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Pologne

La Pologne, en forme longue r√©publique de Pologne[alpha 2] (en polonais : Polska ; [forme longue] Rzeczpospolita Polska[alpha 3]), est un √Čtat d'Europe centrale, frontalier avec l'Allemagne √† l'ouest, la Tch√©quie au sud-ouest, la Slovaquie au sud, l'Ukraine √† l'est-sud-est et la Bi√©lorussie √† l'est-nord-est, et enfin l'enclave russe de Kaliningrad et la Lituanie au nord-est. Par sa population de 38 millions d'habitants, la Pologne est le trente-quatri√®me pays le plus peupl√© au monde. Elle est divis√©e en vo√Įvodies, elles-m√™mes subdivis√©es en districts (powiat) puis en communes (gmina). C'est une r√©publique parlementaire qui a pour monnaie nationale le zŇāoty. Elle est membre de l'Union europ√©enne depuis le , du Conseil de l'Europe, du groupe de Visegr√°d, de l'Organisation mondiale du commerce et de l'Organisation des Nations unies.

République de Pologne

Rzeczpospolita Polska

Hymne en polonais : Mazurek DńÖbrowskiego (¬ę La mazurka de DńÖbrowski ¬Ľ)
Fête nationale
¬∑ √Čv√©nement comm√©mor√©
Description de cette image, également commentée ci-après
La république de Pologne en Europe (l'Union européenne en vert clair).
Description de l'image Poland - Location Map (2019) - POL - UNOCHA.svg.
Géographie
Plus grandes villes Varsovie, Cracovie, ŇĀ√≥dŇļ, WrocŇāaw, PoznaŇĄ, GdaŇĄsk
Superficie totale 312 679 km2
(classé 70e)
Superficie en eau 2,6 %
Fuseau horaire UTC +1
Démographie
Gentilé Polonais, Polonaise
Population totale (2023[1]) 37 991 766 hab.
(classé 37e)
Densit√© 122 hab./km2
√Čconomie
PIB nominal (2022) en augmentation 699,559 milliards de $
+ 3,77 %[2] (23e)
PIB (PPA) (2022) en augmentation 1 575,777 milliards de $
+ 10,20 %[2] (21e)
PIB nominal par hab. (2022) en augmentation 18 505,719 $
+ 3,97 %[2]
PIB (PPA) par hab. (2022) en augmentation 41 684,686 $
+ 10,31 %[2]
Taux de ch√īmage (2022) 3,2 % de la pop. active
- 8,28 %[3]
Dette publique brute (2022) Nominale :
1 546,276 milliards de ZŇā[4]
+ 6,94 %
Relative :
53,293 % du PIB[4]
- 4,05 %
Monnaie ZŇāoty (PLN‚Äč)
Développement
IDH (2021) en stagnation 0,876[5] (très élevé ; 34e)
IDHI (2021) en augmentation 0,816[5] (28e)
Coefficient de Gini (2019) 28,8 %[6]
Indice d'inégalité de genre (2021) 0,109[5] (31e)
Indice de performance environnementale (2022) en stagnation 50,6[7] (46e)

De nombreux historiens situent la formation de la Pologne en 966, par Mieszko Ier. Le royaume de Pologne est fondé en 1025. Il est régi par un roi et une diète. En 1569, une association politique liant ce royaume au grand-duché de Lituanie, par l'union de Lublin, donne naissance à la république des Deux Nations, une monarchie élective. Celle-ci est dissoute entre 1772 et 1795 lorsque le territoire de la Pologne est partagé entre la Prusse, l'Empire russe et l'Autriche. C'est en 1918, après la Première Guerre mondiale, que la Pologne retrouve son indépendance et qu'elle devient une république.

Le , √† la suite de la signature du Pacte germano-sovi√©tique, son invasion par le Troisi√®me Reich est l'√©v√©nement d√©clencheur de la Seconde Guerre mondiale. Deux semaines plus tard, l‚Äôalli√© sovi√©tique de l'Allemagne passe √©galement √† l‚Äôattaque, prenant ainsi l'arm√©e polonaise en tenaille : la d√©faite est rapide, accompagn√©e de pertes importantes, de part et d‚Äôautre, en d√©pit de la bri√®vet√© de l‚Äôaffrontement. Le pays est imm√©diatement partag√© entre les deux assaillants. En 1941, l'Allemagne repousse son ancien alli√© sovi√©tique jusqu'√† Moscou et occupe seule jusqu'en 1944 l'ensemble du territoire polonais, qui est asservi et devient notamment, de m√™me que l'ouest de l'Union sovi√©tique, le lieu de meurtres de masse commis par les nazis, dont l'essentiel de la Shoah. En 1944, un gouvernement provisoire est form√© sous le contr√īle de l'Union sovi√©tique, qui fait de la Pologne d'apr√®s-guerre l'un de ses √Čtats satellites ; en 1952, la r√©publique de Pologne est rebaptis√©e ¬ę r√©publique populaire de Pologne ¬Ľ. En 1989, le gouvernement communiste est tenu en √©chec lors des premi√®res √©lections semi-libres ; il doit c√©der la place : une r√©publique parlementaire est restaur√©e. Dans la d√©cennie et demie qui suit, la Pologne rejoint l'Alliance atlantique puis l'Union europ√©enne.

La culture polonaise est riche. Elle possède dix-sept sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco et cinquante-quatre sites historiques nationaux sont répertoriés.

Histoire

Boleslas Ier, le premier roi de Pologne, tenant une √©p√©e appel√©e ¬ę Szczerbiec ¬Ľ.

L'histoire de la Pologne commence v√©ritablement au Xe si√®cle, sous le r√®gne de Mieszko Ier, duc des Polanes (de la dynastie Piast), qui convertit la Pologne naissante au christianisme en 966, puis, par le couronnement de son fils Boleslas Ier le Vaillant, le premier roi de Pologne, sacr√© en 1025[9]. La Pologne devient rapidement au Moyen √āge une puissance r√©gionale, tout en essayant r√©guli√®rement de sortir de l'influence du Saint-Empire romain germanique, et de repousser le Drang nach Osten. C'est ainsi qu'√† partir du XIIe si√®cle, le royaume de Pologne doit lutter contre les chevaliers Teutoniques qui ont colonis√© la Prusse et une partie de la Pom√©ranie.

Le pays atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles sous la dynastie des Jagellon, après l'union du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie, donnant naissance à la république des Deux Nations, l'un des plus grands et puissant pays d'Europe. Cependant, durant le XVIIe siècle et surtout le XVIIIe siècle, la République est engagée dans de nombreux conflits militaires qui lui font perdre une grande partie de sa superficie, notamment sous le coup de l'expansion de l'Empire russe. À la fin du XVIIIe siècle, après trois partages, le territoire de la république des Deux Nations est divisé entre la Prusse, l'Autriche et l'Empire russe.

La Pologne ne recouvre que brièvement son indépendance, de 1918 à 1939, puis est à nouveau envahie par l'Allemagne nazie et l'URSS qui se partagent le pays, précipitant l'Europe dans la Seconde Guerre mondiale et provoquant la mort de près de six millions de Polonais. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS conserve la partie orientale de la Pologne, qui en contrepartie acquiert les territoires de la Poméranie, de la Prusse-Orientale et de la Silésie, régions allemandes depuis plusieurs centaines d'années. Joseph Staline impose la mainmise des Soviétiques sur le pays : la république populaire de Pologne est instituée en 1952, le régime communiste tient jusqu'en 1989. Après avoir retrouvé toute son indépendance, le pays devient membre de l'OTAN en 1999, de l'Union européenne en 2004 et tourne progressivement la page de l'économie planifiée au cours des décennies 1990 et 2000.

Dans les ann√©es 2010, l'√©conomie polonaise est l'une des plus dynamiques d'Europe[10]. C'est le seul √Čtat europ√©en √† ne pas avoir connu la r√©cession[11] lors de la crise √©conomique qui frappe les pays d√©velopp√©s en 2008.

Du Xe siècle au XIVe siècle

Carte
La Pologne entre 992 et 1025.

Fond√©e au Xe si√®cle par les Polanes, la Pologne devient au Moyen √āge une puissance incontournable en Europe centrale. Son premier souverain est Mieszko Ier, fondateur de la dynastie Piast qui r√®gne sur la Pologne de 966 √† 1370. La capitale est alors Gniezno, au nord de la Posnanie.

Poste avanc√© de l'Occident catholique romain et cible du Drang nach Osten, la pouss√©e germanique vers l'est, elle fait face aux mondes orthodoxe (en Russie, Bi√©lorussie et Ukraine), pa√Įen (les Baltes sont tardivement christianis√©s) et musulman, sous la pouss√©e turco-mongole. Situ√©e au carrefour de plusieurs mondes, et d√©pourvue de fronti√®res naturelles, la Pologne est extr√™mement expos√©e aux invasions. L'invasion de la Horde d'or mongole de 1248 √† 1275 ruine le pays. Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, unifie la Pologne.

En 1386, la reine de Pologne, Hedwige d'Anjou et le grand-duc de Lituanie, Ladislas II Jagellon signent l’accord de l’union de Krewo qui marque le commencement de l'union de Pologne-Lituanie, sous la dynastie lituanienne des Jagellon. La dynastie Jagellon réunit pour une petite période les couronnes de Bohême (1471-1526) et de Hongrie (1490-1526) à celle de Pologne.

De la fin du XIVe siècle au XVIe siècle

La r√©publique des Deux Nations (Rzeczpospolita Obojga Narod√≥w), extension de l'Union de Pologne-Lituanie, en existence depuis 1386, est concr√©tis√©e par la signature, en 1569, du trait√© de l'Union de Lublin qui unit le royaume de Pologne et le Grand-duch√© de Lituanie en un seul √Čtat. Le royaume couvre alors un territoire qui va de la mer Baltique √† la mer Noire et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale est alors Cracovie, en Petite-Pologne.

La Rzeczpospolita est un syst√®me politique in√©dit depuis la Rome antique, o√Ļ l'aristocratie exerce une sorte de d√©mocratie parlementaire. Le roi est en effet √©lu par ses pairs. C'est le principe de la monarchie √©lective. Cette ¬ę r√©publique ¬Ľ donne le droit de vote √† la seule szlachta, mais cette noblesse polonaise repr√©sente toutefois presque 15 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale en 1596. Les nobles obligent le roi √† c√©der de ses pr√©rogatives, notamment en ce qui concerne les imp√īts, l'arm√©e et la justice. Ainsi, le monarque polonais, √† l'√©poque o√Ļ les monarchies europ√©ennes ¬ę s'absolutisent ¬Ľ, est au contraire affaibli.

