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Royan

Royan /ʁwa.jɑ̃/[Note 1] est une commune du Sud-Ouest de la France, situĂ©e dans le dĂ©partement de la Charente-Maritime (rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelĂ©s les Royannais et les Royannaises[1].

Royan
Royan
Le port de Royan, dominé par l'église Notre-Dame.
Blason de Royan
Blason
Royan
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Nouvelle-Aquitaine
DĂ©partement Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
(siĂšge)
Maire
Mandat
Patrick Marengo
2020-2026
Code postal 17200
Code commune 17306
DĂ©mographie
Gentilé Royannais
Population
municipale
18 638 hab. (2020 en augmentation de 1,36 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 966 hab./km2
Population
agglomération
39 356 hab. (2018)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 45° 37â€Č 12″ nord, 1° 01â€Č 48″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 35 m
Superficie 19,30 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Royan
(ville-centre)
Aire d'attraction Royan
(commune-centre)
Élections
DĂ©partementales Canton de Royan
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives QuatriĂšme et cinquiĂšme circonscriptions
Localisation
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Royan
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Royan
Liens
Site web ville-royan.fr

    Principale ville de la CĂŽte de BeautĂ© et du Royannais avec 18 638 habitants en 2020, au cƓur d'une agglomĂ©ration de 39 674 habitants et d'une aire d'attraction de 72 957 habitants la mĂȘme annĂ©e, Royan est avant tout une des principales stations balnĂ©aires de la cĂŽte atlantique française, dotĂ©e de cinq plages de sable fin, et Ă©galement d'un port de plaisance pouvant recevoir plus de 1 000 bateaux ainsi que d'un port de pĂȘche actif. Centre Ă©conomique rayonnant sur le quart sud-ouest du dĂ©partement (activitĂ©s tertiaires : centres commerciaux, artisanat, banques et mutuelles, Ă©tablissements d'enseignement) la ville vit Ă©galement au rythme du pĂŽle universitaire du Carel, spĂ©cialisĂ© dans l'enseignement des langues.

    SituĂ©e dans la presqu'Ăźle d'Arvert, sur la rive droite de l'embouchure du plus vaste estuaire d'Europe, la Gironde, Royan a Ă©tĂ© de tout temps un site stratĂ©gique trĂšs convoitĂ© lui coĂ»tant plusieurs siĂšges et destructions. AprĂšs les invasions germaniques (Wisigoths notamment), et quelques incursions des Vikings, Royan, alors petit port de pĂȘche, est le siĂšge de plusieurs prieurĂ©s pendant le Moyen Âge. Sous domination anglaise pendant la guerre de Cent Ans, la citĂ© devient pendant les guerres de Religion une place forte protestante qui sera assiĂ©gĂ©e et dĂ©truite par Louis XIII.

    Ce n'est que pendant la Restauration que Royan se développe grùce à ses bains de mer et acquiert une grande renommée au milieu du XIXe siÚcle, notamment à partir du Second Empire. Elle accueille de nombreux artistes pendant les années folles.

    DĂ©truite par des bombardements alliĂ©s lors des combats de la LibĂ©ration (siĂšge de Royan, -), la ville martyre est dĂ©clarĂ©e par la suite Laboratoire de recherche sur l'urbanisme et possĂšde depuis un patrimoine architectural reprĂ©sentatif des annĂ©es 1950 (architecture moderniste), ce qui lui vaut d'ĂȘtre classĂ©e ville d'art et d'histoire en 2010[2].

    Aujourd'hui, Royan affirme plus que jamais sa vocation balnĂ©aire. Elle est un pĂŽle touristique et culturel accueillant annuellement 90 000 habitants Ă  chaque saison estivale[3].

    GĂ©ographie

    Situation

    Carte de la commune de Royan au sein de la Charente-Maritime
    Position de Royan en Charente-Maritime.

    Principale ville du Royannais et de la presqu'Ăźle d'Arvert, la commune occupe la rive droite de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, Ă  proximitĂ© immĂ©diate de l'ocĂ©an Atlantique, dans l'ancienne province historique de la Saintonge. Appartenant au midi de la France - et plus prĂ©cisĂ©ment de « midi atlantique »[4]-, elle peut ĂȘtre rattachĂ©e Ă  deux grands ensembles gĂ©ographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

    La ville est situĂ©e au cƓur de l'arc atlantique, au sud-ouest du dĂ©partement de la Charente-Maritime, Ă  60 kilomĂštres[5] au sud de La Rochelle et Ă  94 kilomĂštres[6] au nord de Bordeaux.

    Sur le littoral, alternent falaises calcaires et plages, localement appelĂ©es conches. Ces derniĂšres sont au nombre de cinq, de tailles variables. La plus petite, la conche du Pigeonnier, ne mesure que quelques centaines de mĂštres et la plus vaste, la Grande-Conche, se dĂ©ploie sur prĂšs de 2 600 mĂštres entre le port de plaisance et la pointe de ValliĂšres, dans la commune voisine de Saint-Georges-de-Didonne. Toutes sont tapissĂ©es de sable extrĂȘmement fin, de l'ordre de 180 Â”m. Leur formation semble ĂȘtre intervenue il y a environ 10 000 ans[7].

    Capitale de la CĂŽte de BeautĂ©, Royan se situe en face du Verdon, sur l'autre rive de la Gironde (8,2 km Ă  vol d'oiseau), et est mitoyenne de Vaux-sur-Mer, en aval sur la mĂȘme rive, et de Saint-Georges-de-Didonne, en amont. Saint-Sulpice-de-Royan est quant Ă  elle Ă  3,9 km sur la route de Rochefort et MĂ©dis Ă  5,5 km sur la route de Saintes.

    GĂ©ologie et relief

    Carte des espaces naturels de Royan : bois, marais et plages
    Royan et ses espaces naturels.

    Le point culminant de la commune de Royan se situe au lieu-dit la Brandelle, au nord-est de l'agglomĂ©ration. Il s'agit d'une colline de taille modeste s'Ă©levant Ă  33 mĂštres d'altitude.

    Royan est entourĂ© de collines mesurant en moyenne entre 20 et 30 mĂštres, dont celle de Peu Blanc (colline-blanche) qui domine le marais de Pousseau de sa silhouette caractĂ©ristique, celle de l’Anglade, ou encore celle de Belmont, oĂč se dresse le chĂąteau d'eau du mĂȘme nom. Ces rĂ©gions vallonnĂ©es contrastent avec les dĂ©pressions formĂ©es par les marais de Pousseau, de Belmont ou de Pontaillac, dont l'altitude ne dĂ©passe guĂšre les 2 Ă  3 mĂštres.

    Carte topographique du relief de la région royannaise
    Topographie de Royan.

    La ville de Royan est bĂątie sur un plateau de roches calcaires faisant partie gĂ©omorphologiquement de la presqu'Ăźle d'Arvert. Sa formation est intervenue en fin du CrĂ©tacĂ©, durant les pĂ©riodes gĂ©ologiques du Campanien supĂ©rieur et du Maastrichtien (environ 70 millions d'annĂ©es).

    Le dĂ©but de la surrection des chaĂźnes montagneuses des Alpes et des PyrĂ©nĂ©es se produit dĂšs la pĂ©riode du Maastrichtien, il y a 65 millions d'annĂ©es, avant de se poursuivre durant une partie de l'Ăšre tertiaire. Ce phĂ©nomĂšne cause un froissement progressif des couches calcaires et la formation de synclinaux et de leurs pendants, les anticlinaux[9].

    Ainsi se forment le synclinal girondin, dans lequel vont s'engouffrer les eaux de la Dordogne et de la Garonne, conduisant à la formation progressive de l'estuaire de la Gironde, des falaises et des conches, ainsi que l’anticlinal saintongeais, dont l'axe est le marais de Brouage.

    Le plateau, entaillé sur un axe nord-ouest/sud-est par le lit de la riviÚre du « Font de Cherves », est limité au nord-est par le marais de Pousseau, à l'est par le marais de Belmont et à l'ouest par le marais de Pontaillac.

    La pĂ©riode du Quaternaire (environ 2 millions d'annĂ©es) voit le dĂ©but d'une succession de glaciations[10].

    Entre -60000 et -10000, la glaciation de WĂŒrm s'accompagne d'une importante rĂ©gression marine au cours de laquelle le niveau de l'ocĂ©an baisse d'une centaine de mĂštres, transformant l'estuaire de la Gironde en canyon[9]. Ce phĂ©nomĂšne cause l'accumulation de dĂ©pĂŽts sableux d'origine fluviatiles, lesquels vont se dĂ©poser au creux des conches au cours de la pĂ©riode de transgression marine qui succĂšde : cette pĂ©riode de dĂ©glaciation post-WĂŒrmienne, intervenant entre -10000 et -1000 est nommĂ©e transgression flandrienne[11]. ParallĂšlement, des cordons dunaires isolent les marais du littoral.

    Un risque sismique lĂ©ger concerne la commune qui est situĂ©e non loin de la faille d'OlĂ©ron. Le , le sĂ©isme d'OlĂ©ron d'une magnitude de 5,7 sur l'Ă©chelle de Richter a produit quelques dĂ©gĂąts dans la rĂ©gion et a pu ĂȘtre ressenti jusqu'en rĂ©gion parisienne. Le dernier sĂ©isme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4,7, a eu lieu le [12].

    Hydrographie

    La commune est entourée par les marais de Pontaillac, Pousseau et Belmont.

    Trois ruisseaux traversent le territoire communal pour se jeter dans la Gironde. D'amont en aval, le Riveau, prenant sa source dans les marais de Boube, Ă  l'est de la commune, traverse notamment le quartier du Parc oĂč un petit sentier a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© sur ses rives. Il se jette dans l'estuaire de la Gironde au niveau de la Grande-Conche et marque la sĂ©paration entre les communes de Royan et de Saint-Georges-de-Didonne.

    La Font-de-Cherves (nom signifiant « fontaine, ou source, au chanvre ») traversait jadis le centre-ville, au niveau de l'actuel marché central. Aujourd'hui canalisée, son cours se situe sous le boulevard Aristide-Briand et la place Charles-de-Gaulle. Le Grand Riveau, qui servait d'exutoire au marais de Pousseau, a également été canalisé. Enfin, le Rivaud Saint-Nicolas, prenant sa source dans les marais de Pontaillac (au lieu-dit la Source, non loin de la rocade) et qui sépare les communes de Royan et de Vaux-sur-Mer.

    Climat

    Le climat est de type ocĂ©anique : la pluviomĂ©trie est relativement Ă©levĂ©e en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'Ă©tĂ© reste tempĂ©rĂ© grĂące Ă  la brise marine. Deux vents venant de l'ocĂ©an, le noroĂźt et le suroĂźt, soufflent sur les cĂŽtes du dĂ©partement. L'ensoleillement de la cĂŽte charentaise est le meilleur du littoral atlantique[13] : avec 2 250 heures par an, il est comparable Ă  celui que connaĂźt une partie de la cĂŽte mĂ©diterranĂ©enne[14].

    Données générales

    La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1991 permet de connaßtre en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[15]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-aprÚs.

    Statistiques 1981-2010 et records ROYAN-MEDIS (17) - alt : 23 m 45° 37â€Č 54″ N, 0° 58â€Č 06″ O
    Statistiques établies sur la période 1991-2010 - Records établis sur la période du 01-11-1991 au 04-01-2022
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 3,5 3,4 5,2 7,2 10,8 13,6 15,1 15,2 12,2 10,3 6,3 3,7 8,9
    Température moyenne (°C) 6,5 7,2 9,7 11,8 15,7 18,7 20,2 20,4 17,4 14,4 9,7 6,8 13,2
    Température maximale moyenne (°C) 9,6 11,1 14,2 16,4 20,5 23,7 25,2 25,6 22,7 18,5 13,1 9,8 17,6
    Record de froid (°C)
    date du record
    −9,3
    02.01.1997
    −9,2
    09.02.12
    −9,1
    01.03.05
    −2
    04.04.1996
    1,3
    14.05.1995
    5,5
    01.06.06
    7,8
    13.07.1993
    8
    30.08.1993
    4,6
    27.09.08
    −2,5
    30.10.1997
    −7
    21.11.1993
    −8,9
    29.12.1996
    −9,3
    1997
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,6
    13.01.1993
    22,9
    27.02.19
    26
    30.03.21
    29
    14.04.15
    32,7
    16.05.1992
    37,7
    30.06.15
    38,3
    30.07.20
    39,9
    04.08.03
    35,2
    03.09.05
    30
    02.10.11
    23,5
    08.11.15
    19,3
    07.12.00
    39,9
    2003
    Précipitations (mm) 82,9 59,7 60,2 71,4 64,4 46,7 44,2 50,5 77,8 96,7 112,1 101,8 868,4
    Source : « Fiche 17306004 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base
    Ville Ensoleillement
    (h/an)
    Pluie
    (mm/an)
    Neige
    (j/an)
    Orage
    (j/an)
    Brouillard
    (j/an)
    MĂ©diane nationale 1 852835162550
    Royan[17] 2 25075541326
    Paris 1 66263712178
    Nice 2 7247331271
    Strasbourg 1 693665262851
    Brest 1 5301 21071276
    Bordeaux 2 03594433169

    ÉvĂ©nements climatiques notables

    Plusieurs Ă©vĂ©nements mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes ont marquĂ© l'histoire de la commune. Ainsi, la tempĂȘte survenue dans la nuit du emporte le sommet du clocher de l'Ă©glise Notre-Dame[18], qui reste tronquĂ© jusqu'en 1928.

    Dans la nuit du 8 au , une nouvelle tempĂȘte provoque un raz-de-marĂ©e qui inonde une partie des rues du centre-ville. Par la violence des Ă©lĂ©ments, le parapet est emportĂ© et des bateaux arrachĂ©s Ă  leurs amarres. Cinq bateaux de pĂȘche, Ă©chouĂ©s face au grand casino, sont immortalisĂ©s sur carte postale[19].

    Le , la commune est frappĂ©e de plein fouet par la tempĂȘte Martin. La Charente-Maritime est le dĂ©partement français le plus durement touchĂ© par des bourrasques atteignant 198 km/h sur l'Ăźle d'OlĂ©ron et 194 km/h Ă  Royan[20]. Les bĂątiments, les bois et les infrastructures portuaires et de communication sur la commune subissent de lourds dĂ©gĂąts.

    Le , des pluies diluviennes s'abattent sur la région de Royan vers 21 h 30, causant de trÚs importantes inondations. Les principales artÚres du centre-ville (boulevard de la République, boulevard Albert-Ier, boulevard Aristide-Briand) sont partiellement immergées. Les maisons entourant le marché central sont particuliÚrement touchées, du fait de la présence du cours d'eau canalisé du font de Cherve à proximité. Le toit de l'espace squash s'effondre. La cause de ces importantes inondations est la conjonction de fortes pluies avec un coefficient de marée trÚs élevé[21].

    Dans la nuit du 23 au , la ville est frappĂ©e par la tempĂȘte Klaus. MalgrĂ© des rafales de vent dĂ©passant les 120 km/h, les dĂ©gĂąts relevĂ©s dans la commune demeurent relativement minimes au regard de la situation dans le MĂ©doc tout proche[22].

    Les cĂŽtes charentaises et vendĂ©ennes sont durement Ă©prouvĂ©es par la tempĂȘte Xynthia qui traverse la rĂ©gion dans la nuit du au . Des bourrasques jusqu'Ă  137 km/h touchent la ville de Royan[23], qui essuie de nombreux dĂ©gĂąts matĂ©riels (toitures endommagĂ©es, arbres dĂ©racinĂ©s, mobilier urbain arrachĂ©) sans qu'aucune victime ne soit cependant Ă  dĂ©plorer.

    Au total, vingt arrĂȘtĂ©s de reconnaissance de catastrophe naturelle concernent la commune entre 1982 et 2021[24] : dix pour des inondations ou actions de l'ocĂ©an et dix pour des situations de sĂ©cheresse.

    Infrastructures routiĂšres

    Carte des accĂšs Ă  Royan
    Principaux accĂšs Ă  Royan.

    Les infrastructures routiĂšres existantes permettent une bonne desserte de l'agglomĂ©ration royannaise, qui se situe Ă  environ 65 kilomĂštres de la prĂ©fecture dĂ©partementale, La Rochelle via notamment la D733 et la RN137, 98 kilomĂštres de Bordeaux, via la D 730 et l'autoroute A10, et 507 kilomĂštres de Paris.

    La RN 150 permet quant Ă  elle de relier en un peu moins d'une demi-heure Royan Ă  la ville de Saintes, capitale historique de la Saintonge et importante ville d'art et d'histoire, distante de 34 kilomĂštres, tandis que la D 733 relie Royan Ă  la ville de Rochefort, cĂ©lĂšbre elle aussi pour son patrimoine historique, et situĂ©e Ă  environ 37 kilomĂštres au nord de la ville. Enfin, les D 14 et D 26 permettent d'accĂ©der Ă  l'Ăźle d'OlĂ©ron, situĂ©e Ă  25 kilomĂštres de l'agglomĂ©ration.

    Tous ces axes routiers convergent vers la rocade de Royan contournant la ville et plusieurs communes pĂ©riphĂ©riques. Elle est souvent saturĂ©e l'Ă©tĂ©, et une rĂ©flexion a Ă©tĂ© engagĂ©e par les pouvoirs publics afin d'amĂ©liorer la fluiditĂ© du trafic. La question de sa mise Ă  2 Ă— 2 voies avec crĂ©ation d'un nouvel embranchement de la N 150 au niveau du marais de Pousseau est l'une des pistes envisagĂ©es[25].

    L'atlas dĂ©partemental de la DDE recense sur la commune 20 kilomĂštres de voies terrestres potentiellement gĂȘnants en termes de pollution sonore produite par le trafic. La zone de nuisance sonore ainsi mesurĂ©e s'Ă©tend sur 1,5 km2 soit 8 % de la surface communale[26].

    Infrastructures ferroviaires

    Carte des lignes SNCF du Poitou-Charentes : une ligne unique, non électrifiée, relie Royan au reste du réseau ferroviaire
    Liaisons SNCF de Royan et de Poitou-Charentes.

    La gare SNCF de Royan est le terminus d'une ligne reliant la ville Ă  Saintes, AngoulĂȘme et Niort (correspondances TGV pour Bordeaux et Paris). Elle accueille des trains du rĂ©seau TER Nouvelle-Aquitaine depuis la suppression des trains estivaux IntercitĂ©s en 2014[27].

    La question de l'arrivĂ©e du TGV en gare de Royan, rĂ©guliĂšrement soulevĂ©e depuis plusieurs annĂ©es, Ă©tait toujours en suspens en 2008, se heurtant au coĂ»t important que nĂ©cessiterait l'Ă©lectrification depuis AngoulĂȘme (avec raccordement Ă  la nouvelle ligne Ă  grande vitesse de Tours Ă  Bordeaux) ou Niort (via Saintes), soit au moins 180 millions d'euros[28].

    Depuis la fermeture de l'ancienne gare routiÚre en 1998, la gare SNCF est couramment désignée sous le nom de « gare multimodale » : de fait, elle accueille également les cars du réseau régional[29] et les navettes du réseau de transports urbains Cara'Bus.

    Infrastructures aéroportuaires

    Si l'agglomĂ©ration de Royan ne possĂšde pas d'aĂ©roport, elle se situe Ă  une trentaine de kilomĂštres de l'aĂ©roport de Rochefort-Saint-Agnant qui propose des vols vers plusieurs destinations europĂ©ennes (Ăźles Britanniques notamment), et Ă  environ 70 km de l'aĂ©roport de La Rochelle - Ăźle de RĂ©. À une centaine de kilomĂštres au sud, l'aĂ©roport de Bordeaux - MĂ©rignac permet de relier la rĂ©gion Ă  de nombreuses villes du monde.

