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Algérie

L'AlgĂ©rie (/al.ʒe.ʁi/[Note 3] ; arabe : Ű§Ù„ŰŹŰČۧۊ۱ (al-Jazā'ir)[Note 4] - [Note 5] ; et arabe algĂ©rien : ŰŻŰČŰ§ÙŠŰ± (Dzayer) ou Ű§Ù„ŰŹŰČŰ§ÙŠŰ± (DjazaĂŻr) ; en tamazight ⎷┣⎰┹└ (Dzayer)) est un pays d’Afrique du Nord faisant partie du Maghreb. Depuis 1962, elle est nommĂ©e en forme longue RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire, abrĂ©gĂ©e en (RADP) (en arabe Ű§Ù„ŰŹÙ…Ù‡ÙˆŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŹŰČŰ§ŰŠŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŻÙŠÙ…Ù‚Ű±Ű§Ű·ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŽŰčŰšÙŠŰ© ; en tamazight : â”œâŽ°âŽłâŽ·â”“âŽ·âŽ° â”œâŽ°â”ŽâŽłâŽ·âŽ°â”ąâ”œ ├⎰┖└⎌⎰┏├ â”œâŽ°âŽ·â”ŁâŽ°â”ąâ””â”‰â”œ (Tagduda tamegdayt taÉŁerfant tazzayrit)[14]. Sa capitale est Alger, la ville la plus peuplĂ©e du pays, dans le Nord, sur la cĂŽte mĂ©diterranĂ©enne.

République algérienne démocratique et populaire

(ar) Ű§Ù„ŰŹÙ…Ù‡ÙˆŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŹŰČŰ§ŰŠŰ±ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŻÙŠÙ…Ù‚Ű±Ű§Ű·ÙŠŰ© Ű§Ù„ŰŽŰčŰšÙŠŰ©

(ber) â”œâŽ°âŽłâŽ·â”“âŽ·âŽ° â”œâŽ°â”ŽâŽłâŽ·âŽ°â”ąâ”œ ├⎰┖└⎌⎰┏├ â”œâŽ°âŽ·â”ŁâŽ°â”ąâ””â”‰â”œ

(ber) Tagduda tazzayrit tamagdayt taÉŁerfant

Devise

en arabe : ŰšŰ§Ù„ŰŽÙ‘ŰčŰš ÙˆÙ„Ù„ŰŽÙ‘ŰčŰš (« Par le peuple et pour le peuple[1] »)

en tamazight : ┙⎳ ┓⎳⎷┓⎷ ┉ ┓⎳⎷┓⎷, seg ugdud i ugdud (« Par le peuple et pour le peuple »)
Hymne en tamazight : â”œâŽ°âŽłâŽ°â”â”â”‰â”œ (le serment)
en arabe : Ù‚ÙŽŰłÙŽÙ…Ù‹Ű§ (Kassaman, « Nous jurons »)
FĂȘte nationale
· ÉvĂ©nement commĂ©morĂ©
Indépendance vis-à-vis de la France ()
Description de l'image Algeria (centered orthographic projection).svg.
Description de l'image Algerie administrative.svg.
GĂ©ographie
Plus grandes villes Alger, Oran, Constantine, Annaba
Superficie totale 2 381 741 km2
(classé 10e)
Superficie en eau négligeable
Fuseau horaire UTC +1
DĂ©mographie
Gentilé Algérien(s)/Algérienne(s)
Population totale (2021[6]) 44 487 616 hab.
(classé 32e)
DensitĂ© 19 hab./km2
Économie
PIB nominal (2022) en augmentation 193,601 milliards de $[7]
+ 17,64 % (56e)
PIB (PPA) (2022) en augmentation 586,175 milliards de $
+ 8,86 %[8] (36e)
PIB nominal par hab. (2022) en augmentation 4 294,418 $
+ 16,02 % (87e)
PIB (PPA) par hab. (2022) en augmentation 13 002,442 $
+ 7,37 % (83e)
Taux de chĂŽmage (2022) 11 % de la pop. active
- 17,37 %[9]
Dette publique brute (2022) Nominale
15 553,601 milliards de dinars algĂ©riens
+ 11,81 %
Relative
56,641 % du PIB
- 9,30 %
Monnaie Dinar algĂ©rien (DZD​)
Divers
Code ISO 3166-1 DZA, DZ​
Domaine Internet .dz, Ű§Ù„ŰŹŰČۧۊ۱.
Indicatif téléphonique +213
Organisations internationales Drapeau des Nations unies ONU (1962)[13]
Drapeau de l'Union africaine UA (1963)
OPEP (1969)
Drapeau de la Ligue arabe Ligue arabe (1962)
UMA (1989)
FPEG (2008)
BAD (1971)
APO (1987)
NAM (1961)
G24 (1971)
G15 (1989)

Au , la population algĂ©rienne rĂ©sidente avait atteint 44,6 millions d’habitants[15]. Avec une superficie de 2 381 741 km2, c'est Ă  la fois le plus grand pays d'Afrique[16], du monde arabe et du bassin mĂ©diterranĂ©en. Il partage plus de 6 385 km de frontiĂšres terrestres, avec la Tunisie au nord-est, la Libye Ă  l'est, le Niger au sud-est, le Mali au sud-ouest, la Mauritanie et le Sahara occidental Ă  l'ouest, et enfin le Maroc au nord-ouest.

Des sites archĂ©ologiques ont rĂ©vĂ©lĂ© des traces d’hominidĂ©s datant de prĂšs de deux millions d’annĂ©es. Dans l'AntiquitĂ©, le territoire algĂ©rien connaĂźt la formation des royaumes numides avant de passer sous la domination partielle des Romains, des Vandales, des Byzantins et des principautĂ©s berbĂšres indĂ©pendantes. Le VIIe siĂšcle marque le dĂ©but de l'islamisation puis l'arabisation partielle de la population. Le Maghreb central connaĂźt alors plusieurs dynasties locales : RostĂ©mides, Fatimides[17] - [18], Zirides, Hammadides, Zianides, et des pĂ©riodes d'intĂ©gration dans des groupements impĂ©riaux plus larges[19]. L'AlgĂ©rie contemporaine commence Ă  se constituer territorialement au dĂ©but de la RĂ©gence d'Alger, soit au XVIe siĂšcle. À partir de 1830, prenant prĂ©texte de la dĂ©tĂ©rioration de ses relations avec le dey d’Alger, le gouvernement de Charles X, dĂ©sireux de consolider l’autoritĂ© royale et l’image de la France Ă  l’étranger, entreprend la conquĂȘte, violente, mĂ©thodique et poursuivie de l’ensemble du territoire algĂ©rien jusqu'Ă  aboutir sous la DeuxiĂšme RĂ©publique, en 1848, Ă  la mise en place de trois dĂ©partements français. AprĂšs plus d'un siĂšcle de colonisation française, Ă  l'issue d'une guerre d'indĂ©pendance longue et meurtriĂšre et Ă  la suite du rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination du , l'AlgĂ©rie proclame son indĂ©pendance le .

L'AlgĂ©rie est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA), du Mouvement des non-alignĂ©s et de la Ligue arabe pratiquement depuis son indĂ©pendance, en 1962. Elle a en outre intĂ©grĂ© l'Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole (OPEP) en 1969 et figure parmi les membres-fondateurs de l'Organisation de la coopĂ©ration islamique la mĂȘme annĂ©e. En fĂ©vrier 1989, l'AlgĂ©rie a pris part, avec les autres États maghrĂ©bins, Ă  la crĂ©ation de l'organisation de l'Union du Maghreb arabe (UMA). Le pays a Ă©galement rejoint l'Union pour la MĂ©diterranĂ©e en 2008.

La Constitution algĂ©rienne dĂ©finit « l'islam, l'arabitĂ© et l’amazighitĂ© » comme « composantes fondamentales » de l'identitĂ© du peuple algĂ©rien et le pays comme « terre d'Islam, partie intĂ©grante du Maghreb, pays arabe, mĂ©diterranĂ©en et africain »[20]. Depuis 2011, l'AlgĂ©rie est selon le PNUD le pays le plus dĂ©veloppĂ© d'Afrique continentale[10].

Toponymie et Ă©tymologie

L'appellation « AlgĂ©rie », provenant du nom de la ville d'Alger, fut officialisĂ©e en français sur initiative du marĂ©chal Soult en 1837 dans le but de remplacer l’appellation « possessions françaises du Nord de l'Afrique »[21]. Le nom « Alger » dĂ©riverait du catalan Aljer, lui-mĂȘme tirĂ© de DjezaĂŻr, nom donnĂ© par Bologhine ibn Ziri[22], fils de Ziri ibn Menad fondateur de la dynastie berbĂšre des Zirides, lorsqu'il bĂątit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium, Djaza'ir Beni Mezghenna[Note 6].

En français, Alger désignait la ville et le pays appelé aussi « royaume d'Alger » ou « république d'Alger »[23]. Si le mot « Algérie » est inconnu en français à l'époque ottomane, il avait son équivalent en arabe et dans d'autres langues européennes. Le mot « algérien » est attesté toutefois par écrit en français dÚs 1613 et ses emplois sont constants depuis cette date, constate Guy Turbet-Delof qui ajoute : « Ainsi le témoignage de la lexicologie est indubitable. Aux XVIIe et XVIIIe siÚcles, Algérien n'était pas synonyme d'Algérois (qui n'existait pas) et se rapportait à l'entité politique qu'était la future Algérie »[23].

L'Ă©tymologie d'AlgĂ©rie reprend le nom de la ville qui en est la capitale « Al-Djaza'ir » (Ű§Ù„ŰŹŰČۧۊ۱), qui signifie en arabe « les Ăźles » (pluriel d'Al Jazira), soit un ensemble d'ilots avec lesquels a Ă©tĂ© constituĂ© le port d'Alger ou sa jetĂ©e actuelle[22] - [24], contrĂ©e berbĂšre dont « la ville ayant Ă©tĂ© celle des Beni Mezghenna, qui la peuplaient », DjezaĂŻr Beni Mezghanna[Note 7], du nom DjezaĂŻr orthographiĂ© en arabe pour la premiĂšre fois au XIe siĂšcle par le polygraphe cordouan Al-Bakri, sous la forme de ŰŹŰČŰ§ÙŠŰ± ŰšÙ†ÙŠ مŰČŰșÙ†Ű©, DjezaĂŻr Beni Mezghenna[25]. Le terme d'Ăźles viendrait des gĂ©ographes musulmans mĂ©diĂ©vaux pour dĂ©signer la cĂŽte fertile du Maghreb, entre l'Ifriqiya et Tanger, coincĂ©e entre le vaste Sahara et la mer MĂ©diterranĂ©e, apparaissant alors comme un chapelet d'Ăźles montagneuses, Al-Jaza’ir fertiles. Cependant, El-Bekri distingue dans son ouvrage, le nom DjezaĂŻr de El-DjezaĂŻr pour « Ăźles », ce dernier terme dĂ©signant une localitĂ© situĂ©e dans le dĂ©sert libyen[26].

Une autre hypothĂšse lierait le nom « Dzayer » au nom de Tiziri (ou Dziri) ibn Menad, pĂšre de Bologhin ibn Ziri[27] et fondateur de la dynastie berbĂšre Ziride. Bolghin investit le site des Mezghenna Ă  la demande de son pĂšre pour y Ă©tablir un port. La forme berbĂšre Tiziri du prĂ©nom de Ibn Menad, signifie « clair de lune ». Les AlgĂ©rois se dĂ©signent eux-mĂȘmes sous le vocable de Dziri, et la ville elle-mĂȘme Ă©tant dite en arabe maghrĂ©bin ou berbĂšre, Dzayer ou Lezzayer, pour dĂ©signer aussi bien la ville Alger que le pays qui en a pris le nom.

Le terme arabe al Jaza'ir est utilisĂ© depuis l'Ă©tablissement des trois rĂ©gences ottomanes au Maghreb (Alger, Tunis et Tripoli), pour dĂ©signer le pays qu'Alger commandait. Cependant le terme Dzayer a continuĂ© d'ĂȘtre employĂ© dans la langue courante pour dĂ©signer la ville du Dey, autrement dit Alger[28]. al Jaza'ir, le nom que prit cette nouvelle entitĂ© politique, recouvre pour l'essentiel ce qu'on entendait auparavant par al-maghrib al-awsat. Le territoire Ă©tait appelĂ© Ă  l'Ă©poque qotr al-jaza'ir (qotr : territoire, province), watan al-jaza'i (watan : patrie, pays) et al-jaza'ir tout court[23]. Par une lettre cĂ©lĂšbre aux oulĂ©mas de FĂšs, l'Abdelkader ibn Muhieddine parlait de watan al Jaza'ir (la patrie d'AlgĂ©rie/Alger)[28]. En outre un poĂšte tlemcĂ©nien du XIXe siĂšcle chante : « Mon Dieu, veille sur al Jaza'ir », pour dĂ©signer le territoire dont Alger est la ville capitale[28].

Ibn Khaldoun dans sa Muqaddima (1377) dĂ©signe Alger et le pays alentour comme BilĂąd Al-Djaza'ir[29], c'est-Ă -dire, Ă  son Ă©poque, la rĂ©gion contrĂŽlĂ©e par le pouvoir d'Alger ou la zone gĂ©ographique Ă©troitement liĂ©e Ă  la ville d'Alger. Selon une tradition, on dĂ©signe une province ou le territoire d'un État par le nom de sa capitale. Maroc vient de Marrakech, comme Tunisie de Tunis et AlgĂ©rie d'Alger[23].

D'Al-Djaza'ir dĂ©rivent diffĂ©rentes appellations dans les langues europĂ©ennes[23]. Dans les plus anciens documents cartographiques, Alger s'est Ă©crit de diffĂ©rentes façons : Alguer (1275), Algezira (1300), Zizera (1318), Zizeria (1367) Zizara (1409), et Aurger (1339) chez Angelino Dulcert. Cependant, dans ces mĂȘmes documents se trouve le nom d'Alger (dĂšs le XIVe siĂšcle) qui Ă©tait prononcĂ©e AldjĂšre, voire « Algir » sur la mappemonde de Martin Behaim (Ă  la fin du XVe siĂšcle), et enfin, Alger chez SĂ©bastien Cabot (au milieu du XVIe siĂšcle). Tous ces noms proviennent de la racine DjezaĂŻr Beni Mezghenna[30] mentionnĂ©e par Ă©crit pour la premiĂšre fois par Al-Bakri.

Chez les auteurs anglais de l'Ă©poque, une distinction se fait progressivement entre Algiers qui dĂ©signe gĂ©nĂ©ralement la ville et parfois le pays et Algeria qui finit par dĂ©signer exclusivement le pays[23]. Le nom en français, AlgĂ©rie, est donc une reprise de l'arabe par le biais du catalan Alguere usitĂ© en 1686 par Fontenelle dans Entretiens sur la pluralitĂ© des mondes pour qualifier la rĂ©gence d'Alger. Le nom AlgĂ©rie sera officiellement adoptĂ© le par Virgile Schneider[31] afin de dĂ©signer ce territoire faisant partie de la cĂŽte des Barbaresques et publiĂ© la mĂȘme annĂ©e dans les dĂ©crets royaux (Louis-Philippe).

La « République algérienne démocratique et populaire », forme longue, a été proclamée par l'Assemblée nationale constituante le à Alger[32].

GĂ©ographie


L’AlgĂ©rie est le pays le plus Ă©tendu du continent africain, mais aussi du monde arabe et du pourtour mĂ©diterranĂ©en, sa partie sud reprĂ©sentant une fraction notable du Sahara.

Tell : plaines littorales et chaĂźnes cĂŽtiĂšres

Localisation géographique de l'Algérie sur le continent africain.

Dans le Nord du pays et le long du littoral mĂ©diterranĂ©en, s'Ă©tend la bande du Tell sur environ 1 600 km[33], large de 80 Ă  190 km. Elle est formĂ©e de petites chaĂźnes de montagnes : le massif des Traras, les monts du Tessala, le Dahra, le Djurdjura, l'Atlas blidĂ©en, les Babors, le massif de Collo, enfin le djebel Edough. Ces montagnes constituent la partie la plus septentrionale de l'Atlas tellien. Le point culminant de cet ensemble est le mont Lalla Khedidja, dans le sud du Djurdjura. Ce sommet atteint 2 308 mĂštres d'altitude et est recouvert de neige en hiver.

L'incidence de ce relief a pour effet la constitution de falaises rocheuses, interrompues dans les baies d'Arzew-Mostaganem, de Tipaza, d'Alger, de Skikda et d'Annaba.

Les montagnes sont séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, arrosées par des cours d'eau dont les principaux sont le Chelif et la Soummam et par des cuvettes (Sebkha d'Oran, Mitidja). Les plaines et vallées du Tell abritent la plus grande partie des terres fertiles du pays.

Atlas tellien central et Hauts Plateaux

Carte topographique de l’AlgĂ©rie.

Entre le Tell et le Sahara, s'élÚvent l'Atlas tellien et l'Atlas saharien, deux ensembles montagneux parallÚles orientés sud-ouest/nord-est, se rapprochant à leur extrémité est, entre lesquels s'intercalent des plaines et hauts plateaux.

L'Atlas tellien mĂ©ridional englobe, d'ouest en est, les monts de Tlemcen (1 843 m au djebel Tenouchfi), de DaĂŻa[Note 8] (1 300 Ă  1 400 m), de SaĂŻda (1 200 m), de Frenda (1 220 m), le massif de l'Ouarsenis (1 985 m au pic Sidi Amar), le massif du Titteri, les monts Bibans (1 862 m au djebel Mansourah) et les monts de Constantine.

Entre l'Atlas tellien et l'Atlas saharien, un vaste ensemble de hauts plateaux et de plaines semi-arides s'étend de la frontiÚre marocaine à la cuvette du Hodna. Cette zone est caractérisée par la présence de chotts, étendues d'eau salée asséchées à certaines saisons.

Atlas saharien

L’Atlas saharien prolonge le Haut Atlas marocain par les monts des Ksour (2 236 m au djebel AĂŻssa), le djebel Amour (1 977 m au Touilet Makna), les monts des Ouled NaĂŻl (1 577 m au djebel Senalfa), les monts du Zab (1 313 m au djebel Mimouna), puis par les monts du Hodna (1 890 m au djebel Afghane), ce dernier massif reliant l'Atlas tellien aux monts de Belezma (2 178 m au djebel Refaa). Au sud de l'Atlas saharien plusieurs oasis constituent ce qui est appelĂ© « la porte du dĂ©sert ».

Au-delĂ  de la jonction des deux Atlas, l'Atlas saharien se poursuit avec le massif de l'AurĂšs, lui-mĂȘme prolongĂ© en Tunisie par les monts de TĂ©bessa. Le point culminant de l'AurĂšs est le mont ChĂ©lia (2 328 mĂštres[34]). L'AurĂšs est bordĂ© au sud-est par les monts des Nemencha qui culminent Ă  1 420 m d'altitude.

Sahara

La partie saharienne reprĂ©sente plus de 80 % de la superficie de l’AlgĂ©rie (environ deux millions de kilomĂštres carrĂ©s) ; les principales formes de relief sont les regs (Ă©tendues pierreuses) et les ergs (dunes), avec au sud le massif du Hoggar et le plateau du Tassili. L'ariditĂ© ne laisse la place qu'Ă  quelques oasis.

Au sud de l'Atlas saharien se trouvent de grands plateaux rocheux d'une largeur variable. Au-delĂ , vers l'ouest et Ă  environ 210 km de l'Atlas saharien occidental, s'Ă©tend le Grand Erg occidental, tandis qu'Ă  l'est se dĂ©veloppe le Grand Erg oriental. À environ 250 km au nord-ouest de ce dernier, une dĂ©pression est occupĂ©e par des chotts, dont le Chott Melrhir (au sud-est de Biskra), oĂč se trouve le point le plus bas d'AlgĂ©rie (-40 m). Les ergs constituent d'immenses mers de sable ponctuĂ©es d'oasis dont certaines sont d'importantes palmeraies. Ces ensembles de dunes sont sĂ©parĂ©s l'un de l'autre par un plateau, le Mzab puis, plus au sud, par une suite de collines rocheuses orientĂ©e nord-sud. Le plateau de TademaĂŻt est bordĂ© au nord par le Grand Erg occidental et Ă  l'ouest par le Grand Erg oriental.

Au sud-ouest, s’étendent les ergs Iguidi et Chech, immensitĂ© de dunes sableuses linĂ©aires largement espacĂ©es les unes des autres. Plus au sud-est, se situe le plateau du Tanezrouft, vaste reg aride se poursuivant jusqu'au Mali et constituant l'une des zones les plus dĂ©sertiques au monde.

Dans le Sahara mĂ©ridional, au sud-est du TademaĂŻt, s'Ă©tend le massif du Hoggar, dont le point culminant est le mont Tahat (2 918 mĂštres), en mĂȘme temps que celui de l'AlgĂ©rie. Certaines sources font Ă©tat d'une altitude de 3 003 m[35]. Il est constituĂ© de roches magmatiques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux dĂ©sertiques. Plusieurs cĂŽnes et cratĂšres tĂ©moignant d'une activitĂ© volcanique jadis intense parsĂšment le paysage. Cette activitĂ© remonte Ă  l'Ăšre CĂ©nozoĂŻque, plus prĂ©cisĂ©ment du PliocĂšne final au PlĂ©istocĂšne initial. À l'est, dans le tassili n'Ajjer, haut plateau aride perchĂ© Ă  plus de mille mĂštres d'altitude, se dressent des formations rocheuses fortement Ă©rodĂ©es Ă©mergeant des dunes, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire.

Climat

Température et précipitations de l'année.
Relevé météorologique de la cÎte approximatif pendant les années de sécheresse
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
TempĂ©rature minimale moyenne (°C) 0,1 3 5 9 12 15 17 19 14 11 6 −1,3 11,5
Température maximale moyenne (°C) 12 13 16 18 23 26 27 29 26 23 16 10 17,2
Record de froid (°C) −11 −8 −5 3,8 3,8 9,4 13,4 13,8 11,6 7,2 −4 −10 −9
Record de chaleur (°C) 24,4 30 28,8 37,2 38,8 41,6 41,1 47,2 44,4 37,7 31,1 24,4 47,2
Précipitations (mm) 112 84 74 41 46 15 1 5 41 79 130 137 764

Le centre de climatologie de l'AlgĂ©rie est sous la responsabilitĂ© de l'Office national de mĂ©tĂ©orologie[36]. Un climat mĂ©diterranĂ©en couvre le Nord, tandis qu’un climat dĂ©sertique rĂšgne sur le Sud. À Alger, le mois le plus chaud de l’étĂ© est aoĂ»t[37]. Le Sahara est une rĂ©gion trĂšs ventĂ©e et aride. Les amplitudes thermiques sont gĂ©nĂ©ralement considĂ©rables Ă  cause de la sĂ©cheresse de l'air. En AlgĂ©rie, le temps est gĂ©nĂ©ralement ensoleillĂ©, il avoisine 3 650 heures de soleil par an[38].

Les vents sont trÚs variables, autant dans le Nord que dans le Sud. Les forces éoliennes ne dépassent pas les 120 km/h. Dans le Sud, ils déplacent chaque année entre soixante et deux cents millions de tonnes de poussiÚres dans l'air. Ils soulÚvent de dix à vingt millions de tonnes de sable[39]. En été, le Sirocco, un vent trÚs sec et trÚs chaud (dit le Chehili ou chili), se dirige du sud vers le nord.

Températures

Diagramme des températures au Nord.

Les températures sont trÚs variables entre le jour et la nuit dans les différentes régions du Sahara. Le thermomÚtre indique des variations entre 40 °C le jour et 5 °C la nuit. Par contre, le Nord a un climat méditerranéen. En été, les températures sont élevées[37]. Les températures moyennes estivales et hivernales se situent entre 25 °C et 11 °C[40].

Dans le Nord, dans les villes cĂŽtiĂšres, les tempĂ©ratures hivernales varient entre 8 °C et 15 °C. Elles s'Ă©lĂšvent Ă  25 °C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28 Ă  30 °C en juillet et aoĂ»t (28 °C Ă  Skikda, 29,5 °C Ă  Alger). Toujours dans le Nord, dans les montagnes de Kabylie, la tempĂ©rature avoisine les 3 °C voire −7 °C en hiver. La neige y est frĂ©quente en hiver. La rĂ©gion de la Kabylie comporte plusieurs zones climatiques. Le littoral et la Kabylie maritime sont de climat mĂ©diterranĂ©en. L'hiver y est plutĂŽt doux comparĂ© au reste de la rĂ©gion, avec une tempĂ©rature de 15 °C en moyenne. La pĂ©riode estivale, rafraĂźchie par les vents marins, prĂ©sente une tempĂ©rature moyenne de 35 °C environ[41]. Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des tempĂ©ratures au-dessous de zĂ©ro et une neige abondante l'hiver ; et des Ă©tĂ©s trĂšs chauds, trĂšs secs, notamment dans le Sud oĂč la pluviomĂ©trie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la tempĂ©rature estivale est modĂ©rĂ©e par l'altitude.

Sur les plateaux et dans les vallées intérieures, l'hiver est sensiblement identique à celui des hauteurs. Mais en été, du fait de l'enclavement et de l'exposition aux vents du sud, les températures sont particuliÚrement élevées : c'est le cas à Medjana, sur les hauts plateaux, comme à Akbou, dans la vallée de la Soummam, couloir idéal pour le passage du sirocco. Dans la ville de Tizi Ouzou la température peut atteindre les 46 °C quand elle est de 35 °C à Dellys.

Dans le centre et dans l'Ouest, dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température estivale varie de 30 à 38 °C.

Dans l'Est comme dans la rĂ©gion environnant l'AurĂšs, les hivers sont trĂšs froids, la tempĂ©rature atteint parfois les −18 °C sans facteur humidex. Les Ă©tĂ©s sont trĂšs chauds. Le thermomĂštre affiche parfois 50 °C Ă  l'ombre. Les variations de tempĂ©rature sont trĂšs importantes dans cette rĂ©gion. La tempĂ©rature estivale varie de 30 Ă  38 °C.

Le Nord-Ouest, comme Oran, Tlemcen, Mostaganem, etc., bénéficie d'un climat méditerranéen classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé.

Quant au Sahara, la température y est de 15 à 28 °C en hiver, pour atteindre 40 à 45 °C, voire plus en été.

Précipitations

Le Tell, dans le Nord du pays, possĂšde un climat mĂ©diterranĂ©en, les Ă©tĂ©s sont chauds et secs et les hivers sont doux et pluvieux et parfois enneigĂ©s. Cette zone est la plus humide d'AlgĂ©rie, elle est caractĂ©risĂ©e par des prĂ©cipitations annuelles qui varient entre 400 et 1 000 mm d'eau[42].

La Kabylie bĂ©nĂ©ficie d'une pluviomĂ©trie relativement abondante qui a facilitĂ© le dĂ©veloppement d'une agriculture typique. En Grande Kabylie, les rĂ©gions intĂ©rieures sont plus arrosĂ©es en raison de l'ascension et de la dĂ©compression des vents humides : ainsi Ă  LarbaĂą Nath Irathen, la pluviomĂ©trie est de 1 059 mm contre 833 mm Ă  Tizi Ouzou[41]. Une ligne de crĂȘte qui traverse la rĂ©gion en joignant l'Atlas blidĂ©en, le Djurdjura, les Babors, le massif de Collo et l'Edough, sĂ©pare une zone nord trĂšs pluvieuse (plus de 800 mm de prĂ©cipitations par an) et une zone sud moins arrosĂ©e. Cette diffĂ©rence de pluviositĂ© aurait eu pour consĂ©quence une vĂ©gĂ©tation naturelle plus ou moins dense : aux versants nord, initialement couverts d'une forĂȘt peu hospitaliĂšre, devenus plus tard terres de vergers, s'opposeraient ainsi des versants sud plus facilement et sans doute plus prĂ©cocement peuplĂ©s, car plus immĂ©diatement propices Ă  la culture et Ă  l'Ă©levage. Ce facteur introduit un Ă©lĂ©ment supplĂ©mentaire de distinction entre Grande Kabylie et Petite Kabylie. En effet la premiĂšre, si l'on en exclut le versant sud du Djurdjura (comme le fait d'ailleurs le tracĂ© de l'actuelle wilaya de Tizi Ouzou), se trouve entiĂšrement en zone de forte pluviositĂ©. Au contraire, en Petite Kabylie les orientations combinĂ©es du littoral et du relief ne laissent que peu de profondeur aux versants nord. Elles font plus de place aux zones moins humides, comme le Guergour et le Ferdjioua qui s'Ă©tendent entre Babors et Hauts-Plateaux[43].

Dans l'AurĂšs, la quantitĂ© de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle. Cependant, des pluies diluviennes sont constatĂ©es dans la rĂ©gion de l'AurĂšs. Les dĂ©gĂąts causĂ©s par des crues peuvent ĂȘtre considĂ©rables surtout dans la wilaya de Batna.

Dans le Nord-Ouest de l'AlgĂ©rie, pendant les mois d'Ă©tĂ©, les prĂ©cipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dĂ©gagĂ©. L'anticyclone subtropical recouvre la rĂ©gion oranaise pendant prĂšs de quatre mois. En revanche la rĂ©gion est bien arrosĂ©e pendant l'hiver. Les faibles prĂ©cipitations (294 mm de pluie) et leur frĂ©quence (72,9 jours par an) sont aussi caractĂ©ristiques de ce climat.

Les rĂ©gions du Sahara sont caractĂ©risĂ©es par un climat aride et sec. Dans le Nord, la quantitĂ© de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle et dans le Sud, elle est de 20 mm. Dans les rĂ©gions cĂŽtiĂšres, la moyenne annuelle est 200 mm. Cependant, des pluies diluviennes sont constatĂ©es en AlgĂ©rie dans plusieurs villes, avec parfois des dĂ©gĂąts considĂ©rables. En 2008, la ville de GhardaĂŻa, qui fait partie du patrimoine mondial, a Ă©tĂ© inondĂ©e par une grande quantitĂ© de pluie. Alger a subi aussi une grande inondation en 2001[44]. Les prĂ©cipitations annuelles enregistrĂ©es dans les Hauts Plateaux et dans l'Atlas saharien ne dĂ©passent pas la quantitĂ© 200 Ă  400 mm de pluie. Mais, la hauteur des pluies annuelles est souvent infĂ©rieure Ă  130 mm dans l'ensemble du Sahara algĂ©rien.

Faune et flore

Lion de Barbarie (aussi surnommé lion de l'Atlas) photographié en Algérie en 1893.
Le Jardin d'essai d'Alger regroupe plus de 3 000 espĂšces vĂ©gĂ©tales dont certaines sont considĂ©rĂ©es comme des espĂšces rares[45].

L'AlgĂ©rie dispose d’énormes variĂ©tĂ©s animales et vĂ©gĂ©tales qui se rĂ©partissent au niveau des diffĂ©rents parcs protĂ©gĂ©s que compte le pays et dont les plus notables sont : le parc national de Belezma, le parc culturel de l'Ahaggar, le parc national de ChrĂ©a, le parc culturel du Tassili, le Jardin d'essai d'Alger, le parc national de Gouraya ainsi que le parc national du Djurdjura et enfin la rĂ©serve naturelle du lac des oiseaux d'El Tarf.

L'espĂšce vĂ©gĂ©tale est formĂ©e de plusieurs catĂ©gories dont 314 genres assez rares, 30 rares, 330 trĂšs rares et 600 endĂ©miques, dont 64 se trouvent au Sahara. En tout, 226 espĂšces sont menacĂ©es d’extinction[46].

