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Chambéry

ChambĂ©ry (/ʃɑ̃.be.ʁi/[Note 1]) est une commune française situĂ©e dans le dĂ©partement de la Savoie en rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes.

Chambéry
Chambéry
De gauche à droite et de haut en bas : L'HÎtel de Ville de Chambéry, la Fontaine des éléphants, le Théùtre Charles-Dullin, le Musée des Beaux-Arts de Chambéry, le Palais de justice de Chambéry, et le Chùteau des ducs de Savoie
Blason de Chambéry
Blason
Chambéry
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes
DĂ©partement Savoie
(préfecture)
Arrondissement Chambéry
(chef-lieu)
Intercommunalité Grand Chambéry
(siĂšge)
Maire
Mandat
Thierry Repentin (DVG)
2020-2026
Code postal 73000
Code commune 73065
DĂ©mographie
Gentilé Chambérien
Population
municipale
59 172 hab. (2020 en diminution de 0,53 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 2 819 hab./km2
Population
agglomération
196 574 hab. (2020)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 45° 34â€Č 12″ nord, 5° 54â€Č 42″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 560 m
Superficie 20,99 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Chambéry
(ville-centre)
Aire d'attraction Chambéry
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Chambéry-1, Chambéry-2 et Chambéry-3
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives QuatriĂšme circonscription
Localisation
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Chambéry
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Chambéry
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Chambéry
Liens
Site web chambery.fr

    InstallĂ©e dans les PrĂ©alpes du Nord entre les massifs des Bauges et de la Chartreuse, aux confluents de la Leysse et de l'Albanne puis de l'HyĂšres, la ville est l'actuelle prĂ©fecture de la Savoie, ainsi que le siĂšge d'une cour d'appel et d'un archevĂȘchĂ©. D’aprĂšs le recensement de l’insee, la population municipale est de 59 172 habitants en 2020.

    La ville est surnommĂ©e la « CitĂ© des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l'achat du chĂąteau et de l'Ă©tablissement officiel du Conseil rĂ©sident[1], puis du duchĂ© de Savoie de 1416 jusqu'Ă  son transfert Ă  Turin en 1562[2]. ChambĂ©ry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. GrĂące Ă  la maĂźtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1718, ont exercĂ© une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un vĂ©ritable laboratoire de l'« absolutisme Ă©clairĂ© ». De 1792 Ă  1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

    Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit lors des bombardements de mai 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années 1950 et 1960, Chambéry connaßt un fort accroissement démographique. La présence de l'université Savoie-Mont-Blanc, implantée en 1979, a également apporté à Chambéry une importante population universitaire.

    GĂ©ographie

    Localisation

    La presque totalité de la commune de Chambéry devant la chaßne de Belledonne encore enneigée.

    La ville de ChambĂ©ry se situe dans le quart sud-est de la France Ă  environ 520 km au sud-est de Paris, 330 km au nord-est de Marseille, 210 km au nord-ouest de Turin, 100 km Ă  l'est-sud-est de Lyon et Ă  85 km au sud de GenĂšve, ce qui lui vaut le qualificatif de « carrefour naturel europĂ©en » et explique son essor historique. Elle fait partie du sillon alpin (qui s'Ă©tend de Valence Ă  GenĂšve) et se situe pratiquement Ă  mi-chemin entre Grenoble (55 km) et Annecy (50 km).

    Son centre est enserrĂ© au niveau de la partie la plus Ă©troite de la cluse de ChambĂ©ry[3] sĂ©parant la trouĂ©e des Marches au sud du bassin du lac du Bourget au nord. Le site est entourĂ© Ă  l'est par le massif des Bauges (dominĂ© par le Nivolet et la croix du Nivolet), au sud par le mont Granier (Chartreuse) et la chaĂźne de Belledonne, Ă  l'ouest par la chaĂźne de l'Épine (montagne la plus mĂ©ridionale du Jura) et au nord par le lac du Bourget.

    Carte topographique.

    Avant la fondation de la ville à l'époque romaine, de vastes marais résultant des derniÚres glaciations s'étendaient à cet emplacement. Une partie de la commune se situe en terrain plat mais Chambéry est marquée par plusieurs cÎtes et collines : Les Monts, Montjay, la Boisse, Bellevue ou Chamoux, auxquelles s'ajoute le plateau de la Croix-Rouge sur les Hauts-de-Chambéry (ou Chambéry-le-Haut, sa dénomination d'origine) et Chambéry-le-Vieux. Le reste du paysage se compose de moyennes montagnes des massifs alentour. Chacune des cÎtes, qu'il s'agisse des Monts du cÎté des Bauges, ou de Bellevue du cÎté de la Chartreuse, débute à quelques centaines de mÚtres du centre-ville de la commune, à proximité de la gare pour la premiÚre et du chùteau pour la seconde. Chambéry compte également le vallon des Charmettes au pied de la Chartreuse, et un petit vallon moins marqué entre les Monts et le plateau de la Croix-Rouge au nord de la commune.

    En matiĂšre d'hydrographie, la commune est baignĂ©e par la Leysse, l'Albanne et l'HyĂšres[4], riviĂšres alimentant le lac du Bourget. Les zones pĂ©ri-urbaines de la commune sont Ă©galement arrosĂ©es par quelques menus cours d'eau tels le ruisseau des Charmettes, la fontaine Saint-Martin ou le Merderet sous la colline de Chamoux. En outre, le ruisseau de l’Eau Blanche, considĂ©rĂ© comme la source du Tillet, prend sa source prĂšs du col de Saint-Saturnin, au niveau des limites communales de ChambĂ©ry et de Sonnaz. Enfin s'ajoute Ă©galement Ă  ChambĂ©ry la prĂ©sence d'une fontaine souterraine d'eau ferrugineuse au pied de la colline de la Boisse.

    Enfin, d'un point de vue gĂ©ologique, la ville actuelle de ChambĂ©ry se trouve dans une cuvette naturelle occupĂ©e autrefois par des zones humides (marais), laissĂ©es par le retrait du lac du Bourget. La raison de cet Ă©tablissement en ce lieu Ă©tant la prĂ©sence de riviĂšres (l'Albanne et la Leysse) constituant un rempart naturel contre les invasions, et l'emplacement, stratĂ©gique car situĂ© sur des axes Ă©conomiques de l'Ă©poque. La citĂ© s'est dĂ©veloppĂ©e et a pris forme autour des Ă©tablissements administratifs pendant l'Ă©poque fĂ©odale. Les rues et les boulevards se sont dĂ©veloppĂ©s Ă  partir du chĂąteau et du sĂ©nat (le cƓur administratif et judiciaire du duchĂ© de Savoie).

    Communes limitrophes

    Chambéry
    La commune Chambéry
    La Motte-Servolex
    La commune La Motte-Servolex
    Cognin
    La commune Cognin
    Saint-Sulpice
    La commune Saint-Sulpice
    Voglans
    La commune Voglans
    Sonnaz
    La commune Sonnaz
    Saint-Alban-Leysse
    La commune Saint-Alban-Leysse
    Bassens
    La commune Bassens
    Barberaz
    La commune Barberaz
    Jacob-B.
    La commune Jacob-B.

    La commune de Chambéry est limitrophe de 9 communes. La plus longue limite est partagée avec La Motte-Servolex à l'ouest, de l'aéroport jusqu'aux hauts de Bissy le long du mont Chamoux.

    En continuant vers le sud, Chambéry possÚde une courte limite commune avec Saint-Sulpice, puis avec Cognin, dont un « bras » s'enfonce dans la commune entre Bissy et les rives de l'HyÚres (marquant une partie de cette limite entre les deux communes).

    Le sud de la commune, des berges de l'HyÚres dans le quartier du Biollay jusqu'aux Charmettes, est ensuite limitrophe avec Jacob-Bellecombette, puis de Barberaz en longeant le quartier du Laurier jusqu'à la Leysse au niveau de la sortie 18 de la voie rapide urbaine à l'est de Chambéry.

    De l’autre rive de la Leysse dĂ©bute la sĂ©paration avec la commune de Bassens en longeant et remontant vers le nord le plateau des Monts au niveau du quartier de MĂ©rande. Une courte limite s'effectue ensuite avec Saint-Alban-Leysse au niveau du col de Saint-Saturnin.

    Puis se poursuit une limite beaucoup plus longue avec Sonnaz sur une grande partie nord de ChambĂ©ry, de la route du col Ă  l'A41. Enfin, c'est la commune de Voglans qui jouxte ChambĂ©ry de l’autoroute jusqu’à l'aĂ©roport et donc la Motte-Servolex.

    Toutes les communes appartiennent à la communauté d'agglomération du Grand Chambéry à l'exception de Voglans, membre de la communauté d'agglomération Grand Lac.

    Carte de Chambéry et ses communes limitrophes.

    Climat

    Bien que rarement abondantes et durables, des chutes de neige surviennent durant la plupart des hivers à Chambéry.

    Le climat Ă  ChambĂ©ry est modĂ©rĂ©ment continental mais avec les nouvelles normales saisonniĂšres relevĂ©es entre 1991 et 2020, il tend Ă  se rapprocher du climat subtropical humide dans la classification de Köppen[5], le tout avec une influence montagnarde[6] - [7] en raison de la prĂ©sence proche de la chaĂźne de l'Épine (Jura) et des massifs des Bauges, de la Chartreuse et de Belledonne (Alpes).

    À ChambĂ©ry, la tempĂ©rature moyenne du mois le plus chaud (juillet) est de 21,4 °C sur la pĂ©riode 1991-2020 et elle Ă©tait de 21 °C sur la pĂ©riode 1981-2010. Selon la classification de Köppen, s'il n'y a pas de saison sĂšche, si la tempĂ©rature moyenne du mois le plus froid est comprise entre −3 °C et 18 °C et si la tempĂ©rature moyenne du mois le plus chaud est supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  22 °C, alors c'est un climat subtropical humide.

    Ici, la tempĂ©rature moyenne du mois le plus froid (janvier) est bien comprise entre −3 °C et 18 °C avec 2,9 °C sur la pĂ©riode 1991-2020 et 2,2 °C sur la pĂ©riode 1981-2010.

    Le climat continental montagnard de ChambĂ©ry engendre des prĂ©cipitations abondantes de par sa localisation sur la façade occidentale des Alpes, ainsi qu'Ă  proximitĂ© du massif des Aravis, souvent trĂšs pluvieux. La pluviomĂ©trie annuelle moyenne est de 120 jours / an avec un cumul total de 1 136 mm. Cependant, ces donnĂ©es varient grandement en fonction des Ă©pisodes de canicules et de sĂ©cheresse, plus extrĂȘmes ces deux derniĂšres annĂ©es[8].

    Le climat Ă  ChambĂ©ry remplit quand mĂȘme de nombreux paramĂštres requis pour parler d'un climat subtropical humide, mais la tempĂ©rature moyenne du mois le plus chaud reste nĂ©anmoins un peu en dessous des 22 °C attendus.

    Les Ă©tĂ©s sont chauds et les Ă©pisodes orageux sont nombreux. L'humiditĂ© est marquĂ©e et le point de rosĂ©e est souvent Ă©levĂ©. Entre le jour et la nuit, les tempĂ©ratures fluctuent beaucoup mĂȘme si ces derniĂšres peuvent se montrer caniculaires en cette saison.

    Les hivers sont modĂ©rĂ©ment froids mais gĂ©nĂ©ralement moins rudes que dans le reste de la Savoie et les conditions sont souvent mouillĂ©es durant cette pĂ©riode, alors que la majoritĂ© du dĂ©partement est concernĂ©e par la neige. Une vingtaine de jours de neige sont tout de mĂȘme recensĂ©s en moyenne par annĂ©e et entre 60 et 80 jours de gel[9] - [10].

    MalgrĂ© ces moyennes, des Ă©carts existent entre les annĂ©es. Ainsi le mois de juillet 2014 a Ă©tĂ© marquĂ© par un record de prĂ©cipitations avec prĂšs de 250 mm d'eau tombĂ©e[11], tandis qu'Ă  l'inverse, dĂšs le milieu du mois de juillet 2015 ont Ă©tĂ© mises en place des mesures de restriction d'eau en raison de l'absence prolongĂ©e de prĂ©cipitations significatives pendant plus d'un mois[12].

    VilleEnsoleillementPluieNeigeOrageBrouillard
    Paris1 797 h/an642 mm/an15 j/an19 j/an13 j/an
    Nice2 694 h/an767 mm/anj/an31 j/anj/an
    Strasbourg1 637 h/an610 mm/an30 j/an29 j/an65 j/an
    ChambĂ©ry[13]1 894,9 h/an1 203,9 mm/an18,3 j/an32,7 j/an26,9 j/an
    Moyenne nationale1 973 h/an770 mm/an14 j/an22 j/an40 j/an
    Statistiques 1991-2020 et records Station CHAMBERY-AIX (73) Alt: 235m 45° 38â€Č 28″ N, 5° 52â€Č 40″ E
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    TempĂ©rature minimale moyenne (°C) −0,7 −0,4 2,5 5,6 10 13,5 15 14,6 11,3 7,7 3,1 0 6,8
    Température moyenne (°C) 2,9 4,1 8 11,4 15,6 19,4 21,4 20,9 16,8 12,3 6,9 3,4 11,9
    Température maximale moyenne (°C) 6,4 8,5 13,4 17,3 21,3 25,3 27,8 27,1 22,3 17 10,6 6,9 17
    Record de froid (°C)
    date du record
    −19
    07.1985
    −14,4
    05.2012
    −10,3
    02.2005
    −4,6
    13.1986
    −1,4
    06.1979
    2,8
    05.1975
    5,4
    08.1978
    5
    31.1986
    1
    30.1995
    −4,3
    31.1997
    −10,8
    27.2005
    −13,5
    30.1976
    −19
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,9
    02.2003
    20,7
    23.2017
    25,1
    26.2006
    29,5
    28.2012
    32,7
    25.2009
    36,7
    19.2022
    38,8
    07.2015
    38,8
    04.2022
    32
    14.1987
    29
    02.1985
    23,3
    06.1997
    22,7
    18.1989
    38,8
    2022
    Ensoleillement (h) 76,6 101,8 157,8 176,2 202,3 236,3 261,6 237,1 180,7 123,8 74,5 66,3 1 894,9
    PrĂ©cipitations (mm) 102,6 79,1 93,1 87,9 101 94,5 91,7 97,6 104,3 113,3 114,6 124,2 1 203,9
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 1 mm 9,7 8,1 9,7 9,6 11,1 9,9 8,2 8,5 8,8 10,3 10,1 10,6 114,6
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 5 mm 6 4,9 5,6 5,7 6,3 5,7 4,8 5,4 5,1 6,5 6,2 6,8 68,9
    dont nombre de jours avec prĂ©cipitations ≄ 10 mm 4 2,7 3,3 3,3 3,5 3,3 3 3,6 3,5 4,1 4,3 4,4 42,9
    Source : [MétéoFrance] « Fiche 73329001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base

    Voies de communication et transports

    ChambĂ©ry est un carrefour français, et dans une moindre mesure europĂ©en, des voies de communication alpines (« Carrefour alpin de l'Europe », peut-on lire Ă  l'approche de la ville!), avec un fort trafic de transit Ă  destination des vallĂ©es. DĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e dans les annĂ©es 1970, l'idĂ©e de crĂ©ation d'un contournement autoroutier a Ă©tĂ© de nouveau envisagĂ©e dans les annĂ©es 2000 avant d'ĂȘtre de nouveau abandonnĂ©e en 2014[14].

    Chambéry est une agglomération dotée d'un réseau dense de bus, et au point de convergence de plusieurs lignes ferroviaires.

    Voies routiĂšres

    VRU au nord du tunnel des Monts.

    ChambĂ©ry est traversĂ©e du nord au sud par une voie rapide urbaine (VRU)[15], la route nationale 201 (ou E712). Elle dĂ©bute Ă  la sortie des autoroutes A43 et A41[16] venant de Lyon et d'Annecy/GenĂšve au niveau de la zone des Landiers et de l'Érier. Elle s'Ă©tend sur douze kilomĂštres, avant de rejoindre l'A43 aux alentours de Saint-Baldoph, en direction d'Albertville, de Grenoble, de Turin et de Bourg-Saint-Maurice. Cette VRU traverse la colline de LĂ©menc et des Monts au travers du tunnel des Monts, inaugurĂ© en 1982. L'Ă©changeur de la Boisse permet la desserte du centre-ville depuis le nord.

    Depuis les années 1990, un projet de contournement de Chambéry est souhaité par des élus[17] et par les services de l'équipement, mais le projet est finalement abandonné en 2014[18]. Alors que le trafic sur la VRU augmentait sans cesse, il a décru dans les années 2000 (la réouverture du tunnel du Mont-Blanc ayant détourné une partie du trafic du tunnel du Fréjus transitant par Chambéry). Si l'élargissement de l'Union européenne fait basculer son centre de gravité vers l'est, en augmentant l'importance de l'axe routier et ferroviaire franco-italien, la création d'un contournement routier n'aurait pas d'impact sur le trafic local, qui représente 80 % du trafic[17].

    La ville est Ă©galement traversĂ©e par l'ancienne route nationale 6 de Lyon Ă  l'Italie par le col du Mont-Cenis. Aujourd'hui dĂ©classĂ©e sur cette portion en Route dĂ©partementale 1006, la route ne traverse plus ChambĂ©ry de part en part : arrivant Ă  ChambĂ©ry par Cognin aprĂšs la traversĂ©e de l'HyĂšres, la route longe le cours d'eau Ă  l'ouest du centre-ville jusqu'Ă  l'Ă©changeur de la Boisse. La RD 1006 reprend Ă  l’échangeur de ChambĂ©ry-Centre au niveau de Barberaz.

    Sur un axe nord-sud, Chambéry est traversée par l'ancienne route nationale 512 (aujourd'hui route départementale 912) venant de Grenoble par la Chartreuse et rejoignant les Bauges. C'est également Chambéry que commence l'ancienne route nationale 491 (actuelle RD 991) reliant le département du Jura en passant par Aix-les-Bains et Bellegarde-sur-Valserine.

    Transport ferroviaire

    Vue de la rotonde ferroviaire de Chambéry
    Le bĂątiment circulaire de la Rotonde qui abrite les locomotives est unique en France.
    Vue des voies desservant la zone industrielle de Bissy
    Desserte de la zone industrielle de Bissy.

    La gare de ChambĂ©ry - Challes-les-Eaux, inaugurĂ©e en 1856[19], est le siĂšge de la rĂ©gion SNCF « Alpes » (Ain, IsĂšre, Savoie et Haute-Savoie) et sert de dĂ©pĂŽt aux locomotives, au sein de la rotonde construite en 1906, un bĂątiment circulaire unique, classĂ©e aux monuments historiques. En matiĂšre de desserte voyageurs, la gare a enregistrĂ© plus de 3,2 millions de voyages en origine et destination (grandes lignes, trains et autocars TER Auvergne-RhĂŽne-Alpes) en 2011 (en augmentation de 10.8 % en 5 ans), et 8 725 montĂ©es et descentes quotidiennes les mardis et jeudis ouvrables en 2012[20]. En 2020, la SNCF a enregistrĂ© une frĂ©quentation totale de 3 083 693, une lĂ©gĂšre baisse expliquĂ©e par le COVID[21].

    Cette gare gÚre également le systÚme de ferroutage Modalohr, soit l'autoroute ferroviaire alpine, qui permet de désengorger la vallée de la Maurienne d'une partie des poids-lourds entre Aiton (aux portes de la Maurienne) et Orbassano (dans la vallée de Suse en Italie).

    La gare est desservie par la ligne de Culoz à Modane (frontiÚre) (dite « ligne de la Maurienne ») et par la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry. De nos jours la gare de Chambéry relie :

    Concernant ce dernier axe, lors de la saison hivernale, la gare de Chambéry est traversée les week-ends par de trÚs nombreux TGV à destination des vallées alpines, et notamment Bourg-Saint-Maurice. Des dessertes supplémentaires sont ajoutées, par exemple Lille, Bruxelles et Amsterdam en Thalys, ou encore Nantes et Rennes.

    La commune compte Ă©galement des lignes de desserte locale des industries environnantes, dont les embranchements sont tous situĂ©s sur la ligne de Saint-AndrĂ©-le-Gaz Ă  ChambĂ©ry. Il s'agit notamment des voies mĂšres A et B de la zone industrielle de ChambĂ©ry-Bissy (selon la nomenclature de RĂ©seau ferrĂ© de France) auxquelles s'ajoute une ligne ayant Ă  une Ă©poque desservi la cimenterie Vicat de la RevĂ©riaz qui possĂ©dait sa propre locomotive[22]. À Bissy, une voie se poursuit sur quelques mĂštres sur la commune de la Motte-Servolex, une autre dessert la sociĂ©tĂ© Placoplatre et la derniĂšre dessert le site d'Alpina Savoie, puis par le passĂ© l'usine C de l'ancien groupe Saint-Gobain-VĂ©trotex, situĂ©e Ă  la confluence Leysse-HyĂšres.

    Un projet d’amĂ©nagement d’une nouvelle ligne ferroviaire entre Lyon et Turin est en cours. La ligne française de 140 km devait passer par ChambĂ©ry ĂȘtre mise en service Ă  l’horizon 2030. Le but de ce nouvel axe est de renforcer la frĂ©quentation de TGV et la dynamique Ă©conomique rĂ©gionale avec une ligne plus rapide que les TER actuels, rĂ©duire le trafic routier dans les Alpes pour les marchandises qui pourraient transiter par le fret, relier plus facilement aux capitales europĂ©ennes[23]. Cependant le projet est vivement critiquĂ©, Ă  la fois par la population qui sera affectĂ©e par le tracĂ© et des Ă©cologistes qui dĂ©noncent un projet Ă©cocide. Le collectif citoyen contre le Lyon-Turin dĂ©nonce ce projet qu’il juge inutile au vu de l’existence d’une ligne dĂ©jĂ  opĂ©rationnelle entre Lyon et Turin aujourd’hui[24]. En 2016, la municipalitĂ© Ă©cologiste de Grenoble a dĂ©cidĂ© de se retirer du projet en se dĂ©sengageant de son financement (qui avait Ă©tĂ© signĂ© par la majoritĂ© prĂ©cĂ©dente)[25]. Le maire de ChambĂ©ry, M. Thierry Repentin s’était positionnĂ© en faveur du projet Ă  condition qu’il adopte le scĂ©nario dit « mixte » qui prĂ©voyait le transport Ă  la fois de marchandises et de voyageurs, permettant ainsi « une desserte bien plus performante pour la mobilitĂ© du quotidien par TER GV directs Lyon-ChambĂ©ry » avec des gains de temps importants. La rĂ©gion Auvergne RhĂŽnes Alpes s’est positionnĂ©e en faveur du scĂ©nario dit “grand gabarit” qui ne prĂ©voit pas de passage par ChambĂ©ry. Les discussions sur le tracĂ© de la ligne sont toujours en cours[26]. Ce projet estimĂ© Ă  8,3 M€, sans compter les acquisitions fonciĂšres, dĂ©viations de rĂ©seaux et autres mesures d’accompagnement financĂ©es par les États concernĂ©s. Le coĂ»t total est divisĂ© entre la France et l’Italie (42,1 %/57,9 %) aprĂšs avoir dĂ©duit les financements europĂ©ens. Les surcoĂ»ts seront rĂ©partis Ă  part Ă©gales entre la France et l’Italie[27].