    La commune est cependant pourvue d'un aĂ©rodrome, lequel est situĂ© sur la commune mitoyenne de MĂ©dis. ExploitĂ© par la ville de Royan, il est Ă©quipĂ© d'une piste en herbe de 1 000 m et une piste bitumĂ©e d'une longueur de 1 200 m environ. À la fin des annĂ©es 1980, la compagnie Air Atlantique proposa, avec un succĂšs mitigĂ©, une liaison hebdomadaire avec Orly (vol en provenance de Paris le vendredi soir, vol vers Paris le dimanche).

    Un local attenant abrite le club de parachutisme de la ville, équipé de plusieurs appareils de type Pilatus PC-6 et Cessna.

    Infrastructures maritimes

    Photographie montrant un bateau blanc à fond bleu marine, à plusieurs ponts, nommé "La Gironde"
    Le bac Royan/Le Verdon à l'entrée de la gare maritime de Royan.

    Un bac permet de relier le port de Royan Ă  la pointe de Grave, au Verdon-sur-Mer, de l'autre cĂŽtĂ© de l'estuaire, en Gironde. Cette traversĂ©e offre un itinĂ©raire alternatif pour rejoindre Bordeaux par la rive gauche, Ă  93 km par la D 1215 via Soulac (12 km) et Lesparre-MĂ©doc (34 km).

    Son trafic atteint presque le million de passagers par an : 907 000 passagers en 2010, contre 810 000 (et 260 000 vĂ©hicules) en 2008[30] et 689 800 en 2002[31], principalement grĂące Ă  la modernisation des navires.

    En effet, depuis le , le bac La Gironde permet aux voitures de rentrer d'un cĂŽtĂ© et de ressortir de l'autre, Ă©vitant ainsi des manƓuvres de demi-tour du navire et raccourcissant ainsi la durĂ©e de la traversĂ©e Ă  15 minutes au lieu de 35 auparavant[32]. Ce navire d'une longueur de 78 mĂštres a une capacitĂ© de 138 vĂ©hicules et 600 passagers et peut atteindre une vitesse de pointe de 13,6 nƓuds. Ce dernier remplace les navires Le MĂ©docain et La Gironde (premiĂšre du nom) mis en service respectivement en 1968 et 1964. Le premier sera dĂ©moli en 2007 et le second en 2008 dans le bassin Ă  flot no 1 de Bordeaux.

    Un nouveau bac baptisĂ© l'Estuaire, long de 75 mĂštres, d'une capacitĂ© de 146 vĂ©hicules et 600 passagers, atteint la vitesse de 13,7 nƓuds. Il a Ă©tĂ© mis en service en et remplace dĂ©finitivement l'ancien navire, Le Verdon, qui Ă©tait en place depuis 1978[33].

    Urbanisme

    Typologie

    Royan est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densitĂ© intermĂ©diaire, au sens de la grille communale de densitĂ© de l'Insee[Note 2] - [34] - [35] - [36]. Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de Royan, une agglomĂ©ration intra-dĂ©partementale regroupant 7 communes[37] et 39 118 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[38] - [39].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Royan, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 50 000 Ă  moins de 200 000 habitants[40] - [41].

    La commune, bordĂ©e par l'ocĂ©an Atlantique, est Ă©galement une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[42]. Des dispositions spĂ©cifiques d’urbanisme s’y appliquent dĂšs lors afin de prĂ©server les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre Ă©cologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilitĂ©, en dehors des espaces urbanisĂ©s, sur la bande littorale des 100 mĂštres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prĂ©voit[43] - [44].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (53,6 % en 2018), en augmentation par rapport Ă  1990 (44,7 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (45,3 %), prairies (15,9 %), terres arables (13,5 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (10 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (6,4 %), forĂȘts (6,1 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (1,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de vĂ©gĂ©tation (0,5 %), eaux maritimes (0,4 %)[45].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[Carte 1].

    Quartiers et lieux-dits

    Carte des principaux quartiers de Royan
    Principaux quartiers de Royan.

    La ville est divisée en quartiers à l'architecture et aux fonctionnalités différentes[46].

    Les deux quartiers historiques de la ville sont le quartier Saint-Pierre et le quartier de Foncillon, qui formaient originellement deux noyaux urbains distincts.

    Saint-Pierre, ancienne paroisse rurale située en retrait du littoral, accueillait autrefois une population de cultivateurs. Aujourd'hui totalement intégré au tissu urbain, le quartier est traversé par le boulevard Clemenceau. Le quartier Saint-Pierre conserve deux monuments emblématiques de l'histoire de la ville : l'église Saint-Pierre, plus vieil édifice de Royan, et le chùteau de Mons. Témoignage de l'architecture moderniste, le chùteau d'eau de Saint-Pierre s'élÚve un peu en retrait.

    Le quartier de Foncillon se situe quant Ă  lui en bord de mer, sur le plateau du mĂȘme nom. Autrefois l'un des quartiers aisĂ©s de la ville de par la prĂ©sence d'un important casino, il eut Ă  souffrir de nombreuses destructions pendant la guerre. TĂ©moin de la reconstruction d'aprĂšs-guerre, le palais des congrĂšs s'Ă©lĂšve de nos jours en surplomb de la plage de Foncillon.

    Le quartier du Chay s'Ă©lĂšve sur une corniche entre Foncillon et Pontaillac et abrite les conches du Chay et du Pigeonnier.

    Les quartiers du Parc et de Pontaillac, quant à eux, sont excentrés et bùtis le long de plages de la Grande-Conche pour le premier, de la conche de Pontaillac pour le second. Ils sont constitués de grandes villas balnéaires du début du XXe siÚcle, et sont essentiellement résidentiels.

    Le quartier de Marne-Yeuse, établi aprÚs la guerre, est constitué en majorité d'immeubles de logements sociaux. Il abrite également des maisonnettes en béton construites pour loger les personnes ayant perdu leurs logements aprÚs les bombardements.

    La commune possĂšde Ă©galement de nombreux lieux-dits qui, pour la plupart, ont tendance Ă  ĂȘtre intĂ©grĂ©s en quartiers de la ville Ă  la suite de l'urbanisation rapide de la cĂŽte. Plusieurs d'entre eux succĂšdent Ă  des domaines agricoles Ă©tablis dĂšs le haut Moyen Âge, ce qui explique le nombre important de lieux-dits formant leur nom en « Maine »[47]. En effet, Ă  cette Ă©poque, le maine dĂ©signe un lopin de terre concĂ©dĂ© par un seigneur ou un prieur Ă  des colons, en Ă©change de corvĂ©es et de droits seigneuriaux[Note 4]. Ainsi, on peut retrouver la trace de cette pratique dans le nom de nombreux lieux-dits au nord et Ă  l'ouest de la commune : Maine-Geoffroy, Maine-Arnaud, Maine-Coudert, Maine-Bouyer, Maine-Baguet[48]. De mĂȘme, des lieux-dits tels que le Clouzit ou l'Enclouse dĂ©signent des pĂąturages en vieux français.

    On peut Ă©galement trouver dans cette partie de la commune des toponymes d'origine gallo-romaine, comme Fontaillac (non loin de la rocade) ou de trĂšs nombreux toponymes issus de mots ou d'expressions tirĂ©es de la langue saintongeaise (Roujassier), voire d'origine occitane, tel Peu blanc[Note 5], ou, de façon moins Ă©vidente, ChĂątelard (anciennement nommĂ© Castellars ou Chastelar). À l'est, on peut retrouver dans Maisonfort, ancien village situĂ© sur une lĂ©gĂšre Ă©minence au-dessus des marais, le souvenir d'un chĂąteau ou d'une demeure fortifiĂ©e qui a disparu depuis.

    Enfin, le lieu-dit Saint-Nicolas, oĂč s'Ă©lĂšve depuis 2002 le nouveau collĂšge Henri-Dunant, abritait jadis l'un des deux prieurĂ©s de la ville (avec celui de Saint-Pierre).

    Environnement

    Photographie montrant une grande plage de sable fin de forme courbe à marée basse
    La plage de la Grande-Conche, espace naturel remarquable.
    Occupation des sols

    La commune de Royan est constituĂ©e Ă  49 % de territoires urbanisĂ©s, Ă  43 % de territoires agricoles et Ă  7 % de forĂȘts et milieux semi-naturels[49].

    Loi littoral

    La commune de Royan est soumise aux dispositions de la loi littoral[25]. Des espaces naturels remarquables ont ainsi Ă©tĂ© recensĂ©s : les conches de Royan (Grande-Conche, Foncillon, le Chay, le Pigeonnier et Pontaillac), la cĂŽte rocheuse avec ses falaises pouvant atteindre 17 mĂštres de hauteur (pointe du Chay), les bois en arriĂšre de la frange littorale (bois de Belmont et de la Roche), la ripisylve le long du ruisseau du Riveau dans le quartier de Malakoff, les marais de Belmont, de Pousseau et la zone humide du Riveau.

    Natura 2000

    Les marais de Pousseau et de Belmont, lieux de reproduction, d'hivernage ou Ă©tape migratoire de nombreuses espĂšces d'oiseaux, sont des zones de protection spĂ©ciale (ZPS) du rĂ©seau Natura 2000[50]. 31 espĂšces protĂ©gĂ©es ont Ă©tĂ© recensĂ©es, 20 menacĂ©es au niveau national et 18 au niveau de la rĂ©gion Poitou-Charentes. On y trouve par exemple des butors Ă©toilĂ©s, des cigognes noires, des spatules blanches, des bondrĂ©es apivores, des milans noirs, des marouettes ponctuĂ©es, des grues cendrĂ©es, des busards et mĂȘme cinq couples de cigognes blanches.

    Sur ces mĂȘmes sites peuvent se rencontrer la loutre, le vison et huit espĂšces de chauves-souris[51].

    L'estuaire de la Gironde est quant Ă  lui un site fondamental pour certains poissons migrateurs[52], notamment l'esturgeon, la grande alose et l'alose feinte.

    Le projet abandonné de terminal méthanier

    Le projet d'implantation d'un terminal mĂ©thanier sur la rive opposĂ©e de l'estuaire de la Gironde suscite de fortes inquiĂ©tudes en pays royannais[53], oĂč Ă©lus[Note 6] et professionnels du tourisme craignent l'impact nĂ©gatif d'une telle structure face aux plages de la ville. Le projet, menĂ© par la sociĂ©tĂ© nĂ©erlandaise 4 Gas, prĂ©voit notamment la construction de plusieurs cuves d'une hauteur de 47 mĂštres sur 85 mĂštres de largeur, qui viendraient se greffer aux installations industrielles dĂ©jĂ  existantes dans le port du Verdon.

    Outre la crainte d'un impact sur le tourisme, les inquiétudes des riverains portent sur les risques environnementaux que suppose une installation qui serait classée Seveso 2. Une série de débats publics a été menée des deux cÎtés de l'estuaire et la question non tranchée en 2008[54], n'a reçu de réponse définitive qu'en juillet 2009 par une décision d'abandon[55].

    DĂ©veloppement durable

    En 2006[56], les services techniques de la ville de Royan ont testĂ© une mĂ©thode alternative au dĂ©sherbage chimique en utilisant l'eau de mer de la piscine de Foncillon (prĂ©alablement filtrĂ©e et donc plus facile Ă  pomper) pour le dĂ©sherbage de la voirie. Cette mĂ©thode devrait permettre d'Ă©viter l’achat de plus d’une tonne par an de produits phytosanitaires, et devrait permettre Ă©galement une rĂ©duction des coĂ»ts de filtration et d'Ă©puration.

    Parc naturel marin

    Royan s'inscrit depuis 2015 dans le périmÚtre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis[57], le plus vaste de France métropolitaine.

    La ville nouvelle des années 1950

    Photographie d'une église moderne en béton brut qui s'élÚve en haut d'une rue en pente aux immeubles bas, toits de tuiles-canal rouges, peints en blanc
    L'Ă©glise Notre-Dame, Ɠuvre majeure de la reconstruction de Royan.
    Photographie d'une vaste place vide au revĂȘtement rosĂ© quadrillĂ© de pierres plates. Au fond la grille 1900 en fer forgĂ©, les pins et palmiers du front de mer
    La place Charles-de-Gaulle, également surnommée « place Rouge » par les Royannais, fut conçue comme le carrefour de la ville nouvelle.

    Avec les villes de Dunkerque, Toulon, Le Havre, Saint-Dié et Calais, Royan fait partie des villes classées « laboratoire d'urbanisme et d'architecture moderne » en 1949. Cette décision gouvernementale visait à reconstruire rapidement ces villes détruites à plus de 80 % pendant la Seconde Guerre mondiale, en utilisant les techniques les plus innovantes en matiÚre d'architecture[58]. De fait, Royan compte de nombreux édifices datant des années 1950 portant la marque, ou du moins ayant subi l'influence, des grands architectes de l'époque : Oscar Niemeyer, Claude Ferret, Louis Simon, Guillaume Gillet, pour ne citer que les principaux[59].

    Le plan d'urbanisme de la ville, qui se voulait cité idéale[60], a été conçu pour s'intégrer au paysage, en tenant compte du relief et des éléments naturels. Dans l'esprit de ses concepteurs, à commencer par l'architecte chargé de superviser le projet, le Bordelais Claude Ferret, il était impensable de laisser la ville se développer de maniÚre anarchique, selon le bon vouloir des promoteurs immobiliers.

    La ville fut donc totalement repensée et « découpée » de maniÚre à regrouper les trois composantes fondamentales de la société : d'une part, les « nourritures terrestres » (le marché central, relié au centre-ville et à la place Charles-de-Gaulle par le boulevard Aristide-Briand, et comportant un dégagement vers les boulevards extérieurs), les « nourritures culturelles », avec le casino-rotonde (détruit aujourd'hui), la salle de spectacle, l'auditorium et, enfin, les « nourritures spirituelles » constituées par l'église Notre-Dame, dominant la ville, et le temple protestant, un peu en retrait[61].

    À la diffĂ©rence des autres villes reconstruites, Royan a dĂ©veloppĂ© une architecture caractĂ©ristique, mĂ©lange de style Art dĂ©co, architecture moderne et influence brĂ©silienne, et apport du rĂ©gionalisme saintongeais, style propre et unique qu'on a qualifiĂ© d'« École de Royan »[62].

    De nombreux Ă©lĂ©ments architecturaux voulus par les architectes du projet ont disparu au terme de vingt ans d'existence : le casino-rotonde, l'une des Ɠuvres majeures de Claude Ferret, en 1985, ou encore le portique qui reliait les deux ailes des galeries marchandes du front de mer, formant une sĂ©paration entre la ville elle-mĂȘme et les infrastructures balnĂ©aires, dĂ©moli un an plus tard.

    Royan est considĂ©rĂ© comme un tĂ©moignage architectural important marquĂ© par les idĂ©es de progrĂšs et de confort. Station balnĂ©aire frĂ©quentĂ©e, son statut explique que la ville compte aujourd'hui 7 000 rĂ©sidences secondaires pour 8 000 principales, constituant un record en nombre sur la cĂŽte charentaise[63].

    Projets d'aménagements

    Un « conseil économique et social » a imaginé, fin 2008, plusieurs axes de transformation de l'urbanisme commercial à Royan[64]. Le projet, soumis à questionnaire de la population, envisage la transformation du boulevard Aristide-Briand en axe piétonnier depuis le marché central jusqu'au front de mer, s'inspirant en cela des célÚbres « Ramblas » de Barcelone. Un réaménagement de la place Charles-de-Gaulle et la création de larges terrasses pour cafés et commerces pourraient compléter l'ensemble.

    Photographie d'une voie plantée de platanes taillés, avec terre-plein central en pelouse ornée de massifs fleuris, bancs et palmiers
    Le boulevard Aristide-Briand dans sa configuration de 2008.

    Ce mĂȘme conseil a Ă©galement prĂ©conisĂ© la construction d'un nouveau bĂątiment oĂč devraient ĂȘtre centralisĂ©s les bureaux de l'office de tourisme et du syndicat d'initiative. BaptisĂ© « Maison du Tourisme et de la Communication », ce complexe devrait ĂȘtre Ă©tabli Ă  proximitĂ© du square de la Tache Verte, Ă  l'intersection des principales voies d'accĂšs au centre-ville. Une fois rĂ©alisĂ©, il devrait intĂ©grer un hall d'accueil, un centre de consultation multimĂ©dia, un espace consacrĂ© Ă  la culture et au patrimoine ainsi qu'une boutique[65].

    La commission « Culture et communication » envisage quant à elle, entre autres projets, la réfection de l'auditorium ainsi que la création d'un hÎtel, d'un cinéma multiplexe, d'un bowling et d'une cafétéria à proximité du parc des Jardins du Monde.

    D'autres projets sont également envisagés par la municipalité à partir de 2012 : création d'un ensemble immobilier sur le site de l'ancien lycée Curie (logements sociaux et résidence pour personnes ùgées), réhabilitation de la piscine de Foncillon, reconversion du parc des Jardins du Monde, achÚvement du skate-park de Touvent et du parcours-santé de Foncillon (pose de nouveaux agrÚs, d'appareils de musculation et de remise en forme) et aménagement du quai des SabliÚres en promenade[66].

    Eau potable

    Photographie d'un chùteau d'eau en béton brut.
    Le chùteau d'eau de Saint-Pierre, conçu par l'architecte Claude Bonnefoy.

    La ville de Royan a confiĂ© la gestion de son service d'eau potable en 1989 pour 20 ans Ă  la compagnie des eaux de Royan, filiale de la SAUR. Cette compagnie, cotĂ©e Ă  la Bourse de Paris, assure l'alimentation de 33 communes de Charente-Maritime reprĂ©sentant plus de 70 000 abonnĂ©s. Le contrat d'affermage arrive Ă  Ă©chĂ©ance le et a Ă©tĂ© prolongĂ© d'une annĂ©e[67]. Pour l'avenir, le mode de gestion par affermage est pour l'instant prĂ©fĂ©rĂ© Ă  celui d'une rĂ©gie municipale pour un nouveau contrat de douze annĂ©es attribuĂ© Ă  Veolia[68].

    Les ouvrages de production d'eau potable sont situés à la Bourgeoisie (commune de Saujon), Chauvignac (commune de Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet), Arces, Pompierre (commune du Chay), Saint-Pierre et le Marché de Gros, sur la commune de Royan.

    Il a été prévu des travaux de réfection des réservoirs de Saint-Pierre et de Belmont, une reconstruction de ce dernier étant une des solutions envisagées. Enfin, le transfert des compétences de la commune pour l'eau potable vers la communauté d'agglomération est également à l'étude.

    En 2008, le service eau potable de Royan doit fournir au plus 23 000 m3 d'eau potable par jour pour les usagers royannais[67].

    Assainissement

    La gestion de l'assainissement de la commune est transfĂ©rĂ©e Ă  la communautĂ© d'agglomĂ©ration. Les eaux usĂ©es sont traitĂ©es par la station d'Ă©puration de Saint-Palais-sur-Mer qui a une capacitĂ© largement suffisante de 64 000 Ă©quivalent habitants[25].

    Collecte des ordures ménagÚres

    La ville possÚde un systÚme de collecte sélective depuis 2001. En 2015, la qualité du tri est moyenne avec un taux de refus de 17,6 %[69]. Des colonnes de recyclage du verre sont disponibles en plusieurs points de la commune. Par ailleurs, une déchÚterie est à disposition des Royannais dans la zone industrielle.

    Les ordures sont acheminées par camion vers le centre de transfert de Médis, puis, de là, des camions gros porteurs les acheminent vers le centre d'enfouissement de Clérac[25].

    En 2008, Dominique Bussereau a évoqué la possibilité pour l'agglomération Royan Atlantique, de remplacer les transports routiers générateurs de pollution par un transport par le rail des déchets ménagers du Pays royannais jusqu'à la déchÚterie de Clérac[70].

    Internet haut débit

    L'ADSL est disponible depuis 2001 à Royan. La télévision par ADSL est arrivée en 2007. En 2008, trois répartiteurs téléphoniques sont implantés sur la commune : République, Perche et Belmont, tous dégroupés par au moins un opérateur alternatif[71]. Royan disposait également de huit points Wi-Fi en 2008[72].

