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GĂ©ographie

La gĂ©ographie (du grec ancien ÎłÎ”Ï‰ÎłÏÎ±Ï†ÎŻÎ± / geƍgraphĂ­a, composĂ© de γῆ / gĂȘ, « la Terre » et ÎłÏÎŹÏ†Ï‰ / grĂĄphĂŽ, « Ă©crire, dessiner », puis du latin geographia, littĂ©ralement traduit par « dessin de la Terre »[1]) est une science centrĂ©e sur le prĂ©sent, ayant pour objet la description de la Terre et en particulier l'Ă©tude des phĂ©nomĂšnes physiques, biologiques et humains qui se produisent sur le globe terrestre[2], Ă  un certain niveau d'abstraction relative qui s'y prĂȘte, pluridisciplinaritĂ© comprise voire transdisciplinaritĂ© en un certain sens. En effet Yves Lacoste disait : « La gĂ©ographie ne sert pas seulement Ă  faire de la gĂ©opolitique. Cela sert aussi, pour tout un chacun, Ă  admirer davantage de beaux paysage, en comprenant mieux comment ils sont construits. » Le portail de l'information gĂ©ographique du gouvernement du QuĂ©bec dĂ©finit la gĂ©ographie comme « une science de la connaissance de l'aspect actuel, naturel et humain de la surface terrestre. Elle permet de comprendre l'organisation spatiale de phĂ©nomĂšnes (physiques ou humains) qui se manifestent dans notre environnement et façonnent notre monde »[3].

GĂ©ographie
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Histoire

Elle se divise en trois branches principales :

Grùce aux progrÚs de l'astronomie et de l'astronautique, des formations sont maintenant connues ailleurs que sur cette planÚte, le terme est utilisé pour tous les objets célestes.

Évolution et Ă©tendue de la notion de gĂ©ographie

Carte du monde
Carte de la Terre.

La premiĂšre personne Ă  utiliser le mot « gĂ©ographie » Ă©tait ÉratosthĂšne[4] (276-194 av. J.-C.) pour un ouvrage aujourd'hui perdu mais l'arrivĂ©e de la gĂ©ographie est attribuĂ©e Ă  HĂ©rodote (484-420 av. J.-C.) ; aussi considĂ©rĂ© comme Ă©tant le premier historien. Pour les Grecs, c'est la description rationnelle de la Terre en comprenant principalement la gĂ©ographie physique. Il s'agit d'une science qui rĂ©pond Ă  une curiositĂ© nouvelle, et qui va dĂ©terminer la gĂ©opolitique en dĂ©finissant les territoires Ă  conquĂ©rir et Ă  tenir, ce qui implique la rĂ©alisation de cartes. Pour Strabon, la gĂ©ographie est la base de la formation de celui qui voulait dĂ©cider.

Quatre traditions historiques dans la recherche gĂ©ographique sont l'analyse spatiale des phĂ©nomĂšnes naturels et humains (la gĂ©ographie comme une Ă©tude de la rĂ©partition des ĂȘtres vivants), des Ă©tudes territoriales (lieux et rĂ©gions), l'Ă©tude des relations entre l'Homme et son environnement, et la recherche en sciences de la terre.

Avec l'évolution de la recherche scientifique, plusieurs domaines de la géographie ont évolué vers un statut de science à part entiÚre. On peut citer la climatologie, l'océanographie, la cartographie, etc. ce qui a eu pour effet de principalement recentrer les activités du géographe sur les interactions humaines (aspect social) et de son rapport à son environnement (aspect spatial). Les géographie physique et mathématique sont les branches de la géographie qui ont le plus subit cette évolution des sciences alors que la géographie humaine a profité de ce changement pour passer de la géopolitique à une étude plus rationnelle et enrichie des rapports humains et des relations qu'ils entretiennent avec leurs environnements à travers des disciplines nouvelles.

NĂ©anmoins, la gĂ©ographie moderne est une discipline englobante qui cherche avant tout Ă  mieux comprendre notre planĂšte et toutes ses complexitĂ©s humaines et naturelles, non seulement oĂč les objets sont, via l'Ă©laboration de cartes, mais comment ils ont changĂ© et viennent Ă  l'ĂȘtre. Longtemps les gĂ©ographes ont perçu leur discipline comme une discipline carrefour (Jacqueline Bonnamour), « pont entre les sciences humaines et physiques »[5]. L'approche gĂ©ographique d'un phĂ©nomĂšne ne se limite pas uniquement Ă  l'utilisation de la cartographie (l'Ă©tude des cartes). La grille de questionnement, associĂ©e Ă  la cartographie, permet d'ajuster l'analyse de l'objet — l'espace — et d'expliquer pourquoi on trouve tel ou tel phĂ©nomĂšne ici et pas ailleurs. La gĂ©ographie s'applique donc Ă  dĂ©terminer les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ; et lorsqu'ils observent des diffĂ©rences, leurs consĂ©quences.

Aujourd'hui, une division de la gĂ©ographie en deux branches principales s'est imposĂ©e Ă  l'usage, la gĂ©ographie humaine et la gĂ©ographie physique. Cependant la gĂ©ographie reste par excellence une discipline de synthĂšse qui interroge Ă  la fois « les traces » laissĂ©es par les sociĂ©tĂ©s (mise en valeur des espaces ou impacts) ou la nature (orogenĂšse des montagnes, impact du climat
) et les dynamiques en Ɠuvre aussi bien dans les sociĂ©tĂ©s (Ă©mergence socio-Ă©conomique de la façade asiatique pacifique, dĂ©sindustrialisation progressive des pays dĂ©veloppĂ©s Ă  Ă©conomie de marchĂ©) qu'au sein de l'environnement physique (« Changement global », montĂ©e du niveau marin
). La gĂ©ographie s'intĂ©resse donc Ă  la fois aux hĂ©ritages (physiques ou humains) et aux dynamiques (dĂ©mographiques, socioĂ©conomiques, culturelles, climatiques, etc.) prĂ©sents dans les espaces.

