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Bayonne

Bayonne (en basque et en gascon : Baiona[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France et l’une des deux sous-prĂ©fectures du dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, en rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine. La ville est situĂ©e au point de confluence de l'Adour et de la Nive, non loin de l'ocĂ©an Atlantique, aux confins nord du Pays basque et sud de la Gascogne, lĂ  oĂč le bassin aquitain rejoint les premiers contreforts du piĂ©mont pyrĂ©nĂ©en. Elle est frontaliĂšre au nord avec le dĂ©partement des Landes, et la limite territoriale franco-espagnole se situe Ă  une trentaine de kilomĂštres au sud.

Bayonne
Bayonne
Le centre historique.
Blason de Bayonne
Blason
Bayonne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
(sous-préfecture)
Arrondissement Bayonne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
(siĂšge)
Maire
Mandat
Jean-René Etchegaray (RE)
2020-2026
Code postal 64100
Code commune 64102
DĂ©mographie
Gentilé Bayonnais
Population
municipale
52 006 hab. (2020 en augmentation de 7,95 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 2 399 hab./km2
Population
agglomération
260 761 hab. (2020)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 43° 29â€Č 37″ nord, 1° 28â€Č 30″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 55 m
Superficie 21,68 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Bayonne (partie française)
(ville-centre)
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune-centre)
Élections
DĂ©partementales Cantons de Bayonne-1, Bayonne-2 et Bayonne-3
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives CinquiĂšme circonscription
Localisation
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Bayonne
Liens
Site web www.bayonne.fr

    Le site sur la rive gauche de la Nive et de l'Adour est probablement occupĂ© avant l'AntiquitĂ© et une enceinte fortifiĂ©e est attestĂ©e au Ier siĂšcle, Ă  l'Ă©poque oĂč les Tarbelli occupent le territoire. Des Ă©tudes archĂ©ologiques ont confirmĂ© la prĂ©sence d’un castrum romain, place forte de Novempopulanie, Ă  la fin du IVe siĂšcle, avant que la citĂ© ne devienne vasconne.

    En 1023, Bayonne est la capitale du Labourd, et s'Ă©tend au XIIe siĂšcle vers et au-delĂ  de la Nive, alors qu'est construit le premier pont sur l'Adour. La ville, Ă  la suite du mariage d'AliĂ©nor d'Aquitaine avec Henri PlantagenĂȘt, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie et futur roi d'Angleterre, prend une importance militaire et surtout commerciale, grĂące aux Ă©changes maritimes avec l'Angleterre. Elle est sĂ©parĂ©e de la vicomtĂ© du Labourd en 1177 par Richard CƓur de Lion. Ce dernier confirme ou instaure un certain nombre de droits ou de libertĂ©s Ă  la cathĂ©drale comme aux habitants[2]. En 1451, la ville est prise par la Couronne de France, au terme de la guerre de Cent Ans. La perte des Ă©changes avec les Anglais et l'ensablement du fleuve, puis le dĂ©placement de celui-ci vers le nord, l'affaiblissent ; le quartier de Saint-Esprit se dĂ©veloppe nĂ©anmoins, grĂące Ă  l'arrivĂ©e d'une population juive fuyant l'Inquisition espagnole. Bayonne doit Ă  cette communautĂ© sa notoriĂ©tĂ© dans le domaine du chocolat. Le cours de l'Adour est modifiĂ© en 1578 sous la direction de Louis de Foix, et le fleuve retrouvant son embouchure antĂ©rieure, redonne au port de Bayonne l’activitĂ© perdue pendant plus de cent ans. Au XVIIe siĂšcle, la ville est fortifiĂ©e par Vauban. En 1814, Bayonne et ses environs sont le thĂ©Ăątre de combats entre les troupes napolĂ©oniennes et la coalition hispano-anglo-portugaise emmenĂ©e par le duc de Wellington ; la ville subit alors son ultime siĂšge.

    En 1951 est dĂ©couvert le gisement de gaz de Lacq dont le soufre fatal extrait et le pĂ©trole associĂ© sont expĂ©diĂ©s depuis le port de Bayonne. Durant la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, de nombreux grands ensembles sont construits, formant de nouveaux quartiers en pĂ©riphĂ©rie, et la ville s'Ă©tend jusqu'Ă  constituer une conurbation avec Anglet et Biarritz ; cette agglomĂ©ration devient le cƓur d'une vaste aire urbaine basco-landaise.

    Bayonne est, en 2016, une commune de plus de 50 000 habitants, la principale de l'aire urbaine de Bayonne oĂč elle cĂŽtoie Anglet et Biarritz. MalgrĂ© ses influences mĂ©tisses, elle est aujourd'hui reconnue comme la principale ville du Pays basque français. Important maillon de l'eurocitĂ© basque Bayonne - San SebastiĂĄn, elle joue le rĂŽle de capitale commerciale et touristique du bassin de l'Adour (la capitale industrielle et administrative Ă©tant Pau). L'industrie moderne — mĂ©tallurgie et produits chimiques — a pu s'y implanter, grĂące aux possibilitĂ©s d'approvisionnement et d’expĂ©ditions par mer de son port. Mais ce sont surtout les activitĂ©s de services qui, aujourd’hui, reprĂ©sentent le plus grand gisement d’emplois. Bayonne est Ă©galement une capitale culturelle, ville aux influences basques et gasconnes forte d’un riche passĂ© historique. Son patrimoine rĂ©side dans son architecture, la diversitĂ© des collections de ses musĂ©es, mais aussi dans ses spĂ©cialitĂ©s gastronomiques ou ses Ă©vĂ©nements traditionnels comme les cĂ©lĂšbres fĂȘtes de Bayonne.

    GĂ©ographie

    Localisation

    Bayonne est située au sud-ouest du territoire français, à la frontiÚre occidentale entre le Pays basque et la Gascogne, dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine. Elle s'est développée à la confluence de l'Adour et de son affluent en rive gauche, la Nive, à km de la cÎte atlantique actuelle.

    La commune fait partie de la province basque du Labourd.

    Communes limitrophes

    Plan-masse de Bayonne, jaune sur fond gris.
    Communes limitrophes de Bayonne.

    GĂ©ologie et relief

    Bayonne occupe un territoire caractĂ©risĂ© par un relief plat Ă  l'ouest, ainsi qu’au nord en direction de la forĂȘt landaise, tendant Ă  s'Ă©lever lĂ©gĂšrement quand on se dirige vers le sud et l'est, c'est-Ă -dire vers la zone pyrĂ©nĂ©enne basque. Elle s’est fixĂ©e et s’est dĂ©veloppĂ©e au point de confluence de l’Adour et la Nive, situĂ© Ă  6 kilomĂštres de l’ocĂ©an[PH 1]. Ce point de rencontre des deux cours d’eau coĂŻncide avec un rĂ©trĂ©cissement de la vallĂ©e de l’Adour. En amont de ce point, la plaine alluviale s’étend sur prĂšs de trente kilomĂštres de long et trois de large jusqu’à Tercis-les-Bains et Peyrehorade, et se caractĂ©rise par des barthes marĂ©cageuses, soumises Ă  l’influence des crues et des fortes marĂ©es[Note 1]. En aval de ce point, le fleuve a façonnĂ© un large lit dans les sables dunaires. Le goulet situĂ© Ă  la confluence prend donc toute son importance.