    Transport aérien

    La ville de Chambéry est desservie par l'aéroport de Chambéry - Savoie-Mont-Blanc (anciennement Chambéry-Aix-les-Bains[28]), le principal aéroport de Savoie[29].

    L'aĂ©roport, gĂ©rĂ© par le conseil dĂ©partemental de la Savoie et Vinci Airports , assure des liaisons rĂ©guliĂšres vers la Grande-Bretagne (Londres, Manchester, Birmingham, entre autres) et les Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam). Il assure Ă©galement de nombreuses liaisons charter spĂ©cialisĂ©es dans les vacances de ski avec la Russie (Moscou), le Danemark (Copenhague, Billund), l'Irlande (Dublin) et une dizaine d'aĂ©roports britanniques. L’aviation d'affaires, avec plus de 10 000 passagers par an, place l'aĂ©roport de ChambĂ©ry au premier rang de l'ancienne rĂ©gion RhĂŽne-Alpes[30]. En 2019, l'aĂ©roport enregistre un taux de frĂ©quentation de 203 494 voyageurs[31].

    À proximitĂ©, l'aĂ©rodrome de ChambĂ©ry - Challes-les-Eaux se spĂ©cialise dans la pratique du planeur. Il fĂȘte en 2013 son centenaire.

    Transports en commun

    Nouveau pÎle de correspondance de Synchro Bus à la gare de Chambéry (2017).

    En 2014, l'utilisation des bus urbains est Ă  ChambĂ©ry s'Ă©lĂšve Ă  13 millions de voyages rĂ©alisĂ©s, en augmentation de 7 % par rapport Ă  2008, soit 102,3 voyages par an et par habitant[32].

    Le transport en commun urbain est assurĂ© au sein de la communautĂ© d'agglomĂ©ration par les Transports en commun de ChambĂ©ry (Synchro Bus). Jusqu’à la mise en service du nouveau rĂ©seau, Territoire Mobile, le , la majoritĂ© des bus transitait par un grand centre de correspondance, situĂ© boulevard de la Colonne, en face de la fontaine des Ă©lĂ©phants. Depuis cette date, les quatre lignes Chrono et trois lignes complĂ©mentaires desservent quatre pĂŽles d’échanges (Curial, Ducs, Gare et Halles), situĂ©s Ă  divers endroits dans le centre-ville[33].

    Depuis 2009, la ville et son agglomĂ©ration se sont Ă©galement dotĂ©es de quais de bus facilitant l'accessibilitĂ© aux bus et garantissant la sĂ©curitĂ© aux abords des arrĂȘts. L'annĂ©e 2010 marque pour sa part la crĂ©ation des premiers amĂ©nagements de transport en commun en site propre, dans la zone commerciale de Bassens puis sur les Hauts-de-ChambĂ©ry notamment. Le rĂ©seau STAC comprend quatre parcs relais aux portes de la ville qui permettent de stationner sa voiture gratuitement puis prendre le bus ou le vĂ©lo pour rejoindre le centre-ville[34]. Les trois parcs relais totalisent 415 places de parking et sont Ă©quipĂ©s d'abris Ă  vĂ©los sĂ©curisĂ©s. L'exploitation du rĂ©seau Synchro Bus est confiĂ©e par la communautĂ© Grand ChambĂ©ry Ă  une sociĂ©tĂ© privĂ©e (Transdev ChambĂ©ry, filiale de Transdev) dans le cadre d'un contrat de dĂ©lĂ©gation de service public opĂ©rationnel du au [35].

    Depuis cette date, l'exploitation du réseau est confiée au groupe Keolis, un changement s'accompagnant de plusieurs évolutions dont notamment plus de bus les dimanches matins, l'instauration des services de bus en soirée, de meilleures concordance d'horaires TER-bus, une meilleure desserte de la zone de Bissy. Le réseau Synchro ne dessert pas seulement les communes de Grand Chambéry, certaines lignes permettent également de rejoindre le Bourget-du-lac[36] - [37].

    Synchro offre plusieurs services personnalisés. Pour les personnes à mobilité réduite par exemple, Synchro Access propose un service de porte à porte par navette sur demande[38]. Le service Synchro Montagne assure la desserte des stations de la Féclaz et Aillons Margériaz de décembre à mars pour ceux qui voudraient rejoindre les pistes par bus[39].

    Pour assurer un service plus personnalisé, la Ville dispose également d'un service de navette à la demande avec 5 départs par jour aux heures de pointes[40].

    Plusieurs aires de covoiturage ont vu le jour ces derniĂšres annĂ©es afin de lutter contre l'autosolisme. En lien avec l'entreprise Ecov, le territoire de ChambĂ©ry a mis en place de nombreux arrĂȘts avec bornes sur le secteur de Saint Alban Leysse, Saint Jean d'Arvey, Thoiry, Les Deserts, Saint Baldoph, Les Marches, Chartreuse, Bauges, Saint Jeoire PrieurĂ©, Challes-les-Eaux et La Thuile. L'usager peuvent voir en temps rĂ©el les covoitureurs disponibles sur son trajet pour planifier son trajet Ă  l'avance, ou bien se placer directement sur la borne et attendre un conducteur[41] - [42].

    Depuis 2016, la ville propose un service de « vĂ©lotaxis » appelĂ© Velobulle pour desservir le centre-ville et Ă©viter son encombrement par les bus. Ce service, Ă  destination principale des personnes ĂągĂ©es, fait de ChambĂ©ry la premiĂšre Ville oĂč les liaisons en triporteurs sont assurĂ©es par la collectivitĂ© et non par une entreprise privĂ©e[43].

    Chambéry est une ville impliquée dans la prévention routiÚre et qui conduit une politique performante en faveur de la protection des piétons et des cyclistes[44]. Cet investissement fait figurer la ville parmi les meilleurs résultats au niveau national. En 25 ans, le nombre de tués a été divisé par treize[45].

    Enfin la politique de prévention routiÚre s'est accompagnée d'une promotion de l'usage des « modes doux », ce qui s'est traduit par la piétonnisation du centre historique au début des années 1980.

    Pistes cyclables

    L'Avenue verte nord (Ă  droite) et la passerelle joignant la zone du Grand Verger.

    La communauté d'agglomération et la ville ont développé en quelques années un réseau de pistes cyclables, destinées aux trajets domicile-travail et fréquentées avant tout pour le loisir.

    Chaque grande avenue possĂšde une piste cyclable entre la route et le trottoir, et deux « avenues vertes » ont Ă©tĂ© mises en place pour relier le centre-ville Ă  Savoie Technolac, site de l'universitĂ© Savoie-Mont-Blanc et Ă  la plage des Mottets via le Bourget-du-Lac (« Avenue verte nord ») et les villages de Saint-Jeoire-PrieurĂ© et de Myans (« Avenue verte sud »)[46]. L'Avenue verte nord mĂšne par ailleurs au-delĂ  des Mottets jusqu’à Aix-les-Bains par les berges du lac.

    Mais la commune dispose d'autres amĂ©nagements (pistes et bandes) cyclables en divers quartiers, notamment le long de l’axe de la Leysse et au-delĂ  vers la Boisse et les Landiers, ou le long des avenues d'Aix-les-Bains ou de Lyon. En distance cumulĂ©e, l'agglomĂ©ration dispose par ailleurs d'environ 80 km de pistes cyclables en 2013[47]. ChambĂ©ry Ă©tant trop petite pour que puisse ĂȘtre crĂ©Ă© un systĂšme de vĂ©los en libre-service, la ville a mis en place une agence de location de bicyclettes, la VĂ©lostation, au dĂ©but des annĂ©es 2000[48].

    En 2011, Chambéry métropole se voit délivrer le guidon d'or par la Fédération française des usagers de la bicyclette, pour la construction d'une passerelle permettant une meilleure circulation des piétons et cyclistes dans la commune de la Ravoire[49].

    Au début des années 2000, la Ville met en place une agence de location de bicyclettes, la Vélostation. Elle est passée de 40 places de stationnement pour vélo en 2002 à prÚs de 800 en 2020. 755 vélos sont disponibles à la location dont 200 électriques et 5 vélos cargos. La Vélostation propose également de multiples ateliers et animations de réparation de vélo destinés aux cyclistes chambériens[50].

    Entre 2019 et 2020, le trafic sur les voies vertes et vĂ©loroutes savoyardes a augmentĂ© de 10,7 %. Dans le cadre de l’édition 2021 du baromĂštre des villes cyclables de la FĂ©dĂ©ration française des usagers de la bicyclette, ChambĂ©ry a Ă©tĂ© mise Ă  l’honneur comme l’une des villes françaises les plus cyclables. Elle se classe 3e sur le podium des villes moyennes, derriĂšre Bourg-en-Bresse et la Rochelle[51].

    Depuis 2020, la ville cherche Ă  favoriser les mobilitĂ©s douces et notamment le vĂ©lo. 500 arceaux supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© installĂ©s dĂ©but 2022 aprĂšs une concertation avec les associations. À la suite du covid, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de pĂ©renniser les « voies cyclables covid ». Une nouvelle piste cyclable a vu le jour au pont des Amours Ă  l'automne 2021. GrĂące Ă  des politiques en faveur des mobilitĂ©s douces, en 2022 l'agglomĂ©ration compte 99 kilomĂštres d'amĂ©nagements cyclables dont 42 Ă  ChambĂ©ry mĂȘme[52]. La mĂȘme annĂ©e, l’éco-compteur Ă  vĂ©los situĂ© au Verney dĂ©compte plus de 600 000 passages en novembre ; le seuil a Ă©tĂ© dĂ©passĂ© deux mois plus tĂŽt que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, ce qui montre la popularitĂ© grandissante pour les pistes cyclables Ă  ChambĂ©ry. Les trajets utilitaires ont augmentĂ© de 60 %, Ă©quivalant Ă  2 220 passages par jour en 2022 contre seulement 1390 en 2017. Cela est en partie dĂ» Ă  la mise en place de la premiĂšre traversĂ©e cyclable de ChambĂ©ry qui facilite le passage en centre-ville. Cela se poursuit aujourd’hui avec le nouvel amĂ©nagement de l’avenue des Ducs qui devrait rendre les trajets Ă  vĂ©lo en centre-ville de ChambĂ©ry plus fluides[53].

    Pour autant, plusieurs associations locales, dont l'association Roue Libre, organisent des rassemblements de cyclistes, des Vélorutions, comme le 18 mars 2023, pour obtenir des pistes cyclabes plus larges, plus continues et plus sécurisées[54].

    Urbanisme

    Typologie

    ChambĂ©ry est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densitĂ© intermĂ©diaire, au sens de la grille communale de densitĂ© de l'Insee[Note 2] - [55] - [56] - [57]. Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de ChambĂ©ry, une agglomĂ©ration intra-dĂ©partementale regroupant 35 communes[58] et 190 279 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[59] - [60].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de ChambĂ©ry, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 200 000 Ă  moins de 700 000 habitants[61] - [62].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (66,1 % en 2018), en augmentation par rapport Ă  1990 (62,2 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (46 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (24,6 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (19 %), forĂȘts (7,6 %), prairies (1,7 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (1,1 %)[63].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[Carte 1].

    Morphologie urbaine

    Plan et limites de la commune (2021).
    Place Saint-Léger, principale rue piétonne dans le centre-ville historique.

    La ville de ChambĂ©ry[64] s'est dĂ©veloppĂ©e au creux d'une cluse encaissĂ©e entre les massifs des Bauges et de Chartreuse. Les premiers points de peuplement Ă  l'Ă©poque romaine furent les hauteurs sur la colline de LĂ©menc, alors appelĂ©e Lemencum, Ă  l'est au pied des Bauges. L'histoire de la ville a fait d'elle une capitale durant plusieurs siĂšcles. Les souverains des États de Savoie ont souhaitĂ©, sous l'Ăšre fĂ©odale, installer leur capitale dans cette vallĂ©e.

    ChambĂ©ry s'est ensuite agrandie hors ses remparts (achevĂ©s en 1444 et disparus depuis), le long de la Leysse et de l'Albanne puis sur les collines (NĂ©zin, LĂ©menc, Montjay). Le faubourg MontmĂ©lian, le faubourg Reclus-NĂ©zin et le faubourg MachĂ©, autrefois aux portes de la citĂ©, occupĂ©s essentiellement par des auberges et des artisans, sont aujourd'hui totalement intĂ©grĂ©s dans la ville[65]. La Leysse a Ă©tĂ© couverte sur plusieurs centaines de mĂštres, d'abord au dĂ©but des annĂ©es 1900, puis des annĂ©es 1950 aux annĂ©es 1970, pour crĂ©er une grande artĂšre routiĂšre, l'avenue des Ducs-de-Savoie. Une partie de cette couverture a ensuite Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e en 2013 sur environ 130 m au droit du faubourg Reclus.

    Quartier résidentiel sur la colline de Montjay, à proximité du centre-ville.

    Au cƓur de la vieille ville se trouvent de nombreuses allĂ©es, vĂ©ritables dĂ©dales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certaines donnant sur des cours intĂ©rieures parfois agrĂ©mentĂ©es de commerces. Les allĂ©es sont la rĂ©sultante de l'habitat construit en laniĂšres au XIVe siĂšcle, oĂč seules les façades Ă©taient taxĂ©es par le droit de toisage.

    Toits du centre ancien au premier plan, puis immeubles d'aprÚs-guerre et au loin la tour du Nivolet sur les Hauts-de-Chambéry.

    La ville est desservie par plusieurs grands axes de circulation, soit des artÚres médiévales, comme la place Saint-Léger et la rue Croix-d'Or (qui étaient une portion de la route de Lyon à Turin), faubourgs Reclus (vers Aix-les-Bains) ou Montmélian (vers l'Italie), soit des rues qui entouraient les remparts (avenue de Lyon, rue Jean-Pierre-Veyrat, boulevards de la Colonne et du Théùtre
) La circulation automobile a entraßné la création de l'avenue des Ducs-de-Savoie et de plusieurs places.

    L'architecture du centre ancien a été en partie bouleversée aprÚs le bombardement allié du 26 mai 1944 qui en a détruit quatre hectares, dont le quartier Saint-Antoine (actuelles rue du Général-de-Gaulle et rue Favre). La reconstruction s'est effectuée tout au long des années 1950, sous le mandat de Paul Chevallier, et la création du quartier du Biollay a permis d'accueillir de nouveaux habitants.

    Église et quartier de ChambĂ©ry-le-Vieux.

    À l'initiative du maire Pierre Dumas, la ville a fusionnĂ© avec deux communes agricoles limitrophes, ChambĂ©ry-le-Vieux au nord (1960) et Bissy Ă  l'ouest (1961) ; sur les terres de la seconde furent Ă©rigĂ©es les zones Ă©conomiques qui ont permis le dĂ©veloppement de la commune aprĂšs la stagnation de l'aprĂšs-guerre (alors que Grenoble et Annecy s'Ă©taient considĂ©rablement renforcĂ©es), et sur la premiĂšre la ZUP de ChambĂ©ry-le-Haut, (14 000 habitants Ă  la fin du projet, en 1989).

    Sous l'impulsion des maires Francis Ampe et Louis Besson, Chambéry s'est dotée de trÚs nombreux établissements publics, notamment dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, alors sous-équipé ; malgré sa taille modeste, la ville est parmi les premiÚres de France[66] pour sa densité de crÚches, de bibliothÚques ou d'accÚs à la culture. La ville a toutefois longtemps été endettée.

    Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Chambéry s'étend sans cesse un peu plus[67] tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville de Chambéry en tant que telle, mais du bassin chambérien englobant, sur le plan urbain, les communes de Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz pour ne citer que les plus importantes. Ce phénomÚne vaut également pour Aix-les-Bains au nord de Chambéry. La morphologie urbaine de ces deux bassins de vie tend à les rapprocher ; afin de concilier le développement urbain et économique des bassins chambérien et aixois, le syndicat mixte Métropole Savoie[68] a été mis en place, avec pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

    Quartiers

    La commune de Chambéry est aujourd'hui divisée en sept « grands quartiers » : Bellevue, Biollay, Bissy, Centre-Ville, Chambéry-le-Vieux, Laurier, et les Hauts-de-Chambéry[69].

    Panoramique sur les Hauts-de-Chambéry et Bissy en contrebas en arriÚre-plan.
    Carte des sept quartiers qui forment la Ville de Chambéry.
    Quartiers de Chambéry
    Quartiers Superficie Population Sous-quartiers, hameaux et lieux-dits
    Bellevue 0,32 km2 2 000 hab. Bas-Bellevue, CƓur de CitĂ©, École/bĂątiment Horloge, GĂ©rard Philipe
    Biollay0,9 km26 000 hab.HĂŽpital, MachĂ©
    Bissy5,8 km25 630 hab.Challot, Chamoux, CharriĂšre-Neuve, la Labiaz, les Landiers, Z.I. Bissy
    Centre2,8 km217 000 hab.Angleterre, Bellevue, la Cassine, le Covet, la Gare, le Grand Verger, Montjay, le Stade
    Laurier3,2 km213 000 hab.Buisson-Rond, Curial, les Charmettes, Joppet, LĂ©menc, les Monts, MĂ©rande
    ChambĂ©ry-le-Vieux5,6 km22 900 hab.Les Bois, le CarrĂ©, le Fromaget, Morraz, Putigny, Saint-Ombre
    Hauts-de-ChambĂ©ry3,8 km214 000 hab.Beauvoir, Chantemerle, les ChĂątaigniers, la ChenaviĂšre, les Combes, la Croix-Rouge, le Mollard, le Piochet, Pugnet
    Source des chiffres de superficie et population : ville de Chambéry, quartiers (consulté le 07/06/2023)[70]

    Les quartiers de Chambéry-le-Vieux et Bissy sont deux anciennes communes, rattachées à Chambéry respectivement en 1960 et 1961. Tous deux ont en partie conservé un certain aspect rural.

    Zones péri-urbaines

    Cultures et pĂąturages au pied du bois de Candie au nord de la commune.
    Hameau de la Croix-Rouge Dessous.

    La commune de Chambéry possÚde également un certain nombre de zones péri-urbaines voire non urbanisées. En 2018, un tiers du territoire de la commune est en zone non-urbaine, composée de :

    • Surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants : 26,3 %
    • ForĂȘts et milieux semi-naturels: 7.58 %[71]

    L'OAP ForĂȘt du PLUi-HD de Grand ChambĂ©ry indique qu'environ 57 % du territoire est couvert de forĂȘts, avec certaines zones, notamment dans les communes des Bauges, pouvant atteindre une couverture forestiĂšre de 75 %. Sur tout le territoire de Grand ChambĂ©ry, la forĂȘt s'Ă©tend sur 28 653 ha dont 10 145 ha de forĂȘt communale publique et 1 921 ha de forĂȘt domaniale. Ces forĂȘts sont composĂ©es Ă  moitiĂ© de feuillus (51,5 %) puis de rĂ©sineux (48,5 %)[72].

    En outre, la tĂąche urbaine et les surfaces bĂąties reprĂ©sentaient Ă  ChambĂ©ry respectivement 1 299 hectares et 192 hectares en 2013, sur une superficie totale de 2 099 hectares[73].

    De par l’importance de ces surfaces agricoles, Ă  la fin 2012, la commune de ChambĂ©ry comptait 5 agriculteurs[74], principalement des Ă©leveurs laitiers, ainsi que deux maraĂźchers spĂ©cialisĂ©s dans l'agriculture biologique. Les surfaces agricoles et la douzaine d'exploitations existantes sont notamment situĂ©es sur les hauteurs des anciennes communes de ChambĂ©ry-le-Vieux et de Bissy ainsi qu'aux Charmettes, et les Ă©leveurs assurent eux-mĂȘmes une partie de la production cĂ©rĂ©aliĂšre nĂ©cessaire Ă  l’alimentation de leur cheptel[74].

    Avec une prĂ©cision de ± 2 %, le plan d'approvisionnement territorial (PAT) de ChambĂ©ry mĂ©tropole indique que la forĂȘt s'Ă©tend pour sa part sur une surface de 228,298 ha, soit un taux de boisement de 10.88 %[75]. Les forĂȘts sont majoritairement situĂ©es Ă  proximitĂ© des exploitations agricoles (le Bois de Candie Ă  ChambĂ©ry-le-Vieux ou la forĂȘt de Bissy), auxquelles s'ajoutent la forĂȘt des Monts (de 15 ha), ou, plus proche du centre-ville, le bois de la Calamine[76]. La commune possĂšde Ă©galement des vallons, comme ceux des Charmettes et de la Croix-Rouge.

    Ces pĂąturages et forĂȘts sont en partie traversĂ©s par des sentiers de randonnĂ©e, notamment Ă  ChambĂ©ry-le-Vieux avec les sentiers de la Combe Noire et de la CĂŽte Bastienne[77], mais aussi sur les hauteurs de Chamoux ou au sommet des Monts. Ces zones sont Ă©galement arrosĂ©es par de menus ruisseaux, la source du Tillet se trouvant mĂȘme sur la limite de ChambĂ©ry et Sonnaz, sous l’appellation d - Eau Blanche.

    La commune compte également un certain nombre de jardins familiaux et jardins partagés, y compris au sein de quartiers urbanisés comme les Hauts-de-Chambéry.

    Enfin, le nord de la commune compte toujours quelques anciens hameaux ou lieux-dits plus ou moins étendus, tels celui de la Croix-Rouge Dessous prÚs du col de Saint-Saturnin, ceux de Putigny, des Bois ou de Morraz à proximité de Sonnaz, ou encore celui de Challot sous le mont Chamoux prÚs de Saint-Sulpice.

    Logement

    La ville et la colline de la Boisse vues depuis la tour mi-ronde du chĂąteau.