Par ailleurs cette discipline tend à intégrer divers champs culturels tels que la peinture paysagiste[6], le roman[7] ou encore le cinéma[8].

Histoire

GĂ©ographie antique

Diego VĂ©lasquez, Le GĂ©ographe (1627-1630).

Dans le bassin méditerranéen, la géographie est à l'origine composée de mesures expérimentales et de récits sur des voyages et des lieux pour répertorier l'univers connu. Les cartes et l'exploration sont surtout le fait des savants du monde grec. Ainsi, Claude Ptolémée répertorie tout l'univers connu dans son ouvrage Géographie[9]. Anaximandre réalise l'une des premiÚres cartes du monde connu.

Les Grecs sont la premiĂšre civilisation connue pour avoir Ă©tudiĂ© la gĂ©ographie, Ă  la fois comme science et comme philosophie. ThalĂšs de Milet, HĂ©rodote (auteur de la premiĂšre chorographie), ÉratosthĂšne (premiĂšre carte du monde connu – l'Ă©coumĂšne –, calcul de la circonfĂ©rence terrestre), Hipparque, Aristote, PtolĂ©mĂ©e ont apportĂ© des contributions majeures Ă  la discipline. Les Romains ont apportĂ© de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles rĂ©gions.

Ces précurseurs développent quatre branches de la géographie qui vont perdurer jusqu'à la Renaissance :

  • dĂ©couvrir et explorer les continents ;
  • mesurer l'espace terrestre (gĂ©odĂ©sie) ;
  • situer la Terre dans les systĂšmes astronomiques (cosmographie) ;
  • reprĂ©senter l'espace terrestre (cartographie).

Époque moderne

Vermeer, Le Géographe, 1669, conservé au StÀdelsches Kunstinstitut, à Francfort-sur-le-Main.

AprÚs la Renaissance et les grandes découvertes, la géographie s'impose comme une discipline à part entiÚre dans le domaine scientifique.

Nicolas Copernic développe la théorie de l'héliocentrisme selon laquelle le Soleil est au centre de l'Univers et que la Terre tourne autour du Soleil. Gérard Mercator publie en 1569 une mappemonde en dix-huit feuillets appelée « projection Mercator » qui fournit aux navigateurs une réelle description des contours des terres[10].

Époque contemporaine

Entre le XIXe et le XXe siÚcle, plusieurs courants se développent tentant de démontrer l'interaction entre l'homme et la nature, avec plus ou moins de succÚs et de rigueur d'approche :

  • le courant dĂ©terministe, emmenĂ© par le gĂ©ographe allemand Carl Ritter. Le dĂ©terminisme considĂšre qu'une cause naturelle produit une consĂ©quence sociale ;
  • le courant environnementaliste, dĂ©veloppĂ© par le gĂ©ographe allemand Friedrich Ratzel. Tout ĂȘtre vivant est le produit du milieu dans lequel il vit ;
  • le courant possibiliste de Vidal de La Blache qui cherche Ă  nuancer les approches prĂ©cĂ©dentes. Il n'y a pas de dĂ©terminants gĂ©ographiques, mais des possibilitĂ©s que l'homme choisit, ou non, d'utiliser. La nature propose, l'homme dispose.

L'École française de gĂ©ographie, crĂ©Ă©e par Paul Vidal de La Blache, dĂ©veloppe aussi une spĂ©cificitĂ© : la gĂ©ographie rĂ©gionale. Il s'agit de traiter de l'unique, de la rĂ©gion (« idiographie » ou travail sur les spĂ©cificitĂ©s), Ă©vitant ainsi les dĂ©rives nomothĂ©tiques, mais tombant dans une connaissance encyclopĂ©dique.

ÉlisĂ©e Reclus est l'auteur d'une encyclopĂ©die (la Nouvelle GĂ©ographie universelle, en 19 tomes). Son regard gĂ©ographique fut influencĂ© par ses convictions anarchistes[11].

Les Grandes Mutations du XXe siĂšcle

La nouvelle gĂ©ographie se dĂ©veloppe Ă  partir des annĂ©es 1960 aux États-Unis et gagne la France, la Suisse et surtout l'Allemagne dans les annĂ©es 1970. Elle est directement influencĂ©e par les gĂ©ographies anglo-saxonnes et scandinaves. InspirĂ©e par les mathĂ©matiques (statistiques) et les rĂšgles de l'Ă©conomie, cette gĂ©ographie tente d'Ă©tablir des « lois » universelles (science nomothĂ©tique).

En crĂ©ant des connaissances multidisciplinaires, la gĂ©ographie donne des clĂ©s de lecture et d’analyse des grands enjeux contemporains liant espaces et sociĂ©tĂ©s. Elle s’adresse Ă  divers publics : les politiques, les mĂ©dias, les scientifiques, ainsi que la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Dans notre monde de plus en plus globalisĂ©, cette discipline permet notamment d'apprĂ©hender de maniĂšre multiscalaire et critique les flux de biens, d'informations et de personnes afin de rĂ©soudre les dĂ©fis posĂ©s par les changements climatiques, l'urbanisation, ou encore les migrations et les conflits armĂ©s. La gĂ©ographie constitue ainsi un outil d'expertise et d’éducation de ces enjeux, permettant d'agir sur un plan local, national et global.

