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Médecine

science et pratique étudiant l'organisation du corps humain, son fonctionnement normal et cherchant à soigner et prévenir ses pathologies

La m√©decine (du latin¬†: medicina, qui signifie ¬ę¬†art de gu√©rir, rem√®de, potion¬†¬Ľ[1]), au sens de pratique (art), est la science t√©moignant de l'organisation du corps (anatomie), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant √† pr√©server la sant√© (physique comme mentale) par la pr√©vention (prophylaxie) et le traitement (th√©rapie) des maladies. La m√©decine humaine est compl√©mentaire et en synergie avec la m√©decine v√©t√©rinaire.

La médecine contemporaine utilise l'examen clinique, les soins de santé, la recherche et les technologies biomédicales pour diagnostiquer et traiter les blessures et les maladies, habituellement à travers la prescription de médicaments, la chirurgie ou d'autres formes de thérapies.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la médecine.

Préhistoire et Antiquité

Il n'existe pas suffisamment de donn√©es fiables pour d√©terminer le d√©but de l'usage des plantes √† des fins m√©dicinales (phytoth√©rapie). Les donn√©es m√©dicales contenues dans le Papyrus Edwin Smith[2] peuvent √™tre dat√©es du XXXe¬†si√®cle¬†av. J.-C.[3]. Les premiers exemples connus d‚Äôinterventions chirurgicales ont √©t√© r√©alis√©s en √Čgypte aux alentours du XXVIIIe¬†si√®cle¬†av. J.-C. (voir chirurgie). Imhotep sous la troisi√®me dynastie est parfois consid√©r√© comme le fondateur de la m√©decine en √Čgypte antique et comme l'auteur originel du papyrus d‚ÄôEdwin Smith qui √©num√®re des m√©dicaments, des maladies et des observations anatomiques. Le papyrus gyn√©cologique Kahun[4] traite des maladies des femmes et des probl√®mes de conception. Nous sont parvenues trente-quatre observations d√©taill√©es avec le diagnostic et le traitement, certains d'entre eux √©tant fragmentaires[5]. Datant de 1800 av. J.-C., il s‚Äôagit du plus ancien texte m√©dical, toutes cat√©gories confondues. On sait que des √©tablissements m√©dicaux, d√©sign√©s par l‚Äôexpression Maisons de vie ont √©t√© fond√©s dans l‚Äô√Čgypte antique d√®s la premi√®re dynastie[6].

Les plus anciens textes babyloniens sur la médecine remontent à l’époque de l’ancien empire babylonien dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Cependant, le texte babylonien le plus complet dans le domaine de la médecine est le Manuel de diagnostic écrit par Esagil-kin-apli le médecin de Borsippa[7], sous le règne du roi babylonien Adad-ALPA-iddina (1069-1046 av. J.-C.)[8].

Hippocrate, est consid√©r√© comme le p√®re fondateur de la m√©decine moderne et rationnelle[9],[10], et ses disciples ont √©t√© les premiers √† d√©crire de nombreuses maladies. On lui attribue la premi√®re description des doigts en baguette de tambour, un signe important pour le diagnostic de la bronchopathie chronique obstructive, du cancer du poumon et des cardiopathies cyanog√®nes cong√©nitales. Pour cette raison, le sympt√īme des doigts en baguette de tambour est parfois appel√© hippocratisme digital [11]. Hippocrate a √©galement √©t√© le premier m√©decin √† d√©crire la face hippocratique. Shakespeare fait une allusion c√©l√®bre √† cette description dans sa relation de la mort de Falstaff dans Henry V, acte II, sc√®ne III[12],[13]. Le Corpus hippocratique popularise la th√©orie des humeurs. La m√©decine rationnelle grecque et latine coexiste cependant pendant toute l'Antiquit√© avec les cultes des Dieux gu√©risseurs[14].

Moyen √āge

Le plus ancien inventaire des instruments chirurgicaux a été dressé par Aboulcassis au 11e siècle
Avicenne (980-1037)

La médecine pratiquée et enseignée en occident a ses racines dans les connaissances acquises et protocollées de l'Antiquité au Ier millénaire av. J.-C. de l'Orient à l'Empire romain.

