AccueilđŸ‡«đŸ‡·Chercher

Angers

Angers (prononcer /ɑ̃.ʒe/ ) est une commune de l'Ouest de la France situĂ©e au bord de la Maine, prĂ©fecture du dĂ©partement de Maine-et-Loire dans la rĂ©gion Pays de la Loire.

Angers
Angers
Le chĂąteau d'Angers.
Blason de Angers
Blason
Angers
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Pays de la Loire
DĂ©partement Maine-et-Loire
(préfecture)
Arrondissement Angers
(chef-lieu)
Intercommunalité CU Angers Loire Métropole
(siĂšge)
Maire
Mandat
Jean-Marc VerchĂšre (MoDem)
2022-2026
Code postal 49000, 49100
Code commune 49007
DĂ©mographie
Gentilé Angevins
Population
municipale
155 876 hab. (2020 en augmentation de 3,19 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 3 650 hab./km2
Population
agglomération
242 613 hab. (2018)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 47° 28â€Č 25″ nord, 0° 33â€Č 15″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 64 m
Superficie 42,71 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Angers
(ville-centre)
Aire d'attraction Angers
(commune-centre)
Élections
DĂ©partementales Bureau centralisateur de sept cantons
LĂ©gislatives 1re, 2e, 6e et 7e circonscriptions
Localisation
GĂ©olocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Angers
GĂ©olocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Angers
GĂ©olocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
Angers
GĂ©olocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
Angers
Liens
Site web https://www.angers.fr/

    SituĂ©e sur l'axe Paris-Nantes, Angers est en 2020 la deuxiĂšme commune la plus peuplĂ©e de la rĂ©gion Pays de la Loire et la dix-huitiĂšme de France avec 155 876 habitants. En 2020, la ville est la commune-centre d'une aire d'attraction peuplĂ©e de 437 560 habitants, d'une unitĂ© urbaine de 245 518 habitants et d’une intercommunalitĂ©, la communautĂ© urbaine Angers Loire MĂ©tropole (ALM), comprenant 29 communes et 303 535 habitants.

    Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie des PlantagenĂȘts, Angers est l'un des centres intellectuels de l'Europe au XVe siĂšcle sous le rĂšgne du « bon roi RenĂ© ». La ville doit son dĂ©veloppement comme son rĂŽle politique et historique Ă  sa position au niveau d’un point de convergence gĂ©ologique, hydrographique, culturel et stratĂ©gique.

    Angers se distingue aujourd'hui par sa spécialisation dans le domaine du végétal : Végépolys Valley est le premier pÎle de compétitivité horticole européen, la ville abrite également le siÚge de l'office communautaire des variétés végétales. Ses universités, ses musées et son activité culturelle en font également un centre culturel important qui comprend notamment le chùteau des ducs d'Anjou, construit au XIIIe siÚcle, qui abrite la tenture de l'Apocalypse, le plus grand ensemble de tapisseries médiévales connu. La richesse de son patrimoine lui vaut le label de ville d'art et d'histoire.

    GĂ©ographie

    Localisation

    La ville est situĂ©e dans l'ouest de la France, au centre du dĂ©partement de Maine-et-Loire, sur l'axe de communication entre le bassin parisien et l'ocĂ©an Atlantique. Elle est situĂ©e dans l'ouest du Val de Loire, aux confluences de la Mayenne, du Loir et de la Sarthe. Ces deux derniĂšres riviĂšres forment ensuite la Maine — au niveau de l'Ăźle Saint-Aubin, au nord de la ville — qui se dirige au sud-ouest vers la Loire. C'est sur ces confluences de trois riviĂšres et d'un fleuve, carrefour naturel des voies de communication sur un promontoire rocheux, que les premiers hommes Ă  l'origine d'Angers se sont implantĂ©s[CP 1].

    Elle est distante de 44 km de Saumur et de 52 km de Cholet, sous-prĂ©fectures du dĂ©partement ; de 80 km de Nantes, capitale rĂ©gionale ; de 81 km du Mans, de 94 km de Tours et de 110 km de Rennes, communes de plus de 100 000 habitants des dĂ©partements voisins ; enfin, de 265 km de Paris (distances orthodromiques)[1].

    Angers se trouve Ă  123 km de l'ocĂ©an Atlantique (Pornic en Pays de la Loire) et 143 km de la Manche (Courtils en Normandie)[1].

    Avec une superficie de 4 270 hectares[2], Angers est moins Ă©tendue que les prĂ©fectures voisines que sont Nantes, Le Mans ou encore La Roche-sur-Yon mais davantage que Tours et a une surface Ă©quivalente Ă  celle de Poitiers.

    Communes limitrophes


    Voici ci-dessous une carte représentant le découpage territorial des communes limitrophes :

    Carte des communes limitrophes
    Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

    GĂ©ologie et relief

    Le Maine-et-Loire, dont Angers est le chef-lieu, est situé pour moitié sur le Massif armoricain et sur le Bassin parisien. Située au centre du département, Angers est à la jonction de ces deux grandes structures géologiques, granitique à l'ouest et sédimentaire à l'est[5].

    La commune est principalement assise sur le Massif armoricain. Les terrains issus de ce dernier trouvent leurs origines du BriovĂ©rien supĂ©rieur et du Cambrien basal (600 millions d'annĂ©es) au CarbonifĂšre supĂ©rieur (280 millions d'annĂ©es), par ailleurs le bassin houiller de Basse Loire est situĂ© Ă  moins de 20 km des limites communales[6]. Angers et le quart nord-ouest du dĂ©partement ont un sous-sol principalement composĂ© de gisements de fer, d’ardoises et de calcaire pour la chaux. De nombreux gisements ardoisiers se trouvaient sur la commune (dans le quartier du Grand-Pigeon notamment) ou Ă  proximitĂ©, principalement Ă  TrĂ©lazĂ©. Les terrains ferrifĂšres disparaissent au nord de la commune ; dans le quartier de Monplaisir se trouvait l’ancienne mine de fer du Pavillon. Quant aux calcaires du Massif armoricain, ils se concentrent en lentilles[Note 1] carbonatĂ©es que l’on retrouve par exemple dans le synclinal d’Angers. Ils sont exploitĂ©s pour la fabrication de chaux — cette pratique se retrouve par exemple dans la toponymie (rue des fours-Ă -chaux)[B 1].

    L'altitude de la commune est faible et varie entre 12 et 64 mĂštres[2], ce qui ne l'empĂȘche pas d'ĂȘtre particuliĂšrement vallonnĂ©e[B 2] : la rive gauche est entaillĂ©e par plusieurs vallons perpendiculaires Ă  la Maine — d'oĂč s'Ă©coulent parfois des ruisseaux[8] — alors que la rive droite voit s'Ă©lever notamment le plateau des Capucins et le bois de MolliĂšres, point culminant de la commune[9]. Beaucoup d'escarpements schisteux apparaissent Ă©galement dont le promontoire Ă  partir duquel s'est dĂ©veloppĂ©e la ville[B 3] et qui domine la riviĂšre sur plus d'une vingtaine de mĂštres[10]. À l'inverse, d'autres quartiers sont Ă  une trĂšs faible altitude au bord de la riviĂšre et de ce fait vulnĂ©rables aux inondations (notamment les quartiers Saint-Serge, Thiers-Boisnet et de la Doutre)[A 1].

    • Carte gĂ©ologique de l'Ouest de la France, Angers est Ă  cheval entre Massif armoricain et Bassin parisien.
      Angers est Ă  cheval entre Massif armoricain et Bassin parisien.
    • Photographie d’une tour d'habitation, d'aspect mĂ©diĂ©val, en moellons, construite sur la roche, et coiffĂ©e d’un toit conique en ardoise.
      Affleurement schisteux, enceinte de Saint-Louis.

    Hydrographie

    La Mayenne et la Sarthe, qui se rejoignent prĂšs de l'Ăźle Saint-Aubin, forment la Maine qui traverse la ville et rejoint la Loire Ă  quelques kilomĂštres, Ă  la Pointe[B 4]. Au niveau du centre-ville, elle s’écoule dans un Ă©troit goulet d’étranglement liĂ© d’une part au verrou rocheux Ă  hauteur du chĂąteau et d’autre part Ă  l’artificialisation des berges et la construction de nombreux quais, principalement au XIXe siĂšcle. À l’aval, la riviĂšre retrouve un champ d’expansion des crues (prairies de la Baumette et lac de Maine) oĂč un seuil a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© en 1994 afin de favoriser la navigation fluviale. Son dĂ©bit moyen inter-annuel est d’environ 130 m3/s[11].

    Au nord de la commune, vers l'amont, se rencontrent les basses vallĂ©es angevines principalement composĂ©es de prairies inondables[12]. ConstituĂ©es le long de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, elles reprĂ©sentent une « zone naturelle d’expansion » d’une superficie d’une centaine de km2. Leur capacitĂ© de stockage est d’environ 370 millions de mĂštres cubes, soit un minimum d’une quinzaine de jours d’écrĂȘtement au niveau d’Angers[13].

    Le secteur « Angers – val d’Authion – Saumur » a Ă©tĂ© identifiĂ© comme un territoire Ă  risque important (TRI) : la commune est en effet concernĂ©e par un important risque d’inondation[13]. Compte tenu de la faible longueur de son cours (11 km), la Maine est fortement dĂ©pendante de l’activitĂ© hydrologique de la Loire et de ses affluents[11] et elle connait schĂ©matiquement trois types de crues[13] :

    • elles peuvent tout d’abord ĂȘtre dues Ă  la crue d’une ou plusieurs des trois riviĂšres en amont ;
    • elles peuvent s’expliquer Ă©galement par une crue de la Loire : celle-ci limite l’écoulement de la Maine et provoque un stockage des eaux en amont ;
    • un scĂ©nario de crue extrĂȘme prĂ©voit la concomitance entre deux crues centennales — crue de la Loire Ă  Saumur et crue de la Maine Ă  Angers —, mais la pĂ©riode de retour d’un tel Ă©vĂ©nement est Ă©valuĂ©e Ă  plus de 500 ans.

    La cote d'alerte de la Maine est fixĂ©e Ă  m[11]. La crue de janvier 2000 a Ă©tĂ© retenue comme reprĂ©sentative d’une crue frĂ©quente (crue dĂ©cennale) sur Angers et les basses vallĂ©es (hauteur d'eau de m au pont de la Basse-ChaĂźne). Lors de la crue centennale de 1995 — les trois riviĂšres amont Ă©taient alors elles-mĂȘmes en crue —, la Maine a atteint une hauteur historique de 6,66 m le au repĂšre de crue situĂ© au pont de Verdun et un dĂ©bit de 1 800 m3/s[13].

    Angers est Ă©galement parcourue par le Brionneau, qui prend sa source dans le Haut-Anjou et dont les eaux sont retenues dans l'Ă©tang Saint-Nicolas Ă  l'ouest de la ville[B 4]. Ce dernier serpente dans un vallon, sĂ©parant deux quartiers de la ville. D'autres ruisseaux s'Ă©coulent depuis les vallons de la rive gauche, perpendiculaires Ă  la Maine, comme celui du vallon du ruisseau, au sud. L'ancien ruisseau de l'EsviĂšre — qui empruntait le vallon entre le promontoire du mĂȘme nom et celui du chĂąteau, actuel boulevard du Roi-RenĂ© — a quant Ă  lui disparu sous l'effet de l'urbanisation[8].

    Un lac artificiel, le lac de Maine, vaste plan d'eau de 110 hectares, fut amĂ©nagĂ© Ă  la fin des annĂ©es 1970 en parc de loisirs ouvert Ă  tous[14]. SituĂ© sur les anciennes prairies inondables d'Aloyau, le lac provient de l'exploitation par la ville de carriĂšres de grave[A 2].

    • Photographie d'un canal au milieu de prairies.
      Île Saint-Aubin, Angers.
    • Photographie panoramique d'une riviĂšre.
      La Maine.
    • Un ruisseau tumultueux.
      Le Brionneau, parc de Balzac.

    Climat

    Le climat angevin est un climat de transition oĂč s'exercent l'influence ocĂ©anique de la façade atlantique et l'influence plus continentale de la Touraine[B 5], « assez Ă©loignĂ© des cĂŽtes de l'OcĂ©an pour Ă©chapper Ă  l'action brĂ»lante des vents de mer, et assez rapprochĂ© pour ressentir l'influence d'un climat marin doux, tempĂ©rĂ©, humide, un peu brumeux »[B 6]. Il est plus prĂ©cisĂ©ment Ă  la conjonction de trois nuances du climat ocĂ©anique prĂ©sents en Maine-et-Loire : climat ocĂ©anique humide, climat ocĂ©anique Ă  Ă©tĂ© sec et climat ocĂ©anique Ă  nuance continentale. La Loire favorise des flux ocĂ©aniques doux (en hiver comme en Ă©tĂ©), diminuant l'amplitude thermique annuelle ; par leur altitude, les Mauges au sud-ouest du dĂ©partement retiennent une partie des prĂ©cipitations des flux dominants, assĂ©chant relativement le climat angevin[5]. Celui-ci est par consĂ©quent doux (avec 14 °C d'amplitude annuelle moyenne), moyennement humide (mais les hivers sont gĂ©nĂ©ralement pluvieux), les gelĂ©es y sont rares (tempĂ©rature minimale moyenne positive les mois d'hiver) et les Ă©tĂ©s ensoleillĂ©s. Selon les prĂ©visionnistes de MĂ©tĂ©o-France, Angers connait trĂšs peu de phĂ©nomĂšnes extrĂȘmes (orages, chutes de neige, tempĂȘtes, vents violents)[15]. C'est la douceur angevine popularisĂ©e par Joachim du Bellay.

    Angers bĂ©nĂ©ficie en moyenne de 194 jours d'ensoleillement dont 60 de fort ensoleillement. Les prĂ©cipitations annuelles, infĂ©rieures Ă  la moyenne nationale, sont rĂ©parties sur 111 jours[16]. Si les jours de brouillard y sont frĂ©quents, l'enneigement y est trĂšs faible. Les records de tempĂ©rature sont Ă©tablis respectivement Ă  –15,4 °C et +40,7 °C.

    La station, ouverte le , est situĂ©e sur le territoire de la commune voisine de BeaucouzĂ©, Ă  50 m d'altitude.

    Statistiques 1981-2010 et records — Station BEAUCOUZÉ (49) 47° 28â€Č 42″ N, 0° 36â€Č 48″ O
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,5 4,4 6 9,5 12,3 14,2 14,1 11,5 9,1 5,3 3 7,9
    Température moyenne (°C) 5,5 5,9 8,6 10,8 14,5 17,7 19,8 19,7 16,8 13,2 8,5 5,8 12,3
    Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,4 12,8 15,6 19,4 23,1 25,3 25,4 22,1 17,3 11,7 8,6 16,6
    Record de froid (°C)
    date du record
    −15,4
    17.1987
    −12,8
    04.1963
    −10,6
    01.2005
    −3,4
    12.1986
    −1,6
    07.1957
    2,3
    12.1957
    4,5
    05.1965
    5,1
    05.1967
    2,5
    19.1952
    −3,2
    29.1947
    −8
    23.1956
    −13,4
    29.1964
    −15,4
    1987
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,1
    15.1975
    21,2
    15.1958
    24,8
    30.2021
    29,7
    30.2005
    32,8
    29.1947
    40,1
    18.2022
    40,7
    23.2019
    38,7
    07.2020
    35,7
    14.2020
    29,8
    02.2011
    22,2
    08.2015
    19
    07.2000
    40,7
    2019
    Ensoleillement (h) 68,9 92,8 136,5 171,5 194,5 227,4 227,8 223,7 185,9 120,2 80,7 68,8 1 798,5
    Précipitations (mm) 69,2 54,8 51,6 56,6 57,9 43,2 52,1 41,3 55 71,8 67,8 72 693,3
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 1 mm 11,6 9 9,8 10,1 10,1 6,7 6,3 6,3 7,8 10,7 11,2 11,5 111,1
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 5 mm 4,6 4 3,4 4,2 3,8 2,7 2,7 2,5 3,4 4,8 4,8 5 46
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 10 mm 2 1,7 1,4 1,2 1,6 1,2 1,7 1,2 1,6 2,3 1,7 2,1 19,7
    Nombre de jours avec neige 1,9 2,5 0,7 0,2 0 0 0 0 0 0 0,3 1,2 6,7
    Nombre de jours avec grĂȘle 0,2 0,1 0,4 0,4 0,3 0,1 0,2 0,1 0 0,1 0,1 0 2
    Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,7 1,4 3 2,5 3 2,6 1,4 1 0,5 0,2 16,9
    Nombre de jours avec brouillard 4,4 3,4 2,6 2,2 1,9 1,4 1,3 1,5 3,1 4,9 5 5,2 37
    Source : [MétéoFrance] « Fiche 49020001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/05/2021 dans l'état de la base
    Ville Ensoleillement
    (h/an)
    Pluie
    (mm/an)
    Pluie
    (j/an)
    Neige
    (j/an)
    Orage
    (j/an)
    Brouillard
    (j/an)
    MĂ©diane nationale 1 852835Non connu162550
    Angers 179869311171737
    Paris 1 66263711112178
    Nice 2 724733611271
    Strasbourg 1 693665114262851
    Brest 1 5301 21015971276
    Bordeaux 2 03594412433169

    Milieux naturels et biodiversité

    Angers se situe Ă  la pĂ©riphĂ©rie immĂ©diate du site du Val de Loire classĂ© au patrimoine mondial de l’Unesco[17]. La ville est Ă©galement l'une des deux villes-portes du parc naturel rĂ©gional Loire-Anjou-Touraine avec Tours en Indre-et-Loire[18].

    Photographie d'un canal au milieu de champs ; des lentilles d'eau.
    L'ßle Saint-Aubin, à l'extrémité des basses vallées angevines.

    Au nord, les « basses vallĂ©es angevines », grande zone humide de plus de 6 000 hectares, intĂšgrent la ville au niveau de l’üle Saint-Aubin. Celles-ci correspondent aux rives de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, principalement constituĂ©es de prairies inondables, bocages, mares et haies ; elles sont un refuge de biodiversitĂ© important, notamment ornithologique et abrite une flore et une faune typiques du Val de Loire[19]. Les « basses vallĂ©es angevines » sont protĂ©gĂ©es par le rĂ©seau Natura 2000 (au titre des directives « Habitat » et « Oiseaux ») et relĂšvent Ă©galement de la Convention de Ramsar, traitĂ© international visant Ă  la conservation et Ă  l’utilisation durable des zones humides[5]. L’üle angevine de Saint-Aubin reprĂ©sente prĂšs de 10 % de ces espaces naturels et environ 15 % du territoire de la ville, c’est dire son importance, tant au niveau de la biodiversitĂ© locale que des espaces naturels communaux. Elle joue de surcroĂźt le rĂŽle important « d’écrĂȘteur de crues » pour la ville situĂ©e Ă  son aval immĂ©diat. Aujourd’hui, l’üle, inhabitĂ©e, est toujours exploitĂ©e par les agriculteurs et offre un cadre naturel apprĂ©ciĂ© des habitants. L’ancienne ferme a Ă©tĂ© rĂ©novĂ©e par la municipalitĂ© qui y a installĂ© la Maison de l’üle, lieu de dĂ©tente et d’exposition[H 1].

    La commune compte deux sites naturels classĂ©s, le site de la Baumette depuis 1935 ainsi que l’étang Saint-Nicolas et ses rives depuis 1936. La ville est Ă©galement incluse dans un troisiĂšme site naturel classĂ©, celui de la confluence Maine-Loire et des coteaux angevins, depuis 2010[20]. Ce dernier site est marquĂ© par l’entrĂ©e de la Loire au cƓur du Massif armoricain et ses roches schisteuses, rĂ©sistantes. Le lit du fleuve se resserre autour d’une rive droite escarpĂ©e et d’une rive gauche offrant de grandes zones inondables. Les paysages traditionnels y sont nĂ©anmoins toujours prĂ©sents : Ăźles, bancs de sable, prairies inondables et autres promontoires rocheux. À Angers, le site du rocher de la Baumette — oĂč se trouve l’ancien couvent du mĂȘme nom — est Ă  l’origine du classement[21].

    Urbanisme

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (73 % en 2018), en augmentation par rapport Ă  1990 (66,9 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (49,5 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (17,7 %), prairies (15,6 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (5,8 %), eaux continentales[Note 2] (5,6 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (4,4 %), forĂȘts (1,4 %), cultures permanentes (0,1 %)[22].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[23].

    Tissu urbain

    Plan d'Angers présentant les diverses époques de constructions par quartier.
    Plan schématique des quartiers d'Angers selon le tissu urbain.
    • Centre historique
    • Faubourgs urbanisĂ©s au XIXe siĂšcle
    • Quartiers urbanisĂ©s au XXe siĂšcle
    • Quartiers urbanisĂ©s au XXIe siĂšcle
    • Limites des quartiers administratifs

    Le centre-ville d’Angers est en rive gauche de la Maine. ComposĂ© principalement de petites artĂšres, commerçantes pour la plupart, il est en grande partie piĂ©tonnier. On y rencontre la plupart des institutions (hĂŽtel de ville, hĂŽtel du dĂ©partement, bibliothĂšque ou encore la quasi-totalitĂ© des musĂ©es). Au sud-ouest de cet hyper-centre contemporain se trouve la CitĂ©, petit ensemble mĂ©diĂ©val perchĂ© sur un promontoire rocheux, organisĂ© autour du chĂąteau et de la cathĂ©drale. C’est le quartier le plus ancien de la ville, structurĂ© en petites ruelles et comprenant nombre d’hĂŽtels particuliers et autres maisons mĂ©diĂ©vales. En rive droite se trouve le vieux quartier de La Doutre (d’outre Maine). On y trouve des maisons anciennes Ă  colombages, un dĂ©dale de ruelles ainsi que l'ancien hĂŽpital Saint-Jean, le thĂ©Ăątre du Quai et le port fluvial d'Angers. Ces trois quartiers constituent l’ancienne ville intra-muros. Cet ensemble historique est encore bien visible aujourd’hui puisqu’au dĂ©but du XIXe siĂšcle, les anciennes fortifications ont laissĂ© place Ă  une ceinture de boulevards[H 2].

    Les anciens faubourgs sont aujourd’hui devenus les quartiers pĂ©riphĂ©riques de ce centre-ville historique. Leur urbanisation prend forme avant le XVIIe siĂšcle (faubourgs de ReculĂ©e, Bressigny, Saint-Serge (Saint-Samson), Saint-Jacques, Saint-Laud et EsviĂšre)[CC 1]. Certains d'entre eux se dĂ©velopperont ensuite considĂ©rablement au cours du XIXe siĂšcle car situĂ©s le long des grands axes de communication (anciennes routes de Paris, de Tours et de Nantes)[IN 1] : ce sont les actuels quartiers Saint-Serge au nord ; Madeleine et Saint-LĂ©onard au sud-est ; Saint-Jacques Ă  l’ouest. Ce sont des quartiers essentiellement rĂ©sidentiels Ă  l’exception toutefois du quartier Saint-Serge abritant un campus de l’universitĂ© d'Angers ainsi que le marchĂ© d'intĂ©rĂȘt national[A 3].

    En pĂ©riphĂ©rie actuelle de la commune se concentrent les nouveaux quartiers rĂ©sidentiels, qu’ils soient pavillonnaires ou constituĂ©s de grands ensembles collectifs. Vers l’ouest se trouvent ainsi les quartiers de Belle-Beille (premier quartier suburbain constituĂ© de grands ensembles[H 3]) et du Lac de Maine (petits collectifs et logements individuels). Ces quartiers occidentaux sont sĂ©parĂ©s du reste de la ville par de grands espaces verts, d’une part le parc de l’étang Saint-Nicolas et d’autre part le parc de Balzac et dans son prolongement la base de loisirs du Lac de Maine, en bordure de la riviĂšre. À l’est se rencontrent ensuite les quartiers de Monplaisir (habitat collectif) et des Banchais (habitat mixte) ; au sud, le quartier de La Roseraie est Ă  dominante collective, c'est aujourd’hui le quartier le plus habitĂ© de la ville[A 4]. Les horticulteurs et pĂ©piniĂ©ristes, encore nombreux jusque dans les annĂ©es 1980 dans la partie sud de la ville ont Ă©tĂ© progressivement Ă©vincĂ©s et ne subsistent principalement plus qu’en pĂ©riphĂ©rie sud du quartier de la Roseraie[A 5].

    Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, l’urbanisation s’étend au sud de l’üle Saint-Aubin, non urbanisĂ©e, sur les plateaux de la Mayenne et des Capucins : c’est le dĂ©veloppement du quartier des Hauts-de-Saint-Aubin, au nord de la ville[A 6]. Aujourd’hui, le Loir, la Mayenne, la Sarthe au nord et la Loire au sud poussent l’espace mĂ©tropolitain Ă  se dĂ©velopper Ă  l’est (Saint-BarthĂ©lemy-d’Anjou, TrĂ©lazĂ©) et Ă  l’ouest (AvrillĂ©, BeaucouzĂ©).

    Occupation des sols en 2006.
    Type d’occupation Pourcentage
    Territoires artificialisés 70 %
    Territoires agricoles 23 %
    ForĂȘts et milieux semi-naturels 1 %
    Zones humides 0 %
    Surfaces en eau 6 %
    Source : Agence d’urbanisme de la rĂ©gion angevine (AURA)[24]

    Quartiers

    Plan d'Angers et des dix quartiers administratifs.
    Plan des quartiers administratifs de la ville.

    Angers est composĂ©e de dix quartiers administratifs regroupant eux-mĂȘmes plusieurs vĂ©ritables quartiers tels qu'identifiĂ©s par les habitants. Il est possible de dĂ©nombrer une trentaine de quartiers au sein du territoire de la ville. La plupart font rĂ©fĂ©rence Ă  la rue ou la place autour de laquelle ils se sont formĂ©s (comme la rue Bressigny ou la place de la Visitation) ou de lieux-dits (Orgemont par exemple). L'Ăźle Saint-Aubin bien que non habitĂ©e fait Ă©galement partie d'une division territoriale de la commune.

    Logements

    En 2018, le nombre total de logements Ă  Angers Ă©tait de 89 937, alors qu'il Ă©tait de 85 829 en 2013. Parmi ces logements, 90,8 % Ă©taient des rĂ©sidences principales, 2,7 % des rĂ©sidences secondaires et 6,6 % des logements vacants. Ces logements Ă©taient pour 21,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 76,6 % des appartements[Insee 1].

    La proportion des rĂ©sidences principales, propriĂ©tĂ©s de leurs occupants Ă©tait de 32,4 %, stable par rapport Ă  2013 (31,9 %). La part de logements HLM louĂ©s vides Ă©tait de 28,6 % contre 30,1 % en 2013, leur nombre Ă©tant nĂ©anmoins en lĂ©gĂšre hausse (23 392 contre 23 319)[Insee 2].

    En 2018, 14,6 % des résidences principales ont été construites avant 1946, 57,4 % de 1946 à 1990 et 28,1 % depuis 1991[Insee 3].

    Architecture

    Exemple de bùtiments du centre ville le long de la montée Saint-Maurice.

    L'architecture de la ville peut se rĂ©sumer Ă  ses matĂ©riaux, le schiste et le tuffeau, qui font d'Angers alternativement une ville noire ou blanche[25] : monuments mĂ©diĂ©vaux en schiste, toitures d’ardoises, demeures Renaissance ou XIXe siĂšcle ayant cĂ©lĂ©brĂ© la pierre de tuffeau, etc. Elle est parfaitement rĂ©sumĂ©e par Armand Lanoux[Note 3] : « Du chemin de ronde du chĂąteau, on voit s'Ă©taler la ville, si caractĂ©ristique avec ses cheminĂ©es de briques sur le fond bleu des toits, la ville qui mĂȘle maintenant au matĂ©riau le plus tendre, le tuffeau, l'un des plus rĂ©sistants, le schiste. »

    L'ancienne ville intra-muros voit se concentrer la majoritĂ© des Ă©difices historiques : la CitĂ© est le quartier le plus ancien de la ville, structurĂ© en petites ruelles comprenant nombre de maisons du Moyen Âge ; le quartier de La Doutre en rive droite est le plus riche en constructions mĂ©diĂ©vales et Renaissance ; le centre-ville compte quant Ă  lui de nombreuses demeures Ă©rigĂ©es de la fin du Moyen Âge au XIXe siĂšcle. Il comprend d'ailleurs une majoritĂ© d’édifices du XIXe siĂšcle, notamment des immeubles de rapport, parfois de style haussmannien. En dehors des boulevards ceinturant l’hyper-centre se rencontrent Ă©galement des immeubles de rapport, notamment prĂšs des places. L’architecture des faubourgs consiste nĂ©anmoins principalement en maisons de ville Ă  un Ă©tage sous combles. Elles prĂ©sentent parfois un aspect d'architecture en sĂ©rie. L’architecture rĂ©cente est le plus souvent celle de zones pavillonnaires ou d’ensembles collectifs, parfois en contradiction avec l’ensemble ancien (voir par exemple l’immeuble sis 16-26 boulevard du MarĂ©chal-Foch)[CC 1].

