Savoie. En 1666, l’intendant Jean Talon organisa le premier recensement, dĂ©nombrant alors 3 215 habitants. Talon diversifia aussi l'agriculture et peupla le territoire. C'est ainsi que la population de la colonie passa Ă  6 700 habitants en 1672, consĂ©quemment aux politiques d’encouragement de la natalitĂ© et nuptialitĂ©.

    En 1663, le secrĂ©taire d'État Ă  la Marine Jean-Baptiste Colbert fit instaurer le gouvernement royal et le systĂšme Ă©conomique du commerce triangulaire. Ainsi, le domaine de la Nouvelle-France devint une vĂ©ritable colonie de peuplement qui, outre le rĂ©gime seigneurial, allait dĂ©sormais ĂȘtre administrĂ©e par le Conseil souverain depuis QuĂ©bec. Un gouverneur gĂ©nĂ©ral assistĂ© de l'intendant et de l'Ă©vĂȘque de QuĂ©bec allait ainsi pourvoir au gouvernement du Canada, de ses appartenances – MontrĂ©al, QuĂ©bec, Trois-RiviĂšres et les Pays-d'en-Haut – et de ses dĂ©pendances administratives : Acadie, Louisiane et Plaisance Ă  Terre-Neuve.

    Le pÚre jésuite Jacques Marquette à la découverte du Mississippi.

    En 1686, le chevalier de Troyes[72] et les Troupes de la Marine s’emparĂšrent de trois forts du Royaume d'Angleterre Ă©rigĂ©s sur les terres qu'explora Charles Albanel en 1671, Ă  la baie du Nord. Alors qu'au sud, Cavelier de La Salle prit possession, de par le roi de France, des terres que dĂ©couvrirent, en 1673, Jacques Marquette et Louis Jolliet, le long du fleuve Mississippi. DĂšs lors, la colonie de Nouvelle-France repoussait les limites de son territoire jusqu'au golfe du Mexique, depuis les Grands Lacs. Ce n'est toutefois qu'en 1701 que Pierre Le Moyne d'Iberville, fonda le district de la Louisiane, Ă  l'Ă©tablissement de Biloxi. Ce siĂšge administratif fut ensuite dĂ©placĂ© Ă  Mobile, puis Ă  La Nouvelle-OrlĂ©ans.

    Le gouverneur Frontenac répondant au gouverneur de la colonie de la baie du Massachusetts, à la bataille de Québec de 1690.

    DĂšs 1689, quatre guerres intercoloniales opposĂšrent la colonie Ă  la Nouvelle-Angleterre[73], notamment, lors de la bataille de QuĂ©bec de 1690 et du siĂšge de Louisbourg de 1745, oĂč, nĂ©anmoins, la Nouvelle-France fut victorieuse. Cependant, en 1713, Ă  la suite des traitĂ©s d'Utrecht, le duc d'OrlĂ©ans cĂ©da l'Acadie et la baie de Plaisance au Royaume de Grande-Bretagne, et confirma Ă  ce dernier la possession de la Terre de Rupert (cependant il ne la cĂšde pas puisque ce territoire, Ă©tabli par l'Angleterre en 1670, n'appartenait pas Ă  la France), mais conserva l'Ăźle Saint-Jean et l'Ăźle-Royale, oĂč fut ensuite Ă©rigĂ©e la forteresse de Louisbourg[74]. Les pertes du traitĂ© d'Utrecht[75] Ă©taient importantes puisque la baie de Plaisance Ă©tait le moyen de communiquer avec la France, et l’Acadie contenait 5 000 colons français[76].

    Au dĂ©but des annĂ©es 1700, le gouverneur CalliĂšres conclut la Grande paix de MontrĂ©al qui confirmait l'alliance des peuples algonquiens Ă  la Nouvelle-France et, par la mĂȘme occasion, terminait dĂ©finitivement les guerres franco-iroquoises. Puis, en 1738, Pierre Gaultier de Varennes et de La VĂ©rendrye, Ă©tendit l'influence de la colonie jusqu'au lac Winnipeg, alors qu'en 1742, ses fils voyageurs, François et Louis-Joseph, traversĂšrent les Grandes Plaines et atteignirent les montagnes Rocheuses par la riviĂšre Missouri.

    Guerre de la ConquĂȘte (1754-1760)

    En 1754, les tensions relatives au contrĂŽle de la vallĂ©e de l'Ohio prirent un tournant dĂ©cisif lors de l'affaire Jumonville qui opposa les forces canadiennes Ă  la colonie de Virginie dans la rĂ©gion du fort Duquesne – site de l'actuelle ville de Pittsburgh. Le monopole de la traite des fourrures Ă©tant convoitĂ© par les compagnies britanniques, la vallĂ©e du Saint-Laurent et les territoires de Nouvelle-France devenaient Ă©galement une cible idĂ©ale pour leur entreprise.

    DĂšs 1755, la dĂ©portation des Acadiens de Nouvelle-Écosse fut commandĂ©e par le gouverneur Charles Lawrence et l'officier Robert Monckton. Cette mĂȘme annĂ©e, les premiĂšres troupes rĂ©guliĂšres françaises arrivent, commandĂ©es par Jean-Armand Dieskau. Ce dernier sera blessĂ© et fait prisonnier Ă  la Bataille du lac George. Puis l'annĂ©e suivante, le lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es Louis-Joseph de Montcalm arriva en Nouvelle-France avec 3 000 hommes en renfort.

    En 1758, sur l'ßle-Royale, le général britannique James Wolfe assiégea et captura la forteresse de Louisbourg[77], commandant ainsi l'accÚs au golfe du Saint-Laurent par le détroit de Cabot. Puis, ayant assiégé Québec pendant prÚs de trois mois depuis l'ßle d'Orléans, ses troupes remportaient la bataille des Plaines d'Abraham le 13 septembre 1759. Cinq jours plus tard, le lieutenant du roi et seigneur de Ramezay concluait les Articles de capitulation de Québec.

    Au printemps 1760, le chevalier de LĂ©vis – fort d’une nouvelle garnison en provenance de Ville-Marie – poussa les Britanniques Ă  se retrancher, assiĂ©gĂ©s, dans QuĂ©bec, lors de la bataille de Sainte-Foy. NĂ©anmoins, ces derniers bĂ©nĂ©ficiant de troupes supplĂ©mentaires, contrecarrĂšrent les renforts de la derniĂšre chance Ă  la bataille de la Ristigouche. Puis, aprĂšs la dĂ©faite de Trois-RiviĂšres, le gouverneur Vaudreuil signa les Articles de capitulation de MontrĂ©al le 8 septembre 1760.

    RĂ©gime militaire (1760-1763)

    James Murray fut étroitement lié au gouvernement de la province de Québec à partir de 1760. Il est le premier gouverneur civil du territoire sous le Régime anglais[78].

    Dans l'attente des résultats de la guerre de Sept Ans[79] qui se déroulait en Europe, la Nouvelle-France fut administrée sous le régime militaire du gouverneur britannique James Murray[78].

    Pendant ce temps, le commandant Jeffery Amherst mit fin Ă  la prĂ©sence française Ă  Terre-Neuve, lors de la bataille de Signal Hill en 1762. Puis, deux mois plus tard, la partie occidentale de la Louisiane et le delta du fleuve Mississippi furent cĂ©dĂ©s au Royaume d'Espagne par le traitĂ© de Fontainebleau, afin de freiner l'expansion britannique vers l'ouest du continent. NĂ©anmoins, les Ăźles de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui allaient demeurer sous tutelle française aprĂšs 1763, deviendraient le seul vestige territorial de cette Ă©poque rĂ©volue. Par le traitĂ© de Paris[80] de 1763 se conclut la guerre de Sept Ans[79]. À partir de cette date, James Murray devient le premier gouverneur civil du territoire sous le rĂ©gime britannique[78].

    La rupture et le dĂ©tachement ainsi provoquĂ©s entre les descendants de la colonie et la mĂ©tropole allaient, au cours des siĂšcles Ă  venir, engendrer une profonde transformation de l'AmĂ©rique française, et la naissance d'une nouvelle nation dont le dĂ©veloppement et le mode de vie propre seraient Ă©tablis sur des assises ancestrales historiquement ancrĂ©es au nord-est de l'AmĂ©rique, « terre de nos aĂŻeux ». Ce que le commissaire britannique John George Lambton (Lord Durham) allait dĂ©crire dans son rapport de 1839, serait dĂ©sormais l'esprit qui rĂšgnerait entre les « deux solitudes » en Canada : « Je trouvai deux nations en guerre au sein d'un seul État; je trouvai une lutte, non de principes, mais de races ». Car, les colons britanniques allaient constater que les Canadiens furent jadis emplis autant qu'eux de fiertĂ© nationale. Et alors que ces nouveaux arrivants allaient considĂ©rer les provinces amĂ©ricaines comme formant un vaste terrain pour la colonisation et la spĂ©culation, les Canadiens allaient, pour leur part, considĂ©rer la province de QuĂ©bec comme Ă©tant le patrimoine de leur propre race – non comme un pays Ă  coloniser, mais comme un pays dĂ©jĂ  colonisĂ©[81].

    Province de Québec (1763-1791)

    AprĂšs trois ans sous rĂ©gime militaire, le Canada fut cĂ©dĂ© au Royaume de Grande-Bretagne par le roi Louis XV, lors de la signature du traitĂ© de Paris du 10 fĂ©vrier 1763. Ainsi, en Ă©change de la Guadeloupe, la mĂ©tropole mettait un terme Ă  la Nouvelle-France et abandonnait les 60 000 Canadiens restants qui, en consĂ©quence, se rangĂšrent au clergĂ© catholique, refusant de prĂȘter serment Ă  la Couronne britannique.

    Puis, en cette mĂȘme annĂ©e, ladite Couronne remania la constitution du Canada par la Proclamation royale du 7 octobre. De cette ordonnance du roi George III, la collectivitĂ© canadienne fut alors subordonnĂ©e au gouvernement du premier Empire britannique et circonscrite Ă  la vallĂ©e du Saint-Laurent, rĂ©gion dĂ©sormais dĂ©signĂ©e sous le nom de Province of Quebec. De mĂȘme, Ă  la RĂ©bellion de Pontiac, les peuples autochtones luttĂšrent conjointement pour la conservation de leurs terres et contre le nouvel ordre Ă©tabli par les forces armĂ©es britanniques.

    La rĂ©volte de Boston de 1773 marquant le point culminant des mouvements protestataires dans les Treize Colonies britanniques, le gouverneur Guy Carleton rĂ©ussit, en 1774, Ă  faire remplacer la Proclamation royale de 1763 par l’Acte de QuĂ©bec qui allait encourager la loyautĂ© des Canadiens Ă  la Couronne britannique alors que s'organisait la rĂ©volution amĂ©ricaine. Ainsi, les Canadiens retrouvaient leurs coutumes civiles et certains autres droits, dont l'usage de la langue française, la rĂ©appropriation du Labrador et du bassin versant des Grands Lacs jusqu'Ă  la Terre de Rupert, ainsi que de la vallĂ©e de l'Ohio et du pays des Illinois jusqu'au Territoire indien, et le rĂ©tablissement du mode de concession des terres selon le rĂ©gime seigneurial. De mĂȘme, le serment d'abjuration de la foi catholique fut remplacĂ© par un serment d'allĂ©geance Ă  la Couronne britannique et le Conseil pour les affaires de la province de QuĂ©bec fut Ă©tabli afin d'admettre les Canadiens – soit des fidĂšles catholiques – Ă  des fonctions civiles et gouvernementales.

    DĂšs 1774, le CongrĂšs continental des Treize Colonies indĂ©pendantistes tenta quand bien mĂȘme de rallier les Canadiens Ă  sa cause insurrectionnelle. Cependant, ses troupes militaires Ă©chouĂšrent face Ă  la contre-offensive britannique lors de l'invasion du Canada en 1775. Sous l’Église catholique, plusieurs Canadiens restĂšrent en fait neutres, bien que des rĂ©giments patriotes s'alliĂšrent aux rĂ©volutionnaires Ă  la campagne de Saratoga de 1777. En consĂ©quence Ă  la reconnaissance de l'indĂ©pendance des Treize Colonies (devenues les États-Unis) lors de la signature du traitĂ© de Paris de 1783, la province de QuĂ©bec fut dĂ©sormais dĂ©limitĂ©e par les Grands Lacs au Sud-Ouest – le Royaume de Grande-Bretagne ayant alors concĂ©dĂ© le pays des Illinois et la vallĂ©e de l'Ohio aux nouveaux États-Unis – le 45e parallĂšle nord au Sud et la ligne de partage des eaux sĂ©parant le bassin du fleuve Saint-Laurent de celui de l'ocĂ©an Atlantique au Sud-Est. Puis, dĂšs lors, les loyalistes de l'Empire-Uni migrĂšrent vers la province de QuĂ©bec et peuplĂšrent diffĂ©rentes rĂ©gions, dont la pĂ©ninsule du Niagara et la rĂ©gion des Cantons-de-l'Est et des Mille-Îles.

    Il faut aussi noter que les femmes avaient le mĂȘme droit de vote (des femmes) que les hommes pendant cette pĂ©riode, qui nĂ©cessitait d'avoir la qualitĂ© de propriĂ©taire terrien, entre autres.

    Province du Bas-Canada (1791-1840)

    Insatisfaits des nombreux droits accordĂ©s aux Canadiens, les loyalistes immigrants des États-Unis obtinrent gain de cause par l’Acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province de QuĂ©bec en deux colonies distinctes depuis la riviĂšre des Outaouais : le Haut-Canada Ă  l'ouest (majoritairement anglo-protestant) et le Bas-Canada Ă  l'est (majoritairement franco-catholique), chacune avec un rĂ©gime parlementaire fondĂ© sur les principes du systĂšme de Westminster.

    En 1813, Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry mena les troupes canadiennes à leur victoire lors de la bataille de la Chùteauguay, à la guerre anglo-américaine de 1812.

    La Chambre élective du peuple étant confrontée au sein du Parlement à l'autorité supérieure de la Couronne et de ses représentants nommés, le gouvernement du Bas-Canada fut trÚs vite critiqué et contesté par le Parti canadien dÚs 1791. En 1834, des membres Patriotes présentÚrent 92 résolutions à titre de programme politique et de revendications, qui exprimaient une véritable perte de confiance dans la monarchie britannique. Mais, en réponse aux 10 résolutions de Russell qui incarnaient le refus de Londres de les considérer, la fronde populaire s'intensifia dans les assemblées publiques de 1837 avec des tribuns tels que Louis-Joseph Papineau. La Rébellion des Patriotes[83] fut ensuite déclenchée, malgré l'opposition des ecclésiastiques, dont Jean-Jacques Lartigue, qui prÎnaient l'obéissance civile telle que déclarée dans l'encyclique Cum Primum du pape Grégoire XVI.

    Mais Ă  la suite de la dĂ©faite des Patriotes[83], le clergĂ© catholique recouvra son autoritĂ© morale au sein du peuple pour la cohĂ©sion et le dĂ©veloppement de la nation, dans les domaines traditionnels de l'Ă©ducation, de la santĂ© et de la vie sociale. Tout comme les approvisionnements auprĂšs de la mĂ©tropole impĂ©riale, l’accĂšs aux nouvelles terres demeurait toutefois problĂ©matique puisque celles-ci Ă©taient monopolisĂ©es par la Clique du ChĂąteau.

    La survivance du peuple devint Ă©troitement liĂ©e Ă  l'exode des Canadiens qui allaient se dĂ©placer, sur prĂšs de cent ans, vers la Nouvelle-Angleterre et l'Ouest canadien (phĂ©nomĂšne communĂ©ment appelĂ©, la Grande HĂ©morragie)[84]. D'autant plus que se manifesteraient bientĂŽt une immigration massive des Ăźles Britanniques, l'Église adopta en consĂ©quence la politique dite de la revanche des berceaux.

    Province du Canada (1840-1867)

    Robert Frederick Mountain[85], Un village du Bas-Canada, vers 1840.

    Dans son Rapport sur les affaires de l'AmĂ©rique du Nord britannique, John George Lambton recommanda qu’il fĂ»t procĂ©dĂ© Ă  l’assimilation culturelle des Canadiens avec l’anglais pour seule langue officielle. Principale source de l'instabilitĂ© politique qui allait rĂ©gner jusqu'en 1867[86], l’Acte d’Union de 1840 fusionna le Haut-Canada et le Bas-Canada en une seule et unique colonie, la Province du Canada, dont l'Ă©tendue allait toutefois diffĂ©rer de celle de la province de QuĂ©bec de 1791. En effet, le traitĂ© Webster-Ashburton de 1842, dont les dispositions allaient rĂ©soudre les questions frontaliĂšres qui existaient entre l'AmĂ©rique du Nord britannique et les États-Unis depuis 1783, dĂ©termina le tracĂ© de la frontiĂšre de cette nouvelle colonie dans la rĂ©gion de l'actuel comtĂ© des Etchemins, de Montmagny, de L'Islet, de Kamouraska et de TĂ©miscouata, ainsi que dans la rĂ©gion de la riviĂšre Halls Stream.

    Il est pertinent de noter que dans cette optique le Canada-Est allait, à la suite du déménagement de la capitale de la Province du Canada de Kingston vers Montréal en 1844, accueillir le Parlement de ce nouveau territoire[87].

    Le Canada-Est, francophone et fort peuplĂ©, et le Canada-Ouest, anglophone et peu peuplĂ©, obtenaient alors un nombre identique de siĂšges Ă  l’AssemblĂ©e lĂ©gislative de la province du Canada. Mais dans la foulĂ©e de l'immigration en provenance du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, le poids politique du Canada-Est fut rapidement remis en cause par les dĂ©bats sur la Rep by Pop, consĂ©quence inĂ©luctable de l'accroissement de la population britannique dans l'ouest de la province. La rĂ©partition des deux groupes culturels entre les parties du territoire allait toutefois rendre nĂ©cessaire la formation de gouvernements de coalition sous le rĂ©gime de l'Union.

    Le Canada-Est désigne le Québec de 1840 à 1867.

    Alors que la masse immigrante des Ăźles Britanniques adopta l'identitĂ© canadienne dans la dĂ©signation de son lieu de rĂ©sidence, les « Anciens Canadiens » rĂ©pondirent Ă  la dualitĂ© identitaire ainsi crĂ©Ă©e en s'identifiant dĂ©sormais Ă  leur communautĂ© ethnique sous le nom de Canadiens français par distinction des Canadiens anglais. Puis, des Ă©crivains entamĂšrent une rĂ©flexion sur la survivance de leur nation (canadienne-française). François-Xavier Garneau Ă©crivit Ă  Lord Elgin : « J'ai entrepris ce travail dans le but de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© si souvent dĂ©figurĂ©e et de repousser les attaques et les insultes dont mes compatriotes ont Ă©tĂ© et sont encore journellement l'objet de la part d'hommes qui voudraient les opprimer et les exploiter tout Ă  la fois. J'ai pensĂ© que le meilleur moyen d'y parvenir Ă©tait d'exposer tout simplement leur histoire »[88]. Ainsi donc, tout comme leurs compatriotes Acadiens qui allaient recevoir l'influence d’EvangĂ©line au mĂȘme moment, les Canadiens français allaient pouvoir conserver leur conscience collective et se prĂ©server de l'assimilation culturelle grĂące Ă  l'Ă©popĂ©e nationale de Garneau[89] – monument pour la survivance[90] – malgrĂ© le raz-de-marĂ©e britannique dans les institutions sociales et politiques du Canada.

    Les troubles politiques atteignirent un paroxysme en 1849, alors que des émeutiers britanniques incendiÚrent l'hÎtel du Parlement de Montréal par suite de la promulgation de la loi qui indemnisait les Canadiens français dont les propriétés furent détruites au cours des rébellions de 1837-1838 (Rebellion Losses Bill). Résultat de la coalition des premiers ministres Baldwin et La Fontaine, cette loi devint un pivot législatif dans l'histoire du Canada alors qu'elle instaura la notion de gouvernement responsable.

    Outre la construction du Grand Tronc et la mise en Ɠuvre du traitĂ© de rĂ©ciprocitĂ© canado-amĂ©ricain, les Canadiens virent Ă©galement l'abolition du rĂ©gime seigneurial en 1854 et l'adoption du Code civil du Bas-Canada en 1866. Puis en 1864, en consĂ©quence de l'impasse politique engendrĂ©e depuis 1840, la coalition Macdonald-Cartier entama la rĂ©forme du systĂšme politique[91].

    Province canadienne (depuis 1867)

    George-Étienne Cartier, protagoniste de la crĂ©ation de l'État quĂ©bĂ©cois, Ă©tait le premier ministre du Canada-Est.

    Le , naissait le Dominion du Canada, Ă  la suite des nĂ©gociations de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne conclues entre la Province du Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. L'Acte de l’AmĂ©rique du Nord britannique crĂ©ait le Canada et ses quatre provinces fondatrices : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le QuĂ©bec et l'Ontario. Ces deux derniĂšres Ă©taient issues de la division en deux de la Province du Canada. Ce systĂšme fĂ©dĂ©ral, dont la Constitution fut fondĂ©e sur les mĂȘmes principes que celle du Royaume-Uni, dĂ©finit alors la rĂ©partition fondamentale des pouvoirs lĂ©gislatifs entre le Parlement du Canada et les assemblĂ©es provinciales. Chacune de ces nouvelles provinces se voyait ainsi garantir l'autoritĂ© souveraine dans la sphĂšre de ses compĂ©tences lĂ©gislatives[alpha 5].

    La mĂȘme annĂ©e naissait aussi le Parti libĂ©ral du QuĂ©bec qui trouve son origine dans le Parti patriote et dans le Parti rouge du Bas-Canada[92] - [93].

    À noter que depuis les annĂ©es 1970, l'État quĂ©bĂ©cois a dĂ©laissĂ© le mot « province », au profit du mot « État », pour se dĂ©signer lui-mĂȘme (voir État au QuĂ©bec).

    Nationalisme canadien-français

    À l'instauration de la ConfĂ©dĂ©ration, la Province du Canada fut divisĂ©e aux fins de la crĂ©ation des provinces d'Ontario et de QuĂ©bec, alors dĂ©limitĂ©es respectivement par les anciennes frontiĂšres du Haut et du Bas-Canada[94]. Cependant, les frontiĂšres du QuĂ©bec furent modifiĂ©es une premiĂšre fois dĂšs 1898, afin qu'elles englobent les terres constituantes du district de l'Ungava jusqu'Ă  la riviĂšre Eastmain[95], puis une seconde fois en 1912, jusqu'Ă  l'extrĂ©mitĂ© nord de la pĂ©ninsule du Labrador[23]. Mais en 1927, le comitĂ© judiciaire du Conseil privĂ© de Londres retira au Dominion du Canada – par consĂ©quent Ă  la province du QuĂ©bec – la partie situĂ©e Ă  l'est du faĂźte de partage des eaux sĂ©parant le bassin de la baie d'Hudson d'avec celui de la mer du Labrador[96].

    La province nouvellement crĂ©Ă©e Ă©tait ainsi fondue dans la rĂ©gion constituant le cƓur historique de la nation canadienne-française. PrĂ©cisĂ©ment, aprĂšs avoir combattu en tant que Patriotes lors de la bataille de Saint-Denis en 1837, George-Étienne Cartier se classa parmi les pĂšres de la ConfĂ©dĂ©ration et fit approuver les 72 rĂ©solutions[97] de la confĂ©rence de QuĂ©bec de 1864 pour l'Ă©tablissement d'un État fĂ©dĂ©rĂ© dont le territoire allait se limiter Ă  la contrĂ©e oĂč les Canadiens français Ă©taient assurĂ©s de conserver la majoritĂ© populaire. Ainsi, en dĂ©pit du sentiment populaire Ă  l'Ă©gard de l'identitĂ© canadienne, cet organe politique offrirait un soutien de rechange Ă  l'affirmation nationale de la collectivitĂ© canadienne-française devant un État canadien qui, d'ores et dĂ©jĂ , allait ĂȘtre conquis par la culture canadienne-anglaise.

    MalgrĂ© cette forme de garantie contre l'assimilation culturelle, « les impĂ©ratifs du nouveau rĂ©gime politique allaient toutefois rĂ©vĂ©ler de grands obstacles Ă  l'affirmation du QuĂ©bec et de son Parlement. La classe politique du QuĂ©bec allait dĂ©couvrir que l'espace politique dĂ©volu aux provinces serait restreint dans ce nouveau systĂšme. QuĂ©bec, affaibli Ă©conomiquement, devrait affronter la compĂ©tition politique d'Ottawa, capitale de l'État fĂ©dĂ©ral fortement centralisateur »[98].

    Cléricalisme ultramontain

    À la suite des Ă©vĂ©nements de la rĂ©bellion du Nord-Ouest en 1885 ainsi que de la question des Ă©coles du Manitoba en 1896 et de l'Ontario en 1917, la promotion et la dĂ©fense des droits de la nation canadienne-française devinrent un enjeu important. Sous l’égide de l’Église catholique et l'action politique de Henri Bourassa se dĂ©veloppĂšrent divers symboles de fiertĂ© nationale. Outre le Carillon SacrĂ©-CƓur et le Ô Canada – chant patriote composĂ© pour la fĂȘte de la Saint-Jean-Baptiste – de nombreuses organisations populaires consacrĂšrent l'affirmation du peuple canadien-français, Ă  savoir, notamment, le mouvement coopĂ©ratif des caisses populaires Desjardins en 1900, l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française en 1904, le Club de Hockey Canadien (CH) en 1909, le quotidien Le Devoir en 1910, les CongrĂšs de la langue française en 1912, la Ligue des droits du français en 1913, le quotidien L'Action catholique en 1915, la revue mensuelle L'Action nationale en 1917, l’Ordre de Jacques-Cartier en 1926, Jeune-Canada en 1932, l’Union nationale en 1935, le Bloc populaire canadien en 1942, etc.

