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Belfort

Belfort (/bɛl.fɔʁ/ [Note 1]) est une commune française situĂ©e dans le nord-est de la rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©. Chef-lieu du Territoire de Belfort, la commune comptait 45 458 habitants en 2020. Elle est la principale commune et le cƓur urbain d'une agglomĂ©ration de 78 867 habitants.

Belfort
De haut en bas, de gauche à droite : la citadelle de Belfort , la cathédrale Saint-Christophe, le centre historique avec Le Salbert en arriÚre-plan et le Lion de Belfort.
Blason de Belfort
Blason
Belfort
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
DĂ©partement Territoire de Belfort
(préfecture)
Arrondissement Belfort
(chef-lieu)
Intercommunalité Grand Belfort
(siĂšge)
Maire
Mandat
Damien Meslot (LR)
2020-2026
Code postal 90000
Code commune 90010
DĂ©mographie
Gentilé Belfortains
Population
municipale
45 458 hab. (2020 en diminution de 8,65 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 2 658 hab./km2
Population
agglomération
78 867 hab. (2019)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 47° 38â€Č 17″ nord, 6° 51â€Č 46″ est
Altitude Min. 354 m
Max. 650 m
Superficie 17,10 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Belfort
(ville-centre)
Aire d'attraction Belfort
(commune-centre)
Élections
DĂ©partementales Cantons de Belfort-1, Belfort-2 et Belfort-3
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives PremiĂšre et deuxiĂšme circonscriptions
Localisation
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Belfort
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Belfort
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Belfort
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Belfort
Liens
Site web www.belfort.fr

    Établie dans la trouĂ©e de Belfort, la citĂ© est implantĂ©e sur une importante voie de communication oĂč les premiĂšres activitĂ©s humaines se manifestent dĂšs la PrĂ©histoire. Cet emplacement particulier joue un rĂŽle important tout au long de son histoire, notamment au XIVe siĂšcle, quand la citĂ© est connue sous le nom de Bellumfortum. Cette situation stratĂ©gique au cƓur de la trouĂ©e de Belfort a fait d'elle une place forte militaire et une citĂ© de garnison aux frontiĂšres des mondes rhĂ©nan et rhodanien.

    Historiquement, elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace qui correspond aux actuels départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Territoire de Belfort ainsi que le territoire de Landau en Allemagne. La ville a toujours fait partie de l'espace linguistique francophone à l'instar des vallées welches d'Alsace. AprÚs le rattachement de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand en 1871, l'actuel Territoire de Belfort, alors dénommé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin »[Note 2], seule partie d'Alsace à n'avoir pas été rattachée, demeure détaché puis accÚde au statut de département en 1922. Le décret du portant sur l'harmonisation des circonscriptions administratives le rattache à la région Franche-Comté plutÎt qu'à la région Alsace, décision confirmée en 1982 avec les lois sur la décentralisation qui donnent aux régions françaises le statut de collectivités territoriales.

    GĂ©ographie

    Localisation

    Représentations cartographiques de la commune
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    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
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    1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

    La ville se situe dans la trouée de Belfort, voie de passage entre les Vosges au nord et le Jura au sud. Belfort est ainsi aux portes tant du monde rhénan que du monde rhodanien et est desservie par l'autoroute A36, la route nationale N 19, les voies ferrées Belfort-Delle, Paris-Mulhouse, Strasbourg-Lyon, Dole-Ville-Belfort et la LGV Rhin-RhÎne, ainsi que par le canal de la Haute-SaÎne reliant la ville au canal du RhÎne au Rhin.

    La ville de Belfort se situe dans l'extrĂȘme nord-est de la rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©[1], dans le dĂ©partement du Territoire de Belfort. L'agglomĂ©ration belfortaine se situe ainsi, par la route, Ă  moins de 25 km de la frontiĂšre suisse et Ă  environ 60 km de la frontiĂšre allemande. La ville est proche de BĂąle et Fribourg-en-Brisgau. À vol d'oiseau, Belfort est distante de 360 km de Paris, 260 km de Lyon et 120 km de Strasbourg[Note 3].

    À l'Ă©chelle rĂ©gionale et par les voies de communication, Belfort est Ă  44 km de Mulhouse, 68 km de BĂąle, 72 km de Colmar, 90 km de Besançon, 95 km de Fribourg-en-Brisgau, 146 km de Strasbourg, 170 km de Dijon et 178 km de Nancy, aux portes de l'Alsace, de la Lorraine, de l'Allemagne et de la Suisse. Sa distance avec la capitale est de 500 km par l'autoroute[Note 3].

    La ville se situe sur un axe structurant européen dit « Rhin-RhÎne[2] », voie de communication entre Mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud.

    Communes limitrophes

    Topographie

    La trouée de Belfort est le passage le plus aisé entre la plaine d'Alsace et le bassin du RhÎne. Le site de la ville est entouré de plusieurs collines (de l'est au nord dans le sens des aiguilles d'une montre) : le mont de la Miotte, le mont Justice, le mont des basses Perches, le Haut du Mont et le mont Salbert. Le mont Rudolphe sur la commune d'Offemont est limitrophe de la ville. Les monts de la Miotte, du Salbert, des Hautes, Basses Perches et Rudolphe sont des sites fortifiés. Les terres, sur lesquelles Belfort est bùti aujourd'hui, sont relativement planes, d'une altitude variant entre 345 et 400 mÚtres.

    •  phtographie reprĂ©sentant Belfort vue de la Miotte, de nuit.
      Belfort vue de la Miotte, de nuit.
    • Belfort vue de la Miotte, de jour.
      Belfort vue de la Miotte, de jour.
    • Panorama vu du sommet du Salbert.
      Panorama vu du sommet du Salbert.

    GĂ©ologie

    La ville prĂ©sente une situation notable d'un point de vue gĂ©ologique, puisqu'elle est situĂ©e Ă  cheval sur le sud du massif des Vosges (mont du Salbert) et sur le nord du massif du Jura (monts de la Justice, de la Miotte, des hautes et basses Perches). Elle se situe Ă  l'extrĂ©mitĂ© sud de la faille gĂ©ologique du fossĂ© rhĂ©nan. Les sols de la ville sont constituĂ©s de roches issues de ces massifs : le grĂšs des Vosges, datant du Trias moyen et les calcaires jurassiens du Jurassique. Le bassin houiller stĂ©phanien sous-vosgien s’étend au nord du territoire communal, oĂč il est briĂšvement exploitĂ© de façon artisanale Ă  Anjoutey et Roppe[3]. Le gisement s'Ă©tend entre Bouhans-lĂšs-Lure, Ronchamp, Lomont Ă  l'ouest, Thann au nord et Mulhouse Ă  l'est, il est recouvert d'un Permien Ă©pais. Des alluvions plus rĂ©centes ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es par les cours d'eau dont la Savoureuse sur un axe nord-sud large de plus de km entre Valdoie et Danjoutin. Au nord de la ville, on trouve des dĂ©pĂŽts glaciaires du quaternaire et des strates issues du VisĂ©en et DĂ©vono-Dinatien[4] - [Note 4]. Une des consĂ©quences de cette situation particuliĂšre est la couleur de la roche et donc de la terre. Ainsi Ă  l'ouest de l'Ă©tang des Forges, elle est rouge (grĂšs des Vosges), alors qu'Ă  l'est, elle est grise (calcaire du Jura)[G 1].

    Hydrographie

    photographie de la savoureuse depuis le pont Carnot à Belfort avec en arriÚre-plan le théùtre du Granit
    La Savoureuse vue depuis le pont Carnot, avec le théùtre du Granit en arriÚre-plan.
    Quai Charles Vallet.

    L'axe hydrologique principal de la ville est constituĂ© par la Savoureuse[5]. Cette riviĂšre de 40 kilomĂštres prend sa source au sommet du ballon d'Alsace et traverse la ville du nord au sud ; elle se jette dans l'Allan Ă  Sochaux dans le Doubs. Dans sa traversĂ©e du centre-ville, les quais ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s pour permettre aux cyclistes et piĂ©tons de s'y promener. La ville se situe Ă  quelques kilomĂštres de la ligne de partage des eaux entre la mer MĂ©diterranĂ©e et la mer du Nord.

    Climat

    Belfort est soumise à un climat semi-continental ou dit « dégradé »[G 2]. Elle subit, d'une part, des précipitations importantes tant en quantité qu'en fréquence et, d'autre part, des hivers rudes avec de fortes gelées et de la neige et des étés chauds et secs[6]. D'une maniÚre générale, le climat de Belfort se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat belfortain en comparaison avec la moyenne nationale et quelques villes représentant les différents climats existant en France.

    Tableau comparatif des données climatiques de Belfort[7]

    Ville Ensoleillement
    (h/an)
    Pluie
    (mm/an)
    Neige
    (j/an)
    Orage
    (j/an)
    Brouillard
    (j/an)
    MĂ©diane nationale 1 852835162550
    Belfort 1 7971 122312738
    Paris 1 66263712178
    Nice 2 7247331271
    Strasbourg 1 693665262851
    Brest 1 5301 21071276
    Bordeaux 2 03594433169

    Avec 1 080 millimĂštres de prĂ©cipitations par an, la ville est une des plus arrosĂ©es du pays avec Pau (1 084 mm/an), Brest (1 109 mm/an) et Biarritz (1 483 mm/an). Ces prĂ©cipitations ont lieu en moyenne 135 jours par an, dont 36 avec des chutes de neige. Elle bĂ©nĂ©ficie malgrĂ© cela d'un bon ensoleillement de 1 797 heures par an.

    Les records de tempĂ©rature maximale et minimale sur Belfort sont respectivement de 38 °C le et −21,4 °C le . La tempĂ©rature moyenne annuelle est de 9 °C. La station mĂ©tĂ©orologique de MĂ©tĂ©o-France installĂ©e sur la commune et en service de 1946 Ă  2013 permet de connaĂźtre l'Ă©volution des indicateurs mĂ©tĂ©orologiques[8]. Le tableau dĂ©taillĂ© pour la pĂ©riode 1981-2010 est prĂ©sentĂ© ci-aprĂšs.

    Statistiques 1981-2010 et records BELFORT (90) - alt : 422 m 47° 37â€Č 42″ N, 6° 52â€Č 30″ E
    Records établis sur la période du 01-03-1946 au 23-05-2013
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    TempĂ©rature minimale moyenne (°C) −1,5 −1,1 1,9 4,6 8,7 11,7 13,8 13,6 10,3 6,9 2,3 −0,4 5,9
    Température moyenne (°C) 1,2 2,3 6,1 9,4 13,8 16,9 19,2 18,9 15 10,7 5,2 2,1 10,1
    Température maximale moyenne (°C) 3,8 5,7 10,3 14,3 18,8 22,1 24,5 24,2 19,6 14,6 8,1 4,5 14,3
    Record de froid (°C)
    date du record
    −20,6
    09.01.85
    −21,4
    10.02.56
    −14,1
    01.03.05
    −6,1
    13.04.86
    −3,7
    05.05.79
    1,7
    02.06.06
    4,6
    01.07.60
    4,4
    28.08.79
    0,3
    17.09.71
    −6
    30.10.50
    −10,1
    23.11.98
    −16,7
    20.12.09
    −21,4
    1956
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    16,9
    06.01.99
    20,4
    29.02.60
    25,2
    30.03.89
    29
    21.04.68
    32,1
    25.05.09
    35
    28.06.11
    38
    13.07.49
    37,5
    12.08.03
    34
    06.09.49
    27,5
    07.10.09
    20,3
    10.11.77
    18,2
    16.12.89
    38
    1949
    PrĂ©cipitations (mm) 97,6 86,6 88,7 71,8 100,9 85,7 81,4 88,1 96 106 99,4 120,1 1 122,3
    Nombre de jours avec neige 7,2 7,9 4,9 1,7 0,1 0 0 0 0 0,2 2,8 6,7 31,3
    Nombre de jours avec grĂȘle 0,1 0,1 0,3 0,2 0,3 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0 0 1,7
    Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,4 1,6 4,4 5,6 6,2 5,2 2,2 0,9 0,1 0,3 27,4
    Nombre de jours avec brouillard 6,3 3,7 1,7 1,5 1,5 0,8 0,8 1,1 3,3 6 6 5,7 38,3
    Source : « Fiche 90010001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base

    Voies de communication et transports

    carte présentant les transports et zones d'activités principales de l'agglomération belfortaine
    Belfort : transports et zones d'activités.
    carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
    Situation de Belfort au sein des voies de communications franc-comtoises.
    photographie présentant l'entrée du hall voyageur de la gare SNCF de Belfort
    La gare SNCF de Belfort.
    Tramway de Belfort circulant dans les années 1930 dans le Faubourg de France.

    Belfort se situe sur un axe de communication européen entre l'Europe du Nord-Est (Allemagne et Suisse) et l'Europe du Sud-Ouest (Espagne et Sud de la France). L'autoroute A36, la ligne LGV Rhin-RhÎne, la ligne classique Strasbourg-Lyon et le canal du RhÎne au Rhin se superposent sur cet axe. Un second axe nord-ouest (Luxembourg et Belgique) sud-est (Suisse et Italie) se dessine autour de la RN 19 et la ligne de Belfort à Delle vers Bienne.

    Parts modales des transports

    Belfort reste dominĂ©e par l'automobile, 65 % des dĂ©placements sont effectuĂ©s en voiture sur Belfort et son Territoire en 2010[B 1]. Cependant, la marche reprĂ©sente plus de 50 % des dĂ©placements internes de la ville de Belfort[B 1]. En 2006, 70 % des dĂ©placements domicile-travail dans la communautĂ© d'agglomĂ©ration belfortaine Ă©taient rĂ©alisĂ©s en voiture[B 2] - [Note 5]. Sur le mĂȘme secteur et la mĂȘme annĂ©e, les modes doux tels que le vĂ©lo, la marche et les transports en commun reprĂ©sentent respectivement 3 %, 12 % et 8 % pour les navettes domicile-travail[B 2].

    Axes routiers

    L'autoroute A36 Beaune - Mulhouse, qui passe au sud et Ă  l'est de la ville, est l'axe principal la reliant aux autres villes françaises et Ă©trangĂšres. Elle a fait l'objet d'un Ă©largissement sur l'axe Belfort-MontbĂ©liard, passant de 2 Ă— 2 voies Ă  2 Ă— 3 voies de 2006 Ă  2008[9]. Le trafic y est Ă©levĂ© : en 2008, on comptait plus de 60 000 vĂ©hicules par jour entre les sorties de Sevenans et Belfort-Centre-Danjoutin, entre 40 000 et 60 000 vers MontbĂ©liard et entre 20 000 et 40 000 entre Belfort-Centre-Danjoutin et Belfort-Glacis du ChĂąteau et vers Mulhouse[B 3]. L'autoroute A36 est une des deux branches est de la Route Centre-Europe Atlantique. Une route nationale, la N 19, passait originellement au centre de la ville. Elle est progressivement dĂ©classĂ©e au profit de la route nationale N 1019, passant au sud de la ville. Cette nouvelle route est amĂ©nagĂ©e en 2 Ă— 2 voies[10], elle permet de rejoindre Paris, Nancy et la Suisse et constitue ainsi l'autre axe principal. En 2008, elle supportait un trafic compris entre 10 000 et 15 000 vĂ©hicules par jour entre les sorties Bavilliers et Grandvillars[B 3]. Le boulevard de contournement de la ville (l'ancienne route nationale N 83) voit passer entre 15 000 et 40 000 vĂ©hicules par jour[B 3].

    Liaisons ferroviaires

    La ville est Ă©quipĂ©e d’une gare principale, d’une halte ferroviaire (halte des Trois-ChĂȘnes, sur la ligne de Vesoul ou Nancy), et dispose d’une gare TGV, la gare de Belfort - MontbĂ©liard TGV sur la ligne Ă  grande vitesse Rhin-RhĂŽne, Ă  11,1 kilomĂštres[11] du centre ville de Belfort.

    Les TGV nationaux et internationaux desservent la gare TGV depuis le 11 décembre 2011, et rejoignent Besançon Franche-Comté TGV, Dijon et Paris, Lyon et Marseille ou Montpellier, Strasbourg, Luxembourg et Mulhouse, Bùle et Zurich.

    Les trains classiques et les TER complĂštent cette offre vers MontbĂ©liard, Besançon, Lons-le-Saunier et Lyon, ou Dole et Dijon (avec correspondance Ă  Besançon), Mulhouse, Vesoul, Troyes et Paris, Épinal, et ont tous pour origine ou terminus la gare de Belfort.

    Depuis décembre 2018, à la suite de la remise en service de la ligne Belfort - Delle, la relation Belfort - Montbéliard TGV - Bienne est assurée par les Chemins de fer fédéraux suisses. La SNCF assure seule le parcours terminal Belfort - Montbéliard TGV - gare de Belfort en correspondance avec les trains suisses, offrant une desserte ferroviaire internationale de la gare TGV. Cette nouvelle relation ferroviaire rapproche Belfort et son agglomération de la Suisse, en particulier des villes de Delémont, Berne, Fribourg et Lausanne, au moyen d'un changement impératif, soit en gare de Belfort - Montbéliard TGV soit en gare de Delle (6 allers-retours Belfort-Delle prévus par jour) [12] - [13].

    Dans un avenir lointain, la ligne Épinal-Belfort pourrait ĂȘtre modernisĂ©e et Ă©lectrifiĂ©e, permettant peut-ĂȘtre la liaison LGV Est - LGV Rhin-RhĂŽne en gare de Belfort-MontbĂ©liard TGV (raccordement Ă  crĂ©er) et offrant Ă  Nancy et Épinal une nouvelle relation directe par TGV vers le Sud de la France[14].

    Voies aérienne et portuaire

    Belfort bĂ©nĂ©ficie de la proximitĂ© de l'aĂ©roport international de BĂąle-Mulhouse-Fribourg (Ă  environ 65 km) et de l'aĂ©roport international de Zurich (Ă  environ 165 km). L'agglomĂ©ration belfortaine est Ă©quipĂ©e d'un aĂ©rodrome situĂ© sur la commune de Chaux au nord de Belfort. Elle profite Ă©galement de la proximitĂ© du port Mulhouse-Rhin Ă  40 km dont les plateformes multimodales reliĂ©es avec les transports routiers et ferroviaires permettent le transit international des conteneurs en provenance de Belfort.

    Ancien réseau de tramway de 1913 à 1948

    Le rĂ©seau de tramways Ă©lectriques de Belfort (TEB) est fondĂ© en 1895. En 1898, sont mises en service les deux premiĂšres lignes de tramway allant de la gare Ă  la mairie, et de Belfort Ă  Valdoie. En 1912, les tracĂ©s sont repris par les chemins de fer d'intĂ©rĂȘt local du Territoire de Belfort[15]. La ville sera alors desservie par un rĂ©seau de chemin de fer secondaire Ă  voie mĂ©trique et traction Ă©lectrique, qui fut en activitĂ© Ă  partir de 1913. La derniĂšre ligne ferma en 1948, Ă©vincĂ©e par le dĂ©veloppement de l'automobile[C 1].

    RĂ©seau urbain et suburbain
    La ligne 1 du BHNS de Belfort
    La ligne 1 du BHNS Optymo II.

