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La Baule-Escoublac

La Baule-Escoublac (prononcĂ© /la.bol.ɛs.ku.blak/) est une commune de l'Ouest de la France, dans le dĂ©partement de la Loire-Atlantique, en rĂ©gion Pays de la Loire. Station balnĂ©aire situĂ©e sur le littoral atlantique, elle fait partie de la CĂŽte d'Amour, entre Le Pouliguen et Pornichet.

La Baule-Escoublac
La Baule-Escoublac
La plage de La Baule à marée basse.
Blason de La Baule-Escoublac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Pays de la Loire
DĂ©partement Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Presqu'ßle de Guérande Atlantique
(siĂšge)
Maire
Mandat
Franck Louvrier (LR)
2020-2026
Code postal 44500
Code commune 44055
DĂ©mographie
Gentilé Baulois
Population
municipale
16 160 hab. (2020 en augmentation de 3,98 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 728 hab./km2
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 47° 17â€Č 12″ nord, 2° 23â€Č 27″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 55 m
Superficie 22,19 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Saint-Nazaire
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Nazaire
(commune de la couronne)
Élections
DĂ©partementales Canton de la Baule-Escoublac
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives SeptiĂšme circonscription
Localisation
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La Baule-Escoublac
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La Baule-Escoublac
Liens
Site web Site officiel

    Elle apparaĂźt dans l'histoire dĂšs le IXe siĂšcle sous le nom d’Escoublac. À deux reprises, au XVe siĂšcle puis Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle, le village d’Escoublac est dĂ©placĂ© et reconstruit aprĂšs un anĂ©antissement presque total sous les sables de la dune.

    Au dĂ©but du XIXe siĂšcle, des investisseurs visionnaires comprennent le potentiel de la baie du Pouliguen et de sa plage longue de plus de huit kilomĂštres, entre Pornichet et Le Pouliguen. Ils dĂ©cident de fixer les bĂŽles — ces Ă©tendues dunaires alors presque dĂ©sertes —, de les lotir et de crĂ©er une station balnĂ©aire. La Baule est nĂ©e, et la commune va se dĂ©velopper en permettant Ă  des architectes, tels Adrien Grave, Georges Lafont ou Paul-Henri Datessen, de crĂ©er un patrimoine architectural constituĂ© de villas et d'hĂŽtels dans une mosaĂŻque de styles d'inspiration nĂ©ogothique ou mĂ©diĂ©vale, rĂ©gionaliste ou rĂ©solument futuriste. Certaines rues et quelques quartiers de la localitĂ© ont retenu les noms de ces investisseurs, Ă  l'instar d'AndrĂ© Pavie, d'Édouard Darlu, de RenĂ© Dubois, de Jules Hennecart ou encore de Louis Lajarrige.

    La commune, qui s'est d’abord appelĂ©e Escoublac puis Escoublac-la-Baule, acquiert son nom dĂ©finitif de La Baule-Escoublac le , Ă  une Ă©poque oĂč la prĂ©fĂ©rence est donnĂ©e sur le front de mer Ă  l'habitat collectif, les immeubles remplaçant petit Ă  petit les villas. « La Baule » est au XXIe siĂšcle le nom d'usage de la station balnĂ©aire.

    La localitĂ© vit au XXIe siĂšcle essentiellement du tourisme, le secteur tertiaire reprĂ©sentant l'essentiel de l'activitĂ© Ă©conomique. Elle jouit d'une infrastructure hĂŽteliĂšre de renom — avec la prĂ©sence Ă©conomique du groupe BarriĂšre —, d'un environnement naturel riche et protĂ©gĂ©, et d'un patrimoine urbain de qualitĂ© qui attire nombre d'artistes et de sportifs depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, comme Guillaume Apollinaire, Sacha Guitry ou William Grover-Williams. Elle a dĂ©veloppĂ© un ensemble de manifestations de dimension internationale comme le Grand Prix automobile de La Baule, le Jumping international de France ou encore la course La Baule-Dakar, lancĂ©e en 1980 par le cercle nautique La Baule-Le Pouliguen-Pornichet.

    GĂ©ographie

    Localisation

    La Baule-Escoublac est situĂ©e dans l'ouest du dĂ©partement de la Loire-Atlantique, Ă  11,8 km Ă  vol d’oiseau Ă  l'ouest de Saint-Nazaire, chef-lieu de l’arrondissement auquel appartient la localitĂ©[1] ; elle est Ă©galement Ă  50 km Ă  vol d’oiseau au sud-est de Vannes et Ă  62 km Ă  l'ouest de Nantes[2] - [3]. La commune est implantĂ©e dans la baie du Pouliguen et sur la presqu'Ăźle guĂ©randaise, territoire rattachĂ© au continent par un Ă©troit passage situĂ© sur la commune de Saint-Lyphard[Note 1]. La localitĂ© appartient Ă  la CĂŽte d'Amour, entre Le Pouliguen et Pornichet[Note 2].

    • Carte montrant le territoire de la commune sur un plan de masse.
      OpenStreetMap Limites communales.
    • Carte montrant le territoire de la commune et les localitĂ©s limitrophes.
      FrontiĂšres de La Baule-Escoublac avec les communes limitrophes.

    Jusqu'en 1900, Escoublac s'Ă©tend Ă  l'est jusqu'Ă  l'Ă©tier dit « de Pornichet » — situĂ© Ă  l'emplacement de l'actuel boulevard de la RĂ©publique de la commune de Pornichet — oĂč elle est alors limitrophe de Saint-Nazaire ; lors de la crĂ©ation de la commune de Pornichet, celle-ci reçoit 97 hectares du territoire d'Escoublac, soit la portion de la plage jusqu'au pont de Mazy (supprimĂ© depuis) et quelques dizaines de mĂštres en arriĂšre, qui forment le quartier du Mazy[6].

    À l'ouest, la commune est limitĂ©e par le grand Ă©tier du Pouliguen qui relie les marais salants de GuĂ©rande Ă  l'ocĂ©an Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune du Pouliguen, abrite le port des deux citĂ©s.

    GĂ©ologie et relief

    La superficie de la commune est de 2 219 hectares ; son altitude varie entre zĂ©ro et cinquante-cinq mĂštres, atteints dans la forĂȘt d'Escoublac[7]. Elle est situĂ©e sur une zone littorale sablonneuse comportant des dunes consĂ©quentes (localement appelĂ©es falaises jusqu'au XIXe siĂšcle[8]) et sur le sillon de GuĂ©rande[Note 3].

    Le territoire de La Baule appartient au domaine sud armoricain — plus prĂ©cisĂ©ment au domaine de l'anticlinal de Cornouaille[9] — marquĂ© par la phase bretonne de l'orogenĂšse varisque, au dĂ©but du CarbonifĂšre infĂ©rieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma[10]. La collision continentale au cours de l'orogenĂšse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par, d'une part, un mĂ©tamorphisme gĂ©nĂ©ral de basse-moyenne pression, formant les gneiss et micaschistes, par, d'autre part, des phases de cisaillement et enfin par une anatexie gĂ©nĂ©rant migmatites et granites[10]. Elle se traduit Ă©galement par la mise en place de nombreux leucogranites (Ă  deux micas muscovite et biotite) intrusifs Ă  travers les schistes cristallins, simultanĂ©ment aux cisaillements et Ă  ce mĂ©tamorphisme, cicatrisant ces dĂ©chirures[11]. La ceinture de leucogranites du sud du Massif armoricain correspond Ă  un immense batholite mis en place dans des roches mĂ©tamorphiques, seuls quelques plutons atteignant le PalĂ©ozoĂŻque Ă©pimĂ©tamorphique[12]. Ce batholite est subdivisĂ© en plusieurs bandes (« rubans ») qui montrent une nette divergence vers l'est[13] : un axe majeur (pointe du Raz - Nantes - Parthenay - Millevaches) Ă  convexitĂ© nord-est (orientĂ© N 110° - E 130°) associĂ© au cisaillement sud-armoricain — dĂ©crochement dextre selon une orientation cadomienne dont le rejet horizontal est de l’ordre de 500 km[14] — duquel fait partie le sillon de Bretagne[15] ; au sud de cet axe s'Ă©tire une Ă©chine discontinue de moles syntectoniques — massifs granitiques de TrĂ©gunc, Pont-l'AbbĂ©, Port-Louis - Ploemeur, GlĂ©nan - Quiberon - Houat - HƓdic - GuĂ©rande - Le Croisic, Saint-BrĂ©vin, Noirmoutier - La Roche-sur-Yon — allongĂ©s en direction sud-armoricaine dont le parallĂ©lisme avec le cisaillement sud-armoricain incite Ă  penser Ă  l'influence indirecte d'une contrainte linĂ©amentaire[15]. L'Ă©mersion actuelle du ruban de moles syntectoniques trouve son origine dans le fonctionnement de failles hercyniennes de direction WNW-ESE et qui correspondent Ă  des rejeux tectoniques tertiaires du vieux socle, contrecoup de l'ouverture, toujours en cours, de l'ocĂ©an Atlantique[16], rifting qui a rĂ©activĂ© le relief armoricain, la tectonique compressive pyrĂ©nĂ©enne et alpine[17] finalisant ce rajeunissement du relief par le processus de flambage lithosphĂ©rique de grande longueur d'onde[18].

    Ces granites intrusifs, datĂ©s de 320 Ma, correspondant dans la rĂ©gion au sillon de GuĂ©rande[19] et Ă  la crĂȘte rocheuse du Croisic au Pouliguen — « Grande-CĂŽte » prĂ©cĂ©dant les trois Ăźlots granitiques et gneissiques du Croisic, de Batz et du Pouliguen soudĂ©s par des atterrissements et des dunes —, sont produits par fusion de mĂ©tasĂ©diments avec des taux de fusion faibles, probablement en relation avec des processus de relaxation thermique[20]. Au-delĂ  de la « Grande-CĂŽte » s'Ă©tend une partie plus basse, qui correspond Ă  une gouttiĂšre tectonique et qui s'enfonce doucement au-dessous du niveau de la mer. À la fin du PalĂ©ozoĂŻque, s'est en effet dĂ©veloppĂ©e une tectonique cassante et post-orogĂ©nĂšse varisque qui a initiĂ© la fragmentation et la dislocation du socle indurĂ© hercynien, composĂ© de granites et de roches mĂ©tamorphiques souvent plissĂ©es en anticlinaux et synclinaux. Cette tectonique induit l'individualisation de blocs basculĂ©s orientĂ©s nord-ouest - sud-est et a un rĂŽle structurant dans la morphologie des cĂŽtes et des chaussĂ©es de la rĂ©gion. L'arriĂšre-pays — rade du Croisic et baie du Pouliguen, le long de laquelle s’est dĂ©veloppĂ©e la station balnĂ©aire de la Baule — est affectĂ© par deux abrupts de failles de direction nord-ouest - sud-est qui dĂ©terminent cette gouttiĂšre Ă  l'intersection de deux blocs basculĂ©s[21], cette dĂ©pression Ă©tant partiellement comblĂ©e par les sĂ©diments de la transgression flandrienne[22].

    • GĂ©omorphologie et gĂ©ologie.
    • Carte en couleur dĂ©crivant la gĂ©omorphologie d'une zone s’étendant du Cotentin Ă  la VendĂ©e.
      La Baule-Escoublac fait partie de la ceinture de leucogranites associée au décrochement sud-armoricain.
    • Carte en couleur montrant l'Ă©tendue de dĂ©formations gĂ©ologiques par des traits rouges.
      Les structures de déformation de la chaßne hercynienne.
    • Carte montrant par des aplats de couleur des formations gĂ©ologiques.
      Géomorphologie et géologie simplifiée[AVAP 1].

    Les dunes

    Au cours de la transgression flandrienne, deux cordons littoraux sableux se forment dans les régions de Pen-Bron et de La Baule-Escoublac, constituant un double tombolo, accumulation de sable alimentée par les apports de sédiments venant de l'estuaire de la Loire et l'estuaire de la Vilaine[23]. Cette accumulation rattache l'ßle de Batz à celle du Croisic et relie cette presqu'ßle au Pouliguen par l'intermédiaire du cordon dunaire baulois, flÚche littorale de km de long. Les flÚches de sable qui encadrent le marais du Croisic et ses salines, ne forment cependant pas un tombolo double stricto sensu, l'océan pénétrant par l'étier du Pouliguen, et à hauteur du Croisic par des bras de mer dans les traicts du Croisic. Les étapes flandriennes de la formation de ce tombolo double inachevé ne sont pas connues[24]

    Les dunes semblent ĂȘtre postĂ©rieures Ă  l’AntiquitĂ©, envahissant les marais cĂŽtiers dans une progression d’ouest en est[AVAP 2]. La dune de la forĂȘt d'Escoublac est plus Ă©loignĂ©e du rivage et atteint l'altitude de 55 mĂštres[Note 4], point culminant de la commune. C'est cette dune qui Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle a submergĂ© l'ancien village d'Escoublac[Note 5], ainsi qu'une partie du sillon de GuĂ©rande (jusqu'Ă  la route de la Jo). Le nouveau village d’Escoublac s’est dĂ©placĂ© de prĂšs d’un kilomĂštre vers l’intĂ©rieur des terres en 1779[AVAP 2]. La partie dunaire et les marĂ©cages sont alors exploitĂ©s de façon extensive en vaine pĂąture[AVAP 3].

    La dune du GuĂ©zy s'Ă©lĂšve derriĂšre celle de Mazy jusqu'Ă  une altitude de 25 mĂštres et se raccorde au sillon de GuĂ©rande vers la route de NĂ©rac. Entre ces deux dunes coule le ruisseau de Mazy, qui, sur le littoral, marque la limite entre La Baule et Pornichet[25].

    • Formation et Ă©volution des dunes d'Escoublac.
    • Carte d’une cĂŽte, avec le continent en jaune et la mer en bleu.
      Le double tombolo du bassin de Guérande.
    • Carte sĂ©pia d'une ville cĂŽtiĂšre.
      Extrait de la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle) sur lequel figurent l’actuel village d’Escoublac et la mention « Vieux Bourg ».
    • SchĂ©ma en couleur dĂ©crivant les diffĂ©rentes Ă©tapes de l'ensevelissement d'un village.
      Les différents villages d'Escoublac.

    Le sillon de Guérande

    La section GuĂ©rande - La Baule-Escoublac correspond Ă  la partie centrale du coteau de GuĂ©rande soulignĂ©e par un escarpement de faille. La ligne de faille rectiligne s’étend de Saint-Nazaire — pointe de Chemoulin — Ă  Piriac-sur-Mer[26] — pointe du Castelli ; elle est parallĂšle au sillon de Bretagne au nord-est — et de mĂȘme origine que ce dernier — et Ă  la cĂŽte de la presqu'Ăźle du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs parallĂšles est une rĂ©activation d'accidents tectoniques anciens, mis en place au cours de l'orogĂ©nĂšse hercynienne, liĂ©e Ă  l’ouverture de l’ocĂ©an Atlantique et du golfe de Gascogne[27] au cours des derniers millions d'annĂ©es[Note 6] et consĂ©cutive Ă  l’ouverture de l’ocĂ©an Atlantique et du golfe de Gascogne[28]. Le sillon borde un bloc basculĂ© dont la partie basse s’enfonce sous les marais du MĂšs et ceux de la BriĂšre[28] ; le bloc est penchĂ© vers le nord-nord-est constituant le plateau de GuĂ©rande[26]. L'altitude passe ici brusquement de 10 mĂštres Ă  40 - 60 mĂštres[29].

    La Baule s'intĂšgre donc dans ce relief en marches d'escalier, la commune correspondant Ă  une marche moins haute, ce qui a favorisĂ© la formation de l'un des massifs dunaires les plus Ă©levĂ©s de France et le plus haut du Massif armoricain, culminant Ă  55 m d'altitude[23].

    Hydrographie

    Le rĂ©seau hydrographique, peu dense, se limite Ă  quelques ruisseaux. Il rĂ©sulte de la structure gĂ©ologique et des formes de relief particuliĂšres du territoire. Du mĂ©tamorphisme peu permĂ©able de la zone nord rĂ©sultent des cours d’eau rĂ©actifs aux pluies et des Ă©changes rapides de matiĂšres vers les espaces littoraux ou humides — dont font partie les marais de GuĂ©rande. En fort contraste, la partie dunaire est trĂšs permĂ©able et constitue une aire de transition entre la nappe phrĂ©atique et les eaux marines. Si l’influence des marĂ©es sur le niveau des nappes demeure faible dans la partie mĂ©diane de la zone dunaire, le suivi piĂ©zomĂ©trique mis en place depuis 2003 montre des variations saisonniĂšres importantes dans le secteur de PrĂ©mare[AVAP 4].

    Parmi les cours d’eau permanents identifiĂ©s sur le territoire de la commune, le Mazy et la Torre rejoignent tous les deux l’ocĂ©an[30]. Le Mazy marque la limite est de la commune avec Pornichet ; il est souterrain dans son cours infĂ©rieur, du fait de l’urbanisation du secteur, et dĂ©bouche sur la plage par une buse de gros calibre[25]. Le lieu-dit des Écluses — dĂ©limitĂ© par les avenues Boucher et Bazin — rappelle qu’avant l’ensablement du XIXe siĂšcle, les moines du prieurĂ© bĂ©nĂ©dictin de Saint-Louis, Ă©tabli vers l’an 800[A 1], avaient construit un moulin Ă  marĂ©e Ă  cet endroit[A 2]. La Torre traverse les coteaux escoublacais et la forĂȘt, devient souterraine, puis rĂ©apparaĂźt aux abords du quartier des Rochers avant de rejoindre l’étier[31]. La Jubine est un cours d’eau qui pĂ©nĂštre le territoire par le nord, en provenance de Saint-AndrĂ©-des-Eaux sur quelques centaines de mĂštres[30] - [32].

    Des talwegs naturels ou artificiels drainent Ă©galement le territoire de la commune de façon temporaire. Il s’agit en particulier des talwegs de Villeneuve-Beslon Ă  l'ouest, de la Jubine au nord — qui alimente le lac de RĂ©zac — et de Pont Saillant au sud-est[AVAP 4]. Ces rus et talwegs traversent des zones d’eau stagnante, mares ou prairies humides[AVAP 4].

    Climat

    La station météorologique la plus proche est, depuis 1994, celle du village de Saillé, sur le territoire de la commune de Guérande[ME 1], jouxtant celui de La Baule-Escoublac.

    Le climat dont jouit la commune est de type ocĂ©anique, pluvieux et doux, engendrĂ© par la proximitĂ© de l'ocĂ©an Atlantique dont la pĂ©nĂ©tration est favorisĂ©e par la prĂ©sence de l'estuaire de la Loire et l'absence de relief important[33] - [Note 7] ; l’anticyclone des Açores repousse en Ă©tĂ© vers le nord les dĂ©pressions, caractĂ©risĂ©es par des vents froids et des fortes pluies ; l’hiver il tempĂšre le refroidissement[34]. La moyenne annuelle des tempĂ©ratures relevĂ©es Ă  SaillĂ© depuis 1994 est de 12,8 °C, avoisinant les 7,4 °C de dĂ©cembre Ă  fĂ©vrier — alors qu'elle est de 6 °C Ă  Saint-Nazaire sur la mĂȘme pĂ©riode[ME 2] — et les 18,5 °C de juin Ă  aoĂ»t. Ces tempĂ©ratures rĂ©sultent de minima essentiellement nocturnes et de maxima principalement diurnes. L'amplitude minimale — Ă©cart entre tempĂ©ratures minimales et maximales — a Ă©tĂ© enregistrĂ©e en janvier avec 4,5 °C alors qu'elle a Ă©tĂ© maximale en aoĂ»t avec 7,2 °C[ME 2].

    Les relevĂ©s effectuĂ©s depuis 1994 dans la rĂ©gion de GuĂ©rande montrent que le nombre de jours avec une tempĂ©rature sous abri excĂ©dant 30 °C est de 4,7 jours, Ă  comparer aux 5 jours relevĂ©s Ă  Saint-Nazaire et aux 9 jours Ă  Nantes[3]. De mĂȘme en hiver, la station de SaillĂ© n'a enregistrĂ© que 17,3 jours de gel contre 32 jours Ă  Nantes[ME 2]. Le record absolu de tempĂ©rature de la station a Ă©tĂ© enregistrĂ© le avec 36,6 °C[ME 3]. La station bĂ©nĂ©ficie d’un ensoleillement proche de 2 000 heures par an, avec prĂšs de 300 heures en juillet[Note 8].

    Les vents dominants s'inscrivent dans le quartier ouest - sud-ouest[AVAP 5], avec une nette prĂ©dominance des vents d'ouest moyens — de 16 Ă  29 km/h — associĂ©s Ă  de fortes perturbations et, l'Ă©tĂ©, Ă  des brises de mer ; provoquĂ©es par les fortes variations thermiques estivales, elles peuvent atteindre prĂšs de 60 km/h. Les vents de nord-est s'accompagnent, quant Ă  eux, de pĂ©riode de temps stable[ME 4]. Lors des tempĂȘtes, les vents peuvent dĂ©passer les 100 km/h. Ils sont un Ă©lĂ©ment catalyseur de la formation de la houle ; celle-ci, lors de marĂ©es hautes et d’épisodes de pluies fortes peut ĂȘtre Ă  l’origine d’inondations marines localisĂ©es[AVAP 5].

    La pluviomĂ©trie relevĂ©e rĂ©vĂšle un niveau annuel de prĂšs de 800 mm[AVAP 5], infĂ©rieur aux 896 mm d'Herbignac, localitĂ© situĂ©e Ă  moins de 25 km[35] et mĂȘme aux de 838 mm de Nantes[ME 5]. La faible pluviomĂ©trie estivale justifie l'implantation salicole dans la rĂ©gion. En effet, le nombre de jours de pluie — caractĂ©risant les jours recevant plus d'un millimĂštre de pluie — est de 108 par an. Statistiquement, il ne pleut que 4,7 fois au mois de juin. La frĂ©quence mensuelle augmente faiblement jusqu'au mois de septembre[ME 6]. Les records journaliers varient de moins de 20 mm : de 20,6 mm le Ă  40 mm le [ME 6].

    Statistiques 1981-2010 et records Guérande (44) Indicatif : 44069002, alt : 4m, lat : 47°17'30"N, lon : 02°25'48"W
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 4,5 4,8 6,2 8 11,3 13,9 15,7 15,6 13,4 11,4 7,6 4,5 9,8
    Température moyenne (°C) 6,8 7,4 9,2 11,3 14,6 17,4 18,9 19,1 17,1 14,2 10,2 7 12,8
    Température maximale moyenne (°C) 9,1 10 12,2 14,6 17,9 20,9 22,2 22,6 20,9 17 12,8 9,5 15,8
    Record de froid (°C)
    date du record
    −10,3
    02.1997
    −6,5
    11.2012
    −6
    01.2005
    −0,4
    04.1996
    2,8
    14.1995
    6,9
    01.2006
    9,9
    09.1996
    9,2
    28.1998
    5,8
    29.2007
    −0,8
    29.1997
    −4,4
    22.1998
    −7,5
    29.1996
    −10,3
    1997
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15,5
    24.2016
    19,1
    27.2019
    23,2
    19.2005
    26,3
    07.2011
    29,9
    26.2017
    36,6
    27.2019
    35,5
    23.2019
    36,6
    09.2003
    32,4
    03.2005
    26,9
    01.2011
    20,9
    01.2015
    15,6
    01.2011
    36,6
    2019
    Précipitations (mm) 72,9 54,2 50,8 50,1 47 24,4 36 35,7 48,5 71,2 85,4 78,4 654,6
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 1 mm 11,4 9,1 8,5 9,4 8,8 4,9 6,2 6,4 6,9 11 12,9 12,5 108
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 5 mm 5,1 4,3 3,3 3,4 3 1,8 2,4 2,8 3,1 4,6 6,5 5,4 45,7
    Source : [MétéoFrance] « Fiche 44069002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/05/2021 dans l'état de la base

    Pour la Baule-Escoublac les mois les plus froids vont de dĂ©cembre Ă  fĂ©vrier avec une tempĂ©rature avoisinant les 5 °C. Le mois le plus chaud est celui d'aoĂ»t avec une tempĂ©rature moyenne de 22,7 °C ; les prĂ©cipitations surviennent toute l'annĂ©e variant de 25,4 mm en juin Ă  79,8 mm en octobre.

    La plage

    La plage, que la ville partage avec les communes de Pornichet et du Pouliguen — l'anse qu'elle borde porte d’ailleurs le nom de « baie du Pouliguen » — mesure plus de huit kilomĂštres ; elle est souvent revendiquĂ©e localement comme Ă©tant « la plus belle plage d’Europe »[M 1]. Elle borde les quartiers de La Baule-les-Pins, La Baule-Centre et Casino-BenoĂźt. D’est en ouest, c’est-Ă -dire de Pornichet au Pouliguen, on rencontre successivement la plage de la Grande Jument — elle fait suite Ă  la plage de la Petite Jument, situĂ©e Ă  Pornichet —, la plage de La Baule et enfin la plage BenoĂźt[36]. L’estran de cette zone recĂšle de grandes quantitĂ©s de coques[37].

    L’üle des Évens se dĂ©tache sur l’horizon Ă  4 km au nord de la plage. Il s’agit d’un rĂ©cif peu Ă©levĂ© au-dessus des eaux Ă  marĂ©e haute, qui possĂšde une plage de sable et qui a la forme grossiĂšre d'un triangle[A 3].

    Parc Ă©olien en mer

    Le projet de construction d’un parc Ă©olien de 80 turbines — d'une capacitĂ© unitaire de 6 MW, soit une puissance totale de 480 MW —, appelĂ© parc Ă©olien en mer de Saint-Nazaire[38], s'Ă©tend sur une zone de 78 km2 Ă  12 km, au point le plus proche, des rivages du Croisic, de La Baule-Escoublac et du Pouliguen[39]. Il fait partie d'un plan Ă©olien rĂ©gional, initiĂ© en 2011 dans le cadre d'un appel d’offres lancĂ© par le gouvernement français, avec ceux de FĂ©camp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados)[40]. Le projet, dont la mise en service est initialement programmĂ©e Ă  partir de 2018[38], est autorisĂ© par le prĂ©fet de la Loire-Atlantique le [41], puis soumis Ă  une enquĂȘte publique du au [42]. L’association de dĂ©fense de l’environnement DECOS Ă©met un avis favorable sous rĂ©serves en [43]. Peu aprĂšs, en , trois autres associations de dĂ©fense de l'environnement — Pro.si.mar de Pornichet, GRSB de La Baule-Escoublac et Aspen du Pouliguen — dĂ©posent un recours contre le projet[44]. Un premier jugement de la cour administrative d’appel de Nantes de rejette la requĂȘte des opposants et valide le projet portĂ© par EDF Renouvelables[40]. Un nouveau recours est rejetĂ© en [45]. La mise en service du projet Ă©olien est alors prĂ©vue en 2021 ou 2022[45]. En 2022, le parc est finalement inaugurĂ© par Emmanuel Macron et devient pleinement opĂ©rationnel[46].