    L’occupation de la butte qui domine ce rĂ©trĂ©cissement de la vallĂ©e, s’est dĂ©veloppĂ©e par la conquĂȘte progressive des basses terres, par l’intermĂ©diaire de remblaiements et de l’aggradation du sol inondable[PH 2].

    La Nive a jouĂ© un rĂŽle prĂ©pondĂ©rant dans la mise en place du rĂ©seau hydrographique de Bayonne, au cours des temps gĂ©ologiques rĂ©cents, ainsi que dans la formation des terrasses alluviales qui constituent le sous-sol bayonnais, situĂ©es sous les accumulations superficielles de limons et de sables Ă©oliens[PH 3]. En effet, le rĂ©seau de drainage du piĂ©mont pyrĂ©nĂ©en occidental a Ă©voluĂ© fortement au Quaternaire, et d’une direction sud-est - nord-ouest s’est orientĂ© d’est en ouest. L’Adour a alors Ă©tĂ© capturĂ© par les gaves et le systĂšme Adour - gaves par la Nive, d’oĂč l’émergence d’un nouveau tracĂ© du bas-Adour et la confluence Adour - Nive. Cette capture a pu ĂȘtre datĂ©e du dĂ©but du Quaternaire rĂ©cent (−80 000 ans)[PH 3].

    Avant cette capture, la Nive avait dĂ©posĂ© des galets mindĂ©liens, de gros et moyens calibres, qui ont ralenti l’érosion des Ă©minences et participĂ© Ă  contenir les hauteurs, Ă  l’origine du goulet bayonnais. AprĂšs le dĂ©pĂŽt de la terrasse alluviale la plus basse (altitude 10 Ă  15 mĂštres au Grand Bayonne), l’Adour a fixĂ© son cours infĂ©rieur[PH 3].

    PostĂ©rieurement Ă  ces dĂ©pĂŽts est intervenue la remontĂ©e du niveau marin, datĂ©e de l’HolocĂšne (de -15 000 Ă  −5 000 ans), qui explique l’envahissement des basses vallĂ©es par des sables fins, des vases et des tourbes, sur une Ă©paisseur de plus de 40 mĂštres sous les lits actuels de l’Adour et de la Nive Ă  Bayonne. Ces mĂȘmes dĂ©pĂŽts se sont Ă©talĂ©s dans les barthes[PH 2].

    Ainsi, au Quaternaire rĂ©cent s'est formĂ©e la physionomie topographique que nous connaissons aujourd’hui, c’est-Ă -dire un ensemble de hauteurs dominant des basses terres marĂ©cageuses. Le promontoire de Bassussarry - Marracq, ultime avancĂ©e du piĂ©mont labourdin, venant mourir Ă  la butte du Grand Bayonne, en est l’illustration. De mĂȘme, sur la rive droite de la Nive, les hauteurs du ChĂąteau-Neuf (butte de Mocoron) rencontrent la derniĂšre avancĂ©e du plateau de Saint-Pierre-d'Irube (altitude 30 Ă  35 mĂštres)[PH 2]. Sur la rive droite de l’Adour, les hauteurs de Castelnau — aujourd'hui de la citadelle, altitude 35 Ă  40 mĂštres — et du Fort — actuellement de Saint-Esprit, altitude 20 Ă  25 mĂštres — se dressent au-dessus des barthes de l'Adour et de la Nive, du Bourgneuf, de Saint-FrĂ©dĂ©ric et de Sainte-Croix, de l’Aritxague et des Pontots[PH 2].

    La superficie de la commune est de 2 168 hectares ; son altitude varie entre 0 et 55 mĂštres[4].

    Hydrographie

    Vue d’une riviùre, avec un quai en premier plan, des bñtiments en arriùre plan et un ciel bleu envahi de cumulus.
    La confluence de l'Adour et de la Nive depuis la rive droite de l'Adour.
    Embouchure de la Nive Ă  Bayonne en 1843, par EugĂšne de Malbos

    La ville est traversĂ©e par l'Adour[5]. Ce fleuve, qui fait partie du rĂ©seau Natura 2000, prend sa source dans le massif pyrĂ©nĂ©en du pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet (Hautes-PyrĂ©nĂ©es), traverse Tarbes (Hautes-PyrĂ©nĂ©es) et Dax (Landes) pour se jeter dans l'ocĂ©an Atlantique aprĂšs Bayonne, Ă  Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques pour la rive gauche[6] - [7], aprĂšs avoir parcouru 308 km.

    Outre la Nive qui conflue en rive gauche de l’Adour aprĂšs 79,3 km de cours parfois tumultueux, deux affluents du fleuve le rejoignent sur le territoire de Bayonne, les ruisseaux de Portou et du moulin Esbouc. Des tributaires de la Nive, les ruisseaux de Hillans et d'Urdaintz, arrosent Ă©galement le territoire de la commune[8].

    Climat

    La station météorologique la plus proche est celle de Biarritz - Anglet[9].

    Le climat de Bayonne est relativement semblable Ă  celui de sa voisine Biarritz, dĂ©crit ci-dessous, avec des prĂ©cipitations assez importantes ; le climat ocĂ©anique est dĂ» Ă  la proximitĂ© de l'ocĂ©an Atlantique. La moyenne des tempĂ©ratures en hiver se situe aux alentours de 8 °C et avoisine les 20 °C en Ă©tĂ©. La tempĂ©rature la plus basse relevĂ©e a Ă©tĂ© −12,7 °C le , et la plus Ă©levĂ©e, 40,6 °C le [Note 2] - [10]. Les pluies sur les cĂŽtes basques sont rarement persistantes, exceptĂ© durant les tempĂȘtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durĂ©e.

    Relevé météorologique de Biarritz et sa région pour la période 1961-1990.
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 4,8 5 7 8,5 11,6 14,6 16,7 17 14,5 11,9 7,7 5,5 9,9
    Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
    Température maximale moyenne (°C) 12 12,8 15 16,2 19,6 22,1 24,1 24,7 23,2 20 15,1 12,5 17,4
    Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 0,8 −5,7 −8,5 −12,7
    Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 28,6 34,8 38,7 39,8 37,3 37 32,2 26,1 25,1 39,8
    PrĂ©cipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
    Source : climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990)[11].

    Voies de communication et transports

    Carte des voies de communication de Bayonne.
    Voies de communication (cours d’eau, routes, ponts et voies ferrĂ©es).

    Voies de communication routiĂšres

    Bayonne se trouve Ă  l'intersection des autoroutes A63 (Bordeaux-Espagne) et A64 (vers Pau, Tarbes et Toulouse). La ville est desservie par trois Ă©changeurs. Deux d’entre eux concernent l'A63 : la sortie no 6 (Bayonne Nord) dessert les quartiers nord de Bayonne mais permet Ă©galement un accĂšs rapide au centre alors que la sortie no 5 (Bayonne Sud) donne un accĂšs par le sud et dessert aussi Anglet. La troisiĂšme sortie concerne l'A64 via l'Ă©changeur de Mousserolles (sortie no 1, Bayonne-Mousserolles) ; elle rejoint le quartier du mĂȘme nom mais dessert Ă©galement les communes voisines de Mouguerre et de Saint-Pierre-d'Irube.