    Le déploiement de l'internet à trÚs haut débit par fibre optique a également débuté en 2016 avec le raccordement des premiers logements dans le quartier du Chay dÚs la fin 2016.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Royan est vulnĂ©rable Ă  diffĂ©rents alĂ©as naturels : mĂ©tĂ©orologiques (tempĂȘte, orage, neige, grand froid, canicule ou sĂ©cheresse), inondations, feux de forĂȘts, mouvements de terrains et sĂ©isme (sismicitĂ© faible). Il est Ă©galement exposĂ© Ă  un risque technologique, le transport de matiĂšres dangereuses[73]. Un site publiĂ© par le BRGM permet d'Ă©valuer simplement et rapidement les risques d'un bien localisĂ© soit par son adresse soit par le numĂ©ro de sa parcelle[74].

    Risques naturels

    La commune fait partie du territoire Ă  risques importants d'inondation (TRI) du littoral charentais-maritime, regroupant 40 communes concernĂ©es par un risque de submersion marine de la zone cĂŽtiĂšre, un des 21 TRI qui ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne et confirmĂ© en 2018 lors du second cycle de la Directive inondation, mais annulĂ© en 2020[75]. Les submersions marines les plus marquantes des XXe et XXIe siĂšcles antĂ©rieures Ă  2019 sont celles liĂ©es Ă  la tempĂȘte du , Ă  la tempĂȘte du , aux tempĂȘtes Lothar et Martin des 26 et et Ă  la tempĂȘte Xynthia des 27 et . D’une violence exceptionnelle, la tempĂȘte Xynthia a fortement endommagĂ© le littoral de la Charente Maritime : douze personnes ont perdu la vie (essentiellement par noyade), des centaines de familles ont dĂ» ĂȘtre relogĂ©es, et, sur un linĂ©aire de l’ordre de 400 km de cĂŽte et de 225 km de dĂ©fenses contre la mer, environ la moitiĂ© de ces ouvrages a subi des dommages plus ou moins importants. C’est environ 5 000 Ă  6 000 bĂątiments qui ont Ă©tĂ© submergĂ©s et 40 000 ha de terres agricoles[76]. La commune a Ă©tĂ© reconnue en Ă©tat de catastrophe naturelle au titre des dommages causĂ©s par les inondations et coulĂ©es de boue survenues en 1982, 1993, 1994, 1999, 2006 et 2010[77] - [24].

    Royan est exposĂ©e au risque de feu de forĂȘt du fait de la prĂ©sence sur son territoire du massif de la presqu’üle d’Arvert, un massif classĂ© Ă  risque dans le plan dĂ©partemental de protection des forĂȘts contre les incendies (PDPFCI), Ă©laborĂ© pour la pĂ©riode 2017-2026 et qui fait suite Ă  un plan 2007-2016[78]. Les mesures individuelles de prĂ©vention contre les incendies sont prĂ©cisĂ©es par divers arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux et s’appliquent dans les zones exposĂ©es aux incendies de forĂȘt et Ă  moins de 200 mĂštres de celles-ci. L’article L.131-1 du code forestier et l’arrĂȘtĂ© du rĂšglementent l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mĂ©gots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions[79]. Un autre arrĂȘtĂ© du rend le dĂ©broussaillement obligatoire, incombant au propriĂ©taire ou ayant droit[Note 7] - [78] - [80] - [81].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Royan.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liĂ©s aux cavitĂ©s souterraines (hors mines) et des tassements diffĂ©rentiels[82]. Par ailleurs, afin de mieux apprĂ©hender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavitĂ©s souterraines permet de localiser celles situĂ©es sur la commune[83].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bĂątiments en cas d'alternance de pĂ©riodes de sĂ©cheresse et de pluie. 75,3 % de la superficie communale est en alĂ©a moyen ou fort (54,2 % au niveau dĂ©partemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 9 723 bĂątiments dĂ©nombrĂ©s sur la commune en 2019, 8 422 sont en en alĂ©a moyen ou fort, soit 87 %, Ă  comparer aux 57 % au niveau dĂ©partemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[84] - [Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux apprĂ©hender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavitĂ©s souterraines permet de localiser celles situĂ©es sur la commune[83].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1993, 2003, 2005, 2011 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[24].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matiĂšres dangereuses sur la commune est liĂ© Ă  sa traversĂ©e par une ou des infrastructures routiĂšres ou ferroviaires importantes ou la prĂ©sence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matĂ©riau transportĂ©. Des dispositions d’urbanisme peuvent ĂȘtre prĂ©conisĂ©es en consĂ©quence[85].

    Toponymie

    Au cours de son histoire, Royan est mentionnée sous différentes formes latinisées : Roiannum ou Roianum au XIe siÚcle ; Roiano ; Rugianum ou Rugiano dans certaines chartes, ce qui est attesté, en particulier, par l'acte de fondation du prieuré Saint-Nicolas[86]. Au XVe siÚcle, la ville est citée sous la forme de Royanum[87] dans les textes officiels, pour ne plus apparaßtre que sous sa forme romane jusqu'à aujourd'hui.

    Royan serait donc issu d'un type toponymique *ROIANU, désignant à l'origine une villa gallo-romaine appartenant à un nommé Roius, nom d'homme latin porté par un autochtone.

    Cette hypothĂšse repose sur les formes anciennes et sur leur analogie avec celles de Roujan (HĂ©rault, de Royano 10*/ 59, Rogianum 1172), composĂ© avec le mĂȘme suffixe latin marquant la propriĂ©tĂ© -anum, qui explique les terminaisons en -an du sud de la France.

    Par contre, Royon (Pas-de-Calais, Royan 1375, Roion 1474) pourrait contenir le mĂȘme anthroponyme, mais avec un suffixe -onem et enfin Rouy (NiĂšvre, Royacum 1287) avec le suffixe -acum[88].

    La ville a souvent été confondue avec la cité romaine de Novioregum, deuxiÚme plus grande agglomération de la région à l'époque romaine et dont les vestiges se situeraient sur la commune de Barzan, à une vingtaine de kilomÚtres au sud-est du Royan moderne, d'autant plus que Regum a été considérée comme la racine de Royan par les érudits du passé, avec comme seul argument l'*/ étymologie du mot roi en latin, alors que ça ne correspond manifestement pas aux formes anciennes mentionnées ci-dessus[89] - [90]. En effet, elles seraient du type *Regum, *Reum, *Reo, en supposant une disparition de l'élément Novio-.

    Histoire

    Henri III, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, débarquant à Royan le 20 mai 1242.
    Royan vers 1910.

    Royan est fondée durant l'Antiquité tardive, sans doute vers le Ve siÚcle. DÚs cette époque se développent deux noyaux urbains distincts : Saint-Pierre, village d'agriculteurs perché sur un plateau dominant l'estuaire de la Gironde, et le village de Roianum, campé sur le plateau de Foncillon, un cap stratégique bordé par les eaux de l'estuaire.

    À partir du XIe siĂšcle, Royan est fortifiĂ©e par les seigneurs de Didonne. Elle devient une place forte anglaise pendant la guerre de Cent Ans, et le Prince Noir accorde ses premiers privilĂšges Ă  la citĂ©, dĂ©sormais gouvernĂ©e par un collĂšge de douze Ă©chevins et de douze conseillers. La ville redevient française en 1451, quelques annĂ©es avant la fin effective des hostilitĂ©s (1453).

    Durant les guerres de Religion, catholiques et protestants se disputent la cité : combattent sous ses murs, le prince Henri de Navarre (le futur roi Henri IV) et le sire de BrantÎme. En 1592, Royan est érigée en marquisat. La promulgation de l'édit de Nantes en 1598 fait de la ville une place de sûreté protestante.

    En 1622, la population se soulÚve contre le roi Louis XIII, qui mÚne personnellement le siÚge de la ville. Celle-ci se soumet et obtient le pardon du souverain. La ville fortifiée est rasée en 1631 sur ordre de Richelieu, la citadelle démantelée, les fossés comblés.

    La renaissance de la ville n'intervient qu'avec la mode des bains de mer, importĂ©e d'Angleterre au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Alors seulement, la ville recommence Ă  se dĂ©velopper. Au dĂ©but de la « Belle Époque », Royan est devenue une ville moderne, frĂ©quentĂ©e par d'Ă©minentes personnalitĂ©s du monde de la culture, ainsi que par la haute bourgeoisie bordelaise d'abord, parisienne ensuite.

    Sous l'impulsion du maire Frédéric Garnier, la ville se modernise, accueillant le chemin de fer (1875), inaugurant son réseau de tramways (1890) et édifiant plusieurs casinos : le casino municipal (1895) est ainsi jusqu'à sa destruction le plus grand de France. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Royan est une station balnéaire internationalement connue, fréquentée par Picasso, Sacha Guitry, Jacques-Henri Lartigue.

    Durant l'Occupation, Royan est une forteresse allemande. Alors que la fin du conflit se prĂ©cise, elle devient l'une des derniĂšres poches de rĂ©sistance du IIIe Reich en France. De ce fait, elle est sĂ©vĂšrement bombardĂ©e le : en l'espace de quelques heures, Royan est rĂ©duite Ă  des ruines fumantes : 427 habitants et 47 soldats allemands sont tuĂ©s, 200 personnes sont blessĂ©es[91] - [92]. De nouveaux raids sont menĂ©s les 14 et , au cours desquels sont utilisĂ©s prĂšs de 725 000 litres de napalm[93]. Le , le commandant allemand de Royan capitule.

    Royan est détruite à plus de 85 % : elle devient un laboratoire de recherche sur l'urbanisme. La ville est reconstruite suivant les techniques modernistes alors mises à la mode par les grands architectes du temps : Le Corbusier, Niemeyer. Elle devient de ce fait une ville originale, marquée par l'esprit des années 1950, et ne tarde pas à renaßtre à la vie balnéaire.

    HĂ©raldique

    Blason Blasonnement :
    Les armes de Royan se blasonnent ainsi : CoupĂ©. Au premier, parti a) fascĂ© d'or et de sable de six piĂšces qui est CoĂ«tivy, et b) d'or au chevron de gueules accompagnĂ© de trois aiglettes d'azur, becquĂ©es et membrĂ©es de gueules qui est La TrĂ©moĂŻlle. Au deuxiĂšme, d'azur au galion d'or Ă©quipĂ© et grĂ©Ă© du mĂȘme, voguant sur une mer d'argent, mouvant de la pointe.
    Commentaires : Ces armoiries combinent celles de la famille de Coëtivy, seigneurs de la ville au XVe siÚcle, et de la famille La Trémoïlle, à partir du XVIe siÚcle.

    Le conseil municipal officialise les armoiries de la ville le . Le conseil municipal du modifie légÚrement le blason pour le conformer aux lois héraldiques[94].

    La devise de la ville est « ne m'oubliez ».

    Le drapeau de la ville de Royan est constitué de deux bandes verticales égales, bleue sur la partie gauche et jaune sur la partie droite, surmontées du blason de la commune au centre[95].

    Politique et administration

    Le siÚge de l'administration communale est aménagé depuis 1947 dans une ancienne villa du quartier de Pontaillac, dans la partie occidentale de la commune.

    Municipalité

    Liste des maires de Royan depuis 1945[96]
    MaireMandatCommentaires
    DĂ©butFin
    Charles Regazzoni19451953
    Max Brusset19531958RPF. Député de Charente-Maritime (1946-1958).
    Amiral Hubert Meyer19591965
    Jean-NoĂ«l de Lipkowski19651977UNR. SecrĂ©taire d'État aux Affaires Ă©trangĂšres.
    Guy TĂ©tard19771979UDF. GĂ©omĂštre.
    Pierre Lis19791983Résistant, haut fonctionnaire, secrétaire de l'office régional des anciens combattants[97]
    Jean-Noël de Lipkowski19831989RPR. Député de Charente-Maritime (1978-1997).
    Philippe Most19892006UMP. Vice-président du conseil régional Poitou-Charentes.
    Henri Le Gueut20062008UMP. Vice-prĂ©sident de l’agglomĂ©ration Royan Atlantique.
    Didier Quentin2008[Note 8]UMP-LR. Député, neveu de l'amiral Meyer.
    Patrick Marengo[98]en coursLR. Général de corps d'armée à la retraite.

    RĂ©gion

    À la suite de la rĂ©forme administrative de 2014 ramenant le nombre de rĂ©gions de France mĂ©tropolitaine de 22 Ă  13, la commune appartient depuis le Ă  la rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu Ă  la rĂ©gion Poitou-Charentes, dont le chef-lieu Ă©tait Poitiers.

    Cantons

    De 1973 Ă  2015, La ville est divisĂ©e en deux cantons dont elle est le chef-lieu : Royan-Est et Royan-Ouest, regroupant au total huit communes : Breuillet, L'Éguille, Mornac-sur-Seudre, Royan, Saint-Georges-de-Didonne, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer.

    Pour les élections départementales de , le nombre de cantons du département diminue, passant de 51 à 27. Les deux cantons de Royan disparaissent et la commune fait alors partie du canton de Royan[99] dont elle est le bureau centralisateur, regroupant trois communes : Royan, Saint-Georges-de-Didonne et Vaux-sur-Mer.

    Conseillers départementaux du canton de Royan
    Période élective Mandat Identité Nuance Qualité
    2015 2021 2015 en cours Dominique Bussereau LR Député, président du conseil général sortant
    2015 en cours Marie-Pierre Quentin LR Attachée parlementaire du député Didier Quentin
    Ancienne conseillĂšre municipale de Port-des-Barques

    Intercommunalité

    Le SIVOM de la presqu'ßle d'Arvert et de la CÎte de Beauté est créé le [25]. Réunissant alors 21 communes de l'agglomération royannaise, son premier président est Jean-Noël de Lipkowski.

    Ses compĂ©tences sont Ă©largies en 1995 par la crĂ©ation de la communautĂ© de communes du Pays royannais, qui deviendra communautĂ© d'agglomĂ©ration par arrĂȘtĂ© du . Les communes de MĂ©dis et Saujon la rejoignent le de la mĂȘme annĂ©e.

    Royan fait partie de la communauté d'agglomération Royan Atlantique (en abrégé CARA), nommée ainsi en 2006. Celle-ci regroupe 33 communes de la région royannaise.

    Budget et fiscalité

    Le budget municipal principal 2007 totalisait 21 866 000 â‚Ź d'investissement et 32 072 000 â‚Ź de fonctionnement[100].

    L'édition du mois de du bulletin municipal révélait le détail des dépenses prévues[101], réparties comme suit :

    • la salle de thĂ©Ăątre pour 11 500 000 € (palais des CongrĂšs) ;
    • la voirie pour 6 251 000 € ;
    • les gymnases pour 4 754 000 € (essentiellement pour la construction du gymnase de compĂ©tition Ă  la place de l'ancien collĂšge Dunant) ;
    • le rĂ©seau des eaux pluviales pour 4 800 000 € (bassin de rĂ©tention du Pourteau de Mons en rĂ©ponse aux inondations successives du centre-ville) ;
    • le port pour 4 391 000 € (essentiellement pour la rĂ©fection des voĂ»tes du port) ;
    • les Ă©difices culturels pour 700 000 € (essentiellement pour la rĂ©fection de la façade ouest de l'Ă©glise Notre-Dame).

    On peut citer Ă©galement un engagement de 300 000 € pour la crĂ©ation d'une aire pour les gens du voyage.

    En 2006, le taux de la taxe d'habitation prélevée par la commune était de 10,13 %, tandis que celui de la taxe fonciÚre sur les propriétés bùties était de 27,91 %[102].

    Le taux de la taxe professionnelle de 11,3 % prélevée sur le périmÚtre de la communauté d'agglomération en 2008 représentait le plus faible taux de France[103]. La forte majoration décidée pour 2009 fait passer cette taxe à 12,3 % ce qui reste malgré tout faible puisque cela représente désormais le 5e taux le plus bas sur 171 communautés d'agglomérations[104].

    Tendances politiques et résultats

    Photographie d'un bùtiment de quatre étages, crépis et bordures de pierre, de style classique à pilastres et colonnades. Ancienne villa "les Palmiers" rehaussée.
    L'hĂŽtel de ville de Royan.

    Traditionnellement, l'Ă©lectorat de la commune est plutĂŽt ancrĂ© Ă  droite, ce dont tĂ©moignent les rĂ©sultats des scrutins locaux ou nationaux de ces 25 derniĂšres annĂ©es. Ainsi, depuis 1983, les Ă©lections municipales ont toutes Ă©tĂ© remportĂ©es par des candidats issus de mouvements gaullistes : RPR tout d'abord, UMP ensuite, et LR aujourd'hui[Note 9].

    De mĂȘme, le rĂ©sultat des deux derniĂšres Ă©lections prĂ©sidentielles illustre cette tendance : au premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002, Jacques Chirac arrive largement en tĂȘte (29,01 %), loin devant ses adversaires frontiste Jean-Marie Le Pen (16,78 %) ou socialiste Lionel Jospin (13,84 %).

    Le second tour atypique opposant Jacques Chirac Ă  Jean-Marie Le Pen se traduit localement tant par une sĂ©rie de manifestations contre l'extrĂȘme-droite entre les deux tours que par un net recul de l'abstention le jour du scrutin (18,99 % contre 27,57 % au premier tour).

    Le , Jacques Chirac totalise un score de 81,79 %, Jean-Marie Le Pen obtenant quant Ă  lui 18,21 % des suffrages[105].

    Cet ancrage à droite de l'électorat est également perceptible dans l'analyse du résultat du premier tour des élections présidentielles de 2007. Totalisant 42,40 % des suffrages, Nicolas Sarkozy se positionne devant sa concurrente socialiste SégolÚne Royal, laquelle rassemble 21,41 % des électeurs. Ces chiffres sont à mettre en parallÚle avec les résultats obtenus par le candidat de l'UMP au niveau départemental (30,09 %)[106], régional (22,22 %)[107] ou national (31,18 %)[108]. Le taux d'abstention enregistré dans la commune est relativement faible au regard du précédent scrutin, s'établissant à 16,66 %.

    Lors du second tour des élections, Nicolas Sarkozy est élu président de la République avec 63,37 % des suffrages. Son opposante socialiste SégolÚne Royal totalise quant à elle 36,63 % des voix. Lors de ce second tour de scrutin, l'abstention enregistrée dans la commune atteint 15,80 %[109].

    Les Ă©lections municipales du 9 mars 2008 voient la victoire de la liste « Royan uni », conduite par Didier Quentin, reprĂ©sentant la majoritĂ© prĂ©sidentielle. Avec 54,84 % de votants en sa faveur, celle-ci devient majoritaire au conseil municipal, oĂč siĂšgent 26 de ses membres.

    En seconde position avec 22,94 % des suffrages exprimés vient la liste « Royan pour tous », liste de l'union de la gauche conduite par Michel Merle, celle-ci obtenant quatre siÚges au conseil. Arrivée en troisiÚme position, la liste « Royan Avenir », conduite par Jean-Bernard Prudencio (MoDem) totalise 15,59 % de votants en sa faveur, obtenant deux membres au conseil municipal. Enfin, arrivée en derniÚre position avec 6,64 % des suffrages, la liste « Royan rupture et avenir » de René-Luc Chabasse, divers droite, ne compte qu'un seul représentant au conseil.

    Durant ce scrutin, le taux de participation est de 63,72 % sur un total de 15 013 inscrits[110].