    Il Ă©tait estimĂ© en 2007 que l'agglomĂ©ration chambĂ©rienne accueillait chaque annĂ©e quelque 1 300 nouveaux habitants[78], soit 9 000 habitants supplĂ©mentaires en prĂ©vision entre 2007 et 2013[79].

    Le nombre total de logements dans la ville de ChambĂ©ry est en constante augmentation, Ă©tant passĂ© de 25 059 en 1990 Ă  32 333 en 2019. Parmi eux, on dĂ©nombre 87,2 % de rĂ©sidences principales, 3 % de rĂ©sidences secondaires et 9,9 % de logements vacants en 2019. Les maisons individuelles reprĂ©sentent 14 % et les appartements 85,1 %. Toujours en 2019, la commune compte 40,3 % de propriĂ©taires, 57,8 % de locataires et 1,9 % de personnes logĂ©es gratuitement[80]. En 2021, le prix moyen de l'immobilier Ă  la vente Ă  ChambĂ©ry Ă©tait estimĂ© Ă  2 330 â‚Ź/m2[81].

    Vue du Piochet (à gauche) et des Hauts-de-Chambéry sur les hauteurs du centre.

    Au 1er janvier 2016, l'agglomĂ©ration de ChambĂ©ry comptait plus de 15 000 logements locatifs sociaux ; en 2022, le territoire totalise 16 580 logements sociaux[82].

    Le parc social se trouve principalement dans les secteurs urbains. La Ville de ChambĂ©ry concentre 63 % de l'offre, comprenant 9 486 logements sociaux en 2016. La part des logements sociaux construits a considĂ©rablement augmentĂ©e entre 1970 et 1989 : 50 % dans le Plateau de Leysse, 47 % dans les communes urbaines et 45 % dan le CƓur des Bauges. ChambĂ©ry enregistre un ratio demandes/attributions assez Ă©levĂ© (3,4 en 2015) soit 1 430 attributions, comparĂ© Ă  la moyenne du dĂ©partement (2,8). Les quartiers de Biollay-Bellevue et les Hauts-de-ChambĂ©ry sont tous les deux placĂ©s en Quartiers Politiques de la Ville. Ils concentrent respectivement 50 % et 75 % de logements sociaux, soit 3 780 logements sociaux en tout[82].

    Afin de lutter contre l'habitat indigne, une OPAH (OpĂ©ration ProgrammĂ©e d’AmĂ©lioration de l’Habitat) a Ă©tĂ© mise en place entre 2011 et 2014 sur le secteur de la CA de ChambĂ©ry, puis un PIG (Programme d’IntĂ©rĂȘt GĂ©nĂ©ral) depuis novembre 2016 jusqu’en 2019. Ces programmes visaient Ă  accompagner les propriĂ©taires-occupants et les propriĂ©taires-bailleurs pour les aider Ă  la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de leurs logements[83].

    Equipements sportifs

    Les Ă©quipements sportifs font Ă©galement l'objet d'un plan d'amĂ©nagement de grande ampleur. Les travaux du stade municipal ont commencĂ© en mars 2021. L'endroit devrait ĂȘtre un outil multifonctionnel pour accueillir du sport mais Ă©galement des salons et des Ă©vĂ©nements en plein air[84]. L’équipement sera composĂ© d’une bĂątiment d’environ 2 500 m2 avec une capacitĂ© d’accueil de 3 000 places assises. D’autres espaces sont prĂ©vus : tribune secondaire de 2 000 places assises, une aire de jeux, un parking couvert, parvis ouvert au public rĂ©servĂ© aux piĂ©tons et vĂ©lo, une salle polyvalente de 730 m2. Le coĂ»t total des travaux du stade est estimĂ© Ă  22,6 millions €[85]. Il est financĂ© par :

    Le parking sous le stade est financĂ© Ă  hauteur de 6,115 M€ par la Ville de ChambĂ©ry et M€ par les Pompes FunĂšbres de ChambĂ©ry eu d’autres communes associĂ©es. L’ouverture du stade et du parking est prĂ©vue pour la mi-2023[85].

    Une aire de sport en plein air, le "Street workout" sur Biollay a aussi été aménagée. Le projet a fait l'objet de consultation des habitants du quartier pour choisir le type d'installation et son emplacement. La journée inaugurale animée par les associations du quartier et les clubs sportifs a eu lieu le samedi 15 octobre 2022[86].

    La zone du Grand Verger en 2020, un secteur en pleine transformation.

    Centre-ville

    Parmi les projets d'amĂ©nagement rĂ©cents, la Ville a entamĂ© des travaux en 2022 sur une des artĂšres principales de ChambĂ©ry, l'Avenue des Ducs. Les enjeux sont multiples : sĂ©curiser les traversĂ©es piĂ©tonnes et cycles, amĂ©liorer la circulation et la desserte des bus, favoriser la cohabitation de tous les usagers dans l'espace public. Le projet prĂ©voit de supprimer les places de stationnement situĂ©es au centre de l'avenue qui pourront ĂȘtre reportĂ©es dans les parkings Cassine et Ravet. Seules 17 places seront conservĂ©es pour les personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite, les vĂ©hicules en autopartage et les livraisons, la police municipale[87]. Le rĂ©amĂ©nagement devrait permettre la mise en place d'une piste cyclable Ă  double sens sĂ©parĂ©e de la circulation ainsi qu'un plus grand quai pour les usagers des transports en commun. Le projet prĂ©voit aussi la sĂ©curisation de la piste cyclable du quai Borrel, un cheminement piĂ©ton Ă©largi et vĂ©gĂ©talisĂ© sur le quai Ravet[88].

    La Ville prévoit également le réaménagement de plusieurs espaces du centre-ville comme le boulevard du Théùtre, le quai de Lannoy à Bissy, la restauration du théùtre Charles Dullin et du musée des Beaux-arts, la création d'une bibliothÚque au Biollay[89].

    Eco-quartier VĂ©trotex

    Le quartier de l'ancienne usine A de Saint-Gobain-VĂ©trotex Ă  l'entrĂ©e nord de la ville et en bordure de la Leysse a fait l'objet d'une dĂ©molition afin de devenir un Ă©co-quartier destinĂ© Ă  accueillir des logements neufs sur 6,3 hectares[90]. À proximitĂ©, la zone d'activitĂ©s du Grand Verger est elle aussi amenĂ©e Ă  connaĂźtre des amĂ©nagements dans les annĂ©es Ă  venir[91]. Le projet d'Ă©co-quartier construit sur l'ancienne usine VĂ©trotex prĂ©voit 15 000 m2 d'espaces verts publics et 420 arbres et arbustes dans les espaces publics, et la mĂȘme surface de 15 000 m2 dans les lots privĂ©s sous forme de jardins privatifs et toitures vĂ©gĂ©talisĂ©es, soit 3 hectares en tout. Le parc de Blanville constituera un Ă©lĂ©ment phare de cet espace de nature en ville. Le quartier fera la part belle Ă  la biodiversitĂ©, notamment grĂące Ă  des amĂ©nagements crĂ©Ă©s pour gĂ©rer Ă©cologiquement les eaux de pluie[92].

    Végétalisation des cours d'écoles

    Un des projets d'amĂ©nagement phare depuis 2021 et toujours en cours est la vĂ©gĂ©talisation des cours d'Ă©coles de la Ville. À la suite des Ă©pisodes de sĂ©cheresse rĂ©currents et dans la continuitĂ© des projets de vĂ©gĂ©talisation, la Ville souhaite apporter de l'ombre et de la fraĂźcheur en re-vĂ©gĂ©talisant les cours des Ă©coles chambĂ©riennes. Depuis 2021, 6 cours d'Ă©coles ont fait l'objet d'un plan de vĂ©gĂ©talisation : les maternelles Pasteur et Bellevue, les Ă©coles Ă©lĂ©mentaires du Biollay, de ChambĂ©ry le vieux, ChantemĂ©rie, Pasteur et Le prĂ©s de l'Ăąne[93]. En 2022, les amĂ©nagements se poursuivent dans l'Ă©cole du Mollard et l'Ă©cole de la Madeleine Riberioux. Elles enregistrent des taux d'enrobĂ©s de 69 % et 91 % respectivement. Les travaux devraient permettre d'amener 20 Ă  25 % d'ombre en plus dans les cours d'Ă©cole d'ici 10 ans[94].

    Le groupe scolaire Vert-Bois fait Ă©galement l'objet d'un projet d'amĂ©nagement de grande ampleur. Les bĂątiments vont ĂȘtre dĂ©truit dans le cadre du projet urbain "Nord des Combes" et reconstruit par le cabinet d'architectes Brenas Doucerain. L'Ă©cole sera principalement composĂ©e de bois et de zinc, et sera plus ouverte sur l'extĂ©rieur avec un parvis pensĂ© comme un rĂ©el espace public, un lieu de rencontre entre l'Ă©cole, les immeubles et les pavillons. Les travaux de reconstruction s'Ă©tendront de fĂ©vrier 2022 Ă  avril 2024 ; le projet est estimĂ© Ă  9 millions d'euros[95].

    Toponymie

    Toponyme LĂ©menc

    Cette colline est la premiĂšre occupation humaine, l'Ă©tablissement implantĂ© dans l'actuel quartier du LĂ©menc Ă  ChambĂ©ry serait attestĂ© sous la forme Lemencum Ă  l'Ă©poque antique[96]. Ce nom de LĂ©menc est ensuite mentionnĂ© au IVe siĂšcle sous la forme Leminco, puis encore Lemenco en 1138[97]. Il s'analyse sur la base d'un radical Lemo- qui semble ĂȘtre le nom gaulois de l'orme[98] - [99] (cf LĂ©movices), dĂ©rivĂ© avec un suffixe -incu(m)[100] d'origine ligure que l'on retrouve de la Provence et du Massif central aux Alpes (cf Agen, Agedincum[100] ; Arlanc ; Nonenque ; Moirans, Morencum au Xe siĂšcle, et Gap, anciennement Vappincum)[96] - [101]. Le sens global en serait alors environ celui de « domaine des ormes ».

    Toponyme Chambéry

    Le nom officiel de la commune est ChambĂ©ry [ ʃɑ̃.be.ʁi], mais est surnommĂ© familiĂšrement ChambĂ© [ ʃɑ̃.be][102] - [103] - [104] - [105].

    Au Moyen Âge, le toponyme LĂ©menc est progressivement Ă©vincĂ© au profit de Cambariacum / Camberiacum, lieu antique oĂč s'Ă©difie le chĂąteau des ducs de Savoie. Le nom de ChambĂ©ry est alors attestĂ© sous les formes latinisĂ©es Camefriacum en 1016 (Cart. Saint-AndrĂ©, Append., no 44), Camberiaco en 1029, Cambariacum en 1036, Cambariaco en 1044, Chambariaco vers 1100, Chamberium en 1233, puis la forme romane Chamberi en 1603[106].

    Les formes anciennes montrent qu'il s'agit d'une type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise servant à localiser ou à indiquer la propriété. Le suffixe -(i)acum a réguliÚrement donné la terminaison -y dans une partie du domaine francoprovençal, tout comme en langue d'oïl.

    Des hypothĂšses, dĂ©jĂ  anciennes et non validĂ©es par les principaux spĂ©cialistes de la toponymie, voient dans le premier Ă©lĂ©ment Chamber- un appellatif : soit le latin cammarus ou cambarus « Ă©crevisse » via le patois chambero[106], soit un nom de mĂ©tier cambarius « brasseur de biĂšre », dĂ©rivĂ© du gaulois camba « poĂȘle Ă  brasser », ou encore un dĂ©rivĂ© de cambium « change », voire camerinum « marchĂ© » ou bien encore camera « chambre de justice », oĂč ont pu ĂȘtre resserrĂ©es les taxes d'un pĂ©age ou les recettes d'un budget local[106]. Ces deux derniĂšres hypothĂšses ne tiennent pas compte du fait que le radical des formes anciennes est Cambar- / Camber- et non pas Camer-, ce qui les rend peu crĂ©dibles. La forme la plus ancienne porte un f au lieu du b attendu, car cette mention est l'Ɠuvre d'un scribe germanophone dans un acte rĂ©digĂ© Ă  Strasbourg[106] - [98].

    Le premier élément Chamber- représente plutÎt un anthroponyme et procÚde de l'évolution réguliÚre du Cambar- dans le domaine franco-provençal. Albert Dauzat écrit que Cambarius est un nom de personne gallo-romain, issu d'un gaulois *Cambo[98]. Ernest NÚgre considÚre Cambarius comme roman[107], alors que, pour Xavier Delamarre, Cambarius est gaulois et dérive de cambo « courbe, méandre », c'est-à-dire qu'il s'agit d'un surnom gaulois signifiant « celui qui est courbé »[108] et non pas « brasseur de biÚre ».

    Quoi qu'il en soit le sens global est celui de « domaine de Cambarius »[96].

    En francoprovençal (aussi appelĂ© « arpitan » ou « patois »), le nom de la commune s'Ă©crit ShanbĂšri (graphie de Conflans) ou ChambĂšri (ORB)[109] - [110], prononcĂ© localement [Ξã.bɛ.ˈri].

    Histoire

    L'histoire de ChambĂ©ry est directement liĂ©e Ă  sa situation gĂ©ographique car la ville se situe Ă  un carrefour naturel sur les grands axes Ă©conomiques europĂ©ens. Elle doit Ă©galement beaucoup Ă  la maison de Savoie qui en fit la capitale de ses États. L'analyse historique de la ville doit ĂȘtre inscrite dans celle de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son Ă©volution et son environnement culturel. Voici les pĂ©riodes et les faits historiques les plus marquants de la commune de ChambĂ©ry.

    Préhistoire et époque gallo-romaine

    L'Empire romain à son apogée.

    Les hauteurs du Saint-Saturnin, Ă  Saint-Alban-Leysse, sont occupĂ©es comme place forte depuis le NĂ©olithique moyen (vers 4000 av. J.-C.) jusqu'Ă  l'Ă©poque gauloise[111]. Cet oppidum est l'ancĂȘtre de l'agglomĂ©ration de ChambĂ©ry. À l'Ă©poque romaine, les habitants s'installent sur la colline de LĂ©menc, alors appelĂ©e Lemencum. L'ancienne devise de la ville fut, en latin, Custodibus istis ce qui traduit en français donne « Par ces gardiens ».

    L’établissement gallo-romain fut installĂ© dans un site peu propice au dĂ©veloppement urbain car au milieu de marĂ©cages entre les bras de la Leysse et de l'Albanne, et se limita Ă  un poste-relais romain. L'attaque du site devait venir quelques siĂšcles plus tard avec l'importance croissante de la route du Mont-Cenis[111]. Cet axe fut vital pour des villes en plein essor Ă©conomique telles que Lyon et les citĂ©s du nord de l'Italie (Turin). La ville devra son vĂ©ritable essor Ă  son emplacement stratĂ©gique sur les grands axes Ă©conomiques de son temps et surtout par l'installation des comtes puis ducs de Savoie en quĂȘte, au XIIIe siĂšcle, d'un lieu leur permettant d'exercer un rayonnement politique puissant Ă  travers l'Europe[111].

    Capitale des États de Savoie

    Le domaine des comtes de Savoie aux XIIe et XIIIe siĂšcles[112].
    Armoiries de la ville de Chambéry.

    ChambĂ©ry, qui se trouvait sur l'ancienne route mĂ©diĂ©vale de ChambĂ©ry Ă  GenĂšve par Rumilly et Frangy, n'apparaĂźt vraiment comme une petite citĂ©, Camberiaco, qu'au XIe siĂšcle. Un acte de donation datĂ© de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum. Le XIIIe siĂšcle reprĂ©sente une pĂ©riode dĂ©cisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achĂšte, le [113], au vicomte Berlion de ChambĂ©ry avec tout ce que ce dernier possĂ©dait dans le bourg de ChambĂ©ry avec la vicomtĂ© et le vidomnat en Ă©change du fief de Montfort, moyennant 32 000 sous forts de Suse, et la dote de franchises[114]. À la mĂȘme Ă©poque, une catastrophe donne de l'importance Ă  ChambĂ©ry dans la hiĂ©rarchie ecclĂ©siastique. L'effondrement du mont Granier sur la capitale du dĂ©canat de Savoie (dit de Savoie) d'Apremont entraĂźne le dĂ©placement du siĂšge du dĂ©canat Ă  ChambĂ©ry[115].

    Peinture de Chambéry vers 1780.

    Le développement de la ville est ensuite trÚs lié à l'ascension de la maison de Savoie. Une nouvelle enceinte est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Amédée VI de Savoie, plus communément surnommé le comte Vert.

    L'avĂšnement d'AmĂ©dĂ©e VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de ChambĂ©ry la capitale[116] d'un État souverain, libĂ©rĂ© de la domination du Saint-Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambĂ©rienne apparaĂźt, liĂ©e aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hĂŽtels particuliers, Ă©rigĂ©s autour d'une cour centrale dominĂ©e par une haute tourelle d'escaliers.

    En 1422, le faubourg du Reclus est entiĂšrement dĂ©truit par un incendie[117]. Des mesures sont prises pour mieux lutter contre ces flĂ©aux : la ville achĂšte 80 tinĂ©es et 200 seaux, et une centaine d'Ă©chelles dont 50 « pouvant supporter le poids de quatre hommes »[118]. Des veilleurs sont chargĂ©s de surveiller, la nuit, les Ă©ventuels dĂ©parts de feu du haut du clocher de l'Ă©glise Saint-LĂ©ger de ChambĂ©ry (dĂ©truite en 1760[119]), et de donner l'alerte le cas Ă©chĂ©ant[120].

    De trÚs nombreuses congrégations religieuses sont installées en ville, et de 1452 à 1578, le Saint-Suaire, propriété des ducs, est exposé dans la Sainte-Chapelle. La ville devient un lieu de pÚlerinage.

    AprÚs l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfÚre cependant Turin comme capitale à partir de 1563.

    La ville est prise par Henri IV, lors de la guerre franco-savoyarde de 1600-1601, qui se termine par le Traité de Lyon en 1601. Avec le Sénat de Savoie et sa Chambre des comptes, la ville conserve néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hÎtels particuliers marqués par l'architecture turinoise. Jean-Jacques Rousseau habite la ville de 1731 à 1742.

    La Savoie est envahie en 1792 par les troupes révolutionnaires françaises dirigées par le marquis Anne-Pierre de Montesquiou-Fézensac. C'est la cinquiÚme invasion française, aprÚs celles des troupes de François Ier (et de son successeur, Henri II), d'Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV.

    De 1792 à 1815, pendant le rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc. En 1848, les Chambériens expulsent manu militari les Voraces venus de Lyon dans l'intention de provoquer la sécession de Chambéry et de la Savoie.

    Au XIXe siĂšcle, deux grandes pĂ©riodes de dĂ©veloppement urbain se dĂ©tachent : la premiĂšre, entre 1820 et 1830, est liĂ©e aux actions bienfaitrices du gĂ©nĂ©ral de Boigne et se caractĂ©rise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, thĂ©Ăątre, alignement des façades
) ; la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement dĂ©finitif de la Savoie Ă  la France dĂ©cidĂ© lors du traitĂ© de Turin, le et confirmĂ© par plĂ©biscite le [121]. ChambĂ©ry devient alors chef-lieu du dĂ©partement de la Savoie. La citĂ© s'Ă©quipe de bĂątiments utilitaires tels que l'actuel hĂŽtel de ville ou le marchĂ© couvert, mais aussi de nombreuses Ă©coles et lycĂ©es, ainsi que des musĂ©es[121].

    Époque contemporaine

    Bombardement de la ville et la gare ferroviaire de Chambéry le 26 mai 1944. La fumée visible est celle de la premiÚre vague du 459e groupe de bombardement sur la gare
    Maisons bùties au début du XXe siÚcle au nord du quartier d'Angleterre[122].
    Immeubles contemporains, rue Favre.

    Durant la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, la ville grandit lentement. Sa situation gĂ©ographique, ses voies de communication et son rĂŽle administratif contribuent au dĂ©veloppement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, la crise Ă©conomique sĂ©vit, mais la ville se dĂ©veloppe et gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939 ; aussi un plan d'extension de la ville baptisĂ© « plan d'amĂ©nagement, d'extension et d'embellissement » de la ville dĂ©bute en 1929, entre-autres Ă  l'origine du quartier de MĂ©rande[123]. Sont Ă©galement crĂ©Ă©s durant l’entre-deux guerres les citĂ©s-jardins de Bellevue et du Biollay[124], prĂ©sentant les premiers immeubles de logements sociaux, construits par le propriĂ©taire des cimenteries et futur maire, Lucien Chiron.

    L'état-major de la 28e division d'infanterie alpine réside à Chambéry en 1939.

    La ville est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui visait la gare[125]. On dénombre 120 morts (parmi lesquels le docteur Jean Desfrançois), plus de 300 blessés et 300 immeubles sont détruits[126]. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt ans, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitations remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austÚres, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot[127].

    Les annĂ©es 1950, malgrĂ© les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grande entreprise de verre textile Saint-Gobain et la crĂ©ation d'une grande zone industrielle sous la municipalitĂ© de Pierre Dumas dynamisent la ville, mĂȘme si l'industrialisation reste modeste au regard de sa situation. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et ChambĂ©ry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'Ă©lĂšvent rapidement dans les annĂ©es 1965-1975, et notamment une Zone Ă  urbaniser en prioritĂ© Ă  ChambĂ©ry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Jean Dubuisson[128].

    Le 6 juin 1966, l'usine Placoplatre est inaugurĂ©e par Edgar Pisani, ministre de l'Équipement, et Pierre Dumas, maire de la ville et secrĂ©taire d'État auprĂšs du Premier Ministre, en prĂ©sence de Norman Brooks, PrĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral de Placoplatre et des principaux dirigeants de l'industrie française du plĂątre[129]. Cette nouvelle usine de plaques de plĂątre permet Ă  la sociĂ©tĂ© Placoplatre, filiale de BPB (British Plaster Board) de se positionner dans la Sud-Est de la France, Ă  une Ă©poque oĂč les besoins en matĂ©riaux de construction sont importants. L'usine est alimentĂ©e en gypse, matiĂšre premiĂšre du plĂątre, par la carriĂšre de Saint-Jean-de-Maurienne. La capacitĂ© initiale de la chaĂźne de production est de 6 millions de mĂštres carrĂ©s.

    AprÚs les Trente Glorieuses, la crise économique entraßne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrÚs, une médiathÚque et une cité des arts (nouveau conservatoire régional de musique).