L’AlgĂ©rie compte 107 espĂšces de mammifĂšres dont 47 sont protĂ©gĂ©es et 30 menacĂ©es de disparition. Elle dĂ©nombre aussi 336 espĂšces d'oiseaux dont 107 sont protĂ©gĂ©s[46], et une est endĂ©mique du pays : la Sittelle kabyle (Sitta ledanti).

Le Sud algérien abrite une faune composée pour l'essentiel de fennecs, gazelles, gerboises, poisson de sable (cherchmana), chats des sables, guépards[47], porcs-épics et lézards. Sur les hauteurs, dans les escarpements du Hoggar, on peut retrouver le mouflon à manchette. Au Nord du pays, les campagnes sont peuplées de hyÚnes rayées, de renards, de belettes, de chats sauvages, de liÚvres, de chacals et de sangliers. Le singe macaque préfÚre quant à lui les zones forestiÚres. En hiver, l'Algérie devient la terre d'accueil de certains oiseaux migrateurs européens, dont les cigognes. Enfin, les animaux que l'on croise le plus souvent en Algérie sont le dromadaire, localement appelé baùir ou maheri, le mouton, la chÚvre et le cheval.

Plusieurs animaux sauvages sont menacĂ©s d'extinction en AlgĂ©rie, Ă  cause du braconnage et des perturbations de leurs Ă©cosystĂšmes ; on peut citer : la genette, le mouflon Ă  manchettes saharien, trois espĂšces de gazelles et le lĂ©opard de l’Atlas[48].

Ressources hydriques artificielles

Selon les donnĂ©es du ministĂšre des Ressources en eau, en 2021, l’AlgĂ©rie compte 80 barrages en exploitation, 5 en cours de rĂ©alisation et d'autres barrages Ă  l’étude[49].

Devant le stress hydrique subit par le pays depuis quelques annĂ©es, le dessalement d'eau de mer est favorisĂ© par l'État, ainsi en plus des stations de dessalement dĂ©jĂ  en activitĂ©, le gouvernement prĂ©voit de nouveaux projets de dessalement dans les 14 wilayas cĂŽtiĂšres (la majoritĂ© de la population vit Ă  une centaine de kilomĂštres des cĂŽtes)[50].

Les principaux barrages en Algérie sont ceux d'El Hamiz, Béni Haroun, Timgad, Gasba, Tichy-haf, Tilesdit, Koudiat Acerdoun, Ourkis et Kherrata.

Dans l'Ouest, de nombreux barrages alimentent les villes comme Beni Bahdel, Sikkak Bekkhedda, Dahmouni, BentaĂŻba, Ghrib, Bougara, barrage de Sidi M’Hamed BĂ©naouda[51]. Il existe aussi des stations d'Ă©puration d'eau, telle celle d'El Kerma.

GĂ©ographie humaine et administrative

Carte des peuplades d'Algérie.
Carte des wilayas d'Algérie.

Sur le plan administratif, l'AlgĂ©rie est divisĂ©e en 58 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de prĂ©fecture, dotĂ©e d'une assemblĂ©e Ă©lue, l'AssemblĂ©e populaire de wilaya (APW), et placĂ©e sous l'autoritĂ© d'un wali (prĂ©fet)[52] nommĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Elles sont divisĂ©es en daĂŻras, lesquelles sont divisĂ©es Ă  leur tour en communes (au nombre de 1 541). Chaque commune possĂšde sa propre instance dĂ©libĂ©rante, l'AssemblĂ©e populaire communale (APC), qui Ă©lit elle-mĂȘme son prĂ©sident, faisant office de maire. Chaque wilaya et daĂŻra porte le nom de son chef-lieu et a un budget indĂ©pendant, collectĂ© au niveau local.

Avec 2 947 446 habitants en 2008[53], la wilaya d'Alger est la wilaya la plus peuplĂ©e d'AlgĂ©rie.

Les wilayas du Sud attirent de plus en plus les habitants du Nord, surtout dans les villes d'industrie pétroliÚre et gaziÚre, comme Hassi Messaoud et Hassi R'Mel. Il existe aussi une population nomade, généralement installée au Sud : les Sahari dans le Nord du Sahara, les Touaregs dans le Sud. Leur recensement est difficile à réaliser en raison de leur déplacement saisonnier et de la complexité de leur situation géographique.

Villes principales

  • Alger, capitale du pays et la ville la plus peuplĂ©e.
    Alger, capitale du pays et la ville la plus peuplée.
  • Oran, la deuxiĂšme ville du pays.
    Oran, la deuxiĂšme ville du pays.
  • Constantine, troisiĂšme ville du pays.
    Constantine, troisiĂšme ville du pays.
  • BĂ©jaĂŻa, ville historique de la Petite Kabylie.
    BĂ©jaĂŻa, ville historique de la Petite Kabylie.
  • Tlemcen, ville historique du Nord-Ouest du pays.
    Tlemcen, ville historique du Nord-Ouest du pays.
  • Annaba, ville cĂŽtiĂšre situĂ©e dans le nord-est du pays.
    Annaba, ville cÎtiÚre située dans le nord-est du pays.

Le taux d'urbanisation de l'AlgĂ©rie est estimĂ© Ă  73 % en 2018[54], et continue d'augmenter (avec une croissance plus soutenue dans le Sud algĂ©rien) en dĂ©pit des efforts de l'État pour freiner la migration vers les villes. L'AlgĂ©rie compte plus d'une trentaine d'agglomĂ©rations urbaines de plus de cent mille habitants, presque toutes concentrĂ©es dans le Nord du pays. La plus grande ville est Alger, mĂ©gapole de plus de six millions d'habitants[55], soit plus du dixiĂšme de la population globale, ce qui en fait la premiĂšre agglomĂ©ration du Maghreb.

Les autres grandes villes algériennes, au regard de la population, de l'influence culturelle ou de l'importance économique sont : Oran, Constantine, Annaba, Batna, Sétif, Béjaïa, Tlemcen, Biskra, Tamanrasset, et Ghardaïa, Béchar, Ouargla.

Géologie, topographie, séismologie et hydrographie

Carte géologique de l'Algérie.

L'Algérie fait partie de l'ensemble Nord-Ouest africain. Si l'on examine un schéma structural de cette zone, deux domaines principaux sont mis en évidence :

  • un domaine mĂ©ridional, le Sahara, oĂč affleurent les socles prĂ©cambriens du Hoggar et des Eglab, et leur couverture phanĂ©rozoĂŻque de la plateforme saharienne ;
  • un domaine septentrional, la zone atlasique, comportant un Atlas saharien au Sud, qui se prolonge Ă  l'Ouest (Maroc) par le Haut Atlas marocain et Ă  l'Est (Tunisie) par l'Atlas tunisien.

Dans le Nord, l'Atlas tellien, domaine varié et trÚs complexe ayant aussi des équivalents au Maroc (le Rif et le Pré-Rif) et en Tunisie (Kroumirie et Nefza). Cet Atlas tellien comporte une zone interne et une zone externe formées de terrains allochtones (nappes de charriage). Entre les deux Atlas affleurent les Hautes plaines qui se terminent à l'est par la chaßne du Hodna et se continuent à l'ouest par la Meseta Centrale oranaise et au-delà des Atlas (Haut et moyen Atlas) par la Meseta marocaine, qui se noie dans l'Atlantique.

Entre les ensembles sud (plateforme saharienne) et nord (l'ensemble atlasique), un énorme accident de valeur continentale est connue : l'Accident Sud Atlasique (ASA), qui va d'Agadir (Maroc), jusqu'à GabÚs (Tunisie). Il passe en Algérie aux environs de Biskra, Laghouat.

SĂ©ismes et risques sismiques

La faille entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne passe par tout le littoral algérien.

Une importante activité sismique se trouve localisée dans les zones cÎtiÚres algériennes et la mer Méditerranée. La compression tectonique entre les plaques africaine et eurasienne génÚre de nombreuses failles actives provoquant des séismes plus ou moins importants sur toute la cÎte nord de l'Algérie. « cette cÎte est traversée par une limite de plaques lithosphériques continentales convergentes : la plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud. C'est dans cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région »[56].

L'AlgĂ©rie est divisĂ©e en deux plaques tectoniques sĂ©parĂ©es par la faille sud-atlasique. Dans le Nord se trouve la tectonique alpine et dans le Sud, la plate-forme saharienne, qui est assez stable[57]. Historiquement, elle est connue pour ĂȘtre une zone sismique trĂšs active. Les investigations effectuĂ©es aprĂšs le sĂ©isme d’El Asnam (Chlef actuellement) en 1980 ont permis de rĂ©vĂ©ler l’existence de traces d’anciens sĂ©ismes qui auraient affectĂ© cette rĂ©gion. D'aprĂšs le CRAAG (Centre de recherche astronomie astrophysique et gĂ©ophysique), l'activitĂ© sismique au nord d'AlgĂ©rie connue remonte au , date Ă  laquelle s'est produit le sĂ©isme d'Alger. Depuis de nombreux sĂ©ismes se sont produits.

Parmi les séismes violents qu'on peut citer, Al Asnam (Chlef actuellement) en septembre 1954 et en octobre 1980, Constantine en octobre 1985, Tipaza en octobre 1989, Mascara en août 1994, Alger en septembre 1996, Aïn Témouchent en décembre 1999, Beni Ourtilane en novembre 2000 et BoumerdÚs-Alger en mai 2003. Le dernier séisme meurtrier qu'a connu l'Algérie est celui de M'Sila en mai 2010.

Les sĂ©ismes les plus meurtriers qui ont marquĂ© l'AlgĂ©rie ces derniĂšres annĂ©es sont : le tremblement de terre d'El Asnam en [58], il fait 3 000 morts, dĂ©truit 80 % de la ville de Chlef[58] et cause des dĂ©gĂąts estimĂ©s Ă  10 milliards de dinars algĂ©riens[58] ; ensuite, le sĂ©isme de Ă  BoumerdĂšs-Alger fait plus de 2 000 morts et plusieurs milliers de blessĂ©s et de sans-abri[59], ce sĂ©isme fait 1 400 victimes dans la wilaya de BoumerdĂšs et provoque des dĂ©gĂąts estimĂ©s Ă  5 milliards de dollars amĂ©ricains[60].

Hydrographie

L'estuaire de la Soummam.

Il existe des cours d'eau cĂŽtiers dans le centre et dans l'Est. Ils ont pour noms Soummam, Medjerda, Rhummel, Sebaou, Hamiz, Macta, Oued Mazafran. Cependant le Chelif reste le plus long fleuve d'AlgĂ©rie, avec une longueur estimĂ©e Ă  725 kilomĂštres[42]. Ce fleuve est situĂ© dans le Nord-Ouest de l’AlgĂ©rie et prend sa source dans l’Atlas tellien et se jette dans la mer MĂ©diterranĂ©e. Son dĂ©bit, dans les pĂ©riodes de crues, atteint 1 500 m3/s.

Au sud de la rĂ©gion du Tell, les cours d'eau ne sont pas permanents. Il existe de nombreux lacs dans les rĂ©gions dĂ©sertiques, mais ce sont des lacs temporaires et salĂ©s pour la majoritĂ© comme Chott ech Chergui et Chott el Hodna. Les cours d'eau du Tell se dĂ©versent dans la MĂ©diterranĂ©e. Mais, ceux qui descendent vers l'Atlas saharien font partie de la plus grande rĂ©serve d'eau au monde. Ils forment une nappe phrĂ©atique dite la nappe de l'Albien, qui constitue selon certaines estimations la plus grande rĂ©serve d'eau douce au monde[61], elle est enfouie sous le sable du dĂ©sert algĂ©rien sur une superficie totale estimĂ©e Ă  900 000 km2[62]. La rĂ©gion d'Adrar a par ailleurs de grandes rĂ©serves hydriques constituĂ©es de la nappe du continental intercalaire.

Parmi les oasis, qui font partie du réseau hydrique du pays, on peut citer Djanet, Ghardaïa, Ouargla, Oued Righ, Tabelbala, Tamanrasset, Timimoun, Touggourt, Tolga, Filiach, Zaatcha. L'oasis de Tolga et le Ziban sont alimentées par les réseaux souterrains de l'AurÚs. Enfin, Igharghar contient aussi une grande quantité d'eau sous terre, elle alimente une grande partie des palmeraies du Sud et oued R'hir. Des forages importants de la nappe phréatique seront réalisés pour apporter plus d'eau dans les régions arides du Sud algérien.

Dans l'AurÚs comme dans tout l'Est, les riviÚres importantes d'eau sont Oued Abiod, Oued Abdi, Oued el ahmer, Oued Taga, marais de Medghassen, marais de Draù Boultif, Chott Djendli, Chott Tincilt, Oued El Madher, Rhummel à Constantine. Les oasis de l'AurÚs sont El Kantara et Ghoufi La région possÚde aussi des sources thermales comme la Fontaine chaude Hammam Essalihine de Khenchela, Hammam el Knif, source de Batna (Kasrou), source de Biskra, source de Guelma (hamam Maskhoutine), Oued Charef dans la wilaya de Souk Ahras.

Dans le Nord-Est, Seybouse est une riviĂšre formĂ©e prĂšs de Guelma par les oueds de Cheref et Oued Zenati, son bassin est par ailleurs le plus entendu d’AlgĂ©rie, et ses terres sont considĂ©rĂ©es comme fertiles, il rejoint la MĂ©diterranĂ©e prĂšs d'Annaba.

En Kabylie et dans le centre, les cours d'eau de Chabet el Akhra, les gorges de Palestro, la Chiffa et la Soummam sont alimentés par le Chelif.

De plus, l'Algérie possÚde également de nombreux grands lacs salés. Majoritairement des Chotts et des Sebkhas (de superficie plus petite).

Ressources naturelles et gisements

Carte des bassins producteurs en Algérie.
Énergie solaire en AlgĂ©rie.

Les principaux gisements en AlgĂ©rie sont parmi les plus importants dans le monde. GĂ©nĂ©ralement ils sont localisĂ©s dans le Sud. Selon Sonatrach, les 67 % de rĂ©serves en hydrocarbures sont situĂ©s dans les rĂ©gions de Oued Mya et de Hassi Messaoud. Gaz Ă  Hassi R'Mel et le pĂ©trole Ă  Hassi Messaoud (huile). Illizi contient 14 % des rĂ©serves. Enfin, Rhourde Nouss renferme 9 % et Ahnet Timimoun 4 % et Berkine[63]. Les sites exploitĂ©s pour pomper l'huile ou pour rechercher les hydrocarbures, actuellement, en AlgĂ©rie, sont : Hassi Messaoud, Ain Amenas, Hassi R’mel, Stah, Rourde Nouss, Tin FouyĂ© Tabankort, Gassi Touil, Ohanet, Haoud Berkaoui, Hassi Berkine, Ourhoud, Mensel Lejmet Nord et satellites, Rhourde Ouled Djemaa, Touat, El Gassi, In Salah, Rhourde El Baguel[63].

Une quantité de gaz a été localisée dans les régions de Tabankort, de Béchar, de Timimoun et de Reggane en 2009[64].

L'activitĂ© miniĂšre en AlgĂ©rie est trĂšs diversifiĂ©e, on observe plus d'une trentaine de minerais qui sont exploitĂ©s parmi elles : fer, sel, zinc, plomb, barytine, marbre, or, tungstĂšne, diamant, terres rares, mĂ©taux rares et pierres prĂ©cieuses et semi-prĂ©cieuses. Le fer se trouve Ă  Gara Djebilet et Ă  Mecheri Abdlaziz, Ă  l'est de Tindouf (35 milliards de tonnes Ă  57 % de Fe), Ouenza et Boukhadra, Djsbel Hanini Ă  SĂ©tif. Au Hoggar, il y a 730 000 tonnes de minerai d'or au gisement Tirek, Amessmessa en contient 3,34 millions de tonnes, les deux Ă  teneur moyenne de 18 g/t, soit environ 2,4 millions d'onces d'or. Enfin, deux autres gisements sont Ă  Tiririne et Ă  In Abgui. La baryte reprĂ©sente 40 000 tonnes ; le plomb-zinc est exploitĂ© dans le Nord du pays ; le potentiel est de 150 millions de tonnes. La bentonite se situe dans les rĂ©gions de l'Ouest, Ă  Maghnia et Mostaganem. L'AlgĂ©rie a une grande quantitĂ© de sel soit en gemme (un milliard de tonnes) ou lagunaire dans les chotts et dans l'Est. Le gisement de phosphate se trouve Ă  TĂ©bessa (Djabel Onk), il renferme deux millions de tonnes. l'uranium est localisĂ© au Hoggar[65].

Le pays recĂšle plusieurs gisements aussi notamment de gypse, de calcaire, de sable, d’argile, de dolomie, des carriĂšres d’agrĂ©gats, des gĂźtes pour la fabrication de ciments.

Histoire

Mausolée de Massinissa.
Le Medracen, Ă  Batna, l'un des plus anciens monuments d'AlgĂ©rie (300 av. J.-C.) ; il porte le nom de Medghis, l'un des deux fils de Mazigh, ancĂȘtre des BerbĂšres.

L’AlgĂ©rie, en raison de sa tradition de terre d’accueil et les multiples civilisations qui l’ont traversĂ©e, a hĂ©ritĂ© d’une histoire trĂšs riche qui s’exprime par des vestiges d’époques variĂ©es. C’est ainsi que l'Afrique, la MĂ©diterranĂ©e, l’Europe et l’Orient marquĂšrent de leurs influences spĂ©cifiques le cheminement historique de l’AlgĂ©rie.

Les premiers vestiges archĂ©ologiques notables sont d’ñge prĂ©historique et remontent Ă  l'Ă©poque nĂ©olithique, comme ceux du parc national du Tassili que l'on considĂšre comme le musĂ©e Ă  ciel ouvert le plus Ă©tendu au monde. Plus tard, les BerbĂšres construisirent plusieurs sites comme Medracen, MausolĂ©e royal de MaurĂ©tanie, MausolĂ©e de BĂ©ni Rehnane Ă  Siga dans la Wilaya d'AĂŻn TĂ©mouchent, ou encore le site de Sauma (El Khroub) prĂšs de Cirta qui se trouve dans la ville de Constantine. De plus, plusieurs tumuli, dolmens, grottes, tombeaux (Djeddar Ă  Frenda), etc., attestent les pratiques funĂ©raires berbĂšres[66].

L’époque romaine a laissĂ© un nombre impressionnant de vestiges, dont les plus importants se trouvent Ă  Tipaza, Timgad, LambĂšse, N'Gaous, Zana, Calama, M'daourouch, Thagaste, Cherchell, Tamentfoust, Djemila, Tiddis, Tigzirt, Dellys, Hippone, TĂ©bessa. De plus, ApulĂ©e ou saint Augustin ont Ă©tĂ© des penseurs de renom[67].

Représentation du penseur et écrivain Apulée de M'daourouch.
La Numidie historique, Ă  cĂŽtĂ© de Rome, Carthage et l'Égypte en 200 av J.-C.

L'influence de la religion en AlgĂ©rie a bouleversĂ© la rĂ©gion maghrebine pendant l'AntiquitĂ© et au Moyen Âge. Plusieurs villes importantes en AlgĂ©rie comme Hippone, BaghaĂŻ, Tobna, M'Sila, Tlemcen, BĂ©jaĂŻa, Alger, etc., se sont dĂ©veloppĂ©es. Plusieurs dynasties Ă©galement se sont succĂ©dĂ©, Ă  travers le temps, pour prendre le pouvoir dans les diverses rĂ©gions de l'AlgĂ©rie.

Enfin, l'Algérie fut prise par les Ottomans en 1515, ensuite par les Français en 1830. L'Algérie recouvre son indépendance en 1962.

« Les monuments historiques ont Ă©tĂ© bien prĂ©servĂ©s malgrĂ© tout le long de l'histoire algĂ©rienne, mais dĂšs l'arrivĂ©e des Français, la dĂ©gradation fut dĂ©sastreuse. Plusieurs dĂ©crets ont fait que des prisons ou des villes aient Ă©tĂ© construites sur d'anciennes villes romaines, Ă  l'exemple de LambĂšse »[68]. « Lors de l'indĂ©pendance, la mĂȘme politique est menĂ©e, ce qui fait que plusieurs sites sont pillĂ©s, dĂ©laissĂ©s, abandonnĂ©s et mĂȘme dĂ©truits Ă  l'exemple des villes de Zianides, Tlemcen[69]. »

Préhistoire

Carte du Magheb qui montre l'aire de d'origine de la culture caspienne sur les rives de la Méditerranée à travers les pays actuels Maroc, Algérie et Tunisie.
Localisation du noyau à l’origine de la culture capsienne.

Des sites archĂ©ologiques ont livrĂ© des vestiges d’hominidĂ©s datĂ©s par archĂ©omagnĂ©tisme de prĂšs de deux millions d’annĂ©es. Le site d'AĂŻn Hanech (« la source du serpent »), prĂšs d'El Eulma, dans la wilaya de SĂ©tif, a livrĂ© les industries les plus anciennes[70] - [71] - [72]. Les chercheurs ont aussi dĂ©celĂ© la prĂ©sence d'Homo habilis et d'Homo erectus (appelĂ© auparavant Atlanthrope), dĂšs l'AcheulĂ©en, Ă  Mostaganem (site Errayah)[73], Ă  Tighennif[74] - [75], Ă  Tabelbala-Tachenghit[76], Ă  N'Gaous[77].

Au PalĂ©olithique moyen, les industries lithiques atĂ©riennes sont caractĂ©risĂ©es par la prĂ©sence de piĂšces Ă  pĂ©doncule. L'Ă©volution des formes humaines depuis l'Homo erectus a abouti Ă  l'apparition de l'Homo sapiens de type archaĂŻque, ancĂȘtre de la forme humaine actuelle.

Le PalĂ©olithique se termine avec l’IbĂ©romaurusien, connu en particulier Ă  la suite des fouilles menĂ©es dans la grotte d’Afalou, en Kabylie, qui ont rĂ©vĂ©lĂ© l'existence Ă  cette pĂ©riode (il y a 20 000 ans Ă  10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrement.

Les derniers chasseurs-cueilleurs sont reprĂ©sentĂ©s dans le Nord-Est de l'AlgĂ©rie par les Capsiens, attestĂ©s jusqu'Ă  il y a 8 000 ans. Les modalitĂ©s de passage Ă  l'Ă©conomie de production (et donc au NĂ©olithique) sont trĂšs mal connues dans le Nord.

Dans le Sud, au Sahara, le NĂ©olithique est une pĂ©riode florissante en raison d'un climat globalement plus humide que l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riches. Les ĂȘtres humains de cette pĂ©riode ont gravĂ© et peint les parois de leurs abris. La chronologie exacte de cet art est trĂšs discutĂ©e et notamment la date de son apparition (il n'existe pas de moyen de le dater directement). Certains chercheurs pensent qu'il est apparu dĂšs la fin du PlĂ©niglaciaire, au PalĂ©olithique, tandis que d'autres ne le pensent pas antĂ©rieur au NĂ©olithique.

Les AurÚs comprennent plusieurs sites datant de l'Úre préhistorique à la période protohistorique[78]. Plusieurs recherches anthropologiques ont été entreprises dans les régions des AurÚs, puisque de nombreuses grottes troglodytes étaient habitées par des Hommes à Maafa, Takarbourst dans les AurÚs[79] et Ghoufi[80].

Antiquité

Extension du territoire carthaginois avant la PremiĂšre guerre punique vers 264 av. J.-C.

Les BerbĂšres, formĂ©s de plusieurs confĂ©dĂ©rations dont les GĂ©tules, les Garamantes et les Libyens, dispersĂ©es dans le vaste territoire de l'actuelle AlgĂ©rie, vont nouer des relations culturelles avec les PhĂ©niciens, l'Égypte antique, la GrĂšce antique et l'empire romain. Le monument Medracen datant de 300 av. J-C en tĂ©moigne[81]. Il appartiendrait donc Ă  la riche archĂ©ologie mĂ©diterranĂ©enne de l'Ă©poque hellĂ©nistique, se manifestant par un goĂ»t archaĂŻsant mais aussi une trĂšs bonne connaissance du vocabulaire architectural le plus rĂ©cent comme en tĂ©moigne la prĂ©sence d'une gorge Ă©gyptienne[82]. Sous les PhĂ©niciens, plusieurs ports sont construits dont Icosium, Iol, TĂ©nĂšs.

Le royaume de Numidie

De gauche à droite, l'arc de Trajan à l'extrémité du decumanus de la ville antique de Timgad, et les ruines romaines à Tipaza.

Les États indĂ©pendants de la Numidie commencent avec l'Ă©mergence des deux confĂ©dĂ©rations massyles et massĂŠsyles[83]. La premiĂšre est Ă  l’origine de la Numidie Orientale, la seconde de l’Occidentale. Ces deux tribus s'affrontĂšrent durant la deuxiĂšme guerre punique, oĂč Massinissa, chef des Massyles, contribua de façon dĂ©cisive Ă  la victoire de l'Empire romain sur Carthage. Durant le rĂšgne de Massinissa, il parvint Ă  unifier la Numidie, qui s'Ă©tendit alors du fleuve Moulouya Ă  l'ouest jusqu'Ă  la CyrĂ©naĂŻque Ă  l'est[84].

La Numidie des Massyles et des Massaesyles avant leur unification par le roi Massinissa.

AprĂšs la mort de Massinissa, une crise de succession, vue d'un bon Ɠil par Rome, provoqua des troubles en Numidie[85]. Rome, qui ne voit pas d'un bon Ɠil la reconstitution d'un État puissant, reconnait la constitution de deux Numidie occidentale et orientale. AprĂšs l'exĂ©cution de Jugurtha, trahi par son beau-pĂšre, le roi Bocchus Ier de MaurĂ©tanie[86] en 104 av. J.-C., la Numidie est partagĂ©e : sa partie occidentale est attribuĂ©e Ă  Bocchus, roi de MaurĂ©tanie, le reste Ă©tant laissĂ© sous l'autoritĂ© d'un roi vassal de Rome. En 25 av. J.-C., Juba II reçoit le trĂŽne de MaurĂ©tanie, et la Numidie est partagĂ©e entre la MaurĂ©tanie et la province d'Afrique.

Domination romaine, Christianisme et les Vandales

Par la suite, les Romains pĂ©nĂštrent dans l'actuelle AlgĂ©rie. L'agriculture se dĂ©veloppe grĂące Ă  la plantation de plusieurs milliers d'oliviers pour faire de l'huile d'olive en AlgĂ©rie. La civilisation romano-africaine est Ă  son apogĂ©e ; plusieurs grandes villes sont construites au Nord, comme LambĂšse et Timgad. Des mariages mixtes entre Romains et BerbĂšres naturalisĂ©s sont cĂ©lĂ©brĂ©s dans les grandes villes. La pratique des cultes berbĂšres est reprĂ©sentĂ©e dans les fresques romaines. De mĂȘme, les jeux romains sont source de distraction pour la plupart des berbĂšres et les bains publics sont un luxe accessible Ă  tous. À Timgad, on dĂ©nombrait vingt-sept bains. Il n'y avait pas de remparts autour des villes. Les arts sont dĂ©veloppĂ©s par les artisans berbĂšres comme la cĂ©ramique et la poterie. Plusieurs amphithĂ©Ăątres sont construits. Le thĂ©Ăątre de Timgad pouvait contenir quatre mille personnes de l'AurĂšs. AprĂšs la crise de Rome, les chrĂ©tiens sont au pouvoir. Les Vandales puis les Byzantins prendront le pouvoir d'une partie de l'AlgĂ©rie Ă  la fin.

Invasion des Vandales.
Basilique Saint-Augustin Ă  Annaba dĂ©diĂ©e Ă  saint Augustin Ă©vĂȘque de la ville de 396 jusqu'Ă  sa mort en 430[87].

Le christianisme fait son entrĂ©e en l'an 256. Durant le siĂšcle suivant, dans une atmosphĂšre de dĂ©clin grandissant, les populations des villes cĂŽtiĂšres algĂ©riennes et tunisiennes, ainsi qu'une minoritĂ© de la population des campagnes se convertissent Ă  la nouvelle religion. En 313, avec les crises politiques et Ă©conomiques romaines qui s'Ă©ternisent, la nouvelle religion devient l'alibi d'une nouvelle rĂ©volte qui sera encore une fois amazigh. En effet, le culte donatiste se dĂ©veloppa en AlgĂ©rie Ă  BaghaĂŻ[88] dans les AurĂšs et en Tunisie comme un dĂ©fi politique Ă  Rome. Les donatistes, refusant d'accepter l'autoritĂ© religieuse de l'Empereur, exigent la sĂ©paration de l'État et de la religion. Ainsi ils finiront par dĂ©clarer que l'Empereur reprĂ©sente le diable. Ils rejetĂšrent aussi le rite catholique. L'Empereur envoie ses troupes pour les rĂ©duire. La rĂ©pression ne fit qu'accroĂźtre le soutien populaire aux donatistes.

Vers l'an 340, l'idéologie donatiste donne naissance à une secte populaire, celle des circoncellions. Alors qu'en l'an 395 l'Empire romain fait face à de sérieux problÚmes internes, qui réduisent le contrÎle qu'exerçait Rome sur l'Afrique du Nord, les donatistes saisissent cette conjoncture favorable pour tenter de dominer la scÚne politique et religieuse. Finalement, excédé, l'Empereur les déclare hérétiques en 409. Il envoie plusieurs légions pour les réprimer. Les donatistes disparurent presque complÚtement de la scÚne religieuse. Quelques années plus tard, en 430, c'est tout l'Empire romain qui se retire de l'Algérie sous la pression des Vandales. Une partie de l'Algérie suivit le mouvement arien, l'arianisme était bien implanté par les Vandales[89].

Byzantins et royaumes romano-berbĂšres

Ruines du mur byzantin de Tébessa, l'un des nombreux sites restaurés et fortifiés par Solomon.

Solomon fut nommé en 534 par Justinien comme gouverneur de l'Afrique, tout juste reconquise par le général Bélisaire sur les Vandales de Gélimer. Il est remplacé deux ans plus tard (en 536), avant de retrouver son poste en 539. Il doit faire face aux rebelles berbÚres, notamment ceux du chef Antalas. Il est toutefois battu par ces derniers dans une bataille prÚs de la cité de Tébessa en 544, trouvant la mort au combat. Iaudas se révolte à son tour contre l'autorité des Byzantins et se proclame roi des AurÚs, mais aprÚs quelques succÚs, il est finalement vaincu par Jean Troglita en 548[90].

Mais deux chefs berbÚres des AurÚs, Ifisdias et Cutzinas, sont également remarquables dans leur lutte contre les Byzantins, pendant le commandement de Jean Troglita, lorsque ce dernier veut attaquer les BerbÚres du Sud aprÚs que les AurÚs et le Zab sont dominés par les Byzantins grùce à Solomon. En revanche Mastigas, roi berbÚre de la Maurétanie césarienne, aprÚs les Vandales, prend en main une partie de cette province, bien que les Byzantins soient arrivés jusqu'à Frenda, car des inscriptions byzantines ont été retrouvées sur place en Algérie.

En 544, les Byzantins exerceront un pouvoir jusque dans la province de Constantine. Cependant, l'Ă©mergence d'insurrection berbĂšre contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants dont les Djerawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awerbas, et les ZĂ©nĂštes[91].

À la veille de la conquĂȘte musulmane du Maghreb, quelques tribus berbĂšres pratiquaient le judaĂŻsme, selon Ibn Khaldoun, ainsi que le christianisme. Le reste de la population demeure paĂŻen comme le cas des Banou Ifren[92].