    Conseil municipal de Royan
    Groupe Président Effectif Statut
    UMPDidier Quentin26majorité
    FNThierry Rogister3opposition
    PSMichel Merle2opposition
    DVDAlain Larrain2opposition


    Résultats pour la commune des scrutins français depuis 2000.
    Élections prĂ©sidentielles, rĂ©sultats des deuxiĂšmes tours.
    AnnĂ©e Élu Battu Participation
    2002 81,79 % Jacques Chirac RPR 18,21 % Jean-Marie Le Pen FN 81,01 % [111]
    2007 63,37 % Nicolas Sarkozy UMP 36,63 % SĂ©golĂšne Royal PS 83,34 % [112]
    2012 39,44 % François Hollande PS 60,56 % Nicolas Sarkozy UMP 81,41 % [113]
    2017 68,52 % Emmanuel Macron EM 31,48 % Marine Le Pen FN 76,80 % [114]
    2022 % Emmanuel Macron LREM % Marine Le Pen RN % [115]
    Élections lĂ©gislatives, rĂ©sultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
    AnnĂ©e Élu Battu Participation
    Royan est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
    Avant 2010, Royan est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
    2002 % % % [116]
    2007 % % % [117]
    AprÚs 2010, Royan est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de .
    2012 % % % [118]
    2017 % % % [119]
    2022 % % % [120]
    Élections europĂ©ennes, rĂ©sultats des deux meilleurs scores.
    Année Liste 1re Liste 2e Participation
    2004 % % % [121]
    2009 % % % [122]
    2014 % % % [123]
    2019 % % % [124]
    Élections rĂ©gionales, rĂ©sultats des deux meilleurs scores.
    Année Liste 1re Liste 2e Participation
    2004 % % % [125]
    2010 % % % [126]
    2015 % % % [127]
    2021 % % % [128]
    Élections cantonales
    AnnĂ©e Élu Battu Participation
    Royan est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Royan-Est et Royan-Ouest.
    2001 % % % [129]
    2004 % % % [130]
    2008 % % % [131]
    2011 % % % [132]
    Élections dĂ©partementales, rĂ©sultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
    AnnĂ©e Élus Battus Participation
    Royan est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de .
    2015 % % % [133]
    2021 % % % [134]
    Référendums.
    Année Oui (national) Non (national) Participation
    1992 % (51,04 %) % (48,96 %) % [135]
    2000 % (73,21 %) % (26,79 %) % [136]
    2005 % (45,33 %) % (54,67 %) % [137]

    Juridictions

    Royan dépend des tribunaux d'instance et de grande instance de Saintes, et de la cour d'appel de Poitiers. Elle dépend par ailleurs du tribunal pour enfants de Rochefort, du conseil de prud'hommes de Saintes, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[138].

    La ville dispose par ailleurs de son propre tribunal d'instance, lequel est habilité à traiter les litiges mineurs. Il est situé à proximité immédiate de l'hÎtel de ville, dans le quartier de Pontaillac.

    Forces de l'ordre

    La police nationale, compĂ©tente sur les zones urbaines oĂč les problĂ©matiques de sĂ©curitĂ© sont particuliĂšrement dĂ©licates et prĂ©gnantes, dispose d'une implantation sur la commune de Royan. La Direction centrale de la SĂ©curitĂ© publique (DCSP) assure donc la gestion d'un commissariat. En 2006, le travail des policiers de la circonscription permet de disposer d'un taux d'efficacitĂ© supĂ©rieur Ă  la moyenne nationale : 31,77 %[Note 10].

    MalgrĂ© un taux de criminalitĂ© de la commune plutĂŽt faible (2 159 faits dĂ©lictueux enregistrĂ©s en 2020)[139], la qualitĂ© de station balnĂ©aire de Royan oblige la police nationale Ă  prĂ©voir des moyens accrus de sĂ©curitĂ© durant l'Ă©tĂ©, un tiers des faits dĂ©lictueux annuels Ă©tant commis en juillet et aoĂ»t. Ainsi, l'effectif du commissariat de police augmente, passant de 75 Ă  180 personnes. La police nationale dote la circonscription d'une demi-compagnie de CRS pendant tout l'Ă©tĂ© Ă  Royan.

    La ville dispose d'une police municipale, composĂ©e en 2019 de 20 agents[140], comprenant une brigade motorisĂ©e et offrant une permanence 7 jours sur 7 toute l'annĂ©e.

    Durant la saison estivale, un hélicoptÚre de la gendarmerie nationale est basé sur l'aérodrome de Royan-Médis.

    Pompiers

    Royan est l'un des quatre centres de secours principaux (CSP) de Charente-Maritime (avec La Rochelle, Rochefort et Saintes)[141].

    Jumelage et coopération

    La ville de Royan est jumelée avec plusieurs villes :

    • 972 km jusqu'Ă  Balingen
      972 km jusqu'Ă  Balingen
    • avant le Palais de CongrĂšs
      avant le Palais de CongrĂšs
    • l'esplanade de Balingen.
      l'esplanade de Balingen.

    DĂ©mographie

    Classement démographique

    Royan et ses aires d'influence
    (Recensements Insee de 1999 et 2019)
    zonespopulation
    2019
    surface
    (kmÂČ)
    densité
    (hab./kmÂČ)
    population
    1999
    croissance
    1999-2019
    Royan
    Royan[142]18 41919,3096617 102+ 7,70 %
    UnitĂ© urbaine[143]39 407107,2037034 302+ 14,88 %
    Aire d'attraction[144]72 485444,4116358 586+ 23,72 %
    DĂ©mographie de la Charente-Maritime
    Charente-Maritime[145]655 7096 86496557 024+ 15,05 %

    En 2020, Royan intra-muros compte 18 638 habitants, se classant au 4e rang des communes de la Charente-Maritime aprĂšs La Rochelle, Saintes et Rochefort.

    Avec une superficie communale de 1 930 hectares, la densitĂ© de population s'Ă©lĂšve Ă  966 habitants par kmÂČ, ce qui en fait la troisiĂšme ville la plus densĂ©ment peuplĂ©e de la Charente-Maritime, aprĂšs La Rochelle et Rochefort.

    En 2020, l’unitĂ© urbaine de Royan qui englobe sept communes[Note 11] regroupe 39 674 habitants. Son aire d'attraction, qui comprend dix-neuf communes supplĂ©mentaires selon la nouvelle dĂ©limitation dĂ©finie par l'Insee en 2020, rassemble 72 957 habitants en 2020.

    En 2020, ces différentes données font de Royan la quatriÚme ville la plus peuplée de la Charente-Maritime, la deuxiÚme unité urbaine du département derriÚre celle de La Rochelle et la troisiÚme aire d'attraction du département[Note 12] derriÚre celles de La Rochelle et de Saintes).

    Pyramide des Ăąges

    La population de la commune est relativement ĂągĂ©e. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  17,8 %, soit en dessous de la moyenne dĂ©partementale (29 %). À l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans est de 55 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 34,9 % au niveau dĂ©partemental.

    En 2018, la commune comptait 7 996 hommes pour 10 503 femmes, soit un taux de 56,78 % de femmes, largement supĂ©rieur au taux dĂ©partemental (52,15 %).

    Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[146]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    2,7
    90 ou +
    4,4
    19,7
    75-89 ans
    23,0
    28,0
    60-74 ans
    31,1
    17,4
    45-59 ans
    15,7
    11,7
    30-44 ans
    10,0
    11,8
    15-29 ans
    8,2
    8,7
    0-14 ans
    7,7
    Pyramide des ùges du département de la Charente-Maritime en 2018 en pourcentage[147]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    1,1
    90 ou +
    2,5
    9,5
    75-89 ans
    12,3
    21,6
    60-74 ans
    22,6
    20,2
    45-59 ans
    19,8
    16,5
    30-44 ans
    15,9
    15,2
    15-29 ans
    12,8
    15,9
    0-14 ans
    14,1

    Évolution dĂ©mographique depuis 1793


    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[148] - [Note 13].

    En 2020, la commune comptait 18 638 habitants[Note 14], en augmentation de 1,36 % par rapport Ă  2014 (Charente-Maritime : +2,92 %, France hors Mayotte : +1,9 %). En deux siĂšcles, la population de Royan a Ă©tĂ© multipliĂ©e par plus de 8, soit une augmentation moyenne annuelle de 1,15 %.

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 1822 1292 2022 3392 5892 7612 8813 1063 329
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 5684 0054 1704 6855 1555 4456 7027 2478 287
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    8 3748 8439 33010 24210 38811 32812 1926 64912 289
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    16 52117 29218 06217 54016 83717 10218 20217 87518 372
    2020 - - - - - - - -
    18 638--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[149] puis Insee Ă  partir de 2006[150].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    L'augmentation constante et croissante au XIXe siÚcle s'explique par l'arrivée des premiers bateaux à vapeur en provenance de Bordeaux en 1819 (repÚre A sur le graphique) ainsi que par l'arrivée du train en provenance de Paris en 1875 (repÚre B). La ville qui se modernise (pavage des rues, éclairage public, casinos
) et voit apparaßtre la mode des bains de mer, attire une population nouvelle qui s'installe dans les nouveaux lotissements des quartiers de Pontaillac et du Parc. Cet accroissement sera constant jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

    La chute importante de la population en 1946 s'explique par la destruction de la ville en 1945 (repĂšre C) : la population de la ville a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e fin 1944[151] - [Note 15]. AprĂšs ce bombardement la population fut entiĂšrement Ă©vacuĂ©e. Guy Binot, La reconstruction de Royan. De l'Occupation Ă  la renaissance, Éditions Alan Sutton, 2002 et la ville est dĂ©truite Ă  85 %. En 1946, date du recensement, prĂšs de la moitiĂ© de la population n'avait pas encore rĂ©intĂ©grĂ© la ville. Royan ne retrouvera son niveau dĂ©mographique d'avant-guerre qu'au recensement de 1954, alors que la reconstruction n'est pas totalement terminĂ©e. L'achĂšvement de la reconstruction de la ville intervient en 1965 (repĂšre D) avec l'inauguration du port, et l'augmentation de population sera dĂšs lors plus irrĂ©guliĂšre et modĂ©rĂ©e.

    AprĂšs une baisse de 1975 Ă  1990, la population de la commune croĂźt Ă  nouveau (0,2 % annuel) grĂące Ă  un solde migratoire positif (1 289 habitants supplĂ©mentaires entre 1990 et 1999) et malgrĂ© le vieillissement de celle-ci qui explique un dĂ©ficit du solde naturel (1 024 habitants de moins sur la mĂȘme pĂ©riode).

    Vieillissement et fĂ©minisation de la commune se sont poursuivis en 2005 avec une population dĂ©sormais constituĂ©e Ă  44 % d’hommes et Ă  56 % de femmes (contre 45 % et 55 % en 1999).

    Celle-ci se compose de 49 % de personnes mariées, 25 % de célibataires, 15 % de veufs et 11 % de divorcés. ParallÚlement, le nombre de ménages a connu un fort accroissement (+9,9 % entre 1999 et 2005).

    Dans le mĂȘme temps, la part des moins de 40 ans est passĂ©e de 41 % Ă  34 % entre 1990 et 1999, les catĂ©gories les plus jeunes de la population ayant tendance Ă  s'installer dans les communes pĂ©riphĂ©riques du pays royannais. L'Ăąge mĂ©dian de la population royannaise est ainsi plus Ă©levĂ© que la moyenne dĂ©partementale : il s'Ă©tablit Ă  53 ans, chiffre Ă  mettre en parallĂšle avec celui de la population du reste du pays royannais (47 ans) et avec la moyenne dĂ©partementale (42 ans).

    Immigration

    La population immigrĂ©e de la commune de Royan reprĂ©sentait 536 personnes en 1999 (soit 3,1 % de la population totale)[152]. Le taux de personnes de nationalitĂ© Ă©trangĂšre Ă©tait quant Ă  lui de 1,8 %. Les principaux pays de naissance de ces personnes sont le Portugal, suivi du Maroc.

    Économie

    Photographie prĂ©sentant un panorama du port la nuit: au premier plan des pontons de bois et des bateaux blancs, au second plan les quais illuminĂ©s oĂč circulent des promeneurs.
    Une vue du port de plaisance de Royan la nuit.

    La commune est au cƓur d'un bassin d'emploi particuliĂšrement attractif, la zone d'emploi de Royan (issue de la partition de l'ancienne zone d'emploi Saintonge maritime, qui regroupait de nombreuses communes du Pays Rochefortais, du Pays Marennes-OlĂ©ron et du Pays Royannais[153]), forte de 27 753 emplois en 2008[154]. La zone d'emploi de Royan est, avec celle de La Rochelle, la plus dynamique de la rĂ©gion Poitou-Charentes, toutes deux profitant « d'un tissu Ă©conomique et d'une dĂ©mographie dynamiques » (Insee)[154]. La croissance y est particuliĂšrement soutenue, du fait du dĂ©veloppement des activitĂ©s tertiaires

    L'Ă©conomie de la commune est essentiellement tournĂ©e vers les activitĂ©s touristiques estivales, le commerce ou les services. Si 19 % de la population a moins de 25 ans, la commune abrite Ă©galement une importante population retraitĂ©e (37,1 % contre 18,2 % pour l'ensemble de la France). Globalement, la population royannaise est plutĂŽt aisĂ©e (revenus moyens par mĂ©nage de 16 258 € / an contre 15 027 € / an)[155].

    Royan est le siĂšge d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge.

    Monnaie locale

    La BeunÚze, monnaie locale lancée en à Saintes, s'étend à l'agglomération royannaise en [156].

    Revenus de la population

    En 2007, le revenu fiscal mĂ©dian par mĂ©nage Ă©tait en 2007 de 17 711 €, ce qui plaçait Royan au 10 761e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 mĂ©nages en mĂ©tropole[157].

    Emploi

    La station balnéaire abrite une population moins active que la moyenne nationale (35,2 % contre 45,2 %), avec cependant un taux d'activité des 25-59 ans proche de la norme (81 % contre 82,2 %)[158].

    La commune de Royan est un pĂŽle d'emploi trĂšs attractif, ce qui explique que les habitants de la commune soient peu mobiles : en effet, 72 % d'entre eux travaillent Ă  Royan mĂȘme et seulement 3 % hors des limites de la Charente-Maritime[25]. Les 8 320 emplois de la commune sont en revanche une source d'attraction pour les habitants des communes pĂ©riphĂ©riques.

    Nombre d'actifs se rendant Ă  Royan pour y travailler
    Provenance Nombre d'actifs
    Royan 3 512
    Saint-Georges-de-Didonne 484
    Vaux-sur-Mer 424
    Saint-Sulpice-de-Royan 408
    MĂ©dis 376
    Saint-Palais-sur-Mer 360
    Saujon 260
    Breuillet 240
    Meschers-sur-Gironde 144
    Semussac 120
    Saint-Augustin 104
    Saintes 97
    Catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2009 (15 ans et plus) à Royan[159]
    (par rapport au département[160] et à la nation[161])
    Catégorie 1999 2009
    Agriculteurs exploitants 0.3 % (2.6 %) (1.4 %) 0.3 % (1.7 %) (1.0 %)
    Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 4.8 % (4.4 %) (3.5 %) 3.8 % (4.2 %) (3.3 %)
    Cadres et professions intellectuelles supérieures 3.7 % (3.9 %) (6.6 %) 4.3 % (5.0 %) (8.6 %)
    Professions intermédiaires 8.1 % (9.6 %) (12.1 %) 7.7 % (11.3 %) (13.8 %)
    Employés 14.5 % (16.3 %) (16.6 %) 13.8 % (16.6 %) (16.7 %)
    Ouvriers 7.1 % (13,4 %) (14.9 %) 6.5 % (12,8 %) (13.5 %)
    Retraités 42.1 % (28,2 %) (22.2 %) 51.6 % (34,0 %) (22.9 %)
    Autres personnes sans activité professionnelle 19.4 % (21.6 %) (22.9 %) 12.0 % (14.4 %) (17.2 %)

    Le recensement de 2009 fait apparaßtre un taux trÚs élevé de retraités (51,6 % contre 22,9 au niveau national), ce qui induit une sous-représentativité des autres catégories socio-professionnelles, en particulier chez les ouvriers et agriculteurs.

    Le taux de chĂŽmage reste assez Ă©levĂ© si on le compare Ă  la moyenne nationale (20,2 % en 1999 contre 12,9 %)[158]. En 1999, il s'Ă©tablissait mĂȘme Ă  37,3 % chez les moins de 25 ans[25].

    La commune de Royan possÚde depuis le une maison de l'emploi. Spécialisée pour les jeunes, la ville a créé la Mission locale qui accompagne les 16-26 ans dans leur recherche d'emploi, mais également de logement et dans les démarches administratives[162].

    En 2004, une Ă©tude de l'Insee estimait Ă  998 le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires du RMI dans l'ensemble de l'aire urbaine de Royan, soit 1 667 personnes en comptant les ayants droit. Sur le plan communal, le dĂ©coupage de l'Insee rĂ©vĂšle une coupure entre la partie occidentale de la ville (secteurs de Pontaillac, Le Chay-Les Gardes, Centre-Ville, Saint-Pierre), qui totalise entre 1,5 % et 5 % de Rmistes, et la partie orientale (secteurs de Parc-Maisonfort, L'Yeuse, Le Fief-La Garenne, Les Villages) qui concentre une part plus importante de bĂ©nĂ©ficiaires, soit de 5 % Ă  11 %[163].

    Cette mĂȘme Ă©tude montre que la plus forte densitĂ© de population couverte par les quatre minima sociaux (RMI, API, AAH, ASV) se retrouve dans le secteur de L'Yeuse, plus de 20 % de la population du secteur Ă©tant concernĂ©e[164].

    Entreprises

    Photographie d'un bùtiment bas couvert de tÎle ondulée peinte en bleu ciel et blanc avec des enseignes et un escalier de secours métallique marron en spirale
    L'HĂŽtel d'Entreprises de la ville de Royan.

    En 1999, les plus gros employeurs privĂ©s de la ville Ă©taient le centre commercial Quai 17 (E.Leclerc) avec 280 salariĂ©s, la clinique Pasteur (250), la compagnie des eaux de Royan (140), le casino BarriĂšre (100), le centre commercial IntermarchĂ© (95), le groupe de nettoyage urbain Nicollin (60) et la maison de retraite « Les Issambres » (50)[63].

    En 2007, la commune possĂ©dait un tissu Ă©conomique totalisant 1 826 entreprises, dont dix Ă©tablissements de 50 salariĂ©s ou plus et 582 commerces[165].

    La zone commerciale Royan 2, en sortie d'agglomĂ©ration sur la route de Saintes, regroupe plusieurs enseignes importantes ainsi qu'un centre commercial. Un second pĂŽle Ă©conomique regroupe les commerces du centre-ville : Royan Shopping. ConstituĂ©e en 1999, cette structure rassemble 180 adhĂ©rents.

    En raison du caractĂšre saisonnier de l'activitĂ©, le pays royannais est dotĂ© de deux fois plus de commerces que la moyenne observĂ©e habituellement pour des villes de cette importance[25]. En , la densitĂ© commerciale de l'agglomĂ©ration est comparable Ă  celle d'une ville de 80 000 habitants[166].

    Tourisme

    Photographie montrant des allées sablées bordées de pelouse, des massifs fleuris qui serpentent entre les pins parasols et des arbres exotiques. Au fond, les immeubles blancs et rouges du front de mer
    Le parc du front de mer.

    Destination touristique de premier plan, station climatique depuis 1922, Royan attire en moyenne prĂšs de 700 000 visiteurs chaque annĂ©e[167] (1,5 million pour l'ensemble du pays royannais[168]), ce qui reprĂ©sente un chiffre d'affaires annuel d'environ 172 millions d'euros (430 millions d'euros pour le pays royannais).

    Avec 17 millions de nuitĂ©es, Royan et sa proche pĂ©riphĂ©rie occupent une place prĂ©pondĂ©rante en termes de capacitĂ© d'accueil en Charente-Maritime. Le pays royannais comptait 114 campings et 65 hĂŽtels en 2004.

    De fait, le tourisme est le principal secteur d'activité économique de la ville. C'est ainsi que l'hÎtellerie et la restauration représentent 6 % des emplois de la commune[25].

    Bien que principalement concentrés durant une large période estivale (77 % de visiteurs entre les mois d'avril et de septembre), les séjours ont tendance à s'étaler sur l'année entiÚre.

    De plus, on constate l'apparition d'un tourisme culturel (en 2004, les jardins du monde attiraient 93 712 visiteurs et le nouveau musĂ©e de Royan 4 539, tandis que les concerts sur la plage d'Un violon sur le sable, festival de musique classique, attirent chaque annĂ©e, dans la derniĂšre semaine de juillet, de trĂšs nombreux spectateurs[169] (entre 30 000 et 50 000 personnes chaque soir[170]).