La tolérance religieuse est une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans est restée catholique (dans les années 1980, 9 Polonais sur 10 sont baptisés), de nombreux nobles se sont convertis au protestantisme, luthéranisme, mais surtout calvinisme. La Pologne a donné abri, en particulier dans la ville de Leszno, aux Frères tchèques qui veulent échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg.

Enfin, la Rzeczpospolita compte alors une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays.

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle

Jean III Sobieski a vaincu les Turcs au siège de Vienne.

Mais, cette tol√©rance religieuse se r√©duit progressivement au XVIe si√®cle, en particulier apr√®s 1655, quand la Su√®de protestante envahit la Pologne et est arr√™t√©e √† Czńôstochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna G√≥ra, dont le prieur, Augustyn Kordecki, est √† la t√™te de troupes num√©riquement tr√®s inf√©rieures. Le r√®gne de Jean III Sobieski (1674-1696) est marqu√© par la construction, √† partir de 1677, du palais de Wilan√≥w √† Varsovie, et par la victoire de ses troupes en 1683, appel√©es en renfort par les puissances europ√©ennes et le Pape pour faire face √† une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Cette victoire militaire a une cons√©quence politique importante, car les Habsbourg, traditionnels rivaux des Polonais, sont sauv√©s et partagent plus tard le pays avec la Russie et la Prusse. Cette victoire est aussi √† l'origine des croissants, les premi√®res viennoiseries[12], dont la forme rappelle le symbole du drapeau ottoman.

Varsovie en 1770, peinte par Bernardo Bellotto.

De la fin du XVIIIe siècle au XIXe siècle

La Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, les partages de la Pologne se succèdent entre 1772, 1793 et 1795.

Les trois partages successifs de la Pologne.

La premi√®re partition de la Pologne, en 1772, conduit √† un sursaut civique. Ce sursaut m√®ne en 1791 √† la proclamation de la Constitution polonaise du 3 mai 1791, nettement moins ¬ę r√©volutionnaire ¬Ľ que celle de la France, mais, n√©anmoins per√ßue comme trop dangereuse pour ses voisins, d'o√Ļ le deuxi√®me partage, qui provoque une r√©volte men√©e par un h√©ros de la guerre d'ind√©pendance am√©ricaine, Tadeusz KoŇõciuszko. Cette r√©volte sert de pr√©texte au troisi√®me partage, quand le royaume de Pologne est ray√© de la carte.

Rivalité pour la possession de la Pologne

La Prise de l'Arsenal (de Marcin Zaleski) durant l'insurrection de novembre 1830.

Tout au long du XIXe siècle, exception faite de la fin de la période napoléonienne et du duché de Varsovie, la Pologne est niée comme entité nationale, écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie).

Cette période est marquée par une succession de révoltes et d'insurrections nationales, notamment :

Dans les ann√©es 1890 des dizaines de milliers de travailleurs polonais √©migrent en Allemagne vers la Ruhr pour s'embaucher dans les mines de charbon. √Ä la fin de la Premi√®re Guerre mondiale, certains reviennent en Pologne mais la plus grande partie est embauch√©e par les industriels fran√ßais souhaitant relancer leur √©conomie, en raison de leur savoir-faire. Environ 50 000 d'entre eux arrivent ainsi en France au d√©but des ann√©es 1920, dont pr√®s des deux tiers dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais[13].

Deuxième République

La Pologne entre 1921 et 1939, carte linguistique.

La Pologne ne recouvre son ind√©pendance qu'en et fonde alors une Deuxi√®me R√©publique, dont l'ind√©pendance est reconnue par le petit trait√© de Versailles en juin 1919. D√®s son ind√©pendance, la guerre sovi√©to-polonaise de 1919-1921 l'oppose √† la Russie bolch√©vique. Comme dans la plupart des pays d'Europe du Centre-Est, √† l'exception de la Tch√©coslovaquie, les id√©aux d√©mocratiques des premiers temps durent peu. Le r√©gime √©volue vers une forme semi-autoritaire, notamment sous l'influence du mar√©chal J√≥zef PiŇāsudski, qui prend le pouvoir en 1926, tout en conservant des √©lections libres.

Seconde Guerre mondiale

Attaque du cuirassé allemand Schleswig-Holstein à Westerplatte, le .

La Pologne est envahie par les forces allemandes et slovaques le (campagne de Pologne), d√©clenchant la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht atteint les faubourgs de Varsovie en sept jours gr√Ęce √† sa strat√©gie du ¬ę Blitzkrieg ¬Ľ et √† sa sup√©riorit√© technologique (la ville ne capitule cependant que le ). Conform√©ment aux accords secrets du Pacte germano-sovi√©tique sign√© le , soit une semaine avant le d√©but de l'invasion allemande, l'URSS envahit √† son tour la Pologne, √† partir du .

Au d√©but de la guerre, le pr√©sident de la R√©publique Ignacy MoŇõcicki et le gouvernement polonais pensent obtenir droit de passage en Roumanie, le , apr√®s l'invasion sovi√©tique de la Pologne, mais sont intern√©s par les autorit√©s roumaines sous la pression allemande. En vertu de la Constitution polonaise d' qui le pr√©voit explicitement, le pr√©sident de la R√©publique transmet alors sa charge, le , √† un successeur d√©sign√©, WŇāadysŇāaw Raczkiewicz qui nomme comme Premier ministre le g√©n√©ral WŇāadysŇāaw Sikorski.

Le Gouvernement polonais en exil est constitu√© et accueilli en France, √† Paris, puis Angers. Le pr√©sident de la R√©publique et les divers minist√®res polonais s'installent au ch√Ęteau de Pignerolle (au sud-est d'Angers) ainsi qu'√† Angers m√™me, ce d√®s , qui devient de fait la capitale politique de la Pologne, √† titre temporaire. Le gouvernement officiel polonais en exil officie jusqu'√† l'invasion de la France par les troupes allemandes en . Refusant l'armistice que l'alli√© fran√ßais cherche √† imposer aux troupes polonaises reconstitu√©es sur le sol fran√ßais, les autorit√©s polonaises en exil se r√©fugient alors √† Londres pour continuer le combat.

Irena Sendler est une militante polonaise catholique qui sauva 2 500 enfants juifs (Ghetto de Varsovie) et fut d√©clar√©e Juste parmi les nations (Yad Vashem).

La Pologne en tant qu'√Čtat (388 390 km2 en 1939) dispara√ģt donc pour la quatri√®me fois de son histoire, partag√©e cette fois-ci entre l'Allemagne nazie (216 219 km2) et l'Union sovi√©tique (172 171 km2). Le r√©gime nazi annexe une partie du territoire qu‚Äôil contr√īle et instaure dans le reste (un quart du territoire de 1939) une administration subordonn√©e, le ¬ę Gouvernement g√©n√©ral ¬Ľ. La partie envahie par l'URSS est annex√©e puis r√©partie entre ses deux r√©publiques sovi√©tiques : la Bi√©lorussie et l‚ÄôUkraine. Dans cette partie orientale, l'arm√©e sovi√©tique est diversement accueillie par les populations locales majoritairement bi√©lorusses, juives et ukrainiennes (devenues polonaises en 1920 √† la suite de la paix de Riga)[14] qui craignent les r√©quisitions et le NKVD, lequel les dresse les unes contre les autres en encourageant la d√©lation[15].

Des deux c√īt√©s, les nazis et le NKVD proc√®dent √† l'√©radication de l'√©lite polonaise : c√īt√© est, intellectuels, officiers, fonctionnaires, religieux, propri√©taires terriens sont d√©port√©s en URSS, voire assassin√©s comme √† KatyŇĄ ; c√īt√© ouest, les nazis entendent ouvertement transformer les Polonais, consid√©r√©s comme des ¬ę sous-hommes ¬Ľ, en un ¬ę peuple d'esclaves ¬Ľ et plongent le pays dans une terreur totale et meurtri√®re, responsable de la disparition en six ans de pr√®s de 20 % de la population totale. D√®s les premiers jours, les √©lites polonaises sont syst√©matiquement extermin√©es par les Einsatzgruppen et le SD, entra√ģnant la mort de plus de 50 000 membres du clerg√©, de l'aristocratie, du corps enseignant et universitaire. Les th√©√Ętres, les s√©minaires, les journaux, l'enseignement secondaire et sup√©rieur sont ferm√©s. Deux millions de civils sont rafl√©s et envoy√©s au travail forc√© dans le Reich, o√Ļ ils subissent mauvais traitements et discriminations syst√©matiques. Tortures, pendaisons de masse et massacres de villages entiers deviennent quotidiens.

Ruines de Varsovie. La capitale de la Pologne a été presque complètement détruite.

√Ä partir de l'√©t√© 1941, date du d√©clenchement de l'invasion de l'Union sovi√©tique, par laquelle l'Allemagne rompt avec son alli√© de 1939, la Pologne devient aussi le terrain principal de la mise en Ňďuvre du g√©nocide des Juifs d'Europe occup√©e par l'Allemagne nazie. Spoli√©e, terroris√©e et r√©duite √† une grande mis√®re dans des ghettos surpeupl√©s et affam√©s (dont le ghetto de Varsovie, ras√© apr√®s son insurrection du , ou celui de Cracovie), la communaut√© juive de Pologne, jusque-l√† la premi√®re du monde par l'effectif, est an√©antie √† 97 %. Les moyens de cette extermination sont les fusillades, les camions √† gaz et les chambres √† gaz des camps d'extermination de BeŇāŇľec, Sobib√≥r, Treblinka, Maidanek, CheŇāmno et surtout Auschwitz-Birkenau, o√Ļ p√©rirent au total un million de Juifs d√©port√©s de toute l'Europe, ainsi que 30 000 Roms et des r√©sistants, notamment polonais catholiques.

Durant la guerre et, en particulier, √† partir de 1942, les autorit√©s polonaises en exil, aliment√©es en informations de premi√®re main par la R√©sistance int√©rieure, fournissent aux gouvernements alli√©s et aux opinions publiques du monde libre les rapports les plus pr√©coces et les plus pr√©cis sur l'extermination en cours des populations juives ‚ÄĒ et appellent en vain √† des actions sp√©cifiques pour mettre fin √† l'extermination[16].

En 1943, l'Arm√©e insurrectionnelle ukrainienne (UPA) massacre entre 40 000 et 60 000 civils polonais en copiant les m√©thodes des nazis sur la purification ethnique[17] - [18].

L'insurrection de Varsovie : l'armée polonaise de l'intérieur tente de libérer Varsovie de l'occupation allemande attendant, en vain, l'arrivée de l'Armée rouge.

