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Paris

capitale de la France

Cet article concerne la capitale de la France. Pour les autres significations, voir Paris (homonymie).

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Paris
La Tour Eiffel vue de la Tour Saint-Jacques, Paris ao√Ľt 2014 (2).jpg
Pont des Arts, Paris.jpg
Paris Opera full frontal architecture, May 2009 (cropped).jpg Arcdetriomphe 2.jpg
Louvre Courtyard, Looking West.jpg
De haut en bas et de gauche à droite : Vue sur la Seine et la Tour Eiffel, le Pont des Arts avec au loin la Cathédrale Notre-Dame, l'Opéra Garnier, l'Arc de Triomphe et enfin le Palais du Louvre avec sa Pyramide.
Blason de Paris
Blason
Paris
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France (préfecture)
Arrondissement Chef-lieu de vingt arrondissements
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
(siège)
Maire
Mandat
Anne Hidalgo (PS)
2020‚Äď2026
Code postal Selon l’arrondissement, de 75001 à 75020 et 75116
Code commune 75056
Codes des arrondissements : de 75101 à 75120
Démographie
Gentilé Parisien
Population
municipale
2 165 423 hab. (2019 en diminution de 2,88 % par rapport à 2013)
Densité 20 545 hab./km2
Population
agglomération
10 858 852 hab. (2019)
Géographie
Coordonn√©es 48¬į¬†51‚Ä≤¬†24‚Ä≥¬†nord, 2¬į¬†21‚Ä≤¬†07‚Ä≥¬†est
Altitude 78 m
Min. 28 m
Max. 131 m
Superficie 105,40 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune-centre)
Localisation
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Paris
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Paris
Liens
Site web paris.fr

Paris (/pa. Āi/[a]√Čcouter) est la capitale de la France. Divis√©e en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la r√©gion √éle-de-France et le si√®ge de la m√©tropole du Grand Paris.

Elle est √©tablie au centre du Bassin parisien, sur une boucle de la Seine, entre les confluents avec la Marne et l'Oise. Occup√© depuis le IIIe¬†si√®cle avant notre √®re par le peuple gaulois des Parisii, le site original de Lut√®ce prend le nom de Paris vers 310 puis se d√©veloppe par enceintes successives. Capitale du royaume des Francs durant le r√®gne de Clovis, Paris devient une des principales villes de France au cours du Xe¬†si√®cle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cath√©drale. Au cours du XIIe¬†si√®cle, avec l'universit√© de Paris, la cit√© devient l'un des premiers foyers en Europe pour l‚Äôenseignement et les arts. Le pouvoir royal se fixant dans cette ville, son importance √©conomique et politique ne cesse de cro√ģtre. Ainsi, au d√©but du XIVe¬†si√®cle, Paris est l'une des villes les plus importantes du monde chr√©tien. √Ä compter du XVIe¬†si√®cle elle est la capitale de l'empire colonial fran√ßais, et ce jusqu'au XXe¬†si√®cle. Aux XVIIe¬†si√®cle et XVIIIe¬†si√®cle, elle est la capitale de l'une des principales puissances politique et culturelle europ√©enne et mondiale. Au XIXe¬†si√®cle, la capitale d'abord de l'Empire Napol√©onien puis des arts et des plaisirs. Aux XXe¬†si√®cle et XXIe¬†si√®cle elle est l'une des principales capitales de l'Union europ√©enne. Elle occupe ainsi depuis le Moyen √āge un r√īle de tout premier plan mondial par son activit√© et son influence.

La ville conna√ģt de profondes transformations sous le Second Empire, donnant √† l'ancien Paris m√©di√©val le visage du Paris moderne, caract√©ris√© par des grands boulevards et des places d√©gag√©es. Au d√©but du XXe¬†si√®cle est inaugur√©e la premi√®re ligne du m√©tro de Paris, puis la construction d'habitations √† bon march√© et l'introduction dans la deuxi√®me moiti√© du XXe¬†si√®cle d'un urbanisme de tours et de barres transforment de nombreux quartiers des arrondissements p√©riph√©riques. Le centre de la capitale est profond√©ment r√©nov√© dans les ann√©es 1970 avec le d√©m√©nagement des Halles vers Rungis, remplac√©es par le Forum souterrain des Halles et la gare RER de Ch√Ętelet-Les Halles, et la construction du Centre Pompidou. Parall√®lement sont construits le boulevard p√©riph√©rique et la voie sur berge.

Paris intra-muros, d’une superficie de 105 km2, compte 2 165 423 habitants au . Son aire d'attraction, qui s'étend aujourd'hui sur 18 941 km2 et 1 929 communes, compte quant à elle 13 064 617 habitants au , constituant ainsi l'aire d'attraction la plus peuplée de France et de l'Union européenne.

Outre de nombreux sièges de sociétés internationales la ville accueille plusieurs institutions européennes et internationales. C'est également elle qui accueille le plus de congrès internationaux au monde. Elle est par ailleurs la capitale mondiale du luxe.

Le tissu √©conomique de Paris est caract√©ris√© principalement par des activit√©s tertiaires sup√©rieures. Les activit√©s d‚Äôinformation et de communication y sont fortement repr√©sent√©es, √† l‚Äôinstar de la programmation et diffusion audiovisuelle, la presse √©crite nationale, l'√©dition. Les activit√©s financi√®res et d'assurance, les activit√©s des si√®ges sociaux, juridiques et comptables de grandes entreprises d‚Äôenvergure internationale caract√©risent le territoire. L'importance du commerce et des services de proximit√© est √©galement une sp√©cificit√© puisqu'un peu plus du tiers des emplois du commerce de d√©tail de l'agglom√©ration parisienne se trouvent √† Paris. La densit√© de l'habitat, de la population, des activit√©s et des r√©seaux conduisent n√©anmoins √† certains probl√®mes de d√©placements, de pollution atmosph√©rique, d'approvisionnement de la capitale ou de co√Ľt de l'immobilier.

Destination touristique visit√©e chaque ann√©e par quelque dix millions de touristes √©trangers (treize pour Paris et la petite couronne), Paris poss√®de un patrimoine architectural mondialement connu comme la cath√©drale Notre-Dame de Paris, la Tour Eiffel, le Mus√©e du Louvre ou encore l'Arc de Triomphe. Du classicisme de certains √©difices du centre-ville aux styles n√©o-classique (mus√©e d'art moderne et palais de Chaillot) ou moderne (Maison de l'Unesco, vo√Ľte du CNIT, Maison de la Radio et de la Musique), la tendance au gigantisme s‚Äôaffirme avec les tours du Front de Seine et des quartiers d‚ÄôItalie et de Montparnasse.

Des événements, des concerts, des festivals et d’autres animations rythment la vie culturelle de la capitale comme la semaine internationale de la mode, qui a lieu tous les six mois, Paris Plages en été ou Nuit blanche en octobre. La capitale accueille également de grands événements sportifs comme le tournoi de Roland Garros, l'arrivée du Tour de France ou le marathon de Paris et héberge des clubs sportifs renommés comme le club de football du Paris Saint-Germain et celui de rugby à XV du Stade français. Paris a organisé les Jeux olympiques en 1900, puis en 1924, et les accueillera à nouveau en 2024.

Sommaire

Géographie

Localisation

Paris se situe au cŇďur d'un vaste bassin s√©dimentaire aux sols fertiles et au climat temp√©r√©, le bassin parisien, sur une boucle de la Seine, entre les confluents de celle-ci avec la Marne et l'Oise.

Selon la géographie des régions naturelles de France, la ville de Paris se situe entre le Pays de France (rive droite) et le Hurepoix (rive gauche), la Seine correspondant à la limite entre les deux régions.

Topographie

Point zéro des routes de France, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Article détaillé : Plans de Paris.

Au milieu du Bassin parisien, deux √ģles sur la Seine constituent le cŇďur historique de Paris¬†: l'√ģle Saint-Louis, la plus √† l'est et l'√ģle de la Cit√©, la plus √† l'ouest. La ville s'√©tend de part et d'autre du fleuve, sur une superficie environ deux fois sup√©rieure au nord, sur la rive droite, √† celle au sud, sur la rive gauche.

Paris intra-muros, délimité de fait en 1844 par l'enceinte de Thiers, puis administrativement en 1860 par l'annexion de communes ou de leurs quartiers, est aujourd'hui séparé de ses communes limitrophes par une frontière artificielle[1], le boulevard périphérique, voie rapide urbaine de 35 km. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou par les routes et autoroutes qui rejoignent cette rocade, dont la couverture progressive permet de mieux ouvrir Paris à son agglomération.

Au-delà de l'enceinte de Thiers, deux grands espaces boisés ont été aménagés par le baron Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, sur des communes voisines, avant d'être rattachés à Paris en 1929 : à l'ouest, le bois de Boulogne (846 hectares, 16e arrondissement) et à l'est, le bois de Vincennes (995 hectares, 12e arrondissement), ce qui porte le périmètre de la ville à 54,74 km. Paris s'étend également sur l'héliport (15e arrondissement). Plus anecdotique, depuis 1864, la ville de Paris est propriétaire du domaine entourant les sources de la Seine, à 231 km de la ville[2].

La superficie de la ville de Paris est de[b 1] 105,40 km2 (113e rang des communes de France métropolitaine).

Le boulevard périphérique mesure 34,98 km, donnant ainsi une surface de 84,45 km2 à Paris intra-muros en excluant les bois de Boulogne et de Vincennes[3].

Son unité urbaine s'étend sur 2 853,5 km2[b 2] et rassemble 10 858 852 habitants[b 3], répartis dans 411 communes d'Île-de-France[b 4].

Le point zéro des routes de France est matérialisé par une dalle située devant Notre-Dame de Paris.

Hydrographie

La Seine[b] traverse la ville en formant un arc de cercle, y entrant par le sud-est pour en sortir au sud-ouest. Plus de trente ponts permettent de la franchir.

  • Le pont des Arts et le pont Neuf, deux des plus c√©l√®bres ponts de Paris.

    Le pont des Arts et le pont Neuf, deux des plus célèbres ponts de Paris.

La ville est √©galement travers√©e par la Bi√®vre, aujourd'hui enti√®rement souterraine, qui arrive du sud, et par le canal Saint-Martin (4,5¬†kilom√®tres), inaugur√© en 1825. Il constitue la partie terminale du canal de l'Ourcq (108¬†kilom√®tres) et du canal Saint-Denis (6,6¬†kilom√®tres), ouvert en 1821, qui permet de rejoindre la Seine en aval en √©vitant la travers√©e de la ville. Il alimente le bassin de la Villette, passe en souterrain sous les boulevards Jules-Ferry et Richard-Lenoir et la place de la Bastille, traverse le port de l'Arsenal et rejoint la Seine en amont de l'√ģle Saint-Louis[f 1].

Autrefois, la Seine recevait encore dans Paris un autre affluent¬†: le ruisseau de M√©nilmontant qui traversait les faubourgs Saint-Martin et Saint-Denis, passait derri√®re la Grange-Bateli√®re, continuait en traversant la Ville-l'√Čv√™que et le Roule et se jetait dans la Seine au nord de la colline de Chaillot. √Ä partir du XVIe¬†si√®cle, il fut transform√© en √©gout et devint le Grand √Čgout recouvert autour de 1760[5].

D'autres cours d'eau ont travers√© Paris, dont le ru des Orgueilleux, la darse du fond de Rouvray, le ruisseau de Gravelle, le ruisseau de Montreuil ‚ÄĒ¬†√©galement appel√© ruisseau de la Pissotte¬†‚ÄĒ ou le ruisseau de Saint-Germain[6].

La ville a été marquée par de nombreuses inondations, dont les plus importantes avant le XXe siècle sont celles de 583, 842, 1206, 1280, 1325, 1407, 1499, 1616, 1658, 1663, 1719, 1733, 1740, 1764, 1799, 1802, 1836, 1844 et 1876[7]. Pour la période récente, les plus importantes sont la crue de la Seine de 1910, celles de 1924, 1955, 1982 et 2016[8].

Relief

Relief de Paris.

Le site de Paris s'√©tend autour d'une large vall√©e englobant le cours actuel de la Seine, la captation de la Bi√®vre √† l'√©poque n√©olithique, et le cours de la Seine ant√©rieur √† cette captation qui formait un arc-de-cercle de Bercy au pont de l'Alma autour des Grands Boulevards[9]. Cet ancien cours qui divaguait en bras multiples √©tait un territoire mar√©cageux drain√© au Moyen √āge qui fut inond√© en 1910. Cette plaine alluviale s‚Äô√©tend au nord jusqu‚Äôaux rues de Paradis, Bleue, Lamartine, Saint-Lazare, de la P√©pini√®re, La Bo√©tie dont le trac√© correspond √† un ancien foss√© qui marquait au Moyen √āge la limite de la censive (voir droit f√©odal √† Paris) des Marais Sainte-Opportune.

Au-delà le terrain s’élève vers le col de la Chapelle à l’est, la butte Montmartre au centre et, en pente douce, vers le large col d’une altitude de 40 mètres à 50 mètres entre cette butte et la colline de Chaillot. Passé ce col, la pente très faible en direction de la Seine à Levallois-Perret et à Clichy correspond aux quartiers de la Plaine-de-Monceaux et des Batignolles. Sur la rive gauche, la vallée s'étend à l'ouest sur les territoires du 7e arrondissement, et aux quartiers de Grenelle et de Javel, à l'est sur ceux des quartiers du Jardin-des-Plantes, de la Salpêtrière et de la Gare. L'altitude de ces territoires, de 31 mètres à 39 mètres, est de peu supérieure au niveau moyen du fleuve de 26,72 mètres.

L’érosion entre les deux cours du fleuve, actuel et ancien, avait laissé subsister sur la rive droite les modestes éminences insubmersibles de Saint-Germain-l’Auxerrois, de Saint-Jacques-la-Boucherie, de Saint-Merri, de Saint-Gervais, de la butte des Moulins et de la butte Saint-Roch en grande partie arasées lors de travaux d’urbanisme. Le monceau Saint-Gervais est cependant encore perceptible autour de l’église éponyme. Les escaliers de la rue Saint-Bon et de la rue Cloche-Perce débouchant sur la rue de Rivoli et l'élévation sur un socle de la tour Saint-Jacques, vestige de l'ancienne église éponyme, témoignent également des opérations de nivellement du Second Empire.

Cette vallée est entourée par des collines qui sont des buttes-témoins ; ce sont, sur la rive droite, Montmartre (131 m), Belleville (128,5 m), Ménilmontant (108 m), les Buttes-Chaumont (103 m), Passy (71 m) et Chaillot (67 m) ainsi que, sur la rive gauche, Montparnasse (66 m), la Butte-aux-Cailles (63 m) et la Montagne Sainte-Geneviève (61 m)[s 1]. Le col de la Chapelle entre les hauteurs de Belleville et la butte Montmartre est le lieu de passage des voies de communication vers les régions du Nord et de l'Est, routières depuis l'Antiquité (rues du Faubourg-Saint-Denis, du Faubourg-Saint-Martin, du Faubourg-Poissonnière et leurs prolongements dans le 18e arrondissement), puis fluviales canal de l'Ourcq, canal Saint-Martin et ferroviaires au départ des gares du Nord et de l'Est.

Bien que remblayée de plusieurs mètres dans le 13e arrondissement, la vallée de la Bièvre souterraine est perceptible entre la montagne Sainte-Geneviève, Montparnasse et Montsouris à l'ouest, et la butte-aux-Cailles à l'est.

Par ailleurs, les d√©blais du rempart de Charles V, augment√©s d‚Äôaccumulations d‚Äôimmondices, avaient form√© une s√©rie de petites buttes utilis√©es comme √©l√©ments de fortification au d√©but du XVIIe¬†si√®cle, bastion de la porte Saint-Antoine √† l‚Äôest de l‚Äôactuel boulevard Beaumarchais, bastion du Temple au nord de l‚Äôactuelle place de la R√©publique, bastion Saint-Martin, butte de Bonne-Nouvelle, butte des Moulins et butte Saint-Roch. Ces buttes ont √©galement √©t√© nivel√©es √† l‚Äôexception de la butte Saint-Martin au sommet de la rue Meslay et de la butte de Bonne-Nouvelle qui domine √† une altitude de 47¬†m les quartiers environnants. Dans d‚Äôautres quartiers, le relief a √©t√© modifi√© au cours des si√®cles par l‚Äôapport de d√©blais, l‚Äôaccumulation de mat√©riaux de d√©molition et de d√©bris qui ont √©lev√© le niveau du sol dans le centre de Paris et dans l‚Äô√ģle de la Cit√© ou par des actions volontaires d‚Äôabaissement de 5¬†m de la butte de l‚Äô√Čtoile, d‚Äôadoucissement de la pente de l‚Äôavenue des Champs-√Člys√©es au XVIIIe¬†si√®cle, d'arasement du sommet de la colline de Chaillot (actuelle place du Trocad√©ro-et-du-11-Novembre) dans les ann√©es 1860 et de remblaiement de la vall√©e de la Bi√®vre au d√©but du XXe¬†si√®cle[10].

Géologie

Articles connexes : Bassin parisien et Cycle sédimentaire.

Paris est situ√© dans la partie centrale du bassin parisien. Cet ensemble g√©ologique est une cuvette orient√©e nord-nord-ouest/sud-sud-est limit√©e par des massifs hercyniens (Ardenne, Hunsr√ľck, Vosges, Morvan, Massif central et Massif armoricain), sur laquelle sont accumul√©s des terrains s√©dimentaires. Le centre de cette cuvette est situ√© dans la Brie √† Courgivaux au sud de Ch√Ęteau-Thierry, 80¬†km √† l‚Äôest de la capitale[11]. La g√©ologie de Paris et de ses alentours repr√©sente une synth√®se de cet ensemble.

Les premiers s√©diments (gr√®s et schistes) ont √©t√© d√©pos√©s sur le socle cristallin par une mer peu profonde au cambrien, au silurien et au d√©vonien (de ‚Äď540 √† ‚Äď358¬†millions d‚Äôann√©es). Apr√®s une √©mersion au Carbonif√®re et au permien (de ‚Äď358 √† ‚Äď252¬†millions d'ann√©es), les mers chaudes ont envahi le bassin d√©posant des micro-organismes formant des couches calcaires, se sont retir√©es puis sont revenues. Ces phases de transgressions marines, d‚Äô√©mersion, entrecoup√©es d‚Äô√©pisodes lacustres ont form√© sous le sol de Paris, au-dessus des plus anciennes strates profond√©ment enfouies, des couches successives de calcaires, de sables, de gypse et de marnes d‚Äôune √©paisseur totale d'environ 2¬†500¬†m√®tres en plusieurs cycles.

  • Cycle dano-montien, il y a environ 60 millions d‚Äôann√©es. La mer venue de l‚Äôouest d√©pose des calcaires pisolithiques (calcaire en grains irr√©guliers en forme de pois).
  • Cycle than√©tien de ‚Äď59 √† ‚Äď55 millions d‚Äôann√©es. Le bassin parisien est un golfe ouvert au nord dans un climat tropical o√Ļ se forme un banc calcaire qui absorbe les produits de l‚Äô√©rosion continentale.
  • Cycle ypr√©sien de ‚Äď55 √† ‚Äď47 millions d'ann√©es. Le bassin parisien est recouvert par une mer au nord et au nord-ouest. L‚Äôanticlinal de l‚ÄôArtois se forme √† cette √©poque s√©parant le bassin parisien de la Flandre. Une argile plastique provenant du Massif central par les cours d‚Äôeau d√©bouchant dans des lagunes se d√©pose au sud de la vall√©e de la Seine et dans la Brie jusqu‚Äô√† Provins.
  • Cycle lut√©tien de ‚Äď47 √† ‚Äď41 millions d'ann√©es. Les d√©p√īts marins atteignent Houdan et Melun. Un nouveau soul√®vement de l‚Äôanticlinal de l‚ÄôArtois s√©pare d√©finitivement le bassin parisien de la Flandre. Cet √©pisode est celui de la formation de calcaires grossiers.
  • Cycle ludien de ‚Äď38 √† ‚Äď34 millions d'ann√©es. Apr√®s une immersion, la mer se retire laissant place √† une d√©pression lagunaire o√Ļ se jettent des cours d‚Äôeau venant de l‚Äôest. Ce lac s‚Äôass√®che ce qui entra√ģne la formation de gypse apport√© par les eaux douces ayant lessiv√© les terrains salif√®res de Lorraine.
  • Cycle stampien de ‚Äď34 √† ‚Äď28 millions d'ann√©es. Cette p√©riode est celle du dernier retour de la mer qui d√©pose les sables de Fontainebleau.
  • Cycle aquitanien de ‚Äď23 √† ‚Äď20 millions d'ann√©es. Ce cycle est le dernier √©pisode lacustre. Les lacs s‚Äôass√®chent progressivement d‚Äôabord temporairement en √©t√© puis d√©finitivement. Le calcaire de Beauce partiellement silicifi√© se forme √† cette √©poque.
  • Mioc√®ne de ‚Äď20 √† ‚Äď5 millions d'ann√©es. Apr√®s l‚Äôass√®chement du lac de Beauce, la r√©gion conna√ģt un climat subtropical humide au cours duquel les roches superficielles s‚Äôalt√®rent formant l‚Äôargile √† silex et les meuli√®res puis un refroidissement pendant lequel la surface se couvre d‚Äôun manteau de poudre apport√© par le vent, le lŇďss, m√©lange de calcaire, d‚Äôargile et de grains de sable qui rend fertile les plateaux calcaires.
  • Plioc√®ne de ‚Äď5 √† ‚Äď2,5 millions d'ann√©es (orogen√®se). Le dernier plissement ayant affect√© le sol de Paris √† l‚Äô√©poque de la formation du massif alpin, a d√©termin√© sa structure actuelle formant deux bombements d‚Äôorientation nord-ouest-sud-est¬†; au sud l‚Äôanticlinal de Meudon qui passe par Versailles, Meudon, Ch√Ętillon, Bagneux Saint-Maur en s‚Äôenfon√ßant de l‚Äôouest vers l‚Äôest¬†; au nord un anticlinal par Ronquerolles et Louvres. Ces bombements encadrent un synclinal, la fosse de Saint-Denis qui passe par Pontoise, Cormeilles-en-Parisis, Argenteuil, Villemomble, Rosny-sous-Bois. Cet ensemble est inclin√© en pente douce vers le nord. La ville de Paris est principalement situ√©e entre ces deux saillies sur le synclinal de Saint-Denis. Ce soul√®vement du bassin et l‚Äôabaissement du niveau de la mer due aux glaciations ont eu pour r√©sultat l‚Äôenfoncement des vall√©es au quaternaire r√©cent. La Seine dont le d√©bit √©tait beaucoup plus important √† l‚Äô√©poque glaciaire a trac√© de larges m√©andres. L‚Äô√©rosion du fleuve dans cette vall√©e a laiss√© √©merger les buttes-t√©moins de Montmartre et des collines de Belleville-M√©nilmontant[12],[13],[14].
  • Tectonique de Paris et de ses environs.
    Tectonique de Paris et de ses environs.
  • Coupe du sous-sol de Paris.
    Coupe du sous-sol de Paris.

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Ces plissements et l’érosion font affleurer quatre couches sédimentaires correspondant aux quatre types structuraux géologiques du bassin parisien présents à Paris.

D’autres roches qui ont également été exploitées pour la construction sont présentes dans le sous-sol : les sables (alluvions) de la Seine, les argiles dans la vallée de la Bièvre et à Vaugirard, le gypse à Montmartre et à Belleville[15].

Ces mat√©riaux ont √©t√© extraits sous forme de carri√®res de calcaire, gypse et pierre meuli√®re principalement sur la rive gauche, de la place d'Italie √† Vaugirard pour le calcaire, √† Montmartre, Belleville et M√©nilmontant pour le gypse. Cette exploitation datant probablement de l'√©poque romaine et attest√©e par des documents de 1292, s'est poursuivie jusqu'au milieu du XIXe¬†si√®cle, les derni√®res ayant √©t√© ferm√©es en 1860 √† l'emplacement de l'actuel parc des Buttes-Chaumont et du quartier de la Mouza√Įa. Cette extraction s'est aujourd'hui d√©plac√©e vers l'Oise, √† Saint-Maximin par exemple[16]. Certaines ont √©t√© utilis√©es comme catacombes et forment l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public. La superficie excav√©e repr√©sente plus de 850¬†hectares soit plus du dixi√®me du territoire de Paris. Le sous-sol fragilis√© est surveill√© et consolid√© par l'Inspection g√©n√©rale des carri√®res fond√©e en 1777[17].

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Les nappes d'eau du sous-sol parisien dans la nappe des sables albiens ont fourni de l'eau à la ville, par forage de puits artésiens[18].

Climat

Article détaillé : Climat de Paris.

Une station météorologique, ouverte le , est située dans le 14e arrondissement, dans la partie sud du parc Montsouris (coordonnées : 48,82167, 2,33778), à 75 mètres d'altitude[19].

Paris a un climat de type oc√©anique d√©grad√©¬†: l'influence oc√©anique d√©passe celle continentale et se traduit (1981 - 2010) par une temp√©rature minimale moyenne de 15,1¬†¬įC de juin √† ao√Ľt et de 3¬†¬įC de d√©cembre √† f√©vrier et de 8,9¬†¬įC sur l'ann√©e, avec des pluies fr√©quentes en toutes saisons (111 jours) et un temps changeant mais avec des pluies plus faibles (637¬†millim√®tres) que sur les c√ītes, et quelques pointes de temp√©ratures (influence continentale) au cŇďur de l'hiver ou de l'√©t√©. Le d√©veloppement de l'urbanisation provoque une augmentation de la temp√©rature et une baisse du nombre de jours de brouillard[s 2],[20]. Au cours du XXe¬†si√®cle, le climat de Paris est devenu plus doux et l√©g√®rement plus arros√©[21]. Les temp√©ratures minimales ont augment√© de 1,4¬†¬įC entre 1901 et 2000, avec une acc√©l√©ration notable √† compter de la deuxi√®me moiti√© du XXe¬†si√®cle[21].

Lors de la canicule europ√©enne d'ao√Ľt 2003, il a fait 39,4¬†¬įC le , 39,5¬†¬įC le et 39,4¬†¬įC le [22]. Le record de temp√©rature minimale la plus chaude a eu lieu les et avec 25,5¬†¬įC[22]. En raison de l'effet d'√ģlot de chaleur urbain, un √©cart de 4¬†¬įC √† 8¬†¬įC a √©t√© observ√© lors de cette canicule entre le centre de Paris et les zones moins urbanis√©es alentour[21].

En 2012, le maximum observ√© a √©t√© de 38,4¬†¬įC le et de 38,1¬†¬įC le [22]. Le , le maximum √©tait de 22¬†¬įC[23]. Le , le maximum du mois de novembre est battu de 0,4¬†¬įC avec 21,4¬†¬įC[24]. Le , la temp√©rature culmine √† 21,6¬†¬įC.

Durant la p√©riode froide, la journ√©e o√Ļ il a gel√© le plus tardivement √©tait le avec ‚ąí0,7¬†¬įC, puis le avec ‚ąí1,2¬†¬įC. Aucun gel n'est survenu pendant 340 jours de suite en 2015-2016 (il avait gel√© le )[25].

En 2003, le 25 ao√Ľt, la temp√©rature atteint 36,5¬†¬įC et √† 22¬†h 29,2¬†¬įC (33,7¬†¬įC le √† 22¬†h)[26].

Le 25 juillet 2019, est battu le record absolu de chaleur s'√©levant √† 42,6¬†¬įC mesur√© depuis la station du parc Montsouris[27].

En raison du r√©chauffement climatique, le climat de Paris √† la fin du XXIe¬†si√®cle sera plus chaud[21]. On projette pour Paris, √† la fin du si√®cle, un climat proche de celui existant au d√©but du si√®cle √† S√©ville[28]. Le nombre de journ√©es estivales par an (temp√©rature maximale sup√©rieure √† 25¬į C) devrait augmenter de dix √† soixante jours (pour une moyenne annuelle de quarante-neuf jours aujourd‚Äôhui)[21]. Les canicules sont appel√©es √† devenir plus fr√©quentes, plus intenses et plus longues, et les hivers plus doux et arros√©s[21],[29]. Le nombre de jours tr√®s chauds (temp√©rature maximale sup√©rieure √† 30¬†¬įC) atteindrait dix √† quarante-cinq jours par an √† la fin du si√®cle, contre dix jours en moyenne au d√©but du si√®cle[21]. Alors que la p√©riode de retour des canicules en r√©gion parisienne √©tait d'environ neuf ans entre 1960 et 1989, une ou deux canicules sont √† pr√©voir chaque ann√©e entre 2070 et 2099[29]. La dur√©e des vagues de chaleur augmentera √©galement, passant de cinq √† huit jours (√©cart interquartile) en 1960-1989 √† six √† douze jours √† la fin du XXIe¬†si√®cle[29]. Des vagues de chaleur avec des dur√©es exceptionnelles (par exemple cinq semaines) sont attendues √† la fin du XXIe¬†si√®cle[29]. Un √©t√© comme celui de 2003, soit le plus chaud jamais observ√© √† Paris avec une temp√©rature moyenne de 22,6¬†¬įC, deviendrait fr√©quent √† la fin du si√®cle et pour les sc√©narios les plus pessimistes (sans politique climatique visant √† faire baisser ou stabiliser les √©missions de gaz √† effet de serre)[21].

Statistiques 1981-2010 et records PARIS-MONTSOURIS (75) Indicatif¬†: 75114001, alt¬†: 75m, lat¬†: 48¬į49'18"N, lon¬†: 02¬į20'12"E
Mois jan. f√©v. mars avril mai juin jui. ao√Ľt sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 2,7 2,8 5,3 7,3 10,9 13,8 15,8 15,7 12,7 9,6 5,8 3,4 8,9
Temp√©rature moyenne (¬įC) 4,9 5,6 8,8 11,5 15,2 18,3 20,5 20,3 16,9 13 8,3 5,5 12,4
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 7,2 8,3 12,2 15,6 19,6 22,7 25,2 25 21,1 16,3 10,8 7,5 16
Record de froid (¬įC)
date du record
‚ąí14,6
23/1940
‚ąí14,7
02/1956
‚ąí9,1
03/1890
‚ąí3,5
13/1879
‚ąí0,1
07/1874
3,1
10/1881
6
03/1907
6,3
29/1881
1,8
26/1889
‚ąí3,8
29/1877
‚ąí14
28/1890
‚ąí23,9
10/1879
‚ąí23,9
1879
Record de chaleur (¬įC)
date du record
16,1
05/1999
21,4
28/1960
26
31/2021
30,2
18/1949
34,8
29/1944
37,6
26/1947
42,6
25/2019
39,5
11/2003
36,2
07/1895
28,9
01/2011
21,6
07/2015
17,1
16/1989
42,6
2019
Ensoleillement (h) 62,5 79,2 128,9 166 193,8 202,1 212,2 212,1 167,9 117,8 67,7 51,4 1 661,6
Précipitations (mm) 51 41,2 47,6 51,8 63,2 49,6 62,3 52,7 47,6 61,5 51,1 57,8 637,4
dont nombre de jours avec pr√©cipitations ‚Č•‚ÄĮ1‚ÄĮmm 9,9 9 10,6 9,3 9,8 8,4 8,1 7,7 7,8 9,6 10 10,9 111,1
dont nombre de jours avec pr√©cipitations ‚Č•‚ÄĮ5‚ÄĮmm 3,7 2,5 3,4 3,7 4,4 3,4 3,7 3 3,4 3,8 3,6 4,2 42,7
Nombre de jours avec neige 3 3,9 1,6 0,6 0 0 0 0 0 0 0,7 2,1 11,9
Nombre de jours avec grêle 0,2 0,1 0,4 0,6 0,2 0,2 0,1 0 0 0,1 0,1 0,2 2,2
Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,6 1,4 2,8 3 3,4 2,9 1,2 0,6 0,2 0,1 16,8
Nombre de jours avec brouillard 1,4 1,4 0,3 0,2 0,1 0 0 0,1 0,4 1,1 1,7 1,3 7,9
Source¬†: ¬ę¬†Fiche 75114001¬†¬Ľ, sur donneespubliques.meteofrance.fr, edit√© le¬†: 06/05/2021 dans l'√©tat de la base


L'Agence Parisienne du Climat et Météo-France collaborent sur afin d'informer sur l'évolution du climat à Paris[30].

Le , une violente tornade frappe le cŇďur de Paris, peu avant 15 heures. Elle se d√©place de six kilom√®tres et fait cinq morts et une centaine de bless√©s[31].

Environnement

La pollution atmosph√©rique est un probl√®me de sant√© publique √† Paris, qui a motiv√© la cr√©ation du r√©seau de surveillance Airparif en 1984[32] et, depuis 2001, des politiques de r√©duction de la pr√©sence automobile, en particulier des v√©hicules les plus polluants[33]. Selon une √©tude publi√©e en 2021 dans la revue The Lancet Planetary Health, Paris est la 4e¬†ville europ√©enne o√Ļ la mortalit√© due √† l‚Äôexposition au dioxyde d‚Äôazote, √©mis majoritairement par le trafic routier et principalement par les motorisations diesels, est la plus importante[34].

La densité urbaine de Paris, triple de celle de Londres, découle des immeubles plus hauts, du nombre réduit de maisons de ville et d'espaces verts[35] (2 300 hectares en incluant les bois[36]) avec une biodiversité assez limitée[37]. Hormis la création du parc de la Villette dans les années 1980[38], la reconquête d'espaces verts est récente[39].

En cas de rupture des transports, Paris n'est que peu r√©siliente, avec √† peine quelques jours d'autonomie alimentaire[40], notamment depuis la disparition d'une ceinture mara√ģch√®re autour de Paris au XXe¬†si√®cle[41]. L‚Äô√éle-de-France n‚Äôest autonome qu‚Äô√† hauteur de 10¬†% pour les l√©gumes frais, de 1,5¬†% pour les fruits, de 12¬†% pour les Ňďufs et de 1¬†% pour le lait, l‚Äôautonomie alimentaire n‚Äô√©tant atteinte que pour le bl√© (159¬†%) et le sucre (117¬†%)[40].

Paris est un √ģlot de chaleur urbain avec un exc√©dent moyen sup√©rieur √† 3¬†¬įC pour les valeurs nocturnes[42]. De ce fait, la canicule d‚Äôao√Ľt 2003 a engendr√© une surmortalit√© constat√©e en √éle-de-France sup√©rieure √† la moyenne nationale[43]. Aussi reconnue comme un √©l√©ment de mod√©ration du climat, l'agriculture urbaine a en 2016 une place tr√®s modeste compar√©e √† d'autres m√©tropoles comme D√©troit, Montr√©al[40], Berlin ou Bruxelles, avec seulement quarante-quatre installations agricoles (1,6¬†hectare sur les toits et 1,3¬†hectare au sol). La Ville se donne un objectif de 33¬†hectares en 2020 en mobilisant de l'espace sur les toits de Paris[44].

Le 15 septembre 2021, la Mairie de Paris ouvre les portes de l'Académie du Climat dans la Mairie du 4e. Elle a pour but de réfléchir et d'agir contre le réchauffement climatique à Paris. Elle est seulement ouverte pour les jeunes entre neuf et vingt-cinq ans[45].

Qualité de l'air

2019

Le Commissariat général au développement durable rattaché au Ministère de la Transition écologique a publié un bilan montrant une amélioration de la qualité de l’air extérieur en France. Les émissions liées à l’activité humaine ont baissé entre 2000 et 2018 pour la majorité des polluants étudiés : les émissions de dioxyde de soufre, provenant de l'industrie, ont été divisées par cinq en raison du développement des énergies renouvelables et de réglementations plus contraignantes tandis que les émissions d’oxydes d’azote ont baissé de 54 %, principalement du fait du renouvellement du parc de véhicules.

Néanmoins l'ozone et cinq autres polluants présentent des dépassements des normes réglementaires de la qualité de l’air, et les grandes villes comme la capitale sont fréquemment touchées par ces pics de pollution[46]. Les niveaux moyens annuels d’ozone dans l’agglomération parisienne ont grimpé de 90 % entre 1995 et 2017[47].

La pollution atmosphérique provoque chaque année la mort de 6 600 parisiens selon l'Observatoire régional de santé[48].

Selon une enqu√™te du journal Le Parisien, les niveaux de pollution sont nettement plus √©lev√©s que les donn√©es officielles communiqu√©es par les autorit√©s sur la qualit√© de l'air en r√©gion √éle-de-France. Pour le journaliste Jean-Christophe Brisard interrog√© par le quotidien, les donn√©es seraient d√©lib√©r√©ment fauss√©es ¬ę¬†parce qu'au lieu d‚Äôavoir des pics de pollution quelques jours par an, on serait presque toujours en pic¬†¬Ľ[49].