    Les transports urbains sont reprĂ©sentĂ©s par le rĂ©seau de bus Optymo 2, qui avait Ă©tĂ© mis en place en 2013, et qui desservait tout le dĂ©partement avec 7 lignes urbaines, 7 lignes suburbaines, 12 lignes spĂ©ciales, 3 lignes directes[C 2]. Ce rĂ©seau Ă©tait dense avec une frĂ©quence cadencĂ©e Ă  10 min en journĂ©e sur le rĂ©seau urbain et de 20 min Ă  toutes les heures sur le rĂ©seau suburbain. Une innovation de taille a eu lieu en 2009 : la possibilitĂ© de payer le ticket de bus par SMS, dispositif unique en France, cela pour faciliter l'accĂšs aux usagers qui ne prennent pas rĂ©guliĂšrement le bus. L'ensemble de sa flotte est initialement dotĂ© de bus GPL[C 1], plus respectueux de l'environnement, ce qui lui a permis d'obtenir le Ruban du dĂ©veloppement durable Ă  la fin de l'annĂ©e 2009[16]. En 2012, le rĂ©seau se distingue en Ă©tant le premier rĂ©seau français en termes de progression de la frĂ©quentation : plus de 70 % en quatre ans. En 2011, plus de 8 millions de passagers ont empruntĂ© le rĂ©seau Optymo[17].

    En 2016, aprĂšs 2,5 ans de fonctionnement d'Optymo 2 et une alternance politique, les frĂ©quences de passage Ă  5 min passent Ă  7 min 30 s, celles Ă  10 min passent Ă  15 min (exceptĂ© la ligne 3 qui conserve sa frĂ©quence Ă  10 min). Le systĂšme d'offre Ă  la demande sur l'ensemble du territoire dĂ©partemental Ă  chaque demi-heure est dĂ©mantelĂ©, et remplacĂ© par quelques lignes fixes, qui ne passent plus que trois Ă  six fois dans la journĂ©e. La numĂ©rotation des lignes suburbaines quitte les lettres utilisĂ©es pendant seulement 2,5 ans, pour adopter Ă  nouveau des nombres Ă  deux chiffres. Les services du dimanche se voient attribuer des parcours modifiĂ©s et des numĂ©ros de lignes dans la tranche 91-99.

    BHNS

    Le , Belfort et son agglomĂ©ration se dotent d'un bus Ă  haut niveau de service (BHNS)[C 3] adaptĂ© aux contraintes financiĂšres, et Ă  la demande des voyageurs. Il propose cinq lignes de BHNS dont deux Ă  une frĂ©quence cadencĂ©e Ă  5 min et trois Ă  10 min ainsi que des lignes pĂ©riurbaine cadencĂ©e Ă  la demi-heure. Ce projet de BHNS Optymo II s'appuie sur une plate-forme TCSP de 4,5 km en centre-ville, des carrefours amĂ©nagĂ©s avec prioritĂ© aux feux tricolores munis d'un systĂšme d'aide Ă  la conduite (SAC). Le matĂ©riel roulant sera renouvelĂ© en 2017, mais des bus Ă  moteur Diesel complĂštent les bus iGPL initiaux[18]. Le projet s'accompagne d'une rĂ©novation urbaine du centre-ville[C 4].

    Des bus Ă  hydrogĂšne sont attendus en avril 2023[19] - [20] - [21].

    Voies cyclables

    Tracé de l'EV6.

    Belfort compte de nombreuses voies et bandes cyclables facilitant les déplacements à vélo dans la ville ; il faut cependant noter que plusieurs de ces bandes cyclables sont tracées en ville sur les trottoirs, en contradiction avec les prescriptions du code de la route.
    Des voies pour vĂ©lo permettent de rejoindre les communes de l'agglomĂ©ration et de l'aire urbaine dont « la coulĂ©e verte du canal » permettant de rejoindre l'espace central de l'aire urbaine Belfort-MontbĂ©liard-HĂ©ricourt-Delle et l'agglomĂ©ration de MontbĂ©liard, la voie Belfort-Offemont-VĂ©trigne-Roppe, les voies Belfort-Valdoie-Lac de Malsaucy et Belfort-Valdoie-Éloie. Ce rĂ©seau local permet de rejoindre Ă  quelques kilomĂštres l'EuroVelo 6 et se prolonge sur la liaison Belfort-Porrentruy en Suisse (FrancovĂ©losuisse)[B 4].
    Depuis le 22 avril 2013, dans le cadre du projet de BHNS, 200 vĂ©los en libre-service sont Ă  disposition Ă  Belfort. RĂ©partis sur 21 stations, leur nombre sera portĂ© Ă  270 en dĂ©ployant des stations dans les communes limitrophes de la ville. Il est Ă©galement prĂ©vu 700 vĂ©los en location longue durĂ©e Ă  Belfort et son agglomĂ©ration[22] - [23].

    Urbanisme

    Typologie

    Belfort est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6] - [24] - [25] - [26].

    Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de Belfort, une agglomĂ©ration inter-dĂ©partementale regroupant 16 communes[27] et 80 035 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[28] - [29].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Belfort, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 91 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 50 000 Ă  moins de 200 000 habitants[30] - [31].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (60,2 % en 2018), une proportion sensiblement Ă©quivalente Ă  celle de 1990 (58,7 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (38,6 %), forĂȘts (33,3 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (20,5 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (5,2 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (1,1 %), eaux continentales[Note 8] (0,7 %), prairies (0,6 %)[32].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[33].

    Morphologie urbaine

    Le centre historique de la vieille ville a connu plusieurs extensions en 1565, 1675 puis 1782[G 3]. Le centre-ville de Belfort s'est agrandi Ă  l'ouest de la colline de la citadelle. Au XIXe siĂšcle, la ville s'Ă©tend, notamment aprĂšs l'arrivĂ©e des optants d'Alsace Ă  la suite de la guerre franco-prussienne de 1870[G 4]. Des faubourgs sont amĂ©nagĂ©s sur la rive droite de la Savoureuse, comme les faubourgs de France, de MontbĂ©liard, des AncĂȘtres, de Lyon ainsi que la gare. L'enceinte ouest et la Porte de France sont dĂ©molies pour ouvrir les commerces de la vieille ville sur le nouveau centre-ville naissant autour du Faubourg de France et de la gare. Des quartiers pĂ©riphĂ©riques connaissent un essor important tels que les Barres, La PĂ©piniĂšre, Le Mont ou la Miotte Ă  partir de 193][G 5]. Le tissu actuel est dense et composĂ© d'immeubles atteignant cinq ou six Ă©tages et de pavillons rĂ©sidentiels.

    Le baby boom, l’immigration venue du monde rural et des anciennes colonies d'aprĂšs-guerre accroissent fortement les besoins en logements. C'est alors que sont construits de grands ensembles en pĂ©riphĂ©rie de la ville, tels que le quartier des RĂ©sidences au sud-ouest, celui de Dardel au nord de la ville, celui de l'Arsot au nord-est, Ă  cheval sur la commune d'Offemont. Le quartier des Glacis du ChĂąteau a Ă©tĂ© construit Ă  l'est de la citadelle sur une zone peu urbanisĂ©e et qui, de fait, est Ă  proximitĂ© immĂ©diate du cƓur urbain malgrĂ© l'obstacle que constituent les fortifications de la citadelle. Ces quartiers datent d'extensions entreprises en 1978[G 6]. Dans ces nouveaux quartiers, ce sont gĂ©nĂ©ralement des tours de quinze Ă  vingt Ă©tages, de longues barres d'immeubles, quelques pavillons qui sont construits. Depuis 2007, ces quartiers connaissent de nombreuses opĂ©rations de restructuration et de rĂ©habilitation (dĂ©molition de certains immeubles, construction d'immeubles de dimensions plus rĂ©duites et de maisons de ville, et rĂ©tablissement de commerces de proximitĂ©)[A 1].

    • croquis reprĂ©sentant un plan de Belfort en 1636
      Plan de Belfort en 1636.
    • croquis reprĂ©sentant un plan de Belfort en 1768
      Plan de Belfort en 1768.
    • croquis reprĂ©sentant un plan de Belfort vers 1870
      Plan de Belfort vers 1870.

    Quartiers

    plan représentant la commune de Belfort et ses dix quartiers
    Belfort et ses dix quartiers.

    En 1999, la mairie a divisĂ© la ville en dix quartiers[A 2]. La Vieille Ville et le Centre Ville constituent le cƓur urbain de la ville. Au sud se situe le quartier de la PĂ©piniĂšre ; Ă  l'est, les Glacis du ChĂąteau ; au nord-est, les Forges - la Miotte ; au nord, Belfort-Nord et Jean JaurĂšs ; au nord-ouest, le Mont - Les Barres ; et Ă  l'ouest les RĂ©sidences - Bellevue et les RĂ©sidences - la Douce. Il convient d'ajouter Ă  ces 10 quartiers la forĂȘt du Salbert situĂ©e au nord-ouest de la ville et rattachĂ©e Ă  Belfort-Nord. Chaque quartier a un conseil qui joue le rĂŽle d'instance d'information, de concertation et de dĂ©bat en direction des habitants. Chaque conseil se rĂ©unit au moins une fois par trimestre sur l'initiative de son prĂ©sident.

    Logement

    La ville de Belfort compte 26 380 logements dont 24 621 rĂ©sidences principales en 2008[D 1]. Du fait du caractĂšre urbain, 20 885 logements sont des immeubles collectifs soit 85 % du parc total[D 1]. Les propriĂ©taires reprĂ©sentent 31 % et les locataires 69 %[34]. Entre 2000 et 2009, 3 000 logements ont Ă©tĂ© construits Ă  Belfort et dans sa premiĂšre couronne dont 81 % de logements collectifs. La crise bancaire et financiĂšre de l'automne 2008 a entrainĂ© une baisse de 15 points sur le prix des constructions de l'ensemble du Territoire de Belfort, cependant la baisse est sensiblement plus Ă©levĂ©e dans le secteur pĂ©riurbain que dans le cƓur d'agglomĂ©ration (Belfort et sa premiĂšre couronne)[B 5]. En 2009, le prix du mĂštre carrĂ© pour un logement collectif neuf Ă  Belfort s'Ă©lĂšve en moyenne Ă  2 438 €, tandis que, pour la mĂȘme annĂ©e, il s'Ă©lĂšve Ă  1 248 € pour les logements collectifs sur le marchĂ© de l'ancien[B 6].

    En 2009, on compte 5 247 logements sociaux soit 25 % de parc total[B 7], cinq points de plus que les 20 % exigĂ©s par la loi SRU. Ces logements sont principalement concentrĂ©es dans les quartiers des RĂ©sidences et des Glacis du ChĂąteau et reprĂ©sentent environ 4 000 logements[A 1]. La politique municipale vise cependant une rĂ©partition des logements sociaux dans l'ensemble des quartiers de la ville[A 1].

    Projets d'aménagements

    Centre-ville de Belfort.

    La rĂ©novation urbaine du cƓur-urbain en lien avec le projet de bus Ă  haut niveau de service (BHNS) a Ă©tĂ© livrĂ©e en 2013[C 4]. En 2012, aprĂšs que la place Corbis a Ă©tĂ© restructurĂ©e et rĂ©novĂ©e en 2005[35] - [36] - [37], la prolongation des zones piĂ©tonnes est rĂ©alisĂ©e; rive droite, le Faubourg de France jusqu'Ă  la gare incluant son parvis et, rive gauche, des pont et boulevard Carnot jusqu'Ă  la place d'Armes en passant par la place de la RĂ©publique[A 3]. L'ensemble forme un axe piĂ©ton gare-place Corbis-Vieille Ville[A 4].

    L'autre volet de la rénovation urbaine est celle des quartiers prioritaires. Les quartiers des Résidences et des Glacis du Chùteau ont bénéficié du programme local de rénovation urbaine (PLRU)[A 1] entre 2007 et 2014[38]. Le quartier des Résidences a été retenu pour faire partie du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain[38] - [39].

    Risques naturels et technologiques

    Arc en ciel sur Belfort

    La commune est soumise à un risque sismique modéré (de niveau 3). Elle est également exposée au risque d'inondation, ainsi qu'au risque d'accident industriel lié au transport de matiÚres dangereuses[40].

    Toponymie

    Le nom de la ville se prononce [belfɔːʁ] bien que la prononciation vieillie ait Ă©tĂ© [befɔːʁ] ou [bɛfɔːʁ][41].

    Le nom de la localité est attesté sous les formes [In castro de] Belfort (1226), [Castrum meum] Bellofortem (1228), [Mag. Willelmus de] Belloforti [clericus] (1284), Biafort (1303), [Ad ecclesiam de] Belloforti / [ecclesie] Bellifortis (1342), [Sloss / Statt und herrschafft] Beffort (1492), Befurt (1644), Belfort (1659).

    Une des premiÚres mentions écrites de la ville date de 1228, dans le Traité de Grandvillars, sous la forme latinisée Bellumfortum[F 1] ou française Belfort en 1226[42]. Il s'agit d'un composé fréquent des éléments Bel- « beau » et -fort, « forteresse », qui désigne généralement un « chùteau fort » cf. Beaufort[43].

    Histoire

    L'histoire de la ville est une composante essentielle de l'histoire du Territoire de Belfort. Le site du territoire est occupĂ© depuis le PalĂ©olithique. Cependant aucune place notable ne sera visible avant le haut Moyen Âge. La ville a toujours Ă©tĂ© un point de contact entre le monde rhĂ©nan et le monde roman et le territoire qu'elle occupe porte, Ă  juste titre, le nom de Porte de Bourgogne et Porte d'Alsace.

    PremiĂšres occupations du site

    DĂšs la PrĂ©histoire, le site de Belfort est occupĂ©. Les premiĂšres traces d'activitĂ©s humaines remontent au palĂ©olithique, des Ă©clats de silex datant de 150 000 ans, ont Ă©tĂ© mis au jour, ce qui correspond Ă  l'Ă©poque de l'Homme de NĂ©andertal. Quelques outils datant de Cro-magnon ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s. Au mĂ©solithique, la prĂ©sence de l'Homme moderne est plus Ă©vidente et les sites se diversifient. Au nĂ©olithique, 21 villages sont recensĂ©s Ă  proximitĂ© de Belfort. Le site des grottes de Cravanche, commune quasi-enclavĂ©e dans Belfort, a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© en 1876[F 2]. Il s'agit de l'un des sites locaux les plus remarquables d'oĂč de nombreux objets et squelettes ont Ă©tĂ© extraits. Ils sont aujourd'hui exposĂ©s au MusĂ©e d'Histoire et d'ArchĂ©ologie de Belfort[44].

    Antiquité

    Avant la conquĂȘte romaine en 58 av. J.-C., la partie est du Territoire de Belfort faisait partie de la Rauracie, le pays des Rauraques, dont le siĂšge Ă©tait Augusta-Rauracorum (Augst, prĂšs de BĂąle) puis BĂąle, tandis que la partie ouest, dont Belfort et d'autres localitĂ©s, appartenaient Ă  la SĂ©quanie. En 58 av. J.-C., Arioviste et ses Germains, qui dominaient la rĂ©gion, ont Ă©tĂ© battus en un lieu que les historiens ne parviennent pas Ă  situer, malgrĂ© la description qu’en fait Jules CĂ©sar dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules[F 3]. Ce pourrait ĂȘtre dans la plaine occupĂ©e par Belfort. Sous la domination romaine, la trouĂ©e de Belfort, lieu de passage entre le bassin du RhĂŽne et la vallĂ©e du Rhin, est traversĂ©e par deux voies romaines importantes. La voie la plus au sud passe par Mandeure, Delle, Florimont en direction du Rhin, tandis que la plus au nord (Langres-Strasbourg) serpente au pied des Vosges. Des chemins secondaires quadrillent l’actuel Territoire de Belfort et l’un d’eux relie Mandeure, Bavilliers, Belfort, Offemont et rejoint la voie Langres-Strasbourg vers Rougemont-le-ChĂąteau. Des villas romaines ont Ă©tĂ© construites Ă  Offemont et Ă  Bavilliers[G 7]. Des mosaĂŻques et poteries issues de la Villa de Bavilliers sont exposĂ©es au MusĂ©e d'Histoire et d'ArchĂ©ologie de la ville.

    Des grandes invasions au comté de Montbéliard

    Pendant la pĂ©riode des invasions barbares, de 250 Ă  500 environ, la rĂ©gion de Belfort voit s'installer de nombreux Germains de diverses origines comme le montre la toponymie : Francs, Vandales, Alamans, Burgondes[F 1]. Ils se romanisent rapidement. Le sud de l’Alsace, espace frontiĂšre entre les royaumes burgonde et alaman, ne connut guĂšre la tranquillitĂ© avant que Charlemagne ne restaure l’ordre qui avait disparu avec l’Empire romain.

    Lors de la dissolution de l'Empire carolingien entĂ©rinĂ© par le traitĂ© de Verdun en 843, Lothaire I hĂ©rite de Belfort et gouverne la Francie mĂ©diane. Par le traitĂ© de PrĂŒm en 855, la Francie mĂ©diane est Ă  son tour dissoute et Belfort Ă©choit cette fois-ci Ă  Lothaire II en tant qu'extrĂ©mitĂ© sud de la Lotharingie. Le traitĂ© de Meerssen en 870 Ă©clate la Lotharingie et l'Alsace dont fait alors partie Belfort qui passe sous l'autoritĂ© de Louis II de Germanie puis son fils Louis III de Germanie. Le partage suivant est dĂ©crĂ©tĂ© par le traitĂ© de Ribemont en 880 oĂč Charles III le Gros obtient, en rĂ©compense de son soutien Ă  son frĂšre Louis III de Germanie contre les hĂ©ritiers de Louis II de France, des droits sur des terres vosgiennes aux confins de l'Alsace dont Belfort et une partie de la dignitĂ© rĂ©galienne en Lotharingie. À la suite de la dĂ©chĂ©ance de Charles III le Gros, l'Alsace (dont Belfort) est intĂ©grĂ©e au royaume de France jusqu'Ă  ce qu'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, la reprenne en 923. En 1042, l'empereur germanique Conrad II le Salique fonde le comtĂ© de MontbĂ©liard et le donne Ă  son vassal Louis de Mousson et de Bar qui devient le premier comte de MontbĂ©liard d'Altkirch et de Ferrette. À la mort de son fils Thierry Ier de MontbĂ©liard en 1105, le comtĂ© revient Ă  Thierry II et le comtĂ© de Ferrette et d'Altkirch Ă  FrĂ©dĂ©ric Ier de Ferrette.

    tableau représentant Renaud de Bourgogne, sa femme et son fils remontant aux bourgeois de la ville de Belfort les lettres de franchise
    L'octroi de la charte de franchise aux habitants de Belfort par Renaud de Bourgogne en mai 1307 d'Albert Maignan, 1880.

    Le traité de Grandvillars et la charte d'affranchissement de la ville

    photographie montrant une reprĂ©sentation d'un Conseil des Neuf au Moyen Âge
    ReprĂ©sentation du Conseil des Neuf au Moyen Âge.