    Projets d'aménagements

    Le développement de la ville s'appuie sur plusieurs grands projets urbains, parmi lesquels :

    • RĂ©habilitation des berges de la Maine

    La mise en service du contournement autoroutier permet Ă  la ville d’envisager de rĂ©affecter la voie rapide Paris-Nantes qui traverse la ville au bord de la Maine. Ancienne rocade en milieu urbain datant des annĂ©es 1970, les voies sur berges Ă©taient considĂ©rĂ©es comme une sĂ©paration entre les deux rives, empĂȘchant notamment les habitants de profiter de la riviĂšre. Le premier projet de rĂ©habilitation des berges de Maine (« Rives nouvelles ») a Ă©tĂ© abandonnĂ© Ă  la suite du changement de municipalitĂ© en 2014. Un second (« Angers cƓur de Maine »), plus modeste, est cependant mis en place dans cette optique. Il prĂ©voit notamment la couverture d’une partie des voies sur berges, du chĂąteau Ă  la place MoliĂšre, avec amĂ©nagement d’espaces publics et paysagers et passage du tramway[A 8]. Le deuxiĂšme volet concerne le quartier Saint-Serge. Les anciens locaux EDF et de la gare de marchandises seront rĂ©affectĂ©s : y seront notamment construits la nouvelle patinoire, des logements, la chambre des mĂ©tiers et son centre de formation[26].

    • DeuxiĂšme ligne de tramway

    En , les Ă©lus communautaires ont approuvĂ© le projet de deuxiĂšme ligne de tramway pour relier les quartiers de Belle-Beille, Ă  l’ouest et de Monplaisir, Ă  l’est. D’une longueur de 9,9 km, la ligne partirait du campus pour rejoindre le cƓur du quartier de Monplaisir (place de l’Europe) via la Doutre. Le tramway desservirait notamment les berges de la Maine, le campus de Saint-Serge et le Centre des CongrĂšs. PrĂšs de 50 000 habitants habitent Ă  moins de 500 m des stations projetĂ©es. En sus, un tronçon de quelques centaines de mĂštres entre l'actuelle station Foch-Maison bleue et la place MendĂšs-France permettra de faire fonctionner une troisiĂšme ligne en maillage, entre Belle-Beille et La Roseraie[CC 2]. Les travaux ont dĂ©marrĂ© Ă  l'Ă©tĂ© 2017 avec la mise en chantier du pont des Arts et MĂ©tiers, les travaux de voirie ayant dĂ©marrĂ© quant Ă  eux Ă  l'Ă©tĂ© 2018 pour une mise en service attendue au plus tĂŽt fin 2022[CC 3].

    • Gare+, quartier d’affaires Ă  proximitĂ© de la gare d'Angers Saint-Laud

    Ce projet vise Ă  construire 70 000 m2 de bureaux et 25 000 m2 de logements et commerces sur les anciennes friches industrielles situĂ©es au sud de la gare TGV ainsi que les anciens entrepĂŽts de la Sernam. PrĂšs de 3 000 emplois sont attendus sur le site au cours des prochaines annĂ©es[27].

    • CoulĂ©e verte et « vĂ©gĂ©talisation » du centre-ville

    La municipalitĂ© souhaite « vĂ©gĂ©taliser » le centre-ville en crĂ©ant notamment une coulĂ©e verte de l’avenue Jeanne d’Arc ainsi rĂ©novĂ©e, Ă  la promenade du Bout du Monde rĂ©amĂ©nagĂ©e prĂšs du chĂąteau. Elle devrait passer par la place Lorraine, l’ancien hĂŽtel de ville, la place du Ralliement d’ici 2019[28].

    RĂ©seau routier

    Plan d'Angers : plusieurs voies sont mises en avant selon leur catégorie.
    RĂ©seau routier d'Angers :
    • Boulevards historiques
    • Voies radiales
    • « Rocade » sud de substitution
    • Voies sur berges
    • Autoroutes

    Angers est situĂ©e au croisement de trois axes autoroutiers : l'A11 entre Paris et Nantes (axe majeur au niveau national), l'A87 vers La Roche-sur-Yon via Cholet et l'A85 vers Tours. La ville de Rennes, prĂ©fecture de la rĂ©gion Bretagne, et, dans une moindre mesure, le dĂ©partement de la Mayenne sont accessibles par la voie expresse RD 775, pratiquement intĂ©gralement Ă  4 voies[29]. La RD 761 relie, quant Ă  elle, Angers Ă  Poitiers, prĂ©fecture de la rĂ©gion Poitou-Charentes, et Niort, dans les Deux-SĂšvres.

    Jusqu'en 2008, Angers Ă©tait traversĂ©e par les voies sur berges de l'autoroute A11, celles-ci formant le lien routier entre les tronçons autoroutiers Angers-Nantes et Angers-Paris. La construction de l'autoroute est achevĂ©e lors de la mise en service du contournement nord de la ville, via une tranchĂ©e couverte de 1 700 mĂštres[A 9], permettant de complĂ©ter la rocade d'Angers. Mais les berges de Maine sont toujours occupĂ©es par la RD 323, sĂ©parant de fait la ville en deux.

    La ville compte 1 515 voies[A 10]. Le rĂ©seau routier principal se compose de trois grands types de voies. PremiĂšrement, les boulevards historiques qui ceinturent l'hypercentre ; deuxiĂšmement, les voies radiales en direction de la pĂ©riphĂ©rie, comme les avenues Pasteur (vers le nord-est), Patton (vers l’ouest) ou De Lattre-de-Tassigny (vers le sud) ; derniĂšrement, les axes au sud de la ville faisant office de « rocade » de substitution, Ă  savoir le boulevard Sud d'une part et les boulevards d’Arbrissel et Blanchoin d'autre part[30].

    En 2012, on dĂ©nombre environ 500 000 dĂ©placements par jour dans la commune[31].

    Selon une Ă©tude de la FĂ©dĂ©ration nationale des associations d'usagers des transports, la prĂ©sence de grosses infrastructures routiĂšres Ă  proximitĂ© immĂ©diate du centre-ville favorise l'usage de la voiture. Ainsi, Angers est ceinturĂ©e par deux rocades, avec de nombreux Ă©changeurs. La part modale de la voiture y est consĂ©quemment de 54 %. À Nancy, en revanche, oĂč les grosses infrastructures routiĂšres sont repoussĂ©es loin du centre-ville, la part modale de la voiture tombe Ă  40 %[32].

    Ponts

    La physionomie du réseau routier a été conditionnée par la topographie. Ainsi, la largeur de la Maine a limité les franchissements malgré son rétrécissement au XVIIIe siÚcle. Angers compte neufs ponts au-dessus de la riviÚre dont deux ponts ferroviaires. On trouve du nord au sud :

    À l’échelle de l’agglomĂ©ration, la Loire limite Ă©galement les possibilitĂ©s de franchissement et la circulation des flux (cinq ponts sur une quarantaine de kilomĂštres, de Chalonnes-sur-Loire Ă  Saint-Mathurin-sur-Loire)[30].

    • Photographie d'un pont en arc moderne.
      Le pont Confluences.
    • Photographie panoramique d'une riviĂšre dans la ville, un port Ă  gauche, une autoroute Ă  droite, un pont.
      Les voies sur berges et le pont de Verdun au début du XXIe siÚcle.
    • Photographie d'un pont Ă  arches rondes Ă©clairĂ© la nuit.
      Le pont de Verdun.

    RĂ©seau ferroviaire

    Photographie d'une gare de verre, un rond-point avec une fontaine au premier plan.
    La gare Saint-Laud.

    Angers est Ă  la jonction des lignes ferroviaires de Tours Ă  Saint-Nazaire et du Mans Ă  Angers-MaĂźtre-École. La gare d'Angers-Saint-Laud est la principale gare : mise en service en 1853 par la Compagnie du chemin de fer de Tours Ă  Nantes[MR 1], elle fut rĂ©novĂ©e en 2001[A 13].

    Le TGV permet de rejoindre Paris-Montparnasse en 1 h 30 min et l'aĂ©roport Roissy-Charles de Gaulle en 2 h 25 min. Le temps de parcours vers les villes voisines de Nantes et du Mans est de 40 min. Angers est Ă©galement bien reliĂ©e aux principales villes françaises : Lille Europe (3 h 25 min), Lyon Part-Dieu (3 h 45 min), Strasbourg (4 h 35 min) ou encore Marseille et Montpellier (5 h 45 min)[Note 4]. Le rĂ©seau des TER Pays de la Loire permet de relier Angers Ă  Cholet en 40 min, Saumur en 25 min, ou encore Nantes, Le Mans ou Tours. L'Interloire, ligne TER commune aux rĂ©gions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, permet de rejoindre Blois en 1 h 30 ou OrlĂ©ans en 2 h[34]. La virgule ferroviaire de SablĂ©, mise en service en 2017, permet de relier Angers Ă  Laval en 50 min au lieu de 1 h 30 min et Rennes en 1 h 35 min au lieu de 2 h 10 min[35]. La ligne IntercitĂ©s Nantes – Lyon relie Angers aux villes de Bourges, Nevers, Moulins et Roanne avec un aller-retour les jours de fin de semaine[36].

    La gare de la MaĂźtre-École, situĂ©e Ă  l'est de la ville, est une halte ferroviaire desservie quotidiennement par quelques TER Pays de la Loire circulant entre Le Mans et Angers Saint-Laud[34]. Elle fut mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest lors de l'ouverture du trafic sur la voie ferrĂ©e de SablĂ© Ă  Angers[B 7].

    La gare Saint-Serge est une ancienne gare fermĂ©e au transport de voyageurs Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale[MR 2]. Il ne subsiste plus dĂ©sormais qu'une gare rĂ©servĂ©e au fret du marchĂ© d'intĂ©rĂȘt national du Val de Loire ouvert en 1961[A 14].

    Réseau aérien

    Un aĂ©roport international est situĂ© sur le territoire de la commune de MarcĂ©, Ă  vingt-cinq kilomĂštres au nord-est d'Angers Ă  la bifurcation de l'A11 et de l'A85. Ouvert en 1998 et propriĂ©tĂ© de la communautĂ© d'agglomĂ©ration d'Angers, il est ouvert au trafic commercial, aux avions privĂ©s et il est utilisĂ© pour les besoins sanitaires du CHU d'Angers. S’il peut thĂ©oriquement recevoir 50 000 passagers par an[37], la frĂ©quentation maximale fut atteinte dĂšs 1999 avec 17 780 passagers et descendit Ă  seulement 986 passagers en 2009. Les clubs de voltige aĂ©rienne, de vol moteur et de vol Ă  voile reprĂ©sentent la majoritĂ© du trafic[38]. En 2003, la Cour des comptes considĂšre d'ailleurs que l'aĂ©roport « tient, dans l'ensemble du trafic commercial des aĂ©roports du Grand Ouest[Note 5], une place sans corrĂ©lation avec sa population »[39].

    L'aéroport héberge également le musée régional de l'air d'Angers-Marcé qui regroupe de trÚs nombreux avions légers anciens[40].

    Début janvier 2017, la décision est prise par le conseil de communauté de supprimer les vols réguliers qui desservent l'aéroport[41].

    RĂ©seau fluvial

    Photographie d'un petit port fluvial.
    Le port fluvial, cale de la Savatte.

    La ville est situĂ©e Ă  la confluence de quatre cours d'eau. Cette situation a Ă©tĂ© avantageuse : la circulation fluviale de Nantes Ă  Angers fut longtemps trĂšs importante, tant pour le transport de marchandises[42] que de voyageurs. Ainsi les « paquebots de Loire » au XIXe siĂšcle transportaient les voyageurs de Nantes Ă  OrlĂ©ans via Angers. Cependant, l’arrivĂ©e du chemin de fer et plus encore du transport routier provoqua son dĂ©clin dans le courant de l’entre-deux-guerres[MR 3]. NĂ©anmoins, la redynamisation du trafic fluvial en Loire est Ă  l’étude. Le quai pĂ©trolier de Bouchemaine, les installations du GĂ©nie et le port lourd d’Angers, tous deux situĂ©s Ă  la Baumette, sont les principales infrastructures existantes[42].

    Le port fluvial d’Angers, situĂ© Cale de la Savatte, accueille les navires de plaisance Ă  l’annĂ©e, en hivernage ou pour quelques jours en saison.

    La Maine est navigable sur la totalitĂ© de son parcours. Il est possible de gagner vers l’ouest l’estuaire de la Loire (la Loire n'est d'ailleurs navigable qu'Ă  partir du bec de Maine). Vers le nord, si le Loir n’est pas navigable, la Sarthe l’est jusqu’au-delĂ  du Mans et la Mayenne au-delĂ  de la ville homonyme. À noter que l’Oudon, principal affluent de la Mayenne, est navigable jusqu’à SegrĂ©[43].

    Un bac permet la traversĂ©e de la Mayenne vers l’Île Saint-Aubin. Il est accessible aux piĂ©tons et aux cyclistes du printemps Ă  l'automne, lorsque l'Ăźle n'est pas inondĂ©e[A 15].

    RĂ©seau cyclable

    En 2012, le vĂ©lo reprĂ©sente 3,9 % des dĂ©placements quotidiens Ă  l'Ă©chelle de la commune[31]. En juin 2013, le rĂ©seau cyclable comprend 142 km d’amĂ©nagements cyclables[CC 5] d'aprĂšs les donnĂ©es de la communautĂ© urbaine Angers Loire MĂ©tropole, dont des pistes ou bandes cyclables[A 16], des couloirs de bus — parfois Ă©troits — et des plateaux piĂ©tonniers[30]. En juin 2012, selon un conservateur des Archives d'Angers, les usagers du vĂ©lo disposent de 83 km d’espaces cyclables, dont 12,3 km de pistes spĂ©cifiques[H 4].

    Depuis 2004, la municipalitĂ© a mis en place un service de prĂȘt gratuit nommĂ© VĂ©loCitĂ©. La ville prĂȘte gratuitement l'une de ses 3 000 bicyclettes[44] aux personnes qui habitent ou travaillent Ă  Angers pour une durĂ©e maximale d'un an[AM 2]. La commune a Ă©galement instituĂ© une « vĂ©lo-Ă©cole » afin de sensibiliser Ă  l’usage de la route[AM 2].

    L'EuroVelo 6, Ă©galement connue comme « EurovĂ©loroute des Fleuves »[45], est une vĂ©loroute qui traverse Angers en reliant Saint-Brevin-les-Pins Ă  Constanța. Elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'ocĂ©an Atlantique Ă  la mer Noire en passant par dix pays et suit l'itinĂ©raire de trois des plus grands fleuves europĂ©ens : la Loire, le Rhin et le Danube[46]. En Maine-et-Loire, cette vĂ©loroute emprunte en rĂ©alitĂ© l'itinĂ©raire de La Loire Ă  VĂ©lo[47]. À l'est de la ville, une variante de celle-ci emmĂšne les cyclistes depuis La DagueniĂšre vers Angers via les ardoisiĂšres de TrĂ©lazĂ©. Vers l’ouest, la ville a amĂ©nagĂ© la Boucle verte permettant de relier les basses vallĂ©es angevines au nord et la Loire au sud[30]. Cette derniĂšre traverse le parc de Balzac et les bords du lac de Maine jusqu'Ă  Bouchemaine oĂč elle rejoint le parcours principal de La Loire Ă  VĂ©lo et de l'EuroVelo 6[48].

    RĂ©seau de transports en commun

    Le tramway Ă©lectrique fait son apparition Ă  Angers en 1896[H 5]. Cependant, cet ancien rĂ©seau est incohĂ©rent, mal Ă©quipĂ© et mal desservi. Julien Gracq en parle en ces termes : « Petits, malingres, hauts sur roues, desservant un rĂ©seau peu fourni, je n'ai jamais pu faire grand cas des tramways angevins [
]. ». DĂšs 1934, des autobus font leur apparition et la derniĂšre ligne de tramway est abandonnĂ©e en 1949[H 6].

    Le service public de transports en commun angevins, Irigo, est organisĂ© par la communautĂ© d'agglomĂ©ration d'Angers Loire MĂ©tropole et gĂ©rĂ© par la sociĂ©tĂ© RD Angers, filiale du groupe RATP. Son rĂ©seau couvre le territoire de l’intercommunalitĂ©[49].

    Photographie d'un tramway blanc et arc-en-ciel dans un virage.
    Le tramway d'Angers Ă  la gare Saint-Laud.

    Le rĂ©seau se compose d’une ligne de tramway, treize lignes urbaines de bus et autant de lignes suburbaines[50]. Quatre lignes assurent le modeste[51] service de soirĂ©e de 20 h 30 Ă  1 h du matin — auxquelles s'ajoute une unique ligne nocturne circulaire du jeudi au samedi[52] — et cinq lignes assurant la desserte des dimanches et jours fĂ©riĂ©s[53]. En 2012, 9,3 % des dĂ©placements quotidiens Ă  l’échelle de la ville provenaient du rĂ©seau de transports en commun[31]. En 2014, celui-ci a enregistrĂ© plus de 34,7 millions de voyages, dont 8,55 millions pour la seule ligne de tramway[54]. InaugurĂ© en 2011[AM 3], le tramway d'Angers compte une ligne unique reliant la commune d‘AvrillĂ© au quartier de la Roseraie. Des sections utilisant la technologie APS permettent d’éviter l'utilisation de catĂ©naires et prĂ©servent ainsi le centre historique de la ville[A 17]. Une deuxiĂšme ligne de tramway est prĂ©vue Ă  l’horizon 2020 entre le quartier de Monplaisir et le campus de Belle-Beille[CC 6].

    Les lignes départementales sont prises en charge par la régie des transports des Pays de la loire, Aléop. Une vingtaine de lignes partent de la gare routiÚre, située à proximité immédiate de la gare d'Angers-Saint-Laud[55].

    La gare routiÚre offre également des correspondances régionales (autocars TER Pays de la Loire en direction de Chùteaubriant et Laval)[56] et nationales. Les compagnies BlaBlaBus[57], et Isilines[58] permettent de rejoindre Paris, Brest (via les villes du sud de la Bretagne), Lyon et Grenoble (via Tours et Bourges). Les destinations européennes sont effectuées par la compagnie Eurolines[59].

    Risques naturels et technologiques

    Angers est concernĂ©e par six risques majeurs[60] : l'inondation, la sismicitĂ© (risque faible)[61], le retrait-gonflement des argiles (risque faible)[62], le transport de matiĂšres dangereuses[63], l’effondrement minier[64] et la tempĂȘte.

    Risque d'inondation

    Vue de deux péniches amarrées au bord d'un quai bordé de maisons bourgeoises.
    Quai des Carmes, dans la Doutre.

    Le risque d'inondation est liĂ© aux crues de la Maine et de ses affluents, mais aussi de la Loire, plus en aval. La faible longueur du cours de la Maine, court exutoire d’un vaste bassin hydrographique composĂ© des trois riviĂšres principales que sont le Loir, la Sarthe et la Mayenne, provoque une trĂšs forte dĂ©pendance hydrologique entre Loire, Maine et section aval de ses affluents[11]. Les berges de la riviĂšre ayant Ă©tĂ© urbanisĂ©es, notamment depuis le XIXe siĂšcle, de nombreux quartiers sont sensibles aux crues : principalement la Doutre, Thiers-Boisnet et Saint-Serge. Le nombre d’habitants concernĂ©s a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©[11]. À l’échelle de la commune, ce chiffre est faible. Si elles ne touchent que peu d’habitants, les crues frĂ©quentes ont en revanche des consĂ©quences importantes en termes d’infrastructures de transport (fermeture des voies sur berges et paralysie du tramway)[13].

    Sur le plan urbanistique, Angers est concerné par deux plans de prévention du risque inondation (PPRI) qui s'imposent au plan local d'urbanisme : le PPRI « Confluence de la Maine », en amont du pont de la Basse-Chaßne, approuvé en 2009, avec prescription de travaux à réaliser sur les constructions et habitations existantes dans les zones les plus vulnérables, et le PPRI « Val du Louet-Confluence de la Maine et de la Loire » approuvé en 2002, sans mesures obligatoires sur les constructions et habitations déjà existantes[65].

    Toponymie

    Juliomagus, le nom antique

    Le nom de la citĂ© est mentionnĂ© pour la premiĂšre fois vers l'an 150 par PtolĂ©mĂ©e dans son ouvrage GĂ©ographie sous la forme Î™ÎżÏ…Î»ÎčÎżÎŒÎŹÎłÎżÏ‚ (Juliomagus)[B 8] - [B 9]. On retrouve la mention sur la table de Peutinger, sous la dĂ©nomination de Iuliomago.

    Il s'agit d'un composé de l'anthroponyme latin Julius, vraisemblablement une dédicace à un ou plusieurs membres illustres de la famille des Julio-Claudiens, et du mot celtique magos « champ, plaine, campagne »[B 10]. Les dédicaces des civitas à des empereurs romains étaient fréquentes en Gaule romaine, cependant ces toponymes conservent généralement un élément gaulois[CR 1]. On note également l'attestation plus tardive de Juliomagus Andecavorum. Le déterminant Andecavorum fait référence au peuple gaulois des Andecavii (Andécaves ou Andégaves), dont elle était la cité[CR 2].

    Le nom d'Angers

    L'appellation actuelle de la ville est issue de l'Ă©lĂ©ment Andecavorum. Vers l'an 400, la forme primitive Juliomagus s'efface ; elle est remplacĂ©e par le terme civitas, comme en tĂ©moigne le nom civitas Andecavorum[B 11]. Ce changement est attestĂ© dĂšs le IVe siĂšcle ailleurs en Gaule au Bas-Empire[CR 3] — par exemple, les villes de Paris ou Tours ont adoptĂ© le nom du peuple dont elles Ă©taient la capitale[B 11].

    Par la suite, Angers est mentionnĂ©e au Moyen Âge sous les formes Andecava civitas au VIe siĂšcle et Andecavis en 769[B 8], Andegavis entre 861 et 882, Angieus en 1127, Angeus en 1205 et Angiers dĂšs le XIIe siĂšcle[B 11].

    L'évolution phonétique Andecavis en Angeus est réguliÚre et s'explique par la lénition des consonnes intervocaliques, le -s final étant celui de l'ablatif-locatif latin. L'évolution est comparable à Pictavis en Peiteus aux XIe et XIIe siÚcles donnant Poitiers. La variante Andecavum explique le nom d'Anjou (in Andecavo en 797[B 11]). Celui d'angevin est un dérivé semi-savant. Le doublet Angers, Anjou est également comparable à celui de Poitiers, Poitou.

    Surnoms

    Plusieurs surnoms ont servi à désigner Angers :

    • « Ville des fleurs »

    La renommĂ©e de ses pĂ©piniĂšres horticoles mais aussi de son vignoble ou de son arboriculture lui vaut ce surnom dĂšs le Second Empire[B 12], tel que le rapportait ÉlisĂ©e Reclus[B 13]. Sa spĂ©cialisation dans le domaine du vĂ©gĂ©tal et le soin accordĂ© Ă  ses espaces verts remettent ce surnom au goĂ»t du jour[H 7].

    • « Angers la Blanche » ou « Angers la Noire »

    Angers fut pendant longtemps une ville noire, en référence à ses maisons en schiste (ou à pans de bois pour les plus anciennes) et ses toits en ardoise, avant de devenir une ville blanche au XIXe siÚcle lorsque furent édifiés un certain nombre de bùtiments en tuffeau[25].

    • « AthĂšnes de l’Ouest »

    La paternitĂ© de ce surnom flatteur revient Ă  Charles-Émile Freppel, Ă©vĂȘque d'Angers, lors de l'inauguration de l'UniversitĂ© catholique de l'Ouest en 1875. Il se trouve en effet que de nombreuses Ă©coles ouvrent Ă  la fin du XIXe siĂšcle (Ă©coles des Beaux-Arts, de notariat ou d'agriculture) ; plusieurs sociĂ©tĂ©s savantes sont crĂ©Ă©es ; le Grand-Cercle accueille de grands compositeurs comme Camille Saint-SaĂ«ns , etc.[A 18].

    Histoire

    La plus ancienne trace d’occupation humaine remonte Ă  400 000 ans av. J.-C. et a Ă©tĂ© dĂ©couverte rue de FrĂ©mur[66]. Le site est occupĂ© dĂšs le nĂ©olithique (vers 4500-3000 av. J.-C.) puisqu’un cairn a Ă©tĂ© retrouvĂ© sur le site actuel du chĂąteau. Des rejets de silex ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couverts sous le logis royal[10].

    Antiquité

    Photographie d'une piÚce de monnaie gauloise représentant un visage et un centaure (pile et face).
    StatĂšre d’électrum « aux aigrettes » frappĂ© par les AndĂ©caves.

    Au Ve siĂšcle av. J.-C., le peuple celte des Andes ou AndĂ©caves s’établit dans la rĂ©gion d’Angers, surtout au nord de la Loire, et lui donne son nom[A 19]. AprĂšs la conquĂȘte de la Gaule par les armĂ©es de CĂ©sar, la ville se romanise. Cependant, le nom gallo-romain de Juliomagus (« le marchĂ© / le champ de Julius ») n’est attestĂ© qu’au IIe siĂšcle[B 8].

    Juliomagus est dĂ©limitĂ©e Ă  l'ouest par la Maine et Ă  l'est par un amphithĂ©Ăątre. C'Ă©tait une petite ville qui ne dĂ©passait pas les 80 ha dans son extension maximale[67], Ă  comparer aux 200 ha de Nemausus (NĂźmes) et aux 220 ha d'Augustudunum (Autun) et devait compter environ 3 000 habitants[67]. À proximitĂ© immĂ©diate de l’actuelle rue des ArĂšnes s’élevait autrefois l'amphithĂ©Ăątre de Growan ou Grohan pouvant accueillir environ 6 000 spectateurs[CP 4]. La prĂ©sence d’un amphithĂ©Ăątre Ă©tait Ă  l’époque un privilĂšge impĂ©rial dont seules jouissaient Angers et Tours dans la rĂ©gion[68].

    Les invasions barbares des annĂ©es 275-276 ont provoquĂ© un repli des habitants vers le promontoire de la citĂ©. Ainsi, au tournant des IIIe et IVe siĂšcles est Ă©difiĂ©e une muraille ne dĂ©limitant plus qu’une petite superficie d’environ 9 ha (l’actuelle citĂ©)[A 19]. L’enceinte, de forme ovale, mesure environ 1 250 m, elle est percĂ©e aux quatre points cardinaux de portes, dont la principale durant l’AntiquitĂ© est l’Orientale (devenue par la suite Porte Saint-Aubin). L’épaisseur du mur atteint par endroits 4 Ă  5 mĂštres. Ce sont aujourd'hui les principaux vestiges de l’époque gallo-romaine : l'appareillage, de moellons et de briques, d'une partie de ce mur est encore visible, rue Toussaint[69]. Les tours Villebon et de l'ÉvĂȘchĂ© en sont deux autres tĂ©moignages, quoique largement remaniĂ©es[IN 2].

    Le christianisme se dĂ©veloppe Ă  Angers et le premier Ă©vĂȘque est mentionnĂ© en 372 (nommĂ© Defensor — ce n'est qu'un titre, l'Ă©vĂȘque Ă©tant alors le premier dĂ©fenseur de la ville), lors de l’élection de Martin Ă  l’évĂȘchĂ© de Tours[CP 5].

    Moyen Âge

    La ville prend au tournant du Ve siùcle le nom du peuple gaulois qui l’habitait : civitas Andecavorum, ou Andecavis, à l’origine du nom Angers[B 11].