    Henri Bourassa, clĂ©rico-nationaliste fondateur du quotidien Le Devoir.

    À cette Ă©poque, l’omniprĂ©sence de l’Église se manifestait incontestablement de Saint-Boniface Ă  GaspĂ© en passant par la Vieille Capitale. DĂ©fini par l’autoritĂ© ecclĂ©siastique, « l’objectif des clĂ©rico-nationalistes consistait alors Ă  promouvoir les valeurs de la sociĂ©tĂ© traditionnelle : la famille, la langue française, l'Église catholique et la vie rurale. Ces valeurs, vĂ©hiculĂ©es notamment par La Bonne Chanson de l’abbĂ© Gadbois et le roman du terroir, Ă©voquaient alors les forces principales sur lesquelles s’appuyait l’idĂ©ologie de la survivance canadienne-française »[100]. Mais il va sans dire que l’escouade des mƓurs devait Ă©galement contenir les dĂ©viants de l’ordre ecclĂ©sial, dont les refuges les plus marquants furent probablement les cabarets montrĂ©alais et la maison charlevoisienne du Bootlegger, symboles d'une vie clandestine dĂ©fiant la Prohibition.

    L'Appel de la race rĂ©veillant les passions en 1922, l’historien et chanoine Lionel Groulx devint le « successeur » de Bourassa en tant que dĂ©fenseur des droits de la nation canadienne-française. En cette pĂ©riode de lutte contre l’impĂ©rialisme britannique, ses prĂ©fĂ©rences allaient alors Ă  l’action politique de La Fontaine et Ă  l’ultramontanisme de Tardivel, dont le roman Pour la Patrie (1895) projetait l’indĂ©pendance du QuĂ©bec en 1950.

    Essor du gouvernement québécois

    Le , Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, du Parti conservateur, devint premier ministre. DĂšs 1868, il crĂ©a le ministĂšre de l’Instruction publique dont il devint titulaire. Mais ce ministĂšre fut vite dĂ©noncĂ© par le clergĂ©, qui rejetait ainsi l’école neutre, gratuite et obligatoire, qu’il considĂ©rait comme une menace maçonnique depuis que le Parti patriote en avait instaurĂ© le premier dĂ©veloppement, anĂ©anti par les consĂ©quences de l’échec des RĂ©bellions. Boucherville abolit le ministĂšre en 1875 et le systĂšme de 1867 fut rĂ©tabli. En 1876, Pierre-Alexis Tremblay, candidat libĂ©ral de Charlevoix, dĂ©fait lors d’une Ă©lection partielle fĂ©dĂ©rale Ă  cause de la pression de l’Église sur les Ă©lecteurs, rĂ©ussit, Ă  l’aide d’une nouvelle loi fĂ©dĂ©rale, Ă  faire annuler l’élection (il perdit toutefois l’élection subsĂ©quente). L’annĂ©e suivante, le Pape envoya son reprĂ©sentant pour forcer l’Église quĂ©bĂ©coise Ă  minimiser ses interventions dans le domaine Ă©lectoral. En effet, en 1887, les religieux reprĂ©sentaient 48 % des instituteurs des Ă©coles catholiques.

    En 1885, le Parti national naissait de la coalition entre les LibĂ©raux et des dĂ©putĂ©s conservateurs, alors choquĂ©s par les mesures politiques du gouvernement John Jones Ross, qui fut accusĂ© de n'avoir intercĂ©dĂ© dans le procĂšs d'exĂ©cution du chef mĂ©tis Louis Riel, Ă  la RĂ©bellion du Nord-Ouest dans les Prairies canadiennes. Le gouvernement HonorĂ© Mercier, alors au pouvoir, proposa une sĂ©rie de vaines rĂ©formes rĂ©publicaines qui allaient dans le sens du nationalisme Ă©conomique et de l’instruction publique. Puis en 1905, le gouvernement Lomer Gouin entreprit une sĂ©rie de rĂ©formes plus modestes, mais Ă©galement destinĂ©es Ă  rĂ©soudre les dĂ©fis du sous-dĂ©veloppement canadien-français. C’est ainsi qu’il imposa la fondation d’une sĂ©rie d’écoles professionnelles sous l’égide de l’État, dont l'HEC MontrĂ©al (1905) fut l’une des plus notables – instrument inestimable au service du nationalisme Ă©conomique au XXe siĂšcle.

    DĂšs 1899, Bourassa s’opposait vigoureusement Ă  l’implication du Canada dans la seconde guerre des Boers. Puis durant la PremiĂšre Guerre mondiale, alors que des Canadiens français s’enrĂŽlaient dans le 22e bataillon (canadien-français) – ancĂȘtre du Royal 22e RĂ©giment – d’autres manifestaient Ă  la crise de la conscription qui mena Ă  l'Ă©meute de QuĂ©bec. Des 400 000 militaires canadiens envoyĂ©s outre-mer, plus de 60 000 moururent au combat.

    La gĂ©nĂ©ration Bourassa des nationalistes mit fin Ă  son aventure politique aprĂšs les Ă©lections fĂ©dĂ©rales canadiennes de 1911 qui, malgrĂ© son succĂšs Ă  renverser Laurier et Ă  faire Ă©lire un grand nombre de dĂ©putĂ©s, fut considĂ©rĂ©e comme un fiasco puisque la seule alternative Ă©tait un gouvernement conservateur encore plus impĂ©rialiste et anglophone, dirigĂ© par Borden, orangiste reconnu. Cependant, elle pouvait mettre quelques rĂ©ussites Ă  l’actif de son militantisme politique, obtenu non pas Ă  Ottawa, mais lorsque les mĂȘmes, Armand Lavergne et Henri Bourassa notamment, se firent Ă©lire Ă  QuĂ©bec. Lavergne rĂ©ussit Ă  faire passer une loi en faveur des droits du français dans l’espace public, exigeant notamment des services publics bilingues des compagnies au QuĂ©bec – Ă  cette Ă©poque, le train, le tĂ©lĂ©phone, etc. ne reconnaissaient pas la langue majoritaire du QuĂ©bec. Les nationalistes obtinrent Ă©galement du gouvernement Gouin une loi obligeant Ă  transformer sur place le bois et la pĂąte Ă  papier du QuĂ©bec : ce qui multiplia les centres industriels du type Shawinigan. L’espoir Ă©tant que le QuĂ©bec exporterait dĂ©sormais davantage ses produits finis que sa main-d’Ɠuvre aux États-Unis.

    Maurice Duplessis[101], premier ministre droitiste du Québec de 1936 à 1939 et lors de la Grande Noirceur[102] (1944-1959).

    À la suite de la dĂ©claration de Balfour Ă  la confĂ©rence impĂ©riale de 1926, le Statut de Westminster de 1931 confirma l'Ă©galitĂ© d'autonomie entre le Royaume-Uni et les dominions – y compris le Canada et ses provinces – et, par la mĂȘme occasion, officialisa leur libre association au sein d'un Commonwealth.

    En rĂ©action au gouvernement Louis-Alexandre Taschereau, une aile dissidente du Parti libĂ©ral du QuĂ©bec crĂ©a l'Action libĂ©rale nationale, qui s'allia ensuite au Parti conservateur du QuĂ©bec pour former l’Union nationale. Son chef Maurice Duplessis fut au pouvoir de 1936 Ă  1939. DĂšs 1937, il adopta la Loi du cadenas, jugĂ©e anticonstitutionnelle, afin de contrer le syndicalisme et le communisme. De 1939 Ă  1944 cependant, le gouvernement AdĂ©lard Godbout affirma le droit Ă  la syndicalisation des travailleurs et donna le droit de vote aux femmes en 1940.

    Grande Noirceur (1944-1959)

    Dans la foulĂ©e de la crise de la conscription de 1944, Maurice Duplessis reprit le pouvoir jusqu'en 1959. Il se voulut alors dĂ©fenseur d'une autonomie provinciale – rĂ©fractaire Ă  l'assujettissement de la province au pouvoir fĂ©dĂ©ral – fiduciaire de l'hĂ©ritage catholique et français du QuĂ©bec, et plus prĂšs de ce libĂ©ralisme du laisser-faire de la fin du XIXe siĂšcle que de l'État-providence alors Ă©mergent[103].

    Or, dĂšs 1948, le manifeste Refus global – puis la revue CitĂ© Libre – s'imposa en tant que prĂ©curseur et instigateur d'un nouvel espace idĂ©ologique dans la sociĂ©tĂ© canadienne-française, alors frappĂ©e de plein fouet par le changement social: apparition de la tĂ©lĂ©vision, baby-boom, conflits ouvriers – dont les grĂšves d'Asbestos, de Louiseville et de Murdochville – Ă©lectrification des campagnes, Ă©mergence de la classe moyenne, exode rural, expansion des universitĂ©s et bureaucraties, naissance d'une nouvelle intelligentsia et d'un systĂšme autoroutier, prospĂ©ritĂ© Ă©conomique, renaissance intellectuelle du roman et de la poĂ©sie et urbanisation.

    Plus la sociĂ©tĂ© canadienne-française Ă©tait secouĂ©e par le changement social, plus les Ă©lites traditionnelles – groupĂ©es autour des milieux clĂ©ricaux et de la figure de Duplessis – durcissaient leur rĂ©flexe conservateur et nationaliste canadien-français. À mesure que le mĂ©contentement progressait Ă  l'intĂ©rieur de la province du QuĂ©bec, plus ces Ă©lites traditionnelles maintenaient un « couvercle vissĂ© de force sur notre sociĂ©tĂ© convertie en marmite de Papin».

    RĂ©volution tranquille (1960-1980)

    Les « Cent jours de Paul SauvĂ© » furent une courte pĂ©riode oĂč le premier ministre intĂ©rimaire de l'Union Nationale adopta le slogan « DĂ©sormais » en 1959. Suivant son dĂ©cĂšs, son successeur Antonio Barrette parvint Ă  Ă©tablir certaines rĂ©formes annoncĂ©es, mais perdit les Ă©lections gĂ©nĂ©rales quĂ©bĂ©coises de 1960. Ayant fait campagne sous le slogan « C'est l'temps qu'ça change », le Parti libĂ©ral du QuĂ©bec Ă©tait alors portĂ© au pouvoir avec une majoritĂ© de deux siĂšges Ă  l'AssemblĂ©e lĂ©gislative. FormĂ©e de l’équipe du tonnerre – dont Ă©taient membres RenĂ© LĂ©vesque, Paul GĂ©rin-Lajoie, Georges-Émile Lapalme et Marie-Claire Kirkland-Casgrain – le gouvernement Jean Lesage mena une sĂ©rie de rĂ©formes dans les domaines de la politique sociale, de l’éducation, de la santĂ© et du dĂ©veloppement Ă©conomique : Caisse de dĂ©pĂŽt et placement, Code du travail, ministĂšre des Affaires sociales, ministĂšre de l'Éducation, Office de la langue française, RĂ©gie des rentes et SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de financement.

    Marquée particuliÚrement par la seconde phase de nationalisation de l'hydroélectricité et le démantÚlement du syndicat financier de la rue Saint-Jacques de Montréal, cette période décisive se caractérisa par le slogan de 1962 : « Maßtres chez nous », qui, devant la mainmise des conglomérats anglo-américains sur l'économie et les ressources naturelles du Québec[alpha 6], déterminait alors une volonté collective de liberté du peuple canadien-français.

    Pour favoriser le QuĂ©bec dans cette situation, le Canada, par le biais de son premier ministre, Lester B. Pearson, adopta un fĂ©dĂ©ralisme d’ouverture[105] - [106] : une attitude politique garantissant au QuĂ©bec un minimum de considĂ©ration(s) face Ă  toutes les implications de la RĂ©volution tranquille. En 1965, la commission royale d'enquĂȘte sur le bilinguisme et le biculturalisme[107], dont le rapport prĂ©liminaire souligne le caractĂšre distinct du QuĂ©bec, fait la promotion d'un fĂ©dĂ©ralisme d'ouverture dans lequel le QuĂ©bec occuperait une place particuliĂšre[108].

    L'ampleur de ce mouvement social suscita confrontations entre bas clergĂ© et laĂŻcat, en rĂ©fĂ©rence Ă  la dĂ©clĂ©ricalisation et dĂ©confessionnalisation des institutions de l'État, ainsi qu'Ă  la dĂ©sacralisation de sphĂšres de la sociĂ©tĂ© civile. Mais en cette pĂ©riode du IIe concile ƓcumĂ©nique du Vatican, la rĂ©forme des institutions quĂ©bĂ©coises fut devancĂ©e par le Saint-SiĂšge : le pape Jean XXIII proclama effectivement en 1963 l'encyclique Pacem in Terris Ă©tablissant les droits de l'homme[109] - [110], puis en 1964, la Constitution dogmatique Lumen Gentium confirmant le rĂŽle particulier des laĂŻcs dans la « gĂ©rance des choses temporelles »[111].

    Reporté au pouvoir en 1966 bien que le vote populaire soit favorable aux libéraux de Jean Lesage, le gouvernement unioniste de Daniel Johnson continue les importantes réformes du gouvernement précédent jusqu'à sa mort en 1968[112].

    Dans une prise de conscience collective, les Canadiens français manifestaient clairement leur inquiétude et leur insatisfaction face à l'assimilation culturelle des minorités francophones dans les provinces anglophones et à la situation d'infériorité des Canadiens de langue française[113] - [114], y compris les Acadiens, qui se manifestaient de Gravelbourg[115] à la baie Sainte-Marie[116].

    D'une commission d'enquĂȘte Ă  l'autre, ce mouvement prit une ampleur sans prĂ©cĂ©dent dans la seconde moitiĂ© des annĂ©es[1960, car pour la premiĂšre fois, les Canadiens français de la province du QuĂ©bec dĂ©nonçaient Ă  haute voix l'« Ă©tat des choses Ă©tabli en[1867 »[117] - [118].

    DĂ©jĂ  en 1963, les membres de la Commission Laurendeau-Dunton Ă©tablie par le Gouvernement du Canada[119], « constataient que, contrairement Ă  ce que pensait une majoritĂ© de Canadiens anglais, la culture française du QuĂ©bec n'Ă©tait pas prĂšs de cĂ©der la place Ă  la culture anglo-amĂ©ricaine, mais qu'elle Ă©tait plutĂŽt en train de passer Ă  l’« Ă©tape de la « survivance » pure et simple » Ă  un mode spĂ©cifique de fonctionnement et de vie, avec une langue qui s'enrichissait chaque jour. Ils constatĂšrent du mĂȘme coup le bien-fondĂ© des dolĂ©ances des Canadiens français : leur langue et leur culture n'occupaient pas la place qui leur revenait dans l'ensemble confĂ©dĂ©ral canadien. »[118] Du cĂŽtĂ© canadien, ces conclusions ouvraient la porte Ă  une redĂ©finition du Canada dans une perspective culturelle dĂ©sormais axĂ©e sur la dualitĂ© linguistique et culturelle afin de considĂ©rer Ă©quitablement les Canadiens français[119].

    En parallĂšle Ă  ce dĂ©bat, la lutte des classes[120] apparaissait vĂ©ritablement avec des mouvements sociaux vers 1968. En mĂȘme temps que s'intensifiait le changement des mentalitĂ©s, la sociĂ©tĂ© canadienne-française voyait poindre une Ăšre nouvelle oĂč, Ă  la suite de la rĂ©forme du Parlement du QuĂ©bec[121], allaient ĂȘtre confrontĂ©es les mƓurs politiques de ce passĂ© vĂ©cu sous l'empire de considĂ©rations coloniales moins favorables aux francophones[122].

    Débat sur la souveraineté du Québec

    Entre 1966 et 1969, les États gĂ©nĂ©raux du Canada français[123] confirmĂšrent populairement l'État quĂ©bĂ©cois dans sa qualitĂ© de milieu politique fondamental de la nation, limitant ainsi l'action gouvernementale du QuĂ©bec au seul service de la province du QuĂ©bec[124] - [125].

    Les assises nationales des États gĂ©nĂ©raux de novembre 1967 marquent une rupture dans les rapports entre les francophones d'AmĂ©rique et particuliĂšrement entre les francophones du Canada[123]. Ainsi, les États gĂ©nĂ©raux deviennent un point de repĂšre qui expliquent la transformation des paramĂštres qui dĂ©finissent dĂ©sormais la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise[123].

    Mais en 1968, Option QuĂ©bec suscita un dĂ©bat constitutionnel sur l'avenir politique de la province oĂč, parallĂšlement, allaient ĂȘtre confrontĂ©es les doctrines fĂ©dĂ©raliste[126] et souverainiste[127], dans leur conception particuliĂšre de l'Ă©mancipation culturelle et sociale des pays quĂ©bĂ©cois et canadien-français. Car, devant la fronde qui s'organisait depuis la fin des annĂ©es 1950, Charles de Gaulle – premier chef d'État français en visite officielle depuis la ConquĂȘte – avait dĂ©jĂ  encouragĂ© l'essor des ralliements populaires Ă  l'idĂ©e de sĂ©cession en dĂ©clamant : « Vive le QuĂ©bec libre ! », lors de l'Expo 67. Par suite, se dĂ©veloppĂšrent divers groupes civils, parfois jusqu'au point d'affronter la puissance publique dans des manifestations comme Ă  la crise d'Octobre de 1970.

    Le pont Pierre-Laporte. L’assassinat de Pierre Laporte est un des faits marquants de la Crise d'Octobre 1970.

    En 1973, le premier gouvernement libĂ©ral de Robert Bourassa[128] amorça le projet du siĂšcle sur La Grande RiviĂšre. L'annĂ©e suivante, il consacra le statut officiel de la langue française au sein de l'État quĂ©bĂ©cois par la Loi 22, puis en 1975, instaura la Charte des droits et libertĂ©s de la personne et la Convention de la Baie-James et du Nord quĂ©bĂ©cois. Enfin en 1976 Ă©taient tenus les jeux de la XXIe olympiade de l'Ăšre moderne, alors que se poursuivait la dynastie des Canadiens de MontrĂ©al au temple de la renommĂ©e du hockey et les gains de la coupe Stanley.

    En 1974, le premier ministre du Québec Robert Bourassa, d'allégeance libérale (PLQ), consacre le statut de la langue française au Québec.

    Dirigé par René Lévesque, le premier gouvernement souverainiste se matérialisa alors qu'était porté au pouvoir le Parti québécois, aux élections générales québécoises de 1976. Renforçant les droits linguistiques des Québécois, notamment en matiÚre d'affichage et de travail, la Charte de la langue française entra en vigueur l'année suivante.

    Vint ensuite le rĂ©fĂ©rendum de 1980 oĂč la majoritĂ© des votants quĂ©bĂ©cois se prononcĂšrent contre l'option de la souverainetĂ©-association, telle que proposĂ©e par le Parti quĂ©bĂ©cois[129] - [130].

    Débat constitutionnel des années 1980-1990
    Daniel Johnson est le chef du camp du NON au Québec en 1995.

    À la suite des nĂ©gociations constitutionnelles canadiennes de 1981[131] marquĂ©es par la nuit des Longs Couteaux, l'AssemblĂ©e nationale du QuĂ©bec refusa de reconnaĂźtre expressĂ©ment la nouvelle Loi constitutionnelle de 1982, qui rapatria la constitution canadienne et y apporta de nombreuses modifications[132]. L'attitude du QuĂ©bec sera alors de tenter de progresser vers un fĂ©dĂ©ralisme renouvelĂ©, comportement qualifiĂ© par RenĂ© LĂ©vesque de beau risque. C'est avec le Parti progressiste-conservateur du Canada que cette tendance se confirmera[133].

    Les tentatives de ratification constitutionnelle par les gouvernements Mulroney et Bourassa se soldĂšrent par l'Ă©chec de l'accord du lac Meech en 1987 et en 1992 par l'Ă©chec de l'accord de Charlottetown[134].

    Par la suite, Daniel Johnson (fils) du Parti libéral du Québec[135] prit briÚvement le pouvoir en tant que 25e[136] premier ministre du Québec en 1994[137] - . Il perdit rapidement les élections générales québécoises suivantes qui établirent Jacques Parizeau au poste de premier ministre[138].

    DeuxiÚme référendum et aprÚs (1995 à aujourd'hui)

    Par consĂ©quent, en 1995, dans un esprit politique influencĂ© par les conclusions de la commission sur l'avenir politique et constitutionnel du QuĂ©bec[139], Jacques Parizeau prit l’initiative de dĂ©clencher un deuxiĂšme rĂ©fĂ©rendum sur la souverainetĂ© du QuĂ©bec. Cette consultation se solda par un nouvel Ă©chec des souverainistes et donc par le maintien de la province au sein de la fĂ©dĂ©ration canadienne. Il s'agissait alors de la victoire du camp du NON au QuĂ©bec qui Ă©tait dirigĂ© par l'ex-premier ministre du QuĂ©bec Daniel Johnson[140] - [141].

    En 1998, par suite de l'arrĂȘt de la Cour suprĂȘme du Canada portant sur le renvoi relatif Ă  la sĂ©cession du QuĂ©bec, le Parlement du Canada et du QuĂ©bec dĂ©finirent chacun le cadre juridique Ă  l'intĂ©rieur duquel s'opĂšrerait dĂ©sormais l'action politique de leur gouvernement respectif. Mais les irrĂ©gularitĂ©s relatives au scandale des commandites et Ă  Option Canada ravivĂšrent l'option souverainiste en 2005, selon quelques sondages populaires alors rĂ©alisĂ©s.

    Cependant, aux élections fédérales canadiennes de 2011, aprÚs avoir repoussé en mars 2007 le Parti québécois au rang de deuxiÚme groupe d'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le peuple québécois récusa le Bloc québécois, souverainiste et membre de la Chambre des communes du Canada. Ce mouvement plaça le Nouveau Parti démocratique (NPD), parti politique de la scÚne fédérale, en premier plan au Québec puisque ce vote de mécontentement à l'égard du Bloc allait accorder la majorité des votes provinciaux à ce parti fédéral. Comme le logo du NPD utilise la couleur orange, on appela ce mouvement la vague orange[142].

    AprĂšs trois mandats de gouvernement libĂ©ral continus, Pauline Marois, chef du Parti quĂ©bĂ©cois, devint la premiĂšre femme Ă  occuper le poste de premier ministre du QuĂ©bec le 19 septembre 2012. ConsĂ©quence d'un concours multipartite rarement considĂ©rĂ© auparavant dans l'histoire Ă©lectorale de la province, le gouvernement Marois devint cependant le troisiĂšme gouvernement minoritaire de l'histoire politique de la province : un premier, le gouvernement Joly de LotbiniĂšre, qui eut lieu de 1878 Ă  1879 lors de la 3e et de la 4e lĂ©gislature, et un second, le gouvernement Charest, de 2007 Ă  2008, lors de la 38e lĂ©gislature. Le Parti libĂ©ral du QuĂ©bec reprit ensuite le pouvoir dĂšs avril 2014 Ă  la suite des Ă©lections gĂ©nĂ©rales. En 2017, le premier ministre libĂ©ral du QuĂ©bec Philippe Couillard alors au pouvoir au QuĂ©bec fit une nouvelle offre constitutionnelle au Canada dans un document intitulĂ© : " QuĂ©bĂ©cois, notre façon d'ĂȘtre canadien "[143] - [144].

    En 2018, le parti politique Coalition avenir Québec, dirigé par François Legault, remporte les élections générales provinciales, récoltant une majorité de siÚges à l'Assemblée nationale[145].

    Droit

    Le droit quĂ©bĂ©cois est l’ensemble des rĂšgles de droit qui s’appliquent sur le territoire du QuĂ©bec. Il est sous la responsabilitĂ© partagĂ©e du gouvernement fĂ©dĂ©ral et du gouvernement provincial. De par la Constitution du Canada, chacun des gouvernements est responsable du droit relativement Ă  ses sphĂšres de compĂ©tences. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral est responsable notamment du droit criminel, des affaires Ă©trangĂšres, des lois relativement Ă  la rĂ©gulation du commerce canadien et aux tĂ©lĂ©communications[loi 19]. De son cĂŽtĂ©, le gouvernement quĂ©bĂ©cois est responsable du droit privĂ© en gĂ©nĂ©ral, de l'administration de la justice et de plusieurs domaines sociaux (santĂ©, Ă©ducation, etc.)[loi 20].

    Le droit au QuĂ©bec est influencĂ© par deux traditions juridiques : la tradition civiliste et la common law. De façon gĂ©nĂ©rale, on peut dire que le droit privĂ© rĂ©pond Ă  la tradition civiliste, tandis que le droit public est davantage influencĂ© par la common law. Toutefois, les nombreuses influences que les deux traditions ont eues les unes Ă  travers les autres amĂšnent le QuĂ©bec Ă  avoir un systĂšme juridique mixte. La prĂ©sence de la tradition civiliste remonte Ă  la Nouvelle-France oĂč le roi Louis XIV avait imposĂ© dans sa colonie l'utilisation de la Coutume de Paris[146]. Lors de la cession de la Nouvelle-France Ă  la Grande-Bretagne Ă  la suite de la guerre de Sept Ans (1756-1763), celle-ci a d'abord imposĂ© le droit anglais, avant de se raviser et de permettre, par l'Acte de QuĂ©bec (1774), l'utilisation du droit civil pour les relations privĂ©es entre individus dans toute la province de QuĂ©bec[147].