    Urbanisme

    Typologie

    La Baule-Escoublac est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densitĂ© intermĂ©diaire, au sens de la grille communale de densitĂ© de l'Insee[Note 9] - [47] - [48] - [49]. Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de Saint-Nazaire, une agglomĂ©ration intra-dĂ©partementale regroupant 17 communes[50] et 184 837 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[51] - [52].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Nazaire dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 200 000 Ă  moins de 700 000 habitants[53] - [54].

    La commune, bordĂ©e par l'ocĂ©an Atlantique, est Ă©galement une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[55]. Des dispositions spĂ©cifiques d’urbanisme s’y appliquent dĂšs lors afin de prĂ©server les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre Ă©cologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilitĂ©, en dehors des espaces urbanisĂ©s, sur la bande littorale des 100 mĂštres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prĂ©voit[56] - [57].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires agricoles (49,6 % en 2018), une proportion sensiblement Ă©quivalente Ă  celle de 1990 (50,7 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (36,5 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (26,1 %), terres arables (17,9 %), prairies (5,6 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (5,5 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (3,8 %), forĂȘts (3,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de vĂ©gĂ©tation (0,7 %), eaux maritimes (0,4 %)[58].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[59].

    La naissance de la cité balnéaire

    Plan en couleur d'une ville de bord de mer, des zones de couleur indiquent des quartiers.
    Les grandes étapes des lotissements de la station balnéaire[AVAP 6].

    En 1787, une tempĂȘte d’une extrĂȘme violence provoque des dommages considĂ©rables aux marais salants situĂ©s Ă  l’ouest d’Escoublac, en pĂ©nĂ©trant dans les traicts du Croisic. Elle atteint et endommage la partie occidentale des dunes d’Escoublac faisant craindre la crĂ©ation d’un nouveau dĂ©versoir des marais salants, Ă  l’est de l’étier du Pouliguen[V 1]. En consĂ©quence, le parlement de Bretagne ordonne la construction d'une digue, longue de 400 mĂštres, apte Ă  contenir les grandes marĂ©es. Cette digue, achevĂ©e en 1788 et qui sĂ©pare les marĂ©cages sablonneux — ou « bĂŽles » — au nord des dunes du sud, sert encore au XXIe siĂšcle de support Ă  l’avenue de Lattre-de-Tassigny au Pouliguen[V 1]. Ces Ă©vĂ©nements concourent Ă  la dĂ©sertification humaine des dunes locales, la population se rĂ©fugiant sur le plateau guĂ©randais, ou sur les anciennes Ăźles du Croisic, de Batz et du Pouliguen[V 2]. En 1823, parvenant au village de Saint-SĂ©bastien-de-Pornichet qui est situĂ© au sud-est d’Escoublac, Édouard Richer Ă©crit :

    « Les habitants de Saint-SĂ©bastien tĂ©moignent d'un Ă©tonnement stupide Ă  la vue d’un Ă©tranger [
] Dunes mobiles aux sommets escarpĂ©s [
] Terres sans vĂ©gĂ©tation oĂč tout est mort [
] Vous ĂȘtes lĂ , seul, entre une plage dĂ©serte et les dunes abandonnĂ©es. »

    — Édouard Richer, Voyage pittoresque dans le dĂ©partement de la Loire-InfĂ©rieure, 1823[60].

    Et Gustave Grandpré ajoute en 1828 :

    « Aucune trace, aucun sentier n’indique la route, seulement des pas d’hommes, empreintes sur le sable dans toutes les directions, annoncent que le dĂ©sert est frĂ©quentĂ©. Autour de moi, rien qu’un affreux dĂ©sert. Des dunes entassĂ©es les unes sur les autres s’allongent Ă  perte de vue. Rien n’interrompt leur dĂ©sespĂ©rante uniformitĂ© ! »

    — Gustave GrandprĂ©, Promenade au Croisic, 1828[61].

    Le dĂ©sert dont il est question couvre 628 ha de dunes mouvantes d’Escoublac, bordĂ©es de marais salants, auxquels s’ajoutent 75 ha menaçant Le Pouliguen[V 3]. L’ensablement puis la disparition d’Escoublac[V 4], alliĂ©s au dĂ©cret du [62] prĂ©conisant la fixation des dunes dans tous les dĂ©partements maritimes, sont Ă  l’origine des travaux de plantation entrepris dĂšs 1818[V 3].

    Grandes Ă©tapes de la transformation
    du front de mer au XXe siĂšcle[AVAP 7] :

    • 1924 : Ă©largissement du boulevard de mer devant le futur casino ;
    • 1925 : construction du casino et des hĂŽtels Hermitage et Castel Marie-Louise ;
    • 1927 : rĂ©fection du boulevard de mer, crĂ©ation du « remblai » ;
    • 1929 : agrandissement de l'esplanade fleurie devant l'hĂŽtel Hermitage ;
    • annĂ©es 1950 : construction des premiers immeubles sur le front de mer ;
    • annĂ©es 1960 : densification du front de mer, dĂ©but de dĂ©molition
      des villas et hĂŽtels des boulevards Hennecart et Darlu.

    L'ordonnance royale du accorde au comte Donatien de Sesmaisons la concession de sable jusque-lĂ  appartenant Ă  l’État et portant sur les 628 ha sus-nommĂ©s[A 4]. Les premiĂšres rĂ©actions des habitants d’Escoublac sont brutales, ceux-ci dĂ©truisant systĂ©matiquement tous les semis pour sauvegarder leur libertĂ© de pĂąture[V 5]. Les premiĂšres plantations entreprises par MM. de Sesmaisons et Berthault durant la premiĂšre moitiĂ© du XIXe siĂšcle — pin maritime, chĂȘne vert, bouleau, frĂȘne, cyprĂšs dans un premier temps, puis peuplier, aulne, hĂȘtre, houx, if et acacia — sont complĂ©tĂ©es aprĂšs 1860 par la future forĂȘt domaniale d'Escoublac[AVAP 8]. Ce sont finalement 700 ha qui sont boisĂ©s Ă  partir de 1826, dans une dĂ©marche initiĂ©e par les pouvoirs publics, mais concĂ©dĂ©e Ă  des sociĂ©tĂ©s et Ă  des investisseurs[AVAP 8].

    L'arrivĂ©e du chemin de fer dans la commune constitue un autre Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de l'urbanisation de la zone. Une premiĂšre gare est ouverte en 1876 et la liaison avec Paris est achevĂ©e en 1879[AVAP 8]. Les entrepreneurs investissent immĂ©diatement pour crĂ©er, d’ouest en est, la future station balnĂ©aire ; Ă  l'ouest, le lotissement BenoĂźt est construit dĂšs 1876[Note 11]. L'initiative est bientĂŽt suivie, en 1878, par le lotissement de la sociĂ©tĂ© crĂ©Ă©e par Jules-Joseph Hennecart et Édouard Darlu Ă  proximitĂ© de la gare. L'actuelle avenue du GĂ©nĂ©ral-De Gaulle est dessinĂ©e et rejoint la cĂŽte sous le nom d'« avenue de la gare » ; une promenade de bord de mer et une estacade suivent rapidement[AVAP 10] - [Note 12]. En 1895, la compagnie fonciĂšre d’AndrĂ© Pavie construit Ă  son tour un lotissement Ă  proximitĂ© d’un Ă©tablissement spĂ©cialisĂ© dans le traitement de la tuberculose[Note 13]. En 1923 naĂźt le lotissement du Bois d’Amour, revendu en partie en 1925 Ă  Louis Lajarrige, dont la sociĂ©tĂ© immobiliĂšre trace les plans de l’actuelle La Baule-les-Pins[A 5] - [Note 14] - [Note 15].

    Durant la seconde partie du XIXe siĂšcle, les Ă©quipements indispensables Ă  une citĂ© balnĂ©aire viennent complĂ©ter le dĂ©veloppement de la ville. Il s’agit en particulier d’établissements de bains, du casino, du jardin anglais, du square, des cabines de plage et de villas aux styles nouveaux. En parallĂšle de nouvelles voies sont tracĂ©es, comme en 1880, le boulevard Darlu d'une largeur de 16 mĂštres[AVAP 12].

    La crise engendrĂ©e en France par le krach de 1929 oblige la station Ă  se diversifier et Ă  rechercher une densification, qu'elle trouve en se tournant en partie vers le tourisme de masse[65]. La densification est amplifiĂ©e par les mouvements de population engendrĂ©s par la destruction de Saint-Nazaire durant le second conflit mondial[65]. Si la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle voit la transformation d'un lieu de villĂ©giature chic et familial en station internationale[AVAP 13], la seconde moitiĂ© de ce mĂȘme siĂšcle consacre l'accĂšs des classes moyennes Ă  la rĂ©sidence secondaire[AVAP 14] ; on dĂ©nombre 855 rĂ©sidences secondaires en 1954 et 5 408 en 1970[AVAP 14].

    Les styles architecturaux

    Le patrimoine urbain et architectural de La Baule se caractérise par au moins trois niveaux qualitatifs et quantitatifs que sont les grands hÎtels, les villas chùteaux ou chalets et enfin, les immeubles et maisons urbaines[AVAP 15].

    Image externe
    Le Celtic-HÎtel, carte postale des années 1930.
    Les grands hĂŽtels

    C'est dĂšs 1886 qu'est construit l'hĂŽtel Mauspha dans le quartier BenoĂźt. Il est bientĂŽt suivi en 1896 par l'hĂŽtel de l'institut Verneuil, destinĂ© aux parents des enfants soignĂ©s Ă  l'institut. Ce dernier devient l'hĂŽtel Royal Ă  partir de 1902[F 1]. On doit Ă  Ferdinand MĂ©nard la transformation de La Baule en station internationale. Il construit le Ker Causette — un apĂ©ritif concert[AVAP 12] — et l'hĂŽtel Castel Marie-Louise, un manoir de style Belle Époque ; il est Ă  l'origine de la crĂ©ation du Tennis Club et, Ă  partir de 1925, de la construction de l'hĂŽtel Hermitage. Ce dernier hĂŽtel est un palace de style anglo-normand qui dispose de 240 chambres et appartements[AVAP 12]. L'infrastructure hĂŽteliĂšre continue de se dĂ©velopper Ă  marche forcĂ©e jusqu'Ă  la veille de la Seconde Guerre mondiale. En 1931, la citĂ© balnĂ©aire dispose de 180 Ă©tablissements hĂŽteliers. L'inauguration, cette mĂȘme annĂ©e, du palace Le Celtic est le point d'orgue de cette pĂ©riode fastueuse[AVAP 14].

    Les villas

    L’ensemble des villas — caractĂ©risĂ© soit par une implantation en front de mer ou sur une parcelle isolĂ©e avec un retrait d’alignement — affiche une multiplicitĂ© de styles qui se dĂ©clinent en quatre grandes familles : les courants historicistes, rĂ©gionalistes, du XXe siĂšcle et enfin rĂ©solument contemporains[AVAP 15].

    Le style historiciste qui, Ă  La Baule, se dĂ©veloppe au XIXe siĂšcle se montre Ă©clectique et d'inspiration nĂ©ogothique et mĂ©diĂ©vale. Les architectes Ferdinand MĂ©nard, Émile Le Bot, Georges DommĂ©e ou encore Georges Lafont — qui dessine notamment les plans de la villa Ker Vary en 1896[66], des halles en 1912[A 7] et de la villa Pax[67] — suivent les traces de Viollet-le-Duc[AVAP 16].

    C'est à partir des années 1920 que le courant régionaliste se développe, empruntant son inspiration aux styles anglo-normand, basque et landais[Note 16], breton, provençal[Note 17] et colonial, souvent sous forme de chalets[Note 18] ou de cottages[AVAP 17].

    « [Il] traduit le retour de l’homme Ă  une nature idĂ©alisĂ©e, qui s’incarne dans un imaginaire champĂȘtre, et donne lieu Ă  des dĂ©clinaisons de styles architecturaux d’inspiration vernaculaire, n’excluant pas les formes les plus osĂ©es du « kitsch » rural. La vie « rustique » comme un remĂšde Ă  la folie de la grande guerre. »

    — Ministùre de la Culture, Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) de La Baule-Escoublac : modification du , p. 37[AVAP 17].

    Le style dit « du XXe siÚcle » est décliné sous différents visages : Art nouveau, Art déco, Rationalisme, expressionnisme, futurisme[Note 19], Postmodernisme, Modernisme international[Note 20], maisons-terrasses et villas « paquebots »[Note 21] - [AVAP 18]. L'architecture du XXIe siÚcle à La Baule-Escoublac est caractérisée par un souci d'intégration dans l'environnement et par l'utilisation de matériaux naturels aux cÎtés d'une esthétique industrielle[AVAP 19].

    • Villas de La Baule-Escoublac, une mosaĂŻque de styles (sĂ©lection).
    • Vue en couleur d'un maison avec une tour surmontĂ©e d'un toit pointu en ardoises.
      La villa Bel Horizon (1932), d’inspiration mĂ©diĂ©vale[74]
    • Vue en couleur d'une maison anglo-normande aux boiseries extĂ©rieures rouges.
      La villa La Glorita (1925), d’inspiration anglo-normande, de l’architecte Adrien Grave[74].
    • Vue en couleur d'une maison couverte d'une toiture en chaume.
      Villa d'inspiration briĂšronne.
    • Vue en couleur du pignon d'une maison aux pans de bois verts, couverte d'ardoises.
      La villa La Voliùre, d’inspiration anglo-normande.
    • Vue en couleur d'une maison d'inspiration basque.
      La villa Etchola, d'inspiration basco-landaise.
    Les immeubles collectifs

    C’est principalement durant la seconde partie du XXe siĂšcle que les immeubles collectifs se dĂ©veloppent Ă  La Baule-Escoublac, concentrĂ©s essentiellement sur le front de mer[AVAP 20]. L’hĂ©bergement hĂŽtelier est, Ă  partir des annĂ©es 1950, supplantĂ© par la prĂ©fĂ©rence donnĂ©e au studio, agrĂ©mentĂ© d’une terrasse, d’un balcon ou d’une loggia face Ă  la mer. Le Bellevue Building, immeuble de 7 Ă©tages fait en 1928 figure de prĂ©curseur ; viennent ensuite Le Constellation (1959, dessinĂ© par Philippe Louis[75]), le Panorama et Les HĂ©liades (1960) et le Spendid (1962)[AVAP 21]. Le Santa Clara, Ă©galement nommĂ© « La Vague », Ă  la limite est avec Pornichet, date de 1979[AVAP 22] ; il est signĂ© de Pierre Doucet[76].

    À partir des annĂ©es 1980, les balcons se font plus transparents et les baies vitrĂ©es couvrent en totalitĂ© les façades, par l’utilisation du verre et du Plexiglas (marque dĂ©posĂ©e)[AVAP 22].

    Morphologie urbaine

    Plan différenciant les différents quartiers d'une ville balnéaire par des aplats de couleur.
    Morphologie de la commune.

    La commune de La Baule-Escoublac est une commune faisant partie de l’établissement public de coopĂ©ration intercommunale Cap Atlantique, de l’unitĂ© urbaine de Saint-Nazaire, de l’aire urbaine de Saint-Nazaire, de la zone d’emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie de cette mĂȘme commune[77]. Elle est principalement urbanisĂ©e sur deux secteurs, La Baule, station balnĂ©aire situĂ©e sur la baie du Pouliguen et le bourg d'Escoublac, le long de la RD 213 ou route bleue[78].

    Escoublac est le nom du village oĂč les habitants s'installent en 1779[AVAP 2] aprĂšs que le premier bourg a Ă©tĂ© enseveli par les dunes et abandonnĂ© en 1527[A 8]. Peu dense, la zone est essentiellement pavillonnaire.

    La morphologie urbaine est en grande partie hĂ©ritĂ©e des opĂ©rations de lotissement du XIXe siĂšcle. Les cahiers des charges mis en place Ă  partir de 1877 fixent en effet les rĂšgles d’implantation des villas et de cession Ă  la commune d’espaces destinĂ©s Ă  la crĂ©ation de jardins publics, la part des espaces libres et boisĂ©s au sein des lotissements — au moins un quart de la surface totale du lotissement —, la taille minimale des parcelles et les essences vĂ©gĂ©tales dans les espaces publics[AVAP 23].

    La richesse du patrimoine architectural, urbain et paysager a justifiĂ© la mise en Ɠuvre d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), crĂ©Ă©e par l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du [AVAP 24]. Cet outil a ensuite Ă©tĂ© transformĂ© en aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), servitude d'utilitĂ© publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bĂąti et des espaces »[79] et instituĂ©e par la loi Grenelle II du [80]. RĂ©sultant de ce dispositif, trois secteurs sensibles, nĂ©cessitant une protection, ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s. Il s’agit du secteur urbain du « quartier des villas », du front de mer et enfin, d’un Ăźlot non bĂąti, avenue de la Mer, destinĂ© Ă  accueillir un ensemble hĂŽtelier liĂ© Ă  un projet de balnĂ©othĂ©rapie[AVAP 24].

    La bande littorale

    La bande littorale, d'une profondeur de 200 Ă  800 m sur une longueur de km est entiĂšrement urbanisĂ©e. Elle comprend le front de mer et le quartier des villas[AVAP 25]. Le front de mer se prĂ©sente en une bande de 30 Ă  80 m de large, longue de km ; il couvre un peu moins de 2 % de la superficie communale. Son architecture est caractĂ©risĂ©e par la prĂ©sence d'une majoritĂ© d’immeubles d’habitations collectives — datant pour l’essentiel de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle — et de quelques villas anciennes[AVAP 26].

    Le quartier des villas couvre prÚs de 18 % du territoire communal. Il se développe progressivement, sous la forme de lotissements, à partir du XIXe siÚcle[AVAP 25]. Il intÚgre une pinÚde, en grande partie en domaine privé[AVAP 27].

    Les quartiers urbains

    Vue en couleur d’une allĂ©e bordĂ©e de pins.
    L'allée cavaliÚre.

    Le centre-ville de La Baule s'articule autour du marché, des avenues du Général-de-Gaulle et du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, de la mairie, de la gare et de la grande poste. Il respecte la structure des anciens lotissements de MM. Hennecart et Darlu datant de 1878[AVAP 28].

    Le quartier de la plage Benoßt est situé à l'ouest du centre-ville. Il s'étend jusqu'au port de La Baule-Escoublac - Le Pouliguen. Les grands hÎtels, l'Hermitage BarriÚre, le Royal-Thalasso, le Castel Marie-Louise et le Majestic[Note 22] - [Note 23], y sont implantés, ainsi que le casino et le centre des congrÚs Atlantia.

    Les quartiers du nord-ouest sont reliĂ©s au centre-ville par le pont du boulevard du Docteur-Chevrel qui se termine au rond-point de la place des Salines. Tout prĂšs commence la piste cyclable Ă©tablie sur le parcours de l'ancienne ligne de chemin de fer de La Baule Ă  GuĂ©rande. À l'ouest se trouve le quartier des Salines, avec la zone commerciale des Salines, situĂ©e sur le territoire de GuĂ©rande. Dans le secteur baulois (rue des Salines, rue des Floralies), se dressent quelques bĂątiments publics (salle des fĂȘtes, salle omnisports, MJC, boulodrome, locaux centraux de la communautĂ© d'agglomĂ©ration de la Presqu'Ăźle de GuĂ©rande Atlantique) et un quartier rĂ©sidentiel, notamment la citĂ© des Floralies. Ce quartier dispose d'une passerelle cyclable pour l'accĂšs au centre-ville. À l'est, le long de la voie ferrĂ©e, sont situĂ©s les Ă©quipements collectifs de la rue Jean-Mermoz : le cimetiĂšre, un poste EDF, un poste GDF, les ateliers communaux. Un peu plus au nord se trouvent le quartier de Beslon (commune de GuĂ©rande), la zone industrielle de Beslon, la dĂ©chĂšterie de La Baule-Escoublac, l'Ă©tang de PrĂ©marĂ© prĂšs duquel il y avait dans l'aprĂšs-guerre une citĂ© de logements provisoires qui a Ă©tĂ© supprimĂ©e aprĂšs la construction des immeubles de la citĂ© des Rochers[82]. Le secteur du Garden Tennis est constituĂ© de lotissements qui se sont crĂ©Ă©s autour de l'ancienne gare. Il regroupe les quartiers Saint-Clair, de l’Hallali et celui des prĂ©noms fĂ©minins[AVAP 29].

    Le quartier — anciennement village d'Escoublac — au nord-est du centre-ville, jouxte Saint-AndrĂ©-des-Eaux, GuĂ©rande et La Baule-les-Pins dont il est sĂ©parĂ© par la forĂȘt d'Escoublac.

    La Baule-les-Pins est un quartier plus rĂ©sidentiel situĂ© Ă  l'est de La Baule-Centre. On y trouve un axe commerçant, l'avenue Louis-Lajarrige — qui menait autrefois Ă  la gare maintenant dĂ©classĂ©e — (seule une halte SNCF pour les TER a Ă©tĂ© conservĂ©e), la place des Palmiers au tracĂ© en Ă©toile, le rond point de Rennes, le parc des Dryades et la piscine municipale. Le quartier est contenu Ă  l’ouest par l’allĂ©e dite « cavaliĂšre », longue de 2 km, Ă©pine dorsale plantĂ©e d'arbres en son milieu, d’oĂč part un rĂ©seau de voiries tertiaires. Il correspond Ă  l’ancien lotissement du Bois d’Amour[AVAP 29]. Le quartier se distingue par des avenues larges et des parcelles de grande taille avec des villas respectant un alignement prĂ©cis. La topographie n’a pas Ă©tĂ© modifiĂ©e ou aplanie[AVAP 29].

    Le quartier du GuĂ©zy — « La Baule-est » sur certains panneaux de signalisation — est un secteur urbanisĂ© situĂ© au nord de la voie ferrĂ©e Nantes-Le Croisic et Ă  l'est de la forĂȘt d'Escoublac et de l'aĂ©rodrome de La Baule-Escoublac. Ce secteur, assez peu structurĂ© avec sa mairie annexe-agence postale avenue Saint-Georges[M 2], sa maison de quartier[83], son groupe scolaire primaire et le collĂšge Éric-Tabarly Ă©loignĂ©s les uns des autres, est principalement rĂ©sidentiel. Son pĂŽle commercial est le quartier de la gare de Pornichet. Le versant de la dune a connu une urbanisation balnĂ©aire dĂšs l'avant-guerre (villas), mais de niveau plus modeste qu'Ă  La Baule-les-Pins. L'urbanisation rĂ©cente (lotissements) sur le plateau a absorbĂ© d'anciens hameaux (NĂ©rac, la Ville Halgand, Cuy, la Ville aux FĂšves, la Ville Massonnet) et atteint au dĂ©but du XXIe siĂšcle ceux de BrĂ©dĂ©rac et du parc Nicol[84].

    Les quartiers ruraux

    Ils sont constituĂ©s par un bocage ancien, la forĂȘt d’Escoublac, une frange urbaine et l’aĂ©rodrome d’Escoublac. Le bocage recouvre prĂšs de la moitiĂ© du territoire de la localitĂ©, au nord de la route dite d’Escoublac[AVAP 26]. Le domaine de Lesnerac, au nord-est de la commune, fait partie de ce bocage, tout comme le domaine de la Saudraie (Sauldraie ou Sauldraye) au nord de la RD 213[AVAP 30]. Le bocage est un secteur agropastoral oĂč l'urbanisation se limite Ă  quelques exploitations agricoles isolĂ©es[AVAP 31].

    La frange urbaine est constituĂ©e des espaces urbanisĂ©s situĂ©s entre la RD 213 et la voie de chemin de fer, s’étendant sur prĂšs de 25 % du territoire de la commune. Il s’agit d'un tissu hĂ©tĂ©rogĂšne peu boisĂ© qui regroupe le bourg d’Escoublac et sa pĂ©riphĂ©rie[AVAP 31].

    À l’est de cet ensemble et au sud de la RD 392 se trouve l’aĂ©rodrome d’Escoublac, reprĂ©sentant 3 % du territoire de la commune. Il est entourĂ© d'un cordon trĂšs boisĂ©[AVAP 32].

    La forĂȘt d’Escoublac, au sud-est de l’aĂ©rodrome et au nord de la voie ferrĂ©e, s’étend sur une surface Ă©quivalente Ă  celle de l’aĂ©rodrome. Elle est constituĂ©e en majoritĂ© de pins — Pin maritime (Pinus pinaster), Pin d’Alep (Pinus halepensis), Pin laricio de Corse (Pinus nigra var.' corsicana) — mais Ă©galement de CyprĂšs de Lambert (Cupressus macrocarpa) et de chĂȘnes verts (Quercus ilex)[AVAP 32].

    Statistiques actuelles

    En 2014, le nombre total de logements dans la commune Ă©tait de 22 133, alors qu'il Ă©tait de 21 631 en 2009[Insee 1]. Parmi ces logements, 36,8 % Ă©taient des rĂ©sidences principales, 58,4 % des rĂ©sidences secondaires et 4,8 % des logements vacants. Ces logements Ă©taient pour 39,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 59,2 % des appartements[Insee 1].

    La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 71,2 %, en progression par rapport à 2009 (70,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 4,3 % contre 5,2 %, leur nombre étant en forte diminution, 352 contre 437[Insee 2]. Des statistiques précédentes, il ressort que l'habitat en 2014 est majoritairement collectif, et que les logements individuels sont une minorité.

    La commune ne respecte pas la loi SRU (elle ne compte que % de logements sociaux) et subit donc des amendes importantes, et majorĂ©es, Ă  hauteur d'environ 800 000 euros en 2022[85] - [86].

    Planification de l'aménagement

    Dans le cadre de sa politique d'amĂ©lioration des accĂšs routiers, La Baule-Escoublac fait l’objet d’un projet de pĂŽle d'Ă©changes multimodal (PEM), (initiĂ© par l'État, la rĂ©gion des Pays de la Loire, les conseils dĂ©partementaux de la Loire-Atlantique et du Morbihan, la SNCF et RĂ©seau ferrĂ© de France (RFF), Cap Atlantique et la ville). Ce projet est menĂ© par Cap Atlantique et la commune, et vise Ă  favoriser les transports en commun et les « circulations douces », Ă  amĂ©liorer les conditions de circulation automobile et Ă  rehausser la qualitĂ© esthĂ©tique du quartier concernĂ©. À terme c'est l'ensemble du quartier de la gare qui doit bĂ©nĂ©ficier d'une restructuration[87].