    Des incursions scandinaves et bretonnes Ă  l'Empire PlantagenĂȘt

    Photographie du chĂąteau : deux tours et des jardins dans les douves au premier plan.
    Le chùteau, édifié à partir du XIIIe siÚcle.

    Le milieu du IXe siĂšcle voit apparaĂźtre des temps troublĂ©s. Tant les Bretons que les Vikings font d’incessantes incursions en Anjou et la ville est pillĂ©e par le chef nordique Hasting en 845, puis Ă  nouveau en 852[B 14]. AprĂšs la bataille de Jengland, Charles le Chauve, roi des Francs, et ErispoĂ«, chef breton, s'y rencontrent en pour signer le traitĂ© d'Angers qui donne Ă  la Bretagne les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontaliĂšres de la Bretagne[70]. En 853, Charles le Chauve dĂ©cide d’établir une marche autour des territoires de l'Anjou, de la Touraine, du Maine et du pays de SĂ©es. Cependant, en 872, les Scandinaves prennent la ville et s’y installent pendant prĂšs d’un an[70]. En 873, Charles le Chauve vient lui-mĂȘme aux cĂŽtĂ©s de Salomon de Bretagne assiĂ©ger la ville. Les Annales de Saint-Bertin font mention de l'utilisation de « machines nouvelles et raffinĂ©es » pour en dĂ©loger les Normands[71]. Le roi de Bretagne dĂ©tourne alors la Maine, ce qui met les bateaux viking Ă  sec et ĂŽte une protection au chĂąteau[B 15]. Ce dĂ©tournement est Ă  l'origine du canal de la tannerie, comblĂ© seulement au XIXe siĂšcle[IN 3].

    Les derniers Carolingiens, rois des Francs et comtes d’Anjou, dĂ©lĂšguent la gestion du comtĂ© Ă  des vicomtes Ă  partir de la fin du IXe siĂšcle. L’un d’entre eux, Foulques le Roux, deviendra Foulques Ier d'Anjou en 929 et fondera ainsi la premiĂšre dynastie des comtes d’Anjou. La rĂ©gion s’apaise et le rĂŽle militaire d’Angers aux marches du Royaume disparait pour plusieurs siĂšcles[A 20]. Le calme retrouvĂ©, la ville se dĂ©veloppe par le biais de nombreux bourgs et faubourgs. Au XIe siĂšcle, Foulques Nerra, comte d’Anjou, laisse Ă  Angers une empreinte considĂ©rable. Il fait restaurer l’église Saint-Martin, le plus vieux monument actuel de la ville ; favorise la fondation d’abbayes bĂ©nĂ©dictines ; fait Ă©difier le premier pont de pierre Ă  l’emplacement du pont de Verdun[A 21] ; et fait creuser l’étang Saint-Nicolas sur le Brionneau[A 22]. Ces installations en rive droite de la Maine sont Ă  l’origine du quartier de la Doutre.

    À partir de 1060, la dynastie PlantagenĂȘt prend le titre comtal avec Geoffroy III le barbu, petit-fils de Foulques Nerra. Ceux-ci vont progressivement ĂȘtre Ă  la tĂȘte d’un empire Ă©phĂ©mĂšre s’étendant des PyrĂ©nĂ©es Ă  l’Irlande. Au XIIe siĂšcle, un historien anglais, Raoul de Diceto, vante la magnificence des Ă©difices romans angevins[Note 6]. Ceux-ci, notamment les abbayes Saint-Aubin, Saint-Nicolas, ou encore le palais comtal, ont disparu, Ă  l’exception du palais Ă©piscopal et d’une partie du cloĂźtre de l’abbaye Saint-Aubin. L'empire s'Ă©croule en 1205[72] et Jean sans Terre ne conserve plus en France que le duchĂ© d'Aquitaine. Le coup est toutefois sĂ©vĂšre car le roi d'Angleterre a perdu le fleuron de son empire, la Normandie, et son berceau, l'Anjou.

    Angers est dĂšs lors rattachĂ©e au royaume de France et son rĂŽle militaire au sein des marches du domaine royal rĂ©apparaĂźt. Blanche de Castille fait construire une forteresse et une nouvelle enceinte de 3 800 m de long, sur les deux rives de la riviĂšre[A 23]. L’enceinte du Bas-Empire devient quant Ă  elle Ă  partir du XIIIe siĂšcle une clĂŽture canoniale, faisant de la CitĂ© un bastion dans la ville interdit aux laĂŻcs[69].

    L'ùge d'or de la cité et du duché d'Anjou

    DĂ©tail de tapisserie : Un squelette Ă  cheval, sur fond rouge.
    Le cheval livide et la mort, Tenture de l'Apocalypse.

    En 1360, le comtĂ© est Ă©rigĂ© en duchĂ©. Louis Ier, le premier duc d’Anjou, Ă©tablit un droit de pĂ©age sur les marchandises traversant le duchĂ© afin d’entretenir les fortifications de la ville. Cette taxe, la « cloison », en sera la principale ressource[A 23]. Il Ă©tablit Ă©galement formellement l'universitĂ© d'Angers en 1364 qui sera dĂ©finitivement constituĂ©e en 1432 avec ses quatre facultĂ©s : droit, mĂ©decine, thĂ©ologie et arts[73]. Il commande Ă©galement Ă  un lissier parisien, Nicolas Bataille, la tenture de l'Apocalypse, d'aprĂšs les cartons du peintre Hennequin de Bruges[CP 6]. En 1429, lors de la guerre de Cent Ans, Yolande d’Aragon fait renforcer les dĂ©fenses de la ville ; le duc de Bedford — nommĂ© par les Anglais rĂ©gent du Royaume de France et duc d’Anjou —, dĂ©sireux de marcher sur Angers, dĂ©tourne alors ses troupes vers OrlĂ©ans[CP 7].

    Portrait d'un homme, portant hermine blanche et bonnet noir.
    René d'Anjou.

    L’annĂ©e 1434 voit le commencement du rĂšgne du « bon roi RenĂ© ». NĂ© en 1409, fils cadet du duc Louis II et de Yolande d'Aragon, il devient d'abord duc de Bar en 1430 comme successeur de son grand-oncle le cardinal-duc Louis Ier de Bar auquel titre s'ajoute en 1431 celui de duc de Lorraine par son mariage avec la duchesse Isabelle Ire, enfin en 1434 Ă  la mort de son frĂšre aĂźnĂ© Louis III d'Anjou, duc d'Anjou, comte de Provence, roi de Naples et de JĂ©rusalem. Beau-frĂšre du roi Louis XI, il contribue Ă  la relance de l'Ă©conomie locale, trĂšs affectĂ©e au dĂ©but du XVe siĂšcle par les sĂ©quelles de la peste (1347-1350) et par les conflits incessants, dont la guerre de Cent Ans. Homme d'une grande culture et d'une grande gĂ©nĂ©rositĂ©, il fait d'Angers un centre culturel et politique important oĂč il entretient une cour littĂ©raire et savante. Il amĂ©nage les douves du chĂąteau en mĂ©nagerie, crĂ©Ă© des lieux de promenades et des jardins fleuris[B 16]. Il fait Ă©galement construire prĂšs d’Angers trois manoirs de campagne : Haute-Folie, ReculĂ©e et ChanzĂ©, prĂšs de la Baumette oĂč il fonde en 1451 le couvent des Cordeliers. Il lĂšgue Ă  sa mort la tenture de l’Apocalypse Ă  la cathĂ©drale[A 23]. François Villon, dans son Ɠuvre de jeunesse Le Lais de 1457, cite Angers comme refuge aprĂšs sa fuite de Paris en raison de ses larcins : « Pour obvier Ă  ces dangers, Mon mieulx est, ce croy, departir. Adieu! Je m'en vois Ă  Angers. »

    Peinture représentant Louis XI remettant une charte à une assemblée de gentilshommes.
    Remise de la charte aux bourgeois par Louis XI (Jules Dauban, 1901).

    En 1474, Louis XI manƓuvre contre le bon roi RenĂ©, dont il dĂ©sire annexer le domaine angevin. Le roi de France se rend Ă  Angers avec son armĂ©e, sous couvert d'une visite de courtoisie. Il installe aussitĂŽt une garnison dans le chĂąteau d'Angers et en confie le commandement Ă  Guillaume de Cerisay. À soixante-cinq ans, le roi RenĂ© ne veut pas commencer une guerre avec son neveu le roi de France. RenĂ© lui cĂšde son duchĂ© sans combattre. L'Anjou cesse dĂšs lors d'ĂȘtre un apanage et entre dĂ©finitivement dans le domaine royal[B 16]. Louis XI cherche alors Ă  se concilier la bourgeoisie locale. Il accorde ainsi en 1475 une grande charte communale qui crĂ©e la mairie. Le premier maire, Guillaume de Cerisay, est imposĂ© par le roi. La ville est exemptĂ©e de taille, de gabelle et de service armĂ© et bĂ©nĂ©ficie de droits de police et justice. Elle utilise en guise de sceau les armoiries actuelles : Ă©cu chargĂ© d'une clef en pal, accostĂ©e en chef de deux fleurs de lys[A 24].

    La ville s’illustre par sa vie intellectuelle et universitaire : Angers voit s'installer dĂšs 1476 une imprimerie ; l'universitĂ© forme plusieurs personnalitĂ©s de premier plan, comme Guillaume Poyet, futur chancelier de François Ier et auteur de l'ordonnance de Villers-CotterĂȘts ; Ambroise ParĂ© fait une partie de ses Ă©tudes Ă  la facultĂ© de mĂ©decine[A 24]. SituĂ©e entre les villĂ©giatures royales de Touraine et une Bretagne qui ne dĂ©sarme pas, Angers accueille frĂ©quemment les rois de France[H 8].

    Temps modernes

    La prospĂ©ritĂ© s’installe et en 1538, Angers apparaĂźt comme l’une des seize plus importantes villes du royaume. DĂšs 1509, le diocĂšse procure Ă  la ville un Ă©tablissement prĂ©paratoire Ă  l'universitĂ©, le collĂšge d'Anjou[74] (dit aussi « CollĂšge Neuf »). Les marchands angevins expĂ©dient vers Paris et les grands ports de l'Atlantique les produits du duchĂ© : toiles, vins, ardoises, tuffeau. Cette prospĂ©ritĂ© s’accompagne de l’édification de riches bĂątisses (en pierre, dans une ville oĂč les constructions sont majoritairement en bois) : logis Barrault, hĂŽtel des PĂ©nitentes ou encore logis PincĂ©[A 24]. Afin de faciliter le commerce fluvial, le port Ayrault est creusĂ© en 1556[IN 1]. Un premier plan de la ville est par ailleurs Ă©tabli par Adam Vandelant en 1576[A 24].

    • Vues d'Angers
    • Gravure montrant une ville au loin ; des fendeurs d'ardoise au premier plan, noir-et-blanc.
      Vue d'Angers depuis le plateau des Capucins, Hougfnaglius, 1561.
    • Un plan de ville ancien, le nord-est en bas.
      Plan de la ville d'Adam Vandelant, 1576.

    La rĂ©forme protestante est bien accueillie dans la rĂ©gion — une Ă©glise apparaĂźt dĂšs 1555[A 24]. En 1560, a lieu la journĂ©e des mouchoirs : l’élection des dĂ©lĂ©guĂ©s aux États gĂ©nĂ©raux dĂ©gĂ©nĂšre aprĂšs la razzia protestante au sein des reprĂ©sentants de la noblesse[75]. Les protestants parviennent cependant Ă  se rendre maĂźtres de la ville entre avril et . La rĂ©pression sera sanglante : 50 exĂ©cutions et 244 condamnations Ă  mort par contumace[A 24]. Le (soit cinq jours aprĂšs la Saint-BarthĂ©lemy), les Ă©chevins arrĂȘtent un massacre organisĂ© par le gouverneur de Saumur, le comte de Montsoreau, alors que des huguenots sont prĂ©cipitĂ©s dans la Mayenne[B 17]. En 1598, Henri IV sĂ©journe Ă  Angers pendant l’élaboration de l’Édit de Nantes et arrive ainsi Ă  convertir les plus rĂ©ticents catholiques[A 24].

    En 1619, Louis XIII autorise Marie de MĂ©dicis Ă  rĂ©sider avec sa cour Ă  Angers. Elle s'installe dans le Logis Barrault avec son aumĂŽnier Richelieu[76]. En a lieu la bataille des Ponts-de-CĂ© — connue Ă©galement sous le nom de « drĂŽlerie des Ponts-de-CĂ© » — entre les partisans du roi et ceux de sa mĂšre. Le le traitĂ© d'Angers est signĂ© : le roi accepte le retour de sa mĂšre Ă  la cour de France[B 18].

    Le XVIIe siĂšcle est marquĂ© par une grave Ă©pidĂ©mie de peste en 1626 et de grandes famines, autour des annĂ©es 1630 et 1661[A 24]. En 1649, face aux famines, Ă©pidĂ©mies et Ă  une pression fiscale de plus en plus agressive, les Angevins se rĂ©voltent : c'est le commencement de la Fronde angevine. La rĂ©pression par les troupes royales est Ă©vitĂ©e de justesse grĂące Ă  l'intervention de l'Ă©vĂȘque Henri Arnauld[CP 8]. La ville est nĂ©anmoins sanctionnĂ©e par le pouvoir royal et perd son privilĂšge de libre Ă©lection du conseil de ville. L’époque est difficile et la population diminue drastiquement : il faudra attendre le dĂ©but du XIXe siĂšcle pour qu’Angers retrouve sa population de 1650 (32 000 habitants). Un recensement est effectuĂ© en 1769 et la ville compte alors 25 044 habitants au sein de 4 116 maisons[A 24]. En 1651 et 1711, la commune est victime de crues trĂšs importantes : la Maine semble avoir dĂ©passĂ© les m, soit des hauteurs d’eau supĂ©rieures Ă  la crue historique de 1995[13].

    Au XVIIIe siĂšcle, l’économie de la ville est morose malgrĂ© le dĂ©veloppement d’industries textile, sucriĂšre et ardoisiĂšre. La ville Ă©volue peu et ne se modernise pas : les Ă©chevins n’ont pas de projet urbanistique comme leurs voisins nantais. Le maintien des vieilles fortifications, archaĂŻques, s’explique par exemple par le besoin de prĂ©lever l’octroi. À l’inverse, la vie culturelle ne faiblit pas : une acadĂ©mie royale des Sciences et Belles-Lettres est crĂ©Ă©e en 1685 sur le modĂšle de l'AcadĂ©mie française ; un thĂ©Ăątre est ouvert en 1763 ; un premier hebdomadaire, les Affiches d'Angers, apparaĂźt en 1773 ; une sociĂ©tĂ© de concerts est constituĂ©e ; un jardin botanique est crĂ©Ă© rue Bressigny[A 24].

    Révolution française et Empire

    Lors de la RĂ©volution, un parti patriote Ă©merge Ă  Angers autour notamment de Volney et La RĂ©velliĂšre-LĂ©peaux. En 1790, est crĂ©Ă© le dĂ©partement de Maine-et-Loire (le nom de Mayenne-et-Loire apparaĂźt cependant quelquefois)[B 19] dont le siĂšge est fixĂ© Ă  Angers : il reprend en grande partie les anciens territoires de l’Anjou[IN 4]. La nouvelle commune d'Angers absorbe celles voisines de Saint-Augustin, Saint-LĂ©onard et Saint-Samson[77] — trois communes dont les appellations rĂ©volutionnaires Ă©taient respectivement Peu-de-Fonds[78], Fruits-SucrĂ©s[79] et Gaie-VallĂ©e[80]. La ville atteint dĂšs lors sa superficie actuelle et compte 33 900 habitants[A 18].

    La Constitution civile du clergĂ© fait apparaĂźtre les premiĂšres tensions. En effet, seuls 22 % des ecclĂ©siastiques prĂȘtent serment. La guerre de VendĂ©e va ensuite marquer profondĂ©ment la citĂ©[A 25]. Le 18 juin 1793, la ville est prise sans combat par les VendĂ©ens qui l'occupent pendant plusieurs jours[81]. Lors de la VirĂ©e de Galerne, les VendĂ©ens tentent de reprendre la ville les 3 et 4 dĂ©cembre 1793, mais ils sont cette fois repoussĂ©s par la garnison rĂ©publicaine[82]. Pendant la Terreur, une guillotine est installĂ©e sur l'actuelle place du Ralliement[H 9]. À Angers mĂȘme, 290 prisonniers sont fusillĂ©s ou guillotinĂ©s et 1 020 meurent en prison par les Ă©pidĂ©mies[83]. Dans les environs de la ville, environ 5 000 Ă  6 000 VendĂ©ens, hommes et femmes, sont fusillĂ©s Ă  AvrillĂ©, aux Ponts-de-CĂ© et Sainte-Gemmes-sur-Loire, entre dĂ©cembre 1793 et avril 1794[84] - [83]. Certaines victimes sont condamnĂ©es aprĂšs une comparution sommaire devant une Commission militaire rĂ©volutionnaire, d'autres sont exĂ©cutĂ©es sans jugement[83].

    La physionomie de la ville commence Ă  changer Ă  la mĂȘme Ă©poque. En 1791, la place du Ralliement est amĂ©nagĂ©e Ă  la suite de la destruction de trois Ă©glises (dont la collĂ©giale Saint-Pierre)[CP 9]. Mais surtout, en 1807, NapolĂ©on autorise par un dĂ©cret impĂ©rial la destruction des fortifications mĂ©diĂ©vales de la ville qu'il visite l'annĂ©e suivante[CP 10].

    Le réveil de la ville au XIXe siÚcle

    Peinture représentant les ruines d'un pont, avec des barques au premier-plan et une église au loin.
    Le pont des Treilles, détruit au XIXe siÚcle (Angers on the Loire, George C. Stanfield, vers 1859).

    Le XIXe siĂšcle voit se poursuivre ces profondes modifications du paysage urbain. Dans la foulĂ©e du dĂ©cret napolĂ©onien, la ceinture de boulevard est achevĂ©e vers 1850-1860 et des ponts sont construits dans son prolongement[A 25]. En 1850, le pont de la Basse-ChaĂźne s’effondre lors d’une revue et provoque la mort de 223 personnes, principalement des soldats du 11e rĂ©giment d'infanterie lĂ©gĂšre[IN 5]. Le pont des Treilles, en ruine depuis 1711, est quant Ă  lui dĂ©finitivement dĂ©moli en 1855 puis 1890[IN 6] alors que le « Grand pont » — actuel pont de Verdun —, le plus ancien de la ville, est reconstruit entre 1846 et 1848[IN 7]. Le quartier des Luisettes (actuel quartier Thiers-Boisnet) s’urbanise Ă  compter de 1840. Jusqu’en 1623, il s’agissait d’une Ăźle faite de prairies inondables prĂšs de laquelle fut construit l’ancien port Ayrault, comblĂ© Ă  la fin des annĂ©es 1860[H 10]. De la mĂȘme maniĂšre, l’ancien canal des Tanneries est comblĂ© en 1866 et laisse place Ă  l’actuel boulevard Henri-Arnauld ; par consĂ©quent, l’ancienne Ăźle des Carmes est rattachĂ©e Ă  la Doutre[H 11].

    Dessin aérien ancien montrant un port et une ßle en cours d'urbanisation.
    Le port Ayrault et les Luisettes en 1848 (Alfred Guesdon).

    Le Second Empire voit un accroissement de ces travaux d’urbanisation : de nouvelles artĂšres sont percĂ©es, notamment dans le centre-ville qui est totalement rĂ©amĂ©nagĂ© autour d’immeubles de style haussmannien. Le chemin de fer fait son apparition en 1849 en prĂ©sence de Louis-NapolĂ©on Bonaparte et la gare Saint-Laud est inaugurĂ©e en 1853[MR 4].

    En parallĂšle, la ville reste un centre culturel et intellectuel. Plusieurs sociĂ©tĂ©s savantes sont crĂ©Ă©es et le Grand-Cercle accueille de grands compositeurs comme Charles Gounod, LĂ©o Delibes ou Camille Saint-SaĂ«ns. et de nombreuses Ă©coles s’y installent. Surtout, une nouvelle universitĂ© apparaĂźt en 1875, l’universitĂ© catholique de l'Ouest[A 25]. PremiĂšre « facultĂ© libre » de France, elle succĂšde Ă  l’universitĂ© mĂ©diĂ©vale disparue sous la RĂ©volution. Lors de ses Ă©changes Ă©pistolaires avec son homologue d’Angers, l’évĂȘque de Quimper donne une image de la ville des plus Ă©tonnantes : « Angers est une des villes les plus dangereuses pour la jeunesse. C’est une ville de plaisirs plutĂŽt que d’études. La vie y est fort lĂ©gĂšre »[H 12].

    L'horticulture est l'un des principaux secteurs d'activitĂ© de l'Ă©conomie angevine comme l'atteste cet extrait d'un document de 1865 : « Si la Touraine a Ă©tĂ© appelĂ©e Ă  juste titre le jardin de la France, on a pu dire avec non moins de raison que l'Anjou en est la pĂ©piniĂšre. [
] un concours heureux de circonstances naturelles ou Ă©conomiques [a] beaucoup contribuĂ© Ă  Ă©tendre et Ă  propager dans ce beau pays un genre de culture dont l'importance s'accroĂźt tous les jours. »[B 6] AndrĂ© Leroy possĂšde Ă  cette Ă©poque la plus grande pĂ©piniĂšre d’Europe. La vie Ă©conomique s’organise autour de ces activitĂ©s agricoles mais Ă©galement dans le domaine de la distillerie, de l’extraction ardoisiĂšre, du parapluie et du textile. En 1901, la SociĂ©tĂ© anonyme des filatures, corderies et tissages Bessonneau emploie ainsi plus de cinq mille personnes[A 25].

    • Les nouveaux boulevards
    • Photographie aĂ©rienne d'une ville, un ballon se trouve dans les airs.
      Angers vers 1850. Les nouveaux boulevards sont bien visibles.
    • Carte postale ancienne montrant un boulevard et ses quatre allĂ©es d'arbres.
      Le boulevard de Saumur, actuel boulevard Foch.
    • Carte postale ancienne montrant un pont suspendu, avec des navires en bois au premier plan, le chĂąteau et la ville Ă  l'arriĂšre-plan.
      Le pont de la Basse-ChaĂźne avant son effondrement.

    Le XXe siĂšcle

    Cette euphorie s’arrĂȘte au lendemain de la PremiĂšre Guerre mondiale. Si la ville n’a pas souffert directement de cette derniĂšre, les consĂ©quences dĂ©mographiques sont importantes et la population stagne alors que l’économie est Ă  bout de souffle[A 26].

    Photographie d'un grand escalier et du toit en verre.
    L'escalier et la grande verriĂšre Art DĂ©co des Nouvelles Galeries.

    Au dĂ©but du XXe siĂšcle, la ville s’enrichit cependant au niveau universitaire et culturel : en 1898 est fondĂ©e l’École supĂ©rieure d’agriculture et de viticulture et en 1909, l'École supĂ©rieure des sciences commerciales[CP 11]. Toujours au dĂ©but du siĂšcle, plusieurs bĂątiments Ă  l’architecture remarquable sont construits. Le music-hall Alcazar ouvre ses portes en 1902 dans un immeuble dans le plus pur style Art nouveau[H 13]. Les Nouvelles Galeries proposent des produits de luxe et exotiques sur le modĂšle des grands magasins parisiens dans leur nouvel immeuble Art dĂ©co construit Ă  partir de 1926[H 14]. Entre 1927 et 1929, cette architecture s'Ă©panouit avec l'Ă©dification de la « Maison bleue » dont le nom vient de son dĂ©cor de mosaĂŻques[A 27]. L’hĂŽtel des postes construit en 1929[IN 8] ainsi que le bĂątiment de la Compagnie française d'aviation de 1938[IN 9] sont deux autres exemples majeurs de l'architecture de cette Ă©poque.

    Lorsque la Seconde Guerre mondiale Ă©clate, la ville reçoit le gouvernement polonais en exil, au chĂąteau de Pignerolle, devenant de facto capitale de la Pologne[CP 12]. À partir de 1941, les Allemands font d’Angers le siĂšge de la Kommandantur de l’Ouest de la France, puis l’amiral Dönitz installe Ă  Pignerolle son centre de communication sous-marin. DĂšs 1940, Victor Chatenay, futur maire de la commune, crĂ©e le premier mouvement de rĂ©sistance angevin : « Honneur et Patrie ». En 1942, Angers devient le centre rĂ©gional de la Gestapo[B 20]. Les rafles dĂ©butent : 60 personnes sont fusillĂ©es sur le champ de tir de Belle Beille, 879 juifs sont dĂ©portĂ©s vers Auschwitz. En 1944, il ne reste plus que 22 juifs dans le dĂ©partement[A 28]. En , les premiers bombardements alliĂ©s marquent le dĂ©but des destructions liĂ©es Ă  la guerre. Le bilan est lourd : 418 morts, plus de 360 blessĂ©s, 7 000 sinistrĂ©s, 1 300 maisons dĂ©truites ou inhabitables[A 28]. Le , lors de l’entrĂ©e des troupes du GĂ©nĂ©ral Patton, Michel DebrĂ© se prĂ©sente Ă  la prĂ©fecture et devient le commissaire de la RĂ©publique pour la rĂ©gion d’Angers jusqu’en [85].

    Vue aérienne d'un chantier de construction d'un grand ensemble immobilier.
    Chantier de construction de la ZUP de Monplaisir, en 1965.

    L’aprĂšs-guerre voit l’élection du premier maire socialiste de l’histoire d’Angers puis, de 1947 Ă  1959, Victor Chatenay, ami du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, est premier magistrat. Le dynamisme revient : la ville dĂ©passe les 100 000 habitants en 1954 ce qui conduit Ă  Ă©difier de nouveaux ensembles de logements[A 26] : le quartier de Belle-Beille et la CitĂ© Verneau sont mis en chantier dĂšs 1953[A 14]. La ville inaugure ainsi successivement quatre nouveaux quartiers pĂ©riphĂ©riques : suivent en effet les quartiers de Monplaisir et de La Roseraie, Ă  compter respectivement de 1963 et 1966[A 29]. C’est Ă©galement Ă  la mĂȘme Ă©poque que les habitations du quai Ligny sont dĂ©truites et que la voie rapide est construite sur les berges de la Maine[IN 10].

    Alors que les Ă©tablissements Bessonneau, si prospĂšres au dĂ©but du siĂšcle, ferment dĂ©finitivement leurs portes en 1966, l’économie repart nĂ©anmoins grĂące Ă  l’arrivĂ©e de nouvelles entreprises telles que Thyssen en 1948, Thomson en 1957 ou Bull en 1961. Plus tard, c’est notamment le constructeur automobile suĂ©dois Scania qui installera son siĂšge social français Ă  Angers, en 1991[A 26]. Puis la ville se spĂ©cialise progressivement dans le domaine du vĂ©gĂ©tal jusqu'Ă  faire d'Angers le premier pĂŽle horticole d’Europe[86]. En effet, la ville accueille un pĂŽle de compĂ©titivitĂ© Ă  vocation mondiale spĂ©cialisĂ© dans le vĂ©gĂ©tal, VĂ©gĂ©polys[87], plusieurs Ă©coles spĂ©cialisĂ©es, des laboratoires de recherche et plusieurs institutions, dont l'office communautaire des variĂ©tĂ©s vĂ©gĂ©tales[88].

    Politique et administration

    Instances administratives

    Angers est le chef-lieu de l'arrondissement d'Angers et la ville-prĂ©fecture du Maine-et-Loire. À ce titre, elle concentre la plupart des activitĂ©s liĂ©es Ă  la reprĂ©sentation de l’État au niveau dĂ©partemental.

    Angers accueille ainsi de nombreuses autres administrations, parmi lesquelles l'inspection académique, la chambre de commerce et d'industrie de Maine-et-Loire ou encore la chambre d'agriculture[89].

    La ville accueille également le siÚge national de l'Agence de l'environnement et de la maßtrise de l'énergie (ADEME)[90], l'un des établissements de la direction des retraites et des solidarités de la Caisse des dépÎts et consignations[91] ou encore une institution européenne, l'Office communautaire des variétés végétales (OCVV)[A 26].