En tout, la terreur nazie fait p√©rir trois millions de Polonais catholiques et autant de Polonais juifs. Une puissante r√©sistance, autour de l'Armia Krajowa (AK), parvient √† mettre sur pied un v√©ritable √Čtat clandestin, disposant de ses ministres, de sa justice, de son administration et de son r√©seau d'enseignement secret. Du au , l'insurrection de Varsovie est r√©duite par les nazis au prix de la mort de 200 000 personnes et de la destruction √† 85 % de la capitale polonaise[19], √† laquelle l'Arm√©e rouge, arr√™t√©e aux portes de la ville, n'apporte volontairement aucune aide, favorisant ainsi l‚Äô√©limination rapide de l'√©lite non communiste.

Comme au XIXe si√®cle, les arm√©es polonaises luttent sur de nombreux fronts, en France en 1940, dans le ciel de Londres pendant le Blitz, ou de l'Afrique du Nord √† l'Italie en passant par la Normandie. √Ä partir de 1941, elles constituent par leurs effectifs la 4e arm√©e alli√©e lors du conflit aux c√īt√©s des soldats sovi√©tiques, am√©ricains, britanniques et fran√ßais, et m√™me la 2e arm√©e alli√©e (apr√®s la Grande-Bretagne) apr√®s la d√©faite fran√ßaise de 1940 et avant le changement de camp de l‚ÄôUnion sovi√©tique en . Des exil√©s participent aussi √† la R√©sistance int√©rieure fran√ßaise, notamment dans l‚ÄôOrganisation polonaise de lutte pour l'ind√©pendance (la POWN)[20] particuli√®rement active dans le Nord de la France ou au sein du r√©seau F2, int√©gralement polonais lors de sa cr√©ation.

Pologne communiste

Le pape Jean-Paul II lors de sa première visite en Pologne (1979).
Lech WaŇāńôsa signe des autographes pendant la gr√®ve du chantier naval de GdaŇĄsk (1980).

√Ä la fin du second conflit mondial, la Pologne, pourtant pays alli√©, perd 75 711 km2 par rapport √† son √©tendue de 1939 et est d√©plac√©e de 300 km en moyenne vers l'ouest, laissant ses territoires orientaux (notamment la Pol√©sie et la Galicie orientale) √† l'URSS, mais recevant en √©change le sud de la Prusse-Orientale, la Pom√©ranie orientale et la Sil√©sie prises au Troisi√®me Reich, et en grande partie vid√©es de leurs habitants allemands, install√©s l√† depuis pr√®s de huit si√®cles. Dans cette nouvelle Pologne qui retrouve grosso modo ses fronti√®res du XIIIe si√®cle, les Sovi√©tiques imposent le PKWN pro-communiste au pouvoir : le pays devient une r√©publique dite ¬ę populaire ¬Ľ (mais en fait une dictature √† parti unique) membre du Pacte de Varsovie.

En , un soul√®vement ouvrier √† PoznaŇĄ annonce les manifestations massives d', qui obligent les Sovi√©tiques √† accepter l'arriv√©e au pouvoir de WŇāadysŇāaw GomuŇāka, un communiste r√©put√© r√©formateur (en partie √† tort). Celui-ci est √©vinc√© en 1970 au profit de Edward Gierek lors de gr√®ves ouvri√®res importantes contre la hausse des prix alimentaires. En 1968, apr√®s la guerre des Six Jours, le r√©gime tente de faire diversion par une campagne antis√©mite responsable du d√©part de la plupart des derniers Juifs de Pologne.

En ao√Ľt de la m√™me ann√©e, l'arm√©e polonaise est oblig√©e de participer, avec quatre autres pays du ¬ę bloc de l'Est ¬Ľ √† l'occupation sovi√©tique de la Tch√©coslovaquie. Elle s'en retire rapidement, mais l'intervention laisse des traces. Pour protester contre cette occupation, le Polonais Ryszard Siwiec s'immole √† Varsovie le . Son suicide reste tr√®s longtemps m√©connu car le r√©gime parvient √† √©touffer toute information le concernant. Ce n'est qu'en 1991 que le cin√©aste Maciej Drygas peut tourner une tr√®s belle reconstitution documentaire sur Siwiec, ¬ę Uslysczie moj kryk ¬Ľ (¬ę Entendez mon cri ¬Ľ) diffus√©e en 2007 par Arte[21].

Dans les ann√©es 1970 et 1980, de violentes r√©voltes √©clatent √† nouveau dans le pays. Dans ce climat, l'√©lection sur le tr√īne de Saint-Pierre de l'archev√™que de Cracovie, Karol WojtyŇāa (Jean-Paul II), en , est v√©cue par les autorit√©s communistes comme une provocation.

En 1980 na√ģt le syndicat ind√©pendant SolidarnoŇõńá (¬ę Solidarit√© ¬Ľ), dirig√© par Lech WaŇāńôsa, d'abord interdit, puis reconnu √† contre-cŇďur par les autorit√©s. Celui-ci regroupe vite plusieurs millions d'ouvriers soutenus par les intellectuels r√©formateurs. Le g√©n√©ral Wojciech Jaruzelski d√©clare la loi martiale dans la nuit du 12 au [22] : la plupart des meneurs du syndicat sont intern√©s pendant plusieurs mois. La mort de L√©onid Brejnev en √† Moscou anticipe leur lib√©ration (Lech WaŇāńôsa est d‚Äôailleurs lib√©r√© le jour des fun√©railles de l‚Äôancien ma√ģtre du Kremlin). Malgr√© l‚Äôinstauration de l‚Äô√©tat de si√®ge, le pouvoir communiste ne parvient pas √† √©touffer la fronde syndicale et les revendications populaires, les gr√®ves et les manifestations ne faisant que s'amplifier d'ann√©e en ann√©e.

1989-1995 : L'avènement de la démocratie

En 1989, le g√©n√©ral Wojciech Jaruzelski cumule les fonctions de chef de l'√Čtat (pr√©sident du Conseil d‚Äô√Čtat de la r√©publique populaire de Pologne) et de Premier secr√©taire du Parti ouvrier unifi√© polonais (le POUP) dans un climat de r√©volte g√©n√©ralis√©e. Incapable de r√©instaurer une ¬ę normalit√© socialiste ¬Ľ, le pouvoir est contraint de tenir des ¬ę Tables rondes ¬Ľ, r√©unions entre le gouvernement et le syndicat SolidarnoŇõńá (de fait reconnu comme un interlocuteur incontournable), qui permettent la tenue d‚Äô√©lections l√©gislatives partiellement libres ; celles-ci ont lieu en et consacrent une large victoire aux membres de SolidarnoŇõńá et √† leurs alli√©s. Les termes de l‚Äôaccord conclu √† l‚Äôissue des ¬ę Tables rondes ¬Ľ pr√©voyant une candidature unique √† la fonction nouvellement cr√©√©e de pr√©sident de la R√©publique, Wojciech Jaruzelski est le premier √† occuper ce poste, mais sa l√©gitimit√© est quasi nulle : il nomme un tout dernier gouvernement communiste qui tient √† peine deux mois avant de se r√©soudre √† appeler Tadeusz Mazowiecki pour former le premier gouvernement non communiste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (le ), √©v√©nement qui provoque, d'abord un exode d'Allemands de l'Est vers la Pologne, et moins de trois mois plus tard la chute du mur de Berlin.

Le , la IIIe R√©publique est proclam√©e ; des √©lections pr√©sidentielles ont lieu au cours de cette m√™me ann√©e, celles-ci sont largement remport√©es par Lech WaŇāńôsa, mais l‚Äôinstabilit√© politique demeure : Mazowiecki d√©missionne en , remplac√© par l‚Äô√©conomiste lib√©ral Jan Krzysztof Bielecki, qui d√©missionne √† son tour en de la m√™me ann√©e, puis par Jan Olszewski (jusqu‚Äôen ). C'est √† cette √©poque qu'est institu√© entre l'Allemagne, la France et la Pologne le ¬ę triangle de Weimar ¬Ľ, cadre de rencontres r√©guli√®res visant alors √† permettre de soutenir activement le rapprochement de la Pologne au syst√®me de s√©curit√© transatlantique de l'Organisation du trait√© de l'Atlantique nord (l'OTAN) et de pr√©parer au mieux sa future adh√©sion √† l'Union europ√©enne (l‚ÄôUE). Ces deux objectifs sont couronn√©s de succ√®s : la Pologne int√®gre l'OTAN en 1999 et adh√®rera √† l'UE le .

En 1992 Waldemar Pawlak, le leader du Parti paysan, tente de former un gouvernement. Au terme de 33 jours de n√©gociations infructueuses, c‚Äôest finalement Hanna Suchocka qui prend la t√™te d'un gouvernement de coalition de centre-droit, devenant la premi√®re femme √† occuper le poste de chef du gouvernement en Pologne. En 1993, alors que les troupes russes quittent la Pologne, SolidarnoŇõńá subit une d√©faite aux √©lections l√©gislatives qui contraint WaŇāńôsa √† nommer √† nouveau Waldemar Pawlak au poste de pr√©sident du Conseil des ministres.

1995-2005 : Les deux mandats du pr√©sident KwaŇõniewski

Soldats polonais en Irak (2005)

En 1995, Lech WaŇāesa se pr√©sente √† sa propre succession ; il est battu par Aleksander KwaŇõniewski, jeune leader du parti social-d√©mocrate refond√© sur les ruines de l‚Äôancien parti communiste. Le premier gouvernement du pr√©sident KwaŇõniewski est dirig√© par J√≥zef Oleksy, l‚Äôancien ministre des Relations avec les syndicats qui avait particip√© aux n√©gociations de la ¬ę Table ronde ¬Ľ. Soup√ßonn√© d‚Äôintelligence avec les Sovi√©tiques par le pass√©, ce dernier d√©missionne en et laisse la place √† WŇāodzimierz Cimoszewicz.

En 1997, à la suite d'élections législatives remportées par la droite, s'ouvre une période de cohabitation : Jerzy Buzek (président du Parlement européen de 2009 à 2012) devient président du Conseil des ministres. Cette année-là voit l'adoption de la Constitution définitive instituant la Troisième République.

KwaŇõniewski est r√©√©lu pr√©sident de la R√©publique en 2000 et cette victoire de la gauche est confirm√©e aux l√©gislatives de l'ann√©e suivante ; Leszek Miller est nomm√© √† la t√™te du gouvernement. En 2003, la Pologne prend part √† la guerre d'Irak et les √Čtats-Unis lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation (l'Arm√©e polonaise reste engag√©e en Irak jusqu'au ). Le , elle int√®gre l'Union europ√©enne. Miller remet la d√©mission de son gouvernement √† la suite de scandales de corruption √† r√©p√©tition qui le rendent tr√®s impopulaire ; Marek Belka lui succ√®de mais ne parvient pas √† enrayer le d√©clin de la gauche dans l'opinion.