Islamisation de l’AlgĂ©rie

La ville de Tlemcen ex-Agadir fut fondée par les Banou Ifren au VIIIe siÚcle.
Bologhine ibn Ziri, fondateur des trois villes : Alger, Miliana et Médéa.

La chute de Rome, puis des Vandales, et l’instabilitĂ© durant la pĂ©riode byzantine entraine la reconstitution de plusieurs principautĂ©s berbĂšres. Certaines, notamment dans les AurĂšs, vont rĂ©sister Ă  l’arrivĂ©e des musulmans entre 665 et 708.

De 644 Ă  656, la premiĂšre tribu berbĂšre algĂ©rienne Ă  se convertir Ă  l'islam fut les Maghraoua. Leur chef Ouezmar Ibn Saclab fut, selon l'historien du Moyen Âge Ibn Khaldoun, sollicitĂ© par le calife OthmĂąn ibn AffĂąn Ă  embrasser la religion musulmane. Les Maghraouas se convertissent Ă  la nouvelle religion lors du retour de leur chef. En 665, les Omeyyades lancent leur premiĂšre attaque sur le Maghreb. C’est en 683 que Oqba Ibn Nafi al-Fihri entreprend la conquĂȘte. Si la rĂ©sistance des Byzantins les arrĂȘte peu, il en va diffĂ©remment de celle des BerbĂšres. Par contre, les Maghraoua islamisĂ©s s'allient aux Omeyades dĂšs le dĂ©but.

L'unitĂ© politique et administrative de la BerbĂ©rie orientale et centrale, l'AurĂšs, Ă©tait en grande partie rĂ©alisĂ©e par KoceĂŻla, alliĂ© des Omeyades. Le conflit entre KoceĂŻla et Oqba Ibn Nafi al-Fihri amĂšne une autre guerre. Et au dĂ©cĂšs de KoceĂŻla en 688, Dihya, dite la Kahina, prend la tĂȘte de la rĂ©sistance berbĂšre.

De 688 Ă  708, Dihya procĂ©da ainsi Ă  la rĂ©unification de nombreuses tribus berbĂšres de l'Afrique du Nord orientale et du Sud. Dihya dĂ©fait par deux fois la grande armĂ©e arabe des Omeyyades grĂące Ă  l'apport des cavaliers Banou Ifren et des autres confĂ©dĂ©rations. Elle rĂšgnera sur tout l'Ifriqiya pendant cinq annĂ©es. Dihya sera vaincue dans la derniĂšre bataille contre les Omeyyades. Hassan Ibn en Nu'man des Omeyyades demande alors aux diffĂ©rentes tribus vaincues alliĂ©es Ă  Dihya d'intĂ©grer son armĂ©e. Et ensuite, Moussa Ibn NoçaĂŻr nomme son affranchi Tariq ibn Ziyad gouverneur de Tanger et le plaça Ă  la tĂȘte de l'armĂ©e arabo-berbĂšre du Maghreb islamique.

En 708, les Omeyyades sont dĂ©sormais les maĂźtres de l’AlgĂ©rie. La pĂ©riode prĂ©islamique se termine. L'AlgĂ©rie s’islamise, tandis que les langues romanes et punique disparaissent. AprĂšs la conquĂȘte musulmane, les citadins adoptĂšrent progressivement la langue arabe.

Dynasties berbĂšres islamiques

Minaret de la KalĂąa des BĂ©ni Hammad prĂšs de M'Sila.
Mosquée Zianide à Tlemcen.
Dynastie Zianide au XVe siĂšcle et ses voisins.

Vers le VIIIe siÚcle, les Omeyyades étendront leur empire jusqu'au Maghreb. Il s'ensuit une importante révolte des sufrites berbÚres sous le commandement d'Abou Qurra. Cette révolte durera presque un siÚcle, plusieurs groupes ou dynasties kharidjites comme Nekkarites, Ibadites, Rostémides, se rassemblent pour se rebeller contre le pouvoir Abbassides et Omeyyades.

Ibn Rustom fonde en 761[93] un royaume ibadite dans le nord du Maghreb avec Tahert pour capitale[94]. Celui-ci, comme l'émirat de Cordoue depuis sa création en 756[95], conserve son indépendance du califat des Abbassides, malgré les pressions diplomatiques et militaires ainsi que les pertes de territoires[93]. Par la suite, les Idrissides ainsi que les Soulimanides prennent le pouvoir sur une partie de l'Algérie de l'Ouest. Au IXe siÚcle, les Aghlabides alliés des Abbassides, prendront le pouvoir sur une partie de l'Algérie.

Au Xe siĂšcle, le dai ismaĂ©lien Ubayd Allah al-Mahdi fonda la dynastie Fatimide, en Basse Kabylie oĂč il trouva un Ă©cho favorable Ă  ses prĂȘches millĂ©naristes. Les Fatimides Ă©tablirent leur autoritĂ© en Afrique du Nord entre 909 et 1171 et fondĂšrent un califat dissident des Abbassides de Bagdad. Leur rĂšgne est marquĂ© par de nombreuses rĂ©voltes kharijites, notamment celle d’Abu Yazid, en 944, Ă  la tĂȘte de tribus berbĂšres ZĂ©nĂštes, qui infligĂšrent la plus sĂ©vĂšre dĂ©faite Ă  l’armĂ©e Fatimide, affaiblie et rendue vulnĂ©rable, en prenant Kairouan. Les Fatimides transfĂšreront alors leur capitale de Kairouan Ă  Mahdia puis vers l’Égypte. Les Zirides s'allient avec les Fatimides et lancent une attaque contre les ZĂ©nĂštes. Mais, les Omeyades les repoussent, ainsi les ZĂ©nĂštes regagnent leurs territoires. Les Hammadides fondent une dynastie aprĂšs une divergence entre les souverains Zirides. Ainsi, la rĂ©volte kharidjite fut vaincue par Ziri ibn Menad, Ă  la tĂȘte de tribus Sanhadjas, qui en sauvant l’empire reçut le poste de gouverneur du Maghreb central. Ainsi en 972, lorsque les Fatimides, aprĂšs l’annexion Ă©gyptienne, eurent moins d’intĂ©rĂȘt pour le Maghreb, c’est son fils, Bologhine ibn Ziri, qui hĂ©rita du contrĂŽle de l’Ifriqiya. Les Zirides y rĂšgneront pendant environ deux siĂšcles.

Hammad ibn Bologhine, le fils de Bologhine, gouvernera indĂ©pendamment des Zirides. Son État comprend la ville de BĂ©jaĂŻa (sa capitale) et le Nord-Est de l’actuelle AlgĂ©rie. À partir de 1014, les Hammadides reconnaissent comme califes lĂ©gitimes les Abbassides sunnites de Bagdad, ils fondent ainsi la dynastie des Hammadides. Les Zirides reconnaĂźtront, Ă  leur tour, en 1046, les califes Abbassides, montrant ouvertement aux Fatimides leur abandon du chiisme. Alors que les Ifrenides et les Maghraouas gouverneront dans l'Ouest algĂ©rien et sur une partie du sud d'AlgĂ©rie et au Maroc actuel. Ces derniers rejettent l'autoritĂ© des Fatimides et des Omeyyades Ă  la fois, selon l'historien Ibn Khaldoun.

C’est Ă  partir de 1048, dans certaines rĂ©gions du Sud, que des tribus arabes, principalement les BanĂ» HilĂąl et les Banu Sulaym, immigrent en Afrique du Nord. Ces « terribles bĂ©douins » hilaliens furent envoyĂ©s par le pouvoir fatimide afin de rĂ©primer les Zirides et les Hammadides.

Pour l’AlgĂ©rie, leur nombre ne dĂ©passant pas quelques dizaines de milliers de personnes, l’immigration arabe en Afrique du Nord fut peu importante, sauf dans deux rĂ©gions extĂ©rieures Ă  l’AlgĂ©rie, celles de Kairouan et de Tanger. Si bien qu’au total, le peuplement de l’AlgĂ©rie n’a reçu qu’une contribution dĂ©mographique arabe limitĂ©e, et qu’une grande partie des populations arabophones est berbĂšre. L’AlgĂ©rie est alors, sur une petite partie Ă  l’ouest, sous le contrĂŽle des Almoravides, aprĂšs avoir Ă©vincĂ© les Banou Ifren et les Maghraouas. Les Hammadides sont au centre et seront chassĂ©s partiellement du sud par les Hilaliens. Les Zirides restent en Ifriqiya et sont cernĂ©s par les Hilaliens au sud.

En 1152, toutes les forces locales sont dĂ©finitivement vaincues par une nouvelle dynastie berbĂšre, les Almohades, dirigĂ©s par Abdelmoumen Ibn Ali et dont le chef spirituel est Ibn Toumert. Les Almohades formeront un des plus puissants empires mĂ©diterranĂ©ens, unifiant le Maghreb et le pays d’Al-Andalus jusqu’en 1269. Avec les grandes villes du littoral, Ă  l'exemple de BĂ©jaĂŻa, d'Annaba et d'Alger, le Maghreb central s'ouvre Ă  l'Occident chrĂ©tien en entretenant un commerce actif, apportant notamment les fameux chevaux barbes, de la cire[Note 9] ou encore du cuir de qualitĂ©.

La chute des Almohades marque un tournant dans les relations avec les puissances chrétiennes du nord, qui s'organisent pour la Reconquista alors que le mythe de l'invincibilité musulmane prend fin. Au Maghreb, des dynasties ZénÚtes s'imposent, comme les Mérinides de FÚs dans le Maghreb occidental, les Abdelwadides de Tlemcen du Maghreb central. Les Hafsides s'imposent au Maghreb oriental. Ces dynasties, qui rayonnent sur l'Afrique du Nord d'abord entre le XIIIe et le XIVe siÚcle, subissent de plus en plus, vers la fin du XVe siÚcle, la pression de l'essor des puissances espagnole et portugaise, ce qui, conjugué aux luttes intestines pour l'accÚs au trÎne, conduit alors à des reculs successifs de leur pouvoir et à l'émiettement de leur empire.

Plusieurs juifs de l'Andalousie sont envoyés vers l'Algérie en 1492. Dans cet état de fait, la dynastie Zianides résiste fortement jusqu'à l'attaque décisive des Ottomans. Ces derniers prennent la ville de Tlemcen en 1554[96].

Effet de la Reconquista

DĂ©barquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre), FundaciĂłn Bancaja de Valencia.

Les Rois catholiques vont achever la Reconquista en 1492, à la suite de quoi, les Juifs seront refoulés vers l'Afrique du Nord. L'arrivée des Andalous et des Mudéjars coïncidera. AprÚs 1502, tous les musulmans qui arriveront en Algérie seront appelés Morisques (des Andalous et des Mudéjars). Ces derniers seront définitivement expulsés de la péninsule Ibérique entre 1609 et 1614 sous Philippe III d'Espagne, à la suite du décret d'expulsion des Morisques d'Espagne[97].

Ainsi, des milliers de familles d'Espagne s'exilent en Algérie, ils viennent en masse dans les villes du nord du pays, dont Oran, Tlemcen, Nedroma, Blida, Alger, Mostaganem, Cherchell, Annaba, Béjaïa[98]. Ces grandes familles, qui ont fait tout ce qu'elles pouvaient pour rester dans leur pays d'origine, sont forcées à vivre dans une terre qui leur est tout à fait inconnue. Leur apport sera trÚs important dans la société, la culture sera en premier plan, ainsi que la construction des villes et l'économie. Ces familles vont changer pour beaucoup le décor de la scÚne sociale de l'époque[99].

Présides espagnols au XVIe siÚcle

Khayr ad-Din Barberousse, gouverneur général de la régence d'Alger.

À l'ouest, au mois de juillet 1501, les Portugais lancent une expĂ©dition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le dĂ©barquement de Mers el-KĂ©bir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la premiĂšre expĂ©dition organisĂ©e contre Oran. La prise de la ville par l'armĂ©e du cardinal Francisco JimĂ©nez de Cisneros, commandĂ©e par Pedro Navarro, eut lieu le . AprĂšs l’occupation du port de Mers el-KĂ©bir (1505), et celui de la ville d’Oran (1509), la ville fut dĂ©sertĂ©e, puis totalement occupĂ©e par les troupes espagnoles. DĂšs 1509, le Cardinal Ximenes entreprit la construction, sur les ruines de la mosquĂ©e Ibn El Beitar, de l'Ă©glise Saint-Louis, qui domine la vieille ville des deux cĂŽtĂ©s. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Ottomans alors installĂ©s Ă  Alger, et parvint Ă  maintenir encore la prĂ©sence espagnole. Les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte. Les juifs furent expulsĂ©s hors d’Oran par les Espagnols en 1669[100]. Sous le roi d’Espagne, Carlos III, ce dernier et les partisans de la conservation de la ville s’affrontent. Entre 1780 et 1783, le ministre Floridablanca proposa Ă  l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar.

Au centre, en 1510, Ferdinand le Catholique attaque la ville d'Alger. Les Espagnols l'assiĂ©gĂšrent et bĂątissent sur un Ăźlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinĂ©e Ă  bombarder la ville et Ă  empĂȘcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demande l'aide des Turcs[101].

Au nord-est, Pedro Navarro prend BĂ©jaĂŻa en 1510[102] et jusqu'en 1555. Il y arrive le avec 5 000 hommes et attaque la ville. Abderrahmane oppose 10 000 soldats, qu'il lance immĂ©diatement contre les Espagnols en cours de dĂ©barquement. L'assaut est repoussĂ© grĂące notamment Ă  l'artillerie de marine. Mais la riposte espagnole commence immĂ©diatement, avec des bombardements maritimes et terrestres. L'essentiel de la bataille se dĂ©roule dans la ville. À la fin, Abderrahmane rĂ©ussit Ă  prendre la fuite et il y aura plusieurs morts. La renommĂ©e de Navarro et le rĂ©cit de ses exploits militaires incitent les rois d'Alger, de Tunis et de Tlemcen Ă  prĂȘter hommage au roi d'Espagne et Ă  libĂ©rer tous leurs prisonniers chrĂ©tiens. Cependant en 1514, grĂące Ă  une attaque combinĂ©e des Kabyles menĂ©e par Sidi Ahmed ou el Kadhi, Ă  la tĂȘte de 20 000 hommes et des Turcs par la mer, la ville de BĂ©jaĂŻa sera temporairement libĂ©rĂ©e de la prĂ©sence espagnole. Les Espagnols en seront ensuite dĂ©finitivement expulsĂ©s en 1555 par les Ottomans, dirigĂ©s par Salah RaĂŻs pacha.

RĂ©gence d'Alger

Mosquée Ketchaoua, reconstruite en 1794 sous le gouvernement de Hasan Pacha. Ici aprÚs sa conversion en cathédrale par la France. 1899.

Cherchant Ă  contrĂŽler leur espace maritime aprĂšs la Reconquista, les Portugais partent en expĂ©dition en Afrique du Nord occidentale au dĂ©but du XVe siĂšcle (prise de Ceuta en 1415), suivis des Espagnols qui occupent au dĂ©but du XVIe siĂšcle des ports mĂ©diterranĂ©ens (Mers el-KĂ©bir, Oran, BĂ©jaĂŻa). L'Espagne dĂ©cide d'assiĂ©ger le port d'Alger, et s'empare de l'Ăźlot du Peñon Ă  l'entrĂ©e du port, qu'elle fortifie. Les AlgĂ©rois font alors appel aux corsaires ottomans. Les frĂšres Barberousse, forts de plusieurs succĂšs dans la navigation, parviennent en 1518, aprĂšs plusieurs Ă©checs, Ă  chasser les Espagnols d'Alger — en partie avec l'appui des tribus kabyles — et Ă  Ă©tendre progressivement leur Ă©tat sur le reste du pays (Cherchell, TĂ©nĂšs, Tlemcen).

En 1556, les Ottomans attaquent les Zianides et prennent Tlemcen[103]. Le frĂšre aĂźnĂ© de Khayr ad-Din Barberousse tue les derniers rois Zianides en les noyant dans l'eau au XVIe siĂšcle[104]. Ensuite, les Espagnols lancĂšrent depuis leur possession d’Oran une offensive victorieuse contre les troupes de Barberousse Ă  Tlemcen dans laquelle Aroudj perdit la vie.

C'est dans ce contexte que Khayr ad-Din Barberousse, qui se trouvait Ă  Alger lorsqu'il apprit la mort de son frĂšre, sollicita le soutien du Sultan Soliman le Magnifique et plaça son nouvel État sous la protection de l'empire ottoman, recevant le titre de beylerbey (gouverneur de province) ainsi qu'un contingent de 2 000 janissaires.

Cet État nouvellement fondĂ© prendra le nom de rĂ©gence d'Alger. Cette derniĂšre fut successivement gouvernĂ©e par des beylerbeys de 1518 Ă  1587, des pachas de 1587 Ă  1659, des aghas de 1659 Ă  1671 et des deys de 1671 Ă  1830. En 1609, les musulmans d'Andalousie sont envoyĂ©s vers les cĂŽtes algĂ©riennes. La rĂ©gence d’Alger a une large indĂ©pendance vis-Ă -vis du Sultan Ottoman. La rĂ©gion d'Alger, appelĂ©e Dar Es-Soltane, Ă©tait placĂ©e sous autoritĂ© directe du chef de la RĂ©gence. Le reste du pays Ă©tait divisĂ© en 3 provinces nommĂ©es « beyliks » administrĂ©es chacune de maniĂšre autonome par un bey nommĂ© par le Dey d'Alger. On distinguait : le Beylik de l'Ouest (capitale basĂ©e Ă  Mazouna, Mascara puis dĂ©placĂ©e Ă  Oran aprĂšs le dĂ©part des Espagnols) ; le Beylik du Titteri au centre (capitale basĂ©e Ă  MĂ©dĂ©a) et le Beylik de l'Est (capitale basĂ©e Ă  Constantine), le plus puissant des trois. Chaque Beylic Ă©tait divisĂ© en outan (cantons) avec Ă  sa tĂȘte un caĂŻd, relevant directement du bey. Pour administrer l'intĂ©rieur du pays, les Turcs s'appuyaient sur les tribus Makhzen. Ces tribus Ă©taient chargĂ©es d'assurer l'ordre et de lever l’impĂŽt sur les rĂ©gions tributaires du pays[105]. C'est par ce systĂšme que durant trois siĂšcles l'État ottoman d'Alger Ă©tendit son autoritĂ© sur le Nord de l'AlgĂ©rie actuelle. Mais dans les faits, plusieurs rĂ©gions du pays bravaient de maniĂšre rĂ©guliĂšre l’autoritĂ© des beys.

La fortune de l'État et de la ville d'Alger Ă©tait essentiellement fondĂ©e sur les profits de la guerre de course, et les relations extĂ©rieures de la rĂ©gence d'Alger en Ă©taient tendues et complexes, notamment avec la Grande-Bretagne, les États-Unis, la France, l'Espagne[106]. Il s'ensuivit alors plusieurs dĂ©faites de la rĂ©gence d'Alger face aux autres nations dans des batailles navales. En 1815, RaĂŻs Hamidou rencontra une puissante escadre amĂ©ricaine qui venait demander raison au dey Omar ; au dĂ©but des combats au large du cap Gata, un boulet le tua. Toutefois, dĂšs le dĂ©but du XVIIIe siĂšcle, la course connaĂźt un grand dĂ©clin et le pouvoir trouve dans le commerce extĂ©rieur qui se dĂ©veloppait une nouvelle source de revenu[107]. Face Ă  l'extinction des revenus de la course, l'administration du Beylik exerce une pression fiscale sur les tribus. Le mĂ©contentement mĂšne Ă  des mouvements insurrectionnels inĂ©dits, qui seraient notamment encadrĂ©s par des confrĂ©ries maraboutiques[108].

Sultanats et révoltes

Carte de la RĂ©gence d'Alger, du royaume des Beni AbbĂšs et du royaume de Koukou au XVIIIe siĂšcle, avec la route Alger-Constantine.
Palais délabré des Ben Djellab à Touggourt.

En Kabylie, le contrĂŽle territorial direct des gouverneurs d’Alger Ă©tait limitĂ© aux grands centres urbains de la rĂ©gion (Tizi Ouzou, Bouira, Boghni), dans lesquels ils Ă©difiĂšrent des borjs (forts) et y stationnaient en permanence un nombre limitĂ© de troupes. L’administration de l'arriĂšre-pays se faisait donc indirectement par le biais d’alliĂ©s, personnages ou tribus[109]. Cependant, deux royaumes tribaux s'opposĂšrent rĂ©guliĂšrement aux Ottomans : ceux de Koukou alliĂ© aux Espagnols[110] et des AĂŻt Abbas. Dans la Haute Kabylie, le Royaume de Koukou est fondĂ© au XVIe siĂšcle par Sidi Ahmed ou el Kadhi. Ce dernier, d'abord alliĂ© aux Ottomans notamment lors de la rĂ©sistance face aux Espagnols, deviendra ensuite un rival pour le contrĂŽle du nord de l'AlgĂ©rie. En 1520, Khayr ad-Din Barberousse dĂ©cide de mener une expĂ©dition contre Sidi Ahmed ou el Kadhi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans Ă©quivoque et c’est avec beaucoup de chance que Khayr ad-Din Barberousse aura la vie sauve en ayant pris la fuite au bon moment. Victorieux, Sidi Ahmed ou el Kadhi s’empare d’Alger et rĂšgnera sans difficultĂ© jusqu’en 1527, date Ă  laquelle Khayr ad-Din Barberousse le dĂ©fait et rĂ©tablit son autoritĂ© Ă  Alger avec l'aide Abd-el-Aziz, chef kabyle des AĂŻt Abbas et rival de Sidi Ahmed ou el Kadhi. Le royaume de Koukou perdurera plus de deux siĂšcles, jusqu'Ă  son extinction vers 1750[111].

En Petite Kabylie, le royaume des Beni AbbĂšs entre lui aussi souvent en guerre contre la rĂ©gence d'Alger. En 1823, ils entrĂšrent en guerre contre l'autoritĂ© de la RĂ©gence et coupĂšrent les voies de communication entre Alger et Constantine. Ce n'est qu'aprĂšs plusieurs mois de combats que l'agha Yahia put nĂ©gocier la soumission des tribus rĂ©voltĂ©es[112]. Le royaume de AĂŻt Abbas survivra Ă  l'Ă©poque ottomane et ne tombera qu'en 1871 lors de la conquĂȘte française. Les beys connurent d'Ă©normes difficultĂ©s Ă  gouverner et Ă  faire rentrer les impĂŽts, certains d'entre eux qui osĂšrent pĂ©nĂ©trer dans les massifs montagneux ou Ă  travers le dĂ©sert y laissĂšrent la vie[113]. Pour relier Alger et Constantine, la rĂ©gence d'Alger dut aussi payer un droit de passage nommĂ© l'Ouadia pour emprunter la route des « Portes de Fer » (localement nommĂ©es en arabe (El'Biban ou en tamazight Tiggoura) ; un dĂ©filĂ© montagneux de la chaĂźne des Bibans en Kabylie, alors fief du royaume des Beni AbbĂšs et des Mokrani.

Dans les AurĂšs, plusieurs tribus s'unirent et dĂ©clenchĂšrent des luttes contre les Ottomans. Cependant, plusieurs conflits internes entre fractions Chaouis enflammĂšrent les zones montagneuses des AurĂšs. Les Ouled Daoud ainsi que plusieurs tribus empĂȘchĂšrent les Ottomans de pĂ©nĂ©trer dans leurs territoires[114]. Saleh Bey tenta sans y parvenir de les soumettre en dirigeant contre eux une expĂ©dition[114]. En somme, la grande union des Chabias se divisa, provoquant l'indĂ©pendance de plusieurs tribus Ă  l'Ă©gard des Ottomans aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles[115].

Dans la partie mĂ©ridionale de l'AlgĂ©rie entre 1515 et 1830, les Ottomans n'Ă©taient pas en mesure d'Ă©tendre leur autoritĂ© aux rĂ©gions sahariennes du pays. La chute des Zianides ouvre la voie aux conquĂȘtes sahariennes des Saadiens soucieux de contrĂŽler les axes transsahariens laissĂ©s vacants[116]. La rĂ©gence ne peut s'engager dans des expĂ©ditions sahariennes lointaines, il est cependant fait mention de l'envoi d'une troupe d'Alger dans le Gourara vers 1560 et la fin du XVIe siĂšcle Ă  la demande des ksouriens face aux rezzous venus du Tafilalt[117]. Le Gourara et le Touat sont alors soumis Ă  une tentation de repli local et sont indĂ©pendants de fait[118]. Le Sahara Ă©tait l'axe principal aux Ă©changes commerciaux entre l'Afrique noire et le Nord. La relation entre les Saadiens et les Ottomans se dĂ©gradait. Cela conduisit Ahmad al Mansour Addahbi, le sultan saadien de Marrakech, Ă  contrĂŽler le Gourara et le Touat[119]. Ensuite, Mulay M'hammed, sultan alaouite de FĂ©s, prit le pays du Gourara avec l'aide des tribus locales. À l'arrivĂ©e du pouvoir des Alaouites, ces derniers dĂ©laissĂšrent les rĂ©gions du Gourara et du Touat. Les Ă©mirs locaux prirent alors en charge la gouvernance de leurs territoires. L'impĂŽt Ă©tait prĂ©levĂ© par les caĂŻds envoyĂ©s par les Alaouites, et celui qui ne payait pas Ă©tait emmenĂ© comme esclave vers FĂ©s[119]. Les chroniques du Touat ne font que mentionner ces expĂ©ditions punitives menĂ©es par les caĂŻds venus du « gharb » (ouest)[120]. Selon Kouzmine et al., la zone au sud du beylik d'Oran et du mont des Ksour se trouve ainsi dans une zone d'influence partagĂ©e entre la rĂ©gence d'Alger et les dynasties chĂ©rifiennes. Pendant que les troupes algĂ©riennes Ă©taient occupĂ©es dans l'est et l'ouest de la RĂ©gence, le sultan alaouite Mouley SolimĂąn faisait la conquĂȘte de Figuig en 1805 et celle du Gourara et du Touat en 1808[121]. Selon les gĂ©ographes français du XIXe siĂšcle, le Touat payait impĂŽt auprĂšs du dey d'Alger avant 1830[122]. Le commerce entre le Touat et Alger avait Ă©tĂ© trĂšs actif, mais en net dĂ©clin depuis la prise d'Alger par les troupes françaises[123]. En 1857, les dĂ©lĂ©gations du Touat et du Tidikelt se prĂ©sentent aux autoritĂ©s françaises. Pour Ă©viter la conquĂȘte ils demandent le protectorat de la France et en lui payant l'impĂŽt comme autrefois au dey[124].

À Ouargla, les habitants Ă©taient gouvernĂ©s par l'autoritĂ© des ZaouĂŻas[119]. Les mouvements des Marabouts Ă©taient fort implantĂ©s dans toutes les rĂ©gions du Sud et dans une partie des AurĂšs. En revanche, le Mzab conserva la pratique du dogme ibadite. Le sultanat de Touggourt prit son indĂ©pendance en 1414. À la constitution du Beylic de Constantine, Touggourt devient rapidement tributaire de celui-ci. Les refus rĂ©currents des sultans de Touggourt de s'acquitter du tribut imposĂ© par les Turcs provoquĂšrent de nombreuses expĂ©ditions des autoritĂ©s de la RĂ©gence Ă  leur encontre. Enfin dans l'extrĂȘme sud, une confĂ©dĂ©ration targuie, les Kel Ahaggar, fut formĂ©e dans le Sahara algĂ©rien vers l'annĂ©e 1750.

Colonisation française

Bataille de Somah en 1838 (Horace Vernet).
Prise de Constantine par les troupes françaises.
Raison de la conquĂȘte

Initialement, les relations entre la France et la régence d'Alger étaient bonnes, puisqu'on peut lire en [125] que « tandis que l'Europe se coalise contre la France libre, une puissance africaine (Alger) plus loyale et fidÚle reconnaßt la république et lui jure amitié ». De plus il y avait aussi le Bastion de France qui exploitait le corail à El Kala.

Tableau représentant un pacha turc assis sur son trÎne qui brandit un éventail vers un homme habillé de façon européenne, la scÚne se situe dans un palais de style oriental.
L'Affaire de l'éventail entre le Dey Hussein et le consul français Pierre Deval est le casus belli qui provoqua le blocus maritime d'Alger par la marine royale française en 1827.

En 1794, la France rĂ©volutionnaire est attaquĂ©e par les puissances europĂ©ennes coalisĂ©es, et Ă©prouve des difficultĂ©s Ă  nourrir sa population et ses soldats. Le dey d’Alger Hussein offre alors Ă  la Convention toutes facilitĂ©s pour faire ses achats de blĂ©, consentant aussi par la suite sous le Directoire un prĂȘt d’argent sans intĂ©rĂȘts. Une fois la guerre terminĂ©e, les rĂ©gimes qui se succĂšdent n’honorent pas la dette et, quand la France redevient royaliste, la dette est revue Ă  la baisse. Elle est pourtant payĂ©e, mais seulement Ă  Paris, Ă  la Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignations. Cependant, un nombre important de crĂ©anciers vrais ou supposĂ©s, des commerçants livournais qui avaient servi d’intermĂ©diaires se manifestent alors. Ainsi, sous couvert de satisfaire leurs rĂ©clamations, on avait « rendu lĂ©gale sa spoliation »[126]. Le dey est donc en froid avec le consul de France, car il comprend qu’il ne rĂ©cupĂ©rera pas son argent et que les livraisons de blĂ© ne lui seront jamais payĂ©es.

En 1827, le dey d’Alger dĂ©couvre que la France avait fortifiĂ©, Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la RĂ©gence Ă  la Calle, un entrepĂŽt dont elle avait la concession pour faire du commerce, et qu’elle s'Ă©tait engagĂ©e Ă  ne pas fortifier[126]. N’obtenant pas d’explications de la part du gouvernement français, le , le dey dĂ©cide d'en rĂ©fĂ©rer verbalement au consul de France. Le consul ignorant ouvertement sa demande, le dey s’emporta alors, l'injuria, et finalement donna au « reprĂ©sentant de la France » un coup de son Ă©ventail. Si l’on s’en rĂ©fĂšre Ă  Robert Louzon, militant anticolonialiste engagĂ©, c’est donc bien l’affaire des fortifications de La Calle et non simplement la dette restĂ©e impayĂ©e qui Ă©tait Ă  l’origine de la colĂšre du dey d’Alger[127] - [128]. Le gouvernement de la Restauration et Charles X, soucieux de redorer l’image de la France Ă  l’étranger et de renforcer l’autoritĂ© royale en France, trouvĂšrent alors dans cet incident — un outrage Ă  la France par le biais de son « reprĂ©sentant », le consul — un prĂ©texte pour intervenir militairement[129].

ConquĂȘte

La conquĂȘte de l’AlgĂ©rie fut trĂšs violente et longue. Elle se traduisit par la disparition du tiers de la population algĂ©rienne entre 1830 et 1850. Les mĂ©thodes sont perverses et conduisent surtout Ă  des dĂ©cĂšs par famine (destructions de villages, de cultures, arbres arrachĂ©s), complĂ©tant les connues enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias. À ce niveau la qualification de crime de guerre ou « meurtres de masse » est Ă  propos[130] - [131]. L’armĂ©e française conquiert l'AlgĂ©rie village aprĂšs village. L'emblĂ©matique Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud, exĂ©cutant zĂ©lĂ© de la politique militaire française, nouvellement promu capitaine depuis 1837, est nommĂ© gĂ©nĂ©ral de division aprĂšs l’expĂ©dition de Petite Kabylie en 1851.

