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√Čcosse

L'√Čcosse (en anglais et en scots : Scotland ; en ga√©lique √©cossais : Alba, /ňąalŐ™ň†ap…ô/ ) est une nation constitutive du Royaume-Uni. Couvrant le tiers nord de l'√ģle de Grande-Bretagne, l'√Čcosse continentale partage une fronti√®re de 154 km avec l'Angleterre au sud, et est entour√©e par l'oc√©an Atlantique au nord et √† l'ouest, par la mer du Nord au nord-est et est, et par la mer d'Irlande au sud-ouest. Elle contient √©galement plus de 790 √ģles, principalement dans les archipels des H√©brides et des Iles nordiques. La majeure partie de la population (dont la capitale √Čdimbourg) vit dans la ceinture centrale, qui correspond √† la plaine situ√©e dans les Basses terres, entre les Hautes terres et les Hautes terres du Sud.

√Čcosse

Scotland (en)
Scotland (sco)
Alba (gd)

Blason de √Čcosse
Armoiries de l'√Čcosse.
Drapeau de √Čcosse
Drapeau de l'√Čcosse.
Image illustrative de l‚Äôarticle √Čcosse
Localisation de l'√Čcosse (vert fonc√©) au sein du Royaume-Uni (vert clair), en Europe.
Administration
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Statut politique Nation constitutive du Royaume-Uni
Capitale √Čdimbourg

(55¬į 57‚Ä≤ 17‚Ä≥ N, 3¬į 12‚Ä≤ 06‚Ä≥ O)

Gouvernement Parlement local dévolu par le Gouvernement du Royaume-Uni.
Roi
Mandat
Charles III

(9 mois et 28 jours)
Premier ministre
Mandat
Humza Yousaf

(3 mois et 7 jours)
Vice-Premier ministre
Mandat
Shona Robison

(3 mois et 7 jours)
Démographie
Gentil√© √Čcossais(e)
Population 5 463 300 hab. (2019)
Densit√© 69 hab./km2
Langue(s) Anglais
Scots (régional)
Gaélique écossais (régional)
Langue des signes (régional)
PIB (2012)
· PIB/hab.
166 milliards ¬£
30 560 ¬£
Géographie
Coordonn√©es 57¬į nord, 5¬į ouest
Superficie 78 772 km2
Divers
Monnaie Livre sterling
Fuseau horaire UTC (été +1)
Domaine internet .scot
.uk
Indicatif téléphonique +44
Hymne Divers
Devise In My Defens God Me Defend (en scots : ¬ę Pour ma d√©fense, que Dieu me d√©fende ¬Ľ)
Code ISO 3166-1 GB-SCT

    L'√Čcosse est divis√©e en trente-deux subdivisions administratives ou autorit√©s locales, appel√©es conseils r√©gionaux. La ville de Glasgow est la plus grande r√©gion communale en nombre d'habitants, tandis que le Highland est la plus grande quant √† la superficie. Un pouvoir d'autonomie limit√© est d√©volu par le gouvernement √©cossais √† chaque subdivision, et couvre des domaines comme l'√©ducation, les services sociaux, les routes et les transports. L'√Čcosse est le deuxi√®me plus grand pays constitutif du Royaume-Uni et repr√©sente 8,3 % de la population britannique en 2012.

    Le Royaume d'√Čcosse √©mergea en tant qu'√Čtat souverain vers 843, et exista jusqu'en 1707. Jacques VI devint √©galement roi d'Angleterre et d'Irlande par h√©ritage en 1603, pour former ainsi une union personnelle entre les trois royaumes. L'√Čcosse a ensuite conclu une union politique avec le Royaume d'Angleterre, le , pour former le Royaume de Grande-Bretagne. L'Union cr√©a le Parlement de Grande-Bretagne, qui succ√®da √† la fois aux Parlements d'√Čcosse et d'Angleterre. En 1801, la Grande-Bretagne conclut une union politique avec le Royaume d'Irlande, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. En 1922, l'√Čtat libre irlandais fit s√©cession du Royaume-Uni, conduisant ce dernier √† √™tre officiellement renomm√© ¬ę Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ¬Ľ, en 1927.

    En √Čcosse, la Monarchie britannique a continu√© √† utiliser une vari√©t√© d'embl√®mes, de titres et de symboles royaux sp√©cifiques au Royaume d'√Čcosse d'avant l'Union. Le droit √©cossais est √©galement rest√© s√©par√© de ceux de l'Angleterre, du pays de Galles et de l'Irlande du Nord. L'√Čcosse constitue une juridiction distincte en droit public et en droit priv√©. L'existence continue d'institutions juridiques, √©ducatives et religieuses distinctes de celles des autres nations britanniques ont contribu√© √† la continuation de la culture √©cossaise et de son identit√© nationale, depuis l'Union avec l'Angleterre en 1707.

    En 1999, un Parlement √©cossais a √©t√© r√©tabli, sous la forme d'une l√©gislature monocam√©rale d√©volue comprenant 129 d√©put√©s, ayant autorit√© sur de nombreux domaines de la politique int√©rieure. Le chef du gouvernement √©cossais est le Premier ministre d'√Čcosse, qui est assist√© par un Vice-Premier ministre. L'√Čcosse est repr√©sent√©e au Parlement du Royaume-Uni par 59 d√©put√©s. Elle est √©galement membre du Conseil britanno-irlandais, envoie cinq d√©put√©s du Parlement √©cossais √† l'Assembl√©e britanno-irlandaise (en), et fait √©galement partie d'un Comit√© minist√©riel conjoint (en), repr√©sent√© par le premier ministre local.

    √Čtymologie

    Carte de l'√Čcosse.

    Le nom fran√ßais √Čcosse d√©coule du mot latin Scotia, lequel signifie pays des Scots. Il correspond √† l'anglais Scotland.

    Le mot latin Scotia √©tait utilis√© par les Romains pour d√©signer les Gaels qui peuplaient au Ve si√®cle le territoire actuel de l'√Čcosse[1] ainsi que l'Irlande. Le grand philosophe Jean Scot √Črig√®ne, par exemple, √©tait d'origine irlandaise et non √©cossaise, malgr√© son nom. En latin m√©di√©val, scotti r√©f√©rait au peuple irlandais et par extension, aux Gaels d'√Čcosse[2].

    B√®de le V√©n√©rable utilise le terme Scottorum natio (mot-√†-mot : nation des Scots) pour d√©signer le peuple venu d'Irlande qui s'installa sur une partie des terres pictes (¬ę Scottorum nationem in Pictorum parte recipit ¬Ľ). Ceci peut √™tre interpr√©t√© comme l'arriv√©e du peuple appel√© Ga√ęls dans le royaume de Dal Riada, sur la c√īte ouest de l'√Čcosse.

    Au Xe si√®cle, le mot Scot est mentionn√© dans les Chroniques anglo-saxonnes et fait r√©f√©rence au ¬ę pays des Ga√ęls ¬Ľ, c'est-√†-dire l'Irlande. Le terme Scottorum appara√ģt de nouveau, utilis√© par un roi irlandais en 1005. L'expression Imperator Scottorum est ajout√©e au nom de Brian B√≥ruma par Mael Suthain, dans le Livre d'Armagh[3]. On pense que Brian B√≥ruma devait alors r√©gner sur les Scots.

    Cette d√©nomination fut quelque peu copi√©e par les rois √©cossais. On attribue l'expression Basileus Scottorum √† Edgar Ier d'√Čcosse (1074-1107)[4]. Alexandre Ier d'√Čcosse (vers 1078-1124) utilisa l'expression Rex Scottorum sur son sceau, comme le firent ses successeurs jusqu'√† Jacques II[5].

