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Ferhat Abbas

Ferhat Abbas (en arabe : ÙŰ±Ű­Ű§ŰȘ Űčۚۧ۳, en kabyle : Feráž„at Ɛebbas, en tifinagh ⎌⎻└┃⎰├ ┄⎰⎱⎱⎰┙) nĂ© le Ă  Chahna (commune mixte de Taher, actuelle Oudjana) wilaya de Jijel et mort le Ă  Alger, est un chef nationaliste et homme d'État algĂ©rien.

Ferhat Abbas
Illustration.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale constituante
(chef de l'État, intĂ©rim)
–
(11 mois et 26 jours)
Prédécesseur Abderrahmane FarÚs
Successeur Ahmed Ben Bella (président de la République)
Hadj Mohamed Benalla (président de l'Assemblée nationale, indirectement)
Président du gouvernement provisoire de la République algérienne
–
(2 ans, 10 mois et 21 jours)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Benyoucef Benkhedda
Président de l'Union démocratique du manifeste algérien
–
Prédécesseur Création
Successeur Dissolution
Biographie
Nom de naissance Ferhat Mekki Abbas
Date de naissance
Lieu de naissance Taher (Algérie)
Date de décÚs
Lieu de décÚs Alger (Algérie)
Nationalité Algérienne
Parti politique FLN
Profession Pharmacien
Religion Islam sunnite

Ferhat Abbas
Chefs de l'État algĂ©rien

Fondateur de l'Union populaire algĂ©rienne (UPA), et de l’Union dĂ©mocratique du manifeste algĂ©rien (UDMA)[1], ralliĂ© au Front de libĂ©ration nationale (FLN) durant la Guerre d'AlgĂ©rie, prĂ©sident du premier gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne (GPRA) de 1958 Ă  1961, il est Ă©lu prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale constituante aprĂšs l’indĂ©pendance, devenant ainsi le premier chef de l’État de la RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire.

Biographie

Enfance et formation

Ferhat Abbas est nĂ© le Ă  Ouadjana, faisant alors partie de la commune mixte de Taher, dans la wilaya de Jijel[2]. Son pĂšre Ă©tait le caĂŻd SaĂŻd Ben Ahmed Abbas, qui fut commandeur de la lĂ©gion d'honneur, et sa mĂšre Maga Bint Ali. Sa famille, originaire de Tizi N'Bechar dans le nord-est de SĂ©tif, a dĂ» quitter la rĂ©gion aprĂšs l'Ă©chec de la rĂ©volte menĂ©e en 1871 par Mohamed El Mokrani. Le grand-pĂšre est alors chassĂ© de ses terres par les autoritĂ©s françaises et reconduit Ă  la condition de fellah. CondamnĂ© Ă  ĂȘtre ouvrier agricole, il descend des Hauts-plateaux pour se rendre sur la cĂŽte[3] - [4] - [5].

EntrĂ© Ă  l’école française Ă  dix ans[6], Ferhat Abbas fait ses Ă©tudes primaires Ă  Jijel et, bon Ă©lĂšve, est envoyĂ© Ă  quinze ans avec une bourse pour poursuivre des Ă©tudes secondaires Ă  Philippeville[6] (actuelle Skikda). De 1921 Ă  1924, il fait son service militaire[6] et, dĂšs cette Ă©poque, Ă©crit des articles pour diffĂ©rents journaux sous divers pseudonymes[6], dont « Kamel AbencĂ©rages »[7].