En parallĂšle de ces opĂ©rations militaires une politique de colonie de peuplement est mise en place, pratique corollaire courante des conquĂȘtes[132].

Lalla Fatma N’Soumer, figure de la rĂ©sistance Ă  l’armĂ©e coloniale française.

Entre le 11 et le 18 mai 1830, quelque 37 000 hommes rĂ©partis Ă  bord de 675 navires affrĂ©tĂ©s par l’entreprise SeilliĂšre, c’est-Ă -dire pratiquement toute la marine marchande française de l’époque, embarquĂšrent pour conquĂ©rir la bande cĂŽtiĂšre de l’ancienne rĂ©gence, par la suite unifiĂ©e sous le nom d’AlgĂ©rie. Le dĂ©barquement eut lieu le Ă  Sidi-Ferruch et, le , les troupes françaises commandĂ©es par Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont, gĂ©nĂ©ral en chef de l'expĂ©dition, firent leur entrĂ©e dans la forteresse d’Alger, le dey capitula le jour mĂȘme.

Mais la France se heurte Ă  l’ouest Ă  l’émir Abdelkader ibn Muhieddine et Ă  l’est aux tribus berbĂšres dont celles de Kabylie menĂ©es par Lalla Fatma N’Soumer. La France entame des nĂ©gociations avec l’émir Abdelkader ibn Muhieddine en 1834 et en 1837, date Ă  laquelle est signĂ© le traitĂ© de la Tafna. Mais en 1839, Abd el-Kader dĂ©clare la guerre Ă  la France, considĂ©rant l’expĂ©dition aux « Portes de fer » (dans la chaĂźne des Bibans en Kabylie) par l’armĂ©e française comme une violation de traitĂ©. En , la smala et le fameux trĂ©sor d’Abd el-Kader sont aux mains des Français. Le , le sultan marocain Abderrahmane ben Hicham, battu lors de la bataille d'Isly par le gĂ©nĂ©ral Bugeaud, signe avec la France le traitĂ© de Tanger, qualifiant l'Ă©mir de « hors-la-loi »[133]. Un an plus tard, en 1845, le Sultan marocain signera un autre traitĂ© avec la France, le traitĂ© de Lalla Maghnia qui marquera les frontiĂšres entre le Maroc et l'AlgĂ©rie.

En 1847, Abd el-Kader, attaquĂ© au Nord et Ă  l'Est par les troupes françaises et Ă  l'Ouest par les troupes marocaines, dĂ©pose les armes et se rend. L’armĂ©e française d’Afrique contrĂŽle alors tout le Nord-Ouest de l’AlgĂ©rie. À l’issue de la bataille de Zaatcha, dans les AurĂšs, en 1848, le Constantinois est conquis. Entre 1849 et 1852, la domination s’étend Ă  la Petite Kabylie. En , les tribus de Grande Kabylie se rendent, et la capture de Lalla Fatma N’Soumer met un terme Ă  la rĂ©sistance ; mais les Kabyles se soulĂšveront encore jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1870. La conquĂȘte du nord de l’AlgĂ©rie est alors achevĂ©e. Dans le sud, la prise de Laghouat et de Touggourt, la capitulation des Beni-M’zab du Mzab (1852) et celle du Souf reculent les limites de l'AlgĂ©rie jusqu’au grand dĂ©sert.

Ce n’est qu’aprĂšs un ultime soulĂšvement, en 1871, lors de la rĂ©volte de Mokrani, menĂ©e depuis la Kabylie des Bibans, et qui rĂ©unira plus de 250 tribus Ă  travers l'AlgĂ©rie, que la mission de « pacification » s’achĂšve. ConjuguĂ© Ă  la famine de 1866-1868 et Ă  l'Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra, ce sont prĂšs d'un million de civils qui vont perdre la vie selon le dĂ©mographe R. Ricoux[134], la perte dĂ©mographique se concentrant en particulier sur les six derniĂšres annĂ©es de la conquĂȘte.

Il s'ensuit une grande guerre entre l'Armée française, les troupes du Cheikh Bouamama et la tribu des Ouled Sidi Cheikh.

Implantation et statuts
Carte de l'Algérie française

Au dĂ©but de la conquĂȘte en 1830, l'AlgĂ©rie connut un afflux important de colons europĂ©ens (essentiellement français et espagnols) que l'on appellera bientĂŽt pieds-noirs. En 1834, l'AlgĂ©rie est annexĂ©e Ă  la France, les autochtones deviennent des « sujets français » par l'ordonnance royale du 24 fĂ©vrier 1834 qui leur confĂšre la « qualitĂ© de Français »[Note 10]. La France se fondant sur le traitĂ© de capitulation du dey d'Alger — de jure : « convention franco-algĂ©rienne de 1830 » — et l'ordonnance d'annexion de 1834, considĂšre que ses droits Ă©taient applicables Ă  tous les territoires algĂ©riens, mĂȘme sahariens[135]. En 1848, Ă  la suite de la « soumission d'Abd-el-Kader Ă  la France » le , les trois provinces d'AlgĂ©rie (le Sahara, indĂ©pendant de l'ex-rĂ©gence d'Alger, n'est conquis qu'en 1902) deviennent les dĂ©partements français d'AlgĂ©rie (il y aura plus tard les dĂ©partements français du Sahara), disposant d'une organisation administrative et judiciaire calquĂ©e sur celle de la mĂ©tropole par exemple les arrondissements, les communes et les tribunaux.

L'article premier du SĂ©natus-consulte du 14 juillet 1865 proclame que : « L'indigĂšne musulman est français, nĂ©anmoins il continuera Ă  ĂȘtre rĂ©gi par la Charia. Il peut ĂȘtre admis Ă  servir dans les armĂ©es de terre et de mer. Il peut ĂȘtre appelĂ© Ă  des fonctions et emplois civils en AlgĂ©rie. Il peut, sur sa demande, ĂȘtre admis Ă  jouir des droits de citoyen français ; dans ce cas, il est rĂ©gi par les lois civiles et politiques de la France. » Cette possibilitĂ© restait nĂ©anmoins purement thĂ©orique, puisqu'en pratique il leur Ă©tait plus difficile d'accĂ©der Ă  la citoyennetĂ© française qu'Ă  un Ă©tranger et que mĂȘme lorsqu'elle leur Ă©tait accordĂ©e les droits y affĂ©rents Ă©taient de toute façon remis en cause. Les indigĂšnes israĂ©lites bĂ©nĂ©ficiĂšrent de dispositions spĂ©ciales du dĂ©cret CrĂ©mieux no 136 du (caractĂšre automatique de la citoyennetĂ© française), Ă  la diffĂ©rence des indigĂšnes musulmans, mais aussi des colons europĂ©ens Ă©trangers auxquelles s'appliquĂšrent le dĂ©cret CrĂ©mieux no 137 dont l'article 2 titre III ordonne que : « L'indigĂšne musulman qui veut ĂȘtre admis Ă  jouir des droits de citoyen français doit se prĂ©senter en personne devant le chef du bureau arabe de la circonscription dans laquelle il rĂ©side, Ă  l'effet de former sa demande et de dĂ©clarer qu'il entend ĂȘtre rĂ©gi par les lois civiles et politiques de la France. »

À la fin du Second Empire, la population algĂ©rienne est confrontĂ©e Ă  partir de 1866-1868 Ă  des difficultĂ©s agricoles considĂ©rables qui gĂ©nĂšrent la Famine algĂ©rienne de 1866-1868.

Sous le régime de Vichy les juifs d'Algérie furent à nouveau discriminés par la loi comme l'étaient les Algériens issus d'une culture musulmane en Algérie de 1940 à 1942 (Chantiers de la jeunesse française)[136].

Descendant direct de l'Ă©mir Abd el Kader, l'Ă©mir Khaled mit sa prestance personnelle et son prestige, au service d'un programme essentiellement moderniste, qui lui a valu l'exil : reprĂ©sentation au Parlement Ă  proportion Ă©gale avec les EuropĂ©ens algĂ©riens ; suppression des lois et mesures d'exception des tribunaux rĂ©pressifs, des cours criminelles, de la surveillance administrative, mĂȘmes charges et droits que les Français en ce qui concerne le service militaire, accession pour les indigĂšnes algĂ©riens Ă  tous les grades civils et militaires, sans d'autres distinctions que le mĂ©rite et les capacitĂ©s personnelles, application de la loi sur l'instruction publique obligatoire, libertĂ© de presse et d'association, application au culte musulman de la loi de sĂ©paration des Églises et de l'État, amnistie gĂ©nĂ©rale, application aux indigĂšnes des lois sociales et ouvriĂšres ; libertĂ© absolue pour eux de se rendre en France.

L'Algérie connaßt alors une croissance économique rapide, en particulier dans le minerai de fer, avec l'émergence de la Société de l'Ouenza, dixiÚme entreprise française[137], qui prend le relais de l'importante et plus ancienne Société Mokta El Hadid.

DĂšs l'issue de la Seconde Guerre mondiale, en 1945 et Ă  la suite de la naissance d'un mouvement nationaliste, les partis (FLN, MNA, PCA, Mouvement libĂ©ral algĂ©rien, etc.) revendiquent l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie par rapport Ă  la France ; s'ensuivit une guerre de 1954 Ă  1962 oĂč intervinrent Ă©galement les partisans d'une AlgĂ©rie française (FAF et OAS).

Nationalisme et droit
Messali Hadj, pÚre du nationalisme algérien et président fondateur du Parti du peuple algérien

Au dĂ©but du XXe siĂšcle, plusieurs dirigeants algĂ©riens revendiquent Ă  la France le droit Ă  l'Ă©galitĂ© ou Ă  l’indĂ©pendance. Plusieurs partis vont ĂȘtre crĂ©Ă©s et plusieurs pamphlets seront Ă©crits pour dĂ©fendre le droit pour les AlgĂ©riens. Plusieurs penseurs algĂ©riens vont vilipender les plus importantes personnalitĂ©s du rĂ©gime colonial français. La plupart des figures du mouvement algĂ©rien vont ĂȘtre surveillĂ©es de prĂšs par les services policiers français, d'autres seront exilĂ©es vers d'autres pays comme l'a Ă©tĂ© l'Ă©mir Khaled el-Hassani ben el-Hachemi en Égypte, puis en Syrie. L'Ă©mir Khaled prĂ©side le premier parti algĂ©rien l'association de l'Étoile nord-africaine de 1926 jusqu'Ă  sa mort en 1936. Son rĂŽle fut symbolique puisqu'il fut exilĂ©.

Messali Hadj[138], Malek Bennabi[139], Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Abdelhamid Ben Badis[140], Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Chérif Saùdane[141], Omar Ouzeggane, etc., tous vont diverger entre eux sur la question algérienne, cela provoquera l'émergence de plusieurs associations et partis algériens : Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, Association des oulémas musulmans algériens, le Parti du peuple algérien, Amis du manifeste et de la liberté fondé par Ferhat Abbas et dont Chérif Saùdane est membre du comité directeur[142], Parti communiste algérien.

AprÚs la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Charte de l'Atlantique, la premiÚre charte de l'ONU, le plan Marshall, la Ligue arabe, la conférence de San Francisco, etc., tout cela a contribué à l'indépendance de l'Algérie. Lors du congrÚs de mars de 1945 que les AML ont tenu, les délégués ont proclamé la nation algérienne constituée[143], Messali Hadj fut élu comme chef du peuple algérien.

Le ont lieu des manifestations d’AlgĂ©riens dans plusieurs villes de l’Est du pays (SĂ©tif, et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de maniĂšre concomitante avec la liesse de la victoire. À SĂ©tif, aprĂšs des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne Ă  l’émeute et la colĂšre des manifestants se retourne contre les « Français » : une centaine trouveront la mort dans les jours suivants[144]. La rĂ©pression de l’armĂ©e française est brutale. Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les AlgĂ©riens, chiffre potentiellement sous-estimĂ© et probablement plus proche des 20 000 Ă  30 000 selon l’historien Benjamin Stora. Le Parti du peuple algĂ©rien (PPA) estime qu'il y a eu 45 000 morts[145]. De par la radicalisation qu'ils ont engendrĂ©e dans les milieux nationalistes algĂ©riens, certains historiens considĂšrent ces massacres comme le vĂ©ritable dĂ©but de la guerre d'AlgĂ©rie[146].

À la suite de ces massacres de SĂ©tif, Guelma et Kherrata, le jour mĂȘme et alors qu'ils venaient prĂ©senter leurs vƓux Ă  Yves Chataigneau Ă  l'occasion de la dĂ©faite de l'Allemagne nazie ; Mohamed Bachir El Ibrahimi, Ferhat Abbas et Hadj Ahmed ChĂ©rif SaĂądane seront arrĂȘtĂ©s Ă  10h30, car accusĂ©s d'avoir « portĂ© atteinte Ă  la souverainetĂ© française » par fomentation des sanglants Ă©vĂ©nements de SĂ©tif. Ils seront incarcĂ©rĂ©s Ă  la maison d'arrĂȘt d'Alger puis transfĂ©rĂ©s Ă  celle de Constantine.

À la suite de l'emprisonnement de Messali Hadj et l'interdiction du Parti du peuple algĂ©rien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertĂ©s dĂ©mocratiques revendique aprĂšs le statut de l'Ă©galitĂ© ou de l'indĂ©pendance des AlgĂ©riens en 1948. Aussi, l'Association des oulĂ©mas musulmans algĂ©riens fut interdite. Alors, l'Organisation spĂ©ciale apparaĂźt et elle a pour but de rassembler les armes pour le combat. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine AĂŻt Ahmed prend la tĂȘte de l'Organisation et continua Ă  Ɠuvrer pour l'achat des armes. La Poste d'Oran fut attaquĂ©e par les membres de l'OS.

Ferhat Abbas et Chérif Saùdane, à leur sortie de prison en avril 1946 de Constantine, créent l'UDMA (Union démocratique du manifeste algérien)[141]. Ahmed Ben Bella[147] prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une série d'arrestations est entamée par les autorités françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques niait toute relation avec l'Organisation spéciale.

Le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA) est fondé en , il organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en par les messalistes[148]. Par la suite, le Front de libération nationale est fondé en octobre 1954 par la branche du CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action).

Le Front de libération nationale (Algérie) et le Mouvement national algérien seront rivaux pour le contrÎle du pouvoir. Messali Hadj sera libéré de la prison en 1958 et il sera assigné à une résidence surveillée en France.

Historiographie

Les archives officielles de la guerre d'Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles[149] aux chercheurs en France ; elles sont inaccessibles en Algérie[150]. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives[151] a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables aprÚs un délai de 50 ans[152]. On notera qu'au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les piÚces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »[153]. Cette disposition, vivement critiquée par des historiens car elle aurait accru les délais de communicabilité des archives relatives à la guerre d'Algérie[154], a finalement été retirée du texte au cours de son examen à l'Assemblée nationale.

Guerre d'Algérie

En 1954, l’AlgĂ©rie compte huit millions d'AlgĂ©riens non français et un million de « Français d'AlgĂ©rie » (Pieds-noirs et autochtones juifs naturalisĂ©s français).

AprÚs la crise au sein des mouvements nationalistes algériens et les autorités françaises, un groupe de patriotes se démarque et envisage le passage à la lutte armée en vue de l'indépendance.

La guerre commence le , aprÚs la réunion à Alger des six chefs du Front de libération nationale (Algérie) et anciens membres de l'Organisation spéciale, bras armé du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques et aussi responsables du Comité révolutionnaire d'unité et d'action, et aprÚs la déclaration du 1er novembre 1954.

L'action armĂ©e a Ă©tĂ© proclamĂ©e pendant la nuit dite de la Toussaint rouge. Le dĂ©clenchement des attentats a Ă©tĂ© signalĂ© Ă  travers le pays et les premiers attentats eurent lieu dans les AurĂšs[155]. Les six partagent l'AlgĂ©rie en 6 Wilayas et le ministre de l'IntĂ©rieur François Mitterrand est dĂ©pĂȘchĂ© dans la rĂ©gion des AurĂšs pour dĂ©noncer les attentats dans le mĂȘme mois.

« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement des hostilités le . Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'hidi à droite.

Il s'ensuit une guĂ©rilla, des maquis et des affrontements. l’ArmĂ©e française, qui comprend des unitĂ©s de supplĂ©tifs « musulmans » appelĂ©s « Harkis », la Direction de la Surveillance du territoire et la police française s'attaquent au FLN et Ă  ses proches. Le FLN organise alors son combat sur deux fronts. Sur le plan interne, il met en place une rĂ©sistance Ă  travers sa branche armĂ©e, l’ArmĂ©e de libĂ©ration nationale qui au dĂ©but fait face au Mouvement national algĂ©rien et Ă  de multiples crises internes. Le CongrĂšs de la Soummam organise le mouvement insurrectionnel et dĂ©gage les propriĂ©tĂ©s de la RĂ©volution. L’Union gĂ©nĂ©rale des travailleurs algĂ©riens (UGTA) et l’Union gĂ©nĂ©rale des Ă©tudiants musulmans algĂ©riens (UGEMA) sont crĂ©Ă©es pour organiser des rĂ©voltes en 1956. Tandis que sur le front diplomatique, il engage ses activitĂ©s sous la supervision du gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne, qui plaide la cause algĂ©rienne et aussi vĂ©cut plusieurs crises ; il rĂ©ussit nĂ©anmoins en 1958 Ă  introduire pour la premiĂšre fois dans l’agenda des Nations unies la question algĂ©rienne, ce qui reprĂ©senta un franc succĂšs pour la diplomatie algĂ©rienne.

Le conflit fut inscrit dans le cadre du processus de dĂ©colonisation qui se dĂ©roule aprĂšs la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine française, Madagascar, le Maroc, l’AlgĂ©rie, la Tunisie, l’Afrique-Équatoriale française et l’Afrique-Occidentale française. Le cas de l’AlgĂ©rie se diffĂ©rencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens dits « du Premier CollĂšge » (les « Pieds-noirs »), dont certains, les Juifs d'AlgĂ©rie et de huit millions de citoyens du DeuxiĂšme CollĂšge (dit les musulmans), avant l'arrivĂ©e du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Ce dernier nĂ©gociera directement avec les chefs du FLN lors des accords d'Évian. De Gaulle rĂ©ussit Ă  sauver la RĂ©publique aprĂšs le putsch des gĂ©nĂ©raux Ă  Alger 1961.

Le , aprÚs la signature du cessez-le-feu, le conflit prend officiellement fin. Un double référendum est organisé le 8 janvier 1961 et le 8 avril 1962 : les Français de métropole se prononcent pour le choix du général de Gaulle pour les deux. Le , les Algériens votent massivement pour l'indépendance (99,72 % en faveur du « oui »)[156]. L'indépendance de l'Algérie est proclamée le [Note 11].

Les Ă©vĂšnements de la guerre d'AlgĂ©rie, la dĂ©claration d'indĂ©pendance - qui consomme la dĂ©colonisation -, le climat de violence gĂ©nĂ©rale qui rĂ©gnait dans les derniers mois de la guerre[157] ou encore des Ă©vĂšnements traumatisants comme le massacre d'Oran[158] amĂšneront la plupart des pieds-noirs Ă  quitter le pays : sur prĂšs d'un million[Note 12], cent cinquante mille partent avant 1962, six cent cinquante et un mille au cours de cette annĂ©e. L'histoire des deux-cent mille pieds noirs encore prĂ©sents aprĂšs 1962 reste Ă  Ă©crire, selon l'historien Benjamin Stora[159]. L'Organisation de l'armĂ©e secrĂšte se prononce contre l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie et commet, Ă  la fin de la guerre, plusieurs attentats meurtriers en AlgĂ©rie[160] dont 7 000 au plastic contre les biens et 2 000 contre les individus[161].

Bilan des pertes

Si le bilan de la guerre reste controversé au début du XXIe siÚcle, il est clair que la guerre d'Algérie a été « extraordinairement meurtriÚre et cruelle »[162].

Suivant l'historien français Benjamin Stora[163], le total des pertes militaires françaises avoisine les 25 000 morts[164], dont prĂšs de 8 000 morts dans des accidents et un millier de maladies. Les pertes des soldats algĂ©riens enrĂŽlĂ©s au sein des troupes françaises s'Ă©lĂšvent Ă  environ 4 500 morts et 600 disparus. Les historiens Ă©valuent par ailleurs entre 15 000 et 30 000[165] le nombre de harkis exĂ©cutĂ©s au lendemain de la proclamation de l'indĂ©pendance[166]. Du cĂŽtĂ© algĂ©rien, on avance le nombre d'un million et demi de morts ; en se fiant aux pensions versĂ©es aux familles des moujahidines civils ou militaires dĂ©cĂ©dĂ©s durant le conflit, Benjamin Stora avance le chiffre d'environ 150 000 morts, soit un combattant sur deux. Il faut y ajouter environ 12 000 victimes des purges internes et des combats fratricides entre le Mouvement national algĂ©rien et le Front de libĂ©ration nationale[167].

Suivant le procĂ©dĂ© comparatif de pyramides des Ăąges, les historiens estiment entre 350 000 et 400 000 — soit 3 % de la population — le nombre d'AlgĂ©riens morts durant le conflit[167]. Depuis 1962, le FLN estime de son cĂŽtĂ© qu'il y a eu 1 million et demi de morts - chiffre qu'aucun historien ne cautionne[168] - et 3 millions d'AlgĂ©riens dĂ©placĂ©s dans des camps de regroupement[169]. En outre, la torture pendant la guerre d'AlgĂ©rie a Ă©tĂ© pratiquĂ©e par l'armĂ©e française et par la police française dans des proportions qui concerneraient des centaines de milliers d'AlgĂ©riens[170]. Du cĂŽtĂ© des civils « europĂ©ens », le nombre de morts s'Ă©lĂšve Ă  environ 4 500 personnes[167].

Au bilan humain, on peut ajouter les 8 000 villages incendiĂ©s, quatre millions de tĂȘtes de bĂ©tail anĂ©antis entre 1954 et 1962 - sur un cheptel de six millions en 1954 - et des dizaines de milliers d’hectares de forĂȘts incendiĂ©s avec le napalm[169].

Algérie indépendante

Population en liesse aprĂšs la proclamation officielle de l’indĂ©pendance ().

L’AlgĂ©rie devient indĂ©pendante Ă  l’issue d’une guerre de 8 ans contre la prĂ©sence coloniale française, une prĂ©sence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le . Le Front de libĂ©ration nationale (FLN), quoique dominĂ© militairement[171], sort vainqueur politique de la guerre[172], Ă  la fois contre les partisans de l'AlgĂ©rie française et contre ses rivaux, et parvient alors au pouvoir. Ayant un projet socialiste, et recevant de l'aide militaire de l'URSS, il gouverne le pays, en tant que parti unique, jusqu'en 1989. L'allusion Ă  la rĂ©volution socialiste est nĂ©anmoins abandonnĂ©e en 1976, sous Houari BoumĂ©diĂšne, l'AlgĂ©rie se rapprochant du mouvement des non-alignĂ©s. La dĂ©mocratisation du rĂ©gime dans les annĂ©es 1980, sous Chadli Bendjedid et Ă  la suite d'importants mouvements de protestation, s'achĂšve brutalement avec le dĂ©but de la guerre civile en 1991. L'AlgĂ©rie traverse alors une « dĂ©cennie noire », marquĂ©e par l'affrontement entre les militaires, qui continuent Ă  dĂ©tenir les rĂȘnes du pouvoir, et les divers groupes islamistes (AIS, GIA, GSPC, etc.). En 1999, l'Ă©lection d'Abdelaziz Bouteflika contribue Ă  ramener l'ordre.

Crise du GPRA et Ben Bella

L’AlgĂ©rie est donc devenue indĂ©pendante Ă  l’issue d’une guerre longue et coĂ»teuse contre la prĂ©sence coloniale, une prĂ©sence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le [173] - [Note 13]. Cette indĂ©pendance a Ă©tĂ© acquise politiquement Ă  la faveur du rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination prĂ©vu par les accords d’Évian, et par le biais duquel les AlgĂ©riens se prononcĂšrent Ă  99,72 % des votes exprimĂ©s pour l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie[174]. Les revendications culturelles ont donnĂ© naissance Ă  un slogan politique : Tahya el DjazaĂŻr, « vive l’AlgĂ©rie ». Ferhat Abbas prĂ©side l'AlgĂ©rie du au . Il est contre l'OAS, car il voit en elle une formation militaire de l'armĂ©e française. Il sera pour le maintien des Pieds-noirs (EuropĂ©ens et Juifs) en AlgĂ©rie et il les considĂšre comme AlgĂ©riens. Selon lui, l'Organisation de l'armĂ©e secrĂšte est responsable du dĂ©part massif des Français d'AlgĂ©rie[175].

Des dissensions éclatent entre les chefs du FLN. Ahmed Ben Bella et Houari BoumédiÚne aidé par la Wilaya I (AurÚs), la Wilaya II (Constantinois), la Wilaya V (Oran), la Wilaya VI (Sud), font la guerre contre Mohamed Boudiaf et Krim Belkacem de la Wilaya (III) et (IV)[176]. Mais, des pourparlers par la suite sont entamés pour régler la crise interne. Ahmed Ben Bella et Houari BoumédiÚne prennent Alger le [176], aprÚs avoir fait des compromis avec les colonels de l'Armée de libération nationale. Plusieurs partis d'opposition ont été interdits comme le FFS (Front des forces socialistes), le PRS (Parti de la révolution socialiste), le CNDR (Comité national de la défense de la révolution), le MDRA (Mouvement démocratique pour la révolution algérienne), le GCR (Groupe communiste révolutionnaire), le CNRA (Conseil national de la Révolution algérienne) (passé dans l'opposition), l'OCRA (Organisation clandestine de la révolution algérienne), RNDR (Rassemblement national pour la démocratie et la révolution), le PAPS (Parti de l'armée prétendu saines) et enfin le RUR (Rassemblement unitaire des révolutionnaires)[177].

Le Socialisme comme doctrine politique de l'État algĂ©rien
Ahmed Ben Bella, premier président de l'Algérie (1962-1965)
Houari BoumédiÚne, deuxiÚme président de l'Algérie (1965-1978)

Ahmed Ben Bella est dĂ©signĂ© comme le premier prĂ©sident de l'AlgĂ©rie indĂ©pendante en 1962, il constitue alors le premier gouvernement de l'AlgĂ©rie indĂ©pendante, il fait adopter un an plus tard une Constitution, la premiĂšre du pays, qui consacre la primautĂ© du parti FLN dont le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est dĂ©signĂ© ipso facto comme le candidat unique Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferhat Abbas qui Ă©tait alors prĂ©sident de l'AssemblĂ©e constituante dĂ©cide de remettre sa dĂ©mission, protestant contre les dĂ©rives autocratiques du nouveau prĂ©sident. Plusieurs conflits surgissent comme le dĂ©clenchement de la guerre des Sables avec le Maroc et la rĂ©volte des Kabyles et d'une partie des Touaregs soutenue par le parti de Hocine AĂŻt Ahmed. De 1963 Ă  1966, la France fait dix-sept essais nuclĂ©aires dans le Sahara : quatre atmosphĂ©riques vers Reggane et treize souterrains prĂšs d'In Ecker, dans le massif du Hoggar ; et la compagnie française Total a 90 % des ressources pĂ©troliĂšres algĂ©riennes, selon l'entente algĂ©ro-française. Le trĂšs faible taux de scolarisation (environ 10 %) sous la pĂ©riode coloniale rend le pays dĂ©muni de cadres techniques et administratifs. Il ne compte aucun architecte, seulement quelques dizaines d'ingĂ©nieurs et de mĂ©decins et moins de 2 000 instituteurs[178].

Au niveau international, Ben Bella consacre sa premiĂšre visite Ă  l'Ă©tranger aux États-Unis, oĂč il est reçu avec les honneurs par le prĂ©sident Kennedy, il opĂšre cependant trĂšs rapidement un rapprochement avec les tenants du non-alignement et dĂ©veloppe avec l'Union soviĂ©tique des relations Ă©conomiques et militaires trĂšs denses. Le 19 juin 1965 est marquĂ© par la destitution d'Ahmed Ben Bella de ses fonctions Ă  la suite d'un putsch conduit par le ministre de la DĂ©fense Houari BoumĂ©diĂšne[179], qui prend le pouvoir et devient ainsi le nouveau prĂ©sident du Conseil de la RĂ©volution. Il conserve dĂšs lors le systĂšme du parti unique et engage le pouvoir Ă  Ɠuvrer pour une rupture avec la politique entreprise par Ahmed Ben Bella. Il dirige le pays en s'inspirant de deux fondements de la rĂ©volution, le renforcement de l'indĂ©pendance nationale et le dĂ©veloppement de l'Ă©conomie dans une perspective socialiste. Il entreprend des rĂ©alisations dans le secteur de l'Ă©ducation, de la formation, de la planification, de l'industrialisation, du dĂ©veloppement. La politique de nationalisation menĂ©e par le Conseil de la RĂ©volution algĂ©rienne provoque la remise en cause des accords d'Évian[180]. Il lance la nationalisation du gaz et du pĂ©trole[181] et dĂ©veloppe Sonatrach.

Chadli Bendjedid, président de l'Algérie (1979-1992).

L'AlgĂ©rie connait un dĂ©veloppement Ă©conomique et social important sous son gouvernement. Entre 1962 et 1982, la population algĂ©rienne passe de 10 Ă  20 millions de personnes et, massivement rurale avant l'indĂ©pendance, est urbanisĂ©e Ă  45 %[178]. Le revenu annuel par habitant, qui n’excĂ©dait pas 2 000 francs (305 euros) en 1962, dĂ©passe 11 000 francs (1 677 euros) vingt ans plus tard, tandis que le taux de scolarisation oscille de 75 Ă  95 % selon les rĂ©gions, loin des 10 % de l'AlgĂ©rie française. Les possibilitĂ©s agricoles Ă©tant significativement limitĂ©es par le dĂ©sert, BoumĂ©diĂšne se tourne vers le dĂ©veloppement industriel. Un plan triennal est imaginĂ© pour la pĂ©riode 1967-1969, auquel succĂšdent deux plans quadriennaux (1970-1973 et 1974-1977). Ils s'accompagnent de grands travaux, comme la Transsaharienne (ou « route de l'unitĂ© ») qui relie la MĂ©diterranĂ©e Ă  l'Afrique noire ou le « barrage vert », forĂȘt Ă  planter en vingt ans pour empĂȘcher l'avancĂ©e du dĂ©sert. Le rĂ©seau routier est sensiblement Ă©tendu Ă  l'intĂ©rieur du territoire algĂ©rien (le rĂ©seau dĂ©veloppĂ© sous la colonisation restait circonscrit aux villes portuaires)[178]. Cette nationalisation suscite une onde de choc dont les effets se font sentir au niveau international, notamment sur le prix du pĂ©trole. L'AlgĂ©rie de BoumediĂšne influence le jeune colonel libyen Mouammar Kadhafi et le vice-prĂ©sident irakien Saddam Hussein, qui nationalisent Ă  leur tour le secteur des hydrocarbures, provoquant Ă  l'occasion le premier choc pĂ©trolier survenu en 1973[182]. Le secteur de l'agriculture est modifiĂ© par plusieurs rĂ©formes dont la construction des villages socialistes et la rĂ©alisation du barrage vert, 1 500 km de long, 20 km de large et constituĂ© de 3 millions d’hectares[183]. Cependant Krim Belkacem s'oppose ouvertement Ă  la politique de BoumĂ©dienne, le pouvoir l'accuse d'avoir organisĂ© un coup d'État et le condamne Ă  mort par contumace[184]. Krim Belgacem sera assassinĂ© Ă  Francfort en 1970. Ferhat Abbas aussi dĂ©noncera le systĂšme unique en 1976, il sera assignĂ© Ă  rĂ©sidence surveillĂ©e jusqu'Ă  1978[185].