    Histoire

    Préhistoire

    Les glaciers couvraient toute la surface de l'√Čcosse actuelle pendant le M√©solithique. Le Royaume-Uni faisait partie int√©grante du Doggerland habit√© par de nombreux groupes de p√™cheurs et de chasseurs-cueilleurs d√®s -12 800 BP. Les √ģles Britanniques se forment √† la suite de la fonte de la calotte glaciaire √† la fin de la derni√®re glaciation[6] - [N 1]. Des groupes de colons ont commenc√© √† b√Ętir les premi√®res habitations permanentes connues sur le sol √©cossais vers 9 500 BP, et les premiers villages vers 6 000 BP. Celui fort bien conserv√© de Skara Brae sur Mainland dans les Orcades est dat√© de 5100 BP. Des habitations, tombes et lieux de culte du N√©olithique existent en nombre important et en bon √©tat de conservation dans les Northern Isles et les H√©brides ext√©rieures, o√Ļ le peu d'arbres a entra√ģn√© la construction d'√©difices en pierres du lieu[7].

    Antiquité

    En raison de sa position g√©ographique excentr√©e, la Cal√©donie a √©t√© moins touch√©e par les invasions que l'Angleterre et a fortiori que les r√©gions continentales. Apr√®s la conqu√™te de l'Angleterre (en l'an 45 env.) par Claude, les Romains n'ont pas r√©ussi √† pacifier l'√Čcosse. Mais d'autres hypoth√®ses mettent aujourd'hui √† mal cette id√©e d'√©chec. En effet, de r√©centes d√©couvertes arch√©ologiques ont permis d'√©tablir toute une ligne de fortifications romaines courant de l'Est jusqu'au Nord, jusqu'au-del√† m√™me d'Inverness, √† Tarradale et √† Portmahomack. Des camps ont aussi √©t√© reconnus √† Cawdor, Balnageith, Normandykes entre Inverness et Aberdeen. Ces fortifications, parfois p√©rennes (Inchtuthil au nord-ouest de Dundee), indiquent une p√©n√©tration importante des Romains jusque dans les Highlands peut-√™tre les pr√©mices d'une invasion durable aux Ier et au IIe si√®cles. L'inhospitalit√© des lieux et le manque d'int√©r√™t √©conomique de la r√©gion ont pu aussi influer sur la d√©cision des autorit√©s romaines d'abandonner cette r√©gion.

    Dès lors, les Romains se sont retranchés derrière le mur que l'empereur Hadrien fit édifier vers 120, et qui réussit à contenir tant bien que mal les Pictes jusqu'en 364. Le mur d'Antonin construit plus au nord ne fut pas efficace longtemps.

    Selon le Grec Claude Ptol√©m√©e, les diff√©rents peuples qui habitent alors l'√Čcosse √©taient les Brigantes, les Caledonii, les Votadini, les Selgov√¶, les Novant√¶, les Damnonii, les Verturiones, etc.

    Moyen √āge

    Au Moyen √āge, l'ensemble humain de ce qui devient l'√Čcosse est compos√© de peuples diff√©rents : des Celtes (les Picti, les Bretons, les Scots venus d'Irlande), et des Germains (les Angles avec la Bernicie puis la Northumbrie, les Vikings √† la suite des invasions norv√©giennes des Orcades et de l'√Čcosse).

    En 563, le moine irlandais Columcille (ou Columkill, ou Colomba ‚ÄĒ ne pas confondre avec Colomban) fonde un monast√®re sur l‚Äô√ģle d‚ÄôIona, dans le royaume scot de Dal Riada. Cette abbaye prestigieuse va lancer des missions non seulement sur le Dal Riada, mais jusque sur les terres des Pictes.

    Les diff√©rents royaumes vont √™tre absorb√©s par ce royaume des Scots et former la Scotia, c'est-√†-dire l'¬ę √Čcosse ¬Ľ en fran√ßais. Ces royaumes √©taient :

    En √Čcosse, on parle souvent d'une Auld Alliance (¬ę la Vieille Alliance ¬Ľ) entre l'√Čcosse et la France : l'alliance traditionnelle contre l'Angleterre sign√©e en 1295. Cette alliance s'est poursuivie, avec le mariage de Marie Stuart, reine d'√Čcosse et Fran√ßois II en 1558.

    √Čpoque moderne

    Marie Ire d'Ecosse, fille de Marie de Guise et Jacques V, est connue pour son histoire tragique qui a inspiré de nombreux écrivains, cinéastes…

    Elle est l'une des premi√®res reines √† avoir des projets d'union entre l'√Čcosse et l'Angleterre. En effet, elle est une des h√©riti√®res au tr√īne d'Angleterre, car elle est la petite-fille de Marguerite Tudor, sŇďur a√ģn√©e de Henri VIII.

    Elle n'aboutit pas à ses projets mais son fils y parvient.

    Elle donne naissance en 1566 au roi Jacques VI d'√Čcosse qui devint √©galement Jacques Ier d'Angleterre et d'Irlande.

    En 1701, le Parlement de Londres r√©gla la succession au tr√īne d'Angleterre en faveur de la maison de Hanovre, mais le Parlement √©cossais mena√ßa pour un temps de faire un choix diff√©rent, peut-√™tre en faveur du fils du roi d√©chu Jacques II, ¬ę Jacques III et VIII ¬Ľ, ami du roi de France, qui pouvait pr√©tendre aux trois tr√īnes. Mais les parlementaires √©cossais, marchands pour la plupart, avaient des soucis financiers d√©coulant du d√©sastre du projet Dari√©n au Panama. Apr√®s de longues n√©gociations, le Trait√© d'Union fut sign√© et le ¬ę Royaume-Uni de Grande-Bretagne ¬Ľ vit le jour en 1707.

    En 1727, na√ģt la Royal Bank of Scotland pour d√©dommager les porteurs du projet Dari√©n. Elle concurrence la Bank of Scotland, rejointe aussi par la British Linen Company qui pr√™te d√®s 1764[8] aux filatures de lin. Aid√©e par la Soci√©t√© agronomique √©cossaise, la production √©cossaise de lin triple entre 1730 et 1775, entre Dundee et Glasgow, qui double ses exportations, entre 1725 et 1738[9].

    Ce cocktail de croissance √©cossaise encore plus rapide qu'en Angleterre et de concurrence bancaire font que l'√Čcosse est le pays √† adopter le plus vite les billets de banque, apr√®s la Hollande. En 1772, elle compte d√©j√† 31 banques dont 21 √† √Čdimbourg[10]. L'une d'elles, l'Ayr Bank fait d√©faut sur ses billets, aggravant la crise de 1772 via une cascade de faillites en √Čcosse puis en Europe. Les √Čcossais sont alors violemment critiqu√©s par les Anglais[11].

    La bataille de Culloden de 1746 a entre-temps marqu√© l'√©chec du quatri√®me des d√©barquements royalistes en √Čcosse, apr√®s ceux de 1692, 1708, et 1715. Les espoirs de restauration de la lign√©e des Stuart s'√©teignent. Le mode de vie traditionnel des Highlanders (les clans, les tartans et m√™me la cornemuse) est interdit.

    Walter Scott (1771-1832), auteur prolifique de ballades, po√®mes et romans historiques, fait conna√ģtre la litt√©rature √©cossaise et au XIXe si√®cle, Glasgow et le Clyde deviennent un important centre de construction navale et la ¬ę deuxi√®me cit√© de l‚Äôempire ¬Ľ britannique apr√®s Londres.

    Histoire contemporaine

    Un parlement écossais a été instauré par le Scotland Act, adopté par le Parlement britannique en 1998. Un référendum avait été organisé auparavant, en et une large majorité s’était prononcée en faveur de la création d’un parlement. C’est le premier parlement écossais depuis 1707. Il est composé de 128 députés.

    Le gouvernement √©cossais issu des √©lections parlementaires est dirig√© par un Premier ministre ou une Premi√®re ministre. En anglais, elle ou il est appel√© ¬ę First minister ¬Ľ. Cette d√©nomination est aussi reprise pour d√©signer les Premiers ministres du Pays de Galles et d'Irlande du Nord. Le terme de ¬ę First minister ¬Ľ √©vite une confusion avec le (la) Premier (Premi√®re) ministre du Royaume-Uni, le ¬ę Prime minister ¬Ľ.