2005-2007 : Victoire des conservateurs et des nationaux-catholiques

Le , le maire de Varsovie et candidat du parti conservateur Droit et justice (PiS) √† l'√©lection pr√©sidentielle, Lech KaczyŇĄski, est √©lu pr√©sident de la R√©publique avec 54,0 % contre 46,0 % pour le candidat du parti lib√©ral pro-europ√©en Plate-forme civique (PO), Donald Tusk. La victoire du maire de la capitale, arriv√© loin derri√®re son adversaire au premier tour, est une surprise de taille, tous les sondages donnant Donald Tusk largement vainqueur. Le pr√©sident √©lu affirme peu apr√®s son √©lection qu'il va mettre en place son programme, fortement inspir√© par l‚Äôaile la plus conservatrice de l‚Äô√Čglise catholique ; celui-ci est critiqu√© par de nombreux m√©dias pour sa radicalit√©, son manque d‚Äôouverture sur les questions de soci√©t√© (farouche opposition √† toute avanc√©e en mati√®re de droits LGBT, de droit √† l‚Äôavortement ou √† l‚Äôeuthanasie, par exemple), son √©tatisme et son euroscepticisme prononc√©. Kazimierz Marcinkiewicz est nomm√© Premier ministre et forme un gouvernement.

Le , le gouvernement polonais voit l'entr√©e en fonction de plusieurs ministres ultra-conservateurs, tels Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR - Liga Polskich Rodzin), nomm√© √† l'√Čducation nationale avec le projet d'insister dans les programmes scolaires sur ¬ę les valeurs chr√©tiennes de la Pologne √©ternelle ¬Ľ . Quant √† Andrzej Lepper, le chef du parti nationaliste Autod√©fense de la r√©publique de Pologne, il obtient le poste de vice-pr√©sident du Conseil des ministres charg√© de l'Agriculture. Les minist√®res du Travail et de la Construction reviennent √©galement √† des membres de Samoobrona. Ce cabinet de coalition, n√©goci√© par JarosŇāaw KaczyŇĄski, le fr√®re jumeau du pr√©sident de la R√©publique, par ailleurs pr√©sident du PiS, provoque des manifestations organis√©es par l'opposition. Le , JarosŇāaw KaczyŇĄski pr√™te serment avec son gouvernement au palais pr√©sidentiel de Varsovie, devant son fr√®re.

2007-2015 : Les libéraux au pouvoir

Donald Tusk, 14e chef du gouvernement polonais (2007‚Äď2014), 2e pr√©sident du Conseil europ√©en (depuis le ).

Le , lors d'√©lections l√©gislatives anticip√©es, le parti lib√©ral Plate-forme civique (PO) de Donald Tusk, parti d'opposition √† Lech et JarosŇāaw KaczyŇĄski, remporte 41 % des voix et distance le parti conservateur Droit et justice (PiS) au pouvoir depuis deux ans, qui arrive √† la seconde position avec 33 % des suffrages exprim√©s. Donald Tusk est officiellement d√©sign√© Premier ministre (pr√©sident du Conseil des ministres) le suivant, puis forme un gouvernement de coalition (avec 209 d√©put√©s sur 460, la PO ne dispose pas de la majorit√© absolue) en s'alliant avec le parti paysan centriste PSL de Waldemar Pawlak.

Lech KaczyŇĄski meurt dans l'exercice de ses fonctions le dans un accident d'avion pr√®s de Smolensk, en Russie, alors qu'il se rendait √† la comm√©moration du massacre de KatyŇĄ, commis par les Sovi√©tiques en 1940. Avec lui p√©rissent les membres les plus √©minents du gouvernement polonais et de l'opposition, des dignitaires civils et religieux. Le paysage politique du pays est profond√©ment boulevers√© √† la suite de cette catastrophe et l'√©lection pr√©sidentielle anticip√©e se d√©roule dans une atmosph√®re politique tendue, les et . BronisŇāaw Komorowski, le candidat lib√©ral, l'emporte avec 53,01 % des voix face au fr√®re jumeau du pr√©sident d√©funt, le conservateur JarosŇāaw KaczyŇĄski. Il est investi √† la pr√©sidence de la R√©publique le suivant et reconduit Tusk √† la t√™te du gouvernement.

Les √©lections l√©gislatives de 2011 confortent la coalition PO (39,2 %) - PSL (8,4 %) au pouvoir, le PiS n'obtenant que 29,9 % des voix, suivi par le tout nouveau ¬ę Mouvement Palikot ¬Ľ (parti anti-cl√©rical, social-lib√©ral) avec 10 % et l'Alliance de la gauche d√©mocratique (SLD) avec 8,2 % des voix. La m√™me ann√©e, la Pologne prend de √† la pr√©sidence du Conseil de l'Union europ√©enne. En , la Pologne rejoint l'Agence spatiale europ√©enne et organise avec l'Ukraine le Championnat d'Europe de football 2012.

Le pays compte toujours devenir un important acteur r√©gional compte tenu de son importante d√©mographie et de son dynamisme √©conomique ; il joue notamment un r√īle important dans la promotion d'initiatives r√©gionales au travers de l'Initiative des trois mers, du partenariat oriental ou plus r√©cemment, du Triangle de Lublin.

Retour des conservateurs

La manifestation du KOD le 19 décembre 2015 à Varsovie.

L'élection d'Andrzej Duda à la présidence de la République en et la victoire de son parti Droit et justice aux élections législatives d' marquent le retour des conservateurs en Pologne et le triomphe de l'euroscepticisme. En réaction est créé le comité de défense de la démocratie au mois de .

Système politique et administratif

Régime politique

La Pologne est dot√©e d'un r√©gime semi-pr√©sidentiel r√©gi par une constitution adopt√©e en 1997. Le pr√©sident de la R√©publique (Prezydent Rzeczypospolitej Polskiej), √©lu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, est le chef de l'√Čtat. Il nomme le pr√©sident du Conseil, les ministres et les autres membres du gouvernement ; en outre, il dispose d'un droit de veto qui ne peut √™tre lev√© par la chambre basse qu'√† la majorit√© qualifi√©e des trois cinqui√®mes. S'il est le garant des institutions, le pr√©sident de la R√©publique d√©tient des pouvoirs limit√©s, s'en tenant √† faire figure d'autorit√© politique et morale. Il est toutefois le chef des Forces arm√©es et peut d√©tenir une certaine influence dans la conduite de la politique √©trang√®re de la Pologne.

Le pr√©sident du Conseil des ministres (Prezes Rady Ministr√≥w), g√©n√©ralement d√©sign√© par le titre de Premier ministre, est le chef du gouvernement du pays. Nomm√© par le pr√©sident de la R√©publique, tout comme les autres membres du gouvernement, il pr√©side le Conseil des ministres et est le responsable du travail men√© par son cabinet devant le Parlement. Chef de l'administration, il peut d√©cider des actes r√©glementaires et exercer un contr√īle r√©gulier et l√©gal des collectivit√©s territoriales. Enfin, il repr√©sente le pays √† l'√©tranger, notamment au sein du Conseil europ√©en.

Le Parlement polonais (Sejm).

Le pouvoir l√©gislatif de Pologne est exerc√© par deux chambres : la Di√®te (Sejm), compos√©e de 460 si√®ges, et le S√©nat (Senat) qui compte 100 si√®ges. Leurs membres sont simultan√©ment √©lus dans le cadre des √©lections g√©n√©rales, dont la date est fix√©e par le pr√©sident de la R√©publique. Charg√©s de discuter et de sanctionner les lois, les parlementaires doivent √©galement voter le budget, mais les d√©put√©s sont les seuls √† disposer du droit de voter la confiance au gouvernement ou de renverser celui-ci, le S√©nat ayant un r√īle bien plus limit√© dans la pratique.

Enfin, la Constitution de 1997, posant les bases de la IIIe R√©publique, conforte le r√īle du Tribunal constitutionnel (cr√©√© d√®s 1986) charg√© de contr√īler la constitutionnalit√© des lois ; d'autre part, elle institue un D√©fenseur des droits, une fonction fond√©e sur le mod√®le de l‚ÄôOmbudsman su√©dois. Elle consacre l'ind√©pendance du pouvoir judiciaire avec la cr√©ation d'un Conseil national de la Magistrature.

Subdivisions administratives

L'organisation territoriale de la Pologne repose, depuis 1999, sur trois niveaux g√©ographiques. Le territoire polonais est divis√© en vo√Įvodies, lesquelles sont divis√©es en districts (powiaty), et ces derniers sont √† leur tour subdivis√©s en communes (gminy). Les villes majeures ont, pour la plupart, √† la fois le statut de gmina et de powiat. La Pologne est divis√©e en 16 vo√Įvodies, 379 districts (dont 65 villes au statut de district) et 2 478 communes.

Vo√Įvodies

Grande-Pologne
(Wielkopolskie)
Cou√Įavie-Pom√©ranie
(Kujawsko-Pomorskie)
Varmie-Mazurie
(WarmiŇĄsko-Mazurskie)
Basses-Carpates (Podkarpackie)
Mazovie
(Mazowieckie)
Silésie
(ŇölńÖskie)
Petite-Pologne
(MaŇāopolskie)
Basse-Silésie
(DolnoŇõlńÖskie)
Poméranie-Occidentale
(Zachodniopomorskie)
Sainte-Croix
(Ňöwińôtokrzyskie)
Podlachie (Podlaskie)
Poméranie
(Pomorskie)

La Pologne est subdivis√©e depuis 1999 en 16 r√©gions (√† la fois divisions administratives et collectivit√©s territoriales) appel√©es vo√Įvodies ou vo√Į√©vodies (wojew√≥dztwa au pluriel, wojew√≥dztwo au singulier), qui sont :

Ces vo√Įvodies √©taient au nombre de 49 entre 1975 et 1999.

Relations avec l'Union européenne

Journée de l'Europe à Varsovie, une célébration de l'intégration européenne et de la paix entre les nations européennes, récompensée par le prix Nobel de la paix en 2012.

Les relations de la Pologne avec l'Union européenne sont caractérisées par les échéances suivantes :

  • : signature de l'accord d'association ;
  • : transmission aupr√®s du Secr√©tariat g√©n√©ral de l'Union europ√©enne des instruments de ratification de l'accord d'association ;
  • : entr√©e en vigueur de l'accord d'association ;
  • : pr√©sentation de la question d'adh√©sion ;
  • : ouverture de la n√©gociation d'adh√©sion ;
  • : ach√®vement des n√©gociations d'adh√©sion lors du Conseil europ√©en de Copenhague ;
  • : le Conseil europ√©en approuve l'adh√©sion[23];
  • : signature du trait√© d'adh√©sion[24];
  • : par r√©f√©rendum, 77,4 % des Polonais approuvent l'adh√©sion ;
  • : transmission au minist√®re des Affaires √©trang√®res de la R√©publique italienne des instruments de ratification du trait√© d'adh√©sion ;
  • : la Pologne devient membre de l'Union europ√©enne ;
  • : la Pologne devient membre de l'espace Schengen ;
  • : la Pologne pr√©side[25] pour six mois le Conseil des ministres de l'Union europ√©enne.
  • : l'UE d√©clenche une proc√©dure administrative contre le gouvernement polonais en raison de r√©formes judiciaires controvers√©es[26].