Étudiant en pharmacie Ă  l’universitĂ© d'Alger de 1924 Ă  1933[6], il est un membre actif de l’Amicale des Ă©tudiants musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN), dont il est vice-prĂ©sident en 1926-1927[6] et prĂ©sident de 1927 Ă  1931[6], date Ă  laquelle il transforme l’amicale en association. Il est Ă©galement Ă©lu vice-prĂ©sident de l’Union nationale des Ă©tudiants de France (UNEF) lors du congrĂšs d’Alger en 1930[6] - [8]

Lutte contre l’idĂ©ologie coloniale

À la fin des annĂ©es 1920, avant de se prendre d'admiration pour LĂ©on Blum, Ferhat Abbas entretient une correspondance avec Charles Maurras. Il espĂ©rait que son nationalisme soit ainsi mieux compris par le penseur de l'Action française, qui condamnait la colonisation en vertu de son nationalisme intĂ©gral opposĂ© Ă  l'expansionnisme[9] - [10].

Dans le cadre de la colonisation de l'AlgĂ©rie, Ferhat Abbas est d’abord favorable Ă  la politique d’assimilation avec un maintien du statut personnel, il milite activement au Mouvement de la jeunesse algĂ©rienne, qui rĂ©clame l’égalitĂ© des droits dans le cadre de la souverainetĂ© française et dĂ©veloppe sa propre pensĂ©e[11].

En 1931, il publie le livre Le Jeune AlgĂ©rien, regroupant notamment ses articles Ă©crits dans les annĂ©es 1920, et dont la thĂšse se rapporte Ă  la lutte contre la colonisation, pour assurer l’entente entre les Français et musulmans. Il dĂ©nonce notamment « cent ans de colonisation française ». Dans ce livre, il est aussi question d’« algĂ©rianitĂ© », de convoitise des colons, d’État algĂ©rien et d’islam : « Nous sommes chez nous. Nous ne pouvons aller ailleurs. C’est cette terre qui a nourri nos ancĂȘtres, c’est cette terre qui nourrira nos enfants. Libres ou esclaves, elle nous appartient, nous lui appartenons et elle ne voudra pas nous laisser pĂ©rir. L’AlgĂ©rie ne peut vivre sans nous. Nous ne pouvons vivre sans elle. Celui qui rĂȘve Ă  notre avenir comme Ă  celui des Peaux-Rouges d’AmĂ©rique se trompe. Ce sont les BerbĂšres qui ont fixĂ©, il y a quatorze siĂšcles, le destin de l’AlgĂ©rie. Ce destin ne pourra pas demain s’accomplir sans eux[12]. »

DiplĂŽmĂ© docteur en pharmacie en 1933, il s’établit Ă  SĂ©tif, oĂč il devient rapidement une importante figure politique en devenant conseiller gĂ©nĂ©ral en 1934, conseiller municipal en 1935 puis membre des DĂ©lĂ©gations financiĂšres (qui tiennent lieu d’AssemblĂ©e algĂ©rienne, mais avec des compĂ©tences limitĂ©es)[13]. Il adhĂšre Ă  la FĂ©dĂ©ration des Ă©lus musulmans du dĂ©partement de Constantine et devient rĂ©dacteur de son organe de presse, l’hebdomadaire L’Entente franco-musulmane (communĂ©ment appelĂ© « L’Entente ») ; trĂšs vite remarquĂ© par son prĂ©sident, le docteur Bendjelloul, qui, en 1937, le promeut rĂ©dacteur en chef du journal.

C’est lĂ  que, le , il publie un article intitulĂ© « La France, c’est moi », dans lequel il brĂ»le les idoles nationalistes de sa jeunesse et affirme que les destins algĂ©riens et français doivent demeurer liĂ©s :

« Si j’avais dĂ©couvert la nation algĂ©rienne, je serais nationaliste et je n’en rougirais pas comme d’un crime. Mais je ne mourrai pas pour la patrie algĂ©rienne parce que cette patrie n’existe pas. J’ai interrogĂ© l’histoire, j’ai interrogĂ© les vivants et les morts, j’ai visitĂ© les cimetiĂšres, personne ne m’en a parlĂ©. Sans doute ai-je trouvĂ© l’Empire arabe, l’Empire musulman qui honorent l’islam et notre race, mais les Empires se sont Ă©teints. On ne bĂątit pas sur du vent. Nous avons donc Ă©cartĂ© une fois pour toutes les nuĂ©es et les chimĂšres pour lier dĂ©finitivement notre avenir Ă  celui de l’Ɠuvre française dans ce pays[14]. »

Plus radical dans son combat et dans ses revendications, dĂ©nonçant notamment le « code de l’indigĂ©nat », Mohammed Bendjelloul fonde son propre parti en 1938, l’Union populaire algĂ©rienne. L’Entente devient alors un moyen d’expression politique pour Ferhat Abbas[15].