Branches scientifiques

Géographie mathématique

La géographie mathématique se concentre sur la surface de la Terre, l'étude de sa représentation mathématique et sa relation à la Lune et au Soleil. Elle est la premiÚre forme de science géographique apparue pendant l'antiquité grecque et comprend aujourd'hui les disciplines scientifiques et techniques suivantes :

  • la gĂ©odĂ©sie, science ayant pour objet l'Ă©tude de la forme et la mesure des dimensions de la Terre ;
  • la cartographie, la rĂ©alisation et l'Ă©tude des cartes. Le principe majeur de la cartographie est la reprĂ©sentation de donnĂ©es sur un support rĂ©duit reprĂ©sentant un espace rĂ©el ;
  • la gĂ©ographie astronomique ;
  • la gĂ©omatique, dĂ©veloppĂ©e rĂ©cemment, une branche de la gĂ©ographie qui se distingue des prĂ©cĂ©dentes par le recours Ă  l'outil l'informatique pour analyser le territoire. Elle complĂšte les systĂšmes d'information dĂ©veloppĂ©s par ailleurs dans d'autres disciplines par une rĂ©fĂ©rence spatiale : la localisation gĂ©ographique, couramment dĂ©finie par un systĂšme de coordonnĂ©es gĂ©ographiques (X, Y, Z). On distingue ainsi les systĂšmes d'information gĂ©ographique (SIG) et la tĂ©lĂ©dĂ©tection satellite ;
  • l'analyse spatiale, qui recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modĂ©liser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en sociĂ©tĂ© ;
  • la photogrammĂ©trie, permettant de dĂ©terminer les dimensions et les volumes des objets Ă  partir de mesures effectuĂ©es sur des photographies montrant les perspectives de ces objets ;
  • la topographie.

GĂ©ographie physique

La géographie physique est une discipline qui a pour but de « décrire, comparer et expliquer les paysages »[12]. Elle s'organise en plusieurs spécialités : la géomorphologie (structurale et dynamique), la climatologie, l'hydrologie, la biogéographie[13] et la paléogéographie. Ces disciplines concourent à l'analyse du milieu naturel, on dit plus communément aujourd'hui, des paysages, qui est un géosystÚme : ensemble géographique doté d'une structure et d'un fonctionnement propres, qui s'inscrit dans l'espace et dans le temps (échelles spatio-temporelles). Le géosystÚme comporte des composants abiotiques, biotiques et anthropiques qui sont en interaction :

  • les composants abiotiques (« sans vie », les facteurs du milieu autres que ceux du vivant) relĂšvent :
    • de la lithosphĂšre (les roches) ;
    • et de l'atmosphĂšre, dĂ©terminant le climat. Le climat se manifeste dans le dĂ©placement des masses d'air mais aussi au niveau des milieux rocheux via des agents mĂ©tĂ©oriques qui participent au climat du sol, aux processus de mĂ©tĂ©orisation (modifications intervenant dans les roches sous l'effet des phĂ©nomĂšnes atmosphĂ©riques) ;
    • et enfin, de l'hydrosphĂšre (les eaux) dont l'Ă©tude gĂ©nĂ©rale est le domaine de l'hydrologie qui se subdivise en hydrologie continentale et en hydrologie marine (ou ocĂ©anographie). L'hydrographie concerne l'Ă©tude de la rĂ©partition des eaux (voir rĂ©seau hydrographique). Dans le milieu naturel, l'eau ne concerne pas seulement l'eau atmosphĂ©rique, les riviĂšres, les lacs, les mers et ocĂ©ans et, les glaciers — l'eau doit ĂȘtre envisagĂ©e sous ses trois formes — mais aussi l'eau contenue dans la lithosphĂšre.
  • les composants biotiques (bios, la vie) reprĂ©sentĂ©s par la biosphĂšre (vĂ©gĂ©taux Ă  travers la phytogĂ©ographie et animaux y compris la faune du sol dans la pĂ©dofaune) ;
  • les composants anthropiques (anthrĂŽpos, l'homme). L'Ă©tude actuelle des gĂ©osystĂšmes est caractĂ©risĂ©e par une prise en compte plus grande de l'anthropisation, de mĂȘme que l'accent est mis sur l'Ă©volution dans le temps[14].

Ainsi par exemple, la gĂ©omorphologie analyse l'une des composantes du milieu naturel, en relation Ă©troite avec les autres disciplines de la gĂ©ographie physique et des sciences de la Terre (gĂ©ologie). On distingue une gĂ©omorphologie structurale qui correspond dans le relief Ă  l’expression directe de la structure, d’une gĂ©omorphologie dynamique (voire climatique) dont les formes sont liĂ©es Ă  l’action d’un climat particulier. Cette discipline s'associe Ă©galement Ă  l'analyse du milieu dans son ensemble dans le cadre de projets d'amĂ©nagements ou de conservation des milieux naturels

La géographie physique a initialement pour objet principal le milieu. C'est la branche de la géographie qui a dominé jusque dans les années 1950-1970 par le biais de la géomorphologie, en particulier structurale, et donc l'ensemble de la discipline. L'étude de géographie physique et du paysage était la base de l'étude de la géographie pour le pÚre de la géographie française, Paul Vidal de La Blache. Pour comprendre l'organisation des sociétés humaines, il fallait analyser le milieu dans lequel vivaient les hommes. L'historien Lucien Febvre a qualifié cette démarche possibiliste, « la nature distribue les cartes, l'homme joue la partie » (J.-P. Alix, L'Espace humain) (possibilisme). Les évolutions épistémologiques des années 1960 ont fortement affaibli la géographie physique, des géographes tel qu'Yves Lacoste ont fortement critiqué une emprise trop forte de la géographie physique comme élément explicatif de l'organisation des sociétés humaines (déterminisme).