    Aujourd'hui, ChambĂ©ry, ville-centre d'une communautĂ© d'agglomĂ©ration dĂ©passant les 120 000 habitants, mĂšne une politique de dĂ©veloppement et d'Ă©quipement en lien avec les vingt-trois autres communes de son agglomĂ©ration. En 2008, une grande salle Ă  vocation pluridisciplinaire est inaugurĂ©e et commence Ă  accueillir des spectacles et des manifestations sportives. La population progresse d'environ 1 % par an (60 900 habitants en 2005[130]).

    En octobre 2010, lors du conflit social sur les retraites, des heurts trĂšs violents ont lieu Ă  ChambĂ©ry durant une semaine aux abords du lycĂ©e Monge puis dans le centre historique entre jeunes et forces de l'ordre. La gendarmerie mobile appelĂ©e en renfort pour faire face Ă  ces violences a dĂ» Ă  maintes reprises faire usage de grenades lacrymogĂšnes. Le centre-ville doit ĂȘtre temporairement fermĂ© Ă  la circulation ; la presse Ă©voque des scĂšnes d'Ă©meute[131].

    Le , ChambĂ©ry fait partie des nombreuses communes de France Ă  organiser une marche rĂ©publicaine en rĂ©action aux attentats des 7, 8 et 9 janvier. Cette manifestation rĂ©unit environ 20 000 personnes, soit l'Ă©quivalent d'un tiers de la population communale rĂ©unie sur un parcours de km, ayant par ailleurs dĂ» ĂȘtre allongĂ© Ă  2,5 km. Il s'agit de la plus importante mobilisation connue Ă  ChambĂ©ry depuis la LibĂ©ration en aoĂ»t 1944[132].

    Vie militaire

    Depuis son rattachement à la France, la ville a connu une présence militaire constante ; la caserne Barbot et le ManÚge (aujourd'hui salle de congrÚs) accueillaient des unités de cavalerie, la caserne Curial de l'infanterie ; cette derniÚre s'est ensuite installée à Joppet, puis à partir de 1982 dans la commune voisine de Barby.

    Défilé du 13e bataillon de chasseurs alpins rue de Boigne et place du chùteau.

    À partir de la fin des annĂ©es 1970 jusqu'au dĂ©but des annĂ©es 1990, le quartier des casernes a Ă©tĂ© profondĂ©ment remaniĂ© sous l'impulsion du maire — et urbaniste — Francis Ampe : aujourd'hui la mĂ©diathĂšque, l'espace culturel AndrĂ© Malraux, le centre de congrĂšs, un parking, le quartier Ă©tudiant de Curial et enfin les logements du quartier Jorcin ont remplacĂ© les bĂątiments militaires.

    Unités militaires ayant tenu garnison à Chambéry[133] :

    Politique et administration

    HÎtel de ville de Chambéry.

    Tendances politiques et résultats

    Chambéry est une ville politiquement marquée à gauche avec 5 élections municipales en faveur du Parti Socialiste en 1977, 1989, 2001, 2007 et 2020.

    Cependant, l’élection prĂ©sidentielle de 2002 place Jacques Chirac en tĂȘte avec 18,77 % devant Jean Marie Le Pen qui obtient 16,72 % des voix. Lionel Jospin arrive juste derriĂšre avec 16,20 % des suffrages exprimĂ©s. Au second tour de 2007, Nicolas Sarkozy et SĂ©golĂšne Royal sont au coude Ă  coude malgrĂ© une lĂ©gĂšre avance de la tĂȘte du PS qui remporte 50,64 % des voix. Ce marquage Ă  gauche se confirme en 2012 lorsque François Hollande remporte largement le deuxiĂšme tour face Ă  Nicolas Sarkozy avec 56,81 % contre 43,19 %[134].

    Les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2017 placent Emmanuel Macron en tĂȘte au premier tour de justesse avec 26,21 % des voix devant Jean Luc MĂ©lenchon qui fait un score de 24,69 %. Au second tour, Emmanuel Macron l’emporte largement avec 76,29 % des voix face Ă  Marine Le Pen qui fait 23,71 %, prĂšs de 20 points de plus que le score national ce qui montre une faible implantation de l’extrĂȘme droite Ă  ChambĂ©ry[135].

    Au premier tour de 2022, c’est Jean-Luc MĂ©lenchon qui arrive largement en tĂȘte avec 36,6 % des suffrages exprimĂ©s, devant Emmanuel Macron qui compte 25,4 % des voix et Marine Le Pen qui en compte 14 %. Au second tour Ă  ChambĂ©ry, le score se resserre en comparaison de 2017, Emmanuel Macron remporte 70,6 % des suffrages devant Marine Le Pen qui fait un score de 29,4 %[136].

    ChambĂ©ry suit la tendance de l’abstention lors des Ă©lections prĂ©sidentielles avec un taux en constante augmentation : il Ă©tait de 19,46 % en 2012[135], 26,74 % en 2017[135] et 30,53 % en 2022[135].

    Ville ouverte sur l’Europe et trĂšs proche de l’Italie, tant bien gĂ©ographiquement qu’en termes de partenariats, ChambĂ©ry se prononce Ă  54,03 % en faveur du traitĂ© constitutionnel pour l’Europe lors du rĂ©fĂ©rendum de 2005, un chiffre diamĂ©tralement opposĂ© au vote Français (France entiĂšre : Non Ă  54,67 % ; Oui Ă  45,33 %)[137].

    ChambĂ©ry a Ă©tĂ© particuliĂšrement marquĂ©e par une personnalitĂ© de gauche, Louis Besson. D’abord adhĂ©rant Ă  l’union de la gauche socialiste puis au PS en 1975, il fut maire de Barby en 1965 Ă  1989. Également conseiller gĂ©nĂ©ral de ChambĂ©ry nord puis de Saint Alban Leysse et enfin prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral de la Savoie, il fut aussi conseiller rĂ©gional de la rĂ©gion RhĂŽne Alpes. Issu de la montagne, Besson rĂ©digera le Rapport Besson en 1982 mettant en lumiĂšre le besoin de protection du milieu naturel montagnard ; cela dĂ©boucha sur la loi sur la montagne en 1985. Louis Besson fut nommĂ© deux fois ministre du logement et est l’auteur de la loi Besson de 1990 favorisant le droit au logement grĂące Ă  un pouvoir accru des prĂ©fets dans l’attribution de logements sociaux. Cette loi contraint Ă©galement les communes Ă  crĂ©er des aires d’accueil pour les gens du voyage. NommĂ© secrĂ©taire d'État auprĂšs du ministre de l'Equipement, des transports et du logement en 1997, il participe Ă  l’élaboration de la loi SRU pĂ©nalisant les communes avec un taux de logements sociaux trop faible. Élu maire de ChambĂ©ry Ă  deux reprises, il est une figure de la gauche sur le territoire savoyard[138].

    Deux autres maires de Chambéry ont été membres du Gouvernement :

    • Pierre Dumas, dĂ©putĂ© de la Savoie de 1958 Ă  1973, secrĂ©taire d'État de 1962 Ă  1969 et sĂ©nateur de la Savoie de 1986 Ă  1995 ;
    • Thierry Repentin, actuel maire de ChambĂ©ry, ministre Ă  la Formation professionnelle et Ă  l'Apprentissage en 2012 puis aux Affaires europĂ©ennes en 2013 et enfin sĂ©nateur de la Savoie en 2014.
    RĂ©sultats des derniers scrutins Ă©lectoraux dans la commune
    Canton 1er score 2e score Participation
    Élections municipales de 2020 52,75 % pour Thierry Repentin (DVG) 47,24 % pour Michel Dantin (DVD) 39,27 %
    Élections dĂ©partementales de 2021 ChambĂ©ry-1 59,41 % pour Claudine Bonilla et GaĂ«tan Pauchet (UG) 40,59 % pour Delphine Julien et Damien Varon (DVD) 30,04 %
    Chambéry-2 53,00 % pour Brigitte Bochaton et Aloïs Chassot (DVD) 47,00 % pour Martine Jourdan Pasquier et Antoine Livonnet (UGE) 32,91 %
    Chambéry-3 54,36 % pour Christelle Favetta Sieyes et Franck Morat (UCG) 45,64 % pour Marc Pascal et DaniÚle Somveille (DVG) 34,19 %
    Élections rĂ©gionales de 2021 50,29 % pour Fabienne Grebert (UG) 40,72 % pour Laurent Wauquiez (UD) 31,61 %
    Élections europĂ©ennes de 2019 23,88 % pour Nathalie Loiseau (LREM) 20,89 % pour Yannick Jadot (EELV) 51,62 %
    Élections lĂ©gislatives de 2022 54,13 % pour Jean-François Coulomme (NUP) 45,87 % pour Patrick Mignola (ENS) 48,26 %
    Élection prĂ©sidentielle de 2022 70,64 % pour Emmanuel Macron (LREM) 29,36 % pour Marine Le Pen (RN) 69,47 %

    Cantons

    La ville de Chambéry est le chef-lieu du département de la Savoie[139]. La commune est divisée en trois cantons : Chambéry-1 (intégrant également la commune de Sonnaz, Chambéry-2 (intégrant également la commune de Jacob-Bellecombette) et Chambéry-3 (intégrant également la commune de Cognin).

    Tableau des cantons de Chambéry[140]
    Canton Nom du canton Code du canton Conseillers départementaux
    1er canton Chambéry-1 73 07 Claudine Bonilla et Gaëtan Pauchet
    2e canton Chambéry-2 73 08 Brigitte Bochaton et Aloïs Chassot
    3e canton Chambéry-3 73 09 Christelle Favetas-Sieyes et Franck Morat

    Une seule circonscription législative concerne les Chambériens : la quatriÚme circonscription de la Savoie, créée en 2012. Depuis le 19 juin 2022, Jean-François Coulomne, candidat de la NUPES, est député de la 4e circonscription de Savoie[141].

    Commune et intercommunalité

    Salle du conseil municipal.

    ChambĂ©ry abrite la plupart des directions dĂ©partementales des services publics, ainsi l'Institut de la montagne[142]. Depuis 1957, ChambĂ©ry fait partie d'une intercommunalitĂ©. Au dĂ©part composĂ©e de 12 communes, le Syndicat Intercommunal d'Assainissement et d'Urbanisme de la RĂ©gion de ChambĂ©ry ne rĂšglementait que les problĂšmes d'assainissement, de traitement des dĂ©chets et de pollution du lac du Bourget. Le SIAURC devient le Syndicat Intercommunal de l'AgglomĂ©ration ChambĂ©rienne en 1978 qui deviendra lui-mĂȘme le District Urbain de la Cluse de ChambĂ©ry en 1995 et finalement ChambĂ©ry MĂ©tropole en 2000[143].

    La communautĂ© d'agglomĂ©ration acquiert de nouvelles compĂ©tences au fur et Ă  mesure qu'elle change de nom. Au tournant de l'annĂ©e 2017, ChambĂ©ry MĂ©tropole fusionne avec la CommunautĂ© de communes du CƓur des Bauges et prend le nom Grand ChambĂ©ry en octobre de la mĂȘme annĂ©e[144]. L'agglomĂ©ration gĂšre alors : la distribution de l’eau potable, la collecte et le traitement des eaux usĂ©es la collecte des dĂ©chets mĂ©nagers et assimilĂ©s, le rĂ©seau de transports en commun et l'amĂ©nagement des voies, les services Ă  la mobilitĂ©, les Ă©quipements collectifs d’agglomĂ©ration tel que les piscines, la patinoire et le Phare[145].

    Depuis le 9 juillet 2020, le président de la communauté d'agglomération de Grand Chambéry est Philippe Gamen, par ailleurs maire de la commune du Noyer et président du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges[146].

    Administration municipale

    Le conseil municipal chambérien est composé de 45 conseillers municipaux, parmi lesquels le maire, 13 adjoints thématiques, 6 adjoints de quartier et 15 conseillers municipaux délégués issus de la majorité et 10 conseillers municipaux issus de la minorité[147].

    Voici le partage des siÚges au sein du conseil municipal de Chambéry[148] :

    GroupePrésidentEffectifStatut
    Divers gaucheThierry Repentin35majorité
    Divers droiteAlexandra Turnar10opposition

    Élections municipales de 2020

    L'Ă©lection municipale de 2020 a eu lieu en deux tours. Le premier tour a placĂ© en tĂȘte le maire sortant Michel Dantin (37,38 %) sous la liste Aimer ChambĂ©ry, suivi de Thierry Repentin (ChambĂ©ry en commun avec 22,63 %), AurĂ©lie Le Meur (ChambĂ© citoyenne avec 22,46 %), Sarah Hamoudi-Willkowsky (ChambĂ©ry sociale et Ă©cologiste! avec 8,35 %), Christian Saint-AndrĂ© (ChambĂ©ry Ensemble avec 6,05 %), Laurent Ripart (ChambĂ© poing levĂ© avec 1,98 %) et Marie Ducret (Lutte ouvriĂšre avec 1,12 %)[149].

    Le PS a apportĂ© son soutien au candidat Thierry Repentin pour sa liste “ChambĂ©ry en commun”. Tout d’abord directeur de cabinet, puis conseiller technique et enfin adjoint chargĂ© du logement et de l’urbanisme du maire de ChambĂ©ry Louis Besson. Il sera ensuite conseil dĂ©partemental de la Savoie puis conseiller rĂ©gional Auvergne RhĂŽnes Alpes. Thierry Repentin a Ă©galement Ă©tĂ© ministre Ă  la Formation professionnelle et Ă  l'Apprentissage puis aux Affaires europĂ©ennes entre 2012 et 2014 dans le gouvernement Ayrault, ainsi que sĂ©nateur de la Savoie. Il est spĂ©cialiste du logement, nommĂ© Ă  la fois prĂ©sident de l’union sociale pour l’habitat de 2008 Ă  2012, et actuellement prĂ©sident de l’Anah depuis 2020[150]. Il est Ă©galement prĂ©sident des Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc depuis le 4 mai 2017, et prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© française du tunnel routier du FrĂ©jus depuis le 18 mai 2017[151]. Son programme pour les Ă©lections municipales de 2020 s’articule autour de 4 axes principaux : une ville solidaire, dynamique, Ă©cologique et innovante. Le projet propose notamment d'accĂ©lĂ©rer la transition Ă©cologique, favoriser l’implication citoyenne, repenser les rĂ©seaux de mobilitĂ© de la ville, construire une politique culturelle et de santĂ© ambitieuse, soutenir davantage les acteurs associatifs[152].

    La candidate AurĂ©lie Le Meur, ingĂ©nieure de formation spĂ©cialisĂ©e dans la gestion de l’eau, s’est imposĂ©e en tant que tĂȘte de liste de “ChambĂ©ry citoyenne”, liste regroupant des personnes tirĂ©es au sort ainsi que des volontaires. Cette liste a reçu le soutien du groupe local d’Europe Écologie les Verts mĂȘme si AurĂ©lie Le Meur n’est pas affiliĂ©e au parti. AprĂšs 2 ans de travail participatif notamment Ă  travers des assemblĂ©es citoyennes, la liste ChambĂ© citoyenne porte 77 propositions co-construites avec le public. Le projet s’articule autour de 3 axes : dĂ©mocratie, transition Ă©cologique, solidaritĂ©[153].

    SĂ©parĂ©s seulement par 22 voix, Thierry Repentin et AurĂ©lie Le Meur dĂ©cident de s'allier un mois avant le deuxiĂšme tour des municipales. Leur liste trĂšs large sur le spectre politique sera soutenue Ă  la fois par le Parti Communiste Français et l’UDI. L'alliance menĂ©e en binĂŽme mettra en place dix groupes de travail hebdomadaires pour coconstruire un programme commun. La nouvelle liste baptisĂ©e “Demain ChambĂ©ry” remporte le deuxiĂšme tour avec 52,75 % des suffrages exprimĂ©s soit 6 559 voix, face Ă  la liste de Michel Dantin qui fait un score de 47,24 % soit 5 875 voix[154]. Le maire sortant avait Ă©tĂ© conseiller ministĂ©riel auprĂšs de HervĂ© Gaymard en 2002 puis conseiller technique pour l'amĂ©nagement du territoire, l'environnement et la mise en Ɠuvre de la PAC. Il est ensuite conseiller spĂ©cial chargĂ© de l’amĂ©nagement durable et de l’enseignement technique auprĂšs du cabinet de Michel Barnier. Il devient ensuite dĂ©putĂ© europĂ©en de la liste UMP. À partir de 2014, il est Ă  la fois maire de ChambĂ©ry et secrĂ©taire national de l'UMP chargĂ© de l'agriculture. En novembre 2022, Michel Dantin est Ă©levĂ© au rang de commandeur du mĂ©rite agricole[155].

    L’élection municipale de 2020 fait donc rebasculer la ville de ChambĂ©ry Ă  gauche. Cependant, la ville centre de l’agglomĂ©ration perd la prĂ©sidence de Grand ChambĂ©ry Ă  seulement une voix le 9 juillet 2020. C’est Philippe Gamen, maire de la commune de Noyer qui l’emporte face Ă  la nouvelle premiĂšre adjointe de ChambĂ©ry AurĂ©lie Le Meur, 41 voix contre 39[146].

    Liste des maires

    Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Chambéry :

    Liste des maires successifs[156]
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1944 1945 Amédée Daille PRRRS ...
    1945 1947 François Marcet SFIO Conseiller général
    1947 1959 Paul Chevallier PRRRS Sénateur et vice-président du conseil général
    1959 1977 Pierre Dumas UNR puis UDR DĂ©putĂ© de la Savoie, secrĂ©taire d'État
    1977 1983 Francis Ampe PS ...
    1983 1989 Pierre Dumas RPR Ancien secrĂ©taire d'État, sĂ©nateur de la Savoie
    1989 1997 Louis Besson PS Ministre, ancien député
    1997 2001 André Gilbertas DVD ...
    2001 2007 Louis Besson PS Ancien ministre, ancien député
    2007 2014 Bernadette Laclais PS Vice-présidente de la région RhÎne-Alpes
    2014 2020 Michel Dantin UMP puis LR Ancien Député européen
    2020 En cours Thierry Repentin PS puis DVG Ancien ministre, Conseiller départemental et régional

    Guillaume Joseph d'Oncieu (1739-1800) fut syndic de Chambéry sous l'administration sarde[157].

    DĂ©mocratie locale

    Le palais de justice de Chambéry.

    Vie de quartier et participation citoyenne

    Dans le cadre de la politique de proximitĂ©, la municipalitĂ© compte cinq mairies de quartiers : ChambĂ©ry-le-Vieux, Bissy, Le Biollay, ChambĂ©ry-Centre et Les Hauts-de-ChambĂ©ry[158]. Elles s'occupent, essentiellement, des formalitĂ©s d’état-civil et de listes Ă©lectorales. Elles facilitent l'accĂšs aux documents administratifs et aux enquĂȘtes publiques et les inscriptions aux services publics. Le quartier de Bellevue est rattachĂ© Ă  la mairie de quartier du Biollay et de Bissy, et le quartier Laurier est rattachĂ© Ă  la mairie du quartier Centre.

    Mais les mairies de quartier sont Ă©galement impliquĂ©es dans l’animation de la participation citoyenne. Chaque mairie a un adjoint de quartier rĂ©fĂ©rent qui figure sur la liste des Ă©lus, permettant de faire l’interface directe avec les citoyens de la commune.

    Au dernier trimestre 2021, les 7 conseils de quartier citoyens de ChambĂ©ry ont Ă©tĂ© relancĂ©s avec une nouvelle organisation, les rendant accessibles au plus grand nombre. Des guichets ont ouvert dans plusieurs mairies de quartier permettant un dialogue de proximitĂ© et un audit de qualitĂ©. Le but de ces conseils est de permettre aux citoyens de s'informer sur les projets de la municipalitĂ© en cours, et de participer Ă  leur Ă©laboration en proposant des idĂ©es, en Ă©changeant avec les concitoyens du quartier, les Ă©lus et les services de la Ville. Les sujets abordĂ©s en conseil de quartier peuvent ĂȘtre proposĂ©s par la Ville aux habitants, ou les citoyens peuvent directement interpeller la collectivitĂ© sur des thĂ©matiques qu'ils souhaiteraient discuter[159]. L’implication citoyenne est un axe fort de la nouvelle municipalitĂ©, provenant elle-mĂȘme en partie d’une liste citoyenne (ChambĂ© citoyenne).

    Toujours en 2021, la municipalité lance la plateforme participative www.participons.chambery.fr. Son but est de favoriser l'implication citoyenne dans les projets de la Ville. Plusieurs démarches sont proposées (participons pour la biodiversité, aménagement des espaces publics, imaginez la culture à Chambéry...) et les citoyens des différents quartiers sont invités à prendre part aux décisions[160].

    À la suite des États gĂ©nĂ©raux de la dĂ©mocratie locale du printemps 2021 Ă  ChambĂ©ry, la municipalitĂ© lance le dispositif des questions citoyennes au conseil municipal. Ce dispositif en cours d’expĂ©rimentation jusqu’à la fin de 2022 rĂ©serve 30 minutes avant le dĂ©but du conseil municipal aux questions citoyennes. Les chambĂ©riens peuvent poser leurs questions via la plateforme participons, elles sont examinĂ©es et une rĂ©ponse est apportĂ©e par l’élu rĂ©fĂ©rent lors du conseil municipal[161].

    Instances judiciaires et administratives

    ChambĂ©ry, souvent considĂ©rĂ©e comme « capitale administrative » des États de Savoie pendant plusieurs siĂšcles, a hĂ©ritĂ© de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. L'actuel palais de justice fut pendant une brĂšve pĂ©riode le SĂ©nat de Savoie. La ville possĂšde une cour d'appel dont le ressort s'Ă©tend Ă©galement sur Albertville, Annecy, Thonon-les-Bains et Bonneville. On trouve Ă©galement un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes[162].

    On compte 154 avocats dans la cité ducale[163]. Le justiciable peut bénéficier des conseils d'une maison de justice et du droit.

    En tant que chef-lieu dĂ©partemental, ChambĂ©ry abrite la chambre dĂ©partementale des huissiers de la Savoie, la chambre de commerce et d'industrie ainsi que la prĂ©fecture de Savoie. Outre l'hĂŽtel de ville qui hĂ©berge de nombreux services administratifs locaux, la commune possĂšde un commissariat de police, une maison d’arrĂȘt et un centre des impĂŽts[164].

    La ville compte en outre 200 bĂątiments municipaux (incluant les Ă©coles et les Ă©quipements culturels et sportifs).

    Sécurité

    La ville de ChambĂ©ry dispose d’un centre de supervision urbain. Cet espace est composĂ© de plusieurs Ă©crans qui montrent les images filmĂ©es dans les rues de la ville aux 7 opĂ©rateurs professionnels qui les analysent. Les objectifs de cette vidĂ©osurveillance est d’avoir une vue sur les problĂ©matiques dans l’espace public urbain et de diminuer les frais des opĂ©rateurs vidĂ©os en les mutualisant[165].