    Bayonne Ă©tait traversĂ©e par la route nationale 10, reliant Paris Ă  Hendaye et aujourd’hui dĂ©classĂ©e en route dĂ©partementale 810. La route nationale 117, qui reliait Bayonne Ă  Toulouse, a elle Ă©tĂ© dĂ©classĂ©e en route dĂ©partementale 817.

    Ponts

    Vue de trois arches d’un pont ornĂ© de drapeaux, sur fond de bĂątiments.
    Le pont Saint-Esprit, sur l'Adour.

    Construite Ă  la confluence de l’Adour et de son affluent, la Nive, Bayonne prĂ©sente un ensemble de ponts, qu’ils soient routiers ou ferroviaires, qui relient les diffĂ©rents quartiers.

    En venant de l’amont, on trouve sur l’Adour, le pont de l’A63, puis le pont Saint-FrĂ©dĂ©ric sur lequel passe la RD 810, le pont ferroviaire qui a remplacĂ© le pont Eiffel ou pont de fer, le pont Saint-Esprit et enfin, le pont Grenet. Le pont Saint-Esprit relie le quartier Saint-Esprit au quai Amiral-Bergeret, en amont de la confluence avec la Nive. En 1845, l’ouvrage initialement en bois, est reconstruit en maçonnerie, sur sept arches supportant un tablier de 230 mĂštres[FL 1]. AprĂšs s’ĂȘtre appelĂ© pont de Nemours en l’honneur de Louis d'OrlĂ©ans, seiziĂšme duc de Nemours, qui en avait posĂ© la premiĂšre pierre, le pont est finalement baptisĂ© Saint-Esprit. Jusqu’en 1868, le pont possĂ©dait une travĂ©e mobile, proche de la rive gauche. Il est Ă©largi en 1912 pour faciliter la circulation hippomobile et dĂ©jĂ  automobile[FL 1].

    De l’amont vers l’aval, la Nive est traversĂ©e par le pont de l’A63, le Pont Blanc[Note 3], le pont ferroviaire puis celui de la RD 810, les ponts du GĂ©nie (ou pont Militaire), Pannecau, Marengo[Note 4], dĂ©bouchant sur les halles, et Mayou[Note 5]. Le pont Pannecau, longtemps nommĂ© pont Bertaco fut reconstruit en maçonnerie sous NapolĂ©on III[FL 2]. Selon François Lafitte Houssat, « [
] une ordonnance municipale de 1327 prĂ©voyait l’enfermement de toute femme querelleuse et de mauvaise vie dans une cage de fer plongĂ©e dans l’eau de la Nive depuis le pont. La pratique perdura jusque vers 1780 [
][FL 2] » ; elle portait le nom Ă©vocateur de cubainhade[DN 1].

    RĂ©seau cyclable

    La commune est traversĂ©e par la VĂ©lodyssĂ©e. Des pistes cyclables sont amĂ©nagĂ©es tout le long de la rive gauche de l'Adour, sur une grande partie de la rive gauche de la Nive, et le long de divers axes de la ville, ainsi que certaines bandes cyclables. La ville propose un prĂȘt de vĂ©lo gratuit[12].

    RĂ©seau urbain

    La plupart des lignes du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Bayonne en la reliant aux autres communes du périmÚtre de transport urbain : Anglet, Biarritz, Bidart, Boucau, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[Note 6] - [13]. Les navettes électriques de Bayonne (Centre-ville, Saint-Esprit - Les ArÚnes et Tour de Sault) desservent gratuitement le centre-ville (Grand et Petit Bayonne) en le reliant à plusieurs quartiers et parcs de stationnement.

    Il existe une navette fluviale Txalupa gratuite qui traverse l'Adour reliant Bayonne Mairie, Bayonne Pont Henri-Grenet à la commune de Boucau. Elle dessert, en période estiavle le port de plaisance d'Anglet.

    Le Tram’bus, nouveau bus tout Ă©lectrique, repose sur deux lignes Ă  haut niveau de service de 25,2 kilomĂštres :

    • une ligne est-ouest de Bayonne nord Ă  Biarritz centre (ligne 1) et
    • une ligne nord-sud du centre de Tarnos au sud de Bayonne, vers Bassussary (ligne 2).

    La ligne 1 est en service depuis le 2 septembre 2019. La ligne 2 est entrĂ©e en service partiellement dĂ©but 2020. Le Tram’bus bĂ©nĂ©ficie en partie d’une circulation en site propre, Ă  savoir d’une voie sĂ©curisĂ©e et rĂ©servĂ©e et d’une prioritĂ© aux carrefours, de la mĂȘme façon et dans un environnement similaire Ă  un tramway.

    RĂ©seaux interurbains

    Bayonne est reliée à de nombreuses villes de la moitié ouest du département comme Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Palais par les cars du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques Transports 64, géré par le Conseil départemental. Depuis la restructuration du réseau à l'été 2013, les lignes convergent vers la ville[14]. Bayonne est également desservie par des lignes du réseau départemental des Landes, XL'R[15].

    La ville est aussi une Ă©tape pour les liaisons par bus (Loi Macron) entre l'Espagne, Pau, Tarbes et Toulouse.

    Transport ferroviaire

    La gare de Bayonne, située dans le quartier Saint-Esprit, est une gare importante à la croisée de deux grandes lignes; sur l'axe nord-sud : Bordeaux - Irun (vers l'Espagne) et Toulouse-Bayonne (terminus) sur l'axe est-ouest. Elle est desservie par des trains TGV, Intercités, Intercités de nuit et TER Nouvelle-Aquitaine (sur l'axe nord-sud : vers Hendaye, Saint-Jean-Pied-de-Port, Dax, Bordeaux, et vers l'est : Pau, Lourdes, Tarbes, Toulouse).

    Transport aérien

    Bayonne est desservie par l'aĂ©roport de Biarritz Pays basque (code IATA : BIQ ‱ code OACI : LFBZ), situĂ© sur les territoires des communes d'Anglet et de Biarritz[Note 7].

    La gestion de l’aĂ©roport est assurĂ©e par le syndicat mixte pour l'amĂ©nagement et l'exploitation de l'aĂ©rodrome de Biarritz-Bayonne-Anglet, qui comprend la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, le PĂŽle territorial CĂŽte Basque-Adour, les dĂ©partements des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques et des Landes ainsi que la commune de Saint-Jean-de-Luz. Il assure des liaisons avec Paris-Orly, Paris-CDG, Lyon, Nice, ChĂąteauroux, GenĂšve, Londres Stansted, Birmingham, Berlin, BĂąle Mulhouse, Dublin, Copenhague, Bruxelles. Les compagnies desservant l’aĂ©roport sont, au 28 aoĂ»t 2018, Air France, EasyJet, Finnair, Flybe, Hop !, Ryanair, SAS, Swiss, IGavion, Luxair, Iberia Air nostrum et Volotea[16].