    La commune est le siĂšge d'une circonscription de sĂ©curitĂ© publique. À ce titre, elle dispose d'un hĂŽtel de police (commissariat central de la police nationale)[92], de trois commissariats subdivisionnaires Ă  Monplaisir[93], la Roseraie[94] et dans le quartier Saint-Jacques[95] ainsi que d'une brigade de proximitĂ© de gendarmerie Ă  Belle-Beille[96]. Angers accueille Ă©galement la direction dĂ©partementale de la sĂ©curitĂ© publique[97] et le service rĂ©gional de police judiciaire[98]. Elle dispose d'une police municipale forte de 57 agents en 2015[AM 4].

    En 2015, la municipalitĂ© devrait dĂ©ployer cent camĂ©ras de vidĂ©osurveillance, s'ajoutant aux 28 dĂ©jĂ  en place[AM 4]. En 2009, Angers possĂšde un taux de criminalitĂ© de 56,12 actes pour 1 000 habitants, nettement infĂ©rieur au taux moyen de 75,28 des villes françaises de 100 000 Ă  250 000 habitants et un taux semblable Ă  la moyenne française de 56,39[99]. En 2022, les chiffres de la dĂ©linquance font apparaitre une surreprĂ©sentation des violences faites aux personnes[100], tandis que le service d'information, de renseignement et d'analyse stratĂ©gique sur la criminalitĂ© organisĂ©e de la police judiciaire Ă©voque un risque d'implantation du narcobanditisme, Ă  l'instar de nombreuses villes moyennes du pays[101].

    Circonscriptions Ă©lectorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie de quatre des sept circonscriptions législatives de Maine-et-Loire (la premiÚre, la deuxiÚme, la sixiÚme et la septiÚme).

    Depuis la réforme territoriale de 2014, elle est le bureau centralisateur de sept cantons[102] : Angers-1, Angers-2, Angers-3, Angers-4, Angers-5, Angers-6 et Angers-7.

    Instances judiciaires

    La commune accueille l’ensemble des juridictions de l’ordre judiciaire : tribunal judiciaire, cour d’assises, cour d'appel (dont le ressort s’étend aux dĂ©partements de la Mayenne et de la Sarthe), tribunal pour enfants, conseil de prud'hommes, tribunal de commerce, tribunal paritaire des baux ruraux et tribunal des pensions. Dans l’ordre administratif, le tribunal administratif et la cour administrative d'appel compĂ©tents sont ceux de Nantes[103].

    Elle abrite une maison d'arrĂȘt[104].

    Intercommunalité

    La ville Ă©tait le siĂšge de la communautĂ© d’agglomĂ©ration du Grand Angers, un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) Ă  fiscalitĂ© propre, crĂ©Ă©e fin 2000 et qui prenait la suite du district urbain d'Angers crĂ©Ă© en 1968 et qui, Ă  l'origine, regroupait 10 communes rejointes progressivement par 20 autres. En 2005, l'intercommunalitĂ© intĂšgre Soulaines-sur-Aubance et les Ponts-de-CĂ© et, tout en demeurant une communautĂ© d'agglomĂ©ration, prend le nom d'Angers Loire MĂ©tropole.

    En 2015, afin de bĂ©nĂ©ficier d'une plus importante dotation globale de fonctionnement, la communautĂ© d'agglomĂ©ration devient une communautĂ© urbaine tout en gardant la mĂȘme dĂ©nomination. Ce n'est pas une mĂ©tropole au sens lĂ©gal, comme son nom le laisse penser.

    Cette intercommunalitĂ© exerce de trĂšs nombreuses compĂ©tences qui lui ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es par les 29 communes membres, dans les conditions dĂ©terminĂ©es par le code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales et s'Ă©tend sur 55 000 hectares, principalement au nord de la Loire[CC 7].

    Tendances politiques et résultats

    Angers a une longue tradition de centre droit. En effet, il faut attendre 1945 pour qu'un maire de gauche Auguste Allonneau soit Ă©lu pour la premiĂšre fois[A 30]. De 1947 Ă  1977, ses successeurs sont soit gaullistes (Victor Chatenay, RPF, Jacques Millot UNR), soit de centre-droit (Jean Turc, CNIP)[A 31], mais les choses changent Ă  partir de 1977. Quelques mois avant les Ă©lections municipales, François Mitterrand a cette phrase devenue cĂ©lĂšbre : « Quand Angers deviendra socialiste, c'est toute la France qui passera Ă  gauche »[105], et, la mĂȘme annĂ©e, Jean Monnier, syndicaliste CFDT, est Ă©lu Ă  la mairie Ă  la suite des dissensions de la droite locale. Cependant, le retour au centre s'opĂšre dĂšs les Ă©lections de 1983 lorsque Jean Monnier Ă©carte les communistes, ouverture au centre amplifiĂ©e lors des Ă©lections de 1989. Aux Ă©lections de 1995, la liste d'union de la gauche modĂ©rĂ©e et du centre remporte Ă  nouveau nettement les Ă©lections[B 21]. Si le rĂ©sultat des Ă©lections de 2008 est des plus serrĂ©s entre le maire sortant Jean-Claude Antonini et son opposant Christophe BĂ©chu[106], une liste de droite redevient majoritaire pour la premiĂšre fois depuis 1977 lors des Ă©lections de 2014[AM 5]. Lors du premier tour des Ă©lections municipales de 2020, la liste LR-LREM-MoDem-Agir-MR menĂ©e par le maire sortant Christophe BĂ©chu remporte la majoritĂ© absolue des suffrages exprimĂ©s, avec 17 267 voix (57,82 %, 49 conseillers municipaux Ă©lus dont 35 conseillers communautaires), devançant trĂšs largement les autres listes. Lors de ce scrutin marquĂ© par la pandĂ©mie de Covid-19 en France, 65,75 % des Ă©lecteurs se sont abstenus[107].

    Au niveau lĂ©gislatif, cette tendance se vĂ©rifie Ă©galement : jusqu'en 2007, les dĂ©putĂ©s de la CinquiĂšme RĂ©publique appartiennent tous Ă  la mouvance gaulliste — de Victor Chatenay (1951-1959)[108] et Jean Foyer (1959-1988)[109] Ă  Roselyne Bachelot (1988-2012)[110] — ou au centre-droit Ă  partir des annĂ©es 1980[111] - [112]. La sociologie Ă©lectorale montre, lors des Ă©lections nationales, un rĂ©Ă©quilibrage vers le centre gauche : au second tour des Ă©lections prĂ©sidentielles, Nicolas Sarkozy accuse un retard de six points par rapport Ă  la moyenne nationale, tant aux Ă©lections de 2007 (47,2 % des voix)[113] qu’aux Ă©lections de 2012 (42,8 %)[114]. Marc Goua (PS) devient quant Ă  lui en 2007 le premier dĂ©putĂ© socialiste Ă©lu au scrutin majoritaire de Maine-et-Loire, rejoint aux Ă©lections de 2012 par deux autres dĂ©putĂ©s socialistes angevins[115]. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le FN obtient Ă  Angers des scores nettement plus faibles que dans le reste de la France, Ă  l’inverse du centre et du centre-droit. Ainsi lors de l’élection prĂ©sidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen obtient un score infĂ©rieur de 7,2 points au premier tour et de 8 points au second par rapport Ă  la moyenne nationale, permettant ainsi Ă  Jacques Chirac d’obtenir 90,2 % des voix[116]. De mĂȘme lors de l’élection prĂ©sidentielle de 2007 oĂč le score du candidat FN est infĂ©rieur de 5,2 points Ă  la moyenne nationale. À l’inverse, le candidat MoDem François Bayrou obtient 23,5 % des voix, soit un score de 5 points supĂ©rieur Ă  la moyenne nationale[113]. En 2012, Marine Le Pen n’obtient que 10 % des voix, 8 points de moins qu’au niveau national[114].

    Administration municipale

    Photographie en couleurs de Christophe BĂ©chu.
    Christophe BĂ©chu, maire d'Angers de 2014 Ă  2022.

    Le nombre d'habitants au dernier recensement Ă©tant compris entre 100 000 et 149 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 55[139].

    Liste des maires

    De 1475 Ă  nos jours, de Guillaume de Cerisay Ă  Jean-Marc VerchĂšre, l’institution municipale a vu cent-soixante-treize maires se succĂ©der Ă  l’hĂŽtel de ville[A 32] - [A 33].

    Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1945 1947 Auguste Allonneau SFIO Enseignant
    DĂ©putĂ© de Maine-et-Loire (1945 → 1951)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-Nord-Est (1945 → 1951)
    1947 1959 Victor Chatenay RPF puis RS Militaire, résistant et chef d'entreprise
    SĂ©nateur de Maine-et-Loire (1948 → 1951)
    DĂ©putĂ© de Maine-et-Loire (1951 → 1959)
    DĂ©missionnaire Ă  la suite de sa nomination au Conseil constitutionnel
    1959 1963 Jacques Millot UNR Avocat
    DĂ©putĂ© de Maine-et-Loire (1960 → 1963)
    Décédé en fonction
    1963 1977 Jean Turc CNIP Horticulteur
    DĂ©putĂ© de Maine-et-Loire (1956 → 1962)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-Ouest (1955 → 1998)
    Chevalier de la LĂ©gion d'honneur
    Officier des Palmes académiques
    mars 1977 septembre 1998 Jean Monnier PS puis DVG ÉbĂ©niste
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-2 (1973 → 1985)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-Est (1985 → 1988)
    septembre 1998 janvier 2012 Jean-Claude Antonini PS MĂ©decin
    Conseiller rĂ©gional des Pays de la Loire (1998 → 2010)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-Est (1988 → 1998)
    PrĂ©sident d'Angers Loire MĂ©tropole (2001→ 2014)
    DĂ©missionnaire
    janvier 2012[140] avril 2014 Frédéric Béatse[141] PS Chef d'entreprise, assistant parlementaire
    Conseiller rĂ©gional des Pays de la Loire (2010 → )
    Vice-prĂ©sident du conseil rĂ©gional des Pays de la Loire (2010 → 2015)
    avril 2014[142] juillet 2022[143] Christophe BĂ©chu[144] UMP, LR puis Horizons Chef d’entreprise
    SĂ©nateur de Maine-et-Loire (2011 → 2017 )
    Conseiller gĂ©nĂ©ral d'Angers-Nord-Ouest (2001 → 2014)
    PrĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral de Maine-et-Loire (2004 → 2014)
    PrĂ©sident d'Angers Loire MĂ©tropole (2014 → )
    PrĂ©sident de l'AFITF (2018 → 2022)
    Maire-adjoint d'Angers (2022[145] → )
    DĂ©missionnaire aprĂšs sa nomination au gouvernement
    juillet 2022[145] En cours
    (au 12 septembre 2022)
    Jean-Marc VerchÚre[146] Modem[146] ingénieur INSA-Lyon
    Maire de Saint-Mathurin-sur-Loire (1989 → 2008)
    Directeur gĂ©nĂ©ral adjoint des services de la Ville et d'Angers Loire MĂ©tropole (2007 → 2011)
    Vice-prĂ©sident de la CU Angers Loire MĂ©tropole (2020 → 2022)
    PrĂ©sident de la CU Angers Loire MĂ©tropole (2022 →)

    Finances locales

    La commune annonce un budget de 290 000 000 € dont 203 400 000 € de fonctionnement et 61 200 000 € d'investissement, ainsi qu'une Ă©pargne brute de 27 700 000 € (en hausse de 25% par rapport Ă  2021), un budget en diminution de 2.99 % par rapport Ă  2014.

    Les recettes de fonctionnement sont financĂ©es Ă  hauteur de 61 % par les impĂŽts locaux, de 29 % par la dotation globale de fonctionnement. En 2014, ces indicateurs Ă©taient pour les communes de la mĂȘme strate, de plus de 100 000 habitants, respectivement de 41,56 %, 7,29 % et 18,50 %.

    En 2021, le taux d’imposition de la taxe fonciĂšre fixĂ© par la commune est de 56,42 %, Ă  comparer avec la moyenne dĂ©partementale de 44,34 % et la moyenne nationale de 39,43 % ; la ville dĂ©tient ainsi le taux le plus Ă©levĂ© du pays[147].

    La dette cumulĂ©e de la commune s’élĂšve en 2022 Ă  158 000 000 €, soit 994 € par habitant, en hausse de 38.59% depuis 2015. La dette moyenne par habitant de la strate des communes de plus de 100 000 habitants s'Ă©levait en 2014 Ă  1 176 â‚Ź.

    Politique de développement durable

    DĂšs 1992, la ville est prĂ©sente avec la dĂ©lĂ©gation française au sommet sur la Terre de Rio de Janeiro, et adopte, la mĂȘme annĂ©e, une charte pour l’écologie urbaine. En 1996, elle adhĂšre Ă©galement Ă  la charte d'Aalborg des villes europĂ©ennes durables. La ville lance sa dĂ©marche d'Agenda 21 en 1998[148] et le premier agenda 21 local est Ă©laborĂ© en 2000[A 34]. En 2010, la ville organise les Rencontres nationales du dĂ©veloppement durable « RIO+10, l’aprĂšs Johannesburg »[A 34].

    La commune a mis en place plusieurs initiatives en vue de sauvegarder la biodiversitĂ© locale : avec le concours de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), plusieurs dizaines de nichoirs ont Ă©tĂ© installĂ©s dans les parcs et jardins de la commune ; de mĂȘme, cinq ruches ont Ă©tĂ© implantĂ©es dans le parc de l’arboretum afin de favoriser la pollinisation[A 35] ; un objectif de suppression totale de l'usage des pesticides a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© Ă  moyen terme, la ville utilisant alors des techniques alternatives (dĂ©sherbage thermique, piĂšges Ă  phĂ©romones, recours aux insectes comme prĂ©dateurs naturels, etc.)[AM 6]. La municipalitĂ© encourage Ă©galement la « vĂ©gĂ©talisation » de l'espace public : les « mini-jardins » sont de petits espaces prĂ©levĂ©s sur les trottoirs oĂč les habitants volontaires entretiennent un espace fleuri ou potager, avec les plantes et les conseils des jardiniers municipaux[149]. En 2014, Angers est la ville de France la plus verte selon un palmarĂšs Ă©tabli par l'Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP), avec notamment 5 % de son budget consacrĂ© aux espaces naturels, parcs et jardins et grĂące Ă  la plus grande concentration d’espaces verts de France[150].

    Depuis 2013, la problĂ©matique de la pollution lumineuse fait l'objet d'une rĂ©glementation stricte : l’éclairage des magasins est majoritairement Ă©teint avant 23 h, les façades des bĂątiments le sont au plus tard Ă  1 h du matin et les bureaux une heure aprĂšs la fin de l’activitĂ©[A 36] - [151].

    En matiĂšre de traitement des dĂ©chets, l’agglomĂ©ration angevine a dĂ©cidĂ© la fermeture de son usine d’incinĂ©ration de la Roseraie afin de la remplacer par une toute nouvelle usine de traitement mĂ©cano-biologique, « Biopole », inaugurĂ©e en 2011[152]. Cependant, les problĂšmes liĂ©s Ă  la qualitĂ© du recyclage et aux conditions de travail ont conduit dĂšs 2015 Ă  sa fermeture. DĂšs lors, les ordures de la rĂ©gion angevine sont incinĂ©rĂ©es Ă  Lasse ou enfouies Ă  ChangĂ©, dans l’attente d’un nouveau projet communautaire[AM 7]. L’ancienne usine d’incinĂ©ration a Ă©tĂ© transformĂ©e en 2011 en chaufferie Ă  bois, « Biowatts », desservant 14 000 Ă©quivalents logements[AM 8] - [AM 9].

    Jumelages

    La ville d'Angers a instaurĂ© dĂšs 1967 aux cĂŽtĂ©s de Haarlem et OsnabrĂŒck un systĂšme d'Ă©change de jeunes. Ces « ambassadeurs » travaillent pendant une annĂ©e pour le service relations internationales des villes partenaires[A 37]. Ce systĂšme unique a valu en 2012 Ă  la ville le label « Ville euro-citoyenne » dĂ©cernĂ© par le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres[A 38].

    En 2015, d'aprÚs la base de données officielle du ministÚre des Affaires étrangÚres[153], Angers est jumelée avec :

    Angers a également signé des contrats de partenariat avec les communes de :

    Le site de la mairie cite Ă©galement un partenariat[A 38] avec :

    • Photographie panoramique d'une ville : des toits rouges et le clocher d'une Ă©glise domine.
      OsnabrĂŒck.
    • Photographie de vieilles maisons faites de colombages et de briques.
      Wigan.
    • Photographie du Capitole, un imposant Ă©difice nĂ©o-Renaissance de brique.
      Austin.
    • Photographie d'un canal et d'un moulin Ă  vent.
      Haarlem.
    • Photographie montrant une cathĂ©drale (dĂŽme) et la tour penchĂ©e de Pise Ă  l'arriĂšre-plan.
      Pise.

    Équipements et services publics

    Parcs et jardins

    Angers compte dix-huit parcs et jardins publics. La ville est, en 2014, la ville de France oĂč la concentration en espaces verts est la plus importante[150]. Les principaux jardins publics de la ville sont le jardin des plantes, un jardin Ă  l'anglaise autour d'un petit ruisseau, bordĂ© d’allĂ©es sinueuses et de statues ; le jardin du Mail, vaste promenade agrĂ©mentĂ©e d’un modĂšle de fontaine prĂ©sentĂ© Ă  l’Exposition universelle de 1855 et d'un jardin Ă  la française permanent de fleurs crĂ©Ă© par AndrĂ© Leroy[A 39] ; et le parc de l’arboretum comprenant cinq jardins diffĂ©rents — de par les variĂ©tĂ©s utilisĂ©es, l’amĂ©nagement ou les finalitĂ©s botaniques — et 1 500 espĂšces et 4 300 spĂ©cimens[A 40].

    EsquissĂ© Ă  partir de 1989, le parc de Balzac prend place sur le site de prairies inondables — les prairies d’Aloyau — traversĂ©es par le Brionneau. De par sa position, le parc permet de relier d’une part celui de l’étang Saint-Nicolas et d’autre part celui du Lac de Maine. D’une superficie de 46 hectares, il comprend plusieurs espaces, notamment un « marais », tantĂŽt paysage sec, tantĂŽt traversĂ© de canaux, tantĂŽt inondĂ© ; une pĂąture pour vaches highlands, Ăąnes du Cotentin ou baudets du Poitou ; et une zone de « dunes » vĂ©gĂ©tales. Le parc est une importante rĂ©serve de biodiversitĂ©[A 41].

    Le parc de l’étang Saint-Nicolas se compose de plusieurs espaces semi-naturels : parcs de Belle-Beille, de la Garenne, des CarriĂšres et de la Haye. D’une superficie de 112 hectares, son origine est beaucoup plus ancienne puisque remontant au Xe siĂšcle lorsque Foulques Nerra, comte d’Anjou, dĂ©cide le creusement du Brionneau afin d’installer carriĂšres et moulins. Le relief variĂ© du parc permet Ă  diffĂ©rents biotopes de s’épanouir : aquatiques et rivulaires, combes, lande, coteaux (nord et sud). La vĂ©gĂ©tation y est donc diversifiĂ©e[A 42].

    • Parcs et jardins Ă  Angers
    •  Photographie d'un jardin public, ses massifs de fleur et sa grande fontaine.
      La fontaine du jardin du Mail.
    •  Photographie de dunes artificielles recouvertes de pelouses, des arbres.
      Les « dunes » du parc de Balzac.
    • Photographie de jardins Ă  la française, vue en plongĂ©e ; des buissons au premier plan.
      Les douves du chĂąteau.

    Enseignement

    En 2012, la ville compte 47 001 personnes scolarisĂ©es[Insee 4]. L'enseignement privĂ© tient une part importante dans le systĂšme Ă©ducatif angevin, de l'Ă©cole maternelle Ă  l'enseignement supĂ©rieur.

    Enseignement primaire et secondaire

    Les Ă©tablissements Ă©ducatifs de la commune relĂšvent de l'acadĂ©mie de Nantes. En 2015, la ville compte 115 Ă©tablissements relevant du primaire et du secondaire. Parmi les Ă©tablissements de l’enseignement primaire, on compte 25 Ă©coles maternelles et 35 Ă©coles Ă©lĂ©mentaires publiques, 17 Ă©coles privĂ©es sous contrat. Dans l'enseignement secondaire, on compte 19 collĂšges (dont 11 publics) et 19 lycĂ©es (dont 10 publics). Parmi ces derniers, la ville compte cinq lycĂ©es publics et quatre lycĂ©es privĂ©s d’enseignement gĂ©nĂ©ral, deux lycĂ©es publics polyvalents, huit lycĂ©es professionnels (dont deux lycĂ©es agricoles)[154].

    Le lycée David-d'Angers est par ailleurs le lycée le plus ancien, fondé en 1806[CP 13].

    Enseignement supérieur

    La ville d'Angers compte environ 35 000 Ă©tudiants[155] (soit prĂšs de 25 % de sa population municipale). On y trouve notamment une universitĂ© publique : l'universitĂ© d'Angers et une universitĂ© privĂ©e : l'universitĂ© catholique de l'Ouest. Depuis 2008, l'universitĂ© d'Angers, le centre hospitalier universitaire, Agrocampus Ouest et l'École supĂ©rieure d'agriculture forment, avec d'autres universitĂ©s et Ă©coles des Pays de la Loire, un pĂŽle de recherche et d'enseignement supĂ©rieur (PRES) : l'universitĂ© Nantes Angers Le Mans[156].

    Universités

    Les origines de l’universitĂ© d'Angers remontent Ă  1337 lorsqu’est Ă©tablie la facultĂ© de droit. En 1432, sont mises en place les facultĂ©s de mĂ©decine, d’arts et de thĂ©ologie ; elles comptaient 1 000 Ă©tudiants Ă  la fin du XVe siĂšcle. Le CollĂšge d'Anjou, fondĂ© en 1509 et animĂ© depuis 1629 par les Oratoriens, servait d'Ă©tablissement prĂ©paratoire pour l'universitĂ©. Mais celle-ci est supprimĂ©e sous la RĂ©volution française, et il faudra attendre l’AprĂšs-guerre pour voir renaĂźtre un centre d’étude universitaire public dans la ville. C’est en 1971 que l’actuelle universitĂ© d’Angers est officiellement crĂ©Ă©e[157].

    Elle s’organise Ă  Angers autour de trois campus. Le campus de Belle-Beille regroupe l'unitĂ© de formation et de recherche (UFR) de lettres, langues et sciences humaines et de sciences ainsi qu’une Ă©cole d’ingĂ©nieurs, Polytech Angers (ex-ISTIA). Le campus de Saint-Serge regroupe quant Ă  lui l'UFR de droit, d'Ă©conomie et de gestion et l’ESTHUA, le centre de recherche sur le tourisme. Le campus de mĂ©decine et pharmacie se trouve prĂšs du centre hospitalier universitaire, dans le quartier des Capucins (Hauts-de-Saint-Aubin)[158]. Un Institut universitaire de technologie (IUT) est aussi prĂ©sent Ă  Belle-Beille. Il forme les Ă©tudiants en gĂ©nie biologique, gĂ©nie Ă©lectrique, gestion des entreprises et des administrations et en techniques de commercialisation[159]. En 2015, l’universitĂ© compte 22 000 Ă©tudiants (dont 2 700 Ă©trangers de 116 nationalitĂ©s) et dĂ©livre 402 diplĂŽmes diffĂ©rents[160].

    Le campus historique d’Angers correspond Ă  celui de l’universitĂ© catholique de l'Ouest (UCO), fondĂ©e en 1875 par Charles-Émile Freppel, Ă©vĂȘque d'Angers. Il comprend les cinq facultĂ©s de l’universitĂ©, Ă  savoir facultĂ©s d’éducation, des humanitĂ©s, de thĂ©ologie et sciences religieuses, de sciences et de sciences humaines et sociales[161]. Elle accueille environ 9 000 Ă©tudiants en 2015[162]. Depuis la rentrĂ©e 2009, l'UCO a crĂ©Ă© avec l'universitĂ© amĂ©ricaine de St. Edward's un campus amĂ©ricain. Les Ă©tudiants peuvent y prĂ©parer en un an un cursus universitaire amĂ©ricain avant de continuer leurs Ă©tudes Ă  Austin[163].

    Autres établissements d'enseignement supérieur

    FondĂ©e par les JĂ©suites en 1898, l’École supĂ©rieure d'agricultures d'Angers (ESA) accueille environ 3 000 Ă©tudiants[164] ce qui en fait le premier centre de formation supĂ©rieure agricole privĂ©. Elle propose des formations notamment dans les domaines de l’industrie agroalimentaire, de l’environnement, du commerce ou de l’amĂ©nagement paysager[165]. L’École supĂ©rieure des sciences commerciales d'Angers (ESSCA) est crĂ©Ă©e en 1909 par le doyen de l’universitĂ© catholique de l’Ouest[166]. Elle accueille 3 000 Ă©tudiants en finance, marketing et management[167]. TroisiĂšme Ă©tablissement crĂ©Ă© par un ecclĂ©siastique, l’École supĂ©rieure d'Ă©lectronique de l'Ouest (ESEO) est une Ă©cole d'ingĂ©nieurs en sciences et technologies de l'information et de la communication fondĂ©e en 1956[168]. L’école Arts et mĂ©tiers ParisTech est transfĂ©rĂ©e de BeauprĂ©au Ă  Angers en 1815 par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt[169]. Elle forme des ingĂ©nieurs en gĂ©nie mĂ©canique, gĂ©nie Ă©nergĂ©tique et gĂ©nie industriel et productique[170]. Depuis 2008, le campus angevin de l’Institut supĂ©rieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage, l'Institut agro Rennes-Angers, propose des formations dans le domaine de l’horticulture et du paysage[171].

    Plusieurs autres Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur se trouvent Ă  Angers. Parmi ceux-ci, une Ă©cole supĂ©rieure du professorat et de l'Ă©ducation (ESPE), le Conservatoire national des arts et mĂ©tiers (CNAM), l'Ă©cole du gĂ©nie (EG), l'Institut des mĂ©tiers du notariat (IMN), l’École supĂ©rieure d’optique de l’Ouest (ESOO), l’École technique supĂ©rieure de chimie de l’Ouest (ETSCO), l'Ă©cole de sages-femmes RenĂ©-Rouchy, l'École supĂ©rieure angevine en informatique et productique (ESAIP), l'École supĂ©rieure des Pays de la Loire (ESPL), l'Institut de comptabilitĂ© et de gestion des Pays de la Loire (ICOGES) et un institut de formation en soins infirmiers (IFSI)[172].

    La ville comprend Ă©galement plusieurs Ă©coles Ă  vocation artistique, comme l’École rĂ©gionale des beaux-arts d'Angers[173] et le conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional d'Angers[A 43]. La commune accueille, de 1972 Ă  1978, le premier Centre chorĂ©graphique et lyrique national, autour du Ballet ThĂ©Ăątre Contemporain (BTC) et du ThĂ©Ăątre musical d’Angers (TMA). Le BTC ouvre la voie Ă  l'actuel Centre national de danse contemporaine (CNDC) crĂ©Ă© en juin 1978 avec le New-Yorkais Alwin Nikolais, figure importante de la danse moderne[H 15].

    • Photographie d'un bĂątiment couleur turquoise, de la pelouse au premier-plan.
      ÉSA.
    • Photographie montrant un grand bĂątiment au loin, derriĂšre une haie.
      ESSCA.

    Santé

    L’activitĂ© hospitaliĂšre remonte Ă  Angers au XIIe siĂšcle lorsqu’Étienne de Marsai, sĂ©nĂ©chal d’Henri II PlantagenĂȘt fonde l’hĂŽpital Saint-Jean. Un autre hĂŽpital ouvre en 1615 pour les mendiants, les vagabonds et les personnes ĂągĂ©es alors qu’en 1745, dans l’actuel parc du Haras, est ouvert un troisiĂšme lieu d’accueil des malades. Ces trois structures seront transfĂ©rĂ©es vers l’actuel site du centre hospitalier universitaire Ă  partir de 1849[174].

    Le rĂŽle de formation mĂ©dicale du centre hospitalier universitaire d'Angers est trĂšs important. Il comprend en effet, outre la facultĂ© de mĂ©decine : un institut de formation en soins infirmiers, un institut de formation d’aides-soignants, une Ă©cole de puĂ©riculture, une Ă©cole de sages-femmes, un institut de formation des cadres de santĂ©, un institut de formation ambulancier et un centre d'enseignement de soins d’urgence[175].