    La ville de ChambĂ©ry compte 40 agents au sein de sa police municipale, en constante augmentation depuis 2014 lorsqu’il n’y avait que 26 agents[166]. Mise en place en 2015, des patrouilles mixtes mĂȘlant policiers municipaux et nationaux organisent conjointement des opĂ©rations de contrĂŽle dans la ville. L’objectif est de lutter contre les troubles Ă  l’ordre public et les nuisances, et d'augmenter le sentiment de sĂ©curitĂ© des citoyens[167]. Une unitĂ© de tranquillitĂ© de nuit composĂ©e de 8 agents de la police municipale intervient en soirĂ©e jusqu’à 3h du matin, cinq soirs par semaine. Leurs patrouilles de terrain en voiture ou Ă  pied permettent d’amĂ©liorer la qualitĂ© des services aux usagers en apaisant la vie nocturne[168].

    Politique de transition Ă©cologique

    La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2011[169].

    La politique environnementale de la ville de Chambéry est étroitement liée à celle décidée au niveau de la communauté d'agglomération Grand Chambéry.

    La ville avec ses communes voisines s'est fortement investie dans la valorisation des dĂ©chets. Un centre de tri a Ă©tĂ© crĂ©Ă© en 1995. Il traite tous les dĂ©chets des conteneurs, bacs et sacs jaunes de l'agglomĂ©ration qui sont ensuite triĂ©s puis envoyĂ©s dans les filiĂšres de recyclages. Ce centre collecte et trie 12 500 tonnes par an de dĂ©chets mĂ©nagers provenant de 16 collectivitĂ©s territoriales, toutes membres de ChambĂ©ry mĂ©tropole. Le centre a Ă©galement hĂ©ritĂ© d'une mission de sensibilisation du public. Une passerelle a Ă©tĂ© mise en place. Elle surplombe les tapis de tri et permet aux visiteurs de regarder le fonctionnement du complexe[170].

    Énergies renouvelables

    Serres municipales de la ville.

    Le 9 janvier 2008, la sociĂ©tĂ© de chauffage urbain (SCDC) et ChambĂ©ry mĂ©tropole ont signĂ© un contrat pour la valorisation de l'Ă©nergie gĂ©nĂ©rĂ©e par l'incinĂ©ration des ordures mĂ©nagĂšres[171]. Le 9 janvier 2008, la sociĂ©tĂ© de chauffage urbain (SCDC) et ChambĂ©ry mĂ©tropole ont signĂ© un contrat pour la valorisation de l'Ă©nergie gĂ©nĂ©rĂ©e par l'incinĂ©ration des ordures mĂ©nagĂšres. Ce rĂ©seau, le cinquiĂšme plus grand de France (58 km), fournit de l'eau chaude et du chauffage Ă  l'Ă©quivalent de 28 000 foyers. Issue Ă  70 % d'Ă©nergies renouvelables, la chaleur est induite par la rĂ©cupĂ©ration de la vapeur produite par l’incinĂ©ration des dĂ©chets Ă  l’usine Savoie DĂ©chets et de chaufferies qui consomment des sous-produits du bois. L'objectif est d'augmenter ce chiffre Ă  80 % dĂšs la fin d’annĂ©e 2022 grĂące Ă  une modernisation du raccordement Ă  l’usine de valorisation des dĂ©chets. Une extension du pĂ©rimĂštre du rĂ©seau de chaleur a Ă©tĂ© votĂ©e en dĂ©cembre 2021 ; il s'Ă©tend maintenant aux communes de Cognin, Bassens et La Motte-Servolex[172]. Le rĂ©seau de chaleur urbain chambĂ©rien a obtenu le label eco-rĂ©seau en 2021 attribuĂ© par l'ADEME, grĂące au respect de 3 critĂšres :

    • Environnemental : le rĂ©seau est alimentĂ© a plus de 50 % par des Ă©nergies renouvelables et dont le rendement de distribution supĂ©rieur Ă  80 %
    • Economique : la facture globale de l'usager est infĂ©rieure Ă  la solution de rĂ©fĂ©rence (gaz ou fioul)
    • Social : service public transparent et qui garantit l'existence d'un lieu de concertation avec les abonnĂ©es et les usagers[173].

    ChambĂ©ry a mis en place la toute premiĂšre centrale solaire photovoltaĂŻque française de plus de 100 kWc (aujourd'hui la deuxiĂšme de France). Il s'agit de la centrale solaire des Monts. Un bĂątiment de la ville de ChambĂ©ry de 150 m2 et les rĂ©servoirs d’eau de l’agglomĂ©ration soit 850 m2 se sont vus dotĂ©s de 1 000 m2 de capteurs photovoltaĂŻques. Cette centrale produit 120 000 kWh/an. Le coĂ»t de l’installation fut 450 000 â‚Ź HT soit 4,5 â‚Ź/kWc, sans compter les amĂ©nagements divers d'une valeur totale de 80 000 â‚Ź HT. La ville en a financĂ© 20 % pour le reste l'Europe a pris part Ă  35 % par le programme universel, puis le conseil rĂ©gional Ă  18 %, le conseil dĂ©partemental Ă  13 % et enfin l'ADEME Ă  14 %[174].

    Dans l'ensemble de la ville, grĂące au plan solaire lancĂ© en 2002, il y avait en 2008 2 840 m2 de capteurs thermiques et 2 500 m2 de capteurs photovoltaĂŻques installĂ©s, soit le meilleur taux d’équipement solaire des villes françaises. L'Ă©quipement de toits d'entreprises est envisagĂ©[175].

    Le centre commercial Chamnord fut le premier Ă  mettre en service une toiture photovoltaĂŻque de 205 m2 (15 kWc ) qui a Ă©tĂ© inaugurĂ©e le 6 avril 2007.

    ChambĂ©ry a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e ville alpine de l'annĂ©e 2006 par l'Association des Villes des Alpes de l'annĂ©e[176], ville dĂ©signĂ©e selon la mise en Ɠuvre de la Convention alpine. Enfin, l'ADEME a attribuĂ© en 2013 le label « Cit'ergie » Ă  ChambĂ©ry mĂ©tropole et la ville de ChambĂ©ry[177].

    Plan de sobriété énergétique

    Pour répondre aux enjeux de la crise climatique et faire face à la crise inflationniste, la Ville de Chambéry lance en 2022 son plan de sobriété énergétique.

    La mesure phare de ce plan est l’extinction totale de l’éclairage public de 00h Ă  5h du matin dans toute la ville. Seul le quartier Curial, lieu des bars et boĂźtes de nuit, garde un Ă©clairage partiel la nuit.

    Une autre mesure est l’abaissement des tempĂ©ratures de consigne de chauffage de 1 Ă  2° dans les lieux publics. Afin de mieux contrĂŽler les tempĂ©ratures et d’ajuster le chauffage aux besoins, la Ville prĂ©voit le dĂ©ploiement de 200 capteurs thermiques.

    En 2021, 386 luminaires ont Ă©tĂ© changĂ©s pour passer en LED, permettant d’économiser 60 % d’énergie environ. La frĂ©quence de changement prĂ©vue est de 400 points lumineux par an.

    La Ville prĂ©voit d’augmenter la part de chaleur rĂ©cupĂ©rĂ©e par le rĂ©seau de chaleur urbain en dĂ©cembre 2022, faisant passer la part d’énergies renouvelables Ă  80 % dans le mix Ă©nergĂ©tique du chauffage urbain[178].

    Espaces verts et biodiversité

    Le parc du Talweg (43 ha), classé en refuge Ligue de Protection des Oiseaux.

    Individuellement, la commune a amĂ©nagĂ© une multitude d'espaces verts Ă  travers l'espace bĂąti, parmi lesquels : le jardin du Verney (ancien champ de tir), le jardin botanique du MusĂ©um d'histoire naturelle, le clos Savoiroux (1910), le parc du Mas-Barral, le parc de la Calamine ou le parc de l'Étincelle. S'ajoutent Ă©galement les Monts et le Talweg, deux espaces naturels de respectivement 15 et 43 hectares, le Talweg Ă©tant par ailleurs classĂ© en refuge Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)[179]. La commune dispose par ailleurs d'un centre de production horticole depuis 1978, qui occupe une surface de 2 000 m2, produit 40 000 fleurs annuelles et 60 000 fleurs bisannuelles et permet l'entretien 4000 plantes vivaces[180]. La ville s'est par ailleurs engagĂ©e dans l'atteinte d'un objectif « zĂ©ro pesticide » dans l'entretien des espaces publics. À ce titre, l'utilisation de pesticides a Ă©tĂ© rĂ©duite de 85 % en 9 ans[181].

    Chambéry est devenue la 36e ville de France et la 2de du Sud-Est aprÚs Lyon à bénéficier de la loi Malraux avec un périmÚtre protégé de 17 ha[182].

    Depuis les années 1990, la Ville lance des actions en faveur de la biodiversité et de l'environnement. En 1997, Chambéry passe une convention "Objectif Zero pesticide" avec le CISALB pour protéger les eaux du lac du Bourget[183]. En 2005, elle lance le programme Zéro Pesticide afin de préserver la qualité des riviÚres, des nappes phréatiques et la santé globale de la population du bassin versant. Grùce à ces engagements, l'utilisation des pesticides chimiques a baissé de 98 % en 14 ans, et l'objectif 0 pesticides a été atteint dans les parcs, les écoles, les cimetiÚres et le centre de production horticole. Plusieurs actions de sensibilisation ont permis de mettre en avant les questions de préservation de l'environnement à Chambéry : la mise en place de plusieurs ruchers au sein de la Ville, un atlas de la biodiversité communale, l'action "Acceptons la flore spontanée" en 2015, le parcours nature lancé en 2017 qui valorise notamment l'importance des abeilles, la création de deux vergers publics à Joppet et à Chambéry-le-vieux, la semaine de la nature en Ville lancée en 2021[184].

    À l'automne 2021, ChambĂ©ry lance un projet de revĂ©gĂ©talisation dans le parc de Buisson rond. 500 arbres et arbustes ont Ă©tĂ© plantĂ©s afin d'amĂ©liorer la circulation de la faune et de la flore et de renforcer la biodiversitĂ© locale. Cette opĂ©ration menĂ©e par le service des espaces verts a associĂ© les habitants dans le cadre d'un chantier participatif[172]. En 2022, Ă  la suite d'un appel Ă  projets de l'Agence de l'eau auquel ChambĂ©ry a rĂ©pondu, la Ville a construit un programme d'action baptisĂ© "ChambĂ©ry Ville permĂ©able". La premiĂšre phase du programme de mai Ă  juin avait pour but de d'amener les habitants Ă  s'interroger sur la place de l'eau dans leur Ville et de familiariser le grand public avec le concept de dĂ©simpermĂ©abilisation[185]. De septembre Ă  dĂ©cembre 2022, le programme prĂ©voit plusieurs animations, dĂ©bats, balades, ateliers collaboratifs de plantation, toujours avec comme objectif d'encourager les propriĂ©taires de fonciers Ă  rendre leurs terrains plus permĂ©ables[186].

    Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)

    AdoptĂ© en dĂ©cembre 2019 par l'agglomĂ©ration de Grand ChambĂ©ry, le Plan Climat Air Énergie Territorial est composĂ© de 5 axes majeurs :

    • Vers des mobilitĂ©s agiles et durables
    • Piloter un bĂąti performant, sain et agrĂ©able
    • La vĂ©gĂ©talisation au service de l'adaptation au changement climatique
    • Valoriser les richesses du territoire
    • Doubler la production d'Ă©nergies renouvelables

    Ces axes sont déclinés en 82 actions prioritaires et 16 propositions d'initiatives citoyennes. Les ambitions fixées par le PCAET 2020-2025 sont :

    • Baisser de 16 % les consommations Ă©nergĂ©tiques
    • Baisser des 30 % les oxydes d'azote
    • Doubler les Ă©nergies renouvelables
    • Baisser de 17 % les GES
    • Compenser 24 % des GES en sĂ©questrant le carbone.
    Centrale solaire des Monts (panneaux solaires photovoltaïques sur les réservoirs d'eau).

    Un bilan sera réalisé à mi-parcours en 2023 pour analyser la portée des actions et ajuster les moyens et objectifs du programme si besoin. Le budget total du PCAET est de 138 millions d'euros dont 30 % financés par Grand Chambéry et 70 % financés par des partenaires et des subventions[187]. En 2022, la Ville de Chambéry mÚne par ailleurs une démarche pour réaliser un bilan des émissions de gaz à effet de serre complet, ainsi qu'une étude sur les ßlots de chaleur urbain.

    La ville est le siĂšge d'un organisme de contrĂŽle sanitaire et de l'environnement, l’Air de l'Ain et des Pays de Savoie. Elle peut Ă©galement s'appuyer sur l'aide de nombreuses associations locales telles que la FĂ©dĂ©ration RhĂŽne-Alpes Protection Nature (FRAPNA Savoie) installĂ©e Ă  ChambĂ©ry tout comme l'Association Savoyarde de DĂ©veloppement des Énergies Renouvelables (ASDER). La ville fut Ă©galement choisie par l'ONU comme ville de rĂ©fĂ©rence de l'AnnĂ©e internationale des montagnes[188]. L'institut de la Montagne[189] est Ă©tabli Ă  ChambĂ©ry sur dĂ©cision du gouvernement Jospin. Par ailleurs le protocole d’adhĂ©sion de Monaco Ă  la convention sur la protection des Alpes[190], fut signĂ© Ă  ChambĂ©ry le 20 dĂ©cembre 1994, dĂ©montrant l'attachement et la relation particuliĂšre qu'entretient la ville de ChambĂ©ry avec son environnement montagnard.

    Politique culturelle de la Ville

    En 2022, la Ville de ChambĂ©ry consacre un budget de 15,9 millions d’euros, soit 13 % de son budget total, Ă  la culture, au rayonnement et Ă  l’attractivitĂ©. En 2022, le budget consacrĂ© aux associations augmente de 2 % en comparaison de 2021, s’élevant Ă  8,2 millions d’euros de subventions directes au secteur associatif. À cela s'ajoutent des aides indirectes telles que la mise Ă  disposition sur demande de moyens matĂ©riels (prĂȘts de salles, d’équipements) et humains (mise Ă  disposition de personnel Ă  titre gracieux) estimĂ©es Ă  4,8 millions d’euros pour le budget 2022[191].

    Depuis 2021, la Ville de ChambĂ©ry a redĂ©fini sa politique en faveur de l’Éducation artistique et culturelle, en lançant un dispositif local et partenarial baptisĂ© « Kezaco ». Dans le but de favoriser la dĂ©mocratisation culturelle, ce dispositif associe chacune des 18 Ă©coles Ă©lĂ©mentaires de ChambĂ©ry Ă  une structure culturelle de la ville. L'objectif est de donner l’opportunitĂ© Ă  chaque Ă©lĂšve de dĂ©couvrir plusieurs disciplines artistiques. En 2022, Kezaco s'ouvre aux Ă©coles maternelles[192].

    Un Bouquet des bibliothĂšques avec une carte unique a Ă©tĂ© mis en place dans le bassin chambĂ©rien en 2021, regroupant 7 bibliothĂšques. La carte facilite les emprunts dans chaque Ă©tablissement. À l'occasion des 20 ans de la bibliothĂšque Georges Brassens en 2022, la Ville a mis en place une opĂ©ration gratuitĂ©, multipliant le nombre d'adultes nouveaux inscrits par 6 en seulement 1 mois[193].

    Finances locales

    Le budget 2022 de la ville de ChambĂ©ry s’élĂšve Ă  133 millions d’euros. Les dĂ©penses rĂ©elles de fonctionnement sont de 90 millions tandis que les recettes rĂ©elles de fonctionnement sont de 103,9 millions d’euros. Le budget prĂ©voir 26,7 millions d’euros de recettes rĂ©elles d’investissement et 42,9 millions d’euros de dĂ©penses rĂ©elles d’investissement[191].

    Les dépenses de fonctionnement de Chambéry se divisent entre :

    • dĂ©penses de personnel : 57 544 000 â‚Ź
    • dĂ©penses de fonctionnement des services : 15 671 000 â‚Ź
    • autofinancement brut : 15 131 000 â‚Ź
    • subventions (associations, CCAS etc) : 13 730 000 â‚Ź

    Les dĂ©penses d’investissement de ChambĂ©ry se divisent entre :

    • dĂ©penses d’équipement : 30 943 000 â‚Ź
    • remboursement du capital de la dette : 10 954 000 â‚Ź

    Les recettes de fonctionnement de Chambéry se divisent entre :

    • fiscalitĂ© directe : 55 793 000 â‚Ź
    • attribution de compensation Grand ChambĂ©ry : 22 324 000 â‚Ź
    • dotations et subventions : 17 377 000 â‚Ź
    • recettes tarifaires et d’exploitation : 8 194 000 â‚Ź
    • autres recettes : 2 683 000 â‚Ź

    Les recettes d’investissement de ChambĂ©ry se divisent entre :

    • autofinancement brut : 15 131 000 â‚Ź
    • emprunts d’équilibre : 12 082 000 â‚Ź
    • subventions et participations : 7 875 000 â‚Ź
    • cessions fonciĂšres : 1 689 000 â‚Ź
    • autres recettes : 1 689 000 â‚Ź

    En moyenne en 2022, la Ville dĂ©pense 1 481 â‚Ź par an par habitant en dĂ©penses de fonctionnement, soit un taux supĂ©rieur Ă  la moyenne des villes de mĂȘme taille qui est de 1 319 â‚Ź. Au total (investissement et fonctionnement), la part de remboursement de la dette s’élĂšve Ă  9,2 % du budget 2022 total, soit 13 000 000 d’euros. La dette se compose Ă  100 % d’emprunts Ă  taux fixes ou classĂ©s Ă  risque minimum depuis 2019 ce qui sĂ©curise le taux d’endettement de la ville. En 2020, la crise sanitaire a dĂ©gradĂ© la capacitĂ© de dĂ©sendettement, mais elle est remontĂ©e en 2021 passant sous la barre des 7 annĂ©es de capacitĂ© de dĂ©sendettement (estimĂ©e Ă  6,8 ans en 2022)[191].

    En outre, la dotation globale de fonctionnement versĂ©e par l’État Ă  ChambĂ©ry s’élevait Ă  9 206 111 â‚Ź en 2021[194].

    Jumelages

    La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes étrangÚres d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Asie et d'Afrique. Le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

    Jumelages et partenariats de Chambéry
    Ville Pays PĂ©riode
    Turin Italie depuis 1957
    Albstadt Allemagne depuis 1979
    Blainville Québec depuis 1985
    Ouahigouya Burkina-Faso depuis 1992
    Shawinigan Québec depuis 2016
    Zhangjiakou Chine depuis 2018
    Caza de Bcharré Liban depuis 2019
    Taroudant Maroc depuis 2023

    Population et société

    Évolution dĂ©mographique

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[195] - [Note 4].

    En 2020, la commune comptait 59 172 habitants[Note 5], en diminution de 0,53 % par rapport Ă  2014 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1822 1838 1858 1861 1866 1872
    11 42510 80011 99111 23615 91619 03519 95318 83519 144
    1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
    18 54519 62220 91620 92221 76222 10823 02722 95820 617
    1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
    23 40025 40728 07329 97532 13944 24651 06654 41553 427
    1990 1999 2006 2011 2016 2020 - - -
    54 12055 78657 54358 43759 18359 172---
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[196] puis Insee Ă  partir de 2006[197].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des Ăąges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  40,2 %, soit au-dessus de la moyenne dĂ©partementale (33,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans est de 24,1 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 26,7 % au niveau dĂ©partemental.

    En 2018, la commune comptait 27 951 hommes pour 30 882 femmes, soit un taux de 52,49 % de femmes, lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au taux dĂ©partemental (51,04 %).

    Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[198]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,8
    90 ou +
    2,4
    6,8
    75-89 ans
    9,8
    12,8
    60-74 ans
    15,3
    17,6
    45-59 ans
    16,7
    19,5
    30-44 ans
    18,0
    23,2
    15-29 ans
    21,6
    19,5
    0-14 ans
    16,2
    Pyramide des ùges du département de la Savoie en 2018 en pourcentage[199]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,7
    90 ou +
    1,9
    7
    75-89 ans
    9,7
    16,7
    60-74 ans
    17,4
    21,3
    45-59 ans
    20,6
    19
    30-44 ans
    18,4
    17,2
    15-29 ans
    15,3
    18,2
    0-14 ans
    16,6

    MĂ©nages

    En 2019, Le nombre total de mĂ©nages chambĂ©riens est 28 179[200]. Ci-aprĂšs les donnĂ©es en pourcentages de la rĂ©partition de ces mĂ©nages par rapport au nombre total de mĂ©nages :

    Taille des ménages en 2011 à Chambéry[201] et en France[202]
    MĂ©nages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou + Ensemble
    1 piĂšce 2 770 175 13 7 0 0 2 965
    2 piĂšces 3 839 1 093 121 24 5 0 7 521
    3 piĂšces 3 489 2 404 1 021 500 90 17 7 521
    4 piĂšces 1 984 2 180 1 244 1 086 400 194 7 087
    5 piĂšces 658 1 043 503 593 334 164 3 296
    6 piĂšces ou plus 351 834 296 331 252 163 2 226
    Ensemble 13 090 7 729 3 199 2 541 1 082 538 28 179
    Sources des données : Insee[203], 2019

    Enseignements

    Entrée historique du lycée Vaugelas, premier lycée de Chambéry.

    Établissements Ă©ducatifs

    La ville de Chambéry relÚve de l'académie de Grenoble[139]. Ses écoles sont gérées par la direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'éducation nationale.

    Voici la liste exhaustive des principaux Ă©tablissements scolaires de la ville :

    ChambĂ©ry jouit Ă©galement de la prĂ©sence de grandes Ă©coles telles que les Arts et MĂ©tiers ParisTech (E.N.S.A.M.), Ă©cole d'ingĂ©nieur gĂ©nĂ©raliste qui a ouvert un institut de recherche en 1994, ou encore l'École SupĂ©rieure d'IngĂ©nieurs de ChambĂ©ry[204] (E.S.I.G.E.C.), devenue Polytech, qui est une Ă©cole publique et une unitĂ© de formation et de recherche de l'universitĂ© Savoie-Mont-Blanc[205]. Il faut aussi signaler la prĂ©sence de l'École SupĂ©rieure de Commerce de ChambĂ©ry (E.S.C.)[206]. L'ESC ChambĂ©ry a Ă©tĂ© admise, lors de la commission du 4 dĂ©cembre 2007, comme membre actif de la ConfĂ©rence des grandes Ă©coles et donc du chapitre des Ă©coles de management[206]. L'I.N.S.P.E. (ESPE/IUFM) de l'acadĂ©mie de Grenoble (UJF) dispose d'une antenne Ă  ChambĂ©ry[207].