    Les premi√®res √©lections du parlement √©cossais ont √©t√© organis√©es le . La premi√®re s√©ance du parlement a eu lieu le . Des √©lections ont eu lieu ensuite en 2003. Le Parti travailliste √©tait alors le plus grand parti (29,3 % des votes et 50 si√®ges[12]) manquant de peu la majorit√©. Avec l'appui des Lib√©raux (11,8 % et 17 d√©put√©s[12]) du Scottish Liberal Democratic Party, les travaillistes formaient le Scottish Executive, c'est-√†-dire le gouvernement d'√Čcosse.

    Il y avait une présence non négligeable d'élus indépendantistes du SNP (20,9 % et 27 sièges[12]) (Scottish National Party, centre gauche ; en effet, c'était le deuxième parti du parlement), des socialistes indépendantistes (6,9 % et six députés[12]) répartis entre le SSP (Parti socialiste écossais) et Solidarité et des écologistes indépendantistes du Parti vert écossais (6,7 % et 7 sièges[12]). Les conservateurs unionistes, dont le Scottish Conservative and Unionist Party, droite, qui s'opposaient à la création du Parlement, n'avaient plus que quelques élus (15,5 % et 18 sièges[12]).

    Les élections du ont donné l'avantage au SNP, qui a devancé d'un siège le parti travailliste (47 sièges pour le SNP, 46 pour le parti travailliste[13]). Les conservateurs et les démocrates gardent à peu près le même nombre de sièges, tandis que les verts et autres petits partis sont éliminés[13]. Depuis la création du SNP, c'est la première fois qu'il devient le parti le plus important à l'Assemblée écossaise. Cependant, n'ayant pas la moitié des sièges, il a formé un gouvernement minoritaire dirigé par Alex Salmond.

    Enfin, lors des derni√®res √©lections du , le SNP obtient la majorit√© absolue des si√®ges (69 sur 129[14]). Le Premier ministre, Alex Salmond, a d'ores et d√©j√† promis l'organisation d'un r√©f√©rendum sur l'ind√©pendance le 18 septembre 2014, √† l'issue des jeux du Commonwealth qui ont lieu √† Glasgow. Selon les r√©sultats d'un sondage publi√© par le Sunday Times le 7 septembre 2014, les partisans de l'ind√©pendance de l'√Čcosse arrivent en t√™te (51 % contre 49 %)[15]. Finalement, l'ind√©pendance sera rejet√©e par 55,3 % de votes contre.

    Lors du r√©f√©rendum du 23 juin 2016 sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union europ√©enne, la majorit√© des votants √Čcossais se sont prononc√©s pour le maintien au sein de l'UE, avec 62 % des suffrages exprim√©s, √† l'inverse de la majorit√© du Royaume-Uni[16]. En cons√©quence, la Premi√®re ministre √©cossaise Nicola Sturgeon n'exclut pas l'organisation d'un nouveau r√©f√©rendum sur l'ind√©pendance de l'√Čcosse[17]. Lors du r√©f√©rendum de 2014, l'un des principaux arguments utilis√©s par les opposants √† l'ind√©pendance √©tait qu'une sortie de l'√Čcosse au sein du Royaume-Uni aurait automatiquement entra√ģn√© une sortie de l‚ÄôUE[18]. Pour autant, un nouveau r√©f√©rendum n√©cessiterait l'approbation de Londres[17]. En octobre 2016, la Premi√®re ministre britannique Theresa May a d√©clar√© que tant l'id√©e d'organiser un nouveau r√©f√©rendum sur l'ind√©pendance de l‚Äô√Čcosse que celle de donner un √©ventuel droit de veto √† l'√Čcosse dans les n√©gociations √† venir avec l'Union europ√©enne √©taient exclues[19]. D'apr√®s Rory Scothorne, la soci√©t√© √©cossaise se trouve en situation de crise, laquelle contribue √† aviver les sentiments ind√©pendantistes : ¬ę la presse √©crite nationale s‚Äôeffondre sous la pression des r√©seaux sociaux ou √† la suite de rachats par des multinationales ; bon nombre d'universit√©s figurent parmi les plus pr√©caires et les plus privatis√©es du Royaume-Uni. Et une myriade d‚Äôorganisations non gouvernementales (ONG), dont beaucoup d√©pendent de subventions, tentent d√©sesp√©r√©ment de compenser le recul de services publics d√©sormais √† l‚Äôos ¬Ľ[20].

    Géographie

    Topographie

    Carte topographique simplifi√©e de l'√Čcosse.

    L'√Čcosse ne poss√®de qu'une seule fronti√®re terrestre, au sud du pays, celle qui est partag√©e avec l'Angleterre. Ses fronti√®res maritimes la s√©parent de l'Irlande du Nord et des √ģles F√©ro√©, territoire danois.

    L'√Čcosse compte de nombreux archipels, regroupant pr√®s de 790 √ģles[21]. Les trois principales sont les Shetland, au nord, les Orcades, au large de Thurso, et les H√©brides, au nord-ouest. L'√ģle de Skye fait partie des H√©brides Int√©rieures, au m√™me titre que l'√ģle de Mull. Les c√ītes, √† la mani√®re des fjords, sont tr√®s d√©coup√©es et constitu√©es de falaises ou de rochers, mais on rencontre √©galement des plages de sable.

    Les montagnes recouvrent une vaste superficie. Les points culminants en sont le Ben Nevis (1 344 m) et le Cairn Gorm (1 245 m), tous deux fortement fa√ßonn√©s par les glaciers. La neige y persiste tout au long de l'ann√©e sous forme de n√©v√©s. Le volcanisme, bien qu'ancien, est visible dans certaines parties du relief (formation du Quiraing et piton de l'Old Man of Storr sur l'√ģle de Skye, orgues basaltiques de Staffa, dykes d'√Čdimbourg, crag du ch√Ęteau de Stirling, c√īne volcanique de l'√ģle d'Ailsa Craig).

    Les lochs sont des lacs d'eau douce ou des fjords étroits et profonds débouchant sur la mer. Ces derniers ont été façonnés par l'érosion lors de la dernière glaciation. Ils sont ainsi souvent situés dans des vallées glaciaires, les glens, dont le fond est occupé par un lac ou un bras de mer. Les lochs écossais les plus célèbres sont sans doute le Loch Ness, le Loch Awe, le Loch Lomond et le Loch Tay, mais il en existe des centaines. Les lochs de mer, tout aussi nombreux, comprennent par exemple le Loch Long, le Loch Fyne, le Loch Linnhe et le Loch Eriboll.

    Climat

    Le climat de l'√Čcosse est un climat temp√©r√© oc√©anique, b√©n√©ficiant de l'influence du Gulf Stream. Les pr√©cipitations sont abondantes, en particulier sur la partie nord-ouest du pays. En hiver, il y neige fr√©quemment mais la neige a tendance √† fondre rapidement en raison des changements de temp√©rature et de l'influence du Gulf Stream, particuli√®rement le long des c√ītes.

    Cependant, en raison de sa relative proximit√© avec le cercle polaire (l'√Čcosse est en effet situ√©e √† la m√™me latitude que les parties sud de l'Alaska et de la Norv√®ge), les hivers peuvent parfois √™tre tr√®s rigoureux, surtout lorsque l'on s'avance √† l'int√©rieur des Highlands o√Ļ il peut neiger d√®s la fin du mois de septembre. Aussi, lorsqu'une masse d'air polaire s'abat sur le pays, les temp√©ratures peuvent alors chuter de fa√ßon drastique en quelques heures seulement. Un record de froid fut enregistr√© √† Aviemore (Highlands) le avec ‚ąí27,2 ¬įC relev√©s au thermom√®tre[22] (avec probablement des temp√©ratures proches de ‚ąí40 ¬įC sur les proches sommets des Cairngorms).