    La premiĂšre mention du chĂąteau de Belfort a Ă©tĂ© faite dans le traitĂ© de Grandvillars[E 1], le [E 2]. Le traitĂ© avait pour but de rĂ©gler un conflit de territoire entre Richard III de Montfaucon et FrĂ©dĂ©ric Ier de Ferrette. Le chĂąteau de Belfort est un relais du pouvoir des comtes de MontbĂ©liard et devient progressivement un centre de gravitĂ© d'autres seigneuries environnantes, l'ensemble est alors nommĂ© « Terre de Belfort »[E 3]. En mai 1307, le petit-fils de Richard III, Renaud de Bourgogne, comte de Belfort affranchit la ville de toute corvĂ©e et tout servage. L'ensemble est consignĂ© dans la charte de mai 1307[E 4]. Les lettres d'affranchissement sont cher payĂ©es par les habitants du bourg : 1 000 livres estĂšvenantes, sachant qu'un cheval Ă  l'Ă©poque en coĂ»tait 6[E 5]. Cependant cette franchise ne s'accorde qu'Ă  un espace prĂ©cis : le chĂąteau, le bourg et la ville et aux seules personnes prĂ©sentes lors de la remise de la charte et Ă  ceux que les Belfortains accepteront dans leur communautĂ©. Cela exclut les autres territoires de la « Terre de Belfort » et les paysans qui y sont rattachĂ©s[E 6]. Elle prĂ©voit Ă©galement un conseil de neuf membres, le « Conseil des Neuf », Ă  qui est confiĂ© le gouvernement et le pouvoir judiciaire[E 7]. Cette « zone franche » nouvellement crĂ©Ă©e a une incidence sur le dĂ©veloppement de la ville. Artisans, marchands ou hommes de tout corps de mĂ©tier affluent et s'installent en ville. Bien que leurs origines soient incertaines, ils semblent venir de rĂ©gions assez proches Ă  l'exception du comtĂ© de MontbĂ©liard, clause de la charte[E 8]. La seule exception fut un affranchissement d'un couple par Alix, marquise de Bade en 1362[E 9]. La grande Ă©pidĂ©mie de peste noire, qui frappe l'Europe de 1347 Ă  1349, touche Ă©galement les campagnes environnantes[E 10], rĂ©duit d'un tiers le nombre de serfs environnants[E 11] et accentue l'essor relatif de Belfort. En 1342, l'Ă©glise de Saint-Denis est transformĂ©e en collĂ©giale de 12 chanoines de 8 prĂȘtres et 4 clercs. Ces douze lettrĂ©s donnent une rĂ©elle stature institutionnelle Ă  la ville malgrĂ© sa petitesse[E 12].

    Possession autrichienne des Habsbourg

    La ville devient par la suite une possession autrichienne. Alix (marquise de Bade) qui a hĂ©ritĂ© du chĂąteau aprĂšs la mort de sa mĂšre, Jeanne de MontbĂ©liard en 1350, lĂšgue son hĂ©ritage en 1373 ou 1375 Ă  son neveu LĂ©opold III de Habsbourg qui devient alors seigneur de la ville[E 12]. En pleine guerre de Cent Ans, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, cherche une entrĂ©e dans le Nord Franche-ComtĂ© pour faire diversion et reprendre la Lorraine. Antoine de Vergy, alors marĂ©chal de France, engage une attaque avec 4 000 soldats contre Belfort. L'armĂ©e met la ville Ă  feu et Ă  sang en juin-juillet 1431[E 13]. La paix sera retrouvĂ©e pour deux ans grĂące Ă  la mĂ©diation des clercs de BĂąle, alors ville de la chrĂ©tientĂ© trĂšs active[E 14], mais les tensions restent vivaces avec les Bourguignons. En 1433, la ville subit plusieurs violentes attaques bourguignonnes. Cependant la ville se positionne dans un rĂ©seau de communication liĂ©e Ă  l'Autriche et jouit aussi de la solidaritĂ© des seigneuries locales telles que celles de Thann, Delle, Masevaux, Altkirch et Ferrette Ă  la suite de l'appel de Jean Fouquet de Soppe, bailli de la ville pour la maison d'Autriche. Des travaux de renforcement des dĂ©fenses sont aussi engagĂ©s[E 15] ce qu'il lui permet de rĂ©sister aux attaques. La menace pĂšse toujours et pousse l'Autriche Ă  fĂ©dĂ©rer ses quinze villes alsaciennes en unissant les bourgeois des villes et les chevaliers nobles. L'« Union des bonnes villes » est scellĂ©e le 20 aoĂ»t 1433 par la fondation de deux ordres : le Landschaft ou « CommunautĂ© de pays », et la SociĂ©tĂ© de l'Ă©cu de Saint-Georges. Il s'agit d'une premiĂšre volontĂ© des gouvernĂ©s d'ĂȘtre associĂ©s Ă  la vie politique les concernant. En 1435, la paix d'Arras est signĂ©e entre Charles VII (roi de France) et Philippe le Bon et minimisent provisoirement la menace bourguignonne[E 16]. Les assemblĂ©es entre villes et chevalerie deviennent de plus en plus frĂ©quentes. En 1436, le Landtag ou diĂšte se rĂ©unit rĂ©guliĂšrement et intĂ©grera les prĂ©lats, le corps religieux[E 17]. Entre 1439 et 1445, les Écorcheurs de Charles VII de France, conduits par le Dauphin de France, Louis XI, ravagent l'Alsace. La ville est occupĂ©e. Les Bourguignons (1424 Ă  1431), puis les confĂ©dĂ©rĂ©s suisses (1468) feront encore de nouvelles intrusions dans la Porte d'Alsace.

    En 1469, les Habsbourg et le duchĂ© de Bourgogne concluent le traitĂ© de Saint-Omer qui mentionnent l’abandon des territoires de la Haute-Alsace (dont fait partie Belfort) et de la ForĂȘt-Noire contre une certaine somme d’argent de la part des Bourguignons. Ce rattachement n'est que provisoire puisque la Haute-Alsace est rachetĂ©e, contre 76 000 florins, par les villes de la « ligue alĂ©manique » (Berne, BĂąle, Strasbourg, et Mulhouse) au duc de Bourgogne, Charles le TĂ©mĂ©raire, Ă  l'occasion de la signature du « traitĂ© de Basse-Union », le 4 avril 1474. Quelques mois plus tard, la guerre de Bourgogne Ă©clate et prĂ©cipite la fin du duchĂ© et de l'État de Bourgogne en 1477, confirmant ainsi la domination de la maison des Habsbourg sur Belfort et l'Alsace.

    Conséquences de la Réforme luthérienne

    photographie des vestiges du couvent des capucins Ă  Belfort
    Vestiges du couvent des Capucins transformés en parc urbain.

    En 1525 Ă©clate la guerre des Paysans en Allemagne qui s'Ă©tendra jusqu'aux marges du Saint Empire. À la suite des idĂ©es vĂ©hiculĂ©es par le rĂ©formateur de l'Église Martin Luther, les paysans se rĂ©voltent, le 16 avril, partout en Alsace, forcent et pillent les monastĂšres. La bande de Chaux dirigĂ©e par Jean AndrĂ© est constituĂ©e de quelques milliers d'hommes. Elle se dirige vers Belfort pour rattacher les habitants Ă  leur cause et pour rançonner les chanoines. Alors que les autres bandes dans le reste de l'Alsace sont rĂ©primĂ©es, un accord entre Jean AndrĂ© et les Belfortains est conclu le 25 mai[E 18]. Les pourparlers engagĂ©s par la suite entre paysans et nobles ne sont qu'une diversion de la noblesse pour apaiser la contestation. Jean AndrĂ© de Chaux, qui avait fui dans les Vosges, est arrĂȘtĂ©, jugĂ© et dĂ©capitĂ© en 1527[E 19]. Ainsi au XVIe siĂšcle, Belfort se retrouve Ă  la frontiĂšre des mondes catholique et rĂ©formateur et voit dĂ©filer nombre de Huguenots cherchant refuge auprĂšs des princes allemands acquis Ă  la RĂ©forme protestante ainsi que des mercenaires engagĂ©s dans les guerres de Religion. En 1552, Henri II soutient les princes allemands face Ă  l'empereur Charles Quint et prend des positions dans l'espace Lorrain, notamment Metz, Toul ou encore Verdun. L'Autriche dĂ©cide alors d'asseoir son autoritĂ© sur Belfort, placĂ©e en position stratĂ©gique pour contrer le monarque français. Les Habsbourg installent alors Jean-Ulrich de Stadion et l'Ă©lĂšvent au titre de Grand Bailli en 1563 en rachetant le gage au seigneur de Morimont[E 20]. La citĂ© est donc directement administrĂ©e par l'Autriche. En 1619, l'archiduc LĂ©opold V d'Autriche-Tyrol fait construire le couvent des Capucins.

    Guerre de Trente Ans

    tableau représentant le maréchal de la Ferté rentrant dans la ville conquise de Belfort en 1654
    Le maréchal de la Ferté s'emparant de Belfort en 1654 de Lucien Mélingue.

    Les tensions entre catholiques et protestants qui renaissent en BohĂȘme plongent l'Europe dans la Guerre de Trente Ans. Les armĂ©es suĂ©doises viennent prĂȘter main-forte aux princes allemands protestants et pĂ©nĂštrent en Alsace pendant l'Ă©tĂ© 1632. Les villes alsaciennes sous autoritĂ© des Habsbourg tombent une Ă  une. Belfort capitule sans combattre le [E 21].

    En octobre 1633, l'armée espagnole du duc de Feria occupe Belfort, au soulagement des habitants catholiques. Le , elle est reprise sans grande résistance par le rhingrave Otton-Louis pour les protestants ; le chùteau se rend aprÚs quelques coups de canon[45].

    À la suite de la dĂ©faite suĂ©doise Ă  Nördlingen, la SuĂšde ne peut plus tenir ses positions en Haute-Alsace. Le traitĂ© de Paris, signĂ© le entre la France et la Ligue protestante, place les villes alsaciennes, sauf Belfort restant une possession de la monarchie autrichienne, sous la protection de la France. Louis II de Champagne, comte de la Suze, est nommĂ© par Richelieu gouverneur dans la ville voisine de MontbĂ©liard. Rapidement il prend conscience de l'intĂ©rĂȘt stratĂ©gique de Belfort ; il en fait le siĂšge et s'en empare dans la nuit du 27 au [E 21] - [46] - [47]. Gaspard de Champagne, un de ses fils, devient comte de la Suze Ă  la mort de son pĂšre en septembre 1636 et hĂ©rite de Belfort alors ruinĂ©e par la guerre. La population a Ă©tĂ© divisĂ©e par deux et ne dĂ©passe pas les 500 habitants.

    Devenu seigneur de Belfort, Gaspard de Champagne Ă©rige une fortification moderne, pour l’époque, permettant de protĂ©ger le ChĂąteau par la construction d’un couronnĂ© composĂ© de deux bastions, d’un demi bastion et d’une demi-lune. Cet ensemble est appelĂ© par la suite « CouronnĂ© du Comte de la Suze ».Il fait rĂ©parer l’enceinte, rĂ©tablir l’exercice des foires et marchĂ©s et rĂ©parer les routes et les ponts. Il dĂ©veloppe la mĂ©tallurgie au sud de la ville historique dans le quartier nommĂ© depuis le Fourneau.

    En 1648, le Traité de Westphalie met fin aux hostilités. Belfort devient une ville française. En 1651, Gaspard de Champagne rejoint Condé et la Fronde. Finalement c'est le marquis Henri de La Ferté-Senneterre qui reprendra la ville le au nom du roi de France[48]. En décembre 1659, le roi offre Belfort au cardinal Mazarin, dont sa niÚce Hortense Mancini hérite deux ans plus tard. La cité est alors pleinement intégrée au royaume de France[E 22], tandis que Montbéliard reste une enclave des ducs de Wurtemberg et le reste de la Franche-Comté, espagnol[F 4].

    Belfort, promue capitale du duché de Mazarin

    Louis XIV alors qu'il séjourne à Toulouse pour préparer son mariage avec l'infante d'Espagne en décembre 1659 signe une lettre de donation du comté de Ferrette et des seigneuries de Belfort, Thann, Altkirch et Issenheim : elle offre une partie essentielle des seigneuries alsaciennes du Sundgau, récemment prises aux Habsbourg, à son Premier ministre, le cardinal Mazarin, habile négociateur des traités de Westphalie. Peu avant sa mort le 9 mars 1661, le cardinal lÚgue cette principauté alsacienne à sa niÚce Hortense Mancini le jour de son mariage le 1er mars, à la condition que son époux Charles-Armand, duc de la Meilleraye, marquis de la Porte, prenne désormais le patronyme de Mazarin et la dénomination noble de "duc de Mazarin"[49].

    L'intendant de la province, Charles Colbert de Croissy, nommé par Mazarin, a déjà restructuré le legs du cardinal. En cinq voyages entre 1661 et 1672, le nouveau duc de Mazarin organise la gestion des biens et droits multiples, d'autant plus facilement que la Régence d'Ensisheim est placée désormais sous la tutelle souveraine des princes d'Alsace méridionale. Le duc Charles-Armand, dévot brouillé avec son épouse aprÚs 1667, vit solitaire dans ses terres bretonnes pendant plus de trente ans. Ensuite, les héritiers du couple qui vivent à la cour ou à Paris, délaissent leurs terres du Sundgau confiées à une multitudes d'intendants et de représentants, à l'exception de deux grands voyages inauguraux entre 1713 et 1789.

    tableau représentant Vauban et Louvier qui visitent les travaux de fortifications de la ville et citadelle de Belfort en 1679
    Vauban et Louvois visitant les travaux de fortifications de Belfort en 1679 de Tony Robert-Fleury, 1880.

    Entre 1665 et 1682, Belfort est choisie comme centre d'une subdélégation, dépendante de l'intendance d'Alsace.

    Belfort, forteresse royale et place de guerre, fortifications de Vauban

    Porte de Brisach (Vauban, 1687-1703).

    Quand Vauban dĂ©couvre Belfort en juin 1675, il donne une description nĂ©gative de la villotte de cent vingt deux maisons et du chĂąteau qu'il dĂ©couvre[E 23]. Louis XIV l'a missionnĂ© pour Ă©tablir une ceinture de fer sur les frontiĂšres du Royaume de France. La nĂ©cessitĂ© premiĂšre de Vauban est d'agrandir la ville et de la fortifier pour empĂȘcher des possibles incursions allemandes. Il revient par deux fois Ă  Belfort en 1677 et en 1679 avec le ministre de Guerre Louvois pour organiser le prĂ© carrĂ©. En juin 1686, la Ligue d'Augsbourg se crĂ©e pour contrer les aspirations annexionnistes du Roi de France. Le grand projet de fortification de Belfort devient une prioritĂ© et Vauban s'attĂšle Ă  la tĂąche en accĂ©lĂ©rant les travaux en 1687[F 5]. Les amĂ©nagements gigantesques entrepris, tels que la fortification de la ville en pentagone avec des tours bastionnĂ©es, la dĂ©viation du canal, dureront jusqu'en 1703.

    Essor de la ville et fin conflictuelle de l'ancien régime

    Le visage de Belfort a totalement changĂ© en quinze ans, la citĂ© a doublĂ© de taille et la population passe de 1 200 Ă  4 000 habitants. La garnison de plus de 2 500 hommes constitue la majeure partie de la population.

    Mais la ville, siÚge d'une délégation permanente d'Alsace, s'affirme progressivement comme un important centre administratif[F 6].François Noblat occupe l'accaparante fonction de subdélégué de 1715 à 1752. Il laisse la charge à celui qui l'a secondé, son neveu François-Bernardin Noblat, en poste jusqu'en 1770.

    Autrefois, la grande ville locale Ă©tait MontbĂ©liard, mais, aprĂšs une brĂšve conquĂȘte par l'armĂ©e de Louis XIV, elle est demeurĂ©e sous l'Ă©gide de sa principautĂ© allemande d'origine. Elle se retrouve logiquement dĂ©laissĂ©e par l'administration royale et les grandes routes traversant la rĂ©gion vont se croiser au seuil stratĂ©gique de Belfort[F 7]. De ce nouveau nƓud routier partent les routes vers Paris, Remiremont, Colmar, mais aussi la ville-rĂ©publique de Mulhouse, BĂąle et Porrentruy en Suisse, MontbĂ©liard dans le duchĂ© de Wurtemberg.

    Par ses prérogatives administratives, judiciaires et militaires, Belfort s'impose au milieu du XVIIIe siÚcle comme la capitale alsacienne du Sundgau. Ayant assuré la sécurité militaire, les autorités françaises construisent de nombreuses routes, ponts et digues pour contrer les inondations. La route entre Belfort et Lepuix est prolongée par les ingénieurs des Ponts et Chaussées du Roi entre 1753 et 1760 vers le Ballon d'Alsace.

    aquarelle représentant le vieux Belfort en 1750
    Le vieux Belfort en 1750, aquarelle datant de 1818.

    Une des deux pépiniÚres royales d'Alsace est implantée à Belfort, elle fournit des arbres d'alignement et des arbres fruitiers pour les vergers.

    En 1719, certaines prĂ©rogatives de la charte de 1307 sont rĂ©tablies, notamment l'Ă©lection du « Conseil des Neuf », mais au lieu d'ĂȘtre renouvelĂ©s tous les ans, les conseillers sont Ă©lus Ă  vie. Des protestations Ă©clatent et conduisent Ă  l'expulsion de deux conseillers hors de la ville[E 24]. Ces enjeux politiques sont par la suite davantage des rivalitĂ©s entre grandes familles de la ville, telles les Antonin, Viellard ou Migeon. Cette oligarchie bourgeoise est parfois plus riche que la noblesse environnante[F 8] ce qui entraĂźne des conflits d'intĂ©rĂȘts entre la reprĂ©sentation municipale du « Conseil des Neuf » et la reprĂ©sentation ducale, le prĂ©vĂŽt François-Bernardin Noblat.

    Par le jeu des héritages et descendances, le duché de Mazarin se retrouve en 1777 sous l'autorité de Louise d'Aumont, duchesse de Valentinois par son mariage avec Honoré Grimaldi, duc de Valentinois, prince héréditaire de Monaco. Leur train de vie les pousse à prélever davantage de taxes au comté de Belfort pour faire face à leur endettement. Cette tutelle est difficilement supportable par les Belfortains qui engagent des avocats pour se défendre. Les procÚs durent jusqu'en 1788.

    La donation au cardinal Mazarin, sur proposition d'un rapport soumis le 17 juillet 1791 à l'Assemblée nationale par le député de SaÎne-et-Loire Jean-Baptiste Geoffroy, est annulée le 25 juillet 1791, au moment des événements révolutionnaires au nom de la souveraineté nationale[E 25].

    Des événements révolutionnaires de 1789 aux guerres de la Révolution de 1792

    Les idĂ©es de la RĂ©volution française gagnent Belfort. Un cercle de personnalitĂ©s locales et rĂ©gionales se crĂ©e avec Jean-Baptiste KlĂ©ber, son demi-frĂšre Burger, les familles Parisot, Strolz, Antonin et Felemez. KlĂ©ber participe activement Ă  la rĂ©daction des cahiers de dolĂ©ances du comtĂ© de Belfort. De ce fait, lui et le chanoine Lubert poussent Marc David Lavie Ă  reprĂ©senter le comtĂ© Ă  l'AssemblĂ©e constituante en tant que dĂ©putĂ© du Tiers Ă©tat[E 26]. La Grande Peur, qui s'est propagĂ©e en France lors de l'Ă©tĂ© 1789, n'atteint guĂšre Belfort, car la ville n'Ă©tait pas assez rurale pour connaĂźtre les Ă©meutes paysannes et pas assez citadine pour gĂ©nĂ©rer un mouvement de sans-culottes important[F 8]. Lors de la crĂ©ation des dĂ©partements, le , Belfort devient chef-lieu de district du dĂ©partement du Haut-Rhin. Le 21 octobre de la mĂȘme annĂ©e, l'affaire de Belfort Ă©clate, scandale dĂ» Ă  quelques soldats du rĂ©giment de Lauzun et du Royal-LiĂ©geois. Une quinzaine d'officiers royalistes tentent d'entrer dans l'hĂŽtel de ville[50]. KlĂ©ber disperse les trouble-fĂȘtes[E 27].