    Activités portuaires

    Le port de pĂȘche de Royan comprend 35 bateaux de 8 Ă  16 mĂštres et occupe, toutes activitĂ©s confondues, 180 personnes. En 2001, 722 tonnes de poissons sont passĂ©s par la criĂ©e de Royan, rĂ©alisant un chiffre d'affaires de 5 640 644,43 €. Elle a Ă©tĂ© informatisĂ©e en 1996[171]. La pĂȘche de Royan propose des espĂšces nobles (soles, raies, bars, maigres, dorades
) et a une rĂ©putation de qualitĂ© et de fraĂźcheur qui se retrouve au travers du prix moyen au kilogramme de 8 €, le plus Ă©levĂ© de France[172].

    La pĂȘche de la raie est interdite par l'Union europĂ©enne dans le golfe de Gascogne depuis le . Cette espĂšce reprĂ©sentait pour la criĂ©e de Royan un chiffre d'affaires de 88 000 € en 2008, soit le septiĂšme rang en valeur[173].

    Industries

    Le secteur industriel est faiblement représenté dans la commune. La part des actifs travaillant dans ce secteur avoisine les 8 %[25]. La zone industrielle, attenante à la zone commerciale Royan 2, regroupe la plupart des industries de la commune.

    La construction représente à elle seule 46 % des industries royannaises[25]. Ce sont essentiellement de petites entreprises de maçonnerie, plombiers, peintres et électriciens.

    L'agroalimentaire et le carénage sont les deux autres activités essentiellement représentées dans ce secteur.

    Agriculture

    L'agriculture ne reprĂ©sente plus que 2 % des emplois communaux. Seules 23 exploitations en pĂ©riphĂ©rie de Royan subsistent, d'une superficie moyenne de 42 hectares, affectĂ©es aux cultures cĂ©rĂ©aliĂšres (paysages d'openfield) et Ă  l'Ă©levage (328 bovins en 2000).

    Culture et patrimoine

    Équipements culturels

    Photographie d'un bùtiment géométrique de béton blanc, une entrée en triangle rentrant avec des hautes verriÚres et deux portes symétriques de couleur foncée
    Le musée de Royan, aménagé dans les anciennes halles de Pontaillac depuis 2004.
    Photographie d'un bĂątiment Ă  la structure de mĂ©tal galvanisĂ© et lattes blanches, formant une galerie abritant des vitrines. À l'Ă©tage, des balcons bleu vif ajourĂ©s de formes ondulĂ©es Ă©voquant des vagues
    Le centre d'art plastique de Royan (CAP), situé sous les arcades des « voûtes du port », accueille toute l'année des expositions d'art contemporain.

    L'actuel musĂ©e de Royan est installĂ© depuis janvier 2004 dans l'ancien marchĂ© rĂ©habilitĂ© de Pontaillac. Il prĂ©sente l'histoire de la ville depuis l'AntiquitĂ© jusqu'Ă  la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’architecture des annĂ©es 1950 qui a sensiblement marquĂ© la ville de son empreinte. Longtemps situĂ© dans les locaux de l'hĂŽtel de ville, il succĂšde au musĂ©e municipal de Royan, qui fut crĂ©Ă© en 1885. Celui-ci, au premier Ă©tage du casino de Foncillon, comprenait des collections de fossiles, des animaux naturalisĂ©s, des vestiges archĂ©ologiques, ainsi qu'une collection de papillons rassemblĂ©e par Fernand Braun. Le musĂ©e fut totalement dĂ©truit au cours du bombardement du et la majeure partie des collections qui s'y trouvaient, faute d'avoir Ă©tĂ© mises Ă  l'abri, furent perdues. La renaissance du musĂ©e intervint sous l'impulsion de plusieurs Ă©rudits locaux, dont Louis Basalo et Robert Colle, qui rĂ©ussirent Ă  rĂ©unir de nouvelles piĂšces issues de diffĂ©rentes campagnes de fouilles effectuĂ©es dans l'ensemble du pays royannais. Plusieurs dons effectuĂ©s au musĂ©e sont venus enrichir ces collections (sections archĂ©ologiques, hall d'exposition, expositions thĂ©matiques).

    La commune possĂšde deux cinĂ©mas (ABC et Lido) sur le Front-de-mer, ainsi que deux salles de spectacle pouvant occasionnellement tenir lieu de thĂ©Ăątre, l'une au palais des CongrĂšs, l'autre Ă  proximitĂ© de la rue Gambetta. Cette derniĂšre rĂ©sulte de la rĂ©habilitation d'un ancien garage et a une capacitĂ© d'environ 400 spectateurs. Bien que la salle elle-mĂȘme soit la propriĂ©tĂ© d'une sociĂ©tĂ© privĂ©e, la programmation est gĂ©rĂ©e par une rĂ©gie municipale[174].

    Parmi les autres Ă©quipements prĂ©sents dans la commune, une mĂ©diathĂšque rassemblant environ 60 000 ouvrages[175], une bibliothĂšque privĂ©e, une Ă©cole de musique, une Ă©cole d'arts plastiques ainsi qu'un espace public numĂ©rique, le cyberatlantys, qui se situe au niveau -1 du Palais des congrĂšs. Royan compte par ailleurs une universitĂ© inter-Ăąges, situĂ©e boulevard Franck-Lamy.

    La ville accueille plusieurs espaces d'exposition consacrĂ©s principalement aux artistes contemporains. TournĂ© vers l'art moderne et contemporain, le centre d'arts plastiques (CAP Royan) se situe quai Amiral-Meyer, sous les arcades des voĂ»tes du port. Il accueille des artistes de renommĂ©e internationale ou plus confidentielle. Les expositions sont renouvelĂ©es plusieurs fois par an[176]. La galerie Briand, en centre-ville, ou encore la galerie d'art de Pontaillac, dans le quartier du mĂȘme nom, exposent Ă©galement peintures et sculptures modernes.

    ÉvĂ©nements culturels

    Entre 1964 et 1977, Royan accueillit un festival d'art contemporain de renommée internationale[177].

    Depuis 1991, les dimanches musicaux proposent chaque hiver six concerts de musique de chambre aux Royannais.

    En juillet 2009, le festival international d'art contemporain girondin Les Grandes traversées se délocalisera pour sa huitiÚme édition à Royan, rappelant ainsi l'ancienne vocation culturelle de la capitale de la CÎte de Beauté[178].

    Depuis 1987, le festival Un violon sur le sable accueille chaque Ă©tĂ© de grands artistes internationaux de musique classique, accompagnĂ©s d'un orchestre symphonique sur la plage devant 30 000 Ă  50 000 spectateurs pour chacun de ses trois concerts[170]. Le festival off « Un violon sur la ville » propose des concerts en mode plus intimiste dans des lieux insolites du Pays Royannais (Garden tennis, golf, falaise, phare de Cordouan, etc.).

    Langue saintongeaise

    Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
    Aire linguistique du Saintongeais.

    De par sa situation géographique, Royan est en bordure des aires linguistiques gasco-occitane et saintongeaise, la Gironde marquant approximativement la « frontiÚre » entre langue d'oc et langues d'oïl.

    La langue vernaculaire de la Saintonge est le saintongeais, également appelé parlanjhe. Il s'agit d'une langue d'oïl spécifique, bien que teintée de quelques tournures et de vocabulaire occitan, tout comme le poitevin[179].

    Elle présente de nombreuses similarités avec des langues telles que le français acadien ou le français cadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siÚcle.

    La langue saintongeaise se retrouve dans la toponymie de plusieurs quartiers et lieux-dits de la commune, et reste vivace Ă  travers des expressions locales. En saintongeais, le nom de la commune est Roeyan.

    Gastronomie

    Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Royan est en bois ordinaires et communs
    Zone de production du cognac et du pineau.

    La gastronomie locale est principalement axée sur trois sortes de produits :

    Parmi les spĂ©cialitĂ©s culinaires locales les plus rĂ©putĂ©es, il convient de noter : l'Ă©clade de moule, la mouclade (moules prĂ©parĂ©es Ă  la crĂšme et au vin blanc), les cailles au pineau, la chaudrĂ©e (soupe de poissons au beurre et au vin blanc), les cagouilles (escargots de l'espĂšce Petit-gris), les piballes (alevins d'anguille pĂȘchĂ©s dans la Gironde), la galette charentaise mais aussi les merveilles (beignets).

    Plusieurs spĂ©cialitĂ©s chocolatiĂšres ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es par des artisans locaux, telles la cabosse de Tanzanie, l’orchidĂ©e de Royan, le rocher de Cordouan[180] ou encore la Royannette (sardine en chocolat)[181].

    Patrimoine civil

    Photographie présentant un long bùtiment d'habitations de forme courbe et abritant en terrasse des restaurants et commerces touristiques au bord d'une rue trÚs fréquentée
    Les galeries du front de mer Ă©pousent la courbe du littoral. Elles accueillent commerces et restaurants sur prĂšs de 600 mĂštres.

    L'anĂ©antissement d'une grande partie de la ville lors des bombardements de 1945 explique le peu de monuments antĂ©rieurs Ă  cette pĂ©riode subsistant Ă  Royan. Faisant presque figure de miraculĂ©, le chĂąteau de Mons est l'un des quatre monuments de la ville bĂątis sous l'ancien rĂ©gime Ă  ĂȘtre parvenu jusqu'Ă  nous. PropriĂ©tĂ© au XVIe siĂšcle de Pierre Dugua de Mons, l'un des premiers colonisateurs de la Nouvelle-France, ce dernier le vend en 1599 afin de financer ses expĂ©ditions. Largement remaniĂ© au cours du XVIIIe siĂšcle, le chĂąteau subit de lourds dĂ©gĂąts lors des bombardements de 1945. Une campagne de restauration menĂ©e par l'architecte Marc Quentin lui rend son apparence d'origine ultĂ©rieurement[182].

    Autre édifice à avoir survécu à l'épreuve des bombes, le logis de Belmont appartient au XVIIe siÚcle au procureur du marquisat de Royan[183]. Cet édifice composé d'un corps de logis précédé d'une cour quadrangulaire est sévÚrement endommagé durant les bombardements.

    BĂątiments de l'Ă©cole maternelle de l'Ă©cole Jules Ferry
    L'Ă©cole Jules-Ferry.

    L'Ă©cole Jules-Ferry fait Ă©galement partie de ces rares bĂątiments d'avant-guerre, rescapĂ©s des bombardements de 1945. Construite au tout dĂ©but du XXe siĂšcle, entre 1905 et 1907 par l'entrepreneur Michel Ricoux, les travaux sont supervisĂ©s par l'architecte de la ville de Royan, Jules Bureau. Elle est lors de son inauguration une Ă©cole de garçons. Aux bĂątiments d'origine viendront s'ajouter des extensions au fil des ans. En 1909, le maire Auguste Rateau confie Ă  l'architecte Albert Gaillard, la conception de la premiĂšre crĂšche municipale de Royan, qui sera construite par le mĂȘme entrepreneur, entre 1912 et 1913, qui prendra place juste Ă  l'entrĂ©e du portail de l'Ă©cole des filles. De certaines Ă©volutions ultĂ©rieures comme la construction d'un bĂątiment abritant les cantines en 1926, il ne reste rien[184]. Ayant survĂ©cu aux dĂ©sastres de 1945 qui dĂ©truisit 85 % du centre-ville, dans les annĂ©es 1960, alors que la reconstruction va bon train, une rotonde, trĂšs en vogue parmi les architectes alors, sera ajoutĂ©e Ă  l'entrĂ©e de l'Ă©cole maternelle[185]. Symbole fort de la TroisiĂšme RĂ©publique par sa vocation et sa modernitĂ© d'alors, sans compter son architecture et son nom, aprĂšs avoir formĂ© des gĂ©nĂ©rations de petits Royannais pendant 109 ans, l'Ă©cole Jules-Ferry a dĂ©finitivement fermĂ© ses portes en .

    Photographie d'un bùtiment parallélépipédique à la façade en verre
    Le Palais des congrùs, Ɠuvre de l'architecte Claude Ferret.

    Des grands Ă©difices publics qui caractĂ©risaient la station balnĂ©aire du XIXe siĂšcle, aucun n'a survĂ©cu. L'ampleur des destructions explique ainsi la prĂ©dominance du style moderniste Ă  Royan. NĂ©anmoins, la reconstruction de la ville s'effectue en deux vagues distinctes, que l'on retrouve dans l'architecture locale : un style acadĂ©mique, hĂ©ritier des conceptions d'avant-guerre (1946-1950), et un style moderniste plus prononcĂ©, influencĂ© par le courant tropical alors en vogue outre-Atlantique (1950-1960). Royan doit au premier courant les immeubles du boulevard Briand (1946-1947), aux longues façades issues de la tradition classique, le front de mer (1949-1953) ou encore la gare (1946). Cependant, ces premiĂšres rĂ©alisations sont bientĂŽt suivies par des compositions plus avant-gardistes telles que le marchĂ© central (1954), considĂ©rĂ© comme l'un des prototypes du palais du CNIT de la DĂ©fense[186], le palais des congrĂšs (1954-1957)[187], l'ancienne gare routiĂšre (1953) et l'auditorium (1961). ƒuvre caractĂ©ristique de cette pĂ©riode, le casino-rotonde (1960) de l'architecte Claude Ferret est finalement dĂ©moli en 1985 pour des raisons de sĂ©curitĂ©.

    Patrimoine balnéaire

    Photographie d'une villa en pierre taillĂ©e claire, Ă  plusieurs Ă©tages et haut toit d'ardoises, flanquĂ©e de deux clochetons de chaque cĂŽtĂ©. AccĂšs par un escalier monumental Ă  double rĂ©volution en pierre et hautes fenĂȘtres aux huisseries blanches avec des balcons Ă  colonnades.
    La villa « Les Campaniles » s'inspire largement de l'ancien casino de Foncillon, détruit en 1945.

    De nombreuses villas balnéaires construites entre 1890 et 1930 subsistent dans les quartiers du Parc et de Pontaillac. Le boulevard Garnier, qui longe la plage de la Grande-Conche, compte de nombreux exemples de ce type d'édifices souvent trÚs originaux.

    Parmi ceux-ci, la villa « Les Campaniles », au no 68, datant de la fin du XIXe siĂšcle, est encadrĂ©e par deux tours de style nĂ©o-baroque, s'inspirant largement de l'ancien casino de Foncillon, dĂ©truit durant les bombardements du . Au no 100, la villa Aigue-Marine, de 1910, puise quant Ă  elle dans l'architecture castrale, notamment par sa tour d'angle Ă©voquant un donjon. Construite pour LĂ©on Lehmann, l'un des fondateurs des Nouvelles Galeries, elle prĂ©sente un registre faisant largement rĂ©fĂ©rence au classicisme français. Un peu en retrait du boulevard Garnier, dans le quartier du Parc, la villa Kosiki, construite en 1886, est l'Ɠuvre de l'architecte EugĂšne Gervais. Les conquĂȘtes coloniales et la dĂ©couverte de l'art de l'ExtrĂȘme-Orient inspirĂšrent Ă  l'architecte des formes singuliĂšres, comme les toits rappelant des pagodes ou les descentes d'eau terminĂ©es par des tĂȘtes de dragons.

    Photographie d'une villa parallĂ©lĂ©pipĂ©dique blanche, percĂ©e d'une grande loggia rectangulaire et de plus petites fenĂȘtres aux huisseries de bois vernis. Le rez-de-chaussĂ©e est constituĂ© d'un soubassement, recouvert de pierres sombres, et d'une partie Ă©vidĂ©e soutenue par de fines colonnettes bleues
    La villa « Ombre Blanche », archétype de l'architecture moderniste des années 1950.

    La ville de Royan compte de nombreux autres exemples d'architecture balnéaire, mélangeant tous les styles architecturaux, depuis les castels gothiques aux formes brutes de l'architecture contemporaine, en passant par des chalets plus conventionnels, tels la villa Addis-Abeba rescapée du centre-ville. Une maison industrialisée de l'architecte Jean Prouvé, construite en 1952, est toujours visible en bord de cÎte, à proximité du palais des CongrÚs.

    Plusieurs de ces villas balnĂ©aires sont inscrites au titre des monuments historiques, parmi lesquelles la villa Tanagra, situĂ©e dans le quartier du Parc. ÉdifiĂ©e en 1910 pour le nĂ©gociant Jules Bernery, elle est entiĂšrement bĂątie en pierre de taille. Frises et guirlandes de feuilles sculptĂ©es ornent la façade, qui s'inspire de l'architecture Louis XVI. Elles sont dues au ciseau de l'artiste Cougrand. Une sĂ©rie de vitraux, Ɠuvre du maĂźtre-verrier Maurice-RenĂ© Bordereau, a Ă©tĂ© posĂ©e entre 1948 et 1953[188].

    Photographie d'une villa moderniste à la façade blanche et courbe. Le rez-de-chaussée forme une galerie couverte cachée par des petits palmiers qui la séparent de la rue. Le premier étage s'ouvre sur une loggia aux deux tiers cachée par une claustra en béton faite de rectangles alternés. Le second étage, dont le toit plat présente deux niveaux, donne sur une loggia à la rambarde aux barreaux métalliques peints en bleu vif.
    La villa « Hélianthe » fut bùtie dans les années 1950 par l'architecte Yves Salier.

    Dans un autre registre architectural, la villa Ombre Blanche, construite en 1958 en pierre et béton armé, s'inspire du cubisme. Elle est issue d'une collaboration entre l'architecte Claude Bonnefoy et l'entrepreneur Robert Taunay, à qui la maison était destinée. Sa structure est constituée d'un soubassement en grÚs rouge sur lequel repose le bloc du premier étage, qui constitue l'espace habitable, largement ouvert sur l'océan. Celui-ci déborde largement à l'est et à l'ouest, reposant sur une série de poteaux en fonte[189].

    La villa Hélianthe constitue un autre exemple d'architecture contemporaine originale. Bùtie dans les années 1950 par l'architecte Yves Salier, elle forme un arc de cercle épousant la parcelle d'angle qu'elle occupe. Les structures porteuses se réduisent à une série de piliers soutenant trois dalles de béton, permettant de dégager un important volume intérieur, tandis que les façades écrans présentent une alternance de murs pleins et ajourés, de claustras et de larges baies. L'ensemble est surmonté d'un toit-terrasse gravillonné[190].

    À proximitĂ© du palais des congrĂšs, la rĂ©sidence Foncillon est un ensemble de taille moyenne Ă©difiĂ© entre 1950 et 1959 par l'architecte Louis Simon. Elle s'articule autour d'un auvent trapĂ©zoĂŻdal faisant la liaison entre deux blocs symĂ©triques[191].

    Patrimoine religieux

    Photographie d'une église moderne en béton brut. Sur trois niveaux, une nef longue et étroite dont les murs cÎtelés sont ornés de longues bandes verticales faites de carreaux de verre et de balcons aveugles aux striures verticales. Rappelant la forme d'un paquebot se dresse à la « proue » un clocher fait de blocs de béton parallélépipédiques. La base présente des contreforts de béton et un vitrail triangulaire donnant sur un large perron. Un terre-plein couvert de gazon avec des massifs fleuris sépare l'église du parking qui l'entoure.
    L'Ă©glise Notre-Dame de Royan, Ɠuvre majeure de l'architecte Guillaume Gillet.

    Le patrimoine religieux de la commune tĂ©moigne de quatre Ă©poques diffĂ©rentes de l'histoire royannaise : le Moyen Âge, les persĂ©cutions religieuses, la Belle Époque et la reconstruction d'aprĂšs-guerre. FondĂ©e au XIe siĂšcle, l'Ă©glise Saint-Pierre est le plus ancien Ă©difice de la ville. Au Moyen Âge, elle Ă©tait le siĂšge de la paroisse du mĂȘme nom, distincte du bourg fortifiĂ© de Royan alors cantonnĂ© Ă  la falaise de Foncillon. Celui-ci avait alors sa propre Ă©glise ; consacrĂ©e Ă  saint Nicolas, cette derniĂšre fut dĂ©truite en mĂȘme temps que la citadelle, sans jamais ĂȘtre relevĂ©e. L'Ă©glise Saint-Pierre forme un ensemble composite dominĂ© par le style roman. Gravement endommagĂ©e durant les bombardements de 1945, des raisons Ă©conomiques expliquent la prĂ©sence d'un portail en bĂ©ton armĂ© et des voĂ»tes aux formes irrĂ©guliĂšres.