2020

Le confinement pour limiter l'impact de la pand√©mie de Covid-19 permet d'atteindre √† Paris le plus faible niveau de pollution enregistr√© par Airparif depuis quarante ans[50]. Cette baisse du niveau de pollution limite les risques d'asphyxie des personnes touch√©es par le syndrome de d√©tresse respiratoire aigu√ę. Cet √©pisode permet √©galement de d√©montrer que les crises d'asthme et allergies printani√®res de saison ont pour cause la pollution atmosph√©rique et routi√®re[51].

Transports

Article détaillé : Transports à Paris.

Le premier mode de déplacement est la marche, qui assure 40 % des trajets quotidiens, qu'ils soient internes à Paris ou entre Paris et sa banlieue. En surface, elle représente 75 % des déplacements[52].

Viennent ensuite les transports en commun, au premier rang desquels figure le m√©tro, qui assure 20¬†% des d√©placements parisiens[53]. Pr√©sent depuis (date d'ouverture du premier tron√ßon de la ligne 1), il compte en 2017 seize lignes, et est consid√©r√© comme l'un des symboles de la ville, notamment gr√Ęce √† son style architectural Art nouveau. Les transports en commun ferr√©s sont compl√©t√©s par les cinq lignes du RER, r√©seau ferroviaire suburbain qui facilite les relations √† l'√©chelle de l'agglom√©ration parisienne¬†; par les six grandes gares ferroviaires (Paris-Austerlitz, Paris-Est, Paris-Gare-de-Lyon, Paris-Montparnasse, Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare) qui relient Paris √† sa p√©riph√©rie gr√Ęce √† une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien), ainsi qu'√† toutes les villes de France et aux pays proches par le biais du TGV ou de trains classiques¬†; et enfin, plus r√©cemment, par un tramway quasi circulaire (lignes T3a et T3b). Enfin, √† c√īt√© des transports en commun ferroviaires existe un r√©seau dense d'une centaine de lignes de bus sur un plan initialement trac√© pour l'essentiel en 1947[54] et restructur√© depuis avril 2019[55].

Pour ce qui est des d√©placements quotidiens, aussi bien dans Paris qu'entre Paris et la banlieue, la voiture, dont l'usage est en baisse continue depuis les ann√©es 1990, ne joue plus qu'un r√īle secondaire - elle ne repr√©sente plus aujourd'hui que 13¬†% des d√©placements[56]. Le taux d'√©quipement automobile des m√©nages √† Paris est de 36,8¬†% en 2014[57]. La circulation routi√®re n'en reste pas moins dense et souvent difficile, et g√©n√®re une pollution tr√®s √©lev√©e (90¬†% des Parisiens sont expos√©s √† des taux de pollution sup√©rieurs aux normes sanitaires, et la qualit√© de l'air est mauvaise ou tr√®s mauvaise 40¬†% de l'ann√©e[58]). La circulation automobile b√©n√©ficie pourtant, pour s'effectuer, d'un important ensemble d'infrastructures successivement cr√©√©es. Ce sont tout d'abord les larges avenues trac√©es par Haussmann au XIXe¬†si√®cle, qui facilit√®rent alors grandement un trafic d√©j√† important √† cette √©poque. La ville a ensuite √©t√© entour√©e par le boulevard p√©riph√©rique, termin√© en 1973, qui est l'autoroute urbaine la plus emprunt√©e d'Europe[s 3] avec 270¬†000¬†v√©hicules par jour[59]. Au m√™me moment √©tait mis en place un r√©seau d'autoroutes urbaines en toile d'araign√©e reliant Paris aux banlieues p√©riph√©riques et au reste du pays. En 2010, une √©tude place n√©anmoins l'agglom√©ration parisienne championne d'Europe des embouteillages routiers sur 109¬†agglom√©rations √©tudi√©es. Les automobilistes passent en moyenne 78¬†heures par an dans le trafic routier, soit 11¬†minutes par jour[60]. Le stationnement √† Paris est payant dans la quasi-totalit√© des rues, mais il s'effectue essentiellement (√† 80¬†%) en parkings souterrains[61]. En 2014, 17¬†636¬†taxis circulent √† Paris[62]; ils assurent 0,5¬†% des d√©placements[63]. La mairie a lanc√© le [64] le syst√®me de location de voitures en libre-service de courte dur√©e ¬ę¬†Autolib'¬†¬Ľ. Confi√© par d√©l√©gation de service public au groupe Bollor√©, ce service permettait de louer un v√©hicule con√ßu sp√©cifiquement pour cet usage¬†: la Bluecar, voiture totalement √©lectrique √† quatre places de 3,65¬†m de longueur, dot√©e d'un coffre de 350¬†dm3 et d'une autonomie variant de 150 √† 250¬†km[65],[66]. Le service a √©t√© d√©finitivement ferm√© le [67].

Après avoir quasiment disparu dans les années 1980 (la circulation automobile était alors 85 fois supérieure à la circulation cycliste à Paris), le vélo n'a cessé d'augmenter très rapidement depuis les années 1990 - le nombre de déplacements effectués à vélo a été multiplié par 10 entre 1991 et 2010. Pour les Parisiens, la circulation cycliste représente désormais un tiers de la circulation automobile, et est supérieure de 45 % à la circulation en deux-roues motorisés. La prolongation de ces tendances laisse penser qu'au cours des années 2020 la circulation cycliste deviendra supérieure à la circulation automobile[68]. Néanmoins, la part des vélos dans les déplacements n'était encore estimée qu'à 3 % en 2008[69], positionnant Paris dans le bas du classement des capitales européennes les plus cyclistes[70]. La ville développe depuis 1996 un réseau de pistes cyclables en augmentation constante qui atteint en 2011 700 km incluant les bandes et pistes cyclables ainsi que les couloirs de bus élargis[71],[72]. À la suite de Rennes et Lyon, la mairie de Paris lance le un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib', avec le réseau le plus dense d'Europe, 20 000 vélos fin 2007, 1 400 stations dans Paris, une tous les 300 mètres en moyenne, et géré par JCDecaux[s 4] puis par Smovengo[73] depuis le .

Paris est la deuxi√®me ville d'Europe en trafic a√©rien de passagers en 2015[74], et la cinqui√®me au monde en 2015. Les deux a√©roports qui accueillent l'essentiel du trafic ‚ÄĒ Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle ‚ÄĒ ont transport√© 95,4¬†millions de passagers et 2,2¬†millions de tonnes de fret en 2015[75].

Les aéroports franciliens sont gérés par le Groupe ADP. Afin de les relier à Paris, plusieurs moyens de transport routiers sont disponibles comme l'OrlyBus et le RoissyBus, ainsi que des navettes ferroviaires comme l'Orlyval, le tramway T7 (en correspondance à la gare de Rungis - La Fraternelle avec les trains de la ligne C du RER) et la Ligne B du RER.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La plupart des souverains fran√ßais depuis le Moyen √āge ont tenu √† laisser leur marque sur une ville qui n'a jamais √©t√© d√©truite, contrairement √† Londres (grand incendie de 1666), Lisbonne (tremblement de terre de 1755) ou Berlin (combats de la Seconde Guerre mondiale). Tout en conservant l'empreinte du pass√© le plus ancien dans le trac√© de certaines rues, Paris a √©labor√© au cours des si√®cles un style homog√®ne et a su moderniser ses infrastructures.

L‚Äô√ģle de la Cit√© et l'√ģle Saint-Louis.

Jusqu'au Moyen √āge, la ville √©tait compos√©e d'une dizaine d'√ģles ou bancs de sable dans la Seine¬†; il en subsiste trois¬†: l'√ģle Saint-Louis, l'√ģle de la Cit√© et l'√ģle aux Cygnes.

Article d√©taill√©¬†: Liste des √ģles de Paris.

L'organisation actuelle de la ville doit beaucoup aux travaux d'Haussmann, sous le Second Empire. Il a fait percer la plupart des voies les plus fréquentées aujourd'hui (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol, etc.). On associe souvent Paris à l'alignement d'immeubles de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres, aux façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième étage. Le centre de Paris se distingue de celui de beaucoup d'autres grandes villes occidentales par la densité de sa population[c].

Depuis l'√©dit du grand voyer de France de 1607 r√©glementant les saillies sur voie, il existe des r√®gles strictes d'urbanisme √† Paris, en particulier des limites de hauteur et de densit√© des immeubles. Aujourd'hui, les nouveaux b√Ętiments de plus de trente-sept m√®tres, hauteur maximale admise entre 1974 et 2010, sont autoris√©s jusqu'√† 50¬†m voire 180¬†m seulement dans quelques quartiers p√©riph√©riques¬†; la limite de hauteur est encore moins √©lev√©e dans de nombreux quartiers centraux[s 5]. La tour Montparnasse (210¬†m) √©tait depuis 1973 le plus haut immeuble de Paris et de France, jusqu'√† l'exhaussement √† 231¬†m de la tour First en 2011, dans le quartier de la D√©fense, √† Courbevoie. Les gratte-ciels se multiplient en proche banlieue, en particulier dans le quartier de La D√©fense et d'autres tours, d'une hauteur comprise entre 265¬†m et 323¬†m, y sont en projet. La Tour Trinity est en construction depuis 2016 et a ouvert en 2021 tandis que les autres tours verront le jour en 2020[76],[77].

  • Panorama √† 360¬į de Paris, photographi√© depuis la Tour Eiffel.
    Panorama √† 360¬į de Paris, photographi√© depuis la Tour Eiffel.

Voirie parisienne

Colonne Morris devant l'entrée de la station de métro Saint-Jacques.

La voirie parisienne consacre 60 % de son espace aux chaussées et 40 % aux trottoirs[78].

Paris comptait 6 088 voies publiques ou privées en 1997. La plus large (120 mètres) est l'avenue Foch (16e), la plus étroite (largeur minimale 1,80 m) la rue du Chat-qui-Pêche (5e)[d]. La plus longue (4 360 m) de Paris intra-muros est la rue de Vaugirard (6e et 15e)[e], la plus courte (5,75 m) la rue des Degrés (2e). L'avenue la plus courte (14 m) est l'avenue Georges-Risler (16e). La voie la plus pentue (17 %) est la rue Gasnier-Guy (20e)[s 6].

Mobilier urbain

Il existe un mobilier urbain typiquement parisien, imm√©diatement associ√© √† la ville, g√©n√©ralement de couleur vert bouteille, et qui participe √† l'image et √† l'√Ęme de Paris¬†:

  • les fontaines Wallace¬†;
  • les entr√©es de certaines stations de m√©tro dot√©es d'√©dicules Guimard¬†;
  • les colonnes Morris¬†;
  • les kiosques √† journaux Davioud (1857), avec leur petit d√īme et leur frise caract√©ristique¬†;
  • les √©choppes des bouquinistes¬†;
  • mais aussi certains mod√®les de kiosques √† musique, r√©verb√®res, bancs publics,¬†etc.
  • Exemples de divers types du mobilier urbain
  • Une fontaine Wallace.

    Une fontaine Wallace.

  • Entr√©e Guimard de la station de m√©tro Porte Dauphine.

    Entrée Guimard de la station de métro Porte Dauphine.

  • √Čchoppes de bouquinistes.

    √Čchoppes de bouquinistes.

  • Kiosque √† journaux mod√®le Davioud.

    Kiosque à journaux modèle Davioud.

  • Kiosque √† musique.

    Kiosque à musique.

Paris et ses alentours

Article détaillé : Unité urbaine de Paris.
L'unité urbaine de Paris vue par satellite, en fausses couleurs (bleu en rouge, marron en vert). On distingue nettement l'expansion de l'urbanisation le long des vallées et grandes voies de communication.

Entre 1870 et 1940, la capitale de la France prend peu √† peu un nouveau visage¬†: Paris laisse place au ¬ę¬†Grand Paris¬†¬Ľ. L'organisation administrative de Paris avait connu sous Napol√©on¬†III une adaptation √† l'√©volution d√©mographique. Mais la ville est rest√©e ensuite enferm√©e dans l‚Äôenceinte de Thiers (sa limite en 1860), sans conna√ģtre de nouvelle √©volution administrative. Paris, surpeupl√©e, ne pouvant loger l'importante immigration provinciale, les communes p√©riph√©riques absorbent le trop-plein de l'expansion d√©mographique li√©e √† l'exode rural et √† la croissance √©conomique de la ville¬†: la notion contemporaine de ¬ę¬†banlieue¬†¬Ľ fait son apparition[79],[80]. D√©sormais, on parle moins de Paris que de la r√©gion parisienne. Jusqu‚Äôalors largement n√©glig√©s, de nouveaux probl√®mes, comme celui des transports, apparaissent. En 1961, √† la demande du g√©n√©ral de Gaulle, Paul Delouvrier planifie enfin l'√©volution urbaine et √©labore la construction de cinq villes nouvelles et du r√©seau de RER. Mais cette mutation majeure ne s'accompagne pas de la cr√©ation d'une autorit√© unique, voyant au contraire deux des trois d√©partements de la r√©gion parisienne (la Seine et la Seine-et-Oise) en constituer sept qui, s'ils sont plus proches des habitants, dispersent √©galement les ressources fiscales et les comp√©tences politiques. Tandis que la population de la ville de Paris diminue sensiblement de 1954 √† 1982 (- 23,6¬†%), puis plus lentement √† la fin du XXe¬†si√®cle avant d'augmenter l√©g√®rement ces derni√®res ann√©es, celle de la banlieue s'accro√ģt sans discontinuer depuis la fin du XIXe¬†si√®cle, jusqu'√† totaliser au XXIe¬†si√®cle pr√®s de 80¬†% de la population du grand Paris.

La géographie sociale de l’agglomération s'est calquée sur les grandes tendances de la ville durant le XIXe siècle : les classes aisées se retrouvent dans l'Ouest et dans le Sud-Ouest et les plus populaires dans le Nord et dans l'Est. Les autres secteurs sont peuplés de classes moyennes, avec cependant des exceptions liées au site et à l'histoire des communes, comme Saint-Maur-des-Fossés à l'est et Enghien-les-Bains au nord, qui accueillent une population fortunée.

Les grands ensembles ont √©t√© √©difi√©s durant les ann√©es 1960 et 1970 afin de loger rapidement et √† bas co√Ľt une population en rapide expansion. Une certaine mixit√© sociale y existait √† l'origine, mais l'accession √† la propri√©t√© (ouverte aux classes moyennes √† partir des ann√©es 1970), leur pi√®tre qualit√© de construction et leur mauvaise insertion dans le tissu urbain ont contribu√© √† les faire d√©serter par ceux qui le pouvaient et √† n'y attirer qu'une population sans grandes possibilit√©s de choisir¬†: la proportion d‚Äôimmigr√©s pauvres y est tr√®s forte.

On trouve des ¬ę¬†quartiers sensibles¬†¬Ľ dans les arrondissements du Nord et de l'Est parisien[f], autour de la Goutte-d'Or et de Belleville notamment. En banlieue nord de Paris, ces quartiers sont essentiellement concentr√©s dans une grande partie du d√©partement de la Seine-Saint-Denis et dans une moindre mesure √† l'est du Val-d'Oise. D'autres, plus √©pars, se trouvent par exemple dans la vall√©e de la Seine, en amont √† √Čvry et Corbeil-Essonnes (Essonne), en aval aux Mureaux et √† Mantes-la-Jolie (Yvelines) ou dans certains ensembles sociaux des villes nouvelles.

Logement

Données générales

En 2015, le nombre total de logements à Paris était de 1 336 438, alors qu'il était de 1 353 036 en 2009[a 1],[81].

Parmi ces logements, toujours en 2015, 83,6 % étaient des résidences principales, 8,2 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants (en nette diminution par rapport à 1999 : 10,3 %)[a 2]. Les logements parisiens sont majoritairement collectifs (78,8 % des résidences), le logement individuel ne représentant que 21,2 % des logements en 2016[82].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 33,1 %, légèrement en hausse par rapport à 1999 (29,6 %)[a 3].

En 2009, 55 % des appartements de Paris ne possédaient qu'une ou deux pièces[a 4].

Logement social

Le logement social repr√©sente un peu plus de 17¬†% du parc immobilier urbain, mais ce taux moyen cache de fortes disparit√©s dans sa r√©partition spatiale¬†: les dix premiers arrondissements du centre historique ne totalisent que 6¬†% des logements sociaux de la ville, pour 23¬†% du parc total. Les 13e, 19e et 20e en comptaient 96¬†000 en 1999, soit 47¬†% du parc social parisien concentr√© dans seulement trois arrondissements. Si on ajoute les 12e, 14e, 15e et 18e¬†arrondissements, on atteint un taux de 81¬†% concentr√©s dans un croissant p√©riph√©rique du sud au nord-est de la ville[83]. La proportion de logements sociaux comptabilis√©s selon la loi SRU en 2006 varie de 1,2¬†% dans le 7e¬†arrondissement (357) √† 34,1¬†% dans le 19e¬†arrondissement (28¬†147). Entre 2001 et 2006, 23¬†851¬†logements ont √©t√© agr√©√©s dans la ville mais 88¬†131¬†Parisiens et 21¬†266¬†non-Parisiens √©taient demandeurs d'un logement social en 2006. La rotation des locataires est faible en raison du niveau √©lev√© des prix de l'immobilier. Ce taux est de 10¬†% par an en France, 7,5¬†% en √éle-de-France mais de seulement 5¬†% √† Paris intra-muros[84]. De nombreuses associations Ňďuvrent pour trouver des solutions au mal-logement et √† la pr√©carit√© de personnes sans logement (Emma√ľs, Secours catholique, Croix-Rouge fran√ßaise,¬†etc.).

Mal-logement

Paris est la ville fran√ßaise o√Ļ le ph√©nom√®ne du mal-logement est le plus pr√©sent. Ce mal-logement conna√ģt deux acceptations¬†: d‚Äôune part, le statut juridique d‚Äôune personne qui ne ma√ģtrise pas elle-m√™me la dur√©e de son h√©bergement¬†; d‚Äôautre part, les caract√©ristiques techniques du logement. Selon le 23e¬†rapport sur l'√©tat du mal-logement, publi√© par la fondation Abb√©-Pierre, le mal-logement n‚Äôest pas v√©cu de la m√™me mani√®re √† Paris qu‚Äôailleurs. De mani√®re g√©n√©rale, les personnes ¬ę¬†supportent¬†¬Ľ le surpeuplement pour pouvoir rester dans la capitale, car ils effectuent un arbitrage entre la localisation et le confort.

Cette carte permet de visualiser que les arrêtés d'insalubrité pris en 2010 portent sur des immeubles se trouvant dans les anciens faubourgs parisiens, à l'est de la ville de Paris[85].

Les difficultés de logement sont importantes à Paris, avec plus de 10 % des ménages de la capitale qui y sont confrontés en 2016, taux en hausse depuis 2015. Néanmoins, en tendance longue, ces difficultés décroissent, puisqu'en 2004, elles touchaient 14 % des ménages[86].

Ces difficultés sont héritées d’enjeux de salubrité datant du XIXe siècle, à la suite d'une croissance soudaine et très importante de la population parisienne depuis 1840. Il est nécessaire d’adapter la ville à la demande exponentielle de logements, des politiques publiques sont menées notamment celle d'Haussmann, afin d’améliorer l’hygiène de la ville et réduire l’insalubrité. Cela a eu pour effet de repousser l’enjeu de l’insalubrité dans les anciens de faubourgs de Paris. Cela est encore visible aujourd’hui : ce sont dans les secteurs écartés par Haussmann que sont présents les arrêtés d’insalubrité datant de 2010, visibles sur la carte ci-contre.

Cette photo illustre l'√©volution que l'√ģlot 1 a pu conna√ģtre, les travaux de destruction-reconstruction ayant eu lieu entre 1914 et 1939[87].

Plusieurs mesures sont prises afin de r√©duire l‚Äôhabitat indigne, notamment par la mise en place d‚Äôun Casier Sanitaire des maisons de Paris, qui a permis d‚Äôidentifier dix-sept √ģlots insalubres √† Paris en 1906. Paul Juillerat a particip√© √† l‚Äô√©laboration de ce casier, le but √©tant de d√©truire ces √ģlots pour reconstruire un habitat sain. Le plan de ces √ģlots insalubres a √©t√© repris par la suite, entre autres par Louis Sellier en 1937, et les √ģlots voient leur forme √©voluer. Par exemple le centre Pompidou a √©t√© b√Ęti en 1970 sur les d√©combres d‚Äôimmeubles insalubres, d√©truits dans les ann√©es 1930[88]. Face √† ce mus√©e, un exemple d‚Äôhabitat insalubre d√©truit puis reconstruit entre 1915 et 1945 au 42 rue de Beaubourg illustre cette politique. Cette rue appartient √† l‚Äô√ģlot 1 tel que d√©fini dans la communication de M. le pr√©fet de la Seine au conseil municipal et au conseil g√©n√©ral sur le probl√®me du logement en 1946[89].

Ensuite, une enquête économico-immobilière est réalisée à la fin des années 1950 afin de déterminer des espaces à détruire afin de constituer de grands ensembles. L’insalubrité est alors marquée par un manque d’air et de lumière. L’une des causes principales de cette insalubrité est que les propriétaires ne tirent pas assez de revenus de leurs immeubles et ne cherchent plus à les entretenir car un moratoire des loyers est mis en place après la guerre pour geler les loyers pour les familles des hommes partis à la guerre qui ont été blessés ou qui sont décédés.

Depuis les ann√©es 2000, plusieurs soci√©t√©s ont re√ßu mission de r√©soudre l‚Äôinsalubrit√© qui touche de nombreux logements parisiens. C‚Äôest le cas de la SIEMP entre 2002 et 2008 qui s‚Äôest vue confier la gestion de 1¬†030¬†immeubles dont les travaux sont aujourd‚Äôhui achev√©s, ou encore la SOREGA depuis 2010. Des mesures sont en place pour lutter contre le mal-logement¬†; cela implique souvent un relogement temporaire ou d√©finitif afin de r√©habiliter ou d√©truire puis reconstruire le b√Ętiment touch√©. En 2018, l‚Äôhabitat indigne a recul√© √† Paris¬†; il reste seulement des p√īles diffus souffrant de blocages en mati√®re de gestion ou connaissant des probl√®mes de suroccupation.

Prix des logements

Paris est la neuvi√®me ville la plus ch√®re du monde[90] en ce qui concerne les prix de l'immobilier de luxe¬†: 12¬†600¬†euros/m2 en 2007 (contre 36¬†800 pour Londres, la plus ch√®re)[91],[92]. Selon une enqu√™te r√©alis√©e pour le journal La Tribune, au , la rue la plus ch√®re de Paris est le quai des Orf√®vres (1er¬†arr.), avec un prix m√©dian de 20¬†665¬†euros/m2, contre 3¬†900¬†euros/m2 rue Pajol (18e)[93]. Paris devient en 2017 la ville la plus attractive d'Europe pour les investisseurs immobiliers, ce qui ne s'√©tait pas produit depuis 2007[94]. Une √©tude de l'Institut d'am√©nagement et d'urbanisme (IAU) publi√©e en 2019 souligne que les prix du logement poussent les personnes modestes √† quitter Paris et √† s'installer dans des d√©partements limitrophes comme la Seine-Saint-Denis, ce qui tend √† provoquer un ¬ę¬†embourgeoisement¬†¬Ľ de la capitale et une paup√©risation des proches d√©partements[95].

Une √©tude publi√©e par le site ¬ę¬†Meilleurs Agents¬†¬Ľ en , montre que 53¬†% des annonces √† Paris ne respectent pas le plafonnement des loyers. Le d√©passement est en moyenne de 130 euros par mois, soit 1¬†500¬†euros par an[96].

Personnes sans-abris

Paris compte en 2019 un nombre de 346 000 logements vacants, soit 11,7 % des logements de la capitale. Des associations entreprennent des actions pour tenter d'obtenir des réquisitions afin de loger les sans-abris[97].

En f√©vrier 2019, des b√©n√©voles et travailleurs sociaux ont recens√© 3¬†641¬†sans-abri √† Paris, soit 600 de plus que l'ann√©e pr√©c√©dente. Les deux-tiers disent ne jamais appeler le ¬ę¬†115¬†¬Ľ, parce qu'ils ne connaissent pas l'existence de ce dispositif, ou parce que les conditions d'accueil ou de s√©curit√© ne leur conviennent pas[98]. Le SAMU social alerte sur le manque de place en h√©bergement d'urgence¬†; chaque jour, 400 familles qui composent le 115 dans l'espoir de trouver un toit pour passer la nuit, restent sans r√©ponse[99].

Sociologie urbaine

Revenu disponible médian en 2018.
Les ménages aisés vivent essentiellement dans l'Ouest et au Sud de la ville tandis que le Nord-Est concentre les populations les plus pauvres et d'origine immigrée.
  • <¬†19¬†500¬†‚ā¨
  • de 19¬†500¬†‚ā¨ √† 25¬†000¬†‚ā¨
  • de 25¬†000¬†‚ā¨ √† 32¬†500¬†‚ā¨
  • >¬†32¬†500¬†‚ā¨
  • La hausse continue des prix de l'immobilier explique le remplacement progressif des populations modestes ou interm√©diaires par une nouvelle classe plus ais√©e. On constate ce processus de gentrification dans de nombreuses autres m√©gapoles comme Londres ou New York. √Ä Paris, cette √©volution a vulgaris√© le terme de bobos (pour bourgeois-boh√®me, terme flou mais tr√®s usit√©, sauf par les sociologues qui y font rarement r√©f√©rence) avant de provoquer une mutation sociale de quartiers encore r√©cemment consid√©r√©s comme populaires, tels le 10e¬†arrondissement ou certaines communes de proche banlieue comme Montreuil en Seine-Saint-Denis. Ainsi, la part des cadres et des professions intellectuelles est pass√©e de 24,7¬†% de la population active en 1982 √† 46,4¬†% en 2013[100].

    Paris est la 12e¬†ville de France de plus de 20¬†000¬†habitants pour la proportion d'assujettis √† l'imp√īt de solidarit√© sur la fortune (ISF), soit 34,5 foyers fiscaux pour 1¬†000¬†habitants. 73¬†362¬†foyers fiscaux d√©claraient un patrimoine moyen de 1¬†961¬†667¬†euros en 2006. Le 16e¬†arrondissement arrive en t√™te pour le nombre de redevables avec 17¬†356¬†contribuables[101],[102]. Avec 27¬†400¬†euros de revenu moyen par unit√© de consommation en 2001, les m√©nages parisiens sont les plus ais√©s de France. Les quatre autres d√©partements en t√™te du palmar√®s sont tous franciliens¬†: Hauts-de-Seine, Yvelines, Essonne et Val-de-Marne, ce qui refl√®te la concentration de professions tr√®s qualifi√©es √† haut revenu dans la r√©gion √éle-de-France.

    Mais si Paris a une image d'une ¬ę¬†ville de riches¬†¬Ľ avec une proportion de classes sociales √©lev√©es plus importante qu'ailleurs, sa sociologie intra-muros reste en r√©alit√© tr√®s contrast√©e. Selon l'indice de parit√© de pouvoir d'achat (PPA), les revenus r√©els des Parisiens sont tr√®s inf√©rieurs √† leurs revenus nominaux¬†: le co√Ľt de la vie intra-muros (√† commencer par celui du logement) est particuli√®rement √©lev√©, et certains types de denr√©es co√Ľtent plus cher √† Paris que dans le reste de la France. De plus, au contraire du revenu m√©dian, le revenu moyen cache les disparit√©s, quelques tr√®s hauts revenus pouvant √©clipser de tr√®s bas revenus beaucoup plus nombreux. Dans le cas de Paris, le seuil des 10¬†% de revenus les plus hauts (9e¬†d√©cile) s'√©l√®ve √† 50¬†961¬†euros annuels[b 5], ce qui explique en partie le haut revenu moyen de la capitale et l'√©cart important entre le revenu moyen et le revenu m√©dian[b 5].

    Les différences sociales sont traditionnellement marquées entre les habitants de l'Ouest de Paris (essentiellement aisés) et ceux de l'Est. Ainsi, le revenu moyen déclaré dans le 7e arrondissement, le plus élevé, était de 31 521 euros par unité de consommation en 2001, soit plus du double de celui du 19e arrondissement qui n'était que de 13 759 euros, valeur proche de la médiane des revenus de la Seine-Saint-Denis de 13 155 euros. Les 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements sont classés au niveau des dix communes franciliennes au revenu moyen le plus élevé alors que les 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements sont au niveau des communes les plus pauvres d'Île-de-France[b 6].

    On note enfin de tr√®s fortes disparit√©s de revenus au sein m√™me de tous les arrondissements¬†: le rapport interd√©cile (le seuil des 10¬†% des revenus les plus √©lev√©s divis√© par le seuil des 10¬†% des revenus les plus bas) le plus faible est 6,7 dans le 12e¬†arrondissement, contre 13 pour le 2e¬†arrondissement (qui pr√©sente la plus forte dispersion de revenus)[b 5]. Plus globalement, Paris se classe parmi les d√©partements m√©tropolitains aux seuils de bas revenus les plus faibles (81e¬†rang[b 5]), et pr√©sente un rapport interd√©cile de 10,5[b 5] qui en fait le d√©partement fran√ßais o√Ļ se concentrent les plus fortes disparit√©s sociales.

    Carte de l'évolution de la part des ouvriers et des cadres par IRIS à Paris en 2006 et 2013
    Carte de l'évolution de la part des ouvriers et des cadres par IRIS à Paris en 2006 et 2013.

    On y constate également des formes de ségrégation sociale dans certains quartiers du nord-est parisien comme celui de Barbès - Rochechouart. En effet, la sociologie de certains arrondissements de l'Est de Paris (comme le 19e) ressemble à celle de quelques quartiers sensibles de banlieue ne constituant que l'extension extra-muros de la cartographie sociale de la ville : le 16e arrondissement se prolonge par des communes de banlieue aisées, alors que le Nord-Est de la ville a pour appendice les communes de la Seine-Saint-Denis, réputées pauvres. Au début des années 2000, la population la plus démunie est concentrée dans les arrondissements du nord-est : 40 % des foyers concernés résident dans les 18e, 19e et 20e arrondissements, contre 2 % dans les 4e et 6e arrondissements. 32,6 % des familles parisiennes d'origine étrangère hors Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté ; ce n'est le cas que pour 9,7 % des Français dont la personne de référence est française[103]. Aujourd'hui, on constate une arrivée de plus en plus importante de cadres[104], aux dépens de la classe ouvrière[105] historiquement installée dans ces quartiers. Cela induit un phénomène de gentrification[106] qui se traduit par une augmentation du prix du foncier[107] et des mutations du paysage urbain. Au quartier de la Goutte-d'Or, l'apparition de la brasserie Barbès caractérisée par une carte chère et une architecture classieuse est représentative de l'embourgeoisement des quartiers du nord-est parisien.

    Certains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier du Marais a la particularité d'attirer une importante communauté homosexuelle à proximité de la communauté juive ashkénaze dont l'implantation autour de la rue des Rosiers remonte au XIIIe siècle. Le 13e arrondissement regroupe quant à lui une importante communauté asiatique dans le quartier des Olympiades.

    La sociologie d'un quartier peut varier selon les heures. Celui de la place de la Bastille, par exemple, avec ses nombreux bars et lieux de vie nocturne, est animé le soir par beaucoup de jeunes tandis que, dans la journée, il jouit d'une relative tranquillité.

    Les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées représentent en 2018 86 % des transactions de logements contre 69 % en 1998. Inversement, la part des employés et ouvriers achetant un logement n’a cessé de fondre en 20 ans. Leur proportion a été divisée par trois, passant de 15 % à 5 %[108].

    Toponymie

    Le nom de la cité est attesté pour la première fois par Jules César, au milieu du Ier siècle av. J.-C., dans La Guerre des Gaules, sous la forme Lutecia ou Lutetia (selon les manuscrits)[109]. On trouve ensuite Lutetia apud Parisios au IVe siècle[110] (Parisios étant à l'accusatif pluriel) ; puis Parisios [usque] en 400 - 410[111], et enfin Paris, attestée dès 887[109].

    Le mot Paris est issu du nom du peuple gaulois des Parisii (au datif locatif pluriel¬†: Parisiis), dont Paris √©tait la capitale √† l'√©poque gallo-romaine. La premi√®re d√©signation Lutetia (Lut√®ce) a √©t√© remplac√©e au IVe¬†si√®cle, suivant un processus g√©n√©ral observ√© dans la Gaule du Bas-Empire pour les capitales de civitas (cit√©s gallo-romaines)¬†: celles-ci furent d'abord appel√©es de leur nom originel compl√©t√© du nom du peuple dont elles √©taient la capitale, comme Lutecia des Parisii en l'occurrence. Puis le nom du peuple au datif locatif est seul rest√©, le nom signifiant alors chez les Parisii (voir entre autres Angers capitale des And√©caves, Tours des Turones, √Čvreux des √Čburovices, Saintes des Santons, Poitiers des Pictons, Amiens des Ambiens, etc., qui sont toutes dans le m√™me cas).

    Selon Pierre-Henry Billy, Lutetia pourrait √™tre issu du gaulois *luta, boue, avec le suffixe -etia[109], ce qui correspond tr√®s bien √† la nature du terrain d√©crit par C√©sar dans la Guerre des Gaules (existence d'un marais permanent qui d√©versait ses eaux dans la Seine). Quant √† l'√©tymologie de l'ethnonyme Parisii, elle n'est pas connue avec certitude. Il pourrait provenir du gaulois *pario, chaudron (cf. le proven√ßal pairol de m√™me sens), signifiant alors ¬ę¬†Ceux du chaudron¬†¬Ľ[112], avec une r√©f√©rence mythique et sacr√©e (th√®me celtique du chaudron d'abondance repr√©sentant la survie dans l'Au-del√† et les richesses de l'Autre Monde)[113].

    Les Parisii ont donn√© leur nom √† Paris, ainsi qu'au pays du Parisis (maintenant ¬ę¬†pays de France¬†¬Ľ), qui subsiste dans Villeparisis, Cormeilles-en-Parisis, Fontenay-en-Parisis. On trouvait √©galement des gaulois de la m√™me tribu des Parisii en Angleterre, dans l'actuel Yorkshire de l'Est.

    Histoire

    Articles détaillés : Histoire de Paris et Chronologie de l'histoire de Paris.

    Préhistoire et Antiquité

    Un habitat permanent est attest√© dans les limites du Paris actuel √† partir de la p√©riode chass√©enne (entre 4¬†000 et 3¬†800 avant notre √®re) au village de Bercy¬†; les restes de trois pirogues n√©olithiques aujourd'hui visibles au mus√©e Carnavalet ont ainsi √©t√© retrouv√©s[114],[115] sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le 12e¬†arrondissement, o√Ļ la pr√©sence humaine semble avoir √©t√© continue durant le N√©olithique[f 2].

    De fa√ßon g√©n√©rale, l'histoire du site parisien est toutefois mal connue jusqu'√† la p√©riode gallo-romaine. Seule certitude, les Parisii, l'un des 98¬†peuples gaulois, vivent dans cette r√©gion en 52 avant notre √®re, au moment d'√™tre soumis √† Rome. Ainsi, on ne conna√ģt pas pr√©cis√©ment l'emplacement de la cit√© gauloise mentionn√©e dans les sources latines¬†: il pourrait s'agir de l'√ģle de la Cit√© (aucun vestige arch√©ologique ant√©rieur √† Auguste n'y a toutefois √©t√© retrouv√©), de l'√ģle Saint-Louis, d'une autre √ģle aujourd'hui rattach√©e √† la rive gauche, voire du site de Nanterre, o√Ļ a √©t√© d√©couverte en 2003 une importante agglom√©ration ordonn√©e[g],[116],[117]. Dans tous les cas, la cit√© romaine s'√©tend sur la rive gauche et sur l‚Äô√ģle de la Cit√©¬†; elle prend le nom de Lutetia (Lut√®ce).

    √Ä l'√©poque gallo-romaine, Lut√®ce n'est qu'une cit√© relativement modeste du monde romain avec une population de l'ordre de dix mille habitants √† son apog√©e[c 1],[h]¬†; en comparaison, Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules (dont la lyonnaise qui englobe la r√©gion de Lut√®ce), aurait compt√© au IIe¬†si√®cle de 50¬†000 √† 80¬†000¬†habitants[118]. Elle connait toutefois une certaine prosp√©rit√© gr√Ęce au trafic fluvial[c 1]. Suivant la tradition, la cit√© aurait √©t√© christianis√©e par saint Denis, martyris√© vers 250[c 2].

    La position strat√©gique de Lut√®ce face aux grandes invasions[c 3] en fait un lieu de s√©jour pour l'empereur Julien entre 357 et 360, puis Valentinien¬†Ier en 365-366. La cit√© prend le nom de Paris √† cette √©poque[119]. Si ses faubourgs subsistent encore au IVe¬†si√®cle[c 4], la population se replie au Ve¬†si√®cle dans l'√ģle de la Cit√©, fortifi√©e par la r√©cup√©ration de pierres prises aux grands √©difices ruin√©s. En 451, sainte Genevi√®ve, future patronne de la ville, serait parvenue √† convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila, qui s'en d√©tournent effectivement sans combat[f 3].