La géographie physique a aujourd'hui profondément changé. Elle s'intéresse de plus en plus au rÎle de l'homme dans la transformation de son environnement physique. Parmi les concepts les plus utilisés, on trouve l'anthropisation (voir par exemple les atouts et les contraintes dans les travaux de J.-P. Marchand, université de Bretagne, sur le climat de l'Irlande).

La place de la gĂ©ographie physique fait dĂ©bat au sein mĂȘme de la gĂ©ographie. Certains voient en la gĂ©ographie physique une science de la nature, d'autres comme J.-P. Marchand affirme : « gĂ©ographie physique, science sociale ». L'unitĂ© de la discipline est souvent remise en question pour deux raisons. Certains gĂ©ographes physiciens se sont fortement rapprochĂ©s des unitĂ©s de recherches des sciences de l'environnement. Certains gĂ©ographes humanistes rejettent au nom du dĂ©terminisme une explication physique de l'organisation des espaces humains.

Certains géographes physiciens intÚgrent les concepts de la géographie humaine et des sciences sociales. Ils plaident pour un renouveau de la géographie physique parfois appelée, géographie de l'environnement. Les études dans le domaine du développement durable en sont des exemples. Yvette Veyret en géomorphologie, Martine Tabaud en climatologie ou encore Paul Arnoud en biogéographie tentent de réconcilier géographie physique et géographie humaine en alliant études environnementales, prise en compte des acteurs géopolitiques et des aménagements.

Géographie générale

La gĂ©ographie humaine est l'Ă©tude spatiale des activitĂ©s humaines Ă  la surface du globe, donc l'Ă©tude de l'Ă©coumĂšne, c'est-Ă -dire des rĂ©gions habitĂ©es par l'homme. L'analyse de gĂ©ographie humaine se fait Ă  cette Ă©poque par le prisme de densitĂ©s : on cherche Ă  comprendre les prĂ©fĂ©rences qui guident les hommes dans le choix du lieu oĂč ils vont habiter. La gĂ©ographie universitaire du dĂ©but du XXe siĂšcle insiste sur le poids de l'histoire. Dans cette approche, l'interaction entre les hommes et la nature au moyen de leurs connaissances et de leur histoire propre conduit Ă  distinguer les sociĂ©tĂ©s et les rĂ©gions en fonction de leur genre de vie.

La gĂ©ographie humaine Ă©tait au dĂ©but du XXe siĂšcle le parent pauvre de la discipline. Comme la gĂ©ographie physique, c'Ă©tait avant tout une discipline trĂšs descriptive et peu analytique. Dans les annĂ©es 1920-1930, une approche Ă©conomique de la gĂ©ographie humaine se dĂ©veloppe autour d'Albert Demangeon proche de l'Ă©cole des Annales. Mais, c'est toujours la gĂ©ographie rĂ©gionale qui domine lors de cette pĂ©riode. Dans les annĂ©es 1960 se dĂ©veloppe la nouvelle gĂ©ographie, ou analyse spatiale, qui a l'ambition de dĂ©gager des lois universelles Ă  l'organisation de l'espace par l'homme. Cette approche positiviste occupera longtemps une place de choix au sein des courants gĂ©ographiques. La gĂ©ographie humaine est renouvelĂ©e Ă  la fin des annĂ©es 1970 par Yves Lacoste, crĂ©ateur et fondateur de la revue HĂ©rodote en 1976 (intitulĂ©e d'abord StratĂ©gies gĂ©ographies idĂ©ologies, puis en 1983 Revue de gĂ©ographie et de gĂ©opolitique) et auteur de l'essai La GĂ©ographie, ça sert d'abord Ă  faire la guerre. Il rĂ©habilite alors une approche politique de la gĂ©ographie, science dont il pense qu'elle peut ĂȘtre utilisĂ©e pour servir la cause des opprimĂ©s.

Une certaine partie des géographes rejettent entiÚrement la géographie physique en affirmant la géographie comme une science sociale, cette vision est notamment relayée dans la revue Espace-Temps fondée en 1975 par Jacques Lévy et Christian Grataloup

Aujourd'hui, la gĂ©opolitique tend Ă  analyser les consĂ©quences de la mondialisation (gĂ©oĂ©conomie) et la gestion des ressources naturelles (l'or ; l'or bleu - l'eau ; l'or noir - le pĂ©trole ; l'or vert - la forĂȘt) sont les objets les plus Ă©tudiĂ©s par la gĂ©ographie humaine. La gĂ©ographie humaine s'est aussi enrichie d'une approche culturelle (la gĂ©ographie culturelle Ă©tudie les pratiques et les modes de vie des populations. La gĂ©ographie du Genre hĂ©ritiĂšre du postmodernisme et sous-branche de la gĂ©ographie culturelle se dĂ©veloppe en France depuis la fin des annĂ©es 1990.

Géographie régionale

La gĂ©ographie rĂ©gionale est un courant gĂ©ographique qui recherche Ă  diviser l'espace en rĂ©gions. La premiĂšre Ă©tape de cette dĂ©marche consiste donc Ă  regrouper sous cette appellation des lieux auxquels on attribue une certaine homogĂ©nĂ©itĂ©. Ensuite, on pourra dire en quoi cette rĂ©gion est un individu gĂ©ographique, en quoi elle se distingue des autres rĂ©gions. DĂšs les annĂ©es 1950 dans le monde anglo-saxon, puis avec un retard d'une dizaine, voire une vingtaine d'annĂ©es en France, le paradigme de la rĂ©gion est vivement critiquĂ©, notamment autour de la revue L'Espace gĂ©ographique. Si l'approche rĂ©gionale est considĂ©rĂ©e obsolĂšte, c'est en vertu de bouleversements mondiaux comme la rĂ©volution des transports ou la mondialisation. Ces critiques vont favoriser l’émergence d'un courant qui se veut plus scientifique et objectif : l'Ă©cole de l'analyse spatiale.