    Le droit quĂ©bĂ©cois provient des quatre sources classiques en droit : la loi, la jurisprudence, la doctrine et la coutume[148]. La loi est la principale source du droit quĂ©bĂ©cois. Elle comprend la Constitution, les lois du Parlement du QuĂ©bec et les rĂšglements associĂ©s aux lois[alpha 7]. En droit privĂ©, le QuĂ©bec Ă©tant de tradition civiliste, la jurisprudence y occupe une place thĂ©orique mitigĂ©e, mais tout de mĂȘme importante[149] - [150].

    Droit positif

    Le droit quĂ©bĂ©cois peut ĂȘtre divisĂ© en deux sphĂšres : le droit privĂ© et le droit public. Le droit privĂ© touche les relations entre individus, alors que le droit public traite des rĂšgles qui rĂ©gissent le gouvernement quĂ©bĂ©cois[151].

    Le droit privĂ© au QuĂ©bec touche l’ensemble des relations entre les individus (personnes physiques ou morales). Il est en grande partie sous la juridiction du Parlement du QuĂ©bec[alpha 8]. Le droit civil quĂ©bĂ©cois est une composante du droit privĂ©[152]. Il s'agit du droit qui rĂ©git les relations entre individus. Le droit civil est principalement codifiĂ© au sein du Code civil du QuĂ©bec. Le Code civil du QuĂ©bec comprend ainsi les rĂšgles de droit rĂ©gissant la personnalitĂ© juridique, le droit des biens, la famille, les obligations, la responsabilitĂ© civile, le droit international privĂ©, etc. Il constitue ainsi le principal texte rĂ©gissant le droit commun du QuĂ©bec. Cela n'empĂȘche pas le droit civil quĂ©bĂ©cois d'ĂȘtre rĂ©gi par un grand nombre d'autres lois spĂ©cifiques. Pour des raisons historiques, le droit civil quĂ©bĂ©cois a Ă©tĂ© grandement influencĂ© par le droit civil français[153].

    À l'inverse du droit privĂ©, le droit public quĂ©bĂ©cois est grandement issu de la tradition de la common law[154]. Le droit constitutionnel quĂ©bĂ©cois est le domaine du droit qui rĂ©git les rĂšgles entourant le gouvernement quĂ©bĂ©cois, le Parlement du QuĂ©bec et les diffĂ©rents tribunaux. Le droit constitutionnel quĂ©bĂ©cois est rĂ©gi en grande partie par la Constitution du Canada, notamment par la Loi constitutionnelle de 1867, mais aussi par diverses lois du Parlement du QuĂ©bec[155]. Le droit administratif quĂ©bĂ©cois est le domaine de droit qui rĂ©git les relations entre les individus et l'administration publique quĂ©bĂ©coise. Le QuĂ©bec a aussi juridiction sur le droit pĂ©nal, mais de façon restreinte, puisque le Parlement du Canada est responsable du droit criminel. Le droit pĂ©nal quĂ©bĂ©cois comprend tout de mĂȘme un vaste Ă©ventail d’infractions (Code de la sĂ©curitĂ© routiĂšre, Code du travail, etc.). Finalement, le QuĂ©bec, tout comme le gouvernement fĂ©dĂ©ral, possĂšde un pouvoir de droit fiscal[156].

    Certaines portions du droit québécois sont considérées comme mixtes. C'est le cas par exemple des droits et libertés de la personne qui sont régis par la Charte des droits et libertés de la personne, Charte qui s'applique à la fois au gouvernement et aux citoyens[157] - [158].

    Tribunaux

    Schéma illustrant les différents tribunaux qui ont juridiction au Québec
    • Fonctionnement et nomination des juges sous juridiction du gouvernement fĂ©dĂ©ral.
    • Fonctionnement sous juridiction du QuĂ©bec, mais nomination des juges par le gouvernement fĂ©dĂ©ral.
    • Fonctionnement et nomination des juges sous juridiction du gouvernement du QuĂ©bec.
    La Cour d'appel du Québec est le plus haut tribunal au Québec.

    Les tribunaux qui ont un pouvoir sur le droit quĂ©bĂ©cois sont organisĂ©s en une pyramide dont le sommet est comblĂ© par la Cour suprĂȘme du Canada. Il est important de savoir qu'au Canada, il n'existe pas de division du systĂšme judiciaire comme dans plusieurs autres pays. À quelques exceptions prĂšs, les tribunaux peuvent entendre autant des recours basĂ©s sur le droit provincial que sur le droit fĂ©dĂ©ral, de mĂȘme que des recours de droit civil, pĂ©nal ou constitutionnel[159] - [alpha 9]. Ainsi, pour un recours en droit au QuĂ©bec, le tribunal gĂ©nĂ©ral est la Cour supĂ©rieure du QuĂ©bec. Un appel de cette dĂ©cision pourrait, selon les cas, ĂȘtre fait Ă  la Cour d'appel du QuĂ©bec et finalement, si la cause est d’une grande importance, Ă  la Cour suprĂȘme du Canada.

    Le Parlement du QuĂ©bec est responsable de l’administration des tribunaux quĂ©bĂ©cois. Les principaux tribunaux quĂ©bĂ©cois sont :

    Le Parlement du Canada, pour sa part, a autoritĂ© sur les tribunaux qu’il a lui-mĂȘme crĂ©Ă©s (Cour suprĂȘme du Canada, Cour fĂ©dĂ©rale, etc.). Toutefois, bien que le QuĂ©bec en ait la gestion, le gouvernement fĂ©dĂ©ral nomme et rĂ©munĂšre les juges Ă  la Cour supĂ©rieure et Ă  la Cour d'appel[loi 21].

    La Cour d'appel a deux mandats. Elle est d'abord le tribunal gĂ©nĂ©ral d'appel sur tous les jugements de premiĂšre instance au QuĂ©bec[loi 22]. C'est-Ă -dire qu'elle entend des appels provenant de la Cour supĂ©rieure, de la Cour du QuĂ©bec et de plusieurs tribunaux administratifs. De plus, la Cour d'appel possĂšde le pouvoir de rĂ©pondre Ă  des renvois formulĂ©s par le gouvernement du QuĂ©bec. La Cour d'appel rend plus de 1 500 jugements par annĂ©e[160].

    La Cour supĂ©rieure du QuĂ©bec possĂšde, quant Ă  elle, le pouvoir inhĂ©rent de statuer sur toutes causes autres que celles dont les compĂ©tences sont assignĂ©es Ă  une autre instance[loi 23]. De par cette compĂ©tence, la Cour supĂ©rieure possĂšde le pouvoir, notamment, de trancher tout litige de plus de 85 000 $, prononcer les divorces, surveiller la lĂ©gitimitĂ© des dĂ©cisions des tribunaux administratifs, prononcer des injonctions, entendre des recours collectifs, etc.[161].

    La Cour du Québec, les cours municipales, le Tribunal des droits de la personne et le Tribunal des professions sont tous des cours de premiÚre instance, ou des cours inférieures, c'est-à-dire dont les compétences sont limitées aux pouvoirs qui leur sont expressément dévolus par l'autorité les ayant créées. De plus, la Cour du Québec est constituée de trois chambres : la Chambre de la jeunesse, la Chambre criminelle et pénale ainsi que la Chambre civile. Cette derniÚre comprend en plus la division des petites créances.

    Finalement, le Québec compte un grand nombre de tribunaux administratifs chargés de voir à l'application d'une ou plusieurs lois.

    Au total, le systĂšme judiciaire quĂ©bĂ©cois compte plus de 500 juges. PrĂšs de 300 d'entre eux Ɠuvrent dans les cours provinciales, 25 Ă  la Cour d'appel et prĂšs de 200 Ă  la Cour supĂ©rieure[162].

    Sécurité publique et systÚme pénal

    Il existe quatre types de corps policiers ayant le pouvoir de maintenir la paix et de prĂ©venir le crime au QuĂ©bec[163]. De façon gĂ©nĂ©rale, la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec est responsable de l’application de la loi sur l’ensemble du territoire quĂ©bĂ©cois[loi 24] - [164]. Elle agit aussi dans les municipalitĂ©s qui n’ont pas de corps policiers municipaux[loi 25] - [163]. Elle possĂšde aussi un rĂŽle de soutien et de coordination auprĂšs d’autres corps policiers. Les corps de police municipaux, tels le Service de police de la Ville de MontrĂ©al et le Service de police de la Ville de QuĂ©bec, sont, quant Ă  eux, les premiers responsables de l’application de la loi dans leur municipalitĂ©. Toutefois, dans 1 038 municipalitĂ©s[165], ce rĂŽle est confiĂ© directement Ă  la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec, vu la difficultĂ© de maintenir un corps policier dans des municipalitĂ©s de plus petite taille.

    Pour l’application de certaines lois fĂ©dĂ©rales, la Gendarmerie royale du Canada conserve un pouvoir sur le territoire du QuĂ©bec[166]. Toutefois, vu l'existence de la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec, son rĂŽle est plus restreint que dans les autres provinces[166]. Finalement, il existe des corps policiers sur les territoires des communautĂ©s autochtones[167].

    Lors d’infractions aux lois provinciales ou fĂ©dĂ©rales (dont le Code criminel), le Directeur des poursuites criminelles et pĂ©nales est responsable, par le biais des procureurs de la Couronne, d’engager des poursuites devant les tribunaux. Lors d’infractions Ă  certaines lois fĂ©dĂ©rales spĂ©cifiques (par exemple dans les affaires de stupĂ©fiants), le ministĂšre de la Justice du Canada conserve le pouvoir de poursuivre les contrevenants.

    Finalement, le Québec est responsable de la tenue de prisons (peine de moins de deux ans) alors que le gouvernement fédéral tient des pénitenciers (peine de deux ans et plus)[168].

    Politique

    Monarchie canadienne

    FondĂ© sur le systĂšme de Westminster, le QuĂ©bec est Ă  la fois une dĂ©mocratie libĂ©rale et une monarchie constitutionnelle Ă  rĂ©gime parlementaire[loi 26]. État membre de la fĂ©dĂ©ration canadienne, son chef est Charles III qui est l'incarnation de la Couronne du Canada et titulaire du gouvernement et du pouvoir exĂ©cutif dans la province du QuĂ©bec.

    Le Parlement du Québec est le siÚge du pouvoir législatif au Québec.

    Parlement provincial

    Le Parlement du Québec est l'organe législatif du Québec. Il est composé du lieutenant-gouverneur (représentant de la Couronne) et d'une chambre élective portant le nom d'Assemblée nationale (représentante du peuple). Chaque législature est d'une durée maximale de cinq ans[loi 27], cependant, à moins d'exception, le Québec procÚde maintenant à des élections à date fixe au mois d'octobre à tous les quatre ans[loi 28].

    Premier ministre et Conseil exécutif

    Présidé par le premier ministre, le Conseil exécutif (ou Conseil des ministres) est l'organe directeur de gouvernement[loi 29] en tant que ses membres sont les principaux conseillers du lieutenant-gouverneur dans l'exercice du pouvoir exécutif. Il est généralement composé de députés élus à l'Assemblée nationale.

    Le drapeau du lieutenant-gouverneur du Québec, un symbole du pouvoir exécutif dans la province.

    Lieutenant-gouverneur

    Le lieutenant-gouverneur du QuĂ©bec est le reprĂ©sentant du roi au sein de l'État au QuĂ©bec. Il dĂ©tient des pouvoirs spĂ©cifiques et/ou symboliques.

    Représentation fédérale

    Le QuĂ©bec compte pas moins de 78 dĂ©putĂ©s au parlement fĂ©dĂ©ral (Parlement du Canada)[169]. Au niveau du SĂ©nat du Canada, le QuĂ©bec est reprĂ©sentĂ© par 24 sĂ©nateurs[170]. Les dĂ©putĂ©s sont Ă©lus lors des Ă©lections fĂ©dĂ©rales. Les sĂ©nateurs sont nommĂ©s par le premier ministre du Canada.

    Le QuĂ©bec est reprĂ©sentĂ© au Canada par 78 dĂ©putĂ©s et 24 SĂ©nateurs.

    Administration publique

    L'État quĂ©bĂ©cois est dĂ©positaire de l'autoritĂ© administrative et de police dans les domaines de compĂ©tences exclusives dont il est titulaire dans le cadre des lois et des conventions de nature constitutionnelle[171].

    Le Conseil du trĂ©sor soutient le ministĂšre du Conseil exĂ©cutif dans sa fonction d'intendance de l'État.

    Appareil gouvernemental du Québec.

    L'échiquier québécois comprend, entre autres dimensions, le thÚme du statut politique et constitutionnel du Québec[172] - [173]. Le Parlement de la 40e législature est composé des partis suivants : Parti libéral du Québec (PLQ), Parti québécois (PQ), Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS), ainsi que d'un député indépendant.

    Partis politiques

    On compte 22 partis politiques officiels dans la province de Québec[174] - [175] :

    1. Alliance Provinciale
    2. Bloc Pot
    3. Changement intégrité pour notre Québec
    4. Citoyens au pouvoir du Québec
    5. Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault
    6. Droit des sans droits
    7. Équipe autonomiste
    8. Nouveau Parti démocratique du Québec
    9. Parti 51
    10. Parti conservateur du Québec
    11. Parti culinaire
    12. Parti Ă©quitable
    13. Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party[176]
    14. Parti libre
    15. Parti marxiste-léniniste du Québec
    16. Parti nul
    17. Parti québécois
    18. Parti vert du Québec/Green Party of Québec
    19. Québec cosmopolitain
    20. Québec en marche
    21. Québec solidaire
    22. Voie du Peuple

    Parmi ceux-ci, cinq sont représentés en 2021 par des députés à l'Assemblée nationale: la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS).

    Organisation municipale

    Le casino de Gatineau, dans la région administrative de l'Outaouais, en face d'Ottawa.

    Aux fins municipales, le territoire du Québec comprend :

    L'intermunicipalitĂ© au QuĂ©bec est une forme de coopĂ©ration relevant d'une entente d'association en vue d'un projet commun – soit par dĂ©lĂ©gation de compĂ©tence ou par gestion commune via une rĂ©gie intermunicipale – afin de rĂ©pondre aux particularitĂ©s locales et rĂ©gionales des collectivitĂ©s municipales qui sont parties prenantes Ă  la convention[177]. Le QuĂ©bec compte au total quelque 2 292 municipalitĂ©s[178].

    Division territoriale

    Pour certaines fins, le territoire du Québec est divisé en[loi 31] :

    Terres du domaine privé

    Edwin Whitefield, Montréal vu du mont Royal, vers 1853.

    Les terres du domaine privĂ© composent environ 8 % du territoire quĂ©bĂ©cois. Elles sont publiĂ©es au registre foncier et divisĂ©es en 1 606 cadastres.

    Depuis l'abolition du régime seigneurial de la Nouvelle-France en 1854, les domaines fonciers sont détenus selon un mode de tenure du franc-alleu roturier. La pleine propriété (en) n'est ainsi limitée que par les pouvoirs publics de déshérence, expropriation pour bien commun, police et taxation, ainsi que par les engagements du propriétaire.

    « Depuis 1966, aucune proclamation n'a Ă©tĂ© Ă©mise Ă  l'effet d'Ă©riger de nouveaux cantons mĂȘme s'il existe toujours de vastes Ă©tendues du QuĂ©bec qui n'ont Ă©tĂ© partagĂ©es ni en seigneuries ni en cantons. Aujourd'hui, il ne s'agit plus tellement d'ouvrir de nouvelles rĂ©gions Ă  la colonisation que de rĂ©pondre Ă  des besoins trĂšs spĂ©cifiques de gestionnaires de l'État »[180].

    Terres du domaine de l'État

    Les terres du domaine de l'État constituent une vaste Ă©tendue de terres publiques couvrant environ 92 % du territoire quĂ©bĂ©cois, y compris la quasi-totalitĂ© des plans d'eau, lesquels forment 21 % de la superficie totale. Elles sont publiĂ©es au Registre du domaine de l'État (jusqu'en 2005, le Terrier du QuĂ©bec).

    Elles comprennent des aires protégées divisées en une vingtaine de désignations : écosystÚme forestier exceptionnel, milieu marin protégé, parc national, refuge faunique, réserve de biodiversité, réserve faunique, pourvoirie, zone d'exploitation contrÎlée (ZEC), etc.

    Terres amérindiennes et inuites

    Le tableau suivant mentionne les territoires traditionnels des peuples amérindiens et inuits qui vivent sur le territoire québécois dans le bassin de la vallée du Saint-Laurent et baie James, ainsi que sur la péninsule du Labrador.

    Carte du territoire traditionnel des abénaquis démontrant un chevauchement entre le Québec et le Massachusetts.
    Aire co-territoriale des Abénaquis.
    Territoires traditionnels des différents peuples autochtones
    Groupes Sous-groupes Noms de territoire Divisions territoriales Autres noms de territoire
    OjibwésAnishinaabewakiOsogonekAnishinaabe Ahiki
    AlgonquinsOsogonek
    AttikameksKitaskinoNehirowisi Aski / Nitaskinan
    Confédération iroquoiseHaudenosauneegaKanienkehAquanishuonigy
    MohawksKanienkeh
    Confédération WabanakiWabanaki***
    AbénaquisNdakinnaN'dakina
    WolastoqiyikWolastokuk
    MicmacsMi'kma'kiMigmagi
    CrisEeyou Istchee
    Hurons-WendatsWendake
    Innus-MontagnaisNitassinanInnu Assi
    InuitsInuit NunangatNunavik
    NunavimmiutitutNunavik
    NaskapisNutshimiu-AschiiyNuchimiiyu - chhiiy

    Politique nationale

    La politique nationale du Québec recouvre l'intégralité des domaines relatifs à la nation québécoise. Plus particuliÚrement, elle établit les valeurs et fondements sur lesquels la société québécoise fonde sa cohésion et sa spécificité. La constitution québécoise est ainsi enchùssée dans une série de traditions sociales et culturelles, définies par un ensemble de jugements judiciaires et documents législatifs, dont la Loi sur l'Assemblée nationale[loi 28], la Loi sur l'exécutif[loi 29] et la Loi électorale du Québec[loi 33]. D'autres exemples notables comprennent :

    De plus, elle s'appuie sur un ensemble d'Ă©noncĂ©s clarifiant et renforçant les pratiques sociales dĂ©jĂ  Ă©tablies. Par exemple, dans son communiquĂ© du [181] crĂ©ant la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliĂ©es aux diffĂ©rences culturelles (Commission Bouchard-Taylor), le premier ministre du QuĂ©bec Jean Charest rĂ©affirme les trois valeurs fondamentales de la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise, qui « ne peuvent faire l’objet d’aucun accommodement (
) [ni] ĂȘtre subordonnĂ©es Ă  aucun autre principe »[182] - :

    • l’égalitĂ© entre les hommes et les femmes ;
    • la primautĂ© du français ;
    • la sĂ©paration entre l’État et la religion.

    En outre, le QuĂ©bec se dĂ©finit comme un État de droit[183], libre et dĂ©mocratique.

    L'Assemblée nationale du Québec a d'ailleurs adopté, le , une résolution[184] réaffirmant que le peuple québécois forme une nation, ainsi qu'une motion[185], le , citant :

    « Que l'Assemblée nationale réitÚre sa volonté de promouvoir la langue, l'histoire, la culture et les valeurs de la nation québécoise, favorise l'intégration de chacun à notre nation dans un esprit d'ouverture et de réciprocité et témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique représenté par le crucifix de notre Salon bleu et nos armoiries ornant nos institutions. »

    En 2006, la Chambre des communes du Canada a voté une motion symbolique reconnaissant, à une quasi-unanimité, que « les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni »[186] - [187].

    Politique fédérale

    Le Québec participe de différentes façon à la vie politique fédérale.

    Depuis 1960, la Loi canadienne sur les langues officielles permet au Québec une meilleure intégration à la communauté canadienne en plus de garantir un contexte légal et linguistique fédéral propice au développement de la province[188] - [189].

    De plus, le Québec fait partie du Conseil de la fédération, ce qui lui permet une participation pro-active à la vie quotidienne de la fédération[190].

    Enfin, les deux bureaux représentant le Québec au Canada qui ont pour mandat d'assurer une présence institutionnelle du gouvernement du Québec auprÚs des autres gouvernements au Canada permettent au Québec d'interagir efficacement avec les autres provinces du pays[191] - [192].

    Politique internationale

    La politique internationale du QuĂ©bec fonde sa cohĂ©rence sur la doctrine GĂ©rin-Lajoie[193], formulĂ©e en 1965. Alors que le ministĂšre des Relations internationales du QuĂ©bec en coordonne les principes directeurs, les dĂ©lĂ©gations gĂ©nĂ©rales du QuĂ©bec en sont les principaux interlocuteurs dans les pays Ă©trangers. Dans les dossiers relevant du droit quĂ©bĂ©cois, le fondement de la diplomatie quĂ©bĂ©coise affirme ainsi que seuls les corps politiques du QuĂ©bec possĂšdent le pouvoir d'y nĂ©gocier entiĂšrement, avec les chefs d'État, gouvernements, ambassades et consulats Ă©trangers, et d'y conclure, indĂ©pendamment de toute influence externe, des accords, ententes, programmes et traitĂ©s. Dans l'Ă©tat de droit, toute entente convenue Ă  l'Ă©tranger, par le gouvernement fĂ©dĂ©ral ou quĂ©bĂ©cois, n'est applicable en politique intĂ©rieure que du consentement de l'autoritĂ© populaire dont relĂšve la compĂ©tence.

    Le QuĂ©bec est d'ailleurs la seule province canadienne qui a mis sur pied un ministĂšre qui assume exclusivement les compĂ©tences de l'État en matiĂšre de relations internationales. La tendance gĂ©nĂ©rale au sein des autres provinces consiste plutĂŽt Ă  confier ce type de mandat Ă  un ministĂšre qui assume dĂ©jĂ  d'autres responsabilitĂ©s, notamment les relations intergouvernementales, c'est-Ă -dire les relations avec le gouvernement fĂ©dĂ©ral et les gouvernements provinciaux et territoriaux[194].

    Le Québec est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie et de l'Organisation internationale de la francophonie.

    Politique environnementale et énergétique

    Depuis 2006, le QuĂ©bec s’est dotĂ© d’un plan vert dans le but d’atteindre les objectifs du protocole de Kyoto relativement aux changements climatiques[195]. Le ministĂšre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques est le principal responsable de l'application de la politique environnementale. Pour sa part, la SociĂ©tĂ© des Ă©tablissements de plein air du QuĂ©bec (SEPAQ) est le principal organisme responsable de la gestion des parcs nationaux, rĂ©serves fauniques, etc[loi 37].

    Le , le premier ministre Jean Charest annonçait les cibles de rĂ©duction de gaz Ă  effet de serre en vue de la confĂ©rence de Copenhague. En effet, le QuĂ©bec compte rĂ©duire ses Ă©missions de 20 % d'ici 2020 et ce par rapport Ă  l'annĂ©e internationale de rĂ©fĂ©rence, soit 1990[196]. Le gouvernement compte ainsi agir dans le secteur transport qui reprĂ©sente 40 % des Ă©missions de GES au QuĂ©bec. À la suite de cette cible, le gouvernement a pris rapidement les moyens pour pouvoir tenir ses promesses. Ainsi, le , une nouvelle loi entre en vigueur visant Ă  rĂ©duire les GES au niveau du parc automobile[197]. Cette loi prĂ©voit que les constructeurs automobiles desservant le territoire du QuĂ©bec devront respecter un plafond d'Ă©mission de 187 g de GES/km. Ce niveau doit ĂȘtre abaissĂ© annuellement jusqu'Ă  127 g de GES/km en 2016. Les constructeurs devront obtenir une moyenne Ă©quivalente au niveau en vigueur, donc ils pourront toujours vendre des vĂ©hicules dĂ©passant ce seuil. Ces normes sont aussi sĂ©vĂšres que celles de la Californie (États-Unis), selon le gouvernement du QuĂ©bec.

    L’hydroĂ©lectricitĂ© constitue la principale source d'Ă©nergie au QuĂ©bec. La sociĂ©tĂ© d'État Hydro-QuĂ©bec est la principale garante de cette Ă©nergie renouvelable et peu polluante. De son fait, elle a donc participĂ© aux projet Manic-Outardes et projet de la Baie-James, et, depuis le , au projet de la Romaine sur la CĂŽte-Nord. En parallĂšle, l'Agence de l'efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique du QuĂ©bec et l'Ă©nergie Ă©olienne au QuĂ©bec font partie d'une approche du dĂ©veloppement durable qui tend vers l'optimisation des dĂ©penses ainsi que l'indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique du QuĂ©bec.

    La population du QuĂ©bec semble plus sensible aux questions environnementales que celle des autres provinces. Selon une Ă©tude universitaire, 67 % des habitants sont conscients de l'impact humain sur le rĂ©chauffement climatique, alors que le chiffre s’abaisse Ă  47 % en Saskatchewan et Ă  42 % et en Alberta. La structure de l'Ă©conomie pourrait en ĂȘtre une explication : « Le QuĂ©bec ne produit pas de pĂ©trole, produit majoritairement de l’hydroĂ©lectricitĂ©. ComparĂ© Ă  l’Alberta
 Il y a toute la structure de l’économie qui pourrait venir expliquer ce phĂ©nomĂšne », analyse l'universitaire Erick Lachapelle. PrĂšs de 500 000 personnes ont pris part Ă  la manifestation pour le climat dans les rues de la ville de MontrĂ©al, en septembre 2019[198].