    Il est Ă  noter que dans le sud du Bassin de l'Adour, aux pieds des PyrĂ©nĂ©es, coexistent trois aĂ©roports internationaux : Biarritz Pays basque (plus d'un million de passagers en 2016, en dĂ©veloppement continu), Pau-PyrĂ©nĂ©es (600 000 passagers, mais en recul), Tarbes-Lourdes-PyrĂ©nĂ©es (400 000 passagers, en net dĂ©veloppement).

    Urbanisme

    Typologie

    Bayonne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densitĂ© intermĂ©diaire, au sens de la grille communale de densitĂ© de l'Insee[Note 8] - [17] - [18] - [19]. Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de Bayonne (partie française), une agglomĂ©ration internationale dont la partie française regroupe 30 communes[20] et 260 761 habitants en 2020, dont elle est ville-centre[21] - [22].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est la commune-centre[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 200 000 Ă  moins de 700 000 habitants[23] - [24].

    La commune, bordĂ©e par l'estuaire de l'Adour, est Ă©galement une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[25]. Des dispositions spĂ©cifiques d’urbanisme s’y appliquent dĂšs lors afin de prĂ©server les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre Ă©cologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilitĂ©, en dehors des espaces urbanisĂ©s, sur la bande littorale des 100 mĂštres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prĂ©voit[26] - [27].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des territoires artificialisĂ©s (61,6 % en 2018), en augmentation par rapport Ă  1990 (48,3 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : zones urbanisĂ©es (44,4 %), forĂȘts (17,8 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (11,9 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (7,1 %), terres arables (6,3 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (5,3 %), eaux continentales[Note 10] (4,9 %), eaux maritimes (1,4 %), milieux Ă  vĂ©gĂ©tation arbustive et/ou herbacĂ©e (0,6 %), prairies (0,4 %)[28].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[Carte 1].

    Morphologie urbaine

    Carte des sept quartiers de Bayonne. Aplats de couleurs vives sur fond gris.
    Carte des quartiers (2014).

    La mairie de Bayonne distingue sept quartiers[29] :

    • Polo-Beyris / Saint-Amand sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
    • Saint-LĂ©on / Marracq sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
    • Grand Bayonne sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive, qui contient le ChĂąteau-Vieux et la cathĂ©drale Sainte-Marie ;
    • Petit Bayonne / Mousserolles entre l'Adour et la Nive ;
    • ArĂšnes / AllĂ©es Marines sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
    • Saint-Esprit / Saint-Bernard / Saint-FrĂ©dĂ©ric sur la rive droite de l'Adour, surplombĂ©e par la citadelle ;
    • Habas / Sainte-Croix / Arroussets sur la rive droite de l'Adour.

    Polo-Beyris / Saint-Amand

    Il s’agit d’un quartier pĂ©riphĂ©rique de Bayonne, jonction entre la localitĂ© et Anglet, proche du centre commercial BAB2. Accessible par la RD 810 et sĂ©parĂ© de la ville Ă  l'est par la vallĂ©e empruntĂ©e par le boulevard d'Aritxague, il accueille le groupe scolaire privĂ© Saint-Amand (Ă©cole primaire et collĂšge), l’école privĂ©e ikastola Polo-Beyris, l’église Saint-Amand et une salle polyvalente, dite « de la vie citoyenne », faisant office de centre culturel, au Polo-Beyris. Il correspond approximativement au grand quartier Beyris[Note 11], dont la population Ă©tait en 2010 de 3 973 habitants[InseeN 1].

    Bartholomé Béris était un riche armateur qui développa son activité durant la période anglaise de Bayonne. Outre des propriétés importantes sur Anglet, il possédait le domaine de Beyris auquel il a légué son nom[30].

    Le quartier est chargĂ© d’histoire rĂ©cente, puisqu’en 1937, la ville rachĂšte le terrain de polo, amĂ©nagĂ© au dĂ©but du XXe siĂšcle, pour y construire un collĂšge de jeunes filles. Las, de 1939 Ă  1947, il est transformĂ© en lieu de dĂ©tention pour des rĂ©fugiĂ©s rĂ©publicains espagnols de fĂ©vrier Ă  , des prisonniers de guerre de l’empire colonial français Ă  l’automne 1940 — devenant alors le Frontstalag 222 — des dĂ©tenus politiques et administratifs Ă  partir de , et enfin des prisonniers de guerre allemands en provenance du camp de Gurs Ă  partir du et jusqu’à la fin de 1947, dans ce qui Ă©tait devenu le dĂ©pĂŽt 189[31]. Le quartier doit attendre la fin des annĂ©es 1950 pour reprendre vie, grĂące Ă  la construction d'un premier lotissement communal et d'une Ă©cole[31].

    Saint-LĂ©on / Marracq

    Le quartier Saint-LĂ©on / Marracq est situĂ© au sud de la ville. Il occupe une place particuliĂšre dans l'histoire de Bayonne, puisqu'il recĂšle les vestiges du chĂąteau que NapolĂ©on 1er acheta de ses deniers et occupa du au [32] - [33]. Son territoire correspond au grand quartier Saint-LĂ©on[Note 12], dont la population Ă©tait en 2010 de 6 580 habitants[InseeN 1].

    Le quartier accueille de nombreux Ă©tablissements d'enseignement : conservatoire, lycĂ©es, etc. Le collĂšge Marracq, hĂ©ritier du lycĂ©e de Bayonne, fondĂ© dans les mĂȘmes locaux en 1879, est aujourd’hui l’un des plus grands collĂšges de la rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine.

    Le centre hospitalier de la CĂŽte Basque y est reprĂ©sentĂ© par l’hĂŽpital Saint-LĂ©on, fruit de la politique de grands travaux initiĂ©e par Jules Labat, maire de Bayonne de 1852 Ă  1869, et inaugurĂ© en 1866 par l’impĂ©ratrice EugĂ©nie[FL 3].

    Grand Bayonne

    • Le quartier du Grand Bayonne (sĂ©lection).
    • Vue d'un cours d'eau avec un pont Ă  3 arches, les flĂšches d'une cathĂ©drale en arriĂšre-plan.
      La Nive, vue du pont du Labourd.
    • Vue de deux flĂšches d’une cathĂ©drale de pierre jaune et d'un cloĂźtre.
      Le cloitre de la cathédrale.
    • Vue des façades blanches Ă  pans de bois de bĂątiments de quatre Ă©tages.
      Les quais de la Nive.
    • Vue d'un bĂątiment Ă  façade blanche Ă  croisillons de bois rouge.
      Maison Moulis, rue Poissonnerie.
    • Vue de halles Ă  toit gris, en bordure d’un cours d’eau.
      Les nouvelles halles.

    Ce quartier est le creuset originel de la ville de Bayonne puisqu'il est le lieu oĂč le castrum romain fut implantĂ©. C'est le centre-ville et le quartier commerçant de la ville. Son territoire correspond Ă  l'IRIS Centre-Ville - HĂŽtel de Ville, dont la population Ă©tait en 2010 de 3 853 habitants[InseeN 1]. La place de la LibertĂ© est la plus ancienne de la ville et le dallage reproduit les blasons d'Aquitaine, du Labourd et de Gascogne. Une soixantaine de caves gothiques — ou sostarrainhs[PiH 1] — subsistent dans ce quartier[DN 2] - [Note 13].