Géographie

Carte topographique de la Pologne.

Le territoire polonais est dominé par la plaine d'Europe du Nord. Les massifs des Carpates et des Sudètes au sud forment une frontière naturelle avec la Tchéquie et la Slovaquie, alors que la mer Baltique constitue une frontière naturelle au nord. À l'ouest, la frontière avec l'Allemagne est fixée sur les fleuves Oder et Nysa.

Relief

La Pologne poss√®de 70 sommets de plus de 1 000 m√®tres d'altitude.

Les Tatras forment le massif le plus √©lev√© de Pologne et de toutes les Carpates. C'est l√† que se situe le plus haut sommet de Pologne, le Rysy (2 499,6 m√®tres). Au pied de cette montage se trouve le lac Morskie Oko (¬ę Ňíil de la mer ¬Ľ), consid√©r√© comme l'un des plus beaux lacs du monde[27].

D'autres chaines de montagnes en Pologne sont :

Le massif des Trois Couronnes dans les Piénines.
  • les Gorce, dont le point le plus √©lev√© est le Turbacz (1 310 m√®tres) ;
  • les Pi√©nines dont le mont le plus √©lev√© est le Wysoka (1 050 m√®tres) ;
  • le plus haut sommet des Bieszczady, au Sud-Est de la Pologne, est la Tarnica (en) (1 346 m√®tres).

Le point le plus bas en Pologne, √† deux m√®tres au-dessous du niveau de la mer, est Raczki ElblńÖskie[28], dans le delta de la Vistule, pr√®s d'ElblńÖg.

La c√īte baltique

La c√īte baltique polonaise est longue de 528 kilom√®tres et s'√©tend de ŇöwinoujŇõcie, sur les √ģles d'Usedom et de Wolin dans l'ouest, √† Krynica Morska, sur la presqu'√ģle de la Vistule dans l'est.

Parc national de SŇāowiŇĄski.

Dans l'ensemble, la Pologne a un littoral r√©gulier, form√© par le mouvement continuel du sable par des courants et des vents d'ouest en est. Ces √©rosions et d√©p√īts continuels ont sculpt√© des falaises, dunes et presqu'√ģles, dont beaucoup se sont d√©plac√©es vers les terres pour former des lagunes, telles que le lac de ŇĀebsko (en) dans le parc national SŇāowiŇĄski.

Les plus grandes presqu'√ģles sont celles de Hel et de la Vistule. La plus grande √ģle baltique polonaise est Wolin. Les plus grandes villes portuaires sont Gdynia, GdaŇĄsk, Szczecin et ŇöwinoujŇõcie. Les principales stations baln√©aires sont Sopot, Mińôdzyzdroje, KoŇāobrzeg, ŇĀeba, WŇāadysŇāawowo et Hel.

Cours d'eau

Vall√©e de la Vistule au nord de ToruŇĄ.

La Pologne est parcourue par deux fleuves majeurs qui se jettent dans la mer Baltique. La Vistule, longue de 1 047 km, traverse plusieurs grandes villes polonaises dont Varsovie, la capitale. L'Oder, longue de 854 km, d√©limite quant √† elle une partie de la fronti√®re entre l'Allemagne et la Pologne. Le pays compte aussi des rivi√®res de premi√®re importance telles que la Warta, un affluent de l'Oder long de 808 km, le Bug, un affluent de la Vistule long de 772 km.

La majorité des cours d'eau de Poméranie et des régions avoisinantes terminent leur course dans la mer Baltique. Des ruisseaux qui prennent source dans les Beskides se déversent dans la mer Noire, soit par l'intermédiaire du Dniestr, soit par l'intermédiaire de l'Orava, puis du Váh, et enfin du Danube.

Les cours d'eau polonais sont depuis longtemps utilis√©s pour la navigation. Au Moyen √āge et au d√©but de l'√®re moderne, lorsque la Pologne √©tait le grenier de l'Europe, l'acheminement de c√©r√©ales et d'autres produits agricoles le long de la Vistule vers GdaŇĄsk puis l'Europe de l'Ouest √©tait alors particuli√®rement important.

Lacs

Le lac Ňöniardwy.

Avec pr√®s de dix mille lacs de plus d'un hectare, la Pologne est l'un des pays au monde qui en compte le plus (en Europe, seule la Finlande poss√®de une plus grande densit√© de lacs). Les plus grands d'entre eux, couvrant plus de 100 km2, sont le lac Ňöniardwy et le lac Mamry en Mazurie, ainsi que le lac ŇĀebsko et le lac Drawsko en Pom√©ranie. Le lac le plus profond (plus de 100 m√®tres) est le lac Hancza, situ√© dans la r√©gion des lacs de Wigry, au nord-est du pays, en Podlachie.

Les anc√™tres des Polonais d'aujourd'hui, les Polanes, construisirent leurs premi√®res forteresses sur des √ģles entour√©es par ces lacs : citons les maisons sur pilotis de Biskupin, encore occup√©es par plus de mille r√©sidents, construites √† l'origine par les Lusaciens avant le VIIe si√®cle av. J.-C. De m√™me, le prince l√©gendaire Popiel est cens√© s'√™tre install√© √† Kruszwica, sur le lac GopŇāo, et le premier souverain de la Pologne qui soit document√©, le duc Mieszko Ier de Pologne, avait son palais situ√© sur une √ģle du fleuve Warta, aujourd'hui int√©gr√©e √† la ville de PoznaŇĄ.

Outre la région des lacs qui couvre tout le nord du pays (Mazurie, Poméranie, Cachoubie, Lubuskie, et Grande-Pologne), on trouve également un grand nombre de lacs de montagne au sud, dans les Tatras (tel le lac Morskie Oko, le plus grand lac de montagne de Pologne).

Géologie

La structure géologique de la Pologne résulte de la collision des continents européens et africains durant les soixante derniers millions d'années d'une part, et de l'effet du Quaternaire au nord de l'Europe d'autre part, ces deux phénomènes ayant conduit à la formation des Sudètes et des Carpates.

Les plaines du Nord de la Pologne sont des moraines, (ce qui permet aux scientifiques de dire qu'il y avait avant des glaciers dans cette zone du globe, notamment lors de la glaciation de W√ľrm), qui comportent des sols essentiellement compos√©s de sable ou de loam, tandis qu'au Sud, les vall√©es creus√©es pendant l'√®re glaciaire contiennent souvent du lŇďss.

Les plateaux de la r√©gion Cracovie-Czńôstochowa, qui forment d'ailleurs l'un des plus anciens massifs de la plan√®te, les Pi√©nines, et les Tatras occidentales sont constitu√©s de calcaire, tandis que les Hautes Tatras, les Beskides, et les Monts des G√©ants sont principalement compos√©s de granite et de basalte.

Désert

Le d√©sert de BŇāńôd√≥w est situ√© en Pologne m√©ridionale, dans la vo√Įvodie de Sil√©sie, et s'√©tend au-dessus de la r√©gion de ZagŇāńôbie DńÖbrowskie. Il a une surface totale de 32 km2. C'est le seul d√©sert polonais et l'un des cinq seuls d√©serts naturels en Europe. C'est le d√©sert le plus chaud qui apparaisse √† cette latitude. Il fut cr√©√© par la fonte d'un glacier, il y a 12 000 ans, √† la fin de la glaciation w√ľrmienne.

La structure géologique spécifique a été de grande importance dans sa formation, l'épaisseur de la couche de sable étant d'environ 40 mètres en moyenne et atteignant 70 mètres, ce qui a rendu l'assèchement rapide et profond. Ces dernières années, le désert a commencé à se rétrécir. Le phénomène des mirages y est fréquent.

Le d√©sert de BŇāńôd√≥w.

Utilisation des sols

Paysage de Mazurie, dans le Nord-Est de la Pologne.

Les forêts couvrent 28 % du territoire polonais. Plus de la moitié des terres sont consacrées à l'agriculture. Tandis que la surface totale sous culture diminue, les champs restants sont cultivés plus intensivement.

Plus de 1 % du territoire de la Pologne, (3 145 km2), est prot√©g√© par 23 parcs nationaux. √Ä cet √©gard, la Pologne est au premier rang en Europe. Trois parcs nationaux de plus sont projet√©s pour la Mazurie, la montagne de Cracovie-Czńôstochowa et les Beskides orientales. La plupart des parcs nationaux polonais sont situ√©s dans la partie m√©ridionale du pays. En outre, les mar√©cages le long des lacs et des fleuves du centre de la Pologne sont prot√©g√©s l√©galement, de m√™me que les secteurs c√ītiers dans le Nord. On compte √©galement beaucoup de secteurs prot√©g√©s pour leurs paysages et de nombreuses r√©serves naturelles.

Flore et faune

La Pologne compte 23 parcs nationaux (Parki narodowe), qui couvrent une superficie totale de 3 145 km2.

La Pologne orientale comporte des r√©gions bois√©es, comme la for√™t vierge de BiaŇāowieŇľa, qui n'ont jamais √©t√© d√©frich√©es par les hommes. De grands secteurs sont √©galement couverts de for√™ts dans les r√©gions montagneuses, en Mazurie, en Pom√©ranie et en Basse-Sil√©sie.

La v√©g√©tation sur le lac dans le parc ArkoŇĄski √† Szczecin.

Beaucoup d'animaux qui se sont depuis √©teints dans d'autres parties de l'Europe survivent toujours en Pologne, tel le bison d'Europe dans la for√™t de BiaŇāowieŇľa et en Podlasie. D'autres esp√®ces incluent l'ours brun, dans la for√™t de BiaŇāowieŇľa, dans les Tatras et dans les Beskides au sud de la vo√Įvodie des Basses-Carpates, le loup gris et le lynx d'Eurasie dans diverses for√™ts, les √©lans dans le Nord de la Pologne et le castor en Mazurie, en Pom√©ranie et en Podlasie[29]. Dans les for√™ts, on rencontre √©galement des gibiers, tels que des cerfs √©laphe, des chevreuils et des sangliers.