    La conciliation entre les prĂ©occupations environnementales et Ă©conomiques polarise les QuĂ©bĂ©cois, principalement entre villes et rĂ©gions. Selon un sondage Ipsos, 58 % des habitants du Saguenay considĂšrent que « les actions de certaines organisations environnementales empĂȘchent un trop grand nombre de projets crĂ©ateurs d’emplois au QuĂ©bec d’aller de l’avant », contre 45 % dans les rĂ©gions de MontrĂ©al. Dans le mĂȘme sondage, 62 % des SaguenĂ©ens et 57 % des rĂ©sidents de ChaudiĂšre-Appalaches prioriseraient la crĂ©ation d’emplois plutĂŽt que la diminution des Ă©missions de GES, alors que 57 % des habitants de MontrĂ©al et 58 % des habitants de la ville de QuĂ©bec prioriseraient plutĂŽt la diminution des GES. De plus, la moitiĂ© des QuĂ©bĂ©cois croient que la province devrait exploiter ses propres ressources pĂ©troliĂšres, alors que 34 % de la population prĂ©fĂšre continuer Ă  importer tout le pĂ©trole consommĂ© au QuĂ©bec[199].

    Louis-Alexandre Taschereau (PLQ), Premier ministre libĂ©ral du QuĂ©bec de 1920 Ă  1936, rĂ©ussit Ă  ralentir l'Ă©migration massive vers les États-Unis, appelĂ©e la Grande HĂ©morragie, et fut le premier Ă  voir le potentiel hydroĂ©lectrique du Nunavik.

    Politique agro-alimentaire et forestiĂšre

    L'agriculture au Québec fait l'objet d'une réglementation sur le zonage agricole, depuis 1978[loi 38]. Devant l'expansion de l'urbanisation, des zones furent alors créées afin d'assurer la protection des terres fertiles qui composent environ 2 % de la superficie totale du territoire québécois[200]. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en est la principale garante[201]. Avec ses nombreuses institutions, la ville de Saint-Hyacinthe est la technopole agricole du Québec et Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agro-environnementale.

    Les forĂȘts du QuĂ©bec sont, quant Ă  elles, essentiellement de propriĂ©tĂ© publique. Alors que le calcul des possibilitĂ©s annuelles de coupe relĂšve de la compĂ©tence du Bureau du forestier en chef[202], la SociĂ©tĂ© de protection des forĂȘts contre le feu (SOPFEU) travaille en partenariat public-privĂ© (PPP) avec le gouvernement quĂ©bĂ©cois. L'Union des producteurs agricoles (UPA) assure, pour sa part, les intĂ©rĂȘts de ses membres, y compris les travailleurs de la foresterie, et travaille conjointement avec le ministĂšre de l'Agriculture, des PĂȘcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) et le ministĂšre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

    Politique de l'emploi et de l'immigration

    Le ministĂšre de l'Emploi et de la SolidaritĂ© sociale du QuĂ©bec veille au dĂ©veloppement social et de la main-d'Ɠuvre, par les organismes d'Emploi-QuĂ©bec et ses centres locaux d'emploi (CLE)[203]. De plus, il est responsable de la gestion du RĂ©gime quĂ©bĂ©cois d'assurance parentale (RQAP) ainsi que du soutien financier de dernier recours aux familles et personnes dĂ©munies.

    Chapeautées par le ministÚre du Travail du Québec, la Commission des normes du travail du Québec et la Commission des relations du travail du Québec voient au respect des conditions minimales pour tous les travailleurs[loi 39] ainsi que des conventions collectives conclues entre syndicats d'employés et patronaux[loi 40].

    AdĂ©lard Godbout (PLQ), premier ministre libĂ©ral de 1939 Ă  1944, accorda le droit de votes aux femmes en 1940, rendit obligatoire les Ă©tudes jusqu'Ă  l'Ăąge de 14 ans, instaura la gratuitĂ© scolaire au primaire et affirma le droit Ă  la syndicalisation des travailleurs.

    L'immigration au Québec est soutenue par des programmes d'intégration favorisant le français, comme langue commune de tous les Québécois, ainsi que les principes de pluralisme et d'interculturalisme. Alors que le ministÚre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec est responsable de la sélection et intégration des nouveaux arrivants au Québec[204], la politique d'immigration privilégie le respect des valeurs québécoises et caractéristiques d'ordre culturelles, historiques et sociales[205] - [206].

    Politique des affaires sociales et de l'Ă©ducation

    Le réseau québécois de la santé et des services sociaux est administré par le ministÚre de la Santé et des Services sociaux. Composé de 95 réseaux locaux de services (RLS) et 18 agences de la santé et des services sociaux (ASSS ou communément, régie régionale), il est supporté par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui travaille à maintenir l'accessibilité des services pour tous les citoyens du Québec[loi 41]. Les soins pré hospitaliers et missions de sauvetage sont assurés par des fondations et organisations à but non lucratif.

    Le systĂšme de santĂ© du QuĂ©bec est souvent citĂ© en exemple en AmĂ©rique du Nord. Il prĂ©sente nĂ©anmoins des faiblesses, notamment le manque de lits d’hĂŽpitaux et de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes. En 2022, environ 10 % de la population quĂ©bĂ©coise est dans l'attente d’un mĂ©decin de famille. L'entretien de ce systĂšme de santĂ© est en outre onĂ©reux en raison du poids de la rĂ©munĂ©ration des mĂ©decins, pouvant aller jusqu’à 300 000 dollars par an. « Ils constituent un groupe d’intĂ©rĂȘt trĂšs puissant qui absorbe l’essentiel des dĂ©penses de santĂ©, et toute tentative des pouvoirs publics de baisser leur rĂ©munĂ©ration se heurte Ă  un front du refus », relĂšve ainsi Olivier Jacques, professeur au dĂ©partement de politique de santĂ© de l’universitĂ© de MontrĂ©al[207]. Au dĂ©but de l’annĂ©e 2022, Ă  la suite des difficultĂ©s encourues par le systĂšme de santĂ© pendant la pandĂ©mie de la Covid-19, plusieurs voix se sont fait entendre, rĂ©clamant des rĂ©formes du systĂšme de santĂ© au QuĂ©bec[208].

    Les centres de la petite enfance (CPE) sont des institutions alliant la politique familiale à l'éducation. Ils sont administrés par le ministÚre de la Famille et des Aßnés du Québec.

    Le systĂšme Ă©ducatif au QuĂ©bec est administrĂ© par le ministĂšre de l'Éducation et le ministĂšre de l'Enseignement supĂ©rieur, conjointement avec le Conseil supĂ©rieur de l'Ă©ducation[loi 42]. Il est composĂ© d'un rĂ©seau de 61 centres de services scolaires et 11 commissions scolaires[209], qui regroupent des Ă©coles publiques financĂ©es par l'État et des Ă©coles privĂ©es[loi 43] - [loi 44]. Les Ă©tudes postsecondaires comprennent, outre l'UniversitĂ© du QuĂ©bec[loi 45], des Ă©tablissements du niveau collĂ©gial, soit des centres de formation professionnelle et des cĂ©geps[loi 46], ainsi que des universitĂ©s.

    En 2012, avec un coĂ»t annuel pour les Ă©tudiants de 2 168 dollars canadiens – soit moins de la moitiĂ© de la moyenne nationale –, les universitĂ©s du QuĂ©bec figurent parmi les moins onĂ©reuses du pays. La relative dĂ©mocratisation des Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© mise en Ɠuvre durant la RĂ©volution tranquille dans les annĂ©es 1960, quand le gouvernement provincial avait gelĂ© les frais de scolaritĂ© Ă  un niveau relativement bas, et crĂ©Ă© les collĂšges d’enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel (cĂ©geps). Le gouvernement de Jean Charest dĂ©cide en 2012 de fortement augmenter les frais universitaires, provoquant des manifestations massives d'Ă©tudiants[210].

    Armée

    Les Forces armées canadiennes s'assurent de la défense du territoire québécois.

    Bases militaires

    Le Québec possÚde deux bases des Forces armées canadiennes. La premiÚre est la base Valcartier, qui fait partie de l'armée terrestre[211]. Cette base a aussi une garnison à Montréal, officiellement nommée « Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier, détachement Montréal ». La deuxiÚme est la base Bagotville, qui fait partie de l'Aviation royale canadienne[212].

    HĂ©ros de guerre

    Plusieurs héros de guerre ont émergé du Québec au fil de son histoire, incluant :

    Histoire militaire

    Le Québec a été impliqué dans plusieurs guerres et campagnes militaires depuis la fondation de Québec en 1608 :

    Économie

    Fonderie d'aluminium de Rio Tinto Alcan Ă  Shawinigan.

    Autrefois concentrĂ©e dans les mains du syndicat financier de la rue Saint-Jacques de MontrĂ©al[109], l’économie quĂ©bĂ©coise est, aujourd'hui, qualifiĂ©e de postindustrielle diversifiĂ©e. Elle repose sur un systĂšme d'Ă©conomie mixte, joignant des monopoles publics, comme Hydro-QuĂ©bec et la SociĂ©tĂ© des alcools du QuĂ©bec Ă  une Ă©conomie de marchĂ©. Au capitalisme sont combinĂ©s divers leviers d'intervention Ă©conomique, soucieux des pratiques sociales et libertĂ©s de choix individuelles. La prospĂ©ritĂ© Ă©conomique du QuĂ©bec est assurĂ©e par la coordination de tous les ministĂšres du gouvernement quĂ©bĂ©cois, dans leurs compĂ©tences respectives, dont les principaux en la matiĂšre sont le ministĂšre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, le ministĂšre des Finances du QuĂ©bec ainsi que le ministĂšre du Revenu du QuĂ©bec.

    Bien que le Québec possÚde une quantité substantielle de ressources naturelles, le secteur tertiaire génÚre 70 % de son produit intérieur brut (PIB)[213]. Le taux de chÎmage se situe aux alentours de 7 % (), sensiblement égal à la moyenne canadienne.

    Le QuĂ©bec est dotĂ© de plusieurs institutions financiĂšres, dont le mouvement coopĂ©ratif des caisses Desjardins, la Banque Laurentienne, la Banque nationale du Canada, la sociĂ©tĂ© de capital de risque du Fonds de solidaritĂ© FTQ, le cabinet de services financiers de l'Industrielle Alliance, etc. À celles-ci s'ajoutent en outre des institutions gouvernementales, telles l'AutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF), la Caisse de dĂ©pĂŽt et placement du QuĂ©bec, Investissement QuĂ©bec et la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de financement (SGF).

    Saint-Georges, au cƓur de la Beauce, reconnue pour sa multitude de petites et moyennes entreprises (PME).

    Parmi les entreprises québécoises possédant un marché considérable à la grandeur du Québec, le dénombrement inclut le réseau des pharmacies Jean Coutu, les dépanneurs Couche-Tard, les distributeurs en alimentation du groupe Metro Inc., le distributeur en produits de rénovations et de quincaillerie RONA, les rÎtisseries St-Hubert, etc. D'autres entreprises ont, par ailleurs, développé une présence marquée au niveau de certaines économies locales et régionales.

    De plus, Ă©tant donnĂ© qu'il produit de l’énergie en grande quantitĂ© et Ă  un bas coĂ»t, le QuĂ©bec produit prĂšs de 10 % de l’aluminium sur la planĂšte et se classe au quatriĂšme rang en rapport Ă  la production mondiale d'aluminium[214], grĂące Ă  l'aluminerie Alcan (rachetĂ©e par le groupe britanno-australien Rio Tinto en 2007) et Ă  son concurrent amĂ©ricain, Alcoa.

    En 2007, l’économie quĂ©bĂ©coise doit faire face Ă  plusieurs embĂ»ches : hausse fulgurante du dollar canadien, fĂ©roce concurrence Ă©trangĂšre (Asie), hausse du prix de l'Ă©nergie, crise dans le secteur forestier et ralentissement de l'Ă©conomie amĂ©ricaine. La croissance a Ă©tĂ© de 2,2 % en 2006, infĂ©rieure Ă  la moyenne canadienne de 3 %. Le PIB quĂ©bĂ©cois est de 230,6 milliards $US en paritĂ© de pouvoir d’achat (PPA), et celui par habitant est de 30 143 dollars amĂ©ricains (en PPA)[215], un montant qui se compare Ă  celui de la France[216] ou de l’Italie[217]. Cependant, l’écart entre le PIB/Habitant avec l'Ontario et la moyenne canadienne est d’environ de 15-20 %, la moyenne canadienne se situant Ă  35 875 $US (en PPA)[218]. De par sa taille, l’économie du QuĂ©bec se compare Ă  celle de la NorvĂšge[219]. L'Ă©conomie du QuĂ©bec se classe parmi les cinquante plus importantes dans le monde et au 21e rang dans l'Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques[220].

    Exportations et importations

    Saint-Hyacinthe, en Montérégie, est la plaque tournante des marchés nord-américains dans le secteur des biotechnologies agroalimentaires, vétérinaires et agroenvironnementales.

    GrĂące Ă  l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et Ă  l'Accord de libre-Ă©change nord-amĂ©ricain (ALÉNA), le QuĂ©bec connaĂźt une augmentation de sa capacitĂ© Ă  concurrencer le marchĂ© international. À la suite de ces accords, ses relations commerciales avec les autres pays se sont dynamisĂ©es. Par consĂ©quent, le QuĂ©bec a vu ses exportations s’accroĂźtre de maniĂšre importante. Ces Ă©changes internationaux contribuent Ă  la vigueur de l’économie quĂ©bĂ©coise, notamment en matiĂšre d’emploi. Environ 60 % de ses exportations sont rĂ©alisĂ©es ailleurs qu’au Canada[221].

    Exportations du Québec à l'international en fonction des pays.

    En 2008, les exportations quĂ©bĂ©coises ailleurs au Canada et Ă  l'Ă©tranger totalisent 157,3 milliards de dollars canadiens, soit 51,8 % de son produit intĂ©rieur brut (PIB). De ce total, la part des exportations internationales est de 60,4 % par rapport Ă  39,6 % pour les exportations interprovinciales. La rĂ©partition par destination des exportations internationales de marchandises est la suivante : États-Unis (72,2 %), Europe (14,4 %), Asie (5,1 %), Moyen-Orient (2,7 %), AmĂ©rique centrale (2,3 %), AmĂ©rique du Sud (1,9 %), Afrique (0,8 %) et OcĂ©anie (0,7 %). En 2008, le QuĂ©bec importe 178 milliards de dollars canadiens de biens et de services, soit 58,6 % de son PIB. Les importations internationales constituent 62,9 % du total par rapport Ă  37,1 % pour les importations interprovinciales. La rĂ©partition par provenance des importations internationales de marchandises est la suivante : États-Unis (31,1 %), Europe (28,7 %), Asie (17,1 %), Afrique (11,7 %), AmĂ©rique du Sud (4,5 %), AmĂ©rique centrale (3,7 %), Moyen-Orient (1,3 %) et OcĂ©anie (0,7 %). L'Accord de libre-Ă©change nord-amĂ©ricain (ALENA) donne au QuĂ©bec, entre autres, l'accĂšs Ă  un marchĂ© de 130 millions de consommateurs dans un rayon de 1 000 kilomĂštres[221].

    Cinq principaux pays d'exportation pour le Québec
    Rang Pays Dollars (2011)
    1Drapeau des États-Unis États-Unis
    40 127 700 000
    2Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
    2 036 600 000
    3Drapeau de la RĂ©publique populaire de Chine Chine
    1 687 800 000
    4Drapeau de l'Allemagne Allemagne
    1 256 600 000
    5Drapeau de la France France
    1 133 300 000
    Exportations du Québec au Canada et à l'international.

    Cependant le principal partenaire Ă©conomique du QuĂ©bec est le Canada avec plus de 59 milliards de dollars d'exportation en 2009. Ce qui reprĂ©sente plus de la moitiĂ© des exportations du QuĂ©bec.

    Plusieurs entreprises quĂ©bĂ©coises de renom Ɠuvrent sur le marchĂ© international : les producteurs de pĂąte et papiers Cascades et AbitibiBowater, le producteur de lait Agropur, le constructeur des transports Bombardier, la compagnie des technologies de l'information CGI, le Cirque du Soleil, les dĂ©panneurs Couche-Tard, la Corporation de SĂ©curitĂ© GardaWorld, le distributeur Ă©nergĂ©tique Gaz MĂ©tro, la firme mercatique Groupe Cossette Communication, la compagnie de mĂ©dias et tĂ©lĂ©communications QuĂ©becor, la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton, la fromagerie Saputo et la boulangerie Vachon, le groupe d'ingĂ©nierie et de construction SNC-Lavalin, etc.

    Entreprises nationales

    Bombardier, Desjardins, La Banque nationale du Canada, Le groupe Jean Coutu, Transcontinental média, Québecor, les épiceries Métro, Hydro-Québec, la Société des alcools du Québec, la Banque de Montréal, Saputo, le Cirque du Soleil, la Caisse de dépÎt et placement du Québec, les restaurants Normandin et le groupe Vidéotron représentent briÚvement quelques entreprises nationales québécoises parmi les plus importantes[222].

    Le gouvernement du QuĂ©bec se dĂ©clare en faveur du nationalisme Ă©conomique [223]. Cette position a Ă©tĂ© critiquĂ©e par certaines personnes comme Ă©tant nĂ©faste pour l’économie quĂ©bĂ©coise [224], et poussant d’autres entreprises Ă  la faillite[225].

    Ressources naturelles

    La ville miniĂšre de Fermont, CĂŽte-Nord, au commencement de la route du fer.

    L’abondance de ses ressources naturelles confĂšre au QuĂ©bec une position avantageuse sur le plan mondial. Le QuĂ©bec se distingue notamment dans le secteur minier en se classant parmi les dix principaux producteurs mondiaux. Il se dĂ©marque Ă©galement par l’exploitation de ses ressources forestiĂšres.

    Le QuĂ©bec est remarquable par les richesses naturelles de son vaste territoire. Il compte environ 30 mines, 158 entreprises d’exploration et une quinzaine d’industries de premiĂšre transformation. Plusieurs minĂ©raux mĂ©talliques y sont exploitĂ©s, dont les principaux : l’or, le fer, le cuivre et le zinc. D'autres substances comprennent le titane, l’amiante, l’argent, le magnĂ©sium, le nickel ainsi que de nombreux autres mĂ©taux et minĂ©raux industriels[226]. Cependant, seul 40 % du potentiel minĂ©ral du sous-sol quĂ©bĂ©cois est actuellement connu. En 2003, la valeur des expĂ©ditions minĂ©rales du QuĂ©bec a atteint 3,7 milliards de dollars[227]. Par ailleurs, en tant que pĂŽle d'exploration majeur du diamant[228], le QuĂ©bec a connu, depuis 2002, une recrudescence de la prospection miniĂšre, notamment dans le Nord-Ouest ainsi que dans les monts Otish et les monts Torngat.

    L’immense majoritĂ© (90,5 %) des forĂȘts du QuĂ©bec est de propriĂ©tĂ© publique. Les forĂȘts recouvrent plus de la moitiĂ© du territoire quĂ©bĂ©cois, soit 761 100 km2 [229]. Le domaine forestier quĂ©bĂ©cois s’étend sur sept degrĂ©s de latitude. En 2020, la foresterie reprĂ©sentait 8 % des exportations quĂ©bĂ©coises[230].

    Le Québec recouvre plus d'un million de lacs et cours d'eau, occupant 21 % de la superficie totale de son territoire. Ce milieu aquatique est alors constitué de 12,1 % d'eaux douces et de 9,2 % d'eaux saumùtres et salées[231].

    Énergie

    SituĂ©e sur le fleuve Saint-Laurent au sud-ouest de MontrĂ©al, la centrale de Beauharnois est l'une des 63 centrales hydroĂ©lectriques exploitĂ©es par Hydro-QuĂ©bec. Cet amĂ©nagement de 1 900 MW a Ă©tĂ© mis en service entre 1932 et 1961.

    Contrairement à la plupart des autres régions du monde, le Québec se distingue par l'importance des sources d'énergies renouvelables dans son bilan énergétique. En 2017, 47 % des approvisionnements en énergie provenaient de sources renouvelables exploitées sur le territoire[232].

    Le QuĂ©bec produit la majeure partie de l'hydroĂ©lectricitĂ© au Canada et constitue, Ă  lui seul, l'un des principaux producteurs mondiaux, derriĂšre la Chine, le BrĂ©sil et les États-Unis[233]. En 2019, la production quĂ©bĂ©coise s'Ă©levait Ă  214 terawatt-heure (TWh), dont 95 % provient de centrales hydroĂ©lectriques. L'Ă©nergie Ă©olienne fournit 4,7 % des approvisionnements. La production d'Ă©lectricitĂ© thermique est pratiquement absente, hormis quelques centrales exploitant la biomasse forestiĂšre ainsi que des gĂ©nĂ©ratrices diesel qui alimentent une vingtaine de communautĂ©s Ă©loignĂ©es[234].

    La sociĂ©tĂ© publique Hydro-QuĂ©bec occupe une position dominante dans la production, le transport et la distribution de l'Ă©lectricitĂ©. L'entreprise exploite 63 centrales hydroĂ©lectriques et 28 grands rĂ©servoirs qui garantissent un approvisionnement stable et modulable en fonction de la demande[235]. Compte tenu de l'Ă©loignement de ses principaux amĂ©nagements, situĂ©s Ă  la baie James et sur la CĂŽte-Nord, la division TransÉnergie exploite le plus vaste rĂ©seau de transport d'Ă©lectricitĂ© en AmĂ©rique du Nord. Le rĂ©seau comprend 34 361 km de lignes et 17 interconnexions avec les marchĂ©s limitrophes[236], permettant l'exportation de 38,3 TWh en 2018[237].

    La raffinerie Valero de LĂ©vis a une capacitĂ© de production de 265 000 barils par jour.

    Le QuĂ©bec Ă©tant pratiquement exempt de gisements significatifs d'Ă©nergies fossiles[238], l'ensemble des hydrocarbures est importĂ©. Les stratĂ©gies d'approvisionnement des raffineurs ont variĂ© au fil du temps, en fonction des conditions de marchĂ©. Le QuĂ©bec, qui achetait son pĂ©trole de la Mer du Nord dans les annĂ©es 1990, consomme presque exclusivement le brut produit dans les gisements de l'Ouest du Canada et des États-Unis depuis 2015[239]. La production des deux raffineries en activitĂ© (la raffinerie Valero de LĂ©vis et celle de Suncor Ă  MontrĂ©al) ont une capacitĂ© totale (402 000 barils par jour) supĂ©rieures aux besoins locaux, qui s'Ă©levaient Ă  365 000 barils par jour en 2018[238].

    Le gaz naturel consommĂ© au QuĂ©bec arrive par le rĂ©seau de transport de TC Énergie. Le principal distributeur de gaz, la sociĂ©tĂ© Énergir, s'approvisionne depuis 2016 au point de rĂ©ception Dawn dans le sud-ouest de l'Ontario, plutĂŽt que du carrefour Empress, Ă  la frontiĂšre de l'Alberta. Ce changement s'explique par l'accroissement de la production non traditionnelle des gaz de schiste, qui stimule la concurrence entre les diffĂ©rents bassins d'approvisionnement exploitĂ©s Ă  l'Ă©chelle du continent. En 2018, 86 % des volumes provenaient de Dawn et 12 % d'Empress. Le reste est constituĂ© d'injections de gaz produits localement par la valorisation des matiĂšres rĂ©siduelles[240].

    La politique Ă©nergĂ©tique du gouvernement, mise Ă  jour en 2016 a comme vision de faire du QuĂ©bec « un chef de file nord-amĂ©ricain dans les domaines de l'Ă©nergie renouvelable et de l'efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique », afin de bĂątir, d'ici 2030, une Ă©conomie Ă  faible empreinte carbone[241]. La politique se donne notamment pour objectifs de rĂ©duire de 40 % la quantitĂ© de produits pĂ©troliers consommĂ©s, d'augmenter de 25 % la production d'Ă©nergies renouvelables et de 50 % la production de bioĂ©nergies. Le gouvernement estime que ses cibles devraient permettre une rĂ©duction les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 16 mĂ©gatonnes d'Ă©quivalent CO2 d'ici 2030[242].

    Transport

    Le dĂ©veloppement et la sĂ»retĂ© des transports au QuĂ©bec sont assurĂ©s par le ministĂšre des Transports du QuĂ©bec. D'autres organismes, tels la Garde cĂŽtiĂšre canadienne et Nav Canada, assurent ce mĂȘme service dans la navigation maritime et aĂ©rienne. La Commission des transports du QuĂ©bec Ɠuvre pour sa part auprĂšs des transporteurs de marchandises et du transport en commun.

    Le rĂ©seau routier quĂ©bĂ©cois est administrĂ© par le ministĂšre des Transports du QuĂ©bec et comprend environ 185 000 km d’autoroutes et de routes nationales, rĂ©gionales, locales, collectrices et forestiĂšres. En outre, le QuĂ©bec compte prĂšs de 12 000 ponts, tunnels, murs de soutĂšnement, ponceaux et autres constructions[243], tels le pont de QuĂ©bec, le pont Pierre-Laporte, le pont Laviolette et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

    Le traversier N.M. Camille-Marcoux, de la SociĂ©tĂ© des traversiers du QuĂ©bec, assurant les liaisons Baie-Comeau–Matane et Godbout–Matane.