Sur le plan extĂ©rieur, l'AlgĂ©rie nĂ©gocie avec le ViĂȘt Nam la libĂ©ration des derniers prisonniers de guerre amĂ©ricains. Lors de la guerre du Kippour, elle dĂ©clare la guerre Ă  IsraĂ«l et envoie des troupes en Égypte en 1973. L'AlgĂ©rie fut la premiĂšre puissance militaire[186] sur le front Ă©gyptien et sa force Ă©tait composĂ©e d’escadrons et de blindĂ©s. Yasser Arafat rĂ©ussit Ă  ouvrir un bureau Ă  Alger en 1965[187]. L’annĂ©e 1974 constitue, aussi pour Yasser Arafat, une annĂ©e importante d’avancĂ©es en faveur d’un rĂšglement politique. Les autoritĂ©s algĂ©riennes dĂ©cident de l'emmener pour la premiĂšre fois aux Nations unies sous escorte algĂ©rienne[188].

Par la suite, l'Algérie organisera le traité de paix entre l'Iran et l'Irak, elle intervient aussi pour régler la crise du Liban. Mais, le conflit entre le Maroc et l'Algérie s'intensifie à cause du Sahara occidental. l'Algérie investira au sein de l'Union africaine, de la Ligue arabe et avec le Mouvement des non-alignés. Elle sera contre l'Apartheid en Afrique du Sud.

Sur le plan interne, le pouvoir continue la nationalisation et dĂ©marre les trois rĂ©volutions : industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptĂ©es[181]. L'arabisation des institutions est dĂ©crĂ©tĂ©e. En 1975, le prĂ©sident français ValĂ©ry Giscard d'Estaing est reçu Ă  Alger. En 1978, la base secrĂšte française B2-Namous sera fermĂ©e. Houari Boumedienne meurt en 1978 et Rabah Bitat est chargĂ© de l'intĂ©rim de l'État. Chadli Bendjedid est dĂ©signĂ© pour ĂȘtre Ă©lu par le peuple.

DĂ©mocratisation
photo d'un blindé accompagné de militaires en armes surveillant un embouteillage.
Alger, les blindés de l'armée algérienne occupent les points stratégiques de la capitale aux lendemains de la démission de Chadli Bendjedid intervenue le 11 janvier 1992

Chadli Bendjedid prend la tĂȘte de l'État algĂ©rien, le . Il fait sortir tous les prisonniers politiques. Le secteur Ă©conomique devient libĂ©ral. La politique de l'arabisation continue[189] malgrĂ© le Printemps berbĂšre en 1980 et les revendications des Ă©lites francophones.

Sur le plan diplomatique, l'AlgĂ©rie contribue avec succĂšs au rĂšglement d’un certain nombre de crises comme la libĂ©ration des otages amĂ©ricains en 1981 de TĂ©hĂ©ran Ă  Alger[190]. La diplomatie algĂ©rienne a pu ouvrir les portes au dialogue avec les autres chefs d'État du Maghreb et le prĂ©sident français. Chadli est le premier prĂ©sident algĂ©rien qui fera une visite officielle en France, lors du mandat de François Mitterrand. Le roi Hassan II est reçu Ă  Alger en vue de signer des accords bilatĂ©raux. De plus, l'AlgĂ©rie permet au Conseil national palestinien de proclamer l'indĂ©pendance d'un État de Palestine le 15 novembre 1988 Ă  Alger. Avant la guerre du Golfe, la diplomatie algĂ©rienne est trĂšs active pour essayer de convaincre le prĂ©sident Saddam Hussein de libĂ©rer les otages et le KoweĂŻt. La visite du prĂ©sident Nelson Mandela, juste aprĂšs sa libĂ©ration, marquera les relations entre l'AlgĂ©rie et les pays d'Afrique. Sur le plan interne, aprĂšs plusieurs annĂ©es de gestion autocratique des affaires de l'État, l'AlgĂ©rie se lance Ă  partir de l'annĂ©e 1988, dans une tentative de dĂ©mocratisation, Ă  la suite notamment des Ă©vĂ©nements du 5 octobre 1988. Cette ouverture s'accompagne en de l'entrĂ©e des islamistes du Front islamique du salut (FIS) dans le champ politique, qui remportent des Ă©lections municipales du 21 juin 1990. Le FIS arrive Ă©galement en tĂȘte du premier tour des Ă©lections lĂ©gislatives du , avec 47 % des voix exprimĂ©es (le taux d'abstention Ă©tant de 41 %), ce qui provoque l'intervention de l’armĂ©e, qui interrompt le processus Ă©lectoral au dĂ©but de l’annĂ©e 1992, selon les opposants de la dĂ©mission de Chadli. Mais, officiellement, le prĂ©sident Chadli Bendjedid annonce sa dĂ©mission le 11 janvier et un Haut ComitĂ© d'État est mis en place le 14 janvier Ă  cause du vide constitutionnel, selon la constitution algĂ©rienne. Cette Ă©volution entraĂźne l'AlgĂ©rie dans une vague de violence et de terrorisme qui durera une dĂ©cennie de guerre civile algĂ©rienne. Ce conflit coĂ»ta la vie Ă , selon les estimations entre 60 000 et 200 000 personnes[191] avec des milliers de disparus et un million de personnes dĂ©placĂ©es.

Transition
Mohamed Boudiaf, président du HCE ( au ).

Mohamed Boudiaf prend la tĂȘte du Haut ComitĂ© d'État, aprĂšs 28 ans d'exil. Un des chefs historiques de la guerre d'AlgĂ©rie et fondateur du parti du FLN souhaitait une AlgĂ©rie dĂ©mocratique tournĂ©e vers la modernitĂ©, il disait vouloir mettre fin Ă  la corruption qui gangrenait l'État. Il sera assassinĂ© aprĂšs six mois Ă  Annaba en plein discours, le 29 juin 1992.

Ali Kafi est dĂ©signĂ© alors Ă  la prĂ©sidence de l'État. En 1994, Liamine ZĂ©roual remplace Ali Kafi. Le , il doit faire face Ă  des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrĂ©es notamment par la Plate-forme de Sant'Egidio Ă  Rome, signĂ© par les chefs politiques de l'opposition dĂ©nonçant la mainmise militaire sur l'État. Ainsi, dans le but de restaurer la lĂ©gitimitĂ© perdue des institutions de l'État, il organise une Ă©lection prĂ©sidentielle en 1995, la premiĂšre Ă  scrutin pluraliste en AlgĂ©rie[Note 14]. Liamine Zeroual remporte l'Ă©lection, il est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique le . En 1999, Liamine Zeroual dĂ©cide de mettre fin Ă  son mandat prĂ©sidentiel qui devait s'achever en 2000. Une Ă©lection prĂ©sidentielle anticipĂ©e est alors organisĂ©e au mois d'avril 1999. Huit candidats se prĂ©sentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika. Au dĂ©but du scrutin, sept candidats dĂ©cident d'un commun accord de se retirer Ă  la suite de cas de fraudes qu'ils dĂ©clarent avoir observĂ©es. Abdelaziz Bouteflika dĂ©cide de maintenir sa candidature en remportant l'Ă©lection prĂ©sidentielle avec un score de 74 %. Il s'engage dĂšs lors Ă  appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix Ă  travers l'application de la concorde nationale, la rĂ©activation de l'Ă©conomie et le retour de l'AlgĂ©rie sur la scĂšne internationale. Son premier mandat s'achĂšve en 2004. De nouvelles Ă©lections sont organisĂ©es au mois d'avril, le principal concurrent du prĂ©sident sortant Ă©tant son ancien Premier ministre Ali Benflis. Abdelaziz Bouteflika est rĂ©Ă©lu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxiĂšme mandat prĂ©voit un plan quinquennal pour la relance de l'Ă©conomie, au profit duquel il consacre une enveloppe financiĂšre de 150 milliards de dollars. Pendant les mois de mars et d'avril de l'annĂ©e 2009, la campagne Ă©lectorale pour la prĂ©sidentielle se dĂ©clenche Ă  la suite d'un nouvel amendement constitutionnel. Abdelaziz Bouteflika est rĂ©Ă©lu pour un quatriĂšme mandat en 2014[192].

L'islamisme et l'extrĂ©misme musulman figurent parmi les problĂšmes de l'AlgĂ©rie contemporaine, au-delĂ  de la seule offensive islamiste des annĂ©es 1990 ayant causĂ© plusieurs dizaines de milliers de victimes. La bigoterie se rĂ©pand rapidement[193], El Watan ayant dĂ©plorĂ© dans un article de 2015, Ă  l'occasion d'un fait divers, que la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne soit « gangrenĂ©e par le conservatisme et l’extrĂ©misme religieux, de plus en plus acceptĂ©s et banalisĂ©s[194] ». Le Monde s'Ă©tonne que « les reprĂ©sentants des courants islamistes les plus radicaux ne manquent pas de tribunes mĂ©diatiques », rapportant qu'un islamiste, ancien militant du Front islamique du salut et qui souhaite imposer la charia en AlgĂ©rie[195], ait pu appeler publiquement au meurtre d'un intellectuel sans avoir Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ© par la justice[196]. Le gouvernement algĂ©rien est nĂ©anmoins traditionnellement connu pour sa politique de lutte vigoureuse contre le terrorisme islamiste[197] - [198].

Politique et administration

SystĂšme politique

Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie (1999 à 2019).
Abdelmadjid Tebboune, président de la République depuis le .

Sur le plan politique, l’AlgĂ©rie a adoptĂ© un rĂ©gime rĂ©publicain depuis l’avĂšnement de son indĂ©pendance en 1962[199]. Sa constitution actuelle confĂšre au chef de l’État un rĂŽle central dans la gestion des affaires du pays, c’est ainsi qu’en vertu de ses articles, le prĂ©sident de la RĂ©publique est le chef de l’exĂ©cutif et chef suprĂȘme des forces armĂ©es. Le chef de l’État dĂ©tient Ă©galement le pouvoir de nommer son Premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier[199]. Il prĂ©side le Conseil des ministres. L’élection du prĂ©sident de la RĂ©publique se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans.

L’actuel prĂ©sident de la RĂ©publique est Abdelmadjid Tebboune, qui a pris ses fonctions le [200]. Tebboune succĂšde au chef de l’État par intĂ©rim Abdelkader Bensalah, qui succĂšde lui-mĂȘme au prĂ©sident Abdelaziz Bouteflika, qui a Ă©tĂ© contraint Ă  la dĂ©mission en avril 2019 par des manifestations de masse contre le rĂ©gime. Abdelmadjid Tebboune a remportĂ© au premier tour l'Ă©lection prĂ©sidentielle du mais le dĂ©roulement de ce scrutin est marquĂ© par des manifestations massive du Hirak et par une abstention record[201].

Par ailleurs, le pouvoir lĂ©gislatif est de type bicamĂ©ral depuis la rĂ©forme constitutionnelle de 1996[199]. Il est Ă  noter cependant que les pouvoirs qui lui sont attribuĂ©s sont fortement diminuĂ©s par la prĂ©Ă©minence du pouvoir exĂ©cutif. La rĂ©partition des diffĂ©rents Ă©lus au niveau des deux chambres du Parlement rĂ©vĂšle la composition suivante : le Conseil de la Nation (Chambre haute) : composĂ© de 144 membres dont le tiers est dĂ©signĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique[199] ; l’AssemblĂ©e populaire nationale (Chambre basse) : composĂ©e de 407 membres Ă©lus au suffrage universel direct pour une mandature de cinq ans[199].

La premiĂšre constitution algĂ©rienne est adoptĂ©e le 10 septembre 1963[199]. Elle est abrogĂ©e par le coup d’état de 1965. Par la suite, Trois autres constitutions sont adoptĂ©es successivement. La deuxiĂšme, en 1976, est initiĂ©e sous l'impulsion de Houari BoumĂ©diĂšne, afin de parachever les institutions de l'État algĂ©rien en le dotant d'une AssemblĂ©e lĂ©gislative, et en crĂ©ant le poste de prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©lu au suffrage universel direct, en remplacement de la fonction de PrĂ©sident du Conseil de la RĂ©volution. La troisiĂšme Constitution est adoptĂ©e le 28 fĂ©vrier 1989[199], date Ă  laquelle le multipartisme et la libertĂ© d’expression furent instaurĂ©s, c’est donc dans le sillage de cette rĂ©forme que le rĂ©gime du parti unique fut dissous et que beaucoup de partis politiques furent crĂ©Ă©s par la mĂȘme occasion. La quatriĂšme et actuelle Constitution est adoptĂ©e en 1996, avec comme principal objectif l'instauration d'un Parlement bicamĂ©ral. La Cour constitutionnelle est la magistrature suprĂȘme de la RĂ©publique[199].

Actuellement, l'AlgĂ©rie compte plus de 40 partis politiques en activitĂ©[199]. Cependant, ces mĂȘmes partis ne peuvent en vertu de l'article 42 de la Constitution « ĂȘtre fondĂ©s sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou rĂ©gionale »[199], ils doivent aussi recevoir l'agrĂ©ment du ministĂšre de l'IntĂ©rieur et des collectivitĂ©s locales pour ĂȘtre en mesure de se prĂ©senter aux diffĂ©rentes Ă©chĂ©ances Ă©lectorales. Les plus importants d'entre eux demeurent ceux de l’alliance prĂ©sidentielle qui est composĂ©e de trois partis majoritaires Ă  l’AssemblĂ©e et au SĂ©nat, il s’agit du Front de libĂ©ration nationale (FLN), le Rassemblement national dĂ©mocratique (RND) et le Mouvement de la sociĂ©tĂ© pour la paix (MSP)[202] - [203]. Les principaux partis d'opposition sont le Rassemblement pour la culture et la dĂ©mocratie (RCD), le Parti des travailleurs (PT) et le Front des forces socialistes (FFS).

La bureaucratie algérienne demeure problématique et cause d'énormes soucis aux citoyens[204]. La lutte antiterroriste reste en vigueur contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.

L'État algĂ©rien s'est vu attribuer par l'Economist Intelligence Unit un indice de dĂ©mocratie bas en 2021 ; classĂ© 113/167 pays analysĂ©s, le rĂ©gime politique est qualifiĂ© d'autoritaire[205] - [206]. Selon le rapport du Bertelsmann Stiftung (en) « Le principal dĂ©fi en AlgĂ©rie consiste Ă  surmonter la profonde crise de lĂ©gitimitĂ© et le manque de confiance envers le rĂ©gime »[207]. Cependant, les nombreuses luttes sociales et politiques survenues depuis l’indĂ©pendance du pays (grĂšves, Ă©meutes, rĂ©voltes et dĂ©bats sur l’autonomie de la classe ouvriĂšre, la reconnaissance de la culture berbĂšre, la sĂ©paration de l’État et de la religion, l’égalitĂ© entre les hommes et les femmes
) tĂ©moignent de la permanence de dissidences pouvant ressurgir rĂ©guliĂšrement et dont le hirak nĂ© en 2019 constitue la dĂ©monstration Ă©vidente[208].

DĂ©coupage administratif

D'aprÚs la constitution algérienne les collectivités territoriales sont formées exclusivement de deux entités[209] : les communes et les wilayas. Par ailleurs, le décret no 15-140 du a créé la wilaya déléguée, rattachée à une wilaya mÚre.

Il n'existe pas d'autres collectivités territoriales en Algérie, les régions algériennes ne sont que des régions géographiques ou culturelles sans existence légale, et les 547 daïras (subdivisions des wilayas) ne sont que des entités administratives.

Fin 2019, la loi no 19-12 du modifie et complĂšte l’organisation territoriale du pays ; elle le redĂ©coupe en 58 wilayas, 44 wilayas dĂ©lĂ©guĂ©es et 1 541 communes[210] - [211].

Politique extérieure

Des analystes comme Akram BelkaĂŻd considĂšre que la politique extĂ©rieure constitue un vĂ©ritable point d'adhĂ©sion entre le gouvernement et le peuple. Le journaliste identifie deux principes essentiels de la politique extĂ©rieure algĂ©rienne : le refus d'interfĂ©rer dans les affaires domestiques d'autres États ainsi que l'usage de l'armĂ©e seulement dans un but de protection des frontiĂšres et de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, ne considĂ©rant jamais d'intervention militaire Ă  l'Ă©tranger[212].

Sur le plan extĂ©rieur, l’AlgĂ©rie inscrit son positionnement actuel par rapport aux diffĂ©rentes questions internationales sur la base de la doctrine qu’elle a puisĂ©e du combat libĂ©rateur qui a permis Ă  son peuple de recouvrer sa pleine souverainetĂ©. C’est aussi au nom de cette morale que ce pays soutient durant les annĂ©es 1960 et 1970 un nombre important de mouvements rĂ©volutionnaires de par le monde, ce qui lui valut d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme « le phare du tiers monde » et au mĂȘme « le phare de tiers monde arabe »[213]. Par extension et grĂące Ă  ses richesses sur le plan Ă©nergĂ©tique ainsi qu’à sa position particuliĂšrement privilĂ©giĂ©e dans le flanc sud de la MĂ©diterranĂ©e, l’AlgĂ©rie jouit d’une influence certaine au niveau des ensembles rĂ©gionaux auxquels elle appartient (Union africaine, Ligue arabe, dialogue euro-mĂ©diterranĂ©en). Aussi, l'AlgĂ©rie a-t-elle su montrer son importante puissance d'influence parfois supĂ©rieure Ă  son « potentiel propre » (Ă©conomique, militaire, population)[214]. En 2000, la diplomatie algĂ©rienne a jouĂ© un rĂŽle important dans la signature de l’accord de paix entre l’ÉrythrĂ©e et l’Éthiopie.

L'AlgĂ©rie adhĂšre Ă  l'Union pour la MĂ©diterranĂ©e en 2008. En 2009, la France accepte d'indemniser les victimes estimĂ©es entre 20 000 et 30 000 personnes[215] lors des essais nuclĂ©aires français en AlgĂ©rie pendant les annĂ©es 1960[216].

Puissance militaire

Sous-marins d'attaque de classe Kilo Ă  Mers el-KĂ©bir.
Ravitaillement en vol de l'avion de combat multirÎle Su-30MKA de l'armée de l'air algérienne.

HĂ©ritiĂšre de l'ArmĂ©e de libĂ©ration nationale (ALN), l’armĂ©e algĂ©rienne est appelĂ©e ArmĂ©e nationale populaire (ANP), elle se compose des commandements des forces terrestres, navales, aĂ©riennes et de la DĂ©fense aĂ©rienne du territoire. Le sommet de la hiĂ©rarchie militaire aboutit au chef de l'État, constitutionnellement chef suprĂȘme des Forces armĂ©es. L'effectif de l'armĂ©e algĂ©rienne en incluant actifs, rĂ©servistes et paramilitaires comptabilise un total de 465 000 hommes[217]. L'ANP est assistĂ©e par le corps de la gendarmerie nationale qui est composĂ© de 180 000 membres[218], ainsi que d'un corps d'Ă©lite de 5 000 Ă©lĂ©ments de la Garde rĂ©publicaine, dĂ©pendant du ministĂšre de la DĂ©fense[219].

Le complexe de missile balistique Iskander acquis par l'Algérie en 2017[220].

Les dĂ©penses militaires de l’AlgĂ©rie durant l’annĂ©e 2020 sont estimĂ©es Ă  9,7 milliards de dollars, en baisse de 3,4 % par rapport Ă  2019 (10,3 milliards de dollars). Avec ces dĂ©penses, l’AlgĂ©rie se classe Ă  la 24e place mondiale et arrive en tĂȘte des pays africains[221]. En ce qui concerne les acquisitions le principal fournisseur depuis l'indĂ©pendance a Ă©tĂ© l’Union soviĂ©tique, cependant, depuis la chute de cette derniĂšre Ă  l'issue de la guerre froide, l’AlgĂ©rie a procĂ©dĂ© Ă  une diversification de ses approvisionnements en armes, en se tournant notamment vers des pays comme l'Allemagne, l'Italie, les États-Unis d’AmĂ©rique, la Chine ou encore l’Afrique du Sud[222]. Toutefois, le matĂ©riel russe continue d'occuper une part prĂ©pondĂ©rante du parc militaire algĂ©rien, cette position a Ă©tĂ© davantage renforcĂ©e par la signature en 2006 d’un contrat trĂšs important de livraisons militaires[223]. Par ailleurs, l’armĂ©e algĂ©rienne construit certains types d’armements, cela va des patrouilleurs et corvettes pour la Marine de guerre, jusqu’aux vĂ©hicules blindĂ©s de transport de troupes pour l’armĂ©e de Terre. Elle s’est en outre lancĂ©e depuis l'annĂ©e 2000 dans un processus de professionnalisation, qui vise Ă  terme Ă  adapter l’organisation de cette institution aux standards internationaux (notamment ceux de l’OTAN), le corollaire de cette transformation Ă©tant l’intĂ©gration de l’AlgĂ©rie au sein du dispositif de l'OTAN en MĂ©diterranĂ©e.

Économie

Classement par le FMI des pays par PIB (nominal)[224]
État PIB
1 Drapeau du Nigeria Nigeria 510,588 milliards de dollars US
2 Drapeau de l'Égypte Égypte 435,621 milliards de dollars US
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 426,166 milliards de dollars US
4 Drapeau de l'AlgĂ©rie AlgĂ©rie 193,601 milliards de dollars US
5 Drapeau du Maroc Maroc 133,062 milliards de dollars US
Classement par le FMI des pays par PIB (PPA)[225]
État PIB
1 Drapeau de l'Égypte Égypte 1 562,377 milliards de dollars US
2 Drapeau du Nigeria Nigeria 1 268,536 milliards de dollars US
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 937,964 milliards de dollars US
4 Drapeau de l'AlgĂ©rie AlgĂ©rie 586,175 milliards de dollars US
5 Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie 345,138 milliards de dollars US

À partir de 1962, le gouvernement algĂ©rien a optĂ© pour une Ă©conomie planifiĂ©e fortement centralisĂ©e, les premiers objectifs consistaient Ă  donner Ă  l’AlgĂ©rie une indĂ©pendance sur le plan Ă©conomique par la rĂ©cupĂ©ration notamment des richesses nationales. Une sĂ©rie de nationalisations est menĂ©e Ă  ce titre, touchant notamment des entreprises Ă©trangĂšres. Par la suite un effort considĂ©rable d’industrialisation est dĂ©ployĂ©. Le contre-choc pĂ©trolier de 1986 sonne le glas de cette pĂ©riode de planification socialiste, l’État ne pouvant plus supporter durant cette pĂ©riode l’investissement financier qu’il consentait au profit des entreprises nationales, ni n’étant en mesure de rĂ©pondre favorablement Ă  la nouvelle vague des demandes d'emploi qui ont largement crĂ» avec l’augmentation dĂ©mographique, que le pays a connue depuis l’indĂ©pendance. L’AlgĂ©rie recourt Ă  partir de 1988 au FMI afin de rĂ©aliser un ajustement structurel, un vaste programme de rĂ©formes est engagĂ© afin d’assurer une transition de l’économie socialiste vers une Ă©conomie de marchĂ©.

CaractĂ©risĂ©e par une forte dĂ©pendance aux hydrocarbures, la situation Ă©conomique de l'AlgĂ©rie semble favorable jusqu'en 2014 tant sur le plan interne qu’au niveau externe. À la suite notamment de l’augmentation trĂšs soutenue des prix du pĂ©trole, la croissance Ă©conomique du pays suit une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 Ă  5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003. MalgrĂ© la prĂ©sence de surliquiditĂ©s liĂ©es Ă  l’abondance des ressources pĂ©troliĂšres, l’inflation pendant cette pĂ©riode est restĂ©e maĂźtrisĂ©e grĂące au strict contrĂŽle qu’exerçait la Banque d’AlgĂ©rie, le taux d’inflation Ă  la fin 2005 Ă©tait de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Le taux de chĂŽmage diminue durant toute la dĂ©cennie 2000 mĂȘme si le taux de chĂŽmage des jeunes reste important.

Évolution du PIB (PPA) par habitant en AlgĂ©rie.

NĂ©anmoins, le secteur privĂ© ne se dĂ©veloppe pas et l'Ă©conomie semble condamnĂ©e Ă  rester une Ă©conomie rentiĂšre[226]. Depuis 2011, l'inflation a repris un rythme plus soutenu avec des taux variant entre 4,5 % en 2011 Ă  8,9 % en 2012. En 2014, la Banque d'AlgĂ©rie rĂ©vĂšle que les recettes de pĂ©trole et de gaz ont baissĂ© de prĂšs de 50 % au premier trimestre 2015, passant de 15,6 milliards de dollars en mars 2014, Ă  seulement 8,7 milliards de dollars, faisant craindre une crise financiĂšre majeure dans le pays. La banque d'AlgĂ©rie s'inquiĂšte de la trop grande dĂ©pendance du pays aux ventes du secteur Ă©nergĂ©tique qui reprĂ©sente plus de 95 % de ses recettes extĂ©rieures et 60 % du budget de l'État algĂ©rien. Sur le seul premier trimestre 2015, les rĂ©serves de change du pays se sont Ă©croulĂ©es de 179 milliards de dollars Ă  160 milliards de dollars et l'État a puisĂ© dans le fonds souverain de rĂ©gulation des recettes (FRR) dont le bilan est passĂ© de 5 633 milliards de dinars en 2012 Ă  4 408 milliards de dinars fin 2014. Le dĂ©ficit de la balance des paiements atteint le niveau record de 10,72 milliards de dollars au premier trimestre 2015. Le dĂ©ficit budgĂ©taire dĂ©passe 12 % du PIB en 2015 et une Ă©ventuelle politique d'austĂ©ritĂ© peut faire craindre des troubles sociaux[227].

L'AlgĂ©rie est la 4e puissance Ă©conomique du continent africain avec, en 2014, un PIB de 214,08 milliards USD et 284,7 milliards USD en PIB Ă  ParitĂ© de Pouvoir d'achat (PPA) et la 48e Ă©conomie mondiale. RamenĂ© Ă  la paritĂ© de pouvoir d'achat, le PIB (PPA) par habitant est, lui, estimĂ© Ă  7 600 USD en 2012[5].

Malgré les promesses des pouvoirs publics concernant la lutte contre la corruption, l'Algérie est classée en 2021, 117e/180 pays pour l'indice de perception de la corruption[228].

En 2022, l'Algérie est classée en 115e position pour l'indice mondial de l'innovation[229].

Production et investissement

Anciens et actuels pays membres de l'OPEP
LĂ©gende :
‱ Vert : Pays membres
‱ Orange : Anciens pays membres

L’AlgĂ©rie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur[230]) et de pĂ©trole (13e producteur et 9e exportateur[231]), et dispose aussi de rĂ©serves importantes de fer au sud-ouest, ainsi que d’or, d’uranium et de zinc Ă  l’extrĂȘme sud. Le pĂ©trole et le gaz naturel, exploitĂ©s par la sociĂ©tĂ© nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L’AlgĂ©rie tente de diversifier son Ă©conomie en rĂ©formant son systĂšme agraire et en modernisant son industrie, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalitĂ© des exportations. En outre, mĂȘme si parmi les productions agricoles de l'AlgĂ©rie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fĂšves vertes, 4e de dattes[232], 5e de figues, 8e d'abricots, 9e d'artichauts ou encore 10e d'amandes[233], il est le 5e pays qui exporte le moins sa production agricole[234]. La dette extĂ©rieure de l’AlgĂ©rie s’élevait en dĂ©cembre 2007 Ă  880 millions de dollars contre 4,7 milliards de dollars en 2006 — le pays a remboursĂ© par anticipation de vastes parts de ses dettes — utilisant ainsi l’afflux de devises inattendues liĂ©es Ă  la hausse du prix du pĂ©trole avant la chute de fin 2008 (voir : Pic pĂ©trolier).

Parts des différents secteurs dans le PIB (2006)

Instaurant une libĂ©ralisation progressive de son Ă©conomie, l’AlgĂ©rie tente de sĂ©duire les investisseurs Ă©trangers. L’AlgĂ©rie vient en tĂȘte de la rĂ©gion MEDA au regard des « flux d’investissements », souligne une Ă©tude sur l’investissement direct Ă©tranger en 2004, du rĂ©seau euro-mĂ©diterranĂ©en des agences de promotion des investissements (Anima)[235]. Le document prĂ©cise que la reprise « trĂšs nette » observĂ©e en 2004 est largement due au secteur de l’énergie. Les IDE commencent cependant Ă  s’élargir Ă  d’autres domaines que les hydrocarbures tels que les tĂ©lĂ©communications, le tourisme, l’industrie. Autant de projets qui font qu’aujourd’hui, note le document d’Anima, l’AlgĂ©rie devient une destination pour les IDE, malgrĂ© un climat d’investissement qui reste Ă  amĂ©liorer. Le montant des investissements annoncĂ© par le Mediterranean Investiment Project Observatory (MIPO) pour l’AlgĂ©rie est de 5,857 milliards d’euros pour 59 projets contre 2,519 milliards d’euros en 2003 pour 31 projets.

En 2021, le secteur industriel représente 5 à 6 % du PIB algérien[236].

La croissance Ă©conomique a Ă©tĂ© obtenue en premier lieu par le secteur du bĂątiment et des travaux publics (+7,1 %), suivi de celui des hydrocarbures (+5,8 %) et des services (+5,6 %), alors que l’agriculture n’a progressĂ© que de 1,9 %.

Principaux indicateurs Ă©conomiques[237]
Indicateur Valeur
PIB 173,76 milliards de dollars (2018)[238]
PIB/habitant nominal 4 081 dollars (2018)[238]
PIB/habitant PPA 7 600 dollars (2018)[239]
Croissance Ă©conomique hors hydrocarbure 5,3 % (2023)[240]
Inflation 9,4% (2022)
ChĂŽmage 10,2 %[241]
RĂ©serves de change 77,88 milliards de dollars (fin 2018)[242]
Dette extĂ©rieure 1,797 milliards de dollars (2009)[243]
Dette publique 36.90 % (décembre 2018)[244]
Solde budgĂ©taire -1 533,4 milliards DA (-7% du PIB) (2019)[245]
Exportations 41,17 milliards de dollars (2007)[246]
Importations 46,19 milliards de dollars (aoĂ»t 2018)[246]
Production pĂ©troliĂšre 1,450 millions de barils par jour (2004)
Réserves pétroliÚres 43 milliards bep (2006)
RĂ©serves de gaz 4 500 milliards de mĂštres cubes
Investissements directs Ă©trangers 5,25 milliards de dollars (2008)

Commerce extérieur

Diagramme montrant l'évolution du commerce extérieur, le total monte de 1999 à 2006 principalement grùce aux produits pétroliers.
Évolution du commerce extĂ©rieur de l'AlgĂ©rie de 1999 Ă  2006.