    La mairie de La Baule-Escoublac est confrontĂ©e Ă  un problĂšme de saturation des cimetiĂšres existants et de contraintes hydrogĂ©ologiques entravant les inhumations en pleine terre. Depuis 1996 le projet d'un cimetiĂšre paysager existe, la mairie a rĂ©servĂ© une parcelle lors de la rĂ©vision du plan d'occupation des sols en 1999, et le conseil municipal a approuvĂ© sa dĂ©finition technique en 2002. La zone choisie couvre 11,5 hectares et est situĂ©e Ă  l'est du bourg d'Escoublac, entre la route bleue et l'aĂ©rodrome[M 3].

    Le plan d'occupation des sols (PLU) de la localitĂ©, qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par les dĂ©libĂ©rations du conseil municipal du et dont la rĂ©vision a Ă©tĂ© soumise lors de la rĂ©union du conseil municipal du [M 4], est encadrĂ© par des contraintes fortes. Celles-ci proviennent essentiellement de la rĂ©glementation qui interdit les constructions nouvelles hors des espaces dĂ©jĂ  urbanisĂ©s de la commune — loi relative Ă  l'amĂ©nagement, la protection et la mise en valeur du littoral de 1986 dite loi littoral[88] —, des dĂ©cisions prises Ă  la suite de la tempĂȘte Xynthia, qui interdisent toute construction dans des zones oĂč la hauteur du sol est infĂ©rieure Ă  3,20 mĂštres, et enfin d’un schĂ©ma directeur des eaux pluviales, datant de , qui limite l’urbanisation dans des bassins versants fragiles telle celui de La Torre[89] - [M 4].

    La Baule-Escoublac est intĂ©grĂ©e au schĂ©ma de cohĂ©rence territoriale (SCOT) arrĂȘtĂ© par la communautĂ© d'agglomĂ©ration de la Presqu'Ăźle de GuĂ©rande Atlantique le [S 1] ; le SCOT est en cours de rĂ©vision afin de s'adapter aux lois Grenelle et devrait rendre ses conclusions courant 2020[S 1].

    RĂ©seau routier

    Carte en couleurs des principales voies de communication.
    Carte des principales voies de communication

    La ville de La Baule-Escoublac est desservie par la route dĂ©partementale 213 (RD 213) surnommĂ©e la Route bleue. Cette dĂ©partementale reliant Les Moutiers-en-Retz Ă  GuĂ©rande constitue un axe majeur qui longe une grande partie du littoral de la Loire-Atlantique. Elle conclut l’extrĂ©mitĂ© ouest de la route nationale 171 transfĂ©rĂ©e au dĂ©partement par l’acte II de la dĂ©centralisation[S 2] - [Note 24]. En 2011, le trafic moyen annualisĂ© de cette portion de route bidirectionnelle 2x2 voies s’élĂšve Ă  15 000 vĂ©hicules par jour, Ă  comparer aux 30 000 vĂ©hicules journaliers Ă  la sortie de Saint-Nazaire[S 2]. La ville est aussi traversĂ©e par la route dĂ©partementale 92, formĂ©e par les avenues du MarĂ©chal-De-Lattre-de-Tassigny, du Bois-d'Amour, de l'Étoile et du Rhuys, permettant de relier Le Pouliguen Ă  Pornichet via le centre de La Baule et de desservir la gare[36].

    Vue en couleur d'un port de plaisance peuplé de voiliers.
    Le pont qui prolonge l'avenue de Chamsavin en direction du Pouliguen, en arriĂšre-plan du port de plaisance.

    L'avenue Charles-De-Gaulle et l'avenue Lajarrige, perpendiculaires aux RD 213 et RD 92, constituent les principales rues commerçantes de La Baule[90]. Elles aboutissent toutes les deux aux boulevards longeant le front de mer[36].

    Deux ponts relient la localitĂ© au Pouliguen. Le premier remplace en 1853 le bac qui traversait l’étier du Pouliguen au niveau de l’avenue De Lattre. Il s’agit Ă  l’origine d'un pont fixe avec travĂ©e mobile pour permettre le passage des bateaux[A 9]. Il demeure Ă  pĂ©age jusqu’à son rachat par le dĂ©partement le . Il est Ă©largi en 1933, l’arche mobile ayant Ă©tĂ© dĂ©saffectĂ©e Ă  partir de 1926[A 9]. Un second pont se dresse face Ă  l’avenue de Champsavin ; il est ouvert Ă  la circulation le [A 9].

    La ville est desservie par le dispositif Vélocéan, itinéraire cyclable de type véloroute du département de la Loire-Atlantique permettant de découvrir le littoral atlantique[91].

    RĂ©seau ferroviaire

    Affiche publicitaire en couleur de 1896 ventant les plages de Bretagne.
    Affiche de la Compagnie du chemin de fer de Paris Ă  OrlĂ©ans, avec un arrĂȘt Ă  Escoublac-la-Baule (1896).

    La Baule-Escoublac possÚde deux gares : La Baule-Escoublac située à la Baule et La Baule-les-Pins implantée à l'est de la ville. Elles sont traversées par la ligne Saint-Nazaire - Le Croisic en prolongement de la grande radiale en provenance de Tours[92].

    Le premier train s'arrĂȘte dans la gare de La Baule-Escoublac le , date de la mise en service des lignes de Saint-Nazaire au Croisic et d’Escoublac-La BĂŽle (la graphie au pour Baule n’est dĂ©finitivement choisie qu’en 1896[93]) Ă  GuĂ©rande[94]. La gare est due aux architectes Adrien Grave et Roger Pons[95]. La ligne est cĂ©dĂ©e par l'État Ă  la Compagnie du chemin de fer de Paris Ă  OrlĂ©ans par une convention signĂ©e entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvĂ©e par une loi le suivant[96]. La premiĂšre ligne emprunte une voie qui longe la plage[A 10]. Guillaume Apollinaire qui habite la villa Printania du 22 au Ă©crit[97] :

    « [
] Nous sommes tout au bout du pays et ce pays est pour ainsi dire sans rues [
] le chemin de fer est tout prĂšs et le premier train me rĂ©veille Ă  sept heures du matin [
]. »

    — Lettre d’Apollinaire d’[A 11].

    En 1885, aprĂšs le dĂ©veloppement de la station balnĂ©aire, il est envisagĂ© la crĂ©ation d'une ligne Ă  voie Ă©troite de 0,60 m entre Le Pouliguen et Pornichet[98]. Le la ligne est mise en place entre le Pouliguen et La Baule-Escoublac, puis prolongĂ©e le jusqu'Ă  Pornichet. La ligne surnommĂ©e « Trait d'Union » ferme en 1902 pour ĂȘtre remplacĂ©e par des bus l'annĂ©e suivante[98]. Le un second service de tramway est mis en place sur une nouvelle voie, l'ancienne Ă©tant supprimĂ©e avec la mise en place des remblais. SurnommĂ©e Navette, cette nouvelle ligne dĂ©bute devant la villa Suser au Pouliguen et s'achĂšve Ă  l'hĂŽtel Robert Ă  La Baule-Escoublac[99]. Le service est dĂ©finitivement fermĂ© le [98].

    La décision ministérielle décidant de la déviation de la ligne de chemin de fer et du déplacement de la gare date du . Le ministre des Travaux, André Tardieu inaugure les nouvelles réalisations, ligne et gare, le [A 11].

    La gare de La Baule-Les Pins, crĂ©Ă©e pour desservir le nouveau lotissement qui a entraĂźnĂ© le dĂ©placement de ligne ferroviaire, est l’Ɠuvre de l’architecte Fernand Colin. Elle est de style anglo-normand[100]. La Baule-Les Pins est une halte voyageurs du rĂ©seau TER Pays de la Loire, desservie par des trains express rĂ©gionaux de la relation Nantes - Saint-Nazaire - Le Croisic (ligne 01)[101].

    Le est mise en service la ligne TGV Paris-Nantes-Le Croisic permettant de relier La Baule-Escoublac Ă  Nantes en une heure et Paris en trois heures. La gare de La Baule-Escoublac connaĂźt en Ă©tĂ© un accroissement de 25 Ă  40 % du trafic d’hiver[S 3]. Cette ligne ferroviaire est parcourue en 2011 par 12 Ă  13 trains par jour, TGV compris dans chaque sens de Nantes au Croisic[S 4]. Une Ă©tude de 2005, menĂ©e pour la DRE des Pays de Loire et la DDE 44, et titrĂ©e « les gares ferroviaires comme leviers de projet de territoire », met en relief le potentiel du TER et la nĂ©cessitĂ© d’un amĂ©nagement urbain autour des gares de La Baule-Escoublac et du Croisic, dans la perspective de la construction d’une intermodalitĂ©[S 5].

    • Les deux gares de la station balnĂ©aire.
    • Vue sĂ©pia d'un bĂątiment d'inspiration anglo-normande.
      La gare de La Baule-les-Pins, dans les années 1930.
    • Vue en couleur d'une gare en arriĂšre-plan d'un parking.
      La gare de La Baule-Escoublac (2009).

    Transport en commun routier

    La Baule-Escoublac ne possĂšde pas de rĂ©seau de transport en commun qui lui soit propre mais est desservie par les cars dĂ©partementaux du rĂ©seau Lila de la presqu'Ăźle guĂ©randaise. Depuis , quatre lignes du nouveau rĂ©seau Lila Presqu'Île traversent la commune ; l'une relie GuĂ©rande Ă  La Baule (ligne 1), une autre permet de rejoindre Le Croisic (ligne 6), la ligne 4 relie La Baule Ă  La Turballe et Piriac-sur-Mer, une autre ligne enfin assure la jonction de la commune avec Pornichet et Saint-Nazaire (ligne L13, mutualisĂ©e avec le rĂ©seau STRAN de la CARENE)[102]. La ligne 20 assure des dĂ©placements Ă  l'intĂ©rieur des limites de la commune[103].

    Transport aérien

    La ville possĂšde un aĂ©rodrome situĂ© Ă  l'est de la commune (code IATA : LBY ‱ code OACI : LFRE). Il est gĂ©rĂ© par le syndicat intercommunal de La Baule-Escoublac - Pornichet - Le Pouliguen[104]. Il s'agit d'un aĂ©rodrome ouvert Ă  la circulation aĂ©rienne publique (CAP)[105] - [Note 25].

    Cet aĂ©rodrome naĂźt en 1917 pour les besoins de l’armĂ©e qui y stationne l’escadrille cĂŽtiĂšre 484 et trois hangars Bessonneau[A 12]. Le premier vol entre Paris (Le Bourget) et Escoublac a lieu le et cette liaison postale va durer jusqu’au [A 13] - [Note 26]. En 1926, les Ateliers et Chantiers de la Loire, alors fabricants d’avions militaires, achĂštent les 18 ha de l'ancien terrain d’aviation[A 13]. L’aĂ©ro-club est crĂ©Ă© en et le syndicat intercommunal — regroupant les intĂ©rĂȘts de La Baule-Escoublac, Pornichet et Le Pouliguen — le [A 13]. L’arrĂȘtĂ© du ministĂšre de l’Air du ouvre l’aĂ©rodrome Ă  la circulation aĂ©rienne publique. Le , Air France inaugure une liaison directe et rĂ©guliĂšre La Baule - Paris - Londres[108] - [109]. L’aĂ©rodrome s’appelle dĂ©sormais « aĂ©rodrome Maurice-Morin »[A 14]. Cette ligne est interrompue en 1955 et l’aĂ©rodrome est alors classĂ© « aĂ©rodrome saisonnier sur demande » puis, Ă  partir de « aĂ©roport international dotĂ© d’un service saisonnier de douane, police et de santĂ©[A 14] ».

    • L'aĂ©rodrome de La Baule-Escoublac (sĂ©lection).
    • Feuillet publicitaire annonçant une liaison aĂ©rienne Ă  partir de Paris vers La Baule.
      Feuillet publicitaire pour la ligne Paris-La Baule par Air France (1939).
    • Vue en couleur d'un panneau routier indiquant l'entrĂ©e de l'aĂ©rodrome de La Baule - CĂŽte d'Amour.
      Entrée de l'aérodrome de La Baule - CÎte d'Amour.
    • Vue en couleur d'un bĂątiment cubique blanc et bleu, surmontĂ© d'une tour. En premier plan se dressent des buissons.
      Club-house et tour de contrÎle de l'aérodrome de La Baule-Escoublac en mai 2017.

    Risques naturels et technologiques

    La commune est soumise aux risques majeurs suivants : inondation (submersion marine), feu de forĂȘt, tempĂȘte et grain (vent), sĂ©isme et transport de matiĂšres dangereuses[110]. Afin de pouvoir faire face aux catastrophes de maniĂšre efficace, la commune a arrĂȘtĂ© le un plan communal de sauvegarde (PCS) qui fixe l’organisation nĂ©cessaire Ă  la diffusion de l’alerte, prĂ©cise des consignes de sĂ©curitĂ©, recense les moyens disponibles et dĂ©finit la mise en Ɠuvre des mesures d’accompagnement et de soutien de la population. Ainsi le PCS prĂ©voit la mobilisation de 250 agents communaux sur 300 et de la quasi-totalitĂ© des Ă©lus qui doivent se rĂ©fĂ©rer Ă  des fiches rĂ©flexes pour le pilotage des actions[111] - [M 5]. Afin d'informer la population sur ces risques majeurs, la commune a Ă©laborĂ© et diffusĂ© en 2011 un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM)[D 1].

    Inondations

    Les inondations qui peuvent se produire Ă  La Baule sont essentiellement de type submersion marine, par pĂ©nĂ©tration des eaux marines par l'Ă©tier du Pouliguen dĂ©bouchant dans la baie de La Baule, Ă  l'ouest de la commune. Selon l’orientation, la puissance des vents et la pression atmosphĂ©rique, une tempĂȘte est en effet susceptible d’entraĂźner une Ă©lĂ©vation exceptionnelle du niveau de l’ocĂ©an (surcote marine) qui, venant s’ajouter Ă  une marĂ©e de fort coefficient, peut entraĂźner ponctuellement la submersion de terrains gĂ©nĂ©ralement Ă  l’abri de ce phĂ©nomĂšne[112] - [D 2]. C'est en particulier ce qui s'est passĂ© lors de la tempĂȘte Xynthia du qui a fait 47 morts et occasionnĂ© d'importants dĂ©gĂąts sur l’ensemble de la cĂŽte Atlantique. À La Baule, des surverses se sont produites sur les digues de protection de l'Ă©tier du Pouliguen et ont touchĂ© principalement les secteurs du palais des congrĂšs d'Atlantia et du centre Ă©questre[D 3] - [S 1].

    Le risque d'inondation est pris en compte dans l'amĂ©nagement du territoire de la commune par le biais du plan de prĂ©vention des risques du littoral (PPRL) de la presqu’üle guĂ©randaise - Saint-Nazaire qui a Ă©tĂ© prescrit en , Ă  la suite prĂ©cisĂ©ment de la tempĂȘte Xynthia[113], approuvĂ© le puis rectifiĂ© le [114]. Le PPRL s'impose au plan local d'urbanisme de la ville (PLU) qui doit conditionner les autorisations de construire selon les risques et le plan de zonage dĂ©fini. Certains quartiers, en zone rouge ou orange, deviennent inconstructibles et des dispositions imposent pour certaines habitations existantes la rĂ©alisation d'une piĂšce-refuge[115] - [116].

    ParallĂšlement, en application de la directive inondation du qui vise Ă  crĂ©er un cadre commun permettant d'Ă©valuer et de rĂ©duire les risques d'inondation sur le territoire de l'Union europĂ©enne[117], une Ă©valuation du risque d'inondation a Ă©tĂ© entreprise en France en 2011 au niveau de chaque bassin hydrographique dont le bassin Loire-Bretagne et a permis de dresser une cartographie des diffĂ©rentes zones inondables. Sur le bassin Loire-Bretagne, 20 territoires Ă  risques importants d'inondation (TRI) ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s par le prĂ©fet coordonnateur de bassin le [118] - [119]. Pour le dĂ©partement de la Loire-Atlantique, deux TRI ont Ă©tĂ© retenus : celui de Saint-Nazaire – Presqu’üle de GuĂ©rande (8 communes dont La Baule-Escoublac)[120] et celui de Nantes (11 communes)[121]. Dans ce cadre une stratĂ©gie locale de gestion du risque d’inondation (SLGRI) a Ă©tĂ© dĂ©finie dĂ©bouchant sur un Programme d’actions de prĂ©vention des inondations dĂ©nommĂ© « PAPI du littoral de Cap Atlantique » approuvĂ© par le Conseil communautaire de la CA Cap Atlantique le [S 6] et labellisĂ© au niveau national par la commission mixte inondation le [122] - [123]. Une des actions consiste en un important renforcement des digues de l'Ă©tier du Pouliguen sous maĂźtrise d'ouvrage du SIVU du port de pĂȘche et de plaisance[S 7].

    Six arrĂȘtĂ©s reconnaissant l'Ă©tat de catastrophe naturelle ont Ă©tĂ© pris pour la commune de La Baule-Escoublac Ă  la suite d'inondations entre 1988 et 2016 et un pour chocs mĂ©caniques liĂ©s Ă  l'action des vagues (Xynthia en 2010)[110].

    Autres risques

    Les espaces boisĂ©s reprĂ©sentent environ 475 hectares sur la commune de La Baule-Escoublac, soit prĂšs de 17 % du territoire communal et sont soumis Ă  l'alĂ©a feu de forĂȘt. Plus du tiers de ces espaces se localisent dans la partie sud de la commune, c’est-Ă -dire sur la bande littorale urbanisĂ©e, accentuant le risque de dĂ©parts de feux[D 4].

    Le risque de mouvements de terrain consĂ©cutifs Ă  la sĂ©cheresse est dĂ» Ă  des phases de retrait-gonflement des argiles pouvant fragiliser les fondations des bĂątiments[124]. La partie nord de la commune est en alĂ©a moyen[125]. Un arrĂȘtĂ© reconnaissant l'Ă©tat de catastrophe naturelle a Ă©tĂ© pris pour la commune en 1989 pour une problĂ©matique de mouvements de terrains[110].

    Les alĂ©as climatiques pouvant affecter la commune sont des Ă©pisodes de tempĂȘtes venteuses (vents dĂ©passant 89 km/h). Plusieurs tempĂȘtes ont marquĂ© la commune : le , le 31 dĂ©cembre 1978, le 15 octobre 1987 et Xynthia le 28 fĂ©vrier 2010[D 5].

    La plage situĂ©e au fond de la baie du Pouliguen est l'objet d'une forte Ă©rosion en partie centrale et d'un engraissement aux extrĂ©mitĂ©s, justifiant la dĂ©cision prise par la mairie de La Baule-Escoublac de procĂ©der Ă  un rechargement massif de sable, entrepris depuis 2004[126] - [127]. Un rĂ©ensablement de 220 000 m3 a Ă©tĂ© effectuĂ© en 2005[128] ; chaque annĂ©e, 10 000 Ă  15 000 m3 de sable sont rechargĂ©s sur les plages de La Baule et de Pornichet[129] ; en 10 ans prĂšs de 80 000 m3 de sĂ©diments ont disparu, se dĂ©plaçant, principalement sur le banc dit « des Chiens », au large du Pouliguen[127]. En 2016, un projet de l'entreprise Ecoplage propose de drainer sur un kilomĂštre le sable de la plage, afin de stopper l'Ă©rosion. L'eau rĂ©cupĂ©rĂ©e serait rĂ©utilisĂ©e pour les bassins du centre aquatique Aquabaule en construction[130].

    La Baule est située dans une zone de sismicité de niveau 3, qualifié de « modéré », sur une échelle qui en comporte 5, ce qui implique des contraintes constructives pour de nombreuses habitations[D 6].

    Enfin la commune est soumise au risque de transport de matiĂšres dangereuses (TMD), consĂ©cutif Ă  un accident se produisant lors du transport de telles matiĂšres. Les secteurs concernĂ©s sont ceux situĂ©s aux abords de voies routiĂšres importantes — la route bleue (RN 171 Ă  l’est qui continue en RD 99 Ă  la hauteur d’Escoublac) et l’avenue MarĂ©chal de Lattre de Tassigny ou canalisations comme le gazoduc « Étoile du matin » au sud de la commune et la canalisation d’hydrocarbures « Meulin – Donges » au nord. Le transport de matiĂšres dangereuses par voie maritime menace aussi particuliĂšrement la commune. Le naufrage du pĂ©trolier Erika le occasionne ainsi une pollution massive du littoral Atlantique dĂ©partemental et en particulier de la plage de La Baule[D 7] - [131] - [132].

    Qualité de l'environnement

    L'urbanisation du territoire et les activités humaines ont un impact sur l'environnement et contribuent à la dégradation de la qualité des eaux, des sols, de l'air ou génÚrent des nuisances comme le bruit. Différentes mesures de planification, de prévention ou de protection permettent de limiter cet impact ou d'améliorer la qualité de l'environnement.

    Eau

    La gestion de l’eau, soumise Ă  une lĂ©gislation nationale et Ă  des directives europĂ©ennes, se dĂ©cline par bassin hydrographique. La Baule-Escoublac est situĂ©e dans le bassin Loire-Bretagne. Chaque bassin Ă©labore un document de planification dans le domaine de l’eau, le schĂ©ma directeur d'amĂ©nagement et de gestion des eaux (SDAGE), faisant un Ă©tat des lieux et visant Ă  atteindre un objectif de qualitĂ© des eaux Ă  un horizon donnĂ© en mettant en place certaines mesures et dĂ©bouchant sur un programmes d'actions opĂ©rationnel territorialisĂ© (PAOT)[133]. Le premier SDAGE Loire-Bretagne est Ă©laborĂ© en 1996, puis rĂ©visĂ© en 2009 (pĂ©riode 2010-2015) puis en 2015 (pĂ©riode 2016-2021)[134]. Il est dĂ©clinĂ© au sein de schĂ©mas d'amĂ©nagement et de gestion des eaux (SAGE), des outils de planification au pĂ©rimĂštre plus restreint. La commune fait partie du « SAGE Estuaire de la Loire » approuvĂ© le [S 8] - [S 9]. L'atlas interactif de l'Ifremer permet de connaĂźtre l'Ă©tat des eaux cĂŽtiĂšres au large de la commune qui est qualifiĂ© de « moyen »[135] - [136]. Les risques de pollution des eaux identifiĂ©s par la communautĂ© d’agglomĂ©ration rĂ©sultent principalement du ruissellement non maĂźtrisĂ© des eaux pluviales sur les surfaces urbanisĂ©es, entraĂźnant la concentration rapide des eaux souillĂ©es vers les communes situĂ©es en position aval et les exutoires en mer, altĂ©rant ainsi les marais salants, les zones conchylicoles[137] et l'estran. Le rĂ©seau d'assainissement des eaux usĂ©es connaĂźt par ailleurs des problĂšmes d'Ă©tanchĂ©itĂ© entre eaux pluviales et eaux usĂ©es, polluant aussi ces milieux rĂ©cepteurs[S 10].

    La qualité des eaux de baignade de la commune est, quant à elle, mesurée par l'agence régionale de santé (ARS)[138] en trois points différents de la cÎte de la station[M 6]. Depuis 1997, des contaminations bactériologiques sont ponctuellement relevées[S 11].

    Air

    Depuis 2017, l’Agence europĂ©enne pour l'environnement (AEE) et la Commission europĂ©enne publient une carte interactive qui permet aux utilisateurs de suivre heure par heure la qualitĂ© de l'air en Europe. Ce nouveau service est rĂ©alisĂ© sur la base de mesures provenant de plus de 2 000 stations de surveillance de qualitĂ© de l’air en Europe[139]. Concernant La Baule-Escoublac, la station de mesure la plus proche se trouve Ă  Pornichet et est gĂ©rĂ©e par Air Pays de Loire[140] - [141] - [142].

    Sols

    L’inventaire Basias qui conserve la mĂ©moire des « anciens sites industriels et activitĂ©s de service » relĂšve 32 sites sur le territoire de la localitĂ©[S 12]. L’inventaire Basol, qui identifie les « sites et sols polluĂ©s ou potentiellement polluĂ©s appelant une action des pouvoirs publics, Ă  titre prĂ©ventif ou curatif », rĂ©pertorie le site EDF-GDF de La Baule-Escoublac, situĂ© avenue Alsace-Lorraine[Note 27].

    Bruit

    Sur le territoire de la communautĂ© d’agglomĂ©ration Cap Atlantique, les infrastructures de transport Ă  fort trafic constituent les principales sources de nuisances sonores[S 13]. À ces axes routiers, au nombre desquels compte la route nationale RN 171 qui dessert La Baule-Escoublac entre Saint-Nazaire et GuĂ©rande, s’ajoute l'aĂ©rodrome de La Baule-Escoublac et ses 20 000 mouvements par an[S 14] ; ce dernier n’a pas fait l’objet d’un plan d'exposition au bruit (PEB), mais une dĂ©marche de concertation a Ă©tĂ© lancĂ©e accompagnĂ©e en de la signature d'une charte de bonne conduite associant aĂ©rodrome, sous-prĂ©fecture, municipalitĂ©, associations et riverains[143].

    Toponymie

    Le nom de la commune : d'Escoublac Ă  La Baule-Escoublac

    La commune a porté successivement les noms d'« Escoublac », puis d'« Escoublac-La Baule » à partir de 1925, enfin de « La Baule-Escoublac » à partir de 1962.

    DĂšs la fin du XIXe siĂšcle, « La Baule » est le nom le plus connu de la station balnĂ©aire d'Escoublac : en effet, les estivants y arrivant Ă  Escoublac descendent dans une gare nommĂ©e « Gare de la Baule » (le lieudit oĂč elle a Ă©tĂ© construite), ce qui a trĂšs vite occultĂ© le nom d'Escoublac pour la plupart des touristes.

    Le , la commune est classĂ©e en « station climatique »[A 5] avec le nom (touristique) d'« Escoublac-La Baule ». Ce nom est officialisĂ© l'annĂ©e suivante, aprĂšs l’élection de Roger de Lapeyrouse comme maire ()[A 5].

    Le , le conseil municipal décide à une faible majorité de remplacer « Escoublac-la-Baule » par « La Baule-Escoublac », décision entérinée par décret du gouvernement le [A 5] - [77].