Depuis les années 1970 et 1980, la géographie a vu se développer de nouvelles branches de sa discipline en accord avec une approche pluridisciplinaire (notamment l'utilisation des outils en provenance des disciplines économiques, mathématiques, sciences politiques, sociologiques, et informatiques), inspirée par les géographies scandinave, nord-américaine et anglaise, notamment à travers les approches variées de :

Champs relatifs

L'économie spatiale est un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie. Elle étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pÎle de compétence, délocalisation, etc.).

La notion d'Ă©chelle – ou approche multiscalaire – est essentielle en gĂ©ographie : suivant que le gĂ©ographe Ă©tudie toute la planĂšte (petite Ă©chelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande Ă©chelle), on parle de gĂ©ographie gĂ©nĂ©rale ou de gĂ©ographie rĂ©gionale. De nos jours, on prĂ©fĂšre toutefois parler de gĂ©ographie thĂ©matique Ă  la place de gĂ©ographie gĂ©nĂ©rale et de gĂ©ographie des territoires Ă  la place de gĂ©ographie rĂ©gionale.

Autres planĂštes

Avant les annĂ©es 1970, l'astronomie Ă©tait une tout autre science. Depuis l'exploration spatiale, la gĂ©ographie est aussi l'Ă©tude des caractĂ©ristiques physiques de tous les corps cĂ©lestes ; aucun mot spĂ©cifique n'a Ă©tĂ© crĂ©Ă© pour chacun. Depuis que leurs surfaces commencent Ă  ĂȘtre connues, une mĂȘme approche guide les Ă©tudes.

Exception

Seul sélénographie semble utilisé. Le terme aréographie pour Mars, par exemple, a bien été proposé, mais n'a rencontré que trÚs peu de succÚs.

MĂ©thodes et techniques

La gĂ©ographie nĂ©cessite d'ĂȘtre capable de situer les diffĂ©rentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire, de nombreuses techniques ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es Ă  travers l'histoire. Longtemps les gĂ©ographes se sont posĂ© quatre questions majeures lorsqu'ils regardaient la Terre, s'inscrivant en cela dans une dĂ©marche descriptive et analytique :

  1. Qui : les individus et les sociétés produisent leur espace avec leurs valeurs et leurs modes de vie ;
  2. Quoi : l'impact de ces hommes, qu'il soit Ă©conomique, social, ou environnemental, produit de leurs institutions, de la recherche, des techniques, des Ă©changes ou encore de l'exploitation des ressources naturelles ;
  3. OĂč : le lieu de ces activitĂ©s humaines ; plus gĂ©nĂ©ralement la raison des localisations ;
  4. Quand : la pĂ©riode historique oĂč les individus ou les sociĂ©tĂ©s produisent des espaces qui s'ajoutent ou concurrencent les prĂ©cĂ©dents.

Comme les interrelations spatiales sont la clé de cette science synoptique, les cartes sont un outil clé. La cartographie classique a été rejointe par une approche plus moderne de l'analyse géographique, les systÚmes d'information géographique (SIG) informatisés.

Dans leur étude, les géographes utilisent quatre approches interdépendantes :

  • SystĂ©matique - Regroupe les connaissances gĂ©ographiques en catĂ©gories pouvant ĂȘtre explorĂ©es globalement.
  • RĂ©gional - Examine les relations systĂ©matiques entre catĂ©gories pour une rĂ©gion ou un endroit spĂ©cifique de la planĂšte.
  • Descriptif - Indique simplement l'emplacement des entitĂ©s et des populations.
  • Analytique - Demande pourquoi nous trouvons des caractĂ©ristiques et des populations dans une zone gĂ©ographique spĂ©cifique.

Cartographie

La cartographie Ă©tudie la reprĂ©sentation de la surface de la Terre et des activitĂ©s humaines. Bien que d'autres sous-disciplines de la gĂ©ographie s'appuient sur des cartes pour prĂ©senter leurs analyses, la rĂ©alisation de cartes est assez abstraite pour ĂȘtre considĂ©rĂ©e sĂ©parĂ©ment. La cartographie est passĂ©e d'une collection de techniques de rĂ©daction Ă  une science rĂ©elle.

Les cartographes doivent apprendre la psychologie cognitive et l'ergonomie pour comprendre quels symboles véhiculent les informations sur la Terre le plus efficacement, et la psychologie comportementale pour inciter les lecteurs de leurs cartes à agir sur l'information. Ils doivent apprendre la géodésie et les mathématiques assez avancées pour comprendre comment la forme de la Terre affecte la distorsion des symboles de carte projetés sur une surface plane pour la visualisation. On peut dire, sans trop de controverse, que la cartographie est la graine à partir de laquelle le plus grand domaine de la géographie a grandi.

SystÚmes d'information géographique

Un systĂšme d'information gĂ©ographique (SIG) est un systĂšme d'information capable d'organiser et de prĂ©senter des donnĂ©es alphanumĂ©riques spatialement rĂ©fĂ©rencĂ©es, ainsi que de produire des plans et des cartes. Ses usages couvrent les activitĂ©s gĂ©omatiques de traitement et diffusion de l'information gĂ©ographique. La reprĂ©sentation est gĂ©nĂ©ralement en deux dimensions, mais un rendu 3D ou une animation prĂ©sentant des variations temporelles sur un territoire sont possibles, incluant le matĂ©riel, l’immatĂ©riel et l’idĂ©el, les acteurs, les objets et l’environnement, l’espace et la spatialitĂ©.