    Le contexte de guerre opposant la France rĂ©volutionnaire face aux puissances monarchiques europĂ©ennes, dont l'Autriche, inquiĂšte les Belfortains. Les troupes ennemies se massent Ă  la frontiĂšre du Rhin. Des doutes se lĂšvent sur la neutralitĂ© affichĂ©e de FrĂ©dĂ©ric-EugĂšne, duc de Wurtemberg et prince de MontbĂ©liard. Sous impulsion du conseil municipal, un dĂ©tachement de troupes de la garnison et la garde nationale de Belfort, deux canons, rejoints par 150 hommes de la garde nationale d'HĂ©ricourt se rĂ©unissent. Plus de 5 000 hommes se massent devant MontbĂ©liard qui se rend sans combattre, Ă©tonnĂ© d'une telle incursion, Ă©tant donnĂ© la position pacifique du prince. Cependant cette entreprise locale est dĂ©savouĂ©e par deux commissaires du Haut-Rhin. En effet cette agression pourrait avoir des consĂ©quences diplomatiques lourdes, le duchĂ© de Wurtemberg pourrait rejoindre activement la coalition monarchique liĂ©e contre la France. Or la victoire française Ă  Valmy le Ă©vite Ă  Belfort d'ĂȘtre sanctionnĂ©e et permet aux idĂ©es de la RĂ©volution de gagner les MontbĂ©liardais[E 28].

    tableau représentant le commandant Lecourbe défendant la ville de Belfort en 1815
    Claude Jacques Lecourbe défendant Belfort en 1815 d'Albert Maignan, 1880.

    Belfort sous le Premier Empire

    Au début du Consulat en 1800, Belfort est une sous-préfecture du Haut-Rhin. La défaite de l'Empire napoléonien à Leipzig entraßne l'occupation de Belfort, due à sa position de voie de communication. Le , l'armée bavaroise s'installe devant la cité, elle est rejointe par des Autrichiens, des Cosaques et des Hongrois. Le siÚge est le plus long et un des plus durs que la ville ait connus, 113 jours sans ravitaillement. Le commandant Jean Legrand qui défend la ville se rend le [51]. La ville est alors occupée par les armées autrichiennes jusqu'en juin 1814[F 9]. En mars 1815, Napoléon Ier s'échappe de l'ßle d'Elbe et reprend temporairement le pouvoir en France, la défense du Rhin est confiée au général Claude Jacques Lecourbe. Face aux armées autrichiennes, il résiste pendant 15 jours, du 27 juin au 8 juillet 1815. La défaite de Napoléon à Waterloo entraßne la cessation des hostilités à Belfort qui n'a subi que de faibles dégùts[F 9]. La ville évite ainsi une nouvelle occupation.

    aquarelle représentant la place d'Armes dans le vieux Belfort en 1860
    Le vieux Belfort : la place d'Armes en 1860

    Nouvelles fortifications de Belfort sous la Restauration et la Monarchie de Juillet

    En 1822, un complot, qui part de Belfort, vise Ă  dĂ©trĂŽner le roi Louis XVIII ; cette tentative avorte. Le gĂ©nĂ©ral François Nicolas BenoĂźt Haxo est chargĂ© de fortifier les dĂ©fenses de la frontiĂšre dont Belfort. Il rĂ©alise le camp retranchĂ© aux monts de la Justice et de la Miotte. Les travaux du fort de la Justice commencent en 1826 et ceux du fort de la Miotte en 1831 aprĂšs la venue du roi Louis-Philippe Ier Ă  Belfort. Haxo renforce Ă©galement la citadelle en crĂ©ant des enceintes supplĂ©mentaires Ă©largissant de fait la place forte de la citĂ©[E 29]. Il remplace l'ancienne caserne construite par Vauban par une nouvelle Ă  l'Ă©preuve des bombes. Ces amĂ©nagements font appel Ă  une importante main d'Ɠuvre pendant les vingt annĂ©es que durent les travaux, entraĂźnant une augmentation de population d'un millier d'Ăąmes qui stimule le commerce. Ce nouvel essor dĂ©cline lors de l'Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra subie par la citĂ© en 1832. La ville reste une sous-prĂ©fecture et le premier Journal hebdomadaire de la ville et de l'arrondissement de Belfort est publiĂ© en 1831[E 30]. Bien que ce journal soit apolitique, il reflĂšte l'intĂ©rĂȘt des Belfortains pour la vie politique. Les libĂ©raux modĂ©rĂ©s dominent la ville et sont partisans de la monarchie constitutionnelle.

    Second Empire et SiĂšge de Belfort de 1870-1871

    tableau représentant le colonel Denfert-Rochereau défendant Belfort pendant le siÚge de Belfort de 1870-1871
    Le colonel Denfert-Rochereau défendant Belfort pendant le siÚge de Belfort de 1870-1871 d'Albert Maignan 1880.
    photographie montrant une vue générale sur la ville de Belfort prise depuis la citadelle aprÚs le siÚge de Belfort en 1871.
    Vue générale aprÚs le siÚge de Belfort en 1871.

    La IIIe République est proclamée deux jours aprÚs la défaite de l'empereur Napoléon III à Sedan le . Le Colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau est alors nommé par le ministre de la Guerre Léon Gambetta, commandant de Belfort, le . Les deux hommes croient en une possible victoire face à la Prusse et poussent la résistance à outrance[E 31].
    Les armĂ©es du gĂ©nĂ©ral Udo von Tresckow encerclent la ville dĂšs le 4 novembre et le 3 dĂ©cembre tirent les premiers obus. Avec une garnison de 15 000 hommes Denfert-Rochereau doit rĂ©sister Ă  40 000 Allemands. Au lieu de s'enfermer dans la place, il en dispute toutes les approches. Cette lente retraite vers le rĂ©duit prend un mois. L'ennemi a mis en batterie 200 gros canons qui, pendant 83 jours consĂ©cutifs, tirent plus de 400 000 obus, soit 5 000 obus par jour. Mais la rĂ©sistance ne flĂ©chit pas. Le 28 janvier 1871, Paris capitule et la convention d'armistice est arrĂȘtĂ©e entre Otto von Bismarck et Jules Favre, ministre des affaires Ă©trangĂšres du gouvernement de la DĂ©fense nationale[F 9].
    Cependant Denfert-Rochereau poursuit la rĂ©sistance malgrĂ© les morts, le manque de ravitaillement et les maladies, tel le typhus. AprĂšs 103 jours de siĂšge, sur ordre formel du gouvernement, le colonel Denfert-Rochereau consent Ă  quitter Belfort le avec sa troupe. Plus de 100 000 projectiles ont Ă©tĂ© lancĂ©s, laissant la ville dĂ©vastĂ©e[G 8]. Avec le traitĂ© de Francfort nĂ©gociĂ© entre Otto von Bismarck, alors chancelier de l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne et Adolphe Thiers, chef du pouvoir exĂ©cutif français (il devient prĂ©sident de la RĂ©publique française fin aoĂ»t 1871), le , la majeure partie de l'Alsace et une partie de la Lorraine sont rattachĂ©es Ă  l'Empire allemand. Belfort ayant Ă©tĂ© invaincue, Bismarck consent Ă  ce que seul l'arrondissement de Belfort, situĂ© alors dans le dĂ©partement du Haut-Rhin, reste français. Les Allemands ne quitteront la ville que le , aprĂšs paiement de la totalitĂ© de l'indemnitĂ© de guerre.

    On fait de Belfort le chef-lieu d'un territoire, minuscule, mais dont l'importance économique va devenir considérable. Un préfet est nommé dÚs le 14 mai, faisant du Territoire de Belfort un département de facto[G 9].

    De la naissance du Belfort moderne Ă  l'aube de la PremiĂšre Guerre mondiale

    Les Prussiens quittent la ville le 2 aoĂ»t 1873 et, un an aprĂšs, on entreprend la construction des forts du SystĂšme SĂ©rĂ© de RiviĂšres, dont le fort du Salbert, autour de la place fortifiĂ©e de Belfort. Ils seront achevĂ©s vers 1885. En 1875, Bartholdi s'attĂšle Ă  la rĂ©alisation du Lion de Belfort qui symbolise la rĂ©sistance de la ville pendant le siĂšge de la ville en 1870-1871. Son Ɠuvre sera achevĂ©e en 1879.

    La ville connaĂźt une hausse significative de sa population grĂące Ă  l'arrivĂ©e d'immigrĂ©s alsaciens dont la plupart suivent les activitĂ©s Ă©conomiques dĂ©placĂ©es pour conserver leur accĂšs au marchĂ© français, quelques-uns, plus rares, refusant l'annexion[G 4]. Jusqu'en 1870, Belfort Ă©tait moins peuplĂ©e que Thann ou Luxeuil. De 1870 Ă  1914, la population passe de 8 000 Ă  34 000 habitants[52]. Les deux tiers des nouveaux venus sont originaires d'Alsace. Paul LĂ©vy Ă©crit[53] : « À ce moment encore on y entendait des chefs d'usine interpeller leurs ouvriers dans le plus pur dialecte de Mulhouse, et, dans les rues, des yĂŽ [=ja] dont le circonflexe s'allongeait Ă  n'en plus finir, et des jurons d'Alsace sonores comme des tambours, tandis que le MĂŒlhauser Tagblatt arrivait tous les jours par ballots. Le lycĂ©e s'y recruta en partie parmi les enfants des communes allemandes du voisinage, qui venaient en foule y apprendre le français. ». En 1879, plusieurs sociĂ©tĂ©s industrielles alsaciennes installent Ă  Belfort des Ă©tablissements qui leur permettront de conserver l'accĂšs au marchĂ© français dont la SociĂ©tĂ© Alsacienne de Constructions MĂ©caniques (SACM), fabriquant des locomotives, moteurs et alternateurs qui deviendra ALS-THOM en 1929 puis ALSTHOM, et depuis 1998 Alstom, ainsi que l'entreprise DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie) spĂ©cialisĂ©e dans l'industrie du textile. Cet important apport alsacien explique que les patronymes alsaciens soient aujourd'hui extrĂȘmement communs Ă  Belfort et dans les environs (par exemple, l'un des ex-prĂ©sidents du Conseil gĂ©nĂ©ral se nomme Yves Ackermann, l'un des ex-maires de Belfort, Étienne Butzbach, l'un des deux dĂ©putĂ©s du dĂ©partement, Zumkeller
).

    C'est durant la période 1904-1905 qu'EugÚne Lux réalise le marché couvert de Fréry[54] sur le modÚle des Halles de Paris[55] - [56].

    PremiĂšre Guerre mondiale

    Avec la PremiĂšre Guerre mondiale, Belfort connaĂźt son quatriĂšme siĂšge en l'espace d'un siĂšcle. La place, de nouveau fortifiĂ©e quelques dĂ©cennies plus tĂŽt, accueille Ă  l'aube de la guerre les 35e et 42e rĂ©giments d'infanterie, rejoints par les 171e et 172e rĂ©giments d'infanterie, doublant les effectifs. Lorsque la guerre Ă©clate, les Allemands violent la neutralitĂ© belge pour attaquer directement Paris. Ils voulaient Ă©viter d'attaquer Ă  la frontiĂšre alsacienne fortement protĂ©gĂ©e par le SĂ©rĂ© de RiviĂšres des places fortes de Verdun, Toul, Épinal et Belfort. De fait, les 35e et 42e rĂ©giments d'infanterie marchent vers Mulhouse qu'ils prennent par deux fois mais sont rapidement repoussĂ©s. Le front se stabilise au sud du Sundgau pour s'y enterrer jusqu'en 1918[E 32]. Belfort se prĂ©pare dĂšs le lendemain de la mobilisation Ă  la guerre. Le gĂ©nĂ©ral Frederic Thevenet (1851-1927) fait Ă©vacuer les populations les plus exposĂ©es, ainsi que les ressortissants Ă©trangers et reprĂ©sentants d'entreprises suspectĂ©es de traiter avec l'ennemi. Un laisser-passer est instaurĂ© pour les Belfortains restant sur place. La ville sera une ville de ravitaillement, qui vivra pendant quatre ans au rythme des soldats, des blessĂ©s et des convois funĂ©raires. L'Union sacrĂ©e jouera son plein dans la ville oĂč toutes les synergies militaires et civiles sont activĂ©es pour rĂ©sister[E 33]. Les usines SACM auront produit cinq millions d'obus, fabriquĂ©s par deux Ă©quipes fĂ©minines[E 34]. Bien que les combats aient lieu Ă  15 km[E 35], Belfort est rĂ©guliĂšrement bombardĂ©e par l'aviation, nouvelle arme militaire, et un canon longue portĂ©e, le langer Max, situĂ© Ă  Zillisheim[E 36]. La fin de la guerre le 11 novembre 1918 se traduira par une « fĂȘte nationale, [
] mĂȘme internationale, Ă©tant donnĂ© la prĂ©sence des AmĂ©ricains »[E 37].

    La commune a été décorée 6 janvier 1920 (remise le 20 juillet) de la croix de guerre 1914-1918[57].

    Entre deux-guerres : l'officialisation du Territoire de Belfort

    Le rattachement de l'Alsace Ă  la France pose de nouveau le problĂšme du statut de Belfort : est-ce que la ville doit rĂ©intĂ©grer le Haut-Rhin ? Administrativement, elle dĂ©pend depuis 1871 de Besançon pour les services de l'Éducation nationale et de Vesoul pour la Poste et les services fiscaux[G 10]. De mĂȘme les paroisses belfortaines ont Ă©tĂ© rattachĂ©es Ă  l'archevĂȘchĂ© de Besançon. De plus la lĂ©gislation applicable dans le Haut-Rhin, pour partie hĂ©ritĂ©e de celle allemande, mais qui surtout n'a pas connu les Ă©volutions du droit français depuis 1871 et notamment la Loi de sĂ©paration des Églises et de l'État, diffĂšre de celle s'appliquant Ă  Belfort. En outre, Belfort aurait Ă©tĂ© dĂ©classĂ©e de prĂ©fecture Ă  sous-prĂ©fecture. Enfin, les Ă©lus locaux se seraient sans doute peu satisfaits de perdre l'autonomie politique acquise, et que soient prises Ă  Colmar les dĂ©cisions les concernant. Pour ces raisons, le Territoire de Belfort devient, en mars 1922, le 90e dĂ©partement[G 10].

    Le 3 mai 1936, le Front populaire remporte les Ă©lections lĂ©gislatives et LĂ©on Blum est nommĂ© prĂ©sident du Conseil[E 38]. La sĂ©rie de mesures sociales prises par les accords Matignon, signĂ©s dans la nuit du 7 au 8 juin de la mĂȘme annĂ©e connaissent un Ă©cho particulier Ă  Belfort. Fortement industrialisĂ©e, la ville connaĂźt d'importants mouvements de grĂšve, notamment dans les usines Alsthom, Ă  l'usine Ă  gaz (centrale Ă©lectrique), ce qui prive mĂȘme la ville d'Ă©lectricitĂ©, et Ă  DMC. Ce mouvement s'est mĂȘme Ă©tendu aux grands commerces comme les Galeries modernes, futures Galeries Lafayette et au magasin Monoprix[E 39]. Les employĂ©s de l'usine Ă  gaz obtiennent, Ă  titre d'exemple, une troisiĂšme semaine de congĂ©s payĂ©s, alors que les accords de Matignon n'en prĂ©voyaient que deux[E 40].

    Seconde Guerre mondiale

    AprĂšs la dĂ©faite française, Belfort fait partie de la zone occupĂ©e et subit l'occupation allemande. Le secteur de la gare, nƓud de communication ferroviaire, est rĂ©guliĂšrement bombardĂ© par l'aviation amĂ©ricaine engendrant des dĂ©gĂąts collatĂ©raux, le quartier de la PĂ©piniĂšre sera presque entiĂšrement dĂ©truit. Le ravitaillement est relativement assurĂ© pendant l'occupation, cependant la stagnation du front en septembre 1944 complique la situation. À la fin du mois d'aoĂ»t, le gouvernement de Vichy se rĂ©fugie dans le Territoire, le marĂ©chal Philippe PĂ©tain s'installe Ă  Morvillars et Pierre Laval, son premier ministre, Ă  Belfort mĂȘme. Les miliciens et collaborateurs, qui les accompagnent, commettent des exĂ©cutions sommaires et autres actes mafieux au mois de septembre[E 41]. La Gestapo s'installe faubourg des AncĂȘtres, arrĂȘte, torture et exĂ©cute le rĂ©sistant Henri Veit. Les AlliĂ©s sont stationnĂ©s depuis le 16 septembre sur la ligne de front Ronchamp-Pont-de-Roide-Vermondans.

    Le 15 aoĂ»t 1944, les prisonniers politiques et alliĂ©s arrivĂ©s de l’ouest de la France par le convoi de Langeais et ceux du sud-ouest de la France sont internĂ©s au fort Hatry dans l'attente d'une dĂ©portation vers l'Allemagne. Ils resteront prĂšs de 15 jours enfermĂ©s dans la caserne avant d’ĂȘtre dĂ©portĂ©s en Allemagne par quatre convois :

    Entre le 24 aoĂ»t et le 29 aoĂ»t 1944, 241 prisonniers sont libĂ©rĂ©s par petits groupes dans la ville[61] - [62]

    • le 5 septembre, 176 hommes sont dĂ©portĂ©s vers Buchenwald[63].
    • le 3 octobre, 60 dĂ©tenus Ă  la caserne Friedrich sont dĂ©portĂ©s vers Buchenwald[64].
    • le 17 novembre, un dernier transport de 89 hommes est dirigĂ© vers Gaggenau, situĂ© en Pays de Bade prĂšs de Rastatt au sud de Karlsruhe[65].

    Afin d'Ă©viter que les jeunes belfortains ne les rallient, ils sont rĂ©unis sous un prĂ©texte au fort Hatry et raflĂ©s le 14 septembre 1944 pour ĂȘtre affectĂ©s au travail forcĂ© dans les usines allemandes. Ils ne retourneront en France que peu avant la capitulation du TroisiĂšme Reich, le 8 mai 1945[E 42]. La PremiĂšre armĂ©e française dirigĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Jean de Lattre de Tassigny est obligĂ©e de maintenir le front en attendant la rĂ©fection des voies de communication pour permettre le ravitaillement des armĂ©es. À la suite du renoncement de Tassigny dans les Vosges le 17 octobre, le gĂ©nĂ©ral dĂ©cide de reprendre le plan initial en libĂ©rant en premier lieu MontbĂ©liard. Cette ville sera libĂ©rĂ©e le 17 novembre Ă  la suite d'un plan secret Ă©tabli par de Lattre de Tassigny laissant la voie ouverte Ă  la libĂ©ration de Belfort. Cependant le fort du Salbert, au nord-ouest de la ville, bloque l'accĂšs Ă  la ville. Le 19 novembre, une attaque est entreprise contre le fort. Pendant la nuit, 1 500 hommes des Commandos d'Afrique, armĂ©es de mitraillettes et de grenades, infiltrent la forĂȘt du Salbert, supprimant silencieusement sur leur passage les postes de garde allemands. Les fossĂ©s sont descendus Ă  la corde, les remparts escaladĂ©s Ă  l'aide d'Ă©chelles dĂ©montables. AprĂšs cinq heures de marche, la colonne surprend la garnison du fort et la maĂźtrise rapidement. Le 20 novembre, Ă  l'aube, dĂ©valant les pentes du Salbert, les commandos, bientĂŽt suivis des chars, pĂ©nĂštrent dans Belfort. AprĂšs deux jours de combats de rues, Belfort est libĂ©rĂ©e, le 25 novembre 1944. Le Territoire sera totalement libĂ©rĂ© trois jours plus tard[E 43].