    La ville Ă©tait jusqu'au XVIIe siĂšcle sillonnĂ©e de voies d'eau qui servaient au commerce. La rue Port-Neuf Ă©tait un canal, ce qui explique le nom actuel[FL 4]. Les maisons Ă  arcades encadrant cette rue sont construites sur pilotis et sont parmi les plus belles de la ville[PiH 1]. Leurs pans de bois et leurs volets Ă  persiennes sont peints en rouge, marron, vert ou bleu. Les quais de la Nive Ă©taient autrefois le lieu de dĂ©barquement du poisson aprĂšs la pĂȘche[DN 1]. Au bout du quai, on retrouve, dans la rue Tour-de-Sault, deux tours de l'enceinte romaine.

    La rue d'Espagne se distingue par ses maisons hautes et Ă©troites, disposant de deux fenĂȘtres avec des balcons en fer forgĂ©, de colombages et de portes Ă  heurtoirs. C’est rue des Faures — « forgerons » — qu’aurait Ă©tĂ© inventĂ©e la premiĂšre baĂŻonnette[DN 3].

    On retrouve autour du quartier les anciens fossĂ©s et les fortifications successives de la ville. La rue Orbe, oĂč Louis XIV logea au no 9, la rue de la Salie et le boulevard du rempart Lachepaillet ont pris la place de l'ancien fossĂ© assĂ©chĂ© de la ville qui a disparu au XIIe siĂšcle[Note 14]. Par endroits, on retrouve Ă©galement les fortifications ordonnĂ©es par François Ier puis celles de Vauban comme dans la rue des Augustins ou encore sur le boulevard du rempart Lachepaillet.

    Le ChĂąteau-Vieux — Castel Bilh ou encore Castel Bielh[PH 4] — est adossĂ© depuis le XIIe siĂšcle sur deux cĂŽtĂ©s Ă  l’enceinte romaine qui forment un angle droit, et fermĂ© par deux autres courtines de 35 mĂštres de long[Note 15].

    Petit Bayonne / Mousserolles

    AppelĂ© Ă©galement Bourg Neuf, le Petit Bayonne est un quartier populaire et actif, qui fut concĂ©dĂ© aux Ă©vĂȘques en 1152 comme zone franche. Vauban l'engloba dans ses fortifications. LĂ  aussi, le quartier disposait de nombreux canaux qui servaient de voies de communication[EG 1].

    Les maisons sont typiques de la ville, telles celles des quais des corsaires et Galuperie[Note 16]. Ce quartier aux rues étroites, et en grande partie perpendiculaires aux quais, fut le refuge de nombreux Basques espagnols chassés par la montée du franquisme[FL 5].

    On y trouve Ă©galement le musĂ©e basque, le musĂ©e Bonnat-Helleu et le ChĂąteau-Neuf. À partir de 1998, d’importants travaux dĂ©marrent sur les zones aux abords de la zone limitrophe de Mousseroles[34]. Tout d'abord, la rĂ©habilitation de la caserne du GĂ©nie et du bastion Sainte-Claire, voit la crĂ©ation d'un parking couvert et surtout l'installation de l'antenne basque de l’hĂŽtel de dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques. Ce chantier est prolongĂ© par une seconde sĂ©rie de travaux et de constructions[35] qui permet l'installation en 2008 du campus de la Nive de l'universitĂ© de Pau et des pays de l'Adour[36] dont Iker[37], un centre de recherches en Ă©tudes basques et plurilinguisme, partagĂ© avec le CNRS et l'universitĂ© Bordeaux-Montaigne. La porte de Mousserolles est un vestige des remparts construits par Vauban. Le quartier compte Ă©galement l'un des plus anciens trinquets du Pays basque. La rue Marengo aboutit Ă  l’église nĂ©o-gothique Saint-AndrĂ©. La place Paul-Bert accueille les courses de vaches lors des fĂȘtes de Bayonne[DN 4].

    Le quartier Mousserolles est situĂ© sur les reliefs au-dessus du Petit Bayonne, en direction de Saint-Pierre-d'Irube. D'urbanisation plus rĂ©cente, il accueille plusieurs Ă©tablissements de santĂ© et le PĂŽle d'archives de Bayonne et du Pays basque (Archives dĂ©partementales[38]). Les territoires du Petit Bayonne et de Mousserolles correspondent aux IRIS de mĂȘmes noms et de populations respectives 2 508 et 2 376 habitants en 2010, soit 4 884 habitants pour le quartier[InseeN 1].

    ArÚnes / Allées Marines

    Le quartier est situĂ© le long de l’Adour, en aval de la confluence avec la Nive. Son territoire correspond approximativement au grand quartier ArĂšnes[Note 17], dont la population Ă©tait en 2010 de 4 686 habitants[InseeN 1]. Les allĂ©es Marines ont longtemps Ă©tĂ© une zone marĂ©cageuse et le quartier des ArĂšnes, un environnement peu cotĂ© au XIXe siĂšcle. Ils font partie aujourd’hui des valeurs recherchĂ©es de l’immobilier bayonnais[FL 6]. Les allĂ©es furent assainies dĂšs le dĂ©but du XVIIIe siĂšcle par la plantation d’ormes. Plus tard, ce boulevard accueillit le bĂątiment des douanes[FL 7]. Le quartier de Lachepaillet, qui prit le nom des ArĂšnes, domine l’Adour. Les arĂšnes furent inaugurĂ©es le [FL 8]. Elles furent construites en lieu et place d’un espace consacrĂ© aux cultures maraĂźchĂšres et au maĂŻs. Le quartier abritait Ă©galement plusieurs chocolatiers de Bayonne[FL 8].

    Une des particularitĂ©s du quartier est la ligne de Bayonne Ă  AllĂ©es-Marines, courte ligne de chemin de fer qui permet la desserte fret du port de Bayonne. À l’extrĂ©mitĂ© ouest du quartier se situent des zones artisanales et commerciales, telles le Forum.

    Saint-Esprit / Saint-Bernard / Saint-Frédéric

    Saint-Esprit est un quartier ancien, crĂ©Ă© au XIIe siĂšcle sur la rive droite de l’Adour. Il est reliĂ© au reste de la ville par le pont Saint-Esprit qui enjambe le fleuve. L'IRIS Saint-Esprit comptait en 2010 5 342 habitants[InseeN 1]. Son nom vient de ses premiers occupants, les religieux de l'ordre des hospitaliers du Saint-Esprit, Ă  l’origine d'un hospice sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle[FL 9].

    Par la suite, il accueille les juifs sĂ©farades portugais ou marranes fuyant l'Inquisition au XVIe siĂšcle. Ceux-ci introduisent Ă  Bayonne le chocolat, que la France dĂ©couvre en 1615, Ă  l'occasion du mariage de l'infante espagnole Anne d'Autriche avec Louis XIII. Ces familles d'origine portugaise, parmi lesquelles de nombreux apothicaires, armateurs ou nĂ©gociants, seront considĂ©rĂ©es comme citoyennes aprĂšs la RĂ©volution et s’intĂ©greront Ă  la population bayonnaise[FL 9]. BĂąti Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle entiĂšrement sur des pilotis de chĂȘne, l’hĂŽtel Loustau symbolise la rĂ©ussite Ă©conomique des familles juives portugaises installĂ©es dans le quartier[FL 1].