Elles proviennent de la Torah, √©tonnement rationnelle en la mati√®re, car tenant compte des conditions climatiques[15]. En effet, les cinq livres de Mo√Įse qui la constituent, contiennent diverses ¬ę¬†lois¬†¬Ľ ayant des cons√©quences directes sur la sant√© √† travers diff√©rents rituels, tels que l'isolement des personnes infect√©es (L√©vitique 13:45-46), le lavage des mains apr√®s avoir manipul√© un cadavre (Livre des Nombres 19:11-19) et l‚Äôenfouissement des excr√©ments √† l‚Äôext√©rieur du campement (Deut√©ronome 23:12-13).

La traduction dans les ann√©es 830-870 de 129 Ňďuvres du m√©decin grec Galien (1er si√®cle av J.C.) en arabe par Hunayn ibn Ishaq et ses √©l√®ves sert de mod√®le √† la m√©decine des civilisations islamiques et se propage rapidement √† travers l‚ÄôEmpire arabe, reprenant en particulier, l'insistance de Galien sur une approche rationnelle et syst√©matique de la m√©decine. Qusta ibn Luqa joua aussi un r√īle important dans la traduction et la transmission des textes grecs. Les m√©decins musulmans ont mis en place certains des premiers h√īpitaux, institution qui import√©e en Europe √† la suite des croisades[16].

En Europe occidentale, l'effondrement de l'autorit√© de l‚Äôempire romain a conduit √† l‚Äôinterruption de toute pratique m√©dicale organis√©e. La m√©decine √©tait exerc√©e localement, alors que le r√īle de la m√©decine traditionnelle augmentait, avec ce qui restait des connaissances m√©dicales de l'antiquit√©. Les connaissances m√©dicales ont √©t√© pr√©serv√©es et mises en pratique dans de nombreuses institutions monastiques qui s‚Äô√©taient souvent adjoint un h√īpital et disposaient de carr√©s d'herbes m√©dicinales. Une m√©decine professionnelle organis√©e est r√©apparue, avec la fondation de l‚Äô√©cole de m√©decine de Salerne en Italie au XIe¬†si√®cle qui, en coop√©ration avec le monast√®re du Mont Cassin, a traduit de nombreux ouvrages byzantins et arabes.

√Ä partir du XIe¬†si√®cle, l'√Čglise veut dissocier la vocation de moine de la profession de m√©decin. La volont√© d'encadrer le savoir aboutit √† la formation d'universit√©s aux mains des eccl√©siastiques. Les m√©decins de l'universit√© de m√©decine de Montpellier, d√©positaires des doctrines des m√©decins juifs et arabes, privil√©gient les plantes, ceux de l'Ancienne universit√© de Paris privil√©gient la purge et la saign√©e[17].

XIXe siècle et XXe siècle

Laennec - Théobald Chartran.

Au XIXe¬†si√®cle, Karl August Wunderlich publie Das Verhalten der Eigenw√§rme in Krankheiten, qui √©tablit que la fi√®vre est seulement un sympt√īme et met fin au credo d'une maladie infectieuse jusqu'alors nomm√©e ¬ę¬†fi√®vre intermittente¬†¬Ľ. En 1881 Theodor Billroth r√©alise la premi√®re gastrectomie, il r√©volutionne la chirurgie du pharynx et de l'estomac. En utilisant l'analyse statistique, le m√©decin Pierre-Charles Alexandre Louis (1787-1872) montre que l'utilisation des saign√©es chez les malades atteints de pneumonie n'est pas b√©n√©fique mais n√©faste[18]. Ceci esquisse la notion d'√©tude randomis√©e en double aveugle.

Le , Alo√Įs Alzheimer d√©crit le tableau clinique de la maladie qui porte son nom, dont il n'existe toujours aucun traitement connu √† ce jour. Les traitements m√©dicaux font des progr√®s spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes de m√©dicaments. Felix Hoffmann d√©pose le brevet de l'aspirine le . En 1909, le Nobel de m√©decine Paul Ehrlich invente la premi√®re chimioth√©rapie en cr√©ant un traitement √† base d'arsenic contre la syphilis. En 1921 Frederick Banting de l'universit√© de Toronto isole l'insuline et invente un traitement du diab√®te sucr√©. Le premier antibiotique date de 1928 avec la d√©couverte de la p√©nicilline par Alexander Fleming.

Selon la psychanalyste argentine Raquel Capurro, la médecine a été le premier domaine influencé par le positivisme d'Auguste Comte, à partir du milieu du XIXe siècle, à travers des personnalités telles que le docteur Robinet parmi d'autres[19].