    Noms breton et gallo

    La presqu'ßle de Guérande a longtemps fait partie de la zone d'extension de la langue bretonne. On parlait encore breton à Escoublac en 1073[144] et beaucoup plus tard à Batz-sur-Mer. AprÚs le recul du breton, les habitants parlent couramment un dialecte de langue d'oïl spécifique, le gallo.

    Le nom de la commune en breton (dialecte vannetais) est Ar Baol-Skoubleg[145] ; en gallo : ÉcoubiĂą (prononcĂ© [e.ku.bjɑ][146].

    Escoublac

    « Escoublac » est le nom de la paroisse avant de devenir celui de la commune en 1790.

    La plus ancienne attestation de ce nom remonte Ă  1050 dans un document en latin : de Scublaco[147], Escoplac en 1073[148] et Escoublac dĂšs 1287[Note 28].

    D'aprĂšs Charles Rostaing, Il s'agirait d'une formation toponymique gauloise en -(i)acum, dont le premier Ă©lĂ©ment Scubl- / Escopl- reprĂ©sente le nom de personne gaulois Scopilus[147], bien que la forme la plus ancienne Scublaco renvoie directement au nom de personne gaulois Scublius (attestĂ© Ă  la Graufesenque), surnom basĂ© sur celui du milan en celtique (ancien breton scubl, breton skoul « milan », vieux cornique scoul), de cette racine sont issus le français Ă©coufle (anciennement escoufle) et le provençal escofla[150]. L'explication par l'ancien breton scubl (breton vannetais skoufl) « buse » ou « milan »[151] peut convenir aussi, bien que le suffixe -(i)acum soit d'origine indigĂšne. Il existe plusieurs homonymes dans des dĂ©partements Ă©trangers Ă  la Bretagne, dont ÉcublĂ© (Eure-et-Loir, EscublĂ© vers 1250) et Écublei (Orne, Escublaio au XIe siĂšcle, Scublacum, sans date)[147], dont la terminaison -Ă© / -ei reprĂ©sente le suffixe -(i)acum dans son Ă©volution typique de l'ouest du domaine d'oĂŻl. Le suffixe -(i)acum n'est pas passĂ© Ă  -Ă© (anciennement -ei) dans la rĂ©gion tout comme dans la partie orientale de la Bretagne, en raison de l'influence de la langue bretonne.

    L'Ă©tymologie « Ecclesia Episcopi Lacus quam lingua britannica Escoplac uocant »[A 15], c'est-Ă -dire « l'Ă©glise du lac de l'Ă©vĂȘque, qu'en langue bretonne on appelle Escoplac » est sans doute une fantaisie de clerc, le toponyme aurait Ă©tĂ© compris Escop-lac par les Bretonnants. Cette Ă©tymologie populaire n'est pas reprise dans le nom breton moderne de la commune Skoubleg qui renvoie directement au nom gaulois (le suffixe -acum < gaulois -acon, tout comme le suffixe vieux breton -oc > breton -ec > -eg, remontent tous deux au celtique commun *-āko-).

    Il faut nĂ©anmoins noter que « terres de l’évĂȘque » pourrait faire allusion Ă  Bernard, natif d’Escoublac, devenu Ă©vĂȘque au XIIe siĂšcle (de 1148 Ă  1169) ; on lui doit la chapelle dĂ©diĂ©e Ă  sainte Marie Madeleine, Ă©difiĂ©e dans un ravin de Mazy[Note 29]. Mais il s'agit lĂ  d'une coĂŻncidence, sans rapport avec l'Ă©tymologie du lieu. La forme Escoplac est isolĂ©e et les formes rĂ©guliĂšres sont du type Escoblac, Escoublac avec un [b] Ă©tymologique.

    La Baule-Escoublac possĂšde un nom en breton Ar Baol-Skoubleg[152], et en gallo, la langue d'oĂŻl locale : La Baull-EscĂłblac (Ă©criture ELG)[153].

    La Baule

    Les avis sont partagĂ©s sur l’étymologie du toponyme et sur son sens. Selon Dauzat et Rostaing, le toponyme provient du verbe bauler, « hurler en parlant du vent »[154]. Le dictionnaire d’AndrĂ© PĂ©gorier, s’appuyant sur le dictionnaire breton-français de Roparz Hemon[155], donne quant Ă  lui « dune » comme signification du toponyme[156]. À son tour, Gildas Buron dĂ©signe du terme baule la zone situĂ©e entre le niveau moyen des hautes mer et celui plus haut des marĂ©es de vives-eaux ; ce sont ces prairies maritimes qui sont travaillĂ©es par les paludiers pour « construire » les salines[157]. Il retient que baule est d'origine gauloise, provenant de balua, mot qui dĂ©signe une hauteur[158]. Cette acception est connue, selon Buron, en Bretagne mĂ©ridionale ainsi qu’à Noirmoutier[Note 30].

    Le terme est donc ancien et est utilisĂ© comme un substantif : les « grandes baules du Poulliguen » sont, en 1629, laissĂ©es en pĂąture aux vaches, brebis et autres bestiaux des « habitants du [
] port du Poulliguen et du bourg de SaillĂ© »[159].

    Les dĂ©libĂ©rations du conseil municipal ont, de façon constante depuis la premiĂšre mention le — « pour les baules qui sont bien Ă  nous » — utilisĂ© la graphie baule[A 16].

    Microtoponymie

    Vue en couleur d'une croix de chemin sur fond arboré.
    Croix de chemin Ă  Trologo.

    Elle est à la fois française (La Bosse, La Saudraie, etc.) et bretonne (Trevenan, Trologo, etc.).

    On trouve plusieurs toponymes en « -(i)ac » (cf. AssĂ©rac, Herbignac, Missillac), qui marquent l'influence du breton sur des termes anciens qui, en français, ont perdu la consonne finale (toponymes en -Ă© ou -i). Le mĂȘme phĂ©nomĂšne se rencontre dans les pays de langue d'oc (Blagnac, Marciac, Vic-Fezensac) : ainsi NĂ©rac, qui est une ville du Lot-et-Garonne, est aussi un lieudit de La Baule, situĂ© dans le quartier du GuĂ©zy, oĂč « NĂ©rac » apparaĂźt aujourd'hui dans l'odonyme « route de NĂ©rac ». En revanche, il existe un lieudit Lesnerac, correspondant Ă  un manoir : l'Ă©lĂ©ment prĂ©fixĂ© les- indique en effet en breton une demeure seigneuriale[160] situĂ©e prĂšs du lieudit indiquĂ©.

    En ce qui concerne le lieudit Trologo, tro vient mot breton treo, « vallée » en breton de Batz-sur-Mer (KLT : traoñ, vannetais : teno). On retrouve cet élément toponymique dans le nom des lieudits Tromartin et Troffigué à Guérande ou Kerantrou (le hameau de la vallée) au Pouliguen.

    On trouve de nombreux toponymes formĂ©s avec le mot breton ker (Ker Durand, Ker Quessaud, Ker Rivaud — ou Kerivaud —, la Querdouda, Kernias[A 17]), qui correspond ici au sens de « hameau », voire « ferme », alors qu'en breton moderne, ker signifie « ville »[161] (kreis ker : « centre-ville »). On peut le rapprocher de l'Ă©lĂ©ment « La Ville-Ăšs », qu'on trouve Ă  Saint-Nazaire (La Ville-Ăšs-Martin) ou Ă  Pornichet (La Ville-Ăšs-Babin, La Ville-Ăšs-Blais).

    On trouve aussi des toponymes français : « l'Ăźle » (par exemple, l'Isle de l’Hervio, l'Île du Bourg, Ă  Escoublac[A 18]), « le parc » (le Parc Nicol Ă  BrĂ©derac, le Parc Neuf Ă  Escoublac).

    Histoire

    Préhistoire

    Des vestiges archéologiques ont été mis au jour sur le territoire de la commune et sont répertoriés par le service régional de l'archéologie de la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire[AVAP 33].

    Les traces d'occupation les plus anciennes proviennent du PalĂ©olithique moyen, c'est-Ă -dire dans une pĂ©riode s'Ă©tendant de −300 000 ans Ă  −30 000 ans av. J.-C. Elles sont situĂ©es le long de la D 213, Ă  l'extrĂȘme nord-ouest du territoire, au lieu-dit « La MĂ©tairie de Villeneuve »[AVAP 34]. Le dolmen de TrĂ©veday — au nord du site prĂ©cĂ©dent — et des traces d'occupation du lieu-dit « Les Morlaines » datent du NĂ©olithique, −5 000 ans av. J.-C. « La MĂ©tairie de Villeneuve » prĂ©sente Ă©galement des vestiges d'occupation datant du NĂ©olithique final, soit −3 300 ans av. J.-C. La pĂ©riode du Bronze moyen est reprĂ©sentĂ©e par un fossĂ© au lieu-dit « Kerivaud » et par des traces d'occupation au « Menigo » (partie centrale de la commune). Aux « Morlaines » encore, habitat et production de sel ont laissĂ© des vestiges datant de La TĂšne, soit −450 ans Ă  −25 ans av. J.-C[AVAP 33].

    Des fouilles archéologiques, conduites par l'Institut national de recherches archéologiques préventives et en cours en 2021, mettent en évidence une occupation gauloise dense sur 10 à 20 ha. Il pourrait s'agir d'une importante agglomération occupée entre le IIIe et Ier siÚcle av. J.-C., caractérisée par la présence d'au moins deux voies de desserte et des activités commerciales et artisanales[162].

    Antiquité

    Des vestiges de l'ùge du fer ont été retrouvés lors de fouilles préventives en 2021, le long de la route du Quesquello, sur les lieux d'un futur lotissement[163]. Des vestiges de la période gallo-romaine, dont certains datés du Haut-Empire romain, ont été découverts au cimetiÚre paysager Bel-Air, au lieu-dit « La Ville Massonnet » et à celui des « Voilées » sous forme d'habitat et d'enclos[AVAP 33].

    Les dunes sont apparues postĂ©rieurement Ă  l'Ă©poque antique. Elles ont envahi les anciens marais cĂŽtiers, en progressant d'ouest en est, atteignant Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle l'ancien village d'Escoublac. Le premier bourg d’Escoublac se dresse probablement sur un rocher escarpĂ©, poste d’observation sur une cĂŽte moins ensablĂ©e qu’au Moyen Âge[A 19].

    Escoublac

    Un espace fortifiĂ© datant du Moyen Âge central a Ă©tĂ© mis au jour dans le bois d'Escoublac[AVAP 33]. Le prieurĂ© de Saint-Louis a, d'autre part, Ă©tĂ© fondĂ© par des moines bĂ©nĂ©dictins, prĂšs du lieu-dit Le GuĂ©zy, vers l’an 800[A 1].

    En 1050, l'Ă©vĂȘque de Nantes fait appel Ă  des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieurĂ©[A 8], avec cette clause : « que les religieux devraient pourvoir de bĂ©nĂ©fices les quatre fils du recteur ». Sous l'Ă©piscopat de GuĂ©rech II de Cornouaille, une charte Ă©tablie Ă  Chantenay, datĂ©e de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastĂšre placĂ© sous le vocable de Saint-Pierre et une Ă©glise. La paroisse est d’abord dĂ©diĂ©e Ă  saint AndrĂ©[A 8]. De 1148 Ă  1184, Escoublac donne deux Ă©vĂȘques successifs Ă  Nantes : Bernard, Ă©vĂȘque de 1148 Ă  1169, et son neveu Robert, Ă©vĂȘque de 1170 Ă  1184[F 2]. Escoublac est d’abord la propriĂ©tĂ© des Ă©vĂȘques de Nantes ; elle passe ensuite sous le pouvoir des seigneurs de Lesnerac, qui possĂšdent au Moyen Âge les terres situĂ©es d’est en ouest entre la BriĂšre et la mer et du nord au sud, entre le Pouliguen moderne et l’étier de Pornichet[A 8].

    En 1350, le premier bourg d’Escoublac rassemble 300 habitants solvables — 122 feux ; ce nombre approche les 1 500 Ăąmes en 1426 — 164 feux[A 8] - [164].

    La foire de saint Servais est connue, avec la foire du lundi de l’Assomption et celle de saint Georges, depuis 1441 Ă  Escoublac. Elle a persistĂ© jusqu’en 1914, sous le nom de « foire aux chapeaux de paille »[A 20].

    Un Ă©vĂ©nement encore Ă  identifier survient en 1450, entraĂźnant la diminution du nombre d’habitants de prĂšs de 500 Ăąmes ; cette catastrophe, si tant est qu’elle soit rĂ©ellement survenue, pourrait ĂȘtre la consĂ©quence d'un raz-de-marĂ©e, mais Ă©galement d'un Ă©pisode de la guerre de Cent Ans ou de la peste[A 8]. Une partie des survivants, ceux qui ne se seraient pas rĂ©fugiĂ©s autour du prieurĂ© bĂ©nĂ©dictin Saint-Pierre, auraient fondĂ© le village du Pouliguen avec des GuĂ©randais. Le premier bourg d’Escoublac est complĂštement abandonnĂ© en 1527[A 8].

    Le deuxiĂšme bourg d’Escoublac se dĂ©veloppe aux alentours du prieurĂ© Saint-Pierre, dans l'actuelle forĂȘt d’Escoublac, oĂč les habitants construisent bientĂŽt l’église Notre-Dame-la-Blanche[A 19]. Les digues, appelĂ©es « turcies » semblent, au dĂ©but du XVIe siĂšcle, en mesure de protĂ©ger la cĂŽte et le bourg de l’avancĂ©e des sables ; des corvĂ©es sont organisĂ©es afin de les entretenir[A 19].

    Les seigneurs d’Escoublac

    La chĂątellenie d’Escoublac semble avoir Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e au XIe siĂšcle[165]. Elle appartient Ă  Auffroy d'Escoublac en 1070 et Ă  Robert de Lesnerac en 1388 ; elle passe Ă  la famille de Goyon Ă  la fin du XIVe siĂšcle ou au dĂ©but du XVe siĂšcle puisqu’en 1400 elle appartient Ă  Jehan de Goyon, sieur de Matignon[165].

    Selon Alain GallicĂ©[Note 31], « le territoire d’Escoublac prĂ©sente deux seigneuries pourvues d’une haute justice : Escoublac et TrĂ©vecar. Escoublac dispose d’une justice Ă  quatre potz[Note 32], centrĂ©e autour de l'herbregement[Note 33] d’Escoublac et du bourg, elle est possessionnĂ©e en salines ; Brantonet en est une prĂ©vĂŽtĂ© fieffĂ©e. Le , il est recensĂ© 78 feux contribuants pour la seigneurie d’Escoublac, 30 pour TrĂšvecar, alors que 49 sont du duc et 7 de l’évĂȘque[169] ».

    En 1423, la chĂątellenie appartient Ă  Lancelot de Goyon, frĂšre du prĂ©cĂ©dent. Prisonnier des Anglais, il en est libĂ©rĂ© grĂące au versement d'une rançon de 1 800 Ă©cus d'or rendue possible par le rachat de la chĂątellenie par Pierre de L'HĂŽpital sur la demande de Jean V[170]. La famille de L'HĂŽpital conserve la seigneurie jusqu’en 1553, François de l'Hospital succĂ©dant Ă  Pierre en 1470 ; viennent ensuite Poncet de l'Hospital, Christophe de l'Hospital puis Gilles de l'Hospital en 1500[165]. Ce dernier Ă©change alors la chĂątellenie d’Escoublac contre un domaine prĂšs de Carquefou, la Seilleraie, Ă  son cousin Poncet du Dreiseuc — on trouve Ă©galement Drezuc ou Dreizeuc[170]. La famille du Dreiseuc conserve la seigneurie jusqu’au mariage de Françoise du Dreiseuc avec GĂ©dĂ©on le Pennec, seigneur du Boisjolan. Lorsqu’au XVIIIe siĂšcle, Julie Le Pennec Ă©pouse le marquis Charles de Sesmaisons, la chĂątellenie passe alors Ă  la famille de Sesmaisons[170]. Donatien de Sesmaisons, propriĂ©taire du chĂąteau de Lesnerac de 1804 Ă  1836, se charge d'une opĂ©ration de fixation des dunes d’Escoublac et se heurte Ă  une forte rĂ©sistance des paysans locaux[A 21].

    Le chĂąteau actuel existe dĂ©jĂ  partiellement en 1460, Ă©tant l’ancienne seigneurie de la famille Le Pennec. Il passe ensuite en la possession de la famille Lesnerac puis en celle du comte de Sesmaisons de 1818 Ă  1836[170].

    Époque moderne

    Le traitĂ© d’union de la Bretagne Ă  la France du va changer l’ordre Ă©tabli et la relative sĂ©curitĂ© du bourg face aux Ă©lĂ©ments naturels, l’État se dĂ©sintĂ©ressant progressivement de la gestion du littoral. L’ensablement, sensible sur la cĂŽte nord d’Escoublac jusqu’à La Turballe et au sud, jusqu’à Saint-BrĂ©vin, progresse irrĂ©sistiblement provoquant la disparition de la forĂȘt de Pen-Bron et de quartiers du bourg de Batz (La Govelle)[A 19]. Une mention de 1541 fait Ă©tat d’un moulin Ă  vent « tout rompu et tout les environs dudit moulin gaignĂ© o le sable de la mer »[171]. À partir de 1598, Ă  la suite d'une tempĂȘte mĂ©morable, l’ensablement du deuxiĂšme bourg d’Escoublac devient une menace constante, amplifiĂ©e Ă  partir de 1600 par des dĂ©cisions de dĂ©boisement des rives et des Ăźles de la Loire[A 19]. Les effets du dĂ©frichement sont encore aggravĂ©s par l’action des troupeaux de moutons qui, pour se nourrir, arrachent les plantes et empĂȘchent la fixation des sables ; les dunes se font plus pressantes et leur progression sous l'action des vents menace les habitations. La tempĂȘte de 1751 prĂ©cipite l’invasion, les dunes atteignant le toit de l’église Notre-Dame-la-Blanche[A 19].

    Les dĂ©libĂ©rations du conseil gĂ©nĂ©ral de la paroisse de Saint-Pierre d’Escoublac, dont les registres consultables s’étalent de 1753 Ă  1790, reflĂštent les prĂ©occupations des habitants de la commune. Ainsi le , des mesures militaires sont dĂ©cidĂ©es ; il s’agit de l’établissement d'un Ă©tat des sentiers garde-cĂŽte, ainsi que de l’organisation d’un recensement des hommes de 16 Ă  60 ans susceptibles d’ĂȘtre enrĂŽlĂ©s dans la milice garde-cĂŽtes[A 22]. En 1771, des rĂšgles du ramassage du goĂ©mon sont fixĂ©es[A 22].

    Au cours du XVIIIe siĂšcle, le village d'Escoublac subit un phĂ©nomĂšne d'avancĂ©e dunaire qui amĂšne son ensevelissement et la construction en 1779 d'un nouveau village un kilomĂštre plus au nord sur la route de GuĂ©rande[172]. Bien sĂ»r, la progression du phĂ©nomĂšne fait partie des prĂ©occupations du conseil de la paroisse. Le , il ordonne Ă  tous les habitants de la paroisse de dĂ©barrasser les sables menaçant l’église et d’établir les ouvrages d’art nĂ©cessaires Ă  sa protection[A 23]. Las, les efforts demeurent insuffisants et le , le conseil de paroisse dĂ©libĂšre pour la premiĂšre fois sur le projet de construire une nouvelle Ă©glise en un autre point de la paroisse[A 23].

    Le conseil autorise la construction d'une nouvelle église par délibération du . Celle-ci, sous le patronage de saint Pierre, est inaugurée le [A 24].

    Révolution française et Empire

    Le marque la fin de la paroisse en tant que systĂšme administratif et la crĂ©ation de la « paroisse de Saint-Pierre d’Escoublac, diocĂšse de Nantes en Bretagne »[A 25]. L’élection du premier maire, l'abbĂ© Mathurin PhelippĂšs de Beauregard, se dĂ©roule « dans la joie [
] et les anciens dĂ©libĂ©rants du conseil de la paroisse sont Ă©lus notables »[A 26].

    Le , l’officier municipal Julien DeniĂ© s’étant Ă©tonnĂ© de l’absence d’un arbre de la libertĂ© et de l’égalitĂ© dans la commune, la municipalitĂ© « dĂ©cide de planter l’arbre de l’égalitĂ© [le] vendredi [suivant], sixiĂšme jour de la troisiĂšme dĂ©cade du second mois de la deuxiĂšme annĂ©e de la RĂ©publique française Une et Indivisible[A 27] ».

    Comme indiqué précédemment, des travaux de plantation sont entrepris dÚs 1818[V 3] et vont se développer sous le Second Empire ; plus de 700 ha ont été boisés avant la fin du XIXe siÚcle[65].

    Époque contemporaine

    En 1876, si la commune qui comprend encore une partie de ce qui va devenir Pornichet recense prĂšs de 1 800 habitants, le lieu-dit La Baule ne compte que 11 personnes[173].

    Le développement de la cité balnéaire

    Carte postale colorée montrant un bùtiment d'inspiration mauresque, une femme se protégeant avec une ombrelle en premier plan.
    La Casbah, bureau de poste au début des années 1920.
    L'histoire balnéaire de La Baule est emblématique de la bétonisation massive du littoral dans les années 1970 : la verticalisation du front de mer, avec une enfilade d'immeubles à balcons, répond aux aspirations touristiques de l'époque (recherche de la vue, accÚs direct à la mer).

    Le tourisme balnéaire dans la baie de La Baule est lancé au début des années 1820 par des écrivains-voyageurs attirés par les rivages sauvages aux extrémités de la baie car les pratiques de l'époque romantique privilégient les cÎtes rocheuses. Ainsi, viennent « prendre les bains de mer » Camille Mellinet, Balzac qui séjourne au Pouliguen et y puise l'inspiration de son roman Béatrix, Gustave Flaubert et Maxime du Camp qui passent par Le Croisic vers 1840[174].

    En 1886, le tĂ©lĂ©graphe est installĂ© Ă  Escoublac. En 1892, un bureau de poste et tĂ©lĂ©graphe temporaire, dit « de la Casbah » — bĂątiment de style mauresque Ă  l’angle de l’avenue Drevet et de l’esplanade François-AndrĂ©[Note 34] — est ouvert Ă  La Baule, Ă  l’origine durant la saison des bains, de juin Ă  octobre[A 28], et en 1895, les appareils tĂ©lĂ©graphiques d'Escoublac sont transfĂ©rĂ©s temporairement Ă  La Baule durant la saison balnĂ©aire[A 28]. Le est crĂ©Ă©e la recette auxiliaire rurale des Postes de la mairie d’Escoublac, succĂ©dant au service de poste journalier rural organisĂ© en 1835 et au bureau de distribution de 1872[A 29]. En 1903, la recette de la Casbah est Ă©rigĂ©e en bureau permanent — la recette d’Escoublac demeure auxiliaire — constituant la premiĂšre cabine tĂ©lĂ©phonique de la commune[A 28]. La recette simple des Postes de 3e classe permanente demeure dans l’immeuble de la Casbah jusqu’en 1921[A 30]. Le premier hĂŽtel des Postes se situe Ă  l'emplacement de l’actuel office du tourisme de 1920 Ă  1936[A 31]. La nouvelle poste est construite en 1936, avenue de la Gare, sur des plans des architectes Paul-Henri Datessen et Gabriel Guchet[176] - [177]. La poste de La Baule-les-Pins, Ă  l'angle des avenues Sarah-Bernhardt et de la Grande Dune, est l'Ɠuvre de l'architecte NoĂ«l Le Maresquier, grand prix de Rome en 1930[176].

    À la fin des 1890, une usine de production d’électricitĂ© subvient aux besoins d’éclairage public et aux besoins domestiques de la SociĂ©tĂ© des Dunes et de la Compagnie fonciĂšre ; elle est situĂ©e Ă  l’angle des actuelles avenues Marie-Louise et Pierre-Loti[A 32]. Une premiĂšre ligne de transport de vingt mille volts en provenance de PenhoĂ«t et une ligne de distribution de cinq mille volts sont autorisĂ©es en 1911[A 33]. En , la commune adhĂšre au syndicat intercommunal d’électrification des Ă©carts de la rĂ©gion de GuĂ©rande[A 33].

    En 1906, Alfred-FrĂ©dĂ©ric Landier obtient le soutien du conseil municipal et du prĂ©fet pour l’établissement d'une usine de production de gaz ; la sociĂ©tĂ© anonyme Compagnie bauloise du gaz qu’il a crĂ©Ă©e jouit Ă  partir du d’une concession de trente ans lui permettant « la distribution de l’éclairage, chauffage et force motrice au moyen du gaz canalisĂ© sur la plage et dans les rues et places de la station balnĂ©aire de La Baule »[A 33]. La durĂ©e de l’éclairage dĂ©pend alors des saisons et de la frĂ©quentation touristique ; ainsi, d’octobre Ă  janvier l’éclairage est assurĂ© de 17 h Ă  23 h, et de juin Ă  septembre, de 19 h Ă  minuit[A 33]. Le , les Compagnies rĂ©unies du gaz et de l’électricitĂ© absorbent la Compagnie bauloise du gaz, et le gaz provient alors de Saint-Nazaire[A 34].

    La mise en tourisme de La Baule est relativement tardive. Dans les annĂ©es 1920, la croissance de la commune connaĂźt une accĂ©lĂ©ration et la fonction touristique est confirmĂ©e. Elle se dĂ©veloppe dans les annĂ©es 1930 avec 4 000 villas (beaucoup en style anglo-normand alors en vogue), 70 hĂŽtels, 30 pensions de famille qui correspondent Ă  l'Ă©poque du grand essor de tourisme balnĂ©aire, celle oĂč la ville frĂ©quentĂ©e par les bourgeois et les aristocrates affirme sa suprĂ©matie en presqu'Ăźle guĂ©randaise grĂące Ă  l'action conjuguĂ©e de François AndrĂ© (l'homme des casinos de France qui d’y implanter palaces, casinos et boutiques de luxe), et des deux maires AndrĂ© Pavie et Louis Lajarrige qui dĂ©veloppent les lotissements balnĂ©aires[178].

    Par dĂ©cision du conseil municipal du naĂźt le camping-caravaning municipal, auquel conduit l’allĂ©e de Diane[A 29].

    Station balnéaire fréquentée par les stars dans les années 1950 et 1960, elle s'adapte au tourisme de masse individualisé dans les années 1970 qui voient des barres fonctionnelles se dresser à la place des villas. En lien avec la mise en place de la loi Littoral, l'artificialisation de front de mer se ralentit entre 1985 et 1999[179].