    Dans les eaux du Saint-Laurent se trouvent huit ports en eau profonde destinĂ©s au transbordement des marchandises. En 2003, 3 886 cargos et 9,7 millions de tonnes de marchandises ont transitĂ© par la portion quĂ©bĂ©coise de la Voie maritime du Saint-Laurent[244]. De plus, le service de la SociĂ©tĂ© des traversiers du QuĂ©bec assure la liaison des routes terrestres par voie maritime, principalement sur le fleuve Saint-Laurent. L'Institut maritime du QuĂ©bec, Ă  Rimouski, est le principal Ă©tablissement veillant Ă  la formation supĂ©rieure en navigation et construction maritime.

    Quant au transport ferroviaire, le QuĂ©bec dispose de 6 678 km de voies ferrĂ©es[245] qui s’intĂšgrent au grand rĂ©seau nord-amĂ©ricain. Bien que principalement destinĂ© au transport des marchandises, notamment par le Canadien National (CN) et le Canadien Pacifique (CP), le rĂ©seau ferroviaire quĂ©bĂ©cois tient compte du transport interurbain des voyageurs par l'intermĂ©diaire de Via Rail Canada et d'Amtrak. Le transport ferroviaire rĂ©gional est essentiellement limitĂ© aux tours opĂ©rateurs, alors que le territoire de la CommunautĂ© mĂ©tropolitaine de MontrĂ©al est desservie par un rĂ©seau rĂ©gional de trains de banlieue, administrĂ©e par Exo, anciennement l'Agence mĂ©tropolitaine de transport (AMT). La formation supĂ©rieure en gĂ©nie ferroviaire est assurĂ©e par l'École polytechnique de MontrĂ©al.

    Le rĂ©seau aĂ©rien supĂ©rieur comprend 43 aĂ©roports qui offrent des services rĂ©guliers sur une base quotidienne[244]. De plus, le gouvernement quĂ©bĂ©cois est propriĂ©taire d'aĂ©roports et hĂ©liports permettant l'accessibilitĂ© des services locaux aux communautĂ©s de la Basse-CĂŽte-Nord et des rĂ©gions nordiques[246]. Alors que l'École nationale d'aĂ©rotechnique, Ă  l'aĂ©roport de Saint-Hubert, est spĂ©cialisĂ©e dans la construction et la maintenance d'aĂ©ronefs, le cĂ©gep de Chicoutimi est le seul Ă©tablissement public du QuĂ©bec offrant la formation supĂ©rieure en pilotage, en collaboration avec le Centre quĂ©bĂ©cois de formation aĂ©ronautique (CQFA) de Saint-HonorĂ©.

    Divers autres rĂ©seaux de transport sillonnent le territoire quĂ©bĂ©cois, dont les sentiers pĂ©destres, les sentiers de motoneiges et les pistes cyclables; la route Verte Ă©tant la plus importante avec prĂšs de 4 000 kilomĂštres de longueur.

    Science et technologie

    L'observatoire du Mont-MĂ©gantic, en Estrie, appartient au Centre de recherche en astrophysique du QuĂ©bec (CRAQ) et possĂšde le plus gros tĂ©lescope dans l'est de l'AmĂ©rique du Nord, avec un diamĂštre de 1,6 mĂštre[247].

    La science et la technologie sont des facteurs dĂ©terminants dans le positionnement Ă©conomique du QuĂ©bec. Étant l’un des chefs de file mondiaux dans des secteurs de pointe tels que l’aĂ©rospatiale, les technologies de l’information, les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique, le QuĂ©bec joue un rĂŽle significatif dans la communautĂ© scientifique et technologique. Le QuĂ©bec est Ă©galement actif dans le dĂ©veloppement de ses industries de l'Ă©nergie, y compris les Ă©nergies renouvelables comme l'hydroĂ©lectricitĂ© et Ă©nergie Ă©olienne.

    Plus de 1,1 million de Québécois exercent une profession scientifique et technique dans le secteur de la science et technologie[248]. La recherche et développement (R&D) représente environ 2,6 % du PIB du Québec et est l'une des plus élevées des pays de la zone euro, des pays membres du G7 et de OECD[248] - [249]. D'ailleurs le Québec se classe au 11e rang mondial en termes d'investissement dans les secteurs technologiques et scientifiques[250].

    L’industrie aĂ©rospatiale, un secteur clĂ© de la technologie au QuĂ©bec, est la cinquiĂšme au monde en importance avec des revenus annuels de 12,4 milliards de dollars et reprĂ©sente, Ă  elle seule, 2 % du PIB et 12,5 % des exportations manufacturiĂšres du QuĂ©bec[251] - [252]. Elle est ainsi supportĂ©e par le Consortium de recherche et d'innovation en aĂ©rospatiale au QuĂ©bec (CRIAQ) qui regroupe, notamment, des constructeurs tels Bombardier AĂ©ronautique, Lockheed Martin Canada et HĂ©roux-Devtek, implantĂ©s principalement sur le territoire de la CommunautĂ© mĂ©tropolitaine de MontrĂ©al[253]. D'autres organisations d'envergure Ɠuvrant dans l'industrie ont de mĂȘme Ă©lu domicile au QuĂ©bec, tel que Air Canada et l'Agence spatiale canadienne (ASC). Le QuĂ©bec Ă  lui seul reprĂ©sente 60 % de l'industrie aĂ©rospatiale du Canada[254].

    Les sciences de la vie sont un autre secteur sur lequel le QuĂ©bec mise Ă©normĂ©ment[255]. Plus de 32 000 personnes travaillent actuellement dans le secteur de la santĂ© au QuĂ©bec dont plus de 13 000 chercheurs[255]. MontrĂ©al, mĂ©tropole du QuĂ©bec[256], mise Ă©normĂ©ment sur ce secteur de l'Ă©conomie en construisant le quartier de la santĂ© qui comprend plus de 3 000 Ă©tablissements et plus de 200 centres de recherche[257]. En 2005, le QuĂ©bec possĂ©dait plus de 68 % des brevets de mĂ©dicaments, 42 % des investissements en recherche liĂ© au secteur pharmaceutique et 41 % des investissements dans la biotechnologie au Canada alors que sa population ne reprĂ©sente que 23 % de la population canadienne[258]. Le QuĂ©bec compte plus de 450 compagnies dans les secteurs pharmaceutiques et biotechnologiques qui emploient 25 000 personnes et 10 000 chercheurs[258]. La ville de MontrĂ©al se classe au 4e rang en AmĂ©rique du Nord pour le nombre d'emplois liĂ©s au secteur pharmaceutique[259].

    Les industries des services informatiques et du logiciel ainsi que celle du multimĂ©dia sont deux autres secteurs importants liĂ©s Ă  la technologie au QuĂ©bec[260] - [261]. ParticuliĂšrement active Ă  MontrĂ©al, l'industrie du jeu vidĂ©o y est en plein dĂ©veloppement[261]. La revue britannique spĂ©cialisĂ©e Develop mentionne d'ailleurs en octobre 2006 que la mĂ©tropole est l’endroit qui a connu le plus grand essor dans ce domaine au cours des 10 derniĂšres annĂ©es. Ce secteur a d'abord Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par des pionniers tel que Softimage (fondĂ©e par Daniel Langlois en 1986) et Discreet Logic mais la prĂ©sence du chef de file mondial dans ce domaine en particulier, Ubisoft (arrivĂ©e au QuĂ©bec en 1997), Electronic Arts et Eidos ne sont pas Ă©trangĂšres Ă  ce succĂšs[261]. Le secteur des services informatiques et du logiciel est aussi trĂšs dĂ©veloppĂ© au QuĂ©bec et emploie prĂšs de 145 000 personnes[260] - [262]. Plusieurs entreprises quĂ©bĂ©coises comme OSF Global Services connaissent une forte expansion au plan international[263]. On retrouve Ă  QuĂ©bec le deuxiĂšme pĂŽle de la province en crĂ©ation multimĂ©dia et en jeux vidĂ©o avec 1 630 emplois comptant le studio de crĂ©ation artistique multimĂ©dia Ex Machina de Robert Lepage et les studios de jeu vidĂ©o Beenox (Activision), Ubisoft et Sarbakan, ainsi que la plus importante entreprise de jeux vidĂ©o de propriĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise, Frima Studio[264].

    Tourisme

    L’industrie touristique est un pilier Ă©conomique majeur au QuĂ©bec. Le ministĂšre du Tourisme du QuĂ©bec en assure le dĂ©veloppement en opĂ©rant sous le nom commercial QuĂ©bec Original[265]. Dans la mĂȘme veine, l'Institut de tourisme et d'hĂŽtellerie du QuĂ©bec Ɠuvre dans la formation supĂ©rieure des professionnels du domaine[loi 47].

    En 2005, l’industrie touristique procurait des emplois directs Ă  133 271 travailleurs[266]. Ces employĂ©s Ɠuvrent dans plus de 29 000 entreprises touristiques quĂ©bĂ©coises[267]. On estime qu’en 2007, le QuĂ©bec a accueilli 25,8 millions de touristes[268]. De ce nombre 76,1 % provenaient du QuĂ©bec, 12,2 % du reste du Canada, 7,7 % des États-Unis et 4,1 % d’autres pays[268]. Annuellement, les touristes dĂ©pensent plus de 6,7 milliards de dollars dans les diffĂ©rentes sphĂšres de l’industrie touristique quĂ©bĂ©coise[268].

    Le QuĂ©bec compte 22 rĂ©gions touristiques dont le dĂ©veloppement est assurĂ© par un rĂ©seau autonome d'associations touristiques rĂ©gionales[269]. De plus, des sociĂ©tĂ©s de dĂ©veloppement Ă©conomique veillent Ă  la promotion du tourisme local de certaines municipalitĂ©s constituĂ©es en zones touristiques (rĂ©gions historiques ou culturelles). Sur une terre de contrastes et d'immensitĂ©, nombre d’activitĂ©s et d'attraits s’offrent aux visiteurs sur les routes et circuits touristiques[270]. De la vie urbaine Ă  l'Archipel-de-Mingan, en passant par le Grand Nord et les Hautes-Gorges-de-la-RiviĂšre-Malbaie, une panoplie de sites et plaisirs saisonniers font la satisfaction des touristes, sur l'eau, dans les montagnes ou dans les airs. Enfin, le QuĂ©bec est le thĂ©Ăątre de nombreux Ă©vĂ©nements d’envergure internationale, dont des compĂ©titions sportives (Grand Prix automobile du Canada, Coupe Rogers) et des festivals (Festival international de jazz de MontrĂ©al, Festival d’étĂ© international de QuĂ©bec) ainsi que le plus important carnaval d'hiver au monde, le Carnaval de QuĂ©bec.

    Budget annuel

    Pour la période 2017-2018, le budget du Québec est de 103,7 milliards de dollars. Ce budget prévoit octroyer 3 milliards de plus au secteur de la santé sur deux ans[271] - [272].

    Place dans l'Ă©conomie canadienne

    Le QuĂ©bec est au troisiĂšme rang du classement canadien des endroits les plus attrayants pour l’investissement minier[273].

    Le Québec se classe au deuxiÚme rang au Canada en matiÚre de services à la petite enfance[274].

    Le Québec figure au premier rang des provinces, que ce soit pour le volume de lait produit ou pour le nombre de fermes engagées dans cette production[275].

    Le QuĂ©bec produit la majeure partie de l’hydroĂ©lectricitĂ© au Canada[276]

    L'Université McGill et l'Université de Montréal font partie des dix meilleures université au Canada[277].

    Le Québec est au premier rang des provinces canadiennes pour le taux de présence syndicale[278].

    Le Québec est au huitiÚme rang des provinces quant à la performance globale de son systÚme de santé[279].

    À l’échelle canadienne, le QuĂ©bec est la deuxiĂšme province, reprĂ©sentant 21,5 % des dĂ©penses touristiques[280].

    Le Québec se classe au deuxiÚme rang au Canada par rapport au montant reçu en péréquation par habitant[281].

    Le Québec est la province qui compte le plus grand nombre de véhicules électriques enregistrés par rapport à toutes les provinces canadiennes[282].

    Le Québec est le plus grand producteur d'hydroélectricité au Canada, la Colombie-Britannique occupant le second rang[283] - [284].

    Au xxie siĂšcle, le QuĂ©bec redevient une destination d’affaires et abrite une industrie technologique florissante. La province connaĂźt Ă©galement une augmentation importante de son taux d’emploi depuis les annĂ©es 1990. MontrĂ©al demeure la deuxiĂšme mĂ©tropole la plus importante au Canada et le deuxiĂšme centre Ă©conomique du pays[285].

    DĂ©mographie

    Au , la population estimĂ©e du QuĂ©bec est de 8 575 944 habitants[286]. Elle se compare ainsi Ă  celle de pays comme la Suisse et la Sierra Leone. La densitĂ© de population est d'environ 5,5 habitants par kilomĂštre carrĂ©, 80 % de sa population est principalement rĂ©partie au sud, prĂšs des rives du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, en 2009, 1 906 693 personnes Ă©taient comptabilisĂ©es dans les 498 km2 de l’üle de MontrĂ©al (pour une densitĂ© de 3 861,6 hab./km2). En revanche, seulement 41 129 QuĂ©bĂ©cois habitaient la rĂ©gion du Nord-du-QuĂ©bec, laquelle compte pour 43 % du territoire[287].

    Autochtones et minorités visibles[288]
    Recensement de 2016Population% de la population totale
    MinoritĂ©s visibles Noirs319 230 3,9 %
    Arabes 213 740 2,6 %
    Latinos 113 920 1,4 %
    Chinois99 505 1,2 %
    Asie du Sud90 335 1,1 %
    Autre minoritĂ© visible195 635 2,4 %
    Total de la population des minoritĂ©s visibles1 032 365 12,6 %
    AutochtonesPremiĂšres Nations92 655 1,1 %
    MĂ©tis69 3650,8 %
    Inuits13 9400,2 %
    Total population autochtone182 885 2,2 %
    Canadiens europĂ©ens7 102 611 87 %
    Total population8 164 361 100,00

    Les QuĂ©bĂ©cois membres des minoritĂ©s visibles forment environ 11 % de la population[289] et sont concentrĂ©s principalement dans la ville de MontrĂ©al. Jusqu’aux annĂ©es 1960, les immigrants provenaient surtout de pays europĂ©ens (notamment des Italiens, des Juifs d’Europe centrale, puis des Grecs). À partir des annĂ©es 1960-1970, l’immigration s’est toutefois diversifiĂ©e, entre autres avec l’arrivĂ©e importante d’HaĂŻtiens, de Latino-AmĂ©ricains, de Vietnamiens, etc. Les immigrants actuels proviennent surtout de France, de Chine, de Belgique, d’Europe de l'Est et de diffĂ©rents pays en dĂ©veloppement, spĂ©cialement les pays francophones d’Afrique du Nord, mais aussi d’AmĂ©rique latine[290].

    Autochtones

    Carte des communautés autochtones au Québec, incluant les réserves, les établissements et les villages nordiques.
  1. Algonquins
  2. Attikameks
  3. Abénaquis
  4. Cris
  5. Hurons-Wendat
  6. Innus
  7. Malécites
  8. Micmacs
  9. Mohawks
  10. Naskapis
  11. Inuits
  12. Les Autochtones habitent le territoire quĂ©bĂ©cois depuis plusieurs millĂ©naires. Chaque communautĂ© possĂšde sa propre structure sociale, culture et entitĂ© territoriale. En 2003, la population autochtone du QuĂ©bec comptait 159 905 personnes[291]. Cependant, comme la loi fĂ©dĂ©rale n’a reconnu que les enfants de pĂšre autochtone jusque dans les annĂ©es 1980, il est possible que leur nombre soit plus Ă©levĂ©, en plus des MĂ©tis.

    Toutes les ethnies vivant principalement au sud du 55e parallĂšle sont collectivement appelĂ©s « AmĂ©rindiens », « Indiens », « PremiĂšres nations » ou, de façon obsolĂšte, « Peaux rouges ». Les dix groupes ethniques amĂ©rindiens du QuĂ©bec se rattachent Ă  deux groupes linguistiques. La famille algonquienne regroupe huit ethnies : les AbĂ©naquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Wolastoqiyik, les Micmacs, les Innus et les Naskapis. Ces deux derniers Ă©taient considĂ©rĂ©s jusqu'en 1978 comme formant une seule et mĂȘme ethnie : les Innus. La famille iroquoienne est composĂ©e des Hurons-Wendats et des Mohawks. Cependant, seuls ces derniers composent la confĂ©dĂ©ration iroquoise (Haudenosaunee) avec cinq autres groupes autochtones de l'État de New York et de l'Ontario. Le onziĂšme groupe ethnique autochtone du QuĂ©bec, les Inuits (ou, de façon obsolĂšte, les Esquimaux), appartient quant Ă  elle Ă  la famille inuit-alĂ©oute. Les Inuits vivent principalement au Nouveau-QuĂ©bec (Nunavik) et composent la majoritĂ© de la population vivant au nord du 55e parallĂšle.

    De ces peuples autochtones, coexistent des tribus dites « nomades », prĂ©cisĂ©ment les tribus de cultures algonquiennes (ex.: les Algonquins, les Cris et les Innus) de celles plus « sĂ©dentaires », prĂ©cisĂ©ment les tribus de traditions iroquoiennes (ex.: les Iroquois et les Hurons-Wendat). Ces derniĂšres ont dĂ©veloppĂ© des formes d’organisation sociale plus importante. Les tribus de tradition nomades suivent la migration des troupeaux d’animaux qui leur servent de proie, comme le bison, l’orignal ou le phoque[292]. Le mode de vie des tribus algonquiennes et inuites sont dictĂ©s par les obligations liĂ©es Ă  la chasse et la pĂȘche. Les traditions des tribus iroquoiennes, productrices des Trois sƓurs: maĂŻs, haricots et courges, sont plutĂŽt dĂ©veloppĂ©es autour d'une structure matriarcale dĂ©rivĂ©e de la « cabane longue », ou longue maison (une traduction littĂ©rale de l’expression longhouse), qui regroupe plusieurs familles sous l’autoritĂ© d’une doyenne[182] - .

    Relations avec les Québécois

    Un inuksuk inuit sur la place de l'Assemblée-Nationale à Québec.

    Bien qu’ils reprĂ©sentent aujourd’hui – approximativement – 3 % de la population quĂ©bĂ©coise, les Autochtones ont beaucoup[250] apportĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise grĂące, principalement Ă  leurs idĂ©aux de respect de la faune et de la flore, de la nature et de l'environnement, Ă  leurs valeurs d'hospitalitĂ© de gĂ©nĂ©rositĂ© et de partage. Économiquement grĂące Ă  la traite des fourrures et au dĂ©veloppement de relations avec les colons, dont les coureurs des bois, marchands, cartographes et pĂšres jĂ©suites. En plus de contribuer Ă  la toponymie quĂ©bĂ©coise, leurs apports rĂ©sident, par exemple, dans leurs connaissances plus avancĂ©es dans les domaines suivants : la mĂ©decine holistique, le fonctionnement de la biologie humaine, les remĂšdes soignant plusieurs maladies, dont principalement le scorbut Ă  l'arrivĂ©e des colons (faits de gomme blanche Ă  base de plantes indigĂšnes : sapin, cĂšdre blanc ou anneda, selon les thĂ©ories), les vĂȘtements d'hiver (tannage de la fourrure), l'architecture des habitations (isolation contre le froid), les moyens de transport sur neige (raquette Ă  neige et traĂźneau Ă  chiens) et sur l'eau (canoĂ«s, kayaks et rabaskas), l'acĂ©riculture, les sports (crosse et pĂȘche blanche), la chasse Ă  l'orignal et au caribou, le trappage, le territoire et ses composantes, les bassins versants et leurs cours d'eau, les ressources naturelles, etc[293].

    Lors de l'arrivée des Européens en Amérique au XVIe siÚcle, les peuples de langues algonquiennes et les Iroquoiens du Saint-Laurent se firent alliés des colons français dans un but de commerce. La premiÚre relation se fit à l'arrivée de Jacques Cartier lorsqu'il mit pied à Gaspé et rencontra Donnacona, chef du village de Stadaconé (aujourd'hui, la ville de Québec), en 1534. La légende du Royaume de Saguenay incita, par ailleurs, le roi François Ier à financer de nouveaux voyages vers le Nouveau Monde.

    « PlutĂŽt que par la conquĂȘte et par la force, c'est en favorisant des alliances commerciales et militaires, en concluant de nombreux traitĂ©s de paix et d'amitiĂ© que les relations entre les deux peuples se sont solidifiĂ©es[294]. »

    Droit des peuples autochtones

    Nemiscau : village du Nord-du-QuĂ©bec oĂč siĂšge le Grand Conseil des Cris.

    Lors de la proclamation royale de 1763, un droit incontestable est confirmĂ© aux autochtones sur leurs terres. Cependant, par suite de cette mĂȘme proclamation, aprĂšs les traitĂ©s de paix et d'amitiĂ© conclus en Nouvelle-France, la Couronne britanniques instituera les traitĂ©s territoriaux, par lesquels les autoritĂ©s britanniques procĂ©deront Ă  l'extinction totale des titres fonciers des groupes autochtones. « En visualisant la carte des traitĂ©s territoriaux ratifiĂ©s Ă  la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe siĂšcle, nous constatons que rien de tel n'a Ă©tĂ© conclu sur le territoire du QuĂ©bec »[alpha 10].

    EntiÚrement sous tutelle fédérale, les droits autochtones sont énoncés par la Loi sur les Indiens, adoptée à la fin du XIXe siÚcle. Celle-ci les circonscrit à l'intérieur des réserves indiennes créées à cet effet[295].

    En 1975, les cris, inuits et le gouvernement quĂ©bĂ©cois sont convenus d'une entente qui Ă©largissait les droits autochtones au-delĂ  des rĂ©serves, soit sur plus des deux tiers du territoire, et qui fut instituĂ©e par la Convention de la Baie-James et du Nord quĂ©bĂ©cois. En 1978, les Naskapis se joignent Ă  l'entente lors de la signature de la Convention du Nord-Est quĂ©bĂ©cois. De ce fait, ces trois ethnies ont pu se dĂ©tacher de leur assujettissement Ă  la Loi sur les Indiens. Des pourparlers sont en cours depuis quelques annĂ©es avec les Montagnais de la CĂŽte-Nord et du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour la crĂ©ation d'une autonomie similaire sur deux territoires distincts, l'Innu Assi et le Nitassinan[296]. D'ailleurs en janvier 2010, une entente conclue entre QuĂ©bec et les Montagnais accordait au Conseil de bande de Mashteuiatsh la planification du concept d'aire innue d'amĂ©nagement et de dĂ©veloppement dans toute la rĂ©serve faunique Ashuapmushuan, laquelle est situĂ©e sur le Nitassinan de la communautĂ© des Pekuakamiulnuatsh[297] - [298].

    Institutions politiques

    Acadiens

    La marina de l'Anse-Ă -la-Cabane, Ă  Bassin (Îles-de-la-Madeleine), dĂ©corĂ©e de drapeaux acadiens.

    Plus d’un million de QuĂ©bĂ©cois sont d'ascendance acadienne[302] - [303] - [304] - [305]. Plusieurs s'Ă©taient rĂ©fugiĂ©s au QuĂ©bec aprĂšs la dĂ©portation des Acadiens. Ces derniers habitent surtout aux Ăźles de la Madeleine et en GaspĂ©sie. Mais une trentaine d’autres communautĂ©s sont prĂ©sentes ailleurs au QuĂ©bec, en particulier sur la CĂŽte-Nord et dans le Centre-du-QuĂ©bec. Une communautĂ© acadienne du QuĂ©bec peut ĂȘtre appelĂ©e une « Cadie » ou « Petite Cadie », alors que plusieurs villes utilisent le gentilĂ© « Cadien ». En fait, entre membres de l'Acadie ou de la diaspora acadienne, l'appartenance de certaines communautĂ©s du QuĂ©bec est sujet Ă  dĂ©bat[306] - [307].

    Le Festival acadien des Îles-de-la-Madeleine est organisĂ© chaque annĂ©e au mois d’aoĂ»t, en souvenir des fondateurs des premiers villages de ces Ăźles. Le festival se tient Ă  Havre-Aubert, pendant environ deux semaines, oĂč QuĂ©bĂ©cois et Acadiens de tous les coins du QuĂ©bec et d’autres terres voisines se mĂȘlent aux Madelinots pour cĂ©lĂ©brer la culture acadienne[308]. Il y a un musĂ©e de la culture acadienne dans la ville de Bonaventure, en GaspĂ©sie. Le musĂ©e acadien propose l’exposition permanente intitulĂ©e, une Acadie QuĂ©bĂ©coise, qui permet de mieux comprendre l’importance et les particularitĂ©s de la prĂ©sence acadienne au QuĂ©bec[309]. Le 15 aoĂ»t 2002, jour de la FĂȘte nationale de l'Acadie, la Commission de la capitale nationale du QuĂ©bec a dĂ©voilĂ© le monument aux Acadiens Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la promenade du mĂȘme nom dans le parc de l’AmĂ©rique française, dans la ville de QuĂ©bec. IntitulĂ© « Vers la lumiĂšre », le monument reprĂ©sente un phare surmontĂ© des couleurs et de l’étoile du drapeau acadien. Symbolisant ainsi le rĂŽle prĂ©dominant que les Acadiens et leurs descendants ont jouĂ© dans l’histoire du QuĂ©bec. Le premier ministre du QuĂ©bec, Bernard Landry, y avait alors dĂ©clarĂ© : « Entre le peuple quĂ©bĂ©cois et le peuple acadien, il y a plus que de l’amitiĂ©, il y a de la parentĂ© »[310].

    Langues

    Cette Ɠuvre de Charles Huot reprĂ©sente le dĂ©bat sur les langues Ă  l'assemblĂ©e lĂ©gislative du Bas-Canada (aujourd’hui la province du QuĂ©bec) en 1793.
    Capacité de soutenir une conversation en français au Québec en 2016.