    La commune a été décorée, le 30 juin 1948, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze[66].

    Des années d'aprÚs-guerre au XXIe siÚcle

    L'ancien maire Pierre Dreyfus-Schmidt (parti radical) a participĂ© activement Ă  la libĂ©ration de la ville et retrouve son poste par arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral en novembre 1944. Il est confirmĂ© Ă  cette fonction par sa rĂ©Ă©lection en mai 1945[G 11]. Les cinq annĂ©es d'aprĂšs-guerre sont florissantes, grĂące Ă  la relance Ă©conomique liĂ©e Ă  la reconstruction. Patronat et syndicats s'entendent, avec par exemple la crĂ©ation du comitĂ© d'entreprise d'Alstom. Cette embellie est de courte durĂ©e et les usines locales connaissent des grĂšves, quasiment chaque annĂ©e, les plus sĂ©vĂšres ayant lieu en 1950 et 1955[G 12]. Le dĂ©cĂšs de Pierre Dreyfus-Schmidt en 1964 entraĂźne une guerre de succession entre diffĂ©rents partis de sensibilitĂ© de gauche et du centre dont le Parti socialiste unifiĂ© (PSU), la Section française de l'Internationale ouvriĂšre (SFIO), le Parti communiste (PC) et le Mouvement rĂ©publicain populaire (MRP). Ce conflit permet Ă  Jean-Marie Bailly de l'Union des dĂ©mocrates pour la RĂ©publique (UDR) d'accĂ©der Ă  la mairie en 1971[G 13]. Ceci et le relatif Ă©chec des Ă©vĂ©nements de mai 1968 entraĂźnent une chute du nombre de syndiquĂ©s Ă  Alsthom passant de plus de 2 000 Ă  moins de mille. La sociĂ©tĂ© Alsthom connaĂźt Ă©galement, en 1979, annĂ©e de son centiĂšme anniversaire, 60 jours d'une grĂšve appelĂ©e « GrĂšve du Centenaire »[G 14]. En 1970, la municipalitĂ© engage des travaux de rĂ©novation et d'embellissement, en passant par la rĂ©novation des façades, l'amĂ©nagement ou le rĂ©amĂ©nagement de parcs urbains et le fleurissement de la ville[G 15]. La rĂ©alisation des diffĂ©rents projets a pris une trentaine d'annĂ©es[67]. En 1983, Jean-Pierre ChevĂšnement est Ă©lu maire de Belfort. Ses mandats et son rĂŽle dans la vie politique du dĂ©partement ont marquĂ© et marquent encore la ville, il dĂ©veloppe le tissu universitaire (notamment grĂące Ă  ses actions comme ministre de l'Éducation nationale), contribue Ă  la fondation de la communautĂ© de l'agglomĂ©ration belfortaine en 1999[68] (en application de la loi qu'il fait voter en tant que ministre de l'IntĂ©rieur), Ă  la rĂ©novation et Ă  la colorisation du centre-ville, ainsi qu'Ă  la promotion du projet de LGV Rhin-RhĂŽne[G 16]. Belfort fĂȘte en 2007 le 700e anniversaire de l'affranchissement de la ville par Renaud de Bourgogne et en 2011, les 130 ans du Lion, annĂ©e oĂč il a Ă©tĂ© enfin inaugurĂ©.

    Politique et administration

    Instances judiciaires et administratives

    photographie montrant l'hÎtel du département, siÚge du Conseil départemental du Territoire de Belfort, vu de face (façade arriÚre)
    L'hÎtel du département, siÚge du Conseil départemental du Territoire de Belfort.
    photographie du tribunal de grande instance de Belfort
    Le tribunal judiciaire de Belfort.

    Belfort est la prĂ©fecture du dĂ©partement du Territoire de Belfort et le chef-lieu de son unique arrondissement. Elle est Ă  ce titre le siĂšge du Conseil dĂ©partemental du Territoire de Belfort. Outre le Conseil dĂ©partemental, une petite citĂ© administrative situĂ©e au pied du chĂąteau et du Lion rĂ©unit l'Inspection acadĂ©mique et dĂ©partementale, la Direction dĂ©partementale des territoires, l'Office national des forĂȘts, le Centre des finances publiques, les Archives dĂ©partementales. La PrĂ©fecture et la Mairie de Belfort sont situĂ©es Ă  proximitĂ© immĂ©diate. On trouve Ă©galement en ville une unitĂ© territoriale de l'Agence rĂ©gionale de santĂ© et de la DREAL. Belfort est Ă©galement la ville-centre de la communautĂ© d'agglomĂ©ration du Grand Belfort et le siĂšge de son administration.

    Plusieurs tribunaux ont leur siĂšge Ă  Belfort : tribunal judiciaire, tribunal de commerce, conseil des prud'hommes et tribunal pour enfants[69].

    La cour d'assises dont dépend Belfort siÚge à Vesoul[69].

    La commune dépend de la cour d'appel de Besançon, du tribunal administratif de Besançon et de la cour administrative d'appel de Nancy [69].

    Élection prĂ©sidentielle de 2017

    À l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2017, le taux de participation au premier tour est de 70,16 % ; Jean-Luc MĂ©lenchon (La France Insoumise) obtient 23,32 % des voix, Emmanuel Macron (En Marche) 21,65 %, Marine Le Pen (FN) 20,31 % et François Fillon (LR) 18,57 %. Au second tour de l'Ă©lection, le taux de participation est de 68,22 %. Emmanuel Macron obtient 67,38 % des suffrages exprimĂ©s et Marine Le Pen 32,62 %[70].

    Élection prĂ©sidentielle de 2012

    À l'Ă©lection prĂ©sidentielle de mai 2012, le taux de participation au premier tour est 75,16 % ; François Hollande (PS) obtient 29,50 % des voix, Nicolas Sarkozy (UMP) 23,07 %, Marine Le Pen (FN) 19,04 % et Jean-Luc MĂ©lenchon (Parti de gauche) 13,02 %. Au second tour de l'Ă©lection, le taux de participation est de 75,48 %, François Hollande obtient 56,73 % des suffrages exprimĂ©s et Nicolas Sarkozy 43,27 %[71].

    Élection prĂ©sidentielle de 2007

    À l'Ă©lection prĂ©sidentielle de mai 2007, le taux de participation au premier tour est 81,37 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 29,76 % des voix, SĂ©golĂšne Royal (PS) 28,08 %, François Bayrou (UDF) 15,54 % et Jean-Marie Le Pen (FN) 12,62 %. Au second tour de l'Ă©lection, le taux de participation est de 82,38 %, Nicolas Sarkozy obtient 51,14 % et SĂ©golĂšne Royal 48,86 %[72].

    Élection cantonale

    Les derniÚres élections cantonales ont eu lieu en 2008 et 2011. Damien Meslot (UMP) est élu dans la canton de Belfort-Centre depuis 1992, Christophe Grudler (Modem) dans le canton de Belfort-Est depuis 1998, Marie-José Fleury (PS) dans le canton de Belfort-Nord depuis 2011, Samia Jaber (MRC) dans le canton de Belfort-Sud depuis 2008 et Christian Proust (MRC) dans le canton de Belfort-Ouest[73].

    Élections municipales

    Depuis 1944, la ville est principalement administrée par des partis politiques de gauche et du centre. Pierre Dreyfus-Schmidt du parti radical reprend son poste de maire dÚs la libération de la ville en 1944, il est réélu maire en mai 1945[G 11]. Seuls Jean-Marie Bailly et son successeur Pierre Bonnef, tous deux de l'Union des démocrates pour la République (UDR), parti de droite, accÚdent à la mairie en 1971 et en 1977[G 13]. Jean-Pierre ChevÚnement a été maire de 1983 à 1997 sous la liste du Parti Socialiste. Puis à partir de 1992, il commence à se distancier du PS. Il sera réélu en 1995, sous la liste du parti politique qu'il crée, le Mouvement des citoyens. Il démissionne quand il devient ministre de l'intérieur au profit de Jackie Drouet. De nouveau réélu premier conseiller de la ville en 2001, il démissionne de son poste en 2007.

    C'est alors que l'ancien maire de la ville Étienne Butzbach (PS, ancien MRC) reprend le poste. Il est rĂ©Ă©lu au second tour de l'Ă©lection municipale en 2008 avec 48,27 % des suffrages exprimĂ©s. Mais en 2014, il est battu par Damien Meslot.

    Intercommunalité

    Belfort est la commune centre du Grand Belfort, ancienne communautĂ© d'agglomĂ©ration belfortaine (CAB) regroupant 94 492 habitants[D 2] en 2009. La commune de Belfort et la communautĂ© d'agglomĂ©ration sont membres du pĂŽle mĂ©tropolitain Nord Franche-ComtĂ©, regroupant 305 991 habitants en 2015 et dont Belfort est la plus grande ville. Ce pĂŽle constitue le premier pĂŽle de Franche-ComtĂ©[B 8].

    Cantons

    Avant le redĂ©coupage cantonal de 2014, la ville Ă©tait divisĂ©e en cinq cantons qui regroupaient 50 199 habitants[D 3], au :

    Depuis 2015, le territoire de la ville est réparti en cinq cantons : Belfort-Centre, Est, Nord, Ouest et Sud.

    Liste des maires

    L'hĂŽtel de ville de Belfort.
    Damien Meslot, maire depuis 2014.

    Depuis 1945, dix maires se sont succédé en douze mandats :

    Liste des maires Ă  partir de 1945
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1945 1946 Pierre Dreyfus-Schmidt PRRRS
    1946 1958 Hubert Metzger
    1958 1964 Pierre Dreyfus-Schmidt URP
    1964 1971 Jean Legay
    1971 1974 Jean-Marie Bailly UDR SecrĂ©taire d'État, prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral
    1974 1977 Pierre Bonnef UDR
    1977 1983 Émile GĂ©hant PS
    1983 1997 Jean-Pierre ChevĂšnement PS puis MDC Ministre
    1997 2001 Jackie Drouet MDC
    2001 2007 Jean-Pierre ChevĂšnement MRC Ancien Ministre
    2007 2014 Étienne Butzbach MRC puis PS Conseiller RĂ©gional
    4 avril 2014 En cours Damien Meslot UMP puis LR Ancien Député
    Président du Grand Belfort

    Finances locales

    Cette section est consacrée aux finances locales de Belfort de 2000 à 2018[Note 9].

    Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuĂ©es avec ceux des communes de 50 000 Ă  100 000 habitants de 50 000 Ă  100 000 habitants appartenant Ă  un groupement fiscalisĂ©, c'est-Ă -dire Ă  la mĂȘme strate fiscale.

    Pour l'exercice 2018, le compte administratif du budget municipal de Belfort s'Ă©tablit Ă  88 876 100 € en dĂ©penses et 95 932 080 € en recettes :

    • les dĂ©penses se rĂ©partissent en 64 420 200 € de charges de fonctionnement et 24 455 900 € d'emplois d'investissement ;
    • les recettes proviennent des 74 285 380 € de produits de fonctionnement et de 21 646 700 € de ressources d'investissement.

    Pour Belfort en 2018, la section de fonctionnement[Note 10] se rĂ©partit en 64 420 200 € de charges (1 275 € par habitant) pour 74 285 380 € de produits (1 470 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 9 865 180 € (195 € par habitant) :

    • le principal pĂŽle de dĂ©penses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 11] pour une valeur de 36 544 000 € (57 %), soit 723 € par habitant, ratio infĂ©rieur de 11 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (813 € par habitant). Sur les 5 derniĂšres annĂ©es, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 709 € par habitant en 2015 et un maximum de 723 € par habitant en 2018. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 12] pour 21 %, des subventions versĂ©es[Note 13] pour 8 %, des contingents[Note 14] pour 3 % et finalement celui des charges financiĂšres[Note 15] pour 2 % ;
    • la plus grande part des recettes est constituĂ©e des impĂŽts locaux[Note 16] pour une somme de 22 953 000 € (31 %), soit 454 € par habitant, ratio infĂ©rieur de 30 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (645 € par habitant). Sur la pĂ©riode 2014 - 2018, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 427 € par habitant en 2014 et un maximum de 454 € par habitant en 2018. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 17] pour 21 % et des autres impĂŽts[Note 18] pour 8 %.

    La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2017.

    G0a - Évolution de la section fonctionnement de Belfort
    Valeurs en million d'euros (M€)
    Belfort, Valeur totale : Point bleu Produits Point rouge Charges
    G0b - Évolution de la section investissement de Belfort
    Valeurs en million d'euros (M€)
    Belfort, Valeur totale : Point vert Emplois Point noir Ressources

    Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Belfort. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2017 :

    Les emplois d'investissement en 2018 comprenaient par ordre d'importance :

    • des dĂ©penses d'Ă©quipement[Note 19] pour une valeur totale de 15 518 000 € (63 %), soit 307 € par habitant, ratio infĂ©rieur de 14 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (357 € par habitant). Sur les 5 derniĂšres annĂ©es, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 284 € par habitant en 2015 et un maximum de 401 € par habitant en 2017 ;
    • des remboursements d'emprunts[Note 20] pour 7 897 000 € (32 %), soit 156 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

    Les ressources en investissement de Belfort se répartissent principalement en :

    • nouvelles dettes pour 7 200 000 € (33 %), soit 143 € par habitant, ratio supĂ©rieur de 13 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (127 € par habitant). Pour la pĂ©riode allant de 2014 Ă  2018, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 91 € par habitant en 2015 et un maximum de 233 € par habitant en 2014 ;
    • fonds de Compensation pour la TVA pour 2 576 000 € (12 %), soit 51 € par habitant, ratio supĂ©rieur de 24 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (41 € par habitant).

    L'endettement de Belfort au peut s'évaluer à partir de trois critÚres : l'encours de la dette[Note 21], l'annuité de la dette[Note 22] et sa capacité de désendettement[Note 23] :

    • l'encours de la dette pour une somme de 68 792 000 €, soit 1 362 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 1 344 € par habitant en 2015 et un maximum de 1 391 € par habitant en 2014 ;
    • l'annuitĂ© de la dette pour une valeur de 9 137 000 €, soit 181 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la pĂ©riode allant de 2014 Ă  2018, ce ratio fluctue et prĂ©sente un minimum de 158 € par habitant en 2016 et un maximum de 180 € par habitant en 2018 ;
    • la capacitĂ© d'autofinancement (CAF) pour une somme de 13 424 000 €, soit 266 € par habitant, ratio supĂ©rieur de 27 % Ă  la valeur moyenne pour les communes de la mĂȘme strate (209 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 151 € Ă  265 € par habitant. La capacitĂ© de dĂ©sendettement est d'environ 5 annĂ©es en 2018. Sur une pĂ©riode de 19 annĂ©es, ce ratio prĂ©sente un minimum d'environ 3 annĂ©es en 2003 et un maximum d'environ 9 annĂ©es en 2014.

    Les courbes G4a et G4b présentent l'historique des dettes de Belfort.

    ------
    Valeurs en euros
    Belfort, Par habitant : Point bleu CAF Point rouge Encours total de la dette
    G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF de Belfort
    Valeurs en années
    Belfort : Point bleu Ratio = Encours de la dette / CAF

    Sécurité et secours

    Voitures de la police municipale lors du défilé du .

    Se trouvent Ă  Belfort l'Ă©tat-major du service dĂ©partemental d'incendie et de secours, un centre du SAMU, une brigade de gendarmerie, un commissariat de police nationale[A 5]. On trouve Ă©galement en ville une maison d'arrĂȘt.

    Depuis 1986, la commune dispose d'une police municipale[A 5]. Celle-ci est composĂ©e de 24 agents en fĂ©vrier 2016[74]. Elle est Ă©quipĂ©e de trois vĂ©hicules, de gilets pare-balles, de bĂątons tĂ©lescopiques et de pistolets Ă  impulsion Ă©lectrique[75]. AprĂšs l'attentat du 14 juillet 2016 Ă  Nice, la municipalitĂ© a dĂ©cidĂ© d'armer la police municipale[76].

    DĂ©veloppement durable

    Belfort est engagée dans une politique de développement durable. Elle vise la réduction des gaz à effet de serre à hauteur de 20 %, une baisse de consommation d'énergie de 20 % et une utilisation des énergies renouvelables à 20 % des besoins. ConcrÚtement, il s'agit de mettre en place des ampoules basse-consommation pour l'éclairage public, des diodes pour les feux tricolores ou encore de rénover les écoles publiques afin qu'elles consomment moins d'énergie[A 6].

    Le Syndicat Mixte des Transports en Commun, en lien avec la Ville, la communauté d'agglomération et le département, a mis en place un réseau de bus à haut niveau de service, destiné à faciliter les déplacements de tous et à concurrencer la voiture grùce à des fréquences élevées, des circulations fluides favorisées par de nombreux sites propres, et un tarif attractif. La plupart des bus urbains utilisent du GPL pour éviter au maximum le rejet de CO2. Les modes doux comme le vélo ou la marche sont privilégiés avec l'aménagement de voies et bandes cyclables et d'espaces piétons. Un projet d'éco-quartier est prévu dans le quartier du Mont-Les Barres, prÚs du Techn'hom[A 7].

    Parcs et espaces verts

    La ville de Belfort compte de nombreux espaces verts avec 450 ha de forĂȘts, dont celles du Salbert, de la Miotte, de la Justice ou encore les abords de l'Ă©tang des Forges et 150 ha d'espaces verts dont le square de la Roseraie, le square Lechten, le square GĂ©ant, le square Merloz, le square de Leonberg, le parc du Souvenir, le parc du Fort Hatry rĂ©amĂ©nagĂ©, le parc François Mitterrand et le nouveau parc urbain des Ballons[A 8]. Belfort est Ă©galement « Ville Fleurie Quatre Fleurs »[A 9]. Seules Mandeure et MontbĂ©liard, dans la catĂ©gorie villes de plus de 5 000 habitants, ont obtenu cette distinction en Franche-ComtĂ©[77]. Toutes les plantes et fleurs de Belfort sont issues des serres municipales. Le projet de fleurissement couvre tous les quartiers de la ville et suit les quatre saisons.

    • Vue du square Lechten.
      Vue du square Lechten.
    • Portail du square du souvenir, rĂ©alisĂ© par le ferronnier Charles Schick en 1927.
      Portail du square du souvenir, réalisé par le ferronnier Charles Schick en 1927.
    • Square de la Roseraie.
      Square de la Roseraie.