    Moyen √āge

    En 508, apr√®s avoir conquis la majeure partie de la Gaule, Clovis fait de Paris sa capitale[c 5]. Il y √©tablit sa r√©sidence principale (Palais des Thermes), et y fait construire plusieurs √©difices religieux, dont la basilique des Saints-Ap√ītres, o√Ļ il est enterr√©¬†; le r√īle de la cit√© doit cependant √™tre relativis√©, dans la mesure o√Ļ il n‚Äôexiste pas alors d‚Äôadministration royale. Tout au long des VIe et VIIe¬†si√®cles, Paris garde une importance particuli√®re[c 6], m√™me si les divisions du royaume de Clovis entre ses h√©ritiers limitent son rayonnement. Childebert Ier y fait ainsi construire la plus grande cath√©drale de la Gaule (la cath√©drale Saint-√Čtienne), tandis que Child√©ric II fait r√©nover les ar√®nes gallo-romaines. Durant cette p√©riode, revitalis√©e par les fondations monastiques[120] et sa fonction de capitale[121], la ville commence probablement √† s‚Äô√©tendre sur la rive droite[f 4], alors que la rive gauche est r√©occup√©e.

    L‚Äôextension vers l‚Äôest du royaume des Francs sous le r√®gne de Charlemagne fait perdre √† Paris sa position politique privil√©gi√©e[c 7]. √Ä partir du milieu du IXe¬†si√®cle, elle fait partie du territoire des Robertiens, qui prennent le titre de comte de Paris. Particuli√®rement expos√©e √† cause de sa situation sur la Seine, elle est en 845 d√©vast√©e par les raids des Vikings[122], qui la ravag√®rent par la suite √† plusieurs reprises[c 8], ce qui oblige la population √† se replier √† nouveau sur l‚Äô√ģle de la Cit√©. En 885-886, assi√©g√©e par les Normands, la cit√© parvient √† leur r√©sister avec succ√®s, tout en leur barrant l‚Äôacc√®s au fleuve. Cet √©pisode procure un grand prestige √† Paris et √† son comte, Eudes, qui a aid√© √† sa d√©fense¬†; il marque par contre une √©tape du d√©clin de l‚ÄôEmpire carolingien, le comportement de Charles le Gros ayant √©t√© jug√© indigne durant les √©v√©nements. En , les Normands sont une fois encore devant Paris¬†; leur d√©part sera achet√©[123].

    Recueil des ordonnances de la pr√©v√īt√© des marchands de Paris, contenant la transcription de l'ordonnance rendue en f√©vrier 1416 par Charles VI.

    Sous le r√®gne des premiers Cap√©tiens, Paris est une des principales villes du domaine royal, mais pas une capitale, n‚Äô√©tant pour eux qu‚Äôune r√©sidence parmi d‚Äôautres. Elle gagne cependant en importance avec le temps¬†: Robert le Pieux fait ainsi restaurer le Palais de la Cit√©[c 9] et plusieurs abbayes, tandis que Louis VI puis Louis VII y fixent leur cour et leur chancellerie. Dans le m√™me temps, la cit√© prosp√®re, devenant une place importante du commerce du bl√©, du poisson et du drap, les marchands parisiens s‚Äôunissant au sein d'une ¬ę¬†hanse des marchands de l‚Äôeau¬†¬Ľ[124] privil√©gi√©e par Louis VII en 1170-1171. Elle devient √©galement un centre d‚Äôenseignement majeur, gr√Ęce aux √©coles √©piscopales dans un premier temps[f 5], puis √† partir du milieu du XIIe¬†si√®cle, aux communaut√©s religieuses qui s‚Äô√©tablissent sur la rive gauche alors d√©peupl√©e[c 10]. √Ä l‚Äôimage de l‚Äôensemble de l‚ÄôOccident chr√©tien, sa population augmente √† cette √©poque de fa√ßon consid√©rable¬†: Paris s‚Äô√©tend d'abord sur la rive droite (d√©but du XIe¬†si√®cle)[c 11], qui devient son poumon √©conomique[125], l‚Äô√ģle de la Cit√© abritant d√®s lors les grands √©difices administratifs et religieux.

    C‚Äôest Philippe Auguste qui fait de Paris la capitale incontest√©e du royaume, sur lequel il est le premier des cap√©tiens √† exercer un fort contr√īle¬†; cette position est encore renforc√©e sous les r√®gnes de Louis¬†IX et de Philippe IV le Bel. L‚Äôadministration royale, qui se d√©veloppe consid√©rablement, tient ainsi son si√®ge dans la cit√©, o√Ļ se situent la Chambre des comptes, le Tr√©sor, et les Archives du royaume. Les bourgeois parisiens jouent un r√īle majeur dans la gestion de l‚Äô√Čtat, faisant souvent partie du proche entourage du souverain. Les monarques veillent n√©anmoins √† limiter l‚Äôautonomie de la ville, qui n‚Äôobtient pas le statut de commune¬†; les corporations se voient seulement accorder divers privil√®ges politiques, ce qui aboutit en 1263 √† l‚Äôapparition d‚Äôune municipalit√© compos√©e d‚Äôun pr√©v√īt des marchands et quatre √©chevins. Dans le m√™me temps, les √©coles de la rive gauche s‚Äôunifient en une ¬ę¬†universitas¬†¬Ľ[c 12], reconnue par le pape en 1209-1210, faisant de Paris le plus prestigieux centre d‚Äôenseignement d‚ÄôEurope occidentale pendant au moins un si√®cle. La cit√© devient √©galement le symbole du pouvoir royal, qui cherche √† lui donner des √©difices dignes de son rang¬†: la cath√©drale Notre-Dame est achev√©e vers 1250, la Sainte-Chapelle abritant la couronne d'√©pine du Christ en 1248, le Palais de la Cit√© est r√©nov√© et √©tendu, et le march√© parisien est couvert et emmur√© (Halles). Philippe Auguste entoure par ailleurs les deux rives de la cit√© de murailles de pierres, termin√©es en 1209-1212. Paris poursuit sa croissance, la rive gauche √©tant repeupl√©e au XIIIe¬†si√®cle[c 13]¬†; au d√©but du XIVe¬†si√®cle, on estime sa population √† environ 200¬†000¬†habitants[c 14], ce qui en fait la ville la plus peupl√©e d'Europe[f 6].

    En 1348, la cit√© est frapp√©e pour la premi√®re fois par la peste, qui ravage l‚ÄôEurope entre 1347 et 1351¬†; ce mal l‚Äôatteint ensuite de fa√ßon cyclique pendant plusieurs si√®cles. Pendant la guerre de Cent Ans, elle est expos√©e aux attaques anglaises, ce qui am√®ne Charles V √† construire sur la rive droite un nouveau rempart englobant les faubourgs. Dans le m√™me temps, dans un contexte de d√©pression √©conomique et de d√©faite militaire, l‚Äôautorit√© royale est remise en cause¬†: le pr√©v√īt des marchands √Čtienne Marcel tente ainsi de s'emparer du pouvoir en 1357-1358, tandis que les √©meutes populaires se multiplient, telle celle des Maillotins en 1382[c 15]. En r√©action, Charles V puis Charles VI √©lisent r√©sidence dans l‚Äôest parisien, moins expos√© aux troubles. Au d√©but du XVe¬†si√®cle, le conflit entre Armagnacs et Bourguignons occasionne √©galement de nombreuses violences dans la capitale¬†; ces derniers s'imposent en 1418, et Paris tombe en cons√©quence aux mains du roi d‚ÄôAngleterre deux ans plus tard. La cit√© est reconquise en 1436 par Charles VII, mais celui-ci pr√©f√®re r√©sider pr√®s de la Loire, et il en est de m√™me pour ses successeurs Louis¬†XI, Charles VIII et Louis¬†XII. √Ä l‚Äôissue de la guerre, Paris s‚Äôest r√©tract√©e derri√®re ses murailles[126], et sa population est tomb√©e √† environ 100¬†000¬†habitants[c 14].

    De la Renaissance au XVIIIe siècle

    L'h√ītel de Sens, √©difi√© entre 1475 et 1519, est l'un des plus anciens h√ītels particuliers de Paris.

    La Renaissance, marquée par le roi et sa cour résidant dans le Val de Loire, ne bénéficie donc guère à Paris. Malgré son éloignement, la monarchie s’inquiète de l'expansion désordonnée de la cité. Une première réglementation d’urbanisme est édictée en 1500 à propos du nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII[c 16].

    En 1528, Fran√ßois Ier fixe officiellement sa r√©sidence √† Paris. Le rayonnement intellectuel s'accro√ģt¬†: √† l'enseignement de l'universit√© (th√©ologie et arts lib√©raux) s'ajoute un enseignement moderne tourn√© vers l'humanisme et les sciences exactes voulu par le roi, au Coll√®ge de France. Sous son r√®gne, Paris atteint 280¬†000¬†habitants et reste la plus grande ville du monde chr√©tien[s 7].

    Le Massacre de la Saint-Barthélémy par François Dubois est déclenché à Paris avant d'être étendu à plus d'une vingtaine de villes de province.
    ¬ę¬†Icy est le vrai pourtraict naturel de la ville, cit√©, universit√© de Parisy¬†¬Ľ. Plan de Paris en 1576.

    Le , sous Charles IX, est organisé le massacre de la Saint-Barthélemy. On compte entre deux mille et dix mille victimes[f 7]. La Ligue catholique, particulièrement puissante dans la capitale, se dresse contre Henri III durant la Journée des Barricades en 1588. Ce dernier s'enfuit avant d'assiéger la ville[f 8]. Après son assassinat, le siège est maintenu par Henri de Navarre, devenu Henri IV. La ville, pourtant ruinée et affamée, ne lui ouvre ses portes qu'en 1594 après sa conversion.

    La Journée des barricades (1648) marque le début de la Fronde qui provoque une importante crise économique et une nouvelle défiance du roi vis-à-vis de sa capitale[f 9].

    Malgr√© une mortalit√© sup√©rieure aux naissances, la population atteint les 400¬†000¬†habitants gr√Ęce √† l'immigration provinciale. Paris est une ville mis√©rable o√Ļ r√®gne une forte ins√©curit√©, la l√©gendaire Cour des Miracles est progressivement vid√©e √† partir de 1656 par le lieutenant-g√©n√©ral de police Gabriel Nicolas de La Reynie[127] qui fait √©tablir 6¬†500¬†lanternes pour √©clairer la ville la nuit et rendre les rues plus s√Ľres.

    Topographia Galliae, Oder Beschreibung vnd Contrafaitung der vornehmbsten, vnd bekantisten Oerter, in dem mächtigen, vnd grossen Königreich Franckreich / Zeiller, Martin. 1655.

    Louis XIV choisit Versailles comme résidence en 1677, avant d'y déplacer le siège du gouvernement en 1682. Colbert prend en main la gestion parisienne et fait la navette entre Paris et Versailles. Durant son règne, le Roi Soleil ne vient que vingt-quatre fois à Paris, essentiellement pour des cérémonies officielles, marquant ainsi envers la cité une hostilité que n'apprécient guère les Parisiens[f 10].

    Au XVIIIe siècle, Versailles ne dépossède pas Paris de son rayonnement intellectuel ; au contraire même, elle en fait une puissante frondeuse ouverte aux idées des Lumières. C'est la période des salons littéraires, comme celui de madame Geoffrin. Le XVIIIe siècle est aussi celui d'une forte expansion économique qui permet une importante croissance démographique, la ville atteint 640 000 habitants[128] à la veille de la Révolution française.

    En 1715, le r√©gent Philippe d'Orl√©ans quitte Versailles pour le Palais-Royal. Le jeune Louis¬†XV est install√© au palais des Tuileries pour un retour, √©ph√©m√®re, de la royaut√© dans Paris. D√®s 1722, Louis¬†XV retourne au ch√Ęteau de Versailles rompant la fragile r√©conciliation avec le peuple parisien[f 11].

    La ville s'étend alors à peu près sur les six premiers arrondissements actuels, le jardin du Luxembourg marquant la frontière occidentale de la ville. Louis XV s'intéresse personnellement à la ville en 1749 lorsqu'il décide l'aménagement de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), la création de l'école militaire en 1752[129], et surtout la construction d'une église dédiée à Sainte-Geneviève en 1754, plus connue sous le nom actuel de Panthéon[130].

    La Révolution française et l'Empire

    Aquarelle de Jean-Pierre Hou√ęl repr√©sentant la Prise de la Bastille le .

    La R√©volution fran√ßaise d√©bute √† Versailles par la convocation des √Čtats g√©n√©raux puis le Serment du Jeu de paume. Mais les Parisiens, atteints par la crise √©conomique (prix du pain), sensibilis√©s aux probl√®mes politiques par la philosophie des Lumi√®res et mus par une rancŇďur √† l'√©gard du pouvoir royal ayant abandonn√© la ville depuis plus d'un si√®cle, lui donnent une nouvelle orientation[f 12]. La prise de la Bastille le , li√©e au soul√®vement des √©b√©nistes du faubourg Saint-Antoine, en est une premi√®re √©tape. Le , l'astronome Jean Sylvain Bailly re√ßoit √† l'h√ītel de ville la charge de premier maire de Paris. Le , l‚Äô√©meute, d√©clench√©e par les femmes sur les march√©s parisiens, atteint Versailles le soir. Le 6 au matin, le ch√Ęteau est envahi et le roi doit accepter de venir r√©sider √† Paris au palais des Tuileries et d‚Äôy convoquer l‚ÄôAssembl√©e constituante qui s‚Äôinstalle le dans le Man√®ge des Tuileries[c 17].

    Le ¬ę¬†d√©partement de Paris¬†¬Ľ comprend alors trois districts¬†: Paris, le Franciade et Bourg de l'√Čgalit√©.

    Le se d√©roule la f√™te de la F√©d√©ration sur le Champ-de-Mars, lieu qui sera le le th√©√Ętre d'une dramatique fusillade. Occup√©s √† partir de apr√®s la mise en vente des biens nationaux, le couvent des Cordeliers et le couvent des Jacobins, hauts lieux du Paris r√©volutionnaire, marquent la toute-puissance des clubs parisiens sur le cours de la R√©volution[c 18].

    Dans la nuit du , une commune r√©volutionnaire prend possession de l'h√ītel de ville. La journ√©e du 10 ao√Ľt voit la foule assi√©ger le Palais des Tuileries avec le soutien du nouveau gouvernement municipal. Le roi Louis¬†XVI et la famille royale sont incarc√©r√©s √† la tour du Temple. La monarchie fran√ßaise est de fait abolie. Apr√®s les √©lections de 1792, les repr√©sentants de la Commune de Paris, tr√®s radicaux, s'opposent √† la Convention nationale au groupe des Girondins (repr√©sentant l'opinion plus mod√©r√©e de la bourgeoisie des provinces) qui sera √©cart√© en 1793[c 19].

    La prise des Tuileries le 10 ao√Ľt 1792 par Jean Duplessis-Bertaux, Mus√©e du ch√Ęteau de Versailles.

    Les Parisiens vivent alors deux ann√©es de rationnement. La Terreur r√®gne sous la coupe du Comit√© de salut public. Le Tribunal r√©volutionnaire, avec l'aide de la mairie, s'emploie √† incarc√©rer tout ce que la ville compte encore de nobles suspects, de pr√™tres r√©fractaires et d'opposants jug√©s contre-r√©volutionnaires. La cr√©ation de la charge de Pr√©fet de police par Napol√©on, √ītera √† la municipalit√© tout pouvoir de police judiciaire, de sorte que le maire de Paris est, aujourd'hui encore, le seul de France √† en √™tre priv√©[131],[132]. Le , Louis¬†XVI est guillotin√© sur la place Louis¬†XV, rebaptis√©e ¬ę¬†place de la R√©volution¬†¬Ľ. Il est suivi sur l'√©chafaud par 1¬†119¬†personnes, dont Marie-Antoinette, Danton, Lavoisier et finalement Robespierre et ses partisans apr√®s le 9 Thermidor an II ()[c 20].

    La Révolution n'est pas une période favorable au développement de la ville (peu de monuments sont édifiés) qui n'a plus que 548 000 habitants en 1800. De nombreux couvents et églises sont rasés et font place à des lotissements édifiés sans plan d'ensemble, ce qui aboutit à une réduction des espaces verts de la ville et à une densification du centre. Sous le Directoire, des immeubles de rapport, de style néo-classique, sont élevés.

    En 1806, Paris a compens√© les pertes subies durant la R√©volution et compte 650¬†000¬†habitants[128]¬†; cette progression est surtout le fait de l'immigration provinciale, la natalit√© restant faible. Depuis le milieu du XVIIIe¬†si√®cle, la ville est distanc√©e par Londres en pleine expansion √©conomique et d√©mographique qui atteint 1¬†096¬†784¬†habitants[c 21]. Le , Napol√©on Bonaparte, qui a pris le pouvoir en 1799, est sacr√© empereur par le pape Pie¬†VII √† la cath√©drale Notre-Dame. Il d√©cide d'√©tablir √† Paris la capitale de son Empire et ambitionne d'en faire la ¬ę¬†nouvelle Rome¬†¬Ľ[133]. Il ordonne dans ce but la construction des arcs de triomphe de l‚Äô√Čtoile et du Carrousel ainsi que celle du palais imp√©rial de la Bourse (achev√© sous la Restauration) et de la colonne Vend√īme[134]. Il soumet √©galement √† Jean-Antoine Alavoine le projet de l'√©l√©phant de la Bastille, et aux architectes Percier et Fontaine l'√©dification du Palais du roi de Rome, dont seuls les jardins du Trocad√©ro et le pont d'I√©na seront en d√©finitive termin√©s[133]. L'Empereur multiplie par ailleurs les points d'eau, aliment√©s par un r√©seau de 50¬†km de canaux qui acheminent l'eau de l'Ourcq[133].

    En 1814, la bataille de Paris entra√ģne la capitulation de la capitale puis conduit √† la premi√®re abdication de Napol√©on et √† la Restauration. Les cosaques de l'arm√©e russe occupent certains points de la ville, ce qui donnera lieu √† une l√©gende concernant l'origine du mot bistro, comme le proclame le Syndicat d'Initiative du Vieux Montmartre, au restaurant √Ä la M√®re Catherine, place du Tertre. Les arm√©es alli√©es quittent la ville apr√®s le , date du d√©part du tsar Alexandre Ier.

    De la Restauration à la Commune de Paris

    La Seine et ses communes avant les annexions de 1860 au profit de Paris (ligne rouge).

    √Ä la fin des Cent-Jours, la chute de l'Empire en am√®ne √† Paris les arm√©es anglaises et prussiennes, qui vont jusqu'√† camper sur les Champs-√Člys√©es. Louis¬†XVIII, de retour de son exil √† Gand, s'installe √† nouveau aux Tuileries.

    Louis¬†XVIII et Charles¬†X, puis la monarchie de Juillet se pr√©occupent peu de l'urbanisme parisien. Le prol√©tariat ouvrier, en forte expansion, s'entasse mis√©rablement dans les quartiers centraux qui, avec plus de 100¬†000¬†habitants au kilom√®tre carr√©, constituent d'importants foyers d'√©pid√©mie¬†; le chol√©ra en 1832 fait 32¬†000¬†victimes. En 1848, 80¬†% des morts vont √† la fosse commune et les deux tiers des Parisiens sont trop pauvres pour payer des imp√īts. La masse paup√©ris√©e du petit peuple, d√©laiss√©e et exc√©d√©e, est m√Ľre pour des r√©voltes r√©p√©t√©es que le pouvoir ne sent pas germer ou est s√Ľr de vaincre¬†: les barricades font tomber Charles¬†X lors des Trois Glorieuses puis Louis-Philippe¬†Ier en 1848. La soci√©t√© de l'√©poque est abondamment d√©crite par Balzac, Victor Hugo ou Eug√®ne Sue.

    Durant cette p√©riode, la ville acc√©l√®re son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers g√©n√©raux. Entre 1840 et 1844, la derni√®re enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers, est construite sur l'emplacement de l'actuel boulevard p√©riph√©rique. Au cŇďur de la ville, la rue Rambuteau est perc√©e[c 22].

    Camille Pissarro, Boulevard Montmartre, 1897, Musée de l'Ermitage.

    Avec l'avènement du Second Empire, Paris se transforme radicalement. De structure médiévale, aux constructions anciennes et insalubres, quasiment dépourvue de grands axes de circulation, elle devient en moins de vingt ans une ville moderne. Napoléon III a des idées précises sur l'urbanisme et le logement : le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui d'Haussmann. Des milliers de logements disparaissent, sur fond d'une spéculation immobilière qui sera la cause d'un krach financier international.

    Le , une loi permet √† Paris d'annexer plusieurs communes voisines[135]. La capitale fran√ßaise passe ainsi de douze √† vingt arrondissements et de 3¬†288 √† 7¬†802¬†hectares[i]. Apr√®s ces annexions, les limites administratives de la ville ne seront que peu modifi√©es et la croissance urbaine, qui continue toujours de la fin du XIXe au XXe¬†si√®cle, ne s'accompagnera donc plus d'une expansion des fronti√®res communales, ce qui est √† l'origine de la ¬ę¬†banlieue¬†¬Ľ[c 23].

    Lors de la Guerre franco-prussienne de 1870, Paris est assi√©g√©e pendant plusieurs mois mais n'est pas prise par les arm√©es prussiennes. √Ä cette occasion, est invent√©e la poste a√©rienne, gr√Ęce aux ballons mont√©s. Refusant l'armistice sign√© le et √† la suite des √©lections de f√©vrier qui portent au pouvoir des royalistes d√©sireux de mettre fin √† la guerre, les Parisiens s'insurgent le . C'est le d√©but de la Commune de Paris. L'Assembl√©e monarchiste install√©e provisoirement √† Versailles, la r√©prime entre les et lors de la Semaine sanglante qui reste √† ce jour la derni√®re guerre civile qu'ait connue Paris[c 24],[f 13]. Apr√®s la guerre de 1870, pour se relever, la ville de Paris l√®ve un grand emprunt public de 1,2¬†million de francs qui a un grand succ√®s¬†; il est souscrit plus de quinze fois[136].

    De la Belle √Čpoque √† la Seconde Guerre mondiale

    Quart d'Obligation de la Ville de Paris en date du 27 juillet 1911.

    Pendant la Belle √Čpoque, l'expansion √©conomique de Paris est importante¬†; en 1913 la ville poss√®de cent mille entreprises qui emploient un million d'ouvriers[137]. Entre 1900 et 1913, 175¬†cin√©mas sont cr√©√©s √† Paris, de nombreux grands magasins voient le jour et contribuent au rayonnement de la ville lumi√®re. Lieu de toutes les sp√©culations, Paris devient aussi la deuxi√®me place financi√®re internationale presque √† √©galit√© avec Londres.

    Deux expositions universelles laissent une large empreinte dans la ville. La tour Eiffel est construite pour l'Exposition de 1889 (centenaire de la R√©volution fran√ßaise) qui accueille vingt-huit millions de visiteurs. La premi√®re ligne du m√©tropolitain, le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III sont inaugur√©s √† l'occasion de celle de 1900 qui re√ßoit cinquante-trois millions de visiteurs[137]. L'industrie se d√©place progressivement en proche banlieue o√Ļ se trouve l'espace n√©cessaire¬†: Renault √† Boulogne-Billancourt ou Citro√ęn √† Suresnes. Cette migration est √† l'origine de la ¬ę¬†banlieue rouge¬†¬Ľ. N√©anmoins certaines activit√©s restent fortement implant√©es dans la ville intra-muros, en particulier la presse et l'imprimerie[f 14].

    De la Belle √Čpoque aux Ann√©es folles, Paris conna√ģt l'apog√©e de son influence culturelle (notamment autour des quartiers de Montparnasse et de Montmartre) et accueille de tr√®s nombreux artistes tels Picasso, Matisse, Braque ou Fernand L√©ger.

    En 1910, une crue centennale de la Seine provoque l'une des plus graves inondations que la ville ait connue et cause trois milliards de francs de d√©g√Ęts[c 25]. Lors de la Premi√®re Guerre mondiale, Paris, √©pargn√©e par les combats, subit des bombardements[138] et des tirs de canon allemands. Ces bombardements restent sporadiques et ne constituent que des op√©rations √† caract√®re psychologique[c 26]. En 1917, la cr√©ation d'une r√©plique de Paris est envisag√©e pour leurrer les aviateurs allemands venus bombarder la capitale.

    L'entre-deux-guerres se d√©roule sur fond de crise sociale et √©conomique. Les pouvoirs publics, pour r√©pondre √† la crise du logement, votent la loi Loucheur qui cr√©e les habitations √† bon march√© (ou HBM) √©rig√©es √† l'emplacement de l'ancienne enceinte de Thiers. Les autres immeubles parisiens sont, pour l'essentiel, d√©labr√©s et constituent des foyers de tuberculose¬†; la densit√© urbaine culmine en 1921, Paris intra-muros comptant 2¬†906¬†000¬†habitants[s 8]. Parall√®lement, des lotissements se d√©veloppent partout autour de la cit√©, en ¬ę¬†banlieue¬†¬Ľ o√Ļ l'expansion se fait de fa√ßon anarchique, souvent en pleins champs sans r√©els am√©nagements ou √©quipements publics[c 27].

    Les Parisiens tentent de reprendre leur prééminence politique dans un contexte de multiples scandales financiers et de corruption des milieux politiques[f 15]. Le , la manifestation des Ligues patriotes contre la gauche parlementaire dégénère en émeute et fait dix-sept tués et mille cinq cents blessés, puis le , un important défilé en faveur du Front populaire compte cinq cent mille manifestants[c 28].

    Défilé de chars à Paris en 1941. Les chars sont des Somua S-35 et Hotchkiss H35 français capturés par les Allemands.
    Article détaillé : Paris sous l'occupation allemande.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris, d√©clar√©e ville ouverte d√®s la d√©b√Ęcle, est occup√©e par la Wehrmacht le . Elle est relativement √©pargn√©e[j]. Le gouvernement du mar√©chal P√©tain install√© √† Vichy, Paris cesse d'√™tre la capitale et devient le si√®ge du commandement militaire allemand en France (Milit√§rbefehlshaber in Frankreich)[c 29]. Le , l'ing√©nieur Jacques Bonsergent est le premier r√©sistant fusill√© √† Paris. Les 16 et 17 juillet 1942, il est proc√©d√© √† la rafle du Vel' d'Hiv', arrestation de 12¬†884¬†Juifs, la plus massive en France, pour l'essentiel des femmes et des enfants[c 30].

    √Ä l'approche des troupes alli√©es, la R√©sistance int√©rieure d√©clenche un soul√®vement arm√© le . La Lib√©ration de Paris se fait le avec l'entr√©e dans Paris de la 2e¬†division blind√©e du g√©n√©ral Leclerc et de la 4e¬†division d'infanterie am√©ricaine du major-g√©n√©ral Raymond O. Barton[139]. La veille, Leclerc avait donn√© l'ordre au capitaine Raymond Dronne de percer les lignes ennemies avec sa neuvi√®me compagnie, La Nueve, (R√©giment de marche du Tchad), qui arrive √† l'h√ītel de ville √† 21¬†h¬†22 dans la soir√©e du 24[140]. Le g√©n√©ral von Choltitz capitule sans ex√©cuter les ordres d'Hitler demandant la destruction des principaux monuments de la ville[141],[142]. La ville est relativement √©pargn√©e par les combats[c 31]. Paris est l'une des rares communes de France √† se voir d√©cerner le titre de compagnon de la Lib√©ration[143].

    Le Paris contemporain

    Vue du nord-ouest de Paris, depuis le troisième étage de la tour Eiffel.
    Vue nord de Paris depuis le Jardin des Tuileries.

    En 1956, Paris se lie à Rome par un jumelage privilégié, symbole fort dans une dynamique géographiquement plus large[144] de réconciliation et de coopération après la Seconde Guerre mondiale[s 9],[s 10].

    Sous les mandats du g√©n√©ral de Gaulle de 1958 √† 1969, plusieurs √©v√©nements politiques se d√©roulent dans la capitale. Le , une manifestation en faveur de l'ind√©pendance de l'Alg√©rie est violemment r√©prim√©e. Selon les estimations, entre 32 et 325¬†personnes sont massacr√©es par la police, alors dirig√©e par Maurice Papon[145]. √Ä partir du , un important mouvement √©tudiant d√©marre √† l'universit√© de Nanterre. Il entra√ģne dans le quartier latin des manifestations qui d√©g√©n√®rent en √©meutes. La contestation, prenant corps dans un contexte de solidarit√© internationale et d'√©mulation (noirs et f√©ministes am√©ricains, ¬ę¬†provos¬†¬Ľ n√©erlandais, Printemps de Prague, attentat contre l'Allemand Rudi Dutschke, etc.) entre brim√©s id√©alistes et jeunes, berc√©s par Bob Dylan et son tube The Times They Are a-Changin', voulant ¬ę¬†changer le monde¬†¬Ľ, se d√©veloppe tr√®s vite en crise politique et sociale nationale. Le , d'immenses d√©fil√©s rassemblent 800¬†000¬†personnes venues protester contre les violences polici√®res. Le 30 mai, une manifestation de soutien au gouvernement et au g√©n√©ral de Gaulle r√©unit un million de personnes, de la place de l'√Čtoile √† celle de la Concorde. Apr√®s deux mois de d√©sordre et de troubles, les Parisiens votent massivement en faveur du g√©n√©ral de Gaulle lors des √©lections l√©gislatives des 22 et 29 juin et le calme revient[c 32].

    Le successeur du g√©n√©ral de Gaulle, Georges Pompidou s'int√©resse de pr√®s √† la capitale. Il laisse son nom au b√Ętiment qui abrite le mus√©e national d'Art moderne et la biblioth√®que publique d'information et √† la voie express rive droite. Val√©ry Giscard d'Estaing, pr√©sident √† son tour, ne partage pas sa vision d'une modernisation radicale¬†: il remet en cause le projet pr√©vu pour les Halles et interrompt partiellement celui de voie express rive gauche. En 1976, l'√Čtat accorde pour la premi√®re fois depuis 1871 une municipalit√© autonome √† la capitale. Le gaulliste Jacques Chirac est alors √©lu maire, puis r√©√©lu en 1983 et 1989. Sous le premier mandat du pr√©sident Fran√ßois Mitterrand, une r√©forme est adopt√©e par la loi de d√©centralisation du ¬†: elle dote chaque arrondissement de la capitale d'un maire et d'un conseil municipal propre et non plus d√©sign√© par le maire de Paris[c 33].

    En 1991, les quais de la Seine, du pont de Sully (en amont) au pont d'I√©na (en aval), sont class√©s sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de remarquable ensemble fluvio-urbain avec ses monuments dont plusieurs constituent des chefs-d'Ňďuvre architecturaux au rayonnement mondial[146].

    √Člu pr√©sident de la R√©publique en , Jacques Chirac est remplac√© par Jean Tiberi dont l'unique mandat est marqu√© notamment par la mise au jour de plusieurs affaires politico-financi√®res et par la division de la majorit√© municipale. En 2001, Paris √©lit un maire de gauche, le socialiste Bertrand Delano√ę, ensuite r√©√©lu en 2008[147]. Il se d√©marque de ses pr√©d√©cesseurs par sa volont√© affich√©e de r√©duire la place de l'automobile dans la ville au profit notamment des pi√©tons et des transports en commun. Il d√©veloppe l'animation de la vie parisienne par de grandes manifestations culturelles comme Nuit Blanche ou simplement ludiques comme Paris Plages. √Ä l'occasion des √©lections municipales de 2014, Anne Hidalgo, premi√®re adjointe de Bertrand Delano√ę, devient la premi√®re femme maire de Paris[148].

    Depuis 2015, la France subit une vague d'attentats terroristes islamistes sans pr√©c√©dent. La ville de Paris est √©galement touch√©e en janvier 2015 avec la tuerie contre Charlie Hebdo et la prise d'otage de l'Hyper Casher qui fait dix-sept victimes. √Ä la suite de ces tragiques √©v√©nements, une manifestation r√©publicaine historique se d√©roule le r√©unissant plus de trois millions de personnes et pr√®s de cinquante chefs d'√Čtat, pour d√©fendre la libert√© d'expression et rendre hommage aux victimes du terrorisme. Dix mois plus tard, le , des attaques sans pr√©c√©dent ont frapp√© la capitale et sa banlieue sous forme d'actions kamikazes aux abords du Stade de France, de tueries de masse dans des terrasses de caf√© dans le 10e et le 11e¬†arrondissement ainsi qu'√† la salle de spectacle du Bataclan, attaques organis√©es par un commando d'une dizaine d'hommes se r√©clamant de l'√Čtat islamique qui ont fait 130¬†morts et des centaines de bless√©s[149]. Le , la capitale est de nouveau la cible d'une attaque terroriste, un terroriste ouvre le feu sur les Champs-√Člys√©es co√Ľtant la vie d'un policier[150], Daech revendique l'attaque quelques heures apr√®s[151], et le , la capitale est encore la cible d'une attaque terroriste, un terroriste poignarde des passants dans le 2e¬†arrondissement co√Ľtant la vie d'un passant, Daech revendique l'attaque quelques heures apr√®s[152].

    Le , la ville est touchée par l'incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, qui provoque notamment l'effondrement de sa flèche[153].

    Politique et administration

    Statut et organisation administrative

    Paris est depuis le une collectivité à statut particulier qui exerce les compétences d'une commune et d'un département. Elle est divisée en arrondissements, comme les villes de Lyon et de Marseille, au nombre de vingt (les quatre premiers formant un secteur unique). Elle est également la collectivité centrale de la métropole du Grand Paris, créée en 2016.

    Le pr√©fet de la r√©gion √éle-de-France est √©galement pr√©fet de Paris et l'√Čtat dispose √† Paris d'administrations de niveau d√©partemental[154]. Toutefois le domaine de la s√©curit√©, pour lequel l'√Čtat dispose de pr√©rogatives particuli√®res, est du ressort du pr√©fet de police de Paris. Les pouvoirs de police administrative sont partag√©s entre le maire de Paris et le pr√©fet de police qui se pr√™tent r√©ciproquement leurs moyens d'action √† cet effet[155]. Ce dernier peut si√©ger au conseil de Paris et doit lui soumettre chaque ann√©e son budget et son compte[s 11] (bien que ce budget reste d√©cid√© par l'√Čtat). Le maire est impliqu√© dans la politique de s√©curit√© m√™me si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du pr√©fet de police.

    Historique

    Le statut de la ville de Paris a changé plusieurs fois.

    Lors de son extension territoriale de 1860, la Ville de Paris est divisée en vingt arrondissements municipaux, en remplacement des douze arrondissements qui existaient auparavant depuis le , et en dix-huit circonscriptions électorales.

    Du 26 mars au , Paris fut le si√®ge d'un pouvoir insurrectionnel, la Commune de Paris, avec une assembl√©e d√©mocratiquement √©lue. La Troisi√®me R√©publique fut dirig√©e au d√©but par des conservateurs effray√©s par cet √©pisode. Ceux-ci √©dict√®rent la loi du qui donnait le pouvoir ex√©cutif au pr√©fet de la Seine et les pouvoirs de police au pr√©fet de police. Le conseil de Paris, √©lu lors des √©lections municipales, d√©signait chaque ann√©e un pr√©sident dont la fonction √©tait principalement repr√©sentative. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait √™tre approuv√© par l'√Čtat.

    La r√©organisation de la r√©gion parisienne qui entre en vigueur le fait de Paris √† la fois une commune et un d√©partement¬†: le conseil municipal de Paris et le conseil g√©n√©ral de la Seine sont remplac√©s par le conseil de Paris, qui exerce √† la fois les comp√©tences d'un conseil municipal et celles d'un conseil g√©n√©ral[156]. Celui-ci est mis en place au . Mais il faut attendre la loi du (entr√©e en vigueur lors des √©lections municipales de 1977) pour que Paris retrouve un statut similaire √† celui des autres collectivit√©s avec la restauration du poste de maire de Paris, √©lu par le conseil de Paris et d√©tenteur du pouvoir ex√©cutif. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis √† parit√© entre les √©lecteurs, le maire de Paris et le Conseil de Paris, ont un r√īle consultatif et d'animation. Le pr√©fet de police, nomm√© par l'√Čtat, conserve les pouvoirs de police. Enfin, la loi PLM du , entr√©e en vigueur √† Paris lors des √©lections municipales de 1983, porte √† 163 le nombre de conseillers de Paris, √©tend les pouvoirs du conseil de Paris (principalement en mati√®re budg√©taire) et cr√©e les conseils d'arrondissements.