    La ville compte Ă©galement quatre cliniques : la clinique de l’Anjou dans le quartier Orgemont, la clinique Saint-Sauveur dans le quartier de l’EsviĂšre et Ă  TrĂ©lazĂ©, le centre de la main et le village santĂ© Angers Loire (issu du regroupement de plusieurs cliniques angevines)[A 44].

    Il existe également un centre régional de lutte contre le cancer : le centre Paul Papin[A 45].

    Population et société

    Évolution dĂ©mographique

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[176] - [Note 7].

    En 2020, la commune comptait 155 876 habitants[Note 8], en augmentation de 3,19 % par rapport Ă  2014 (Maine-et-Loire : +1,84 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    33 90033 00029 18729 87332 74335 90139 88444 78146 599
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    50 72651 79754 79158 46456 84668 04973 04472 66977 164
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    82 39882 93583 78686 15886 26085 60287 98894 408102 142
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    115 252128 533137 591136 038141 404151 279152 337148 803151 229
    2020 - - - - - - - -
    155 876--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[77] puis Insee Ă  partir de 2006[177].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Angers intra-muros est en 2020 la troisiĂšme commune la plus peuplĂ©e du Grand Ouest[Note 5] aprĂšs Nantes et Rennes, la deuxiĂšme de la rĂ©gion Pays de la Loire aprĂšs Nantes et la dix-huitiĂšme commune la plus peuplĂ©e de France avec 155 876 habitants. En 2020, la ville est la commune-centre d'une aire d'attraction peuplĂ©e de 437 560 habitants, d'une unitĂ© urbaine de 245 518 habitants et d’une intercommunalitĂ©, la communautĂ© urbaine Angers Loire MĂ©tropole (ALM), comprenant 29 communes et 303 535 habitants[I 1].

    Pyramide des ùges et répartition par sexe

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  45,9 %[Insee 5], soit trĂšs largement au-dessus de la moyenne nationale (35,5 %)[I 2] ou dĂ©partementale (37,2 %)[I 3]. À l'inverse, le taux de personnes d'un Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans (22,4 %)[Insee 5] est infĂ©rieur au taux national (25,9 %)[I 2] et au taux dĂ©partemental (25,6 %)[I 3].

    À l'instar des rĂ©partitions nationale et dĂ©partementale, la population fĂ©minine de la commune est supĂ©rieure Ă  la population masculine. Le taux (53,8 % en 2018)[Insee 6] est supĂ©rieur de plus de deux points au taux national (51,6 %)[I 2].

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 6]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    1,0
    90 ou +
    2,4
    5,8
    75-89 ans
    9,2
    11,9
    60-74 ans
    13,9
    15,0
    45-59 ans
    15,1
    18,0
    30-44 ans
    15,6
    31,0
    15-29 ans
    29,7
    17,2
    0-14 ans
    14,2
    Pyramide des ùges du département de Maine-et-Loire en 2018 en pourcentage[178]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,8
    90 ou +
    2
    6,9
    75-89 ans
    9,5
    15,5
    60-74 ans
    16,3
    19,4
    45-59 ans
    18,8
    18,6
    30-44 ans
    17,7
    18,6
    15-29 ans
    17,5
    20,2
    0-14 ans
    18,2

    Manifestations culturelles et festivités

    Angers accueille chaque année plusieurs festivals et compagnies culturelles, dans des domaines aussi variés que le théùtre, le cinéma, la littérature, la bande dessinée ou les arts du cirque.

    ScÚne théùtrale

    Le festival d'Anjou est le deuxiĂšme festival de thĂ©Ăątre de France aprĂšs celui d’Avignon. AprĂšs la Seconde Guerre mondiale, la dĂ©centralisation culturelle nĂ©cessita la crĂ©ation de plusieurs thĂ©Ăątres et centres nationaux en rĂ©gion. En 1953, Albert Camus devient directeur du festival et celui-ci acquiert une audience nationale. Le festival accueille en moyenne 23 000 spectateurs chaque Ă©tĂ©[179].

    OrganisĂ© par la ville d'Angers, le festival des Accroche-CƓurs s’articule autour de spectacles de thĂ©Ăątre de rue et de festivitĂ©s artistiques et culturelles en plein air. CrĂ©Ă©e en 1999, cette manifestation propose chaque annĂ©e un thĂšme autour duquel se dĂ©clinent une partie des reprĂ©sentations et la dĂ©coration urbaine tout en encourageant les spectateurs Ă  se dĂ©guiser. Les thĂšmes retenus sont variĂ©s (Angers-sur-Mer en 2002, La vie en rose en 2006 ou Anges et dĂ©mons en 2009). Le festival accueille en moyenne plus de 200 000 spectateurs, environ 220 000 en 2015[180].

    En dehors de ces Ă©vĂ©nements limitĂ©s dans le temps, le thĂ©Ăątre angevin comprend le centre dramatique national des Pays de la Loire (Nouveau thĂ©Ăątre d'Angers, NTA) mais aussi de nombreuses plus petites troupes parmi lesquelles la compagnie des Arthurs ou la compagnie GAÏA d’improvisation thĂ©Ăątrale[A 46]. Le Nouveau thĂ©Ăątre d'Angers (NTA) est fondĂ© en 1986 par l’association du Centre Dramatique national dirigĂ© par Claude Yersin et de la Maison de la Culture[181]. Le premier est chargĂ© de la crĂ©ation thĂ©Ăątrale, la seconde de la programmation pluridisciplinaire : thĂ©Ăątre, danse, musiques improvisĂ©es, arts plastiques.

    ScĂšne musicale

    La scĂšne musicale angevine s’appuie sur le dynamisme du Chabada, la principale salle de concert de la ville. Historiquement, la scĂšne rock a profitĂ© de la popularitĂ© du groupe Les Thugs[182] dans les annĂ©es 1980 et 1990. Plus rĂ©cemment, plusieurs groupes aux influences variĂ©es ont connu le succĂšs en dehors des frontiĂšres locales. Il en va ainsi de La Ruda[AM 10] ou Pony Pony Run Run[183] (rock), Zenzile[182] (dub), La Phaze[184] (drum’n bass), Nouvel’R[AM 11] (hip-hop) ou encore Lo'jo et Titi Robin (world music)[182].

    Par ailleurs, Angers hĂ©berge de nombreux orchestres symphoniques ou d'harmonie, notamment Angers-Nantes OpĂ©ra ou l’orchestre national des Pays de la Loire (ONPL), crĂ©Ă© en 1971 et composĂ© d’une centaine de musiciens encadrĂ©s par John Axelrod[A 46].

    Autres festivals et scĂšnes culturelles

    Le festival Premiers Plans est un festival de cinĂ©ma crĂ©Ă© en 1989 qui a la particularitĂ© de ne prĂ©senter que des jeunes rĂ©alisateurs europĂ©ens (une centaine chaque annĂ©e). De nombreux cinĂ©astes y ont Ă©tĂ© dĂ©couverts, parmi lesquels Fatih Akın, Arnaud Desplechin ou Nick Park. Le festival organise Ă©galement des rĂ©trospectives, des lectures publiques de scĂ©narios et des leçons de cinĂ©ma. JĂ©rĂŽme ClĂ©ment est prĂ©sident du festival et Jeanne Moreau en a longtemps Ă©tĂ© sa marraine. En 2014, le festival a prĂ©sentĂ© 255 films dont 92 premiĂšres Ɠuvres, de 24 pays europĂ©ens, et accueilli 800 professionnels et 73 000 spectateurs[185].

    Angers et sa rĂ©gion compte plusieurs auteurs Ă©minents du 9e art, parmi lesquels Étienne Davodeau (Rural ! ; Les Ignorants) ; Pascal RabatĂ© (Ibicus, Alph'art du meilleur album ; Les Petits Ruisseaux) ou encore Marc-Antoine Mathieu (crĂ©ateur de la sĂ©rie Julius Corentin Acquefacques)[182]. CrĂ©Ă© en 1999, le festival Angers-BD accueille le temps d’un week-end de nombreux auteurs du 9e art. Il s’agit du premier festival de bande dessinĂ©e des Pays de la Loire en nombre d’entrĂ©es payantes. Il propose notamment le Prix PremiĂšre Bulle rĂ©compensant un auteur pour sa premiĂšre Ɠuvre[186].

    Musées

    Le musĂ©e des beaux-arts d'Angers, hĂ©bergĂ© dans le logis Barrault, propose deux parcours musĂ©ographiques : le premier sur l’histoire de la ville, le second sur les beaux-arts[A 47]. SituĂ©e dans l’ancienne Ă©glise abbatiale de l’abbaye Toussaint, la galerie David d'Angers prĂ©sente une part importante de l’Ɠuvre de Pierre-Jean David, dit David d’Angers. La collection se compose notamment de la quasi-totalitĂ© des modĂšles d’atelier en plĂątre du sculpteur, de 23 statues monumentales exposĂ©es dans la nef (reprĂ©sentations de Jean Bart, Gutenberg, etc.), de la maquette du fronton du PanthĂ©on, de statuettes et dessins prĂ©paratoires, etc[A 48].

    SituĂ©e au cƓur du chĂąteau, la galerie de l’Apocalypse expose la tenture de l'Apocalypse. CommandĂ©e par Louis Ier, duc d’Anjou, Ă  la fin du XIVe siĂšcle, elle retrace l’Apocalypse selon saint Jean mais illustre Ă©galement le contexte sociopolitique de la France pendant la Guerre de Cent Ans. Son anciennetĂ© et ses dimensions (106 m conservĂ©s sur plus de 140 m Ă  l’origine) en font un tĂ©moignage rare de l’art mĂ©diĂ©val[A 49]. Le musĂ©e Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine est double. D’une part, l’ancienne salle des malades de l’hĂŽpital Saint-Jean expose le « Chant du monde », chef-d’Ɠuvre du peintre et lissier Jean Lurçat. RĂ©alisĂ© Ă  partir de 1957, le « Chant du Monde » est une suite de dix tapisseries monumentales sur la destinĂ©e humaine, tout en Ă©tant un hommage Ă  la Tapisserie de l’Apocalypse[A 50]. D’autre part, le musĂ©e de la Tapisserie contemporaine expose de nombreuses rĂ©alisations textiles et picturales de lissiers du XXe siĂšcle[A 51].

    La ville compte Ă©galement le musĂ©um des sciences naturelles d’Angers[A 52] et depuis 2009 le musĂ©e du GĂ©nie militaire, situĂ© Ă  l'Ă©cole du gĂ©nie, vise Ă  prĂ©senter l’histoire et le patrimoine de cette arme[187].

    • MusĂ©es d'Angers
    • Photographie montrant une double rangĂ©e de panneaux de tapisserie est accrochĂ©e, Ă  dominante alternĂ©e de bleu et rouge.
      La Tapisserie de l'Apocalypse.
    • Photographie montrant des tapisseries Ă  dominantes noires et or accrochĂ©es dans un salle voĂ»tĂ©e d'ogives.
      Le « Chant du Monde ».
    •  Photographie montrant plusieurs sculptures et statues dans une ancienne Ă©glise ; toiture en verre et rosace.
      La Galerie David d'Angers.

    BibliothĂšques et organismes de prĂȘt

    La mĂ©diathĂšque Toussaint est la principale bibliothĂšque de la ville. Elle conserve prĂšs de 250 000 documents patrimoniaux[A 53] dont un psautier carolingien du milieu du IXe siĂšcle[A 54]. Elle possĂšde Ă©galement 117 incunables, dont un exemplaire du Psautier de Mayence. Cet ouvrage, dont il ne reste que dix exemplaires dans le monde, est le premier livre imprimĂ© aprĂšs la Bible de Gutenberg, le . Il se caractĂ©rise par son impression en trois couleurs — bleu, rouge et noir —, prouesse technique ignorĂ©e de Gutenberg et des imprimeurs qui se rĂ©pandent en Europe Ă  partir de 1460[A 55]. La bibliothĂšque municipale d'Angers gĂšre Ă©galement depuis 1997 le dĂ©pĂŽt lĂ©gal des imprimeurs des Pays de la Loire. Celle-ci Ă©tant la plus importante rĂ©gion d’imprimerie de France, la collection augmente de 200 m Ă  250 m linĂ©aires par an[A 56].

    Huit autres bibliothÚques de quartier sont réparties sur le territoire communal aux cÎtés des six bibliothÚques universitaires ouvertes au grand public[A 57]. Les archives départementales de Maine-et-Loire sont également installées sur la commune[188].

    La ville possĂšde Ă©galement cinq ludothĂšques mettant gratuitement Ă  disposition des habitants jeux et jouets[A 58] et une artothĂšque comprenant plus d’un millier d’Ɠuvres de 400 artistes diffĂ©rents[189].

    Centres culturels

    La ville d’Angers accueille une bibliothĂšque anglophone regroupant prĂšs de 28 000 ouvrages[A 57]. Elle propose en outre de nombreuses activitĂ©s parmi lesquelles des ateliers de pratique linguistique ou des clubs de lecture et cinĂ©ma[190].

    De mĂȘme, l’institut Confucius des Pays de la Loire propose des cours de mandarin, de calligraphie ou de peinture, organise des confĂ©rences, des projections cinĂ©matographiques ou des expositions tout en possĂ©dant une bibliothĂšque de 1 500 ouvrages[191].

    Théùtres et salles de spectacles

    Le théùtre du Quai est le plus important équipement culturel de la ville. Il accueille depuis 2007 de nombreuses manifestations culturelles, notamment dans le domaine des arts vivants (théùtre, danse, cirque, musique, etc.). Il héberge le Centre national de danse contemporaine (CNDC) et le Centre dramatique national des Pays de la Loire (nouveau théùtre d'Angers, NTA). Ses deux salles peuvent accueillir 400 ou 975 spectateurs[192].

    D'autres théùtres et salles de spectacles enrichissent l'offre culturelle : le Grand théùtre à l'italienne qui accueille notamment des représentations du Angers-Nantes Opéra, du Théùtre régional des Pays de la Loire ou encore des concerts de musique classique ; les théùtres de Chanzy, du Champ de Bataille[A 59] ou de La Comédie, théùtre de la compagnie des Arthurs[A 46].

    Salles de concerts et Ă©quipements musicaux

    Plusieurs salles de concerts coexistent Ă  Angers, chacune ayant ses propres orientations musicales[A 59] : le Chabada, salle de concert dĂ©diĂ©e aux musiques actuelles ; l'auditorium du centre des congrĂšs qui accueille notamment les concerts de l’orchestre national des Pays de la Loire (ONPL) ; la salle Amphitea du parc des expositions d'Angers hĂ©berge les concerts les plus importants de l’agglomĂ©ration ; la chapelle des Ursulines est utilisĂ©e dans le cadre de concerts de musique baroque.

    CrĂ©Ă©e en 1973 Ă  l’occasion du Festival d'automne de Paris, la Galerie Sonore est itinĂ©rante avant de s'installer en 1980 Ă  Angers au chĂąteau du Pin. Riche d’une collection de plus de deux mille instruments du monde entier, elle propose tant la dĂ©couverte des patrimoines musicaux de chaque rĂ©gion que des activitĂ©s de crĂ©ation musicale. À ses cĂŽtĂ©s, l'association Musique et Mouvement propose depuis 1988 un enseignement musical fondĂ© sur le plaisir et non sur la performance, accessible aux jeunes enfants[A 60].

    Cinémas

    Depuis la fermeture du cinĂ©ma Gaumont VariĂ©tĂ©s en 2013, Angers ne compte plus que deux cinĂ©mas[AM 12]. Dans le quartier Saint-Serge se trouve tout d’abord un cinĂ©ma Gaumont multiplexe de douze salles et 2 250 places[193]. Un cinĂ©ma d'art et essai de sept salles (801 places), « Les 400 Coups », propose quant Ă  lui une programmation Ă©clectique de films en version originale, des rĂ©trospectives, des films jeune public ainsi que des rencontres avec les rĂ©alisateurs, notamment lors du festival Premiers Plans[194].

    Sports

    La ville compte prĂšs de 36 000 licenciĂ©s et plus de 150 clubs[A 61] dans une grande variĂ©tĂ© de disciplines : sports de combat (aĂŻkido, Ju-jitsu, Vovinam Viet Vo Dao, kung fu, boxe anglaise ou encore savate), cyclisme, Ă©quitation, football amĂ©ricain, escrime, haltĂ©rophilie, hockey sur gazon et sur glace, parapente, water-polo, etc. À proximitĂ© de la ville se trouve un golf et un aĂ©rodrome (pour la pratique du vol Ă  voile par exemple)[195].

    Le sport traditionnel angevin demeure la boule de fort, jeu de boule traditionnel du Val de Loire. Malgré la désaffection qu'il subit depuis le début du XXe siÚcle, il reste néanmoins pratiqué dans la ville dans l'un des boulodromes ou cercles existants[CP 14].

    La ville organise plusieurs compĂ©titions sportives. En premier lieu, chaque annĂ©e se dĂ©roule l’évĂ©nement « Tout Angers bouge » visant Ă  favoriser la pratique sportive. Plusieurs Ă©preuves pour amateurs sont au programme (course de fond de 38 km, trails de 8 Ă  20 km, marche nordique de 14 km, courses de jeunes, etc.), le tout en grande partie dans le centre historique d’Angers[A 62]. De mĂȘme, sont organisĂ©s chaque annĂ©e la descente de la Maine en nage libre (distances de 1 Ă  km)[196], le triathlon d’Angers[197] et chaque le cross du Courrier de l’Ouest (Ă  Pignerolle, commune de Saint-BarthĂ©lemy-d’Anjou)[198].

    Infrastructures sportives

    Angers propose de nombreux Ă©quipements sportifs. La ville compte ainsi cinq piscines dont la piscine Jean Bouin qui dispose d'un bassin de 50 m et de 3 plongeoirs de m, m, m, ainsi que la piscine AquaVita qui intĂšgre un bassin nordique, deux patinoires (la patinoire du Haras de 770 places et Angers IceParc pouvant accueillir de 3 520 — en configuration match de hockey — Ă  5 000 spectateurs et dont l'ouverture est prĂ©vue en septembre 2019)[A 63], 42 terrains de football (dont le stade Raymond-Kopa d’une capacitĂ© de plus de 18 000 places), un skatepark, 8 boulodromes, un centre de tir sportif (jusqu’à 50 m), un vĂ©lodrome, un centre rĂ©gional de judo, un centre rĂ©gional de canoĂ«-kayak, une base d'aviron ou encore un plan d'eau de 90 ha avec Ă©quipement de kayak, terrains de sports de plage, terrain de bosses pour VTT et esplanade de char Ă  voile[A 64].

    La commune voisine de Trélazé possÚde quant à elle depuis 2013 un important complexe omnisport, l'Arena Loire[AM 13].

    Clubs professionnels

    Clubs sportifs professionnels Ă  Angers
    Équipe Sport FondĂ© en Ligue (saison 2018-2019) Stade
    Angers SCO Football 1919 Ligue 1 (premiĂšre division)[199] Stade Raymond-Kopa
    Angers SCO Handball Handball 1988 Nationale 1 (troisiĂšme division)[200] Salle Jean Bouin
    UFAB 49 Basket-ball 2004 LFB (premiĂšre division) Salle Jean Bouin
    Étoile Angers Basket Basket-ball 1982 NM1 (troisiùme division) Salle Jean Bouin
    Ducs d'Angers Hockey sur glace 1982 Ligue Magnus (premiĂšre division)[201] Angers IceParc
    Les Loups d'Angers Tennis de table 1973 Pro A (premiĂšre division)[202] Salle Jean-Moulin
    Hawks Angers Rollers Roller hockey 1996 Ligue Élite (premiùre division)[203] Salle Claude-Debussy

    Télévisions

    Angers possĂšde une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision locale, Angers TĂ©lĂ©[204]. Elle commence Ă  Ă©mettre le sous le nom d'Angers TĂ©lĂ©[AM 14]. C'est en qu'Angers se dote d'une chaĂźne cĂąblĂ©e : TV10 Angers qui diffusera jusqu'en , date Ă  laquelle elle est remplacĂ©e par Angers 7[205]. Celle-ci arrĂȘte sa diffusion en Ă  la suite de difficultĂ©s financiĂšres[206]. La chaĂźne France 3 Ă©met un dĂ©crochage local qui propose les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s de France 3 Pays de la Loire[207]. France 3 possĂšde Ă©galement une agence Ă  Angers[208].

    Radios

    Trois radios émettent localement à Angers, et des radios régionales ou nationales y font des décrochages locaux. Toutes émettent en modulation de fréquence.

    • Radio G ! (101,5 MHz) est la plus ancienne des radios locales encore en activitĂ©. CrĂ©Ă©e dĂšs 1981 sous le nom de Radio Gribouille, cette radio associative est entiĂšrement animĂ©e par des bĂ©nĂ©voles[209].
    • Radio Campus Angers (103,0 MHz) a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par les Ă©tudiants de l'universitĂ© d'Angers. Elle existe depuis 2003 et est diffusĂ©e en FM depuis 2007. Ses locaux se trouvent sur le campus de l'universitĂ© catholique de l'Ouest[210].
    • RCF Anjou (88,1 MHz) est la radio locale chrĂ©tienne du DiocĂšse d'Angers[211].

    Les radios rĂ©gionales diffusant des programmes locaux sont : Alouette (99,1 MHz), France Bleu Loire OcĂ©an (88,5 MHz) depuis 2013[212], Hit West (100,9 MHz), Ouest FM programme Forum (98,7 MHz), qui diffuse le programme de Forum depuis 2012[213], et Vibration (102,1 MHz).

    Les radios nationales diffusant des programmes locaux sont : ChĂ©rie FM Angers (105,1 MHz)[214], NRJ (98,0 MHz), Radio Nova (89,6 MHz) depuis 1998[215], et Virgin Radio (94,8 MHz)[216].

    Presse Ă©crite

    La presse écrite locale est principalement dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Le Courrier de l'Ouest dont Angers est le siÚge[217].

    Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont Ă©galement publiĂ©s dont Angers Mag, le magazine mensuel papier Ă©ditĂ© par le site internet d'informations du mĂȘme nom et distribuĂ© sur l'ensemble de l'agglomĂ©ration[AM 15].

    La mairie d'Angers édite depuis le journal municipal Vivre à Angers[A 65]. Mensuel, il publie des informations sur l'avancement des projets urbains, l'économie locale, les activités sportives, culturelles et festives ainsi que les échanges avec les villes étrangÚres jumelées à Angers. La revue donne une place importante aux reportages à travers les quartiers.

    La communautĂ© d'agglomĂ©ration d'Angers Loire MĂ©tropole publie MĂ©tropole, un journal d’information trimestriel et gratuit, Ă©ditĂ© Ă  130 000 exemplaires[CC 8].

    Cultes

    Les Angevins disposent en 2015 de lieux de culte chrétien, bouddhique, israélite et musulman.

    Christianisme

    Un édifice religieux étroit en tuffeau, avec un fronton sculpté et un portail néo-roman.
    Le temple protestant.

    La grande majoritĂ© des lieux de culte d'Angers sont liĂ©s au culte catholique comme l'atteste la prĂ©sence de la cathĂ©drale Saint-Maurice qui domine la ville depuis le XIIe siĂšcle[IN 11]. L'Ă©vĂȘchĂ©, siĂšge du diocĂšse d'Angers, se trouve Ă  proximitĂ©, rue du Parvis-Saint-Maurice[218] ; la commune est structurĂ©e en trois doyennĂ©s et dix paroisses, chacune centrĂ©e sur une ou plusieurs Ă©glises[219]. Angers accueille en outre 21 communautĂ©s religieuses (seize communautĂ©s de femmes et cinq d'hommes)[220]. Parmi celles-ci, la congrĂ©gation du Bon Pasteur crĂ©Ă©e Ă  Angers en 1835 ou le couvent des Servantes des pauvres, ordre d'oblates crĂ©Ă© en 1872 et dont le couvent d'Angers est la maison-mĂšre[CP 15]. Elles ont Ă©galement Ă  leur charge le Saint-SĂ©pulcre d'Angers[221], une des trois rĂ©pliques — qui est un mĂ©morial et non une Ă©glise puisque ce monument n'est pas consacrĂ©[222] — du Saint-SĂ©pulcre de JĂ©rusalem .

    La paroisse orthodoxe de l’Annonciation dispose d'un lieu de culte, la chapelle de la BrisepotiĂšre. Elle dĂ©pend de l'archevĂȘchĂ© des Ă©glises orthodoxes russes en Europe occidentale[223] - [224]. La communautĂ© orthodoxe Saint-Dimitri-de-Paris, rattachĂ©e au vicariat de tradition russe auprĂšs de la mĂ©tropole orthodoxe grecque de France[225], dispose Ă©galement d'un lieu de culte, le prieurĂ© Saint-Augustin[226]. D'autre part, la mĂ©tropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et mĂ©ridionale dispose d'une mission Ă  Angers[227].

    Plusieurs communautés protestantes disposent de lieux de culte dans la commune :

    Les Églises millĂ©naristes amĂ©ricaines possĂšdent deux lieux de culte :

    Autres cultes

    Le culte bouddhiste est prĂ©sent via un dojo Zen dans le quartier Monplaisir. Il est affiliĂ© Ă  l'association Zen Internationale, fondĂ©e par Taisen Deshimaru[233]. Un centre d'Ă©tude et de mĂ©ditation (KTT), placĂ© sous l'autoritĂ© spirituelle de la congrĂ©gation Dharma Chakra, est situĂ© prĂšs de la Doutre. Il est affiliĂ© au Dhagpo Kagyu Ling basĂ© en Dordogne[234]. Enfin, un Sangha, rattachĂ© au Village des pruniers fondĂ© par ThĂ­ch Nháș„t HáșĄnh, est Ă©galement actif sur la commune[235].

    La communautĂ© musulmane pratiquante est estimĂ©e Ă  7 000 personnes (principalement d’origine marocaine)[236]. Elle dispose de trois lieux de cultes : la mosquĂ©e Abou Bakr Sidik ; la mosquĂ©e turque Aksemseddin ; et la salle de priĂšre de la Roseraie. La mosquĂ©e turque dispose Ă©galement d’un centre culturel[AM 16]. Une mosquĂ©e est en cours de construction. FinancĂ©e par l’association des musulmans d’Angers, elle devrait ouvrir Ă  l’horizon 2017 boulevard Lucie-et-Raymond-Aubrac, dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin. Elle pourra accueillir environ 2 400 fidĂšles et devrait disposer, Ă  plus long terme, d’un centre culturel[236].

    Administrée par le consistoire central israélite de France, la communauté israélite dispose de la Synagogue d'Angers, rue Gay Lussac, située dans l'ancienne église Saint-Laurent[237].

    CimetiĂšres

    La commune compte trois cimetiĂšres : le cimetiĂšre de l’Est (rue LarevelliĂšre), le cimetiĂšre Saint-LĂ©onard (rue Saint-LĂ©onard) et le cimetiĂšre de l’Ouest (rue de la Meignanne)[A 68].

    Le cimetiĂšre de l’Est, d’une superficie de treize hectares, est parfois dĂ©signĂ© comme le « PĂšre-Lachaise angevin » compte tenu des nombreuses personnalitĂ©s locales qui y sont inhumĂ©es, ainsi que des tombes remarquables que l’on y trouve. Ouvert en 1847, le cimetiĂšre est agencĂ© autour de huit rectangles entrelacĂ©s d’allĂ©es sinueuses. La tombe du premier inhumĂ©, un meunier du nom de RenĂ© BougĂšre, est toujours prĂ©sente. Les grands noms de l’histoire locale que l’on rencontre sont notamment la famille Cointreau, RĂ©my Mondain (l’un des crĂ©ateurs du premier grand magasin d’Angers), le peintre Jules Lenepveu (Ă  qui l’on doit notamment les plafonds de l’OpĂ©ra Garnier et du Grand thĂ©Ăątre d'Angers), l’horticulteur AndrĂ© Leroy, l’industriel Julien Bessonneau ou encore plusieurs maires de la ville. D’un point de vue artistique, plusieurs tombes sont remarquables, qu’elles soient de style Art nouveau (tombe de Jean Clamens, maĂźtre verrier), nĂ©o-Renaissance (chapelle Laurent), d’inspiration mĂ©diĂ©vale (gisant de GrĂ©goire-RenĂ© Lecoindre, curĂ© de Saint-Laud), en mosaĂŻque (caveau des De Guisti, mosaĂŻstes) ou rĂ©alisĂ©e par David d’Angers (figure de la religion sur la tombe d’Anselme-François Papiau de La Verrie, maire). D’autres tombes sont intĂ©ressantes : celle de Pierre-ThĂ©ophile Berton ornĂ©e d’un moulin Ă  vent (lui-mĂȘme a inventĂ© un systĂšme d’ailes de moulins) ou celle de la famille de Saint-Pern (en forme de calvaire breton, en granit)[A 69].