La Pologne est l'endroit de couvée le plus important pour les oiseaux migrateurs européens. Parmi tous les oiseaux migrateurs qui viennent en Europe pour l'été, un quart se reproduisent en Pologne, en particulier dans la région des lacs et dans les zones marécageuses le long de la Biebrza, du Narew et de la Warta, qui font partie de réserves naturelles ou de parcs nationaux. En Mazurie, certains villages recensent davantage de cigognes que d'habitants[29].

Climat

Le climat est de type oc√©anique, au nord et √† l'ouest, et devient graduellement plus continental vers le sud et l'est. Les √©t√©s sont ti√®des, avec des temp√©ratures moyennes variant entre 20 ¬įC et 27 ¬įC.

Les hivers sont froids, avec des temp√©ratures moyennes tournant autour de 3 ¬įC au nord-ouest et ‚ąí8 ¬įC au nord-est. Bien que les pr√©cipitations restent r√©guli√®res tout au long de l'ann√©e, l'hiver est plus sec que l'√©t√©, surtout √† l'est.

Pollution

Pollution dans les Montagnes Sudètes.

La Pologne est au deuxième rang européen et au neuvième rang mondial pour la production de charbon et de lignite en 2012 (1,8 % de la production mondiale). Afin de remplir ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Pologne a engagé une politique de développement des énergies renouvelables, en particulier la biomasse et l'énergie éolienne.

Une pollution de l'air excessive se produit dans 20 % du pays. Les facteurs en sont :

  • l'√©nergie bas√©e sur le charbon et le lignite ;
  • la p√©nurie de mat√©riel pour l'√©puration des gaz ;
  • la croissance rapide du transport par camions.

Les régions les plus polluées sont la Haute-Silésie et les grandes villes, particulièrement Cracovie.

√Čconomie

√Čvolution du PIB r√©el par habitant de 1900 √† 2018 (source : Our World in Data, 2021).
Bourse de Varsovie - la plus grande bourse d'Europe centrale et orientale.
Vue du centre financier de Varsovie. La Pologne est la sixième économie la plus importante de l'Union européenne en 2020.

La transition de l'√©conomie planifi√©e vers l'√©conomie de march√© fut initi√©e par le vice-pr√©sident du Conseil et ministre des Finances Leszek Balcerowicz, consid√©r√© comme le p√®re des r√©formes √©conomiques et le principal architecte de la profonde mutation de la Pologne du d√©but des ann√©es 1990. Ce plan, de type th√©rapie de choc, a permis de maitriser l'hyperinflation qui ruinait l'√©conomie polonaise et d'acc√©l√©rer le processus de transformation. Apr√®s une premi√®re phase difficile se caract√©risant par un recul du PIB, une forte inflation, une d√©valuation de la monnaie, des fermetures d'entreprises et une forte hausse du ch√īmage, cette politique a permis le d√©veloppement et la modernisation de l'√©conomie polonaise. Elle a abouti au retour de la croissance d√®s 1993, √† une am√©lioration sensible du niveau de vie de la population, permettant une augmentation de la consommation, une baisse de l'inflation, une stabilisation du zŇāoty, une augmentation des √©changes commerciaux et d'importants flux d'investissements directs √©trangers.

S'étant alignée sur les recommandations du FMI dès 1989, la Pologne bénéficie en 1990 de l’effacement de la moitié de sa dette extérieure par le Club de Paris, qui regroupe les principaux créanciers publics occidentaux. Elle obtient ensuite, en 1994, une réduction similaire de sa dette auprès du Club de Londres, regroupant les créanciers privés[30].

L'embellie de l'√©conomie polonaise due √† la ¬ę th√©rapie de choc ¬Ľ s'est poursuivie jusqu'en 1997, avec cette ann√©e-l√† un taux de ch√īmage enregistr√© passant sous la barre des 10 %. Il est brutalement remont√© dans les ann√©es 2000, d√©passant le seuil des 20 % en 2004, puis diminue contin√Ľment depuis 2013[31] pour atteindre 7 % en 2017[32]. L‚Äôindustrie polonaise a perdu plus de 1,5 million d‚Äôemplois, soit 23 % des emplois du secteur, entre 1991 et 2003. Les embl√©matiques chantiers navals de GdaŇĄsk, qui employaient 18 000 salari√©s √† la chute du r√©gime communiste, n‚Äôen comptent plus que 200 en 2020[30].

L'√©conomie polonaise est dans les ann√©es 2010 l'une des plus dynamiques d'Europe. C'est le seul √Čtat europ√©en √† ne pas avoir connu de r√©cession lors de la crise √©conomique mondiale de 2008[11].

Le pays a bénéficié de nombreuses aides de l'Union européenne depuis son entrée en 2004. Sur la période 2004-2014, ce sont près de 85,2 milliards d'euros qui lui ont été alloués[33] et 86 milliards d’euros entre 2014 et 2020. De nombreuses infrastructures ont pu être financées, comme l'autoroute reliant désormais Varsovie à Berlin[34]. La Pologne rattrape ainsi rapidement son retard sur ses voisins européens concernant le maillage du territoire et attire plus facilement les capitaux étrangers.

Attirer les investisseurs √©trangers est un axe majeur de la politique des gouvernements de Pologne et d'Europe centrale et orientale depuis les ann√©es 1990. Pour ce faire, ils offrent des taux d‚Äôint√©r√™t √©lev√©s et maintiennent des co√Ľts salariaux faibles. Une concurrence s‚Äôest d√©velopp√©e entre pays et territoires d'Europe centrale pour attirer les capitaux occidentaux. Les politistes Andreas N√∂lke et Arjan Vliegenthart qualifient les √©conomies d‚ÄôEurope centrale et orientale d'¬ę √©conomies de march√© d√©pendantes ¬Ľ en raison de l‚Äôimportance prise par les multinationales √©trang√®res : ¬ę l'ouverture √©conomique m√®ne √† la d√©pendance lorsque les d√©cisions des groupes sont rarement d√©l√©gu√©es aux filiales r√©gionales, les transferts de technologies sont mineurs, le niveau de formation du personnel demeure modeste et l‚Äôessentiel des activit√©s √† forte valeur ajout√©e est maintenu au plus pr√®s des si√®ges occidentaux[30]. ¬Ľ

Les inégalités de développement entre la partie ouest et la partie est du pays se creusent à partir des années 1990. Le PIB moyen des trois régions de l’Est (Podlaskie, Lubelskie et Podkarpackie) est en 2008 inférieur de 30 % à la moyenne nationale[35].

En 2020, la Pologne est la 45e √©conomie du monde en PIB par habitant[36], la sixi√®me √©conomie de l'Union europ√©enne et la 21e √©conomie du monde en PIB[37]. Le taux de ch√īmage s‚Äôy √©l√®ve √† 5,5 % en [38] et la croissance √©conomique atteint 4 % en 2019[39]. Le salaire m√©dian brut est de 1 000 euros (4 700 zŇāotys) en [40] et pr√®s de 1,5 million de salari√©s sont en ¬ę contrats flexibles ¬Ľ, dits ¬ę contrats-poubelle ¬Ľ puisque les poussant dans la pr√©carit√©[41].

En 2022, le pays est classé en 38e position pour l'indice mondial de l'innovation[42].

√Čnergie

Le secteur énergétique polonais se caractérise par la prépondérance massive du charbon, qui en 2015 assurait 51 % de la consommation intérieure totale d'énergie primaire et 81 % de la production d'électricité.

Les efforts r√©alis√©s depuis la fin de l'√®re communiste[43] ont permis de r√©duire les √©missions de dioxyde de carbone par habitant de 19 % entre 1990 et 2015. Elles restent encore √©lev√©es, avec 6,28 tonnes de CO2 par habitant en 2015 (contre 4,37 t/hab en France, 8,93 t/hab en Allemagne et une moyenne de 6,28 t/hab en Union europ√©enne).

La Pologne est d√©pendante √† 30,4 % de sources ext√©rieures en 2015, toutes √©nergies confondues. Le pays a √©t√© jusqu‚Äô√† la fin 2013 autosuffisant, voire exportateur, avec une consommation de l‚Äôordre de 158 TWh et une production de 160 TWh. Du fait de sa croissance √©conomique importante, la situation a commenc√© √† s‚Äôinverser d√©but 2014.

Tourisme

La jetée de Sopot.
ToruŇĄ est class√©e au patrimoine mondial.

Selon les calculs de l'Institut du tourisme, en 2012 le nombre d'arriv√©es a totalis√© 67,4 millions, dont 14,8 millions de touristes √©trangers. La grande majorit√© des touristes proviennent d'Allemagne, plus grand pays limitrophe de la Pologne, avec 4 520 000 arriv√©es en 2010. Les pays de l'Europe et de l'Union europ√©enne figurent donc logiquement aux premi√®res places. Le tourisme contribue √† l'√©conomie du pays. Les villes les plus populaires sont Varsovie, Cracovie, WrocŇāaw, PoznaŇĄ, Szczecin, ŇöwinoujŇõcie, GdaŇĄsk, Sopot, Gdynia, Bydgoszcz, ToruŇĄ, Lublin, ZamoŇõńá, Czńôstochowa, Zakopane, Wieliczka et OŇõwińôcim (camp de concentration d'Auschwitz). La Pologne est le 16e pays le plus visit√© dans le monde par les touristes √©trangers, selon le classement de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) en 2014[44].

Démographie

√Čvolution de la d√©mographie entre 1961 et 2010 (chiffre de la FAO, 2005). Population en millions d'habitants.

La population polonaise compte 37 972 964 habitants d√©but 2017[45].

Au moins deux millions de Polonais ont émigré entre 2004, date de l'entrée du pays dans l'Union européenne, et 2016. La diaspora polonaise (voir infra) compte environ vingt millions d'individus.

La Pologne ignore le multiculturalisme. Quelques minorités sont présentes dans le pays (germanophones, Ukrainiens, Juifs, Tatars musulmans), mais peu d’immigrés extra-européens : des commerçants vietnamiens arrivés dans les années 1970 et quelques milliers de ressortissants africains. La xénophobie est parfois attisée par une partie de la classe politique[46].