L'usage courant du systĂšme d'information gĂ©ographique est la reprĂ©sentation plus ou moins rĂ©aliste de l'environnement spatial en se basant sur des primitives gĂ©omĂ©triques : points, des vecteurs (arcs), des polygones ou des maillages (raster). À ces primitives sont associĂ©es des informations attributaires telles que la nature (route, voie ferrĂ©e, forĂȘt, etc.) ou toute autre information contextuelle (nombre d'habitants, type ou superficie d'une commune par ex.). Le domaine d'appartenance de ces types de systĂšmes d'information est celui des sciences de l'information gĂ©ographique.

Cet usage se vulgarise par la possibilité d'insérer facilement dans les pages d'un site Internet des cartes superposant des données à un fond cartographique, au moyen d'interfaces de programmation (API, pour Application Programming Interface). Les exemples les plus connus en sont Google Maps API, MicrosoftŸBing Maps, etc. Pour les développeurs désireux d'intégrer les standards majeurs de l'information géographique, la bibliothÚque libre JavaScript Leaflet réunit une large communauté d'organismes officiels et de spécialistes.

Télédétection

La télédétection désigne, dans son acception la plus large, la mesure ou l'acquisition d'informations sur un objet ou un phénomÚne, par l'intermédiaire d'un instrument de mesure n'ayant pas de contact avec l'objet étudié. C'est l'utilisation à distance de n'importe quel type d'instrument (par exemple, d'un avion, d'un engin spatial, d'un satellite ou encore d'un bateau) permettant l'acquisition d'informations sur l'environnement. On fait souvent appel à des instruments tels qu'appareils photographiques, lasers, radars, sonars, sismographes ou gravimÚtres. La télédétection moderne intÚgre normalement des traitements numériques mais peut tout aussi bien utiliser des méthodes non numériques.

Méthodes de géographie quantitative

La gĂ©ostatistique est une discipline Ă  la frontiĂšre entre les mathĂ©matiques et les sciences de la Terre. Son principal domaine d'utilisation a historiquement Ă©tĂ© l'estimation des gisements miniers, mais son domaine d'application actuel est beaucoup plus large et tout phĂ©nomĂšne spatialisĂ© peut ĂȘtre Ă©tudiĂ© en utilisant la gĂ©ostatistique.

L'analyse des donnĂ©es gĂ©ographiques : gĂ©ographes, urbanistes et amĂ©nageurs utilisent de plus en plus de vastes tables de donnĂ©es fournies par les recensements ou par des enquĂȘtes. Ces tables contiennent tant de donnĂ©es dĂ©taillĂ©es qu'une mĂ©thode est nĂ©cessaire pour en extraire les principales informations. C'est le rĂŽle de l'analyse multivariĂ©e (appelĂ©e aussi, sous ses diverses formes : analyse des donnĂ©es, analyse factorielle ou analyse des correspondances ou Statistique multivariĂ©e). Il s'agit de transformer la table des donnĂ©es en matrice des corrĂ©lations des variables pour en extraire les vecteurs propres (ou facteurs ou composantes principales) et produire un changement de variables.

Premier avantage : certaines variables du recensement (prix du sol, revenus, loyers, etc) seront remplacées par un facteur unique qui les résumera en opposant ménages riches/ménages pauvres dans la ville. Au lieu de dessiner plusieurs cartes redondantes, une carte du facteur représentant la structure sociale apportera une information synthétique. DeuxiÚme avantage, l'expérience montre que l'opposition riches/pauvres constitue l'information fondamentale fournie par les recensements dans toutes les grandes villes analysées dans le monde. Toutes les cartes représentant des données socio-économiques répéteront cette structure. Mais il existe d'ordinaire d'autres phénomÚnes intéressants (opposition jeunes/vieux, retraités/actifs, quartiers récents/quartiers de peuplement ancien, quartiers ethniques, etc.) qui seront cachés par ce phénomÚne dominant. L'analyse multivariée produit de nouvelles variables orthogonales par construction, c'est-à-dire, indépendantes. Ainsi, chaque facteur représentera un phénomÚne social différent. L'analyse permettra de reconnaßtre la structure cachée qui sous-tend les variables.

Ces mĂ©thodes sont trĂšs puissantes, indispensables mais offrent aussi de nombreux piĂšges. DiffĂ©rentes formes d'analyse multivariĂ©es sont utilisĂ©es, selon la mĂ©trique choisie (en gĂ©nĂ©ral, mĂ©trique euclidienne usuelle ou Chi-deux, voir Test du χÂČ), selon la prĂ©sence ou absence de rotations, selon l'utilisation de « communalitĂ©s », etc. Aujourd'hui, l'utilisation d'ordinateurs puissants et de logiciels statistiques largement rĂ©pandus rend ce type d'analyse tout Ă  fait banal, ce qui multiplie les risques d'erreur[15].

L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'Ă©tude descriptive et analytique, sur le terrain, des mƓurs et des coutumes de populations dĂ©terminĂ©es. Cette Ă©tude Ă©tait autrefois cantonnĂ©e aux populations dites alors « primitives »[16].

Métiers contemporains de la géographie

L'urbaniste Pierre Merlin prĂ©cise que « les gĂ©ographes ont souvent eu tendance Ă  considĂ©rer, en France notamment, l'amĂ©nagement (et en particulier l'amĂ©nagement urbain, voire l'urbanisme) comme un prolongement naturel de leur discipline. Il s'agit en fait de champs d'action pluridisciplinaires par nature qui ne sauraient ĂȘtre l'apanage d'une seule discipline quelle qu'elle soit. Mais la gĂ©ographie, discipline de l'espace Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles, est concernĂ©e au premier chef »[20].