    Villes jumelées

    La ville de Belfort est jumelée avec cinq villes d'Europe et d'Afrique[A 10] (le ministÚre français des Affaires étrangÚres référence quatre de ces jumelages et les caractérise comme coopérations décentralisées[78]) :

    • photographie d'une place de DĂ©lemont
      Delémont
    • photographie de la place du marchĂ© de LĂ©onberg
      Leonberg
    • photographie de Zaporijia
      Zaporijia
    • photographie du centre-ville de Stafford
      Stafford

    Coopération décentralisée

    Belfort a développé des projets de coopération avec la ville de Mohammédia au Maroc, BoumerdÚs en Algérie et Hébron et Jérusalem Est en Palestine. Ces coopérations portent sur la gestion des collectivités, des échanges universitaires, éducatives et culturelles[78] - [A 11] :

    • photographie d'un parc de MohammĂ©dia
      Mohammédia
    • photographie de BoumerdĂšs
      BoumerdĂšs
    • photographie de HĂ©bron
      HĂ©bron
    • photographie du JĂ©rusalem-Est
      JĂ©rusalem-Est
    • photographie de la facultĂ© de science et technologie de l'universitĂ© al-Qods
      Université al-Qods

    Population et société

    Seuil de comptabilisation

    D'aprĂšs l'Insee, au , Belfort comptait 50 128 habitants (population municipale)[D 4]. Il s'agit de la ville la plus densĂ©ment peuplĂ©e de la rĂ©gion, avec presque 3 000 habitants au kilomĂštre carrĂ©[D 5]. Son aire urbaine comptait 113 507 habitants en 2011, ce qui la classait 82e plus grande aire urbaine de France[D 6].

    La population de Belfort peut ĂȘtre perçue sous diffĂ©rents prismes. La population municipale en 2009 compte 50 199 habitants, soit la deuxiĂšme ville la plus peuplĂ©e de Franche-ComtĂ©, derriĂšre Besançon et devant MontbĂ©liard et Dole. La population de l'unitĂ© urbaine en 2008 : 80 739 habitants, soit la troisiĂšme unitĂ© urbaine la plus peuplĂ©e de Franche-ComtĂ©, derriĂšre Besançon et MontbĂ©liard et devant Dole. La population de la communautĂ© d'agglomĂ©ration en 2009 : 94 492 habitants, soit la troisiĂšme communautĂ© d'agglomĂ©ration la plus peuplĂ©e de Franche-ComtĂ©, derriĂšre Besançon et MontbĂ©liard et devant Dole. La population de l'aire urbaine en 2011 : 113 507 habitants, soit la troisiĂšme aire urbaine la plus peuplĂ©e de Franche-ComtĂ©, derriĂšre Besançon et MontbĂ©liard et devant Dole. La population du Pays au sens de la Loi Voynet en 2009 : 308 601 habitants (incluant le bassin de MontbĂ©liard), soit le premier devant Besançon et le Pays Dolois. À cette Ă©poque, les dĂ©mographes constataient donc une progression lĂ©gĂšre entre 1999 et 2006[79]. Depuis ce recensement de 2006, le nombre d'habitants n'a cessĂ© de diminuer.

    Évolution

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[80] - [Note 24].

    En 2020, la commune comptait 45 458 habitants[Note 25], en diminution de 8,65 % par rapport Ă  2014 (Territoire de Belfort : −2,92 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    4 5934 4004 2104 7385 7535 6875 6176 6647 847
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    7 5108 1018 4008 03015 17319 33622 18125 45528 715
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    32 56734 64939 37139 30140 51642 51145 62537 38743 434
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    48 07053 21454 61551 20650 12550 41750 86350 12848 973
    2020 - - - - - - - -
    45 458--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[81] puis Insee Ă  partir de 2006[82].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Population par quartiers

    Les quartiers municipaux correspondent à plusieurs IRIS définis par l'Insee et repris par l'agence de développement du Territoire de Belfort (AUTB). En 2006, la population par quartiers[B 9] et par IRIS sont les suivantes :

    Population des quartiers de Belfort en 2006

    Pyramide des Ăąges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  40,5 %, soit au-dessus de la moyenne dĂ©partementale (35,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans est de 23,6 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 25,9 % au niveau dĂ©partemental.

    En 2018, la commune comptait 23 590 hommes pour 23 364 femmes, soit un taux de 50,24 % d'hommes, lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au taux dĂ©partemental (49,71 %).

    Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[83]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,6
    90 ou +
    1,9
    5,8
    75-89 ans
    9,4
    13,3
    60-74 ans
    16,4
    16,9
    45-59 ans
    18,1
    18,7
    30-44 ans
    17,9
    27,1
    15-29 ans
    20,0
    17,6
    0-14 ans
    16,4
    Pyramide des ùges du département du Territoire de Belfort en 2018 en pourcentage[84]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,6
    90 ou +
    1,8
    6,6
    75-89 ans
    9,6
    16
    60-74 ans
    17,3
    20
    45-59 ans
    20,1
    18,4
    30-44 ans
    18,2
    20,2
    15-29 ans
    15,9
    18,3
    0-14 ans
    17,1

    Enseignement

    La commune de Belfort est située dans l'académie de Besançon.

    Enseignement primaire

    En 2012, Belfort compte 40 Ă©tablissements relevant du premier degrĂ©, 16 Ă©coles Ă©lĂ©mentaires (du CP au CM2) et 18 Ă©coles maternelles, Ă©tablissements publics[85] et 3 Ă©coles primaires (Ă©lĂ©mentaires et maternelles) relevant du privĂ©[86].

    Liste des Ă©coles maternelles publiques[A 12]

    Liste des écoles élémentaires publiques[A 13]

    • École Ă©lĂ©mentaire Louis Aragon
    • École Ă©lĂ©mentaire Raymond-Aubert
    • École Ă©lĂ©mentaire Les Barres
    • École Ă©lĂ©mentaire ChĂąteaudun
    • École Ă©lĂ©mentaire Émile-GĂ©hant
    • École Ă©lĂ©mentaire Jules-Heidet

    Listes des établissements privés du premier degré[86]

    • Institut Sainte-Marie
    • Cours Notre-Dame-des-Anges
    • Institut Saint-Joseph

    Enseignement secondaire

    En 2012, on dénombre à Belfort cinq collÚges et trois lycées d'enseignement général et technologique publics, deux lycées professionnels privés[A 14], deux collÚges et lycées d'enseignement général et technologique privés et un lycée professionnel privé[87]. Un lycée professionnel agricole se situe à proximité de Belfort sur la commune voisine de Valdoie[88] et un lycée professionnel privé sur la commune voisine de Bavilliers[89].

    CollĂšges publics

    CollÚges privés

    • CollĂšge Notre-Dame-des-Anges
    • Institution Sainte-Marie

    Lycées d'enseignement général et technologique publics

    Lycées d'enseignement général et technologique privés

    • LycĂ©e Cours Notre-Dame-des-Anges
    • LycĂ©e Sainte-Marie

    Lycées professionnels publics

    Lycées professionnels privés

    Lycée professionnel agricole

    Le lycée Condorcet est le plus ancien lycée de la ville. Situé derriÚre la gare, il fut créé juste aprÚs la création de facto du Territoire de Belfort en 1871 et ouvert à la rentrée 1873. Le « lycée national de Belfort » sera rebaptisé lycée Roosevelt aprÚs la Seconde Guerre mondiale, mais plus souvent appelé « lycée de garçons », jusqu'à sa dénomination définitive : « lycée Condorcet », en 1994[90].

    Le plus grand lycĂ©e de la commune, en termes d'effectifs, est le lycĂ©e Raoul Follereau, accueillant 1 600 Ă©lĂšves. Il fut ouvert en 1962 et regroupe actuellement les anciens lycĂ©es Cassin et Follereau.

    Enseignement supérieur

    L'aire urbaine Belfort-MontbĂ©liard compte plus de 6 000 Ă©tudiants rĂ©partis sur diffĂ©rents sites. L'universitĂ© de technologie de Belfort-MontbĂ©liard (UTBM), Ă©cole d'ingĂ©nieurs, rĂ©partie sur trois campus de l'aire urbaine, est implantĂ©e sur le site du Techn'hom et compte 2 555 Ă©tudiants[91] pour l'annĂ©e 2011-2012. L'universitĂ© de Franche-ComtĂ© est implantĂ©e aussi dans l'aire urbaine Ă  travers l'UFR STGI avec 798 Ă©tudiants en 2011. Le dĂ©partement AES/Droit LĂ©on Delarbre et le dĂ©partement des Sciences Louis NĂ©el se situent Ă  Belfort. L'Institut universitaire de formation des maĂźtres (IUFM) de Belfort, comptant 104 Ă©tudiants[92] en 2010-2011, et la bibliothĂšque universitaire Lucien-Febvre sont implantĂ©s sur le site Marc-Bloch en centre-ville. L'IUT de Belfort-MontbĂ©liard offre sur son site de Belfort, des formations en Informatique, GĂ©nie MĂ©canique et Productique (GMP), GĂ©nie Électrique et Informatique Industrielle (GEII), GĂ©nie Civil - Construction Durable (GCCD), Techniques de Commercialisation (TC) et CarriĂšres sociales (CS) et rĂ©unit 1 215 Ă©tudiants. La chambre de commerce et d'industrie abrite une Ă©cole de commerce, École supĂ©rieure des technologies et des affaires (ESTA). L'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) est implantĂ© aussi sur le site de Belfort du centre hospitalier de Belfort-MontbĂ©liard.

    Les lycées de la ville hébergent des classes préparatoires scientifiques (filiÚre PTSI/PT au lycée Raoul Follereau) et économiques (prépa HEC au lycée Gustave Courbet). Des lycées proposent également des brevets de technicien supérieur (BTS) dont le BTS MUC NRC assistante de direction au cours Notre-Dame et le BTS TPIL (Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire) à l'institution Sainte-Marie.

    Santé

    La ville et son agglomération accueillent plusieurs établissements de santé, le principal étant le centre hospitalier de Belfort-Montbéliard divisé en deux sites urbains sur les villes de Belfort et Montbéliard et d'un futur site médian situé au sud de Belfort prévu pour 2015[A 15] - [93]. Cette offre de soins est complétée par la clinique de la Miotte[94] et d'autres établissements situés dans l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

    Festivals de Musique

    photographie montrant la scĂšne de l'Arsenal prise en hauteur depuis la citadelle montrant des personnes venant assister Ă  un concert du FIMU
    ScĂšne de l'Arsenal depuis le Lion lors du FIMU.

    La ville de Belfort est animĂ©e par de grands rassemblements annuels, dont les EurockĂ©ennes (depuis 1989), qui ne se dĂ©roule pas Ă  Belfort mais Ă  proximitĂ©, et surtout le Festival international de musique universitaire (FIMU), depuis 1986. Celui-ci dure trois jours et se dĂ©roule dans la Vieille Ville, le week-end de la PentecĂŽte. Des centaines de concerts gratuits dans tous les genres, par des orchestres venus du monde entier, attirent 80 000 festivaliers en 2009, 75 000 en 2011 et 90 000 en 2012[95] - [A 16]. Sur la presqu'Ăźle du lac de Malsaucy, les EurockĂ©ennes de Belfort sont, elles, un des plus grands festivals de musique de France, rĂ©unissant 95 000 festivaliers par an. Elles accueillent des chanteurs et des groupes de renommĂ©e internationale, et contribuent au rayonnement de Belfort bien qu'elles se dĂ©roulent dans la commune de Sermamagny, au nord de la ville[96] - [A 17]. Depuis 2006, un Ă©co-festival a vu le jour : le Printemps des Artishows organisĂ© par des Ă©tudiants de l'IUT, dĂ©partement CarriĂšres Sociales et ouvert Ă  tous[97]. Il permet Ă  des groupes rĂ©gionaux de se produire.

    Enfin, le deuxiÚme fossé du chùteau de Belfort accueille depuis 1980 des soirées musicales dans les batteries Haxo basses. Six concerts sont donnés gratuitement au public belfortain et de la région ainsi qu'aux touristes de passage, de la mi-juillet à fin août. Le PÎle des Musiques actuelles organise réguliÚrement des concerts à la PoudriÚre, à l'arsenal, aux pieds du Lion.

    Festival de cinéma

    Chaque année, de la fin novembre au début décembre, a lieu le festival international du film Entre vues[98] : il s'agit d'un festival principalement consacré aux jeunes auteurs. Il se déroule au cinéma des Quais. Le festival du Film documentaire, en novembre, est organisé par la MédiathÚque départementale.

    Autres Ă©vĂšnements

    D'autres Ă©vĂšnements animent Ă©galement la ville[A 18]. La foire aux livres a lieu de fin octobre Ă  dĂ©but novembre au cours de laquelle plusieurs centaines de milliers de livres d'occasion sont disponibles au Palais des CongrĂšs de l'ATRIA et Ă  la bibliothĂšque municipale des 4 As. Il s'agit de la plus grande foire aux livres de l'est de la France. La bourse aux minĂ©raux et fossiles est organisĂ©e par le Club GĂ©ologique Belfortain avec de nombreux exposants proposant minĂ©raux, fossiles, mĂ©tĂ©orites et gemmes. Le marchĂ© aux puces de Belfort a lieu en Vieille Ville, le premier dimanche de chaque mois, de mars Ă  dĂ©cembre. Il s'agit de l'un des plus grands de l'est de la France. La « Passerelle des arts » a lieu le 15 aoĂ»t le long des quais de la Savoureuse, oĂč des peintres travaillent en temps rĂ©el et exposent leur peinture. Belflorissimo est une manifestation organisĂ©e au mois de mai, la place Corbis accueille pendant trois jours paysagistes, fleuristes et exposants divers (artisanat, gastronomie, etc.).

    Clubs sportifs

    On compte plusieurs associations sportives dans la ville. On compte deux principaux clubs de football Ă  Belfort, l'association sportive municipale belfortaine football club (ASMB) qui Ă©volue en National (saison 2015-2016)[99] et l'association Sportive Belfort Sud (ASBS) qui Ă©volue en CFA groupe B (saison 2014-2015).

    Le club de handball Belfort Aire Urbaine Handball évolue en Nationale 1 pour la saison 2017-2018, et ce depuis 2009 et un court passage en deuxiÚme division[100]. L'équipe de hockey sur glace des lions de Belfort ou ASM Belfort Hockey est basée à Bavilliers et évolue en Division 3[101]. La danse sur glace est représentée par l'ASM Belfort Danse et Ballet sur glace[102]. Le club de water polo de Belfort, l'ASMB Water Polo évolue en Nationale 3.

    Équipements sportifs

    La ville est Ă©quipĂ©e en outre de deux piscines couvertes, une en plein air et d'une patinoire, gĂ©rĂ©es par la CommunautĂ© d'agglomĂ©ration Belfortaine[A 19], plusieurs gymnases dont le gymnase Le Phare d'une capacitĂ© de 1 500 places, de nombreux terrains de football, une base nautique sur l'Ă©tang des Forges[A 20] et d'un skatepark.

    ÉvĂ©nements sportifs

    Belfort accueille plusieurs manifestations sportives chaque année :

    • Le semi-marathon du Lion[103] une course Ă  pied de renommĂ©e internationale de 21,1 km sur bitume, entre les villes de Belfort et de MontbĂ©liard. Les lignes de dĂ©part et d'arrivĂ©e sont inversĂ©es chaque annĂ©e entre ces deux villes. En 2020, la 36e Ă©dition partira de MontbĂ©liard[A 21] ;
    • Le critĂ©rium du Ballon d'Alsace, course cycliste au dĂ©part de Belfort et Ă  l'arrivĂ©e au Ballon d'Alsace situĂ© au nord du dĂ©partement, soit une course de 32 km et un dĂ©nivelĂ© de plus de 1 000 m avec des pentes Ă  7 %. En 2019 a eu lieu la 95e Ă©dition ;
    • La Transterritoire[A 22] VTT dont la 30e Ă©dition a eu lieu en 2019 ;
    • Le Triathlon international. Le , la ville a accueilli les championnats du monde longue distance en triathlon[A 23] sur un format km/120 km/30 km. L'Ă©vĂšnement a eu lieu sur le site du Malsaucy et a attirĂ© plus de 3 000 athlĂštes ;
    • La ville fut 12 fois ville-Ă©tape du Tour de France de cyclisme, 2 fois arrivĂ©e d'Ă©tape et 10 fois dĂ©part d'Ă©tape, dont ville d'arrivĂ©e et ville de dĂ©part en 1961. En 2019 elle a Ă©tĂ© la ville de dĂ©part de la 7e Ă©tape Belfort - Chalon-sur-SaĂŽne[104].

    Presse Ă©crite

    La presse écrite locale est représentée par un seul quotidien régional, L'Est républicain (qui a absorbé son ancien concurrent, Le Pays).

    La mairie de Belfort Ă©dite Ă©galement un magazine mensuel d'information communale Belfort'Mag, imprimĂ© Ă  31 000 exemplaires par mois[A 24].

    Radios

    Plusieurs radios locales et nationales diffusent leurs programmes sur Belfort :

    Il existe Ă©galement la webradio Ă©tudiante de l'aire urbaine Superflux[111].

    Télévision

    France 3 Franche-ComtĂ© Ă©met sur Belfort depuis l'Ă©metteur TDF de la ForĂȘt de l'Arsot, Ă  Valdoie[112]. Un bureau permanent France 3 existe Ă  MontbĂ©liard, au 2 avenue des AlliĂ©s[113].

    Anciens MĂ©dias

    Radio ondes rouges (1978-1981), radio pirate éphémÚre, s'installe à Belfort en 1980

    Religions et lieux de culte

    Le christianisme, l’islam et le judaĂŻsme sont trois religions pratiquĂ©es par les Belfortains. Le catholicisme serait la branche du christianisme la plus reprĂ©sentĂ©e au cĂŽtĂ© des branches orthodoxe et protestante.

    photographie de la chapelle de Brasse de Belfort
    La chapelle de Brasse.

    Église catholique

    La ville est le siĂšge du diocĂšse de Belfort-MontbĂ©liard et de son Ă©vĂȘque, bien que la « maison du DiocĂšse » se situe Ă  TrĂ©venans, commune au sud de Belfort. La ville appartient au doyennĂ© homonyme et compte sept Ă©glises catholiques[114] dont :

    • la cathĂ©drale Saint-Christophe, place d'Armes, Ă©levĂ©e par Jacques Philippe Mareschal dans la vieille ville,
    • Église Notre-Dame des Anges, faubourg de MontbĂ©liard, dans le quartier de la gare (Ă©glise dĂ©sacralisĂ©e le [115] et dĂ©molie en aoĂ»t 2015[116]),
    • Église Saint-Louis, 185 avenue Jean JaurĂšs, dans le quartier Belfort-Nord,
    • Église Saint-Joseph, 20 rue Voltaire
    • Église Sainte-ThĂ©rĂšse-de-l'Enfant-JĂ©sus , avenue du ChĂąteau d'Eau, dans le quartier du Mont – Les Barres,
    • Église Sainte-Jeanne-Antide , rue de Londres, dans le quartier RĂ©sidences – Bellevue
    • Église Sainte-Jeanne d’Arc , 14 rue HonorĂ© Gabriel de Mirabeau, dans le quartier de la PĂ©piniĂšre.
    • Église Sainte-Odile, 43 rue Charles Steiner
    • Chapelle de Brasse, rue CĂ©lestin, dans le quartier Jean JaurĂšs.
    • Chapelle Saint-François, 23 rue de la Paix
    • Chapelle Notre-Dame des Anges du lycĂ©e, 2 impasse Notre-Dame
    • Chapelle collĂšge Sainte-Marie, rue Clemenceau
    • Chapelle de l'ancien hĂŽpital, 5 rue Saint-Antoine[117]

    Église orthodoxe

    ReprĂ©sentĂ©e par la paroisse de la RĂ©surrection du Christ, implantĂ©e dans la ville depuis 80 ans[118]. Construit en 1994 au 15 rue du Berger (quartier Jean JaurĂšs), l'Ă©difice affectĂ© Ă  ce culte prĂ©sente toutes les caractĂ©ristiques des Ă©glises orthodoxes et un bulbe d'influence slave[A 25].