    √Ä partir de 1987, sur le plan administratif, la fusion des services de la commune et du d√©partement imbrique profond√©ment les deux institutions que sont la commune et le d√©partement. En 2015, la Chambre r√©gionale des comptes, appuy√©e par la maire de Paris, recommande de fusionner le d√©partement de Paris et la commune de Paris en une collectivit√© unique[157]. La maire de Paris propose en un vŇďu au conseil municipal reprenant cette proposition, mais aussi la fusion des quatre premiers arrondissements √† l'horizon 2020. La population de ce nouvel arrondissement serait alors d'un peu plus de 100¬†000¬†habitants[158]. Un projet de loi est pr√©sent√© en [159] et la loi est promulgu√©e en f√©vrier 2017[160],[161]. Le , le d√©partement et la commune fusionnent en une collectivit√© √† statut particulier, la ¬ę¬†Ville de Paris¬†¬Ľ, exer√ßant √† la fois les comp√©tences du d√©partement et de la commune[162].

    Le , à la suite des élections municipales de mars et juin 2020, les quatre premiers arrondissements sont regroupés dans un secteur unique (le secteur 1) appelé Paris Centre, sans que ces arrondissements ne disparaissent pour autant. Chacun des autres arrondissements constitue un secteur propre (de même numéro que l'arrondissement).

    Intercommunalité

    Articles détaillés : Paris Métropole et Métropole du Grand Paris.
    La métropole du Grand Paris (MGP) est la principale intercommunalité en Île-de-France. Elle regroupe Paris, les communes de la petite couronne et sept communes de la grande couronne.

    Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'a longtemps pas existé d'intercommunalité à fiscalité propre entre Paris et sa banlieue. Paris n'était que membre de certains syndicats intercommunaux comme le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) ou le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), après avoir longtemps externalisé ses équipements, tels les cimetières ou usines d'incinération, hors de Paris. Le territoire parisien ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Ce manque structurel est considéré comme un des problèmes majeurs de l'agglomération parisienne[s 12], alors que l'organisation des besoins collectifs (transports, logement, etc.) dépassent de loin le cadre communal. La région Île-de-France ne peut organiser la métropole alors que 80 % de l'espace régional reste rural.

    La fiscalit√© locale est de m√™me tr√®s concentr√©e dans certaines communes riches en entreprises et/ou populations ais√©es. C'est le cas exemplaire de Neuilly-sur-Seine qui b√©n√©ficie des rentr√©es fiscales d'une population parmi les plus ais√©es de France et de nombreuses entreprises de La D√©fense, tout en ne comptant que 2,8¬†% de logements sociaux[163], alors que les charges qu'entra√ģne l‚Äôafflux sur un territoire de populations de conditions modestes sont support√©es par des communes qui n‚Äôont pas toujours la possibilit√© de trouver dans leurs limites administratives les ressources n√©cessaires pour les compenser. A contrario, Clichy-sous-Bois est ainsi une des villes les plus pauvres du pays qui cumule une population jeune et d√©favoris√©e avec des ressources fiscales propres tr√®s limit√©es, vivant essentiellement de dotations de l'√Čtat ne permettant pas d'assurer des services comparables √† ceux des communes ais√©es[164].

    Ces difficult√©s, manifestes apr√®s les √©meutes de 2005 dans les banlieues fran√ßaises, sont √† l'origine de la Conf√©rence m√©tropolitaine de l‚Äôagglom√©ration parisienne qui s'est r√©unie √† l'initiative de la ville de Paris pour la premi√®re fois en mairie de Vanves le [s 13], apr√®s que l'adjoint Pierre Mansat a renou√© le dialogue de Paris avec les communes riveraines. Le pr√©sident de la R√©publique Nicolas Sarkozy se saisit de cet enjeu dans son discours du [165], critiquant le projet de sch√©ma directeur de la r√©gion √éle-de-France (SDRIF), se disant repenser ¬ę¬†l'organisation des pouvoirs¬†¬Ľ et cr√©er une communaut√© urbaine, imposant de fait la vision d'une reprise en main par l'√Čtat[166],[167]. Le projet heurte de nombreux √©lus locaux de l'agglom√©ration[168]. Christian Blanc[169] puis Maurice Leroy[170] sont charg√©s de la R√©gion Capitale au gouvernement. La Soci√©t√© du Grand Paris re√ßoit pour mission de construire le projet de m√©tro automatique Grand Paris Express[171]. Mais c'est le gouvernement Ayrault qui donne apr√®s 2012 une traduction institutionnelle au p√©rim√®tre identifi√© par le projet de transports en cr√©ant la M√©tropole du Grand Paris, d√©finie par la loi du 27 janvier 2014 dans le cadre de l'Acte III de la d√©centralisation. Au , elle regroupe Paris, les communes de la petite couronne et sept communes de la grande couronne.

    Liste des maires

    Article détaillé : Maire de Paris.
    Anne Hidalgo, actuelle maire de Paris (depuis 2014).
    Liste des maires successifs depuis 1977
    P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
    20 mars 1977 16 mai 1995 Jacques Chirac RPR Haut fonctionnaire
    Membre (1968-1982) et président (1970-1979) du conseil général de la Corrèze
    Député de la Corrèze (1967, 1968, 1973, 1976-1986, 1988-1995)
    Secr√©taire d'√Čtat (1967-1971), ministre (1971-1974), Premier ministre (1974-1976 et 1986-1988), Pr√©sident de la R√©publique (1995-2007)
    22 mai 1995 25 mars 2001 Jean Tiberi RPR Magistrat
    Premier adjoint au maire de Paris (1983-1995), maire du 5e arrondissement (1983-1995 et 2001-2014)
    Député de Paris (1968-2012)
    Secr√©taire d'√Čtat (1976)
    25 mars 2001 5 avril 2014 Bertrand Delano√ę PS Conseiller en communication
    Conseiller de Paris (1977-2014)
    Député (1981-1986), puis sénateur (1995-2001) de Paris
    5 avril 2014 En cours Anne Hidalgo PS Inspectrice du travail
    Première adjointe au maire de Paris (2001-2014)
    Conseillère régionale d'Île-de-France (2004-2014)

    La particularit√© du mode de scrutin par arrondissement fait que lors de sa premi√®re √©lection en 2001, Bertrand Delano√ę √©tait minoritaire en nombre de voix mais avait √©t√© √©lu gr√Ęce √† un nombre sup√©rieur de conseillers de Paris.

    Représentation politique

    Budget et fiscalité

    Le budget primitif 2011 (ville et département) s’élevait à 8,582 milliards d’euros dont 6,906 milliards d’euros consacrés au fonctionnement et environ 1,676 à l’investissement[s 14]. L'encours de dette s’élevait à 2,696 milliards d’euros. Les emprunts garantis par le département de Paris en 2008 s'élevaient à 26,6 milliards d'euros[s 15].

    Apr√®s une stabilit√© entre 2000 et 2008[176], les taux d‚Äôimposition ont √©t√© augment√©s en 2009 et sont port√©s √† 9,59¬†% pour la taxe d'habitation, 7,75¬†% pour la taxe sur le foncier b√Ęti, 14,72¬†% pour la taxe sur le foncier non b√Ęti et 13,46¬†% pour la taxe professionnelle[s 16],[177]. La fiscalit√© repr√©sente 55¬†% des recettes de la ville[s 16]. Paris est l'une des quinze grandes villes fran√ßaises (de plus de 1¬†000¬†000¬†habitants) n'ayant pas augment√© ses taux d'imp√īt foncier en cinq ans[178]. Cette stabilit√© ne concerne que les taux d'imposition. La bulle immobili√®re qui s'est d√©velopp√©e pendant toute la premi√®re mandature de M. Delano√ę a permis une hausse extr√™mement importante des rentr√©es fiscales assises sur l'immobilier. Le nombre des transactions en m√™me temps que leur valeur a consid√©rablement augment√©. Cette bulle fiscale a permis d'accro√ģtre les effectifs de la Mairie de Paris de 40 √† 49¬†000¬†agents (73¬†000¬†agents, en 2013, pour la mairie et le d√©partement de Paris selon l‚ÄôIfrap[179]). L'explosion de cette bulle immobili√®re temporaire laisse la mairie avec un exc√©dent de d√©penses permanentes √† financer autrement. C'est pourquoi Bertrand Delano√ę a annonc√© en 2008 la cr√©ation d'une nouvelle taxe d√©partementale de 3¬†% sur le foncier (pay√©e uniquement par les propri√©taires) et une hausse des taux de l'imp√īt foncier[180]. Pour la p√©riode 2007-2012, l'Union nationale de la propri√©t√© immobili√®re (UNPI) calcule que Paris est la ville qui a connu la progression nationale la plus forte de sa taxe fonci√®re (+ 67,90¬†% contre 21,17¬†% en moyenne), en raison notamment de la cr√©ation de ce taux d√©partemental[181],[182],[183].

    Apr√®s six ann√©es sans aucune hausse des taux des imp√īts locaux (2001 √† 2008 inclus) vot√©s par les √©lus parisiens, puis deux ann√©es de hausse (2009 et 2010), la municipalit√© s'est engag√©e √† ne plus augmenter le taux des 4 imp√īts locaux. Selon le magazine Capital de juin 2010, Paris reste la grande ville avec les plus faibles montants d'imp√īts locaux.

    Le taux d'endettement de la Mairie de Paris (ville et d√©partement) est √† 39¬†% de ses ressources, bien moins que la moyenne nationale des grandes villes (89¬†%). La ville b√©n√©ficie, pour 2010 et 2011, de la note maximale des agences de notation financi√®re, le ¬ę¬†AAA¬†¬Ľ, qui permet d'emprunter aux meilleurs taux pour investir et construire. √Ä la suite de la forte augmentation de la dette, un ¬ę¬†quasi-quadruplement de la dette de Paris entre 2001 et 2014¬†¬Ľ, les agences de notation r√©trogradent Paris en 2012 et 2013 √† la note de AA+[179].

    Dans un livre intitul√© Comptes et l√©gendes de Paris, Bilan de la gestion Delano√ę (2011), le journaliste Dominique Foing analyse, sur la base des rapports de l'Inspection g√©n√©rale de la ville de Paris et de la chambre r√©gionale des comptes d'√éle-de-France, la gestion des ann√©es 2001-2011 de la ville de Paris¬†: les d√©penses municipales auraient augment√© de 44,45¬†% (¬ę¬†le produit fiscal, fiscalit√© immobili√®re incluse, collect√© sur les contribuables parisiens est pass√© de 1,7 milliard d'euros au budget 2001 √† 2,5 milliards d'euros au budget 2008, soit 47¬†% d'augmentation¬†¬Ľ), signifiant pour ceux-ci une hausse des recettes des imp√īts de 70¬†% entre 2001 et 2011¬†; concomitamment, les d√©penses de fonctionnement se seraient accrues de deux milliards d'euros, la dette, relativement faible en 2011, augmentant d'un milliard d'euros[184],[185].

    Depuis 2011, les taux d‚Äôimposition ont √©t√© port√©s √† 13,38¬†% pour la taxe d'habitation, √† 8,37¬†% pour la taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties, √† 16,67¬†% pour la taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties et 16,52¬†% pour la cotisation fonci√®re des entreprises (CFE)[186].

    Selon les comptes individuels des communes, la dette de la Ville de Paris atteint le montant ¬ę¬†stratosph√©rique¬†¬Ľ, selon le magazine Capital, de 7,71 milliards d‚Äôeuros au , ce qui correspond √† une augmentation de 867 millions d‚Äôeuros par rapport √† l‚Äôendettement √©valu√© √† 6,84 milliards d‚Äôeuros, un an plus t√īt. La dette par habitant s‚Äô√©l√®ve ainsi √† 3¬†498¬†euros au , soit une augmentation de 401 euros pour chaque Parisien en un an. Anne Hidalgo justifie le surplus d‚Äôendettement enregistr√© en 2020 par les effets de la crise sanitaire qui a cr√©√©, selon les chiffres de la mairie, une perte de recettes de 523 millions d‚Äôeuros et conjointement une augmentation des d√©penses de 239 millions d‚Äôeuros pour la seule ann√©e 2020. Le budget d‚Äôinvestissements de 1,45 milliard d‚Äôeuros vot√© par la municipalit√© a, selon Capital, largement contribu√© au d√©s√©quilibre de la balance (v√©g√©talisation de la Concorde, r√©novation de base des piliers de la Tour Eiffel, arborisation du pont d‚ÄôI√©na,¬†etc.). Sous la gouvernance d'Anne Hidalgo, soit depuis 2014, l‚Äôencours de la dette qui s‚Äô√©levait √† 3,71 milliards d‚Äôeuros, a augment√© de 110¬†%. La Ville conteste n√©anmoins le montant (7,71 milliards d‚Äôeuros) du minist√®re de l‚Äô√Čconomie et des finances en opposant le chiffre de 6,62 milliards d‚Äôeuros, qui appara√ģt dans les comptes administratifs de la mairie. Ce d√©calage d‚Äôun milliard d‚Äôeuros s‚Äôexplique par une astuce comptable, la Ville exigeant des offices HLM le versement de loyers avec trente ans d‚Äôavance[187].

    Instances judiciaires et administratives

    Le tribunal de grande instance de Paris est situ√© dans le Palais de Justice, sur l'√ģle de la Cit√©. C'est la juridiction qui traite le plus grand nombre d'affaires en France[188]. Dans chaque arrondissement se trouve un tribunal d'instance. Dessin√©e par Renzo Piano, la Cit√© judiciaire de Paris, achev√©e en 2017 porte de Clichy, r√©unit l‚Äôensemble des services du TGI dispers√©s entre l‚Äô√éle de la Cit√© et quatre autres sites, le tribunal de police et les tribunaux d‚Äôinstance[189].

    Le Tribunal de Paris aux Batignolles.

    Le tribunal de commerce de Paris se situe quant √† lui quai de Corse, √©galement sur l'√ģle de la Cit√©. Le tribunal de police de Paris est install√© rue de Cambrai, dans le 19e¬†arrondissement, et le conseil de prud‚Äôhommes de Paris rue Louis-Blanc, dans le 10e¬†arrondissement.

    Outre les tribunaux de la ville, les tribunaux de plusieurs départements relèvent de la Cour d'appel de Paris : la Seine-et-Marne, l'Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Yonne. Le ressort de cette cour concerne 12,6 % de la population française soit 7 605 603 personnes en 2004[190]. Les autres départements d'Île-de-France ainsi que l’Eure-et-Loir dépendent, eux, de la cour d'appel de Versailles[191].

    Dans l'ordre administratif, Paris est du ressort du tribunal administratif de Paris. Les appels sont port√©s devant la Cour administrative d'appel de Paris, laquelle conna√ģt aussi les appels des tribunaux administratifs de Mata-Utu, Melun, de la Nouvelle-Cal√©donie et de la Polyn√©sie fran√ßaise. √Ä Paris si√®gent √©galement les juridictions nationales supr√™mes¬†: Conseil constitutionnel, Cour de cassation et Conseil d'√Čtat.

    √Ä Paris, certaines prisons sont rest√©es c√©l√®bres¬†: le Grand Ch√Ętelet (sur la rive droite) abritait la prison du roi, et son annexe, le Petit Ch√Ętelet (au d√©bouch√© du Petit-Pont sur la rive gauche), lieu d'incarc√©ration √† partir du XIVe¬†si√®cle, fut d√©moli en 1782. Trois prisons sont devenues des symboles historiques¬†: la Conciergerie, la Bastille et le donjon de Vincennes. Le Palais de justice poss√©dait sa propre prison, la Conciergerie, qui apr√®s avoir accueilli parmi d'autres les Girondins et Marie-Antoinette pendant la R√©volution fran√ßaise, continua √† servir de prison temporaire jusqu'en 1914. La Bastille, √©difi√©e √† partir de 1370 et devenue exclusivement prison d'√Čtat sous Richelieu, constituait contrairement √† l'id√©e g√©n√©rale une prison de ¬ę¬†luxe¬†¬Ľ pour un nombre de prisonniers n'exc√©dant jamais la quarantaine. Le donjon de Vincennes, √©galement prison d'√Čtat jusqu'en 1784, mais plus r√©sidence surveill√©e que v√©ritable lieu d'incarc√©ration, continua √† servir occasionnellement de prison jusque sous le Second Empire.

    Il subsiste une seule prison à Paris, la prison de la Santé, ouverte en 1867. Les principales prisons franciliennes se situent maintenant à Fresnes et Fleury-Mérogis, auxquelles il faut ajouter la maison centrale de Poissy[f 16].

    L'hygiène est gérée par le service municipal d'actions de salubrité et d'hygiène de la ville de Paris.

    Criminalité

    Le centralisme parisien explique également que la ville soit parfois victime d'attentats. Aussi bien sous Napoléon Ier ou, plus proche de nous, lors de l'attentat du RER B à Saint-Michel en ou au moment de ceux du 13 novembre 2015, l'histoire parisienne est ponctuée de ces événements à haute valeur symbolique, ce qui n'est pas sans conséquence sur la vie quotidienne dans la ville, particulièrement avec la mise en place du plan Vigipirate[192] qui voit une présence renforcée de policiers, gendarmes et militaires près des lieux touristiques et stratégiques de la capitale[193].

    La r√©gion √éle-de-France totalise √† elle seule plus du quart des crimes et d√©lits commis en France m√©tropolitaine. Au sein de la r√©gion, la grande couronne, la petite couronne et Paris intra-muros comptabilisent chacune environ un tiers du total des faits constat√©s. La typologie de la criminalit√© parisienne reste largement domin√©e par les vols qui repr√©sentent les deux tiers des crimes et d√©lits. En 2006, 255¬†238¬†faits ont √©t√© comptabilis√©s soit un taux de criminalit√© de 118,58 actes pour 1¬†000¬†habitants (crimes et d√©lits), ce qui repr√©sente pr√®s du double de la moyenne nationale (61,03¬†‚Äį) mais se situe dans la moyenne des grandes villes de France (Lyon¬†: 109,22, Lille¬†: 118,93, Nice: 119,52, Marseille¬†: 120,62). La part des femmes mises en cause est inf√©rieure √† 15¬†% (l√©g√®rement sous la moyenne nationale) et la part des mineurs est de 11,02¬†% soit sept points de moins que la moyenne fran√ßaise de 18,33¬†%. √Ä l'inverse, la part des √©trangers (r√©sidents en France titulaires d'une carte de s√©jour) est sup√©rieure √† la moyenne fran√ßaise de 20,73¬†%[194],[195].

    Les premiers mois de 2019 montrent, après une augmentation en 2018, une hausse de la quasi-totalité des indicateurs statistiques de la délinquance[196]. En octobre 2019, les atteintes volontaires à l'intégrité physique ont ainsi augmenté de 9 % à Paris intra-muros (plus de 35 000 agressions depuis le début de cette année)[197].

    En janvier 2021, Paris est class√©e dans le classement des grandes villes les plus s√Ľres du monde de la base de donn√©es participative Numbeo √† la 312e¬†place sur les 431 villes recens√©es[198].

    Le centralisme parisien

    Cette situation r√©sulte d‚Äôune longue √©volution, en particulier des conceptions centralisatrices des monarchies et des r√©publiques, qui donnent un r√īle consid√©rable √† la capitale dans le pays et tendent √† y concentrer les institutions. Depuis les ann√©es 1960, les politiques gouvernementales oscillent toutefois entre d√©concentration et d√©centralisation. La macroc√©phalie dont est atteinte la ville se concr√©tise par la convergence de la plupart des r√©seaux routiers et ferroviaires du pays en son centre et des √©carts d√©mographiques et √©conomiques disproportionn√©s entre la capitale et la province.

    Jumelages

    Article détaillé : Jumelage et partenariats.

    Paris est jumel√©e avec une seule ville, Rome, depuis 1956, avec le slogan ¬ę¬†Seule Paris est digne de Rome¬†; seule Rome est digne de Paris¬†¬Ľ (en italien ¬ę¬†Solo Parigi √® degna di Roma; solo Roma √® degna di Parigi¬†¬Ľ)[199],[200].

    La ville a également conclu des pactes d'amitié et de coopération avec de nombreuses villes dans le monde, dont Tokyo en 1982, Tel-Aviv en 1985, Berlin en 1987, Madrid en 2000 et Dakar en 2011[201].

    Une ville internationale

    Paris joue un r√īle culturel, diplomatique, politique, militaire et √©conomique de tout premier plan dans l'histoire de l'Europe et du monde depuis le Moyen √āge. √Ä cette √©poque elle est l'un des principaux foyers intellectuels du monde. Aux XVIIe et XVIIIe¬†si√®cles, elle est la principale puissance europ√©enne et donc mondiale. Du XVIe au XXe¬†si√®cle elle est la capitale de l'empire colonial fran√ßais. De 1804 √† 1814 elle est la capitale de l'empire Napol√©onien.

    En 2015 elle est élue la ville la plus admirée au monde[202].

    Diplomatie, armée

    Sur le plan diplomatique, des événements internationaux s'y déroulent régulièrement, par exemple en 1948 y a été adoptée la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 2008 y a été fondée l'Union pour la Méditerranée, en 2011 la Palestine y devient membre de l'UNESCO[203],[204], en 2015 y a été adopté l'Accord de Paris sur le climat, en 2017 s'y est tenu le One Planet Summit et en 2018 un sommet sur la Libye[205], en 2019 s'y est tenu la conférence internationale pour la paix et la solidarité[206], le sommet sur l'état de la biodiversité mondiale[207], une rencontre sur la crise ukrainienne[208], le 11 janvier 2021 s'y est tenu un nouveau One Planet Summit[209], le 17 mai 2021 une conférence internationale pour le Soudan[210], le 12 novembre 2021 une conférence internationale sur la Libye[211].

    Paris est ainsi la capitale diplomatique de la France, qui, selon une étude américaine, serait devenue depuis 2017 le pays le plus influent au monde[212].

    Le forum de Paris sur la paix, événement international portant sur les questions de gouvernance mondiale et de multilatéralisme créé en 2018 par Emmanuel Macron, président de la République française, se tient tous les ans à Paris.

    En tant que capitale de la France, elle est √©galement au cŇďur de l'histoire de l'Union europ√©enne.

    C'est aussi à Paris que se trouve le quartier général de l'armée française qui, en 2017, est classée deuxième en Europe derrière la Russie[213] et cinquième au niveau mondial[214] selon l'indice Power Index établi par GlobalFirePower. De 1950 au retrait de la France du commandement militaire de l'OTAN en 1967 Paris a été le siège du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe.

    Institutions européennes et internationales, congrès internationaux

    Ch√Ęteau de la Muette, si√®ge de l'OCDE.

    Paris est le siège d'organismes européens tels l'Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), l'Autorité bancaire européenne (ABE), l'Agence spatiale européenne.

    Mais également de plusieurs organisations internationales comme l'UNESCO[215], l'OCDE[216], la Chambre de commerce internationale (ICC), le Groupe d'action financière (GAFI).

    En 2017 la région Île-de-France accueille plus d'institutions internationales (sept en Île-de-France) que Londres et New-York (deux à Londres et deux à New York)[217].

    Pour la deuxième année consécutive, Paris est en 2019 la ville qui accueille le plus de congrès internationaux au monde[218].

    √Čconomie, banque, finance, assurance, startups, m√©dias

    Le quartier d'affaires de La Défense.

    En 2017 la région Île-de-France accueille plus de sièges sociaux de très grandes entreprises (vingt-sept sièges de sociétés du Fortune Global 500 en Île-de-France) que New York et que Londres (dix-sept à New York, seize à Londres)[217],[219].

    En 2017 le quartier d'affaires de La Défense est le plus grand d'Europe, le deuxième au niveau mondial derrière Singapour pour son dynamisme immobilier, et le quatrième en matière d'attractivité[217].

    La capitale française accueille le siège de quatre banques parmi les dix plus importantes d'Europe[220]. Au niveau mondial, elle accueille le siège de deux des dix plus grandes banques mondiales (BNP Paribas à Paris et Crédit agricole à Montrouge dans la métropole du Grand Paris)[221],[222]. Enfin, plusieurs banques ont transféré des équipes de Londres à Paris depuis le début du Brexit[223],[224],[225].

    Pascale D'Amore, r√©dactrice en chef d√©l√©gu√©e de D√©cideurs magazine, rapporte en 2019¬†: ¬ę¬†Paris est le deuxi√®me march√© de l'assurance en Europe et la premi√®re Bourse d'actions de la zone euro¬†¬Ľ[220].

    Philippe Allard, directeur de cabinet au sein de l‚ÄôABE, √©crit¬†: ¬ę¬†Paris est un centre financier de taille, qui ne craint pas la comparaison avec Londres[220]¬†¬Ľ.

    La place de Paris accueille trente-trois entreprises françaises leaders mondiales dans leur secteur[220].

    Elle accueille le siège du premier groupe d'assurance européen (AXA)[226],[227], mais aussi le siège européen du groupe d'assurance Chubb[228].

    Le siège social de Renault, qui dirige l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, premier groupe automobile mondial au premier semestre 2017[229], est installé à Boulogne-Billancourt, dans la métropole du Grand Paris.

    À Paris se trouve la Station F qui est le plus grand campus de startups au monde[230].

    La m√©tropole du Grand Paris accueille √©galement le si√®ge des principaux groupes t√©l√©visuels fran√ßais (Groupe TF1, France T√©l√©visions, France Info). √Ä Boulogne-Billancourt se trouve le si√®ge de TF1 qui est la premi√®re cha√ģne commerciale en Europe[231]. Il y a aussi le si√®ge de France M√©dias Monde, des chaines de t√©l√©vision France 24 et TV5 Monde, et de RFI, qui √©mettent √† l'international. TV5 Monde est l'un trois plus grands r√©seaux mondiaux de t√©l√©vision avec MTV et CNN.

    Co√Ľt de la vie, fortunes fran√ßaises

    Paris est l'une des villes les plus chères du monde : en 2018 elle a été classée comme la plus chère à vivre à égalité ou devant Singapour et Hong Kong[232]. En 2019 elle est encore la ville la plus chère du monde ex æquo avec Singapour et Hong Kong[233],[234]. The Economist écrit qu'en 2020 elle est la ville la plus chère du monde ex æquo avec Zurich et Hong Kong[235], et en 2021 deuxième ex æquo avec Singapour (la première est Tel-Aviv et Londres est absente du classement des dix premières)[236],[237]. Ce classement a été établi à partir d'un panel de plus de 200 produits et services de consommation (loyers, alimentation, tabac, boissons, loisirs, électroménagers, carburants, vêtements, etc.)[236],[237].

    Paris compte cinq des rues les plus ch√®res d'Europe[238]. L'avenue des Champs-√Člys√©es est l'art√®re commer√ßante la plus ch√®re d'Europe devant celles de Londres, Milan, Zurich, Vienne[239]. Elle figure dans le ¬ę¬†top 5¬†¬Ľ mondial[239].

    Parmi les fortunes françaises installées en région parisienne nous pouvons citer l'homme d'affaires Bernard Arnault, PDG de LVMH, premier groupe mondial dans le secteur du luxe. Depuis 2019 il fait partie des trois hommes les plus riches du monde. Il est l'homme le plus riche du monde en janvier 2020[240] devant les américains Jeff Bezos et Bill Gates[241], et deuxième homme le plus riche du monde en 2021 derrière Jeff Bezos[242].

    Liliane Bettencourt (1922-2017), en 2016 femme la plus fortunée du monde et 11e fortune mondiale[243], a vécu à Neuilly-sur-Seine. Sa fille, Françoise Bettencourt Meyers, est la femme la plus riche du monde en 2021[242] et vit également en région parisienne.

    Luxe, haute couture, joaillerie

    Articles détaillés : Histoire de la mode en France et Capitale de la mode.
    La boutique Hermès, rue du Faubourg-Saint-Honoré à l'angle avec la rue Boissy-d'Anglas, deux des plus luxueuses rues de Paris.
    Boutique Chanel, place Vend√īme.
    Les Galeries Lafayette, boulevard Haussmann.

    Paris est la capitale mondiale du luxe[244].

    Ce que l'on appelle ¬ę¬†la mode¬†¬Ľ a une tr√®s ancienne origine en France o√Ļ elle remonte au XIVe¬†si√®cle, puis se d√©veloppe √† la Cour de Versailles de Louis¬†XIV √† Louis¬†XVI o√Ļ Rose Bertin fournissait la reine Marie-Antoinette en robes[245].

    Lanvin, créée en 1889 par Jeanne Lanvin, est la plus ancienne maison de couture française encore en activité.

    En 1900, il existait une vingtaine de maisons labellis√©es ¬ę¬†haute couture¬†¬Ľ √† Paris, en 1946 une centaine, et quinze au d√©but des ann√©es 2000[245]. √Ä la fin des ann√©es 2010, parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses figurent Chanel, Dior, Yves Saint Laurent¬†; d'autres sont √©galement install√©es √† Paris comme Jean Paul Gaultier, Christian Lacroix, Pierre Balmain, nouveaux cr√©ateurs qui se font un nom au-del√† de la France.

    Ces maisons de haute couture excellent dans la mode, et parfois dans la parfumerie par l'entremise de sociétés tierces. Il faut rappeler que déjà sous l'Ancien Régime, la reine de France, Marie-Antoinette, avait un parfumeur, qui était également celui de la Cour, en la personne de Jean-Louis Fargeon. Ainsi, les parfums No 5 de Chanel ou Arpège, apparus dans les années 1920, sont devenus incontournables, tout comme Miss Dior dans les années 1940.

    Depuis le XIXe¬†si√®cle, √† c√īt√© du march√© de la mode se d√©veloppe celui des accessoires avec la parfumerie, la maroquinerie, le pr√™t-√†-porter, les bijoux, les chaussures, les sacs √† main, avec Herm√®s (1837), Vuitton (1854), Lanc√īme (1935), Longchamp (1948), Givenchy (1952), Christian Louboutin (1991), etc.

    Au d√©but du XXIe¬†si√®cle, Paris doit faire face √† la concurrence de New York, Londres et Milan, toutefois en 2020 la Semaine de la mode de Paris reste la plus prestigieuse des quatre principales semaines de d√©fil√©s internationales[246] et Paris reste la capitale de la mode[247],[248],[249]. Par ailleurs, le statut ¬ę¬†haute couture¬†¬Ľ n'existe qu'√† Paris[250]. Dans les autres villes ce ne sont que des d√©fil√©s de pr√™t-√†-porter[250].

    La ville occupe ainsi une place √©minente sur la sc√®ne mondiale dans les secteurs li√©s au luxe. En 2017, Paris s'est class√©e premi√®re ville dans le monde, devant Londres, pour le nombre d'ouvertures dans le secteur du luxe et des produits premium[238]. Les boutiques sont essentiellement concentr√©es dans les 1er, 2e et 8e arrondissements¬†: rue de la Paix, place Vend√īme, rue Saint-Honor√©, rue du Faubourg-Saint-Honor√©, rue Royale, avenue Montaigne, entre autres. Sur la place Vend√īme se trouvent notamment une boutique Cartier, les joailliers Chaumet et Boucheron, mais aussi Chanel et Dior. Rues Saint-Honor√© et du faubourg Saint-Honor√© se trouvent Louis Vuitton, Guerlain, d'autres grandes marques de luxe, et √† l'angle avec la rue Boissy-d'Anglas, Herm√®s et Lanvin. Avenue Montaigne, le si√®ge de Dior, une autre boutique Louis Vuitton, et des grands noms de la haute couture fran√ßaise et √©trang√®re. Rue Cambon, la boutique historique de Chanel. √Ä c√īt√© des marques fran√ßaises se trouvent √©galement des marques de luxe √©trang√®res (Chopard, Gucci, etc.).

    À Paris se trouvent les sièges de Kering (famille Pinault actionnaire majoritaire, 3e groupe de luxe mondial) et de LVMH (Groupe Arnault actionnaire majoritaire, 1er groupe de luxe mondial), leaders mondiaux dans le secteur du luxe[251], mais aussi de nombreux points de vente ainsi que les boutiques de toutes les marques de luxe indépendantes ou affiliées à de grands groupes.

    Paris est la ville qui compte le plus de palaces au monde[252].

    Les marques de luxe françaises telles Chanel, groupe LVMH (Christian Dior, Louis Vuitton, etc.), groupe Kering (Yves Saint Laurent, Boucheron, Balenciaga, etc.), Hermès et L'Oréal sont les plus appréciées, les plus valorisées et les plus influentes au monde pour la mode et la beauté[253],[254],[255].

    En 2019, six (dont les trois premières) des dix marques de luxe les plus rentables au monde sont françaises et ont leur siège social à Paris[256].

    L'Oréal (famille Bettencourt actionnaire majoritaire) est numéro un mondial de l'industrie cosmétique[257],[258],[259],[260] et le siège social du groupe est situé à Paris.

    ¬ę¬†LVMH ‚ÄĒ Kering ‚ÄĒ Herm√®s ‚ÄĒ L'Or√©al. Un quatuor qui, selon divers classements et autres palmar√®s a hiss√© la France au firmament du luxe mondial[253].¬†¬Ľ

    Des cr√©ateurs de renomm√©e mondiale ont exerc√© leur m√©tier √† Paris, tels Charles Frederick Worth (1825-1895), Jeanne Paquin (1869-1936), Paul Poiret (1879-1944), Gabrielle Chasnel, dite Coco Chanel (1883-1971), Christian Dior (1905-1957), Pierre Balmain (1914-1982), Pierre Cardin (1922-2020), Andr√© Courr√®ges (1923-2016), Karl Lagerfeld (1933-2019), Yves Saint Laurent (1936-2008), KenzŇć Takada (1939-2020), Thierry Mugler (1948-2022), ou l'exerce toujours tel John Galliano (1960), etc.

    En 2017, Paris a été classée comme la ville la plus élégante au monde[261].

    Paris est le siège du Comité Colbert qui fait la promotion à l'international du luxe à la française.

    Paris est aussi une des capitales du shopping avec par exemple les Galeries Lafayette ou le Printemps. La ville a vu na√ģtre les grands magasins modernes, fond√©s sur l'id√©e r√©volutionnaire, √† l'√©poque, de pr√©senter un assortiment large et profond, des prix fixes et apparents, un acc√®s direct et une mise en valeur de la marchandise dans un espace de vente dont l'agencement, la composition et les d√©cors ont √©t√© r√©fl√©chis. Le premier exemple du genre est Le Bon March√©, transform√© en 1852.

    Ňíuvres d'art, langue fran√ßaise, culture, danse, f√©d√©rations

    Au cŇďur de la capitale fran√ßaise, le Mus√©e du Louvre est le mus√©e d'art le plus grand et le plus visit√© au monde. C'est au sein de ce mus√©e que se trouve La Joconde qui est le tableau le plus c√©l√®bre au monde[262] et l'objet d'art le plus visit√© au monde[263].

    Tous les ans, se tient √† Paris la Foire internationale d'art contemporain (FIAC), ¬ę¬†le plus grand mus√©e du monde durant quatre jours¬†¬Ľ[264].

    L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a son siège à Paris.

    Elle est la ville ayant accueilli le plus grand nombre d'expositions internationales (sept depuis le XIXe siècle), devant les villes américaines, Londres, etc.

    À Paris, se trouve le Ballet de l'Opéra national de Paris qui est la compagnie de danse classique la plus ancienne au monde (l'Académie royale de danse a été fondée en 1661 sous le règne du roi Louis XIV) et l'une des plus prestigieuses.

    À Paris, se trouve également le siège de la fédération internationale de l'automobile.

    Enseignement, recherche

    Article détaillé : Université à Paris.

    À Paris et dans son agglomération, se trouve la plupart des grandes écoles françaises.

    Il y a aussi le campus de Paris-Saclay qui est un p√īle de recherche international.

    Gastronomie

    Article détaillé : Gastronomie de Paris.

    Le repas gastronomique des Français a été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité en 2010[265].

    Sur les dix meilleures tables du monde en 2018, quatre se trouvent à Paris, ce qui en fait la ville la mieux dotée au monde[266].

    Dans le pass√©, des chefs cuisiniers ont offici√© √† Paris comme Marie-Antoine Car√™me (1784-1833) par exemple. De nos jours des chefs trois √©toiles au guide Michelin exercent leur art culinaire ou ont certains de leurs √©tablissements √† Paris et dans son agglom√©ration, tels Alain Ducasse, Guy Savoy, Yannick All√©no, √Čric Frechon, Kei Kobayashi, Fr√©d√©ric Anton, etc.

    Paris est également le siège d'entreprises telles que Fauchon, Hédiard, Dalloyau, Debauve & Gallais, qui comptent parmi les plus anciennes et prestigieuses maisons de la haute gastronomie française et aussi dirigées vers l'international.

    Dans la banlieue parisienne, se trouve le marché d'intérêt national de Rungis qui est le plus grand marché au monde de produits agricoles.