Délimitations

La délimitation de ce qui est médecine et de ce qui ne l'est pas est source de débat.

M√©decine ¬ę¬†moderne¬†¬Ľ occidentale

La plus grande partie de cet article traite de la médecine telle qu'elle s'est développée à partir de l'époque moderne, et pratiquée à partir du XIXe siècle. Les innovations majeures apportées par la médecine occidentale à partir du XIXe siècle (anesthésie et asepsie puis vaccination et antibiotiques au XXe siècle), ses succès, ainsi que sa diffusion à travers le monde par le biais notamment de la colonisation par l'Occident vont inciter à poser, dès la fin du XIXe siècle, la médecine scientifique occidentale comme modèle de médecine faisant autorité, lequel s'est diffusé au niveau mondial à travers son industrialisation au XXe siècle[20].

Médecine médiévale occidentale

Article détaillé : Médecine médiévale.

Certains chercheurs r√©habilitent de m√™me certains aspects de la m√©decine m√©di√©vale occidentale. Ainsi l'historien de la m√©decine Roger Dachez qui met en valeur l'aspect pr√©ventif et la vision globale qu'avait de la m√©decine le Moyen √āge[21].

Médecines non occidentales

De même, toujours à la fin du XXe siècle, notamment sous l'effet de la mondialisation, les médecines traditionnelles ou non occidentales ont vu leur place reconnue au sein de la médecine mondiale : en 2002, l'organisation mondiale de la santé a ainsi mis en place sa première stratégie globale en matière de médecine traditionnelle[22].

On identifie ainsi, √† c√īt√© de la m√©decine occidentale, d'autres types de m√©decines, dites ¬ę¬†alternatives¬†¬Ľ incluant¬†: m√©decine chinoise, m√©decine tib√©taine traditionnelle, m√©decine ayurv√©dique, m√©decine traditionnelle, et m√©decine non conventionnelle.

En Occident, l'usage de m√©decines alternatives et compl√©mentaires est constat√© dans certaines conditions o√Ļ les traitements de biom√©decine semblent inefficaces, notamment dans le cas de maladies chroniques[23].

Processus médical

Les étapes de l'acte médical sont formées de :

  • l'√©tiologie qui d√©signe l'√©tude des causes de la maladie¬†;
  • la pathog√©nie ou pathogen√®se qui d√©signe l'√©tude du m√©canisme causal¬†;
  • la physiopathologie qui d√©signe l'√©tude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies¬†;
  • la s√©miologie qui d√©signe l'√©tude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparent√©e √† ce qui est nomm√©e la clinique, oppos√©e √† la para-clinique qui sont les r√©sultats des examens compl√©mentaires. Face √† la complexit√© croissante des techniques d'imagerie, il s'est d√©velopp√© une s√©miologie des examens compl√©mentaires¬†;
  • le diagnostic qui d√©signe l'identification de la maladie¬†;
  • le diagnostic diff√©rentiel qui d√©signe la description des maladies comportant des signes proches et qui peuvent √™tre confondues¬†;
  • la th√©rapeutique qui d√©signe le traitement de la maladie¬†;
  • le pronostic qui d√©signe l'anticipation de l'√©volution de celle-ci¬†;
  • la psychologie qui d√©signe la partie de la philosophie qui traite de l‚Äô√Ęme, de ses facult√©s et de ses op√©rations. La psychologie du patient est un √©l√©ment important de la r√©ussite du processus m√©dical. Comme le dit d√®s 1963 l'historien de la m√©decine Jean Starobinski, ¬ę¬†une m√©decine vraiment compl√®te ne se borne pas √† cet aspect technique¬†; s'il accomplit pleinement son m√©tier, le m√©decin √©tablit avec son patient une relation qui satisfera les besoins affectifs de ce dernier. L'acte m√©dical comporte donc un double aspect¬†: d'une part les probl√®mes du corps et de la maladie font l'objet d'une connaissance qui n'est pas diff√©rente de celle que nous prenons du reste de la nature - et l'organisme du patient est alors consid√©r√© comme une ¬ę¬†chose¬†¬Ľ vivante capable de r√©agir conform√©ment √† des lois g√©n√©rales¬†; d'autre part, le rapport th√©rapeutique s'√©tablit entre deux personnes, dans le contexte d'une histoire personnelle - et la m√©decine devient alors cette fois un art du dialogue, o√Ļ le patient s'offre comme un interlocuteur et comme une conscience alarm√©e¬†¬Ľ[24]. Georges Canguilhem √©crivait lui que ¬ę¬†l‚Äôacte m√©dicochirurgical n‚Äôest pas qu‚Äôun acte scientifique, car l‚Äôhomme malade n‚Äôest pas seulement un probl√®me physiologique √† r√©soudre, il est surtout une d√©tresse √† secourir¬†¬Ľ. Une d√©cision m√©dicale doit tenir compte √† la fois des donn√©es de la science, mais √©galement des pr√©f√©rences des patients et de l‚Äôexp√©rience du praticien[25]