    Commune autonome, appelĂ©e Saint-Esprit-lĂšs-Bayonne, rattachĂ©e en 1790 Ă  l'arrondissement de Dax du dĂ©partement des Landes, Saint-Esprit est intĂ©grĂ©e Ă  Bayonne en 1857[FL 10]. Le quartier est restĂ© longtemps populaire, accueillant Ă©trangers et immigrants. L’atmosphĂšre particuliĂšre du quartier s’est Ă©galement Ă©laborĂ©e Ă  la suite de l’installation des abattoirs, de la prison et de divers entrepĂŽts.

    C'est Ă  Saint-Esprit-lĂšs-Bayonne qu'a lieu le , la premiĂšre course espagnole en France, valant aujourd’hui Ă  Bayonne le titre de « plus vieille place taurine de France »[39]. La gare de Bayonne y est installĂ©e depuis le milieu du XIXe siĂšcle. Initialement construite de bois et de mĂ©tal, elle est remplacĂ©e au dĂ©but du XXe siĂšcle par l’édifice monumental actuel. Sur la colline surplombant le quartier se dresse la citadelle de Bayonne dessinĂ©e par Vauban en 1680 et construite Ă  la fin du XVIIe siĂšcle[40].

    Deux autres monuments historiques de Bayonne sont situĂ©s dans le quartier, l'Ă©glise Saint-Esprit[41], Ă©levĂ©e au rang de collĂ©giale par Louis XI Ă  la fin du XVe siĂšcle et la synagogue construite en 1837 sur les plans de l'architecte Capdeville, Ă  l’emplacement de la maison de RĂ©becca Louis NounĂšs, datant du XVIIIe siĂšcle[42].

    Les quartiers Saint-Bernard et Saint-Frédéric ont une vocation plus commerciale et industrielle. Le premier, à l'ouest de Saint-Esprit, accueille des habitations ainsi que des installations portuaires ; le second, à l'est, est presque entiÚrement destiné à des activités artisanales, industrielles et commerciales.

    Habas / Sainte-Croix / Arroussets

    • Les Hauts de Bayonne (sĂ©lection).
    • Vue en perspective de l’intĂ©rieur d’une Ă©glise, avec une succession d’arches en ogive brisĂ©e.
      L’église Saint-Étienne.
    • Vue d'une façade d’immeuble blanche avec une disposition gĂ©omĂ©trique de fenĂȘtres Ă  quatre et deux vantaux.
      Façade rénovée de la ZUP.
    • Vue d’un Ă©difice religieux avec un toit en ardoises aux courbes modernes.
      L’église Sainte-Croix.

    Ce quartier, rĂ©cemment appelĂ© les Hauts de Bayonne, mais Ă©galement la ZUP lorsqu’on voulait dĂ©signer les rĂ©sidences Marcel Breuer[Note 18], Ă©difiĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 1960, a fait l’objet d’une rĂ©novation importante depuis 2008, dans le cadre du programme national de rĂ©novation urbaine (PNRU)[M 1] - [M 2]. Il accueille de nombreux logements collectifs sociaux, ainsi que les Ă©glises Saint-Étienne et Sainte-Croix.

    Ville de garnison

    Bayonne est une ville de garnison qui a accueilli jusqu'Ă  18 000 militaires[43]. Diverses unitĂ©s ont tenu garnison Ă  Bayonne tels l’état-major de la 36e division d'infanterie en 1939 et 1940 et le 18e rĂ©giment d'infanterie durant la mĂȘme pĂ©riode, le 49e rĂ©giment d'infanterie, pour les pĂ©riodes allant de 1906 Ă  1914 et de 1939 Ă  1940, ainsi que le 18e rĂ©giment de chasseurs parachutistes, le 61e bataillon de transmissions aĂ©roportĂ© (61e BTAP), caserne de la Nive, l'escadron d'instruction du 61e bataillon de commandement et de transmissions (61e BCT), au ChĂąteau-Neuf.

    Créé le , le 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine (1er RPIMa) y tient depuis sa garnison à la Citadelle.

    Logement

    Photographie montrant une façade ocre aux pans de bois apparents peints en rouge.
    Façade d’un Ă©difice du Petit Bayonne.

    En 2011, le nombre total de logements dans la commune Ă©tait de 26 027, alors qu'il Ă©tait de 24 507 en 2006[Insee 1].

    Parmi ces logements, 89,4 % étaient des résidences principales, 4,1 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 14,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 84,0 % des appartements[Insee 2].

    La proportion des rĂ©sidences principales, propriĂ©tĂ©s de leurs occupants Ă©tait de 36,8 %, en hausse sensible par rapport Ă  2006 (33,9 %). La part de logements HLM louĂ©s vides Ă©tait de 17,1 % contre 20,7 %, leur nombre Ă©tant en diminution (3 975 contre 4 626[Insee 3]). Bayonne est, avec Tarnos, l’une des rares communes de l’agglomĂ©ration de Bayonne et du sud des Landes Ă  atteindre le seuil des 20 % de logements locatifs sociaux fixĂ© par l’État au regard de la loi relative Ă  la solidaritĂ© et au renouvellement urbains[44].

    Maisons Ă  Colombages dans le centre de Bayonne.

    Le style architectural du centre historique est représentatif du style urbain de la maison labourdine, aux façades chaulées aux pans de bois apparents peints le plus souvent en rouge brun, mais aussi en vert, gris ou bleu.

    Politiques d’amĂ©nagement

    Photo vue d’avion de Bayonne, avec un pĂ©rimĂštre marquĂ© en rouge.
    PérimÚtre protégé par un plan de sauvegarde et de mise en valeur[M 3].

    Le schĂ©ma de cohĂ©rence territoriale (ou SCOT) de l’agglomĂ©ration de Bayonne et du sud des Landes a Ă©tĂ© approuvĂ©, Ă  l’unanimitĂ©, par le conseil syndical du jeudi [45]. Il concerne, depuis , 48 communes et 6 intercommunalitĂ©s[46], soit 212 000 habitants, plus de 90 000 emplois et plus de 120 000 logements sur un territoire de 95 500 hectares[44]. L'agglomĂ©ration concentre 22 % des emplois des deux dĂ©partements des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques et des Landes, pour 20 % de la population[44].

    Le SCOT s’est fixĂ© pour objectif principal de pouvoir accueillir 35 000 habitants supplĂ©mentaires Ă  l’horizon 2025, ce qui Ă©quivaut Ă  une population de 250 000 habitants[47]. Il doit donc donner les moyens Ă  l’agglomĂ©ration de se pourvoir en 31 500 logements supplĂ©mentaires. Pour rĂ©pondre Ă  cet objectif, il propose d’agir sur l’offre fonciĂšre Ă  vocation Ă©conomique et d’assigner 200 hectares aux besoins des entreprises actuelles et futures du territoire, soit 17 hectares par an. Il adjoint la contrainte de rĂ©duire de 50 % la consommation fonciĂšre par le recentrage du dĂ©veloppement et l’évolution des formes urbaines et l’urbanisation prioritaire des zones permettant d’optimiser les Ă©quipements existants, dont le rĂ©seau d’assainissement collectif.