    Les temp√©ratures moyennes des mois d'√©t√© oscillent g√©n√©ralement entre 15 et 20 ¬įC[23].

    Environnement

    Flore

    Carte de la couverture du sol de l'√Čcosse.

    La flore de l'√Čcosse est un assemblage d'esp√®ces de plantes dont plus de 1 600 esp√®ces de plantes vasculaires, plus de 1 500 de lichens et pr√®s de 1 000 bryophytes[24]. Le nombre total d'esp√®ces vasculaires est faible par comparaison avec d'autres pays mais les bryophytes et les lichens sont abondants et ces derniers forment en √Čcosse une population d'importance mondiale. Plusieurs populations d'esp√®ces rares de foug√®res existent, bien que l'impact des collectionneurs du XIXe si√®cle ait mis en p√©ril l'existence de plusieurs esp√®ces.

    Les for√™ts sont rares, √† cause du d√©boisement excessif dans le pass√© ou de la pauvret√© du sol sur les montagnes. Le vent et le blizzard soufflant sur les pentes en hiver ne facilitent √©galement pas la v√©g√©tation. Les landes sont couvertes de bruy√®res ou de foug√®res et l'herbe est souvent si rare que des centaines de kilom√®tres carr√©s sont totalement inutilisables pour l'agriculture. Cependant, depuis plusieurs dizaines d'ann√©es, le gouvernement √©cossais investit en masse pour la ¬ę reconstruction ¬Ľ de son patrimoine forestier et, dans certaines parties du pays, on peut parfois y rencontrer sur de grandes √©tendues des milliers de jeunes sapins cal√©doniens laissant esp√©rer un reboisement dans les vingt prochaines ann√©es.

    Faune

    La faune de l'√Čcosse est g√©n√©ralement typique du nord-ouest de la partie europ√©enne de l'√©cozone pal√©arctique, bien que plusieurs des gros mammif√®res du pays aient √©t√© chass√©s jusqu'√† leur extinction et que l'activit√© humaine ait aussi donn√© lieu √† l'arriv√©e de diverses esp√®ces (cervid√©s pour la chasse notamment).

    Les divers environnements temp√©r√©s d'√Čcosse regroupent 62 esp√®ces de mammif√®res sauvages, y compris une population de chats sauvages, un nombre important de phoques gris et de phoques communs et la colonie la plus au nord de grands dauphins.

    C√īt√© insectes, notons la pr√©sence des midges. Minuscules insectes ail√©s, les midges apparaissent d√®s le d√©but de l'√©t√© et se constituent en essaims. Insectes qui piquent (les femelles mordent pour se nourrir de sang), ils repr√©sentent une certaine nuisance, lors de bivouacs, pour les campeurs non √©quip√©s de moustiquaires sp√©cifiques (√† fines mailles).

    Les mers entourant l'√Čcosse sont parmi les plus productives sur le plan biologique dans le monde : on estime que le nombre total d'esp√®ces marines √©cossaises d√©passe les 40 000. Les monticules de Darwin sont un domaine important de mer froide et en eau profonde avec des r√©cifs coralliens d√©couvert en 1988. Dans l'int√©rieur des terres, pr√®s de 400 populations g√©n√©tiquement distinctes de saumons atlantiques vivent dans les rivi√®res √©cossaises.

    Démographie

    L'√Čcosse compte quatre grandes villes et six villes secondaires : Glasgow (580 690 hab. pr√®s de 1,7 million dans l'agglom√©ration), √Čdimbourg (457 020 hab.), Aberdeen (211 910 hab.), Dundee (145 460 hab.), Stirling (86 200 hab.), Inverness (53 920 hab.), Ayr (46 431 hab.), Perth (44 000 hab.), Dumfries (38 000 hab.) et Falkirk (34 071 hab.).

    Lors du recensement de 2010, l‚Äô√Čcosse comptait 5 168 500 habitants[25]. Selon les estimations de 2004, ce nombre pourrait √™tre de 5 078 400 actuellement. La superficie de l‚Äô√Čcosse √©tant de 78 772 km2, la densit√© de population est alors de 64 personnes au km2. Environ 70 % de la population vit dans les Central Lowlands, une large et fertile vall√©e, s‚Äô√©tirant du nord-est au sud-ouest entre les villes d‚Äô√Čdimbourg et de Glasgow et comprenant des bassins de populations importants tels que Stirling, Falkirk, Perth et Dundee. D‚Äôautres concentrations de populations se trouvent sur la c√īte nord-est, principalement autour d'Aberdeen et d‚ÄôInverness. La ville de Glasgow compte la densit√© la plus √©lev√©e avec 3 292 personnes/km2, alors que la r√©gion des Highlands compte la densit√© la plus faible avec seulement personnes/km2.

    Pr√®s de Glasgow, le bruit des chantiers navals de la Clyde et des mines de charbon s'est tu avec la fin de la derni√®re guerre. En raison du ch√īmage, de nombreux jeunes dipl√īm√©s √©migrent vers l'Australie. Le journaliste √©cossais Douglas Lindsay Hill a racont√© comment le p√©trole de la mer du Nord, qui ressuscitait des r√™ves d'ind√©pendance, a √©t√© ¬ę confisqu√© ¬Ľ par l'Angleterre.

    L‚Äô√Čcosse pr√©sente le taux de d√©c√®s par overdose le plus √©lev√© d'Europe, une situation due au manque de fonds, √† une l√©gislation inad√©quate, √† une prise en charge trop lente ou encore √† la d√©tresse sociale[26].

    Langues

    L'anglais et le ga√©lique √©cossais sont les deux langues officielles de l'√Čcosse. Une autre langue, ayant le statut de langue r√©gionale, le scots, est √©galement reconnue selon les termes de la Charte europ√©enne des langues r√©gionales ou minoritaires.

    L‚Äôanglais est la langue maternelle de 98 % de la population √©cossaise. Il s‚Äôagit g√©n√©ralement d‚Äôun anglais fortement teint√© d‚Äôaccent scots et de certaines particularit√©s lexicales et grammaticales. Les √Čcossais anglophones monolingues vivent, dans une proportion de 75 %, dans les Central Lowlands, c‚Äôest-√†-dire dans le centre et le sud de l‚Äô√Čcosse.

    Les m√™mes statistiques de 2001 indiquaient que 65 674 personnes √Ęg√©es de trois ans et plus, soit 1,3 % de la population √©cossaise, √©taient encore capables de parler, lire et √©crire en ga√©lique √©cossais. Les plus grandes concentrations d‚Äô√Čcossais celtophones se trouvent au nord-ouest, c‚Äôest-√†-dire dans les Western Isles (ou les H√©brides), les Highlands, ainsi que la r√©gion de Strathclyde et celle d‚Äô√Čdimbourg, la capitale. Le ga√©lique √©cossais n'est pratiquement plus parl√© dans le sud de l'√Čcosse. Jacques IV (1473-1513), fut, semble-t-il, un des derniers rois √† parler le ga√©lique √©cossais.

    L'anglais √©cossais est la vari√©t√© r√©gionale de l'anglais en usage en √Čcosse, appel√©e en anglais Scottish English ou Scottish Standard English. C'est la langue √©crite usuelle en √Čcosse dans les textes non litt√©raires. Elle ne doit pas √™tre confondue avec le scots, langue germanique tr√®s proche mais distincte de l'anglais moderne ; quoique les deux noms aient souvent √©t√© employ√©s l'un pour l'autre, l'usage moderne est de s√©parer clairement les deux[27].

    Anglais écossais

    L'anglais écossais est le résultat de l'interférence linguistique entre le scots et l'anglais à partir du XVIIe siècle[28]. Le passage de nombreux locuteurs du scots à l'anglais se fit au prix de nombreux compromis phonologiques et transferts sémantiques, ainsi que de phénomènes d'hypercorrection[29]. L'orthographe, la ponctuation et la grammaire de l'anglais écossais suivent généralement l'usage de l'Oxford English Dictionary. L'anglais des Highlands diffère un peu de celui des Lowlands, en ce qu'il reflète une plus grande influence phonologique, grammaticale et lexicale de la langue de substrat, le gaélique écossais.