La balance commerciale de l’AlgĂ©rie demeure fortement tributaire des revenus que gĂ©nĂšre la vente du pĂ©trole et du gaz qui constituent Ă  eux seuls plus de 98 % du volume global des exportations en 2020[247]. Ainsi, en fonction des prix des hydrocarbures, l’AlgĂ©rie a une balance commerciale dĂ©ficitaire ou excĂ©dentaire selon les annĂ©es ; en 2019, le volume des exportations s’élĂšve Ă  35,82 milliards de dollars contre 41,93 milliards pour les importations[248]. Le principal partenaire commercial de l’AlgĂ©rie est l’Union europĂ©enne, avec qui elle rĂ©alise plus de la moitiĂ© de son commerce extĂ©rieur. Les principaux clients de l'AlgĂ©rie en 2020 sont : l'Italie (14,7 % du total des exportations algĂ©riennes), la France (13,3 %) et l'Espagne (10 %) ; les principaux fournisseurs de l'AlgĂ©rie durant la mĂȘme annĂ©e sont : la Chine (16,8 % des importations), la France (10,6 %), l'Italie (7,1 %) et l'Allemagne (6,5 %)[249].

PĂ©trole

L'AlgĂ©rie est Ă  la dixiĂšme place au palmarĂšs des producteurs OPEP pendant la dĂ©cennie 2010, derriĂšre l'Arabie saoudite et l'Irak, l'Iran et les Émirats, mais aussi le KoweĂŻt, le NigĂ©ria et le Venezuela. C'est aussi le quatriĂšme producteur de pĂ©trole brut en Afrique aprĂšs le Nigeria, l'Angola, et la Libye.

Finances

Évolution des rĂ©serves de change de 1999 Ă  2007.

À partir de 1966, toutes les banques ont Ă©tĂ© nationalisĂ©es. Les fonctions monĂ©taires et bancaires du gouvernement algĂ©rien sont centralisĂ©es dans le cadre de la Banque d’AlgĂ©rie, qui procĂšde Ă  partir de 1986, Ă  la libĂ©ralisation du secteur bancaire ainsi qu’à la constitution de banques privĂ©es. Soutenu dans cette entreprise par le FMI et la Banque mondiale, l’État algĂ©rien a entrepris des efforts d’assainissement de ses finances et a vu sa dette extĂ©rieure diminuer Ă  partir de la fin des annĂ©es 1990. L’AlgĂ©rie a achevĂ© Ă  ce titre le remboursement anticipĂ© de la totalitĂ© de sa dette rĂ©Ă©chelonnĂ©e. En effet, des accords ont Ă©tĂ© signĂ©s sur le remboursement par anticipation de dettes notamment avec la Pologne, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Inde, la SlovĂ©nie et le Portugal, selon la presse locale. Avec ses crĂ©anciers publics du Club de Paris, l’AlgĂ©rie a clos Ă  la mi-novembre tout le processus de remboursement anticipĂ© pour un montant global de 7,75 milliards de dollars. Elle avait Ă©galement remboursĂ© par anticipation sa dette rĂ©Ă©chelonnĂ©e avec le Club de Londres en septembre dernier pour un montant de 800 millions de dollars. L’encours de la dette extĂ©rieure est passĂ© de plus de 33 milliards de dollars en 1996 Ă  moins de 4,5 milliards de dollars en 2007. Le service de la dette en pourcentage des exportations de biens et de services est en outre passĂ© de 73,9 % en 1991 contre seulement 500 millions de dollars sur un volume global de 63,3 milliards de dollars. Les rĂ©serves en devises sont passĂ©es quant Ă  elles de moins de 5 milliards de dollars en 1999 Ă  plus de 200 milliards de dollars Ă  la fin du mois de dĂ©cembre 2011[242] - [250], ce qui place l'AlgĂ©rie en premiĂšre position en Afrique pour ce qui est de ses rĂ©serves en devises.

L’AlgĂ©rie est le pays africain qui a la plus grosse rĂ©serve d'or et se situe Ă  la 24e place mondialement.

Classement des principales réserves d'or de pays africains[251]
État RĂ©serve d'or
Drapeau de l'AlgĂ©rie AlgĂ©rie 173,6 tonnes
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 125,3 tonnes
Drapeau de la Libye Libye 116,6 tonnes

Sciences

La centrale Ă©lectrique hybride de Hassi R'Mel Ă  Laghouat.
Noureddine Melikechi, physicien atomique travaillant pour l'agence spatiale américaine NASA.

L’AlgĂ©rie compte actuellement 20 000 enseignants chercheurs qui sont rĂ©partis entre les diffĂ©rentes universitĂ©s du pays, et plus de 780 laboratoires de recherche qui emploient 1 500 chercheurs. On peut citer notamment :

L'État s'est fixĂ© l'objectif d'atteindre Ă  terme 1 000 laboratoires avec 4 500 chercheurs. L'enveloppe financiĂšre qui est allouĂ©e Ă  ce secteur est estimĂ©e Ă  plus de 100 milliards de dinars pour un programme de dĂ©veloppement qui doit s'Ă©taler jusqu'en 2014.

Le Conseil des ministres d'Algérie, réuni le sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, créé l'Académie des sciences et de la technologie d'Algérie (ASTA)[257].

L'AlgĂ©rie a par ailleurs enregistrĂ© des avancĂ©es dans le domaine de la recherche Ă©nergĂ©tique et spatiale. L'Ă©nergie solaire et Ă©olienne constituent des crĂ©neaux qui sont privilĂ©giĂ©s par les programmes de dĂ©veloppement initiĂ©s par l'État algĂ©rien. L'AlgĂ©rie dispose Ă  cet effet du potentiel solaire le plus important de tout le pourtour mĂ©diterranĂ©en, il est ainsi estimĂ© Ă  169,440 tĂ©rawatts-heures par an (TWH/an) pour le solaire thermique, et de 13,9 TWh/an pour le solaire photovoltaĂŻque. D'autres projets ont permis aussi la crĂ©ation d’un technopĂŽle solaire Ă  Hassi R'Mel, dotĂ© d’une capacitĂ© de 150 MW/an, et opĂ©rationnel Ă  la fin de l’annĂ©e 2008. Ce projet aura une capacitĂ© de production 6 000 MW d'Ă©lectricitĂ© d’ici 2015, soit 5 % de la production globale d’électricitĂ© d’ici 2010.

Dans le domaine spatial et satellitaire, l'Agence spatiale algérienne s'occupe de tous les programmes pour satisfaire la demande de la population notamment dans les télécommunications. Le plus important projet est le Programme Alsat. L'Algérie est membre de l'Union astronomique internationale via son Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).

Le nucléaire algérien est utilisé à des fins pacifiques. Depuis les années 1980, les réacteurs nucléaires Essalam d'Aïn Oussara et NUR de Draria permettent aux chercheurs algériens de mener des expériences scientifiques notamment dans le domaine de la recherche médicale. Le réacteur nucléaire NUR (lumiÚre en arabe) situé à Draria prÚs d'Alger, est d'une puissance de 1 mégawatt, fonctionnant à l'eau légÚre. Il s'agit d'un réacteur de recherche dont la construction s'est faite en collaboration avec l'Argentine, son inauguration intervient officiellement en 1989[258].

Actuellement, l'Algérie s'investit dans le développement des énergies renouvelables à l'exemple de la centrale électrique mixte de Hassi R'Mel.

Télécommunication

Le réseau des télécommunications en Algérie souffre d'inégalité entre les différentes régions du pays, la couverture étant plus développée dans des zones urbanisées du nord de l'Algérie, mais depuis 2000 avec la privatisation du marché des télécommunications, le secteur est en nette amélioration[259]. Dans le cadre de cette libéralisation des marchés, une Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE remplaçant l'ARPT[260]), est créée. Le gouvernement a engagé en outre de nombreuses mesures dans le but de développer et d'améliorer les technologies et le réseau des télécommunications.

Ainsi, le secteur de la tĂ©lĂ©phonie mobile est passĂ© pour la pĂ©riode 2001 Ă  2006 de 100 000 Ă  plus de 20 millions d'abonnĂ©es, et connaĂźt de 2005 Ă  2006 un taux de pĂ©nĂ©tration de 67,8 %[261]. En 2022, il y a 46,9 millions d'abonnĂ©s Ă  Internet, 4,2 millions d'abonnĂ©s Ă  l'Internet fixe et 42,6 millions d'abonnĂ©s Ă  l'Internet mobile[262]. En 2023, AlgĂ©rie TĂ©lĂ©com annonce un demi million de clients raccordĂ©s Ă  son service Internet trĂšs haut dĂ©bit FTTH[263].

Indicateurs pour les télécommunications[264] - [265] - [266]
Indicateur Valeur (décembre 2017) Valeur (décembre 2016) Valeur (décembre 2015)
GSM 14 385 131 abonnĂ©s 20 125 227 abonnĂ©s 43 391 000 abonnĂ©s
3G
4G
21 591 628 abonnĂ©s
9 867 671 abonnĂ©s
10 372 787 abonnĂ©s
712 670 abonnĂ©s
indéterminé
Total TĂ©lĂ©phonie mobile 45 844 430 abonnĂ©s 47 041 321 abonnĂ©s indĂ©terminĂ©
Lignes de tĂ©lĂ©phone 3 130 090 abonnĂ©s 3 405 000 abonnĂ©s 3 268 000 abonnĂ©s
TĂ©lĂ©phone Mobile et fixe 48 974 520 abonnĂ©s 50 446 000 abonnĂ©s 46 659 000 abonnĂ©s
Connexions Internet 34 589 389 d’utilisateurs 29 539 000 d’utilisateurs indĂ©terminĂ©
ADSL indĂ©terminĂ© 2 859 000 d’utilisateurs indĂ©terminĂ©
Télédensité indéterminé 71,17 % indéterminé

Agriculture et pĂȘche

L'AlgĂ©rie dĂ©tient les plus grandes rĂ©serves mondiales de corail rouge, dont la pĂȘche est rĂ©glementĂ©e par l'État[267].
Plaine de la Mitidja vue depuis le Mausolée royal de Maurétanie.

L'agriculture algérienne est l'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie. La part de la valeur ajoutée agricole dans le PIB est de 10 à 13 % selon les années et la pluviométrie, elle emploie 13 % de la population active. La production agricole algérienne est estimée à 25 milliards de dollars[268], elle est essentiellement composée de céréales, des produits maraßchers ou arboricoles. Les hauts-plateaux permettent aussi l'existence d'un élevage trÚs important (moutons, bovins). L'essentiel de cette production est absorbé par le marché intérieur, l'Algérie n'ayant exporté en 2021 que l'équivalent de 100 millions de dollars de produits agricoles[269]. La bonne santé relative de l'agriculture a permis à une industrie agroalimentaire de se développer[270].

Les surfaces irriguĂ©es reprĂ©sentent 835 197 ha en 2006. De nombreux arbres furent plantĂ©s afin de ralentir l’avancĂ©e du dĂ©sert comme le barrage vert. La superficie totale de forĂȘts ravagĂ©es par le feu pendant l’annĂ©e 2006 a Ă©tĂ© estimĂ©e Ă  16 916 ha[271]. PrĂšs de 900 millions de mĂštres cubes d’eaux de crues sont destinĂ©s Ă  l’irrigation par Ă©pandage de 498 000 ha pour la production fourragĂšre. Le potentiel de production arboricole et viticole compte prĂšs d’un million d’hectares en 2006. Les superficies rĂ©coltĂ©es en toutes espĂšces confondues est de 2 671 140 ha, le blĂ© dur reprĂ©sente 1 162 882 ha, le blĂ© tendre 620 945 ha, l'orge 812 280 ha et l'avoine 75 035 ha. La culture fourragĂšre totalise 788 542 ha. Les lĂ©gumes secs sont Ă©talĂ©s sur 66 866 ha et la culture de pommes de terre est de 58 632 ha. En dĂ©pit de ces chiffres, l'AlgĂ©rie doit importer du lait et massivement des cĂ©rĂ©ales pour un coĂ»t de l'ordre de 4 milliards de dollars. Ces produits sont le point faible de l'agriculture nationale qui ne rĂ©alise son autosuffisance alimentaire qu'Ă  72 % en 2014[272].

Les superficies des cultures maraĂźchĂšres reprĂ©sentent 372 096 ha. Les cultures industrielles dont les tomates, le tabac et les arachides forment 10 569 ha. L'arboriculture fruitiĂšre Ă  noyaux et pĂ©pins est de 280 387 ha et les agrumes utilisent 57 064 ha. Les deux entreprises Ifri ou N'Gaous produisent du jus Ă  partir de la rĂ©colte. La viticulture renferme 97 063 ha et l'ONCV s'occupe de la fabrication du vin Ă  partir des vignobles. L’olĂ©iculture englobe 263 352 ha, la rĂ©gion la plus connue est la Kabylie pour l'olivier et l'huile d'olive. La phƓniciculture est basĂ©e essentiellement au Sud. Le nombre de palmiers dattiers est estimĂ© Ă  17,1 millions. Chaque palmier produit annuellement entre 45 et 51 kg de dattes.

L'Ă©levage ovin a un effectif de 19,6 millions de tĂȘtes, ensuite le caprin avec 3,7 millions de tĂȘtes. Quant aux bovins, ils comptent 1,6 million de tĂȘtes et en dernier la camelin est estimĂ© Ă  0,3 million de tĂȘtes. Enfin, l’effectif apicole dĂ©tient 964 026 ruches. Pour le sous-secteur des forĂȘts, une superficie de 34 593 ha de plantation forestiĂšre a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2006.

Plusieurs projets de lutte contre la dĂ©sertification et de dĂ©veloppement du pastoralisme ont Ă©tĂ© engagĂ©s. En 2006, l'État prĂ©voyait « la rĂ©gĂ©nĂ©ration de 2 817 194 ha ; la rĂ©habilitation de 25 891 ha par la plantation pastorale dans les zones trĂšs arides ; la rĂ©alisation de 526 532 m3 de correction torrentielle ; l'irrigation de 22 053 ha par Ă©pandage des eaux de crues grĂące Ă  la construction de 282 ceds de dĂ©rivation ; la rĂ©alisation de 631 points d’eau d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares) et la rĂ©alisation de 206 253 millions de litres de seguias et enfin d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares) »[273].

La cĂŽte algĂ©rienne longe 1 200 km, partagĂ©e en quatorze wilayas maritimes. Chaque wilaya possĂšde un certain nombre de ports, d’abris de pĂȘche et de plages d’échouage. 64 sites de dĂ©barquements longent la cĂŽte algĂ©rienne : 32 ports ; 23 plages d’échouage ; 4 sites d’abris amĂ©nagĂ©s ; 5 sites d’abris naturels[274]. Les espĂšces halieutiques les plus consommĂ©es sont : poissons dĂ©mersaux, petits pĂ©lagiques, grands pĂ©lagiques, requins et squales, crustacĂ©s et mollusques. L'AlgĂ©rie pĂȘche presque 230 000 tonnes par an, selon le ministĂšre de la PĂȘche et des Ressources halieutiques. Le corail est rĂ©glementĂ© en AlgĂ©rie, il se trouve dans la cĂŽte est, El Kala dans la wilaya d'El Tarf.

Transport

RĂ©seau routier

Nouvelle autoroute Est-Ouest reliant l'Est et l'Ouest de l'AlgĂ©rie sur une distance de 1 216 km.

Le rĂ©seau routier algĂ©rien est le plus dense du continent africain[275], sa longueur est estimĂ©e Ă  180 000 km de routes, avec un taux de revĂȘtement de 85 % et plus de 3 756 ouvrages d'art. Ce rĂ©seau devrait ĂȘtre complĂ©tĂ© par une infrastructure autoroutiĂšre majeure en cours d'achĂšvement, l'autoroute Est-Ouest. C'est une autoroute 2x3 voies qui relie, sur 1 216 km, la ville d'Annaba Ă  l'extrĂȘme Est Ă  la ville de Tlemcen Ă  l'extrĂȘme Ouest[276]. L'AlgĂ©rie est Ă©galement traversĂ©e du Nord au Sud par la route transsaharienne, qui est maintenant goudronnĂ©e sur sa quasi-totalitĂ© et est mĂȘme une autoroute sur le dĂ©but de sa partie Nord. Cette route est poussĂ©e en avant par le gouvernement algĂ©rien afin d'accroĂźtre le commerce entre les six pays traversĂ©s (AlgĂ©rie, Mali, Niger, Nigeria, Tchad et Tunisie).

Transport ferroviaire

Train de la banlieue algéroise.

Le rĂ©seau ferroviaire est quant Ă  lui estimĂ© Ă  4 200 km, soit le deuxiĂšme en taille du continent[277]. Ce rĂ©seau connaĂźt depuis peu une Ă©lectrification au niveau de certains tronçons, ce qui doit conduire incessamment Ă  l'installation de trains Ă  grande vitesse qui devraient relier les villes les plus importantes du pays[278]. L'ouverture fin 2011 du mĂ©tro d'Alger, d'une longueur de 14 km et desservant 16 stations, fait d'Alger la premiĂšre ville du Maghreb Ă  ĂȘtre Ă©quipĂ©e d'un mĂ©tro souterrain (Tunis disposant depuis 1985 d'un mĂ©tro lĂ©ger).

Transport maritime

Pour l'activité portuaire, elle est principalement dominée par les exportations d'hydrocarbures. Le premier port d'Algérie est de loin celui d'Arzew, par lequel transite la plus grande part des exportations de pétrole brut d'Algérie, et avec un trafic annuel de 40 millions de tonnes de cargaisons. La Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) et l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (voir Algérie Ferries) sont des acteurs du transport maritime en Algérie. Plusieurs transbordeurs (navire traversier) font la liaison des passagers vers les cÎtes européennes ainsi que le transport de marchandises à travers le monde[279]. En Algérie, les ports les plus importants sont au nombre de 17 : port d'Alger, port de Annaba, port d'Arzew, port d'Arzew El-Djedid, port de Béjaïa, port de Béni Saf, port de Cherchell, port de Collo, port de Dellys, port de Djen Djen, port de Ghazaouet, port de Jijel, port de Mostaganem, port d'Oran, port Méthanier, port de Skikda et port de TénÚs[280].

Transport aérien

L'Algérie compte 35 aéroports, dont 13 internationaux. Le plus important est l'aéroport d'Alger - Houari-BoumédiÚne avec une capacité, depuis 2019, de 22 millions de passagers par an[281]. Air Algérie, la compagnie aérienne nationale, domine quant à elle le marché du transport aérien qui compte depuis son ouverture à la concurrence 8 autres compagnies privées, dont notamment la compagnie Tassili Airlines.

Air Algérie gÚre des lignes réguliÚres vers l'Europe, l'Afrique, le Canada, la Chine et le Moyen-Orient. Plusieurs compagnies aériennes internationales assurent des vols réguliers vers l'Algérie (Tunisair, Royal Air Maroc, EgyptAir, Qatar Airways, Saudia, Iberia, Air France, Alitalia, Aigle Azur, Lufthansa, Turkish Airlines, British Airways, TAP Air Portugal).

Transport métropolitain

Station de métro El Harrach Centre à Alger.

Plusieurs grandes villes (Alger, Batna, Constantine, Oran, SĂ©tif, etc.) se doteront du tramway[282] - [283]. Dans la majoritĂ© des villes, les bus privĂ©s et de l'État possĂšdent des lignes qui desservent la plupart des quartiers. Ainsi Ă  Alger la compagnie nationale Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger Ă©prouve des difficultĂ©s face Ă  la demande des citoyens[284]. Les mĂ©gabus ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s au transport pour amĂ©liorer les services[285]. Mais, la modernisation des trains de banlieue et l'ouverture de nouveaux tĂ©lĂ©fĂ©riques faciliteront le dĂ©placement des gens dans la capitale et aussi dans certaines villes.

Statistiques

Avec 4 314 morts sur 16 282 accidents de la route recensĂ©s par la Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ»retĂ© nationale en 2003, l’AlgĂ©rie serait le quatriĂšme pays le plus dangereux au niveau mondial en ce qui concerne la circulation automobile[286]. La raison principale est « l’extraordinaire banalisation d’une conduite suicidaire sur les routes du pays »[286].

Indicateurs pour les transports[5]
Indicateur Valeur
Routes 180 000 km (dont 42 000 km routes secondaires) (2010)
Nombre d’aĂ©roports 35 (dont 13 internationaux) (2005)
Voies ferrĂ©es 4 500 km (dont 299 km Ă©lectrifiĂ©es) (2010)
Nombre de ports 40 ports, 11 mixtes, 2 destinés aux hydrocarbures
Nombre de voitures 5,5 millions de vĂ©hicules (2009)

Société

Panorama du front de mer d'Annaba, quatriÚme ville d'Algérie de par sa population.

Les AlgĂ©riens descendent principalement des BerbĂšres. Il est probable que les Haratins aient disputĂ© des territoires aux BerbĂšres avant d'ĂȘtre totalement refoulĂ©s vers les oasis du Sahara algĂ©rien[287]. Les diffĂ©rentes vagues de peuplement, composĂ©es de PhĂ©niciens, de Juifs, de Romains, de Vandales, de Byzantins, d'Arabes, d'Espagnols, d'Andalous[288], d'Ottomans (Kouloughlis), de Français, etc., se sont succĂ©dĂ© au cours de l'histoire.

C'est Ă  partir du XIe siĂšcle, avec l'arrivĂ©e des tribus hilaliennes chassĂ©es d'Égypte, qu'une certaine arabisation linguistique se produit[289] . Une partie de la population s'identifie comme des BerbĂšres, principalement les Kabyles, les Chaouis et les Chenouis[290].

En 2010, la société algérienne est en majorité composée de jeunes et 50 % de la population est célibataire[291].

Les musulmans orientaux ont converti l’ensemble du Maghreb Ă  l’islam au VIIe siĂšcle. L’apport dĂ©mographique arabe n’a Ă©tĂ© significatif en AlgĂ©rie qu’à partir du XIe siĂšcle, notamment par l’arrivĂ©e de tribus d’Hilaliens, estimĂ©es cependant Ă  quelques dizaines de milliers[292]. Aussi d'aprĂšs ces estimations, la principale souche trĂšs majoritaire des AlgĂ©riens est berbĂšre[5] - [293]. Selon l'historien Charles-Robert Ageron[294], en 1886, l'AlgĂ©rie comptait environ 1,2 million de berbĂ©rophones et environ 1,1 million d'« Arabes ». L'arabisation plus massive de l'AlgĂ©rie est donc relativement rĂ©cente et s'est surtout accĂ©lĂ©rĂ©e durant la colonisation française entre 1850 et 1950. Parmi les rĂ©gions restĂ©es berbĂ©rophones, notamment en raison de leur enclavement gĂ©ographique (montagnes, oasis) ou religieux[295], la Kabylie et les AurĂšs sont les plus nombreux.

L'Algérie connut aussi entre les années 1950 et les années 2000 des brassages intenses de sa population, dus à diverses raisons : guerre de libération nationale, migrations internes des populations, exode rural massif, décennie noire ou urbanisation rapide[296].

Dans les annĂ©es 2010, l’AlgĂ©rie figure parmi les cinq pays africains ayant un indice de dĂ©veloppement humain (IDH) Ă©levĂ©. Elle est le premier en Afrique du Nord[297]. Son IDH passe de 0,649 en 2000 Ă  0,745 en 2021, ce qui classe le pays Ă  la 91e place mondiale[10]. L’espĂ©rance de vie Ă  la naissance s'Ă©tablit Ă  75 ans en 2015. La durĂ©e attendue de scolarisation atteint en 2015 une moyenne de 14,4[297].

Au cours d'une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e entre 2006 et 2007, la Fondation nationale pour la promotion de la santĂ© et le dĂ©veloppement de la recherche (FOREM) a dĂ©couvert que 38,3 % des mariages du pays sont consanguins[298]. La commune de Bir el-Ater prĂšs de TĂ©bessa vient en tĂȘte du classement avec un taux de 88 % de cas de consanguinitĂ©, alors que le taux le plus faible est enregistrĂ© Ă  Oran avec 18,5 %[299].

La dimension de la diaspora algĂ©rienne est inconnue, des millions d'AlgĂ©riens vivent Ă  l'extĂ©rieur du pays. Toutefois, la commission des affaires Ă©trangĂšres de l’APN a Ă©tĂ© chargĂ©e du recensement gĂ©nĂ©ral de la population (RGPH 2008) pour connaitre le poids des migrants[300].

En 2008, les garde-cĂŽtes algĂ©riens ont repĂȘchĂ© prĂšs d'une cinquantaine de corps Ă  l'ouest de l'AlgĂ©rie. La majoritĂ© des morts avaient entre 20 et 30 ans. Les AlgĂ©riens les appellent les Harrag. Le mythe du harrag se rĂ©pand vite Ă  travers le pays et il est devenu frĂ©quent. Surtout Ă  l'ouest, les jeunes fredonnent « C'est la derniĂšre annĂ©e oĂč je suis lĂ  »[301].

L'Algérie le 42e pays le plus « écologiquement propre » de la planÚte, et le premier parmi les pays arabes notamment en raison des progrÚs réalisés récemment au niveau des énergies renouvelables et au vu de son potentiel énergétique[302].

Dans les annĂ©es 2010, le pays est confrontĂ© Ă  une forte immigration clandestine en provenance du Sahel (essentiellement du Niger). Les ONG estiment qu'environ 100 000 Subsahariens vivent en situation irrĂ©guliĂšre en AlgĂ©rie, hors de tout cadre juridique et dans des conditions difficiles[303]. Plusieurs mĂ©dias font Ă©tat d’un racisme et de discriminations Ă  leur encontre[304] - [305] - [306] - [307] - [308]. Les autoritĂ©s algĂ©riennes expulsent rĂ©guliĂšrement dans le dĂ©sert ces migrants, y compris femmes enceintes et enfants, sans leur fournir eau ni nourriture, ce qui conduit Ă  des morts frĂ©quentes[309] : plus de 13 000 migrants clandestins auraient ainsi Ă©tĂ© expulsĂ©s entre et [309] - [310].

DĂ©mographie

Jeunes Algérois dans les rues de la Casbah.

L'AlgĂ©rie comptait 44,6 millions d'habitants en janvier 2021 avec un taux de croissance annuel de 1.7 %[311]. Environ 90 % des AlgĂ©riens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrĂ©s le long des cĂŽtes mĂ©diterranĂ©ennes. La densitĂ© de la population moyenne du pays est de 14 hab./km2. Cependant, ce chiffre reflĂšte mal une rĂ©partition inĂ©gale, elle dĂ©passe en effet les 100 hab./km2 pour les rĂ©gions du nord, principales rĂ©gions peuplĂ©es de l'AlgĂ©rie. PrĂšs de la moitiĂ© des AlgĂ©riens a moins de 19 ans.

AprĂšs l'indĂ©pendance, l'AlgĂ©rie Ă©tait parmi les pays Ă  plus forts taux de fĂ©conditĂ© au monde. Il y avait un faible taux d'emploi de femmes pendant les annĂ©es 1970. La transition dĂ©mographique se fit en 2000. Le pays se situe dans les pays Ă  fĂ©conditĂ© modĂ©rĂ©e avec un taux de 20 pour mille. L’introduction de la contraception, l'Ă©mancipation des femmes dans le monde du travail et la situation socioĂ©conomique (crise de logement, avancĂ©e de l'Ăąge du mariage, l'inflation, le chĂŽmage, etc.) des familles sont les causes principales de la baisse[312]. Selon des chiffres officiels, il y eut 992 000 naissances vivantes en 2020 dans le pays[311].

Le pays connaĂźt aussi un taux important d'Ă©migration. En 2000, l'AlgĂ©rie est le 15e pays du monde ayant fourni le plus de migrants, estimĂ©s Ă  plus de deux millions d’individus, soit une proportion de 6,8 % par rapport Ă  la population du pays[313]. La France abrite la plus importante communautĂ© algĂ©rienne Ă  l'Ă©tranger, estimĂ©e Ă  un million de personnes, dont prĂšs de 450 000 binationaux[314]. Selon l'Association internationale de la diaspora algĂ©rienne, d'autres communautĂ©s importantes vivent en Espagne (300 000), au Royaume-Uni (250 000), au Canada (110 000), en Belgique (50 000) et en Italie (50 000)[315]. Le taux de migration est nĂ©gatif (-0,33 ‰), car le taux d'Ă©migration n'est qu'en partie compensĂ© par l'immigration de populations venues des pays du sud. L'AlgĂ©rie abrite notamment dans la rĂ©gion de Tindouf prĂšs de 165 000 rĂ©fugiĂ©s sahraouis[316] ayant fui le Sahara occidental en 1975. Cette Ă©migration s'est encore accĂ©lĂ©rĂ©e depuis 2000. Entre 2000 et 2013, 840 000 AlgĂ©riens ont quittĂ© le pays portant le nombre d'AlgĂ©riens expatriĂ©s Ă  1 770 000 en 2013. 82 % des Ă©migrĂ©s algĂ©riens se trouvent en France. Cette Ă©migration a pour consĂ©quence une « hĂ©morragie grave dans l'encadrement et les Ă©lites universitaires »[317]. En 2017, les chiffres de l'Ă©migration repartent Ă  la hausse. Entre les mois de juillet et septembre, les AlgĂ©riens faisaient partie des cinq principales nationalitĂ©s d'arrivants en Europe aprĂšs la Syrie, le Maroc, le Nigeria et l'Irak[318]. En 2012, rĂ©sident notamment en AlgĂ©rie 30 344 Français[319] et environ 30 000 Ă  40 000 Chinois.

La condition de la femme algérienne

Photo de huit femmes dans un riad.
Femmes algériennes en tenues traditionnelles du pays.

Le socialisme de l’État algĂ©rien durant les premiĂšres dĂ©cennies de l’indĂ©pendance, favorise l’intĂ©gration des femmes dans un projet national progressiste. Cependant, la montĂ©e de l’islamisme depuis les annĂ©es 1980 complique le statut de la femme. AprĂšs la dĂ©cennie noire, les femmes ont rĂ©investi la sphĂšre publique[320].

La Constitution garantit tous les droits politiques, Ă©conomiques, sociaux et culturels de la femme algĂ©rienne. L’écart hommes-femmes dans le taux de scolarisation s'est relativement rĂ©trĂ©ci, passant de 20 % en 1966 Ă  3,6 % en 2002. À ce sujet, 60 % des inscrits Ă  l’universitĂ© en 2007 sont des femmes contre 39,5 % en 1991 (quadruplement du nombre des Ă©tudiantes). Concernant la main-d’Ɠuvre fĂ©minine, il est indiquĂ© dans le rapport du CNES qu'« une augmentation de prĂšs de 5 fois comparĂ©e Ă  la pĂ©riode 1977/2003 et de prĂšs de 2,5 fois sur la pĂ©riode 1987/2003 »[321] - [320]. En 2007, les femmes constituaient 60 % de ses juges et 70 % des juristes[320]. Selon un rapport de l'Unesco en 2021, les AlgĂ©riennes reprĂ©sentent le plus grand taux de femmes ingĂ©nieures dans le monde, avec 48,5 %[322]. Les AlgĂ©riennes reprĂ©sentent 42 % de la population active en 2022[323].

Cependant, tout comme ailleurs dans le Maghreb, la femme demeure considĂ©rĂ©e comme infĂ©rieure par certaines catĂ©gories de la population[324]. Une enquĂȘte algĂ©rienne lancĂ©e en 2006, Ă  indicateurs multiples (MICS3) de l’Office national des statistiques en collaboration avec le ministĂšre de la SantĂ© et de la RĂ©forme hospitaliĂšre et financĂ©e par l’Unicef, a, entre autres, dĂ©voilĂ© que 67,9 % de femmes algĂ©riennes acceptent que leurs maris les battent[325].