    Ville Ă©tudiante

    Le siĂšge de l’universitĂ© Savoie-Mont-Blanc dans le centre-ville de ChambĂ©ry.

    ChambĂ©ry est une ville Ă©tudiante. L'UniversitĂ© Savoie-Mont-Blanc est divisĂ©e en trois campus : Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie), Jacob-Bellecombette et Savoie Technolac au Bourget-du-Lac[208]. Les deux derniers, et notamment celui de Jacob-Bellecombette, ont apportĂ© Ă  la ville de ChambĂ©ry une population universitaire importante. En 2019, l'Ă©cole accueillait plus de 15 000 Ă©tudiants[209].

    La ville abrite une maison de l'étudiant, la division de la recherche et des études doctorales (D.R.E.D.), la division des relations internationales (D.R.I.) et enfin la présidence de l'université. La vie étudiante est devenue une réalité pour cette commune. Les municipalités qui se sont succédé ont dû adapter les transports en commun, créer et favoriser le développement d'un parc locatif spécifique.

    L'économie locale a également suivi ce mouvement. La vie étudiante implique, entre autres choses, l'apparition d'établissements de divertissements. Des boßtes de nuit, des restaurants, des bars, des laveries automatiques et autres services de proximité sont apparus ou se sont renforcés sur ce marché. Cependant la présence des étudiants demeure une composante parmi d'autres. Chambéry reste avant tout la capitale administrative du département de la Savoie et la présence de l'Université Savoie Mont Blanc ne change en rien le visage de cette ville, elle ne fait que renforcer quelque peu ce statut. En effet le site de Jacob-Bellecombette est axé, en partie, sur les matiÚres juridiques comme le droit, l'AES, l'économie
 C'est ainsi que les activités juridico-administratives de la capitale savoyarde fonctionnent en synergies entre l'université, les juridictions administratives et judiciaires de la ville mais aussi ses nombreux cabinets d'avocats. Des étudiants effectuent ainsi leurs stages dans ces institutions de la République tandis que des professionnels du droit enseignent à l'université pour y transmettre leurs savoirs.

    La prĂ©sence estudiantine donne Ă  ChambĂ©ry un caractĂšre cosmopolite. De nombreux Ă©tudiants Ă©trangers investissent les bancs de l'universitĂ©. La division des relations internationales de l’UniversitĂ© Savoie-Mont-Blanc gĂšre pas moins de 240 partenariats avec des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur et de recherche de nombreux pays, sur l’ensemble de la planĂšte. Pour faciliter l'intĂ©gration de cette population, l'universitĂ© a crĂ©Ă© l'Institut savoisien d’études françaises pour Ă©trangers (I.S.E.F.E.)[210].

    Il existe également un IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers qui dépend du centre hospitalier et qui est agréé pour un quota de 160 étudiants en soins infirmiers et 59 élÚves aides-soignants[211].

    Élue 2e ville de taille moyenne la plus attractive pour y faire ses Ă©tudes par l'Étudiant en 2022, ChambĂ©ry accueille chaleureusement ses 15 000 Ă©tudiants rĂ©sidant sur le bassin chambĂ©rien[212]. Depuis 2021, en partenariat avec Savoie Information Jeunesse et Grand ChambĂ©ry, la Ville lance la Welcome Night afin de cĂ©lĂ©brer la rentrĂ©e des Ă©tudiants en septembre. C'est aussi l'occasion de leur fournir la Welcome Box qui rencense 26 offres d'activitĂ©s totalement gratuites[213].

    Manifestations culturelles et festivités

    Défilé du carnaval 2013.
    DĂ©part de la course Odyssea en 2015.

    Liste non exhaustive, classée par mois, des principales manifestations culturelles et des festivités de la ville de Chambéry[214] :

    • Janvier : concert du Nouvel An.
    • FĂ©vrier : les Nuits de la roulotte, carnaval.
    • Mars : Mars en chansons, la quinzaine du cinĂ©ma espagnol, le festival Pharaonic (musiques Ă©lectroniques), la convention Montagne de Jeux (convention du jeu de rĂŽles).
    • Mai : festival du Film nature et environnement de ChambĂ©ry, festival du Premier roman[215], course Odyssea[216], la Nuit des musĂ©es, Semaine de la Nature en Ville[217].
    • Juin : festival Cir'cule, festival Lafi-Bala[218] (biannuel), le MarchĂ© des Continents[219] (biannuel).
    • Juillet et aoĂ»t : FĂȘte Des ÉlĂ©phants (Premier vendredi de juillet, concerts gratuits bihebdomadaires CitĂ© d'Ă©tĂ©, les Estivales du ChĂąteau, le Festival Mondial de ChambĂ©ry des Cultures du Monde.
    • Septembre : JournĂ©es europĂ©ennes du Patrimoine, les Rencontres musicales de Bel-Air, Savoie d'jazz festival, Foire de Savoie[220], Nuit EuropĂ©enne des Chercheurs[221].
    • Octobre : FĂȘte de la Science, Festival international de la bande dessinĂ©e, Lire en FĂȘte, le festival de l'humour, Festival Eskapotes, Savoie Retro Games Festival.
    • Novembre : Festival Chamber'hip hop Session[222] (biannuel), Festival International des MĂ©tiers de Montagne, Quinzaine du cinĂ©ma italien, les automnales du Festival du Premier roman[223], FĂȘte des Allobroges[224].
    • DĂ©cembre : Concert de NoĂ«l, marchĂ© de NoĂ«l.

    Chambéry est par ailleurs le siÚge administratif de l'Orchestre des Pays de Savoie.

    Du 30 mai au 1er juin 2014, la ville de Chambéry a accueilli le congrÚs national de l'espéranto, co-organisé notamment par l'association locale Esperanto Vive[225] à Chambéry.

    Le petit train de Chambéry est une activité ludique et touristique permettant de découvrir la ville. Construit en 1987 à Anzin, il est mis en service l'année suivante à Grenoble. En 1996, il est transféré à Chambéry afin de remplacer le précédent petit train, vendu à la commune de Mandelieu-la-Napoule.

    Le centre hospitalier de Chambéry

    Vue aérienne du centre hospitalier.

    L'Ă©tablissement public de santĂ©[226] est l’hĂŽpital rĂ©fĂ©rent du secteur sanitaire de la rĂ©gion RhĂŽne-Alpes. Il couvre donc une population d’environ 350 000 habitants soit en tant qu’hĂŽpital de proximitĂ©, soit comme Ă©tablissement de secours.

    DotĂ© de prĂšs de 700 lits et places de court sĂ©jour et d’un secteur de gĂ©riatrie important (500 lits), il comporte les disciplines classiques de mĂ©decine, chirurgie et gynĂ©cologie-obstĂ©trique dĂ©composĂ©es de la façon suivante[227] :

    SituĂ© en pleine ville de ChambĂ©ry, le centre hospitalier[229], comme tout Ă©tablissement public de santĂ©, est le siĂšge d’un conseil de surveillance[230] prĂ©sidĂ© par l'ancien maire de la ville, Michel Dantin[231].

    Depuis la fusion entre les centres hospitaliers de Chambéry et d'Aix-les-Bains, la structure porte le nom de « Centre hospitalier Métropole Savoie ».

    Autres établissements de santé

    La ville de ChambĂ©ry est le siĂšge, outre du centre hospitalier, de nombreux autres Ă©tablissements ; le centre hospitalier privĂ© MĂ©dipĂŽle de Challes-les-Eaux, l'HĂŽtel-Dieu et l'Ă©cole d'infirmiĂšres, ou encore l'Institut mĂ©dico-Ă©ducatif Saint Louis du Mont (qui possĂšde 72 places), le Centre hospitalier spĂ©cialisĂ© de la Savoie (qui compte 475 places, Ă  Bassens) et enfin le Foyer dĂ©partemental de l’Enfance Ă  Montjay[232].

    Sports

    Stade municipal du Mas-Barral.

    La ville de ChambĂ©ry dispose de nombreuses structures sportives permettant la pratique de disciplines variĂ©es. Elle offre, grĂące Ă  ses associations[233], une diversitĂ© sportive de proximitĂ© : promenades et randonnĂ©es alpines, parapente avec trois sites agrĂ©Ă©s, randonnĂ©es et circuits Ă  vĂ©lo, sports d’eau (aviron, pratique du canoĂ«, du canyoning) et de la spĂ©lĂ©ologie, via ferrata[234] et escalade, ski de fond et ski alpin.

    Les plus grands domaines de ski européen sont à quelques dizaines de kilomÚtres de la ville. On accÚde rapidement par autoroute aux vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. D'autres stations plus modestes, familiales, sont à quelques minutes du centre-ville, notamment la Féclaz dans les Bauges.

    En 1989, Chambéry a accueilli les championnats du monde de cyclisme sur route, qui se sont déroulés sur les communes de Jacob-Bellecombette, Montagnole et Chambéry. Trois ans plus tard, elle accueillait la flamme olympique pour les jeux olympiques d'hiver d'Albertville. En outre, chaque année, la ville accueille le Grand Prix de Chambéry, qui constitue la premiÚre épreuve de la Coupe de France féminine de cyclisme sur route. La course se déroule à Chambéry-le-Vieux.

    Chambéry est présente dans d'autres disciplines, notamment grùce à son club de handball[235]. Le Chambéry Savoie Handball[236] compte aujourd'hui un peu plus de 250 licenciés repartis en onze équipes jeunes (du mini hand au moins de 18 ans) et quatre équipes seniors, deux équipes amateurs en régional, un centre de formation (13 stagiaires) et une équipe professionnelle (15 joueurs sous contrat).

    On compte aussi un club d'aviron[237] parmi les meilleurs clubs français depuis 15 ans envoyant réguliÚrement des rameurs porter les couleurs des équipes de France.

    Il existe Ă©galement un club de football, le SO ChambĂ©ry Foot, qui a participĂ© Ă  la coupe de France de football durant la saison 2010-2011 et a rĂ©alisĂ© un record en Ă©liminant Ă  la suite 3 Ă©quipes de ligue 1 (Monaco, Brest et Sochaux), en atteignant les 1/4 de finale. À cause de problĂšmes financiers, le club a dĂ©posĂ© le bilan en et a Ă©tĂ© rĂ©trogradĂ© en DHR[238].

    Une équipe de rugby à XV, le Stade olympique de Chambéry rugby évolue actuellement en Fédérale 1 correspondant à la troisiÚme division. Le "SOC" rugby a été champion de France de Fédérale 1 en 2016.

    ChambĂ©ry possĂšde aussi une Ă©quipe de rink hockey (hockey sur patins Ă  roulettes) qui Ă©volue en National 2, le Hockey Club ChambĂ©ry. Les ÉlĂ©phants, Ă©voluent eux en D2 de hockey sur glace.

    Club formateur de nombreux biathlÚtes, le Tir Olympique Savoisien a remporté plusieurs titres nationaux en tir sportif et évolue en premiÚre division. Il est présidé par Jean-Pierre Amat, champion olympique en 1996.

    ChambĂ©ry accueille pour la premiĂšre fois l’arrivĂ©e du Tour de France en 2017.

    Parmi les nombreux clubs sportifs chambériens on peut citer à titre d'exemple :

    MĂ©dias

    SiĂšge de France Bleu Pays de Savoie dans le bĂątiment orange (quartier Curial).

    Presse locale

    La presse locale est essentiellement écrite, le Dauphiné libéré dispose d'une agence en ville. Deux hebdomadaires, l'Essor savoyard et la Vie Nouvelle sont toujours diffusés. Au XIXe siÚcle et jusqu'au milieu du XXe siÚcle, de trÚs nombreux titres existaient ; le Travailleur Alpin, la Croix de Savoie, le Patriote Savoisien, le Courrier des Alpes, etc. En 2015 est également lancé « Polenta ! »[244], journal trimestriel d'informations locales.

    Le Magazine municipal de la ville de Chambéry consigne non seulement l'ensemble des décisions prises par le municipal ainsi que les projets en cours de réalisation, mais surtout cette publication apporte de nombreuses informations locales.

    Radios locales

    La ville est couverte par des radios locales dont :

    • 89.9 Virage Radio (ex-Couleur 3 Lyon) : radio lyonnaise diffusant de l'Ă©lectro-rock. Elle appartient au groupe Espace.
    • 92.1 Radio Italienne de Grenoble : radio associative diffusant des programmes en italien.
    • 92.6 ODS Radio : radio locale commerciale appartenant au groupe Espace. Ses studios sont Ă  Annecy-le-Vieux.
    • 96.3 Hot Radio ChambĂ©ry (ex-Klips FM) : radio locale commerciale. DĂ©clinaison chambĂ©rienne d'Hot Radio qui est Ă  l'origine grenobloise[245]. Ses studios sont situĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de Grenoble.
    • 100.3 Radio EspĂ©rance : radio associative catholique dont les studios sont Ă  Saint-Étienne et qui Ă©met sur une trĂšs large couverture allant du Limousin aux Hautes-Alpes.
    • 101.3 ChĂ©rie FM Alpes : dĂ©clinaison chambĂ©rienne de ChĂ©rie FM. Ses studios sont Ă  ChambĂ©ry mais elle diffuse aussi son programme Ă  Annecy (96.0 FM) oĂč des dĂ©crochages publicitaires sont entendus.
    • 102.3 RCF Savoie : radio locale chrĂ©tienne du DiocĂšse de ChambĂ©ry[246].
    • 103.0 NRJ Alpes : DĂ©clinaison chambĂ©rienne d'NRJ qui diffuse aussi son programme Ă  Annecy (102.8 FM) oĂč des dĂ©crochages publicitaires sont entendus. Elle partage ses locaux avec ChĂ©rie FM Alpes[247].
    • 103.9 France Bleu Pays de Savoie : radio locale publique de la Savoie. Ses studios sont Ă  ChambĂ©ry.
    • 105.9 Radio Ellebore : radio associative chambĂ©rienne[248].
    • 106.8 Montagne FM : radio locale commerciale basĂ©e Ă  Saint-Jean-de-Maurienne. Elle Ă©met Ă©galement dans la plupart des stations du dĂ©partement.

    Télévision locale

    • La chaĂźne de tĂ©lĂ©vision locale 8 Mont-Blanc diffuse des Ă©missions sur les pays de Savoie. RĂ©guliĂšrement, l'Ă©mission la Place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est Ă©galement le cas lors des informations locales de cette mĂȘme chaĂźne tĂ©lĂ©visĂ©e.
    • France 3 Alpes expose Ă©galement cette mĂȘme vie locale dans l'Ă©dition chambĂ©rienne (une agence est Ă  ChambĂ©ry[249]) et rĂ©gionale.

    Ces chaßnes, ainsi que le reste des chaßnes de la TNT sont recevables grùce au Signal du Mont du Chat et à 2 réémetteurs utilisées afin de combler les zones blanches du Mont du Chat : La Roche à Curienne (Chambéry 2) et Les Monts à Bassens (Chambéry 3)[250].

    Internet

    Depuis juin 2010, une web-TV associative, la Tvnet Citoyenne, produit et diffuse l'information politique, sociale, culturelle des quartiers. C'est un pure player, multimédia et multimédialité conçu et réalisé par des citoyens/journalistes (art 11 DDLH)[251].

    Économie

    Zone industrielle de Bissy, avec le site de la société Placoplatre au premier plan.

    Plusieurs entreprises de grande importance y ont leurs siĂšges sociaux (Pechiney, Transalpine, CafĂ©s Folliet, Placoplatre, Opinel
) ou des centres importants de productions (Opinel, Vetrotex, SNCF avec son centre de maintenance rĂ©gional[252]). Mais ChambĂ©ry est une ville dont l'Ă©conomie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la prĂ©fecture, la mairie et son CCAS, le centre hospitalier, l'UniversitĂ© Savoie-Mont-Blanc et le conseil dĂ©partemental sont les cinq structures de plus de 1 000 salariĂ©s situĂ©es en ville. Avec le palais de justice, la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie et jusqu'en 1982 plusieurs casernes militaires, ChambĂ©ry est une ville Ă  forte connotation publique. La commune accueille annuellement la Foire de Savoie jouant un rĂŽle de vitrine pour beaucoup d'acteurs Ă©conomiques locaux.

    Revenus de la population et fiscalité

    Le revenu mĂ©dian disponible par unitĂ© de consommation s'Ă©levait Ă  20 790 â‚Ź annuels en 2019, avec 56 % des mĂ©nages fiscaux imposĂ©s[253].

    Canton selon les territoires de développement social Chambéry (Chambéry et couronne chambérienne)

    Zone Part d'allocataires du RMI pour 1000 hab. Nombre d'allocataires Ă  bas revenus Nombre de personnes couvertes par allocataires Ă  bas revenus En % par rapport Ă  la population totale 1999 Allocataires du RMI
    31/12/2000 31/12/2004
    Cantons ChambĂ©ry 21,4 3 671 7 848 13,8 1 154 1 197
    ChambĂ©ry et agglo 13,9 5 239 11 315 9,5 1 623 1 666
    Savoie 9,3 13 126 30 380 8,1 3 403 3 463
    Sources des données : C.A.F. [254]

    Emploi

    Le bassin d'emploi chambĂ©rien compte une population active totale d’environ 60 000 individus[255] sur les 26 millions du pays. Le taux d'activitĂ© entre 20 et 59 ans est 75 % ce qui est infĂ©rieur Ă  la moyenne nationale qui est quant Ă  elle 82,2 %[256]. Le nombre de chĂŽmeurs chambĂ©riens est 3 600 en dĂ©cembre 2006[255]. Le taux de chĂŽmage entre 1999 et 2005 a fortement diminuĂ©, passant de 15,4 % Ă  6,1 %[256], alors que le niveau moyen national passait simultanĂ©ment de 12,9 % Ă  8,4 %. ChambĂ©ry compte 43 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 17,6 % de retraitĂ©s, 28,5 % de jeunes scolarisĂ©s et 10,9 % d'autres personnes sans activitĂ©[256].

    En 2019, le nombre total d'actifs Ă  ChambĂ©ry est de 37 179 personnes, soit 70,9 % de la population chambĂ©rienne, dont 60,2 % ont un emploi. Sur ces actifs, 32,2 % travaillent dans des professions intermĂ©diaires, 27,9 % sont employĂ©s, 18,5 % sont cadres, 15,8 % sont ouvriers, 5,5 % sont artisans commerçants et chefs d'entreprises, et seulement 0,1 % sont agriculteurs et exploitants. Sur l'ensemble des salariĂ©s, 73 % sont titulaires de la fonction publique ou bien en contrats Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e et 13,7 % sont en contrats Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e. En 2019, le taux de chĂŽmage s'Ă©lĂšve Ă  10,6 %. Le taux de chĂŽmage chez les jeunes de 15 Ă  24 ans a baissĂ© passant de 26,9 % en 2013 Ă  24,7 % en 2019[253].

    Répartition des emplois par domaine d'activité

    Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
    Chambéry 0,1 % 5,5 % 12,8 % 24 % 32 % 25,6 %
    Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
    Sources des données : INSEE[257]

    En moyenne, 27 % des chefs d'établissements dans Chambéry et son agglomération ont plus de 55 ans. Cette moyenne est légÚrement plus élevée que la moyenne départementale qui est 25,5 %[258].

    En 2015, un classement national « de la qualitĂ© de vie dans les zones d'emploi » Ă©tabli par Les Échos place ChambĂ©ry et son bassin d'emploi au 6e rang sur 304 zones Ă©tudiĂ©es[259].

    Entreprises de l'agglomération

    SiĂšge et site productif d'Alpina Savoie.

    En 2004, 121 entreprises ont plus de 50 salariés[260]. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2004 est 419, ce qui place Chambéry au 72e rang national. Le taux de la taxe professionnelle pour la commune en 2005 est 19,05 %, plaçant la ville dans une position de compétitivité élevée par rapport aux autres communes (17,75 % ont un taux plus faible)[261].

    Le nombre total d'Ă©tablissements est environ 4 520 (en dĂ©cembre 2004), et le nombre total d'entreprises est environ 3 630, dont 2 100 entreprises individuelles[262]. En se restreignant au champ ICS[263], il y a 2 930 entreprises en 2006[264]. Parmi les 3 440 Ă©tablissements du champ ICS, on en dĂ©nombre 99 dans les industries agricoles et alimentaires (dont Alpina Savoie) reprĂ©sentant 2,9 % du total, 93 dans les industries des biens de consommation reprĂ©sentant 2,7 %, 45 dans les industries des biens d'Ă©quipement soit 1,3 %, 54 dans les industries des biens intermĂ©diaires reprĂ©sentant 1,6 %, 27 dans l'Ă©nergie ce qui reprĂ©sente 0,8 %, 270 dans la construction soit 7,9 %, 893 dans le commerce reprĂ©sentant 26 %, 104 dans le transport soit 3,0 %, 125 dans les activitĂ©s immobiliĂšres soit 3,6 %, 607 dans les services aux entreprises reprĂ©sentant 17,7 %, 522 dans les services aux particuliers soit 15,2 %, et enfin 600 dans l'Ă©ducation, la santĂ©, et l'action sociale soit environ 17,4 % du total des Ă©tablissements chambĂ©riens[261].

    ChambĂ©ry abrite de nombreuses grandes entreprises telles qu’Alpina - Croix de Savoie ou encore Placoplatre. Les 18 principales entreprises[261] chambĂ©riennes sont : OCV ChambĂ©ry France[265] (anciennement Saint Gobain Vetrotex France ) avec un chiffre d'affaires (CA) de 138 M €, la SATM avec un CA de 91 M €, OCV ChambĂ©ry International[265] (anciennement Vetrotex international) avec un CA de 53 M €, Routin avec un CA de 51 M €[266], Jean Lain avec un CA de 49 M €[267], AmĂ©nagement de Savoie SAS avec un CA de 45 M €, suivi des entreprises Spie Tondella avec 36 M €, CafĂ©s Folliet avec 30 M €[268], RĂ©al-Coppelia avec 29 M €, Transport de Savoie avec 28 M €, Grand garage Vasseur avec 26 M €, Transrol avec 24 M €, Alpes denrĂ©es avec 23 M €, Provent avec 19 M €, Pegaz-pugeat avec un CA de 17 M € tout comme l'entreprise Plaza automobiles, et enfin Gauthey qui tout comme Sotira 73 a un chiffre d'affaires de 16 M €.