    En d√©pit de variations r√©gionales et sociales, l'anglais √©cossais poss√®de un certain nombre de traits de prononciation caract√©ristiques. Il existe peu de diff√©rences de grammaire avec les autres vari√©t√©s d'anglais, bien que la forme progressive s'emploie typiquement avec une plus grande fr√©quence qu'ailleurs, par exemple avec certains verbes de sens statif (I'm wanting a drink ¬ę Je veux un verre ¬Ľ). Au futur, la forme progressive indique souvent une supposition (You'll be coming from Glasgow ¬ę Tu dois venir de Glasgow ¬Ľ / ¬ę Je suppose que tu viendras de Glasgow ¬Ľ)[30].

    L'anglais √©cossais poss√®de un certain nombre de mots peu usit√©s au sud du Royaume-Uni (ainsi que dans d'autres vari√©t√©s d'anglais) ; certains font partie du vocabulaire g√©n√©ral, tels que outwith ¬ę hors de ¬Ľ (plut√īt que outside of), wee ¬ę petit ¬Ľ (mot du scots, employ√© aussi en anglais irlandais), pinkie ¬ę petit doigt, auriculaire ¬Ľ (plut√īt que ¬ę little finger ¬Ľ), janitor ¬ę concierge, gardien ¬Ľ (plut√īt que caretaker) ; d'autres d√©signent des r√©alit√©s culturelles sp√©cifiques, comme haggis ou caber.

    Gaélique écossais

    L'√©cossais ou ga√©lique √©cossais (appel√© G√†idhlig √† comparer avec le Gaeilge parl√© en Irlande) est une langue ga√©lique (celtique) parl√©e en √Čcosse, dans les Highlands, dans les √ģles, ainsi que par quelques communaut√©s de Nouvelle-√Čcosse, surtout dans l'√ģle du Cap-Breton. L'expulsion forc√©e de paysans √©cossais par de grands propri√©taires terriens au XIXe si√®cle explique que la langue se soit r√©pandue jusqu'au Canada o√Ļ elle a d√©clin√© (ga√©lique canadien). Il est reconnu par le Royaume-Uni comme langue r√©gionale de l‚Äô√Čcosse selon la Charte europ√©enne des langues r√©gionales ou minoritaires et depuis une loi du parlement √©cossais vot√©e le , c'est une langue officielle de l'√Čcosse (avec l'anglais). Il est utilis√© dans la signalisation routi√®re bilingue.

    En tant que langue traditionnelle des Gaels, ou Scots (les Celtes venus d'Irlande qui peupl√®rent le nord-ouest des √ģles Britanniques vers le Ve si√®cle), le ga√©lique occupe une place importante dans la culture traditionnelle √©cossaise. Il constitue en effet la langue historique de la majeure partie de l'√Čcosse actuelle.

    Le ga√©lique √©cossais comptait, en 2006, 58 750 locuteurs.

    Scots

    Le scots (appel√© en scots the Scots leid, the Scotch tung etc.) est une langue germanique parl√©e en √Čcosse et dans le nord de l'Irlande (dans l'Ulster). D√©riv√© du vieux northumbrien[31], un des dialectes septentrionaux du vieil anglais parl√© au nord de la rivi√®re Humber, en Grande-Bretagne, avant l'invasion normande (1066), et influenc√© par le vieux norrois, apport√© dans l'√ģle par les Vikings danois au IXe si√®cle, il demeure tr√®s proche de l'anglais. Le scots constitue notamment l'idiome r√©gional propre aux Lowlands, dont l'un des dialectes est le doric.

    En raison de différences existant entre les dialectes du scots et de la non-existence d'une autorité de régulation, il n'existe pas d'orthographe standard pour le scots et ce, en dépit de plusieurs efforts émanant de locuteurs de cette langue.

    Le scots n'a pas connu l'importante modification de la prononciation des voyelles (grand changement vocalique) qu'a connu l'anglais. √Ä titre d'exemple, le mot anglais ¬ę town ¬Ľ se prononce avec une diphtongue mais le mot √©quivalent en scots, ¬ę toun ¬Ľ, se prononce /tun/.

    Le poète Robert Burns, auteur entre autres de la chanson Auld Lang Syne, est l'un des écrivains de langue scots les plus connus et les plus populaires.

    La synagogue d‚Äô√Čdimbourg dans le quartier Newington

    Scots-yiddish

    Le scots-yiddish est le nom donné à un vernaculaire hybride juif entre l'écossais des Lowlands (le scots) et le yiddish (langue des Juifs ashkénazes), qui a été brièvement en vigueur parmi la communauté juive écossaise des Lowlands, lors de la première moitié du XXe siècle. L'historien littéraire écossais David Daiches le décrit dans son récit autobiographique,Two Worlds[32]. C'est également la langue du poète juif de Glasgow, A. C. Jacobs[33] - [34].

    √Čconomie

    L‚Äô√©conomie de l‚Äô√Čcosse est √©troitement li√©e √† celle du Royaume-Uni et est essentiellement bas√©e sur un syst√®me capitaliste avec tr√®s peu d‚Äôintervention de la part de l‚Äô√Čtat. Apr√®s la r√©volution industrielle, l‚Äô√©conomie √©cossaise est domin√©e par la construction navale, l‚Äôindustrie mini√®re et la sid√©rurgie. La participation de l‚Äô√Čcosse √† l‚ÄôEmpire britannique lui a permis d‚Äôexporter sa production √† travers le monde. Mais l‚Äôindustrie lourde a d√©clin√© dans la derni√®re partie du XXe si√®cle. L‚Äô√Čcosse subit, √† partir du milieu des ann√©es 1970, la m√™me crise industrielle que le pays de Galles et le Nord de l‚ÄôAngleterre. Les industries anciennes, mines, charbon, fer et sid√©rurgie, sont victimes de leur vieillissement et de la concurrence mondiale, menant √† une remarquable mutation de l‚Äô√©conomie de l‚Äô√Čcosse, d√©sormais bas√©e sur la technologie et les services. Les ann√©es 1980 ont vu le d√©veloppement de la Silicon Valley √©cossaise : la Silicon Glen (glen, vall√©e en √©cossais), entre Glasgow et √Čdimbourg, abritant beaucoup de grandes entreprises technologiques venues s‚Äôimplanter en √Čcosse. Aujourd‚Äôhui, l‚Äôindustrie technologique emploie 41 000 personnes. Les entreprises bas√©es en √Čcosse sont sp√©cialis√©es dans les syst√®mes d‚Äôinformation, la d√©fense, l‚Äô√©lectronique et les semi-conducteurs, dans certaines r√©gions industriellement sinistr√©es. La croissance √©conomique en √Čcosse a en moyenne √©t√© sup√©rieure √† celle de la Grande-Bretagne prise dans son ensemble et elle a √©t√© moins affect√©e par la r√©cession du d√©but des ann√©es 1990 que bon nombre d‚Äôautres r√©gions. Cela est d√Ľ aussi au d√©veloppement de l‚Äôindustrie p√©troli√®re dans certaines r√©gions industriellement sinistr√©es.

    Il existe également un secteur de développement et design électronique particulièrement dynamique et en pleine croissance, basé sur ses liens avec les universités et les compagnies locales. À noter la présence de multinationales telles que National Semiconductor, IBM ou Motorola.

    Les autres secteurs majeurs de l‚Äô√©conomie de l‚Äô√Čcosse sont : la banque et les services financiers, l‚Äô√©ducation, le divertissement, la biotechnologie, les transports, le p√©trole, le gaz, le whisky, et le tourisme.