    Monuments, tourisme, transports

    Article détaillé : Monuments et sites de Paris.

    Fréquentation et atouts

    Environ 38 millions de touristes son venus à Paris en 2019[267], un nouveau record battu avant la crise du Covid, permis par l'afflux des clientèles française et japonaise[267], et à la fidélité croissante des touristes Américains[267], malgré la demande croissante pour un tourisme durable. C'est près d'un cinquième de plus que les 32 millions de 2013, dont approximativement 15,5 millions d'étrangers[268], ce qui fait d'elle la ville la plus visitée au monde[269],[270].

    La ville a √©galement attir√© 17,5¬†millions de visiteurs √©trangers en 2018[271] , devenant la sixi√®me ville la plus visit√©e au monde et quatri√®me capitale, gr√Ęce √† la premi√®re capacit√© h√īteli√®re en Europe et des atouts importants pour les d√©placements d'affaires (salons, √©v√©nements, etc.) mais aussi plusieurs monuments de Paris inscrits au patrimoine mondial, comme la cath√©drale Notre-Dame de Paris, monument le plus visit√© en Europe et l'un des plus visit√©s, sinon le plus visit√© au monde[272],[273] jusqu'√† son incendie partiel en 2019.

    Tour Eiffel et embarcadères parisiens.

    La région Île-de-France accueillait dès 2011 au total environ 42 millions de touristes par an[270] et en 2009, les cinquante premiers sites culturels de la ville avaient enregistré 71,6 millions d'entrées, un nombre en légère augmentation par rapport à 2008[274].

    Mais si Paris est aujourd'hui la capitale la plus visitée au monde, elle est jugée comme l'une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête[275] sur soixante villes auprès de 14 000 personnes à travers le monde, elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme, mais en fin de classement en ce qui concerne la qualité de l'accueil (52e sur 60) et les prix pratiqués (seulement 55e[276]). Afin d'améliorer l'accueil des touristes et rompre cette mauvaise réputation, des habitants, membres du réseau greeter et s'inscrivant dans la mouvance du tourisme participatif, accueillent chaque année de plus en plus de visiteurs pour des balades gratuites à la découverte de Paris et des Parisiens[277].

    Transports

    La gare de Paris-Nord est la première gare européenne, et la troisième mondiale (derrière la gare de Shinjuku, à Tokyo, et une autre gare située à Chicago), en englobant la fréquentation de la station de métro[278],[279]. Selon un autre classement, elle est la 24e mondiale, les 23 premières étant japonaises[280].

    L'aéroport Charles-de-Gaulle est la deuxième plus importante plate-forme de correspondance aéroportuaire d'Europe (après l'aéroport de Londres-Heathrow au Royaume-Uni) et le neuvième aéroport mondial en 2019 pour le trafic passagers avec 76,15 millions de passagers.

    La ligne A du RER d'Île-de-France est la plus fréquentée d'Europe (données de 2015)[281] et du monde (données de 2009)[282].

    Après la crise sanitaire

    Apr√®s la crise du Covid-19, lorsque s'est pos√©e la question du tourisme durable, sous la forme ¬ę¬†d'un meilleur enracinement du tourisme dans les territoires¬†¬Ľ[283], Paris, qui jusque-l√† ¬ę¬†se contentait de son hypercentre de carte postale¬†¬Ľ[283] selon Edith Fagnoni, professeure en g√©ographie √† la Sorbonne, s'est donn√© comme objectif de devenir la capitale du tourisme durable et a publi√© en juillet 2021 les conclusions des ¬ę¬†Assises du tourisme durable¬†¬Ľ, mais selon les observateurs, l‚Äôabandon du projet de quatri√®me terminal √† l‚Äôa√©roport de Roissy-Charles-de-Gaulle a sans doute fait davantage que ne le pourra jamais la municipalit√© parisienne[284]. Il a alors √©t√© envisag√© de ¬ę¬†pousser les Parisiens √† faire davantage de tourisme rural¬†¬Ľ dans leur propre r√©gion[283].

    Sports

    Paris accueille des tournois internationaux dans différentes disciplines sportives.

    Les finales des coupes du monde de football 1938 et 1998, celles des coupes du monde de rugby à XV 2007 et 2023, et des championnats d'Europe de football 1960, 1984 et 2016 se sont également tenues ou auront lieu à Paris.

    En football, la ville est représentée par le club du Paris Saint-Germain qui accueille des joueurs parmi les plus chers du monde (Lionel Messi, Neymar, Kylian Mbappé, etc.).

    Elle accueille chaque année le tournoi du Grand Chelem de tennis de Roland Garros.

    Elle a organisé les Jeux olympiques en 1900 puis en 1924 et deviendra en 2024 la deuxième ville avec Londres à les avoir accueillis trois fois. Le Comité international olympique est fondé lors du Ier Congrès olympique à Paris en 1894, c'est dans cette ville qu'il y a son siège jusqu'au .

    Tous les ans depuis 1975, sur l'avenue des Champs-√Člys√©es, se d√©roule le sprint final de la derni√®re √©tape du Tour de France, troisi√®me √©v√©nement sportif le plus suivi au monde[285].

    À Paris se déroule chaque année deux des prix hippiques les plus prestigieux au monde : le prix de l'Arc de Triomphe à l'hippodrome de Paris Longchamp et le prix d'Amérique à l'hippodrome de Vincennes[286].

    Population et société

    Démographie

    Articles détaillés : Démographie de Paris et Unité urbaine de Paris.

    Paris intra-muros, d’une superficie de 105 km2, compte 2 165 423 habitants[287] au , est la commune la plus peuplée de France. Son aire d'attraction, qui s'étend aujourd'hui sur 18 941 km2 et 1 929 communes, compte quant à elle 13 064 617 habitants au , constituant ainsi l'aire d'attraction la plus peuplée de France et de l'Union européenne[288].

    √Čvolution du nombre d'habitants

    Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage.

    Croissance de la population parisienne depuis le recensement en 1801.
    √Čvolution de la population de Paris depuis l'Antiquit√© [modifier]
    250 1180 1220 1328 1422 1500 1565 1590 1600
    6 000[292]25 000[293]50 000[293]200 000[294]100 000[295]150 000[296]294 000[296]200 000[297]300 000[296]
    1637 1680 1766 1793 1795 1796 1801 1807 1811
    415 000[298]500 000[299]576 639[300]640 504[301],[302]636 722[303]551 347[304]547 756[305]580 609[306],[302]622 636[307]
    1817 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
    713 966[308]785 862[309]909 126[310],[311]935 261[305],[312]1 053 897[313],[312]1 053 262[312],[305]1 174 346[312]1 696 1411 825 274
    1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
    1 851 7921 988 8062 269 0232 344 5502 447 957[314]2 536 8342 714 0682 763 3932 888 110
    1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
    2 906 472[315]2 871 4292 891 020[316]2 829 7462 725 3742 850 1892 790 0912 590 7712 299 830
    1982 1990 1999 2008 2013 2019 - - -
    2 176 2432 152 4232 125 246[317]2 211 297[318]2 229 621[319]2 165 423[320]---
    Population totale (avant 1962), sans doubles comptes (1962 à 1990) puis municipale (1999 et après). Depuis 1793 : population sur le territoire communal de l'époque (sensiblement étendu en 1860).
    (Sources : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui[289], Insee[290],[291] et voir notes par année.)
    √Čvolution d√©mographique de Paris depuis 1793 (sur un territoire qui s'est √©tendu en 1860)
    Sources : voir dans le tableau ci-dessus.[321]
    Recensement 2018 Île-de-France[322],[323]
    Pays/territoire de naissance Population
    Drapeau de la France France métropolitaine 9 177 492
    Drapeau de l'Algérie Algérie 329 863
    Drapeau du Maroc Maroc 252 801
    Drapeau du Portugal Portugal 232 769
    Drapeau de la Tunisie Tunisie 127 449
    Flag of Guadeloupe (local).svg Guadeloupe 80 785
    Drapeau aux serpents de la Martinique.svg Martinique 75 446
    Drapeau de la République populaire de Chine Chine 70 988
    Drapeau de la Turquie Turquie 67 738
    Drapeau du Mali Mali 66 422
    Drapeau de la C√īte d'Ivoire C√īte d'Ivoire 63¬†784
    Drapeau du Sénégal Sénégal 60 214
    Drapeau de l'Italie Italie 57 732
    Drapeau de la Roumanie Roumanie 53 457
    Drapeau de la république démocratique du Congo RD Congo 52 222
    Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka 45 603
    Drapeau de l'Espagne Espagne 45 492
    Drapeau du Cameroun Cameroun 45 250
    Drapeau de la république du Congo République du Congo 38 546
    Drapeau d'Ha√Įti Ha√Įti 36¬†600
    Drapeau de la Pologne Pologne 35 576
    Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam 35 044
    Drapeau du Cambodge Cambodge 30 215
    Blason Réunion DOM.svg La Réunion 29 947
    Drapeau de l'Inde Inde 29 509
    Drapeau de la Serbie Serbie 25 473
    Drapeau du Liban Liban 20 953
    Drapeau de Madagascar Madagascar 20 896
    Drapeau de l'Allemagne Allemagne 20 352
    Drapeau du Pakistan Pakistan 20 119
    Drapeau de la Russie Russie 18 942
    Drapeau de Maurice Île Maurice 18 793
    Drapeau de la Guinée Guinée 18 714
    Drapeau du Brésil Brésil 17 732
    Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 17 692
    Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis 17¬†492
    Drapeau des Nations unies Autres pays et territoires 855 046

    Nombre d'habitants de l'agglomération et de l'aire d'attraction

    Au , l'agglomération définie par l'Insee comprend 411 communes[b 4] et totalise 10 858 852 habitants[b 3]. C'est la deuxième agglomération européenne, derrière Moscou et devant Londres, et la 25e du monde en 2014, selon l'ONU[324]. Son aire d'attraction, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la ville, comprend 1 929 communes[b 7] et atteint 13 114 718 habitants au [b 8], ce qui en fait la 29e aire urbaine du monde environ et l'une des trois plus grandes d'Europe avec Moscou et Istanbul.

    Immigration

    Les recensements français, comme l'impose la législation, ne posent aucune question concernant l'appartenance ethnique ou religieuse mais recueillent des informations au sujet du lieu de naissance. Il est ainsi possible de déterminer que l'aire d'attraction de Paris est une des plus multiculturelles en Europe. Au recensement de 2018, 24,9 % de la population totale de l'Île-de-France était née hors de France métropolitaine (contre 22,6 % en 2008 et 19,7 % en 1999)[b 9]. Au recensement de 1999, 4,2 % de la population de l'aire urbaine de Paris était constituée d'immigrés récents (arrivés en France dans les cinq années précédant 1999), dans leur majorité de Chine et du continent africain[b 10]. Par ailleurs, la zone métropolitaine de Paris compte également 15 % de musulmans[325],[326].

    Le Passage Brady, haut lieu de l'immigration indo-pakistanaise à Paris.

    La premi√®re vague massive d'immigration vers Paris commence vers 1820 avec l'arriv√©e des paysans allemands fuyant la crise agricole et ¬ę¬†ouverts¬†¬Ľ √† la France depuis la pr√©sence outre-Rhin des arm√©es r√©volutionnaires et napol√©oniennes. Plusieurs autres vagues migratoires ont ensuite suivi sans interruption jusqu'√† nos jours¬†: Italiens et Juifs d'Europe centrale pendant le XIXe¬†si√®cle, Russes apr√®s la r√©volution de 1917, habitants des colonies fran√ßaises pendant la Premi√®re Guerre mondiale, Polonais entre les deux guerres mondiales, Espagnols, Italiens, Portugais et Maghr√©bins des ann√©es 1950 aux ann√©es 1970, Juifs s√©farades apr√®s l'ind√©pendance des pays d'Afrique du Nord, Africains et Asiatiques depuis lors[327].

    La localisation des immigr√©s dans la ville varie en fonction de l'appartenance communautaire¬†: les 18e et 19e¬†arrondissements concentrent une forte part des immigr√©s originaires d'Afrique subsaharienne, en particulier dans le quartier de Ch√Ęteau Rouge et pr√®s du boulevard Barb√®s (quartier de la Goutte-d'Or), tandis que le quartier de Belleville rassemble d'importantes communaut√©s maghr√©bines et chinoises. Dans le 13e¬†arrondissement se situe le quartier asiatique de Paris, plus important ¬ę¬†Chinatown¬†¬Ľ d'Europe[328]. Le 16e¬†arrondissement fait partie des zones qui ont la plus forte concentration de migrants en provenance des √Čtats-Unis[329]. Dans le 10e¬†arrondissement, entre la gare du Nord et la station de m√©tro La Chapelle, et vers le Faubourg Saint-Denis, se situent les quartiers indiens, pakistanais et sri-lankais, notamment celui de Strasbourg-Saint-Denis[330], et turcs[331].

    En 2005 à Paris, 41,3 % des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré dont 12,1 % d'origine maghrébine et 9,9 % d'Afrique subsaharienne[332].

    Déclin démographique de Paris et reprise récente

    La démographie parisienne n'est pas autonome : elle est totalement liée à celle de son agglomération. Ce phénomène dérive de la petite taille administrative de Paris, qui implique que le partage de l'espace ne se fait pas à l'échelle de la ville mais de sa région[333].

    Malgré l'augmentation du nombre de logements, la population de Paris a connu un déclin important depuis les années 1950-1960, mais ce déclin est enrayé depuis 1999 : les chiffres du dernier recensement publié par l'Insee montrent une croissance de 125 700 habitants entre 1999 et 2011, la population de Paris s'élevant désormais à 2 249 975 personnes[a 5].

    La principale explication r√©side dans l'√©volution relative entre l'accroissement naturel (diff√©rence entre le nombre de naissances et celui des d√©c√®s) et le solde migratoire (diff√©rence entre le nombre apparent des arriv√©es et celui des d√©parts). L'accroissement naturel √©tait positif mais relativement faible entre 1968 et 1990, alors que les d√©parts l'emportaient largement sur les arriv√©es, avec un solde migratoire n√©gatif. La diff√©rence entre ces deux soldes aboutissait √† un solde total n√©gatif, soit une diminution de la population. Depuis 1999, le solde naturel a augment√©, traduisant une augmentation du nombre des naissances (le taux de natalit√© est d√©sormais sup√©rieur √† la moyenne nationale, avec 14,8¬†‚Äį entre 1999 et 2006 et 14,1¬†‚Äį entre 2006 et 2011), et une diminution du nombre des d√©c√®s. Inversement, le d√©ficit migratoire a diminu√© (- 0,2¬†% par an entre 2006 et 2011 et - 0,4¬†% par an de 1999 √† 2006, contre - 0,7¬†% par an entre 1990 et 1999, - 0,6¬†% par an de 1982 √† 1999, - 1,1¬†% par an de 1975 √† 1982 et - 2,1¬†% par an de 1968 √† 1975). Au total, la population parisienne recommence donc √† augmenter et rajeunit[a 6].

    Ensuite, la capitale avait subi une baisse du nombre des résidences principales du début des années 1960 à 1990. Mais, depuis 1990, le mouvement s'est inversé, avec une accélération de la croissance de leur nombre depuis 1990 : 1 165 541 résidences principales en 2011 contre 1 111 721 en 1999 et 1 095 090 en 1990. Ce mouvement participe d'une tendance générale à l'augmentation de la population des villes centres des agglomérations métropolitaines en France et en Europe. Les statistiques de la construction à Paris montrent également un mouvement constant de transformation des locaux industriels et artisanaux, ou de commerces en étages, en habitation dans les quartiers centraux, qui s'ajoute à la politique municipale de construction de logement sociaux favorisée par les règles de pourcentage introduites notamment au plan local d'urbanisme et qui soutiennent la hausse du nombre de logements dans la capitale.

    Enfin, la taille moyenne des m√©nages parisiens a beaucoup baiss√©¬†: le recul de la cohabitation des g√©n√©rations adultes et la r√©duction du nombre d'enfants par couple ont longtemps √©t√© les principales explications. Cependant, la f√©condit√© √©tant d√©sormais constante, voire en l√©g√®re augmentation depuis 2000, la diminution de la taille des m√©nages parisiens s'explique aujourd'hui essentiellement par l'attraction des jeunes adultes qui, sans enfants, peuvent profiter des loisirs et des emplois de la capitale et faire face au co√Ľt de l'immobilier en se contentant de petites surfaces. √Ä l'inverse, les couples faisant de nouveaux enfants ont tendance √† migrer vers la banlieue dont les habitations sont plus adapt√©es et meilleur march√©[333],[334]. Cette dynamique Paris-banlieue explique les sp√©cialisations respectives de la capitale (dont 54,6¬†% des logements n'ont qu'une ou deux pi√®ces[a 4]) et du reste de sa r√©gion.

    Familles et ménages parisiens

    La population de la ville est relativement jeune¬†: en 2008, selon l'Insee, le pourcentage d'habitants √Ęg√©s de moins de 35 ans est de 46¬†%[b 11], soit quatre points de plus que la moyenne nationale, qui est de 41,8¬†%[b 12].

    Familles parisiennes place des Vosges.

    Paris rassemble, comme toutes les m√©tropoles, plus d'√©tudiants, de jeunes adultes actifs et de personnes √Ęg√©es que la moyenne du pays¬†; les familles sont par cons√©quent sous-repr√©sent√©es. En 2008, la commune comptait 501¬†836¬†familles regroupant 1¬†433¬†376¬†personnes (soit 68¬†% de la population parisienne), pour 1¬†148¬†720¬†m√©nages. 51,4¬†% des m√©nages √©taient compos√©s d'une seule personne¬†: ces 590¬†122¬†personnes vivant seules repr√©sentaient donc pr√®s de 28¬†% de l'ensemble des Parisiens[b 13]. Il reste donc 4¬†% de Parisiens qui ne vivent ni seuls, ni en famille. 43¬†% des familles parisiennes sont constitu√©es d'un couple sans enfant de moins de 25 ans ce qui repr√©sente 433¬†000¬†personnes, 39,3¬†% des familles sont des couples avec au moins un enfant et 17,6¬†% des familles avec au moins un enfant sont monoparentales (contre 13,5¬†% en France m√©tropolitaine)[b 14]. En 2008, 70,2¬†% des couples parisiens (soit 27,5¬†% de la population totale de Paris) sont form√©s de deux personnes mari√©es, contre 76,9¬†% des couples de France m√©tropolitaine¬†; 21,5¬†% des couples parisiens sont form√©s de deux personnes c√©libataires[b 15]. Ces structures familiales s'expliquent en partie par l'importance du nombre de divorces, Paris √©tant en t√™te des d√©partements fran√ßais pour le nombre de nouveaux divorc√©es pour 1¬†000¬†personnes mari√©es (20,5 en 2006-2008 selon une √©tude de l'Ined)[335]. C'est aussi √† Paris que sont sign√©s le plus de Pacs en France.

    À l'inverse, l'indicateur conjoncturel de fécondité, de 1,57 enfant par femme en 2008, est inférieur à la moyenne régionale (2,01) et nationale (2,0)[336]. Le nombre d'enfants par foyer est faible : 43 % des familles n'ont aucun enfant de moins de 25 ans et près de 25 % n'ont qu'un enfant ; la part des familles nombreuses (8,9 % de familles de trois enfants et plus) est inférieure à la moyenne régionale (11,8 %) et nationale (9,6 %), essentiellement à cause de la petite surface des logements et des prix élevés de l'immobilier.

    Enseignement

    Les établissements d'enseignement de la ville de Paris relèvent de l'académie de Paris (zone C). Christophe Kerrero est le recteur de l'académie de Paris depuis juillet 2020[337].

    √Čtablissements scolaires

    Durant l'année scolaire 2005-2006, 263 812 élèves étaient scolarisés dans le secteur public, dont 135 570 dans le premier degré et 128 242 dans le second degré, ainsi que 138 527 dans le secteur privé, dont 91 818 sous contrat. Paris possède des établissements en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ou en réseau d'éducation prioritaire (REP) : 214 écoles et 32 collèges (soit un enfant parisien sur cinq) relèvent de ces classements[s 17].

    En 2007, la ville totalisait 881¬†√©tablissements publics dont 323¬†√©coles maternelles, 334¬†√©coles √©l√©mentaires, six √©tablissements sp√©cialis√©s (√©coles √† l‚Äôh√īpital), 110¬†coll√®ges, 72¬†lyc√©es g√©n√©raux et technologiques, 34¬†lyc√©es professionnels et deux lyc√©es exp√©rimentaux publics. S'ajoutent 256¬†√©tablissements priv√©s sous contrat¬†: 110¬†√©coles maternelles et √©l√©mentaires, une √©cole sp√©cialis√©e, 67¬†coll√®ges, 73¬†lyc√©es g√©n√©raux et technologiques et cinq lyc√©es professionnels priv√©s sous contrat.

    Dans l'enseignement secondaire, les lycées Louis-le-Grand et Henri-IV ont une envergure nationale voire internationale.

    Vie universitaire

    L'enseignement supérieur regroupait en 2007 environ 585 000 étudiants en Île-de-France, soit plus du quart du total français[b 16].

    Il existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Toutefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne, comme les grandes écoles d'ingénieurs (Fondation ParisTech, Arts et Métiers, CentraleSupélec, Polytechnique), grandes écoles de commerce (HEC Paris, ESSEC et ESCP Europe) ou encore les grands établissements tels que Sciences Po et Paris-Dauphine.

    Historique

    Campus des Grands Moulins de la nouvelle Université de Paris, créée en 2019.

    D√®s le XIIe¬†si√®cle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particuli√®rement en mati√®re de th√©ologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Universit√© de Paris, lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier √† la corporation (ma√ģtres et √©l√®ves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice eccl√©siastique. Les coll√®ges, r√©sidences de ma√ģtres et d'√©l√®ves o√Ļ se d√©roule √©galement l'essentiel de l'enseignement, sont organis√©s en facult√©s. La cr√©ation de la Sorbonne remonte √† 1257. L'universit√© vit essentiellement autour de la montagne Sainte-Genevi√®ve, au sein du quartier latin qui s'√©tale sur une large partie des 5e et 6e¬†arrondissements. Le quartier est aujourd'hui encore un centre universitaire de grande importance.

    √Ä partir du XVIIIe¬†si√®cle, des √©coles sp√©cialis√©es sont cr√©√©es pour certaines professions. Elles sont √† l'origine des grandes √©coles actuelles. L'√Čcole polytechnique et l'√Čcole normale sup√©rieure sont fond√©es pendant la R√©volution. L'Universit√© de Paris moderne est constitu√©e au XIXe¬†si√®cle de six facult√©s¬†: droit, m√©decine, pharmacie, litt√©rature, th√©ologie et science. Au XXe¬†si√®cle, le nombre d'√©tudiants cro√ģt fortement. Apr√®s la r√©volte des √©tudiants de mai 1968 dont la Sorbonne est l'√©picentre, l'Universit√© de Paris est r√©organis√©e en treize √©tablissements autonomes (Paris I √† Paris XIII), chacun sp√©cialis√© dans un domaine relativement d√©limit√©.

    Situation actuelle

    Paris intra-muros

    Paris intra-muros reste le centre universitaire fran√ßais majeur. Les universit√©s Paris I √† VII sont regroup√©es rive gauche sur trois arrondissements (5e, 6e et 13e). Le quartier latin conserve ainsi une place importante, avec les implantations les plus anciennes¬†: la facult√© des lettres de Sorbonne Universit√©, l'√Čcole normale sup√©rieure (Universit√© PSL) et le Coll√®ge de France. D'autres institutions d'enseignement sup√©rieur se trouvent aussi dans ce quartier dont l'Institut d'√©tudes politiques de Paris (Sciences Po), l'universit√© de Paris II Panth√©on-Assas, la facult√© des sciences et ing√©nierie de Sorbonne Universit√©, ou encore l'√Čcole des hautes √©tudes en sciences sociales (EHESS), etc.

    L'universit√© Paris-Dauphine (Universit√© PSL) est n√©anmoins excentr√©e. De plus, il se manifeste une certaine volont√© d'√©tendre le quartier universitaire vers l'est de la ville, dans le 13e¬†arrondissement o√Ļ est implant√©e la Biblioth√®que nationale de France et o√Ļ plusieurs b√Ętiments universitaires ont ouvert, comme l'universit√© Paris VII - Diderot, devenue l'universit√© de Paris en 2019 (fusion avec l'universit√© Paris V - Ren√© Descartes) et anciennement √©tablie dans le 5e¬†arrondissement. La ville accueille depuis 1912, le campus principal des Arts et M√©tiers pr√®s de la place d'Italie.

    Banlieue parisienne

    Des universités ont été créées en banlieue depuis les années 1960, la plus ancienne étant celle de Nanterre en 1964. Dans le même temps, plusieurs grandes écoles ont également quitté le centre de Paris, notamment pour disposer de locaux plus vastes.

    Le plateau de Saclay, au sud de Paris, en est devenu un p√īle important. Il regroupe, sur un territoire assez vaste, l'universit√© Paris-Saclay (anciennement Paris XI), des grandes √©coles (HEC en 1964¬†; Sup√©lec en 1975, devenue CentraleSup√©lec¬†; l'√Čcole polytechnique en 1976¬†; l'√Čcole Normale Sup√©rieure Paris-Saclay en 2020), et des laboratoires publics et priv√©s. Dans le cadre du Grand Paris, le projet de cluster technologique Paris-Saclay est lanc√© en 2010 et consiste essentiellement en l'installation de huit grandes √©coles et plusieurs organismes de recherche. Inspir√© du mod√®le de la Silicon Valley, il doit concentrer 20 √† 25¬†% de la recherche publique fran√ßaise et 350¬†000¬†emplois aux alentours de 2020[338].

    En 1991, quatre autres universit√©s sont fond√©es en banlieue¬†: Cergy-Pontoise, √Čvry, Marne-la-Vall√©e (devenue l'universit√© Gustave Eiffel en 2020) et Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. Signe d'un certain volontarisme d√©centralisateur, ¬ę¬†Paris¬†¬Ľ n'appara√ģt pas dans leur nom contrairement aux autres universit√©s de proche banlieue. En 2025, les universit√©s d'√Čvry et de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines fusionneront avec l'universit√© Paris-Saclay[339].

    √Čtablissements d'enseignement sup√©rieur de la ville de Paris

    La ville de Paris entretient elle-m√™me sept √©tablissements d'enseignement sup√©rieur[s 18]. Quatre sont d√©di√©s aux arts appliqu√©s dont les prestigieuses √Čcole Boulle (ameublement) et √Čcole Estienne (arts graphiques, notamment reliure), deux sont des √©coles d'ing√©nieurs (√Čcole des ing√©nieurs de la ville de Paris et √Čcole sup√©rieure de physique et de chimie industrielle) et l'√Čcole du Breuil est √† caract√®re horticole.

    Manifestations culturelles et festivités

    Tout au long de l'année, Paris accueille de nombreuses festivités : fin janvier, les rues du 13e arrondissement s'animent avec les célébrations du Nouvel An chinois ; en février-mars, défilent le cortège traditionnel du Carnaval de Paris et celui de la Mi-Carême ; fin février, se déroule le salon international de l'agriculture ; mars, voit se tenir le Salon du Livre, le Printemps des Poètes et le Festival des musiques sacrées ; fin avril ou début mai, la Foire de Paris rappelle les grands rassemblements médiévaux.

    Le semi-marathon de Paris et le marathon de Paris ont lieu en mars et en avril, dans les rues de la ville¬†; la Grande Course du Grand Paris, de Paris-Centre au Stade de France en mai, les Internationaux de France de Tennis de Roland-Garros de fin mai √† d√©but juin¬†; la Gay pride en juin, la F√™te de la Musique le 21 juin¬†; le Paris Jazz Festival de fin juin √† fin juillet¬†; Classique au Vert de mi-ao√Ľt √† d√©but septembre au parc floral de Paris¬†; FNAC Live Paris devant et dans l'H√ītel de Ville d√©but juillet¬†; la Travers√©e de Paris fin juillet¬†; le Festival Paris l'√©t√© de d√©but juillet √† d√©but ao√Ľt¬†; les Gay Games d√©but ao√Ľt¬†; l'arriv√©e de la derni√®re √©tape du Tour de France cycliste fin juillet¬†; de fin ao√Ľt √† mi-septembre Jazz √† la Villette, la Techno Parade et La Parisienne en septembre, le Festival d'Automne de Paris de d√©but septembre √† fin d√©cembre.

    Plusieurs festivals de cin√©ma ont lieu au fil de l'ann√©e; Cin√©ma en Plein Air √† La Villette, de mi-juillet √† mi-ao√Ľt[340].

    Depuis 2002, le caract√®re festif de la ville est accentu√© par l'op√©ration Paris Plages, organis√©e pendant deux mois entre juillet et ao√Ľt, qui consiste √† transformer une partie des quais de Seine en plage, avec sable, transats et activit√©s, et avec la Nuit Blanche, qui permet au public d'assister gratuitement √† diff√©rentes expressions de l'art contemporain √† travers la ville, pendant la nuit du premier samedi au premier dimanche d'octobre. En avril et en mai se d√©roule la traditionnelle Foire du Tr√īne.

    Le 14 juillet est l'occasion du traditionnel d√©fil√© militaire sur les Champs-√Člys√©es, du Concert de Paris sur le Champ-de-Mars, et du feu d'artifice tir√© depuis les jardins du Trocad√©ro[341].

    Octobre est le mois du Mondial de l'automobile, les années paires, en alternance avec le mondial du deux-roues les années impaires. Le même mois accueille la Foire internationale d'art contemporain (FIAC). Le deuxième samedi d'octobre, Montmartre renoue avec son passé viticole lors de la fête des vendanges de Montmartre. Une des plus anciennes manifestations d'art à Paris est la Biennale de Paris, fondée en 1959 par André Malraux.

    Santé

    Fronton de l'H√ītel-Dieu.

    De nombreux h√īpitaux sont implant√©s dans Paris, dont certains sont particuli√®rement anciens, la tradition hospitali√®re remontant au Moyen √āge. L'H√ītel-Dieu, fond√© en 651 par Saint Landry, √©v√™que de Paris, est le plus ancien √©tablissement de la ville. Symbole de la charit√© et de l'hospitalit√©, il fut le seul h√īpital de Paris jusqu'au XIIe¬†si√®cle[f 17].

    La plupart des √©tablissements rel√®vent de l'AP-HP, Assistance publique - H√īpitaux de Paris, √©tablissement public de sant√© cr√©√© par la loi du et relevant de la ville de Paris. Elle exerce le r√īle de Centre hospitalier r√©gional pour Paris et l'√éle-de-France et emploie plus de 90¬†000¬†personnes dont de nombreux m√©decins et des fonctionnaires de la fonction publique hospitali√®re (FPH). L'h√ītel de Miramion dans le 5e¬†arrondissement qui abritait un h√īpital a √©t√© transform√© en mus√©e de l'Assistance publique - H√īpitaux de Paris et √©voque l'histoire hospitali√®re de la ville. Parmi ses principaux √©tablissements, peuvent √™tre cit√©s dans Paris intra-muros l'h√īpital Necker-Enfants malades, l'h√īpital Cochin, la Piti√©-Salp√™tri√®re, Saint-Antoine, Saint-Louis, Bichat-Claude Bernard ou le dernier-n√©, l'h√īpital europ√©en Georges-Pompidou.

    En outre, ne relevant pas de l'AP-HP, mais plac√© sous la tutelle du ministre d√©l√©gu√© aupr√®s du ministre de la D√©fense, charg√© des Anciens combattants, l'h√īpital militaire des Invalides, √©galement nomm√© ¬ę¬†Institution nationale des Invalides¬†¬Ľ[342], est ouvert pour les soins m√©dicaux et chirurgicaux aux pensionnaires de l'institution, aux anciens combattants, aux militaires en activit√© mais √©galement aux assur√©s sociaux.

    En petite couronne (proche banlieue), les √©tablissements hospitaliers Henri Mondor (Cr√©teil), Bic√™tre (Le Kremlin-Bic√™tre), Le Raincy-Montfermeil ou encore Beaujon (Clichy) sont parmi les plus connus[343]. La grande couronne poss√®de plusieurs h√īpitaux g√©n√©ralement intercommunaux ne relevant pas non plus de l'AP-HP¬†: on peut citer les h√īpitaux Victor Dupouy d'Argenteuil ou encore le centre hospitalier de Versailles.

    On peut √©galement citer parmi les institutions hospitali√®res l'h√īpital des Quinze-Vingts, fond√© en 1260 par Saint Louis et dont le but √©tait de recueillir les aveugles de Paris, les h√īpitaux d'instruction des arm√©es (du Val-de-Gr√Ęce, de Percy, de B√©gin) ou encore l'h√īpital am√©ricain de Paris, fond√© en 1906 et situ√© √† Neuilly-sur-Seine, qui rel√®ve d'un statut particulier d'√©tablissement priv√© √† but non lucratif, agr√©√© et non conventionn√© par la S√©curit√© sociale.

    Paris a une forte densit√© m√©dicale avec 11,2¬†m√©decins pour 10¬†000¬†habitants contre seulement 9,7 de moyenne en France. Toutefois, les quartiers ouest (VIIe, XVIe) sont trois fois plus dot√©s que les quartiers nord et est avec une densit√© de 6,5 pour le 20e¬†arrondissement et une d√©mographie globale en baisse depuis 2007 chez les g√©n√©ralistes. Les gyn√©cologues (‚Äď16¬†%) et les p√©diatres (‚Äď4¬†%) sont en nette baisse entre 2011 et 2014[344].

    Les cas de tuberculose ont augmenté de 23,4 % à Paris entre 2015 et 2017. Les populations précaires, vivant en hébergement collectif ou sans domicile fixe, sont les plus exposées à la maladie[345].

    La pollution atmosphérique provoque chaque année la mort de 6 600 Parisiens selon l'Observatoire régional de santé[346].

    D'après une enquête menée en 2019 par le Défenseur des droits et le Fonds CMU-C, 38,2 % des dentistes, 26,2 % des gynécologues et 31 % des psychiatres libéraux refusent des patients en situation de précarité économique[347].

    Sports

    Article détaillé : Sport à Paris.

    Le club de football du Paris Saint-Germain et celui de rugby à XV du Stade Français sont basés à Paris.

    Les finales des Coupes du monde de football 1938 et 1998, celles des Coupes du monde de rugby à XV 2007 et 2023, et des championnats d'Europe de football 1960, 1984 et 2016 se sont tenues ou auront lieu à Paris.

    Le Stade de France, enceinte de 80 000 places, construite pour la Coupe du monde de football de 1998, est situé au nord de la capitale, dans la cité voisine de Saint-Denis.

    Clubs professionnels

    L'histoire de Paris est marquée par le sport, du jeu de paume à partir du XIIe siècle au football au XXIe siècle en passant par les courses hippiques et le cyclisme au XXe siècle. La ville compte 360 équipements sportifs : 172 courts de tennis, 131 gymnases municipaux, 36 piscines (accueillant 3,4 millions d'entrées individuelles en 2006) et dix bassins écoles, trente-deux stades municipaux, deux bases nautiques, ainsi que six parcs interdépartementaux répartis dans les trois départements de la petite couronne[s 19].

    Les principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain et son équipe féminine (football), le Paris Football Club (féminines) (football), le PSG Handball (handball), le Stade français (rugby à XV) et le Paris Volley (volley-ball).

    Logotype officiel des JO de 2024.

    Le Parc des Princes (48 527 places), édifié en 1897, reconstruit en 1932 puis en 1972 au sud-ouest de la capitale, est le stade du Paris Saint-Germain, qui est son club résident depuis 1974[s 20].

    Le stade Jean-Bouin construit en 1925 √† c√īt√© du Parc des Princes, stade historique du CASG Paris (club athl√©tique de la Soci√©t√© g√©n√©rale), devenu le Paris Jean-Bouin, r√©nov√© une premi√®re fois en 1972 puis une seconde fois en 2013, est aujourd'hui le temple du rugby parisien dont le principal club r√©sident est le Stade fran√ßais Paris.

    La salle polyvalente AccorHotels Arena (anciennement Palais omnisports de Paris-Bercy), vaste espace modulable clos de l'Est parisien inauguré en 1984, accueille de nombreuses compétitions sportives mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire, etc[s 21].

    Le stade Charléty, inauguré en 1939 et reconstruit en 1994, est lié aux étudiants depuis son ouverture et reste le temple du sport amateur à Paris[s 22], comprend un stade d'athlétisme de 20 000 places et une salle omnisports de 1 500 places[s 23]. Les équipes du Paris université club ainsi que les clubs du Paris Football Club et du Paris Volley y évoluent.

    Paris a été la ville d'accueil des matchs de la coupe du monde de football de 1938 ainsi que de celle de 1998.