    Depuis 2017, la Ville de ChambĂ©ry fait partie de la structure ChambĂ©ry Grand Lac Économie qui assure le dĂ©veloppement Ă©conomique de son territoire en accompagnant les entrepreneurs Ă  la crĂ©ation de leur structure, et en leur proposant une offre fonciĂšre accessible dans le cadre de leur installation. En 2018, la ville est classĂ© 1er bassin de vie le plus attractif, 8e bassin de vie oĂč il fait bon travailler et 12e bassin de vie oĂč il fait bon entreprendre. SituĂ© au croisement de 4 agglomĂ©rations importantes - GenĂšve, Lyon, Turin et Grenoble - la localisation de ChambĂ©ry en fait Ă©galement un passage obligatoire vers les Alpes[269].

    Commerce

    Commerces sur la place Saint-LĂ©ger.

    Sur 3 440 Ă©tablissements chambĂ©riens en 2004, on dĂ©nombre 936 commerces soit 21 %[262]. Au 1er aoĂ»t 2006, le cumul des surfaces commerciales de plus de 300 m2 relevĂ©es s'Ă©lĂšve Ă  157 677 m2, sachant que 37 971 m2 sont dĂ©diĂ©s Ă  l'alimentaire et 68 706 Ă  l'Ă©quipement domestique. Les magasins chambĂ©riens ont une taille moyenne d'environ 1 300 m2 par Ă©tablissement. Le chiffre d'affaires commercial rĂ©alisĂ© pour l'agglomĂ©ration est 184 M€ pour les dĂ©penses non alimentaires et 79 M€ pour les dĂ©penses alimentaires[258].

    Le commerce chambérien est partagé entre les grandes surfaces commerciales et les petits commerces surtout présents en centre-ville. Les principales artÚres commerçantes du centre-ville sont la rue de Boigne, la place Saint-Léger, la rue Juiverie, le boulevard de la Colonne, la rue de la Croix-d'Or, la place de GenÚve, la rue Favre, la rue Saint-Antoine, la rue de Maistre, l'avenue Charles-de-Gaulle, la place de l'hÎtel de ville, la rue Vieille Monnaie, la rue d'Italie, la rue du Faubourg-Montmélian. De nombreuses enseignes se sont implantées dans le centre-ville telles que les Galeries Lafayette, Morgan, SFR, Celio. Il faut également souligner la réhabilitation des Halles de Chambéry qui se sont récemment dotées de commerces tels que la FNAC, H&M, Nature & Découvertes, SFR, Celio, Monoprix et un cinéma multiplexe de 10 salles Pathé.

    En 2014, le centre-ville de ChambĂ©ry compte 673 commerces et boutiques, correspondant Ă  40 500 m2 de surfaces commerciales[270].

    Tourisme

    Le Petit HÎtel Confidentiel, classé meilleur hÎtel 5 étoiles de France de 2016 à 2018 selon le site Trivago.

    La ville de Chambéry, du fait de sa situation dans les Alpes, au carrefour de plusieurs régions naturelles et de son passé de capitale des ducs de Savoie dont elle a hérité un riche patrimoine, a obtenu le label « commune touristique », confirmé en 2012[271]. Le développement de l'activité touristique de la ville, remonte à 1896, avec la création d'un syndicat d'initiative, un an aprÚs celui d'Annecy et de Grenoble[272]. La valorisation du patrimoine urbain permet d'obtenir le label officiel « Ville d'art et d'histoire», en 1985[273].

    En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 6 155 lits touristiques répartis dans 740 établissements[Note 6]. Les hébergements se répartissent comme suit : 33 meublés ; 19 hÎtels ; deux centres de vacances ou auberges de jeunesse et 4 chambres d'hÎtes[274].

    Enfin, la ville compte un hĂŽtel « cinq Ă©toiles », le Petit HĂŽtel Confidentiel, unique hĂŽtel cinq Ă©toiles du dĂ©partement de la Savoie Ă  ne pas ĂȘtre situĂ© dans une station de sports d'hiver. Cet hĂŽtel a par ailleurs Ă©tĂ© Ă©lu meilleur hĂŽtel cinq Ă©toiles de France par Trivago (Trivago Awards) en 2016[275], en 2017[276] et en 2018[277].

    En 2017, l'agglomĂ©ration de ChambĂ©ry crĂ©Ă© Grand ChambĂ©ry Alpes Tourisme en fusionnant les offices de tourisme de Challes les Eaux, CƓur des Bauges et Aillons-MargĂ©riaz. L'objectif est de promouvoir l'attractivitĂ© touristique de ChambĂ©ry et ses alentours. Grand ChambĂ©ry Alpes Tourisme a pour objectif d’affirmer la vocation touristique de la capitale de la Savoie, de son agglomĂ©ration et du massif des Bauges. Le label ChambĂ©ry Montagnes accompagne ce dispositif pour mettre en valeur le territoire auprĂšs des visiteurs, des acteurs de l'agglomĂ©ration et aussi des habitants[278].

    Culture locale et patrimoine

    Le palais de justice de Chambéry.

    La ville de ChambĂ©ry est classĂ©e ville d'art et d'histoire[279]. Le label ville et pays d'art et d'histoire est attribuĂ© depuis 1985 par le ministĂšre français de la culture aux villes ou pays s'engageant dans une politique d'animation et de valorisation du patrimoine et de l'architecture. Ce label permet d’établir la compĂ©tence des guides-confĂ©renciers, des animateurs du patrimoine et certifie la qualitĂ© de leurs travaux. Afin de prĂ©server et d’entretenir durablement son patrimoine, un secteur sauvegardĂ© de 19 hectares a Ă©tĂ© crĂ©Ă© en 1969 dĂ©limitĂ© par le plan de sauvegarde et de mise en valeur. Depuis septembre 2010, l'hĂŽtel de Cordon (XVIe siĂšcle) rue Saint-RĂ©al est devenu le Centre d'interprĂ©tation de l'architecture et du patrimoine, un bĂątiment municipal destinĂ© Ă  mieux faire connaĂźtre le patrimoine chambĂ©rien. C'est le lieu de dĂ©part des visites sous la conduite des guides-confĂ©renciers de ChambĂ©ry.

    Lieux et monuments

    La rotonde de la crypte de LĂ©menc.

    Monuments antiques

    La crypte de LĂ©menc : le plus ancien vestige antique Ă  ChambĂ©ry est l'Ă©glise Saint-Pierre de LĂ©menc, en grande partie du XVe siĂšcle, mais qui abrite une crypte plus ancienne. Sa date et sa destination sont trĂšs mal connues. Une rotonde composĂ©e de six colonnes remarquables aurait peut-ĂȘtre servi de reliquaire monumental ou de baptistĂšre. Les archĂ©ologues ne sont pas d'accord sur sa datation (IXe ou XIe siĂšcle).

    Le cimetiÚre voisin abrite les corps de plusieurs célébrités chambériennes, telles que Mme de Warens l'amie intime du philosophe Jean-Jacques Rousseau, ou Benoßt de Boigne.

    Monuments du Moyen Âge et de la Renaissance

    Le chùteau et la Sainte-Chapelle de Chambéry.

    Le chĂąteau des ducs de Savoie : Il est l'ancienne rĂ©sidence des comtes et ducs de Savoie. Il abrite aujourd'hui la prĂ©fecture et le conseil dĂ©partemental. C'est un ensemble de bĂątiments datant du Moyen Âge au XXe siĂšcle. Il se compose notamment de trois tours construites aux XIVe et XVe siĂšcles, de dĂ©pendances mĂ©diĂ©vales et d'un grand corps de logis des XVIIIe et XIXe siĂšcles Ă©difiĂ© Ă  la place des anciens appartements des comtes. Dans son enceinte se trouve la Sainte-Chapelle (1408-1430), qui a abritĂ© de 1453 Ă  1578 le Saint-Suaire, avant qu'il soit transfĂ©rĂ© Ă  Turin, pour suivre le changement de capitale des États de Savoie. À l'intĂ©rieur on y admire de remarquables vitraux du XVIe siĂšcle, restaurĂ©s en 2002[280]. La façade, rĂ©alisĂ©e au XVIIe siĂšcle, est un chef-d'Ɠuvre baroque de l'architecte turinois Amedeo di Castellamonte. Dans le clocher (ou tour Yolande), est installĂ© le Grand carillon qui sonne de ses 70 cloches[281]. ƒuvre de la fonderie Paccard Ă  Sevrier, c'est le quatriĂšme plus grand carillon au monde et le premier d'Europe[116]. Un concert a lieu les premier et troisiĂšme samedis de chaque mois Ă  17 h 30.

    La cathĂ©drale Saint-François-de-Sales : Ancienne chapelle franciscaine Ă©difiĂ©e au XVe siĂšcle[116], elle est devenue cathĂ©drale en 1779, lors de la crĂ©ation du diocĂšse de ChambĂ©ry, puis mĂ©tropole en 1817, lors de sa transformation en archevĂȘchĂ©. Elle abrite le plus vaste ensemble de peinture en trompe-l'Ɠil d'Europe (1835), ainsi qu'un diptyque en ivoire du XIIe siĂšcle d'inspiration byzantine.

    La vieille ville : elle est composĂ©e d'un grand nombre d'anciens hĂŽtels de la noblesse savoyarde. À la fin du XVe siĂšcle, les familles nobles ont entrepris la dĂ©molition des vieilles bicoques de bois et de torchis et ont bĂąti des maisons en bonnes pierres qui ont pris plus tard le nom « d’hĂŽtel », lĂ  oĂč le maĂźtre de maison reçoit ses hĂŽtes. Les demeures des XVe et XVIe siĂšcles sont nombreuses, mĂȘme si leurs façades ont pour la plupart Ă©tĂ© redessinĂ©es Ă  partir du XVIIIe siĂšcle (rue Basse-du-ChĂąteau, rue Juiverie, rue Croix-d'Or, etc.). TrĂšs empreints de l’hĂ©ritage mĂ©diĂ©val, les premiers hĂŽtels s’organisent autour d’une cour le plus souvent fermĂ©e dans laquelle se trouve une tourelle hors-Ɠuvre ou en demi-hors-Ɠuvre, contenant un escalier en vis. Un arc en accolade ou en anse de panier surmonte frĂ©quemment la porte d’entrĂ©e. La Renaissance italienne y laisse sa marque : des galeries ou loggias relient les diffĂ©rents corps de bĂątiment, les allĂ©es intĂ©rieures sont nombreuses, des arcades bordent quelquefois la cour[282]
.

    • Cour de l'AllĂ©e Henry Planche.
      Cour de l'Allée Henry Planche.
    • EntrĂ©e d'un ancien hĂŽtel particulier.
      Entrée d'un ancien hÎtel particulier.
    • Cour Ă  l'arriĂšre de l'hĂŽtel de Montjoie.
      Cour Ă  l'arriĂšre de l'hĂŽtel de Montjoie.
    • Rue Basse du ChĂąteau.
      Rue Basse du ChĂąteau.

    Monuments de style baroque

    HĂŽtels particuliers Favre de Marnix et Montfalcon sur la place du ChĂąteau.
    Le chùteau de Caramagne, sur les hauteurs de Chambéry.

    À l'avĂšnement de la pĂ©riode baroque (XVIIe et XVIIIe siĂšcles), de nombreuses familles nobles, comme les Costa de Beauregard ou les Castagnery de ChĂąteauneuf vont entreprendre, dans le tissu mĂ©diĂ©val de la citĂ©, la construction d'hĂŽtels particuliers. La rĂ©fĂ©rence Ă  Turin, et d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale Ă  l'art italien, est bien affirmĂ©e. La situation intra-muros et la superficie consĂ©quente de ces bĂątiments les apparentent aux palais italiens. Dans toute la pĂ©ninsule Italienne, les grandes familles ont construit, depuis la Renaissance, des palais au cƓur des villes, oĂč la place est rare, d'oĂč un plan carrĂ© sur cour intĂ©rieure aux jardins rĂ©duits voire inexistants. Une porte monumentale ouvre sur un passage qui mĂšne Ă  la cour intĂ©rieure. Ce passage traverse le bĂątiment de part en part, ce qui permet au palais de bĂ©nĂ©ficier d'un double accĂšs. Les hĂŽtels Costa-de-Beauregard ou de Morand prĂ©sentent cette particularitĂ©, comme le palais Carignan Ă  Turin, issu des modĂšles florentins.
    Au XVIIIe siÚcle, la cour intérieure des nouveaux hÎtels disparaßt : les hÎtels Chollet-du-Bourget, de Roche ou de Montfalcon offrent un seul corps de logis. Le décor s'intensifie sur les façades ou dans les escaliers, avec une prédilection pour des éléments de style français (grilles Louis XV, guirlandes et rubans Louis XVI). La tradition sénatoriale de Chambéry, héritée depuis le milieu du XVIe siÚcle, a incité les familles nobles à vivre l'hiver en ville et l'été à la campagne. Les chùteaux ou maisons fortes des environs sont modernisés et remis au goût du jour, et souvent transformés en domaines de rapport.

    Le chĂąteau de Caramagne : cette propriĂ©tĂ© privĂ©e est un des plus remarquables exemples conservĂ©s de nos jours. Au nord de la ville, Ă  proximitĂ© du nouveau quartier de ChambĂ©ry-le-Haut et dans un environnement oĂč la campagne tend Ă  disparaĂźtre chaque jour un peu plus, le domaine de Caramagne donne des allures italiennes aux environs de ChambĂ©ry. Une imposante entrĂ©e, entourĂ©e de communs en hĂ©micycle, ouvre sur une grande allĂ©e de platanes. Celle-ci conduit Ă  cette demeure au dĂ©cor en trompe-l'Ɠil. Des colonnes de marbre soutiennent la loggia dans le goĂ»t des palais italiens. Les peintures Ă  la dĂ©trempe prĂ©sentent une perspective de fausses colonnes. Aux extrĂ©mitĂ©s de la loggia, deux groupes imitant la sculpture figurent l'enlĂšvement de DĂ©janire par le centaure Nessus, Ă  gauche, et l'enlĂšvement d'Europe par Jupiter. L'origine de cette vieille maison est beaucoup plus ancienne que ne le laisse supposer la dĂ©coration. Le juriste Bernadino Becchi, nĂ© dans le petit village de Caramagne (PiĂ©mont), en Ă©tait le bĂątisseur au XVIe siĂšcle. La propriĂ©tĂ© passa ensuite Ă  la famille des Bertrand de la PĂ©rouse, puis Ă  FrĂ©dĂ©ric de Bellegarde en 1783. La dĂ©coration du grand salon (fin XVIIIe siĂšcle) comme celle des façades (dĂ©but XIXe siĂšcle) aurait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l'Ă©poque de ce propriĂ©taire, par des artistes piĂ©montais mais dont les noms sont inconnus.
    En 1812, un ancien militaire, Joseph Gillet, prend possession de la maison, mais la loue en 1820 Ă  la marquise de La Pierre, une Anglaise mariĂ©e Ă  un ChambĂ©rien, et Ă  une de ses compatriotes, madame Birch. Le poĂšte Alphonse de Lamartine rencontre en 1819 la fille de celle-ci. Un an plus tard, ils s'unissent. Le grand salon — ornĂ© de dĂ©cors en stuc — demeure cĂ©lĂšbre de par le contrat de mariage signĂ© le 25 mai 1820.

    Dans le style baroque est Ă©galement construite l'Ă©glise Notre-Dame de ChambĂ©ry, du XVIIe siĂšcle, qui est l'ancienne chapelle des jĂ©suites de ChambĂ©ry. Les plans sont dus Ă  Étienne Martellange, architecte notamment de l'Ă©glise Saint-Paul-Saint-Louis Ă  Paris[283].

    XIXe siĂšcle

    La rue de Boigne.

    Parmi les constructions et amĂ©nagements rĂ©alisĂ©s durant le XIXe siĂšcle, l'on trouve notamment : La rue de Boigne, bordĂ©e de portiques Ă  la mode turinoise, a Ă©tĂ© percĂ©e entre 1824 et 1830 grĂące aux libĂ©ralitĂ©s du gĂ©nĂ©ral de Boigne, urbaniste revenant dans sa ville natale. Cette artĂšre, « percĂ©e en coup de sabre », apporte dans le ChambĂ©ry romantique d'alors une salutaire aĂ©ration de l'espace urbain, malgrĂ© la disparition de bĂątiments historiques sans doute du plus haut intĂ©rĂȘt, comme les anciens hĂŽtels des Buttet, la Chavanne et Lescheraine. Cette nouvelle voie devient trĂšs vite le centre mondain de la ville oĂč s'installent les familles de notables, mais aussi les commerces de luxe ou les salons de thĂ©. Stendhal Ă©crit en 1837 dans ses MĂ©moires d'un touriste : « Un lieu aussi commode devient bientĂŽt le rendez-vous de tout ce qui s'ennuie et veut se distraire un jour de pluie ; il s'y Ă©tablit des cafĂ©s, des boutiques de luxe, des cabinets littĂ©raires, oĂč l'on va passer une heure ou deux quand il fait une bise noire et qu'on s'ennuie chez soi
 Il pleuvait aujourd'hui. J'ai passĂ© toute ma journĂ©e sous les portiques de la belle rue de ChambĂ©ry. Je pensais Ă  la douce Italie
 »

    La fontaine des Ă©lĂ©phants : cette fontaine est le monument le plus cĂ©lĂšbre de ChambĂ©ry[284] ; il a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© en 1838 par le sculpteur grenoblois Pierre-Victor Sappey[285] qui commĂ©more les exploits en Inde des Marathes du comte de Boigne (1751-1830). AprĂšs la mort de BenoĂźt de Boigne en 1831, la ville de ChambĂ©ry dĂ©cide d’élever un monument pour perpĂ©tuer le souvenir et les bienfaits de l’illustre personnage. Le conseil de ville a portĂ© son choix sur le projet du Grenoblois Pierre-Victor Sappey, pour son originalitĂ© et son faible coĂ»t. Ce monument est inaugurĂ© le 10 dĂ©cembre 1838. L’ensemble, haut de 17,65 mĂštres, est une habile superposition de trois monuments : une fontaine, une colonne et une statue. La fontaine prĂ©sente dans son plan la croix de Savoie[286]. Quatre Ă©lĂ©phants rĂ©unis par la croupe, d'oĂč le surnom populaire de « Quatre sans cul »[287], rĂ©alisĂ©s en fonte de fer, jettent l’eau par la trompe dans un bassin de forme octogonale. Ils portent chacun une tour de combat surmontĂ©e d’un bas-relief ou d’une inscription. Au-dessus se trouvent une grande variĂ©tĂ© de trophĂ©es : « Des armes persanes, mogholes, indoues ; divers objets rappelant les mƓurs, les arts et la civilisation des peuples que le gĂ©nĂ©ral de Boigne a combattus ou gouvernĂ©s, composent les trophĂ©es ». La grande colonne est symbolisĂ©e par un tronc de palmier, elle porte en son sommet la statue du gĂ©nĂ©ral. Il est reprĂ©sentĂ© avec le costume de lieutenant gĂ©nĂ©ral de SM le roi de Sardaigne.

    Le théùtre Charles-Dullin.

    Le thĂ©Ăątre Charles-Dullin : ce thĂ©Ăątre[284] porte le nom du comĂ©dien savoyard Charles Dullin depuis 1949. Il est construit Ă  partir de 1820 grĂące Ă  une donation du comte de Boigne. Il est inaugurĂ© en 1824. IncendiĂ© en 1864 (ce qui entraĂźna la perte d'une partie des archives municipales, stockĂ©s dans les combles), il est reconstruit de 1864 Ă  1866 sur le modĂšle du thĂ©Ăątre prĂ©cĂ©dent. La salle est une vraie salle Ă  l'italienne, un peu dans l'esprit de la scala de Milan. Le rideau d'avant-scĂšne peint par Louis Vacca, reprĂ©sente la descente aux Enfers d'OrphĂ©e ; seul rescapĂ© de l'incendie en 1864, il est inscrit Ă  l'inventaire des monuments historiques[288]. Une restauration, en partie financĂ©e par des donateurs Ă  la suite d'une souscription publique, a redonnĂ© beaucoup d'Ă©clat en 2017 Ă  cette Ɠuvre d'art, l'une des quatre derniĂšres de ce type en Europe.

    ChambĂ©ry possĂšde Ă©galement beaucoup de statues, la plupart installĂ©es Ă  la fin du XIXe siĂšcle lors de la « guerre des statues », oĂč, Ă  renfort de souscriptions publiques et de campagne de presse, des hommes politiques et notables rĂ©publicains ou conservateurs Ă©rigeaient des monuments Ă  forte portĂ©e symbolique :

    • la statue de la Sasson (qui signifie Grosse femme en savoyard) est un monument du sculpteur Alexandre FalguiĂšre installĂ©e en 1892 pour commĂ©morer un premier rattachement de la Savoie Ă  la France qui eut lieu au moment de la RĂ©volution en 1792. Elle fut confisquĂ©e et dĂ©boulonnĂ©e par les Allemands sous la Seconde Guerre mondiale, on la retrouva dĂ©capitĂ©e dans une gare en Allemagne et elle retrouva sa place dans la ville aprĂšs rĂ©parations en 1983 ;
    • la statue des frĂšres Joseph et Xavier de Maistre, respectivement philosophe et Ă©crivain, par le sculpteur Ernest Henri Dubois, installĂ©e en 1899 prĂšs du chĂąteau et qui eut une histoire mouvementĂ©e[289]. Jusqu'Ă  la seconde guerre, la statue comptait une femme, allĂ©gorie de la Savoie, au pied des deux frĂšres offrant une couronne de chĂȘne Ă  l'aĂźnĂ© et un bouquet au cadet ;
    • la statue de Jean-Jacques Rousseau (1910 - Mars Vallett), au jardin public du clos Savoiroux, qui le reprĂ©sente en promenade champĂȘtre, dressĂ© sur un rocher, face Ă  la ville ;
    • le monument aux Savoyards morts pour la patrie (Monument aux morts de 1870) (1912, place Monge), Ɠuvre en bronze d'Ernest Henri Dubois. Elle reprĂ©sente deux femmes, dont l'une symbolise la Savoie et l'autre la France, et commĂ©more le sacrifice de soldats des deux bataillons de mobiles de la Savoie.