Branches

En travaillant ensemble comme une équipe interdisciplinaire, de nombreux professionnels de la santé hautement qualifiés sont impliqués dans la prestation des soins de santé modernes. Voici quelques exemples : les infirmiers, les techniciens médicaux d'urgence et les ambulanciers, les scientifiques de laboratoire, pharmaciens, podologues, physiothérapeutes, inhalothérapeutes, psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, radiologues, des diététiciens, des bioingénieurs, des chirurgiens et des vétérinaires.

Un patient admis √† l'h√īpital est habituellement sous les soins d'une √©quipe sp√©cifique en fonction de leur probl√®me de pr√©sentation principale, par exemple, l'√©quipe de cardiologie, qui peut ensuite interagir avec d'autres sp√©cialit√©s, par exemple, la chirurgie, la radiologie, pour aider √† diagnostiquer ou traiter le probl√®me principal ou des complications ult√©rieures. Les m√©decins ont de nombreuses sp√©cialisations et sous-sp√©cialisations dans certaines branches de la m√©decine, qui sont √©num√©r√©s ci-dessous. Il existe des variations d'un pays √† l'autre en ce qui concerne les sp√©cialit√©s et les sous-sp√©cialit√©s.

Les principales branches de la médecine sont :

Sciences fondamentales

Spécialités et compétences

Article détaillé : spécialités médicales.

Par pratique

Par type de patient

Par organe

Par affection

Types de chirurgie

Divers

Société

Institutions médicales

Institutions

Professions médicales et paramédicales

Article détaillé : Professionnel de la santé.

Une profession de la santé est une profession dans laquelle une personne exerce ses compétences ou son jugement ou fournit un service lié au maintien ou l'amélioration de la santé des individus, ou au traitement ou soins des individus blessés, malades, souffrant d'un handicap ou d'une infirmité. Des exemples de profession peuvent notamment inclure : médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, physiothérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, infirmier, podologue, aide-soignant, ambulancier, et attaché de recherche clinique.

√Čtudes m√©dicales et param√©dicales

Article détaillé : études de médecine.

Chaque profession possède son propre cursus de formation. En plus des études permettant d'exercer la profession de médecin dont l'organisation varie selon les pays, on trouve donc notamment les études en soins infirmiers, et les études de pharmacie.

L'étudiant en médecine s'appelle carabin.

Bilan

Apports

Les apports de la médecine, particulièrement de la médecine occidentale depuis le XIXe siècle, se mesure notamment par l'allongement de la durée de la vie[26], l'espérance de vie en bonne santé, la réduction de la mortalité infantile, et l'éradication ou la capacité technique d'éradication de très anciennes épidémies (tuberculose, peste, lèpre, etc.). Ces progrès se poursuivent comme avec les succès de nouvelles thérapies (ou actes chirurgicaux) sur des pathologies considérées encore incurables il y a une quinzaine d'années (comme certains cancers[27] et maladies auto-immunes[28]).

Limites et perspectives

La médecine n'est pas une science exacte, et l'acte médical peut parfois affecter la personne humaine de manière négative, par exemple via :