Vers la cause nationaliste

La pĂ©riode de la Seconde Guerre mondiale joue un rĂŽle important dans l’évolution de Ferhat Abbas, en mettant un terme Ă  ses espoirs d’« Ă©galitĂ© dans le cadre d’une souverainetĂ© française », le convainquant que le colonialisme Ă©tait « une entreprise raciale de domination et d’exploitation » dans laquelle mĂȘme les Ă©lites rĂ©publicaines françaises les plus Ă©clairĂ©es Ă©taient entiĂšrement impliquĂ©es[16].

Ferhat Abbas est engagĂ© volontaire dans l’armĂ©e française en 1939, puis il tente de dialoguer avec le rĂ©gime de Vichy. Le , il demande, dans une lettre adressĂ©e au gouverneur gĂ©nĂ©ral Jean-Marie Charles Abrial, Ă  faire partie de la commission financiĂšre de l'AlgĂ©rie[17].

Le , il adresse au marĂ©chal PĂ©tain, chef du rĂ©gime de Vichy, un rapport intitulĂ© « L’AlgĂ©rie de demain », appelant son attention sur le sort des indigĂšnes musulmans et rĂ©clamant prudemment des rĂ©formes : PĂ©tain lui rĂ©pond poliment, mais ne prend aucun engagement[18]. AprĂšs le dĂ©barquement alliĂ© en Afrique du Nord, Abbas se tourne vers l’amiral Darlan, maintenu au pouvoir par les AlliĂ©s, mais ce dernier fait, pour le sort des musulmans comme pour celui des juifs d’AlgĂ©rie, le choix de l’immobilisme[19].

Ferhat Abbas publie, le , un manifeste demandant un nouveau statut pour l’AlgĂ©rie, qui va beaucoup plus loin que ses prĂ©cĂ©dentes requĂȘtes : le « Manifeste du peuple algĂ©rien »[20], suivi d’un additif en mai, un « Projet de rĂ©formes faisant suite au Manifeste du Peuple algĂ©rien » faisant notamment allusion Ă  une « nation algĂ©rienne ». Le projet est alors soumis Ă  la Commission des rĂ©formes Ă©conomiques et sociales musulmanes tout juste crĂ©Ă©e par le gouverneur gĂ©nĂ©ral Peyrouton. Mais son successeur, le gĂ©nĂ©ral Georges Catroux, bloque le projet et rejette les initiatives prises par Ferhat Abbas qui est, de septembre Ă  dĂ©cembre, assignĂ© Ă  rĂ©sidence Ă  In Salah par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, chef du ComitĂ© français de libĂ©ration nationale[21].