Il convient par ailleurs de préciser que dans cette partie, les géographes dits « professionnels » et par conséquent spécialisés dans une science particuliÚre ne sont pas ou ne se sentent pas toujours considérés comme des géographes selon la nature de leur formation et du rapprochement que l'on peut faire avec la géographie. En effet, la plupart de ces professions (et notamment celles de géographie physique et mathématique) ont été tellement approfondies pour devenir des sciences à part entiÚre allant au-delà de la simple analyse spatiale, que l'on emploie des termes plus précis comme climatologue, océanographe, etc.

Organisation et diffusion du savoir

Institutions, sociétés et centre du recherche du monde francophone

Autres institutions, sociétés et centre du recherche

Publications

Une du Journal de géographie, décembre 1896.

Revues de géographie

Si les revues géographiques ont parfois des origines anciennes, bon nombre d'entre elles publient maintenant des versions électroniques.

Revues internationales

Bases de données

Enseignement scolaire

Enseignement de la géographie dans une école du Kenya.

L'enseignement de la géographie a fait l'objet de plusieurs études, notamment de la part de Jacques Scheibling ou d'Isabelle Lefort, montrant, depuis son apparition en tant que véritable discipline scolaire en France dans les années 1870 jusqu'à nos jours, son évolution en parallÚle avec celle de la géographie savante.

De 1870 à nos jours, de nombreuses réformes ont été mises en place faisant évoluer la discipline géographie dans l'enseignement secondaire et aussi à l'université. Ces réformes portent autant sur le contenu des programmes, qui évoluent en fonction des avancées de la géographie savante et du contexte social et historique (avec par exemple une domination de l'enseignement de la géographie régionale au début du XXe siÚcle, sous l'Úre vidalienne), que sur les méthodes d'enseignement, l'aspect pédagogique, comme l'introduction dans les années 1960-1970 de manuels plus lisibles, avec de nombreuses photographies en couleurs. Aujourd'hui, l'enseignement de la géographie se définit plus en fonction de contraintes matérielles, comme les classes surchargées, la diminution du nombre d'heures, etc.

GĂ©ographes notoires

  • Anaximandre (610 av. J.-C. - 546 av. J.-C.) : rĂ©alise l'une des premiĂšres cartes du monde connu.
  • HĂ©rodote (480 av. J.-C. - 425 av. J.-C.).
  • ÉratosthĂšne (276 av. J.-C. - 194 av. J.-C.) : calcul de latitudes et longitudes, calcul de la circonfĂ©rence terrestre.
  • Strabon (c. 60 av. J.-C. - c. 20 ap. J.-C.).

Notes et références

Notes

    Références

    1. P.Merlin et F. Choay, Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement, PUF, .
    2. « géographie », CNRTL.
    3. « La géo c'est quoi ? », Le Québec géographique (consulté le ).
    4. Ératosthùne, Futura Sciences, https://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/univers-eratosthene-663/.
    5. https://sepia.ac-reims.fr/clg-rocroi/-joomla-/index.php/disciplines?id=75.
    6. Peinture et géographie. Rencontre avec Roland Courtot par Les Cafés Géo, http://cafe-geo.net/peinture-et-geographie-rencontre-avec-roland-courtot/.
    7. Lionel,. Dupuy et Jean-Yves Puyo, L'imaginaire géographique : entre géographie, langue et littérature, Presses de l'Université de Pau et des pays de l'Adour, (ISBN 978-2-35311-060-5 et 2-35311-060-6, OCLC 903894525)
    8. GĂ©ographie et cinĂ©ma : modes d’emploi par Jean-François Staszak, https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2014-1-page-595.htm.
    9. Antoine Bailly et Robert Ferras, ÉlĂ©ments d'Ă©pistĂ©mologie de la gĂ©ographie, Paris, Armand Colin, , 191 p. (ISBN 978-2-200-24934-2, OCLC 650205301), p. 59-61.
    10. Marc Fayad, « Gérard Mercator, l'homme qui a inventé le GPS il y a 500 ans ! », sur Le Point, (consulté le ).
    11. ÉlisĂ©e Reclus et Joel Cornuault -Ă©ditĂ© par, Du sentiment de la nature dans les sociĂ©tĂ©s modernes, Charenton, PremiĂšres pierres, (ISBN 2-913534-04-X), Comment espĂ©rer les forces de l'individu des chaĂźnes de l’État et de ses reprĂ©sentants divers si ce n'est en prĂ©parant dĂšs maintenant la sociĂ©tĂ© des individus responsables ? (p.12).
    12. François Saur, Géographie physique, Paris, Presses universitaires de France, , 295 p. (ISBN 978-2-13-058983-9, OCLC 802324573), p. 13.
    13. Hervé Gumuchian, Claude Marois et Véronique FÚvre, Initiation à la recherche en géographie : aménagement, développement territorial, environnement, Montréal, Paris, Les Presses de L'université de Montréal, Economica, , 425 p. (ISBN 2-7178-4013-3, OCLC 892341384), p. 47.
    14. Julien Gargani, Crises environnementales et crises socio-Ă©conomiques, L'Harmattan, , p. 149.
    15. PrĂ©sentation mathĂ©matique dĂ©taillĂ©e dans – Sanders L.(1989) L’analyse statistique des donnĂ©es en gĂ©ographie, Montpellier, Alidade-RECLUS, 268 p ; initiation simple et critique dans – Ciceri M-F (1974) L'analyse multivariĂ©e dans la gĂ©ographie anglo-saxonne, Ă©valuation des techniques et des applications, thĂšse, Univ Paris-1. Cet ouvrage peut ĂȘtre chargĂ© gratuitement sur http://www-ohp.univ-paris1.fr.
    16. Le terme de « primitif » ne semble dĂ©finitivement pas Ă  l'abri des confusions impliquĂ©es par son Ă©tymologie et qui reflĂšte un moment de la science et de l'histoire des idĂ©es dominĂ© par un Ă©volutionnisme pĂ©rimĂ©. MĂȘme s'il a Ă©tĂ© Ă©crit qu'« un peuple primitif n'est pas un peuple arriĂ©rĂ© ou attardĂ© » (LĂ©vi-Strauss, Anthropologie structurale, 1958, p. 114), il est prĂ©fĂ©rable (d'un point de vue Ă©thique comme Ă©pistĂ©mologique) de relĂ©guer le terme au musĂ©e. Aujourd’hui on parle parfois plus volontiers de « peuples premiers » (voir le nom initial du musĂ©e du Quai Branly) en rĂ©fĂ©rences aux populations autochtones (parfois majoritaires) qui ont vĂ©cu ou vivent encore aujourd’hui sur un territoire envahi Ă  un moment de leur histoire, et Ă©ventuellement dĂ©placĂ©es ou dissĂ©minĂ©es en diasporas qui en ont conservĂ© la culture ou l’histoire. Cependant cette approche culturaliste est largement dĂ©criĂ©e par la communautĂ© ethnologique aujourd'hui, car si elle peut servir d'un point de vue politique, elle est infondĂ©e scientifiquement et cette dĂ©finition ne repose sur aucune rĂ©alitĂ© sociologique ou historique.
    17. « GÉOPOLITICIEN - DĂ©finition de GÉOPOLITICIEN », sur cnrtl.fr (consultĂ© le ).
    18. « URBANISTE - Définition de URBANISTE », sur cnrtl.fr (consulté le ).
    19. « TOPOGRAPHE - Définition de TOPOGRAPHE », sur cnrtl.fr (consulté le ).
    20. Cf. p. 369, Pierre Merlin et Françoise Choay, Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement, PUF, octobre 2010.