    En consĂ©quence, le dĂ©veloppement s’appuiera sur celui des communes dites du cƓur d’agglomĂ©ration et sur celui des petites villes de l’intĂ©rieur, en coordonnant le dĂ©veloppement urbain et celui des transports publics, ce qui se traduit pour la zone littorale, Ă  laquelle Bayonne appartient, par la promotion du transport ferroviaire et d’une offre routiĂšre performante. Ces objectifs s’accompagnent de contraintes de dĂ©veloppement durable, en particulier en ce qui concerne la gestion de l’eau et des milieux aquatiques et de l’assainissement collectif[47].

    Un des axes retenus aboutit Ă  dĂ©velopper la fonction Ă©conomique du port de Bayonne, et Ă  assurer son intĂ©gration dans la ville, son intĂ©gration environnementale et son accessibilitĂ©[47]. D’autre part, l’agglomĂ©ration doit organiser le dĂ©veloppement et l’accueil de grands Ă©quipements culturels, sportifs, mĂ©dicaux, administratifs, commerciaux, touristiques et scientifiques. Enfin des zones commerciales de rayonnement supra-territorial doivent ĂȘtre confortĂ©es, concernant en premier lieu l’offre existante sur la zone Bayonne — Anglet — Biarritz par l’intermĂ©diaire du BAB2 et des centres-villes correspondants[47].

    Le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Bayonne, approuvĂ© en 2007, est en cours de rĂ©vision depuis 2014[48] - [M 4]. Bayonne a Ă©galement dĂ©veloppĂ© un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), approuvĂ© en 2007, dans le but de prĂ©server des secteurs dont la valeur historique, architecturale, esthĂ©tique et urbaine justifie une protection au titre de patrimoine d’intĂ©rĂȘt national. Le secteur concernĂ© est dĂ©limitĂ© par le pourtour extĂ©rieur des remparts des Grand et Petit Bayonne ; la sauvegarde de ce secteur a Ă©tĂ© entĂ©rinĂ©e par l’arrĂȘtĂ© interministĂ©riel du [M 3] - [M 5] Les quartiers du Petit Bayonne et du Grand Bayonne bĂ©nĂ©ficient Ă©galement du programme national de revitalisation des quartiers anciens dĂ©gradĂ©s (PNRQAD)[49].

    Risques naturels

    Bayonne est concernĂ©e par un risque d’inondation lente — dite de plaine — liĂ© aux crues de l’Adour et de ses affluents, ainsi qu’à celles de type rapide, de la Nive et de son tributaire, le ruisseau d’Urdainz ; elle fait, Ă  ce titre, partie de l'atlas des zones inondables des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques[50]. Un plan de prĂ©vention du risque inondation a d’ailleurs Ă©tĂ© approuvĂ© par la prĂ©fecture le [M 6].

    Les tempĂȘtes, inondations et autres coulĂ©es de boues ont justifiĂ© la prise d'arrĂȘtĂ©s de catastrophes naturelles rĂ©sultant d'Ă©vĂ©nements survenus en 1992, 1999 et 2009[Note 19] - [M 7]. La localitĂ© est situĂ©e dans une zone de sismicitĂ© modĂ©rĂ©e de niveau 3 sur une Ă©chelle de 1 Ă  5[51].

    L'agglomĂ©ration de Bayonne ne possĂšde pas d’établissement prĂ©sentant des risques de type Seveso sur son territoire. NĂ©anmoins, le port de Bayonne a crĂ©Ă© un comitĂ© local d’information et de concertation (CLIC)[50].

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Les noms de la province basque du Labourd et de la localitĂ© de Bayonne sont attestĂ©s depuis une pĂ©riode ancienne, le toponyme Bayonne s’imposant Ă  la forme latine Lapurdum aprĂšs une pĂ©riode durant laquelle les deux appellations pouvaient tour Ă  tour dĂ©signer la vicomtĂ© ou l’évĂȘchĂ©[52].

    Labourd apparaĂźt sous les formes In provincia Novempopulana tribunus cohortis NovempopulanĂŠ in Lapurdo (Ve siĂšcle, d'aprĂšs la Notitia Dignitatum Imperii datant de 340-420[53]), Lapurdum (VIe siĂšcle, GrĂ©goire de Tours), Sancta Maria Lasburdensis (vers 980, titres du chapitre de Bayonne[54]), lapurdiola — unique citation mĂ©diĂ©vale en basque, datant de 1110[52].

    Labourd et Bayonne furent synonymes et employĂ©s l'un pour l'autre jusqu'au XIIe siĂšcle avant d'ĂȘtre diffĂ©renciĂ©, le premier pour la province et le second pour la ville[55].

    Le toponyme Bayonne est connu sous les graphies baiona (1063 et 1122), baione (1130, 1160 et 1198), Sancta Maria Baionensis, civitas de Baiona et Baione (respectivement début XIIe siÚcle, vers 1140 et début XIIIe siÚcle, cartulaire de Bayonne[56] - [Note 20]), Bayona, et Bayone (respectivement 1248 et 1253, titres de la Camara de Comptos[57]), Bayonne (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins [sic]), Baïonne (XIVe siÚcle, Guillaume Guiart, vers 1864) et Baiona[58] au XIXe siÚcle[Note 21].

    Il rĂ©sulte de l’énumĂ©ration prĂ©cĂ©dente que le nom Baiona ne s'est imposĂ© donc qu'au dĂ©but du XIIe siĂšcle[Note 22]. L'attribution Ă  Bayonne de la Civitas Boatium, Ă©tape mentionnĂ©e dans l'ItinĂ©raire d'Antonin, a, par ailleurs, Ă©tĂ© abandonnĂ©e ; la citĂ© des BoĂŻates correspondrait peut-ĂȘtre Ă  La Teste-de-Buch, mais certainement pas Ă  Bayonne[Note 23].

    Étymologie

    ReprĂ©sentation des pĂȘcheurs basques (blason de Biarritz)

    Baiona est la forme en basque[59] tout autant qu'en gascon[60] moderne de Bayonne, « le nom de Bayonne pose toute une sĂ©rie de problĂšmes Ă  la fois historiques et linguistiques qui n’ont toujours pas Ă©tĂ© Ă©lucidĂ©s »[61]. DiffĂ©rentes interprĂ©tations ont Ă©tĂ© donnĂ©es Ă  sa signification.

    La terminaison -onne de Bayonne peut renvoyer Ă  celle des nombreux hydronymes en -onne ou aux toponymes qui en sont issus. L'Ă©lĂ©ment -onne procĂšde, dans certains cas, du thĂšme indo-europĂ©en *ud-r/n- (grec hĂșdƍr > hydro-, gotique watt « eau »), d'oĂč *udnā « eau » > unna, donnĂ© onno dans le glossaire de Vienne[62]. Unna se rĂ©fĂšrerait donc Ă  l'Adour. Ce type toponymique Ă©voquant un cours d'eau traversant une localitĂ©, voire transfĂ©rĂ© Ă  cette mĂȘme localitĂ©, est commun. L'appellatif unna semble se retrouver dans le nom de la Garonne (Garunna Ier siĂšcle, Garonna IVe siĂšcle). En revanche, on reconnaĂźt plutĂŽt un suffixe prĂ©celtique -ona dans le nom de la Charente (Karantona en 875) ou la Charentonne (Carentona en 1050)[63].