    Témoignage de l'époque des persécutions religieuses et de ce que l'histoire a retenu sous le nom d'« église du désert », le temple de Maine-Geoffroy est l'une des rares maisons d'oraisons de Saintonge à ne pas avoir été démolie. Son édification intervint à l'initiative du pasteur Louis Gibert, figure éminente du protestantisme local.

    Photographie du temple formĂ© d'un bĂątiment blanc rectangulaire percĂ© d'une grande porte, Ă  demi cachĂ© par un pin parasol. L'arbre pousse dans une cour au revĂȘtement rougeĂątre, entourĂ©e d'une colonnade faite de minces piliers bleu vif supportant un toit de bĂ©ton plat. Des murs et murets recouverts de pierres blanches rectangulaires complĂštent l'ensemble de l'architecture. À gauche se dresse un mince pilier de bĂ©ton blanc supportant en haut une croix et, vers la moitiĂ©, une couronne de cloches.
    Le centre protestant de Royan, Ă©difice moderniste Ă  l'architecture Ă©purĂ©e, Ɠuvre des architectes HĂ©brard, Baraton et Bauhain.

    Au XIXe siÚcle, le développement de la station balnéaire explique la construction d'une premiÚre église dédiée à Notre-Dame. Localisée à proximité de l'actuelle place Charles-de-Gaulle, elle disparut entiÚrement lors des bombardements. Autre témoignage de l'architecture religieuse du XIXe siÚcle, l'église Notre-Dame-des-Anges est caractéristique du style néogothique alors en vigueur. Située dans le quartier périphérique de Pontaillac, sa position excentrée explique qu'elle n'ait pas souffert des bombardements.

    Cependant, dans le domaine de l'architecture religieuse comme dans le domaine de l'architecture civile, Royan est principalement marquée par les influences modernistes.

    Le principal édifice de la ville est l'église Notre-Dame, édifiée en trois ans par les architectes Guillaume Gillet et Marc Hébrard, en collaboration avec les ingénieurs Bernard Lafaille[Note 16], René Sarger et Ou Tseng. S'inspirant de l'esthétique des cathédrales gothiques, elle est souvent considérée comme un monument emblématique de l'architecture de l'aprÚs-guerre.

    Parmi les autres Ă©difices religieux de la ville tĂ©moignant du courant moderniste figure le temple protestant, dont les lignes Ă©purĂ©es sont l'Ɠuvre des architectes Marc HĂ©brard, RenĂ© Baraton et Jean Bauhain. De mĂȘme, l'Ă©glise Notre-Dame-de-l'Assomption porte la marque d'un courant architectural teintĂ© d'acadĂ©misme qui caractĂ©risa les premiĂšres annĂ©es de la reconstruction. S'Ă©levant dans le quartier du Parc, elle se distingue par un tympan formĂ© de cĂ©ramiques polychromes.

    Enfin, la chapelle Saint-Jean est le lieu de culte du quartier de Marne-Yeuse, dans la partie orientale de l'agglomération.

    Aux alentours

    Photographie du phare. Une jetĂ©e de pierre traverse la grĂšve pour rejoindre au loin le socle circulaire en pierre taillĂ©e d'un phare cylindrique. Il est constituĂ© de plusieurs niveaux de style classique Ă  pilastres et colonnades, se poursuivant par un cylindre lĂ©gĂšrement conique avec 3 niveaux de fenĂȘtres Ă  frontons triangulaires. En haut la lampe est abritĂ©e par une gloriette de mĂ©tal peint en rouge se terminant par un dĂŽme cĂŽtelĂ© de mĂ©tal vert surmontĂ© d'une sphĂšre.
    Le phare de Cordouan, plus ancien phare de France, est situé au large de Royan.

    La Charente-Maritime, deuxiÚme destination touristique française, possÚde de nombreux monuments et sites naturels touristiques au sein du pays royannais ou à proximité immédiate[192].

    Parmi les plus connus, citons notamment le zoo de la Palmyre, l'un des parcs zoologiques les plus frĂ©quentĂ©s de France. SituĂ© Ă  une dizaine de kilomĂštres de Royan, il s'Ă©tend sur prĂšs de 14 hectares.

    Au large de Royan s'Ă©lĂšve le phare de Cordouan. SituĂ© sur un Ăźlot rocheux bordĂ© par l'estuaire de la Gironde, cet Ă©difice du XVIIe siĂšcle est le plus ancien phare de France. Il est l'un des premiers monuments Ă  ĂȘtre classĂ© monument historique en 1862.

    Le pays royannais accueille également deux villages labellisés comme « Plus Beaux Villages de France » : Talmont-sur-Gironde et Mornac-sur-Seudre. Ces derniers sont tous deux des villages médiévaux fréquentés.

    De mĂȘme, plusieurs villages de la pĂ©riphĂ©rie royannaise sont inclus dans le « Circuit des Ă©glises romanes ». Cet itinĂ©raire met Ă  l'honneur plusieurs Ă©glises considĂ©rĂ©es comme des fleurons du patrimoine local.

    Enfin, le site archéologique du Fù abrite les ruines de la cité antique de Novioregum.

    Équipements et services

    Transports urbains

    Photographie d'un minibus rectangulaire roulant le long de la place principale. Le véhicule surbaissé présente de grandes baies vitrées teintées de vert, un éclairage zénithal, de larges portes de verre en son centre et une carrosserie peinte en bleu vif décorée d'un paysage touristique et de divers logos de la région
    Bus et minibus constituent la base d'un réseau de transports urbains rebaptisé « Cara'Bus » en 2008.

    La ville inaugure son premier rĂ©seau de transports urbains en 1890, sous l'impulsion du maire FrĂ©dĂ©ric Garnier. De 1890 Ă  1945, le tramway de Royan permet de relier le centre-ville aux principales communes de l'agglomĂ©ration via un rĂ©seau de prĂšs de 16 kilomĂštres gĂ©rĂ© par deux compagnies : la sociĂ©tĂ© Decauville d'une part, la sociĂ©tĂ© du tramway de la Grande-CĂŽte Ă  Royan d'autre part[193]. Ce rĂ©seau n'est pas Ă©pargnĂ© par les bombardements de 1945 et est totalement abandonnĂ© lors de la reconstruction de la ville, Ă  une Ă©poque oĂč ce mode de transport apparaissait comme dĂ©pourvu d'avenir.

    Les transports urbains de la ville sont aujourd'hui principalement composés de navettes de bus desservant l'ensemble de la communauté d'agglomération. Auparavant géré partiellement par la société Aunis & Saintonge, puis par la société Keolis littoral[194], le réseau est exploité depuis septembre 2008 par la société Veolia Transport qui a rebaptisé le service « TrÚs Royannais » en « Cara'Bus » en septembre 2008[195].

    Le , la municipalité met en service un réseau de minibus se voulant innovant de par leur caractÚre écologique. Ces navettes de type « hybride » (électrique et diesel) ou diesel tirent parti de leur petite taille pour circuler plus aisément au milieu d'une circulation parfois dense, mais leur petite taille, présentée comme un avantage, est parfois source de saturation du réseau, particuliÚrement en période estivale. Ces véhicules sont tous équipés de planchers bas et de rampes dépliantes, afin de faciliter l'accÚs aux personnes à mobilité réduite. Il est possible, sur certaines parties de l'itinéraire, de monter ou descendre à la demande.

    Le nouveau réseau de transports urbains de l'agglomération royannaise a été mis en service le . Auparavant limité à trois lignes desservant quelque cinquante stations, le réseau Cara'Bus totalise dÚs sa création dix lignes de bus réguliÚres reliant quelque 130 stations, auxquelles s'ajoutent trois lignes supplémentaires en période estivale. L'extension du réseau, conçue pour offrir une meilleure couverture du territoire, permet de relier seize communes de la grande périphérie royannaise[196].

    Établissements scolaires

    Photographie du CAREL, montrant un bùtiment parallélépipédique horizontal, légÚrement concave, desservi par une volée de marches encadrées de massifs. Le rez-de-chaussée vitré est soutenu par des grands V de béton. Les deux étages sont faits d'une alternance de baies vitrées d'aluminium et de panneaux rectangulaires foncés. Les différents niveaux sont soulignés de larges bandeaux gris. Au-dessus de l'entrée principale est écrit en larges lettres capitales « Centre audiovisuel de Royan pour l'étude des langues ».
    Le CAREL, centre pionnier dans l'étude des langues, est le seul établissement d'enseignement supérieur de la ville.
    Le lycée de l'Atlantique.
    Photographie d'un collĂšge classique sur quatre niveaux, crĂ©pi de rose Ă  bordures de pierres taillĂ©es et percĂ© de fenĂȘtres Ă  meneaux. Une volĂ©e de marches mĂšne Ă  la partie centrale en lĂ©gĂšre avancĂ©e et terminĂ©e par un fronton triangulaire central de pierre sculptĂ©e oĂč se trouve enchĂąssĂ©e une pendule.
    Le collĂšge Émile-Zola, plus ancien Ă©tablissement d'enseignement secondaire de Royan.

    Royan est située dans l'académie de Poitiers.

    Liste des Ă©tablissements scolaires :
    Écoles maternelles et Ă©lĂ©mentaires publiques
    • École Louis-Bouchet
    • École de La ClairiĂšre
    • École de l'Yeuse
    • École Jean-Papeau
    École privĂ©e
    • École Sainte-Marie Saint-Jean-Baptiste
    CollĂšges publics
    • CollĂšge Émile-Zola
    • CollĂšge Henri-Dunant
    CollÚge privé
    • CollĂšge Sainte-Marie Saint-Jean-Baptiste
    Lycée public d'enseignement général
    • LycĂ©e Cordouan
    Lycée professionnel public
    • LycĂ©e de l'Atlantique
    Enseignement supérieur
    • Centre audiovisuel de Royan pour l'Ă©tude des langues (CAREL)

    Enseignement primaire

    La commune possÚde quatre groupes scolaires, regroupant les élÚves des écoles maternelles et élémentaires.

    L'école Louis-Bouchet, située à proximité de l'église Notre-Dame, porte le nom de l'un des principaux organisateurs de la Résistance durant l'occupation allemande de la ville.

    Au cƓur du quartier du Parc, se trouve l'Ă©cole de la ClairiĂšre, tandis que le quartier voisin de Marne-Yeuse abrite l'Ă©cole de l'Yeuse. Ce nom dĂ©signe le chĂȘne vert en langue saintongeaise, un arbre que l'on retrouve souvent dans le tapis vĂ©gĂ©tal de la Saintonge littorale.

    Enfin, à l'écart du centre-ville, l'école de Maine-Geoffroy (rebaptisée le groupe scolaire Jean-Papeau) se trouve dans un des anciens faubourgs de Royan. Une école élémentaire privée est située dans le quartier de Belmont : l'école Sainte-Marie Saint-Jean-Baptiste. Celle-ci fonctionne en étroite relation avec le collÚge Sainte-Marie Saint-Jean-Baptiste qui lui est attenant.

    Une cinquiÚme école, L'école Jules-Ferry, l'une des plus anciennes de la commune avec des bùtiments typiques de l'architecture du XIXe siÚcle, qui ont échappé aux bombardements dévastateurs de 1945, a été fermée en .

    Enseignement secondaire

    L'agglomĂ©ration compte trois collĂšges. Deux d'entre eux sont publics : le collĂšge Émile-Zola et le collĂšge Henri-Dunant.

    Le collĂšge Émile-Zola, situĂ© dans le quartier du Parc, est le plus ancien Ă©tablissement d'enseignement secondaire de la ville. Occupant un emplacement prĂ©vu originellement pour abriter un casino, ses parties les plus anciennes furent construites entre 1905 et 1907. Il conserve une façade monumentale dotĂ©e d'un avant-corps central surmontĂ© d'un fronton triangulaire, Ɠuvre de l'architecte Jules Bureau. La structure originale, composĂ©e d'un bĂątiment en Ă©querre, a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e par diverses extensions dans les annĂ©es 1920, puis dans les annĂ©es 1960 et 1990.

    Le collÚge Henri-Dunant fut construit au moment de la grande campagne de reconstruction de la ville sur un site à proximité des marais de La Triloterie. Ce bùtiment à structure métallique de type « Pailleron » fut dévasté par un incendie criminel le . Un nouveau bùtiment fut édifié sur un terrain à l'ouest de la commune, à plusieurs kilomÚtres du site initial : il accueille les élÚves depuis 2002. Enfin, le collÚge Sainte-Marie Saint-Jean-Baptiste est un établissement secondaire catholique situé dans le quartier de Belmont.

    La ville de Royan est Ă©galement Ă©quipĂ©e de deux lycĂ©es : le lycĂ©e Cordouan et le lycĂ©e de l'Atlantique. Le premier est un Ă©tablissement d'enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique situĂ© dans le quartier de La Triloterie. Si ses parties les plus anciennes remontent Ă  l'immĂ©diat aprĂšs-guerre (notamment l'internat, Ɠuvre de l'architecte Guillaume Gillet), une partie du bĂątiment a Ă©tĂ© rĂ©novĂ©e Ă  la fin des annĂ©es 1990. Son patrimoine compte deux toiles importantes d'Olivier DebrĂ©. En plus de l'enseignement gĂ©nĂ©ral, il est possible d'y prĂ©parer un BTS animation et gestion touristiques locales.

    Le lycĂ©e de l'Atlantique est quant Ă  lui consacrĂ© Ă  l'enseignement professionnel. Il se compose d'une structure complexe mĂȘlant bĂ©ton, verre et acier. Construit Ă  la fin des annĂ©es 1990 pour regrouper les anciens lycĂ©es Champlain et Curie[197], il domine les marais de Pousseau et constitue l'une des principales infrastructures du nouveau lotissement des Rullas. Il est possible d'y prĂ©parer des formations allant du CAP au BTS ; les locaux du lycĂ©e abritent par ailleurs l'antenne locale du GRETA.

    Enseignement supérieur

    La ville abrite également un établissement d'enseignement supérieur : le centre audiovisuel de Royan pour l'étude des langues (CAREL), qui est un centre pionnier dans l'enseignement des langues par les technologies audiovisuelles de pointe, ouvert en 1966.

    Il est frĂ©quentĂ© par des milliers d'Ă©tudiants issus de prĂšs de 80 pays, et se compose de 20 salles audiovisuelles insonorisĂ©es, de 4 laboratoires de langue, d'un auditorium, d'une bibliothĂšque, d'un studio de tĂ©lĂ©vision et d'un self-service pour les Ă©tudiants. Il prĂ©pare aux examens du DALF, DELF, TCF et TFI.

    Sports

    Photographie de la piscine, un bùtiment moderne en béton clair, aux lignes horizontales trÚs marquées, éclairé par de larges baies vitrées. En façade, des sortes de contreforts s'élÚvent du sol, allant en s'amenuisant, dépassant la toiture pour se terminer par de hauts mùts métalliques.
    La piscine couverte de Royan appartient au complexe sportif du Stade d'honneur.
     Photographie du stade de béton brut avec à gauche la tribune couverte et à droite un mur courbe fait de baies vitrées renforcées par des structures en V. Par-dessus le toit plat surgissent une douzaine de piliers de béton terminés par des mùts.
    Les tribunes du Stade d'honneur, rĂ©alisation moderniste en bĂ©ton armĂ©, Ɠuvre de l'architecte Claude Bonnefoy. La relative austĂ©ritĂ© de ses lignes s'explique par le fait qu'il demeure inachevĂ©.

    Équipements sportifs

    Le principal stade de la ville est le Stade d'honneur, situé à proximité de la gare. Dessiné par l'architecte Claude Bonnefoy, ce complexe sportif demeure inachevé, les plans d'origine comprenant un vélodrome et plusieurs salles annexes prévues pour faire le lien avec la piscine municipale.

    Ce stade est souvent le lieu choisi par les Girondins de Bordeaux pour leurs matchs amicaux estivaux (contre l'OGC Nice en 2007 ou Villarreal en 2009). Royan compte de nombreux autres Ă©quipements sportifs, parmi lesquels une piscine couverte, plusieurs gymnases, une salle omnisports, plusieurs courts de tennis (le garden tennis, en bord d'ocĂ©an, propose 14 courts en terre battue dont 3 couverts et le tennis de l'Orangerie, dans le quartier du Parc, propose quant Ă  lui huit courts), un fronton de pelote basque, un terrain de rugby et un golf.

    Une halle aux sports, s'inscrivant dans le pĂ©rimĂštre du « campus » du lycĂ©e Cordouan, a Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e entre 2009 et 2011. InaugurĂ© le , ce complexe sportif, d'une capacitĂ© de 500 places, devrait permettre l'accueil de compĂ©titions et de manifestations sportives de niveau rĂ©gional et national[65].

    Un circuit de karting (KFM - Circuit de la CĂŽte de BeautĂ©) se trouve rue d'Arsonval. Un hippodrome, un centre Ă©questre et un golf de 18 trous, se trouvent en pĂ©riphĂ©rie de la ville, Ă  La Palmyre, sur la commune des Mathes.

    Les clubs

    Depuis le , le Royan ocĂ©an club omnisports est devenu l'Union Royan ocĂ©an club omnisports, gĂ©nĂ©ralement abrĂ©gĂ© en ROC. Elle regroupe 34 associations sportives qui ont leurs statuts propres et sont juridiquement et financiĂšrement indĂ©pendantes. Elles proposent aĂŻkido, athlĂ©tisme, basket-ball, boxe, cyclisme, escrime, football, golf, gymnastique, haltĂ©rophilie, handball, handisport, judo, karatĂ©, natation, pelote basque, plongĂ©e, roller, rugby, squash, tennis, tir sportif, tir Ă  l'arc, volley-ball et enfin VTT[198].

    Le club de football de la ville est de niveau régional et se nomme le Royan Vaux Atlantique FC ou Royan Vaux AFC.

    Le bùtiment de la station nautique est implanté à proximité du parc du front de mer. Ses locaux abritent la société des régates de Royan, gestionnaire du club de voile local. Ce dernier est devenu en 2007 le deuxiÚme club de voile de la région Poitou-Charentes[199] en nombre d'adhérents.

    Un club de surf est également implanté dans la commune, au niveau de la plage de Pontaillac.

    ÉvĂ©nements

    Le club de tir les Mouettes a un licencié célÚbre : Franck Dumoulin, champion olympique à Sydney en 2000 et multiple champion du monde.

    Le tour de France à la voile a fait escale à plusieurs reprises à Royan : en 2005, 2007, 2008 et 2010. Le lycée Cordouan est par ailleurs le seul en France à proposer une option voile au baccalauréat.

    L'espace squash de Royan, et ses sept courts, a accueilli en 2007 les championnats d'Europe de la discipline[200].

    Le tour de France cycliste a fait Ă©tape de nombreuses fois Ă  Royan[201] : en 1937, 1938, 1939, 1958, 1966, 1968 et 1972 avant de traverser la Ville en 2020.

    Depuis 1977 a lieu chaque année en pays royannais, le rallye Dunes et Marais, comptant pour le championnat de France tout-terrain[202]. Le départ de la premiÚre étape a lieu traditionnellement au mois d'octobre sur la place Charles-de-Gaulle.

    Loisirs

    Le port de Royan est le point de départ du sentier de grande randonnée GR 4 qui traverse toute la France pour rejoindre Grasse dans les Alpes-Maritimes[203].

    La commune possĂšde trois clubs de bridge dont celui du Garden dont Jean-Christophe Quantin est en 2008 en tĂȘte du classement Ă©tabli par la FĂ©dĂ©ration française de bridge (FFB)[204].