De Gaulle rĂ©pond par la suite en partie aux rĂ©clamations des musulmans : par les dĂ©crets du , il permet l’accession de dizaines de milliers de musulmans Ă  la citoyennetĂ© française, sans pour autant toucher au statut coranique, et constitue des assemblĂ©es locales, comptant deux cinquiĂšmes d’élus indigĂšnes. Abbas et ses amis jugent cependant ces concessions insuffisantes[18]. Le , Abbas crĂ©e l’association des Amis du manifeste et de la libertĂ© (AML) soutenu par le cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi de l’Association des oulĂ©mas et par Messali Hadj du Parti du peuple algĂ©rien (PPA). En septembre 1944, il crĂ©e l’hebdomadaire ÉgalitĂ© (avec pour sous-titre ÉgalitĂ© des hommes - ÉgalitĂ© des races - ÉgalitĂ© des peuples)[22]. Au lendemain des Ă©meutes de SĂ©tif de mai 1945, tenu pour responsable avec Mohammed Bachir et ChĂ©rif SaĂądane, il est arrĂȘtĂ© et l’association des AML est dissoute. LibĂ©rĂ© en 1946, Ferhat Abbas et son compagnon de cellule Ahmed ChĂ©rif SaĂądane fondent l’Union dĂ©mocratique du manifeste algĂ©rien (UDMA). Outre SaĂądane, il est alors entourĂ© de militants plus jeunes, comme Ahmed Boumendjel, Ahmed Francis ou Kaddour Sator[23]. En juin, le parti obtient onze des treize siĂšges du deuxiĂšme collĂšge Ă  la seconde AssemblĂ©e constituante et Ferhat Abbas est Ă©lu dĂ©putĂ© de SĂ©tif.

Combat indépendantiste

Ferhat Abbas, Mohamed Boudiaf, Rabah Bitat, Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed en 1962 à la frontiÚres algéro-marocaine.

AprĂšs le refus Ă  deux reprises de son projet sur le statut de l’AlgĂ©rie, il dĂ©missionne de l’AssemblĂ©e en 1947. Il durcit alors ses positions, l’hebdomadaire l’ÉgalitĂ© devient, en fĂ©vrier 1948, ÉgalitĂ© - RĂ©publique algĂ©rienne puis RĂ©publique algĂ©rienne en juin de la mĂȘme annĂ©e[22]. Alors qu’il y annonce dĂšs 1953 une rupture imminente et dĂ©finitive[24], le Front de libĂ©ration nationale (FLN) lance le les premiĂšres actions armĂ©es[25] et marque le dĂ©but de la « RĂ©volution algĂ©rienne ».

Il rejoint, d’abord secrĂštement, en mai 1955 le FLN, aprĂšs plusieurs rencontres avec Abane Ramdane et Amar Ouamrane, puis annonce publiquement son ralliement et la dissolution officielle de l’UDMA lors d’une confĂ©rence de presse au Caire le 25 avril 1956. DĂšs le 20 aoĂ»t 1956, Ă  l’issue du CongrĂšs de la Soummam, il devient membre titulaire du Conseil national de la RĂ©volution algĂ©rienne (CNRA), puis entre au ComitĂ© de coordination et d'exĂ©cution (CCE) en 1957. Ferhat Abbas devient ensuite prĂ©sident du premier gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne (GPRA) Ă  sa crĂ©ation le 19 septembre 1958, puis du second GPRA, Ă©lu par le CNRA en janvier 1960. En aoĂ»t 1961, considĂ©rĂ© comme n’étant pas assez ferme face au gouvernement français[21], il est Ă©cartĂ© du GPRA et remplacĂ© par Benyoucef Benkhedda.

À l’indĂ©pendance de l’État algĂ©rien, lors de la « Crise de l'Ă©tĂ© 1962 »[26], opposant le GPRA de Benkhedda et le bureau politique du FLN, Ferhat Abbas rallie le 16 juillet les partisans d'Ahmed Ben Bella, tout en dĂ©sapprouvant le principe de parti unique retenu par le programme du congrĂšs de Tripoli[27]. Il succĂšde Ă  Abderrahmane FarĂšs, prĂ©sident de l’exĂ©cutif provisoire, et devient le prĂ©sident, Ă©lu par 155 voix contre 36 blancs ou nuls, de la premiĂšre AssemblĂ©e nationale constituante (ANC) fixĂ©e le 20 septembre (en tant que dĂ©putĂ© FLN de SĂ©tif) faisant fonction de chef de l’État Ă  titre provisoire. Le , il proclame la naissance de la RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire[28].