    En 1986, l'électrification de la voie ferrée jusqu'au Croisic est réalisée[180]. Depuis le , le TGV Atlantique permet de relier La Baule à Paris en prÚs de trois heures[181] - [182].

    En 1990, le prĂ©sident François Mitterrand prononce Ă  La Baule un cĂ©lĂšbre discours, dit « discours de La Baule », oĂč il invite les pays d'Afrique Ă  lancer un processus de dĂ©mocratisation dans le contexte de la fin de la guerre froide[183].

    Depuis les années 1990, la commune rompt avec ce modÚle touristique et entre dans le post-tourisme qui se caractérise par un recul de l'hébergement marchand et une augmentation de la population résidentielle, pour une large part des personnes ùgées[184].

    La PremiĂšre Guerre mondiale

    En , l'escadrille cĂŽtiĂšre 484, dite « La Baule-Escoublac », est stationnĂ©e sur l'aĂ©rodrome d'Escoublac sous le commandement du capitaine Lallemand ; ses ordres sont de protĂ©ger les convois navals entrant et sortant de Saint-Nazaire. Elle est ensuite basĂ©e au Croisic, dont le terrain d'aviation est moins exigu, Ă  partir du et ce jusqu'en avril de la mĂȘme annĂ©e, puis partiellement dĂ©tachĂ©e Ă  l'Ăźle d'Yeu ; elle est dissoute le , sans totaliser de victoire homologuĂ©e ou probable[185]. Durant cette mĂȘme pĂ©riode — second semestre de 1917 — le casino est transformĂ© en hĂŽpital militaire[173] - [Note 35]. Le coĂ»t du premier conflit mondial est particuliĂšrement Ă©levĂ© dans la commune : 292 soldats morts Ă  la guerre soit plus de 8 % de la population[Note 36].

    La Seconde Guerre mondiale

    Portrait photo en noir et blanc d'un homme moustachu en costume.
    LluĂ­s Companys arrĂȘtĂ© par la Gestapo Ă  Escoublac-la-Baule.

    DĂšs la dĂ©claration de guerre de la France Ă  l'Allemagne, le , la municipalitĂ© organise un comitĂ© d'accueil des rĂ©fugiĂ©s, aux cĂŽtĂ©s du comitĂ© de la propriĂ©tĂ© bĂątie. Un service mĂ©dical Ă  leur intention est crĂ©Ă©[B 1]. Le recensement du relĂšve 78 rĂ©fugiĂ©s puis, en , 663 de façon temporaire, puisqu'en , on n’en dĂ©nombre plus que 196[B 2]. Durant cet hiver, La Baule ne dĂ©semplit pas, accueillant prĂšs de 400 Ă©tudiants qui poursuivent leurs Ă©tudes dans la citĂ© balnĂ©aire, ayant fui les universitĂ©s parisiennes ; une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours des grandes Ă©coles est installĂ©e dans la villa El Cid[B 3] - [Note 37].

    Le , la mairie d’Escoublac-la-Baule donne son accord aux autoritĂ©s militaires pour crĂ©er un cimetiĂšre anglais Ă  La Ville-Halgand[B 4]. En 1943, 255 tombes y sont recensĂ©es, dont celles de nombre de naufragĂ©s du RMS Lancastria, paquebot transatlantique britannique coulĂ© le devant Saint-Nazaire[B 5].

    C’est le que les premiers soldats allemands de la 11. SchĂŒtzen-Brigade pĂ©nĂštrent dans la localitĂ©. Les troupes de la 290. Infanterie-Division s’y installent Ă  partir de juillet suivant. Ils vont y demeurer dix mois. Le , les Allemands rĂ©quisitionnent l’aĂ©rodrome d’Escoublac[B 6].

    Le , LluĂ­s Companys, nationaliste catalan et prĂ©sident de la gĂ©nĂ©ralitĂ© de Catalogne, est arrĂȘtĂ© par la Gestapo Ă  Escoublac-la-Baule. InterrogĂ© Ă  Paris puis transfĂ©rĂ© en Espagne, il est fusillĂ© Ă  Barcelone le de la mĂȘme annĂ©e[189] - [190].

    En , le XXV. Armeekorps, sous le commandement du General der Infanterie Karl Ritter von Prager installe son Ă©tat-major Ă  Escoublac-la-Baule ; ce quartier gĂ©nĂ©ral y demeure jusqu'en [B 7]. Le , le Generalleutnant Friedrich-Georg Eberhardt, Ă  la tĂȘte de la 38. I.D., installe ses quartiers Ă  Escoublac-la-Baule[B 8]. D'autres unitĂ©s vont se succĂ©der dans la localitĂ©, comme le , la 94. I.D. commandĂ©e par le General der Artillerie Georg Pfeiffer ou, le , la 76. I.D. du gĂ©nĂ©ral Erich Abraham[B 8]. Du au , c'est la 243. I.D. qui s'installe dans la localitĂ©. La 275. I.D. lui succĂšde de façon Ă©phĂ©mĂšre, le dĂ©barquement alliĂ© venant de commencer en Normandie[B 9].

    Entre le 14 et le , 52 Juifs sont arrĂȘtĂ©s Ă  Escoublac-la-Baule par les Allemands, aidĂ©s par la police nationale française ; 32 d’entre eux sont dĂ©portĂ©s Ă  Auschwitz[191] - [192].

    Le , un combat aĂ©rien oppose au-dessus de la localitĂ© des chasseurs de la Luftwaffe Ă  des bombardiers amĂ©ricains. L’un de ces derniers est abattu et s’abat Ă  cĂŽtĂ© de la villa La Grande Dune[Note 38] - [193]. À la suite du sabotage du train de travailleurs La Baule - Saint-Nazaire, le , ayant entraĂźnĂ© 5 morts et 26 blessĂ©s, le maire d'Escoublac-la-Baule, Marcel Rigaud, doit servir chaque jour de bouclier humain, aux cĂŽtĂ©s de cinq autres notables baulois, Ă  bord de chaque train de cette mĂȘme liaison [B 11].

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ă  cause de l'existence de la poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolonge Ă  Escoublac-la-Baule comme dans l'ensemble des localitĂ©s voisines de l'estuaire durant 9 mois — d' au —, la reddition effective de la poche intervenant 3 jours aprĂšs la capitulation du TroisiĂšme Reich[B 12].

    Le monument aux morts qui fait face à la Poste rappelle les noms de 40 soldats morts durant le second conflit mondial sur les 121 morts recensés entre La Baule et Escoublac[B 13] - [187].

    Politique et administration

    Bloc communal : commune et intercommunalités

    Carte en couleur présentant la localisation de la commune dans les EPCI environnantes.
    Localisation de la commune au sein de la CA Cap Atlantique et des EPCI environnantes.

    La paroisse d'Escoublac acquiert le statut de municipalitĂ© avec le dĂ©cret du de l'AssemblĂ©e Nationale[194] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le dĂ©cret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[195]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un rĂ©gime juridique uniforme soit dĂ©fini pour toutes les communes de France, point de dĂ©part de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[196]. Le Pornichet est Ă©rigĂ©e en commune par dĂ©cret. À cette occasion, des sections d'Escoublac et de Saint-Nazaire sont soustraites de leur commune d'origine et apportĂ©es Ă  la nouvelle localitĂ©, pour respectivement 97 et 1 152 hectares. Ce transfert concerne Ă©galement les habitants qui occupent ces parcelles, soit respectivement 289 et 974 personnes[6]. La commune prend le nom de La Baule-Escoublac par dĂ©cret du [77].

    La localitĂ© fait partie, au , de sept groupements[197]. Elle adhĂšre Ă  la communautĂ© d'agglomĂ©ration Cap Atlantique, diffĂ©rente de celle de Saint-Nazaire, la CARENE, Ă  laquelle est rattachĂ©e Pornichet, commune mitoyenne. Elle adhĂšre Ă©galement au syndicat intercommunal (SI) du port de pĂȘche et de plaisance de La Baule - Le Pouliguen (SIVU[198]), au SI de la fourriĂšre pour animaux de la presqu'Ăźle guĂ©randaise, SIVU dont le siĂšge est sis dans la commune et au SI pour la crĂ©ation d’un centre de voile Ă  PenchĂąteau (SIVU).

    Elle participe au SI de l’aĂ©roport de La Baule-Escoublac, Pornichet, Le Pouliguen (SIVU) et est partie prenante du syndicat mixte du parc naturel de la BriĂšre, Ă  caractĂšre environnemental[199] ainsi qu’à celui portant sur l’amĂ©nagement du bassin versant du Brivet[200] - [201].

    Circonscriptions de rattachement

    La Baule-Escoublac appartient à l'arrondissement de Savenay en 1801. En 1868, le chef-lieu en est transféré à Saint-Nazaire[202] et depuis cette date la commune est rattachée à l'arrondissement de Saint-Nazaire. Sur le plan électoral, elle fait depuis 1986 partie de la septiÚme circonscription de la Loire-Atlantique, dont le député est depuis 2017 Sandrine Josso (LREM).

    La localitĂ© a fait partie du canton de Saint-Nazaire en 1793, puis de celui de GuĂ©rande Ă  partir de 1801[202]. Depuis 1985, la commune est le chef-lieu de canton du canton de la Baule-Escoublac. Avec le redĂ©coupage cantonal de 2014, le canton perd en 2015 sa fonction de circonscription administrative et demeure uniquement une circonscription Ă©lectorale pour l'Ă©lection des conseillers dĂ©partementaux. La commune est dĂšs lors bureau centralisateur d'un canton dont le territoire comprend dĂ©sormais les communes de Batz-sur-Mer, Le Croisic, Le Pouliguen, Pornichet et Saint-AndrĂ©-des-Eaux. En 2020, la population municipale du nouveau canton Ă©tait de 45 761 habitants. Depuis mars 2015, Danielle Rival et Gatien Meunier (LR) sont les conseillers dĂ©partementaux[203].

    Administration municipale

    Le conseil municipal compte trente-trois élus. Le maire, Franck Louvrier, est entouré de sept maires-adjoints[M 7]. Parmi les autres conseillers municipaux, dix-sept font partie de la majorité (liste Une énergie nouvelle), huit de l'opposition (sept pour la liste Unis pour La Baule-Escoublac, un pour la liste Un nouveau cap)[M 7].

    Tendances politiques et résultats

    La ville de La Baule-Escoublac est traditionnellement ancrĂ©e Ă  droite, tendance qui se confirme lors des diffĂ©rents scrutins nationaux ou locaux[204] oĂč les partis de droite remportent une majoritĂ© des suffrages exprimĂ©s.

    Élection prĂ©sidentielle la plus rĂ©cente

    Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (EM), élu, a recueilli 76,78 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen (RN), 23,22 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,16 %[205].

    Élection municipale la plus rĂ©cente

    Le nombre d'habitants au recensement de 2017 Ă©tant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'Ă©lection de 2020 est de 33[206].

    Lors des élections municipales de 2020, les 33 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du second tour, lors duquel le taux de participation était de 50,25 %. Dix conseillers ont été élus au conseil communautaire. Les six listes en présence se présentaient avec les étiquettes Union de la droite (LUD), La République en marche (LREM), Union de la gauche (LUG), Divers droite (LDVD), Rassemblement National (LRN) et Divers centre (LDVC)[207]. La liste LUD a obtenu 25 des 33 siÚges au conseil municipal et 8 au conseil communautaire.

    Liste des maires

    Depuis 1947, quatre maires seulement se sont succédé à La Baule-Escoublac :

    Liste des maires successifs depuis la Libération
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1945 1971 René Dubois FNRI Médecin, chef de clinique ; résistant ; député, sénateur, conseiller général du canton de Guérande
    1971 1995 Olivier Guichard UDR puis RPR Député de la Loire-Atlantique, conseiller général du canton de Guérande, président de la région Pays de la Loire, ministre
    1995 5 juillet 2020 Yves Métaireau[Note 39] UDF, UMP puis LR Financier, président de Cap Atlantique
    5 juillet 2020 En cours Franck Louvrier[208] LR Communicant, conseiller régional des Pays de la Loire (depuis 2010)

    Finances locales

    La Baule-Escoublac appartient Ă  la strate des communes ayant une population comprise entre 10 000 et 20 000 habitants. En 2016, le total des produits de fonctionnement de la commune s'Ă©tablit Ă  40,5 millions d'euros, pour un total des charges de fonctionnement de 30,3 millions d'euros, soit un rĂ©sultat comptable de 10,2 millions d'euros, ou 627 euros par habitant, Ă  comparer Ă  la moyenne de la strate qui est de 133 euros par habitant[209].

    CapacitĂ© d’autofinancement

    Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de La Baule-Escoublac sur la période de 2005 à 2016[209] :

    Capacité d'autofinancement à La Baule-Escoublac de 2006 à 2016
    RĂ©sultats exprimĂ©s en €/habitant.
    Strate : communes de 10 000 Ă  20 000 habitants appartenant Ă  un groupement fiscalisĂ©.
    2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
    La Baule-Escoublac 211 596 695 557 617 708 649 686 623 731 729
    Moyenne de la strate 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183 186
    Graphique représentant l'évolution des données chiffrées précédemment citées.
    Capacité d'autofinancement à La Baule-Escoublac de 2006 à 2016
    RĂ©sultats exprimĂ©s en €/habitant.
    Strate : communes de 10 000 Ă  20 000 habitants appartenant Ă  un groupement fiscalisĂ©.

    La capacitĂ© d'autofinancement de la commune[Note 40], comparĂ©e Ă  la moyenne de la strate, semble observer des cycles assez longs ; elle est trĂšs supĂ©rieure Ă  la moyenne de 2006 Ă  2016[Note 41]. Le fonds de roulement[Note 42], varie au-dessus de la moyenne de la strate pour les annĂ©es 2012, 2013, 2015 et 2016 — en 2016, il s’établit Ă  429 € vs. 276 € pour la strate — et au-dessous pour les annĂ©es 2010, 2011 et 2014[209].

    Endettement

    L'endettement de La Baule-Escoublac au peut s'évaluer à partir de trois critÚres : l'encours de la dette[Note 43], l'annuité de la dette[Note 44] et sa capacité de désendettement[Note 45] :

    • l'encours de la dette pour une valeur de 15 531 000 €, soit 959 € par habitant, est supĂ©rieur de 4,4 % Ă  la valeur moyenne calculĂ©e pour les communes de la mĂȘme strate (918 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 583 € par habitant en 2011 et un maximum de 1 711 € par habitant en 2013[209] ;
    • l'annuitĂ© de la dette pour une somme de 5 453 000 €, soit 337 €par habitant, est supĂ©rieure de 251 % Ă  la valeur moyenne calculĂ©e pour les communes de la mĂȘme strate (134 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'Ă  2016, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 154 € par habitant en 2012 et un maximum de 588 € par habitant en 2015[209] ;
    • la capacitĂ© d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 11 803 000 €, soit 729 €par habitant, est supĂ©rieure de 392 % Ă  la valeur moyenne calculĂ©e pour les communes de la mĂȘme strate (186 € par habitant). Pour la pĂ©riode allant de 2011 Ă  2016, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 623 € par habitant en 2014 et un maximum de 731 € par habitant en 2015[209]. La capacitĂ© de dĂ©sendettement est d'environ un an en 2016. Sur une pĂ©riode de 17 annĂ©es, ce ratio est constant et faible (infĂ©rieur Ă  4 ans).
    Endettement et capacité d'autofinancement de La Baule-Escoublac en 2016[209]
    La Baule-Escoublac
    (€/hab.)
    Strate
    (€/hab.)
    Écart
    Encours de la dette 959 € 918 € Picto disque bleu : Ă©cart fort
    AnnuitĂ© de la dette 337 € 134 € Picto disque bleu : Ă©cart fort
    CapacitĂ© d'autofinancement 729 € 186 € Picto disque bleu : Ă©cart fort
    Écart par rapport à la moyenne de la strate :
    Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

    Fiscalité communale

    Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux Ă  ceux des autres communes de la mĂȘme strate fiscale.

    Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de La Baule-Escoublac. Par rapport à 2015[209], la taxe d'habitation à 15,65 %, la taxe fonciÚre sur le bùti à 19,66 % et celle sur le non bùti à 47,16 % demeurent quasiment stables.

    Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalitĂ© directe, s'Ă©tablit en 2016 Ă  5 479 â‚Ź/habitant, contre 1 397 € en moyenne pour les communes de mĂȘme importance. Cette hiĂ©rarchie est stable sur les cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dentes[209].

    Fiscalité de La Baule-Escoublac en 2016[209]
    La Baule-Escoublac
    (%)
    Strate
    (%)
    Écart
    Taxe d'habitation 15,65 16,61 Picto disque blanc : Ă©cart nul
    Taxe fonciĂšre sur le bĂąti 19,66 22,74 Picto cercle bleu : Ă©cart moyen
    Taxe fonciĂšre sur le non bĂąti 47,16 57,79 Picto cercle bleu : Ă©cart moyen
    Écart par rapport à la moyenne de la strate :
    Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

    Jumelages

    Au , La Baule-Escoublac est jumelée avec[M 8] :

    Par ailleurs, depuis le , une charte d'amitié unit La Baule-Escoublac à la commune italienne de Cervia[M 8].

    Enfin selon la mairie, le partenariat entre La Baule-Escoublac et la commune de Nowy Sącz en Pologne — les deux communes ont signĂ© en 2005 une lettre d'intention, s'engageant Ă  « continuer d'Ɠuvrer pour l'Ă©tablissement de relations amicales et d'Ă©changes » entre les deux villes — n'est dĂ©sormais plus en vigueur en 2020[212].

    Équipements et services publics

    Gestion de l'eau

    À partir de la fin 2017 l'alimentation en eau potable de la commune sera complĂ©tĂ©e par des eaux provenant de la rĂ©gion nantaise[213] - [214]. Avant cette date, l’eau distribuĂ©e provient de Campbon, FĂ©rel et GuĂ©rande[S 15]. L'eau distribuĂ©e par le rĂ©seau d'alimentation est destinĂ©e Ă  85 % Ă  un usage domestique. L'irrigation des terres ne concerne que 5 % de la surface agricole utilisĂ©e (SAU) de La Baule-Escoublac[S 16]. Selon Cap Atlantique, les besoins en eau pour les activitĂ©s Ă©conomiques s'Ă©tablissent Ă  des niveaux relativement faibles (9 %) et Ă©manent surtout d'une quinzaine de gros consommateurs (besoins supĂ©rieurs Ă  10 000 m3/an) ; ceux-ci appartiennent principalement au secteur touristique : grands hĂŽtels et campings, centres de vacances, sociĂ©tĂ© de location de linge, centre hĂ©lio-marin. D’autre part, l’eau de mer pompĂ©e Ă  proximitĂ© est la principale ressource en eau des diffĂ©rents Ă©tablissements de bains et de thalassothĂ©rapie[S 16].

    La commune dĂ©lĂšgue Ă  la communautĂ© d'agglomĂ©ration de la Presqu'Ăźle de GuĂ©rande Atlantique la gestion et la collecte des eaux potables et pluviales et l’assainissement des eaux usĂ©es. Cap Atlantique a confiĂ© Ă  SEPIG, une filiale du groupe Saur, la gestion des stations d’épurations et de l’ensemble des Ă©quipements du rĂ©seau d’eaux usĂ©es, ainsi que la collecte, le transport et le traitement des eaux usĂ©es[215]. Pour le traitement des eaux usĂ©es, La Baule-Escoublac relĂšve de la station d’épuration de Livery, village de la commune de GuĂ©rande, inaugurĂ©e en septembre 2008[216]. Le schĂ©ma de cohĂ©rence territoriale de 2011, en accord avec le schĂ©ma dĂ©partemental de sĂ©curisation de l'alimentation en eau potable, envisage la crĂ©ation d'une rĂ©serve d’eau d'une capacitĂ© de 3 500 m3 Ă  moyen terme sur le secteur GuĂ©rande - La Baule-Escoublac[S 17].

    Déchets ménagers

    La commune, au sein de la communauté d'agglomération de la Presqu'ßle de Guérande Atlantique, organise le tri des ordures ménagÚres en collectant séparément les journaux et les magazines, ainsi que les emballages légers[217] - [S 18].

    Une dĂ©chĂšterie permettant la collecte des encombrants est en fonction Ă  La Baule-Escoublac, route du Rocher. PrĂšs de 40 points d’apport volontaire sont Ă©galement rĂ©partis, en 2017, sur le territoire de la commune[218]. À l’instar de huit autres communes de la communautĂ© d’agglomĂ©ration Cap Atlantique, La Baule-Escoublac effectue la collecte en porte Ă  porte (PAP) des dĂ©chets mĂ©nagers grĂące Ă  des bacs roulants, les collectes Ă©tant accentuĂ©es en pĂ©riode estivale[S 19]. Une collecte de dĂ©chets verts est Ă©galement organisĂ©e depuis 2001 deux fois par mois. En 2006, plus de 2 500 tonnes de vĂ©gĂ©taux ont Ă©tĂ© collectĂ©s et valorisĂ©s sur le site de broyage de la localitĂ©[S 20].

    Depuis le , les ordures mĂ©nagĂšres des communes adhĂ©rant Ă  la communautĂ© d’agglomĂ©ration Cap Atlantique transitent uniquement par la station de transfert de GuĂ©rande ; la nouvelle station inaugurĂ©e en peut traiter prĂšs de 35 000 t de dĂ©chets[219]. En revanche, les ordures encombrantes et le tout-venant sont orientĂ©s sur la station Keraline d’Herbignac qui a reçu, en 2012, plus de 8 500 t de rebuts. Les dĂ©chets recyclables sont, quant Ă  eux, gĂ©rĂ©s Ă  GuĂ©rande ; les quantitĂ©s d’emballages lĂ©gers et de journaux et magazines se sont Ă©levĂ©es en 2013 respectivement Ă  1 740 t et 2 650 t pour l’ensemble de la communautĂ© d’agglomĂ©ration. Pour l’annĂ©e 2013, le coĂ»t de collecte et de traitement s’est montĂ© Ă  159 € par foyer, une donnĂ©e stable depuis 2010[220].

    Plage

    L’entretien et nettoyage de la plage ont fait l’objet d'un marchĂ© public lancĂ© par la commune en 2014 et attribuĂ© Ă  la Saur. Le marchĂ© couvre deux lots distincts, d'une part le ratissage et le tamisage du sable, avec nettoyage et balayage manuel et d’autre part la collecte des corbeilles de plage, avec tri sĂ©lectif, et transport jusqu'au centre de transfert[221] - [222].

    Depuis 2016, la gestion de la plage de La Baule a Ă©tĂ© concĂ©dĂ©e Ă  Veolia pour les 20 % occupĂ©s par des restaurants et des clubs de plage ou de voile. AprĂšs une pĂ©riode d’opposition entre la mairie, les plagistes, l’État et Veolia, une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte locale (SEM) est crĂ©Ă©e, associant la mairie et Veolia et opĂ©rationnelle en pour la gestion de la concession[223] - [Note 46].

    Parc de stationnement et espaces publics

    En ce qui concerne la gestion et l’entretien du parc de stationnement et des espaces publics du pĂŽle d'Ă©changes multimodal (PEM) sur le territoire de la ville de La Baule-Escoublac, un marchĂ© public, dont le pouvoir adjudicateur est la communautĂ© d’agglomĂ©ration Cap Atlantique, a Ă©tĂ© ouvert en [229].

    Enfance

    Le centre communal d'action sociale (CCAS) de La Baule-Escoublac[230] a mis en place des structures d'accueil qui dĂ©pendent de l'Ăąge des enfants[M 9] - [231]. Pour des enfants ĂągĂ©s de six semaines Ă  trois ans, les parents peuvent s'adresser au relais d'assistantes maternelles (RAM), service gratuit d'orientation[M 10], soutenu financiĂšrement par la caisse d'allocations familiales (CAF) de Loire-Atlantique. Celui-ci peut les orienter vers la structure « Les petits grains de sable », un centre d'accueil collectif qui peut regrouper jusqu'Ă  vingt enfants simultanĂ©ment[M 11]. Le CCAS organise Ă©galement un systĂšme de crĂšche familiale oĂč jusqu'Ă  quarante enfants peuvent ĂȘtre pris en charge au domicile d'une assistante maternelle agrĂ©Ă©e par le conseil dĂ©partemental[M 12].

    Pour les enfants ĂągĂ©s de quatre Ă  onze ans, et outre les services dĂ©crits ci-avant, un regroupement d'associations — l'association pĂ©riscolaire La Baule (APS)[232] — propose un accueil pĂ©riscolaire dans les Ă©coles de Tanchoux, le GuĂ©zy, Bois-Robin et Paul-Minot, qui permet la prise en charge des enfants le matin et le soir avant et aprĂšs l’école[M 13]. De son cĂŽtĂ©, la maison des jeunes et de la culture (MJC) Saint-ExupĂ©ry organise depuis des activitĂ©s pour les enfants concernĂ©s par l'accueil pĂ©riscolaire[M 13] - [233].

    Personnes ùgées

    La ville de La Baule-Escoublac a confiĂ© au CCAS l'organisation d'un service de portage de repas Ă  domicile pour les personnes ĂągĂ©es, handicapĂ©es, momentanĂ©ment fragilisĂ©es ou en perte d’autonomie, qu'elle rĂ©side Ă  titre principal ou secondaire dans la localitĂ© ; le service fonctionne 365 jours par an[M 14]. Le CCAS a Ă©galement conclu un accord avec une sociĂ©tĂ© privĂ©e, Vitaris-response[234], afin de fournir un service de tĂ©lĂ©assistance Ă  domicile[M 15].

    Deux Ă©tablissement d'hĂ©bergement pour personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes (EHPAD) mĂ©dicalisĂ©s sont actifs en 2017 sur le territoire de la commune (rĂ©sidence de la ForĂȘt d’Escoublac et rĂ©sidence QuiĂ©tus)[M 16] - [235]. Cette offre d'hĂ©bergement est complĂ©tĂ©e par une rĂ©sidence non mĂ©dicalisĂ©e proposant desservices pour personnes ĂągĂ©es (rĂ©sidence HespĂ©rides Malherbe) et une maison de retraite (rĂ©sidence BĂŽle Eden)[235] - [236].

    L'association France Alzheimer et maladies apparentées a établi, depuis 2007, une halte-relais pour soutenir les aidants confrontés à la maladie d'Alzheimer[M 17].

    La municipalitĂ© et le CCAS organisent un repas annuel, gratuit pour les rĂ©sidents de la commune ĂągĂ©s de 71 ans et plus[M 18]. De plus, Ă  l’occasion de la semaine bleue — semaine d'animations destinĂ©es aux plus de 60 ans[237] —, le CCAS propose des manifestations, en collaboration avec les Ă©tablissements d’hĂ©bergement et le club AmitiĂ©[238].