    Vie militaire

    Insigne militaire : la cathédrale et le chùteau y figurent, aux cÎtés d'un "6", le tout coiffé d'un casque ancien.
    Insigne du 6e régiment du génie.

    La ville accueille le 6e rĂ©giment du gĂ©nie et l’école du gĂ©nie, tous deux depuis leur crĂ©ation en 1894.

    Angers est depuis longtemps une ville de garnison, en tant qu’ancienne place forte militaire. En 1873, est crĂ©Ă© le 135e rĂ©giment d’infanterie (dissous en 1928) et en 1878 le 2e rĂ©giment d’artillerie-pontonniers. Celui-ci est remplacĂ© dĂšs 1894 par deux nouveaux rĂ©giments dont l’un, le 6e, s’installe Ă  Angers. En 1946, il prend place au sein de la caserne Verneau. Par ailleurs, la cathĂ©drale et le chĂąteau d’Angers figurent sur l’insigne du 6e rĂ©giment du gĂ©nie[H 16].

    En 1894, est Ă©galement crĂ©Ă©e l’école du gĂ©nie. Son rĂŽle est d’apprendre aux recrues terrassements, maniement d’explosifs ou encore construction de ponts de bateaux. Angers est choisie notamment pour sa proximitĂ© avec les Ă©coles de CoĂ«tquidan, de Saumur (arme blindĂ©e) et Tours (train) ainsi que par la prĂ©sence de deux « Ă©coles » de ponts au dĂ©bit diffĂ©rent, la Maine et la Loire. Elle possĂšde Ă©galement depuis 1974 une annexe en bord de Maine (caserne BerthezĂšne)[238].

    En 2010, l’École nationale supĂ©rieure des ingĂ©nieurs de l'infrastructure militaire (ENSIM) est crĂ©Ă©e. Elle est notamment chargĂ©e d’assurer la formation initiale des ingĂ©nieurs militaires de l’infrastructure de la DĂ©fense (IMI), ainsi que de l’ingĂ©nierie de formation continue des militaires et agents civils du service d'infrastructure de la DĂ©fense.

    En 2011, est crĂ©Ă© sur la commune voisine de Montreuil-JuignĂ© le pĂŽle interarmĂ©es MUNEX dont le rĂŽle est de neutraliser, enlever et dĂ©truire les engins explosifs. Il se trouve sous le commandement hiĂ©rarchique de l’école du gĂ©nie[239].

    Le musĂ©e du gĂ©nie Ă  proximitĂ© de la caserne ÉblĂ©, qui accueille l’école, s’est ouvert le [AM 17].

    Économie

    Photographie de deux tracteurs poids lourds exposés en concession ou en sortie d'usine.
    Scania possĂšde une usine de poids lourds Ă  Angers.

    La seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle voit les activitĂ©s traditionnelles reculer (horticulture, extraction d’ardoise, distillerie et industrie textile) et de nouvelles entreprises s’installer : Thyssen en 1948, Thomson en 1957, Bull en 1961 puis Scania en 1991 et Nec en 1994[A 26]. Cependant, la filiĂšre industrielle s’effondre en grande partie Ă  partir des annĂ©es 2000 : fermeture de l’usine Thomson-Technicolor en 2012[240], de l’usine Nec entre 2009[241] et 2013[242], plan social chez Thyssen en 2015[AM 18], Bull ne compte plus que 230 salariĂ©s (contre 3 000 au cours des annĂ©es 1970)[243]. Plus gĂ©nĂ©ralement, de 2002 Ă  2012, le secteur de la fabrication de produits informatiques, Ă©lectroniques et optiques dans l’agglomĂ©ration a perdu 76 % de ses emplois[244]. Angers se spĂ©cialise dorĂ©navant d’une part dans la filiĂšre vĂ©gĂ©tale et d’autre part dans l’électronique.

    L'importance de l'horticulture s’est ainsi renforcĂ©e jusqu'Ă  faire d'Angers le premier pĂŽle horticole d’Europe[86]. En effet, le territoire compte dans ce domaine prĂšs de 30 000 emplois, 2 500 Ă©tudiants et 4 000 entreprises. La ville accueille en outre un pĂŽle de compĂ©titivitĂ© Ă  vocation mondiale spĂ©cialisĂ© dans le vĂ©gĂ©tal – VĂ©gĂ©polys – regroupant 450 chercheurs[87]. Celui-ci s'appuie d'une part sur le haut niveau de formation et d'Ă©tudes supĂ©rieures dispensĂ© Ă  Angers et d'autre part sur la forte concentration de laboratoires de recherche. On y rencontre ainsi plusieurs Ă©coles spĂ©cialisĂ©es (notamment l'École supĂ©rieure d'agriculture (ESA) et Agrocampus Ouest), des laboratoires du CNRS, l’INRA mais aussi la Station nationale d'essais de semences ou encore Plantes&CitĂ© (le centre technique national sur les espaces verts et le paysage urbain). Le Campus du VĂ©gĂ©tal, Ă  Belle-Beille, regroupe depuis 2015 d’une part la Maison de la Recherche et ses 250 ingĂ©nieurs et chercheurs de l'universitĂ© d'Angers, d'Agrocampus Ouest, de l'INRA et de l'ESA et d’autre part la Maison du VĂ©gĂ©tal regroupant VĂ©gĂ©polys et Plantes&CitĂ©[AM 19]. Angers abrite le siĂšge de l'Office communautaire des variĂ©tĂ©s vĂ©gĂ©tales dont le rĂŽle est de protĂ©ger les nouvelles variĂ©tĂ©s vĂ©gĂ©tales au sein de l'Union europĂ©enne[A 26].

    MalgrĂ© la dĂ©liquescence de l’industrie Ă©lectronique grand public angevine depuis les annĂ©es 2000, la ville se spĂ©cialise Ă©galement dans l’électronique de pointe. Outre la prĂ©sence de l’usine Bull et de l'École supĂ©rieure d'Ă©lectronique de l'Ouest (ESEO), la ville accueille depuis la « CitĂ© de l'objet connectĂ© »[245]. Celle-ci propose sur son site de Saint-Sylvain-d'Anjou, au nord de la ville, des compĂ©tences en Ă©lectronique, logiciel, plasturgie, mĂ©canique, design, financement, etc[246]. Cette sociĂ©tĂ© s’appuie sur un important rĂ©seau de PME spĂ©cialisĂ©es installĂ©es sur le territoire angevin. Ainsi, le 24 juin 2015, la ville s'est vu dĂ©cerner le label French Tech dans le sillage de l’inauguration de la CitĂ© de l’objet connectĂ©[CC 9].

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2012, le revenu disponible mĂ©dian par unitĂ© de consommation (UC) est de 18 372 € et 59,3 % des mĂ©nages fiscaux sont imposĂ©s[Insee 7]. À titre de comparaison, le revenu disponible mĂ©dian en France mĂ©tropolitaine est en 2012 de 19 786 € et 64 % des mĂ©nages fiscaux sont imposĂ©s. Les revenus de la population d’Angers sont ainsi plus faibles que la moyenne nationale[I 4].

    Les disparitĂ©s de revenus sont mesurĂ©es et trĂšs lĂ©gĂšrement plus importantes que la moyenne nationale : le rapport interdĂ©cile entre les 10 % de revenus disponibles les plus Ă©levĂ©s (35 520 € par UC) et les 10 % de revenus disponibles les plus faibles (9 560 € par UC) atteint 3,7[Insee 7] (contre 3,5 pour l'ensemble de la France mĂ©tropolitaine)[I 5].

    En 2013, la ville compte 574 contribuables redevables Ă  l’ImpĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune (ISF) pour un patrimoine moyen de 2 371 760 € ; parmi les communes de plus de 20 000 habitants comptant au moins 50 contribuables redevables Ă  l’ISF, Angers se classe 179e sur 367[247].

    Le salaire net horaire moyen est en 2012 de 12,5 €, inĂ©galement rĂ©parti entre hommes (13,3 €) et femmes (11,4 €)[Insee 8].

    Emploi

    En 2012, la population ĂągĂ©e de 15 Ă  64 ans s’élĂšve Ă  102 635 personnes, parmi lesquelles on compte 66,6 % d’actifs, 54,3 % ayant un emploi et 12,3 % Ă©tant au chĂŽmage[Insee 9]. À titre de comparaison, la France mĂ©tropolitaine compte 73 % d’actifs, 63,7 % ayant un emploi et 9,3 % Ă©tant au chĂŽmage[I 6]. On y compte 81 534 emplois, contre 83 250 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi rĂ©sidant dans la zone d'emploi Ă©tant de 56 111, l'indicateur de concentration d'emploi est de 145,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre prĂšs de trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 10].

    Selon la catĂ©gorie socioprofessionnelle, les ouvriers sont nettement moins nombreux que les employĂ©s, ces derniers et les professions intermĂ©diaires reprĂ©sentant prĂšs de 63 % des emplois[Insee 11]. À titre de comparaison, les professions intermĂ©diaires et les employĂ©s reprĂ©sentent 53,7 % des emplois au niveau national, les ouvriers 21,1 %[I 6].

    Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2012[Insee 11]

    Catégorie socioprofessionnelle 2012
    Agriculteurs exploitants 0,1 %
    Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 3,9 %
    Cadres et professions intellectuelles supérieures 19,6 %
    Professions intermédiaires 30,2 %
    Employés 33,0 %
    Ouvriers 13,2 %

    Selon le secteur d’activitĂ©, les emplois industriels sont peu nombreux et en nette rĂ©gression de 2007 Ă  2012, Ă  la diffĂ©rence des emplois tertiaires et administratifs (Angers Ă©tant prĂ©fecture et chef-lieu de dĂ©partement) (90,7 % des emplois totaux)[Insee 12].

    Emplois selon le secteur d’activitĂ© (en %)[Insee 12]

    Secteur d'activité 2012 2007
    Commerce, transports et service divers 46,9 % 47,4 %
    Administration publique, enseignement, santé et action sociale 43,8 % 40,8 %
    Construction 3,5 % 3,8 %
    Industrie 5,5 % 7,3 %
    Agriculture 0,3 % 0,7 %

    55,5 % des emplois sont occupĂ©s par des femmes[Insee 12], contre 48 % au niveau national[I 6] et 50,1 % au niveau de l’agglomĂ©ration[I 7].

    À l’échelle de cette derniĂšre, la population ĂągĂ©e de 15 Ă  64 ans s’élĂšve Ă  178 937 personnes, parmi lesquelles on compte 69,7 % d’actifs, 59,5 % ayant un emploi et 10,2 % Ă©tant au chĂŽmage. La part des actifs (y compris occupĂ©s) y est donc plus importante qu’à l’échelle de la seule ville d’Angers. On y compte 133 608 emplois en 2012[I 8].

    Entreprises et commerces

    Au , Angers compte 12 772 Ă©tablissements : 53 dans l’agriculture, 473 dans l'industrie, 624 dans la construction, 9 145 dans le secteur tertiaire et 2 477 dans le secteur administratif. Le secteur tertiaire reprĂ©sente ainsi 71,6 % des Ă©tablissements de la commune. Par ailleurs, 66,4 % de ces Ă©tablissements ne comptent aucun salariĂ© ; 26 % de 1 Ă  9 salariĂ©s et 7,6 % plus de 10 salariĂ©s (dont 1,7 % plus de 50 salariĂ©s)[Insee 13]. En 2013, 1 086 entreprises ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es Ă  Angers[Insee 14], Ă  76,4 % des entreprises individuelles[Insee 15].

    Répartition des établissements actifs par secteur au 31 décembre 2012

    Secteur Angers[Insee 13] France[I 9]
    Commerce, transports et service divers 71,6 % 61,9 %
    Administration publique, enseignement, santé et action sociale 19,4 % 12,6 %
    Construction 4,9 % 9,7 %
    Industrie 3,7 % 5,1 %
    Agriculture 0,4 % 10,6 %

    Tourisme

    En 2014, l'agglomĂ©ration angevine a connu 602 000 nuitĂ©es (clientĂšle d’affaires Ă  66 %) et accueilli, sur 17 sites touristiques (dont 8 sur Angers)[Note 9], 699 339 visiteurs[248]. En 2015, la commune elle-mĂȘme compte 31 hĂŽtels et rĂ©sidences pour prĂšs de 3 000 lits et un camping de 163 emplacements[Insee 16]. Le parc Ă  thĂšme dĂ©diĂ© au vĂ©gĂ©tal Terra Botanica, inaugurĂ© en 2010, se veut la locomotive touristique d'Angers et sa rĂ©gion[AM 20].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Photographie de la façade d'une cathédrale, un escalier au premier-plan (montée Saint-Maurice).
    La cathédrale Saint-Maurice.

    Angers compte 2 892 lieux et monuments inscrits Ă  l’inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel[IN 12] et 100 monuments rĂ©pertoriĂ©s Ă  l'inventaire des monuments historiques[IN 13]. La ville est par ailleurs labellisĂ©e Ville d’Art et d’Histoire[249]. Les nombreux travaux d'urbanisme entrepris au XIXe siĂšcle ont profondĂ©ment transformĂ© la ville et dĂ©truit de nombreux Ă©difices anciens, mĂ©diĂ©vaux pour une part, comme le raconte en 1910 le chanoine Urseau :

    « Angers a bien changĂ© d’aspect depuis cinquante ans. La ville a perdu une partie de sa grĂące pittoresque. Ils ont disparu en effet presque tous ces logis en colombage, bariolĂ©s de vives couleurs, ces boutiques abritĂ©es par des auvents sculptĂ©s, ces vieilles maisons Ă  oriels de pierre, Ă  pignons pointus »

    — Charles-ThĂ©odore Urseau[CP 16]

    Le centre-ville voit se concentrer la majoritĂ© des monuments mĂ©diĂ©vaux et des hĂŽtels particuliers, Ă©rigĂ©s de la Renaissance au XIXe siĂšcle, mĂȘme si le quartier de La Doutre en rive droite est riche en constructions mĂ©diĂ©vales. Le centre-ville comprend cependant une majoritĂ© d’édifices du XIXe siĂšcle, notamment des immeubles de rapport, parfois de style haussmannien. L’architecture des faubourgs (urbanisĂ©s notamment au XIXe siĂšcle) consiste principalement en maisons de ville Ă  un Ă©tage sous combles. On trouve assez peu d’exemples de constructions prĂ©sentant une architecture XXe siĂšcle originale : l’architecture rĂ©cente est le plus souvent celle de zones pavillonnaires ou d’ensembles collectifs, parfois en contradiction avec l’ensemble ancien[CC 1].

    La maison d'Adam.

    La commune compte plusieurs tĂ©moignages remarquables de l'architecture mĂ©diĂ©vale. Le palais Ă©piscopal d’Angers ou Palais du Tau, attestĂ© depuis le IXe siĂšcle au chevet de la cathĂ©drale, est un tĂ©moin de l’architecture romane. En appui du mur d’enceinte gallo-romain du IIIe siĂšcle dont il conserve une tour, il est Ă  rapprocher de l’archevĂȘchĂ© de Reims dont il reprend le plan en tau. Les nombreuses modifications qui y ont Ă©tĂ© apportĂ©es en font un tĂ©moignage de huit siĂšcles d’histoire architecturale. On y trouve en effet la salle synodale romane, la cheminĂ©e gothique de la bibliothĂšque, l’escalier d’honneur Renaissance ou encore un appartement d’honneur du XIXe siĂšcle[IN 14]. L'hĂŽpital Saint-Jean d'Angers est quant Ă  lui un remarquable tĂ©moignage de l’architecture hospitaliĂšre. SituĂ© dans La Doutre, sa construction remonte Ă  1180 environ. Il possĂšde une salle des malades qui est un exemple majeur du gothique angevin[A 70]. BĂąti au point le plus resserrĂ© de la riviĂšre, sur un promontoire de schiste, le chĂąteau d'Angers voit sa construction dĂ©buter en 1232 sous l’impulsion de Blanche de Castille, concomitamment avec l’édification d’une enceinte fortifiĂ©e (actuels boulevards du centre-ville). La seule enceinte du chĂąteau mesure 800 m de long, elle est composĂ©e de 17 tours d’une douzaine de mĂštres de diamĂštre[A 49] et d’une trentaine de mĂštres de haut[IN 15]. La maison d'Adam est probablement la plus belle des maisons mĂ©diĂ©vales Ă  pans de bois d’Angers. BĂątie aprĂšs 1491, elle possĂšde deux façades majestueuses de dix mĂštres chacune sur six niveaux. SituĂ© Ă  proximitĂ© de la cathĂ©drale, ce chef-d’Ɠuvre de charpenterie tire son nom des figures d’Adam et Ève qui y sont sculptĂ©es. L’ensemble de ses dĂ©corations en font la renommĂ©e, notamment ses personnages et animaux. De nombreuses autres maisons Ă  pans de bois furent Ă©difiĂ©es Ă  Angers jusqu’à la fin du XVIe siĂšcle. Cette architecture mĂ©diĂ©vale tardive, en pleine Renaissance, est assez surprenante par ailleurs[A 71].

    • Architecture mĂ©diĂ©vale Ă  Angers
    •  Photographie d'un imposant bĂątiment mĂ©diĂ©val, en tuffeau, Ă©clairĂ© la nuit. Une tour sur sa gauche
      Le palais du Tau.
    •  Photographie d'un chĂąteau Ă©clairĂ© la nuit, six tours imposantes et des jardins au premier-plan dans les douves.
      Le chĂąteau de nuit.
    • Photographie d'une sculpture sur bois, personnage montrant ses parties gĂ©nitales, de dos, d'oĂč son nom).
      Le « pÚre Tricouillard » (maison d'Adam).

    La PremiĂšre Renaissance ne fait son apparition Ă  Angers dans l’architecture urbaine qu’au milieu du XVIe siĂšcle. La Seconde Renaissance française quant Ă  elle offre de rares exemples d’architecture en bois, dans « un style maniĂ©riste au dĂ©cor prolifĂ©rant et aux figures anthropomorphes ». La maison de Simon Poisson dans la Doutre en est le plus bel exemple[A 71]. ÉdifiĂ© Ă  la fin du XVe siĂšcle dans le quartier de la Doutre, l’hĂŽtel des PĂ©nitentes prĂ©sente un ensemble architectural hĂ©tĂ©rogĂšne, du gothique flamboyant de la fin du XVe siĂšcle Ă  la PremiĂšre et Ă  la Seconde Renaissance[A 72]. Le logis Barrault est un exemple majeur de l’architecture des dĂ©buts de la Renaissance[IN 16]. Il s’agit de l’un des premiers hĂŽtels « entre cour et jardin » remarquable par la magnificence de ses façades[A 73]. Quant au logis PincĂ©, c'est un exemple trĂšs reprĂ©sentatif de la PremiĂšre Renaissance. Il comprend deux corps de logis autour d'une tour d'escalier et possĂšde de nombreuses similitudes avec le logis Barrault. L'aile droite est l'Ɠuvre de l’architecte angevin Jean Delespine et comprend notamment une trompe d’angle conique[A 74].

    • Architecture Renaissance Ă  Angers
    • Photographie d'un manoir : des colombages Ă  gauche ; une petite tour Ă  gauche.
      HĂŽtel des PĂ©nitentes.
    • Photographie d'un logis Renaissance de grande hauteur, en tuffeau.
      Logis Barrault.
    • Photographie d'un logis Renaissance en tuffeau, une cour au premier-plan.
      HÎtel de Pincé.
    Photographie d'une porte d'entrée d'immeuble entourée de mosaïques bleues et or.
    Porte d'entrée de la Maison bleue.

    L'architecture moderne se concentre principalement dans le centre-ville. InaugurĂ© en 1871, le Grand thĂ©Ăątre, place du Ralliement, est l’édifice emblĂ©matique de la ville hausmannienne et des transformations du Second Empire et un exemple de l'Ă©clectisme[A 75]. La commune compte peu d'Ă©difices Ă  l'architecture contemporaine remarquable. Toutefois, l'architecture Art nouveau est reprĂ©sentĂ©e par l'Alcazar, un cabaret Ă©difiĂ© en 1902. Sa façade de tuffeau possĂšde un dĂ©cor vĂ©gĂ©tal et six bustes de femmes nues encadrant la porte d’entrĂ©e et la corniche ainsi que des arabesques[IN 17]. L'architecture Art dĂ©co est quant Ă  elle mieux reprĂ©sentĂ©e. La Maison bleue en est un exemple majeur. Son originalitĂ© rĂ©side dans sa conception : un immeuble Ă  gradins intĂ©gralement recouvert de mosaĂŻques d'Isidore Odorico. Sobre et Ă  dominante jaune au rez-de-chaussĂ©e, cette derniĂšre monte en puissance et en bleu Ă  mesure que s'Ă©lĂšve l'immeuble[A 27]. Autre tĂ©moignage d'importance de cette architecture, le bĂątiment de la poste centrale possĂšde une façade typique des annĂ©es 1930 et de nombreux bas-reliefs. Ceux-ci sont consacrĂ©s aux nouveaux modes de transports et Ă  ceux du passĂ© ou aux monuments historiques d'Angers[IN 8]. Le bĂątiment de la Compagnie française d'aviation est quant Ă  lui un tĂ©moignage de l’architecture moderne Ă  l'Ɠuvre au cours des annĂ©es 1930. La valeur artistique du bĂątiment revient entre autres Ă  Isidore Odorico qui conçoit notamment la mosaĂŻque du hall d'entrĂ©e, ainsi qu'Ă  RenĂ© Guilleux qui rĂ©alise la statue du porche reprĂ©sentant un aviateur tenant une hĂ©lice d’avion[A 76]. En 1956, Pierre Bourineau, architecte baulois, dessine la maison du 3, rue de la Pyramide dans un style balnĂ©aire ; cet Ă©difice du quartier Justices est versĂ© Ă  l’Inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel en 2004[IN 18] - [A 77]. ÉdifiĂ©s entre 1972 et 1975, les immeubles Kalouguine prĂ©sentent une architecture unique faite de formes biomorphiques[IN 19].

    • Architecture moderne et contemporaine Ă  Angers
    • Photographie d'un thĂ©Ăątre ancien Ă©clairĂ©, de nuit.
      Le Grand théùtre.
    •  Photographie du haut d'une façade d'immeuble dĂ©corĂ© de bustes de femmes.
      L'Alcazar.
    • Photographie d'une façade d'immeuble de grande hauteur, d'une teinte dorĂ©e et bleutĂ©e.
      La Maison bleue.

    L'architecture religieuse Ă  Angers est essentiellement mĂ©diĂ©vale. L'Ă©glise abbatiale de l’ancienne abbaye du Ronceray est une Ɠuvre majeure de l’art roman. Sa nef du XIe siĂšcle, parfaitement conservĂ©e, et ses chapiteaux participent Ă  l'intĂ©rĂȘt de l’édifice : ils sont ornĂ©s de motifs vĂ©gĂ©taux, animaliers ou de scĂšnes figuratives[A 78].

    SituĂ©e dans la CitĂ©, la cathĂ©drale Saint-Maurice est Ă©rigĂ©e au dĂ©but du XIe siĂšcle et prĂ©sente une architecture intermĂ©diaire entre roman et gothique angevin. Sa large nef, couverte de trois grandes voĂ»tes d’ogives bombĂ©es entreprises Ă  l’initiative de l’évĂȘque Normand de DouĂ© (1149-1152), prĂ©figure l’architecture gothique angevine. La façade, qui domine la montĂ©e Saint-Maurice et la Maine, est ornĂ©e d’un portail inspirĂ© de celui de la cathĂ©drale de Chartres. Elle possĂšde Ă©galement une importante collection de tapisseries exposĂ©e dans l'Ă©difice de la Saint-Jean Ă  la Saint-Maurice[A 79]. L'Ă©glise abbatiale de l'ancienne abbaye Saint-Serge est un tĂ©moignage majeur du gothique angevin, notamment son chƓur[A 80]. La tour Saint-Aubin est une ancienne tour-clocher isolĂ©e, un vestige de l'abbatiale de l'ancienne abbaye Saint-Aubin[IN 20]. L'Ă©glise Notre-Dame-des-Victoires est une rĂ©alisation moderne. ÉdifiĂ©e Ă  partir de 1899, elle est un rare exemple Ă  Angers d'architecture romano-byzantine ; elle se caractĂ©rise en outre par sa luminositĂ© et son esthĂ©tique intĂ©rieures[CP 17].

    • Architecture religieuse Ă  Angers
    •  Photographie d'une nef de cathĂ©drale et des tapisseries accrochĂ©es.
      Nef de la cathédrale.
    •  Photographie d'une Tour-clocher en schiste et tuffeau.
      Tour Saint-Aubin.
    •  Photographie d'une Ă©glise, en contreplongĂ©e, appareillage de schiste et tuffeau alternĂ©.
      Église Notre-Dame-des-Victoires.

    Gastronomie

    La cuisine angevine est décrite par Curnonsky comme « le paradis de la digestion paisible »[250] :

    « [Elle] n’offre point, sans doute, la richesse de la cuisine bourguignonne, la science raffinĂ©e de la cuisine bressane, ni la splendeur de la cuisine pĂ©rigourdine ; [
] elle est raisonnable, sincĂšre, et, si l’on peut dire, « bon enfant ». C’est essentiellement une cuisine paisible et mijotĂ©e, une cuisine de cordons bleus. »

    — Curnonsky[B 22]

    Photographie d'une bouteille de Cointreau, rectangulaire et de couleur orangée, vue de trois-quarts avant.
    Une bouteille de Cointreau.

    Les spĂ©cialitĂ©s locales concernent principalement les plats Ă  base de poissons de riviĂšre, comme le brochet et le sandre Ă  l’oseille[251] ou au beurre blanc, l’alose braisĂ©e au vin blanc, la bouilleture d’anguille (une matelote d’anguilles aux pruneaux) ; mais aussi cul de veau piquĂ©, fricassĂ©e de poulet Ă  l’angevine (vin blanc, crĂšme et champignons)[B 22]. Les fouĂ©es (ou fouaces), petits pains cuits au four, se consomment en en-cas, sucrĂ©s ou salĂ©s. Ils sont agrĂ©mentĂ©s de rillauds (dĂ©s de poitrine rissolĂ©s au four et servis tiĂšdes), fromage, mogettes ou encore confiture[B 23]. Concernant les spĂ©cialitĂ©s sucrĂ©es, il faut noter la bijane (mĂ©lange de pain, de vin rouge et de sucre, souvent accompagnĂ© de fruits comme des fraises)[B 23], le pĂątĂ© aux prunes (une tourte de pĂąte sablĂ©e aux reines-claudes)[251] ou encore le crĂ©met d'Anjou (de la crĂšme fraiche sucrĂ©e et mĂ©langĂ©e Ă  des Ɠufs en neige)[H 17]. La DoyennĂ© du Comice est une variĂ©tĂ© de poire angevine[251]. Le Quernon d'ardoise est la confiserie locale par excellence. CrĂ©Ă© en 1966 par La petite marquise, il s’agit d’une nougatine enrobĂ©e de chocolat blanc bleutĂ©, en hommage aux ardoises qui ont fait la renommĂ©e de la rĂ©gion[B 23].

    Si Angers elle-mĂȘme possĂšde des vignes, au chĂąteau et Ă  l’abbaye Saint-Nicolas[AM 21], la ville est davantage renommĂ©e pour la qualitĂ© de ses alcools : le guignolet (Ă  base de cerises), la menthe-pastille de Giffard et le Cointreau, liqueur d'Ă©corces d'oranges amĂšres mondialement cĂ©lĂšbre[CP 18]. Une autre spĂ©cialitĂ©, la « soupe angevine », est trĂšs apprĂ©ciĂ©e : il s’agit d’un mĂ©lange, Ă  la louche (d’oĂč son nom de « soupe »), de CrĂ©mant de Loire, de jus de citron, de sucre de canne et de Cointreau[251].