    Le QuĂ©bec se distingue des autres provinces canadiennes par le fait que le français y est la seule langue officielle[loi 35] - [311], alors que l’anglais prĂ©domine dans le reste du Canada[312]. Le français est la langue commune, comprise et parlĂ©e par 94,46 % de la population[313] - [314]. En 2016, quelque 79,06 % des QuĂ©bĂ©cois ont le français pour la langue maternelle (77,1 % ont le français pour langue maternelle unique et 2 % ont plusieurs langues maternelles dont le français)[315]. En nette croissance dĂ©mographique, l’anglais Ă©tait en 2011 la langue maternelle de 8,3 % de la population quĂ©bĂ©coise[316]. 71 % des Anglo-QuĂ©bĂ©cois se considĂšrent bilingues, c’est-Ă -dire qu’ils ont une maĂźtrise suffisante du français pour soutenir une conversation[317]. De plus, onze nations autochtones font partie du QuĂ©bec.

    Les QuĂ©bĂ©cois dĂ©fendent la francophonie face Ă  la prĂ©pondĂ©rance nord-amĂ©ricaine de la langue anglaise. Dans cette optique, le rapport de la Commission Gendron Ă©tablit, en 1968, les fondements du Livre blanc pour la politique linguistique du gouvernement du QuĂ©bec. Tributaire des commissions d'enquĂȘte, cet Ă©noncĂ© de politique accompagne la Charte de la langue française – la « loi 101 » – depuis 1977. « La campagne de dĂ©sinformation systĂ©matique menĂ©e par les journaux de langue anglaise au sujet du QuĂ©bec a pris naissance avec la Charte et n'a cessĂ© de s'alimenter de la Charte ; elle a suscitĂ© des prĂ©jugĂ©s tenaces et entretenu une mĂ©connaissance profonde de la rĂ©alitĂ© quĂ©bĂ©coise »[318].

    Français

    Le français est la langue officielle du QuĂ©bec. Le français quĂ©bĂ©cois y est la variante de français la plus utilisĂ©e. L'Office quĂ©bĂ©cois de la langue française (OQLF) veille Ă  l'application de la politique linguistique conjointement avec le Conseil supĂ©rieur de la langue française et la Commission de toponymie du QuĂ©bec. Leurs recommandations s'intĂšgrent alors au dĂ©bat sur la norme du français quĂ©bĂ©cois et sont reprĂ©sentĂ©es dans Le Grand Dictionnaire terminologique (GDT), la Banque de dĂ©pannage linguistique et les divers ouvrages. Par ses recommandations linguistiques, le GDT lutte contre l’invasion du franglais dans la langue française. Depuis les annĂ©es 1970, la recherche scientifique est de mĂȘme assurĂ©e par des organisations universitaires, dont le TrĂ©sor de la langue française au QuĂ©bec et le groupe Franqus.

    Les colons français qui s'Ă©tablirent en Nouvelle-France provenaient en grande partie des provinces françaises de l’Ouest et du Nord. Ils parlaient gĂ©nĂ©ralement des langues rĂ©gionales de la famille des langues d'oĂŻl (Ă  diffĂ©rencier des langues d’oc, parlĂ©es au Sud). Ainsi, la nĂ©cessitĂ© de comprĂ©hension amena les colons Ă  « unifier leurs patois », si bien que le français quĂ©bĂ©cois devint une langue vĂ©hiculaire (ou koinĂš) particuliĂšrement proche du gallo, du normand, du picard, du poitevin et du saintongeais .

    La proximitĂ© des dialectes amĂ©rindiens, surtout de la famille linguistique algonquienne, avec le lexique des colons suscita l'adaptation de la langue française aux rĂ©alitĂ©s du Nouveau Monde (ex. : gĂ©ographie, tempĂ©rature, faune et flore) alors inconnues du Vieux Continent. Ensuite, le français quĂ©bĂ©cois Ă©volua sur les bases de la cour de France, du fait de l’arrivĂ©e des filles du Roy, majoritairement orphelines et Ă©duquĂ©es dans les couvents qui inculquaient le français du roy.

    Dans son MĂ©moire sur l’état de la Nouvelle-France de 1757, Bougainville Ă©crit : « Les Canadiens ont de l’esprit naturellement; ils parlent avec aisance, ils ne savent pas Ă©crire, leur accent est aussi bon qu’à Paris, leur diction est remplie de phrases vicieuses, empruntĂ©es de la langue des Sauvages ou des termes de marine, appliquĂ©es dans le style ordinaire. »

    La conquĂȘte britannique de 1759 bouleversa l’évolution du français parlĂ© au QuĂ©bec et en AmĂ©rique du Nord. En coupant les liens avec la France, le français parlĂ© au QuĂ©bec se sĂ©para dĂ©finitivement du français parlĂ© en mĂ©tropole. Le français quĂ©bĂ©cois naissait vĂ©ritablement, conservant les particularitĂ©s des anciennes langues d'oĂŻl presque Ă©teintes en France d’une part, et crĂ©ant une terminologie propre d’autre part, influencĂ©e et menacĂ©e par la langue des nouveaux conquĂ©rants anglais. Les nouvelles influences et les parlures existantes se mĂȘlĂšrent alors Ă  l'Ă©loignement et aux rĂ©alitĂ©s rĂ©gionales, suscitant l'avĂšnement de nouvelles variĂ©tĂ©s de français, tels le beauceron, le chaouin, le gaspĂ©sien, le jeannois, le joual, le magoua, l'outaouais, le saguenĂ©en, etc.

    Fragilité historique du français

    DĂšs l'Ă©poque de la Nouvelle-France on note une dĂ©croissance dĂ©mographique entre les anglophones et les francophones en AmĂ©rique du Nord soit dans une dĂ©mographie qui donne pour 250 000 Anglais une population de 16 500 Français en 1700[319].

    AprĂšs la conquĂȘte de 1759 cette rĂ©alitĂ© est devenue plus brutale pour le QuĂ©bec qui devait alors Ă©viter l'assimilation et survivre culturellement et donc linguistiquement aussi[320].

    Ainsi, encore aujourd’hui, aprĂšs des baisses dĂ©mographiques sans cesse croissante, le QuĂ©bec fait encore face Ă  la menace assimilatrice de la langue anglaise en AmĂ©rique du Nord. De plus, il est Ă  noter que la population de langue maternelle française pour l’Île de MontrĂ©al, la mĂ©tropole quĂ©bĂ©coise, est passĂ©e sous le cap des 50 % depuis 2011 avec seulement 49 % de la population qui est de langue française[321], Ă  cause d’une forte augmentation de la population allophone (dont la langue maternelle n’est ni le français ni l'anglais).

    Sauvegarde du français
    La Charte de la langue française au QuĂ©bec suscite des rĂ©actions protectionnistes chez les francophones quĂ©bĂ©cois. Ici cet acte de vandalisme rĂ©clame le mot arrĂȘt plutĂŽt que stop sur ce panneau routier, et fait rĂ©fĂ©rence Ă  la loi 101.

    La participation du Québec à la Organisation internationale de la francophonie depuis 1971[322], l'immigration française au Québec[323] et la Charte de la langue française (la loi 101)[324] représentent quelques-uns des outils développés afin de sauvegarder le français au Québec.

    Anglais

    La situation linguistique au Québec de 1844 à 2006 : forte baisse de l'anglais jusqu'en 2006 et une montée des allophones.

    L’anglais est la langue maternelle de prĂšs de 650 000 QuĂ©bĂ©cois (8,3 % de la population)[316]. Ces derniers, appelĂ©s Anglo-QuĂ©bĂ©cois, constituent le deuxiĂšme groupe linguistique en importance au QuĂ©bec. Par ailleurs, 50 000 personnes (0,7 % de la population) considĂšrent Ă  la fois le français et l’anglais comme leur langue maternelle[290] - [325]. D'aprĂšs les derniers recensements de 2001, 2006, 2011 et 2016, le pourcentage d'anglophones au QuĂ©bec s'est plus ou moins stabilisĂ©, mais en nombre absolu ils augmentent constamment. Les allophones par contre augmentent fortement autant en nombre absolu qu'en pourcentage. Selon le recensement de 2016[326], il y a 49,1 % de personnes habitant au QuĂ©bec qui disent pouvoir soutenir une conversation en anglais (anglais comme langue maternelle ou langue seconde). Pour ce qui est du bilinguisme français-anglais, il y a 44,5 % de gens bilingues au QuĂ©bec, c'est-Ă -dire des personnes qui ont rĂ©pondu avoir la capacitĂ© de soutenir une conversation autant en français qu'en anglais.

    L’anglais fit son apparition sur le territoire quĂ©bĂ©cois Ă  partir de 1760, annĂ©e de la conquĂȘte britannique. À cette Ă©poque, les premiers marchands anglais et Ă©cossais vinrent s’installer dans les villes de QuĂ©bec et de MontrĂ©al. DĂšs 1784, les Loyalistes de l'Empire-Uni firent augmenter considĂ©rablement le nombre d’anglophones sur le territoire quĂ©bĂ©cois, par suite de leur expulsion Ă  la guerre d'indĂ©pendance des États-Unis. Ces Loyalistes, Ă©vitant la campagne francophone et catholique, s’établirent principalement dans des rĂ©gions alors peu dĂ©veloppĂ©es, constituant ainsi les Cantons de l’Est et l’Outaouais. DĂšs la proclamation de l'Acte d'Union de 1840, une immigration massive des Ăźles Britanniques se dĂ©cela sur le territoire quĂ©bĂ©cois avec l'avĂšnement des langues celtiques insulaires. L'influence de l'anglais et les tentatives rĂ©pĂ©tĂ©es d'assimilation linguistique eurent alors un impact considĂ©rable sur la culture de langue française au QuĂ©bec. Aujourd'hui, les Anglo-QuĂ©bĂ©cois rĂ©sident principalement dans l’ouest de l’üle de MontrĂ©al (West Island), le centre-ville de MontrĂ©al et le Pontiac.

    Les anglophones du QuĂ©bec possĂšdent plusieurs infrastructures. Au travers de la province, 94 municipalitĂ©s et arrondissements possĂšdent le statut bilingue français-anglais[327]. Au niveau Ă©ducatif, ils bĂ©nĂ©ficient de plusieurs commissions scolaires regroupĂ©es dans l'Association des commissions scolaires anglophones du QuĂ©bec[328]. Au niveau des mĂ©dias, ils possĂšdent, entre autres, le quotidien The Gazette Ă  MontrĂ©al[329] et le Chronicle-Telegraph Ă  QuĂ©bec, le plus vieux journal en AmĂ©rique du Nord[330]. D'autres organisations telles la Quebec Writers' Federation, un regroupement des auteurs quĂ©bĂ©cois de langue anglaise[331], ou encore la Voice of English-speaking QuĂ©bec[332], reprĂ©sentant les intĂ©rĂȘts de la communautĂ© anglophone de la rĂ©gion de QuĂ©bec, font partie du paysage des anglophones de la province.

    Langues tierces (allophones)

    On utilise le terme « allophone » pour référer aux personnes dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais[333]. On peut distinguer deux groupes d'allophones : les personnes qui parlent des langues autochtones, et celles qui parlent des langues dites immigrantes.

    Lors du recensement de 2016, le QuĂ©bec comprenait 1 171 045 personnes dont la langue maternelle (ou l'une des langues maternelles, puisqu'il est possible d'en dĂ©clarer plusieurs) n'Ă©tait ni le français, ni l'anglais, reprĂ©sentant 14,5 % de la population totale[334]. De ce nombre, 47 025 (0,6 % de la population) ont dĂ©clarĂ© comme langue maternelle une langue autochtone, alors que 1 124 020 (13,9 % de la population) ont dĂ©clarĂ© une langue dite immigrante[334]. Au total, ce sont 1 060 830 personnes (13,2 % de la population) qui n'ont dĂ©clarĂ© ni le français, ni l'anglais comme langue maternelle (excluant donc les personnes plurilingues ayant dĂ©clarĂ© le français ou l'anglais parmi leurs langues maternelles)[335].

    Langues autochtones

    Trois familles de langues autochtones existent au QuĂ©bec. Celles-ci regroupent les langues communes Ă  tous les membres d'une mĂȘme ethnie. Ces langues, Ă  l'origine de plusieurs dĂ©nominations quĂ©bĂ©coises, sont parfois sous-divisĂ©es en diffĂ©rents dialectes dans les communautĂ©s.

    Panneau de signalisation routiÚre multilingue : cri, anglais et français, à Mistissini.
    • Famille des langues algonquiennes
      • l'abĂ©naqui (parlĂ© par les AbĂ©nakis du Centre-du-QuĂ©bec) ;
      • l'algonquin (parlĂ© par les Algonquins de l'Abitibi-TĂ©miscamingue et de l'Outaouais) ;
      • le continuum linguistique :
        • l'atikamekw (parlĂ© par les Attikameks de LanaudiĂšre et de la Mauricie) ;
        • le cri (parlĂ© par les Cris du Nord-du-QuĂ©bec) ;
        • l'innu-aimun (parlĂ© par les Innus-Montagnais de la CĂŽte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean) ;
        • le naskapi (parlĂ© par les Innus-Naskapis de la CĂŽte-Nord) ;
      • le malĂ©cite-passamaquoddy (parlĂ© par les MalĂ©cites du Bas-Saint-Laurent) ;
      • le micmac (parlĂ© par les Micmacs de la GaspĂ©sie et des Îles-de-la-Madeleine),
    • Famille des langues inuit-alĂ©outes
    • Famille des langues iroquoiennes
      • le mohawk, aussi connu sous le nom « agnier » (parlĂ© par les Iroquois-Mohawks de la MontĂ©rĂ©gie et des Laurentides) ;
      • le wendat (parlĂ© par les Hurons-Wendat de la Capitale-Nationale).

    Lors du recensement de 2016, 50 895 personnes au QuĂ©bec disaient connaĂźtre au moins une langue autochtone[336]. Ce sont 45 570 personnes qui dĂ©claraient avoir une langue autochtone comme langue maternelle. Pour 38 995 d'entre elles, il s'agissait de la langue la plus frĂ©quemment parlĂ©e Ă  la maison, tout comme pour 1 195 personnes additionnelles qui n'avaient pas une langue autochtone comme langue maternelle[337].

    La plupart des langues autochtones se transmettent actuellement relativement bien d'une génération à l'autre au Québec, avec un taux de rétention de la langue maternelle de 92 %[338].

    Langues immigrantes

    Lors du recensement de 2016, ce sont 1 124 020 personnes qui ont dĂ©clarĂ© avoir une langue immigrante comme langue maternelle au QuĂ©bec. Les langues les plus dĂ©clarĂ©es sont l'arabe (2,5 % de la population totale), l'espagnol (1,9 %), l'italien (1,4 %), les langues crĂ©oles (principalement le crĂ©ole haĂŻtien) (0,8 %) et le mandarin (0,6 %)[339].

    Tant le nombre que la proportion de locuteurs de langues tierces sont en progression constante au Québec, et ce depuis le recensement de 1951[340].

    En 2015, la grande majorité (89 %) des jeunes élÚves allophones du Québec fréquentaient des écoles francophones[341] - [342].

    Culture

    Le Québec est la principale société d'Amérique française. Symbole de son identité nationale, sa culture, d'une part, conjugue ses racines historiques françaises au patrimoine autochtone et, d'autre part, reçoit l'influence de l'Amérique anglo-saxonne.

    Propulsés par la Prohibition au début des années 1920, les cabarets montréalais ont transformé radicalement la scÚne artistique et grandement influencé l'industrie actuelle du spectacle québécois. Le quartier Latin de Montréal et le Vieux-Québec sont deux hauts lieux de rencontre pour les artistes du Québec. La vie de cafés et de terrasses y témoignent l'héritage latin de la culture québécoise avec pour attrait principal le théùtre Saint-Denis à Montréal et le théùtre Capitole à Québec.

    Le Conseil des arts et des lettres du QuĂ©bec est un organisme du ministĂšre de la Culture et des Communications qui soutient la crĂ©ation, l'expĂ©rimentation, la production et le rayonnement Ă  l'Ă©tranger pour l'ensemble des domaines culturels quĂ©bĂ©cois[loi 48]. La SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement des entreprises culturelles (SODEC) agit Ă  titre de promoteur et de bailleur de fonds pour les personnalitĂ©s Ɠuvrant dans l'industrie culturelle[loi 49]. Les prix du QuĂ©bec sont dĂ©cernĂ©s par le gouvernement et constituent la plus haute distinction honorifique pour les personnalitĂ©s s'Ă©tant dĂ©marquĂ©es dans leur domaine culturel respectif[343].

    Musique et danse

    L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) fut créée en 1978 afin de promouvoir l'industrie de la musique au Québec[344].

    Du rĂ©pertoire musical quĂ©bĂ©cois, la chanson À la claire fontaine[345] fut l'hymne national de la Nouvelle-France, des Patriotes et des Canadiens français, puis remplacĂ©e par le Ô Canada. À l'heure actuelle, la chanson Gens du pays , de Gilles Vigneault, est de loin adorĂ©e par nombre de QuĂ©bĂ©cois et considĂ©rĂ©e comme l'hymne national de facto du QuĂ©bec. PrĂ©sentĂ© en 1968, L'Osstidcho rĂ©volutionna le monde du spectacle quĂ©bĂ©cois en prĂ©sentant une jeunesse avide de changements. Ce scandale religieux donna vite Ă  la langue populaire, son droit de citĂ© dans la chanson quĂ©bĂ©coise[346].

    Depuis La Bolduc dans les annĂ©es 1920-1930 jusqu’aux artistes contemporains, la chanson quĂ©bĂ©coise a fait connaĂźtre de multiples auteurs-compositeurs-interprĂštes, chanteurs de variĂ©tĂ©s, chanteurs de charme (crooners) et groupes de musique dans la francophonie et mĂȘme au-delĂ . Parmi eux figure la chanteuse CĂ©line Dion, dont le succĂšs planĂ©taire en fait une des plus grandes vendeuses de disques de l'histoire de l'industrie musicale.

    L’Orchestre symphonique de QuĂ©bec et l’Orchestre symphonique de MontrĂ©al sont respectivement associĂ©s Ă  l’OpĂ©ra de QuĂ©bec et l’OpĂ©ra de MontrĂ©al dont les prestations sont prĂ©sentĂ©es au Grand ThĂ©Ăątre de QuĂ©bec et Ă  la Place-des-Arts. Les Ballets Jazz de MontrĂ©al, les Grands Ballets et La La La Human Steps sont des troupes professionnelles de danse contemporaine. Il existe aussi l'Orchestre MĂ©tropolitain de MontrĂ©al, l’Orchestre symphonique de Laval (OSL) et l’Orchestre symphonique de Longueuil.

    Divers événements musicaux se déroulent à travers le Québec, tels que le Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda, le Festival en chanson de Petite-Vallée, le Festival international de jazz de Montréal, le Festival international de la chanson de Granby, le Festival international des Rythmes du monde du Saguenay, le Festival western de Saint-Tite, les Francos de Montréal, le Mondial des Cultures de Drummondville, les Nuits blanches de l'Anse de Roche, Woodstock en Beauce, etc. Alors que d'autres festivals joignent la musique aux spectacles pyrotechniques, tels les Grand Feux Loto-Québec aux chutes Montmorency, à Québec, l'International des Feux Loto-Québec au parc d'attractions La Ronde, à Montréal, et les Grands Feux du Casino dans le parc du Lac-Leamy, à Gatineau[347].

    La musique traditionnelle est empreinte de nombreuses danses, telles que la gigue, le quadrille, le reel et la danses en ligne, qui se sont dĂ©veloppĂ©es dans les fĂȘtes populaires depuis les dĂ©buts de la colonisation. Divers instruments : harmonica (musique-Ă -bouche ou ruine-babine), violon, cuillĂšres, guimbarde et accordĂ©on. La podorythmie est une caractĂ©ristique propre Ă  la musique traditionnelle quĂ©bĂ©coise, qui est Ă  l'heure actuelle, assurĂ©e par divers groupes contemporains qui animent particuliĂšrement le temps du Jour de l'an, la FĂȘte nationale du QuĂ©bec, le festival Innu Nikamu qui se dĂ©roule Ă  Mani-Utenam ou mois d'aoĂ»t et de nombreux festivals d'ici et d'ailleurs.

    Littérature et théùtre

    Émile Nelligan, poĂšte quĂ©bĂ©cois, cĂ©lĂšbre pour son poĂšme Soir d'hiver.

    Depuis la Nouvelle-France, la littérature québécoise s'est tout d'abord développée dans les récits de voyages des explorateurs tels Jacques Cartier, Jean de Brébeuf, le baron de La Hontan et Nicolas Perrot, décrivant leurs relations avec les peuples autochtones. Le Moulin à Paroles retrace les grands textes qui ont façonné l'histoire du Québec depuis ses fondements en 1534 jusqu'à l'Úre de la modernité.

    François-Xavier Garneau est considĂ©rĂ© comme le premier auteur Ă  produire une vĂ©ritable synthĂšse historique qui met au premier plan l'expĂ©rience du peuple canadien-français, accablĂ© par la dĂ©route de la rĂ©bellion des Patriotes de 1837-1838 et l'injustice de l'Acte d'Union. PubliĂ©s entre 1845 et 1852, les quatre tomes de l'Histoire du Canada ont le mĂ©rite aux yeux de ses contemporain « de structurer leur mĂ©moire sociale en un roman national, afin de raconter leur expĂ©rience historique comme un combat incessant, sinon pour se gouverner eux-mĂȘmes, au moins pour ĂȘtre respectĂ©s »[348].

    Henri Julien, La Chasse-galerie.

    Divers contes et récits sont racontés par la tradition orale, tels les légendes du Bonhomme Sept Heures, de la Chasse-galerie, du Cheval noir des Trois-Pistoles, de la Complainte de Cadieux, de La Corriveau, du Diable qui danse à Saint-Ambroise, du Géant Beaupré, des monstres des lacs Pohénégamook et Memphrémagog, du Pont de Québec (alias, le pont du diable), du Rocher Percé, de Rose Latulipe, par exemple[349].

    Hector de Saint-Denys Garneau, précurseur de la renaissance littéraire québécoise.

    Des poĂštes quĂ©bĂ©cois et auteurs Ă©minents marquĂšrent leur Ă©poque et demeurent aujourd'hui ancrĂ©s dans l'imaginaire collectif, tels Philippe Aubert de GaspĂ©, Octave CrĂ©mazie, HonorĂ© Beaugrand, Émile Nelligan, Lionel Groulx, Gabrielle Roy, Hubert Aquin, Anne HĂ©bert, Hector de Saint-Denys Garneau – premier poĂšte moderne du QuĂ©bec, FĂ©lix Leclerc, Gaston Miron, Michel Tremblay, ou Fred Pellerin.

    Le roman du terroir est une tradition littĂ©raire quĂ©bĂ©coise qui remonte au milieu XIXe siĂšcle; il sera en vogue jusqu'Ă  la Seconde Guerre mondiale. Ce genre aborde trois thĂšmes principaux : l'Ă©tablissement des colons dans des rĂ©gions alors neuves et inexplorĂ©es, la succession de la terre paternelle et la dĂ©fense du mode de vie agricole qui assure la survie socio-Ă©conomique de la « race canadienne française ». Des Ɠuvres comme Maria Chapdelaine de Louis HĂ©mon, Trente arpents de Ringuet et Le Survenant de Germaine GuĂšvremont sont reprĂ©sentatives de ce courant[350].

    Des piĂšces de thĂ©Ăątre connaissent de mĂȘme leur succĂšs, telles Les Belles-sƓurs et Broue. Parmi les troupes de thĂ©Ăątre se trouvent le ThĂ©Ăątre du Nouveau Monde, le ThĂ©Ăątre du Trident, la Compagnie Jean-Duceppe, le ThĂ©Ăątre La Rubrique, le ThĂ©Ăątre Le Grenier, etc. En plus du rĂ©seau des centres culturels du QuĂ©bec[351], les salles de spectacles incluent le Monument-National, le ThĂ©Ăątre de Quat'Sous et le thĂ©Ăątre du Rideau vert Ă  MontrĂ©al, le thĂ©Ăątre du Trident Ă  QuĂ©bec, etc. L'École nationale de thĂ©Ăątre du Canada et le Conservatoire de musique et d'art dramatique du QuĂ©bec forment les futurs acteurs.

    Le thĂ©Ăątre d'Ă©tĂ© est un vĂ©ritable symbole de la littĂ©rature quĂ©bĂ©coise[352] - [353]. Alors prĂ©sentĂ© en saison estivale, il offre divers amusements, souvent des comĂ©dies musicales ou des drames humoristiques, parfois en plein-air, dans les rĂ©gions rurales et semi-rurales du QuĂ©bec, tel qu'au thĂ©Ăątre de la Dame de CƓur Ă  Upton, MontĂ©rĂ©gie, au thĂ©Ăątre des Grands ChĂȘnes Ă  Kingsey Falls, Centre-du-QuĂ©bec, au thĂ©Ăątre de la Marjolaine Ă  Eastman, Estrie, etc.

    L'AcadĂ©mie quĂ©bĂ©coise du thĂ©Ăątre et l’Association quĂ©bĂ©coise des auteurs dramatiques (AQAD) sont les principaux organismes de promotion de la littĂ©rature et du thĂ©Ăątre quĂ©bĂ©cois. Alors que les prix littĂ©raires du QuĂ©bec, dont la mĂ©daille de l'AcadĂ©mie des lettres du QuĂ©bec, et la SoirĂ©e des Masques en rĂ©compensent les personnalitĂ©s.