    Personnes handicapées

    Les personnes handicapĂ©es rĂ©sidant Ă  La Baule-Escoublac peuvent bĂ©nĂ©ficier des services de tĂ©lĂ©assistance et de portage de repas Ă  domicile organisĂ©s pour les personnes ĂągĂ©es[M 14]. Une structure d’aide Ă  la personne, Capvie[239], autorisĂ©e par le conseil dĂ©partemental propose des services de prise en charge Ă  domicile des personnes ayant perdu ou dont l’autonomie diminue[M 19]. D’autre part, l’office de tourisme a obtenu en 2009 la marque « Tourisme et Handicap » pour les handicaps moteurs, visuels, auditifs et mentaux ; le label a Ă©tĂ© renouvelĂ© en 2014[240]. Cette dĂ©marche se dĂ©cline par un service en langue des signes, des plans de ville et des guides touristiques en braille et des visites de quartiers en audio-description[240].

    L'association Jeunesse et Avenir de La Baule-Escoublac est agrĂ©Ă©e pour toutes les classes d’ñge et son action recouvre les handicaps psychiques, l’autisme et les troubles envahissants du dĂ©veloppement (TED), les dĂ©ficiences intellectuelles avec ou sans troubles associĂ©s ; elle possĂšde un siĂšge avenue de Lattre de Tassigny oĂč un institut mĂ©dico-Ă©ducatif (IME) propose une section d'Ă©ducation et d'enseignement spĂ©cialisĂ© (SEES). L'association intervient Ă©galement Ă  l’institut thĂ©rapeutique, Ă©ducatif et pĂ©dagogique (ITEP) de la route de Ker Rivaud[241].

    La gare de La Baule-Escoublac a mis en place un service d’accueil aux personnes en situation de handicap[242].

    Enseignement

    La Baule-Escoublac est rattachĂ©e Ă  l’acadĂ©mie de Nantes, dans la zone B du calendrier scolaire[243].

    La ville administre quatre Ă©coles maternelles (Le Bois-Robin, Les PlĂ©iades, Tanchoux-Les Érables et Paul-Minot) et quatre Ă©coles Ă©lĂ©mentaires communales (Tanchoux-Les Érables, Le Bois-Robin, Les PlĂ©iades et Paul-Minot)[M 20]. On compte deux Ă©coles primaires privĂ©es (Le SacrĂ©-CƓur et Saint-Joseph) dans la localitĂ©.

    Le dĂ©partement gĂšre deux collĂšges (Éric-Tabarly[244] et Grand-Air)[243] et la rĂ©gion Pays de la Loire le lycĂ©e gĂ©nĂ©ral et technologique Grand-Air[243] - [245]. Le collĂšge Grand-Air propose une section internationale de collĂšge en anglais et deux sections bilingues en allemand et en anglais. Il dispose Ă©galement d'une section sportive pour les disciplines de planche Ă  voile, voile et tennis, ainsi qu’une spĂ©cialitĂ© donnant accĂšs au brevet d'initiation aĂ©ronautique[246]. Cette derniĂšre spĂ©cificitĂ© est Ă©galement dispensĂ©e au collĂšge Éric-Tabarly, qui propose de surcroĂźt une section d'enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel adaptĂ© (Segpa)[247]. Le lycĂ©e Grand-Air propose une prĂ©paration au baccalaurĂ©at technologique pour les thĂ©matiques mercatique ainsi que ressources humaines et communication[248].

    La Baule-Escoublac partage avec Guérande depuis le un conservatoire intercommunal de musique[M 21] - [249]. Celui-ci propose l'enseignement de prÚs de 30 disciplines instrumentales ainsi que des saisons de concerts[250].

    Santé

    Les soins sur place sont assurĂ©s en 2017 par plusieurs praticiens dont prĂšs de vingt mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes[251], assistĂ©s d'auxiliaires mĂ©dicaux et de neuf pharmacies. La densitĂ© de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes est de 9,5 pour 10 000 habitants contre 9,29 au plan national[S 21]. Les habitants de la localitĂ© ont Ă©galement accĂšs Ă  l'hĂŽpital intercommunal de la Presqu'Ăźle, rĂ©sultant de la fusion en 2003 du centre hospitalier de GuĂ©rande et de l'hĂŽpital local du Croisic[252], ainsi qu’à l’hĂŽpital de jour pour adultes L’Estran, situĂ© Ă©galement Ă  GuĂ©rande[253]. La clinique de la BriĂšre compte 63 lits de psychiatrie[S 21] - [254]. La localitĂ© a disposĂ© Ă©galement d'une polyclinique privĂ©e — la polyclinique de la ForĂȘt — dotĂ©e de 120 lits aujourd’hui transformĂ©e en maison de retraite mĂ©dicalisĂ©e[255]. Enfin deux Ă©tablissements de thalassothĂ©rapie, un institut mĂ©dico-Ă©ducatif (IME) — IME Le chĂąteau[M 22] — et plusieurs autres rĂ©sidences de retraite telles les Corallines ou QuiĂ©tus[65] viennent s’ajouter Ă  l’offre mĂ©dicale locale. Les urgences sont traitĂ©es par les Ă©tablissements de Saint-Nazaire, la polyclinique de l'Europe et l'hĂŽpital CitĂ© sanitaire[256] - [257], situĂ©s Ă  quelque douze kilomĂštres[1]. Aucun lit de chirurgie n’existe dans la localitĂ© qui est entiĂšrement dĂ©pendante de Saint-Nazaire sur ce sujet[S 21]. Le centre de convalescence de La Baule compte 40 lits[S 21].

    Justice et sécurité

    Dans le ressort de la cour d'appel de Rennes, La Baule-Escoublac relĂšve de Saint-Nazaire pour toutes les juridictions, Ă  l'exception du tribunal administratif, de la cour administrative d'appel et de la cour d’assises, situĂ©s tous les trois Ă  Nantes[258].

    La commune se trouve dans la circonscription du commissariat de police de La Baule-Escoublac[259]. Le premier commissariat est crĂ©Ă© place de la Victoire le ; l’actuel commissariat, place Rhin-et-Danube, a Ă©tĂ© inaugurĂ© le [A 35]. Le centre de secours et d'incendie de La Baule et de GuĂ©rande est installĂ© Ă  Kerquessaud, Ă©cart de GuĂ©rande, depuis 2012[260].

    Population et société

    DĂ©mographie

    Selon le classement Ă©tabli par l'Insee en 2020, La Baule-Escoublac est une commune urbaine, une des 17 communes de l'unitĂ© urbaine de Saint-Nazaire, qui s'Ă©tend de Donges au Croisic[261] ; elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Nazaire[262] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[263]. Elle appartient Ă  la communautĂ© d'agglomĂ©ration de la Presqu'Ăźle de GuĂ©rande Atlantique, Ă  la zone d’emploi de Saint-Nazaire et au bassin de vie de cette derniĂšre[264]. Les habitants de la commune sont appelĂ©s les Baulois[65].

    Évolution dĂ©mographique

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[265] - [Note 47].

    En 2020, la commune comptait 16 160 habitants[Note 48], en augmentation de 3,98 % par rapport Ă  2014 (Loire-Atlantique : +7,32 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 6007961 1139331 2381 2271 1901 1791 217
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1801 1571 2001 1721 2231 4151 5351 6481 912
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 7772 1672 7273 3955 0516 1266 11515 20513 166
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    13 00413 33615 00614 55314 84515 83316 09516 11215 455
    2020 - - - - - - - -
    16 160--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[266] puis Insee Ă  partir de 2006[267].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La lĂ©gĂšre baisse du nombre d'habitants observĂ©e entre les recensements de 1896 et 1901 est en partie imputable Ă  la crĂ©ation de la commune de Pornichet en 1900 Ă  partir d'une partie des territoires des communes d’Escoublac et Saint-Nazaire. À partir du l'Ă©vacuation totale de la population civile de la commune de Saint-Nazaire est dĂ©cidĂ©e. Les habitants se rĂ©fugient dans les communes de la presqu'Ăźle de GuĂ©rande, dont Escoublac-la-Baule[65]. Cet Ă©pisode explique l'augmentation de plus de 9 000 habitants recensĂ©s entre 1936 et 1946, le retour des Nazairiens n'ayant pu s'effectuer qu'aprĂšs des travaux de reconstruction de leur ville. De 15 205 habitants en 1946, la population se rĂ©duit Ă  13 004 en 1962, et ne retrouve une premiĂšre fois la barriĂšre des 15 000 Ăąmes qu’à partir de 1975. En 2014, le recensement ne relĂšve toujours que 15 542 habitants. Durant la pĂ©riode estivale la population de la localitĂ© peut atteindre 150 000 habitants[268].

    Pyramide des Ăąges

    La population de la commune est relativement ĂągĂ©e. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  20,3 %, soit en dessous de la moyenne dĂ©partementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans est de 49,9 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 23,8 % au niveau dĂ©partemental.

    En 2018, la commune comptait 7 336 hommes pour 8 781 femmes, soit un taux de 54,48 % de femmes, largement supĂ©rieur au taux dĂ©partemental (51,42 %).

    Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[269]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    1,5
    90 ou +
    4,1
    15,2
    75-89 ans
    19,9
    28,0
    60-74 ans
    30,2
    20,8
    45-59 ans
    18,6
    10,4
    30-44 ans
    10,0
    12,0
    15-29 ans
    8,7
    12,2
    0-14 ans
    8,4
    Pyramide des ùges du département de la Loire-Atlantique en 2018 en pourcentage[270]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,6
    90 ou +
    1,7
    5,8
    75-89 ans
    8,6
    14,7
    60-74 ans
    16
    19,6
    45-59 ans
    18,9
    20,1
    30-44 ans
    19,2
    19,2
    15-29 ans
    17,5
    20
    0-14 ans
    18

    Formation

    Selon une Ă©tude menĂ©e par la communautĂ© d’agglomĂ©ration Cap Atlantique en 2011, 8,7 % du total de la population de la localitĂ© est titulaire d’un diplĂŽme du supĂ©rieur, contre 5,5 % Ă  GuĂ©rande[S 22]. Les proportions d’étudiants sont conditionnĂ©es par la proximitĂ© avec les moyens de transports vers Saint-Nazaire et Nantes et au caractĂšre urbain de l’échantillon de population Ă©tudiĂ©, les communes intĂ©grĂ©es dans une unitĂ© urbaine prĂ©sentant globalement une proportion plus forte d’études prolongĂ©es[S 23]. L’étude relĂšve une grande cohĂ©rence des diplĂŽmes dĂ©livrĂ©s par rapport Ă  la rĂ©alitĂ© Ă©conomique du territoire ; dans le cas de La Baule, le BTS animation et gestion touristiques locales en est une bonne illustration[S 24].

    Vie associative

    Vue en couleur de deux danseurs en costume paludier traditionnel.
    Le cercle celtique Ar Vro Wenn.

    Au , prĂšs de cent soixante-dix associations regroupent les activitĂ©s des Baulois[271]. On dĂ©nombre en particulier quarante-cinq associations sportives, de danse et de bien-ĂȘtre aux cĂŽtĂ©s d’associations culturelles et de loisirs[M 23] - [M 24].

    Tous les ans depuis 2011, la ville organise deux fois par an un forum des associations, permettant la prĂ©sentation des diffĂ©rents groupements aux Baulois[271]. L’édition de a Ă©tĂ© l’occasion d’honorer le pardon de La Baule[272], le comitĂ© des fĂȘtes d'Escoublac[273], l'Outil en main[274], Actions cancer 44[275] et la maison des jeunes et de la culture[276].

    Équipements culturels et sportifs

    La bibliothĂšque et mĂ©diathĂšque Henri-QueffĂ©lec, outre la consultation et le prĂȘt d'ouvrages, accueille des animations, des expositions thĂ©matiques et des confĂ©rences d’auteurs[M 25] - [277]. Un service de bibliobus, transportant prĂšs de 1 500 livres se dĂ©place dans les diffĂ©rents quartiers de la localitĂ© chaque semaine Ă  jours et Ă  heures fixes[M 26]. Un service d’échange de livres sous la forme de bookcrossing est gĂ©rĂ© par la bibliothĂšque depuis [M 27].

    L'espace culturel de la chapelle Sainte-Anne accueille des manifestations culturelles telles que les Écrivains de bord de mer, les salons d’automne et de printemps de la sociĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique de La Baule[278] ou le festival de musique de chambre de l’étĂ© musical de la localitĂ©[M 28].

    Le musĂ©e Bernard-Boesch a pour vocation, outre la prĂ©sentation d’Ɠuvres artistiques, l’accompagnement des crĂ©ateurs grĂące Ă  sa maison atelier indĂ©pendante accueillant les artistes en rĂ©sidence[M 29] - [279].

    Le musĂ©e aĂ©ronautique Presqu'Île CĂŽte d'Amour (MAPICA) se dĂ©die depuis 1980 Ă  la restauration et Ă  la conservation du patrimoine aĂ©ronautique[280]. Il a reçu le diplĂŽme d'honneur Phoenix de la FĂ©dĂ©ration aĂ©ronautique internationale pour avoir restaurĂ© un biplan Caudron-Renault C-275 « Luciole ». Une nouvelle distinction, de l'AĂ©ro-Club de France cette fois, le rĂ©compense en 1999 pour son travail sur un monoplan de type parasol Morane-Saulnier 317[M 30].

    Le palais des congrĂšs Atlantia propose 3 000 m2 d’espaces modulables, comprenant un auditorium de 900 places, des salles de travail ou d’exposition et une structure de restauration. Il accueille de façon rĂ©currente le festival de l'image d’entreprise Films & companies[281] ainsi que le festival CinĂ©ma et musique de film[282] - [M 31]. Le palais Atlantia actuel est la 3e rĂ©alisation d’un palais des congrĂšs communal Ă  La Baule. Il est issu des dĂ©libĂ©rations municipales du et du choix du projet de l’architecte baulois Jean-Paul Canseliet ; il est inaugurĂ© le [A 36]. Il prend la forme, depuis d’une sociĂ©tĂ© publique locale (SPL) dĂ©tenue majoritairement par La Baule-Escoublac et la communautĂ© d'agglomĂ©ration de la Presqu'Ăźle de GuĂ©rande Atlantique[M 32].

    La ville dispose du stade municipal Moreau-Defarges[M 33] et des complexes sportifs Alain-Burban[M 34], Maud-Fontenoy[M 35] et Jean-Gaillaron - Les Salines[M 36]. Elle hĂ©berge une Ă©cole de voile et est dotĂ©e du centre nautique municipal Aquabaule[283], de terrains de tennis au Country club, au Garden et au Sporting et de plusieurs structures permettant la pratique de l'Ă©quitation — le centre Ă©questre, le stade François-AndrĂ©[M 37], l'allĂ©e cavaliĂšre et le manĂšge des platanes[M 38]. La piscine municipale est le rĂ©sultat d’un projet de l’architecte LibergĂ©, retenu par le conseil municipal le [A 37]. Une premiĂšre tranche comprenant le bassin de plein air est inaugurĂ©e en et l’ensemble nautique est livrĂ© dans son entiĂšretĂ© en 1971[A 38]. La livraison du nouveau projet, toujours sous le vocable d'« Aquabaule », initialement prĂ©vue pour la fin de 2018[284], devait avoir lieu au printemps 2019[285].

    ÉvĂ©nements sportifs

    Le Grand Prix automobile de La Baule a Ă©tĂ© organisĂ© Ă  dix reprises entre 1924 et 1952. De 100 km Ă  ses dĂ©buts[286], le Grand Prix se dĂ©roule Ă  partir de 1931 sur 150 km[287] puis, en 1938, sur 121,24 km. Ce Grand Prix a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© le par des courses automobiles qui se dĂ©roulent alors sur toute la longueur de la plage qui sĂ©pare Pornichet du Pouliguen[288].

    Vue panoramique en couleur d'un parcours de saut d'obstacles Ă©quin.
    Le stade François-André lors du CSIO-5* de La Baule 2013.

    Le Jumping international de France, créé à La Baule en 1962 sous le nom de « Grand Prix de La Baule », est l'une des plus importantes épreuves internationales de saut d'obstacles. Il accueille chaque année, dans le stade François-André, la premiÚre étape de la coupe des nations de saut d'obstacles[289], puis le Grand Prix CSIO-5* Longines de La Baule[290] et enfin le derby de la région des Pays de la Loire[291] - [292].

    Le cercle nautique La Baule-Le Pouliguen-Pornichet est un club de voile nĂ© de la fusion de trois organisations fondĂ©es en 1872, le comitĂ© du cercle nautique de La Baule, la sociĂ©tĂ© des rĂ©gates du Pouliguen et le centre de voile et de plaisance du Pouliguen. Il a Ă  son actif la crĂ©ation d'Ă©vĂ©nements sportifs Ă  portĂ©e internationale telles le La Baule-Dakar, crĂ©Ă© en 1980, ou le Triangle Ouest-France — 10 Ă©ditions entre 1980 et 1990[293]. Le cercle est rĂ©compensĂ© en par la fĂ©dĂ©ration française de voile dans la catĂ©gorie École de sport[294] - [295].

    Le triathlon de La Baule, crĂ©Ă© en 1988, est organisĂ© par une association d'Ă©tudiants de l'Ă©cole de commerce de Nantes, l'Audencia business school. Il comprend neuf courses suivant le sexe, l’ñge et les difficultĂ©s[296]. En revanche le marathon de la CĂŽte d'Amour, course de 42,195 km entre Le Croisic et Pornichet traversant la commune depuis 2003, a vu sa derniĂšre Ă©dition en 2013[297].

    En 2018, La Baule-Escoublac est ville-étape du Tour de France pour la 3e fois[298]. Le , la 4e étape du Tour conduit en effet les cyclistes de La Baule à Sarzeau (Morbihan)[299]. Deux précédentes éditions ont fait étape dans la localité, en 1965 et en 1972[300]. En 1988, en prélude du grand départ réel du Tour de France donné à Pontchùteau, le tout premier « village départ » est installé la veille à La Baule, la ville n'accueillant toutefois pas à cette occasion une étape officielle mais l'arrivée d'une courte épreuve ne comptant pas pour le Tour lancée depuis Pornichet et intitulée « Préface »[301].

    Chemins de randonnée

    « La petite marchande » est un circuit pĂ©destre de 10 km qui traverse la forĂȘt d’Escoublac et parcourt l’arriĂšre-pays baulois. Il tient son nom d'une merciĂšre ambulante, Pauline Antignac, morte en 1963, qui passait de village en village avec une voiture d’enfant pour vendre sa marchandise[302] - [303].

    Le circuit des mottes parcourt Ă©galement 10 km dans le bocage escoublacais. Il s’élance comme le prĂ©cĂ©dent de la place de la mairie d’Escoublac et visite plusieurs mottes castrales Ă©rigĂ©es en protection de demeures seigneuriales au Moyen Âge[304]. Un troisiĂšme chemin balisĂ© de 10 km, dit « circuit du Bois d’Amour » serpente dans la forĂȘt situĂ©e Ă  l’est du boulevard de Cacqueray[M 39].

    MĂ©dias

    La presse écrite locale est dominée par le Groupe Sipa - Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés.

    Ainsi, L'Écho de la Presqu'Ăźle guĂ©randaise et de Saint-Nazaire est un hebdomadaire rĂ©gional d’information paraissant le vendredi, dont le siĂšge social se situe Ă  GuĂ©rande[305]. Selon les chiffres de l’OJD, la diffusion totale pour 2015 a Ă©tĂ© de l’ordre de 15 000 numĂ©ros en moyenne sur l’annĂ©e[306]. Outre au canton de GuĂ©rande, la diffusion du pĂ©riodique s’étend aux cantons de La Baule-Escoublac, Muzillac, PontchĂąteau, Savenay et Saint-Nazaire[305]. Il appartient depuis 2007 au groupe groupe SIPA - Ouest-France par le biais de sa filiale Publihebdos[307].

    La Baule + est un mensuel gratuit qui vient complĂ©ter l’offre de la presse Ă©crite locale[308].

    Le Rigadeau dĂ©chaĂźnĂ© est un journal Ă©phĂ©mĂšre, publiĂ© Ă  l’occasion des Ă©lections municipales de et imprimĂ© Ă  Saint-Nazaire[Note 49]. Son sous-titre indique « canard satyrique et impartial, paraissant au grĂ© des flots »[310] - [A 35]. Il disparaĂźt dĂšs la fin des Ă©lections de 1935.

    La Baule.TV est une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision locale, la premiĂšre Web TV de la presqu’üle crĂ©Ă©e en [311]. AprĂšs une interruption en 2010, elle Ă©met Ă  nouveau Ă  partir de 2014. Son programme se compose essentiellement de reportages et d’émissions courtes traitant des divers aspects de la vie de la presqu'Ăźle guĂ©randaise.

    Kernews est une station de radio locale basĂ©e Ă  La Baule-Escoublac qui Ă©met sur la frĂ©quence de 91,5 MHz, pour diffuser des programmes atteignant La Baule-Escoublac, Saint-Nazaire, Nantes, Pornic, Noirmoutier et Vannes. Outre les informations et de nombreux invitĂ©s de la vie locale, Kernews se distingue par une programmation musicale Ă  dominante pop-rock[312].

    Cultes

    Le culte catholique est pratiquĂ© Ă  La Baule-Escoublac ; la paroisse Notre-Dame et Sainte-ThĂ©rĂšse couvre l'ensemble du territoire de la commune et est rattachĂ©e Ă  la zone pastorale de la presqu'Ăźle guĂ©randaise dans le diocĂšse de Nantes, suffragant depuis 2003 de la province ecclĂ©siastique de Rennes qui regroupe les diocĂšses des rĂ©gions Bretagne et Pays de la Loire. Mgr Jean-Paul James est l’évĂȘque de ce diocĂšse depuis le 8 juillet 2009[313]. Le culte est pratiquĂ© dans les Ă©glises Notre-Dame et Sainte-ThĂ©rĂšse Ă  La Baule, dans l'Ă©glise Saint-Pierre Ă  Escoublac et dans la chapelle du SacrĂ©-CƓur[M 40] - [314].

    La chapelle de l'Annonciation, temple protestant construit en 1930 rue Edmond-Rostand, accueille les fidĂšles de l'Église protestante unie de France pour des cultes hors saison (NoĂ«l, PĂąques et PentecĂŽte) et pour des cultes hebdomadaires en juillet et aoĂ»t[315].

    Le culte juif est pratiqué, durant les mois d'été, à la synagogue de l'avenue du Bois d'Amour[M 40] - [316].

    Il n'y a pas de lieu de culte musulman Ă  La Baule[317].

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2011, le revenu fiscal mĂ©dian par mĂ©nage Ă©tait de 31 511 €, ce qui plaçait La Baule-Escoublac au 13 193e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 mĂ©nages en mĂ©tropole[318]. En 2013, 32,0 % des foyers fiscaux n'Ă©taient pas imposables[Insee 3].

    Emploi

    En 2014, la population ĂągĂ©e de 15 Ă  64 ans s'Ă©levait Ă  7 995 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,9 % d'actifs dont 61,4 % ayant un emploi et 8,5 % de chĂŽmeurs15&#32;_Ă _&#32;64&nbsp;ans_par_type_d'activitĂ©_540-0">[Insee 4].

    On comptait alors 5 938 emplois dans la zone d'emploi, contre 6 720 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi rĂ©sidant dans la zone d'emploi Ă©tant de 5 041, l'indicateur de concentration d'emploi est de 117,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d’un emploi par habitant actif[Insee 5].

    Entreprises et commerces

    Au , La Baule-Escoublac comptait 2 821 Ă©tablissements : 19 dans l’agriculture-sylviculture-pĂȘche, 78 dans l'industrie, 212 dans la construction, 2 187 dans le commerce-transports-services divers et 325 Ă©taient relatifs au secteur administratif31_dĂ©cembre_2015_542-0">[Insee 6]. En 2015, 174 entreprises ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es Ă  La Baule-Escoublac[Insee 7], dont 97 par des micro-entrepreneurs[Insee 8].

    Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés31_décembre_2015_542-1">[Insee 6] :

    Établissements actifs par secteur d'activitĂ© au 31 dĂ©cembre 2015.
    Total % 0
    salarié
    1 Ă  9
    salariés
    10 Ă  19
    salariés
    20 Ă  49
    salariés
    50 salariés
    ou plus
    Ensemble 2 821 100,0 2 043 691 46 26 15
    Agriculture, sylviculture et pĂȘche 19 0,7 11 8 0 0 0
    Industrie 78 2,8 42 23 7 3 3
    Construction 212 7,5 150 56 5 1 0
    Commerce, transports, services divers 2 187 77,5 1 579 562 26 14 6
    dont commerce et réparation automobile 573 20,3 352 216 3 2 0
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale 325 11,5 261 42 8 8 6
    Champ : ensemble des activités.

    L'examen de ce tableau amĂšne quelques remarques[Note 41] : l'essentiel de l'activitĂ© Ă©conomique est assurĂ© par des entreprises du secteur tertiaire ; l'agriculture et la pĂȘche reprĂ©sentent une part peu significative de la vie Ă©conomique de la localitĂ© avec 19 Ă©tablissements actifs ; moins de 5 % de l'activitĂ© est assurĂ© par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentrĂ© sur des structures de moins de dix salariĂ©s, tout comme les activitĂ©s liĂ©es Ă  la construction ; l'administration publique, l’enseignement, la santĂ© et l’action sociale forment une activitĂ© qui regroupe prĂšs de 12 % des entreprises et comptent six des quinze Ă©tablissements employant plus de 50 salariĂ©s.

    Secteur primaire

    Le secteur primaire est peu reprĂ©sentĂ© sur la localitĂ©. En 2017, quelques Ă©tablissements agricoles ou sylvicoles, dont un pratiquant l'agriculture raisonnĂ©e[319] et un autre l’élevage de volailles[320], parmi la vingtaine d’entreprises majoritairement individuelles, maintiennent une activitĂ© Ă  La Baule-Escoublac[321].

    La vigne a tenu un rĂŽle important dans l’activitĂ© Ă©conomique de la localitĂ© ; de 1833 Ă  1899, pas moins de sept dĂ©libĂ©rations du conseil municipal en rĂ©glementent les vendanges. L’une d’elles, datant de 1855 indique :

    « le conseil, considĂ©rant que la commune est chargĂ©e d’impĂŽts Ă  cause des sables, que les deux cent cinquante hectares de vignes imposent des gĂȘnes aux agriculteurs par l’absence presque complĂšte de rĂ©coltes, demande Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme pauvre pour bĂ©nĂ©ficier des fonds de secours. »

    — DĂ©libĂ©ration du conseil municipal d’Escoublac du [A 39].