Militant démocrate

Il quitte ses fonctions le Ă  la suite de son profond dĂ©saccord avec la politique de « soviĂ©tisation » de l’AlgĂ©rie par Ahmed Ben Bella, en dĂ©nonçant « son aventurisme et son gauchisme effrĂ©nĂ© »[29]. Cette prise de position le fait exclure du FLN et lui vaut d'ĂȘtre emprisonnĂ© Ă  Adrar, dans le Sahara, la mĂȘme annĂ©e. Il est libĂ©rĂ© en mai 1965, Ă  la veille du coup d’État du 19 juin par Houari BoumĂ©diĂšne.

RetirĂ© de la vie politique, mais toujours militant et fervent dĂ©mocrate, il rĂ©dige avec Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel, ex-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PPA-MTLD, et Mohamed Kheireddine, ex-membre du CNRA, en mars 1976, un « Appel au peuple algĂ©rien »[30], rĂ©clamant des mesures urgentes de dĂ©mocratisation et dĂ©nonçant « le pouvoir personnel » et la Charte nationale Ă©laborĂ©e par BoumĂ©diĂšne. Il est alors une nouvelle fois assignĂ© Ă  rĂ©sidence jusqu’au 13 juin 1978. En 1980, il publie ses mĂ©moires, Autopsie d’une guerre, puis se livre, en 1984, dans L’IndĂ©pendance confisquĂ©e, Ă  une virulente dĂ©nonciation de la corruption et de la bureaucratie qui rĂ©gnaient en AlgĂ©rie, engendrĂ©es par les rĂ©gimes successifs de Ben Bella et BoumĂ©diĂšne[21]. Le 30 octobre 1984, dans sa villa du quartier de Kouba, il est dĂ©corĂ© au nom du prĂ©sident alors en exercice, Chadli Bendjedid, de la mĂ©daille du rĂ©sistant.

Ferhat Abbas est mort à Alger le . Il est enterré au carré des martyrs du cimetiÚre d'El Alia à Alger.

Publications

  • Le Jeune AlgĂ©rien, La Jeune Parque, Paris, 1931 [rĂ©Ă©dition Garnier, 1981. Le Jeune AlgĂ©rien : 1930. De la colonie vers la province. (suivie de) Rapport au marĂ©chal PĂ©tain : avril 1941, (ISBN 2-7050-0358-4).
  • J’accuse l’Europe, LibĂ©ration, Alger, 1944.
  • Guerre et rĂ©volution I : La nuit coloniale, Ă©ditions Julliard, Paris, 1962.
  • Autopsie d’une guerre : L’aurore, Ă©ditions Garnier, Paris, 1980 (ISBN 2-7050-0290-1).
  • L’IndĂ©pendance confisquĂ©e, Ă©ditions Flammarion, Paris, 1984 (ISBN 2-0806-4718-0).
  • Demain se lĂšvera le jour, Alger-Livres Ă©ditions, Alger, 2010 (ISBN 978-9-9478-9719-5).
  • Le Manifeste du peuple algĂ©rien - suivi du Rappel au peuple algĂ©rien, Orients, 2014,

Hommages et mémoire

Plusieurs bùtiments ou lieux publics portent le nom de Ferhat Abbas, comme l'aéroport Ferhat-Abbas de Jijel et l'université Ferhat-Abbas de Sétif.

De plus, des mĂ©moriaux ont Ă©tĂ© Ă©rigĂ©s Ă  l’aĂ©roport de Jijel[31] Ă  Bouafroune, localitĂ© de sa naissance (projet[32]). Un enjeu de mĂ©moire existe au sujet de sa maison natale, actuellement utilisĂ©e comme bĂątiment agricole[33].