  • des ¬ę¬†effets secondaires¬†¬Ľ ou ind√©sirables de m√©dicaments ou traitements, qui devront pour certains (Distilb√®ne par exemple) √™tre support√©s par plusieurs g√©n√©rations. La recherche de ces effets se fait par pharmacovigilance¬†;
  • l'antibior√©sistance est due √† la s√©lection de souches bact√©riennes r√©sistantes √† divers antibiotiques √† cause d'un usage non raisonn√© de ces derniers¬†;
  • les maladies nosocomiales peuvent appara√ģtre en h√īpital √† cause de la concentration de malades. La forte pression exerc√©e par les traitements ainsi que par les d√©sinfectants et antiseptiques sur ce ¬ę¬†pot pourri¬†¬Ľ de germes am√®ne √† long terme √† l‚Äô√©mergence d'agents infectieux r√©sistants qui pourront infecter facilement les malades d√©j√† affaiblis¬†;
  • les r√©sultats de maladresses, d'erreurs m√©dicales, de d√©fauts d'organisation, de prises excessives de m√©dicaments ou de traitements inadapt√©s. Un trouble ou une maladie est dite iatrog√®ne lorsqu'elle est provoqu√©e par un acte m√©dical ou par les m√©dicaments, m√™me en l‚Äôabsence d‚Äôerreur du m√©decin, du soignant, du pharmacien ou tout autre personne intervenant dans le soin. En France, 4¬†% des hospitalisations sont cons√©cutives √† des soins, et 40¬†% de ces cas seraient √©vitables[29]. Ces probl√®mes comprennent une partie des maladies nosocomiales dont les plus fr√©quentes sont les infections nosocomiales.

De nombreux progrès sont annoncés ou espérés dans les années à venir, en matière de santé-environnement, d'épidémiologie, d'allongement de la durée de vie, si ce n'est de la durée de vie en bonne santé. La médecine prédictive, le clonage, les cellules-souches posent des questions nouvelles en termes de bioéthique.

Des d√©fauts d'anticipation font que, par exemple en France, en 2025, alors que la population aura augment√© (et la population √Ęg√©e plus encore), le nombre de m√©decins aura diminu√© de 10¬†% et la densit√© m√©dicale de 15¬†%, √† la suite du non-remplacement des m√©decins baby-boomers induit par les quotas d‚Äôacc√®s aux √©tudes de m√©decine dans les ann√©es 1970 √† 1990. La m√©decine lib√©rale devrait perdre 17¬†% de ses effectifs, et le secteur salari√© 8¬†%, sauf en milieu hospitalier o√Ļ le minist√®re envisage une hausse de 4¬†%¬†; 13¬†% des g√©n√©ralistes auront disparu, contre 7¬†% pour les sp√©cialistes (ophtalmologistes, oto-rhino-laryngologistes et psychiatres surtout). La faible ¬ę¬†densit√© m√©dicale¬†¬Ľ augmentera aussi le co√Ľt des soins, l‚Äôimpact des d√©placements en termes de pollution (et secondairement de sant√©) et pourrait diminuer l'efficience m√©dicale (une moindre densit√© m√©dicale augmente la mortalit√©), d'autant plus que les patients sont plus pauvres[30].