L'universitaire FadĂ©la Boumnedjel-Chitour indique en 2018 : « Quand la femme a tout de mĂȘme le courage de se dĂ©placer au commissariat ou Ă  la brigade de gendarmerie, des officiers et agents de sĂ©curitĂ© prennent le relais de la famille pour essayer de la dissuader avec un discours moralisateur. On lui demande, par exemple, de comprendre la colĂšre de son mari et on la rassure en lui disant qu'il ne recommencera plus. Il est rare que les commissariats de police ou les brigades de gendarmerie prennent sa dĂ©position et l'encouragent Ă  Ă©tablir un certificat mĂ©dical descriptif pour des blessures volontaires. [
] On dit souvent que les femmes ne connaissent pas leurs droits. Je peux vous dire qu'elles les connaissent parfaitement. Mais elles ont intĂ©riorisĂ© Ă  quel point les obstacles sont multiples, les difficultĂ©s immenses et les chances d'aboutir minimes, ne serait-ce que parce qu'elles savent l'inĂ©galitĂ© qui est imprimĂ©e dans le Code de la famille. »[326].

Certaines lois ont Ă©tĂ© instaurĂ©es afin de permettre plus d’égalitĂ© entre les hommes et les femmes. En effet, le , une loi criminalisant les violences contre les femmes a Ă©tĂ© lĂ©gifĂ©rĂ©e en AlgĂ©rie par les dĂ©putĂ©s. Ainsi, cette loi prĂ©voit des peines allant d’un Ă  vingt ans de prison selon la gravitĂ© de l'acte, voire jusqu’à la rĂ©clusion Ă  perpĂ©tuitĂ©, s’il y a mort de la victime. Le texte du Code pĂ©nal prĂ©voit aussi des peines de prison pour ceux qui feraient pression sur leur Ă©pouse pour bĂ©nĂ©ficier de ses biens et ses revenus financiers. L'AlgĂ©rie est le deuxiĂšme pays du Maghreb Ă  mettre en place un telle rĂ©forme[327].

L'article 333 du Code pĂ©nal, qui punit les outrages Ă  la pudeur, est frĂ©quemment invoquĂ© pour punir les jeunes non mariĂ©s qui s'embrassent ou se caressent. Le tabou de la pĂ©nĂ©tration sexuelle avant le mariage ainsi que le prolongement des Ă©tudes chez les jeunes filles conduit ainsi Ă  une forte frustration sexuelle chez les hommes, qui se traduit par une agressivitĂ© Ă  l'Ă©gard des femmes, celles-ci pouvant ĂȘtre traitĂ©es de « putes » dĂšs qu'elles s'Ă©loignent de la norme ou souhaitent avoir une certaine indĂ©pendance[328].

Plusieurs associations caritatives et organismes sont présidés par des femmes : elles travaillent pour donner des soins et pour aider les gens surtout dans les régions rurales et dans les hÎpitaux[329].

FĂȘtes

FĂȘtes lĂ©gales
Date Nom Indication
Jour de l'anPremier jour de l'année du calendrier grégorien
12 janvier Jour de l'an YennayerFĂȘte nationale[330], commĂ©more le premier jour du calendrier berbĂšres
FĂȘte du TravailJour fĂ©riĂ© Ă  l’occasion duquel plusieurs manifestations syndicales sont organisĂ©es, notamment par l’UGTA.
5 juillet FĂȘte de l’IndĂ©pendance et de la JeunesseProclamĂ©e le jeudi 5 juillet 1962
Anniversaire de la RĂ©volution algĂ©rienneFĂȘte nationale[331], commĂ©more le dĂ©clenchement de la RĂ©volution le lundi
FĂȘtes religieuses pour l'annĂ©e 2022[Note 15]
Date Calendrier hégirien Nom Indication
1 chawwal Aïd el-Fitr (ou Aïd es-Seghir)Fin du ramadan, mois de jeûne et de priÚres pour les musulmans (2 jours)
10 dhou al-hijja AĂŻd al-Adha (ou AĂŻd el-Kebir)« la fĂȘte du sacrifice », commĂ©moration de la soumission d’Abraham Ă  Dieu, marque la fin du pĂšlerinage Ă  La Mecque (2 jours)
1 Mouharram Awal muharramPremier jour de l’annĂ©e musulmane (HĂ©gire)
10 Mouharram AchouraFĂȘte qui commĂ©more le jour oĂč MoĂŻse traversa la Mer Rouge avec son peuple
12 Rabi-el-aouel al-Mawlid an-nabaouiJour de la naissance du prophĂšte de l'islam Mahomet
RĂ©citation du Coran dans une mosquĂ©e en AlgĂ©rie Ă  l'occasion de la fĂȘte religieuse du Mouloud.

L'AlgĂ©rie a adoptĂ© le weekend semi-universel (vendredi/samedi) en aoĂ»t 2009 pour s'adapter Ă  l'Ă©conomie des pays occidentaux. Le repos hebdomadaire Ă©tait fixĂ© depuis 1976 au jeudi et vendredi, Ă  la diffĂ©rence de la plupart des pays de tradition islamique qui avaient dĂ©jĂ  choisi le weekend universel (samedi/dimanche) ou semi-universel. Les jours fĂ©riĂ©s algĂ©riens sont inscrits dans la loi no 63/278 du , modifiĂ©e et complĂ©tĂ©e des ordonnances no 66/153 et no 68/149[332] ; Yennayer (nouvel an du calendrier berbĂšre), est dĂ©crĂ©tĂ© fĂ©riĂ© Ă  partir du . D'autres fĂȘtes non officielles, islamiques, berbĂšres ou nationalistes, sont Ă©galement cĂ©lĂ©brĂ©es. Les principales fĂȘtes berbĂšres sont : Tafsut Imazighen (« Printemps berbĂšre », 20 avril), Amenzu n tfsut (27 juillet), et Amenzu n tyerza (29 octobre). Parmi les fĂȘtes nationalistes sont commĂ©morĂ©s les massacres de SĂ©tif du ou encore la date anniversaire du congrĂšs de la Soummam, tenu en 1956 et qui organisa la lutte des AlgĂ©riens pour leur indĂ©pendance.

État des lieux

Mosquée El Rahman à Cherchell.
L'abside. Saint Augustin et les Cardinaux d'Alger.

Il n'existe pas de recensement officiel en matiĂšre de religion[333]. Toutefois, il est gĂ©nĂ©ralement estimĂ© que l'islam est la religion de 98 Ă  99 % des AlgĂ©riens[5] - [334]. La RĂ©publique algĂ©rienne en a fait sa religion d'État[335]. Les musulmans sont majoritairement sunnites de rite malĂ©kite, mais on trouve Ă©galement des communautĂ©s ibadites comme dans le Mzab.

Il existe aussi plusieurs confréries soufies ou autres, les zaouïas. Ces derniers ont un grand rÎle dans la société algérienne.

Institutions et liberté de culte

Le ministĂšre des Affaires religieuses et des Wakfs gĂšre tout ce qui est reliĂ© Ă  la religion (dĂ©cret exĂ©cutif no 89-99 du ) : calendrier musulman, les horaires de priĂšres, les jours de fĂȘte religieuse, l'annonce du ramadan, l'entretien des mosquĂ©es, le pĂšlerinage Ă  La Mecque, etc.[336]. Le Haut conseil islamique est une institution consultative placĂ©e auprĂšs du prĂ©sident de la RĂ©publique, il est chargĂ© selon le DĂ©cret prĂ©sidentiel no 17-141 du d’émettre des avis religieux (Ijtihad).

Plusieurs cĂ©rĂ©monies religieuses cĂ©lĂšbrent la naissance du prophĂšte de l'islam Mahomet depuis des siĂšcles. À ces occasions, l'usage de pĂ©tards provoque des hospitalisations chaque annĂ©e.

Les rĂ©citants du Coran et les enfants circoncis reçoivent des cadeaux de la part des diffĂ©rents ministĂšres et associations lors des fĂȘtes religieuses.

La Constitution garantit Ă  tous les citoyens une libertĂ© du culte, et l'État en assure la protection. Les imams, les prĂȘtres et les rabbins dĂ©pendent du ministĂšre des Cultes et sont rĂ©munĂ©rĂ©s par l’État. Le gouvernement contribue au financement des mosquĂ©es, des imams et de l'Ă©tude de l'islam dans les Ă©tablissements scolaires. L’enseignement de la charia (les lois de la religion islamique) est devenu depuis septembre 2005 obligatoire dans toutes les filiĂšres du secondaire. En outre, le gouvernement a intensifiĂ© le contrĂŽle de l'enseignement religieux scolaire, des prĂȘches dans les Ă©tablissements religieux et l'interdiction de la distribution d'ouvrages religieux faisant la promotion de la violence.

Les Églises protestantes d'AlgĂ©rie avançant le chiffre de 50 000 fidĂšles en 2008[337], le ministĂšre des Affaires religieuses reconnaĂźt 11 000 chrĂ©tiens dans le pays, essentiellement catholiques[338]. Roger SaĂŻd, algĂ©rien de confession juive a reprĂ©sentĂ© les intĂ©rĂȘts de la communautĂ© juive en AlgĂ©rie Ă  partir de 2009[339] ; il est dĂ©cĂ©dĂ© le [340].

La libertĂ© de culte, pleinement applicable Ă  l'islam, s'accompagne de restrictions pour les autres religions, comme la prohibition du prosĂ©lytisme ou encore l'obligation pour tout prĂȘche d'ĂȘtre effectuĂ©e par une personne agrĂ©Ă©e par les autoritĂ©s[341]. L'ordonnance no 06.03 du fixant les conditions et rĂšgles d'exercice des cultes autres que musulman, approuvĂ©e par la loi no 06.09 du [342], prĂ©voit la condamnation Ă  une peine de deux Ă  cinq ans de prison et d’une amende de 500 000 Ă  1 000 000 DA quiconque utilise des « moyens de sĂ©duction tendant Ă  convertir un musulman Ă  une autre religion » ou « qui visent Ă  Ă©branler la foi d’un musulman »[341]. Cette mĂȘme ordonnance exige aussi des religions autres que l'islam qu'elles ne soient pratiquĂ©es que dans des lieux agrĂ©Ă©s par l'État algĂ©rien[343]. Depuis sa promulgation, de nombreux chrĂ©tiens et musulmans convertis au christianisme ont Ă©tĂ© poursuivis, accusĂ©s d'avoir enfreint ses dispositions[343]. Pour endiguer leur progression, 10 Églises Ă©vangĂ©liques ont Ă©tĂ© fermĂ©es alors mĂȘme que les autoritĂ©s refusent constamment d'enregistrer les Églises protestantes, forçant donc leurs membres Ă  pratiquer leur culte dans des lieux non agrĂ©Ă©s par l'État, au risque de poursuites[343] - [344]. Les Ahmadis, un courant messianique musulman non reconnu par l'Organisation de la coopĂ©ration islamique, y sont combattus, certains ayant Ă©tĂ© condamnĂ©s pour « atteinte aux prĂ©ceptes de l'islam »[345]. Cette lĂ©gislation est en contradiction manifeste avec la constitution algĂ©rienne qui proclame la libertĂ© d'expression, la libertĂ© de conscience et la libertĂ© de culte.

L'Algérie connaßt depuis les années 1990 une islamisation de la société qui se traduit notamment par la fermeture de débits de boissons ou de cinémas ou par l'usage de plus en plus répandu du voile islamique[346] - [347] - [348].

MĂ©dias

Photo des portes du siĂšge d'Ennahar TV
SiĂšge d'Ennahar TV Ă  Bir Mourad RaĂŻs, Alger.

Dans l'audiovisuel, l'État gardait le monopole depuis 1962. La TĂ©lĂ©vision algĂ©rienne s'est dĂ©mocratisĂ©e pendant la nouvelle constitution de 1989. L'Établissement public de tĂ©lĂ©vision (EPTV) est l'entreprise nationale algĂ©rienne qui assure le service public de tĂ©lĂ©vision. Elle gĂšre la chaĂźne nationale terrestre de tĂ©lĂ©vision, le Canal AlgĂ©rie, l'AlgĂ©rie 3, l'Amazigh tv 4 en tamazight et le Coran tv 5 qui diffuse le Coran[349]. Elle achĂšte plusieurs Ă©missions du privĂ© pour les diffuser. Le Canal AlgĂ©rie est diffusĂ© sur le Web en direct sans interruption[350].

La Radio algérienne est l'organisme public algérien de radiodiffusion. Il dispose de trois stations nationales, de deux stations thématiques et de 32 stations régionales. Cet organisme, qui revendique 20 millions d'auditeurs en Algérie, diffuse en arabe, berbÚre et français.

La presse Ă©crite algĂ©rienne comprend deux langues : l'arabe et le français. La majoritĂ© de la presse Ă©crite est privĂ©e. Cette presse est publiĂ©e sur le Net quotidiennement sauf pour le vendredi (jour fĂ©riĂ©). Mais certains quotidiens comme El Khabar sont Ă©ditĂ©s mĂȘme le vendredi[351].

AlgĂ©rie Presse Service est l'agence de presse nationale algĂ©rienne. Elle est nĂ©e le , dans le sillage de la Guerre de libĂ©ration nationale, pour en ĂȘtre le porte-drapeau sur la scĂšne mĂ©diatique mondiale. Ses Ă©volutions successives dĂšs ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.

La population en majorité préfÚre regarder les chaßnes satellitaires (françaises ou arabes). Le nombre de paraboles serait de 20 millions[352].

Les journalistes algériens sont représentés par le Syndicat national des journalistes algériens et travaillent dans plusieurs quotidiens algériens. Aussi, plusieurs journalistes travaillent dans les chaßnes arabes et ailleurs. Lors de la décennie noire, plus de 70 journalistes ont été assassinés et plusieurs arrestations dans le milieu journalistique[353].

Reporters sans frontiĂšres classe l'AlgĂ©rie dans son rapport annuel de 2023 Ă  la 136e place, soit dans la catĂ©gorie de pays oĂč la situation de la libertĂ© de la presse est considĂ©rĂ©e comme « difficile »[354].

Langues

Carte approximative des aires berbérophones.
Pancarte de bienvenue multilingue (Tizi Ouzou) transcrit en arabe, en berbÚre (tifinagh), et en français.

La Constitution dispose que l'arabe, et le tamazight depuis la révision constitutionnelle de 2016, sont les langues officielles du pays[2].

L'arabe désigné comme langue officielle est l'arabe standard moderne. Dans la vie courante, les Algériens arabophones parlent en général un arabe dialectal, le dardja, qui diffÚre de l'arabe littéral par sa morphologie, sa syntaxe, sa prononciation et son vocabulaire. Le dardja a conservé certains mots et structures syntaxiques berbÚres[355] et a emprunté des termes au français et dans une moindre mesure au turc et à l'espagnol[356].

Le berbĂšre ou tamazight se dĂ©cline en plusieurs variantes rĂ©gionales : chaoui dans les AurĂšs, chenoui dans le Dahra, kabyle en Kabylie, mozabite dans le Mzab, le touareg au Sahara, et le chleuh Ă  la frontiĂšre marocaine. L'AlgĂ©rie grĂące aux populations touarĂšgues a conservĂ© aussi le systĂšme d'Ă©criture du berbĂšre : le tifinagh qui fut ensuite rĂ©introduit chez les autres communautĂ©s berbĂ©rophones. Il est difficile de connaĂźtre le nombre exact d’arabophones et de berbĂ©rophones. Cependant, d’aprĂšs certaines estimations, le chiffre varie de 70 Ă  85 % pour les AlgĂ©riens arabophones, et de 15 Ă  30 % pour les berbĂ©rophones[357] - [355].

Le français est Ă©galement trĂšs rĂ©pandu : l'AlgĂ©rie est rĂ©guliĂšrement citĂ©e comme le deuxiĂšme pays francophone dans le monde, avec prĂšs de 16 millions de locuteurs[358] ; elle a recensĂ© en 2008 11,2 millions de personnes ĂągĂ©es de cinq ans et plus dĂ©clarant savoir lire et Ă©crire le français[359], qui y est pourtant considĂ©rĂ© comme une langue Ă©trangĂšre. L'État algĂ©rien n'adhĂšre pas Ă  l'Organisation internationale de la francophonie, mais assiste Ă  ses rĂ©unions. Plusieurs Ă©crivains algĂ©riens contemporains, tels que Boualem Sansal ou Yasmina Khadra, Ă©crivent leurs ouvrages directement en français.

Les colonisations ont eu une certaine influence sur les langues parlĂ©es en AlgĂ©rie. En effet, certains mots employĂ©s par les AlgĂ©riens sont d’origine française, alors que ces mĂȘmes mots ont leur Ă©quivalent berbĂšre ou arabe, en usage avant la colonisation de l’AlgĂ©rie par la France. Aussi depuis l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie, le gouvernement algĂ©rien a entamĂ© une politique d’arabisation systĂ©matique du pays, consistant Ă  imposer Ă  la population, et dans tous les domaines, l'arabe standard moderne au dĂ©triment du français, du dardja et du berbĂšre[360]. Les langues Ă©trangĂšres comme l'anglais, l'espagnol, le russe et l'allemand sont enseignĂ©es dans les Ă©coles et aux universitĂ©s depuis les arrĂȘtĂ©s des et . Plusieurs rĂ©formes des diffĂ©rents gouvernements ont apportĂ© des rectifications dans le volume horaire Ă  enseigner[361].

L'espagnol est en 1992 parlĂ© par prĂšs de 60 000 personnes Ă  Oran[362].

SystĂšme Ă©ducatif

L'amphithéùtre de l'université Yahia FarÚs de Médéa, inaugurée en 1988.
ISU Alphabétisation de population adulte d'Algérie 1985-2015.

Depuis les annĂ©es 1970, s'inscrivant dans un systĂšme centralisĂ© qui avait pour objectif de rĂ©duire sensiblement le taux d'analphabĂ©tisme, le gouvernement algĂ©rien a instaurĂ© un dĂ©cret par lequel l'enseignement Ă  l’école est devenu obligatoire pour tous les enfants ĂągĂ©s entre 6 et 15 ans, qui ont la possibilitĂ© de suivre leur apprentissage scolaire Ă  travers les 20 262 Ă©tablissements construits depuis l'indĂ©pendance. En 2018, le taux d'alphabĂ©tisation (dans la population ĂągĂ©e d'au moins 15 ans) est selon l'Unesco de 81,41 % (87,42 % dans la population masculine, 75,32 % dans la population fĂ©minine)[363]. L’arabe est utilisĂ© comme langue d’enseignement durant les neuf premiĂšres annĂ©es d’école, et ce depuis 1972. À partir de la 3e annĂ©e, le français est enseignĂ© et c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours de sciences. Les Ă©lĂšves peuvent par ailleurs apprendre Ă  partir du moyen, l’anglais, l’italien, l’espagnol et l'allemand.

En dehors des 122 Ă©tablissements privĂ©s[364], l’apprentissage Ă  l’école et Ă  l’universitĂ© de l’État se fait gratuitement. AprĂšs les neuf annĂ©es de l'Ă©cole primaire, les Ă©lĂšves peuvent aller au lycĂ©e (secondaire) ou dans une institution d’enseignement professionnel. Le lycĂ©e propose deux programmes : gĂ©nĂ©ral ou technique. À la fin de la troisiĂšme annĂ©e du secondaire, les Ă©lĂšves passent l’examen du baccalaurĂ©at, qui permet une fois qu’il est rĂ©ussi de poursuivre les Ă©tudes supĂ©rieures au sein des universitĂ©s et instituts.

L’AlgĂ©rie dispose par ailleurs de 26 universitĂ©s et de 67 Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur, qui doivent accueillir en 2008 un million d'Ă©tudiants AlgĂ©riens et 80 000 Ă©tudiants Ă©trangers. L’universitĂ© d’Alger, fondĂ©e en 1879 est la plus ancienne, elle offre un enseignement dans plusieurs disciplines (droit, mĂ©decine, sciences et lettres). 25 de ces universitĂ©s et la quasi-totalitĂ© des Ă©tablissements spĂ©cialisĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur ont Ă©tĂ© fondĂ©s aprĂšs l’indĂ©pendance du pays.

MĂȘme si un certain nombre d'entre elles proposent un enseignement en langue arabe Ă  l'instar des filiĂšres du droit et de l'Ă©conomie, la plupart des autres filiĂšres comme les sciences et la mĂ©decine continuent Ă  ĂȘtre dispensĂ©es en langue française. Parmi les universitĂ©s les plus importantes, il y a l’universitĂ© des sciences et de la technologie Houari BoumĂ©diĂšne, l’universitĂ© de Mentouri Constantine, l’universitĂ© d'Oran Es-Senia. Les meilleures universitĂ©s de qualitĂ©s demeurent l'universitĂ© de Tlemcen et de Batna Hadj Lakhder, elles occupent en 2010 respectivement le 26e et le 45e rang en Afrique[365].

Santé et protection sociale

Les prestations sanitaires dans les structures publiques sont gratuites, l'Algérie a dépensé 6.2 % de son PIB en 2019 pour la santé[366]. Les maladies cardiovasculaires, suivies du cancer sont les deux principales causes de mortalité chez l'adulte.

Au cours de l'annĂ©e 2018, le nombre des personnes ĂągĂ©es de 15 ans et plus consommant du tabac en AlgĂ©rie s’élevait Ă  4,3 millions, parmi lesquelles 100 000 femmes. Ainsi, 18,8 % de la population algĂ©rienne de 15 ans et plus fument (36,3 % des hommes et 1,4 % des femmes parmi la population concernĂ©e), avec une tendance Ă  la baisse, 23,2 % des AlgĂ©riens de 15 ans et plus fumaient durant l'annĂ©e 2010[367]. En 2021, en comparant le prix d'un paquet de 20 cigarettes dans 107 pays, du plus cher au moins cher, l'AlgĂ©rie Ă©tait classĂ©e 94e, la Tunisie 81e, le Maroc 62e, l'Australie Ă©tant le pays oĂč le paquet coĂ»tĂ© le plus cher[368].

Au cours du premier trimestre 2009, 9 005 accidents corporels ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Le bilan est lourd, on rapporte 13 814 blessĂ©s et 951 morts. Les conducteurs sont en grande partie responsables de ces accidents[369].

Le systĂšme de protection sociale algĂ©rien est l’aboutissement des diverses Ă©volutions enregistrĂ©es depuis l’indĂ©pendance. L’affiliation de tous les travailleurs au systĂšme de sĂ©curitĂ© sociale est obligatoire, mais une Ă©tude de 2017 estime le nombre de salariĂ©s non affiliĂ©s Ă  40 %. Les transferts sociaux ont atteint 9.4 % du PIB en 2021, on peut citer : la subvention du prix des produits alimentaires de base, de l'eau, du gaz et de l'Ă©lectricitĂ© ; le soutien Ă  l'habitat et Ă  la santĂ© ; une politique de solidaritĂ© envers les plus dĂ©munis comme le couffin de ramadan, la prime scolaire, la prime mensuelle pour les personnes handicapĂ©es, etc[370].

Culture

La culture algérienne est riche, variée et trÚs ancienne, chaque région, chaque ville ou oasis constitue un espace culturel particulier. La Kabylie, les AurÚs, le Constantinois, l'Algérois, les Hauts plateaux, la vallée du Mzab, le Gourara, le Hoggar, la Saoura, l'Oranie sont chacune des régions avec des particularités culturelles et parfois linguistiques.

Les premiÚres manifestations culturelles sur le territoire de l'Algérie actuelle sont vieilles de milliers d'années, tels les fascinants témoignages d'art rupestre du Tassili n'Ajjer, en passant par tous les beaux édifices érigés tout au long de l'histoire de ce pays, en arrivant à l'artisanat toujours trÚs présent et richissime. L'art algérien reflÚte les chapitres d'histoire qu'a passé ce pays et les différentes influences qu'il a eues.

Patrimoine et tourisme

Mosquée Ennour à Cherchell.

L'AlgĂ©rie compte neuf Ă©lĂ©ments inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatĂ©riel de l’humanitĂ©[371] et sept sites classĂ©s au patrimoine de l'Unesco mais les sites en question ne sont pas suffisamment entretenus, c'est le cas de Timgad notamment. Si les sites classĂ©s au patrimoine mondial sont dĂ©jĂ  pour la plupart en danger, les sites classĂ©s au patrimoine national sont quant Ă  eux complĂštement ignorĂ©s. Ainsi de nombreux sites sont dĂ©gradĂ©s et laissĂ©s Ă  l'abandon tels que M'daourouch, TĂ©bessa, LambĂšse, Medracen, la Mansourah


La politique touristique en Algérie n'est pas assez développée, le pays comptant davantage sur ses ressources pétroliÚres et gaziÚres. Ainsi, le célÚbre guide touristique et de voyage Petit Futé dresse un tableau édifiant sur les infrastructures touristiques du pays et sur les conditions d'accueil en Algérie[372]. C'est pourquoi de nombreux Algériens préfÚrent passer leurs vacances en Tunisie au détriment de l'Algérie malgré la manne financiÚre que ce tourisme représente[373]. Les monuments en Algérie étant saccagés et les conditions d'hébergement loin des normes internationales, cette situation semble durable[374].

Nation algérienne

Riche des diffĂ©rents apports qui la composent, la culture algĂ©rienne aura Ă©tĂ© façonnĂ©e par les diverses influences inhĂ©rentes Ă  l'espace gĂ©ographique auquel l’AlgĂ©rie appartient, et qui fait d'elle un vĂ©ritable carrefour de rencontres entre les cultures berbĂšre, arabo-islamique, mĂ©diterranĂ©enne, africaine et occidentale. Cependant, bien qu'elle revendique l'ensemble de ces influences, la culture algĂ©rienne se dĂ©marque par une forte spĂ©cificitĂ©, qui trouve son ancrage dans le cheminement particulier qui caractĂ©rise l'histoire de l'AlgĂ©rie par rapport Ă  sa sous-rĂ©gion. Dans le rayonnement qu'elle a pu avoir dans le monde, sans doute il est possible de citer de grands noms tels que Massinissa, saint Augustin, Juba II, ou encore Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Matoub Lounes, Kamel Daoud, Mohamed Arkoun.

Littérature

L'Ă©crivain, poĂšte et dramaturge, Kateb Yacine.
Ahlam Mosteghanemi, Ă©crivaine la plus lue dans le monde arabe[375].

L'AlgĂ©rie recĂšle, au sein de son paysage littĂ©raire, de grands noms ayant non seulement marquĂ© la littĂ©rature algĂ©rienne, mais Ă©galement le patrimoine littĂ©raire universel dans trois langues : l’arabe, le berbĂšre et le français.

Dans un premier temps, la littĂ©rature algĂ©rienne est marquĂ©e par des ouvrages dont la prĂ©occupation Ă©tait l'affirmation de l'entitĂ© nationale algĂ©rienne par la description d'une rĂ©alitĂ© socioculturelle qui allait Ă  l'encontre des clichĂ©s habituels de l'exotisme, notamment les Ɠuvres anthropologiques publiĂ©es dĂšs 1897 par S.A.O Boulifa (titulaire d'une chaire Ă  l'UniversitĂ© d'Alger), Albert Camus aux Ɠuvres Ă  la portĂ©e universelle, c'est dans ce contexte colonial qu'on assiste Ă  la publication de la trilogie de Mohammed Dib, l'Incendie, adaptĂ©e Ă  la TV, avec ses trois volets que sont la Grande Maison, l'Incendie et le MĂ©tier Ă  tisser, ou encore le roman Nedjma de Kateb Yacine qui est souvent considĂ©rĂ© comme une Ɠuvre monumentale et majeure.

D'autres Ă©crivains connus contribueront Ă  l'Ă©mergence de la littĂ©rature algĂ©rienne parmi lesquels on peut citer Mouloud Feraoun[376] - [377], Moufdi Zakaria, Kaddour M'Hamsadji, Mouloud Mammeri, Frantz Fanon, Jean Amrouche et Assia Djebar. Au lendemain de l'indĂ©pendance plusieurs nouveaux auteurs Ă©mergent sur la scĂšne littĂ©raire algĂ©rienne, ils s'imposeront notamment sur plusieurs registres comme la poĂ©sie, les essais ainsi que les nouvelles, ils tenteront par le biais de leurs Ɠuvres de dĂ©noncer un certain nombre de tabous sociaux et religieux, parmi eux il y a Rachid Boudjedra[378], Rachid Mimouni, Tahar Djaout, LeĂŻla Sebbar, Abdelhamid Benhadouga, Yamina Mecharka et Tahar Ouettar.

Actuellement, une partie des auteurs algĂ©riens a tendance Ă  se dĂ©finir dans une littĂ©rature d’expression bouleversante, en raison notamment du terrorisme qui a sĂ©vi durant les annĂ©es 1990, l'autre partie se dĂ©finit dans un autre style de littĂ©rature qui met en scĂšne une conception individualiste de l'aventure humaine. Parmi les Ɠuvres rĂ©centes les plus remarquĂ©es, il y a L’Écrivain, Les Hirondelles de Kaboul et L’Attentat de Yasmina Khadra, Le Serment des Barbares de Boualem Sansal, MĂ©moire de la chair de l'Ă©crivain d'expression arabe Ahlam Mosteghanemi et enfin le dernier roman d'Assia Djebar Nulle part dans la maison de mon pĂšre.

Théùtre

Mahieddine Bachtarzi figure de proue du théùtre algérien.

Les origines du thĂ©Ăątre algĂ©rien remontent au dĂ©but du XXe siĂšcle. Selon Mahboub Stambouli, la premiĂšre piĂšce fut jouĂ©e en 1910[379]. Les premiĂšres piĂšces algĂ©riennes, Ă  cette Ă©poque Ă©taient sans rayonnement important en raison de la censure qu’exerçait la tutelle coloniale, qui craignait notamment que les piĂšces ne dĂ©rivent vers des sujets d’ordre subversif, par consĂ©quent les Ă©ternelles questions domestiques constituaient les thĂšmes principaux, mais qui Ă©taient cependant loin de reflĂ©ter la rĂ©alitĂ© socioculturelle des AlgĂ©riens. À partir des annĂ©es quarante, de grands noms du thĂ©Ăątre Ă©mergent tels que Mahieddine Bachtarzi, Rachid Ksentini[380], Bach Djarah, Mme Keltoum, ces figures allaient constituer le premier noyau de dramaturges algĂ©riens qui allaient accompagner de façon soutenue, le mouvement d’affranchissement qui s’est saisi du peuple algĂ©rien, puisque durant la RĂ©volution algĂ©rienne, des troupes thĂ©Ăątrales faisaient des tournĂ©es Ă  travers plusieurs pays du monde, dans le but de faire connaĂźtre le combat que menaient les AlgĂ©riens contre la domination coloniale. AprĂšs l’indĂ©pendance, le thĂ©Ăątre va suivre la mĂȘme trajectoire que le cinĂ©ma.

Théùtre de la ville de Batna.

Cependant, l’avantage du thĂ©Ăątre a Ă©tĂ© d’ĂȘtre plus critique Ă  l’égard de certaines transformations sociales, politiques et culturelles que connaissait la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne ; animĂ©es par des dramaturges de talent Ă  l’image de Abdelmalek Bouguermouh ou de Kateb Yacine, ces piĂšces avaient pour thĂšmes dominants les principales prĂ©occupations des AlgĂ©riens face au changement de statuts et de mƓurs. Par la suite, une nouvelle vague de jeunes comĂ©diens et de dramaturges font leur apparition sur la scĂšne thĂ©Ăątrale, cette Ă©popĂ©e fut menĂ©e par des figures telles que Kadour Naimi, Abdelkader Alloula[381], Azeddine Madjoubi, Benguettaf et Slimane BenaĂŻssa. Leurs crĂ©ations ont Ă©tĂ© nombreuses et souvent de bonne qualitĂ©, parmi les piĂšces connues, il y a Bab El-Foutouh brillamment interprĂ©tĂ©e par Madjoubi et Lejouad, Ă©crite et interprĂ©tĂ©e par Alloula. De nos jours, l’activitĂ© thĂ©Ăątrale est marquĂ©e par des programmes de crĂ©ation locale et d’adaptation de piĂšces de grande renommĂ©e, l’AlgĂ©rie dispose Ă  ce titre d’un thĂ©Ăątre national, de sept thĂ©Ăątres rĂ©gionaux et de nombreuses troupes dites de « thĂ©Ăątre amateur ».