    XXe siĂšcle

    La rotonde SNCF : la rotonde du dĂ©pĂŽt de la gare SNCF, inspirĂ©e de l'architecture de Gustave Eiffel et construite entre 1907 et 1910, a Ă©tĂ© inscrite Ă  l'inventaire supplĂ©mentaire des monuments historiques en 1984[290] et labellisĂ©e « Patrimoine du XXe siĂšcle » depuis 2005[291]. Il s'agit de la plus grande rotonde mĂ©tallique de France. EntiĂšrement restaurĂ©e, elle est toujours en activitĂ©, et permet de stocker 72 locomotives sur 36 voies rayonnantes. Un centre d'interprĂ©tation de l'architecture et du patrimoine est en cours d'Ă©laboration, permettant aux visiteurs de plus en plus nombreux de dĂ©couvrir rĂ©guliĂšrement ce chef-d'Ɠuvre de fer. Des visites sont organisĂ©es rĂ©guliĂšrement toute l'annĂ©e.

    • les Halles de ChambĂ©ry : il s'agit d'un exemple d'architecture en bĂ©ton, rĂ©alisĂ©es par les architectes Pierre et Raymond Bourdeix. La particularitĂ© de la structure est de prĂ©senter Ă  l'intĂ©rieur du marchĂ© couvert une dalle supportĂ©e par des poutres de grande portĂ©e avec des jambes de force en bĂ©ton armĂ© (systĂšme Hennebique), sans aucun point d'appui intermĂ©diaire. Le marchĂ© couvert et le marchĂ© de plein air s'y tiennent deux fois par semaine. Les Halles ont fait l'objet d'un concours d'architecture pour la rĂ©alisation d'un centre commercial moderne. Le projet choisi permettra de mettre en valeur la structure existante, et sa rĂ©alisation a Ă©tĂ© achevĂ©e en novembre 2011 ;
    • les anciennes archives dĂ©partementales : ce bĂątiment a Ă©tĂ© conçu par l'architecte Roger PĂ©triaux et construit en 1936[292]. Il est labellisĂ© « patrimoine du XXe siĂšcle ». Ce bĂątiment Ă©tait destinĂ© Ă  abriter l'ensemble des archives dĂ©partementales, d'oĂč son nom. Il a Ă©tĂ© transformĂ© en bureaux pour certains services du conseil dĂ©partemental.

    Culte catholique

    Chapelles

    • Chapelle de la Croix-Rouge, rue du Genevois, Hauts de ChambĂ©ry.
    • Chapelle funĂ©raire de la famille de Boigne, rue Burdin Ă  l'ancien cimetiĂšre de LĂ©menc.
    • Chapelle du Carmel, boulevard de LĂ©menc.
    • Chapelle Saint-BenoĂźt de la maison de retraite, rue du Laurier, Faubourg MontmĂ©lian.
    • Chapelle Vaugelas du lycĂ©e, rue Jaen-Pierre-Veyrat, centre-ville.
    • Chapelle Saint-Ombre, place Paul-Vachez, ChambĂ©ry-le-Vieux.
    • Chapelle de l'Ă©cole Sainte-GeneviĂšve, rue Victor-Hugo, centre-ville.
    • Chapelle de la maison diocĂ©saine, chemin du Glu, MĂ©rande.
    • Chapelle du Bon Pasteur, rue du Bon-Pasteur, centre-ville.
    • Chapelle du Calvaire, chemin du Calvaire, LĂ©menc.
    • Chapelle Notre-Dame de Lourdes, chemin des Gentianes, Chantemerle.

    Culte musulman

    • MosquĂ©e Al Warithine, avenue Landiers.
    • MosquĂ©e Tawba, rue du Genevois, Hauts de ChambĂ©ry.

    Culte protestant/évangélique

    • Temple rĂ©formĂ©, rue de la Banque, centre-ville.
    • Église Ă©vangĂ©lique baptiste, route de l'Épine, Chamoux.
    • Église Ă©vangĂ©lique pentecĂŽtiste, rue François Cachoud, Bissy.
    • Église Ă©vangĂ©lique, rue de la Croix Rouge, Hauts de ChambĂ©ry.
    • Église Ă©vangĂ©lique SiloĂ©, boulevard de LĂ©menc.

    Culte millénariste

    • Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, avenue Leclerc, centre-ville.
    • Salle du royaume des tĂ©moins de jĂ©hovah, avenue Daniel Rops, Hauts de ChambĂ©ry.

    Espaces verts

    Le parc du Clos Savoiroux.
    Sentier le long de la falaise des Monts.

    Chambéry est une ville fleurie récompensée par trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[293].

    Parmi les principaux espaces verts se trouvent :

    • les squares : le square Vaugelas, le square Paul-Vidal, le square AndrĂ©-Tercinet, le square Jacques-Lovie, le square Pierre-Aglietta, le square du Petit-Paris, le square M. Migeon, le square Robert-Marcon, le square Jules-Daisay, le square d'Albstadt, le square Jules-Gauthier, le square Hudry-Menos.
    • les parcs et jardins :
      • le jardin/parc du Verney qui est le plus ancien espace vert de la ville ;
      • le Clos Savoiroux oĂč se trouve le monument de la victoire (rĂ©pertoriĂ© Ă  l'inventaire rĂ©gional des parcs et jardins[294]) ;
      • le parc de la Calamine se trouvant au pied du vallon des Charmettes ;
      • le jardin botanique, le Jardin du MusĂ©e situĂ© en contrebas du chĂąteau des Ducs de Savoie ;
      • le jardin du Mas-Barral qui possĂšde une centaine d'arbres de 50 essences ;
      • le Talweg, parc de 43 hectares oĂč peut se pratiquer la gymnastique, le football, les jeux de boules, ou simplement la promenade. Une aire multisports y est installĂ©e ;
      • le parc de Buisson Rond, situĂ© pour partie Ă©galement sur la commune de Barberaz, traversĂ© par l'Albanne (rĂ©pertoriĂ© Ă  l'inventaire rĂ©gional des parcs et jardins[295]). Le chĂąteau de Buisson-Rond est situĂ© dans le parc[296].
    • Autres :

    Gastronomie

    Vue sur le sud de Chambéry en arriÚre-plan, depuis les vignobles de Saint-Jeoire-Prieuré.

    La gastronomie chambérienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir local et des alpages montagnards, essentiellement des Bauges.

    Outre la célÚbre fondue savoyarde, on s'y plaßt à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets[299], la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes[300]
 En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles. Mais aussi la truffe en chocolat qui fut inventée par Louis Dufour, un pùtissier chambérien, en décembre 1895[301]. Les tables de Chambéry arborent aussi, bien entendu, les fromages savoyards comme l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyÚre de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagÚres.

    La tombe de la famille Coutin, Auguste « en mémoire » au sommet.

    Les forĂȘts environnantes et les montagnes de moyenne altitude, telles que le mont Granier en Chartreuse ou les Bauges, offrent des produits trĂšs apprĂ©ciĂ©s par les habitants. On y trouve des champignons, notamment des cĂšpes, des bolets, des chanterelles, des morilles, des rosĂ©s des prĂ©s et bien d'autres. Dans la cluse de ChambĂ©ry, plusieurs vignobles sont Ă©galement prĂ©sents au sud de la commune, produisant des vins de terroirs, employĂ©s dans de nombreuses spĂ©cialitĂ©s comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc. Ainsi, on retrouve prĂšs de ChambĂ©ry le vignoble d'Apremont, le vignoble de Chignin, le vignoble d'Arbin et d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale on consomme la plupart des vins de Savoie[302].

    En matiÚre d'alcool, la ville est également à l'origine de vins et spiritueux tels le Vermouth, qui servi avec de la liqueur de fraise devient la Chambéryzette, fabriqués par Dolin à Chambéry[303].

    Enfin, la ville dispose de nombreux brasseries ou restaurants gastronomiques[304], dont un distinguĂ© par le Guide Michelin (le ChĂąteau de Candie[305]). Par ailleurs, le cuisinier aux entrĂ©es du Restaurant Ă  la carte du Titanic, Auguste Coutin, Ă©tait ChambĂ©rien. Il disparut tragiquement lors du naufrage du navire le [306]. Un nombre important de restaurants, outre ceux situĂ©s dans le centre ancien, sont Ă©galement prĂ©sents sur l’avenue de Lyon, au niveau de la place Monge, de la place de l'Europe et du CarrĂ© Curial.

    L'année 2014 à Chambéry a été par ailleurs dédiée au goût et à la gastronomie, avec le programme « Chambéry, une ville à croquer »[307].

    Patrimoine culturel

    Une maison des jeunes et de la culture a été créée le 8 décembre 1945 ; à partir de mai 1946, elle propose quelques activités (art dramatique, modelage, masques, anglais, allemand, sténographie, dessin, échecs, ski...), davantage de sport à partir des années 1955-1965. Le 3 février 1967, l'actuel bùtiment (regroupant la MJC et le foyer de jeunes travailleurs) est inauguré, rénové en 2010. En juillet 2014, l'association est placée en redressement judiciaire, levé en septembre 2015[308].

    Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune de Chambéry. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thÚmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie[309] (SSHA), fondée à Chambéry en 1855, l'association des Amis de Joseph et Xavier de Maistre ainsi que la Société des Amis du Vieux Chambéry[310].

    L'Espace culturel André Malraux est accolé à la MédiathÚque Jean-Jacques Rousseau. L'escalier monumental permet l'accÚs au théùtre.
    Le musée des Beaux-Arts de Chambéry, dans l'ancienne halle aux grains de la ville.

    Musées et galeries

    • MusĂ©e des Beaux-arts : SituĂ© dans une ancienne halle aux grains construite au dĂ©but du XIXe siĂšcle appelĂ© la « Grenette », le musĂ©e a Ă©tĂ© installĂ© en 1889. SupervisĂ© par l’architecte François Pelaz, les travaux mĂšnent Ă  dĂ©molir une partie du bĂąti pour ne conserver que le rez-de-chaussĂ©e. D’abord amĂ©nagĂ© comme un musĂ©e-bibliothĂšque, le bĂątiment devient entiĂšrement musĂ©e en 1992 lors de la crĂ©ation de la mĂ©diathĂšque Jean-Jacques Rousseau. Le musĂ©e hĂ©berge des expositions temporaires ainsi qu’une collection permanente. Le rez-de-chaussĂ©e accueille aujourd’hui la boutique cafĂ© Hector[311].
    • Maison Jean-Jacques Rousseau – les Charmettes: InstallĂ© entre 1736 et 1742 aux Charmettes avec son amante Madame de Warens, Jean-Jacques Rousseau dira qu’il a « joui d’un siĂšcle de vue et d’un bonheur pur et plein » en l’espace de ces quelques annĂ©es. Devenues lieu de pĂšlerinage aprĂšs la mort de Rousseau, les Charmettes seront habitĂ©es par Georges-Marie Raymond qui ouvrira ses portes aux visiteurs au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Le bĂątiment dĂ©tient aujourd’hui le label « Maison des Illustres »[312].
    • Galerie Eureka : Le centre de culture scientifique de la Ville de ChambĂ©ry propose des expositions permanentes et temporaires sur le thĂšme de la science. Les espaces dĂ©couvertes permettent une approche ludique et interactive de sujets parfois complexes[313].
    • MusĂ©e d’histoire naturelle de ChambĂ©ry : Venant Ă  l'origine de la SociĂ©tĂ© d'Histoire Naturelle, le musĂ©e d'Histoire naturelle voit le jour en 1846 dans la maison des jardiniers du chĂąteau des Ducs de Savoie. La collection contient des mammifĂšres et des oiseaux des Alpes ainsi que des fossiles, rĂ©unissant en tout 120 000 spĂ©cimens[314].
    • MusĂ©e savoisien : Le musĂ©e dĂ©partemental d’histoire et des cultures de la Savoie hĂ©berge une collection permanente d'objets du patrimoine savoyard ainsi que des expositions temporaires[315].
    • La Maison des parcs et de la montagne : Elle centralise les ressources environnementales relatives Ă  la Savoie telles que les explorations des sites naturels, la mise en valeur des paysages, les actions entreprises, les enjeux des parcs naturels rĂ©gionaux de la Chartreuse, du Massif des Bauges et du parc national de la Vanoise[316].
    • La rotonde ferroviaire : Construite au dĂ©but du XXe siĂšcle, elle hĂ©berge aujourd'hui les locomotives Ă©lectriques historiques. Construite en 4 ans de 1906 Ă  1910, la rotonde de 108 m de diamĂštre pouvait contenir jusqu'Ă  72 locomotives. Elle est endommagĂ©e en 1944 lors de la guerre par des bombardements. En 1984, elle reçoit le titre de monument historique ce qui la protĂšge de toute destruction potentielle et permet mĂȘme d'ĂȘtre restaurĂ©e par la SNCF[317].
    • L'hĂŽtel de Cordon, centre d'interprĂ©tation de l'architecture et du patrimoine, 71 rue Saint-RĂ©al, lieu de dĂ©part des visites de la ville effectuĂ©es par les guides-confĂ©renciers de ChambĂ©ry ;
    • La galerie du Larith, pour les expositions d'art contemporain ;
    • La galerie l'Antichambre, 15 rue de Boigne ;
    • La galerie Ruffieux-Bril, rue Basse-du-ChĂąteau.

    BibliothÚques et médiathÚques

    • MĂ©diathĂšque Jean Jacques Rousseau et bibliothĂšque Georges Brassens : Ces espaces proposent plus de 250 000 documents Ă  emprunter. Il est possible d’emprunter 25 documents pour 28 jours dans chaque bibliothĂšque. De plus, les espaces offrent des ateliers multimĂ©dia et des expositions. Avec un taux d’activitĂ© Ă©quivalent Ă  celui d’une ville deux fois plus grande, les bibliothĂšques sont de vĂ©ritables espaces de dĂ©mocratisation culturelle Ă  ChambĂ©ry. La Ville compte Ă©galement cinq bibliothĂšques associatives de quartier se trouvant Ă  Bellevue, Ă  Bissy, au Biollay, Ă  Chantemerle et Ă  MĂ©rande[318].
    • Camberi@ : Cette bibliothĂšque numĂ©rique patrimoniale offre l’accĂšs Ă  plusieurs milliers de documents historiques de la ville de ChambĂ©ry. Cartes, plans, manuscrits mĂ©diĂ©vaux, estampes, cartes postales, archives, partitions de musique
 Camberi@ permet de dĂ©couvrir le patrimoine historique de la ville[319].
    • BibliothĂšque voyageuse : Depuis 2007, cette bibliothĂšque itinĂ©rante assure un service hors les murs afin de toucher les publics qui frĂ©quentent peu les bibliothĂšques. Les interventions de la bibliothĂšque voyageuse se font en lien avec les maisons de retraite, structures petite enfance, foyers de personnes handicapĂ©es, rĂ©sidences sociales, maison d’arrĂȘt


    Théùtre et salles de spectacles

    • ThĂ©Ăątre Charles Dullin - Centre culturel Voltaire : ElaborĂ© par l'architecte Charles-Bernard Pellegrini, le thĂ©Ăątre est construit en 1824. Cependant un incendie le dĂ©truit quasi entiĂšrement en 1864, ainsi le thĂ©Ăątre actuel date de 1866. Le bĂątiment possĂšde le label scĂšne nationale et est classĂ© monument historique depuis 1986.
    • Le ScarabĂ©e : PerchĂ©e sur les Hauts-de-ChambĂ©ry, cette salle accueille des concerts et spectacles en tout genre. Les associations locales sont invitĂ©es Ă  se produire ainsi que les Ă©coles et collĂšges de la ville pour leurs spectacles de fin d’annĂ©e. La salle dispose de 600 places au total sur une surface de 450 m2[320].
    • Espace Malraux : SituĂ© prĂšs du CarrĂ© Curial, cette espace a Ă©tĂ© construit en 1987 d'aprĂšs les plans de l'architecte Mario Botta. ScĂšne nationale tout comme le thĂ©Ăątre Charles Dullin, l'espace Malraux accueille des spectacles de danse, de musique et de thĂ©Ăątre. DotĂ© d'une salle de 950 places, d'une scĂšne de 450 m2, d'une salle de rĂ©pĂ©tition, un cinĂ©ma Art et Essai (CinĂ©Malraux), deux salles d'exposition, des salles de rĂ©union ainsi qu'un tiers-lieu "La Base". L'espace Malraux est gĂ©rĂ© par une association, l'AMCCS, et est financĂ© par l’État et les collectivitĂ©s locales[321].
    • Centre de CongrĂšs le ManĂšge : Dans un ancien manĂšge de cavalerie de l'Ă©poque Sarde, le centre contient des espaces plurifonctionnels sur deux niveaux, pour accueillir des congrĂšs, sĂ©minaires, conventions, salons de 100 Ă  400 personnes. ComposĂ© d'une grande verriĂšre, d'un amphithĂ©Ăątre de 400 places, de 8 salles de rĂ©unions et d'une grande salle de 700 m2 pour accueillir l'espace restauration et/ou exposition[322].
    • Le Phare : InaugurĂ© en 2009, cette espace accueille des manifestations de grande ampleur telles que des compĂ©titions sportives de niveau national voire international et des spectacles d’artistes renommĂ©s[323].

    Art et musique

    • La CitĂ© des Arts : La crĂ©ation de la citĂ© des arts est nĂ©e d’un besoin d’équipements adaptĂ©s pour l’École Nationale de Musique, de Danse et d’art Dramatique ainsi que l’École Municipale d’Art. Le but Ă©tait de regrouper ces Ă©coles dans de nouveaux locaux pouvant Ă©galement accueillir des associations artistiques. Le chantier de construction commence en 1999 en bordure du parc du Verney. Le bĂątiment fait 10 800 m2 et dispose d’un auditorium de 220 places, de 3 studios de danse, de 2 ateliers pour les arts dramatiques, d’une soixantaine de salles de cours, d’une mĂ©diathĂšque, d’un espace d’exposition, d’une salle de musique actuelle et d’une salle de musiques actuelles[324].
    • L’artothĂšque : Ce fonds d’Ɠuvre d’art destinĂ©es au prĂȘt compte plus de 480 piĂšces, principalement des estampes, des photographies et des dessins. Le fonds dispose d’Ɠuvres d’artistes internationaux, nationaux et locaux. Le but est de promouvoir l’art en le rendant accessible au plus grand nombre[325].

    Cinémas et tournages

    Le 7e art a sa place au sein de la citĂ© ducale. ChambĂ©ry compte plusieurs cinĂ©mas dont l’AstrĂ©e, le Forum, Curial, et le multiplexe PathĂ© Les halles.

    La ville de Chambéry a hébergé de nombreux tournages de films[326]:

    Personnalités natives de Chambéry ou liées à la commune

    Claude Favre de Vaugelas.
    Jean-Jacques Rousseau.
    Olivier Giroud.

    Voici ci-dessous un aperçu des personnalités les plus significatives ayant un attachement particulier à la ville :

    HĂ©raldique

    Armes de Chambéry

    Les armes de Chambéry se blasonnent ainsi : De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'or.

    Cette ville, ancienne capitale du duchĂ© de Savoie, possĂšde des armoiries de patronage, c'est-Ă -dire que, par concession de ses anciens princes, elle porte leurs armes, mais brisĂ©es. Ces armoiries ont dĂ» ĂȘtre octroyĂ©es Ă  la ville de ChambĂ©ry dans la premiĂšre moitiĂ© du XVIIe siĂšcle[331].

    La devise, Custodibus istis (Par ces gardiens), semble avoir trait à la haute protection des ducs de Savoie qui, de leur grande autorité, appuyaient les droits de leur capitale et en devenaient les gardiens, ou bien à leur action de gardiens des cols des Alpes.
    Armes de Chambéry avec ornements

    Pour approfondir

    Ouvrages sur Chambéry

    • Christian Sorrel (dir.), Michel Brocard, Bernard Demotz, AndrĂ© Palluel-Guillard, Pierre PrĂ©au et Jean Prieur, Histoire de ChambĂ©ry, Privat, (ISBN 2-70898-303-2)
    • François Juttet (dir.) et Guides-confĂ©renciers de ChambĂ©ry, ChambĂ©ry : Lecture d'une ville, Éd. Comp'Act, , 448 p. (ISBN 2-87661-374-3)
    • François Juttet, ChambĂ©ry un patrimoine Ă  dĂ©couvrir, Association des Guides-ConfĂ©renciers, 2016, 112 pages (ISBN 979-10-90309-01-2)
    • Monique Dejammet et AndrĂ© Palluel-Guillard, ChambĂ©ry Ă  la Belle Époque, la Fontaine de SiloĂ©, (ISBN 2-84206-231-0)
    • Jean-Olivier Viout et Claude Fachinger, ChambĂ©ry intime, Alan Sutton, (ISBN 2-84253-661-4)
    • Gabriel PĂ©rouse, Le Vieux ChambĂ©ry, Pyremonde,
    • Collectif, ChambĂ©ry, un carrefour alpin, GlĂ©nat, coll. « l’Alpe » (no 59),
    • Monique Dacquin, ChambĂ©ry d'antan, HervĂ© Chopin Éditions, 2014, 94 pages (978-2357201859)

    Autres ouvrages

    • Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire Ă©tymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie GuĂ©nĂ©gaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 134b sous Cambayrac
    • MichĂšle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et AndrĂ© Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes, vol. 1 : ChambĂ©ry et ses environs. Le Petit Bugey, Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 19-125. (lire en ligne)
    • Charles Rostaing, Les noms de lieux, coll. « Que sais-je ?, Presses universitaires de France », , 10e Ă©d., chap. II (« les Ligures »), p. 31
    • Adolphe Gros, Dictionnaire Ă©tymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de SiloĂ© (rĂ©impr. 2004) (1re Ă©d. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 100, article « ChambĂ©ry ».

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
    2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    4. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    6. Les données fournies par l'organisme Savoie Mont Blanc prend en compte l'ensemble des établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hÎtellerie, ainsi que les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[274].
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aĂ©riennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ). Pour comparer l'Ă©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne sĂ©parative verticale et la dĂ©placer Ă  droite ou Ă  gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenĂȘtres en haut Ă  gauche de l'Ă©cran.

    Références

    1. Réjane Brondy, Bernard Demotz, Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, tome II : La Savoie de l'an mil à la Réforme, Ouest-France Université, Rennes, 1984, page 158.
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    3. Franck Bourdier, « La cluse de ChambĂ©ry pendant le quaternaire », Les Études rhodaniennes, vol. 15, nos 1-3,‎ , p. 101-118 (DOI 10.3406/geoca.1939.6549, lire en ligne [PDF]).
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    8. Meteo Paris, « Météo Chambery (73000 - FR) - 1er site météo pour Chambéry et sa région - previsions gratuites à 15 jours », sur www.meteo-chambery.com (consulté le )
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    11. Frédéric Decker, MeteoNews, « Pluviométrie record ce mois de juillet 2014 », sur meteonews.fr, (consulté le ).
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