    Les ventes de produits √©cossais ‚ÄĒ produits traditionnels tels que whisky, cachemire ou saumon ‚ÄĒ r√©alis√©es √† Paris ont augment√© de 145 % en 1995. Les principaux clients de l'√Čcosse sont les √Čtats-Unis, la France et l'Allemagne.

    Le produit int√©rieur brut (PIB) de l‚Äô√Čcosse est l√©g√®rement sup√©rieur √† 74 milliards de livres sterling (en 2002), donnant un PIB par habitant de ¬£14 651.

    √Čdimbourg est le centre financier de l‚Äô√Čcosse et la 6e place d‚ÄôEurope avec les grandes compagnies du secteur financier qui y sont bas√©es, incluant la Royal Bank of Scotland (la seconde plus grande banque d‚ÄôEurope, la cinqui√®me mondiale), HBOS (propri√©taire de Bank of Scotland) et Standard Life Insurance.

    Buchanan Street, au centre du quartier commerçant de Glasgow.

    Glasgow est le principal port d‚Äô√Čcosse et le quatri√®me plus grand centre industriel du Royaume-Uni, comptant pour plus de 60 % des exportations √©cossaises. La construction navale, bien qu‚Äôen d√©clin depuis le d√©but du XXe si√®cle, compte toujours pour une bonne part de l‚Äô√©conomie √©cossaise. La ville poss√®de le quartier commer√ßant et de distribution le plus grand et le plus important √©conomiquement du Royaume-Uni apr√®s le quartier de West End √† Londres. Glasgow est √©galement l'un des vingt plus grands centres financiers d‚ÄôEurope et abrite le si√®ge social de nombreuses entreprises britanniques. Les autres industries importantes pr√©sentes √† Glasgow sont le textile, la chimie, la p√™che, la brasserie et la distillation. En 1909, Charles Gordon, le gendre du cr√©ateur de la distillerie Glenfiddich, fut le premier √† prendre la mer pour exporter son single malt[35].

    Les familles modestes sont confrontées à des difficultés importantes dans d’accès aux transports publics et aux logements[26].

    Politique monétaire

    La Banque centrale du Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre, imprime des billets de banque qui sont les seuls ayant cours l√©gal en Angleterre et au pays de Galles. Cependant, des banques en √Čcosse et en Irlande du Nord ont le droit d'√©mettre leurs propres billets. En √Čcosse, ce sont la Bank of Scotland, la Clydesdale Bank et la Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque √©cossais peut √™tre accept√© (sans toutefois avoir cours l√©gal) dans tout le territoire du Royaume-Uni, ainsi que dans les d√©pendances de la Couronne (les lois financi√®res √©tant diff√©rentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les √Čcossais ne sont pas oblig√©s d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas oblig√©s d'accepter les billets √©cossais, mais tout le monde est oblig√© d'accepter les pi√®ces de monnaie d'au moins une livre).

    Politique

    L'√Čcosse est l'un des quatre pays constitutifs du Royaume-Uni, qui ne poss√®de pas une constitution √©crite unique. Jusqu'√† l'Acte d'Union de 1707, l'√Čcosse √©tait une nation ind√©pendante. Cependant, √† la suite de ces Actes d'Union, les parlements anglais et √©cossais furent dissous et remplac√©s par un unique parlement pour toute la Grande-Bretagne qui utilisa les b√Ętiments et le syst√®me institutionnel de l'ancien parlement anglais. Les couronnes √©cossaises et anglaises furent r√©unies en 1603 par Jacques VI d'√Čcosse lorsqu'il devint Jacques Ier d'Angleterre. En 1801, l'Irlande fut √† son tour int√©gr√©e au Royaume-Uni.

    Jusqu'en 1999, l'√Čcosse n'a pas eu de l√©gislation sp√©cifiquement nationale, malgr√© diverses tentatives au cours des ans d'implanter durablement une sorte de Home Rule. Le Parlement naquit √† la suite du Scotland Act de 1998 du Parlement britannique. Cette loi expose les sujets sur lesquels Westminster reste comp√©tente, appel√©s ¬ę reserved matters ¬Ľ (¬ę sujets r√©serv√©s ¬Ľ), tels que la D√©fense, les Affaires √©trang√®res, les politiques fiscales et √©conomiques, ou encore les l√©gislations sur les stup√©fiants et l'audiovisuel. Tous les quatre ans, un scrutin proportionnel permet d'√©lire les 129 d√©put√©s si√©geant au Parlement.

    En ce qui concerne l'orientation politique, les √©cossais privil√©gient les candidats de centre gauche au niveau national. Ainsi tous les premiers ministres depuis 1999 sont issus de partis de centre gauche (Travailliste de 1999 √† 2007 puis membre du SNP depuis 2007). Ce dernier parti revendiquant une ligne sociale-d√©mocrate. De plus, le SNP est un parti ind√©pendantiste. Cette mouvance, qui vise √† rendre l'√Čcosse ind√©pendante du Royaume-Uni, est de plus en plus populaire aupr√®s des √©cossais depuis la mise en Ňďuvre du Brexit contre lequel les √©cossais (plus europhiles que leurs voisins anglais) ont vot√© √† plus de 62 %.

    Découpage administratif

    Système juridique

    L'√Čcosse poss√®de un syst√®me juridique mixte unique en Europe, bas√© sur la double base du droit civil dans la lign√©e du Code de Justinien et de la Common law m√©di√©vale. Le syst√®me √©cossais est comparable notamment au syst√®me sud-africain.

    Depuis l'Acte d'Union de 1707, la législature est partagée avec le reste du Royaume-Uni. Si le système législatif écossais est fondamentalement différent des systèmes gallois et anglais, il fut néanmoins influencé par ce dernier. Depuis le traité de Rome en 1957, le droit européen a fait son entrée sur la scène écossaise, entre autres avec la Convention européenne des droits de l'homme. Le parlement écossais, créé en 1999, peut légiférer sur certains sujets, définis par le Scotland Act (1998).

    Les lois écossaises se différencient principalement des lois anglaises et nord-irlandaises dans les domaines du patrimoine, du droit pénal, de la fiducie, de l'héritage, du système de preuves et du droit de la famille. Le droit commercial et le droit fiscal sont en revanche peu différents.

    Depuis 1991, une large pr√©-majorit√© est accord√©e √† tous les citoyens d√®s 16 ans ; concr√®tement, ses effets s'apparentent √† celle d'une majorit√© civile √† quelques d√©tails pr√®s, comme la possibilit√© de r√©pudier ult√©rieurement certains actes juridiques √©tablis entre 16 et 18 ans[36]. Pour les √©lections concernant l‚Äôensemble de la Grande-Bretagne, le droit de vote demeure √† 18 ans pour √©viter de d√©s√©quilibrer les corps √©lectoraux en faveur de l‚Äô√Čcosse ; en revanche, dans une consultation nationale comme le referendum du , les 16-17 ans votent[37].

    Les jurys comptent habituellement 15 membres au lieu de 12.

    Culture

    Symboles nationaux

    Le drapeau de l'√Čcosse.
    Les armes royales du Royaume-Uni employ√©es en √Čcosse, avec la devise nationale "In My Defens God Me Defend" raccourcie en "IN DEFENS", et la devise de l'ordre du chardon Nemo me impune lacessit.