    Beaux-arts

    Charles Huot est un peintre québécois du XIXe siÚcle et du XXe siÚcle.

    D’abord influencĂ©, depuis l’époque de la Nouvelle-France, par le culte religieux du catholicisme, avec des Ɠuvres notamment du frĂšre Luc et plus rĂ©cemment d’Ozias Leduc et de Guido Nincheri, l’art du QuĂ©bec s'est dĂ©veloppĂ© autour des caractĂ©ristiques propres Ă  ses paysages et reprĂ©sentations culturelles, historiques, sociales et politiques[354].

    Ainsi, le dĂ©veloppement des chefs-d’Ɠuvre quĂ©bĂ©cois en peinture, gravure et sculpture est marquĂ© par la contribution d’artistes tels : Joseph LĂ©garĂ©, Louis-Philippe HĂ©bert, Cornelius Krieghoff, Alfred LalibertĂ©, Marc-AurĂšle Fortin, Marc-AurĂšle de Foy Suzor-CotĂ©, Jean Paul Lemieux, Clarence Gagnon, Adrien Dufresne, Alfred Pellan, Jean-Philippe Dallaire, Charles Daudelin, Arthur Villeneuve, Jean-Paul Riopelle, Paul-Émile Borduas, et Marcelle Ferron.

    Les crĂ©ations d'artistes du QuĂ©bec sont exposĂ©es au MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec, au MusĂ©e d'art contemporain de MontrĂ©al, au MusĂ©e des beaux-arts de MontrĂ©al et dans des galeries d’art. Alors que plusieurs Ɠuvres ornent les espaces publics du QuĂ©bec, d'autres sont exposĂ©es Ă  l’étranger, telles la sculpture EmbĂącle de Charles Daudelin sur la place du QuĂ©bec Ă  Paris et la statue QuĂ©bec libre ! d’Armand Vaillancourt Ă  San Francisco. L’UQAM et l'UniversitĂ© Concordia offrent des programmes en arts visuels.

    Architecture

    Divers édifices témoignent du patrimoine architectural qui caractérise le Québec, tels les édifices à vocation religieuse, les hÎtels de ville, les maisons de seigneuries, etc.

    Quand les colons français arrivent en Nouvelle-France, ils construisent les maisons de la mĂȘme maniĂšre qu’en France, mais ils adaptent l'architecture pour se protĂ©ger du froid, du gel et du vent[355]. Les maisons de bois, plus pauvres, sont construites avec des fondations, les fentes sont bouchĂ©es avec de l’argile et les murs extĂ©rieurs sont recouverts de chaux. Les maisons de pierre, plus riches, ont des murs recouverts de chaux blanche pour prĂ©venir l’effritement de la maçonnerie. En gĂ©nĂ©ral, les ouvertures des maisons sont disposĂ©es dans le sens contraire du vent et ont des volets. Les toits plus pointus empĂȘchent la neige de s’accumuler, puis la corniche allongĂ©e abrite une galerie. On installe de grandes cheminĂ©es. Plusieurs se chauffent avec des poĂȘles en fer. La maison montrĂ©alaise est courte, massive, profonde, construite de gros cailloux noirs noyĂ©s dans un Ă©pais mortier blanc. Ce style de maison vient directement de la Bretagne.

    Cinéma, télévision et radio

    La CinĂ©mathĂšque quĂ©bĂ©coise a pour mandat la promotion du patrimoine cinĂ©matographique et tĂ©lĂ©visuel du QuĂ©bec. De mĂȘme, l'Office national du film du Canada (ONF), sociĂ©tĂ© d'État fĂ©dĂ©rale, pourvoit Ă  cette mĂȘme mission au QuĂ©bec.

    De la mĂȘme maniĂšre, l'Association des producteurs de films et de tĂ©lĂ©vision du QuĂ©bec (APFTQ) promeut « la production indĂ©pendante en cinĂ©ma et tĂ©lĂ©vision »[356]. Alors que l'Association des rĂ©alisateurs et rĂ©alisatrices du QuĂ©bec (ARRQ) reprĂ©sente les professionnels de la rĂ©alisation cinĂ©matographique et tĂ©lĂ©visuelle, l'Association des radiodiffuseurs communautaires du QuĂ©bec (ARCQ) reprĂ©sente les radios indĂ©pendantes.

    Plusieurs salles de cinémas à travers le Québec veillent à la diffusion du cinéma québécois.

    Avec ses installations cinématographiques, telles la Cité du cinéma et les studios Mel's, la ville de Montréal accueille les tournages de diverses productions[357].

    Les Rendez-vous QuĂ©bec CinĂ©ma sont un festival entourant la cĂ©rĂ©monie de la SoirĂ©e des Jutra qui rĂ©compense les Ɠuvres et personnalitĂ©s du cinĂ©ma quĂ©bĂ©cois[358]. Le Festival regard sur le court mĂ©trage au Saguenay, le Festival des films du monde et le Festival du nouveau cinĂ©ma, Ă  MontrĂ©al, le Festival du cinĂ©ma international en Abitibi-TĂ©miscamingue ainsi que le Festival du documenteur de Rouyn-Noranda, sont d'autres Ă©vĂšnements annuels entourant l'industrie cinĂ©matographique au QuĂ©bec[359].

    La sociĂ©tĂ© d'État TĂ©lĂ©-QuĂ©bec, la sociĂ©tĂ© d'État fĂ©dĂ©rale Radio-Canada, les chaĂźnes privĂ©es, gĂ©nĂ©ralistes et spĂ©cialisĂ©es, les rĂ©seaux radiophoniques ainsi que les stations indĂ©pendantes et communautaires diffusent les divers tĂ©lĂ©romans quĂ©bĂ©cois, Ă©missions d'informations nationales et rĂ©gionales, programmations interactives et parlĂ©es, etc[360] - [361].

    Le Gala Artis et le gala des prix Gémeaux récompensent les personnalités de l'industrie télévisuelle et radiophonique du Québec et de la francophonie canadienne.

    Humour et Ă©missions jeunesse

    Louis-José Houde est un humoriste, animateur et acteur québécois.

    Plusieurs festivals d'humour furent créés au Québec, dont le festival Juste pour rire de Montréal, qui jouit d'une réputation internationale en marge du scandale relatif à des comportements sexuels inappropriés de son fondateur Gilbert Rozon[362], ainsi que les festivals Grand Rire de Québec, Gatineau et Sherbrooke.

    D'éminents artistes et groupes de l'humour sont connus, tels Rose Ouellette (dite La Poune), Juliette Petrie, Stéphane Rousseau, Roméo Pérusse, Gilles Latulippe, Yvon Deschamps, Anthony Kavanagh, Marc Favreau (célÚbre pour son personnage de Sol, un clown clochard), Michel Noël (et son personnage du Capitaine Bonhomme), Jacques Desrosiers (interprÚte du célÚbre clown Patof), Ding et Dong, Les Grandes Gueules, Lise Dion, François Pérusse avec Les 2 Minutes du peuple, Jean-Michel Anctil, Martin Matte, Louis-José Houde, Rock et Belles Oreilles, Cathy Gauthier, etc.

    Plusieurs émissions ont leur popularité, telles Cré Basile, Le zoo du Capitaine Bonhomme, Lundi des Ha! Ha!, Démons du midi, La petite vie, Les Bougon, Le sketch show, etc.

    La Ligue nationale d'improvisation (LNI), créée en 1977, fait valoir nombre de comédiens et humoristes en joignant l'humour au théùtre d'improvisation.

    L'École nationale de l'humour fut crĂ©Ă©e en 1988 afin de former les futurs humoristes du QuĂ©bec.

    L'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (APIH) est le principal organisme de promotion et de développement du secteur culturel de l'humour au Québec.

    Le Gala Les Olivier, en l'honneur de l'ancien humoriste Olivier Guimond, récompense les personnalités de l'humour québécois.

    De leur cÎté, les enfants ont aussi leurs comédies et dessins animés, tels La boßte à surprise, Bobino, Le pirate Maboule, Fanfreluche, La Ribouldingue, Les 100 Tours de Centour, Patofville, Passe-Partout, Robin et Stella, Iniminimagimo, Vazimolo, Télé-Pirate, Bibi et GeneviÚve, Watatatow, Caillou, Cornemuse, Macaroni tout garni, Toc toc toc, Ramdam, Tactik, etc.[363].

    Arts du cirque et de la rue

    Plusieurs troupes de cirque furent crĂ©Ă©s dans les derniĂšres dĂ©cennies, dont la plus importante : le Cirque du Soleil. Parmi ces troupes se trouvent des cirques contemporains, ambulants et Ă  cheval, tels le Cirque Éloize, Cavalia, Kosmogonia, Saka, Cirque Akya, etc.

    Présenté en plein-air, sous un chapiteau ou dans des salles de spectacles semblables à celles du Casino de Montréal, elles attirent de nombreuses foules autant au Québec qu'à l'étranger.

    L'École nationale de cirque et l'École de cirque de QuĂ©bec furent crĂ©Ă©es afin de former les futurs artistes du cirque contemporain. De son cĂŽtĂ©, TOHU fut fondĂ© en 2004 afin de diffuser les arts du cirque.

    À la maniĂšre des troupes itinĂ©rantes de la Renaissance, les saltimbanques (amuseurs de rue), clowns et masques se promĂšnent, de ville en ville, afin de jouer leur comĂ©die. Bien qu'ils puissent apparaĂźtre de façon ponctuelle, en tout temps, ils sont particuliĂšrement visibles lors des Ă©vĂ©nements culturels, tels au Bal de neige de Gatineau, au Carnaval de QuĂ©bec, au Festival de montgolfiĂšres de Gatineau, au Festival d'Ă©tĂ© de QuĂ©bec, au festival Juste pour rire de MontrĂ©al, aux FĂȘtes de la Nouvelle-France de QuĂ©bec, ainsi que dans les nombreuses foires agricoles et commerciales Ă  travers le QuĂ©bec, etc.

    Mode et décoration

    Des vĂȘtements traditionnels Ă  la haute couture, la mode quĂ©bĂ©coise s'est d'abord dĂ©veloppĂ©e autour des conditions de vie et du climat quĂ©bĂ©cois. Ainsi, en Nouvelle-France, les nobles et les bourgeois suivaient la mode vestimentaire de la France. Ils Ă©taient en retard sur la mode de Paris de seulement une annĂ©e, le temps qu’arrive le vaisseau du roi[364]. Les habitants (seigneurs et censitaires) avaient une mode vestimentaire diffĂ©rente. Ils adaptaient leurs vĂȘtements aux coutumes des AmĂ©rindiens : les femmes portaient des jupes plus courtes et se couvraient les Ă©paules d’un chĂąle; les hommes portaient des mitasses, des mocassins et des tuques de laine. Les Canadiens avaient une grande libertĂ© vestimentaire. Plusieurs femmes plus pauvres se peignaient les cheveux le dimanche de maniĂšre sophistiquĂ©e. Les administrateurs de la colonie n’étaient pas d’accord, car ils disaient que cette façon de se peigner les cheveux Ă©tait rĂ©servĂ©e aux bourgeois et aux nobles. Aussi, certaines femmes portaient des vĂȘtements jugĂ©s indĂ©cents. C'est ainsi qu'Ă  la fin du XVIIe siĂšcle, la mode veut que les femmes aient les seins Ă  peu prĂšs dĂ©couverts. C’est une mode que Jean-Baptiste de La Croix de ChevriĂšres de Saint-Vallier va dĂ©noncer dans son rituel. Il va mĂȘme ordonner aux curĂ©s de : « refuser les sacrements, surtout celui du mariage, aux personnes du sexe qui seront immodestement habillĂ©es, qui n’auront pas la tĂȘte voilĂ©e, qui auront le sein dĂ©couvert ou seulement couvert d’une toile transparente[365] ».

    La mode québécoise se fait aujourd'hui valoir grùce à des stylistes, tels Marie Saint-Pierre, Marie-Claude Guay, Philippe Dubuc, Léo Chevalier et John Warden, ainsi qu'à des boutiques et magasins, tels La Maison Simons, Ogilvy's, Holt Renfrew, Les Ailes de la Mode, le Chùteau, etc. Les grands couturiers de renom international qui font affaire au Québec sont, par ailleurs, principalement concentrés aux Cours Mont-Royal.

    Alors que La Grande Braderie expose les principales Ɠuvres de la mode quĂ©bĂ©coise, le gala de la Griffe d'or en rĂ©compense les crĂ©ateurs.

    De son cĂŽtĂ©, la dĂ©coration intĂ©rieure est assurĂ©e par des crĂ©ateurs de renom quĂ©bĂ©cois, tels Signature Maurice Tanguay, Germain LariviĂšre, De Lacroix Design, etc. Alors que d'autres crĂ©ateurs se spĂ©cialisent dans le prĂȘt-Ă -monter, tels les Industries Dorel, Mobilier DĂ©co Design, etc.

    Patrimoine et traditions culturelles

    Le Fonds du patrimoine culturel quĂ©bĂ©cois est un programme du gouvernement du QuĂ©bec visant la conservation et la mise en valeur du patrimoine quĂ©bĂ©cois, conjointement avec diverses lois[366]. Plusieurs organismes veillent Ă  cette mĂȘme mission, autant dans les traditions culturelles que dans les paysages et Ă©difices patrimoniaux, dont le Conseil du patrimoine culturel du QuĂ©bec, le Centre de conservation du QuĂ©bec, le Conseil quĂ©bĂ©cois du patrimoine vivant, Action patrimoine (la Fondation quĂ©bĂ©coise du patrimoine), ArchĂ©o-QuĂ©bec, le Centre de valorisation du patrimoine vivant, EspaceTrad, l'Association quĂ©bĂ©coise d'interprĂ©tation du patrimoine, etc.

    Fortement marquĂ©e par la prĂ©sence de l'Église catholique, la mise en valeur de l'histoire religieuse du QuĂ©bec est assurĂ©e par des organismes tels le Conseil du patrimoine religieux du QuĂ©bec. Depuis 2007, le gouvernement favorise, avec les divers acteurs du milieu, la conclusion d'ententes sur l'utilisation des biens appartenant aux fabriques et corporations Ă©piscopales afin d'Ă©tablir des « partenariats dans le financement de la restauration et de la rĂ©novation du bĂąti religieux »[367].

    Plusieurs sites, maisons et ouvrages historiques témoignent du patrimoine culturel québécois, tels le village québécois d'antan, le village historique de Val-Jalbert, le fort Chambly, la maison nationale des Patriotes, la pulperie de Chicoutimi, le canal de Lachine, le pont Victoria, etc.

    Alors que les artĂ©facts en font de mĂȘme, divers musĂ©es racontent l'histoire culturelle du QuĂ©bec, tels le MusĂ©e de la civilisation, le MusĂ©e de l'AmĂ©rique francophone (CitĂ© du SĂ©minaire), le MusĂ©e McCord Stewart, Pointe-Ă -CalliĂšre (CitĂ© d'archĂ©ologie et d'histoire de MontrĂ©al), etc.

    Diverses Ɠuvres littĂ©raires reproduisent la vie quotidienne d'autrefois, se fondant ainsi dans la tradition sociale et culturelle des tĂ©lĂ©romans quĂ©bĂ©cois Ă  l'ancienne[368], tels la trilogie de Pierre Gauvreau (Le Temps d'une paix, Cormoran et Le Volcan tranquille) ainsi que La Famille Plouffe, Les Belles Histoires des pays d'en haut, La Petite Patrie, Entre chien et loup, Les Filles de Caleb, Blanche, Au nom du pĂšre et du fils, Marguerite Volant, Nos Ă©tĂ©s, MusĂ©e Éden, etc.

    Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec permet d'avoir accÚs à des renseignements détaillés sur les éléments qui composent le patrimoine du Québec, dans tous les types de patrimoine reconnus par la Loi sur la conservation du patrimoine du Québec (immobilier, immatériel, mobilier, événement, personnages historiques, etc.).

    Hockey sur glace

    Le hockey sur glace occupe une place privilégiée dans la vie de nombreux Québécois, en tant que sport national du Canada.

    Les Canadiens de MontrĂ©al forment un club professionnel faisant partie de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ce club, fondĂ© en 1909, joue ses parties locales au Centre Bell de MontrĂ©al, dont la capacitĂ© est la plus grande de la LNH avec 21 273 siĂšges[369]. Le club a participĂ© 34 fois Ă  une finale de la Coupe Stanley et l'a remportĂ©e 24 fois[370], ce qui constitue un record de la ligue.

    De leur cĂŽtĂ©, les Nordiques de QuĂ©bec sont un ancien club de la LNH, qui jouaient au ColisĂ©e de QuĂ©bec (dont la capacitĂ© est de 15 399 siĂšges). Cette Ă©quipe a marquĂ© l’histoire et la culture sportive du QuĂ©bec, et contribuĂ© Ă  la rivalitĂ© naturelle QuĂ©bec-MontrĂ©al, avant de dĂ©mĂ©nager en 1995 au Colorado (États-Unis)[371]. Aujourd'hui, l'espoir de retrouver une Ă©quipe en LNH est toujours prĂ©sent, la ville ayant mĂȘme construit une toute nouvelle arĂ©na de 18 259 places, le Centre VidĂ©otron.

    Football

    Depuis 1996, les Alouettes de MontrĂ©al Ă©voluent dans la Ligue canadienne de football (LCF). Le club a Ă©tĂ© fondĂ© en 1946, mais aprĂšs plusieurs annĂ©es difficiles, l’équipe est dissoute en 1987[372]. En 1996, les Stallions de Baltimore sont dĂ©mĂ©nagĂ©s Ă  MontrĂ©al, au Stade Percival-Molson, et renommĂ©s « Alouettes ».

    Baseball

    Jusqu’en 2004, les Expos de MontrĂ©al Ă©voluaient au sein de la Ligue majeure de baseball (LMB). CrĂ©Ă©e en 1968, l’équipe avait Ă©lu domicile au Stade olympique de MontrĂ©al (capacitĂ© de 43 739 places en mode baseball). FranchisĂ©e le , elle devait son nom Ă  l’Exposition universelle de MontrĂ©al (Terre des Hommes), qui avait eu lieu l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Au terme de la saison 2004, l’équipe est dĂ©mĂ©nagĂ©e Ă  Washington[373].

    Formule 1

    Le Grand Prix automobile du Canada, une course de Formule 1, a lieu au QuĂ©bec depuis 1978 sur le Circuit Gilles-Villeneuve, tracĂ© sur l'Ăźle Notre-Dame de MontrĂ©al. Le pilote d'origine quĂ©bĂ©coise Gilles Villeneuve y avait remportĂ© la premiĂšre Ă©dition sur Ferrari en 1978. Il est mort en 1982 Ă  la suite d’un accident au dernier tour de qualification pour le Grand Prix de Belgique, sans avoir pu emporter un titre de Champion du Monde[374]. C'est son fils Jacques qui rĂ©alisera ce rĂȘve en 1997[375].

    Soccer

    L'Impact de MontrĂ©al, qui Ă©volue au stade Saputo de MontrĂ©al depuis 2008, est l'Ă©quipe de soccer la plus importante du QuĂ©bec. FondĂ©e en 1992, l'Ă©quipe a remportĂ© trois titres de champion de la United Soccer Leagues (USL) et a reprĂ©sentĂ© le Canada dans la ligue des champions de la CONCACAF en 2008[376], en 2013 et en 2014, oĂč l'Ă©quipe MontrĂ©alaise a atteint une finale historique. La pratique sportive des QuĂ©bĂ©coises est attestĂ©e par plusieurs Ă©quipes fĂ©minines de haut-niveau : les Canadiennes de MontrĂ©al au hockey, les ComĂštes de Laval et l'Amiral SC de QuĂ©bec au soccer[377].

    Sports d'hiver

    La saison hivernale au QuĂ©bec s’étend sur prĂšs de la moitiĂ© de l’annĂ©e, de novembre Ă  avril, avec des conditions de neige exceptionnelles (de 3 Ă  15 mĂštres de neige par hiver selon les rĂ©gions). Les principaux centres de ski alpin du QuĂ©bec sont situĂ©s en Estrie, dans les Laurentides, dans la Capitale-Nationale et en GaspĂ©sie.

    La motoneige est une autre activitĂ© hivernale populaire. En 2008, la FĂ©dĂ©ration des clubs de motoneigistes du QuĂ©bec regroupait prĂšs de 90 000 adhĂ©rents. Ceux-ci empruntent 33 500 km de sentiers amĂ©nagĂ©s et patrouillĂ©s par la police et des bĂ©nĂ©voles provenant des 208 clubs locaux[378] - [379].

    Lors des Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, les athlÚtes du Québec ont enregistré une performance exceptionnelle, remportant à eux seuls presque la moitié[380] de toutes les médailles du Canada (un record de 12 sur 29); le Québec étant l'un des états de la fédération canadienne. Aux Jeux d'hiver 2010 de Vancouver, les athlÚtes québécois avaient remporté 9 des 26 médailles canadiennes. Aux Jeux de Sochi en 2014 ils en avaient remporté 10 sur 25.

    Gastronomie

    Les premiers colons en Nouvelle-France prĂ©paraient des repas consistants pour mieux affronter les rigueurs du climat et du labeur quotidien. Selon les tĂ©moignages des voyageurs qui ont visitĂ© la Nouvelle-France, la condition physique du Canadien semble meilleure que celle du paysan de France de l’époque[381]. C'est ainsi qu'on mangeait de la tourtiĂšre, des Ɠufs, du poisson, de la viande d’élevage ou de chasse, des framboises, des bleuets, de la citrouille, des baies sauvages, des fraises. Alors qu'en France le blĂ© d'Inde Ă©tait inconnu, on en consommait beaucoup en Nouvelle-France; on consommait Ă©galement plus de viande mais moins de pain[382].

    Une cuisine familiale, basĂ©e sur la tradition française[383], s’est dĂ©veloppĂ©e au fil des siĂšcles, intĂ©grant poisson, gibier, lĂ©gumes et fruits frais. La tourtiĂšre, le cipaille, les fĂšves au lard, la soupe aux pois, le rĂŽti de porc, les cretons, la tarte au sucre et les galettes de sarrasin sont quelques exemples de ces mets traditionnels. Certains demeurent au menu de restaurants alors que d’autres sont servis en de grandes occasions, comme les repas traditionnels de la pĂ©riode des FĂȘtes. Au printemps, ces plats peuvent ĂȘtre servis dans les cabanes Ă  sucre. Les recettes traditionnelles sont Ă©galement rĂ©interprĂ©tĂ©es au goĂ»t du jour par les chefs des grands restaurants quĂ©bĂ©cois, qui proposent Ă©galement une foule de produits fins du QuĂ©bec, comme le foie gras, le magret de canard, le caviar de corĂ©gone (un poisson des eaux de l’Abitibi), le cidre de glace et le vin de glace.

    En matiĂšre de restauration rapide, la guĂ©dille et la poutine sont des mets typiquement quĂ©bĂ©cois, gĂ©nĂ©ralement servis dans les cantines du coin. La poutine est un mets constituĂ© de frites et de fromage en grains (cheddar frais) que l’on recouvre gĂ©nĂ©ralement d'une sauce brune. Son origine n'est pas connue prĂ©cisĂ©ment et il en existe de nombreuses variantes : diffĂ©rentes sauces, fromages, ajout d'autres ingrĂ©dients, etc. (ou, stands Ă  patates frites).

    Le QuĂ©bec compte Ă©galement pour 80 % de la production mondiale de sirop d’érable[384] - [385]. Issue de traditions amĂ©rindiennes adaptĂ©es et modifiĂ©es par les colons de la Nouvelle-France, l’acĂ©riculture consiste en un premier temps Ă  entailler les Ă©rables Ă  sucre au moment du dĂ©gel printanier. La sĂšve recueillie est ensuite rĂ©duite par Ă©vaporation jusqu’à l’obtention d’un dĂ©licieux sirop sucrĂ©[386], idĂ©al pour accompagner crĂȘpes, gaufres, pain perdu (dit pain dorĂ©), ainsi qu’une multitude de plats.

    En 2007, le Devoir identifiait le pĂątĂ© chinois, un mets typique du QuĂ©bec, comme « plat national des quĂ©bĂ©cois »[387]. Un panel de personnalitĂ©s interrogĂ©es Ă  ce sujet mentionnant que ce plat possĂšde plusieurs atouts tel que son cĂŽtĂ© familial et rĂ©confortant, son faible coĂ»t et ses racines historiques liĂ©s aux crises Ă©conomiques. À l'origine c'Ă©tait un plat simple prĂ©parĂ© Ă  partir de « restes de viande et de lĂ©gumes bon marchĂ© », qui est de plus en plus l'objet de « remodelage et entre dans le monde de la gastronomie »[387]. Il faut tout de mĂȘme mentionner que l'on partage cet aspect avec le Canada oĂč au moment de la construction du chemin de fer est - ouest au pays , l'on servait dans tout le Canada ce plat aux ouvriers qui se composaient aussi d'une main-d'Ɠuvre immigrante chinoise nombreuse d'oĂč l'appellation de pĂątĂ© chinois[388].

    • Le pĂątĂ© chinois fait partie de la gastronomie du QuĂ©bec.
      Le pùté chinois fait partie de la gastronomie du Québec.
    • Les fĂšves au lard, Ă©galement appelĂ©es bines, sont typiques du QuĂ©bec.
      Les fÚves au lard, également appelées bines, sont typiques du Québec.
    • Les cretons intĂšgrent aussi les habitudes alimentaires des quĂ©bĂ©cois.
      Les cretons intÚgrent aussi les habitudes alimentaires des québécois.