Cinéma

Le cinéaste Mohammed Lakhdar-Hamina.

La naissance du cinĂ©ma algĂ©rien remonte essentiellement Ă  l'indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie en 1962. Se voulant en rupture avec le cinĂ©ma colonial qui prĂ©sentait souvent « l’indigĂšne » comme un ĂȘtre muet et Ă©voluant dans des dĂ©cors exotiques, c'est tout naturellement que le cinĂ©ma algĂ©rien de l’aprĂšs-indĂ©pendance s'inscrit dans un registre oĂč l'affirmation de l’existence de l'État nation constitue le sujet principal des diffĂ©rentes productions cinĂ©matographiques de l’époque. On assiste dĂšs lors Ă  la rĂ©alisation de films tels que Le Vent des AurĂšs[382] (1965) de Mohammed Lakhdar-Hamina, Patrouilles Ă  l’Est (1972) d’Amar Laskri, Zone interdite d'Ahmed Lallem, (1972), L'Opium et le BĂąton, d'Ahmed Rachedi, ou encore La Bataille d'Alger (1966) qui est une production algĂ©ro-italienne qui fut Ă  trois reprises sĂ©lectionnĂ©e aux oscars du cinĂ©ma Ă  Hollywood et qui remporta le Lion d'or Ă  la Mostra de Venise 1966. Mais le film qui va reprĂ©senter la plus grande consĂ©cration du cinĂ©ma algĂ©rien est sans doute celui de Mohammed Lakhdar-Hamina, Chronique des annĂ©es de braise, qui obtient la palme d'or au festival de Cannes au cours de l'annĂ©e 1975. L'AlgĂ©rie demeure d'ailleurs Ă  ce jour, la seule nation d'Afrique et du monde arabe Ă  avoir obtenu une telle distinction.

Affiche de film représentant des cavaliers à cheval portant des drapeaux.
La Bataille d'Alger, film italo-algérien, lauréat du Lion d'or à la Mostra de Venise en 1966.

Par la suite d’autres thĂšmes seront explorĂ©s Ă  l’occasion de films tels que Omar Guetlato du rĂ©alisateur Merzak Allouache. Cette production qui a eu un succĂšs apprĂ©ciable, se veut comme une chronique des difficultĂ©s que peut rencontrer la jeunesse citadine. Sur le registre de la comĂ©die, plusieurs acteurs Ă©mergent Ă  l’image du trĂšs populaire Rouiched qui s’illustre dans plusieurs films comme Hassan terro ou Hassan Taxi, ou encore Hadj Abderrahmane plus connu sous le pseudonyme de l'inspecteur Tahar qui s'impose grandement en 1973 dans une comĂ©die dĂ©lirante Les Vacances de l'inspecteur Tahar du rĂ©alisateur Moussa Haddad.

À partir du milieu des annĂ©es 1980, le cinĂ©ma algĂ©rien s’apprĂȘte Ă  traverser une longue pĂ©riode de lĂ©thargie oĂč les grandes productions se font rares, cette situation s’expliquant grandement par le dĂ©sengagement progressif de l’État qui rencontre beaucoup de mal Ă  subventionner les rĂ©alisations cinĂ©matographiques. Quelques productions enregistrent cependant un grand succĂšs comme Carnaval fi Dachra produit par Mohamed Oukassi et Athmane Ariouet son acteur principal, en 1994, Salut cousin (1996) du producteur Marzak Allouache ou plus rĂ©cemment Rachida de la rĂ©alisatrice Yamina Bachir-Chouikh. Durant les annĂ©es 2000, le cinĂ©ma algĂ©rien se trouve dans une phase de restructuration. Á ce titre, plusieurs films sont tournĂ©s, parmi lesquels Viva LaldjĂ©rie du rĂ©alisateur Nadir MoknĂšche, Un hammam de rĂȘve du rĂ©alisateur Mohamed Chichi, Ayrouwen du rĂ©alisateur Brahim Tsaki ou encore IndigĂšnes du rĂ©alisateur Rachid Bouchareb. Le dernier succĂšs du cinĂ©ma algĂ©rien revient au film Mascarades du rĂ©alisateur Lyes Salem.

CĂŽte acteurs, Biyouna joue en 2006 dans le film de Nadir MoknĂšche, DĂ©lice Paloma, oĂč elle tient le rĂŽle principal, une mafieuse qui rĂ©pond au nom de madame AldjĂ©ria et en 2010, on peut la voir dans le film de Rachid Bouchareb, Hors-la-loi, qui dĂ©crit les massacres de SĂ©tif, Guelma et Kherrata.

Arts plastiques

Larbi Bensari animant une soirée musicale à Tlemcen selon une miniature de Bachir YellÚs.

L’AlgĂ©rie aura toujours Ă©tĂ© une source d’inspiration intarissable pour les diffĂ©rents peintres qui ont tentĂ© d’immortaliser la prodigieuse diversitĂ© des sites qu’elle offre et la profusion des facettes que transmet sa population, ce qui offre par exemple aux Orientalistes entre le XIXe et le XXe siĂšcle, une saisissante inspiration pour une trĂšs riche crĂ©ation artistique Ă  l’image d’EugĂšne Delacroix avec son fameux tableau Femmes d'Alger dans leur appartement ou Étienne Dinet[383] ou encore d’autres peintres de renommĂ©e mondiale Ă  l’image de Pablo Picasso avec son tableau femmes d’Alger, ou des peintres dits de l'École d'Alger tels ceux de la Villa Abd-el-Tif. De leur cĂŽtĂ© les peintres algĂ©riens Ă  l’image de Mohammed Racim ou encore Baya ont tentĂ© de faire revivre le prestigieux passĂ© antĂ©rieur Ă  la colonisation française, en mĂȘme temps qu’ils ont contribuĂ© Ă  la sauvegarde des valeurs authentiques de l’AlgĂ©rie. Dans cette lignĂ©e, Mohamed Temmam, Abdelkhader Houamel, etc., ont Ă©galement restituĂ© Ă  travers cet art, des scĂšnes de l’histoire du pays, les us et coutumes d’autrefois et la vie du terroir. De nouveaux courants artistiques emmenĂ©s notamment par M'hamed Issiakhem, Mohammed Khadda et Bachir YellĂšs[384] sont apparus Ă©galement sur le paysage de la peinture algĂ©rienne, dĂ©laissant la peinture figurative classique pour aller Ă  la recherche de nouvelles voies picturales, avec le souci d’adapter la peinture algĂ©rienne aux nouvelles rĂ©alitĂ©s du pays Ă  travers son combat et ses aspirations.

La sculpture algérienne est représentée par des artistes tels que Bùaziz Hammache et Mohamed Demagh, et elle compte plusieurs réalisations monumentales modernes de styles divers, comme entre autres la Bougie de Tizi Ouzou (création de Hammache) et le Mémorial du Martyr (réalisé d'aprÚs un projet du peintre Bachir YellÚs, sculptures du Polonais Marian Konieczny).

Artisanat

Bijoux de Kabylie (v.1950).
Un artisan dinandier dans la Casbah d'Alger.
Bijoux chaouis, Musée de l'Homme, lors d'une exposition consacrée à Germaine Tillion.

Le ministÚre du Tourisme et de l'Artisanat s'occupe de gérer le budget lié à la promotion du secteur artisanal[385].

L’artisanat algĂ©rien, Ă  l’instar des artisanats des autres pays, est d’une incontestable richesse et d’une Ă©tonnante variĂ©tĂ©[385], tant dans les formes, que dans les techniques et les dĂ©cors. Cette richesse est rehaussĂ©e par la modestie des matĂ©riaux dont sont constituĂ©es les Ɠuvres artisanales. NĂ©cessaires Ă  la vie quotidienne, elles sont conçues dans un but utilitaire et souvent comportent des motifs dont la signification, suivant les croyances locales, leur confĂšre des vertus protectrices. La diversitĂ© des conditions climatiques, des ressources naturelles et les diffĂ©rentes civilisations de l’AlgĂ©rie expliquent la prĂ©sence d’une vaste gamme de spĂ©cialitĂ©s artisanales.

Les tapis : points noués de Tébessa, Guelma, Annaba, Skikda, des Nemencha et du Hodna, du Guergour, de Laghouat, de Biskra, de El Oued, du Mzab, de Cherchell, de Sour El Ghozlane, de Mascara, de Tlemcen, du Djebel Amour des AurÚs[386], tissés en poil de chÚvre et laine, décorés de simples bandes transversales ou somptueusement, parés de motifs losangiques en points multicolores.

Dragga ou tapis tissés faits autour des Babors servent de séparation à l'intérieur des Khaimas(tente), étonnantes compositions issues de la conjonction des décors traditionnels berbÚres et des apports d'Orient.

Tapis berbĂšre de Kabylie.

Vanneries : du Touat Ouest Saharien, du Hoggar, de Kabylie, délicates dans leurs gammes de verts et jaunes, blanche de Dellys, colorée d'Oued Rhiou. La Vannerie fine de raphia dont la décoration est souvent empruntée aux motifs relevés sur les poteries.

La poterie : modelĂ©es, dont la dĂ©coration surgie du fond des Ăąges, la technique, la forme, le dĂ©cor sont identiques Ă  ceux extraits des dolmens, reliques vivantes des premiĂšres civilisations, poteries dont les plus modestes sont susceptibles d'ĂȘtre exposĂ©es dans les vitrines de collectionneurs.

Les Bijoux : Kabylie, AurÚs, Sud algérois, Ghardaïa, Tamanrasset, des techniques multiples sont à la disposition des artisans. En grande Kabylie, notamment, par dizaines et jusque dans les moindres villages, les bijoutiers produisent les bijoux faits de plans d'argent, cloisonnés de fils ou filigranes, sertis de corail ou émaillés dans les nuances bleu foncé, vert et jaune, dont les principaux sont les bracelets de bras ou de chevilles, les boßtes d'allumettes, bagues, colliers, broches, fibules, croix du Sud.

La broderie : Ă  fil comptĂ© sur tissu, oĂč les arabesques se dĂ©roulent dans un mouvement sans fin, des volutes entrelacĂ©es de fleurs en constituent la dĂ©coration. Les dentelles : dĂ©licates, finement travaillĂ©es, Ă  l'aiguille, qu'on rencontre principalement Ă  Alger, Miliana, Cherchell, Skikda et ailleurs.

La dinanderie : d'Alger, de Constantine, de Tlemcen, de Ghardaïa, avec, en particulier, ces plateaux artistement ouvragés, aux ciselures délicates, ou rehaussés de filigrane d'argent incrusté. La ferronnerie, la céramique et l'ébénisterie occupant une place non négligeable dans cette diversité d'objets tous exécutés à la main.

Musique

Portrait en noir et blanc d'un homme portant costume sombre, cravate noire et lunettes.
Hadj El Anka, icÎne de la musique chaùbi, surnommé « Le Cardinal ».
Photo en couleurs d'un guitariste chantant avec un micro sur pied.
Idir, icĂŽne de la musique kabyle moderne.

La musique algérienne est un parfait reflet de la grande diversité culturelle qui caractérise ce vaste pays, les répertoires musicaux se distinguent par une profusion de plusieurs styles.

Le chaùbi est un genre musical typiquement algérois qu'on a dérivé de la musique arabo-andalouse durant les années 1920. Le style se caractérise par des rythmes spécifiques et des Kacidate en arabe dialectal qui sont de longs poÚmes tirés du terroir algérien. Le maßtre incontesté de cette musique demeure El Hadj M'Hamed El Anka. Le style malouf constantinois est sauvegardé, Mohamed Tahar Fergani est un des meilleurs chanteurs dans ce style. Le malouf de Annaba est un autre style joué par Hamdi Benani.

photo en couleurs d'un orchestre jouant dans un patio de style arabe.
Orchestre algérien de musique andalouse.

La musique classique algérienne dite andalouse est un style musical qui a été rapporté en Algérie par les réfugiés andalous ayant fui la reconquista catholique à partir du XIe siÚcle, elle se développera considérablement dans les villes du nord de l'Algérie. Cette musique se caractérise par une grande recherche technique et s'articule principalement sur douze longues Noubate « suite », ses principaux instruments sont la mandoline, le violon, le luth, la guitare, la cithare, la flûte de roseau et le piano. Parmi les interprÚtes les plus remarqués, il y a Beihdja Rahal, El Hadj Mohamed El Ghaffour, Nasserdine Chaouli, Cheikh Larbi Bensari, Nouri Kouffi ainsi que des troupes musicales comme El Mouahidia, El Mossilia, El Fakhardjia, Es Sendoussia et El-Andalous.

Photo couleurs d'un joueur de luth portant un vĂȘtement bleu.
Othmane Bali, icĂŽne de la musique targui.

La musique folklorique se distingue principalement par plusieurs styles. La musique bĂ©douine est caractĂ©risĂ©e par les chants poĂ©tiques qu'interprĂštent les pasteurs nomades dans la rĂ©gion des hauts plateaux. Elle repose sur de longues kacida (poĂšmes) Ă  rime unique et au son monocorde de la flĂ»te (gasba). En gĂ©nĂ©ral cette musique s'articule sur des thĂšmes amoureux, religieux et Ă©piques. Parmi les grands interprĂštes, il y a Khelifi Ahmed, Abdelhamid Ababsa et Rahab Tahar. La musique kabyle repose sur un riche rĂ©pertoire qui est fait de poĂ©sie et de trĂšs vieux contes transmis Ă  travers des gĂ©nĂ©rations, grĂące notamment Ă  une tradition orale ancestrale. Certaines chansons abordent le thĂšme de l'exil, de l'amour et de la politique, entre autres. Les grands interprĂštes sont : Cheikh El Hasnaoui, Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, AĂŻt Menguellet, Idir, Kamel Messaoudi, LounĂšs Matoub, Massa Bouchafa ou encore Takfarinas. La musique chaouie est un folklore diversifiĂ© dans les rĂ©gions des AurĂšs. La musique traditionnelle est bien reprĂ©sentĂ©e par nombreux chanteurs Aurassiens. Les premiers chanteurs qui ont connu un succĂšs international sont AĂŻssa Djermouni (il chantera Ă  l'Olympia en 1937)[387] et Ali Khencheli[388]. Le style de musique rahaba est propre Ă  toute la rĂ©gion des AurĂšs. La musique terguie prĂ©sente gĂ©nĂ©ralement dans les rĂ©gions de l'extrĂȘme sud-est de l'AlgĂ©rie, elle est reprĂ©sentĂ©e par des artistes tels que Othmane Bali, Biyat Edaber joueuse d'imzad, Alamine Khawlen, Badi Lalla, Shtima Bouzad. Enfin, la musique sĂ©tifienne dans le nord du pays demeure un style trĂšs particulier qui est largement inspirĂ© par le Diwan.

Photo d'un chanteur en chemise devant un micro.
Khaled, icĂŽne de la musique raĂŻ.

La musique moderne se décline sous plusieurs facettes : la musique raï est un style typiquement de l'Ouest algérien avec ses deux fiefs que sont Oran et Sidi Bel AbbÚs. Son évolution moderne fut amorcée durant les années 1970 lorsqu'il s'enrichit d'une instrumentation moderne à l'image de la guitare électrique, du synthétiseur et de la batterie. Ce style fut aussi influencé par des musiques occidentales telles que le rock, le reggae et la funk. Mais ce qui allait lui donner un essor particulier, c'était l'arrivée sur la scÚne musicale d'interprÚtes de talent tels que Hadj Brahim, dit Khaled, Cheb Mami, Cheb Hasni, Faudel, Rachid Taha, Raïna Raï, ou encore Chaba Zahouania. La musique rap, style relativement récent en Algérie, connaßt un essor appréciable avec l'émergence de groupes tels que MBS, Double canon, Intik ou encore Hamma Boys. Les thÚmes de cette musique s'articulent généralement autour des fléaux sociaux et de l'amour. Par ailleurs, plusieurs chanteurs préfÚrent jouer le style classique arabe comme la vedette Warda al-Jazairia, Fella Ababsa et Amel Wahbi. Le Raï, "chant populaire d'Algérie" est classé en 2022 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité[371].

Gastronomie

photo en couleurs d'assiettes de patisseries disposées en quinconce.
Pùtisseries algériennes traditionnelles de Mostaganem.
photo en couleurs, au premier plan des bassines en plastique remplies d'olives et de piments, au fond des Ă©tagĂšres portent des boites de conserve et des bouteilles d'huile
Variété d'olives et de piments dans le souk El Hattab (Annaba).

La cuisine algĂ©rienne se caractĂ©rise par une richesse tirĂ©e de la production terrestre et marine. C'est essentiellement une cuisine mĂ©diterranĂ©enne et saharienne. Elle offre une composante de mets variĂ©s selon les rĂ©gions et selon les saisons, ce qui donne une palette culinaire trĂšs diversifiĂ©e. Cette cuisine qui fait appel Ă  une multitude de produits, reste tout de mĂȘme celle des lĂ©gumes et cĂ©rĂ©ales qui depuis toujours sont produites avec abondance dans le pays, autrefois appelĂ© « Grenier de Rome »[389] - [390] - [391] - [392] puis « Grenier de l'Europe »[393]. De plus, le passĂ© riche de l'AlgĂ©rie a contribuĂ© Ă  l'acheminement d'une abondance de mets originaire de diffĂ©rentes pĂ©riodes et rĂ©gions du monde. En effet, les conquĂȘtes du territoire algĂ©rien ont Ă©tĂ© l'un des principaux facteurs d'Ă©changes entre les diffĂ©rents peuples (berbĂšres, arabes, turcs, juifs, andalous, français et espagnols).

Parmi toutes les spécialités dont dispose l'Algérie, les plus fameuses sont le couscous, reconnu comme plat national, et aussi les pùtisseries traditionnelles qualifiées de « pùtisseries orientales » dans les pays occidentaux[394].

La pùtisserie algérienne est diversifiée, selon les régions. Les trois régions connues pour leurs bonnes recettes sont Constantine, Alger, Tlemcen, Médéa, Miliana, Béjaïa. Les gùteaux sont commercialisés et on peut les retrouver dans les grandes villes soit en Algérie ou en Europe ou au Canada. Par contre, les gùteaux traditionnels faits à la maison présentent un vaste répertoire de recettes, selon les us et coutumes de chaque famille. Parmi ces gùteaux, il y a Tamina, Chrik, Cornes de gazelles, Dziriette, Griouech, Kalb el louz, Makroud, Mbardja, Mchewek, Samsa, Tcharak, Baghrir, Khfaf, Zlabia, Aarayech, Ghroubiya, Mghergchette. La pùtisserie algérienne contient aussi des gùteaux tunisiens ou français et elle est commercialisée.

Le pain est aussi variĂ©, selon les Wilayas, il peut ĂȘtre sous forme de galettes comme Kessra ou Khmira ou Harchaya, de baguettes et de rondelles dites Khoubz dar ou Matlou[395].

Sport

L'Équipe d'AlgĂ©rie de football championne de la coupe Arabe 2021 au Qatar.

Le jeu existait déjà pendant l'Antiquité. Dans les AurÚs, les gens jouent à plusieurs jeux dont El kherdba ou Kharbaga. Les jeux de cartes, ainsi que le jeu de dames et les jeux d'échecs font partie de la culture algérienne[396] - [397]. Les courses de chevaux (fantasia) et le tir au fusil font partie des loisirs culturels de certains Algériens.

Le sport en Algérie le plus pratiqué et le plus populaire reste le football. Plusieurs clubs de football ont vu le jour durant les premiÚres décennies du XXe siÚcle. L'Association des oulémas musulmans algériens encourageait fortement la création des Scouts musulmans algériens. Plusieurs activités sportives se sont déroulées au cours de la vie de cette association, puis le parti populaire algérien s'engage à gérer les scouts et les clubs sportifs. Plusieurs Algériens ont participé à diverses manifestations sportives au XXe siÚcle (Jeux olympiques, Jeux africains, Jeux panarabes, Jeux méditerranéens).

L'équipe de football du FLN à son jubilé au stade du 5-Juillet-1962 en 1974. De gauche à droite :
Debout : A. Sellami - Doudou - Zouba - Rouai - Amara - Zitouni - M. Soukane - Bouricha - Oudjani - Boubekeur
Assis : Mazouz - Kerroum - Benfadah - Bouchouk - A. Soukane - Kermali - Mekhloufi - Oualiken.

Pendant la Guerre d'Algérie, l'équipe de football du FLN a participé à plusieurs tournois et événements sportifs. Plusieurs complexes sportifs algériens ont été construits également.

À l'indĂ©pendance, les stades de football en AlgĂ©rie sont tenus par les clubs de football algĂ©riens ou les municipalitĂ©s. Le MinistĂšre de la Jeunesse et des Sports en AlgĂ©rie gĂšre toutes les activitĂ©s liĂ©es au sport. Plusieurs activitĂ©s sportives nationales ou internationales sont organisĂ©es autour des diverses disciplines sportives en AlgĂ©rie. Il existe plusieurs fĂ©dĂ©rations de sport qui contribuent au dĂ©veloppement des disciplines sportives. La plus importante est la FĂ©dĂ©ration algĂ©rienne de football (FAF). Cette derniĂšre est une association regroupant les clubs de football d'AlgĂ©rie et organisant les compĂ©titions nationales et les matchs internationaux de la sĂ©lection d'AlgĂ©rie (Équipe d'AlgĂ©rie de football).

Le champion olympique du 1 500 mĂštres Taoufik Makhloufi, mĂ©daillĂ© d'or des Jeux olympiques de Londres 2012.
Le Tour d'Algérie, dans les hauteurs de Chréa, 2011.

En 1977, face aux rĂ©sultats en dents de scie des sĂ©lections algĂ©riennes dans tous les sports, et alors que les clubs algĂ©riens Ă©chouaient aux premiers tours des compĂ©titions Ă  cause d'un manque de structures[398], tout ceci est notamment est dĂ» au fait que la pratique du sport en AlgĂ©rie se faisait en masse, ce qui est un des principes du socialisme, et rĂ©sulte de cela l'amateurisme du sport algĂ©rien[399]. En rajoutant Ă  cela que l'hymne national algĂ©rien est sifflĂ© pour la premiĂšre fois depuis l'indĂ©pendance devant un prĂ©sident de la rĂ©publique lors de la finale de la Coupe d'AlgĂ©rie 1977 opposant la JS Kabylie au NA Hussein Dey par des supporters kabyles[399], le prĂ©sident de l'Ă©poque Houari BoumĂ©diĂšne dĂ©cide alors d'appliquer une rĂ©forme sportive visant Ă  introduire les principaux clubs algĂ©riens dans les sociĂ©tĂ©s nationales[399], avec l'exemple du MC Alger qui devient Mouloudia PĂ©troliers d'Alger puisque aspirĂ© dans Sonatrach, et la JS Kabylie (JS Kawakibi entre 1974 et 1977) qui devient Jeunesse Ă©lectronique de Tizi-Ouzou parce qu'aspirĂ© chez l'ENIEM[Note 16]. Cette rĂ©forme permettra Ă  la sĂ©lection algĂ©rienne de football d'atteindre d'abord les demi-finales des Jeux mĂ©diterranĂ©ens de 1979 de Yougoslavie, et ensuite de se qualifier pour sa premiĂšre Coupe du monde de football en 1982, oĂč elle devient la premiĂšre Ă©quipe africaine Ă  battre une nation europĂ©enne[400] (l'Allemagne), lors d'une compĂ©tition officielle.

Le premier Algérien et Africain médaillé d'or est Boughéra El Ouafi en 1928 lors des Jeux olympiques d'Amsterdam au Marathon. Plusieurs hommes et femmes ont été des champions en athlétisme dans les années 1990 : Hassiba Boulmerka, Noureddine Morceli et Nouria Benida-Merah.

Dans la discipline du football, la fĂ©dĂ©ration de football algĂ©rienne organise les rencontres du Championnat d'AlgĂ©rie de football et la Coupe d'AlgĂ©rie de football. Plusieurs noms sont gravĂ©s dans l'histoire du sport en AlgĂ©rie comme Lakhdar Belloumi, Rachid Mekhloufi, HacĂšne Lalmas, Rabah Madjer, Salah Assad. L'Ă©quipe d'AlgĂ©rie de football accĂšde aux Ă©liminatoires de la Coupe du monde de football 1982 et Ă  la Coupe du monde de football 1986. Ensuite, en 2010, elle est qualifiĂ©e Ă  la Coupe du monde de football 2010, aprĂšs sa victoire Ă  Omdourman (Soudan), grĂące Ă  un but d'Antar Yahia, lors d'un match d'appui contre l'Égypte. Aussi, l'Ă©quipe algĂ©rienne dĂ©croche sa deuxiĂšme victoire internationale en battant le SĂ©nĂ©gal en finale de la CAN 2019 ainsi victorieuse de la Coupe arabe de la FIFA 2021 en dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e. De plus, plusieurs clubs de football ont remportĂ© des trophĂ©es comme le club Jeunesse sportive de Kabylie. Ce dernier a la particularitĂ© d'ĂȘtre le seul club algĂ©rien, Ă  n'avoir jamais connu la relĂ©gation en division infĂ©rieure, car depuis 1969, il Ă©volue en nationale une. Il a gagnĂ© aussi de nombreuses fois la Coupe des champions, la coupe des coupes et la coupe de la CAF. Comme grands clubs on note aussi l'Entente de SĂ©tif, Mouloudia d'Alger, Mouloudia d'Oran, Chabab Riadhi Belouizdad et l'USM Alger.

En boxe anglaise, il y a plusieurs noms comme Mohamed Benguesmia champion du Monde, catégorie mi-lourds ; Loucif Hamani fut champion d'Afrique ; Hocine Soltani champion olympique 2002 ; Mustapha Moussa médaillé de Bronze olympique en 1984 (le premier médaillé Olympique Algérien toutes disciplines confondues).

En ViĂȘt Vo Dao, l'AlgĂ©rie dispose de dizaines de milliers de pratiquants qui se sont distinguĂ©s au championnat du monde 2011 Ă  HĂŽ Chi Minh-Ville.

L'Algérie est l'une des équipes masculines qui ont marqué le handball africain. Si au niveau national, les équipes rencontrent quelques difficultés en finale des compétitions majeures, en compétitions internationales des clubs en revanche, la domination de l'Algérie est nettement supérieure. L'équipe nationale masculine de handball a remporté plusieurs titres notamment au championnat d'Afrique des nations masculin de handball en 1981, 1983, 1985, 1987, 1989 et 1996. L'équipe nationale féminine de handball a également triomphé lors des tournois des Championnats d'Afrique des nations et des Jeux panarabes.

En judo, Amar Benikhlef et Ali Idir ont gagnĂ© plusieurs fois le Championnat d'Afrique des nations de judo masculin. Également plusieurs femmes comme Soraya Haddad, Salima Souakri, ont eu des trophĂ©es lors du Championnat d'Afrique des nations de judo fĂ©minin. En Natation, on cite Salim Iles, champion d'Afrique et Arabe et qui rĂ©alisĂ© des performances au niveau Mondial. Au volley-ball, l'Équipe d'AlgĂ©rie fĂ©minine de volley-ball est qualifiĂ©e au championnat du monde fĂ©minin de volley-ball de 2010. Elle a obtenu plusieurs titres lors de plusieurs compĂ©titions internationales par le passĂ©.

Le cyclisme a connu plusieurs grands noms dont Hamza Madjid qui a remporté plusieurs fois le maillot jaune dans les années 1970 et début 80, lors de compétitions nationales. Aussi, il y a plusieurs noms dans les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, à l'exemple de Hichem Chaabane, Redouane Chabaane, Abdelbasset Hannachi, Azzedine Lagab, Eddy Lembo. Ce dernier évolue en France. En sport automobile, l'Algérie a été représentée par Nassim Sidi Said (Formule 1 en 2005). En culturisme, l'Algérie a été représentée par Mohamed Benaziza, qui a remporté le titre IFBB Night of Champions en 1990.

Codes

L'Algérie a pour codes :

Notes et références

Notes

  1. Dans son article 3, la constitution dispose en supplĂ©ment que « l'arabe demeure la langue officielle de l'État ».
  2. Le français, bien que non reconnu officiellement, reste une langue de locution courante, comprise par la majorité de la population
  3. Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  4. Transcription ALA-LC 1997
  5. L'orthographe du terme arabe en français diffĂšre selon les sources entre al-Jazā’ir et al-Djazāïr. Ceci est dĂ» au fait que la lettre ŰŹ (jim) se prononce diffĂ©remment selon le dialecte : jim (Maroc, Égypte...), djim (AlgĂ©rie, Irak...)
  6. Beni, pluriel de Ben qui signifie « fils », et suivi du nom de la tribu, est une forme arabe pour dĂ©signer des personnes appartenant Ă  une mĂȘme tribu. Les Mezghenna Ă©taient, selon certains, un ensemble de tribus berbĂšres qui habitaient la rĂ©gion d'Alger.
  7. ŰŹŰČŰ§ÙŠŰ± ŰšÙ†ÙŠ مŰČŰșÙ†Ű©
  8. La carte Michelin 743 donne les orthographes « Monts de Daïa » et « Dhaya » (pour la ville).
  9. La cire, utilisée pour la fabrication de chandelles, provenait en grande partie de l'actuelle ville de Béjaïa (Bugaya), ville qui a ainsi donné le mot français Bougie. (Voir « Bougie », sur TLFi (Trésor de la langue française sur Internet).
  10. Ordonnance royale du 24 fĂ©vrier 1834 : les indigĂšnes musulmans et juifs deviennent sujets français puisque « placĂ©s sous la souverainetĂ© directe et immĂ©diate de la France, ils sont dans l’impossibilitĂ© de pouvoir revendiquer le bĂ©nĂ©fice ou l’appui d’une autre nationalitĂ© : d’oĂč il suit nĂ©cessairement que la qualitĂ© de Français pouvait seule dĂ©sormais ĂȘtre la base et la rĂšgle de leur condition civile et sociale ».
  11. La reconnaissance de l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie par la France avec transfert de souverainetĂ© Ă  l’exĂ©cutif provisoire algĂ©rien est effectif le . Les AlgĂ©riens ont prĂ©fĂ©rĂ© la date symbolique du pour proclamer leur indĂ©pendance.
  12. Soit environ 10 % de la population totale du pays.
  13. Le GPRA, qui a refusĂ© le 3 juillet la dĂ©mission de l'exĂ©cutif provisoire, fixe la fĂȘte de l'indĂ©pendance au 5 juillet, jour du 132e anniversaire de la signature de la convention entre le Dey d'Alger et le Comte de Bourmont
  14. Élection prĂ©sidentielle cependant boudĂ©e par des grandes formations de l'opposition (FFS, FIS et FLN)
  15. Les fĂȘtes musulmanes Ă©tant cĂ©lĂ©brĂ©es selon les phĂ©nomĂšnes locaux des diffĂ©rentes phases de la lune, les dates sont variables d'annĂ©e en annĂ©e.
  16. Voir les articles Mouloudia club d'Alger et Jeunesse sportive de Kabylie.

Références

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  17. Awal, n° 40-41/2009-2010: Créer et transmettre chez les BerbÚres, Les Editions de la MSH, (ISBN 978-2-7351-1556-3, lire en ligne)
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Voir aussi

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