    En 1899, le phylloxĂ©ra s’attaque aux deux cents hectares de vigne de la commune[A 39].

    D’autre part, l’exercice de la pĂȘche Ă  pied professionnelle des coques (Cerastoderma edule) — tout comme la pĂȘche de loisir du mĂȘme coquillage — sur le gisement de La Baule est encadrĂ© par des arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux dont le dernier date de 2016[322]. Le gisement de coques de La Baule constitue l'un des trois plus importants au niveau national avec celui de la baie de Somme et celui de la baie des Veys[37]. Les pĂȘcheurs Ă  pied professionnels possĂšdent un permis spĂ©cifique dĂ©livrĂ© par les Affaires maritimes. Un quota journalier, dĂ©pendant de l'amplitude des marĂ©es et des conditions climatiques, est attribuĂ© aux pĂȘcheurs Ă  pied — il peut aller jusqu'Ă  150 kg. Les acheteurs sont positionnĂ©s sur des barges flottantes et fournissent des sacs d'une contenance de 32 kg aux pĂȘcheurs. Ceux-ci, Ă  l'aide de rĂąteaux, rĂ©coltent les coques et les calibrent. Cette pĂȘche se dĂ©roule sous la surveillance de gardes jurĂ©s[Note 50], de la Gendarmerie nationale ou des Affaires maritimes[324].

    La localisation gĂ©ographique de la localitĂ© la place de facto dans des aires de production de produits bĂ©nĂ©ficiant d’une indication gĂ©ographique protĂ©gĂ©e (IGP). C’est le cas en particulier pour la « Farine de blĂ© noir de Bretagne — gwinizh du breizh[325] », la « MĂąche nantaise[326] », le « PĂątĂ© de campagne breton[327] » et le « Sel de GuĂ©rande[328] ».

    Secteur secondaire

    Sur le plan industriel, une agence du groupe Engie, avec 55 salariĂ©s, fait partie des employeurs importants de la localitĂ©[329]. Par ailleurs, le groupe Lucas, au travers de sa filiale Peinture Ricordel, spĂ©cialisĂ©e dans les peintures et le traitement des façades, emploie 45 salariĂ©s[330]. D'autres Ă©tablissements, tels les menuiseries HEP — 30 salariĂ©s, mais rĂ©cemment placĂ©e en liquidation judiciaire[331] — Ser Alu Plast (20 salariĂ©s)[332] ou les installations Ă©lectriques Sygmatel (20 salariĂ©s)[333], constituent le tissu industriel et artisanal de la commune[65].

    Le secteur de la construction représente 7.5 % des établissements actifs au (soit 212 établissements), dont les trois quarts sont des auto-entrepreneurs31_décembre_2015_542-2">[Insee 6]. On recense six entreprises du secteur du bùtiment[334].

    Secteur tertiaire

    Vue en couleur de l’intĂ©rieur d’un marchĂ© couvert.
    Les halles de La Baule.

    Le secteur tertiaire concentre prĂšs de la moitiĂ© des Ă©tablissements employant plus de 20 salariĂ©s (20 des 41 Ă©tablissements recensĂ©s au ). Au sein du groupe BarriĂšre — Ă©galement propriĂ©taire du casino (105 salariĂ©s), des hĂŽtels Royal (85 salariĂ©s) et Castel Marie-Louise (40 salariĂ©s), du tennis country club et d'un centre de thalassothĂ©rapie[Note 51] — l'hĂŽtel Hermitage est l'employeur le plus important d'entre eux avec 180 salariĂ©s[65].

    Parmi les entreprises employant plus de 50 salariés en 2015, on peut également citer Jenny Craig, un grand magasin de produits diététiques du groupe Nestlé Protéika (50 salariés)[336] - [Note 52], l'entreprise de nettoyage Impec (90 salariés)[338], la société d'autocars Keolis Atlantique du groupe Keolis (95 salariés)[339] ou les services des eaux de la Saur (140 salariés et de la Sepig (25 salariés[340] - [341] - [65].

    Le port de La Baule - Le Pouliguen — situĂ© sur l’étier du Pouliguen reliant l’ocĂ©an Atlantique aux marais salants de GuĂ©rande et marquant la limite entre les deux communes de La Baule-Escoublac et du Pouliguen[342] — est exploitĂ© et gĂ©rĂ© depuis 2014, et pour une durĂ©e de 12 annĂ©es par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire sur dĂ©lĂ©gation du SIVU du port de pĂȘche et de plaisance La Baule – Le Pouliguen. Ce port, dont une premiĂšre structure est connue dĂšs le XVe siĂšcle — quoiqu'avec une orientation perpendiculaire Ă  celle existant Ă  partir de 1516 et jusqu'au XXIe siĂšcle[343] — rĂ©pond Ă  l'origine aux souhaits des habitants du Pouliguen de transporter le sel rĂ©coltĂ© dans les marais salants avoisinants[343]. Il s'agit donc Ă  l'origine d'un port de commerce dont l'activitĂ© demeure florissante durant les XVIe et XVIIe siĂšcles. Celle-ci marque le pas Ă  partir du XVIIIe siĂšcle et du dĂ©but du XIXe siĂšcle. Le port tente alors de rĂ©agir en armant des flottes pour la pĂȘche Ă  la morue[344]. Ce n’est qu’à partir de 1880 que la rive gauche est amĂ©nagĂ©e, accompagnant la construction des premiĂšres villas du lotissement BenoĂźt Ă  La Baule[345]. Au cours du XXe siĂšcle, le port de commerce et de pĂȘche Ă  la sardine devient essentiellement un port de plaisance[343] - [342]. En , une vasiĂšre de 5 000 m2 est remise par l’État Ă  la commune pour la transformer en cale de descente de bateaux Ă  la hauteur du pont qui prolonge l'avenue de Champsavin[A 40]. L'activitĂ© de nĂ©goce de plaisance regroupe 4 entreprises en 2011[S 25].

    La commune propose plusieurs marchĂ©s, essentiellement alimentaires, dont certains datent du XIXe siĂšcle[M 41]. Ainsi le marchĂ© de Pornichet — qui jusqu’en 1900 et la sĂ©paration du village de Pornichet, appartient au territoire d’Escoublac — a Ă©tĂ© crĂ©Ă© sur base de la dĂ©libĂ©ration du conseil municipal du sur la place de la chapelle[A 41]. Cette mĂȘme annĂ©e, un autre marchĂ© est constituĂ© Ă  La Baule-centre. Il se tient d’abord dans les bois des Aulnes, par la suite transformĂ©s en jardin public ; il est ensuite transfĂ©rĂ© en 1912 dans les halles nouvellement bĂąties et dessinĂ©es par l’architecte Georges Lafont[A 7]. Deux autres marchĂ©s se tiennent l’un au GuĂ©zy depuis 1925 et l’autre, depuis 1929, Ă  La Baule-Les Pins ; ce dernier a trouvĂ© un nouvel emplacement sur l’avenue Louis-Lajarrige depuis [A 7].

    Au , la ville compte 26 hĂŽtels (dont 3 Ă©tablissements cinq Ă©toiles) pour 1 039 chambres1er_janvier_2017_580-0">[Insee 9]. 893 emplacements de camping Ă©taient recensĂ©s Ă  la mĂȘme date1er_janvier_2017_581-0">[Insee 10].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le phare de la Banche[346] constitue l'unique monument de la commune rĂ©pertoriĂ© Ă  l'inventaire des monuments historiques[347] ; il est Ă©galement inclus dans l'inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel[348]. Par ailleurs, la commune compte huit objets rĂ©pertoriĂ©s Ă  l'inventaire des monuments historiques[349] - [Note 53]. Parmi ceux-ci figure le sloop de plaisance Le Lady Trix construit en Écosse par les chantiers navals de Bannatyne en 1909[350] - [351].

    Plan en couleur d’une citĂ© balnĂ©aire avec indication de l’emplacement du patrimoine exceptionnel par des points rouges.
    Emplacement des villas répertoriées comme patrimoine exceptionnel.

    Le front de mer a Ă©tĂ© bordĂ© de villas entre 1880 et les AnnĂ©es folles, mais sa physionomie s'est progressivement modifiĂ©e Ă  partir des annĂ©es 1960, lorsque la station balnĂ©aire s'est popularisĂ©e. Au XXIe siĂšcle il est constituĂ© principalement d'immeubles de taille moyenne construits aprĂšs 1960. Il reste de nombreuses villas de la Belle Époque, notamment en arriĂšre du littoral[F 3]. La zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) rassemble 6 871 bĂątiments, parmi lesquels 15 villas sont distinguĂ©es en patrimoine exceptionnel[Note 54] - [Note 55]) ; 699 autres sont recensĂ©es en patrimoine remarquable Ă  conserver et 1 741 en patrimoine d’accompagnement essentiel[365].

    Le cimetiÚre militaire britannique d'Escoublac-la-Baule (avenue de la Ville-Halgand) abrite 325 tombes de militaires britanniques, dont 74 non identifiés, et trois de soldats des Forces polonaises. Beaucoup de ces soldats sont des marins du Lancastria coulé en 1940 et des soldats qui participÚrent à l'attaque contre le port de Saint-Nazaire en 1942 dite « opération Chariot »[F 4] - [366].

    Une bùtisse (sur un terrain privé, avenue de la Tour[Note 56]), parfois présentée comme le reste d'une lanterne des morts, est probablement la base d'un moulin de structure particuliÚre, avec partie supérieure en bois, dit « moulin turquois »[F 2]. Le moulin de Beauregard ou moulin de la falaise (chemin du Moulin) existait au XVe siÚcle et est resté en activité jusqu'en 1922[F 2].

    Le manoir de Ker-Allan bùti en granit au XVe siÚcle est le seul de la commune à avoir conservé une fuie ; sur le domaine se trouve une chapelle initialement consacrée à Saint-Nicolas, puis transformée en pressoir[F 5]. Datant également du XVe siÚcle, le chùteau de la Saudraie (chemin du Ménigot) comporte une tour carrée peu fréquente dans la région[F 2]. Le chùteau de Lesnerac a été bùti au XVe siÚcle. Du XVIe siÚcle à 1789, Escoublac demeure sous la juridiction seigneuriale de Lesnerac. Au début du XIXe siÚcle son propriétaire, le comte de Sesmaisons, crée la grande allée joignant le chùteau à la route de Guérande et fait construire deux pavillons italianisants au bord de cette route[F 6]. Le manoir de Brédérac (route de Brédérac) du XVIIIe siÚcle a été la propriété du poÚte Paul Desforges-Maillard connu pour avoir mystifié le monde des lettres, notamment Voltaire, en se faisant passer pour une poétesse[F 7].

    L'église Saint-Pierre d'Escoublac inaugurée en 1786, et située à Escoublac, comprend des éléments de style médiéval telle sa tourelle[367], et rassemble certains éléments de l'ancienne église enfouie sous les sables, comme quelques vitraux, le maßtre-autel et certaines statues[368]. Le chemin de croix est de 1935, par le peintre Xavier de Langlais[369].

    L'Ă©glise Notre-Dame, Ă©difiĂ©e de 1931 Ă  1935 dans le centre de la commune, est de style nĂ©o-roman. Les vitraux du chƓur, de l'atelier Janin-BenoĂźt de Nancy, sont consacrĂ©s Ă  la Vierge Marie ; ils se distinguent par un choix de tons froids[370]. L'Ă©glise Sainte-ThĂ©rĂšse, construite Ă  partir de 1928 sur des plans d'Adrien Grave, puis reconstruite en 1972 sur le mĂȘme site, rompt avec les conventions de l'architecture religieuse dans un style typique de son Ă©poque[371]. La chapelle Saint-Anne a Ă©tĂ© construite entre 1880 et 1886 et prolongĂ©e par deux nefs latĂ©rales en 1903. LaissĂ©e Ă  l'abandon par la suite, la chapelle est acquise par la ville en 1981. En 1989, aprĂšs rĂ©novation, l'Ă©difice se mue en centre culturel[M 42].

    La commune dans la tradition et l'art

    Le village d’Escoublac possĂšde encore au XVIIIe siĂšcle un rituel de mariage particulier, dĂ©crit par Ernest Fouinet en 1834[372] : « la mariĂ©e se dirigeait alors vers la grange oĂč l’attendaient les pauvres du pays pour recevoir l’aumĂŽne. Puis, c’était le dĂ©chaĂźnement des danses, coupĂ©es du cri strident et sacramentel : « Gai, hou, hou ! » On dansait des bretonnes au son de la vĂšze, et des rondes au son de la goule »[Note 57].D'autre part, Les Filles d'Escoublac est une chanson traditionnelle, interprĂ©tĂ©e notamment par Tri Yann dans un enregistrement datant de [376] - [377].

    La localité a accueilli le tournage de plusieurs films tels, en 1937, L'Homme du jour de Julien Duvivier[378], en 1961, Lola de Jacques Demy[379], en 1990, La Baule-les-Pins de Diane Kurys[380] ou en 2001, 15 août de Patrick Alessandrin[381].

    Elle a également inspiré des dramaturges comme Sacha Guitry, ou des écrivains comme Stéphane Hoffmann qui y fait se dérouler une grande partie de son roman Des filles qui dansent[382] - [383].

    Je ne sais pas quand je mourrai
    Si j'aurai trĂšs envie d'un saule,
    Mais du moins tant que je vivrai,
    C'est sous les grands pins de La Baule
    Que j'aimerais passer ma vie.

    — Sacha Guitry, livre d'or de 1929 dĂ©posĂ© aux archives municipales[384] - [385].

    Manifestations culturelles et festivités

    Le programme des manifestations s’étale du printemps Ă  l’automne et est ponctuĂ© de quelques Ă©vĂ©nements Ă  envergure nationale. Au mois de mai, par exemple, se dĂ©roule le concours international de sauts d’obstacles[386]. Le mois de juin commence par le trophĂ©e international des Dragons — des rĂ©gates Ă  la voile organisĂ©es par le yacht club de La Baule[387] — et voit ensuite se succĂ©der une course de vieilles voitures — le rallye Cap La Baule[388] — et divers derbys de jumping, de polo, de tennis, de voile et de golf, tout au long de l’étĂ©. Juillet est marquĂ© par les rencontres littĂ©raires Écrivains en bord de mer[389], alors que le festival international de bridge[390] se dĂ©roule en aoĂ»t tout comme le pardon de La Baule[272] (le 3e dimanche du mois)[391] - [Note 58].

    Le festival Musiques Ă  La Baule s’est dĂ©roulĂ© en 2016 d’avril Ă  juillet, proposant des concerts de jazz, classique et manouche, et de musique classique[393]. CrĂ©Ă© en 2010, La Baule jazz festival s’est produit en 2017 du au , proposant 11 concerts gratuits pour sa 16e Ă©dition[394]. Le festival du cinĂ©ma et musique de film est nĂ© en 2014 et fĂȘte en sa 5e Ă©dition. Les trophĂ©es distribuĂ©s sont des Ibis d'or et ont Ă©tĂ© dessinĂ©s par JoĂ«lle Bellet[395].

    Festival du film

    • Festival du CinĂ©ma et Musique de Film de la Baule

    Les espaces protégés

    Carte localisation de parc naturel régional de BriÚre au nord de ma commune.
    Le Parc naturel régional de BriÚre occupe la partie nord de la commune.

    Le territoire de La Baule-Escoublac appartient partiellement au parc naturel rĂ©gional de BriĂšre, espace protĂ©gĂ© et gĂ©rĂ©, inscrit Ă  l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN)[396] et instituĂ© par dĂ©cret ministĂ©riel le [397]. Il s'agit d'une zone humide protĂ©gĂ©e par la Convention de Ramsar pour 17 600 des 54 880 ha du parc[Note 59] - [399]. Le parc regroupe 20 communes adhĂ©rentes[400].

    La zone humide des marais de BriĂšre accueille en particulier une sous-espĂšce de la Philoscie des mousses (Philoscia muscorum)[398]. Ces marais abritent de nombreux oiseaux. Ainsi les passereaux comptent dans leurs rangs la Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) ; les barboteurs se signalent par la prĂ©sence de la Sarcelle d'hiver (Anas crecca) alors que les ArdĂ©idĂ©s sont reprĂ©sentĂ©s par le HĂ©ron cendrĂ© (Ardea cinerea), la Grande Aigrette (Ardea alba) et l’Aigrette garzette (Egretta garzetta) et les laridĂ©s par la Guifette moustac (Chlidonias hybrida). Le biotope abrite Ă©galement des Ă©chassiers tels que la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), l’Ibis sacrĂ© (Threskiornis aethiopicus) et la Spatule blanche (Platalea leucorodia) et des rallidĂ©s comme la Foulque macroule (Fulica atra). On remarque Ă©galement le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo)[398]. Du cĂŽtĂ© des amphibiens, il faut nommer la Grenouille comestible (Pelophylax kl. esculentus) et pour les sauriens, le LĂ©zard Ă  deux bandes (Lacerta bilineata). L’espace protĂ©gĂ© compte Ă©galement des insectes remarquables comme des colĂ©optĂšres de l’espĂšce Leptura quadrifasciata[398]. Quelques serpents sont Ă  signaler, telle la Couleuvre Ă  collier (Natrix natrix) ou la VipĂšre pĂ©liade (Vipera berus)[398]. Deux mammifĂšres sont caractĂ©ristiques de la zone, l'Ă©cureuil roux (Sciurus vulgaris) et le dauphin commun Ă  bec court (Delphinus delphis)[398].

    Les zones d'intĂ©rĂȘt

    Carte en couleurs localisant les zones naturelles de type 1 par des aplats de couleur.
    Localisation des ZNIEFF de type 1 dans et aux abords de La Baule-Escoublac.
    Carte en couleurs localisant les zones naturelles de type 2 par des aplats de couleur.
    Localisation des ZNIEFF de type 2 dans et aux abords de La Baule-Escoublac.

    Le territoire de la commune prĂ©sente un intĂ©rĂȘt Ă©cologique reconnu par le classement de la forĂȘt d'Escoublac en zone naturelle d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) dĂ©nommĂ©e Zones rĂ©siduelles de La Baule Ă  Saint-Nazaire et par la prĂ©sence d'autres zones classĂ©es en lisiĂšre de son territoire[401]. Ce classement ne s'accompagne d'aucune mesure de protection rĂ©glementaire. Le territoire communal de La Baule-Escoublac comprend quatre ZNIEFF.

    L’espace Zones rĂ©siduelles de La Baule Ă  Saint-Nazaire est une ZNIEFF continentale de type II[402]. Elle concerne Ă©galement les communes de Pornichet et de Saint-Nazaire et couvre 198 ha. Les biotopes dĂ©terminants se rĂ©partissent entre dunes (16 %), cĂŽtes rocheuses et falaises avec vĂ©gĂ©tation (14 %), fourrĂ©s (14 %), bois de pins mĂ©diterranĂ©ens (36 %) et forĂȘts de chĂȘnes verts mĂ©so et supra mĂ©diterranĂ©ennes (26%)[402]. C’est en son sein que se situe la forĂȘt d’Escoublac. La ville de La Baule-Escoublac en a confiĂ© la gestion Ă  l’Office national des forĂȘts (ONF) depuis 1999[AVAP 35]. Le plan de rĂ©gĂ©nĂ©ration qui concerne les pins ayant dĂ©passĂ© l’ñge de 100 ans prĂ©voit de traiter 5 000 m2 par an. Une station d’orchidĂ©e — l’orchidĂ©e homme-pendu (Orchis anthropophora) — est gĂ©rĂ©e par l’association Bretagne vivante[AVAP 35].

    L’espace Îlots de la baie de La Baule est une ZNIEFF continentale de type I[Note 60] qui couvre 54 ha et concerne Ă©galement les communes de Pornichet et du Pouliguen[403]. Tout comme l’espace Îlots de la baie de La Baule et rĂ©serve de chasse pĂ©riphĂ©rique, ZNIEFF continentale de type II[Note 61] qui couvre une superficie de 1 199 ha et concerne Ă©galement les communes de Pornichet et du Pouliguen[404], elle est caractĂ©risĂ©e par une suite d’ülots maritimes couverts de pelouses aĂ©rohalines et prĂ©sentant des estrans rocheux et des grĂšves sableuses dĂ©couverts Ă  marĂ©e basse. La ZNIEFF de type I comprend 10 % de plages de galets, 75 % d’ülots, bancs rocheux et rĂ©cifs, 10 % de plages de sable et 5 % de cĂŽtes rocheuses et falaises maritimes. Pour la ZNIEFF de type II, la partie Ăźlots, bancs rocheux et rĂ©cifs reprĂ©sente 15 % et le biotope caractĂ©risĂ© par les eaux du talus et du plateau continental, 84 %[404]. Les deux espaces constituent des zones de nidification de diverses espĂšces de laridĂ©s (Laridae) comme les GoĂ©lands et plus rarement pour l'Eider Ă  duvet (Somateria mollissima). Ils demeurent des zones de stationnement, durant les pĂ©riodes migrations et en hiver, pour quelques espĂšces d'AnatidĂ©s marins comme les eiders et certaines macreuses (Melanitta)[404]. Trois espĂšces d’oiseaux sont jugĂ©es dĂ©terminantes pour cette ZNIEFF, l’Eider Ă  duvet, la Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo). Ces ZNIEFF ont longtemps abritĂ© une importante colonie de ces deux espĂšces de sternes durant la pĂ©riode de reproduction[404]. Un angiosperme est Ă©galement caractĂ©ristique de cette zone, l’arroche du littoral (Atriplex littoralis)[404]. Ces deux ZNIEFF ont Ă©tĂ© fortement affectĂ©es par la marĂ©e noire engendrĂ©e par le naufrage de l’Erika le [403].

    L’espace Marais salants de Batz - GuĂ©rande - Le Croisic est une ZNIEFF continentale de type I qui constitue la zone naturelle emblĂ©matique du territoire situĂ© Ă  l’ouest de la commune[405]. Elle s’étend sur 2 658,75 hectares, essentiellement des marais salants inondĂ©s par les marĂ©es, Ă  l’origine de productions piscicoles ou conchylicoles. Cette vaste Ă©tendue est caractĂ©risĂ©e par des vasiĂšres (slikkes alimentĂ©es par les Petit et Grand traicts). Si la flore recĂšle un patrimoine d'une grande richesse, la zone humide concentre de nombreuses espĂšces d’oiseaux d’un intĂ©rĂȘt exceptionnel qui a justifiĂ© la crĂ©ation d’une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) en commun avec les effectifs des marais du MĂšs[S 26]. La zone accueille Ă©galement trois espĂšces prioritaires de la directive europĂ©enne habitats : la Loutre d'Europe, (Lutra lutra), le Triton crĂȘtĂ© (Triturus cristatus) et l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale). D’autres espĂšces dĂ©terminantes sont relevĂ©es telles que la Belette d'Europe (Mustela nivalis) et le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus). La faune avicole accueille entre autres l’Aigrette garzette (Egretta garzetta), le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), le Busard cendrĂ© (Circus pygargus), le RĂąle d'eau (Rallus aquaticus), l’Échasse blanche (Himantopus himantopus), l’Avocette Ă©lĂ©gante (Recurvirostra avosetta) et le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)[405]. D’autres petits Ă©chassiers sont prĂ©sents, comme le Pluvier Ă  collier interrompu (Charadrius alexandrinus) et le Vanneau huppĂ© (Vanellus vanellus). On observe Ă©galement des laridĂ©s comme la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) ou des passereaux comme le Pipit farlouse (Anthus pratensis), la Panure Ă  moustaches (Panurus biarmicus), le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et le Gorgebleue Ă  miroir (Luscinia svecica). La flore se distingue avec la Spiranthe d’étĂ© (Spiranthes aestivalis) et l’asperge (Asparagus officinalis)[405] - [S 27].

    RĂ©seau Natura 2000

    Un territoire intĂ©grĂ© au rĂ©seau Natura 2000[S 28] et appartenant au domaine public maritime, se nomme Îles de la baie de La Baule[M 43]. CrĂ©Ă© le [406], il est intĂ©grĂ© dans la zone de protection spĂ©ciale (ZPS) Estuaire de la Loire - Baie de Bourgneuf le [407] - [408]. Il s’agit d’une zone d'une superficie de 3 400 ha classĂ©e en zone de protection spĂ©ciale (ZPS) depuis [409]. Elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e pour « favoriser les conditions d'accueil pour l'hivernage des oiseaux marins ainsi que les conditions de nidification des espĂšces sur les Ăźlots rocheux tout en prenant en compte leur vulnĂ©rabilitĂ© face aux pollutions marines »[408].

    Autres espaces verts

    La place des Palmiers.

    En 1973, la localité obtient sa premiÚre fleur au Concours des villes et villages fleuris. En 1993, elle fait partie des 200 communes françaises à recevoir leur quatriÚme fleur[M 44]. Trois ans plus tard, en 1996, elle est lauréate du grand prix national du fleurissement et elle est récompensée de la fleur d'or en 2008. Enfin, en 2010, elle obtient le prix national de l'arbre[M 44].

    La commune prĂ©sente de nombreux espaces verts, dont le parc des Dryades[M 45], le jardin de la Victoire[410], le quai Inverness[M 45], le jardin BenoĂźt, la forĂȘt d'Escoublac, le bois des Aulnes[M 45], le parc de Beslon, le parc Lassalle, la place des Cupressus, le square Jean-Sohier et le tropicarium bonsaĂŻ. Elle s'engage pour la protection des arbres de son territoire en signant en 2009 la « charte de l'arbre » pour « sensibiliser les citoyens Ă  l’environnement qui les entoure et [
] engager les diffĂ©rents signataires au respect de l’arbre en suivant des recommandations rigoureuses »[M 46]. Les services municipaux ont procĂ©dĂ© Ă  un recensement des espaces verts publics — en dehors de la forĂȘt d'Escoublac — en 2007 et 2008 et ont rĂ©pertoriĂ© Ă  cette occasion 8 350 arbres. En outre, les alignements d’arbres qui s’étendent sur 9 kilomĂštres comprennent majoritairement des platanes (Platanus), mais Ă©galement des essences secondaires de charmes (Carpinus), mĂ»riers Ă  feuilles de platanes (Morus australis), tilleuls (Tilia), albizzias (Albizia julibrissin), cerisiers du Japon (Prunus serrulata) et de peupliers (Populus)[M 46].

    Personnalités liées à la commune

    La chùtellenie d'Escoublac, connue depuis le XIe siÚcle, a rattaché quelques personnages célÚbres à Escoublac, comme les membres de la famille de Goyon, Pierre de L'HÎpital ou la famille de Sesmaisons.