Principales villes

Vieux march√© de PoznaŇĄ.
Le Long March√©, sur la Rue Longue, √† GdaŇĄsk.
Rang Villes Habitants (2012) Vo√Įvodies Rang Villes Habitants (2012) Vo√Įvodies
1Herb Warszawy Varsovie (Warszawa)1 802 398Mazovie 21Herb Olsztyna Olsztyn175 843Varmie-Mazurie
2Herb Krakowa Cracovie (Krak√≥w)754 854Petite-Pologne 22Herb Bielska-BiaŇāej Bielsko-BiaŇāa175 476Sil√©sie
3Herb ŇĀodzi ŇĀ√≥dŇļ747 152 ŇĀ√≥dŇļ 23Herb Rzeszowa Rzesz√≥w173 300Basses-Carpates
4Herb WrocŇāawia WrocŇāaw632 240Basse-Sil√©sie 24Herb Rudy ŇölńÖskiej Ruda ŇölńÖska144 254Sil√©sie
5Herb Poznania PoznaŇĄ559 458Grande-Pologne 25Herb Rybnika Rybnik141 057Sil√©sie
6Herb GdaŇĄska GdaŇĄsk455 830Pom√©ranie 26Herb Tych Tychy129 540Sil√©sie
7Herb Szczecina Szczecin407 260Pom√©ranie-Occidentale 27Herb DńÖbrowy G√≥rniczej DńÖbrowa G√≥rnicza128 560Sil√©sie
8Herb Bydgoszczy Bydgoszcz360 142Cou√Įavie-Pom√©ranie 28Herb PŇāocka PŇāock126 807Mazovie
9Herb Lublina Lublin351 345Lublin 29Herb ElblńÖga ElblńÖg126 460Varmie-Mazurie
10Herb Katowic Katowice312 201Sil√©sie 30Herb Opola Opole126 382Opole
11Herb BiaŇāegostoku BiaŇāystok294 265Podlachie 31Herb Gorzowa Wielkopolskiego Gorz√≥w Wielkopolski125 360Lubusz
12Herb Gdyni Gdynia249 787Pom√©ranie 32Herb WaŇābrzycha WaŇābrzych122 927Basse-Sil√©sie
13Herb Czńôstochowy Czńôstochowa241 449Sil√©sie 33Herb WŇāocŇāawka WŇāocŇāawek118 160Cou√Įavie-Pom√©ranie
14Herb Radomia Radom224 501Mazovie 34Herb Zielonej G√≥ry Zielona G√≥ra117 406Lubusz
15Herb Sosnowca Sosnowiec221 775Sil√©sie 35Herb Tarnowa Tarn√≥w116 584Petite-Pologne
16Herb Torunia ToruŇĄ206 346Cou√Įavie-Pom√©ranie 36Herb Chorzowa Chorz√≥w113 469Sil√©sie
17Herb Kielc Kielce205 665Sainte-Croix 37Herb Kalisza Kalisz107 910Grande-Pologne
18Herb Gliwic Gliwice196 968Sil√©sie 38Herb Koszalina Koszalin107 307Pom√©ranie-Occidentale
19Herb Zabrza Zabrze188 717Sil√©sie 39Herb Legnicy Legnica104 754Basse-Sil√©sie
20Herb Bytomia Bytom184 328Sil√©sie 40Herb Jaworzna Jaworzno95 383Sil√©sie

Le classement est √©tabli sur la base de la population des villes, il diff√®re si l'on prend en compte les agglom√©rations. Les plus grandes agglom√©rations du pays sont l'agglom√©ration industrielle de Haute-Sil√©sie autour de Katowice (3,4 millions d'habitants), Varsovie (2,7 millions), ŇĀ√≥dŇļ (1,4 million), Cracovie (1,2 million) et la ¬ę Tricit√© ¬Ľ form√©e par GdaŇĄsk, Sopot et Gdynia (1 million). Les aires m√©tropolitaines de WrocŇāaw, Posnanie, Szczecin, Bydgoszcz‚ÄďToruŇĄ et Lublin sont √©galement importantes, avec respectivement 900 000, 850 000, 760 000, 750 000 et 650 000 habitants.

Minorités

Il y a environ 483 000 √©trangers poss√©dant un permis de r√©sidence en Pologne en 2020[47]. Ce d√©compte n'inclut pas les personnes n'ayant pas r√©gularis√© leurs s√©jours ou r√©sidant de mani√®re temporaire ou prolong√©e sans permis de r√©sidence. En 2019, le nombre total d'√©trangers r√©sidant en Pologne √©tait ainsi estim√© √† plus de deux millions[48]. Ils sont majoritairement originaires d'Ukraine (1,35 million), de Bi√©lorussie (105 000), d'Europe occidentale (Allemagne, France...), mais aussi d'Extr√™me-Orient (Vi√™t Nam, avec environ 30 000 Vietnamiens[49], soit la 3e concentration en Europe apr√®s la France et l'Allemagne). Depuis 2000, plus de 71 711 Allemands se sont install√©s en Pologne[50].

  • Les Cachoubes (d√©nombrement particuli√®rement incertain, allant de 5 000 parlant la langue √† 100 000 personnes, voire 300 000, les Cachoubes se d√©clarant g√©n√©ralement Polonais) habitant principalement la Cachoubie ;
  • les Sil√©siens (comme les Cachoubes, ils se d√©clarent le plus souvent Polonais, leur nombre total √©tant d'environ 1 500 000) ;
  • les Allemands de Pologne (300 000 √† 400 000), parmi lesquels les germanophones repr√©sentent 150 000 personnes, situ√©es principalement en Sil√©sie autour d'Opole ;
  • les Tatars, minorit√© (environ 3 000 membres) install√©e en Podlachie entre les XIVe et XVIIe si√®cles, en majorit√© musulmane ;
  • les Grecs et Mac√©doniens (de 2 000 √† 4 500), minorit√© nationale reconnue sous le r√©gime communiste, ne le sont plus dans la Pologne actuelle parce qu'il s'agit d'une minorit√© issue de l'immigration, de r√©fugi√©s de la Guerre civile grecque de 1946-1949, au sein desquels les slavophones ont fini par demander une reconnaissance distincte en tant que Mac√©doniens.
  • Les Juifs ashk√©nazes √©taient plus de trois millions au d√©but du XXe si√®cle. Ils ont √©t√© majoritairement extermin√©s pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, une vie culturelle juive rena√ģt progressivement notamment, par l'installation de Juifs isra√©liens dans les grandes villes.

Diaspora

La diaspora polonaise (Polonia) compte 20 millions de personnes nées en Pologne ou d'ascendance polonaise.

Religions

Une √©glise √† PoznaŇĄ.

Jusqu'√† la Seconde Guerre mondiale, plusieurs religions √©taient fortement repr√©sent√©es en Pologne : les minorit√©s substantielles juive, protestante et chr√©tienne orthodoxe ont coexist√© durant plusieurs si√®cles avec la majorit√© catholique. En raison de la Shoah, de l'annexion des territoires polonais de l'Est par l'Union sovi√©tique et de la politique communiste d‚Äôexpulsion des populations allemandes et ukrainiennes apr√®s la Seconde Guerre mondiale, la Pologne est devenue primordialement catholique, bien que la religion f√Ľt mal tol√©r√©e par le pouvoir. En 2011, 87,0 % de la population se d√©clarait catholique, cohabitant avec 1,3 % d'orthodoxes, 0,4 % de protestants et 0,3 % de T√©moins de J√©hovah[51]. Le taux d'observance religieuse, de 40 %[52], fait de la Pologne l'un des pays les plus religieux en Europe.

L'islam est tr√®s peu pr√©sent en Pologne, les statistiques officielles font √©tat de seulement 20 000 croyants, essentiellement les Tatars baltiques vivant en Podlachie.

L‚Äôimage de l‚Äô√Čglise polonaise s'est d√©grad√©e ces derni√®res ann√©es en raison de la r√©currence des affaires de p√©dophilie, de sa proximit√© avec le gouvernement et des attaques contre le droit √† l'avortement et celui des personnes homosexuelles. Selon un sondage r√©alis√© en 2020, seuls 9 % des jeunes Polonais d√©clarent avoir une image positive de l‚Äô√Čglise et la confiance en l‚Äôinstitution a chut√© de 18 % depuis 2016 parmi la population[53].

Langues

Le polonais est la langue officielle du pays et est parlé nativement par 97 % de la population, ce qui fait de la Pologne l'un des pays linguistiquement les plus homogènes d'Europe.

Les langues étrangères les plus apprises par les jeunes sont, par ordre décroissant, l'anglais (66 % en 2013), l'allemand (27 %), le russe (4 %) et le français (2 %)[54].

L'OIF aurait recensé un million de personnes parlant le français dans le pays[55].

Culture

Th√©√Ętre polonais

√Ä partir du XVIIIe si√®cle, une importante production dramaturgique donne ses lettres de noblesse au th√©√Ętre polonais, qui continue √† s'enrichir aujourd'hui des apports d'une cr√©ation toujours tr√®s active.

Musique polonaise

Les premi√®res compositions polonaises remontent au XIIIe si√®cle. Il s'agit alors essentiellement de musique sacr√©e (avec notamment l'hymne religieux Bogurodzica). Au XIXe si√®cle, la musique polonaise acquiert une renomm√©e internationale gr√Ęce √† Fr√©d√©ric Chopin, puis Karol Szymanowski, Krzysztof Penderecki, Witold LutosŇāawski et Henryk G√≥recki au XXe si√®cle.

L'hymne national polonais, la Mazurka de Dombrowski, a été composé en 1797 par Józef Wybicki et adopté officiellement par la Pologne en 1926.

La musique pop s'est développée en Pologne sous l'influence des scènes occidentales, malgré le régime communiste. Après 1989, l'activité musicale polonaise n'a cessé de prendre de l'importance avec l'émergence de nombreux festivals et de groupes de tous styles, notamment de rock et de hip hop.

La scène metal polonaise, connue en Europe depuis ses débuts, compte de grands noms, tels que Behemoth, Vader ou Graveland.

Folklore polonais

Souvent r√©duit √† tort aux simples prestations des ballets ŇölńÖsk et Mazowsze, le folklore polonais reste cependant pratiqu√© assid√Ľment par un grand nombre de Polonais de tous √Ęges et de toutes classes sociales.

Ceci est en partie d√Ľ √† la volont√© et au travail exceptionnel d'Oskar Kolberg, qui parcourut la Pologne au XIXe si√®cle afin de r√©pertorier le maximum de m√©lodies, de po√®mes et de danses, r√©gion par r√©gion ; ce travail de recherche a donn√© lieu √† son chef-d‚ÄôŇďuvre de plus de 33 tomes de son vivant, Lud (le peuple).

Ainsi, de nombreux groupes se sont créés et revendiquent encore aujourd’hui leurs régions d’origine, teintées de mélodies typiques et de pas de danse très caractéristiques de ces régions. Il existe cinq danses nationales, popularisées pour la plupart par Chopin : le krakowiak (danse de Cracovie), l’oberek, la polonaise, le mazur et le kujawiak.

L‚Äôexemple le plus frappant de cette pr√©servation des traditions folkloriques reste la r√©gion de Podhale, pr√®s de Zakopane. Cette r√©gion montagneuse conserve ses traditions dans la vie quotidienne, dans ses coutumes, mais surtout dans sa musique, gr√Ęce au d√©veloppement touristique et aux karczma (pl) (tavernes o√Ļ l‚Äôon peut √©couter de la musique montagnarde).