Notes et références

  1. Hosham Dawod, Tribus et pouvoirs en terre d'islam, Armand Colin, , 304 p. (ISBN 978-2-200-26058-3, lire en ligne).
  2. Éditions Larousse, « Ferhat Abbas ou Farhat Abbas - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consultĂ© le )
  3. RenĂ© Jacqmin, États-Unis de France: Ce que doit ĂȘtre l'Union française, FeniXX rĂ©Ă©dition numĂ©rique, (ISBN 978-2-307-12321-7, lire en ligne)
  4. Hervé BOURGES, Dictionnaire amoureux de l'Afrique, Place des éditeurs, (ISBN 978-2-259-25360-4, lire en ligne)
  5. iflisen, « Ferhat Abbas, le Kabyle de Jijel, un Algéro-Algérien de grand calibre - La confédération des Iflisen Umellil », sur La confédération des Iflisen Umellil (consulté le )
  6. Pervillé 2009, p. 3.
  7. « Kamel » en rĂ©fĂ©rence au dirigeant turc Mustafa Kemal, et « AbencĂ©rages » pour la dynastie maure d’Andalousie durant la Reconquista.
  8. « GenÚse de l'Algérie », sur Cairn
  9. Jean Daniel, Voyage au bout de la nation, Seuil, (ISBN 978-2-02-148679-7, lire en ligne)
  10. Gerbert Rambaud, La France et l'islam au fil de l'histoire: Quinze siĂšcles de relations tumultueuses, Editions du Rocher, (ISBN 978-2-268-09768-8, lire en ligne)
  11. « TĂ©moignage d'un Kabyle », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consultĂ© le )
  12. Ferhat Abbas, Le Jeune Algérien (BNF 34685615), p. 143.
  13. Kamel BeniaĂŻche, « Ferhat Abbas : L’homme des convictions profondes », El Watan, 24 dĂ©cembre 2018.
  14. Michel DevĂšze, La France d'Outre-Mer, Hachette, 1948, p. 32.
  15. [PDF] LeĂŻla Benammar Benmansour, « Ferhat Abbas, journaliste Ă  L’Entente (1935-1942). Une plume exceptionnelle combative », [[El Watan|El Watan]],‎ (lire en ligne).
  16. (en) Jeremy F. Lane, « Ferhat Abbas, Vichy's National Revolution, and the Memory of the Royaume arabe », L'Esprit crĂ©ateur, vol. 47,‎ , p. 19-31 (OCLC 4639697762).
  17. Mahfoud Kaddache, Histoire du nationalisme algérien: question nationale et politique algérienne, 1919-1951, Société nationale d'édition et de diffusion, (lire en ligne)
  18. Pierre Montagnon, La France coloniale : . Retour Ă  l'Hexagone, t. 2, Paris, Ă©ditions Pygmalion, , 498 p. (ISBN 2-85704-319-8, BNF 35610213), p. 108-110.
  19. Jacques Cantier, L’AlgĂ©rie sous le rĂ©gime de Vichy, Éditions Odile Jacob, , p. 372.
  20. « 10 février 1943 : Ferhat Abbas réclame une Algérie autonome », Herodote.net. Lire en ligne Le Manifeste du peuple algérien.
  21. « Abbas, Ferhat (1899-1985) » par Guy PervillĂ©, in Parcours, L’AlgĂ©rie, les hommes et l’histoire, recherches pour un dictionnaire biographique de l’AlgĂ©rie, no 8 (novembre-dĂ©cembre 1987), pp. 5-16 [(fr) lire en ligne].
  22. LeĂŻla Benammar Benmansour, « Dans l’autonomie ou par la lutte armĂ©e », El Watan,‎ (lire en ligne).
  23. Malika Rahal, L’Union dĂ©mocratique du Manifeste algĂ©rien (1946-1956) : Histoire d’un parti politique. L’autre nationalisme algĂ©rien, INALCO, .
  24. Il Ă©crit notamment dans La RĂ©publique algĂ©rienne, trois semaines avant le dĂ©clenchement du 1er novembre 1954 : « Notre peuple, las de s’indigner et de plaider en vain sa cause devant un tribunal qui ne connaĂźt d’autres rĂšgles que celle que lui inspire le racisme, s’est tu. On a interprĂ©tĂ© ce silence et ce calme comme l’expression d’une adhĂ©sion. En rĂ©alitĂ©, la colĂšre est Ă  son comble et ce silence est fait de mĂ©pris et de rĂ©volte. L’AlgĂ©rie n’est pas calme, et le divorce pourrait trĂšs vite ĂȘtre dĂ©finitif ».
  25. Voir aussi l'article DĂ©claration du 1er novembre 1954.
  26. [PDF] Boukhalfa Amazit, La crise de l’étĂ© 1962 « La deuxiĂšme mort » du congrĂšs de la Soummam, El Watan.
  27. « Projet de programme », Déclaration du congrÚs de Tripoli (juin 1962).
  28. Proclamation de la République algérienne, Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, 1re année, no 1, 26 octobre 1962 p. 5 [PDF].
  29. Extrait de L’indĂ©pendance confisquĂ©e (Éditions Flammarion, 1984) : « J’ai dĂ©missionnĂ© de la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e nationale constituante dĂšs le jour oĂč la Constitution du pays fut discutĂ©e et adoptĂ©e en dehors de l’AssemblĂ©e que je prĂ©sidais et des dĂ©putĂ©s Ă©lus pour le faire. La discussion et l’adoption eurent pour cadre une salle de cinĂ©ma de la ville, Le Majestic. LĂ  fut institutionnalisĂ© le parti unique, Ă  l’instar des dĂ©mocraties populaires. ».
  30. « Appel au peuple algérien », Manifeste du 10 mars 1976.
  31. « Le nouveau mĂ©morial de l'aĂ©roport de la wilaya de Jijel », L'Écho de Jijel, 27 avril 2009.
  32. « BientĂŽt un mĂ©morial
 ».
  33. « Quel statut pour la maison de Ferhat Abbas ? », L'Écho de Jijel, 21 avril 2009.