    La culture √©cossaise se d√©marque de celles des autres nations du Royaume-Uni par un certain nombre de particularit√©s. Elle a en effet moins subi l'influence latine des envahisseurs romains, les populations pictes √©tant demeur√©es isol√©es jusqu'au Ve si√®cle. Tr√®s marqu√©e par ses relations, souvent conflictuelles, avec l'Angleterre, l'√Čcosse a √©t√© davantage influenc√©e qu'elle par les cultures scandinave et irlandaise du Moyen √āge, en fonction des envahisseurs successifs. Les r√©bellions jacobites ont marqu√© un tournant dans l'histoire culturelle √©cossaise, en inaugurant un rapprochement d'envergure avec l'Angleterre, au sein du Royaume-Uni. L'√Čcosse, en tant que nation, dispose ainsi de symboles qui lui sont propres, tel son drapeau, le Saltire, ou encore le chardon, mais ne dispose pas d'un hymne national, l'hymne du Royaume-Uni √©tant le seul reconnu officiellement. Les principales c√©l√©brations sont √©galement propres √† l'√Čcosse, qu'elles soient officielles, comme la f√™te nationale du 30 novembre (le jour de la saint Andr√©, Saint Andrew's Day), ou issues de traditions diverses, comme la Burns Night ou encore Hogmanay. Ces derni√®res, fortement marqu√©es de l'empreinte culturelle √©cossaise, ont √©t√© export√©es au Nouveau Monde, o√Ļ une autre c√©l√©bration existe, Tartan Day, impr√©gn√©e d'h√©ritage √©cossais, mais ignor√©e en √Čcosse.

    Armes du royaume d'√Čcosse

    Les Armoiries de l'√Čcosse consistent en un ¬ę blason d'or au lion rampant de gueules arm√© et lampass√© d'azur au double trescheur fleuronn√© et contre-fleuronn√© du m√™me.¬Ľ (lion rouge aux griffes et langue bleues sur √©cu jaune encadr√© d'une orle double fleur√©e vers l'int√©rieur et l'ext√©rieur). Ces armoiries de l'√Čcosse constituent les quarts 1 & 4 (√©cartel√©s 1 et 4) des armes royales de la monarchie Britannique en √Čcosse sur lesquelles la licorne (symbole h√©raldique du pays depuis le XIIe si√®cle) couronn√©e occupe dextre tandis que le lion couronn√© britannique occupe senestre. Ces positions sont invers√©es sur la version anglaise des armes de la monarchie sur lesquelles le lion couronn√© britannique est √† dextre et la licorne √©cossaise (portant la couronne autour de son cou) occupe senestre.

    Langues et littérature

    Les diverses influences ayant baign√© l'√Čcosse se traduisent √©galement dans une pluralit√© de langues. Deux sont officielles, l'anglais et le ga√©lique √©cossais. Cette derni√®re, langue traditionnelle aujourd'hui minoritaire, a tr√®s largement perdu sa place face √† l'anglais √©cossais, vari√©t√© r√©gionale de l'anglais moderne. Le scots, langue germanique proche de l'anglais, est l'idiome r√©gional des Lowlands, au sud du pays ; l'√©crivain Robert Burns l'a largement utilis√© dans ses Ňďuvres.

    L'écrivain Robert Burns.

    La littérature écossaise est riche en écrivains, mais deux lui sont particulièrement associés, Robert Burns et Walter Scott. Si Burns s'est illustré par sa poésie, ancrée dans le folklore écossais, Scott a été l'un des fondateurs du roman historique. De nombreux poètes ont également marqué l'histoire littéraire écossaise, depuis le Castalian Band de la Renaissance jusqu'à Edwin Morgan, le poète national actuel. Le mouvement de la Renaissance écossaise, au début du XXe siècle, a marqué un regain d'intérêt des écrivains pour leur héritage culturel propre, dans le pendant du Celtic revival irlandais de la même époque.

    Un joueur de cornemuse en costume traditionnel.

    Au plan de la philosophie, les Lumières écossaises, au XVIIIe siècle, ont développé une science de l'Homme, avec des penseurs comme David Hume, Francis Hutcheson et Adam Smith, qui continuent d'influencer la pensée moderne.

    Musique et danse

    La musique traditionnelle écossaise est rattachée aux musiques celtiques ; elle est en effet restée proche de la musique irlandaise, avec laquelle elle partage certains instruments, comme la clàrsach, ou harpe celtique. La cornemuse est de développement plus récent, et le violon lui est encore postérieur. Les airs joués couvrent un vaste répertoire, allant des complaintes traditionnelles aux musiques militaires ou d'inspiration religieuse, en passant par les airs de danse.

    Les danses traditionnelles √©cossaises peuvent se r√©partir en trois grands groupes. Les country dances et les c√©ilidh dances sont des danses de soci√©t√© pratiqu√©es par des couples dispos√©s en sets. Les danses des Highlands se pratiquent elles en solo ; cette forme de danse a √©volu√© dans le contexte des jeux des Highlands, o√Ļ il accompagne la musique de la cornemuse.

    Beaux-arts

    L'architecture √©cossaise a √©t√© marqu√©e, depuis le classicisme, de l'influence de grandes figures de l'architecture telles que Robert Adam et William Henry Playfair, pour le style n√©oclassique, ou encore Charles Rennie Mackintosh et la Glasgow School de l'Art nouveau. Certains styles architecturaux ont √©merg√© en √Čcosse, comme le Scottish baronial style, et lui sont rest√©s propres. L'architecture traditionnelle est centr√©e sur les mod√®les de la black house, dans les Highlands, et de la maison-tour, dont sont issus nombre de ch√Ęteaux √©cossais.

    Si l'art √©cossais remonte √† l'√©poque picte, avec notamment les pierres pictes sculpt√©es, et si le Moyen √āge a √©t√© caract√©ris√© par le d√©veloppement d'un art chr√©tien ayant donn√© naissance √† de nombreux manuscrits enlumin√©s, ce n'est pas avant la p√©riode des Lumi√®res que l'art s'est v√©ritablement d√©velopp√© en √Čcosse. Le XVIIIe si√®cle a ainsi vu l'apparition de peintres de renomm√©e europ√©enne ‚ÄĒ Allan Ramsay et Henry Raeburn en sont des exemples. La Royal Scottish Academy of the Fine Arts fut fond√©e au d√©but du XIXe si√®cle, alors que l'impressionnisme et l'Art nouveau √©taient en gestation.

    Mythologie

    La mythologie écossaise découle de la plus large mythologie celtique, les légendes du cycle d'Ulster et du cycle fenian ayant été reprises et réadaptées à différentes époques par les bardes et poètes écossais. Certaines figures du folklore populaire sont en revanche particulières au pays, comme les each uisge, chevaux maléfiques hantant les lochs, la banshee, messagère de l'au-delà, et brownies, malicieux génies du foyer.

    Culture populaire

    La cuisine √©cossaise est marqu√©e par l'utilisation de l'avoine, aujourd'hui en partie remplac√©e par la pomme de terre, et qui se retrouve dans des pr√©parations telles que le porridge et les oatcakes, mais aussi dans le haggis. Consid√©r√© comme plat national, ce dernier est une panse de brebis farcie qui a donn√© naissance √† tout un folklore, depuis les d√ģners de la Burns Night jusqu'aux l√©gendes du haggis sauvage. Le whisky est une autre production culinaire √©cossaise largement diffus√©e √† l'√©tranger. Cinq grandes r√©gions se r√©partissent la production de cet alcool fort d'orge malt√©e.

    Le tartan est une étoffe de laine particulièrement présente dans les costumes traditionnels écossais, dont le kilt est l'un des éléments. Porté exclusivement par les hommes, le tartan dans lequel il est coupé marque l'appartenance du porteur à un clan ou à une région.

    En juillet 2009, le ¬ę Gathering ¬Ľ (rassemblement) r√©unit, √† √Čdimbourg, dans Holyrood Park, 30 000 √Čcossais, avec une participation des diff√©rents clans des Highlands et de la diaspora √©cossaise mondiale. Ce rassemblement populaire devrait se produire √† nouveau en 2013[38].

    Dans la s√©rie de romans Harry Potter √©crite par l'√©crivaine britannique J. K. Rowling, le ch√Ęteau de Poudlard, √©cole de sorcellerie et principal th√©√Ętre des √©v√©nements, est situ√© en √Čcosse.

    Baltazar Picsou, personnage invent√© par Carl Barks, serait n√© en √Čcosse √† Glasgow d'apr√®s La Jeunesse de Picsou de Don Rosa.