Enfin, dans le cadre de la Polonia (diaspora polonaise), de nombreux groupes étrangers de folklore polonais perpétuent les traditions.

Cuisine polonaise

La formation des traits particuliers de la cuisine polonaise a √©t√© influenc√©e par les changements historiques. √Ä travers les si√®cles et au gr√© des migrations, la cuisine polonaise fut soumise √† des influences et changements r√©gionaux. Gr√Ęce √† cela, on d√©nombre d'importantes influences orientales (mongoles, puis tatares et turques), russes, allemandes, fran√ßaises, italiennes et juives.

Les plats les plus populaires en Pologne (qui le sont √©galement dans les pays voisins) sont entre autres : les pierogi, le chou farci, le bigos, les kluski, les soupes (au chou, bortsch, Ňľurek, bouillon, etc.), les plats de choux et de pommes de terre, le pain, les g√Ęteaux, les l√©gumes, les fruits (pommes, poires, diff√©rentes baies et groseilles, cerises et merisier), le fromage blanc et diff√©rents types de viandes (principalement porc, volaille et bŇďuf), ainsi que, dans une moindre mesure, les poissons d'eau douce ou de mer. Parmi les desserts figurent la babka, le pain d'√©pices, le sernik ou le makowiec. Les beignets ou les faworki sont des desserts de la fin de carnaval.

Parmi les boissons alcoolis√©es, l'hydromel, tr√®s populaire √† une certaine √©poque, a √©t√© remplac√©e par la vodka, souvent pr√©par√©e √† base de c√©r√©ales, plus rarement de pommes de terre. La bi√®re √† base de houblon est une boisson traditionnelle courante, alors que le vin l'est moins. Le th√© noir est √©galement populaire. Jusqu'√† une √©poque r√©cente, il √©tait bu dans des verres, souvent avec une tranche de citron et du sucre. Le th√© est arriv√© en Pologne depuis l'Angleterre, peu apr√®s son apparition en Europe occidentale, gr√Ęce aux marchands n√©erlandais. Cependant, sa propagation est attribu√©e aux occupants russes au XIXe si√®cle. C'est √† ce moment-l√† que les samovars sont arriv√©s depuis la Russie o√Ļ le th√© est apparu √† la cour du tsar comme cadeau de la Chine, environ 50 ans avant son apparition en Hollande. Le caf√© est √©galement populaire et est bu couramment depuis le XVIIIe si√®cle, √©galement par les classes inf√©rieures de la soci√©t√© comme les artisans ou les riches paysans.

La cuisine traditionnelle urbaine est notamment pr√©sente √† Cracovie et Szczecin. Les obwarzanki, petits pains en forme d'anneaux, sont un symbole de Cracovie. √Ä Szczecin, le pasztecik szczeciŇĄski est fait de p√Ęte frite farci de viande, de champignons ou de chou, tandis que le paprykarz szczeciŇĄski est une p√Ęte de poisson hach√©, de riz, d'oignon, de tomate et d'√©pices.

Cinéma

L’histoire du cinéma polonais est presque aussi longue que celle de la cinématographie. Le cinéma polonais a acquis une renommée mondiale, même si les films polonais sont considérés comme étant moins commerciaux que les films en provenance d'autres nations européennes.

Le cin√©ma polonais a travers√© les fronti√®res au cours de la Premi√®re Guerre mondiale. Des films r√©alis√©s √† Varsovie ou √† Wilno √©taient souvent diffus√©s dans les salles de projection de Berlin. C'est ainsi que la jeune actrice Pola Negri (n√©e Barbara Apolonia ChaŇāupiec), s'est fait conna√ģtre en Allemagne et est devenue une grande star du cin√©ma muet.

√Ä partir de 1955, les travaux de l‚Äô√Čcole polonaise du film ont eu une forte influence sur des mouvements cin√©matographiques tels que la Nouvelle Vague, le n√©or√©alisme et m√™me le cin√©ma classique hollywoodien. De plus, des r√©alisateurs polonais comme Roman Polanski, Krzysztof KieŇõlowski, Agnieszka Holland, Andrzej Wajda, Andrzej ŇĽuŇāawski ont eu un impact fort sur le d√©veloppement de la cin√©matographie.

Les films d'Andrzej Wajda, notamment L'Homme de marbre (1977) et L'Homme de fer (1981)[56], offrent des analyses perspicaces des éléments universels de l'histoire de la Pologne. Ses films ont inspiré plusieurs générations polonaises. Un Oscar d'honneur lui fut attribué pour l'ensemble de sa carrière.

Un grand nombre de r√©alisateurs polonais, comme Agnieszka Holland, Janusz KamiŇĄski, ont travaill√© pour des studios am√©ricains. Des directeurs de la photographie et compositeurs de musique de film polonais apparaissent √©galement souvent au g√©n√©rique de productions am√©ricaines.

Les films anim√©s polonais ‚ÄĒ par exemple ceux de Jan Lenica et de Zbigniew RybczyŇĄski ‚ÄĒ ont une longue tradition et tirent leur inspiration des arts graphiques de la Pologne.

Sports

Le sport en Pologne est d√©velopp√© mais peine √† √™tre performant et surtout r√©gulier comme en Russie et en Occident. Mais les Polonais r√©coltent quand m√™me plusieurs r√©sultats probants. L'√Ęge d'or du sport polonais ayant eu lieu pendant la p√©riode communiste. Le football n'a jamais eu de titre en Ligue des champions, en Coupe des Vainqueurs de Coupe ou en Coupe de l'UEFA, mais r√©alisa plusieurs performances qui firent fr√©mir les favoris dans les ann√©es 1970 et ann√©es 1980|1980. La s√©lection nationale remporta plus de succ√®s en gagnant un titre olympique et deux m√©dailles d'argent. En Coupe du Monde, la Pologne finit successivement 3e, 5e, 3e entre 1974 et 1982, avant de faire le chant du cygne en huiti√®mes de finale en 1986. Du au , la Pologne a accueilli le Championnat d'Europe de football, coorganis√© avec l'Ukraine.

Le volley-ball poss√®de un excellent palmar√®s puisque la s√©lection nationale a glan√© plusieurs podiums et des titres, surtout chez les hommes. L'athl√©tisme est une valeur sure et les Polonais remportent r√©guli√®rement des titres et m√©dailles (une soixantaine en tout dont 24 en or). Robert Korzeniowski est l'athl√®te le plus titr√©. Les polonais s'illustrent plus sp√©cifiquement dans les √©preuves de lancer du marteau, o√Ļ ils comptent de nombreux titres olympiques, notamment remport√©s par Anita WŇāodarczyk (trois fois championne olympique), Wojciech Nowicki (champion olympique √† Tokyo et medaill√© de bronze √† Rio de Janeiro), Kamila Skolimowska (championne olympique √† Sydney) et Szymon Zi√≥Ňākowski (champion olympique √† Sydney).

Le handball masculin semble commencer à s'affirmer depuis la fin des années 2000 par deux troisièmes places. Le hockey sur glace est un sport populaire mais dont les résultats déclinent depuis plus de vingt ans.

Le saut √† ski est √©galement populaire en Pologne (en 2010, 40 % des Polonais ont d√©clar√© s'int√©resser √† ce sport[57]) et le pays compte parmi les meilleures nations sur la sc√®ne internationale, par des athl√®tes tels qu'Adam MaŇāysz (quatre fois champion du monde, quadruple m√©daill√© olympique, vainqueur de quatre √©ditions de la Coupe du monde), Kamil Stoch (deux fois champion du monde, trois fois champion olympique, vainqueur de deux √©ditions de la Coupe du monde), Piotr ŇĽyŇāa (deux fois champion du monde) ou encore Dawid Kubacki (deux fois champion du monde, vainqueur de la Tourn√©e des quatre tremplins 2019-2020).

Des sports jusqu'√† pr√©sent d√©laiss√©s connaissent aujourd'hui un gain de r√©sultats int√©ressants. Ainsi du sport automobile, o√Ļ Robert Kubica a particip√© √† une poign√©e de saisons de Formule 1 avec un Grand prix gagn√© au Canada et douze podiums.

Le tennis, o√Ļ jusque l√† seule une poign√©e de joueurs et de joueuses ont obtenu des r√©sultats √©ph√©m√®res et √©pars, voit appara√ģtre les sŇďurs Radwanska qui brillent dans les ann√©es 2010 parmi l'√©lite mondiale f√©minine (Agnieszka qui finit 4e en 2012 et Urszula qui finit 31e en 2012) ; Janowicz et Kubot font des r√©sultats relativement honorables chez les hommes dans les ann√©es 2010. Le , Iga ŇöwińÖtek remporte Roland Garros √† seulement 19 ans et inaugure un avenir radieux pour le pays dans ce sport. Elle devient la premi√®re Polonaise √† remporter un titre du grand chelem.

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
Jour de l'an Nowy Rok
6 janvier √Čpiphanie Ňöwińôto Trzech Kr√≥li
Un dimanche de mars ou avril (premier dimanche apr√®s la premi√®re pleine lune du printemps - f√™te mobile) P√Ęques Wielkanoc
Un lundi de mars ou avril (lendemain de p√Ęques - f√™te mobile) Lundi de P√Ęques PoniedziaŇāek Wielkanocny / Lany PoniedziaŇāek
F√™te du Travail Ňöwińôto Pracy
3 mai F√™te nationale de la Constitution Narodowe Ňöwińôto Konstytucji Constitution de 1791
Un dimanche de mai ou de juin (49 jours apr√®s P√Ęques - f√™te mobile) Pentec√īte ZesŇāania Ducha Ňöwińôtego N'est pas f√©ri√©
Un jeudi de mai ou de juin (60 jours apr√®s P√Ęques - f√™te mobile) F√™te-Dieu BoŇľe CiaŇāo En 2015 le 4 juin, en 2016 le 26 mai
15 ao√Ľt Assomption de Marie Ňöwińôto Wniebowzińôcia NajŇõwińôtszej Marii Panny Aussi le jour de l'arm√©e polonaise pour c√©l√©brer le miracle de la Vistule.
Toussaint Wszystkich Ňöwińôtych
11 novembre Jour de l'ind√©pendance Narodowe Ňöwińôto NiepodlegŇāoŇõci 1918
25 et 26 d√©cembre No√ęl BoŇľe Narodzenie
27 d√©cembre Insurrection de Grande-Pologne Narodowy DzieŇĄ Zwycińôskiego Powstania Wielkopolskiego N'est pas f√©ri√©[58]

Polonais célèbres

Astronomie

Autres

Notes et références

Notes

  1. .eu, partagé avec les autres pays de l’Union européenne.
  2. Deux graphies sont connues :
  3. .

Références

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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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