    Le Stade de France (81¬†338¬†places), √©difi√© √† Saint-Denis en proche banlieue Nord pour la Coupe du monde de football de 1998, est l'antre de l'√©quipe de France de football qui remporta cette comp√©tition. Il accueille les finales de la coupe de France de football et de la coupe de la Ligue. Il est √©galement l'h√īte, en 2000 et 2006, de la finale de la Ligue des champions de l'UEFA. Il est aussi utilis√© pour les matchs √† domicile de l'√©quipe de France de rugby √† XV durant le Tournoi des Six Nations, pour les finales du Top 14 et parfois pour de grands matchs des √©quipes de rugby du Stade fran√ßais et du Racing Club de France. Plusieurs matchs de la Coupe du monde de rugby de 2007 y sont jou√©s, dont la finale.

    Paris accueille les Jeux olympiques de 1900 et les Jeux olympiques d'été de 1924 mais échoue dans sa candidature à l'organisation de ceux de 1992, 2008 et 2012, qui se sont déroulés respectivement à Barcelone, Pékin et Londres. Après une nouvelle candidature lancée le , la ville obtient l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024 lors de la 131e session du Comité international olympique qui s'est tenue le à Lima au Pérou. Paris deviendra ainsi la seconde ville après Londres à organiser trois fois les JO d'été. Los Angeles, également candidate, s'est retirée pour organiser les Jeux de 2028 lorsque le CIO décide d'attribuer les deux éditions simultanément, après le retrait de Budapest, Hambourg et Rome durant le processus de sélection[348].

    Le Tour de France part chaque ann√©e d'une ville diff√©rente, mais s'ach√®ve toujours √† Paris (au Parc des Princes √† partir de 1903 et depuis 1975 sur l'avenue des Champs-√Člys√©es).

    Paris accueille en mars le Semi-marathon de Paris, en avril le Marathon de Paris, en mai la Grande Course du Grand Paris et en septembre la Parisienne.

    Le tennis est un autre sport populaire à Paris : les Internationaux de France, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre tournois du Grand Chelem du tennis professionnel[s 24].

    Médias

    Selon le linguiste Philippe Boula de Mare√ľil, la norme pour la prononciation du fran√ßais ¬ę¬†est attribu√©e √† la bourgeoisie cultiv√©e de la capitale, o√Ļ convergent toutes les voies de communication et o√Ļ sont install√©s aujourd‚Äôhui les grands m√©dias. Cette prononciation est diffus√©e par la radio, la t√©l√©vision [...]. Paris agit √† la fois comme un p√īle d‚Äôattraction et un rouleau compresseur¬†¬Ľ[349].

    Presse écrite

    Le quotidien régional Le Parisien est décliné en dix éditions départementales dont une à Paris[350], avec un supplément week-end, et deux journaux gratuits sont distribués le matin (20 minutes et Direct Matin).

    L'Officiel des spectacles et Le Figaroscope, quant à eux, offrent chaque semaine le programme culturel exhaustif de la métropole.

    Télévision locale

    Ondes sans fronti√®res (OSF), fond√©e en 1998, est la plus ancienne t√©l√©vision associative d'√éle-de-France, ayant √©mis en ¬ę¬†hertzien¬†¬Ľ[351], afin de promouvoir l'acc√®s public aux m√©dias, d'organiser la diffusion de films, de cr√©ations vid√©o et de reportages produits hors normes commerciales, de promouvoir l'√©mergence de nouveaux m√©dias.

    On peut de plus citer, outre les programmes r√©gionaux de la cha√ģne nationale France 3, quelques cha√ģnes associatives ou de collectivit√©s locales. T√©lif rassemble sur un unique canal diffus√© par le c√Ęble, l'ADSL ou le satellite les cha√ģnes locales de la r√©gion¬†: VOTV (Val-d'Oise), T√©lessonne (Essonne), TVM Est parisien (Seine-Saint-Denis), TVFil78 (Yvelines) et RTV (Rosny-sous-Bois). Zal√©a TV, cha√ģne associative parisienne, est p√©riodiquement diffus√©e par voie hertzienne en fonction des autorisations distribu√©es qui ont parfois pouss√© la cha√ģne √† des diffusions pirates. Teleplaisance.org, autre cha√ģne associative, diffuse uniquement des programmes amateurs. Les deux cha√ģnes sont disponibles en 2007 gr√Ęce √† une diffusion via internet.

    Sept cha√ģnes locales TNT √©mettent depuis le 20 mars 2008. Il s'agit de NRJ Paris, d'IDF 1, et de Cap 24. Quatre autres cha√ģnes se partagent ensuite un m√™me canal¬†: Demain IDF, ¬ę¬†t√©l√©vision de l'urbanit√© et de la diversit√©¬†¬Ľ¬†; BDM TV, qui doit aller dans les quartiers parler culture et initiatives, Cinaps TV, un regroupement de scientifiques et d‚Äôartistes inventant une t√©l√©vision dont l‚Äôobjectif est de transmettre du savoir et de cultiver la curiosit√©. Et enfin la cha√ģne de t√©l√©vision associative T√©l√© Bocal, produite par l'association du m√™me nom, qui travaille dans les quartiers en difficult√©, class√©s ¬ę¬†politique de la ville¬†¬Ľ. √Ä son d√©but en 1995 compos√©e exclusivement de b√©n√©voles, le CSA l'a autoris√© √† √©mettre, √† partir du sur la TNT par le biais de Multi 7.

    Sites internet locaux

    Voir : Presse écrite en Île-de-France et Radio à Paris.

    Cultes

    Les Parisiens disposent de nombreux lieux de culte, notamment de cultes bouddhique, catholique, israélite, orthodoxe, musulman et protestant.

    Culte bouddhique

    Un temple se situe dans le bois de Vincennes, sur la rive méridionale du lac Daumesnil, dans un ancien pavillon de l'exposition coloniale de 1931. Deux autres se trouvent dans le principal quartier asiatique de Paris, dans le 13e arrondissement.

    Culte catholique

    Diocèse depuis le IIIe siècle, le siège de Paris a été érigé en archidiocèse le dont la cathédrale est la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    Paris abrite le si√®ge de quatre autres dioc√®ses de l'√Čglise catholique¬†: le dioc√®se aux arm√©es fran√ßaises √† la cath√©drale Saint-Louis-des-Invalides, l'√©parchie Saint Vladimir le Grand de Paris des Ukrainiens √† la cath√©drale Saint-Vladimir-le-Grand, l'√©parchie Notre-Dame du Liban de Paris des Maronites √† la cath√©drale Notre-Dame-du-Liban et l'√©parchie Sainte-Croix-de-Paris des Arm√©niens √† la cath√©drale Sainte-Croix de Paris des Arm√©niens.

    En 2005, la ville compte cent-six paroisses catholiques accueillant les fidèles et vingt-quatre missions étrangères ainsi que 730 prêtres et environ 220 communautés religieuses (140 de femmes et environ 80 d'hommes)[352]. En 1939, est fondée la Maison d'Ananie destinée aux catéchumènes.

    Paris compte plusieurs lieux de p√®lerinage, notamment les cinq lieux o√Ļ des corps de saints sont visibles.

    Culte israélite

    Paris compte quatre-vingt-seize synagogues[353].

    Culte musulman

    En sus de l'Institut des cultures d'Islam, Paris compte soixante-quinze mosquées ou salles de prières se trouvant pour la plupart dans des foyers[354], dont la grande mosquée de Paris qui accueille les fidèles depuis 1926 sur plus d'un hectare de superficie[355].

    Culte orthodoxe

    La cathédrale de la Sainte-Trinité de Paris est le siège du diocèse orthodoxe russe de Paris.

    Culte protestant

    Paris compte vingt-cinq paroisses de l'√Čglise protestante unie de France, qui r√©unit des r√©form√©s et des luth√©riens[356] et soixante-douze √©glises protestantes √©vang√©liques de d√©nominations diverses[357].

    Autres cultes

    Deux temples hindouistes sont dédiés à Ganesh[358]

    Deux paroisses de l'√Čglise de J√©sus-Christ des saints des derniers jours sont situ√©es √† Paris[359] et sept lieux d√©di√©s aux T√©moins de J√©hovah[360].

    √Čconomie

    Poids économique

    Avec un produit intérieur brut (PIB) de 709 milliards d'euros (811 milliards de dollars) en 2019 soit un peu plus de 30 % du PIB [7], la région parisienne est une des plus riches d'Europe : si elle était un pays, elle serait la dix-huitième plus grande économie de la planète, produisant plus de richesses que la Suisse et la Turquie[361]

    La ville est, avec sa banlieue, la capitale économique et commerciale de la France, ainsi que sa première place financière et boursière. Elle a par exemple accueilli en 2019 l'Autorité bancaire européenne en vue du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne[362].

    En 2017, la r√©gion parisienne est la dixi√®me r√©gion la plus riche d'Europe avec un produit int√©rieur brut par habitant de 58¬†300¬†‚ā¨ contre 62¬†800¬†‚ā¨ pour le Grand Londres et 92¬†600¬†‚ā¨ pour le Luxembourg [363]. Avec un produit int√©rieur brut (PIB) de 649¬†milliards d'euros en 2014 elle est un acteur √©conomique europ√©en majeur.

    En 2018, Paris est d'après l'OCDE la plus grosse économie métropolitaine du continent européen devant Londres, avec un PIB de 901 milliards de dollars[364]. La région parisienne accueille plus d'institutions internationales et de sièges sociaux de très grandes entreprises que New York et que Londres[217],[219]. Paris est la ville la plus chère du monde en 2018[232], en 2019[233], en 2020[235] et deuxième en 2021 derrière Tel-Aviv[236].

    Paris, comme le reste de l'Île-de-France mais de façon plus marquée encore, est plus riche et plus tertiarisée que la moyenne française. L'agglomération parisienne est par ailleurs moins spécialisée économiquement que d'autres grands centres économiques mondiaux, notamment que Londres qui est particulièrement dynamique dans le secteur financier.

    En 2007, le journaliste √Čric Le Boucher estimait que l'√éle-de-France conna√ģt un d√©clin √©conomique et des pertes d‚Äôemplois¬†: ¬ę¬†aucune r√©gion-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveugl√©e par son pass√© brillant, mal gouvern√©e, fragment√©e dans ses √©go√Įsmes, an√©mi√©e faute de s'inscrire r√©solument dans la comp√©tition mondiale des m√©tropoles du XXIe¬†si√®cle[365]¬†¬Ľ. Les m√™mes inqui√©tudes sont relay√©es par l'architecte Jean Nouvel qui estime imp√©ratif que Paris √©volue, ¬ę¬†sous peine de devenir une ville mus√©e[366]¬†¬Ľ.

    Superficie de bureaux supérieure à Londres

    Paris dispose d'une superficie de bureaux supérieure à celle de Londres (y compris en demande placée pour les banques[367]) bien qu'étant cinq fois moins étendue. Le dynamisme immobilier de son quartier d'affaires de La Défense est le second au niveau mondial après Singapour.

    Un nombre plus important de groupes du Fortune 500 y ont leur si√®ge[219]. L'√éle-de-France s'impose comme la premi√®re r√©gion europ√©enne, devant le Grand Londres, pour les emplois cr√©√©s par les implantations internationales en 2007[368]. Enfin la capitale fran√ßaise d√©pose chaque ann√©e plus de brevets que la capitale anglaise et dispose d'une plus grande proportion de chercheurs dans sa main d'Ňďuvre[369]. √Ä l'heure actuelle, le PIB √† parit√© de pouvoir d'achat de l'agglom√©ration parisienne, estim√© √† 460¬†milliards de dollars, est sup√©rieur √† celui de Londres (chiffres de 2005)[370]. Ces comparaisons doivent toutefois √™tre prises avec prudence, les p√©rim√®tres pris en compte n'√©tant pas toujours les m√™mes. Ainsi, le Grand Londres, avec 7¬†517¬†700¬†habitants ne repr√©sente pas la totalit√© de l'agglom√©ration londonienne, et les √©volutions propres √† chaque ville peuvent modifier les estimations.

    L'ambition parisienne est, selon la municipalit√©, ¬ę¬†d'√™tre √† la fois Rome et la Californie¬†¬Ľ (un tiers des brevets de France sont d√©pos√©s √† Paris[371]).

    Le premier secteur économique, le tourisme

    Le plus gros secteur √©conomique est le tourisme de loisirs (caf√©s, h√ītels, restaurants et services li√©s) et professionnel (salons, congr√®s,¬†etc.). Paris attire dans les ann√©es 2000 pr√®s de 30¬†millions de visiteurs par an ce qui en fait une des capitales les plus visit√©es au monde[372] et ce chiffre atteignait 38 millions en 2019.

    Un rapport de l'Agence de l‚Äôenvironnement et de la ma√ģtrise de l‚Äô√©nergie (Ademe) publi√© en juin 2021[284] a cependant montr√© les limites du positionnement touristique √©loign√© du tourisme durable, qui p√®se dans les √©missions de gaz √† effet de serre bien plus que dans le PIB (11,1¬†%, contre 7,4¬†%)[284]: un touriste d‚Äôaffaires repr√©sente une intensit√© carbone deux fois plus √©lev√©e qu'un touriste de loisirs et qu'un touriste venant de l‚Äô√©tranger √©met environ 4 fois plus de GES par nuit√©e qu‚Äôun touriste national[284]. Les trois quarts des √©missions sont g√©n√©r√©es par le transport[284], pour les trajets en avion c'est m√™me 41¬†% du total[284].

    Paris subit par ailleurs la concurrence √©mergente de villes d'Europe de l‚ÄôEst ou du Sud parfois moins ch√®res. Ainsi, Madrid est une concurrente s√©rieuse pour le tourisme de loisirs, Vienne et Milan pour les salons et congr√®s. Paris dispose d'un tissu h√ītelier tr√®s diversifi√©, √† un co√Ľt moindre que bien d'autres capitales pour les deux et trois √©toiles et b√©n√©ficie encore de sa r√©putation pour l'√©l√©gance, le luxe, les parfums, la mode et la gastronomie. Le secteur culturel, public comme priv√©, est aussi un gros secteur √©conomique √† Paris¬†: √©dition, m√©dias, musique, cin√©mas, salles de spectacle, mus√©es, galeries et marchands d'art, compagnies de danse et de th√©√Ętre,¬†etc. la concentration culturelle est in√©gal√©e en Europe. Paris et son agglom√©ration rassemblent les trois quarts des intermittents du spectacle de tout le pays.

    Paris reste de loin le d√©partement qui regroupe le plus d'emplois dans la r√©gion avec pr√®s d'1¬†650¬†600 en 2004, soit 31¬†% des emplois priv√©s de la r√©gion, devant les Hauts-de-Seine avec 848¬†200¬†emplois (16¬†%[373]). Le taux de ch√īmage de Paris est, au 1er¬†trimestre 2020, de 6¬†%[8], ce qui est en dessous du taux national, 7,8¬†%, alors que, pendant trente ans, le taux parisien √©tait toujours sup√©rieur √† celui de la France.

    Les salaires parisiens

    Les salaires parisiens sont très légèrement supérieurs à ceux de la région (19 euros de l'heure en moyenne annuelle au lieu de 18,2 euros, chiffres de 2002) et largement supérieurs à la moyenne des salaires en France (13,1 euros). Néanmoins, cet écart s'explique essentiellement par la forte surreprésentation de cadres qui constituent 25 % des salariés. La ville se caractérise surtout par sa forte inégalité salariale : les 10 % des salariés les mieux payés touchent quatre fois plus que les 10 % les moins payés, ce qui dépasse un peu la moyenne régionale (3,7), mais est largement supérieur à l'écart constaté dans le reste de la France (2,6). De même, les inégalités géographiques apparaissent également au sein même de la ville : le salaire horaire moyen offert dans le 8e arrondissement (24,2 euros) est supérieur de 82 % à celui du 20e arrondissement (13,3 euros). En revanche, les écarts salariaux homme-femme à niveau égal ne sont que de 6 % à Paris contre 10 % dans le reste de la France[b 17].

    La capitale reste largement en tête des villes de France pour sa puissance économique, le choix de filières et d'écoles pour l'enseignement supérieur, son offre culturelle d'exception, l'offre de soins et la qualité d'accès aux nouvelles technologies (couverture ADSL à 100 %, large concurrence des opérateurs internet et récemment le déploiement de la fibre optique résidentielle et du Wi-Fi gratuit mis en place par la municipalité). Sa qualité environnementale (pollution, part réduite des espaces verts) reste médiocre et les prix de l'immobilier n'ont cessé d'atteindre les sommets[374]. Ces données nationales sont toutefois à relativiser, en effet, selon l'indice Mercer, Paris est la 33e ville du monde pour ce qui est de la qualité de vie avec un indice de 102,7 en ne se classant toutefois qu'en 60e position pour l'hygiène et la santé, notamment handicapée par son niveau de pollution malgré la qualité de ses soins médicaux[375].

    En 2010, le revenu fiscal m√©dian par m√©nage √©tait de 32¬†984¬†‚ā¨, ce qui pla√ßait Paris au 9¬†215e rang parmi les 31¬†525¬†communes de plus de trente-neuf m√©nages en m√©tropole[b 18].

    Entreprises, startups, commerces

    La ville de Paris conna√ģt une tertiarisation croissante de son √©conomie avec la prolif√©ration des soci√©t√©s de services. N√©anmoins, l'artisanat et l'industrie repr√©sentent toujours une part non n√©gligeable des emplois. Le commerce maintient son attractivit√© malgr√© le d√©veloppement des grandes surfaces commerciales, sous-repr√©sent√©es en √éle-de-France en proportion du nombre d'habitants.

    Paris dispose √† l'automne 2016 d'une quarantaine d'incubateurs de startups, dont Station F dans l'ancienne halle Freyssinet qui est le plus grand campus de startups au monde[376]. Ce campus a √©t√© mis sur pied par l'entrepreneur Xavier Niel. La ville s'affirme comme un haut lieu d'attractivit√© pour les jeunes entreprises innovantes rattrapant Londres[377]. Le label ¬ę¬†French Tech¬†¬Ľ a √©t√© mis en place.

    Le secteur des services aux entreprises est le plus important et correspond au tiers des √©tablissements parisiens. Au , pr√®s de 122¬†300¬†entreprises employaient au moins un salari√©. En effet, une des caract√©ristiques de l'√©conomie parisienne tient √† la forte pr√©sence, aux c√īt√©s des grands si√®ges sociaux, de petites entreprises d'un √† dix salari√©s qui rassemblent plus d'un quart des emplois. Ce secteur regroupe les activit√©s de conseil et d'assistance, les services op√©rationnels, les postes et t√©l√©communications ainsi que la recherche et le d√©veloppement[378].

    En 2000, l'imprimerie-presse-√©dition fournissait l'essentiel de l'activit√© avec 40¬†% des emplois industriels parisiens, et les industries de l'habillement et du cuir 23¬†%. Le secteur de l'artisanat totalisait 36¬†237¬†entreprises (pour l'essentiel concentr√©es dans le nord et l'est de la ville), soit 28¬†% des artisans de la r√©gion, et rassemblait 123¬†000¬†salari√©s en 2003[378]. Les services rassemblent 35¬†% des effectifs salari√©s des entreprises artisanales, suivis par la fabrication avec 28,9¬†%, le b√Ętiment avec 22,4¬†% et enfin l'alimentation avec 13,7¬†%[378]. En 2014, la part de l‚Äôindustrie dans l‚Äô√©conomie parisienne est de 3,2¬†%, soit 63¬†764¬†emplois, loin des 477¬†000 en 1954, et des 117¬†000 en 1999. Selon un rapport du CESER, la perte est de 34¬†% entre 1994 et 2004. Elle s'att√©nue par la suite. La Ville de Paris souhaite relancer l'installation de petite industrie dans Paris en cr√©ant par exemple des h√ītels industriels √† destination d'artisans, de PME, de fili√®res techniques, notamment dans les domaines li√©s √† l'environnement (√©nergies renouvelables, r√©novation thermique, stockage d‚Äô√©nergie ou dans le cadre de la lutte contre l‚Äôobsolescence programm√©e)[379].

    Le commerce parisien, rest√© particuli√®rement attractif bien au-del√† des limites de la ville avec pr√®s de 80¬†000¬†locaux et 30¬†000¬†commerces de d√©tail, se caract√©rise par son extr√™me diversit√© et sa r√©partition g√©ographique relativement √©quilibr√©e[378]. Malgr√© l‚Äô√©mergence d‚Äôune structure polycentrique √† l‚Äô√©chelle de l‚Äôagglom√©ration, la trame commerciale parisienne continue √† se caract√©riser par une forte continuit√© spatiale et un poids important de la logique hi√©rarchique, avec une grande diversit√© d‚Äô√©chelons de centralit√©[380]. N√©anmoins, l'implantation des grandes surfaces en p√©riph√©rie ou l'augmentation des baux ont entra√ģn√© d'importantes mutations √† la fin du XXe¬†si√®cle. L'√©mergence ou l'affirmation de nouvelles sp√©cialisations commerciales ont progressivement conduit au d√©clin les petits commerces de bouche. C'est le cas pour les boutiques d'informatique fort concentr√©es (rue Montgallet et rue de Charenton en particulier dans le 12e¬†arrondissement) ou les commerces de gros du textile (quartier du Sentier et une partie du 11e¬†arrondissement). L'arriv√©e massive de cha√ģnes internationales de magasins, de v√™tements pour l'essentiel (Celio, Zara,¬†etc.), a encore accru le ph√©nom√®ne au point de faire craindre aux Parisiens la disparition rapide du petit commerce de proximit√© (commerces de bouche ou librairies de quartier en particulier), ce qui s'est produit dans de nombreux quartiers de Londres par exemple. La municipalit√© a finalement jou√© de son droit de pr√©emption afin de lutter contre ce ph√©nom√®ne et le plan local d'urbanisme tente de limiter l'impact de cette √©volution dans l'avenir en interdisant par exemple le changement d'affectation d'un local commercial revendu[381].

    Selon le schéma directeur établi par le conseil régional d'Île-de-France, la métropole table d'ici 2025 sur la création d'un million et demi d'emplois, la construction de 500 000 bureaux et surtout l'implantation d'un millier d'entreprises étrangères, notamment indiennes, chinoises et brésiliennes, faisant passer le taux de croissance de 2 à 5 % par an[382].

    Le quartier d'affaires de La Défense.

    Quartiers d'affaires

    Le parc d'activités Paris-Nord II et, au fond, le village de Roissy-en-France (à gauche) et l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (à droite).

    Le p√īle ¬ę¬†Paris-La D√©fense¬†¬Ľ[383], qui regroupe la partie ouest de la rive droite parisienne et neuf communes des Hauts-de-Seine, domine le monde des affaires francilien. Le centre de Paris et le quartier de La D√©fense[384], en banlieue ouest, qui constitue le premier quartier d'affaires europ√©en par l'√©tendue de son parc de bureaux[385]. On y trouve la plupart des grands si√®ges sociaux et des emplois √† haut revenu. Dans le centre de Paris, il s'√©tend sur un p√©rim√®tre assez large autour de l'Op√©ra et de la gare Saint-Lazare[386]. Il garde un r√īle majeur mais les prix de l'immobilier de bureau y sont particuli√®rement √©lev√©s et les surfaces limit√©es par les r√®gles de l'urbanisme. Entre 1994 et 2005, le nombre d'emplois priv√©s y a assez nettement diminu√© au profit de la proche banlieue ouest[387] dans laquelle la D√©fense a une place centrale. La D√©fense, caract√©ris√©e par ses gratte-ciels, se d√©veloppe depuis les ann√©es 1960 et compte trois millions de m√®tres carr√©s de bureaux et 150¬†000¬†salari√©s. On y trouve 1¬†500¬†entreprises dont quatorze des vingt premi√®res entreprises nationales et quinze des cinquante premi√®res mondiales[388]. Un grand plan de relance est pr√©vu pour le quartier pour les ann√©es √† venir.

    D'autres quartiers d'affaires s'implantent aussi ailleurs :

    Paris Rive Gauche dans le 13e arrondissement est le plus avancé des projets en cours de développement.

    En banlieue, d'autres p√īles naissent dans des zones o√Ļ les prix de l'immobilier sont moins √©lev√©s ou sur des hubs strat√©giques (a√©roport Paris-Charles-de-Gaulle).

    Dans le département de la Seine-Saint-Denis et plus particulièrement dans le quartier intercommunal de La Plaine Saint-Denis, de nombreux projets dont certains sont classés ZAC devraient modifier radicalement l'ancienne plus grande zone industrielle d'Europe (au moins d'1 % des travaux prévus avaient débuté)[389].

    Culture et patrimoine

    Monuments et lieux touristiques

    Le ¬ę¬†tourisme¬†¬Ľ, dans le sens moderne du terme, n'a pris d'ampleur qu'√† la suite de l'apparition du chemin de fer, au cours des ann√©es 1840. Une des premi√®res attractions fut, d√®s 1855, la s√©rie d'expositions universelles, autant d'occasions d'√©difier √† Paris de nombreux nouveaux monuments, dont le plus c√©l√®bre est la tour Eiffel, √©rig√©e pour l'Exposition de 1889. Ceux-ci, en plus des embellissements apport√©s √† la capitale sous le Second Empire, ont largement contribu√© √† faire de la ville elle-m√™me l'attraction qu'elle est devenue.

    Paris compte plus de 1¬†800¬†immeubles class√©s ou inscrits √† l'inventaire des monuments historiques, dont pr√®s de cent lieux de culte. Les monuments les plus c√©l√®bres de Paris datent d'√©poques vari√©es. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l'un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d'ailleurs class√©s √† l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve notamment, d'est en ouest¬†: la cath√©drale Notre-Dame de Paris, le Palais du Louvre, l'H√ītel des Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais, le mus√©e du quai Branly - Jacques-Chirac, la Tour Eiffel et le Trocad√©ro. Plus √† l'est, d'importants √©difices contemporains ont √©t√© construits¬†: le minist√®re de l'√Čconomie et des Finances, le site Fran√ßois-Mitterrand de la Biblioth√®que nationale de France, etc.

    On trouve sur l'√ģle de la Cit√© des monuments anciens embl√©matiques. La cath√©drale Notre-Dame, de style gothique, principalement b√Ętie du XIIe¬†si√®cle au XIIIe¬†si√®cle, a √©t√© tr√®s restaur√©e au XIXe¬†si√®cle et sa fa√ßade occidentale nettoy√©e √† la fin du XXe¬†si√®cle. Elle est symboliquement le noyau de Paris et les distances routi√®res fran√ßaises sont mesur√©es √† partir de son parvis. L'ancien palais de la Conciergerie fut le si√®ge du pouvoir royal jusqu'au r√®gne de Charles V, dans la seconde moiti√© du XIVe¬†si√®cle. Une partie du b√Ętiment fut d√®s lors am√©nag√©e en prison et fut notamment le lieu de d√©tention d'illustres personnalit√©s de l'Ancien R√©gime avant leur ex√©cution, lors de la R√©volution fran√ßaise. La Sainte-Chapelle, construite √† proximit√© de la Conciergerie, est consid√©r√©e comme un chef-d'Ňďuvre de l'architecture gothique. Le pont Neuf, √† l'extr√©mit√© occidentale de l'√ģle et datant de la fin du XVIe¬†si√®cle, est le plus vieux pont de Paris en l'√©tat.

    Des monuments de style classique marquent √©galement le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au cŇďur du quartier latin, a √©t√© construite au d√©but du XVIIe¬†si√®cle. Le Louvre, r√©sidence royale, a √©t√© embelli au XVIIe¬†si√®cle et plusieurs fois retouch√© par la suite. L'H√ītel des Invalides, avec son fameux d√īme dor√©, fut √©rig√© √† la fin du XVIIe¬†si√®cle dans les faubourgs de la ville par un Louis¬†XIV soucieux d'offrir un hospice aux soldats bless√©s. Il abrite depuis le les cendres de Napol√©on Ier et son tombeau depuis le 2 avril 1861[390]. Le Panth√©on, √©difi√© quant √† lui √† la fin du XVIIIe¬†si√®cle √† proximit√© de la Sorbonne, est devenu sous la R√©volution un temple civil o√Ļ des Fran√ßais illustres sont enterr√©s.

    Le patrimoine du XIXe¬†si√®cle est tr√®s abondant √† Paris avec notamment l'Arc de Triomphe, les passages couverts, le Palais Garnier, construit √† la fin du Second Empire et au d√©but de la Troisi√®me R√©publique et qui abrite l'op√©ra de Paris, et la Tour Eiffel, construction ¬ę¬†provisoire¬†¬Ľ √©rig√©e par Gustave Eiffel pour l'Exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais d√©mantel√©e. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart des quartiers de la ville et parfois de la proche banlieue.

    Au XXe siècle, de nombreuses réalisations des plus grands architectes parsèment les rues de Paris : Guimard, Plumet[391] ou Lavirotte, références de l'Art nouveau en France, puis celles de Mallet-Stevens, Roux-Spitz, Dudok, Henri Sauvage, Le Corbusier, Auguste Perret, etc. pendant l'entre-deux-guerres.

    L'architecture contemporaine √† Paris est repr√©sent√©e par le Centre Pompidou, √©difice des ann√©es 1970, qui abrite le mus√©e national d'Art moderne ainsi qu'une importante biblioth√®que publique librement accessible, par l'institut du monde arabe ouvert en 1987 ou encore par les importantes r√©alisations voulues par le pr√©sident Fran√ßois Mitterrand¬†: la biblioth√®que nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein d√©veloppement, l'op√©ra Bastille et, probablement la plus c√©l√®bre, la pyramide du Louvre, Ňďuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei √©rig√©e dans la cour du Louvre. Plus r√©cemment, le mus√©e du quai Branly, ou mus√©e des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Oc√©anie et des Am√©riques, dessin√© par Jean Nouvel, inaugur√© en 2006, et la Fondation Louis-Vuitton, dessin√©e par Frank Gehry, inaugur√©e en 2014, ont encore enrichi la diversit√© architecturale et culturelle de la capitale.

    L'arc de triomphe de l'√Čtoile, l'un des symboles de Paris.

    C'est dans la cour du Louvre que d√©bute l'axe historique de Paris¬†: il s'agit d'un alignement monumental d'√©difices et de voies de communication partant du cŇďur de la ville en direction de l'ouest. Il commence √† la statue de Louis¬†XIV dans la cour principale du palais du Louvre, passe sous l'Arc de triomphe du Carrousel et se poursuit √† travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-√Člys√©es et aboutit √† l'Arc de Triomphe au milieu de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'√Čtoile). √Ä partir des ann√©es 1960, la perspective fut prolong√©e plus √† l'ouest par la construction du quartier d'affaires de La D√©fense, quartier o√Ļ se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l'agglom√©ration parisienne. La perspective est parachev√©e en 1989 par la construction de l'Arche de la D√©fense.

    La tour Montparnasse et la basilique du Sacr√©-CŇďur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de rep√®re importants dans le ciel parisien. Cette derni√®re est un des lieux embl√©matiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre o√Ļ se tiennent des peintres et caricaturistes.

    Dans les ann√©es 1960, le ministre des affaires culturelles Andr√© Malraux lance une grande campagne de ravalement des fa√ßades[392], ce qui fait dire au cin√©aste Fran√ßois Truffaut¬†: ¬ę¬†√Ä partir du blanchiment de Paris, c'est devenu tr√®s difficile de montrer Paris tel qu'il avait √©t√© avant[393]¬†¬Ľ.

    Parcs et jardins

    Article détaillé : Liste des espaces verts de Paris.
    Le Grand bassin octogonal du jardin des Tuileries.

    Paris comporte 463¬†parcs et jardins dont le bois de Boulogne et le bois de Vincennes et quatorze cimeti√®res arbor√©s. On trouve des jardins anciens dans le cŇďur de Paris, comme ceux des Tuileries et du Luxembourg. Le jardin des Tuileries a √©t√© cr√©√© au XVIe¬†si√®cle, sur la rive droite de la Seine, √† proximit√© du Louvre pour le palais √©ponyme aujourd'hui disparu. Le jardin du Luxembourg, sur la rive gauche, √©tait autrefois une d√©pendance priv√©e du ch√Ęteau construit pour Marie de M√©dicis vers 1625. Le jardin des plantes, institu√© par Guy de La Brosse, le m√©decin de Louis¬†XIII, pour la culture des plantes m√©dicinales, fut quant √† lui le premier jardin public de Paris.

    C'est toutefois au Second Empire que les jardins parisiens doivent l'essentiel de leur physionomie actuelle. La cr√©ation d'espaces verts fut une facette importante de la politique d'a√©ration d'une ville o√Ļ s'entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l'ing√©nieur Adolphe Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors √† l'ext√©rieur de Paris, sont am√©nag√©s¬†: situ√©s respectivement √† l'extr√™me ouest et √† l'extr√™me est de Paris intra-muros, ils constituent aujourd'hui, et de loin, les espaces verts les plus √©tendus de la ville. Certains jardins du centre sont r√©am√©nag√©s et des squares de quartier sont cr√©√©s. Dans les quartiers plus r√©cents, d'importants parcs sont dessin√©s¬†: Monceau (autrefois connu sous le nom de ¬ę¬†folie de Chartres¬†¬Ľ), Montsouris, les Buttes-Chaumont ont √©t√© con√ßus par l'ing√©nieur de Napol√©on¬†III.

    Depuis les ann√©es 1980, plusieurs espaces verts ont √©t√© am√©nag√©s dans des zones d'activit√©s d√©saffect√©es. Le parc de la Villette, imagin√© par l'architecte Bernard Tschumi √† l'emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourd'hui le plus grand parc de Paris intra-muros. Durant les ann√©es 1990, le parc de Bercy, le parc Andr√©-Citro√ęn, celui de Belleville et d'autres encore ont vu le jour. Des jardins familiaux ou √©ducatifs ont √©galement agr√©ment√© la p√©riph√©rie de la ville le long de l'ancienne ligne ferroviaire circulaire de ¬ę¬†Petite Ceinture¬†¬Ľ. Les jardins d'√Čole inaugur√©s en 2007 et la premi√®re phase du parc Clichy-Batignolles en 2008, sont les plus importants parcs cr√©√©s √† Paris dans les ann√©es 2000.

    Principaux espaces verts parisiens (entre parenthèses : superficie en hectares)[s 25]
    Antérieurs au Second Empire Aménagés sous le Second Empire Créés dans le dernier quart du XXe siècle Créés au XXIe siècle

    Cimetières et lieux de mémoire

    Les principaux cimetières parisiens étaient situés à la périphérie de la ville à leur création en 1804 sous Napoléon Ier. Plusieurs églises de Paris possédaient également leurs propres cimetières mais à la fin du XVIIIe siècle, il fut décidé de les fermer pour des questions de salubrité. Tous les ossements contenus dans les cimetières paroissiaux supprimés en 1786 ont été transférés dans d'anciennes carrières souterraines en dehors des portes méridionales de Paris, lieu devenu depuis la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Ces carrières sont connues de nos jours comme les catacombes de Paris[f 18].

    Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui de nouveau englobé tous ces anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs grandes figures ont trouvé le repos dans le cimetière du Père-Lachaise. Les autres cimetières de taille majeure parmi les quatorze de Paris sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris.

    De nouveaux cimeti√®res ¬ę¬†hors-les-murs¬†¬Ľ ont √©t√© cr√©√©s au d√©but du XXe¬†si√®cle¬†: les plus grands sont le cimeti√®re parisien de Saint-Ouen, le cimeti√®re parisien de Pantin, le cimeti√®re parisien d'Ivry et le cimeti√®re parisien de Bagneux.

    Le Mémorial de la Shoah se présente comme une exposition permanente qui raconte l'histoire des juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale en présentant des documents issus du centre de documentation de cette institution.

    • Cimeti√®re du P√®re-Lachaise.

      Cimetière du Père-Lachaise.

    • Cimeti√®re de Montmartre.

      Cimetière de Montmartre.

    • Catacombes de Paris.

      Catacombes de Paris.

    • Cimeti√®re du Montparnasse.

      Cimetière du Montparnasse.

    • Cimeti√®re de Passy.

      Cimetière de Passy.

    Patrimoine culturel

    Paris est un centre culturel de premier plan. Destination touristique visit√©e chaque ann√©e par quelque vingt-six millions de touristes √©trangers, Paris intra-muros dispose notamment de 143¬†mus√©es permanents et de quatre-vingt lieux d'expositions temporaires, soit 223¬†au total, tels Le Louvre ou le Grand Palais, et des sites exceptionnels, comme les Champs-√Člys√©es ou la tour Eiffel. Capitale mondiale des salons et conf√©rences (5¬†% de l'activit√© mondiale des congr√®s sur pr√®s de 600¬†000¬†m√®tres carr√©s), de la mode, du luxe, de la gastronomie, de tous les styles architecturaux, de la nuit et de l'amour romantique, Paris propose √©galement un choix important en mati√®re de spectacles, th√©√Ętres ou op√©ras notamment, et pr√©sente √† un public particuli√®rement cin√©phile un choix sans √©gal de films en provenance du monde entier.

    Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont l'avenue des Champs-√Člys√©es, du rond-point des Champs-√Člys√©es jusqu'√† l'Arc de Triomphe, la Bastille et la rue de Lappe, le quartier des Halles et celui du Marais, le Quartier latin jusqu'√† Saint-Germain-des-Pr√©s, Montparnasse, Pigalle, la rue Oberkampf, c√©l√®bre pour ses bars, la rue Mouffetard, la Butte-aux-Cailles, la place de la R√©publique ou les rives du canal Saint-Martin.

    √Ä Las Vegas, un casino a reconstitu√© √† une √©chelle ¬Ĺ la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe et l'Op√©ra Garnier. Sur le m√™me principe, un promoteur chinois a construit un ¬ę¬†petit Paris¬†¬Ľ dans la banlieue de Hangzhou en Chine[394].

    Musées

    Article détaillé : Liste des musées de Paris.

    Paris et la région Île-de-France possèdent la plus importante offre muséographique de France. On compte en effet pas moins de cent quarante-trois musées dans Paris intra-muros auxquels il faut ajouter plus de cent-dix musées dans la région. Mais au-delà du nombre, c'est surtout dans la diversité des collections que se trouve la plus grande richesse.

    Capitale pluris√©culaire au riche patrimoine, Paris attire chaque ann√©e de nombreux visiteurs. Le mus√©e le plus ancien, le plus grand en surface et en collections est le Mus√©e du Louvre. Avec un record de fr√©quentation de 8,3¬†millions de visiteurs en 2006, le Louvre est de loin le mus√©e d'art le plus visit√© au monde. D'autres poss√®dent √©galement une renomm√©e mondiale tels le mus√©e national d'Art moderne (dans le Centre Georges-Pompidou), consacr√© √† l'art moderne et contemporain, ou le mus√©e d'Orsay, pour l'art de la seconde moiti√© du XIXe¬†si√®cle (de 1848 √† 1905). √Ä proximit√© de Paris, le ch√Ęteau de Versailles, palais √©difi√© par le Roi-Soleil et r√©sidence des rois de France aux XVIIe et XVIIIe¬†si√®cles, attire √©galement plusieurs millions de visiteurs par an. Le palais et le parc de Versailles sont class√©s au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979[395].

    On trouve des mus√©es sous divers statuts administratifs¬†: les plus c√©l√®bres sont des mus√©es nationaux, c'est-√†-dire appartenant √† l'√Čtat fran√ßais. On peut citer, outre le mus√©e du Louvre, le mus√©e d'Orsay, et le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (mus√©e national d'Art moderne), le Mus√©e de Cluny (mus√©e national du Moyen √āge), le mus√©e du Quai Branly-Jacques-Chirac, la Cit√© de l'Architecture et du Patrimoine, le mus√©e national des Arts asiatiques-Guimet, le Palais de Tokyo, le mus√©e de l'Orangerie, le mus√©e de la Musique et la Cit√© des Sciences et de l'Industrie de la Villette par exemple. D'autres d√©pendent de minist√®res, tels le mus√©e de l'Arm√©e √† l'H√ītel des Invalides, le mus√©e de la Marine au Palais de Chaillot et le Mus√©e de l'Air et de l'Espace du Bourget qui rel√®vent du minist√®re des Arm√©es ou le mus√©um national d'histoire naturelle qui d√©pend de l'√Čducation nationale. On peut √©galement citer le Panth√©on, o√Ļ reposent les ¬ę¬†grands hommes¬†¬Ľ de la Nation tels que Victor Hugo, Voltaire, Rousseau, Jean Moulin, Jean Jaur√®s ou Marie Curie. D'autres rel√®vent de l'Institut de France comme le mus√©e Jacquemart-Andr√©, du CNAM comme le Mus√©e des Arts et M√©tiers, ou encore sont des mus√©es priv√©s, tels que le mus√©e des Arts d√©coratifs, La Pinacoth√®que, le mus√©e d'Art et d'Histoire du juda√Įsme, le mus√©e de la Chasse et de la Nature ou le mus√©e Dapper.

    La municipalité possède et gère quant à elle quatorze musées et sites municipaux dont les plus célèbres sont le musée Carnavalet, consacré à l'histoire de Paris, à proximité de la maison de Victor Hugo, le musée d'Art moderne de la ville de Paris ou encore les catacombes. La ville possède également le musée du Petit-Palais (musée des beaux-arts de la ville de Paris) ou le musée Cernuschi (musée des Arts asiatiques de la ville de Paris). De nombreuses expositions thématiques y sont organisées[s 26].

    Bibliothèques et médiathèques

    Paris accueille un grand nombre de bibliothèques et médiathèques, notamment publiques. La bibliothèque Mazarine, constituée à partir de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin, est la plus ancienne bibliothèque publique de France ; elle fut ouverte au public en 1643.

    La Biblioth√®que nationale de France se trouve pour l'essentiel √† Paris, notamment sur deux sites¬†: ¬ę¬†Richelieu¬†¬Ľ situ√© dans le 2e¬†arrondissement et surtout ¬ę¬†Fran√ßois-Mitterrand¬†¬Ľ dans le 13e¬†arrondissement. Elle constitue l'une des plus importantes biblioth√®ques au Monde avec une collection estim√©e √† plus de trente millions de pi√®ces dont quatorze millions de volumes. Cet √©tablissement public est le d√©positaire en France du d√©p√īt l√©gal depuis le r√®gne de Fran√ßois Ier. L'autre grande biblioth√®que publique est la Biblioth√®que publique d'information du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou.

    La ville g√®re cinquante-cinq biblioth√®ques municipales de pr√™t g√©n√©ralistes[s 27] et une dizaine de biblioth√®ques municipales th√©matiques[s 28] o√Ļ il est √©galement possible d'emprunter certains documents. On peut citer parmi les plus connues la biblioth√®que historique de la ville de Paris, cr√©√©e en 1871, qui poss√®de un million de livres et brochures, des photographies, cartes et plans li√©s √† l'histoire de la ville, la M√©diath√®que musicale de Paris (MMP) ou la biblioth√®que du cin√©ma Fran√ßois-Truffaut, offrant une importante documentation sur le cin√©ma[s 29]. Contrairement √† l'acc√®s √† la BNF et √† la biblioth√®que Mazarine, l'acc√®s aux biblioth√®ques municipales est enti√®rement gratuit m√™me s'il peut √™tre interdit aux mineurs dans les biblioth√®ques th√©matiques. L'emprunt des livres, revues, bandes dessin√©es ou partitions est gratuit, celui des disques et vid√©os se fait moyennant un forfait annuel.

    Il existe en outre des bibliothèques associatives ou privées, comme la bibliothèque des Arts décoratifs, le Forum des instituts culturels étrangers à Paris, la bibliothèque du film de la Cinémathèque française. De nombreuses bibliothèques universitaires sont ouvertes au public, la plus prestigieuse d'entre elles étant la bibliothèque Sainte-Geneviève.

    Op√©ras, th√©√Ętres, salles et lieux de spectacles

    L'Opéra Garnier.

    Les trois op√©ras de Paris sont l'Op√©ra Garnier, l'Op√©ra Bastille et l'Op√©ra comique outre les autres sc√®nes lyriques occasionnelles que sont le Th√©√Ętre du Ch√Ętelet et le Th√©√Ętre des Champs-√Člys√©es. Ils offrent un r√©pertoire vari√© de classique et de moderne.

    Le th√©√Ętre est traditionnellement un lieu majeur de la culture parisienne. Cela demeure vrai, bien que plusieurs de ses acteurs les plus populaires soient √©galement des vedettes de la t√©l√©vision fran√ßaise. Paris intra-muros offre plus de 70¬†000¬†places r√©parties dans 208¬†th√©√Ętres et caf√©s-th√©√Ętres. La Com√©die-Fran√ßaise, le th√©√Ętre de l'Od√©on, le th√©√Ętre de Chaillot ou, sur d'autres registres, le th√©√Ętre Mogador et le th√©√Ętre de la Ga√ģt√©-Montparnasse figurent parmi les principaux th√©√Ętres parisiens. Quelques-uns sont √©galement des salles de concert.

    Des l√©gendes du monde musical fran√ßais et francophone tels qu'√Čdith Piaf, Maurice Chevalier, Georges Brassens, Charles Aznavour ou Jacques Brel ont trouv√© la gloire dans les salles de concert parisiennes¬†: Bobino, l'Olympia, Les Trois Baudets, La Cigale ou encore Le Splendid. La salle Pleyel accueille de nombreux concerts symphoniques, la salle Gaveau de la musique de chambre¬†; plus r√©cemment, la Philharmonie de Paris, √† la Cit√© de la musique dans le parc de la Villette, propose des concerts de musique classique et contemporaine. La maison de Radio France offre, quant √† elle, de nombreux concerts d'une grande diversit√© musicale.

    L'√Člys√©e Montmartre mentionn√© ci-dessous, dont la taille s'est nettement r√©duite, est devenu une salle de concert. Le New Morning est l'un des quelques clubs parisiens offrant toujours des concerts de jazz mais on peut y entendre des musiques d'autres horizons. Plus r√©cemment, Le Z√©nith dans le quartier de la Villette et l'AccorH√ītels Arena dans le quartier de Bercy, le Palais des Congr√®s √† l'ouest de la capitale, La Seine musicale √† Boulogne-Billancourt, voire le Stade de France √† Saint-Denis, la salle Paris La D√©fense Arena √† Nanterre, le Parc des Princes ou le D√īme de Paris - Palais des Sports, proposent des concerts ou des spectacles √† plus grande √©chelle, dont certains en plein air.

    Les guinguettes et les caf√©s-concerts constituaient l'√©pine dorsale du divertissement parisien avant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les exemples pr√©coces, avant le milieu du XIXe¬†si√®cle, on peut citer la guinguette du moulin de la Galette et les caf√©s-concerts de l'√Člys√©e Montmartre et du Ch√Ęteau-Rouge. Les orchestres populaires ont ouvert la voie aux accord√©onistes parisiens dont la musique a d√©plac√© des foules √† l'Apollo et la java a fait danser au faubourg du Temple et √† Belleville. En dehors des clubs survivants de cette √©poque s'est d√©velopp√©e la discoth√®que moderne¬†: Le Palace et Les Bains Douches, quoique ferm√©s aujourd'hui, en sont les exemples les plus l√©gendaires de Paris. Aujourd'hui, une grande partie du clubbing √† Paris se d√©roule dans des clubs comme l'√Čtoile, Le Cab qui sont tr√®s s√©lectifs. Les clubs orient√©s vers la musique √©lectronique tels que Le Rex, le Batofar (un bateau converti en club) ou The Pulp sont assez populaires et les meilleurs DJ du monde y offrent leurs prestations. Il existe d'autres salles de concert plus ou moins grandes, de musiques pop ou de rock ou de vari√©t√©s ou du monde, comme Le Bataclan, Le Grand Rex, le Cirque d'Hiver, etc.

    • Com√©die Fran√ßaise.

      Comédie Française.

    • Le Bataclan.

      Le Bataclan.

    • Th√©√Ętre du Ch√Ętelet.

      Th√©√Ętre du Ch√Ętelet.

    • L'Olympia.

      L'Olympia.

    Discothèques et cabarets

    Paris compte soixante-et-onze discoth√®ques et une trentaine de cabarets et diners-spectacles dont les plus fameux sont le Moulin Rouge fond√© en 1889, o√Ļ l'on mit √† la mode le French cancan, le Lido, les Folies Berg√®re, le Crazy Horse ou le Paradis Latin, doyen des cabarets parisiens dont l'origine remonte √† 1802, et qui symbolisent le ¬ę¬†Paris canaille¬†¬Ľ, ainsi que des boites de chansonniers tels que le Caveau de la R√©publique et le Th√©√Ętre des Deux √ānes ou de travestis comme Chez Michou.

    • Crazy Horse Saloon.

      Crazy Horse Saloon.

    • Paradis Latin.

      Paradis Latin.

    • Bal du Moulin Rouge.

      Bal du Moulin Rouge.

    • Les Folies Berg√®re.

      Les Folies Bergère.

    Cinéma

    Article détaillé : Liste des salles de cinéma à Paris.

    Paris compte un grand nombre de salles obscures avec quatre-vingt-huit cin√©mas en 2012 dont trente-huit class√©s Art et Essai[396] pour environ 430 √©crans en 2015, la plus grande concentration mondiale par habitant. L'offre est vari√©e¬†: environ 450 √† 500¬†films sont √† l'affiche chaque semaine[s 30], ce qui fait de Paris la ville o√Ļ le plus de films diff√©rents sont distribu√©s (du blockbuster am√©ricain au film d'art et essai moyen-oriental)[397]. Ces salles sont fr√©quent√©es par plus de 28,2¬†millions de spectateurs par an (chiffres 2011), soit 13¬†% de la fr√©quentation nationale[396].

    Quelques grands groupes dominent de plus en plus et le cinéma indépendant est fragilisé. Depuis les années 1990, de grands multiplexes UGC, Pathé ou MK2 de dix à vingt salles ont été créés (aux Halles, à Bercy, etc.)[398].

    La plus grande salle de cinéma à Paris est aujourd'hui Le Grand Rex avec 2 800 places, depuis que le Gaumont-Palace de la place de Clichy (qui comptait 6 000 places) a été détruit en 1973. Toutes les autres salles parisiennes possèdent désormais moins de 1 000 places.

    L'ancien American Center de l'architecte Frank O.Gehry abrite désormais la Cinémathèque française, au nord de la passerelle Simone-de-Beauvoir dont elle est séparée par le parc de Bercy ; elle fait face au site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France.

    Cafés, restaurants et brasseries

    Article connexe : Cuisine parisienne.
    Le Café de Flore, célèbre café parisien, à Saint-Germain-des-Prés.
    Les Deux Magots, un autre café parisien célèbre de Saint-Germain-des-Prés.

    Les caf√©s sont rapidement devenus une partie int√©grante de la culture fran√ßaise de par leur aspect, en particulier √† partir de l'ouverture du Caf√© de la R√©gence au Palais-Royal en 1681 puis, huit ans plus tard, du Caf√© Procope sur la rive gauche. Les caf√©s dans les jardins du Palais-Royal sont devenus particuli√®rement populaires au cours du XVIIIe¬†si√®cle et peuvent √™tre consid√©r√©s comme les premi√®res ¬ę¬†terrasses de caf√©¬†¬Ľ √† Paris. Celles-ci ne connurent pas d'expansion jusqu'√† l'apparition des trottoirs et des boulevards au milieu du XIXe¬†si√®cle. √Ä la R√©volution, les cuisiniers des princes et des nobles cr√©√®rent le concept de restaurant.

    Le premier √©tablissement annonciateur de ¬ę¬†la restauration¬†¬Ľ semble avoir √©t√© √† Paris La Tour d'Argent, fond√© en 1582 par un certain Rourtaud¬†; l'endroit aurait contribu√© √† l'utilisation de la ¬ę¬†fourchette¬†¬Ľ en France. Le premier restaurant, dans l'acception moderne, est ouvert √† Paris, rue des Poulies, en 1765 par un marchand de bouillon nomm√© Boulanger (dit Champ d'Oiseau) qui invente la ¬ę¬†carte de restaurant¬†¬Ľ et le mot ¬ę¬†restaurant¬†¬Ľ, et en 1782, Antoine Beauvilliers, cuisinier du prince de Cond√© et officier de bouche du comte de Provence, reprend la formule et ouvre, dans un cadre raffin√©, la Grande Taverne de Londres, au 26, rue de Richelieu. C'est l√† le premier v√©ritable ¬ę¬†grand restaurant¬†¬Ľ de Paris, qui restera pendant plus de vingt ans sans rival. Mais c'est √† partir de la R√©volution fran√ßaise que le ph√©nom√®ne prend de l'ampleur avec la fuite des nobles qui laissent sans emploi leur cuisinier, alors que de nombreux provinciaux arrivent √† Paris o√Ļ ils ne comptent pas de famille qui puisse les nourrir. D√®s 1789, on compte √† Paris une centaine de restaurants fr√©quent√©s par la bonne soci√©t√©, regroup√©s autour du Palais-Royal. Trente ans apr√®s on en d√©nombre 3¬†000.

    Paris compte de grands restaurants de la gastronomie française, parmi lesquels figurent Maxim's, Le Grand Véfour, Lasserre, L'Archestrate, ainsi que La Tour d'Argent, établissement connu pour la vue panoramique qu'il offre sur la Seine.

    La r√©putation culinaire de Paris trouve ses fondations dans les origines fran√ßaises diversifi√©es de ses habitants. Avec l'arriv√©e du chemin de fer au milieu du XIXe¬†si√®cle et la r√©volution industrielle qui suivit, de nombreuses personnes de toute la France sont arriv√©es dans la capitale, apportant toute la diversit√© gastronomique des diff√©rentes r√©gions de France et cr√©ant de nombreux restaurants de sp√©cialit√©s r√©gionales, comme ¬ę¬†Chez Jenny¬†¬Ľ pour la cuisine alsacienne et ¬ę¬†Aux Lyonnais¬†¬Ľ pour celle de Lyon. L'immigration en provenance de pays √©trangers a apport√© une encore plus grande diversit√© culinaire et on trouve aujourd'hui √† Paris, en plus d'un grand nombre d'√©tablissements de cuisine d'Italie, du Maghreb ou d'Asie, des √©tablissements proposant des pr√©parations culinaires en provenance des cinq continents.

    H√ītels et palaces

    Une autre cons√©quence de l'augmentation du nombre de voyageurs et de touristes dans la capitale est, d√®s la fin du XIXe¬†si√®cle, la pr√©sence de nombreux h√ītels, en partie li√©e aux expositions universelles. Parmi les plus luxueux, figurent¬†:

    Dans les années 1920, durant les Années folles, de nombreux établissements sont créés :

    Plus r√©cemment, de grands groupes, souvent √©trangers, ont ouvert de nombreux h√ītels de luxe¬†:

    Paris, centre littéraire et intellectuel

    Article détaillé : vie littéraire à Paris.
    Buste de Molière au 31 rue du Pont-Neuf, né en réalité deux rues plus à l'ouest au 96 rue Saint-Honoré.

    D√®s le XIIe¬†si√®cle, le rayonnement de son universit√© fait de Paris l'un des grands foyers intellectuels du monde chr√©tien. L'adoption du dialecte parisien par la Cour affirme cette vocation. Durant la Renaissance, la ville devient un foyer de l'Humanisme. Avec la progressive centralisation du pouvoir, Paris se trouve renforc√©e dans sa pr√©√©minence culturelle en France. Vers le milieu du XVIIe¬†si√®cle, Paris et ses salons deviennent le centre presque unique de la litt√©rature fran√ßais avec notamment celui de l‚Äôh√ītel de Rambouillet o√Ļ se r√©unissaient Malherbe, Corneille, La Rochefoucauld, Madame de S√©vign√©, Madame de La Fayette, etc. Dans le dernier tiers du si√®cle, le prestige de la [[Ch√Ęteau de Versailles|cour de Louis¬†XIV √† Versailles]] √©clipse un peu celui de Paris. Toutefois, le th√©√Ętre classique et la vie intellectuelle parisienne restent actifs avec notamment Moli√®re qui dirige la ¬ę¬†Troupe du Roy¬†¬Ľ en 1665, qui deviendra la Com√©die-Fran√ßaise sous le patronage du roi en 1680.

    Au cours du XVIIIe¬†si√®cle, Paris redevient le centre culturel du royaume. Les salons parisiens connaissent leur plus bel essor. Voltaire, au ton l√©ger et ironique, est l'√©crivain parisien par excellence. √Ä l'inverse, Jean-Jacques Rousseau fuit cette ville ¬ę¬†de bruit, de fum√©e et de boue¬†¬Ľ et se r√©fugie √† Montmorency, √† quinze kilom√®tres au nord de Paris, avant de s'y r√©installer en 1770.

    √Ä partir de la R√©volution, le monde litt√©raire se fait plus large, plus complexe. Paris n'en demeure pas moins le cŇďur de la vie intellectuelle fran√ßaise, en attirant Carlo Goldoni et en accueillant des progressistes, comme Adam Mickiewicz ou Heinrich Heine, menac√©s ou chass√©s de diff√©rents pays d'une Europe rest√©e globalement tr√®s conservatrice. Au cours des XIXe et XXe¬†si√®cles, Paris est le th√©√Ętre o√Ļ se succ√®dent les diff√©rents mouvements litt√©raires fran√ßais et leurs figures principales, romantisme et r√©alisme avec Hugo ou Balzac, naturalisme avec Zola, Parnasse et symbolisme avec Baudelaire, Verlaine ou Mallarm√©, surr√©alisme avec Apollinaire et Andr√© Breton, et d'o√Ļ viendra le renouveau litt√©raire apport√© par Proust et C√©line.

    Le nord du boulevard Saint-Michel et ses librairies.

    Dans les ann√©es 1920, beaucoup d'√©crivains √©trangers viennent d√©couvrir Paris et s'en inspirent dans leur Ňďuvre¬†: Ernest Hemingway, Henry Miller, Gertrude Stein, Ezra Pound, etc. et d‚Äôautres attir√©s par son milieu litt√©raire viennent y chercher l‚Äôespoir d'un accueil propice¬†: D. H. Lawrence, James Joyce, Samuel Beckett, Eug√®ne Ionesco, Emil Cioran, Gao Xingjian, etc. Montparnasse, quartier des artistes depuis la fin du XIXe¬†si√®cle, conna√ģt son √Ęge d'or dans l'entre-deux-guerres. Apr√®s la Seconde Guerre mondiale, c'est Saint-Germain-des-Pr√©s qui devient le foyer litt√©raire le plus c√©l√®bre, avec la pr√©sence de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian ou Jacques Pr√©vert[399]. Le quartier latin demeure le quartier des libraires et l'on y trouve aussi 217¬†bouquinistes sur les quais de Seine. Paris est la principale ville de l'activit√© litt√©raire et de l'√©dition fran√ßaises¬†; dans beaucoup de quartiers, des immeubles portent une plaque rappelant le s√©jour d'un √©crivain.

    Paris dans les arts et la culture

    Paris dans la littérature

    Depuis longtemps, Paris a inspir√© les √©crivains. Au XVe¬†si√®cle, Fran√ßois Villon plonge dans les bas-fonds de Paris pour amorcer son Ňďuvre majeure¬†: Le Testament. Toutefois, au XVIIe¬†si√®cle et, dans une moindre mesure au XVIIIe¬†si√®cle, la description de la r√©alit√© parisienne contemporaine int√©resse peu les auteurs.

    Les Halles ont inspir√© √Čmile Zola pour Le Ventre de Paris (tableau de L√©on Lhermitte).

    Au XIXe¬†si√®cle, les √©crivains fran√ßais s'attachent davantage √† d√©crire la r√©alit√© de leur temps de mani√®re plus exacte. Sous la monarchie de Juillet, Honor√© de Balzac cherche √† brosser un tableau d√©taill√© et moderne de la soci√©t√© fran√ßaise, c'est La Com√©die humaine[400]. Paris occupe une place privil√©gi√©e dans cette Ňďuvre et pas seulement dans les Sc√®nes de la vie parisienne. Il distingue par la diversit√© des r√©seaux de relations¬†: c'est l√† que sont possibles les succ√®s les plus fulgurants, l√† que l'on cherche la gloire[401] mais aussi l√† que l'on peut tomber dans l'anonymat le plus absolu[402].

    Si Balzac s'int√©resse avant tout √† la haute soci√©t√© ou aux ambitieux d√©sargent√©s, on commence √† la m√™me √©poque √† s'int√©resser √† la ville populaire, per√ßue comme mena√ßante et fascinante. Des √©tudes paraissent sur les ¬ę¬†classes dangereuses¬†¬Ľ d'une ville en expansion. Les Myst√®res de Paris d'Eug√®ne Sue, qui fait une tr√®s large place au Paris de la p√®gre, conna√ģt un immense succ√®s lors de sa parution en feuilleton en 1842‚Äď1843. Vingt ans plus tard, c'est l'autre plus grand romancier de Paris, Victor Hugo, qui publie Notre-Dame de Paris et Les Mis√©rables, autre volumineux ouvrages traitant du Paris populaire devenu des classiques. Paris fascine avec une double image¬†: une ville fastueuse et prestigieuse (Stendhal sublime Le Frascati, Balzac chante le boulevard des Italiens, Nerval ou Baudelaire ne jurent que par le Divan Le Pelletier) mais aussi une ville populaire o√Ļ r√®gne le vice. G√©rard de Nerval s'y suicide dans le lieu le plus sordide qu'il ait pu y trouver. Le Paris en mutation d'Haussmann est largement d√©crit par √Čmile Zola dans Les Rougon-Macquart (Le Ventre de Paris, Nana, Au Bonheur des Dames)¬†; il est le cadre des errances et √©tats d'√Ęme des po√®tes parnassiens et symbolistes et surtout de Baudelaire (Le Spleen de Paris). Guy de Maupassant utilise notamment la capitale pour d√©peindre la soci√©t√© de son √©poque, comme dans la satire Bel-Ami (publi√© en 1885), dans lequel le h√©ros grimpe dans la hi√©rarchie sociale parisienne gr√Ęce √† ses ma√ģtresses et ses coups bas.

    Toujours au XIXe¬†si√®cle, la ville de Paris est repr√©sent√©e dans d'autres genres que le roman social et le roman r√©aliste. Par exemple, Jules Verne l'imagine en dystopie dans son roman m√©connu, Paris au XXe¬†si√®cle, √©crit en 1863. La ville appara√ģt aussi dans de nombreux romans-feuilleton, tels que ceux o√Ļ apparait le personnage Rocambole. De m√™me, elle sert beaucoup de lieux d'action pour les romans historiques tels que Les Trois Mousquetaires par Alexandre Dumas (1844). Enfin, on peut citer des pi√®ces de th√©√Ętre, telles que la com√©die dramatique Cyrano de Bergerac, par Edmond Rostand (1897), librement inspir√©e de la vie et de l'Ňďuvre de l'√©crivain libertin Savinien de Cyrano de Bergerac (1619-1655).

    Au d√©but du XXe¬†si√®cle, la capitale servait de th√©√Ętre √† des s√©ries polici√®res, telles que Fant√īmas (par Pierre Souvestre et Marcel Allain) ou Ars√®ne Lupin (par Maurice Leblanc).

    Dans les ann√©es 1960, les √©crivains transforment Paris en une ville mythique¬†: parfois dr√īle et burlesque comme Zazie dans le m√©tro de Raymond Queneau ou encore pleine de souvenirs comme Je me souviens de Georges Perec.

    La ville fascine encore les écrivains de la nouvelle génération, comme Patrick Modiano (et le quartier de Belleville), Brahim Metiba dans Je n'ai pas eu le temps de bavarder avec toi (un parcours en bus de Clichy-la-Garenne au centre de Paris), ou Jean-François Vilar (et le quartier de Bastille).

    La po√©sie joue √©galement √† Paris un r√īle dans de nombreuses Ňďuvres¬†: Jacques R√©da et Les Ruines de Paris, Jacques Roubaud et La forme d'une ville change plus vite, h√©las, que le cŇďur des humains.

    Paris dans la peinture et la sculpture

    Paris a été une source d'inspiration pour de nombreux artistes qui ont diffusé son image dans le monde entier.

    Il existe de rares repr√©sentations de la ville dans certaines peintures et miniatures m√©di√©vales, mais les peintures repr√©sentant Paris ne se multiplient de mani√®re significative qu'√† partir des Guerres de Religion √† la fin du XVIe¬†si√®cle. C'est sous les r√®gnes d'Henri IV et de Louis¬†XIII que la ville est repr√©sent√©e par Jacques Callot et par les peintres hollandais De Verwer et Zeeman, en particulier les bords de Seine qui les fascinent. Le Louvre devient un sujet de pr√©dilection au XVIIe¬†si√®cle mais il faut pourtant attendre la vogue de la peinture en plein air au XIXe¬†si√®cle pour voir les artistes s'int√©resser √† la vie parisienne et au paysage urbain en mutation. Corot plante son chevalet sur les quais de Seine, Monet repr√©sente l'atmosph√®re vaporeuse de la gare Saint-Lazare, Renoir d√©crit la vie montmartroise (Moulin de la Galette, le Moulin-Rouge), Pissarro peint le Pont Neuf et Sisley l'√éle Saint-Louis. Puis, au tournant du si√®cle, Seurat, Gauguin (Parisiens de naissance), C√©zanne et Van Gogh repr√©sentent largement Paris dans leur Ňďuvre. Toulouse-Lautrec est peut-√™tre le plus parisien dans l'√Ęme mais il s'int√©resse plus aux cabarets et aux bas-fonds parisiens, qu'il fr√©quente assid√Ľment, qu'aux paysages. Au XXe¬†si√®cle, les plus parisiens des peintres sont certainement Matisse, Vlaminck, Derain, et Marquet ou Utrillo qui repr√©sentent souvent les quartiers d√©sh√©rit√©s de la ville. Picasso, van Dongen et Dumont m√®nent une vie de boh√®me au Bateau-Lavoir √† Montmartre tandis que L√©ger, Modigliani, Chagall, Zadkine, Csaky et Soutine s'installent dans les ateliers de la Ruche √† Montparnasse¬†; c'est l'√Ęge d'or de l'√©cole de Paris qui laisse place au surr√©alisme apr√®s la Seconde Guerre mondiale.

    Les sculpteurs Fran√ßois Rude (La Marseillaise, composition la plus forte de l'Arc de Triomphe) puis Jean-Baptiste Carpeaux avec la fontaine de l'Observatoire pr√©c√®dent les grands ma√ģtres de la fin du XIXe¬†si√®cle dont d'innombrables Ňďuvres ornent la voie publique parisienne¬†: Rodin, Dalou (jardin du Luxembourg, place de la Nation), Bourdelle (Palais de Tokyo), Maillol (jardin des Tuileries) puis Paul Landowski (sainte Genevi√®ve au pont de la Tournelle). L'Art nouveau trouve un √©tonnant d√©bouch√© en 1900 avec le m√©tro de Paris naissant dont Guimard orne alors plusieurs dizaines de bouches d'entr√©e. L'art contemporain s'illustre par exemple au Palais-Royal avec les colonnes de Buren ou √† Beaubourg avec la fontaine Stravinsky.

    Paris dans la musique et la chanson

    Article détaillé : Chansons sur Paris.
    Jean Béraud, La Marseillaise, 1880.

    Paris constitue un th√®me et un cadre pour d'innombrables chansons et Ňďuvres musicales.

    La tradition musicale √† Paris remonte au Moyen √āge avec la cr√©ation √† la fin du XIIe¬†si√®cle de l'√©cole polyphonique de Notre-Dame dont les Ňďuvres expriment la foi m√©di√©vale. Sous Fran√ßois Ier na√ģt √† Paris l'imprimerie musicale fran√ßaise et les premi√®res chansons populaires apparaissent. Sous le r√®gne de Louis¬†XIV, les grands op√©ras sont repr√©sent√©s √† Paris¬†: Lully s'y installe et devient responsable de la musique de la Cour. Ses ballets sont repr√©sent√©s au Louvre √† partir de 1655. Au XVIIIe¬†si√®cle, Rameau accentue le r√īle de l'orchestre dans ses op√©ras-ballets, la musique s'impose dans les salons. L'Histoire de France influence √©galement la musique parisienne¬†: de nombreuses chansons populaires sont cr√©√©es durant la R√©volution fran√ßaise¬†; La Carmagnole devient l'hymne des Sans-culottes en 1792. Au XIXe¬†si√®cle, Paris devient la capitale de la musique, plus par les grands ma√ģtres √©trangers comme Rossini et Gaetano Donizetti et m√™me Richard Wagner qu'elle attire par son rayonnement que gr√Ęce √† ses propres compositions. La musique √©volue progressivement vers le romantisme incarn√© par exemple par Fr√©d√©ric Chopin et Franz Liszt. Gounod renouvelle l'op√©ra lyrique tandis que Berlioz importe la musique descriptive.

    La musique festive de danses de Paris au XIXe siècle est célèbre dans le monde entier. Jouée notamment au moment du carnaval de Paris, elle influence des musiques traditionnelles et des compositeurs étrangers. Au nombre de ceux-ci, on trouve Johann Strauss père, venu à Paris, à l'invitation de Philippe Musard, alors très célèbre. Ce dernier, ainsi que des dizaines d'autres compositeurs parisiens très fameux à l'époque (Jullien, Tolbecque, etc.).

    Apr√®s 1870, Dukas, Saint-Sa√ęns ou Bizet font de la France la ma√ģtresse de la musique de ballet. Le caract√®re national de la musique revient avec Ravel et Debussy, musiciens impressionnistes. La fin du XIXe¬†si√®cle est aussi l'√©poque des chansonniers dont Le Chat noir est le lieu de repr√©sentation embl√©matique, immortalis√© par Toulouse-Lautrec. Au XXe¬†si√®cle, les chansons d'√Čdith Piaf, la ¬ę¬†m√īme de Paris¬†¬Ľ, ainsi que celles de Maurice Chevalier incarnent la chanson populaire parisienne dans le monde entier. Plus r√©cemment, Jacques Dutronc chante en 1968 ¬ę¬†Il est 5¬†heures, Paris s'√©veille¬†¬Ľ et Dalida devient l'une des plus c√©l√®bres Montmartroises, une place de la Butte porte son nom et un buste a √©t√© √©rig√© en son hommage dix ans apr√®s son d√©c√®s[403].

    Paris dans la photographie

    Phaéton de marque Brouhot à Paris en 1910.

    D√®s l'invention de la photographie, de nombreux artistes ont cherch√© √† capter l'atmosph√®re de la ville et sa vie quotidienne prise sur le vif. Initi√©e par Eug√®ne Atget (1857-1927)[404], la photographie de sc√®nes de rues et petits m√©tiers aujourd'hui disparus est incarn√©e par Robert Doisneau (1912-1994), un des premiers grands photographes de Paris[405]. Les sc√®nes insolites constituaient ses sujets de pr√©dilection¬†: les enfants jouant dans les rues, les concierges, les bistrots, les march√©s, etc. Ses photographies sont pleines d'humour et de tendresse, la plus c√©l√®bre √©tant Le Baiser de l'H√ītel de Ville[406]. Les images de Willy Ronis √©voquent le Belleville et le M√©nilmontant d'autrefois, saisissante illustration d'une atmosph√®re populaire √† jamais disparue[407]. Marcel Bovis (1904-1997) a, quant √† lui, repr√©sent√© la magie de Paris la nuit.

    Paris au cinéma

    L'épicerie Collignon à Montmartre, apparaissant dans le film le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.

    Paris est une des villes les plus filmées au monde[340]. Outre l'importante production française, les réalisateurs étrangers qui l'ont choisie pour cadre sont nombreux.

    Parmi une longue liste de films, quelques chefs-d'Ňďuvre du cin√©ma fran√ßais sont devenus des classiques. H√ītel du Nord (1938) fut le cadre de la c√©l√®bre r√©plique d'Arletty ¬ę¬†Atmosph√®re, atmosph√®re, est-ce que j'ai une gueule d'atmosph√®re¬†?¬†¬Ľ¬†; le petit h√ītel au bord du canal Saint-Martin, o√Ļ le film ne fut d'ailleurs pas tourn√©[m] est devenu un lieu de p√®lerinage cin√©phile.

    La Travers√©e de Paris (1956) et Le Dernier M√©tro (1980) rappellent une certaine r√©alit√© de l'Occupation, tandis que Paris br√Ľle-t-il¬†? (1966) √©voque la lib√©ration de Paris en ao√Ľt 1944. Plus r√©cemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien montrant l'isolement dans une grande m√©tropole et la solidarit√© qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Am√©lie Poulain (2001), conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel, a rencontr√© un succ√®s populaire international et amen√© de nombreux cin√©philes √† Montmartre √† la recherche des lieux embl√©matiques du tournage.

    De grands succ√®s du cin√©ma international, comme Tout le monde dit I love you (1996) ou Minuit √† Paris (2011) de Woody Allen, Moulin Rouge¬†! (2001) ou Da Vinci code (2006), ont choisi la ville pour cadre. En 2007, gr√Ęce √† son image et √† sa position de capitale de la gastronomie, Paris a √©t√© choisie comme cadre de l'action du film d'animation am√©ricain Ratatouille[408].

    De plus, Paris appara√ģt dans de nombreux films r√©cents comme La M√©moire dans la peau (2002) avec Matt Damon, qui se d√©roule en grande partie √† Paris, ou Tout peut arriver (2003) avec Jack Nicholson, qui d√ģne dans le restaurant Le Grand Colbert √† la fin du film. Le film choral de C√©dric Klapisch Paris (2008) s'y d√©roule exclusivement. En 2010, Paris est aussi le lieu de r√©sidence de Fabrice Luchini dans Les Femmes du 6e¬†√©tage. Paris appara√ģt √©galement dans le film Inception (2010) ainsi que dans une grande partie de Mission impossible¬†: Fallout (2018).