    Églises protestantes & EvangĂ©liques

    Belfort fait partie de la paroisse protestante luthérienne de Belfort-Giromagny[119] www.eglise-protestante-unie.fr/belfort-giromagny. Situé au centre-ville, le temple protestant luthérien Saint-Jean, 1 rue Kléber, inauguré en 1877[A 25], abrite un orgue polyphonique de haute qualité.

    Église ÉvangĂ©lique: 22 rue Colonel Frisch

    Église Protestante Le Panier (EPP) https://www.epp-france.fr/lieux/belfort/ : 4 rue de Valenciennes

    Église Mennonite : 2 rue Jean Dollfus

    JudaĂŻsme

    Située également en centre-ville, la synagogue de Belfort[120] a été ouverte au culte en 1857[121] - [122]. Elle présente une architecture remarquable rappelant celle de la Palestine et du fait des origines orientales du judaïsme, l'intérieur suit le rite mosaïque excluant l'usage de figures et de représentation d'emblÚmes.

    Islam

    Plusieurs lieux de culte: La grande mosquée Omar ibn al-Khattùb[123] aux Glacis du Chùteau est un bùtiment de conception récente et moderne, ouvert depuis 2010[124]. Les autres mosquées sont la mosquée turque[125], la mosquée Koba[126] et la mosquée Es Sunna[127].

    Autres :

    TĂ©moins de JĂ©hovah, 8 rue de Gerbevillers

    Économie

    Belfort est le siĂšge de la Chambre de commerce et d'industrie du Territoire de Belfort[128] et abrite l'École supĂ©rieure des technologies et des affaires (ESTA). Elle gĂšre Ă©galement le port fluvial Ă  Botans sur le canal de MontbĂ©liard Ă  la Haute-SaĂŽne.

    Le 10 février 2022, le président de la République, Emmanuel Macron, annonce à Belfort son souhait de voir 6 EPR2 construits, avec 8 autres EPR2 en option[129].

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2005, le revenu moyen par unitĂ© de consommation s’élĂšve Ă  17 900 € dans la communautĂ© d'agglomĂ©ration Grand Belfort, tandis qu'il est de 16 700 € dans celle de MontbĂ©liard et 18 100 € au niveau national[D 7] - [Note 26]. Les inĂ©galitĂ©s de revenus entre les deux communautĂ©s s'expliquent par deux phĂ©nomĂšnes parallĂšles, Ă  savoir le nombre important de mĂ©nages Ă  faible revenu dans l'agglomĂ©ration montbĂ©liardaise et le phĂ©nomĂšne de gentrification Ă  Belfort, avec principalement l'installation de cadres entre 1999 et 2008 dans le cƓur urbain[D 8]. Le centre-ville de Belfort se caractĂ©rise Ă©galement par la prĂ©sence de personnes vivant seules, notamment les Ă©tudiants et les diplĂŽmĂ©s, les couples avec enfants s'installent dans des pavillons rĂ©sidentiels en pĂ©riphĂ©rie des villes, tandis que les logements sociaux sont principalement occupĂ©s par une population dĂ©favorisĂ©e (chĂŽmeurs ou personnes non diplĂŽmĂ©es) ou immigrĂ©e[D 9].

    Comparatif des revenus
    Revenus[130]Revenus moyens par ménage[Note 27]Nombre de redevables de l'ISF !! ImpÎt moyen sur la fortune !! Patrimoine moyen des redevables de l'ISF
    Belfort13 856 € / an1405 181 € / an1 440 236 € / an Paris25 948 € / an64 19914 281 € / an3 206 045 € / an Moyenne nationale15 027 € / an5 683 € / an1 493 167 € / an

    Emploi

    Selon un rapport de l'Insee de dĂ©cembre 2007, l'ancienne zone d'emploi de Belfort Ă©tait la 5e zone d'emploi la plus attractive du Grand-Est français (derriĂšre Nancy, Metz, Strasbourg, et le bassin houiller) et se plaçait au 21e rang national sur 348 zones d'emploi mĂ©tropolitaines, cette attractivitĂ© ayant Ă©tĂ© mesurĂ©e avant Techn'hom. En effet depuis le 1er juillet 2011, l'Insee a en effet redĂ©fini le dĂ©coupage des zones d'emploi en Franche-ComtĂ©. La citĂ© du lion fait partie de la premiĂšre zone d'emploi de Franche-ComtĂ© : zone d'emploi Belfort-MontbĂ©liard-HĂ©ricourt avec 371 488 habitants soit 32 % de la population franc-comtoise et 144 535 emplois soit 31 % de l'emploi en Franche-ComtĂ© en novembre 2011[D 10]. Cette zone d'emploi recense plus de 8 300 cadres des fonctions mĂ©tropolitaines, soit le nombre le plus Ă©levĂ© des zones d'emploi franc-comtoises, avec une forte concentration dans la recherche-conception. Cette rĂ©partition rapproche la zone d'emploi des aires urbaines de plus de 500 000 habitants (hors Paris)[D 11].

    En 2006, la population active reprĂ©sente 23 550 personnes soit un taux d'activitĂ© de 68 % pour une population ĂągĂ©e de 14 Ă  64 ans, 6 % de retraitĂ©s ou prĂ©retraitĂ©s, 14 % de jeunes scolarisĂ©s (Ă©tudiants, Ă©lĂšves ou apprentis) et 12 % de personnes sans activitĂ©[B 11].

    RĂ©partition des actifs par CSP[130]
    CSP Belfort France
    Agriculteurs 0,1 % 2,4 %
    Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 4,2 % 6,4 %
    Cadres, professions intellectuelles 12,9 % 12,1 %
    Professions intermédiaires 22,3 % 22,1 %
    Employés 30,6 % 29,9 %
    Ouvriers 29,9 % 27,1 %

    De mĂȘme que de forts Ă©carts de revenus existent entre les diffĂ©rents quartiers, les diffĂ©rences de formations sont Ă©galement Ă©levĂ©es, 23 % des Belfortains n'ont aucun diplĂŽme, ce chiffre atteint 42 % dans les quartiers d'habitat social, principalement les RĂ©sidences et les Glacis du ChĂąteau. Inversement 23 % des Belfortains sont diplĂŽmĂ©s de l'enseignement supĂ©rieur, ce chiffre grimpe Ă  36 % dans les quartiers du cƓur urbain, Ă  savoir Centre-Ville, Faubourg de MontbĂ©liard, Chateaudun 1 et Vieille-Ville.

    Population non scolarisĂ©e de 15 ans ou plus en pourcentage en 2006[B 10]

    trois graphiques en barre reprĂ©sentant la niveau de scolarisation des personnes de plus de 15 ans ayant terminĂ© leurs Ă©tudes Ă  Belfort, en cƓur urbain et dans les quartiers d'habitat social

    Agriculture

    Jusqu'en 2013, Belfort a Ă©tĂ© le siĂšge de la Chambre d'agriculture du Territoire de Belfort. La ville ne compte aucune exploitation agricole, mais on dĂ©nombre 250 agriculteurs dans le territoire l'entourant. L'ensemble des exploitants travaillent en pĂ©riurbain Ă©tant donnĂ© la petitesse du Territoire de Belfort et son caractĂšre urbain. La chambre d'agriculture a fusionnĂ© en 2013 avec celle du Doubs, dĂ©partement limitrophe[131].

    Tissu industriel et de haute technologie

    La ville a toujours Ă©tĂ© tournĂ©e vers l'industrie. En effet, Belfort s'est en partie dĂ©veloppĂ©e grĂące Ă  elle : l'entreprise Alstom, Bull, ou l'usine Ă  gaz. Aujourd'hui certaines industries ont fermĂ©, comme Bull en 1993[A 26]. L'industrie de la ville s'est rĂ©solument tournĂ©e depuis vers les hautes technologies. La ville a lancĂ© un programme d'action sur Techn'hom, Ă  la suite d'importantes rĂ©novations et amĂ©liorations dĂ©jĂ  faites en 2009 qui se sont achevĂ©es en 2011. La SEMPAT, sociĂ©tĂ© mixte spĂ©cialisĂ©e en immobilier d'entreprise, crĂ©Ă©e par les collectivitĂ©s locales il y a une vingtaine d'annĂ©es[A 26], gĂšre les parcs d'activitĂ© de Techn'hom proche du centre ville et de La Jonxion situĂ©e au sud de la ville dans l'espace central de l'aire urbaine Belfort-MontbĂ©liard-HĂ©ricourt-Delle[132]. Elle est devenue une des sociĂ©tĂ©s d'Ă©conomie mixte les plus importantes d'Europe[A 26]. Le TechnopĂŽle Techn'hom accueille de grands groupes mondiaux tels qu'Alstom et General Electric[133]. Alstom produit sur le site de Belfort les motrices TGV et les locomotives de fret, mais l'ensemble des turbines Ă  vapeur, alternateurs, supraconducteurs est passĂ© dans le giron de General Electric, avec les turbines Ă  gaz et cycles combinĂ©s, les centrales de production d'Ă©lectricitĂ©, piliers de l'Ă©conomie de la ville. Depuis les annĂ©es 2015, Alstom compte environ 600 emplois et General Electric Energy environ 4 000 emplois. On note aussi la prĂ©sence du groupe Nipson. Techn'hom concentre plus de 120 entreprises[134] et 7 500 emplois[A 27].

    Administration publique, enseignement et culture

    L’administration militaire est reprĂ©sentĂ©e par le 35e rĂ©giment d’infanterie et compte 1 200 emplois. L’enseignement reprĂ©sente plus de 1 300 emplois. Les services municipaux emploient 300 personnes et les services dĂ©partementaux, 520 personnes.

    Le cƓur urbain

    Ancienne cité ouvriÚre Alsthom.

    Le cƓur urbain forme avec Techn'hom un double pĂŽle urbain. Il est constituĂ© du centre-ville, la vieille ville et le centre-sud. Il totalise 11 000 emplois gĂ©nĂ©rĂ©s par de nombreux commerces et boutiques, deux galeries marchandes (4 As et Faubourgs accueillant une Fnac) et de deux grands magasins (Galeries Lafayette et Gillet Lafond). Un nouveau projet de galerie est envisagĂ© dans le cadre de la rĂ©novation des Galeries Lafayette[B 12]. Le cƓur urbain reprĂ©sente 30 % de l'offre commerciale du Territoire de Belfort[B 13]. Le domaine de la santĂ© est prĂ©sent avec 2 000 emplois sur le site de Belfort du centre hospitalier de Belfort-MontbĂ©liard[B 14].

    Les zones commerciales

    Comme de nombreuses agglomĂ©rations, des zones commerciales sont apparues Ă  la pĂ©riphĂ©rie de la ville. L'une d'entre elles s'est dĂ©veloppĂ©e autour du centre commercial E.Leclerc qui a la particularitĂ© de se trouver en bordure de centre-ville et d'avoir un accĂšs autoroutier dans le secteur centre-sud. Le cinĂ©ma des quais fait la jonction entre centre-ville et centre sud. Au sud de la ville, une zone commerciale s’est dĂ©veloppĂ©e de maniĂšre empirique le long de l'ancienne route nationale N 19 parallĂšle Ă  l’A36 entre la sortie Belfort-Les RĂ©sidences et la sortie Sevenans. On y retrouve de grandes enseignes de l’électromĂ©nager, de l’équipement de la maison, du sport, de l'habillement et une grande surface de distribution Cora. Le PĂŽle sud concentre 33 % de l'offre commerciale du dĂ©partement[B 13]. Au nord-est, la Porte des Vosges et la Porte de Belfort forment une zone en devenir autour du centre commercial Auchan Ă  Bessoncourt, rĂ©unissant 13 % de l'offre commerciale totale du dĂ©partement[B 13].

    Culture locale et patrimoine

    Patrimoine architectural

    Le centre ancien constitue un ensemble architectural homogĂšne, dense et constituĂ© de vieux immeubles d'habitation et d'Ă©difices publics bien prĂ©servĂ©s. On note l'harmonie des couleurs des façades de la Vieille Ville et des faubourgs du Centre Ville, telles les couleurs rose Sologne, jaune PĂ©rigord, rouge Basque, bleu Morbihan ou encore vert Chartreuse[135]. Beaucoup de bĂątiments sont construits en grĂšs des Vosges. Belfort compte en outre 211 Ć“uvres recensĂ©es au patrimoine architectural et mobilier par le MinistĂšre de la Culture[136].

    Maisonnette de l’octroi

    Lieux et monuments

    Belfort présente de nombreux monuments remarquables hérités de son histoire[137].

    La Ville de Belfort a dĂ©cidĂ© de crĂ©er une Fondation abritĂ©e, sous l’égide de la Fondation du patrimoine, afin de permettre aux particuliers et aux entreprises de s’associer Ă  ses efforts de rĂ©novation et de sauvegarde du patrimoine belfortain. Elle a Ă©tĂ© la premiĂšre collectivitĂ© territoriale Ă  se doter d’une telle structure[138].

    Le Lion de Belfort

    La Citadelle et le Lion de Belfort.

    Le Lion de Belfort est l'Ɠuvre du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi. Il est fait de blocs de grĂšs rose taillĂ©s sĂ©parĂ©ment puis assemblĂ©s contre la falaise calcaire du chĂąteau. Il mesure 22 m de long et 11 m de haut. Les travaux ont commencĂ© en 1875 et se sont achevĂ©s en 1880. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en hommage Ă  la rĂ©sistance de Belfort lors de son siĂšge de 1870 et Ă  ses victimes[A 28]. Le Lion est couchĂ© au pied de la Citadelle, tĂȘte relevĂ©e, tournant le dos Ă  l'est, Ă  l'Alsace perdue et Ă  l'ennemi allemand d'antan. Il a Ă©tĂ© inaugurĂ© officiellement le 18 septembre 2011 lors des cĂ©lĂ©brations des 130 ans du Lion. VĂ©ritable symbole de la Ville ayant supplantĂ© l'historique Tour de la Miotte, il sert de motif au logotype de la commune, Ă  celui de la communautĂ© d'agglomĂ©ration, et Ă  celui du DĂ©partement. De plus, on peut retrouver plus de 250 Â« lions » en Vieille Ville[139].

    La citadelle de Vauban

    Point stratégique depuis le XIIe siÚcle, la Citadelle fut construite par Gaspard de Champagne, comte de la Suze à partir de 1648. Louis XIV confie à Vauban le projet de fortifier Belfort en se basant sur les ruines de l'ancien chùteau médiéval. C'est l'unique exemple en France du deuxiÚme systÚme de fortification de Vauban. Puis à partir de 1817, le général Haxo transforme le chùteau en une forteresse moderne, en particulier en remplaçant la caserne construite sous Vauban par une caserne à l'épreuve de la bombe, que l'on peut voir au-dessus du Lion[A 29]. Les glacis du chùteau, les batteries Haxo et la cour d'honneur sont librement accessibles ainsi que la Tour des Bourgeois, vestige du chùteau féodal. Depuis 2007, le grand souterrain offre une visite moderne et patrimoniale en son et lumiÚre sous le nom la Citadelle de la Liberté. L'ancienne caserne au sommet de l'édifice renferme le Musée d'Histoire et d'Archéologie de Belfort[137]. L'enceinte est encore partiellement érigée dans sa partie nord et sud. La Porte de Brisach, datant de 1687, est surmontée d'un fronton aux armes du Roi Soleil et a été conservée dans son état primitif. Les remparts qui l'entourent sont du XVIIe siÚcle.

    • photographie montrant le Lion de Belfort au premier plan et la citadelle au second.
      Le Lion et la Citadelle.
    • photographie la statue du Lion de Belfort bĂąchĂ©e avant son inauguration avec au premier plan la Vieille Ville et Ă  l'arriĂšre-plan la citadelle et sa caserne.
      L'inauguration du Lion le 18 septembre 2011.
    • photographie montrant au premier plan la Porte de Brisach, les fortifications murs d'enceinte de la partie nord, Ă  l'arriĂšre-plan, la Tour des Bourgeois et la citadelle
      La Citadelle de Belfort et la Porte de Brisach.
    • photographie de la demi-lune au nord de la porte de Brisach.
      Fortifications en demi-lune au nord de la porte de Brisach.
    • photographie de la Tour des Bourgeois surmontĂ©e de trois drapeaux.
      La Tour des Bourgeois, vestige du chùteau médiéval.
    • photographie montrant le pont-levis abaissĂ© situĂ© dans la citadelle de Belfort.
      Pont-levis de la Citadelle.

    Divers sites fortifiés

    photographie montrant l'entrée du fort du Salbert
    L'entrée du fort du Salbert.

    D'autres forts ont été construits, notamment au sommet des collines entourant la ville :

    Le fort du Salbert est une fortification de type Séré de RiviÚres datant du XIXe siÚcle. La visite en est dangereuse du fait des trous et des puits non sécurisés. Il a été intégré au milieu du XXe siÚcle au sein de l'ouvrage "G" de la D.A.T. dont la partie souterraine est aussi dangereuse.

    Monuments de la vieille ville

    Le quartier le plus ancien de la ville s'est dĂ©veloppĂ© au pied de la Citadelle. L'architecture est un hĂ©ritage de l'Alsace avec des maisons Ă  colombage aux couleurs vives et gaies. Sur la Place d'Armes se trouvent la CathĂ©drale Saint-Christophe et l'HĂŽtel de Ville. La CathĂ©drale, en grĂšs des Vosges, a Ă©tĂ© construite en 1727 pour remplacer l'ancienne collĂ©giale de Saint-Denis devenue trop exiguĂ«[A 25]. L'hĂŽtel de ville rĂ©sulte d'un achat fait en 1785 auprĂšs du notable François-Bernardin Noblat, et Jean-Baptiste KlĂ©ber fut chargĂ© de sa transformation. La Salle d'Honneur, abritant les Cinq tableaux retraçant l'Histoire de Belfort, fut amĂ©nagĂ©e en 1810[A 25]. Le monument des Trois SiĂšges (1813, 1815 et 1870), place de la RĂ©publique, est une Ɠuvre posthume de Bartholdi Ă©rigĂ©e le 15 aoĂ»t 1913 en hommage aux trois dĂ©fenseurs de Belfort : Jean Legrand, Claude Jacques Lecourbe et Pierre Philippe Denfert-Rochereau. Le monument est surmontĂ© d'un groupe de quatre personnages symbolisant la France (avec le coq national) soutenant la ville de Belfort (Ă©pĂ©e Ă  la main), un jeune combattant et une petite Alsacienne[140]. La statue Quand-MĂȘme d'Antonin MerciĂ©, situĂ©e place d'Armes, reprĂ©sente Ă©galement une Alsacienne en costume traditionnel soutenant un soldat d'une main et tenant, de l'autre, un fusil en direction de l'est[141]. Le MusĂ©e des Beaux-Arts occupe la Tour 41 et les expositions temporaires des MusĂ©es de Belfort, la Tour 46.