    La commune est situĂ©e sur l'aire gĂ©ographique de 14 appellations d'origine contrĂŽlĂ©e (AOC) ou protĂ©gĂ©e (AOP) — cabernet d'Anjou ou bƓuf de race Rouge des prĂ©s — et sur l'aire gĂ©ographique de 15 indications gĂ©ographiques protĂ©gĂ©es (IGP) — cidre breton, oie d’anjou ou volaille de LouĂ©[252].

    Angers compte en 2023 un restaurant étoilé par le Guide Michelin[253]

    Personnalités liées à la commune

    De nombreuses personnalitĂ©s ont eu un attachement particulier Ă  la ville d’Angers, notamment celles appartenant Ă  la liste ci-aprĂšs (classement par annĂ©e de naissance) :

    • Jean Bodin (1529-1596), jurisconsulte, Ă©conomiste, philosophe et thĂ©oricien politique, est nĂ© Ă  Angers.
    • Pierre-Jean David d'Angers dit « David d'Angers » (1788-1856), sculpteur et graveur-mĂ©dailleur, est nĂ© Ă  Angers oĂč se trouve exposĂ©e une part importante de ses Ɠuvres.
    • Maurice Sailland, dit Curnonsky (1872-1956), gastronome, humoriste et critique culinaire, est nĂ© Ă  Angers.
    • HervĂ© Bazin (1911-1996), Ă©crivain et poĂšte, est nĂ© et a grandi Ă  Angers. Il a notamment dĂ©crit son enfance dans son roman VipĂšre au poing.
    • Joseph Wresinski (1917-1988), fondateur du Mouvement des Droits de l'homme ATD Quart Monde est nĂ© et a grandi Ă  Angers.
    • Jeanne Moreau (1928-2017), actrice, chanteuse et rĂ©alisatrice, a Ă©tĂ© la marraine du festival Premiers Plans.
    • Raymond Kopa (1931-2017), footballeur international et joueur du SCO Angers, il est revenu vivre Ă  Angers aprĂšs sa retraite sportive.
    • Jean-Claude Brialy (1933-2007), acteur, rĂ©alisateur, scĂ©nariste et Ă©crivain, a passĂ© son enfance Ă  Angers. Il a Ă©galement Ă©tĂ© le directeur artistique du festival d'Anjou.
    • DaniĂšle Sallenave (1940-), Ă©crivaine et membre de l'AcadĂ©mie française nĂ©e Ă  Angers.
    • Roselyne Bachelot (1946-), femme politique et animatrice de tĂ©lĂ©vision, a passĂ© son enfance Ă  Angers. Elle a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©putĂ©e de la premiĂšre circonscription de Maine-et-Loire, situĂ©e majoritairement sur la commune.
    • Marc-Antoine Mathieu (1959-), dessinateur et scĂ©nariste de bande dessinĂ©e, a grandi et travaille Ă  Angers.
    • Pascal RabatĂ© (1961-), auteur de bande dessinĂ©e et rĂ©alisateur, a Ă©tudiĂ© la gravure Ă  l'École des Beaux-Arts d'Angers oĂč il rĂ©side.
    • Anthony Lambert (1977-), humoriste, acteur, metteur en scĂšne et animateur de tĂ©lĂ©vision français nĂ© Ă  Angers.
    • Nicolas Mahut (1982-), joueur de tennis, est nĂ© Ă  Angers.
    • Jessica Houara-d'Hommeaux (1987-), ancienne joueuse de l'Ă©quipe de France fĂ©minine de football, consultante sportive Ă  la tĂ©lĂ©vision, est nĂ©e Ă  Angers.
    • Sofiane Boufal (1993-), footballeur international et ancien joueur du SCO Angers, a grandi Ă  Angers.

    HĂ©raldique, logotype et devise

    Armes d'Angers.

    Les armes d’Angers se blasonnent ainsi : De gueules Ă  une clef d’argent, au chef cousu d’azur chargĂ© de deux fleurs de lys d’or.

    La ville d’Angers porte les armes des comtes et ducs d’Anjou, apanagistes, de sang royal, comme l’indiquent les deux fleurs de lys. La clef Ă©voque la place forte face Ă  la Bretagne. Le blasonnement de la ville est dĂ©crit dans un rapport au maire en dĂ©cembre 1816 oĂč il est signalĂ© que ces armes Ă©taient prĂ©sentes sur une ancienne monnaie frappĂ©e Ă  Angers au coin de Charles Ier de Sicile (1246-1285). En 1499, lors de l’arrivĂ©e de Louis XII, la ville se qualifie par l’acrostiche suivant[A 81] :

    • Antique clef de France,
    • NectetĂ© de souffrance,
    • Garant contre ennemys,
    • Estappe d’asseurance,
    • Recours de secourance,
    • SeccuritĂ© d’amys.

    Angers reçoit la croix de Guerre avec palme le par le général de Monsabert, la décoration est alors placée entre les deux fleurs de lys[A 82].

    Armes d'Angers sous le Premier Empire.

    Pendant le Premier Empire, Angers fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir. Elles devenaient : « De gueules à la clef d'argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire »[A 81].

    Logotype de la ville d'Angers.

    En 1987, le logotype de la ville reprend les couleurs du blason selon l’ordre de prĂ©sĂ©ance hĂ©raldique : le bleu du chef en haut et le rouge du champ en bas. Le « A » stylisĂ© doit symboliser Ă  la fois « la force et la lĂ©gĂšretĂ© ». La ville a Ă©galement eu une devise, de 1987 Ă  1998 : « Angers, la qualitĂ© »[A 83].

    Voir aussi

    Bibliographie

    Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article : document utilisĂ© comme source pour la rĂ©daction de cet article.

    • Collectif, Angers, Paris, Hachette et Cie, coll. « Guides Joanne », [1886-1887], 120 p. (lire en ligne)
    • CĂ©lestin Port, Dictionnaire historique, gĂ©ographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e Ă©d. (BNF 33141105, lire en ligne) Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
    • RenĂ© Rabault, Angers naguĂšre, 1850-1938 : 147 photographies anciennes, Paris, Payot, coll. « MĂ©moire des villes », , 207 p.
    • AndrĂ© Sarazin, Évocation du vieil Angers, Cholet, FarrĂ© et fils, , 197 p.
    • Serge Chassagne, François Lebrun et Jacques Mallet, Histoire d’Angers, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 344 p.
    • Alain Jacobzone et Pierre David, Angers : intelligence d’une ville, Rennes, Ouest-France, , 92 p.
    • Roland Degouy, Angers, Rennes, Éditions Alan Sutton, , 128 p.
    • Claire Giraud-Labalte, Les Angevins et leurs monuments, 1800-1840 : l’invention du patrimoine, Angers, SociĂ©tĂ© des Ă©tudes angevines, , 361 p.
    • Renaud Benoit-Cattin (dir.), Dominique Letellier et Olivier Biguet, Angers, Angers, Direction rĂ©gionale des affaires culturelles des Pays de la Loire, coll. « Images du patrimoine », , 127 p. (ISSN 0299-1020)
    • Jacques Saillot, Histoire (et histoires) des rues d’Angers, Angers, Paquereau, , 555 p.
    • Jacques Maillard (dir.), Angers, XXe siĂšcle, Angers, Le polygraphe, , 320 p. Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
    • Jean-François Bodin, Recherches historiques sur la ville d'Angers, Lorisse, coll. « Mvvf », (ISBN 978-2-84373-225-6)
    • Christophe Belser et Serge KiritzĂ©-Topor, Angers : il y a 100 ans en cartes postales anciennes, Patrimoines & MĂ©dias, coll. « Il y a 100 ans », (ISBN 978-2-916757-07-0)
    • Sylvain Bertoldi, Angers au cƓur : chroniques d'une ville, Angers, SociĂ©tĂ© des Ă©tudes angevines, , 395 p.
    • BĂ©nĂ©dicte Fillion Braguet, Angers, ville douce et secrĂšte, Geste Ă©ditions, , 182 p. (ISBN 978-2-84561-603-5)
    • Émile Gabory, Les Guerres de VendĂ©e, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1504 p. (ISBN 978-2221113097). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Jacques Hussenet (dir.), « DĂ©truisez la VendĂ©e ! » Regards croisĂ©s sur les victimes et destructions de la guerre de VendĂ©e, La Roche-sur-Yon, Centre vendĂ©en de recherches historiques, , 634 p. (ISBN 978-2911253348). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Jean-ClĂ©ment Martin, La guerre de VendĂ©e 1793-1800, Points, coll. « Points Histoire », , 368 p. (ISBN 978-2757836569). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Daniel Venjean, Catalogue raisonnĂ© des artistes angevins : Peinture, sculpture, Angers, Alien Rouge, , 136 p.
    • Jacques Sigot, Angers d’antan, HC Ă©ditions, coll. « La France d’antan », (ISBN 978-2-911207-76-1)
    • Florence Macquarez, Angers, Éditions DĂ©clics, coll. « Tranches de ville », , 80 p. (ISBN 978-2-84768-280-9)
    • StĂ©phanie Vitard-Gibiat (dir.), Angers : musĂ©es, architectures, paysages, Editions du Patrimoine Centre des monuments nationaux, coll. « Le Guide », , 151 p. (ISBN 978-2-7577-0268-0)Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. « DépÎt ou amas de faible épaisseur, s'amincissant sur les bords »[7].
    2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    3. Armand Lanoux, Le voyageur de la Loire, 1965[A 7].
    4. Les temps de parcours indiqués ont été consultés sur le site de la SNCF le .
    5. Le Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Bretagne et Pays de la Loire et ancienne région Basse-Normandie.
    6. Dans un ouvrage de 1152 intitulĂ© Description d’Angers sous les PlantagenĂȘts.
    7. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    9. Les sites communaux retenus sont le chùteau, le musée des beaux-arts, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, la galerie David d'Angers, le muséum des sciences naturelles, le parc à thÚme Terra Botanica, le musée du Génie et la collégiale Saint-Martin.

    Références bibliographiques

    • CĂ©lestin Port, Dictionnaire historique, gĂ©ographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, Ă©dition rĂ©visĂ©e, t. I, Angers, H. Siraudeau et Cie, 1965, 2e Ă©d.
    1. p. 32.
    2. p. 155-156.
    3. p. 155.
    4. p. 33.
    5. p. 34.
    6. p. 56.
    7. p. 35.
    8. p. 183.
    9. p. 38.
    10. p. 39.
    11. p. 126.
    12. p. 51.
    13. p. 118.
    14. p. 147.
    15. p. 102 et suivantes.
    16. p. 160.
    17. p. 67.
    18. p. 166.
    1. p. 31.
    2. p. 145.
    3. pp. 12 et suivantes.
    4. pp. 17 & 31.
    • Charles Rostaing, Les noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 978-2-13-038660-5)
    1. p. 59.
    2. p. 47.
    3. p. 46-47.
    Autres ouvrages
    1. Romain BrossĂ©, « Mines et carriĂšres en Anjou : cadre gĂ©ologique, modalitĂ©s d’exploitation », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, vol. 104, no 3,‎ , pp. 11 Ă  18 (lire en ligne).
    2. Florence Macquarez, Angers, Petit Futé, coll. « Tranches de ville », , 78 p. (ISBN 978-2-84768-120-8, lire en ligne), p. 7.
    3. Dufrénoy (Ingénieur des mines), Mémoire sur l'ùge et la composition des terrains de transition de l'Ouest de la France : Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, et sur les sciences qui s'y rapportent, Treuttel et Wurtz, (lire en ligne), p. 379-381.
    4. Auguste Nicaise Desvaux, Statistique de Maine-et-Loire : statistique naturelle, Partie 1, Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, , 582 p. (lire en ligne).
    5. Encyclopédie Bonneton, Anjou, Maine-et-Loire, Paris, , p. 305-306.
    6. Aristide Dupuis, Une visite aux pépiniÚres de M. André Leroy à Angers., Paris, , 16 p. (lire en ligne).
    7. François Palau et Maguy Palau, Le rail en France : le second Empire, tome 2 (1858-1863), (ISBN 978-2-9509421-2-8).
    8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 978-2-85023-076-9), p. 18b.
    9. Ptolémée, Géographie, II, 8, 8.
    10. Paul Marchot, Les noms de lieu gaulois en « -auos, -aua, -auon ». In: Revue belge de philologie et d'histoire., t. 1, (lire en ligne), p. 646.
    11. Ernest NÚgre, Toponymie générale de la France, GenÚve, Droz, , 708 p. (lire en ligne), p.151.
    12. Jacques Maillard, Angers, XXe siùcle, Angers, Ville d’Angers, , 317 p. (ISBN 978-2-85575-070-5 et 2-85575-075-X, BNF 37199000), p. 125.
    13. Elisée Reclus, Nouvelle géographie universelle : la terre et les hommes. Vol. 2 : La France., Paris, Hachette, 1876-1894 (lire en ligne), P.582.
    14. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine, , 303 p. (ISBN 978-2-910919-09-2, ISSN 1269-9454, FRBNF35804152).
    15. Victor Godard-Faultrier, L'Anjou et ses monuments, Cosnier et LachĂšse, (lire en ligne), pp. 289-290.
    16. Louis François Villeneuve-Bargemont, Histoire de RenĂ© d’Anjou, t. II, Paris, J. J. Blaise, .
    17. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, , 596 p. (ISBN 978-2-7242-0785-9), p. 258.
    18. Marie-Catherine Vignal Souleyreau, Richelieu ou la quĂȘte d'Europe, Pygmalion, , 385 p. (lire en ligne).
    19. Jean Sibenaler, Les premiers préfets de Maine-et-Loire, Cheminements, (lire en ligne).
    20. Bertrand Gogendeau et Dominique Philippe, Angers, honneur et patrie : Le réseau de résistance angevin dirigé par Victor Chatenay (1940-1944), l'Harmattan, , 155 p. (lire en ligne).
    21. Julie MazĂ© et Christian Pihet, « Elections municipales et pouvoir politique local. L'exemple d'Angers. », Norois, no 175,‎ , p. 495-505 (lire en ligne).
    22. Jacques Lebeau, Curnonsky, prince des gastronomes : de A Ă  Z, L'harmattan, , 216 p. (lire en ligne).
    23. Emmanuelle Souchet, Nicole Ballon, Linda Castagnie-Wuilleme, GeneviÚve Ouvrard, Petit Futé Pays de la Loire, Petit Futé, , 478 p. (lire en ligne), p. 52 et suivantes.

    Sources municipales

    • Chroniques historiques, par Sylvain Bertoldi, conservateur des archives d’Angers
    1. « Promesses d'une ßle : Saint-Aubin », (consulté le ).
    2. « Angers en 1848 », (consulté le ).
    3. « La premiÚre ZUP, Monplaisir », (consulté le ).
    4. « Les premiÚres pistes cyclables », (consulté le ).
    5. « Les joies du tramway, de Génie à place Ney », (consulté le ).
    6. « Premiers autobus pour remplacer le tram », (consulté le ).
    7. « La premiÚre exposition de fleurs », (consulté le ).
    8. « Entrées royales à Angers », (consulté le ).
    9. « La place du Ralliement, histoire d'un quartier : L'animation commerçante », (consulté le ).
    10. « Sous le boulevard Ayrault, le port ! », (consulté le ).
    11. « L'ßle des Carmes, premiÚre zone industrielle d'Angers », (consulté le ).
    12. « La "Catho" célÚbre ses cent vingt-cinq ans », (consulté le ).
    13. « L'Alcazar », (consulté le ).
    14. « Au chic parisien : les Nouvelles Galeries », (consulté le ).
    15. « Le premier centre chorégraphique », (consulté le ).
    16. « Angers - 6e génie : une complicité de 110 ans », (consulté le ).
    17. « Aux crémets, aux crémets frais ! », (consulté le ).
    • Autres sources municipales
    1. « Cartographie confluence Maine — Angers », (consultĂ© le 7 octobre 2015).
    2. « Lac de Maine - Histoire du quartier »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?) (consultĂ© le ).
    3. « Histoire du quartier Saint-Serge - Ney - ChalouÚre » (consulté le ).
    4. « Histoire du quartier La Roseraie » (consulté le ).
    5. « Histoire du quartier Justices - Madeleine - Saint-Léonard » (consulté le ).
    6. « Histoire du quartier Hauts-de-Saint-Aubin » (consulté le ).
    7. « Au fil de la ville » (consulté le ).
    8. « Angers CƓur de Maine » (consultĂ© le ).
    9. « Angers 2008-2013 » (consulté le ).
    10. « Dictionnaire des rues d'Angers » (consulté le ).
    11. « Almanach d'Angers, 1989-1994 » (consulté le ).
    12. « Almanach d'Angers, 1971-1977 » (consulté le ).
    13. « Almanach d'Angers, 1999-2003 » (consulté le ).
    14. « Almanach d'Angers, 1945-1962 » (consulté le ).
    15. « Île Saint-Aubin » (consultĂ© le ).
    16. « Le vélo » (consulté le ).
    17. « L'alimentation par le sol innove avec le tramway angevin » (consulté le ).
    18. « Le XIXe siÚcle » (consulté le ).
    19. « Les origines » (consulté le ).
    20. « Le haut Moyen Âge » (consultĂ© le ).
    21. « La ville comtale » (consulté le ).
    22. « Des origines à 1100 » (consulté le ).
    23. « Les princes angevins » (consulté le ).
    24. « Temps modernes » (consulté le ).
    25. « Le XIXe siÚcle » (consulté le ).
    26. « Du dĂ©clin Ă  l’expansion » (consultĂ© le ).
    27. « Laissez-vous conter la Maison bleue » (consulté le ).
    28. « 1914-1944 » (consulté le ).
    29. « Almanach d'Angers, 1963-1970 » (consulté le ).
    30. « 1945-1962 » (consulté le ).
    31. « RĂ©pertoire des maires d’Angers (de 1790 Ă  aujourd'hui) » (consultĂ© le ).
    32. « L’histoire des Institutions municipales » (consultĂ© le ).
    33. « Répertoire des maires d'Angers de 1790 à nos jours » (consulté le ).
    34. « Agenda 21 des cultures du territoire d’Angers » (consultĂ© le ).
    35. « Biodiversité » (consulté le ).
    36. « L'éclairage » (consulté le ).
    37. « Les ambassadeurs : un dispositif dynamique et original » (consulté le ).
    38. « Relations Internationales Accueil » (consulté le ).
    39. « Laissez-vous conter les jardins » (consulté le ).
    40. « Laissez-vous conter l'Arboretum Gaston Allard » (consulté le ).
    41. « Le Parc de Balzac : espace naturel » (consulté le ).
    42. « Les parcs Saint Nicolas » (consulté le ).
    43. « Conservatoire à rayonnement régional » (consulté le ).
    44. « Le pÎle santé » (consulté le ).
    45. « Le centre Paul Papin » (consulté le ).
    46. « Le spectacle vivant » (consulté le ).
    47. « Visite du musée : Musée des Beaux-Arts » (consulté le ).
    48. « Visite du musée : Galerie David d'Angers » (consulté le ).
    49. « Laissez-vous conter le Chùteau » (consulté le ).
    50. « "Le chant du monde" de Jean Lurçat » (consulté le ).
    51. « De Jean Lurçat à la Nouvelle Tapisserie » (consulté le ).
    52. « Laissez-vous conter l'hÎtel Demarie » (consulté le ).
    53. « Consulter les collections : BibliothÚques d'Angers » (consulté le ).
    54. « Manuscrits du Moyen Age : BibliothÚques d'Angers », sur BibliothÚque municipale d'Angers (consulté le ).
    55. « Les incunables : BibliothÚques d'Angers » (consulté le ).
    56. « DépÎt légal imprimeur : BibliothÚques d'Angers » (consulté le ).
    57. « Les bibliothÚques » (consulté le ).
    58. « Loisirs en famille » (consulté le ).
    59. « Les équipements culturels » (consulté le ).
    60. « Laissez-vous conter le chùteau du Pin » (consulté le ).
    61. « Le sport à Angers » (consulté le ).
    62. « Tout Angers Bouge » (consulté le ).
    63. « La nouvelle patinoire s'appellera Angers IceParc » (consulté le ).
    64. « Les équipements sportifs » (consulté le ).
    65. « Vivre à Angers » (consulté le ).
    66. « L'Annuaire des associations - Église adventiste du septiĂšme jour » (consultĂ© le ).
    67. « L'Annuaire des associations - Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours » (consulté le ).
    68. « L'offre cinéraire des cimetiÚres d'Angers » (consulté le ).
    69. « Laissez-vous conter le cimetiÚre de l'Est » (consulté le ).
    70. « Laissez-vous conter l'hÎpital Saint-Jean » (consulté le ).
    71. « Laissez-vous conter la maison d'Adam et l'architecture à pan-de-bois » (consulté le ).
    72. « Laissez-vous conter l'hÎtel des Pénitentes » (consulté le ).
    73. « Laissez-vous conter du logis Barrault au musée des Beaux-Arts » (consulté le ).
    74. « Laissez-vous conter l'hÎtel de Pincé » (consulté le ).
    75. « Laissez-vous conter le Grand Théùtre » (consulté le ).
    76. « Laissez-vous conter la Compagnie Française d'Aviation » (consulté le ).
    77. « L’habitat au XXe siĂšcle » (consultĂ© le ).
    78. « Laissez-vous conter l'abbaye du Ronceray et l'église de la Trinité » (consulté le ).
    79. « Laissez-vous conter la cathédrale Saint-Maurice » (consulté le ).
    80. « Laissez-vous conter l'abbaye Saint-Serge » (consulté le ).
    81. « Armoiries » (consulté le ).
    82. « Distinctions » (consulté le ).
    83. « Logos Ville et Angers Loire Métropole » (consulté le ).

    Communauté urbaine Angers Loire Métropole

    Insee

    1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
    2. LOG T7 - RĂ©sidences principales selon le statut d'occupation.
    3. LOG T5 - Résidences principales en 2012 selon la période d'achÚvement.
    4. FOR T1 - Scolarisation selon l'Ăąge et le sexe en 2012.
    5. POP T0 - Population par grandes tranches d'Ăąges.
    6. POP T3 - Population par sexe et Ăąge en 2018.
    7. REV T3 - Distribution des revenus disponibles de l'année 2012.
    8. SAL T1 - Salaire net horaire moyen total (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2012.
    9. EMP T1 - Population de 15 Ă  64 ans par type d’activitĂ©.
    10. EMP T5 - Emploi et activité.
    11. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2012.
    12. EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
    13. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activitĂ© au 31 dĂ©cembre 2012.
    14. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
    15. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2013.
    16. TOU T1 ; TOU T2 ; TOU T3 - Chiffres clés Tourisme.
    • Autres sources de l'Insee

    Inventaire général du patrimoine culturel

    1. « Ville d'Angers », notice no IA49006892, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    2. Angers Loire Métropole, « Fortifications d'agglomération dite Enceinte du Bas-Empire » (consulté le ).
    3. « Pont de la Tannerie ou Petit pont », notice no IA49000843, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    4. « Présentation de la commune d'Angers », notice no IA49007092, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    5. « Pont de la Basse-Chaßne », notice no IA49000840, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    6. « Barrage, dit Chaussée des Treilles, puis pont dit pont des Treilles », notice no IA49000844, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    7. « Grand pont, puis pont du Centre, puis pont de Verdun », notice no IA49000842, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    8. Angers Loire Métropole, « Angers, Centre-ville (quartier), Franklin-Roosevelt (rue), Poste Centrale » (consulté le ).
    9. « Bùtiment de la Compagnie française d'Aviation », notice no PA49000042, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    10. « Quai Ligny », notice no IA49007104, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    11. « Cathédrale Saint-Maurice », notice no IA49000779, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    12. « Liste des lieux et monuments de la commune d'Angers à l'inventaire général du patrimoine culturel, Base Mérimée », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
    13. « Liste des monuments historiques de la commune d'Angers, Base Mérimée », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
    14. Angers Loire MĂ©tropole, « Angers, Centre-ville (quartier), Ancien Ă©vĂȘchĂ©, actuellement maison diocĂ©saine des Ɠuvres » (consultĂ© le ).
    15. « Chùteau d'Angers », notice no PA00108871, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    16. Angers Loire Métropole, « Angers, Centre-ville (quartier), Musée (rue du) 14, HÎtel dit Logis Barrault, actuellement musée des Beaux-Arts » (consulté le ).
    17. « Cabaret dit café-concert L'Alcazar, actuellement club privé Le Boléro », notice no IA49001098, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    18. « La maison du quartier Justices à Angers », notice no IA49006297, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
    19. Angers Loire Métropole, « Angers, Monplaisir (quartier), HÎtellerie (rue de l'), Lotissement concerté (9 immeubles) » (consulté le ).
    20. Angers Loire Métropole, « Angers, Centre-ville (quartier), Abbaye Saint-Aubin, actuellement hÎtel du Département et préfecture » (consulté le ).

    Mensuel gratuit Angers Mag

    1. Yannick Sourisseau, « Confluences : inauguration sur fond de contestation », (consulté le ).
    2. Yannick Sourisseau, « Vélocité vient d'ouvrir à Belle-Beille », (consulté le ).
    3. Yannick Sourisseau, « Tramway : inauguration sur fond de conflit social », (consulté le ).
    4. SĂ©bastien Rochard, « Conseil municipal d'Angers : souriez, vous ĂȘtes filmĂ©s ! » (consultĂ© le ).
    5. Sébastien Rochard, « Municipales : Christophe Béchu est le nouveau maire d'Angers » (consulté le ).
    6. Yannick Sourisseau, « Angers dit non aux pesticides », (consulté le ).
    7. SĂ©bastien Rochard, « Les Ă©lus de l’agglo d’Angers entĂ©rinent l’arrĂȘt de Biopole » (consultĂ© le ).
    8. Sébastien Rochard, « Biowatts Angers : le bois pour chauffer et éclairer », (consulté le ).
    9. « Bois énergie, l'agglo d'Angers donne un coup de pouce à filiÚre locale », (consulté le ).
    10. Yannick Sourisseau, « La Ruda : la fin d’une carriĂšre bien remplie » (consultĂ© le ).
    11. Yves Boiteau, « Angers. Le grand retour de Nouvel R » (consulté le ).
    12. Yannick Sourisseau, « Peut-on vraiment sauver le Gaumont Variétés ? » (consulté le ).
    13. Yannick Sourisseau, « Eurobasket féminin : le grand jour pour Trélazé » (consulté le ).
    14. Cédric Soulié, « Angers télé : La télé de Monsieur le maire, c'est fini » (consulté le ).
    15. « À propos 
 d’Angers MAG » (consultĂ© le ).
    16. Yves Boiteau et SĂ©bastien Rochard, « Islam Ă  Angers : une mosquĂ©e sinon rien
 » (consultĂ© le ).
    17. Yannick Sourisseau, « Musée du Génie : un an déjà » (consulté le ).
    18. Yves Boiteau, « Angers. Thyssenkrupp : aprĂšs l'accord social, le bĂ©mol syndical »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?) (consultĂ© le ).
    19. Yves Boiteau, « Angers | Recherche, l'ambition vĂ©gĂ©tale angevine en sa maison »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?) (consultĂ© le ).
    20. Yannick Sourisseau, « Terra Botanica : en route pour l’aventure vĂ©gĂ©tale », (consultĂ© le ).
    21. Yannick Sourisseau, « Une vigne au cƓur d’Angers » (consultĂ© le ).