    Espaces verts

    Photographie du parc montrant des allées passantes, des pelouses, des massifs de fleurs et des plantations exotiques à l'ombre des pins parasols. Au fond à droite, la courbe des bùtiments à galeries et loggias du front de mer.
    Promenade du front de mer Ă  Royan.
    Photographie du jardin public montrant des allées sablées ponctuées de bancs, délimitant des pelouses plantées de hauts platanes ou d'essences d'arbres variées.
    Le jardin public de la « Tache verte ».

    Le service des espaces verts de la municipalitĂ© de Royan, crĂ©Ă© en 1960, est dirigĂ© par Bernard GauchĂ©, chevalier de l'ordre du MĂ©rite agricole et meilleur ouvrier de France. Le service gĂšre 86 hectares d'espaces communaux (surfaces sportives comprises), auxquels il faut ajouter 61,5 hectares d’aĂ©rodrome[205]. Parmi les espaces verts se trouvent de nombreux squares rĂ©partis sur toute la commune.

    Un portique en fer forgé marque l'entrée du jardin public du quartier du Parc, un espace planté de pins maritimes et de palmiers. Autre poumon vert de la ville, la promenade du Front de mer est située à l'emplacement de l'ancien casino (démoli en 1986), non loin du port de plaisance. Cet espace vert planté de pins parasols et agrémenté de massifs, abrite également le centre de voile.

    Dans son prolongement se trouve le square du oĂč se dresse un mĂ©morial dĂ©diĂ© aux victimes de la shoah.

    Au centre de l'agglomĂ©ration, le jardin public de la « Tache verte » s'inscrit dans le prolongement du marais de Pousseau. Conçu pour ĂȘtre le poumon vert de Royan lors de l'Ă©tablissement des plans de reconstruction de la ville, il est en attente de rĂ©amĂ©nagement. Un skatepark a rejoint le boulodrome qui y Ă©tait implantĂ© de longue date.

    Le parc de la Métairie, situé à proximité du boulevard de la Perche, est également un lieu de promenade trÚs apprécié pour sa fraßcheur, due à la présence d'un lac, héritage des anciens marais de Pontaillac.

    Royan fait partie des villes et villages fleuris quatre fleurs[206] depuis 1991[205]. La ville a remporté le « Grand prix national de fleurissement » en 1997[205].

    Santé

    Photographie de l'hÎpital montrant des bùtiments parallélépipédiques imbriqués avec au premier plan le volume vitré de l'entrée principale, ombré par des claustras horizontales et quelques beaux arbres.
    L'entrée principale du centre hospitalier de Royan.

    Royan possĂšde un centre hospitalier comprenant 171 lits rĂ©partis dans les diffĂ©rents services (urgences, rĂ©animation, cardiologie, mĂ©decine interne, longs sĂ©jours, maison de retraite, centre de dĂ©pistage anonyme, soins de jour)[207]. En 2008, l'Ă©quipe mĂ©dicale du centre hospitalier Ă©tait composĂ©e de 54 mĂ©decins et de 617 agents, dont 137 infirmiĂšres[208].

    Une extension du centre hospitalier a été validée dans le cadre du plan hÎpital 2012. Une nouvelle aile consacrée aux soins de suite et de réadaptation (SSR) est toujours en cours d'étude[209].

    La ville est également équipée d'une clinique privée. Celle-ci est équipée d'un bloc opératoire formé de neuf salles et d'une maternité. La clinique fera l'acquisition début 2009 d'un scanner[210].

    Royan compte aussi un Ă©tablissement hospitalier de type soins de suite et de rĂ©adaptation (SSR) spĂ©cialisĂ© en addictologie. Il s'agit d'un lieu de travail psychothĂ©rapeutique oĂč sĂ©journent durant six semaines 50 patients dĂ©cidĂ©s Ă  rĂ©gler leurs problĂšmes d’addictologie[211].

    Un centre de thalassothérapie est également implanté en bordure de mer.

    La plupart des spécialités médicales sont représentées.

    Le parc Planet Exotica

    Photographie du Jardin du Monde, montrant un bĂątiment bas incurvĂ©, Ă  structure de mĂ©tal et panneaux pleins de couleur gris foncĂ©, avec en son centre une serre enserrĂ©e dans un rĂ©seau mĂ©tallique. Devant s’étale, entourĂ© de pelouses, un plan d’eau avec un ponton et des petits bateaux Ă  quai.
    L'entrĂ©e du parc Planet Exotica, frĂ©quentĂ© annuellement par prĂšs de 100 000 personnes.

    Le parc Planet Exotica est un vaste ensemble de 7,5 hectares situĂ© en bordure du marais de Pousseau, au nord de la ville. DiffĂ©rents Ă©cosystĂšmes y ont Ă©tĂ© reconstituĂ©s, depuis le jardin japonais, inspirĂ© par les traditions bouddhistes et shintoĂŻstes, au parc mĂ©diterranĂ©en oĂč se cĂŽtoient lavande, palmiers et autres lauriers-roses, autour d'un imposant olivier ĂągĂ© de prĂšs de 1 800 ans originaire de la rĂ©gion de Valence, en Espagne. Celui-ci, nommĂ© Calig, du nom de son village d'origine, pĂšse presque 15 tonnes pour une circonfĂ©rence de 7 mĂštres[212].

    Au centre du parc, plusieurs serres abritent, sur environ 700 mĂštres carrĂ©s, une magnifique collection de bonsaĂŻs et d'orchidĂ©es issues du monde entier, tandis que les marais environnants ont Ă©tĂ© partiellement amĂ©nagĂ©s en promenade qu'il est possible de parcourir Ă  pied ou en barque, afin de pouvoir mieux apprĂ©hender la faune et la flore du marais.

    La frĂ©quentation des jardins du monde atteint environ 100 000 personnes par an (97 130 visiteurs[213] en 2007). Pour autant, handicapĂ© par un important dĂ©ficit, le parc voit son avenir sĂ©rieusement remis en question au printemps 2011, lorsque la rĂ©gie chargĂ©e de sa gestion n'est plus en mesure de payer les salaires du personnel. En dĂ©pit de cette situation alarmante, la sociĂ©tĂ© Flore sciences nature dĂ©cide de se porter au secours du parc botanique. Le , elle signe avec la ville de Royan une convention d'occupation temporaire du domaine public portant sur une durĂ©e de 25 ans[214].

    Le casino de Royan

    Photographie du Casino de Royan montrant un bĂątiment blanc horizontal sur deux niveaux. Le dais marquant l’entrĂ©e, les stores de l’étage et l’enseigne sur le toit plat sont de couleur rouge.
    Le casino de Royan est situé dans le quartier de Pontaillac.

    SuccĂ©dant Ă  un premier cafĂ©-restaurant Ă©difiĂ© en 1880, un nouvel Ă©tablissement de loisirs est implantĂ© sur la plage de Pontaillac dĂšs 1902. Connu sous le nom de « La Restauration », il est le rendez-vous de la « haute sociĂ©tĂ© » qui vient y prendre le thĂ© Ă  la sortie des bains. Au cours des annĂ©es 1930, le bĂątiment en bois est reconstruit en bĂ©ton, tout en conservant une structure sur pilotis et des verriĂšres donnant sur le large. Prenant dĂšs lors le nom de « Sporting », il est tout Ă  la fois un casino et un dĂ©bit de boissons. Échappant aux bombardements de 1945, il devient un lieu trĂšs prisĂ© de la ville, accueillant de grandes vedettes de la chanson dans les annĂ©es 1960 : ainsi se produiront sur sa scĂšne des artistes tels que Jacques Brel, Yves Montand, Sacha Distel, Georges Brassens, Henri Salvador ou encore Line Renaud[215]. Devenu l'unique casino de l'agglomĂ©ration aprĂšs la destruction du casino de Claude Ferret en 1986, il est repris par le groupe Lucien BarriĂšre cette mĂȘme annĂ©e.

    Employant une centaine de personnes, le casino de Royan accueille un bar, deux restaurants, une discothĂšque, une salle de machines Ă  sous et un salon de jeux.

    Le casino Ă©tait 44e au classement du produit brut des jeux en 2007[216].

    Vie locale

    Lieux de culte

    La commune est équipée de lieux de culte catholiques, protestant (réformé, baptiste, évangélique) et bouddhique.

    Royan appartient au diocĂšse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-mĂȘme rattachĂ© Ă  la province ecclĂ©siastique de Poitiers[217] depuis 2002. Elle est le siĂšge d'un doyennĂ© qui regroupe quatre secteurs pastoraux : Sainte-Marie en Saintonge, Saint-Hilaire en pays Royannais, Notre-Dame de l'Estuaire et Notre-Dame-L'Assomption[218]. Ce dernier regroupe les cinq paroisses catholiques de Royan intra-muros (Notre-Dame, Saint-Pierre, Notre-Dame-de-l'Assomption, Notre-Dame-des-Anges, Saint-Jean) ainsi que quatre paroisses de communes environnantes.

    Depuis quelques années, les paroisses Saint-Jean de Royan et Saint-Pierre-Ús-Liens de Médis ont fusionné en une seule entité, les offices étant célébrés en alternance à la chapelle Saint-Jean et à l'église Saint-Pierre-Ús-Liens de Médis.

    L'association bouddhique Kadam Tcheuling Royan de tradition Gelugpa[220] propose également des réunions hebdomadaires à la Maison des associations[221].

    Associations

    La Maison des associations est un complexe inauguré en 1991 afin de regrouper une partie des associations locales. Ses locaux accueillent ainsi les antennes de plusieurs associations à vocation humanitaire ou caritative telles qu'Amnesty International et l'Unicef, mais aussi des associations culturelles, patriotiques ou consacrées aux loisirs[222].

    La franc-maçonnerie est présente à Royan depuis 1822[223]. Un temple maçonnique accueille en centre-ville trois obédiences, celle du Grand Orient de France, du Droit humain et de la Grande Loge de France.

    Royan compte Ă©galement un club du Rotary[224] et depuis 1956, une section du Lions Club Ă  l'origine du jumelage avec la ville anglaise de Gosport[225].

    Association Radio CB « Groupe Radio Francophone International » créé le , voir rubrique Radio.

    Association Royan Front de Mer enregistrée en (patrimoine, environnement, cadre de vie).

    Marché

    Le principal marché de Royan est le marché central, situé en centre-ville et accessible par le boulevard Aristide-Briand ou l'avenue Daniel-Hedde. Il est ouvert du mardi au dimanche de 7 h à 13 h, y compris les jours fériés. Durant la haute saison, il est ouvert sept jours sur sept.

    L'autre marchĂ© de la ville est situĂ© dans le quartier du Parc, accessible depuis le centre-ville par le boulevard FrĂ©dĂ©ric-Garnier. Il est ouvert aux mĂȘmes horaires.

    Festivals et événements touristiques

    Photographie de la plage du Chay à marée haute montrant les deux anses creusées dans une cÎte rocheuse, bordée de villas.
    La plage du Chay en hiver
    • Un violon sur le sable[226] est un important festival de musique classique et lyrique en plein-air, se dĂ©roulant chaque annĂ©e durant la saison estivale sur la plage de la Grande-Conche. Le festival a fĂȘtĂ© ses trente ans en 2017. Il attire en moyenne de 30 000 Ă  50 000 spectateurs tous les soirs de la derniĂšre semaine de juillet[170].
    • Le FIDEM, festival de l'Image Ă  la dĂ©couverte du Monde se dĂ©roulait chaque printemps dans les annĂ©es 1980-1990. InitiĂ© par Yves Lundi puis Bernadette Virassamy pour la Ville de Royan, la 14e et derniĂšre Ă©dition a eu lieu en 1990.
    • Le jumping international de Royan[227] est une course hippique rassemblant des champions de haut niveau qui se dĂ©roule chaque annĂ©e Ă  la fin du mois de juillet, au centre-Ă©questre de Maine-Gaudin. En 2002 et 2003, cette manifestation a attirĂ© en moyenne chaque annĂ©e 15 000 spectateurs[228].
    • Le spectacle pyrosymphonique du 15 aoĂ»t, trĂšs rĂ©putĂ©, tirĂ© depuis la plage de la Grande-Conche, attire environ 100 000 spectateurs chaque annĂ©e.
    • Le mondial de billes sur sable, championnat du monde de billes sur sable, a Ă©tĂ© crĂ©Ă© Ă  Royan en 1982 et propose aujourd'hui des Ă©tapes dans le monde entier. Des circuits dĂ©corĂ©s sont crĂ©Ă©s sur le sable sur lequel les concurrents doivent faire avancer des cyclistes miniatures Ă  l'aide de jets d'une bille de 16 mm[229].

    La premiÚre finale en 1982 avait pour présentateur Thierry Roland et pour parrain Michel Hidalgo, alors sélectionneur des Bleus, tous les deux amis de l'organisateur. En août 2009, aprÚs six ans d'absence, la finale du championnat du monde reviendra épisodiquement à Royan, avant de disparaitre.

    • La fĂȘte de la Belle Époque est organisĂ©e chaque Ă©tĂ© par l'association Royan capitale de la Belle Époque[230] qui propose un spectacle de dĂ©filĂ©s de mode, une parade sur front de mer, et diverses animations musicales sur le thĂšme de la Belle Époque.
    • Le rĂȘve d'Icare, chaque mois de juin, propose des spectacles aĂ©riens d'avions, hĂ©licoptĂšres, parachutisme ou de montgolfiĂšres[231].
    • Mille bateaux pour l'estuaire est une fĂȘte nautique organisĂ©e pour la premiĂšre fois entre le 11 et le . Conçue pour « renouer avec les grandes fĂȘtes de la mer au bord de l'estuaire » selon le mot de son organisateur Bernard Giraud, elle a rassemblĂ© plusieurs vieux grĂ©ements autour du trois-mĂąts le Belem et a Ă©tĂ© l'occasion de spectacles pyrotechniques. Cette manifestation devrait prĂ©figurer un « festival de l'arc atlantique » qui pourrait voir le jour en 2011, Ă  l'occasion du 400e anniversaire du phare de Cordouan[232].
    • Le salon Oceanis : mer, santĂ© et nutrition, a lieu chaque mois de mai.
    • La patinoire sur la plage est une structure temporaire montĂ©e directement sur la plage de la Grande-Conche, Ă  proximitĂ© immĂ©diate du centre-ville. MontĂ©e sous un chapiteau, elle vit le jour en 1994 Ă  l'initiative du maire de l'Ă©poque, Philippe Most. À l'origine, trois sites furent envisagĂ©s pour son implantation : la place Charles-de-Gaulle, le stade d'honneur ou la plage. C'est ce dernier emplacement qui fut finalement retenu pour des raisons de commoditĂ©.
      Ouverte au public depuis la fin novembre jusqu'au dĂ©but du mois de mars[233], c'est l'une des principales attractions de la station balnĂ©aire durant la saison hivernale. Elle est composĂ©e d'une piste de 800 mĂštres carrĂ©s sous laquelle se trouve un systĂšme de refroidissement au glycol, maintenant la tempĂ©rature de la glace Ă  −20 °C. L'ensemble est protĂ©gĂ© des intempĂ©ries par un chapiteau en toile Ă  armature mĂ©tallique. La patinoire sert Ă©galement ponctuellement de cadre Ă  des « soirĂ©es DJ » au cours desquelles elle est convertie en piste de danse. Le projet de « patinoire sur la plage » fut au dĂ©part entiĂšrement financĂ© par le dĂ©partement animation de la ville de Royan. Depuis 2003, la rĂ©gion Poitou-Charentes et la communautĂ© d'agglomĂ©ration Royan Atlantique contribuent Ă©galement Ă  son financement[234].

    Presse Ă©crite

    La presse écrite est principalement représentée par l'important quotidien régional Sud Ouest, dont le siÚge est à Bordeaux, mais qui possÚde une agence locale à proximité du front de mer. Cette agence diffuse une version spécifique du journal, comprenant les informations de l'agglomération royannaise. Depuis 2007, le magazine local Vidici fait partie intégrante de la vie quotidienne des royannais : reportages, agendas, vie politique, sports et culture, le tout sur un ton badin, souvent humoristique, parfois satirique. Parmi les publications au tirage plus discret figure également le bimestriel La CÎte de Beauté, fondé en 1992. Traitant essentiellement d'information de proximité, il s'adresse en priorité aux résidents secondaires abonnés mais est également diffusé en kiosque dans la région. Différentes publications de moindre importance sont également diffusées dans la commune, dont le trimestriel Royan le mag, lancé par la municipalité à l'automne 2008, ou encore le mensuel Bravo Royan, chargé de promouvoir les manifestations culturelles de la ville. Le journal Grain de sable est une publication gratuite concernant l'actualité et les initiatives du quartier de Marne-Yeuse.

    Les premiers journaux locaux firent leur apparition Ă  Royan sous le Second Empire : dĂšs 1857, un premier hebdomadaire, La Vigie, est lancĂ©, mais ne rencontre que peu de succĂšs. Il cesse de paraĂźtre en 1860. Une nouvelle tentative lancĂ©e en 1867 se rĂ©vĂšle tout aussi infructueuse : Le Royannais, devenu La Tribune de Royan en 1870, cesse de paraĂźtre en 1871. Il faudra attendre 1878 pour qu'une publication, lancĂ©e par Victor Billaud, rencontre un certain succĂšs : La Gazette des bains de mer[235]. Paraissant jusqu'en 1914, cet hebdomadaire constitue une source de premier plan sur la vie Ă  Royan durant la « Belle Époque » du fait de la destruction des archives communales durant les bombardements de 1945.

    Radios

    Quatre radios émettent des décrochages à destination de l'agglomération royannaise : Virgin Royan (89.2 FM), RTL 2 (100.4 FM), Demoiselle FM (102.2 FM) et MFM Royan (98.4 FM). Il existait auparavant une importante radio locale, Royan fréquence[236] (créé en 1981) qui a cessé d'émettre en 1995. Depuis 2019, création de Hits 1 Royan, webradio associative.

    Télévision

    Il existe trois moyens de recevoir la télévision à Royan.

    En réception aérienne

    De par sa situation gĂ©ographique, proche du niveau de la mer, la commune se trouve dans une zone oĂč la rĂ©ception n'est pas homogĂšne. Suivant sa position gĂ©ographique, il est possible de recevoir trois Ă©metteurs de tĂ©lĂ©vision, dont deux de forte puissance :

    La diffusion en haute définition des autres chaines (TF1 HD, France2 HD et M6 HD) sur le réseau R5 est prévue pour le [243]. La principale raison de cet émetteur est de pallier les zones d'ombres des autres émetteurs.

    En réception ADSL

    Deux centraux tĂ©lĂ©phoniques ont Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s pour l'ADSL en (ROP17, 13 000 lignes et ROR17, 8 000 lignes). Quatre opĂ©rateurs proposent la tĂ©lĂ©vision par ce biais : Orange (courant 2008), SFR (), Free () et Bouygues ()[244] - [245].

    Royan dans les arts et la culture

    Peinture

    Royan, plage de la Grande-Conche, peinture d'Arthur Gué, 1880

    De nombreux peintres, parfois célÚbres, ont représenté la CÎte de Beauté sur leurs toiles[246].

    Au cours de l'été 1910, les peintres fauvistes écossais Samuel Peploe et John Duncan Fergusson séjournent à Royan. Ils y peignent plusieurs toiles, aujourd'hui exposées dans des musées britanniques ou australiens. Parmi celles-ci, Bateaux à Royan, Royan et People and sails at Royan de Peploe et Royan de Fergusson[247].

    Gustave Courbet peint au moins deux Ɠuvres sur Royan : La Roche isolĂ©e (visible au Brooklyn Museum)[248] et Marine au bord de la mer.

    Odilon Redon réalisera plusieurs toiles sur Royan, par exemple Les Rochers de ValliÚres prÚs de Royan, visible au musée d'Orsay[249], Rochers de Royan, Colline prÚs de Royan[250], Yachts à Royan ou Le Bateau aux voiles rouges.

    Pablo Picasso immortalisa le café des bains lors de son séjour en 1940[251], visible au musée Picasso.