Notes et références

  1. D√©finitions lexicographiques et √©tymologiques de ¬ę¬†m√©decine¬†¬Ľ dans le Tr√©sor de la langue fran√ßaise informatis√©, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. (en) J. H. Breasted, The Edwin Smith Surgical Papyrus, University of Chicago Press, 1930
  3. (en) Medicine in Ancient Egypt 1
  4. (en) Griffith, F. Ll. The Petrie Papyri: Hieratic Papyri from Kahun and Gurob
  5. The Kahun Gynaecological Papyrus
  6. (en) Medicine in Ancient Egypt by Sameh M. Arab, MD
  7. (en) H. F. J. Horstmanshoff, Marten Stol, Cornelis Tilburg (2004), Magic and Rationality in Ancient Near Eastern and Graeco-Roman Medicine, p. 99, √Čditions Brill, (ISBN¬†90-04-13666-5).
  8. (en) Marten Stol (1993), Epilepsy in Babylonia, p. 55, √Čditions Brill, (ISBN¬†90-72371-63-1).
  9. Hippocrates: The "Greek Miracle" in Medicine
  10. The Father of Modern Medicine: Hippocrates
  11. (Schwartz, Richards et Goyal 2012)
  12. (Singer et Underwood 1962, 40)
  13. (Margotta 1968, 70)
  14. Evelyne Samama, Les médecins dans le monde grec, Librairie Droz, , p. 64
  15. Max Neuberger √©crit dans son Histoire de la m√©decine¬†: ¬ę¬†Les commandements ont pour objet la pr√©vention et le contr√īle des √©pid√©mies, l‚Äô√©radication des maladies v√©n√©riennes et de la prostitution, les soins d‚Äôhygi√®ne corporelle, les bains, la nourriture, le logement et l'habillement, la r√©glementation du travail, la vie sexuelle, la discipline du peuple, etc. Beaucoup de ces commandement, tels que le repos du Sabbat, la circoncision, les lois concernant les denr√©es alimentaires (interdiction du sang et de la viande de porc), les mesures concernant les menstruations et les suites de couches des femmes et des personnes souffrant de gonorrh√©e, l'isolement des l√©preux et l'hygi√®ne du campement sont, compte tenu des conditions climatiques, √©tonnement rationnelles.¬†¬Ľ (en) Max, Neuburger: History of Medicine, Oxford University Press, 1910, Vol. I, p. 38
  16. (cf. A. Zahoor and Z. Haq (1997), Quotations From Famous Historians of Science, Cyberistan.
  17. L'Universit√© de Montpellier, ses ma√ģtres et ses √©tudiants depuis sept si√®cles¬†: 1289-1989, F√©d√©ration historique du Languedoc m√©diterran√©en et du Roussillon, , p.¬†114
  18. Le Quotidien du M√©decin¬†: toute l'information et la formation m√©dicale continue des m√©decins g√©n√©ralistes et sp√©cialistes ¬ę¬†Copie archiv√©e¬†¬Ľ (version du 3 mars 2006 sur l'Internet Archive)
  19. Raquel Capurro, Le positivisme est un culte des morts
  20. Bivins 2007, p.¬†36¬†: ¬ę¬†by the end of the nineteenth century, the new ‚Äėscientific‚Äô medicine was perceived by a growing number of doctors and patients alike as both authoritative and powerful. [‚Ķ] The twentieth century saw what might be called the industrialization of medicine. It was marked by rapid increases in the complexity of medical organization and technologies, and in the number of specializations‚ÄĒalready burgeoning by the end of the nineteenth century.¬†¬Ľ
  21. Roger Dachez (professeur d‚Äôhistoire de la m√©decine √† Paris-VII, pr√©sident de l‚ÄôInstitut Alfred-Fournier) ¬ę¬†Une vision m√©di√©vale de la sant√©¬†: le regimen sanitatis¬†¬Ľ Revue des deux Mondes, mai 2005.
  22. Stratégie de l'OMS en médecines traditionnelles en 2003.
  23. Bivins 2007, p.¬†49¬†: ¬ę¬†Today in the West, alternative, complementary, and cross-cultural medicines have come to prominence in the treatment of conditions which are common, highly visible, chronic, generally not life-threatening, and intractable to the usual techniques of biomedicine.¬†¬Ľ
  24. Jean Starobinski, Histoire de la médecine, Ed. : Rencontre-ENI, 1963
  25. ¬ę¬†L‚Äôinertie clinique Une critique de la raison m√©dicale¬†¬Ľ, Revue Francophone des Laboratoires, vol.¬†2012, no¬†446,‚Äé , p.¬†21 (ISSN¬†1773-035X, DOI¬†10.1016/s1773-035x(12)71723-9, lire en ligne, consult√© le )
  26. ¬ę¬†L‚Äôesp√©rance de vie en France¬†¬Ľ, sur Ined (consult√© le )
  27. ¬ę¬†La fr√©quence des cancers en France en 2000 et son √©volution depuis 1950¬†¬Ľ
  28. ¬ę¬†Les progr√®s en immunologie sont √† la base des plus grands succ√®s m√©dicaux - Informations M√©dicales¬†¬Ľ
  29. [1].
  30. Observatoire national des professions de santé, Rapport annuel 2005, La Documentation française, cité par Le rapport Prospective géostratégique à l’horizon des trente prochaines années, Chapitre santé, Ministère de la défense 2008

Voir aussi

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Médecine.

Bibliographie

  • (en) Charles Singer et E. Ashworth Underwood, A Short History of Medicine, New York et Oxford, Oxford University Press,
  • (en) Roberto Margotta, The Story of Medicine, New York, Golden Press, .
  • (en) Roberta Bivins, Alternative Medicine?¬†: A History, Oxford University Press, , 264¬†p. (ISBN¬†978-0-19-156881-7, lire en ligne)
  • (en) Robert A. Schwartz, Gregory M Richards et Supriya Goyal, ¬ę¬†Clubbing of the Nails¬†¬Ľ, Medscape Reference,‚Äé (lire en ligne, consult√© le ) .
  • Stanis Perez, Histoire des m√©decins. Artisans et artistes de la sant√© de l'Antiquit√© √† nos jours, Perrin, 2015, 470 pages.

Liens externes