    Identité québécoise nationaliste

    Cette facette de la culture québécoise se compose de nombreux éléments. On peut en noter certains tels : l'identification culturelle à la Métropole française remarquable à de nombreuses réalités telles l'Association Québec-France ou France -Québec qui dynamisent les échanges culturels entre les deux entités[389] - [390], la présence du Centre de la Francophonie des Amériques au Québec qui a été commandité par la France[391] ou encore l'implication de TV5 monde dans des activités culturelles québécoises comme la Saint-Jean-Baptiste par exemple[392]. De plus Haïti en tant que bassin américain francophone est aussi un volet de l'identité québécoise qui se remarque à la présence d'une communauté haïtienne significative à Montréal[393]. Enfin de façon plus générale on peut énoncer que toute l'Amérique française façonne l'identité nationale au Québec[394].

    Identité canadienne au Québec

    L'entrĂ©e de la Citadelle de QuĂ©bec gardĂ©e par des soldats habillĂ©s Ă  l’anglaise.

    La participation du QuĂ©bec Ă  la crĂ©ation du Canada fut un Ă©lĂ©ment majeur pour la nation canadienne[395]. Qui plus est, on note le lien qui unit le QuĂ©bec avec la couronne britannique. Effectivement, le lieutenant-gouverneur du QuĂ©bec est le reprĂ©sentant de Charles III au QuĂ©bec (la souveraine du Royaume-Uni et du Canada)[396]. La prĂ©sence d'une citadelle anglaise dans la capitale nationale de la province du QuĂ©bec est un exemple de l'influence britannique sur le territoire quĂ©bĂ©cois, influence qui participe, comme celle française, de l’identitĂ© canadienne au QuĂ©bec[397]. Ainsi, le QuĂ©bec allie culture française majoritaire et culture britannique, ce qui contribue Ă  sa singularitĂ© au sein de la fĂ©dĂ©ration canadienne et participe Ă  son intĂ©rĂȘt historique et touristique.

    Religion

    Catholicisme

    Avec un taux d'adhĂ©sion de 75 % de la population quĂ©bĂ©coise, le catholicisme est la principale religion au QuĂ©bec[398], quoique la pratique traditionnelle soit suivie par 10 % des croyants quĂ©bĂ©cois[399]. DĂšs le dĂ©but de la colonie, puis au cours de l'histoire canadienne-française, l’Église catholique a jouĂ© un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans le dĂ©veloppement social et politique du QuĂ©bec.

    La premiĂšre messe fut cĂ©lĂ©brĂ©e par le prĂȘtre accompagnant Jacques Cartier lors de son voyage en 1535. Mais, l’évangĂ©lisation des AmĂ©rindiens par les missionnaires catholiques prĂ©cĂ©da la fondation des paroisses. Puis, en 1627, le cardinal de Richelieu dĂ©crĂ©ta une proclamation royale, suivant laquelle Louis XIII bannissait tous les non-catholiques, y compris les huguenots, de la Nouvelle-France. Le vicariat apostolique fut fondĂ© en 1658, suivi du diocĂšse de QuĂ©bec en 1674[400]. D'ailleurs, l'Ă©vĂȘque de QuĂ©bec qui, aujourd'hui, est d'office le primat de l'Église catholique du Canada, Ă©tait membre du Conseil souverain pour le gouvernement de la Nouvelle-France.

    La puissance extraordinaire qu’avait autrefois l’Église catholique est reflĂ©tĂ©e dans tous les domaines culturels, de la langue jusqu’aux beaux-arts, en passant par le thĂ©Ăątre, la littĂ©rature et le cinĂ©ma. L’ñge d’or pour les ecclĂ©siastiques arrivera au milieu du XIXe siĂšcle (vers 1840), pĂ©riode pendant laquelle l’Église, influencĂ©e par l'ultramontanisme, concrĂ©tise son influence (voir ClĂ©ricalisme au QuĂ©bec).

    En 1872 est crĂ©Ă© sur le fleuve Saint-Laurent le diocĂšse d'Ogdensburg, eu Ă©gard au nombre croissant d'immigrants catholiques Ă  New York et Ă  la forte prĂ©sence catholique au QuĂ©bec voisin. Le premier Ă©vĂȘque Edgar Wadhams recrute des prĂȘtres au QuĂ©bec. Le deuxiĂšme Ă©vĂȘque Henry GabriĂ«ls, d'origine belge, parle français et anglais, et entretient les relations avec le Canada et le QuĂ©bec. Le troisiĂšme Ă©vĂȘque Joseph Henry Conroy a fait ses Ă©tudes Ă  MontrĂ©al, QuĂ©bec, et Ă  Toronto, Ontario [401].

    Mais cent ans plus tard, l'influence catholique s'essoufle. AprĂšs les abus de la Grande Noirceur, la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise est traversĂ©e, et profondĂ©ment transformĂ©e, par la RĂ©volution tranquille. CrĂ©Ă©e en 1966, l'AssemblĂ©e des Ă©vĂȘques catholiques du QuĂ©bec traite des questions d'actualitĂ© concernant les valeurs Ă©thiques et morales (ex. : mariage homosexuel, euthanasie, avortement...).

    Outre les autres Saints, Bienheureux et Vénérables reconnus pour leur action en Amérique française, le FrÚre André devint le premier saint homme d'origine québécoise lors de la célébration de canonisation, le 17 octobre 2010, à Rome, présidée par le pape Benoßt XVI.

    Protestantisme

    La cathédrale de la Sainte-Trinité de Québec est un symbole important de la religion protestante au Québec.

    Cette pratique du catholicisme réformé était présente dÚs les débuts de l'histoire du Québec à l'époque de la Nouvelle-France.

    En effet, dĂšs le tout dĂ©but du Canada, plusieurs huguenots de religion calviniste seront prĂ©sents sur le territoire. La pratique du protestantisme sera tolĂ©rĂ©e en Nouvelle-France jusqu'en 1627[402]. On a recensĂ© des huguenots dans Ă  peu prĂšs toutes les classes de la sociĂ©tĂ©, tant colons, pĂȘcheurs que filles du roy et on peut mĂȘme compter parmi eux quelques personnages marquants de l'histoire de la colonie, nommĂ©s plus haut. Par contre, la trĂšs grande majoritĂ© ont Ă©tĂ© forcĂ©s de cacher leur foi et de vivre en tant que catholiques. Finalement, durant le RĂ©gime français, on estima le nombre d'immigrants de religion protestante dans la colonie Ă  hauteur de 1 450 personnes.

    Depuis le rĂ©gime britannique, la religion protestante et plus particuliĂšrement la confession anglicane qui en est la branche royaliste, est devenue une religion tolĂ©rĂ©e sur le territoire quĂ©bĂ©cois, encouragĂ©e entre autres par des anglophones protestants qui viennent s’établir dans certaines rĂ©gions du QuĂ©bec.

    Autres religions

    Les religions amérindiennes du Québec précédÚrent le catholicisme sur le territoire.

    DĂšs 1777, une premiĂšre synagogue fut implantĂ©e Ă  MontrĂ©al, mais c’est surtout Ă  partir de la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe siĂšcle que des groupes relativement importants de Juifs se joignirent Ă  la communautĂ© montrĂ©alaise. La communautĂ© juive, Ă©tablie principalement sur l'Ăźle de MontrĂ©al, compte maintenant plus de 120 000 personnes[403]. En 2010, cette communautĂ© est composĂ©e de 26,1 % de juifs traditionalistes, de 24,3 % d'orthodoxes, de 15,2 % de conservatives-Massorti, de 9 % de juifs reconstructionnistes et rĂ©formĂ©s, et 25,4 % des juifs montrĂ©alais se disent sans aucune affiliation religieuse[404].

    Au cours du XIXe siĂšcle, plusieurs familles canadiennes-françaises intĂ©grĂšrent les Ă©glises protestantes de langue anglaise. Puis, au XXe siĂšcle, des vagues successives d’immigrants venant d’Afrique, d'Asie, de GrĂšce, d'Irlande, d’Italie s’établirent Ă  MontrĂ©al, apportant leurs coutumes culturelles et religieuses. Certaines communautĂ©s religieuses, tels que les chrĂ©tiens orientaux, Ă©tablirent alors des lieux de culte.

    Lieux de culte

    En 1664, la basilique-cathĂ©drale Notre-Dame de QuĂ©bec devint la premiĂšre Ă©glise paroissiale en AmĂ©rique du Nord[405]. Sa construction remonte Ă  1647 et, fut alors nommĂ©e sous le vocable Notre-Dame-de-la-Paix. Sa premiĂšre messe y fut cĂ©lĂ©brĂ©e par le pĂšre Vimont le 24 dĂ©cembre 1650. Elle obtint le statut de cathĂ©drale en 1674, lorsque François de Laval devint Ă©vĂȘque de QuĂ©bec, et son statut de basilique mineure en 1874. Cette cathĂ©drale est le siĂšge du primat catholique du Canada. Elle a Ă©tĂ© reconstruite Ă  deux reprises aprĂšs le siĂšge de QuĂ©bec de 1759 et l’incendie de 1922[406].

    Le lieu de culte le plus frĂ©quentĂ© du QuĂ©bec est la basilique Sainte-Anne-de-BeauprĂ© (rĂ©f nĂ©cessaire), dans la municipalitĂ© du mĂȘme nom, prĂšs de QuĂ©bec. Cette basilique catholique accueille des millions de visiteurs chaque annĂ©e, et surtout pendant la neuvaine de Sainte-Anne, le 26 juillet. Elle est reconnue pour ses miracles (les milliers de bĂ©quilles Ă  l’entrĂ©e en faisant foi) et par le fait que la statue de Sainte-Anne a survĂ©cu Ă  deux incendies majeurs[407] - [408].

    L’oratoire Saint-Joseph, Ă  MontrĂ©al, est le plus grand lieu de culte au monde dĂ©diĂ© Ă  saint Joseph. SituĂ© sur le flanc du Mont Royal, on le connaĂźt pour ses 283 marches, que les pĂšlerins viennent chaque annĂ©e monter Ă  genoux[409], rĂ©citant une priĂšre sur chacune des marches.

    Nombre de pÚlerinages incluent des lieux tels l'Abbaye Saint-Benoßt-du-Lac, la Basilique Notre-Dame du Cap, la Basilique Notre-Dame de Montréal, la Basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, la Basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke, la Basilique Saint-Patrick de Montréal, etc.

    Un autre lieu de culte important au QuĂ©bec est la cathĂ©drale anglicane Holy Trinity dans la ville de QuĂ©bec qui fut Ă©rigĂ©e entre 1800 et 1804 . Il s’agit de la premiĂšre CathĂ©drale anglicane en dehors des Ăźles britanniques[410].

    En 2000 fut Ă©rigĂ© le premier temple de l'Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours (Les Mormons) du QuĂ©bec sur le territoire de la ville de Longueuil, le troisiĂšme temple de la religion mormone au Canada sur les 6 actuellement en service.

    En aoĂ»t 2019, la ministre de la Culture Nathalie Roy annonce l'allocation de 15 millions de dollars pour prĂ©server le patrimoine culturel Ă  caractĂšre religieux et de 5 millions de dollars pour la requalification des lieux de culte[411].

    Saints du Québec

    Il y a plusieurs Saints au Québec. Parmi les plus récentes canonisations on retrouve :

    Symboles du Québec

    Drapeau

    En termes vexillographiques, le drapeau du QuĂ©bec est « d’azur Ă  la croix d’argent cantonnĂ©e de quatre fleurs de lys du mĂȘme »[loi 50] et dĂ©signĂ© sous le nom de « FleurdelisĂ© ». Le Jour du drapeau est le 21 janvier, date Ă  laquelle en 1948 lui fut accordĂ© le statut de « drapeau officiel du QuĂ©bec » par le gouvernement[416]. Remarque : le drapeau français au XVIIIe siĂšcle arborait la fleur de lys avant d'ĂȘtre modifiĂ©

    Armoiries

    Les premiĂšres armoiries du QuĂ©bec furent attribuĂ©es Ă  l'État le par acte de la reine Victoria du Royaume-Uni[loi 50]. Depuis 1939, elles sont :

    « TiercĂ© en fasce; d'azur, Ă  trois fleurs-de-lis d'or; de gueules, Ă  un lĂ©opard d'or, armĂ© et lampassĂ© d'azur; d'or, Ă  une branche d'Ă©rable Ă  sucre Ă  triple feuille de sinople, aux nervures du champ. TimbrĂ© de la couronne royale. Sous l'Ă©cu, un listel d'argent bordĂ© d'azur portant la devise JE ME SOUVIENS du mĂȘme[loi 51]. »

    Devise

    La devise nationale du QuĂ©bec est le rĂ©sultat de l’initiative d'EugĂšne-Étienne TachĂ© – architecte de l’hĂŽtel du Parlement. En 1883, ce dernier conçut l'Ă©pigraphe JE ME SOUVIENS qui surmonte depuis lors la porte principale de l'Ă©difice.

    EmblĂšmes officiels

    En 1987, le harfang des neiges – rappelant la blancheur des hivers quĂ©bĂ©cois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un vaste territoire – devint l’emblĂšme aviaire du QuĂ©bec[loi 50] - [417].

    Le bouleau jaune (communĂ©ment appelĂ© merisier) est arbre-emblĂšme en raison de son abondance dans les forĂȘts quĂ©bĂ©coises et affectation simultanĂ©e Ă  des fins artisanales et industrielles[loi 50] - [418].

    En 1999, l’iris versicolore fut choisi comme fleur-emblĂšme, en remplacement du lys blanc, qui est Ă©tranger au QuĂ©bec. Outre sa ressemblance Ă  l'iris des marais (image vivante de la fleur de lys), il symbolise – par l’harmonie de ses couleurs – la diversitĂ© de la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise et – par son habitat – l’importance des milieux humides quĂ©bĂ©cois. De plus, sa floraison se produit vers le 24 juin, jour de la FĂȘte nationale du QuĂ©bec[loi 50] - [419].

    Le Grand Sceau du Québec, utilisé par le gouvernement pour authentifier les actes particuliÚrement importants, arbore plusieurs fleur de lys.

    DiffĂ©rents tartans sont attribuĂ©s au Canada selon les provinces et territoires. Ces tissus, liĂ©es au Royaume-Uni, sont normalement adoptĂ©s officiellement pour toutes les provinces canadiennes. Au QuĂ©bec, le tartan a Ă©tĂ© dessinĂ© en 1965 par la mĂȘme personne qui fit celui de l'Ontario, mais le tartan du QuĂ©bec, encore en vigueur aujourd'hui, n'a jamais Ă©tĂ© adoptĂ© officiellement.

    FĂȘtes et traditions

    FĂȘte nationale

    Le 24 juin est date officielle de la FĂȘte nationale du QuĂ©bec – jour fĂ©riĂ© et chĂŽmĂ©[loi 52], marquĂ© de diverses manifestations publiques et populaires (dĂ©filĂ©s, concerts, etc.).

    Elle coĂŻncide avec le jour de la Saint-Jean-Baptiste.

    Journée nationale des patriotes

    Charles Alexander Smith, L'Assemblée des six-comtés, 1890.

    Depuis 2003, la rĂ©bellion des Patriotes du Bas-Canada est commĂ©morĂ©e Ă  la JournĂ©e nationale des patriotes – le lundi prĂ©cĂ©dant le 25 mai de chaque annĂ©e[loi 53].

    Avant 2003, ce jour Ă©tait officiellement dĂ©signĂ© sous le nom de « FĂȘte de Dollard » afin de souligner les exploits d'Adam Dollard des Ormeaux – hĂ©ros de la Nouvelle-France Ă  la bataille de Long Sault. NĂ©anmoins, il coĂŻncide dans les deux cas avec la FĂȘte de la Reine depuis 1910.

    Journée nationale du déménagement

    La journée nationale du déménagement, qui n'a rien d'officiel, témoigne d'une tradition qui remonte à 1974, année à laquelle ont été modifiées certaines dispositions du Code civil du Bas-Canada, aux fins de désigner la date du 1er juillet comme échéance normale des baux de logement. Un nombre élevé de déménagements a toujours lieu à cette date.

    Vacances de la construction

    Depuis 1971, les vacances de la construction sont un congĂ© estival pour la quasi-totalitĂ© des travailleurs de la construction, qui s'Ă©tend sur les deux derniĂšres semaines civiles complĂštes de juillet[loi 54]. D'autres secteurs d'activitĂ© ont adoptĂ© cette mesure. Ainsi, environ le quart de la main-d'Ɠuvre active quĂ©bĂ©coise est en vacances pendant cette pĂ©riode[420].

    Snowbirds

    Les snowbirds sont des QuĂ©bĂ©cois qui passent leurs vacances d'hiver en Floride – un phĂ©nomĂšne existant depuis les annĂ©es 1950. Les principaux sites de regroupement : les villes de l'Est de l'État, tels que Hallandale Beach, Pompano Beach, Hollywood et Fort Lauderdale[421]. De plus, la culture des cabarets montrĂ©alais y subsiste et particuliĂšrement sur l'avenue Collins Ă  Miami Beach PQ[422].

    Relations extérieures

    Associations et diasporas

    Pour commencer, on retrouve une association du Québec en Allemagne[423]. Une autre association la rejoint sur cette plateforme, la Fédération France-Québec / francophonie qui veille à entretenir et enrichir des relations entre le Québec et la France[424]. De plus, à Paris, une place du Québec a été inaugurée en 1980 et rénovée en 2011[425].

    La Banque de MontrĂ©al possĂšde pour sa part un rĂ©seau mondial aux États-Unis et dans les autres provinces canadiennes par exemple[426]. Hydro-QuĂ©bec de son cĂŽtĂ© est une entreprise qui Ă©change beaucoup avec le nord-est du continent. La valeur de ses exportations atteint actuellement environ 1 milliard de dollars par annĂ©e[427]. Bombardier, entreprise quĂ©bĂ©coise, est aussi prĂ©sente dans de nombreux pays[428]. À cela il faut ajouter le rĂ©seau mondial des entreprises Couche-Tard[429] qui compte plus de 6 000 succursales sur la planĂšte[430]. De plus, dans l'État de la Floride aux États-Unis, de nombreux QuĂ©bĂ©cois sont prĂ©sents ou Ă  l'annĂ©e ou encore selon diffĂ©rentes pĂ©riodes de l'annĂ©e ; Ă  titre d'infrastructures sur ce territoire, la communautĂ© quĂ©bĂ©coise possĂšde 3 succursales de la Caisse populaire Desjardins ce qui permet de rĂ©pondre aux besoins de la communautĂ© dans cette rĂ©gion[431]. À ce sujet, Desjardins reprĂ©sentent un groupe mondial rĂ©pandu un peu partout dans le monde[432].

    Du point de vue de l'Ă©dition internationale, le groupe QuĂ©bec Édition est un comitĂ© issu de l'Association nationale des Ă©diteurs de livres qui se consacre au rayonnement international de l'Ă©dition francophone du QuĂ©bec et du Canada[433].

    Le monde de la chanson du QuĂ©bec a une taille modeste sur la scĂšne internationale et ce historiquement parlant. Par contre, le QuĂ©bec est tout de mĂȘme prĂ©sent avec des vedettes internationales telles Alys Robi (1923 - 2011) ou CĂ©line Dion (1968 -). En marge de cette question, l'Ă©mission de tĂ©lĂ©vision Star AcadĂ©mie[434] vient ouvrir le QuĂ©bec Ă  la Francophonie canadienne en mettant en lumiĂšre des participants francophones acadiens ou autres tels Jean-Marc Couture[435] ou Wilfred LeBouthillier[436]. Enfin, la ville de QuĂ©bec est jumulĂ©e Ă  la ville de Bordeaux en France ce qui stimule les Ă©changes entre les deux villes[437].

    Francophonie

    Le Québec entretient des relations avec la francophonie canadienne et internationale[438] - [439]. Par exemple ces relations auront amené en 1987 et en 2008 des Sommets de la francophonie au Québec. Le Centre de la francophonie des Amérique veut pour sa part faire la promotion et le lien des différents aspects de la langue française en Amérique[391]. De plus, les Jeux de la francophonie canadienne, trisannuels, se sont tenus au Québec en 2014[440].

    Délégations générales

    Finalement, le Québec compte des représentations diplomatiques à l'étranger. Le Québec possÚde 7 délégations générales : Bruxelles, Londres, Mexico, Munich, New York, Paris, Tokyo. Il possÚde aussi 5 délégations : Atlanta, Boston, Chicago, Los Angeles et Rome. Le Québec jouit aussi de 10 bureaux répartis un peu partout sur la planÚte : Barcelone, Pékin, Berlin, Hong Kong, Moscou, Mumbai, São Paulo, Shanghai, Stockholm et Washington. Il dispose aussi de 4 antennes : Milan, Santiago, Séoul et Taipei.

    Enfin le QuĂ©bec participe aussi Ă  d'autres activitĂ©s internationales grĂące Ă  ses 3 reprĂ©sentations en affaires multilatĂ©rales : une dĂ©lĂ©gation aux affaires francophones et multilatĂ©rales, une reprĂ©sentation au sein de la dĂ©lĂ©gation permanente du Canada Ă  l'Unesco et pour conclure une participation particuliĂšre Ă  l'Organisation des États amĂ©ricains[441].

    Représentations du Québec au Canada

    Le Québec dispose d'un réseau de représentation au Canada composé de deux bureaux : un à Moncton et un en Ontario.

    Le bureau de l'Ontario couvre les territoires à l'ouest du Canada et celui de Moncton toute la région atlantique du pays.

    Un chef de poste dirige chacun des bureaux respectif.

    Enfin le mandat de ces bureaux est d’assurer auprĂšs des autres gouvernements du Canada une prĂ©sence institutionnelle du gouvernement du QuĂ©bec[442].

    Québec et Amérique française

    Cette carte illustre la répartition du français en Amérique.

    Historiquement le Québec est le plus grand foyer de diffusion de la culture française en Amérique[443] en marge des autres communautés du Canada qui s'intÚgrent aussi à l'Amérique française[444] - [445].

    Ainsi, tous les peuplements francophones extĂ©rieurs au QuĂ©bec (Vermont, New Hampshire, Maine, Louisiane, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse...) sont liĂ©s, en thĂ©orie, Ă  l'histoire de l'expansion du territoire de la province de QuĂ©bec[446] - [447].

    Proximité de la Nouvelle-Angleterre

    Compte tenu de la relation historique qu'entretient le QuĂ©bec avec la Nouvelle-Angleterre, plusieurs QuĂ©bĂ©cois se rendent dans cette rĂ©gion du Nord-Est des États-Unis pour les vacances estivales. Quelques lieux prisĂ©s : Old Orchard Beach et Ogunquit dans le Maine, Hampton Beach dans le New Hampshire et cap Cod dans le Massachusetts.

    Que ce soit pour du magasinage ou, encore, pour prendre l'avion Ă  Plattsburgh dans l'État de New York, d'aucunes municipalitĂ©s, telles que Burlington dans le Vermont[448], adoptent des rĂ©solutions afin d'accroĂźtre la prĂ©sence du français dans leur ville.

    Annexes

    Bibliographie

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    • Marie-HĂ©lĂšne Morot-Sir " Au cƓur de la Nouvelle France tome I, II et III" annĂ©es 2009, 2011 et 2012
    • Monique Fournier, Nous, c'est qui? : Une histoire des hommes et des femmes du QuĂ©bec, MontrĂ©al, Gallimard-Édito, (ISBN 978-2-924402-64-1). (Compte rendu de lecture: Le Journal de MontrĂ©al, 18 oct. 2015)
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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. UTC -4 : le territoire de Listuguj et à l'est du méridien du 63e degré de longitude Ouest, à savoir les ßles de la Madeleine, la partie à l'est de Havre-Saint-Pierre et la moitié est de l'ßle d'Anticosti (voir la Loi sur le Temps légal).
    2. Domaine internet pour les ministùres et organismes d'État.
    3. Prononciation en français québécois (CÎte-Nord) retranscrite selon la norme API.
    4. Le Québec partage une frontiÚre commune avec quatre états américains : Maine, New Hampshire, Vermont et New York.
    5. (en) Cour suprĂȘme du Canada, Attorney General of Nova Scotia v. Attorney General of Canada, (lire en ligne), [1951] S.C.R. 31, p. 58 « While the two former sections provide for a distribution of legislative powers between Parliament and the Legislatures of the provinces, they go further and bar one from entering the legislative field assigned to the other. This distribution, and the prohibition which is a necessary corollary of it, constitute a peculiar feature of the Act with respect to the right of delegation and calls for different considerations in applying it. Each of these legislative bodies, equally sovereign within its own field 
 ».
    6. Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec : Hier, aujourd'hui et demain, Montréal, Michel Brûlé, (ISBN 9-782894-854556), p. 189.
    7. La Constitution a Ă©videmment prĂ©sĂ©ance sur les lois, qui elles ont prĂ©sĂ©ance sur les rĂšglements (Émond et LauziĂšre 2003, p. 54-55).
    8. Le Parlement du Canada influence aussi le droit privé québécois, notamment de par son pouvoir sur les banques, la faillite, le mariage, le divorce et le droit maritime (Brun, Tremblay et Brouillet 2008, p. 474-491).
    9. Il existe toutefois quelques tribunaux spécialisés en droit fédéral : la Cour fédérale et la Cour canadienne de l'impÎt. De plus, il ne faut pas oublier que les tribunaux administratifs sont limités par le mandat qui leur a été confié dans leur loi constitutive.
    10. Guide officiel de la Société touristique des autochtones du Québec (STAQ) : Conclure des traités ou la recherche de bonne entente.

    Lois citées

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