    Arthur Gué peindra quant à lui la plage de la Grande-Conche et le casino municipal dans une toile intitulée Royan, plage de la Grande Conche.

    Maurice Utrillo peint en 1936 les Ă©glises de Royan : Notre-Dame de Royan et Saint-Pierre de Royan[252] mais aussi un Port de Royan.

    Poésie

    Le poÚte Robert Desnos, habitué de la station balnéaire, en fera le sujet d'un de ses poÚmes :

    Une sardine de Royan
    Nageait dans l'eau de la Gironde
    Le ciel est grand, la terre est ronde,
    J'irai me baigner Ă  Royan.
    Avec la sardine,
    Avec la Gironde,
    Vive la marine !
    Et salut au monde ![253]

    Cinéma

    L'histoire de Royan croise pour la premiĂšre fois celle du septiĂšme art en 1930, tandis que se dĂ©veloppe le cinĂ©ma populaire français. Cette annĂ©e-lĂ , le cinĂ©aste Émile Couzinet choisit la ville pour y implanter les premiers studios de cinĂ©ma de la cĂŽte Atlantique : les « Studios Royan CĂŽte de BeautĂ© ». Royan est alors la quatriĂšme ville de France - aprĂšs Paris, Marseille et Nice - Ă  accueillir des infrastructures cinĂ©matographiques[254]. Les studios sont amĂ©nagĂ©s Ă  l'emplacement des anciens entrepĂŽts du casino, non loin de l'emplacement de l'actuel CAREL[255]. Entre 1930 et 1940, ce ne sont pas moins d'une cinquantaine de films qui y sont tournĂ©s, certains mettant en scĂšne des grands noms de l'Ă©poque, tels les acteurs Robert Vattier ou Alida Rouffe. Parmi les films Ă  succĂšs rĂ©alisĂ©s au cours de cette dĂ©cennie, Le Club des Fadas avec Fernand Charpin, FiĂšvres avec Tino Rossi, ou L'Intrigante avec Germaine Aussey, occupent une place prĂ©pondĂ©rante[256].

    L'occupation allemande, puis l'anĂ©antissement de la ville par les bombes amĂ©ricaines Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale mettent un terme dĂ©finitif Ă  la vocation hollywoodienne de la ville. Les studios Couzinet sont dĂ©localisĂ©s aprĂšs-guerre Ă  Bordeaux oĂč ils prennent le nom de « Studios de la CĂŽte d'Argent ». C'est depuis ces nouveaux studios qu'Émile Couzinet rĂ©alise, en forme d'hommage, le film documentaire Royan, citĂ© martyre. En 1947 est Ă©galement tournĂ© Les Maudits de RenĂ© ClĂ©ment avec pour toile de fond les ruines de Royan bombardĂ©e.

    La disparition des studios de Royan ne va pourtant pas mettre un terme Ă  la vocation cinĂ©matographique du lieu. Plusieurs films et tĂ©lĂ©films y sont tournĂ©s : ainsi, en 1970, Johnny Hallyday joue Ă  Royan dans Point de chute de Robert Hossein[257]. Quelques annĂ©es plus tard, quelques scĂšnes du film Les Noces barbares, de Marion HĂ€nsel, sont tournĂ©es Ă  Royan et en d'autres lieux de la CĂŽte de BeautĂ©. Christian Vincent rĂ©alise Beau fixe en 1992 oĂč l'on reconnaĂźt l'intĂ©rieur du centre commercial IntermarchĂ© de Royan[258]. Catherine Breillat tourne en 2000 À ma sƓur ! dont l'action se dĂ©roule principalement Ă  La Palmyre mais dont une scĂšne est tournĂ©e dans un magasin royannais[259].

    En 2003, Jean-Paul Civeyrac réalise Toutes ces belles promesses à Fouras et Royan.

    En été 2009, Benoßt Delépine et Gustave Kervern réalisent plusieurs scÚnes de Mammuth à Royan et en Charente-Maritime.

    Télévision

    En 1999, Thierry Redler réalise La Traversée du phare, puis sa suite, Les Inséparables, en 2001 dont l'action se déroule au sein d'une famille royannaise.

    En 2003, Line Renaud vient tourner des séquences du téléfilm Suzie Berton réalisé par Bernard Stora[260].

    Chanson

    Le chanteur Philippe Katerine chante en 1991 le titre Le bel aimé de Royan sur son premier album Les Mariages chinois.

    Royan est le titre d'une chanson de Frànçois and The Atlas Mountains présente sur l'album Her River Raves Recollections sorti en 2009. Ce titre est présent dans l'épisode 3 de la quatriÚme saison de la série télévisée Skins.

    Bande dessinée

    Plusieurs bandes dessinées évoquent l'histoire mouvementée de la ville de Royan. Sortie en 1988, L'Histoire de Royan et de la CÎte de Beauté est issue d'une collaboration entre l'historien Robert Colle et le dessinateur Philippe Moinet[261].

    Quelques annĂ©es plus tard, deux livres relatant deux Ă©pisodes majeurs de l'histoire de la ville en bande dessinĂ©e sont sortis des presses de l'imprimerie Gatignol : le premier tome, Royan Ă  la Belle Époque, Ă©voque la vie mondaine dans la station balnĂ©aire avant la PremiĂšre Guerre mondiale ; le second, Royan, occupĂ©e, bombardĂ©e, libĂ©rĂ©e montre, anecdotes Ă  l'appui, ce que fut la vie des habitants de la ville durant le second conflit mondial. Ces deux ouvrages sont issus de la collaboration de l'historien Yves Delmas avec le dessinateur Giro.

    Giro est également l'auteur d'une bande dessinée évoquant le parcours de l'un des fondateurs de la Nouvelle-France, le Royannais Pierre Dugua de Mons. Ce dernier ouvrage est issu d'une collaboration avec Yves Delmas et Marie-Claude Bouchet[262].

    Patrice Guillon et Benjamin Bouchet ont fait paraĂźtre fin 2008 aux Ă©ditions La BoĂźte Ă  Bulles une bande dessinĂ©e intitulĂ©e Mes Copains d'autrefois dont l'action se dĂ©roule Ă  l'occasion du centiĂšme anniversaire du collĂšge Émile-Zola. Outre le collĂšge, les lecteurs reconnaĂźtront la Grande-Conche, le marchĂ© central, le front de mer mais aussi le Pont du Diable Ă  Saint-Palais-sur-Mer[263].

    Littérature

    Howard Zinn, historien et politologue amĂ©ricain, professeur au dĂ©partement de science politique de l'universitĂ© de Boston, a participĂ© aux bombardements de la ville en et a Ă©crit en 2011 un livre intitulĂ© en français La bombe. De l’inutilitĂ© des bombardements aĂ©riens, paru chez Lux Éditeur en 2011. Il y dĂ©crit sa participation Ă  l'une des premiĂšres utilisations militaires massives du napalm, appelĂ© alors « feu gluant », et en a conçu une horreur rĂ©trospective pour ce type d'action et pour toute forme de guerre. Ces bombardements visaient des soldats allemands, qui, aux dires de Zinn, s'Ă©taient repliĂ©s en attendant l'abdication de l'Allemagne et ne reprĂ©sentaient donc plus un quelconque danger militaire. Ces attaques tuĂšrent non seulement des soldats mais aussi des civils français. Neuf ans plus tard, Zinn retourna Ă  Royan pour consulter des documents ayant trait Ă  ces opĂ©rations et interviewer des habitants. De plus, dans ses livres The politics of history et The Zinn reader, il dĂ©crit comment le bombardement fut dĂ©cidĂ© par la hiĂ©rarchie militaire pour des raisons qui tenaient plus Ă  des considĂ©rations carriĂ©ristes qu'Ă  des objectifs militaires lĂ©gitimes.

    Personnalités liées à la commune

    Ayant vécu à Royan

    Photographie Ă  contre-jour du buste Ă  large chapeau et barbichette de Pierre Dugua de Mons.
    Pierre Dugua de Mons.
    Photographie sĂ©pia d’EugĂšne Pelletan, homme brun au regard perçant, tĂȘte nue, portant la barbe, la main droite glissĂ©e dans sa redingote Ă  la maniĂšre de l’empereur NapolĂ©on 1er.
    EugĂšne Pelletan.
    • Pierre Dugua de Mons (1540~1563-1628) - NĂ© au chĂąteau de Mons Ă  Royan, premier colonisateur de Nouvelle-France ;
    • Jacques Fontaine III : nĂ© en 1658 Ă  GenouillĂ© prĂšs de Chatelard, dans la paroisse de Royan. Pasteur comme son pĂšre, il essaie sans succĂšs d’organiser la rĂ©sistance Ă  Royan, Ă  l’époque des dragonnades. En 1685, il Ă©migre vers l’Angleterre. En 1715, il achĂšte une plantation en Virginie oĂč il meurt en 1728 ;
    • EugĂšne Pelletan (1813-1884) - Écrivain, journaliste et homme politique français. Il grandit Ă  Royan, oĂč son pĂšre Ă©tait notaire et juge de paix. Il est l'auteur du livre Naissance d'une ville, qui retrace la transformation d'une petite ville provinciale en fringante station balnĂ©aire ;
    • LĂ©on Perrault (1832-1908) - Peintre acadĂ©mique, mort Ă  Royan ;
    • SĂ©bastien Faure (1858-1942) - Anarchiste français, mort Ă  Royan ;
    • Auguste Rateau (1863-1930) - NĂ© Ă  Royan, ingĂ©nieur et membre de l’AcadĂ©mie des sciences ;
    • Albert Roussel (1869-1937) - Compositeur français, mort Ă  Royan ;
    • Georges Loizeau (1869-1945) - Amiral et Ă©crivain maritime, mort Ă  Royan ;
    • Jacques Robert (1875-1892) - PoĂšte français, laurĂ©at de l'AcadĂ©mie française, auteur de sept ouvrages, mort Ă  Royan Ă  l'Ăąge de 16 ans ;
    • Jean A. RochĂ© (1894-1981) - NĂ© Ă  Royan, cet ingĂ©nieur aĂ©ronautique franco-amĂ©ricain conçut entre autres l'Aeronca C ;
    • Hubert Jules Deschamps (1900-1979) - NĂ© Ă  Royan, administrateur colonial français ;
    • Simone Louise des Forest (1910-2004) - NĂ©e Ă  Royan, l'une des premiĂšres femmes Ă  embrasser la carriĂšre de pilote automobile dont le nom est associĂ© Ă  une expression populaire française : « En voiture Simone ! » ;
    • Robert Chamboulan (1903-1959) - Écrivain et flĂ»tiste, rĂ©sistant, mari de Germaine Pelletan, mort Ă  Royan ;
    • Edmond Jouhaud (1905-1995) - RĂ©sistant puis gĂ©nĂ©ral d'armĂ©e avant de participer en 1961 au putsch d'Alger, mort Ă  Royan ;
    • Odette Comandon (1913-1996) - Auteur de comĂ©dies et de contes, actrice et conteuse en saintongeais, morte Ă  Royan ;
    • CĂ©cile Rol-Tanguy (1919-2020) - NĂ©e Marguerite Le Bihan Ă  Royan, rĂ©sistante française ;
    • Jean de Lipkowski (1920-1997) - SecrĂ©taire d'État aux Affaires Ă©trangĂšres puis ministre de la CoopĂ©ration, maire de Royan de 1965 Ă  1977 et de 1983 Ă  1989 ;
    • Georges Touroude (1925-2001) - RĂ©sistant et romancier français, mort Ă  Royan ;
    • Sonia de Borodesky (1926-1999) - PremiĂšre femme marin-pĂȘcheur de France, Ă©crivain et rĂ©sistante ;
    • Pierre-RĂ©my Houssin (1931) - NĂ© Ă  Royan, homme politique, ancien prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral et ancien dĂ©putĂ© de la Charente ;
    • Virgil Brill (1940) - NĂ© Ă  Royan, photographe d'art ;
    • AndrĂ© Berland (1940) - Historien et biographe français, trĂ©sorier de la sociĂ©tĂ© des Amis du musĂ©e de Royan de 1986 Ă  1999 ;
    • Christian Mousset (1944) - nĂ© Ă  Royan, crĂ©ateur du festival des Musiques MĂ©tisses ;
    • Jean Gaumy (1948) - NĂ© Ă  Royan, membre de l'Institut de France, membre de l'agence Magnum Photos, peintre officiel de la Marine en tant que photographe et cinĂ©aste ;
    • Cathy Stewart (1956-1994) - NĂ©e Ă  Royan, actrice pornographique ;
    • Pascale Got (1961) - NĂ©e Ă  Royan, femme politique française, dĂ©putĂ©e de Gironde ;
    • JĂ©rĂŽme VallĂ©e (1976) - NĂ© Ă  Royan, joueur de rugby Ă  XV, troisiĂšme ligne aile au sein de l'effectif du Montpellier RC ;
    • Antony Lopez-Peralta (1981) - NĂ© Ă  Royan, capitaine en 2008 de l'Ă©quipe de football du Tours FC ;
    • Charline Picon (1984) - NĂ©e Ă  Royan, championne olympique 2016, championne du monde 2014 et championne d'Europe en 2013, 2014 et 2016 de planche Ă  voile ;
    • TrĂ©vor ClĂ©venot (1994) - NĂ© Ă  Royan, volleyeur international français.
    • Sindy (1995) - NĂ©e Ă  Royan, chanteuse.
    • Hadrien David (2004) - NĂ© Ă  Royan, champion de France de Formule 4 (2019), Membre Renault Sporty Acadamy (Formule 3).

    Ayant séjourné à Royan

    Photographie en noir et blanc d’Émile Zola montrant un homme dĂ©jĂ  ĂągĂ©, Ă  moustache et barbe en pointe poivre et sel, le col nouĂ© d’une cordelette, portant des lorgnons et un bĂ©ret de laine noire.
    Émile Zola.
    Photographie en noir et blanc de Pablo Picasso montrant un homme d’ñge mĂ»r aux cheveux courts portant une casquette inclinĂ©e vers l’oreille droite.
    Pablo Picasso.

    Plusieurs personnalitĂ©s du monde des lettres et des arts frĂ©quentent la commune Ă  la fin du XIXe siĂšcle. Ainsi, en 1886, un Ă©diteur parisien du nom de Georges Charpentier fait bĂątir une villa dans le nouveau quartier rĂ©sidentiel du Parc. Il invite dans sa nouvelle demeure, baptisĂ©e « Le Paradou », certaines des personnalitĂ©s les plus en vue du monde littĂ©raire et artistique de l'Ă©poque, dont Émile Zola, l'un de ses principaux auteurs et amis[264]. Quelques annĂ©es plus tard, ce dernier loue les villas « Chalet Albert » et « Les Ɠillets »[265] pour la saison, profitant de sa villĂ©giature pour dĂ©buter l'intrigue de son roman « Le rĂȘve ». Autour de Georges Charpentier s'organise ce que d'aucuns dĂ©signent sous le nom de « Colonie parisienne » : un cercle de personnalitĂ©s du monde littĂ©raire telles qu'Alphonse Daudet, ArsĂšne Houssaye, AndrĂ© Lemoyne, François CoppĂ©e, Victor Koning ; mais Ă©galement de grands noms de la musique dont Albert Roussel, Camille Saint-SaĂ«ns, Jean-Baptiste Arban ou Jules Massenet[266]. Tous frĂ©quentent, rĂ©guliĂšrement ou plus ponctuellement, la station balnĂ©aire alors en plein essor.

    Durant la période dite des « années folles » succédant à la PremiÚre Guerre mondiale, la ville est de nouveau fréquentée par plusieurs célébrités de l'époque. Parmi celles-ci, le compositeur Paul Dukas, lequel visite la station pendant l'été 1923. Il envoie à sa famille une carte postale représentant la plage de Saint-Georges-de-Didonne[267]. C'est également le cas de la comédienne Sarah Bernhardt, qui se produit sur la scÚne du casino municipal (interprétant notamment « l'Aiglon » et « Cyrano de Bergerac », d'Edmond Rostand)[268], ou encore de Ève Curie. Le peintre Fernand Pinal y effectue plusieurs séjours entre 1925 et 1939[269].

    Au dĂ©but des annĂ©es 1930, Royan devient le lieu de villĂ©giature privilĂ©giĂ© de Sacha Guitry et de son Ă©pouse Yvonne Printemps, ainsi que de leur ami, le photographe Jacques-Henri Lartigue. Ce dernier relate ses sĂ©jours dans la station balnĂ©aire dans son rĂ©cit autobiographique L'Ă©merveillĂ©. Dans le mĂȘme temps, la ville accueille la jeune actrice Danielle Darrieux, tandis que plusieurs autres personnalitĂ©s du cinĂ©ma français de l'Ă©poque frĂ©quentent les studios de cinĂ©ma « Couzinet », implantĂ©s dans la commune.

    À la veille du second conflit mondial, Royan accueille le peintre Pablo Picasso. Celui-ci installe son atelier dans une villa du centre-ville. ChassĂ© par l'occupant allemand en 1940, il a nĂ©anmoins le temps de peindre plusieurs toiles Ă  Royan, dont son cĂ©lĂšbre « CafĂ© des bains », du nom d'un dĂ©bit de boisson populaire avant-guerre.

    Sous l'Occupation, le pasteur Samuel Besançon se distingue comme le chef de la résistance royannaise.

    Parmi les autres rĂ©sidents cĂ©lĂšbres durant la pĂ©riode de l'aprĂšs-guerre, citons le footballeur Dominique Rocheteau, originaire de la commune voisine d'Étaules. Ce dernier se consacre dĂ©sormais Ă  l'encadrement des jeunes sportifs de la ville Ă  travers des stages baptisĂ©s « Footatlantique ». Enfin, l'ancien prĂ©sident de la RĂ©publique Nicolas Sarkozy passe plusieurs Ă©tĂ©s en vacances Ă  Royan. Il frĂ©quente le quartier de Pontaillac et le Garden Tennis dans les annĂ©es 1960, et possĂšde toujours une rĂ©sidence dans la station balnĂ©aire[270].

    Voir aussi

    Bibliographie

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Prononciation en français de France standardisĂ© retranscrite selon la norme API. En saintongeais, on prononce plutĂŽt /ʁwe.jɑ̃/.
    2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    4. Du latin mansus, désignant une propriété agricole, terme à l'origine des mots maine (en dialectes d'oil) et mas (en dialectes occitan) qui se retrouvent tous deux dans la région.
    5. Du latin Podium ("hauteur"), le terme désignant une colline ou une montagne se décline dans les différents dialectes occitans en Peu, Peuch, Puech, Puog et se retrouve en catalan sous la forme Puig.
    6. Dominique Bussereau, secrĂ©taire d'État aux transports et ancien maire de Saint-Georges-de-Didonne, s'est prononcĂ© pour la solution alternative du port de La Rochelle, le 29 septembre 2008 lors du journal de 19 h de France 3 Aquitaine.
    7. Le dĂ©broussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mĂštres (selon un principe du droit des assurances, tout propriĂ©taire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 7 mĂštres minimum de part et d’autre des voies privĂ©es y donnant accĂšs.
    8. DĂ©mission pour cause de non-cumul de mandats.
    9. Ceux-ci sont Jean-Noël de Lipkowski, Philippe Most, Henri Le Gueut, Didier Quentin et Patrick Marengo.
    10. Pourcentage des faits élucidés par rapport aux faits constatés, moyenne nationale de 28,76 %. Source : ministÚre de l'Intérieur (2006).
    11. c'est-à-dire Meschers-sur-Gironde, Royan, Saint-Augustin, Saint-Georges-de-Didonne, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer selon la nouvelle délimitation définie par l'Insee en 2020.
    12. Hormis les aires d'attraction dont le pÎle principal est extérieur au département (Bordeaux et Niort.
    13. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    14. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    15. Il restait en octobre 1944 environ 4 000 habitants Ă  Royan, dont la moitiĂ© seulement a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©e.
    16. Bernard Laffaille est diplĂŽmĂ© de l'École centrale Paris en 1923.
    • Cartes
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