    • photographie de la Grande Rue de Belfort.
      Vue de la Grande Rue de Belfort.
    • photographie montrant la statue Quand-MĂȘme vue de face, place d'Armes.
      La statue Quand-MĂȘme situĂ©e place d'Armes.
    • photographie montrant le monument des Trois SiĂšges avec vue sur la statue du colonel Denfert-Rochereau.
      Monument des Trois SiĂšges, le colonel Denfert-Rochereau
    • Vue de face de la cathĂ©drale Saint-Christophe.
    • l’hĂŽtel de Ville de Belfort, place d'Armes.
      L'hÎtel de ville de Belfort sous les illuminations de décembre.
    • La Halle FrĂ©ry sous une journĂ©e printaniĂšre, 2018.
      La Halle Fréry en vieille-ville.
    • La salle des fĂȘtes rĂ©novĂ©e sous une journĂ©e printaniĂšre, 2018.
      la salle des fĂȘtes place de la rĂ©publique.
    • Le Tribunal de Belfort sous une journĂ©e printaniĂšre, 2018.
      le tribunal judiciaire, place de la RĂ©publique.
    • photographie d'une cour intĂ©rieure de la Vieille-Ville de Belfort.
      Une cour intérieure de la Vieille-Ville.

    Église Saint-Joseph

    photographie montrant principalement la tour de l'Ă©glise Saint-Joseph
    Église Saint-Joseph.

    L'Ă©glise Saint Joseph est de style nĂ©ogothique en grĂšs des carriĂšres de Clairegoutte prĂšs de Lure. SituĂ©e dans le quartier Jean JaurĂšs, elle fut bĂątie entre 1893 et 1925[A 25] par les Alsaciens installĂ©s aprĂšs la dĂ©faite française de 1870 et le rattachement de l'Alsace dans l'Empire allemand. Elle est aujourd'hui la plus grande Ă©glise du Territoire de Belfort, pouvant accueillir 3 000 personnes.

    Divers

    Équipements culturels

    Belfort propose une offre culturelle variée et diversifiée à travers musées, écoles, institutions et associations.

    Musées

    photographie du musée d'Art moderne de Belfort
    Musée d'Art moderne, donation Maurice Jardot.
    photographie de l'entrée de la Tour 46 de Belfort
    Entrée de la Tour 46, salle des expositions temporaires des Musées de Belfort.

    Belfort compte trois musĂ©es et d'importantes collections par rapport Ă  sa taille. Les trois musĂ©es dĂ©tiennent le label « musĂ©e de France ». Le musĂ©e d'Art moderne[142] regroupe 112 Ć“uvres hĂ©ritĂ©es de la donation de Maurice Jardot Ă  la ville en 1997. Les Ɠuvres prĂ©sentĂ©es sont de Pablo Picasso, Fernand LĂ©ger, Georges Braque ou encore de Le Corbusier[A 30]. La Citadelle accueille le musĂ©e d'Histoire et d'ArchĂ©ologie dont l'espace Bartholdi. Plus ancien musĂ©e de Belfort crĂ©Ă© en 1872[143], il s'organise autour d'un fonds archĂ©ologique de la vie quotidienne locale du NĂ©olithique (les grottes de Cravanche) Ă  la pĂ©riode romaine, avec des poteries d'Offemont et les mosaĂŻques de la Villa de Bavilliers et aux migrations germaniques (la nĂ©cropole burgonde de Bourogne). De larges collections militaires sont Ă©galement exposĂ©es, comportant notamment des armes et uniformes issus des trois conflits franco-allemands. Depuis 2011, l'espace Bartholdi rend hommage au cĂ©lĂšbre sculpteur[A 30]. Le musĂ©e des Beaux-Arts regroupe 150 Ć“uvres Ă  la Tour 41 autour des thĂšmes de l'allĂ©gorie, la peinture religieuse, la nature, les portraits et au sculpteur et peintre contemporain Camille LefĂšvre[143]. Les collections datent du haut Moyen Âge Ă  nos jours[A 30]. La Tour 46 accueille les expositions temporaires.

    Théùtres

    Façade principale du Théùtre municipal de belfort

    Le thĂ©Ăątre Le Granit, scĂšne nationale de Belfort, est un thĂ©Ăątre public qui propose 45 spectacles par saison en thĂ©Ăątre, musique, cirque et jeune public. Une salle y est rĂ©servĂ©e pour la crĂ©ation et les rĂ©pĂ©titions des groupes de thĂ©Ăątre accueillis par l'association La CoopĂ©rative orientĂ©e vers le thĂ©Ăątre contemporain. L'Espace Louis Jouvet, au centre-ville, accueille trois troupes : le ThĂ©Ăątre du Pilier, la Compagnie CafarnaĂŒm et la Compagnie François Jacob et Ă©galement les associations estudiantines Comet[A 31]. TrĂ©teaux 90 est une compagnie thĂ©Ăątrale rĂ©unissant une soixantaine d'amateurs[A 31]. Le ThĂ©Ăątre de marionnettes, fondĂ© en 1981 par le biais de la Compagnie Une PoignĂ©e d'Images, promeut l'art de la marionnette sous toutes ses formes[A 31]. Lieu de rĂ©fĂ©rence en France et en Europe, le ThĂ©Ăątre de marionnettes sera rĂ©novĂ© Ă  partir de mars 2012[144].

    Danse, musique, arts plastiques

    Le Centre chorĂ©graphique national de Franche-ComtĂ© se situe Ă  Belfort[145]. Comme tous les CCN, il est un lieu de crĂ©ation, de production, de formation et de diffusion en danse contemporaine[A 32]. L'Orchestre d'harmonie de la ville de Belfort est nĂ© de la fusion en 2000 de deux anciennes troupes : la Lyre Belfortaine et l'Harmonie Alsthom. Soixante-quinze musiciens composent l'orchestre qui se produit dans toute la rĂ©gion, voire Ă  l'Ă©tranger[A 33]. Le Conservatoire de musique et danse est un rĂ©seau de huit sites rĂ©partis sur tout le dĂ©partement. Il propose des formations diplĂŽmantes ou non en musique et danse, il compte 1 400 Ă©lĂšves et 90 enseignants[A 34]. L'École d'art GĂ©rard Jacot a pris ses quartiers dans un ancien bĂątiment militaire rĂ©novĂ©. Les arts plastiques y sont enseignĂ©s Ă  tous[A 34]. Le PĂŽle de musiques actuelles est une association proposant rĂ©guliĂšrement une programmation de musique clubbing, Ă©lectro et rock[146] dans la salle de la PoudriĂšre, d'une capacitĂ© de 235 personnes[A 35]. Le RockHatry, situĂ© au Fort Hatry, est un lieu de ressources de musiques actuelles et de rĂ©pĂ©tition pour le PĂŽle de musiques actuelles.

    BibliothĂšques

    La ville de Belfort abrite plusieurs bibliothÚques[A 36]. Le réseau de bibliothÚques municipales de Belfort se divise en trois sites. La bibliothÚque des 4 As, principale bibliothÚque du réseau, est située en centre ville. Deux bibliothÚques annexes de quartier complÚtent ce réseau, la bibliothÚque des Glacis du Chùteau et la bibliothÚque de la Clé des Champs.

    Le fonds primitif de la bibliothĂšque contient une partie des livres des couvents des Capucins de Belfort, de Neuf-Brisach, de Thann et du collĂšge jĂ©suite de Lucerne. La bibliothĂšque met Ă  disposition de ses usagers plus de 250 000 documents et organise des expositions, des confĂ©rences, des lectures, des spectacles, des projections de films, des concerts et des rencontres avec des auteurs, illustrateurs ou rĂ©alisateurs.

    La bibliothĂšque universitaire Lucien Febvre propose 20 000 ouvrages Ă  la disposition des Ă©tudiants de l'Aire Urbaine[A 36].

    Salles de cinéma

    Le Cinéma des Quais (Cinéma Gaumont-Pathé) est un multiplexe regroupant l'ensemble des anciens cinémas de la ville. Ouvert en novembre 2002[147], il compte quatorze salles et trois mille trente places. L'offre cinématographique usuelle est complétée par l'association Cinéma d'Aujourd'hui proposant des films d'art et d'essai, une tournée dans huit sites du Territoire de Belfort ainsi que des séances en plein air[A 37].

    Salles de spectacles et concerts

    En centre ville, la Maison du Peuple est une salle de spectacle d'environ neuf-cents places[A 35]. Cette offre est complétée à l'échelle de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle par le parc des expositions de Belfort-Andelnans[148] et la salle multimodale de l'Axone de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle à Montbéliard. D'une capacité de six-mille places, elle est affectée aux concerts, spectacles et manifestations sportives[149].

    Gastronomie

    Il n'existe pas Ă  proprement parler de gastronomie traditionnelle belfortaine, mais, la ville faisant partie de la Franche-ComtĂ© et historiquement de l'Alsace, les restaurants et commerces proposent les spĂ©cialitĂ©s culinaires des deux rĂ©gions. La friture de carpe peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une tradition, favorisĂ©e par le trĂšs grand nombre d'Ă©tangs des environs, mais ce n'est pas une exclusivitĂ© locale puisqu'elle est Ă©galement importante dans le Sundgau. Les raves rĂąpĂ©es, salĂ©es et fermentĂ©es, utilisĂ©es de la mĂȘme façon que la choucroute, font aussi partie des habitudes locales.

    Récemment, bien que n'étant pas des recettes traditionnelles, des spécialités ont été proposées par des artisans belfortains[A 38]. Le brimbul est un apéritif à base de myrtilles. Cette baie, appelée brimbelle dans la région, est à l'origine du nom. L'épaule du Ballon est une épaule d'agneau entiÚrement désossée et délicatement farcie aux myrtilles. Le belflore est un gùteau contenant des framboises, des amandes et des noisettes. Les facettes sont des chocolats à l'effigie des différents symboles de la ville. La patte du Lion est un pain cuit en forme de patte de lion. La langue du Lion est une saucisse fumée ou une terrine de langues de veau et légumes.

    D'autre part, Belfort se trouve à mi-chemin des deux zones d'Appellation d'Origine ContrÎlée pour le munster (qui concerne quelques communes du nord du département du Territoire de Belfort) et le comté, dans le département voisin du Doubs. La ville a longtemps abrité une laiterie, au bord de l'étang des Forges, qui produisait notamment de la cancoillotte.

    Enfin, un essai de culture de la vigne a lieu depuis quelques années sur le coteau de la Miotte, pour tenter de renouer avec la vieille tradition de production de vin qui existait autrefois presque partout en France, ne serait-ce que pour le vin de messe. Ce minuscule vignoble produit un vin blanc que l'on peut rapprocher de ceux du Jura.

    Filmographie

    Long métrage

    • Nettoyage Ă  sec, film dramatique, de Anne-Fontaine, avec Charles Berling et Miou-Miou, 1997

    Court métrage

    • Belfort - Les citĂ©s Alstom, court mĂ©trage, de Dimitri Semenic, 2019[150]

    Documentaires

    • Tahar l'Ă©tudiant, documentaire, de Cyril Mennegun, avec Tahar Rahim, 2005
    • Les Journaux intimes de la LibĂ©ration, documentaire, de Georges Nivoix, Thierry Millotte et RĂ©my MassĂ©, 2005[151]
    • La vie Alstom, documentaire, de SĂ©verin Blanchet et Luc Reder, 2009 [152]
    • Quel travail !, documentaire, de Cyril Mennegun, 2010 [153]
    • Plan social ! et aprĂšs ?, documentaire, de Laurent Lutaud, 2010 [154]
    • Il Ă©tait une voie, documentaire, de Laurent Ducrozet et Jean-Marie Baverell 2010 [155]

    HĂ©raldique

    Armes de Belfort

    Les armes de Belfort se blasonnent ainsi :

    « d'azur à la tour crénelée et couverte d'or, ajourée et ouverte du champ, maçonnée de sable et girouettée d'argent, accostée des lettres B à dextre et F à senestre capitales aussi d'or, à la champagne cousue de gueules chargée de la croix de la Légion d'honneur. »

    Pour approfondir

    Ouvrages

    • Yvette Baradel, Histoire de Belfort, Horvath, , 399 p. (ISBN 978-2-717-10369-4, prĂ©sentation en ligne)
    • Georges Bischoff et Yves Pagnot, Belfort 1307-2007 : Sept siĂšcles de courage et de libertĂ©, Strasbourg, Coprur, , 304 p. (ISBN 978-2-842-08169-0 et 2-84208-169-2, prĂ©sentation en ligne) Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
    • A. Corret, Histoire pittoresque et anecdotique de Belfort et de ses environs, J.-B. Clerc, , 324 p. (ISBN 978-2-878-02305-3, prĂ©sentation en ligne, lire en ligne).
    • A. Larger, Belfort autrefois : 1871-1914, Horvath, coll. « Vie quotidienne autrefois » (no 51), , 167 p. (ISBN 978-2-717-10499-8, prĂ©sentation en ligne).
    • Joseph Liblin, Belfort et son territoire : recherches historiques, La Tour Gile, , 2e Ă©d. (1re Ă©d. 1877), 296 p. (ISBN 978-2-878-02385-5, prĂ©sentation en ligne).
    • Marie Linden, Natacha Mattenet, Emmanuel Thomas et Ermelinda Califano, Le Patrimoine des communes du Territoire de Belfort, Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France » (no 90), , 2e Ă©d., 255 p. (ISBN 978-2-842-34037-7, prĂ©sentation en ligne).
    • V.-A. Malte-Brun, Le Territoire de Belfort, Ă©ditions du Bastion, (rĂ©impr. 1982)
    • Francis PĂ©roz, Belfort-MontbĂ©liard, Histoire d'un bassin industriel comtois, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 192 p. (ISBN 978-2-849-10765-2)
    • GĂ©rard-Antoine Massoni, Histoires de la cavalerie lĂ©gĂšre : le 5ehussards, de 1783 Ă  1815, Paris, Archives & Culture, , 444 p. (ISBN 978-2-350-77006-2, prĂ©sentation en ligne)
    • Jean-Louis Romain, Belfort, L'usine et la citĂ©, Besançon, CĂȘtre, , 168 p. (ISBN 2-878-23035-3, prĂ©sentation en ligne) Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
    • G. Schouler et P. Fibert, GĂ©ographie du Territoire de Belfort, Office central de la coopĂ©ration Ă  l'Ă©cole, , 415 p. (prĂ©sentation en ligne) Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
    • Marie-Antoinette Vacelet, Le territoire de Belfort dans la tourmente, 1939-1944, CĂȘtre, , 2e Ă©d., 303 p. (ISBN 978-2-878-23135-9, prĂ©sentation en ligne)

    Articles de presse

    • Pierre Falga, « Les villes les plus accessibles aux handicapĂ©s », L'Express,‎ (lire en ligne)
    • Alexandre Bollengier, « Qu’est-ce que tu vas faire Ă  Belfort ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
    • Philippe Viguie Desplaces, « Belfort marque son territoire », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
    • Jean-Pierre Tenoux, « Belfort en couleurs aprĂšs sa rĂ©novation », Le Monde,‎ (lire en ligne)
    • « Les 50 qui font bouger Belfort », L'Express,‎ (lire en ligne)

    Revues

    • « Les nouvelles ambitions de Belfort », Ville, rail & transports,‎
    • Pascal MatĂ©o, « Le dĂ©fi de Moscovici », Le Point,‎ (lire en ligne)
    • Carole Lefrançois, « Le bel effort de Belfort », TĂ©lĂ©rama, no 30144,‎ (lire en ligne)
    • SpĂ©cial belfort - Vie du rail - no 1870 - 07/06/1970 - 35 p.

    Guides

    • Collectif, Petit FutĂ© Belfort-MontbĂ©liard 2005, Petit FutĂ©, (ISBN 9782746909489)
    • Collectif et Édith Campbell (dir.), La Route des Communes, Territoire de Belfort, C'Prim, coll. « La route des communes » (no 1), (ISBN 9782915193046, OCLC 470197574)

    Divers

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. « BĂ©fort » /be.fɔʁ/ Ă©tait une prononciation possible mais elle est aujourd'hui obsolĂšte.
    2. Seule une partie de l'arrondissement alsacien de Belfort, soit 106 communes, est restée française.
    3. Distances calculées sur maps.google.fr.
    4. Carte géologique de la France au 1/50000e consultées sur InfoTerre (feuilles de Lure et de Belfort).
    5. En 2017, cette communauté de communes est intégrée dans la communauté d'agglomération du Grand Belfort.
    6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    9. Cette section est rĂ©alisĂ©e Ă  partir des donnĂ©es des donnĂ©es du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global du ministĂšre de l'Économie et des Finances. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 3.0.0 : Yin Yang Sigma a effectuĂ© la synthĂšse des tableaux du site https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/comptes-individuels-des-communes-fichier-global concernant Belfort. Finances locales est un logiciel libre distribuĂ© en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
    10. La « section de fonctionnement » est constituĂ©e des dĂ©penses courantes et rĂ©currentes nĂ©cessaires au bon fonctionnement des services municipaux et Ă  la mise en Ɠuvre des actions dĂ©cidĂ©es par les Ă©lus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune. Y figure aussi le remboursement des intĂ©rĂȘts des emprunts. Elle enregistre Ă©galement les recettes fiscales, les dotations et participations de l’État ainsi que les recettes d’exploitation des services municipaux.
    11. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
    12. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matiÚres et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
    13. Les « subventions versées » rassemblent l'ensemble des subventions à des associations votées par le conseil municipal.
    14. Les « contingents » représentent des participations obligatoires d'une commune au financement de services départementaux, notamment aux sapeurs-pompiers du département.
    15. Les « charges financiÚres » correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt.
    16. Les « impÎts locaux » désignent les impÎts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impÎts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations fonciÚres ou sur la valeur ajoutée.
    17. Les « dotations globales de fonctionnement » dĂ©signent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivitĂ©s territoriales.
    18. Les « autres impÎts » couvrent certains impÎts et taxes autres que les impÎts locaux.
    19. Les « dĂ©penses d’équipement » servent Ă  financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’amĂ©liorer la qualitĂ© des Ă©quipements municipaux, voire d’en crĂ©er de nouveaux.
    20. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
    21. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
    22. L'« annuitĂ© de la dette » Ă©quivaut Ă  la somme des intĂ©rĂȘts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'annĂ©e
    23. La « capacitĂ© de dĂ©sendettement » est basĂ©e sur le ratio suivant dĂ©fini par la formule : ratio = encours de la dette⁄capacitĂ© d'autofinancement. Ce ratio montre, Ă  un instant donnĂ©, le nombre d'annĂ©es qui seraient nĂ©cessaires au remboursement des dettes en considĂ©rant les ressources de Belfort.
    24. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    25. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    26. Les études sociologiques menées par l'Insee et l'AUTB, l'Agence de Développement du Territoire de Belfort, portent principalement sur l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.
    27. Les salaires médians présentés sont ceux des communes et non des communautés d'agglomération.

    Références

    1. « Localisation de Belfort en Franche Comté », sur Geoportail, le portail des territoires et des citoyens (consulté le ).
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    Belfort, L'usine et la cité Jean-Louis Romain

    • Jean-Louis Romain, Belfort, L'usine et la citĂ©, Besançon, CĂȘtre, , 168 p. (ISBN 2-87823-035-3)
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    GĂ©ographie du Territoire de Belfort G. Schouler, P. Filbert

    • G. Schouler et P. Fibert, GĂ©ographie du Territoire de Belfort, Office central de la coopĂ©ration Ă  l'Ă©cole, , 415 p. (prĂ©sentation en ligne)
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