    Paris dans la culture populaire

    L'argot ¬ę¬†parisien¬†¬Ľ r√©v√©l√© par les √©crivains du XIXe¬†si√®cle comme Victor Hugo, Eug√®ne Sue ou Balzac reste tr√®s vivace √† Paris jusqu'aux ann√©es 1950. L'√©volution sociologique et ethnique de la population parisienne explique en grande partie cette ¬ę¬†mort¬†¬Ľ de l'argot parisien, qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogu√©s par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud (titi parisien par excellence) ou de sketches de Coluche. Depuis, l'embourgeoisement de la capitale et l'arriv√©e massive de populations provinciales et √©trang√®res contribuent progressivement √† la disparition de l'argot parisien, supplant√© par le verlan[409] et par de nouvelles formes d'expression d√©velopp√©es en banlieue, √©ventuellement ponctu√©es de mots emprunt√©s aux langues √©trang√®res, telles que l'anglais ou l'arabe.

    On appelle souvent Paris la ¬ę¬†Ville lumi√®re¬†¬Ľ. L'origine de cette p√©riphrase vient de la cr√©ation de l‚Äô√©clairage public √† Paris par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe¬†si√®cle[410].

    Paris est surnomm√©e famili√®rement ¬ę¬†Paname¬†¬Ľ, surnom donn√© au d√©but du XXe¬†si√®cle aux Parisiens qui avaient adopt√© le chapeau dit panama[411], mis en vogue par les ouvriers qui creusaient le canal du m√™me nom au d√©but du XXe¬†si√®cle. Cette coiffe tr√®s pratique s'exportait principalement vers les √Čtats-Unis et l'Europe¬†; elle avait fait fureur √† Paris o√Ļ tous les hommes portaient un panama. Ce chapeau a donn√© lieu √† de nombreuses chansons, notamment le Paname de L√©o Ferr√©, m√©lancolique d√©claration d'amour √† la capitale, qui vaudra au chanteur son premier grand succ√®s.

    Plus anciennement, Paris et aussi Pantin, une de ses proches banlieues, √©taient surnomm√©es argotiquement ¬ę¬†Pantruche¬†¬Ľ[411] (d'o√Ļ le nom de la Compagnie carnavalesque parisienne ¬ę¬†les Fumantes de Pantruche¬†¬Ľ, pr√©sente au Carnaval de Paris).

    ¬ę¬†Parigot¬†¬Ľ est un terme d'argot qui d√©signe un Parisien. Ce terme est g√©n√©ralement consid√©r√© comme p√©joratif ou au moins moqueur[412].

    Paris dans les jeux vidéo

    La ville est reproduite dans le jeu vidéo The Saboteur, sorti en 2009, avec la plupart des plus grands monuments de la ville. Le jeu se déroule au tout début de la Seconde Guerre mondiale[413],[414]. Elle est également entièrement reproduite dans le jeu vidéo automobile Midtown Madness 3 et Midnight Club II. Une partie du scénario s'y déroule dans Tomb Raider : L'Ange des ténèbres, et une mission y a lieu au tout début du jeu 007: Nightfire. En novembre 2011, des missions y ont lieu également dans Call of Duty: Modern Warfare 3. De plus, on retrouve une carte de Battlefield 3 dans le mode multijoueur qui se déroule à Paris (Opération Métro et traversée de la Seine) ainsi que dans son mode solo. Paris apparait également dans le jeu Remember me, se déroulant dans la ville de Néo-Paris, une version plus technologique de la Ville Lumière. Le jeu vidéo Killing Floor 2 propose de se battre dans un Paris dévasté[415].

    Dans le jeu vid√©o de r√īle Pok√©mon X et Y, d√©velopp√© par Game Freak et sorti en 2013, ¬ę¬†Illumis¬†¬Ľ (le nom fait r√©f√©rence √† la Ville Lumi√®re) la plus grande ville de la r√©gion de Kalos (inspir√©e de la France) est une repr√©sentation fictive de Paris dans laquelle on trouve de nombreux caf√©s, taxis, etc. La ville est coup√©e en deux par un fleuve, la Seine, qui s√©pare la rue m√©ridionale (Rive gauche) de la rue septentrionale (Rive droite)¬†; le centre de la ville est occup√© par la tour Prismatique (la tour Eiffel), le tout √©tant reli√© par cinq places et quatre avenues portant des noms de mois du calendrier r√©volutionnaire.

    Dans le jeu Assassin's Creed Unity, opus de la série Assassin's Creed développé par les studios Ubisoft et sorti en octobre 2014, l'ensemble de l'intrigue et de l'action principale se déroule à Paris durant la Révolution française. La ville y est entièrement modélisée quasiment à l'échelle 1:1 telle qu'elle était de 1789 à 1794[416]. Les principaux monuments sont reconstitués avec moult détails (y compris ceux disparus, comme la Bastille et le palais des Tuileries), et les développeurs se sont attachés à reconstituer l'ambiance populaire à cette période. Ici le caractère violent et sanguinaire de la société parisienne de l'époque est très souligné[417]. L'expérience de jeu prenant place dans un monde dit ouvert, le joueur est encouragé à explorer cette reconstitution historique de Paris à un moment capital de son histoire[418].

    Dans le jeu World of Tanks, Paris est une des cartes jouables. Il s'agit d'une représentation des alentours. Comme beaucoup des cartes du jeu, elle s'entend sur 1 km2, ici autour du Palais de Chaillot, le tout sur la rive droite de la Seine. La Tour Eiffel est visible mais est inaccessible. Paris est une carte estivale, réservée aux rangs VIII à X. La carte n'est pas une représentation fidèle de la disposition exacte des rues mais elle s'inspire directement du style architectural de la ville. La statue équestre du Maréchal Foch est également représentée[419].

    Paris dans le neuvième art (bande dessinée)

    Paris et la bande dessin√©e sont de vieilles amies. D√®s le d√©but du XXe¬†si√®cle, des cr√©ateurs pr√©curseurs du neuvi√®me art font de la capitale le d√©cor privil√©gi√© des aventures de leurs personnages. En 1905 appara√ģt Annak Labornez, plus connue sous le sobriquet de B√©cassine, qui part bien vite travailler √† Paris chez la marquise de Grand'Air. En 1908, trois authentiques Parigots commencent √† arpenter le pav√© parisien, au gr√© de leurs filouteries et arnaques en tout genre¬†: Croquignol, Ribouldingue et Filochard deviennent c√©l√®bres sous le nom des Pieds nickel√©s.

    Au sortir de la guerre, la bande dessin√©e est incontestablement belge, avec deux grandes √©coles¬†: la Ligne claire pour Le Journal de Tintin, sous la houlette de Herg√©, et l'√©cole de Marcinelle pour Spirou, inspir√©e par Joseph Gillain. Elle entame sa migration vers la France et Paris en 1959, avec la cr√©ation par Ren√© Goscinny, Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier de Pilote. C'est en France que la bande dessin√©e entame son renouveau, voyant appara√ģtre des auteurs tels que Philippe Druillet, Giraud, Fred,¬†etc.

    En 1978, Casterman lance son propre journal, (√Ä suivre), ambitieux magazine qui verra exploser le plus parisien des auteurs de BD, Jacques Tardi, dont nombre de ses Ňďuvres prennent place dans la ville lumi√®re, en particulier avec Les Aventures extraordinaires d'Ad√®le Blanc-Sec, s√©rie reconstituant le Paris de la Belle √Čpoque, dans une parodie des romans populaires de l'√©poque, mais aussi dans ses diff√©rentes adaptations de romans de plusieurs auteurs, tels que L√©o Malet (Nestor Burma), Pierre Siniac (Le Secret de l'√©trangleur) ou encore, Jean Vautrin (Le Cri du peuple).

    Edgar P. Jacobs, auteur de Blake et Mortimer, s'illustre aussi dans ce domaine, avec pas moins de trois albums se d√©roulant dans Paris et sa r√©gion. Ainsi, dans S.O.S. M√©t√©ores (1958 ‚Äď 1959¬†; se d√©roulant dans la capitale et dans le d√©partement des Yvelines) et L'affaire du collier (1965 ‚Äď 1966¬†; exclusivement dans cette ville), les diff√©rents lieux visit√©s par les personnages sont repr√©sent√©s de mani√®re tr√®s r√©aliste. Dans l'aventure Le Pi√®ge diabolique (1960 ‚Äď 1961), on n'y voit Paris que tr√®s furtivement, au d√©but et √† la fin, l'aventure se d√©roulant essentiellement dans la commune de La Roche-Guyon (Val-d'Oise).

    Paris (sous le nom antique de Lut√®ce) appara√ģt dans pas moins de quatre aventures d'Ast√©rix, s√©rie r√©alis√©e par Ren√© Goscinny et Albert Uderzo. Elle sert de d√©cor d√®s la seconde aventure, La Serpe d'or (1962), dans lequel les h√©ros luttent contre un r√©seau de trafiquants de serpes d'or. Puis, la cit√© gauloise sert de seconde √©tape dans Le Tour de Gaule d'Ast√©rix (1965), o√Ļ ils ach√®tent du jambon de Lut√®ce et surtout, rencontre leur futur chien Id√©fix (qui sera nomm√© √† partir de l'album suivant). Elle apparait au d√©but de l'histoire Les Lauriers de C√©sar (1972), o√Ļ s'y d√©clenche l'intrigue¬†: le chef Abraracourcix y fait un pari d'ivrogne aupr√®s de son beau-fr√®re (caricature de Parisien), dans lequel seront impliqu√©s les h√©ros. Enfin, elle est au centre de Lut√®ce olympique, courte histoire √©crite et dessin√©e par Albert Uderzo (et qui sera publi√©e dans Ast√©rix et la Rentr√©e gauloise, regroupant plusieurs histoires), visant √† soutenir la candidature (infructueuse) de Paris aux Jeux olympiques d'√©t√© de 1992. En outre, Lut√®ce est souvent √©voqu√©e dans la s√©rie, donnant l'impression d'√™tre la capitale de la Gaule (afin de mieux donner au lecteur le sentiment que la s√©rie se d√©roule √† l'√©poque actuelle), alors que la capitale des Gaules √©tait Lugdunum (l'antique Lyon), √† partir de 27 avant notre √®re.

    Aujourd'hui, les principaux éditeurs sont à Paris, dans la lignée des pionniers du début du siècle comme la dynastie des Offenstadt et leur Société parisienne d'édition. Et c'est à Paris que la nouvelle bande dessinée a pris racine, avec les jeunes auteurs indépendants : Joann Sfar, Lewis Trondheim, Jean-Christophe Menu, Winshluss, David B., etc.

    Principales bandes dessinées ayant pour décor la ville de Paris : Il était une fois une fille que j'ai rencontrée deux fois de Davy Mourier, Kiki de Montparnasse de José-Louis Bocquet, Louis la Lune de Alban Guillemois, Le Mystère Tour Eiffel d'Armand Guérin et Fabien Lacaf, Chambres Noires d'Olivier Bleys et Yomgui Dumont, Le Diable Amoureux et autres films jamais tournés par Méliès de Fabien Vehlmann et Franz Duchazeau, etc.

    Paris, capitale du cinéma

    La premi√®re projection cin√©matographique publique a √©t√© r√©alis√©e √† Paris, le , par Antoine Lumi√®re[420],[421], et montrant la sortie d'une usine de Lyon, o√Ļ a √©t√© invent√© l'appareil. C'est √©galement √† Paris que Georges M√©li√®s (1861-1938) invente ¬ę¬†l'art du cin√©ma¬†¬Ľ et le spectacle cin√©matographique¬†: avant lui les films sont uniquement des documentaires ou des d√©monstrations techniques. Georges M√©li√®s est connu pour les d√©veloppements qu'il apporta aux techniques du cin√©ma, essentiellement dans le domaine du sc√©nario et des trucages. Il est le premier r√©alisateur et le cr√©ateur du premier studio de cin√©ma.

    La première projection publique du cinéma numérique en Europe[422] a été réalisée à Paris, le , par Philippe Binant[423].

    Le Paris des mots célèbres

    L'histoire de France et celle de sa capitale sont depuis longtemps intimement li√©es, du ¬ę¬†Paris vaut bien une messe¬†¬Ľ (attribu√© √† Henri IV qui y laissa sa vie) au ¬ę¬†Paris, Paris outrag√©¬†! Paris bris√©¬†! Paris martyris√©¬†! mais Paris lib√©r√©¬†!¬†¬Ľ (c√©l√®bre phrase du g√©n√©ral de Gaulle prononc√©e lors de son discours donn√© √† 19¬†heures, sur la place de l'H√ītel-de-Ville, le soir du , jour m√™me de la Lib√©ration de Paris[424]).

    Personnalités liées à Paris

    Héraldique, drapeau, logotype et devise

    Article détaillé : Blason de Paris.
    • Logotype de la ville de Paris de 1988 √† 1997[425].

      Logotype de la ville de Paris de 1988 à 1997[425].

    • Logotype de la mairie de Paris de 1997 √† 2015.

      Logotype de la mairie de Paris de 1997 à 2015.

    • Logotype de la ville de Paris de 2015 √† 2018.

      Logotype de la ville de Paris de 2015 à 2018.

    • Logotype de la ville de Paris depuis janvier 2019.

      Logotype de la ville de Paris depuis janvier 2019.


    Armes de Paris avec ornements

    Les armes de Paris se blasonnent ainsi¬†: ¬ę¬†De gueules √† la nef √©quip√©e et habill√©e d'argent voguant sur des ondes du m√™me mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur sem√© de fleur de lys d'or¬†¬Ľ

    Le drapeau de Paris est formé de deux bandes verticales bleu et rouge (qui sont à l'origine des couleurs bleu et rouge du drapeau tricolore français actuel unies au blanc symbole de la monarchie[426]) avec les armoiries de la ville[427].

    La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, ce qui signifie en latin¬†: ¬ę¬†Il est battu par les flots, mais ne sombre pas¬†¬Ľ. Elle √©voque le navire repr√©sent√© sur le blason de la ville, symbole de la corporation des Nautes ou Marchands de l'eau, puissante √† l'√©poque antique de la ville.

    La patronne de la ville est sainte Genevi√®ve, qui aurait √©cart√© Attila et les Huns de la ville au Ve¬†si√®cle par ses pri√®res. Sa ch√Ęsse se trouve aujourd'hui √† l'√©glise Saint-√Čtienne-du-Mont.

    La mairie s'est en outre dotée d'un logotype reprenant les couleurs bleu et rouge et le dessin de la nef, en place jusqu'en janvier 2019.


    Drapeau de Paris

    Menaces sur le patrimoine culturel

    Article connexe : Saccageparis.

    Selon une enqu√™te r√©alis√©e par le journaliste et historien de l'art Didier Rykner, certains √©difices religieux tels que Saint-Eustache, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Augustin, la Trinit√©, Sainte Clotilde, etc. sont mal entretenus, des jardins publics sont √† l'abandon, une partie du mobilier urbain du Second Empire est remplac√©e, une avalanche de publicit√©s pourrait s'abattre sur Paris √† la faveur des Jeux olympiques de 2024. Le journaliste d√©nonce un ¬ę¬†vandalisme id√©ologique¬†¬Ľ qui d√©truit la capitale √† grande vitesse[428].

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Article détaillé : Bibliographie sur Paris.

    La bibliographie partielle ci-dessous ne mentionne que les titres ayant été utilisés pour la rédaction de l'article. L'article détaillé permet de consulter une bibliographie plus complète.

    • Marcel Le Cl√®re, Paris de la Pr√©histoire √† nos jours, √Čd. Bordessoules, , 705¬†p.
    1. p. 40.
    2. p. 52.
    3. p. 47.
    4. p. 46.
    5. p. 66.
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    17. p. 406-418.
    18. p. 418-424.
    19. p. 424-430.
    20. p. 430-435.
    21. p. 436-442.
    22. p. 452-510.
    23. p. 510-517.
    24. p. 518-521.
    25. p. 573-574.
    26. p. 579-592.
    27. p. 593-594.
    28. p. 593-611.
    29. p. 613-620.
    30. p. 620-628.
    31. p. 628-632.
    32. p. 665-668.
    33. p. 668-670.
    1. p. 748.
    2. p. 8-9.
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    9. p. 68-73.
    10. p. 74-78.
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    12. p. 97-98.
    13. p. 194-204.
    14. p. 471-472.
    15. p. 225-226.
    16. p. 1109-1112.
    17. p. 931-936.
    18. p. 774-775.
    • Didier Rykner, La disparition de Paris, Les Belles Lettres, , 240¬†p.

    Autres éléments bibliographiques

    • Alfred Colling, La Prodigieuse Histoire de la Bourse, Soci√©t√© d'√Čditions √Čconomiques et Financi√®res, .¬†Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Fran√ßois Billaut, ¬ę¬†Architecture¬†: une ambition inachev√©e¬†¬Ľ, Point de Vue Histoire, no¬†10 ¬ę¬†Napol√©on Ier¬†: l'apog√©e de l'Empire¬†¬Ľ,‚Äé (ISSN¬†2112-4728) .

    Articles connexes

    Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Paris.

    Liens externes

    Bases de données et dictionnaires

    Notes et références

    Notes

    1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
    2. Selon les crit√®res g√©ographiques, c'est en r√©alit√© l'Yonne qui coule √† Paris, et non la Seine, l'Yonne poss√©dant un plus grand d√©bit au point o√Ļ ces cours d'eau se rejoignent (suivant ce m√™me crit√®re, c'est m√™me l'Aube qui rencontre l'Yonne, et non la Seine). Cette substitution vient du caract√®re historiquement sacr√© de la Seine[4].
    3. Seul Manhattan avec 26 000 habitants/km2 a une densité de population supérieure sur une superficie relativement comparable.
    4. Certaines sources mentionnent le sentier des Merisiers, dans le 12e, qui mesure moins d'un mètre.
    5. L'avenue Daumesnil fait 6 270 m au total mais seulement 3 400 m dans Paris intra-muros, son extension étant dans le bois de Vincennes, rattachée administrativement au 12e arrondissement de Paris, mais au-delà des limites historiques de la ville.
    6. La politique de la ville est cibl√©e vers certaines ¬ę¬†zones urbaines sensibles¬†¬Ľ (ZUS) d√©limit√©es dans ces arrondissements (voir la liste et les plans des ZUS sur le site du minist√®re de la Ville).
    7. On y trouve notamment un atelier mon√©taire. Cette zone clairement inondable n'entre pas en contradiction avec le texte de C√©sar qui situe l'oppidum des Parisii sur une ¬ę¬†√ģle de la Seine¬†¬Ľ. La cit√©, apr√®s sa destruction, aurait pu √™tre ¬ę¬†d√©plac√©e¬†¬Ľ de quelques kilom√®tres vers l'est par les Romains et reconstruite ex nihilo sur le versant nord de la montagne Sainte-Genevi√®ve.
    8. La fourchette des évaluations de la population de Lutèce à son apogée s’étend de 5 à 20 000 habitants suivant les historiens. Autour de 10 000 est assez vraisemblable
    9. Ces superficies incluent l'emprise de la Seine. Les superficies sont respectivement de 3¬†288¬†ha en 1859 et 7¬†088¬†ha en 1860 si l'on d√©falque l'emprise de la Seine. Source¬†: Statistique de la France compar√©e avec les autres √Čtats de l'Europe, Maurice Block, Paris, 1860, p.¬†397-399.
    10. Paris souffre malgré tout de bombardements, qui se multiplient à partir de 1942.
    11. Mais réaménagé sous le Second Empire.
    12. Le parc Monceau est devenu public et réaménagé sous le Second Empire.
    13. Le film H√ītel du Nord fut tourn√© en studio et non au bord du canal Saint-Martin.

    Notes de type ¬ę¬†a¬†¬Ľ

    1. LOG T1M - √Čvolution du nombre de logements par cat√©gorie.
    2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
    3. LOG T7 - Résidences selon le statut d'occupation.
    4. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
    5. POP T1M - Population.
    6. POP T2M - Indicateurs démographiques.

    Références

    Références issues du site de la mairie

    1. ¬ę¬†Dimensions¬†¬Ľ (version du 14 mai 2011 sur l'Internet Archive), sur site de la mairie de Paris, ¬†; ce document est une archive.
    2. ¬ę¬†Mairie de Paris - Le climat¬†¬Ľ [archive du ], sur paris.fr, .
    3. Mairie de Paris - √Čtude sur l'insertion urbaine du boulevard p√©riph√©rique (2008).
    4. ¬ę¬†page d'accueil¬†¬Ľ, sur site V√©lib de la mairie de Paris (consult√© le ).
    5. ¬ę¬†Plan Local d'Urbanisme - R√®glement √† la parcelle¬†¬Ľ, sur site de la mairie de Paris (consult√© le ).
    6. ¬ę¬†Recherche des rues de Paris¬†¬Ľ, sur site de la mairie de Paris (consult√© le ).
    7. Historique et évolution.
    8. démographie de Paris.
    9. Le jumelage avec Rome.
    10. Cinquantenaire du Jumelage Paris-Rome.
    11. Paris Politiques> Statut et institutions de Paris> L’évolution du statut de Paris> Les récentes évolutions législatives.
    12. Une histoire croisée de Paris et de ses banlieues.
    13. Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne.
    14. Budget 2011 de la ville et département de Paris.
    15. Le budget primitif 2008 : état de la dette.
    16. Budget 2009 de la ville de Paris.
    17. √Čducation¬†: Les √©tablissements en chiffres.
    18. √Čcoles sup√©rieures de la ville de Paris.
    19. √Čquipements municipaux.
    20. Paris Saint-Germain (football).
    21. Palais Omnisports de Paris-Bercy.
    22. Mairie de Paris - Stade Sébastien Charléty.
    23. Stade Sébastien Charléty.
    24. Roland Garros.
    25. Site de la ville de Paris.
    26. Musées.
    27. Les cinquante-cinq bibliothèques de Paris.
    28. bibliothèques thématiques de Paris.
    29. Bibliothèques.
    30. Cinéma en chiffres.

    Données fournies par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

    1. ¬ę¬†Les seuils de Paris¬†: √©tude de l'interface Paris-banlieue¬†¬Ľ, Atelier parisien d'urbanisme, (consult√© le ).
    2. ¬ę¬†La source de la Seine est √† Paris¬†¬Ľ, sur www.journaldunet.com (consult√© le )
    3. G√©ographie de la capitale ‚Äď Dimensions, Paris.fr via Web.archive.org, , consult√© le ¬†; ce document est une archive.
    4. ¬ę¬†Ce n'est pas la Seine qui coule √† Paris¬†!¬†¬Ľ, sur vivreparis.fr, (consult√© le )
    5. Grand dictionnaire Larousse T12 de Pierre Larousse édition 1874.
    6. Fr√©d√©ric Lewino et Gwendoline dos Santos, ¬ę¬†Les rivi√®res disparues¬†¬Ľ, sur lepoint.fr, article du (consult√© le ).
    7. Grand dictionnaire Larousse T12 de Pierre Larousse édition 1874 pour les inondations avant 1844.
    8. Le Point, magazine avec AFP, ¬ę¬†Les crues de la Seine depuis un si√®cle¬†¬Ľ, sur Le Point, (consult√© le ).
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    302. Jacques-Antoine Dulaure dans Histoire physique, civile et morale de Paris, 3e √©dition, tome 9, Paris, 1825, p.¬†445-446, explique: ¬ę¬†On a vu (...) qu‚Äôen adoptant la m√©thode de Messance, en multipliant le nombre des naissances par celui de trente, la population de Paris √† la fin du r√®gne de Louis XVI , en 1791, s‚Äô√©levait √† 610,620 habitans. La r√©volution, l'√©migration, le r√©gime de la terreur, ont d√Ľ causer une diminution consid√©rable dans ce nombre¬†; aussi voit-on, m√™me √† une √©poque o√Ļ ces causes avaient cess√© d‚Äôagir, dans les tables de l'√©tat civil, dress√©es ou reproduites par le bureau des longitudes, une vari√©t√© de r√©sultats sur la population de Paris, qui indique l'incertitude. En l'an VI (1798), cette population est marqu√©e de 640,504. Il en est de m√™me pour l'an VII (1799 et suivantes), mais en l'an X (1802), on √©leva cette population, par estime, √† 672,000; puis, en 1806, elle est r√©duite √† 632,000. Un recensement fait dans les ann√©es 1806, 1807 et 1808, donne √† la ville de Paris une population beaucoup moindre. Il est vrai que les militaires n‚Äôy sont pas compris. Cette population se trouve subitement rabaiss√©e √† 580,609. (Voyez l'annuaire du bureau des Longitudes, depuis l'an VII jusques et y compris l'an XII.)¬†¬Ľ. L'ouvrage contient aussi des √©tats tr√®s d√©taill√©s du recensement de 1817. Effectivement l'Annuaire de la R√©publique Fran√ßaise du Bureau des longitudes publia¬†: en mai 1797 (an V) le chiffre de 600¬†000 hab. (Annuaire... pour l'ann√©e VI, p.¬†70), en 1798 (an VI) le chiffre de 640¬†504 hab. dans un tableau r√©dig√© par le citoyen Camus (Annuaire... pour l'ann√©e VII, p.¬†69), idem en l'an VII, p.¬†70 et en l'an VIII, p.¬†71, mais en effet 672¬†000 par estime en l'an X, p.¬†75, l'an XI, p.¬†77 et l'an XII, p.¬†83.
    303. 636¬†722 hab. au recensement de pluvi√īse an III (janvier-f√©vrier 1795) d'apr√®s Burstin 2012, p.¬†312, qui indique la r√©f√©rence des Archives nationales F7 36884.
    304. 551 347 hab. au recensement de l'an V (octobre 1796) d'après Burstin 2012, p. 312, qui indique la référence des Archives nationales F20 123-124. La date exacte d'octobre 1796 est donnée par Marcel Reinhard, Nouvelle histoire de Paris : la Révolution, 1789-1799, Hachette, Paris, 1971.
    305. F√©lix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Maisonneuve et Larose, , 2e¬†√©d., 796¬†p. (ISBN¬†2-7068-1668-6, lire en ligne), p.¬†135‚Äď136 . Chiffres pour 1800, 1817, 1841, 1846 et 1851. Dont population de la garnison¬†: 15¬†549 en 1817, 23¬†228 en 1841, 19¬†701 en 1846, 31¬†732 en 1851. Le recensement de 1800 est en fait celui de l'an IX (23 septembre 1800 au 22 septembre 1801) et est g√©n√©ralement indiqu√© comme ayant eu lieu en 1801 dans le calendrier gr√©gorien.
    306. Le recensement national de 1806-1809 eut lieu pour Paris en mars-juillet 1807 (voir la description du fond F/20/404-406 "recensement parisien de 1807" aux Archives nationales, et Claude Motte, Isabelle S√©guy, Christine Th√©r√©, Communes d‚Äôhier, Communes d‚Äôaujourd‚Äôhui. Les communes de la France m√©tropolitaine, 1801-2001, Dictionnaire d‚Äôhistoire administrative, Paris INED, 2003, p.¬†13), c'est-√†-dire en pleine guerre, pendant la Campagne de Pologne. Le chiffre donn√© pour ce recensement est de 580¬†609 hab. en temps de guerre correspondant √† 659¬†555 hab. en temps de paix. Le dernier chiffre est approximatif ainsi qu'il est expliqu√© dans la Revue des √©tudes juives, vol. 93, Paris, 1932, p.¬†213¬†: ¬ę¬†√† Paris, il y avait 2.733 Juifs sur une population totale de 580.609 √Ęmes. Tel fut le nombre √©tabli par le pr√©fet de police en 1807¬†; en citant ce chiffre il ajouta qu'en temps de paix la population de Paris pouvait s'√©lever, par approximation, jusqu'√† 659.555 personne.¬†¬Ľ. Un tableau d√©taill√© de ce double chiffre est donn√© par Burstin 2012, p.¬†312, qui indique la r√©f√©rence des Archives nationales F20 255 et donne la ventilation pour les sections de l'ancien 12e arrondissement de Paris. C'est le m√™me chiffre de 580¬†609 qui est donn√© par Jean Tulard, Le Consulat et l'Empire, 1800-1815, Paris, 1970, lequel cite Louis Chevalier, La formation de la population parisienne au XIXe¬†si√®cle, 1950, p.¬†40 (toutefois l'√©dition de 1950 de ce livre ne donne pas de chiffre pour 1807, donnant 546¬†856 en 1801, 622¬†636 en 1811, 713¬†966 en 1817, 785¬†866 en 1831 et 899¬†313 en 1836). Enfin, ce chiffre de 580¬†609 est donn√© comme √©tant un "recensement par √©valuation" en 1805 dans Recherches statistiques sur la Ville de Paris et le d√©partement de la Seine, tome VI, 1860, p.¬†7. Par ailleurs plusieurs ouvrages publi√©s vers 1813-1815 donnent pour Paris une population de ¬ę¬†649¬†412 en temps de paix et 573¬†784 en temps de guerre¬†¬Ľ (par exemple le Trait√© de M√©decine L√©gale et d'Hygi√®ne Publique ou de Police de Sant√©, adapt√© aux codes de l'Empire Fran√ßais et aux connaissances actuelles, Paris, 1813, p.¬†181) et ce m√™me chiffre de 649¬†412 est celui donn√© par le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui pour le recensement de 1806 (en fait 1807). On trouve enfin le chiffre de 599¬†243 pour 1805 dans Schnitzler 1846, p.¬†389.
    307. Le chiffre de 622¬†636¬†habitants est donn√© pour le recensement de 1811 par de nombreux auteurs, comme Husson, Les consommations de Paris, 1856, p.¬†19 (contient aussi des chiffres depuis 1675 et une analyse tr√®s pr√©cise), Garnier et Guillaumin, Annuaire de l'√©conomie politique et de la statistique, 1854, p.¬†232 (√©galement accompagn√© d'int√©ressantes analyses), ou plus r√©cemment Louis Chevalier, La formation de la population parisienne au XIXe¬†si√®cle, 1950, p.¬†40, ou encore Alfred Fierro, La vie des Parisiens sous Napol√©on, Paris, 2003 p.¬†18 et 57. Bertrand Gilles, Les sources statistiques de l'histoire de France: des enqu√™tes du XVIIe si√®cle √† 1870, Droz, Paris, 1980, indique pour le d√©nombrement de 1811 en France, qu'il ¬ę¬†passe pour avoir √©t√© une estimation utilisant les mouvements de population¬†¬Ľ mais pr√©cise qu'il existe pour Paris un relev√© par cantons aux Archives nationales sous la cote F20 407.
    308. Le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, qui indique 1821 au lieu de 1817, ne donne que 657¬†172¬†habitants mais en r√©alit√© ce chiffre est partiel et ne concerne que les habitants recens√©s nominativement au 1er mars 1817. Il faut y ajouter 56¬†794¬†personnes recens√©es collectivement, soit un total de 713¬†966. Ce chiffre, qui est celui donn√© par MM. Lazare dans le Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments de 1855, est expliqu√© avec beaucoup de d√©tails dans Recherches statistiques sur la Ville de Paris et le d√©partement de la Seine, ann√©e 1821, tableau n¬į7. Cet ouvrage pr√©cise que les personnes recens√©es collectivement sont 17¬†296 dans les h√īpitaux et hospices, 15¬†549 dans les √©tablissements militaires, 3¬†233 en prison, 9¬†484 dans les h√ītels et 11¬†232 dans divers √©tablissements).
    309. Recherches statistiques sur la Ville de Paris et le d√©partement de la Seine, tome V, 1844, Article III, tableaux n¬į61 √† 65. Le recensement de 1831 totalise 785¬†862¬†habitants dont 753¬†987 recens√©s √† domicile, 15¬†576 en garnison, 5¬†362 dans les h√īpitaux civils, 8¬†272 dans les hospices civils et 2¬†665 en prison.
    310. Pour 1836, plusieurs chiffres sont avanc√©s. On peut ainsi lire¬†: ¬ę¬† Avant 1846, on n'√©tait pas bien fix√© sur la valeur exacte qu'on devait attribuer √† la population d'un pays. Tant√īt on y comprenait la garnison, tant√īt on ne la comprenait pas; tant√īt on y comprenait les militaires absents pour cause de service militaire, les enfants absents parce qu'ils √©taient en nourrice, etc.; tant√īt on ne les comprenait pas. De l√† vient qu'on trouvera quelquefois dans les publications officielles des chiffres diff√©rents de ceux qui sont marqu√©s sur ce tableau. (Exemple: pour 1836, la statistique de France attribue √† Paris 909.126 hab., tandis que le VI¬į volume des Recherches statistiques sur la ville de Paris admet le chiffre de 868.438 hab.¬†; le chiffre que nous admettons est 899.313.)¬†¬Ľ dans R√©sultats statistiques du d√©nombrement de 1891 pour la ville de Paris et le d√©partement de la Seine, et renseignements relatifs aux recensements ant√©rieurs, Pr√©fecture de la Seine, Service de la statistique municipale, 1894, page XVI. Voir Recherches statistiques sur la Ville de Paris et le d√©partement de la Seine, tome V, 1844, p.¬†XII qui donne 882¬†268¬†habitants en 1836 non compris la garnison ni les militaires sous les drapeaux.
    311. Schnitzler 1846, p. 389-396, explique en détails les chiffres de 1831, 1836 et 1841 : d'après lui les 909 126 recensés en 1836 ne comprennent pas la garnison mais comprennent 33 245 enfants envoyés au dehors en nourrice, 2 518 militaires sous les drapeaux et 21 976 personnes absentes pour divers motifs.
    312. Recherches statistiques sur la Ville de Paris et le département de la Seine, tome VI, 1860, p. 7, donne un tableau récapitulatif des précédents recensements, dont le chiffre de 868 138 pour le recensement de 1836. Il contient également la description très détaillée des recensements de 1841, 1846, 1851 et 1856.
    313. Le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui donne 1 053 297 mais Félix et Louis Lazare donne 1 053 897
    314. Le détail des chiffres du recensement de 1891 est donné dans Résultats statistiques du dénombrement de 1891 pour la ville de Paris et le département de la Seine, et renseignements relatifs aux recensements antérieurs, Préfecture de la Seine, Service de la statistique municipale, 1894.
    315. Population totale 2 906 472 dont population comptée à part 58 173 et population municipale totale agglomérée 2 848 299, ainsi qu'on peut le lire dans Dénombrement de la population, 1921, décret du 28 décembre 1921, Ministère de l'intérieur, Paris, 1921, p. 730, qui donne aussi le détail par arrondissement.
    316. Voir Ren√© Moss√©, ¬ę¬†La population de Paris d'apr√®s le recensement de 1931¬†¬Ľ, Journal de la soci√©t√© de statistique de Paris, n¬į75 (1934), p.¬†152-168.
    317. En 1999, la population sans doubles comptes était 2 125 246, la population municipale était 2 125 246 et la population totale 2 147 857.
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    321. Le recensement d'octobre 1796 a été représenté en 1797, à la fois pour une meilleure lisibilité de l'histogramme par rapport au recensement de 1793, et à la fois parce que les autres recensements sont de début d'année. Pour plus de lisibilité de l'histogramme, le recensement de 1795 et certains des recensements postérieurs à 2006 n'ont pas représentés.
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    426. ¬ę¬†Embl√®me national de la Cinqui√®me R√©publique, le drapeau tricolore est n√© de la r√©union, sous la R√©volution fran√ßaise, des couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge).¬†¬Ľ Source¬†: Le drapeau fran√ßais, sur le site officiel du palais de l‚Äô√Člys√©e, si√®ge du pr√©sident de la R√©publique fran√ßaise.
    427. ¬ę¬†Drapeaux, armoiries, symboles et embl√®mes de la ville de Paris¬†¬Ľ, Soci√©t√© Vexillologique de l'Ouest.
    428. Didier Rykner, La disparition de Paris, Les Belles Lettres, 2022, 240 p.
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    6. INSEE - À Paris, les ménages les plus aisés voisins des plus modestes.
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    12. ¬ę¬†Insee - R√©sultats du recensement de la population de 2008 - Population par sexe et par √Ęge de la France m√©tropolitaine¬†¬Ľ, consult√© le 5 septembre 2011.
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    14. ¬ę¬†Insee - R√©sultats du recensement de la population de 2008 - Familles par type de famille et nombre d'enfants de moins de 25 ans √† Paris¬†¬Ľ, consult√© le 5 septembre 2008.
    15. ¬ę¬†Insee - R√©sultats du recensement de la population de 2008 - Couples par √©tat matrimonial des conjoints et nombre d'enfants de moins de 25 ans √† Paris¬†¬Ľ, consult√© le 5 septembre 2011.
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    Autres sources