    Religion

    √Čtat de tradition chr√©tienne, l'√Čcosse est √† majorit√© protestante, l'√Čglise d'√Čcosse en √©tant le mouvement principal.

    Le catholicisme, second en nombre de fid√®les, est particuli√®rement implant√© dans le centre-ouest et les √ģles de l'ouest de l'√Čcosse, o√Ļ il a surv√©cu √† la R√©forme.

    Le juda√Įsme est pr√©sent depuis des si√®cles en √Čcosse. Selon le recensement de 2011, 5 887 Juifs vivent en √Čcosse, soit une baisse de 8,7 % par rapport √† 2001[39]. Environ 25 % de la population juive √©cossaise r√©side dans la banlieue de Newton Mearns au sud de Glasgow[40], les autres √† Edimbourg et dans une moindre mesure √† Dundee[39]. Aujourd'hui, toutes les communaut√©s juives connues en √Čcosse sont repr√©sent√©es par le Conseil √©cossais des communaut√©s juives. Dans ce pays, les Juifs ont √©t√© peu[41] voire pas victimes d'antis√©mitisme[42] - [43] mais ces derni√®res ann√©es, ils d√©plorent de nombreux incidents en ce sens qui les poussent √† quitter leur pays[44] - [45].

    Les mouvements r√©cents d'immigration ont introduit l'islam, aux c√īt√©s des religions asiatiques.

    En 2001, environ 30 % de la population se déclarait sans religion.

    Tourisme

    Forteresses, manoirs et demeures, souvent situ√©s dans des sites exceptionnels, affichent fi√®rement leurs revenants, comme le fameux Fernie Castle et les non moins connus Kilconquhar Castle et Dalhousie Castle, au nord d'√Čdimbourg. La plupart d'entre eux accueillent les touristes en mal de frissons pour des soir√©es de jeux de r√īle. Fant√īmes et esprits errants sont d√©sormais pist√©s par les scientifiques du groupe d'√©tude sur la parapsychologie de l'universit√© d'√Čdimbourg : apparitions de spectres dans un corridor, anomalies photographiques et contacts physiques sont analys√©s par des m√©thodes d'enregistrement de plus en plus sophistiqu√©es.

    Sport

    Match entre le Celtic et les Rangers de Glasgow, au Celtic Park. Le match entre ces deux √©quipes est appel√© ¬ę Old Firm ¬Ľ, vieille entente en fran√ßais.

    Le sport est une composante importante de la culture √©cossaise. Le sport le plus populaire, le football, est pratiqu√© depuis le XIXe si√®cle, et est sujet √† des rivalit√©s communautaires, dont la plus connue est probablement l'antagonisme entre supporters du Celtic FC, catholiques et issu de la communaut√© irlandaise, et ceux des Glasgow Rangers, protestants. Depuis le d√©but de la cr√©ation de la Scottish Premier League, seuls deux clubs ne sont jamais descendus en deuxi√®me division √©cossaise : Celtic FC et Aberdeen FC. Le golf, apparu au XVe si√®cle, est consid√©r√© comme originaire d'√Čcosse. Alors que ce sport est ailleurs dot√© d'une image √©litiste, il est consid√©r√© en √Čcosse comme populaire, l'ensemble de la soci√©t√© pouvant le pratiquer. Les Highland Games sont des comp√©titions sportives traditionnelles c√©l√©brant l'h√©ritage culturel √©cossais et la culture celtique. Ils sont le si√®ge d'√©preuves de force, dont la plus connue est probablement Toss the caber, un lancer de tronc d'arbre, mais aussi de concours de musique et de danse traditionnelles.

    Bien que moins populaire que le football, le rugby en √Čcosse est un sport appr√©ci√© par la population. L'√©quipe d'√Čcosse de rugby √† XV, aussi surnomm√© le XV du Chardon, dispute tous les ans le tournoi des Six Nations, tournoi se disputant au cours du mois de f√©vrier et avril. regroupant les meilleures √©quipes europ√©ennes que sont l'Angleterre, le pays de Galles, la France, l'Irlande et l'Italie. Le rugby √©cossais est r√©guli√®rement class√© dans les dix meilleures nations au classement de l'IRB. En club, deux √©quipes √©cossaises, les Glasgow Warriors et √Čdimbourg Rugby, participent √† la coupe d'Europe de rugby √† XV et au championnat de la Celtic League, championnat regroupant des √©quipes galloises, irlandaises et italiennes. Le championnat d'√Čcosse de rugby √† XV est donc semi-professionnel et se dispute quant √† lui sur l'ensemble du pays.

    Il est g√©n√©ralement admis que le curling a √©t√© invent√© au XVIe si√®cle en √Čcosse, en d√©pit de l'existence de deux tableaux de Pieter Brueghel l'Ancien qui repr√©sentent des paysans hollandais en train de jouer au curling.

    Les √Čcossais participent aux Jeux olympiques sous les couleurs du Royaume-Uni, mais envoient leur propre d√©l√©gation aux Jeux du Commonwealth.

    Les plus importants stades d'√Čcosse sont le Celtic Park, le Hampden Park et l'Ibrox Stadium de Glasgow ainsi que le Murrayfield Stadium d'√Čdimbourg. Le Celtic Park est le stade √©ponyme du club de football, le Hampden Park est le stade de l'√©quipe de football d'√Čcosse (et du Queen's Park FC, un club amateur), l'Ibrox stadium celui des Glasgow Rangers et le Murrayfield Stadium est le stade de rugby du pays, accueillant l'√©quipe nationale et √Čdimbourg Rugby.

    √Čcossais c√©l√®bres

    Cette liste ne vise pas l'exhaustivit√©, mais √† regrouper, autant que possible, les personnalit√©s n√©es en √Čcosse et ayant influenc√© de mani√®re significative l'histoire, les arts ou les sciences de leur √©poque.

    XIIIe siècle

    XVe siècle

    • Robert Irland (vers 1475-1561), n√© √† Angus, fils d'Alexandre Irland, Baron de Burnben. C√©l√®bre professeur √©cossais qui √©migra en France et devint docteur en droits civil et canonique.
    • Robert Carver (1485-1570), compositeur.

    XVIe siècle

    XVIIe siècle

    XVIIIe siècle

    XIXe siècle

    XXe siècle

    XXIe siècle

    Personnalités du cinéma :

    Personnalités du monde de l'écriture :

    Personnalités de la musique :

    Personnalités politiques :

    Scientifiques :

    Sportifs :

    - Alan Wells Sprinter né à Edimbourg, champion olympique du 100m en 1980

    Autres :

    Notes et références

    Notes

    1. Le site de Cramond (8 500 av. J.-C.) et celui situ√© pr√®s de Kinloch, R√Ļm (7 700 av. J.-C.) constituent les preuves les plus anciennes d'une pr√©sence humaine en √Čcosse. Voir (en) ¬ę The Megalithic Portal and Megalith Map: Rubbish dump reveals time-capsule of Scotland's earliest settlements ¬Ľ, megalithic.co.uk. Consult√© le 10 f√©vrier 2008 ; et Kevin J. Edwards & Graeme Whittington, ¬ę Vegetation Change ¬Ľ dans Kevin J. Edwards & Ralston, B.M. Ian (√©d.), Scotland After the Ice Age: Environment, Archaeology and History, 8000 BC‚ÄďAD 1000, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2003, p. 70.

    Références

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    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Laure Ang√©lis, Le Saphir √©toil√©, √©ditions T√©qui (ISBN 2-7403-1050-1).
    • Jacques Leruez, L'√Čcosse. Vieille Nation, jeune √Čtat, Crozon, √Čditions Armeline, 2000 (ISBN 2-910878-10-4).
    • R. Godard, Recherches de g√©omorphologie en √Čcosse du Nord-Ouest‚Ķ : par Robert Godard (Vol. 2). Publications de la Facult√© des lettres de l'universit√© de Lyon, 1975.
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