    Autres sources

    1. « Calculez la distance entre deux villes », sur distance.to.
    2. « Altitudes, superficie », sur le répertoire géographique des communes de l'IGN (consulté le ).
    3. « Limites communales d'Angers » sur Géoportail..
    4. « Limites communales d'Angers » sur Géoportail..
    5. Syndicat mixte de la RĂ©gion angevine, « SchĂ©ma de cohĂ©rence territoriale, Pays Loire Angers » : Rapport de prĂ©sentation - État initial de l'environnement, (lire en ligne).
    6. H. Etienne et J.-C. Limasset, Ressources en charbon de la région Pays-de-la-Loire : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée, Nantes, BRGM, (lire en ligne [PDF]).
    7. « Définition de Lentille », sur Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) (consulté le ).
    8. « Le chĂąteau »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur Institut national de recherches archĂ©ologiques prĂ©ventives (consultĂ© le ).
    9. « Angers »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur tab.geoportail.fr (consultĂ© le ).
    10. Pierre Chevet, « Pérennité des lieux de pouvoir. Le chùteau d'Angers, du tertre funéraire à la résidence des ducs d'Anjou. », sur Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), (consulté le ).
    11. « Rapport de présentation du plan de prévention des risques inondations dans le secteur de la confluence de la Maine », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire (consulté le 3 octobre 2015).
    12. « Les basses vallées angevines », sur Basses vallées angevines - Natura 2000 (consulté le ).
    13. DREAL Pays de Loire, DDT de Maine-et-Loire, « TRI Angers-Val d’Authion-Saumur – Rapport de prĂ©sentation de la cartographie du risque d’inondation », sur le site de la prĂ©fecture de Maine-et-Loire, septembre 2013 (consultĂ© le 3 octobre 2015).
    14. « Présentation », sur Parc de loisirs du Lac de Maine (consulté le ).
    15. « Angers puis Nantes lĂ  oĂč il fait le mieux vivre en France selon l'Express - France 3 Pays de la Loire » (consultĂ© le ).
    16. « Données climatiques à la station de Beaucouzé », sur un site de Météo-France (consulté le ).
    17. « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur Unesco (consulté le ).
    18. « Le territoire du Parc naturel régional Loire Anjou Touraine », sur Parc Loire-Anjou-Touraine.fr (consulté le ).
    19. « La biodiversité dans les basses vallées angevines », sur Basses vallées angevines - Natura 2000 (consulté le ).
    20. « Fichier national des sites classés », sur developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
    21. « Projet de classement - La confluence Maine-Loire et les coteaux angevins », sur side.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le ).
    22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministÚre de la Transition écologique (consulté le ).
    23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aĂ©riennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ). Pour comparer l'Ă©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne sĂ©parative verticale et la dĂ©placer Ă  droite ou Ă  gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenĂȘtres en haut Ă  gauche de l'Ă©cran.
    24. « Territoire en chiffres - Occupation du sol en classes synthĂ©tiques », sur site de l'Agence d’urbanisme de la rĂ©gion angevine (consultĂ© le ).
    25. « Laissez-vous conter Angers », sur le rĂ©seau Villes et Pays d’art et d’histoire, animĂ© par le ministĂšre de la Culture (consultĂ© le ).
    26. « Angers. CƓur de Maine: les premiĂšres esquisses », sur Ouest-France (consultĂ© le ).
    27. « Le projet : Gare plus », sur www.angers-gareplus.com (consulté le ).
    28. « Angers. L'avenue Jeanne-d'Arc va changer de visage », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
    29. « Maine-et-Loire. La Bretagne vient de se rapprocher encore un peu plus de l’Anjou », Ouest-France, 26 juillet 2021 (consultĂ© le 30 janvier 2022).
    30. « Le projet de plan de déplacements urbains de l'agglomération angevine 2004-2015 », sur angersloiremetropole.fr (consulté le ), Le trafic routier et modes de déplacements doux.
    31. « EnquĂȘte dĂ©placements grand territoire - Principaux RĂ©sultats 2012 », sur angersloiremetropole.fr (consultĂ© le ).
    32. Bruno Cordier, « RĂ©duire la place de la voiture en ville : Le cas des grandes villes », sur fnaut.fr, Bulletin de la FĂ©dĂ©ration Nationale des Associations d’Usagers des Transports, n°298, (consultĂ© le )
    33. « Le pont de Segré accessible aux angevins - Actualité Angers Villactu », sur Angers.Villactu.fr, (consulté le ).
    34. « FIches horaires des TER Pays de la Loire », sur ter.sncf.com (consulté le ).
    35. « Virgule de Sablé, la déclaration d'utilité publique signée », sur transports.paysdelaloire.fr (consulté le ).
    36. « Intercités Nantes - Tours - Lyon », sur sncf.com (consulté le ).
    37. Nolwenn Weiler et Sophie Chapelle, « Ces aéroports qui coûtent cher et ne servent presque à rien », sur bastamag.net, (consulté le ).
    38. « Les aéroports français », sur aeroport.fr (consulté le ).
    39. Observations dĂ©finitives concernant la gestion du district de l'agglomĂ©ration angevine – AnnĂ©es 1996 et suivantes, sur le site de la Cour des comptes, 17 novembre 2003 (consultĂ© le 2 octobre 2015).
    40. « Angers-Marcé: 40 ha cherchent occupants », sur Le journal des entreprises de la société Manche Atlantique Presse, (consulté le ).
    41. « AĂ©roport : c’est la fin des lignes rĂ©guliĂšres au dĂ©part d’Angers », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    42. « Étude des possibilitĂ©s de dĂ©veloppement du fret fluvial sur la Loire, Rapport final », sur le site du ministĂšre de l’Écologie, du dĂ©veloppement durable, (consultĂ© le ).
    43. « Carte des voies navigables », sur Voies navigables de France (consulté le ).
    44. « L'agence Vélocité déménage prÚs de la gare », sur angers.maville.com, (consulté le ).
    45. « L'Eurovéloroute des fleuves, de Nantes à la Mer Noire », sur Union Touristique - Les Amis de la Nature (consulté le ).
    46. « Une véloroute de l'Atlantique à la Mer Noire : Eurovélo 6 », sur La Loire à vélo (consulté le ).
    47. « L'itinéraire Eurovélo 6 », sur Eurovelo 6 France (consulté le ).
    48. « Saumur-Angers », sur Comité régional du tourisme de la région Centre - Val de Loire (consulté le ).
    49. « Découvrir le réseau », sur irigo.fr (consulté le ).
    50. « Plan suburbain », sur bustram.irigo.fr (consulté le ).
    51. « Transports à Angers - La galÚre des bus de nuit », sur Ouest-France, (consulté le ).
    52. AmĂ©lie Fontaine, « Transport Ă  Angers : la ligne de bus de nuit, l’une des nouveautĂ©s de la rentrĂ©e », sur Ouest-France, (consultĂ© le ).
    53. « Lignes dimanches et fĂȘtes », sur Irigo (consultĂ© le ).
    54. « Chiffres clés 2014 », sur bustram.irigo.fr (consulté le ).
    55. « Plan et fiches horaires », sur le site anjoubus.fr du conseil départemental de Maine-et-Loire (consulté le ).
    56. « Plan du réseau TER Pays-de-la-Loire », sur Ter SNCF, (consulté le ).
    57. « Le voyage en bus Paris / Lille / Londres / Amsterdam / Bruxelles », sur OUIBUS (consulté le ).
    58. « Trajet en bus pas cher en France », sur Isilines (consulté le ).
    59. « ArrĂȘt Eurolines Ă  Angers », sur Eurolines (consultĂ© le ).
    60. « Dossier départemental des risques majeurs », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire, 2013, p. 15 (consulté le 2 octobre 2015).
    61. « Zones de sismicité dans le Maine-et-Loire », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire, 2007 (consulté le 2 octobre 2015).
    62. « Risque retrait-gonflement des argiles », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire (consulté le 2 octobre 2015).
    63. « Risque transport de matiÚres dangereuses », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire (consulté le 2 octobre 2015).
    64. « Risque effondrement minier », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire (consulté le 2 octobre 2015).
    65. « Information acquéreurs/locataires de biens immobiliers sur les risques majeurs - Dossier communal - Angers », sur le site de la préfecture de Maine-et-Loire, juillet 2013 (consulté le 3 octobre 2015).
    66. Michel Provost, « Les origines d'Angers », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 86, no 3,‎ , p. 353 (DOI 10.3406/abpo.1979.2988).
    67. « Archives départementales de Maine-et-Loire: IIe siÚcle », sur archives49.fr (consulté le ).
    68. « Avant le chùteau, il y avait un amphithéùtre romain », sur Ouest-France (consulté le ).
    69. François Comte, « L’enceinte gallo-romaine d’Angers devenue clĂŽture canoniale : transformations, adaptations et dĂ©classement d’une fortification (XIIIe – XVIe siĂšcles) », In Situ. Revue des patrimoines,‎ (ISSN 1630-7305, DOI 10.4000/insitu.169, lire en ligne, consultĂ© le ).
    70. « Archives départementales de Maine-et-Loire : IXe siÚcle », sur archives49.fr (consulté le ).
    71. ValĂ©rie Serdon, « L'art du siĂšge au Moyen Âge », Moyen Âge, no 126,‎ aoĂ»t-septembre-octobre 2021, p. 27 (ISSN 1276-4159).
    72. « EncyclopĂ©die Larousse - PlantagenĂȘt », sur larousse.fr (consultĂ© le ).
    73. « Archives départementales de Maine-et-Loire : XIIIe siÚcle », sur archives49.fr (consulté le ).
    74. François Lebrun et Joseph Avril, Le DiocÚse d'Angers, Paris, Beauchesne, (ISBN 2701010187), « Renaissance et Réforme protestante », p. 99.
    75. « Archives départementales de Maine-et-Loire : XVIe siÚcle », sur archives49.fr (consulté le ).
    76. « MARIE DE MÉDICIS - EncyclopĂŠdia Universalis », sur EncyclopĂŠdia Universalis (consultĂ© le ).
    77. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes Ă©tudes en sciences sociales.
    78. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Augustin », sur ehess.fr, École des hautes Ă©tudes en sciences sociales (consultĂ© le )..
    79. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-LĂ©onard », sur ehess.fr, École des hautes Ă©tudes en sciences sociales (consultĂ© le )..
    80. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Samson », sur ehess.fr, École des hautes Ă©tudes en sciences sociales (consultĂ© le )..
    81. Gabory 2009, p. 177.
    82. Gabory 2009, p. 307-309.
    83. Hussenet 2007, p. 452-465.
    84. Martin 2014, p. 210.
    85. « Archives départementales de Maine-et-Loire : XXe siÚcle », sur archives49.fr (consulté le ).
    86. « Angers », sur linternaute.com (consulté le ).
    87. « PÎle de compétitivité du végétal - Les membres », sur Végépolys (consulté le ).
    88. « Contact et accÚs », sur Office communautaire des variétés végétales (OCVV) (consulté le ).
    89. « Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    90. « Nous connaĂźtre, PrĂ©sentation, Organisation – ADEME », sur Agence de l'environnement et de la maĂźtrise de l'Ă©nergie (consultĂ© le ).
    91. « Implantations de la Caisse des dépÎts », sur caissedesdepots.fr (consulté le ).
    92. « HÎtel de police d'Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    93. « Commissariat subdivisionnaire de police d'Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    94. « Commissariat subdivisionnaire de police d'Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    95. « Commissariat subdivisionnaire de police d'Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    96. « Brigade de proximité de gendarmerie d'Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    97. « Direction départementale de la sécurité publique - Maine-et-Loire - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    98. « Service régional de police judiciaire - Angers - Pays de la Loire - Maine-et-Loire - 49 », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le ).
    99. DCPJ, La criminalité et la délinquance constatées en France - Données locales, La documentation française, (lire en ligne).
    100. Ouest-France, « Vols, violence et délinquances - les chiffres en hausse sur Angers »
    101. « Besançon, Angers, Libourne... Les nouvelles cités de la drogue », sur Les Echos, (consulté le )
    102. Décret no 2014-259 du portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
    103. « Justice / Annuaires et contacts / Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur annuaires.justice.gouv.fr (consulté le ).
    104. « Angers - Maison d'arrĂȘt », sur annuaires.justice.gouv.fr, (consultĂ© le ).
    105. « Angers. Quand l'ex-maire Jean Monnier raconte le président Mitterrand », sur Ouest-France (consulté le ).
    106. « Résultats des élections municipales 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
    107. « Résultats des élections municipales de 2020 à Angers », sur interieur.gouv.fr, (consulté le ).
    108. « Base de données historique des anciens députés », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
    109. « Jean Foyer - Base de données des députés français depuis 1789 », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
    110. « Roselyne Bachelot-Narquin - Base de données des députés français depuis 1789 », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
    111. « Marc Laffineur - Base de données des députés français depuis 1789 », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
    112. « Hervé de Charette - Base de données des députés français depuis 1789 », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
    113. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
    114. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
    115. « Les 15 politiques qui tiennent les rĂȘnes Ă  Angers » (consultĂ© le ).
    116. « Résultats de l'élection présidentielle 2002 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
    117. RĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2002 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    118. RĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    119. RĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2012 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    120. RĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2017 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    121. RĂ©sultats des Ă©lections prĂ©sidentielles de 2022 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    122. RĂ©sultats des Ă©lections europĂ©ennes de 2004 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    123. RĂ©sultats des Ă©lections europĂ©ennes de 2009 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    124. RĂ©sultats des Ă©lections europĂ©ennes de 2014 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    125. RĂ©sultats des Ă©lections europĂ©ennes de 2019 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    126. RĂ©sultats des Ă©lections rĂ©gionales de 2004 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    127. RĂ©sultats des Ă©lections rĂ©gionales de 2010 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    128. RĂ©sultats des Ă©lections rĂ©gionales de 2015 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    129. RĂ©sultats des Ă©lections rĂ©gionales de 2021 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    130. [xls] RĂ©sultats des Ă©lections cantonales de 2001 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    131. RĂ©sultats des Ă©lections cantonales de 2004 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    132. RĂ©sultats des Ă©lections cantonales de 2008 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    133. RĂ©sultats des Ă©lections cantonales de 2011 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    134. RĂ©sultats des Ă©lections dĂ©partementales de 2015 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    135. RĂ©sultats des Ă©lections dĂ©partementales de 2021 sur le site du ministĂšre de l’IntĂ©rieur.
    136. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
    137. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
    138. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
    139. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
    140. « Frédéric Béatse élu maire d'Angers », Actualités et sorties, sur http://www.angers.fr, (consulté le ).
    141. Emeric Evain, « Angers. L’ancien maire FrĂ©dĂ©ric BĂ©atse referme 25 ans de vie municipale : Élu en 1995 dans l’équipe de Jean Monnier, il a occupĂ© toutes les fonctions, effectuant un dernier mandat comme chef de file de l’opposition. Celui dont proches et opposants saluent l’engagement pour sa ville, tourne la page sans regret mais reste Ă©lu au conseil rĂ©gional », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    142. ClĂ©ment Guilbaud, « L’investiture du nouveau maire d’Angers, Christophe BĂ©chu », Angers Info,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    143. « Le ministre de la Transition Ă©cologique Christophe BĂ©chu deviendra premier adjoint au maire d’Angers : NommĂ© ministre de la Transition Ă©cologique et de la CohĂ©sion des territoires, Christophe BĂ©chu cĂ©dera sa place de maire d’Angers Ă  son premier adjoint lundi 18 juillet 2022. Les deux hommes Ă©changeront leurs fonctions », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    144. RĂ©Ă©lu pour le mandat 2020-2026 : Fabienne BĂ©ranger, « Municipales 2020 : Ă  Angers, Christophe BĂ©chu rĂ©Ă©lu pour un second mandat : Il Ă©tait largement arrivĂ© en tĂȘte au premier tour des Ă©lections municipales le 15 mars dernier. Christophe BĂ©chu, investi par LREM, a Ă©tĂ© rĂ©Ă©lu maire d'Angers Ă  l'unanimitĂ© ce lundi aprĂšs-midi en conseil municipal », France 3 Pays de la Loire,‎ 25/5/2020 mis Ă  jour le 12/6/2020 (lire en ligne, consultĂ© le ).
    145. « Angers : le ministre Christophe BĂ©chu a cĂ©dĂ© son Ă©charpe de maire Ă  Jean-Marc VerchĂšre : Le ministre de la Transition Ă©cologique et de la CohĂ©sion des territoires, Christophe BĂ©chu, n’est plus maire d’Angers, mais premier adjoint au maire depuis ce lundi 18 juillet », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ) « Jean-Marc VerchĂšre a Ă©tĂ© Ă©lu par 49 voix sur 59 (les voix de la majoritĂ© municipale) et dix bulletins blancs, (ceux des trois groupes de l’opposition municipale) ».
    146. Lucie RiviĂšre, avec CĂ©line Dupeyrat, « Qui est Jean-Marc VerchĂšre, futur maire d'Angers ? : Christophe BĂ©chu, maire d'Angers, a Ă©tĂ© nommĂ© au gouvernement lundi 4 juillet. Il officiera dĂ©sormais en tant que Ministre de la Transition Ă©cologique et de la CohĂ©sion des territoires. C'est Jean-Marc VerchĂšre, premier adjoint peu connu des Angevins, qui le remplacera », France 3 Pays de la Loire,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    147. Rédaction, « Angers, championne de France de la taxe fonciÚre - Actualité Angers Villactu », sur Angers.Villactu.fr, (consulté le ).
    148. Fiche de la ville d'Angers sur le site Agenda 21 de territoires (consulté le 21 octobre 2017).
    149. « Angers - De mini-jardins sur les trottoirs », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
    150. Anne-Sophie Novel, « Quelles sont les villes les plus vertes de France ? », sur le blog d'Anne-Sophie Novel, (consulté le ).
    151. « ArrĂȘtĂ© du d'extinction des façades, vitrines, bureaux - 2e bilan », sur Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (consultĂ© le ).
    152. Nathalie Hamon, « Traitement des déchets. L'avenir de l'usine Biopole connu en juillet », sur Ouest-France Entreprises (consulté le ).
    153. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté le ).
    154. « Annuaire : résultats de recherche », sur education.gouv.fr (consulté le ).
    155. « Angers : palmarĂšs des villes Ă©tudiantes - Letudiant.fr », sur L’Étudiant (consultĂ© le ).
    156. « Membres | L'UNAM - L'université Nantes Angers Le Mans - PÎle de recherche et d'enseignement scientifique (PRES) », sur université Nantes Angers Le Mans (consulté le ).
    157. « Historique - Université Angers », sur université d'Angers (consulté le ).
    158. « Facultés et instituts - Université Angers », sur université d'Angers (consulté le ).
    159. « IUT - Université Angers », sur université d'Angers (consulté le ).
    160. « Chiffres-clés (année civile 2014) - Université Angers », sur université d'Angers (consulté le ).
    161. Romain Gourdeau, « Portail UCO - Facultés & instituts », sur université catholique de l'Ouest (consulté le ).
    162. « Catho d'Angers. Les portes ouvertes ont lieu ce samedi », sur Ouest-France (consulté le ).
    163. Site officiel de la St. Edward's University.
    164. « Des locaux modernes », sur École supĂ©rieure d'agriculture d'Angers (consultĂ© le ).
    165. Pierre Touenart, « Plus de 110 ans dhistoire et dĂ©volutions », sur École supĂ©rieure d'agriculture d'Angers (consultĂ© le ).
    166. « Histoire - ESSCA » (consulté le ).
    167. « Mission de l'ESSCA - ESSCA » (consulté le ).
    168. « Chiffres clĂ©s », sur École supĂ©rieure d'Ă©lectronique de l'Ouest (consultĂ© le ).
    169. « De Beaupreau à Angers », sur Bicentenaire Arts et Métiers Angers 2015 (consulté le ).
    170. « École nationale supĂ©rieure d'Arts et MĂ©tiers - ENSAM - Formation Initiale », sur Ă©cole Arts et mĂ©tiers ParisTech (consultĂ© le ).
    171. « Agrocampus Ouest - Centre d'Angers », sur Agrocampus Ouest (consulté le ).
    172. « Établissements Pays de la Loire Maine-et-Loire privĂ©, public avec l'annuaire des formations », sur L’Étudiant (consultĂ© le ).
    173. « TALM » (consulté le ).
    174. « CHU Angers : espace établissement / RepÚres administratifs et institutionnels / De l'hÎpital Saint-Jean au CHU : 8 siÚcles d'histoire », sur Centre hospitalier universitaire d'Angers (consulté le ).
    175. « CHU Angers : espace établissement / RepÚres pédagogiques », sur Centre hospitalier universitaire d'Angers (consulté le ).
    176. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    177. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
    178. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - DĂ©partement de Maine-et-Loire (49) », (consultĂ© le ).
    179. « Festival d'Anjou – Historique », sur festivaldanjou.com (consultĂ© le ).
    180. « Festival Accroche-cƓurs 2015 Ă  Angers : le bilan », sur my-angers.info (consultĂ© le ).
    181. Jacques Maillard, Angers, XXe siĂšcle, Angers, Angers : Ville d'Angers, 2000, , La Maison de la Culture, P199-201.
    182. « Vie culturelle », sur L'Express (consulté le ).
    183. « Angers. Les « Pony Pony Run Run » signent un nouvel album », sur Le Courrier de l'Ouest (consulté le ).
    184. « La Phaze : La bombe du pungle revient avec une pĂȘche rĂ©volutionnaire ! », sur purepeople.com (consultĂ© le ).
    185. « À propos du Festival - Festival Premiers Plans », sur www.premiersplans.org (consultĂ© le ).
    186. David Gauvin, « Le Festival 2015 », sur angersbd.fr (consulté le ).
    187. « Musée du génie », sur defense.gouv.fr (consulté le ).
    188. « Informations pratiques », sur archives49.fr (consulté le ).
    189. « Angers - ADRA », sur artotheques-adra.com (consulté le ).
    190. (en) « Activities for Adults | English-language Library in Angers », sur ellia.org (consulté le ).
    191. « L’Institut Confucius des Pays de la Loire d’Angers », sur Institut Confucius (consultĂ© le ).
    192. Clarisse Fabre, « Angers inaugure Le Quai, une ambitieuse scĂšne Ă  trois tĂȘtes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consultĂ© le ).
    193. « Gaumont Angers multiplexe (cinéma à Angers) : Caractéristiques - AlloCiné », sur Allociné (consulté le ).
    194. « Présentation - Cinémas Les 400 coups - Angers », sur le site du cinéma « Les 400 Coups » (consulté le ).
    195. « Office municipal des Sports d'Angers - Annuaire des associations sportives d’Angers », sur Office municipal des sports d'Angers (consultĂ© le ).
    196. « Natation : descente de la Maine 2015 », sur omsangers.net (consulté le ).
    197. « Triathlon Angers 2015 - Historique », sur triathlonangers.fr (consulté le ).
    198. « Cross du courrier de l'ouest - Infos pratiques », sur Le Courrier de l'Ouest (consulté le ).
    199. « LFP.fr - Ligue de football professionnel - Angers SCO », sur Ligue de football professionnel (consulté le ).
    200. « Fédération française de handball - Nationale 1 masculine 2016/2017 », sur Fédération française de handball (consulté le ).
    201. « Ligue Magnus 2015/2016 - Ducs d'Angers », sur ligue_magnus.stats.pointstreak.com (consulté le ).
    202. « La Vaillante Angers », sur Fédération française de tennis de table (consulté le ).
    203. « Ligue Élite roller hockey - Equipe d'Angers », sur Ligue Élite roller hockey (consultĂ© le ).
    204. Florence Lacure, « Vià : Lancement du 1er réseau national de télévisions locales », sur le site viaoccitanie.tv (consulté le ).
    205. « Une reprise sous forme de coopérative pour Angers 7 » (consulté le ).
    206. « Les toutes derniÚres images d'Angers 7 avant l'écran noir [video] », sur Ouest-France (consulté le ).
    207. « France 3 Pays de la Loire, toute l’actualitĂ© de la rĂ©gion », sur France 3 Pays de la Loire (consultĂ© le ).
    208. « Télévisions », sur clubpresse-anjou.fr (consulté le ).
    209. « Radio G ! », sur Radio G ! (consulté le ).
    210. « Radio quoi ? », sur Radio Campus Angers (consulté le ).
    211. "France Bleu Loire Océan émet désormais à Angers"
    212. Site du CSA Mise en commun de programmes entre Ouest FM et Forum.
    213. « Nova - (Nova-Ivre - Radio Nova) (75) », sur le site schoop.fr de « passionnés de la radio » (consulté le ).
    214. « Qui sommes nous ? Courrier de l'Ouest », sur Le Courrier de l'Ouest (consulté le ).
    215. « Présentation - DiocÚse d'Angers, site officiel », sur DiocÚse d'Angers (consulté le ).
    216. « Les paroisses - DiocÚse d'Angers, site officiel », sur DiocÚse d'Angers (consulté le ).
    217. « Les communautés religieuses - DiocÚse d'Angers, site officiel », sur DiocÚse d'Angers (consulté le ).
    218. « Le Saint Sépulcre », sur servantesdespauvres-osb.org (consulté le ).
    219. « Une réplique du tombeau du Christ prÚs de l'église Saint-Léonard », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
    220. « Paroisse orthodoxe de l'Annonciation - Angers », sur orthodoxes-angers.fr (consulté le ).
    221. « Paroisse Orthodoxe de l’Annonciation », sur ArchevĂȘchĂ© des Ă©glises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale (consultĂ© le ).
    222. « Paroisses et communautĂ©s restĂ©es fidĂšles au patriarcat ƓucumĂ©nique », La lettre du Vicariat, vol. 1,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
    223. « Paroisse Orthodoxe Angers Saint Dimitri », sur eglise-orthodoxe-angers.com (consulté le ).
    224. « Mitropolia », sur mitropolia.eu (consulté le ).
    225. « Église RĂ©formĂ©e d'Angers-Cholet », sur Église protestante unie de France (consultĂ© le ).
    226. « Ă©glise protestante Ă©vangĂ©lique Angers-Nord », sur le site Ă©glises.org, annuaire des Églises et Ɠuvres protestantes Ă©vangĂ©liques de France (consultĂ© le ).
    227. « Ă©glise Ă©vangĂ©lique », sur le site Ă©glises.org, annuaire des Églises et Ɠuvres protestantes Ă©vangĂ©liques de France (consultĂ© le ).
    228. « Église ÉvangĂ©lique Baptiste - Angers », sur Église ÉvangĂ©lique Baptiste - Angers (consultĂ© le ).
    229. « Google Maps - Témoins de Jéhovah », sur Google Maps (consulté le ).
    230. « Dojo zen d'Angers », sur dojozenangers.weebly.com (consulté le ).
    231. « KTT Angers », sur Centre d'étude et de méditation d'Angers (consulté le ).
    232. « Bouddhisme - Sangha reliée à Thich Nhat Hanh, Angers », sur bouddhisme-thich-nhat-hanh-angers.blogspot.com (consulté le ).
    233. « Angers. Voilà à quoi ressemblera la nouvelle mosquée », sur Le Courrier de l'Ouest (consulté le ).
    234. « Consistoire | Communautés », sur consistoire central israélite de France (consulté le ).
    235. « École du gĂ©nie d'Angers - Historique 1945-1995 », sur esag.terre.defense.gouv.fr (consultĂ© le ).
    236. « Un nouvel organisme de lutte contre les munitions et explosifs, le PIAM », sur defense.gouv.fr (consulté le ).
    237. « Thomson Angers placée en liquidation judiciaire », sur Le Point (consulté le ).
    238. « Électronique : NEC computer ferme le site d'Angers, 357 salariĂ©s sur le carreau », sur Ouest-France (consultĂ© le ).
    239. « Angers. NEC : le dernier salarié angevin », sur Le Courrier de l'Ouest (consulté le ).
    240. « Angers. Comment l'usine Bull rĂ©ussit Ă  vaincre la crise »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur Ouest-France Entreprises (consultĂ© le ).
    241. « Observatoire de l'emploi 2013 - AgglomĂ©ration d'Angers »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur maisonemploi-angers.fr (consultĂ© le ).
    242. « Inauguration de la CitĂ© de l'objet connectĂ© Ă  Angers »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur Mission French Tech du ministĂšre de l’Économie (consultĂ© le ).
    243. « Objets connectĂ©s : Angers, future place forte de la French Tech? »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Archive.is ‱ Google ‱ Que faire ?), sur Le Parisien (consultĂ© le ).
    244. « ImpÎts des particuliers », sur impots.gouv.fr (consulté le ).
    245. « Bilan de l'activité touristique 2014 » (consulté le ).
    246. « Angers », sur Réseau Villes et Pays d'art et d'histoire (consulté le ).
    247. « Les saveurs délicates du terroir angevin », sur La Croix (consulté le ).
    248. « Spécialités angevines », sur Destination Angers (consulté le ).
    249. « Rechercher un produit - Angers », sur Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) (consulté le ).
    250. « Restaurants Michelin Angers - Le Guide Michelin France », sur guide.michelin.com (consulté le )
    Cet article est issu de wikipedia. Text licence: CC BY-SA 4.0, Des conditions supplĂ©mentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimĂ©dias.