    *

    Voir aussi

    Dictionnaires

    Histoire

    • Philippe Pinchemel, Marie-Claire Robic, Jean-Louis Tissier (sous la direction de), Deux siĂšcles de gĂ©ographie française, Paris, ComitĂ© des travaux historiques et scientifiques, 1984, 380 p.
    • Paul Claval, Histoire de la gĂ©ographie, Paris, PUF, Que-sais-je ? no 65, 1995, 126 p.
    • Marie-Claire Robic, Anne-Marie Briend, Mechtild Rössler (sous la direction de), GĂ©ographes face au monde. L’Union gĂ©ographique internationale et les CongrĂšs internationaux de gĂ©ographie, Paris, L'Harmattan, 1996, 464 p.
    • Paul Claval, Histoire de la GĂ©ographie française de 1870 Ă  nos jours, Paris, Fernand Nathan, 1998, 544 p.
    • Jean-François Deneux, Histoire de la pensĂ©e gĂ©ographique, Belin, 2006 (ISBN 978-2-7011-3767-4).
    • Marie-Claire Robic (coordinatrice), Cyril Gosme, Didier Mendibil, Olivier Orain, Jean-Louis Tissier, Couvrir le monde. Un grand XXe siĂšcle de gĂ©ographie française, Paris, ADPF (Association pour la diffusion de la pensĂ©e française) - MinistĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, 2006, 232 p.
    • Pierre SingaravĂ©lou (dir.), L'Empire des gĂ©ographes. GĂ©ographie, exploration et colonisation (XIXe-XXe s.), Paris, Belin, 2008.

    Essai

    • Eudes Girard et Thomas Daum, La gĂ©ographie n'est plus ce que vous croyez, Talmont-Saint-Hilaire, Codex, 2010.

    ÉpistĂ©mologie

    • Jacques Scheibling, Qu'est-ce que la gĂ©ographie?, Paris, Hachette, 1994, 200 p. ; 2e Ă©dition revue et augmentĂ©e, Hachette SupĂ©rieur, 2011, 256 p.
    • Anne-Marie GĂ©rin-Grataloup, PrĂ©cis de gĂ©ographie, Paris, Fernand Nathan, 1995 (rĂ©Ă©ditĂ©).
    • Robert Marconis, Introduction Ă  la gĂ©ographie, Paris, Armand Colin, 1996, 222 p.
    • Paul Claval, ÉpistĂ©mologie de la gĂ©ographie, Paris, Fernand Nathan, 2001, 266 p.
    • Jean-Jacques Bavoux, La GĂ©ographie : objets, mĂ©thodes, dĂ©bats, Paris, Armand Colin, 2002, 240 p.
    • Alain BarrĂ©, Philippe Deboudt, Patrick Picouet, RĂ©ussir ses Ă©tudes en gĂ©ographie. MĂ©thodologie du travail universitaire, Paris, Belin, 2004, 223 p.
    • Armand FrĂ©mont, Aimez-vous la gĂ©ographie ?, Paris, Flammarion, 2005, 358 p.

    Enseignement de la géographie

    • Jacques Scheibling, Qu'est-ce que la gĂ©ographie ?, Paris, Hachette, 1994, 200 p.
    • Isabelle Lefort, La Lettre et l’esprit, gĂ©ographie scolaire et gĂ©ographie savante en France, Paris, Éditions du CNRS, 1992, 257 p.
    • Bernadette MĂ©renne-Schoumaker, Didactique de la gĂ©ographie, organiser les apprentissages, Bruxelles, Ă©ditions De Boeck, 2012 (2e Ă©d.), 301 p. (ISBN 978-2-8041-7051-6).

    Articles connexes

    Liens externes

    Sites et revues scientifiques consacrés à la géographie de façon globale

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