    À l’origine du dĂ©veloppement et de la renommĂ©e de la citĂ© balnĂ©aire se trouvent aux XIXe et XIXe siĂšcles des investisseurs opportunistes et visionnaires tels Donatien de Sesmaisons, Louis-Hyacinthe Levesque et Jules BenoĂźt ainsi que leur famille[411], François AndrĂ©, Lucien BarriĂšre (neveu de François AndrĂ©), AndrĂ© Pavie, Édouard Darlu, RenĂ© Dubois, Jules Hennecart ou encore Louis Lajarrige. Certains d’entre eux ont Ă©galement eu une carriĂšre politique locale. La commune conserve leur souvenir par la dĂ©nomination de rues, centres de soins ou stades. Ils ont permis Ă  des gĂ©nĂ©rations d’architectes de s’exprimer, qui ont laissĂ© Ă  leur tour une trace durable de leur Ɠuvre dans La Baule-Escoublac du XXIe siĂšcle. Il en va ainsi, entre autres, d’Adrien Grave, Bernard Boesch, Georges Lafont, Paul-Henri Datessen, NoĂ«l Le Maresquier, Ferdinand MĂ©nard — qui rĂ©side Ă  la villa Les Acanthes, boulevard Hennecart[412] — ou encore du cabinet BougoĂŒin.

    Olivier Guichard, plusieurs fois ministre sous les présidences de Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing et maire de la commune de 1971 à 1995, a également durablement marqué le développement de la commune, ce que lui reprochent d'ailleurs ses détracteurs à la fin de sa carriÚre[413].

    La commune rend hommage, par l’attribution de noms de rues les commĂ©morant, Ă  nombre de pionniers de l’aviation ou Ă  des soldats ayant marquĂ© la localitĂ©, comme Augustin Amiand (1884-1970) curĂ© d’Escoublac et titulaire de la mĂ©daille de la Reconnaissance française[A 42], RenĂ© Bazin (1894-1973), fondateur de la section de la presqu’üle guĂ©randaise de l’aĂ©ro-club de l’Atlantique[A 43], Henry BerthĂ©lemy (1857-1943) prĂ©sident de l’hĂŽpital bĂ©nĂ©vole de guerre installĂ© dans le casino durant la PremiĂšre Guerre mondiale[A 21], Auguste Cazeau (1897-1964), croix de guerre et mĂ©daille de Verdun, maire adjoint de 1947 Ă  1964[A 44] ou Georges Tanchoux (1921-1945), instituteur et rĂ©sistant baulois, dĂ©corĂ© Ă  titre posthume en 1947 de la croix de guerre, de la mĂ©daille de la RĂ©sistance et de la LĂ©gion d’honneur[A 45].

    Paul Desforges-Maillard (1699-1772) sĂ©journe au manoir de Brederac dans les annĂ©es 1730 oĂč il Ă©crit ses poĂšmes sous le pseudonyme de « Mademoiselle Malcrais de La Vigne », dite la muse bretonne[414]. Des musiciens, tel Alfred Bruneau (1857- 1934) en 1921[415], ont Ă©galement acquis une villa Ă  La Baule, qui leur rend hommage en leur dĂ©diant une avenue.

    Des champions sportifs ont Ă©galement marquĂ© de leur prĂ©sence et de leurs exploits la citĂ© balnĂ©aire. Ainsi, William Grover-Williams (1903-1945), est un pilote automobile de Grand Prix de l'Ă©curie Bugatti ; il remporte trois fois le Grand Prix de La Baule de 1931 Ă  1933[416] ; il possĂšde, avec son Ă©pouse Yvonne, une villa Ă  La Baule jusqu'au dĂ©but du second conflit mondial durant lequel il participe Ă  des opĂ©rations d'espionnage pour le compte de la Grande-Bretagne[417]. Les frĂšres Pajot, tous deux nĂ©s dans la localitĂ© — les parents d'Yves et Marc Pajot possĂšdent un club de plage Ă  La Baule — ont remportĂ© plusieurs titres de champion du monde et olympique de voile dans les annĂ©es 1970[418]. La Baule s'enorgueillit d'un autre champion des mers — habitant au Pouliguen, LoĂŻck Peyron a Ă©tudiĂ© au lycĂ©e Grand-Air[419] — qui a participĂ© Ă  plusieurs Ă©ditions du La Baule-Dakar. Ce dernier participe, au dĂ©but des annĂ©es 2000, Ă  la renaissance du Lady Trix, un sloop de 1909 inscrit Ă  l'inventaire des monuments historiques dans le patrimoine maritime de La Baule[350].

    HĂ©raldique, logotype et devise

    Blason Blasonnement :
    D'azur Ă  la champagne ondĂ©e d'or surmontĂ©e d'un soleil non figurĂ© du mĂȘme ; au chef d'hermine.
    Commentaires : La champagne ondée d'or évoque l'Atlantique, la plage de La Baule et les dunes d'Escoublac. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Ce blason a été conçu par Adrien Grave et accepté par délibération municipale du [A 46].

    Le conseil municipal confie en 1996 au graphiste Patrick Brette un projet de rĂ©novation du visuel. Si le soleil rayonnant, dĂ©sormais sur la mer, et les dunes de sable d’or surmontĂ©es des hermines bretonnes sont conservĂ©s, les feuilles de chĂȘne entourant Ă  l’origine le blason sont remplacĂ©es par deux branches de pin maritime vertes, pommelĂ©es d’or[A 46]. La couronne murale Ă  quatre crĂ©neaux est substituĂ©e par une couronne comtale, en l’honneur du comte De Sesmaisons, seigneur de Lesnerac et premier concessionnaire des dunes d’Escoublac[A 47].

    La devise de La Baule-Escoublac est Labor, Sol Et Mare Fulgeant In Unum (« Que le travail, le soleil et la mer brillent « en un seul [endroit] » / ensemble ») ; elle rappelle que le travail de l’Homme — la fixation des dunes de sable —, le soleil et la mer sont Ă  l’origine de l’essor de la localitĂ© balnĂ©aire[A 46].

    Voir aussi

    Ouvrages

    • Yves Archimbaud, La Baule, Rennes, Alan Sutton, coll. « MĂ©moire en images », , 127 p. (ISBN 2-9104-4426-0, BNF 35777147).
    • Yves Archimbaud, La Baule-Escoublac, t. 2, Rennes, Alan Sutton, coll. « MĂ©moire en images », , 127 p. (ISBN 2-8425-3164-7, BNF 37067427).
    • GaĂ«l Archimbaud, La Baule, t. 3, JouĂ©-lĂšs-Tours, Alan Sutton, coll. « MĂ©moire en images », , 130 p. (ISBN 978-2-8491-0562-7, BNF 41020529).
    • Christophe Besler, La Baule, Patrimoines MĂ©dias, coll. « Il y a 100 ans en cartes postales », (ISBN 978-2-9167-5705-6, BNF 41163367).
    • Luc Braeuer, La Baule, 1939-1945, Batz-sur-Mer, Luc Braeuer, , 88 p. (BNF 36993216). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnĂ©aire, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, BNF 38890407).
    • FrĂ©dĂ©ric Chavenon et LoĂŻc Abed, La Baule Ă  la Belle Époque, DouĂ©-la-Fontaine, C.M.D., coll. « MĂ©moire d'une ville », , 100 p. (ISBN 2-8447-7073-8). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Sophie Danet et Paul Bauduz, L'Ă©popĂ©e des bains de mer : Le Pouliguen, La Baule, Nantes, SiloĂ©, , 89 p. (ISBN 2-8423-1111-6, BNF 37076870).
    • Colette David (photogr. StĂ©phan MĂ©noret), Les villas de La Baule : des bourgeoises modĂšles aux excentriques rigolotes, La presse de l’Estuaire, , 95 p. (ASIN B009P12Q4I).
    • Ouvrage collectif, La Baule de A Ă  Z : petite histoire d'une grande station, La Baule-Escoublac, publication sous l’égide de la mairie, coll. « Patrimoine de La Baule », , 214 p. (ISBN 2-9512-8790-9, BNF 37046006). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique., t. 1, Charenton-le-Pont, Flohic Ă©ditions, coll. « Le patrimoine des communes de France », , 637 p. (ISBN 2-8423-4040-X, BNF 37351408), p. 105-118, La Baule. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Alain GallicĂ© et Josick Lancien, La Baule, La CrĂšche, Geste Ă©ditions, coll. « Je dĂ©couvre », , 55 p. (ISBN 978-2-3674-6462-6, BNF 45024834). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Christiane Kerboul-Vilhon (ill. Éric Milteau), La cĂŽte d'Amour : Pornichet-La Baule-Le Pouliguen, Rennes, Ouest-France, coll. « Monographie patrimoine », , 31 p. (ISBN 2-7373-3580-9, BNF 39976433).
    • GĂ©rard Locu, Images de la presqu'Ăźle guĂ©randaise en 1900 : choix de cartes postales d'Ă©poque commentĂ©es, La Baule, Éditions des Paludiers, , 103 p. (BNF 34705022).
    • Guy de La Morandais (prĂ©f. RenĂ© Dubois), La Baule et la cĂŽte de Loire-Atlantique, La Rochelle, Édition MĂ©lusine, , 68 p. (BNF 32343330).
    • Claude Motte, Isabelle SĂ©guy, Christine ThĂ©rĂ© et al., Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : les communes de la France mĂ©tropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut national d'Ă©tudes dĂ©mographiques, coll. « Classiques de l'Ă©conomie et de la population. Études & enquĂȘtes historiques », , 406 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, BNF 39063370). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Daniel VoyĂ©, La Baule : grand large, La CrĂšche, Geste Ă©ditions, , 101 p. (ISBN 2-8456-1126-9, BNF 39200386).
    • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'Ăźle guĂ©randaise : XIXe siĂšcle, la naissance des bains de mer, t. 1, Nantes, SiloĂ©, , 166 p. (ISBN 2-8423-1255-4, BNF 39054886). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
    • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'Ăźle guĂ©randaise : XXe siĂšcle, le grand essor du tourisme, t. 2, Nantes, SiloĂ©, , 359 p. (ISBN 2-8423-1257-0, BNF 39054875).

    PĂ©riodiques

    • Michel Évain, « Douceur et chaleur ocĂ©aniques sur le littoral », Par les temps et les rĂȘves, Saint-Nazaire, Histoire et culture en rĂ©gion nazairienne, no 5 « Paysages de notre rĂ©gion »,‎ (ISBN 978-2-9546-6072-1, ISSN 2115-9971). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. La presqu'ßle guérandaise est cernée à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de BriÚre, au sud par la Loire et au nord par la Vilaine[4].
    2. La dĂ©nomination « CĂŽte d'Amour » est le rĂ©sultat d’une initiative de l'hebdomadaire de La Baule La Mouette. En 1911, ce journal demande Ă  ses lecteurs de choisir un nom pour dĂ©signer le littoral s'Ă©tendant initialement de Pornichet au Pouliguen, en passant par La Baule[5].
    3. Le coteau de GuĂ©rande est appelĂ© « sillon de GuĂ©rande » par AndrĂ© VigariĂ©, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, Paris, Ă©ditions Bonneton, , p. 248, mais aussi, contradictoirement, dans le mĂȘme ouvrage, dans la partie rĂ©digĂ©e par le mĂȘme auteur, il est indiquĂ© que seul le sillon de Bretagne, ligne de reliefs allant de Nantes Ă  Quimper est ainsi dĂ©nommĂ© (p. 248), « sillon de GuĂ©rande » est pour l'auteur une analogie.
    4. 54 m selon carte IGN au 1/25000e ; 52 m selon les indications touristiques. Cette altitude place la dune au second rang en France, aprĂšs la dune du Pilat.
    5. En contrebas du point culminant, une croix érigée en marque le lieu de l'ensevelissement du Vieil-Escoublac.
    6. De trĂšs rares sĂ©ismes se produisent — une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de trĂšs faibles amplitudes (3 Ă  4 au maximum) — le long de failles aujourd'hui sous-marines allant de la baie de Bourgneuf Ă  Belle-Île-en-Mer, parallĂšles au systĂšme dĂ©crit ici.
    7. D'aprĂšs la classification de Köppen, il y est catĂ©gorisĂ© comme Ă©tant de type Cfb. Selon la nomenclature de la classification, le climat est tempĂ©rĂ© chaud, identifiĂ© par la lettre C. c'est-Ă -dire une tempĂ©rature moyenne des 3 mois les plus froids comprises entre −3 Â°C et 18 Â°C, la tempĂ©rature moyenne du mois le plus chaud est supĂ©rieure Ă  10 Â°C et les saisons Ă©tĂ© et hiver sont bien dĂ©finies. Le code f caractĂ©rise un climat humide avec une absence de saison sĂšche et des prĂ©cipitations toute l'annĂ©e avec, cependant pour La Baule-Escoublac, un minimum estival. L'indice b dĂ©finit un Ă©tĂ© tempĂ©rĂ© avec une tempĂ©rature moyenne du mois le plus chaud infĂ©rieure Ă  22 Â°C et supĂ©rieure Ă  10 Â°C pour les 4 mois les plus chauds.
    8. Selon l’INSEE, l’ensoleillement moyen mesurĂ© est de 1 826 heures par an[AVAP 5].
    9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    11. Le lotissement Benoßt, dont la conception est due à l'architecte François Pierre Aubry (1841-1925)[63], met en valeur le front de mer par une promenade piétonniÚre, concept précurseur utilisé par la suite par d'autres cités balnéaires[AVAP 9].
    12. La conception du plan du lotissement de MM. Hennecart et Darlu est confiée à l'architecte Georges Lafont. Il s'articule autour de la nouvelle gare, d'un axe reliant celle-ci à la mer, des établissements de bains et d'un quartier de villas[AVAP 9].
    13. Le lotissement de la compagnie fonciĂšre AndrĂ© Pavie met en valeur l'institut Verneuil inaugurĂ© en 1896. L'Ă©tablissement est destinĂ© Ă  l'Ă©ducation et au traitement des enfants de familles aisĂ©es atteints de tuberculose. Il siĂšge au milieu d'un parc de 40 ha et dispose d'une chapelle, d'une salle des fĂȘtes et d'un hĂŽtel destinĂ© aux parents[AVAP 11]. Les villas de bord de mer s'alignent sur une nouvelle voie appelĂ©e « le remblai »[AVAP 11].
    14. Le quartier de La Baule-les-Pins est dĂ©limitĂ© au nord par les avenues Rigaud, Diane et la ligne de chemin de fer ; au sud par le boulevard de l’OcĂ©an ; Ă  l’est par l’avenue de Locmariaquer ; Ă  l’ouest par les avenues de la Mer, Sandeau, Hallali, Gabrielle, Saint-Hubert, Crocus et Composition[A 6]. Le quartier est inaugurĂ© en mais continue d'Ă©voluer jusqu'en 1927, aprĂšs le dĂ©placement de la voie ferrĂ©e[AVAP 11].
    15. Le projet est issu de la synthÚse d'un concours lancé par Louis Lajarrige auprÚs de 70 architectes, effectuée par les architectes Georges Levesque et Adrien Labbé[64] - [AVAP 11].
    16. Villa les Cigales, renommée ensuite Camarilice, construite en 1910, sur des plans de Jean Girette[68].
    17. Villa La Maritaye, renommée ensuite Logis Saint-Clair, construite en 1926, sur des plans de Georges Meunier[69].
    18. Villa Majolica, construite vers 1890, sur des plans semble-t-il de Georges Lafont[70].
    19. Villa l'Atlantide, construite vers 1950, sur des plans de Pierre Bourineau[71].
    20. Villa Yves-Michel, renommée ensuite La Colline, construite vers 1926, sur des plans de René Perrey[72].
    21. Villa la Comoe, construite vers 1960, sur des plans d'Émile Guillaume[73].
    22. L'hĂŽtel Majestic est l'Ɠuvre, dans les annĂ©es 1930, de l'architecte Reinhart Braun[81].
    23. L’Hermitage BarriĂšre, le Royal-Thalasso et le Castel Marie-Louise sont les seuls hĂŽtels classĂ©s 5 Ă©toiles dans le dĂ©partement.
    24. L'ancien tracĂ© de la RN 171 comprend l’avenue Guy-de-Morandais par Escoublac, puis se confond avec la RD 92 au niveau de La Baule par l’avenue Georges-Clemenceau et une partie de l’avenue du Bois-d’Amour. Ensuite la route devient RD 245.
    25. Les caractéristiques des aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique sont définis par les articlse D221-1 et suivants du code de l'aviation civile[106].
    26. Un timbre de 1968 commémore cette premiÚre liaison postale[107]
    27. Selon Cap Atlantique, « ce site a accueilli de 1906 Ă  1936 des installations liĂ©es Ă  la fabrication du gaz Ă  partir de la distillation de la houille. À partir de 1936, toutes les anciennes infrastructures y ont Ă©tĂ© dĂ©truites. Aujourd'hui, le site est toujours utilisĂ© pour les besoins des entreprises EDF et/ou Gaz de France. Les investigations menĂ©es par Gaz de France en y ont mis en Ă©vidence une cuve enterrĂ©e contenant des remblais goudronneux. Les opĂ©rations de vidanges ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es en . Les remblais souillĂ©s prĂ©sents ont Ă©tĂ© excavĂ©s de maniĂšre sĂ©lective et envoyĂ©s en centres de traitement. Le site prĂ©sente donc aujourd'hui une faible sensibilitĂ© vis-Ă -vis de l'Homme, des eaux souterraines et superficielles. Par ailleurs, Gaz de France s'engage Ă  rĂ©aliser un diagnostic initial en prĂ©alable Ă  toute opĂ©ration de vente, cession ou rĂ©amĂ©nagement. Les conditions de rĂ©habilitation dĂ©finies en accord avec les services de l'Inspection des installations classĂ©es, seront adaptĂ©es Ă  la classe de sensibilitĂ© du site et Ă  sa destination future (avec restriction d'usage si nĂ©cessaire)[S 12] ».
    28. Escoublac et Saint-André-des-Eaux ont été réunis avant 1287[149].
    29. Les terres oĂč s’est Ă©levĂ©e cette chapelle ont portĂ© ensuite le nom de « mĂ©tairie de la Madeleine ». L’édifice est complĂštement dĂ©truit vers 1580 par les huguenots de Careil, village de GuĂ©rande[A 15].
    30. Selon Gildas Buron, baule s’applique Ă  Noirmoutier « Ă  une grande dĂ©pression circulaire formant retenue d’eau dans un prĂ©, un champ cultivĂ© ou sur le rivage Ă  basse mer »[158].
    31. Alain Gallicé est un auteur français, docteur en histoire médiévale et, en 2008, chercheur associé au centre de recherche en histoire internationale et atlantique de l'université de Nantes[166].
    32. Le nombre de potz, ou piliers de pierre, tĂ©moigne d’un avantage croissant du droit de haute justice dite patibulaire[167].
    33. Herberage, herberiage, herberge, herbergement, herberjage, herbregement, herbregerie : logement, habitation, logis, maison, demeure, bĂątiment ; du verbe herberger : loger, habiter[168].
    34. Ce bùtiment a été dessiné vers 1897 par l'architecte parisien Jacques Drevet, beau-pÚre d'André Pavie. Au début des années 1960, il est détruit pour permettre la construction de l'immeuble Le Palais d'été, conçu par l'architecte Christian Cacaut[175].
    35. Il s'agit de l'hÎpital bénévole no 6 bis de la 9e région militaire[186].
    36. Le nombre de soldats est recensé par les différentes plaques commémoratives des monuments aux morts et des églises de La Baule et d'Escoublac[187].
    37. La villa El Cid a Ă©tĂ© dessinĂ©e par Georges Lafont en 1895. Elle a Ă©tĂ© ensuite dĂ©truite pour construire un immeuble qui porte le mĂȘme nom[188].
    38. Le combat oppose des unitĂ©s de la Luftwaffe et des bombardiers des 360th Bombardment Squadron et 303rd Bonbardment Group de la 8th Air Force, de retour d'un bombardement de Saint-Nazaire. L'avion abattu est le bombardier amĂ©ricain B 17-F Snap! Crackle! Pop!. Sept des huit membres d’équipage y laissent la vie[B 10].
    39. Yves Métaireau est réélu en 2001, 2008 et 2014.
    40. La « capacitĂ© d'autofinancement » (CAF) est l’excĂ©dent dĂ©gagĂ© en fonctionnement ; cet excĂ©dent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dĂ©penses d’équipement. Ce montant reprĂ©sente le financement disponible de la commune[210].
    41. Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
    42. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[211].
    43. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
    44. L'« annuitĂ© de la dette » Ă©quivaut Ă  la somme des intĂ©rĂȘts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'annĂ©e
    45. La « capacitĂ© de dĂ©sendettement » est basĂ©e sur le ratio suivant dĂ©fini par la formule : ratio = encours de la dette⁄capacitĂ© d'autofinancement. Ce ratio montre, Ă  un instant donnĂ©, le nombre d'annĂ©es qui seraient nĂ©cessaires au remboursement des dettes en considĂ©rant les ressources de La Baule-Escoublac.
    46. Ce contrat tire ses origines du dĂ©cret du relatif aux concessions de plage[224]. Celui-ci indique dans l’article 2 du titre 1er, relatif Ă  l’occupation des plages faisant l’objet d’une concession, qu’« un minimum de 80 % de la longueur du rivage, par plage [naturelle], et de 80 % de la surface de la plage, dans les limites communales, doit rester libre de tout Ă©quipement et installation ». Il impose Ă©galement que « La surface de la plage concĂ©dĂ©e doit ĂȘtre libre de tout Ă©quipement et installation dĂ©montable ou transportable [
] », ce qui implique que les installations des plagistes soient entiĂšrement dĂ©montables. Enfin, le dĂ©cret propose aux communes soit de reprendre la gestion des concessions des exploitants, soit de la dĂ©lĂ©guer Ă  un organisme privĂ©[225]. À l'instar d’autres communes du littoral, La Baule-Escoublac rĂ©siste Ă  l’application du dĂ©cret. Les dĂ©gĂąts aux installations de plages, provoquĂ©s par les tempĂȘtes de janvier et , poussent les mairies de La Baule et de Pornichet Ă  demander la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. L’État accepte en contrepartie de l’application du dĂ©cret de 2006[225]. Jugeant la charge financiĂšre de la gestion directe de la concession trop importante, la commune refuse de reprendre la concession et l’État dĂ©cide, aprĂšs finalisation d’un marchĂ© public, de confier la concession Ă  Veolia, seul candidat en lice[225]. L'association La plage, cƓur de La Baule, qui regroupe la majoritĂ© des 34 commerçants de la plage — 20 restaurants de plage et 14 clubs de plage ou de voile —, mobilise les opposants[226] et s’adresse au prĂ©sident de la RĂ©publique[225]. Une rĂ©union de concertation a lieu le , rĂ©unissant les reprĂ©sentants de la sous-prĂ©fecture de Saint-Nazaire, de la mairie de La Baule-Escoublac, de VĂ©olia et de l’association des commerçants, devant valider la crĂ©ation par la mairie de La Baule-Escoublac d’une sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte locale (SEM) pour gĂ©rer la plage en commun avec Veolia[227]. La SEM associant la mairie et Veolia prend effet le [228]. Le remplacement des structures non dĂ©montables encore en place doit s’effectuer d’ici la mi 2018[223].
    47. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    48. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    49. « Rigadeau » est le nom local donné à la Coque commune (Cerastoderma edule)[309].
    50. Le statut de garde juré est défini par le décret du [323].
    51. Le groupe BarriÚre représenté au sein de la société immobiliÚre touristique et hÎteliÚre de La Baule (SITH La Baule) emploie de 300 à 400 salariés par l'intérmédiaire de 10 sociétés actives en 2017[335].
    52. La société Protéika, spécialisée dans l'élaboration et la commercialisation de substituts de repas hyperprotéinés, a été achetée par Nestlé en 2005. Elle emploie alors 120 salariés au sein de 22 magasins à son nom[337].
    53. La notice de la base MĂ©rimĂ©e est fautive dans le sens oĂč, dans son Ă©tat du , elle indique 9 objets, dont l'un est situĂ© dans un village faisant partie de la commune de Batz-sur-Mer.
    54. « Les constructions identifiĂ©es comme patrimoine architectural exceptionnel sont emblĂ©matiques du paysage balnĂ©aire baulois de par leur histoire, leur architecture ou leur contexte urbain ; elles participent Ă  la qualitĂ© et Ă  l’identitĂ© urbaine et paysagĂšre des lieux »[AVAP 6].
    55. Il s’agit des villas Clair de Lune (Antonin Viale[352]), Ker Louisic (Georges Lafont et AndrĂ© Chauvet[353]), Ker Vary (Georges Lafont[66]), La Colline (RenĂ© Perrey[72]), La Corvette (Adrien Grave, Marc Margotin et Louis Roubert[354]), La PaludiĂšre (Édouard Datessen[355]), Las Maravillas (Paul-Henri Datessen et AndrĂ© Marganne[356]), La Tyrolienne (Louis Holt[357]), Les AmĂ©thystes (Adrien Grave[358] - [359]), Le Logis Saint-Clair (Georges Meunier[360]), Majolica (Georges Lafont[361]), Messidor (Adrien Grave et Émile Guillaume[362]), Pax (Georges Lafont et AndrĂ© Chauvet[67]), RĂ©gina (attribuĂ©e Ă  Édouard Datessen[363]) et Symbole (Georges Lafont[364]).
    56. Et non Allée des Lutins comme l'indique Le Patrimoine des communes...
    57. Selon Fernand GuĂ©riff[373], « les deux danses anciennes de [la] rĂ©gion d’entre Loire et Vilaine, Ă©taient le bal et le rond, les bretonnes on disait »[374]. « Faire danser Ă  la goule » signifie « faire danser en chantant »[375].
    58. La création du pardon de la Baule date de 1947, sous l'impulsion, entre autres, de Robert Le Grand (1919-2008), militant culturel breton, également créateur de la Coop Breizh[392].
    59. La convention est officiellement appelée Convention relative aux zones humides d'importance internationale, particuliÚrement comme habitats des oiseaux d'eau ; elle est aussi couramment nommée convention sur les zones humides. Elle a été créée le [398].
    60. Les ZNIEFF de type I sont des espaces homogĂšnes d’un point de vue Ă©cologique et qui abritent au moins une espĂšce et/ou un habitat rares ou menacĂ©s, d’intĂ©rĂȘt aussi bien local que rĂ©gional, national ou communautaire.
    61. Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

    Sources institutionnelles

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