Annexes

Bibliographie

Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article : document utilisĂ© comme source pour la rĂ©daction de cet article.

  • Charles-AndrĂ© Julien, L’Afrique du Nord en marche, Paris, Julliard, 1952 [rĂ©ed. Omnibus, 2002 (ISBN 2-2580-5863-5)].
  • Amar Naroun, Ferhat Abbas ou les Chemins de la souverainetĂ©, Paris, DenoĂ«l, 1961.
  • Benjamin Stora et Zakya Zaoud, Ferhat Abbas, une utopie algĂ©rienne, Paris, DenoĂ«l, (ISBN 2-207-24231-5, BNF 37462504). Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
  • Mahfoud Kaddache, Histoire du nationalisme algĂ©rien 1919-1951, Paris MĂ©diterranĂ©e, 2003 (ISBN 2-8427-2169-1).
  • Achour Cheurfi, Dictionnaire de la rĂ©volution algĂ©rienne (1954-1962), Alger, Casbah Éditions, 2004 (ISBN 9-9616-4478-6).
  • Guy PervillĂ©, « Abbas, Ferhat (1899-1985) », dans Jeanine VerdĂšs-Leroux (dir.), L'AlgĂ©rie et la France, Paris, Robert Laffont, , 899 p. (ISBN 978-2-221-10946-5, BNF 42001417), p. 3-6. Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
  • Rahal, Malika. « La place des rĂ©formistes dans le mouvement national algĂ©rien ». VingtiĂšme SiĂšcle. Revue d’histoire 3, no 83 (septembre 2004) : 161‑71.
  • Malika Rahal, Ferhat Abbas, de l’assimilationnisme au nationalisme , Paris - Alger, La DĂ©couverte - Barzakh, .
  • Mokhtar Sakhri, Ferhat Abbas, Edilivre Classiques, 2013.

Articles connexes

Liens externes

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