    Il pourrait Ă©galement s'agir d'un augmentatif gascon Ă  partir du radical d'origine latine Baia-, suivi du suffixe -ona au sens de « vaste Ă©tendue d'eau », ou d'un nom dĂ©rivĂ© du basque bai « riviĂšre » et ona « bonne », d'oĂč « la bonne riviĂšre ».

    La proposition d'EugĂšne Goyheneche reprise par Manex Goyhenetche, et soutenue par Jean-Baptiste Orpustan[64], est bai una, « le lieu de la riviĂšre », ou bai ona, « colline de la riviĂšre » — Ibai signifie « riviĂšre » en basque, et muinoa, « colline ».

    « C'est peut-ĂȘtre perdre de vue les nombreux toponymes urbains qui en France, du nord au sud, sont nĂ©s de l'Ă©lĂ©ment Bay-, Bayon-, tels Bayons, Bayonville, Bayonvillers et qui posent le problĂšme hors des sentiers battus, gascon ou basque » ajoute Pierre Hourmat[PiH 2]. Cependant, les formes les plus anciennes de Bayonne, Baiona, indiquent clairement un fĂ©minin ou un thĂšme en -a, alors que ce n'est pas le cas pour la sĂ©rie des BĂ©on, Bayon. En outre, Bayon- dans les Bayonville ou Bayonvilliers du nord de la France est manifestement le nom de personne germanique Baio[65].

    Remarque : homonymie avec Baiona en Galice (Espagne), mentionnée au XIIIe siÚcle et appelée Bayona en espagnol[66] - [67].

    Le gentilé est Bayonnais[68].

    Noms en basque et en occitan

    Le nom basque de Bayonne est Baiona. Il fut normalisé par l'Académie de la langue basque le [69]. De ce nom dérivent deux gentilés également normalisés par Euskaltzaindia : baiones et baionar. C'est la premiÚre forme que privilégie l'Académie basque[69].

    Son nom en occitan gascon en graphie classique est Baiona [ba'junə][70]. Les deux langues sont historiquement parlĂ©es dans la ville. Le basque va prendre de l'ampleur Ă  partir du XIXe siĂšcle avec l'industrie et l'arrivĂ©e de travailleurs basques originaires des communes voisines. Le 23 juin 2018, la communautĂ© d'agglomĂ©ration reconnaĂźt officiellement les deux langues comme celles du territoire[71].

    Autres toponymes

    L’ancien moulin dit Balichon apparaĂźt trĂšs tĂŽt dans la topographie de Bayonne. Ainsi le cartulaire de Bayonne le mentionne-t-il en 1198 (Molendinum de la Mufala, Balaisson) et en 1259 (Balaichon, molin de le Muhale, molin de la Muffale et lo pont de Balaischon)[56]. De mĂȘme on trouve dans les rĂŽles gascons Baleyson (1331) et Baleychoun (1334)[PR 1] - [Note 24].

    De nombreux topynymes dĂ©signant d’anciennes fermes de Bayonne apparaissent dans les dictionnaires topographiques, telles BĂ©nac, Bouroutchourry ou Glain. Ce dernier lieudit est mentionnĂ© sous les graphies fons de Coquoanhes (1387, titres du chapitre de Bayonne[54]) et Camps (XVIIe siĂšcle, archives de Bayonne)[PR 2]. De mĂȘme LargentĂ©, toponyme toujours vivant — collĂšge et lycĂ©e LargentĂ© — dĂ©signait une ferme[PR 3]. Lesperon (ou L’Esperon) est mentionnĂ©e par le cartulaire de Bayonne en 1246 Ă  Saint-Esprit et Montaigu, Les Murailles et PĂ©-de-Navarre par le dictionnaire topographique BĂ©arn-Pays basque de 1863[PR 4]. Ce dernier dictionnaire mentionne Ă©galement les hameaux Jean-d’Amou et Les Lauriers, et le chĂąteau Weymann[PR 5].

    Le quartier Lachepaillet — le portau de Lachepailhet en 1516, titres du chapitre de Bayonne — porte le nom d'une ancienne porte de Bayonne, prĂ©cĂ©demment appelĂ©e portail de Tarride[PR 6]. Ce quartier s’appelle aujourd’hui les ArĂšnes.

    Le toponyme Pannecau — dĂ©signant actuellement un pont sur la Nive ainsi que la rue qui le prolonge — apparaĂźt sous la forme Port de Bertaco (XIIIe siĂšcle, cartulaire de Bayonne) et Panecau (1863)[PR 7].

    Histoire

    Préhistoire

    À dĂ©faut d’informations prĂ©cises, quelques raisons objectives accrĂ©ditent l'existence probable d'un village de pĂȘcheurs sur le site Ă  une pĂ©riode antĂ©rieure Ă  l'AntiquitĂ©. En effet, des traces nombreuses d’occupation humaine sont attestĂ©es dans la rĂ©gion bayonnaise au PalĂ©olithique moyen notamment avec les dĂ©couvertes faites Ă  Saint-Pierre-d'Irube, localitĂ© limitrophe[Note 25]. D’autre part, on relĂšve la prĂ©sence d’une butte d’environ 14 mĂštres de haut — l’actuel quartier de la cathĂ©drale — surplombant la Nive, formant une protection naturelle et un port d'Ă©chouage utilisable sur la rive gauche de la Nive, cette butte Ă©tant Ă  l’époque cernĂ©e au nord et Ă  l’ouest par les marĂ©cages de l’Adour. À son pied s’étend la fameuse « mer de Bayonne » — jonction des deux cours d'eau — qui peut avoir douze cents mĂštres de large environ entre Saint-Esprit et le Grand Bayonne et qui couvre totalement l’emplacement du Bourg-Neuf (quartier du Petit Bayonne). Au sud, le dernier coude de la Nive s’élargit jusqu’aux collines de Saint-LĂ©on[72] - [73]. MalgrĂ© cela, le rĂ©trĂ©cissement de la vallĂ©e de l’Adour permet un franchissement nulle part plus aisĂ© sur toute la longueur de l’estuaire[74].

    En conclusion, l’importance stratĂ©gique de cette hauteur Ă©tait d’une telle Ă©vidence qu’il est Ă  prĂ©sumer qu’elle a toujours Ă©tĂ© habitĂ©e[73].

    Antiquité

    Carte du relief du sud-ouest de la France et du nord de l’Espagne et localisation des peuples connus Ă  l’époque romaine.
    Carte de la Novempopulanie indiquant la position du territoire des Tarbelles au nord-ouest des Pyrénées.

    Le site d'occupation humaine le plus ancien attesté est situé sur une butte qui domine la Nive et son confluent avec l'Adour[PiH 2].

    Au Ier siĂšcle A.D., sous l'occupation romaine, Bayonne semble prĂ©senter dĂ©jĂ  quelque importance, puisque les conquĂ©rants entourent la ville d'une enceinte fortifiĂ©e, pour se garder des Tarbelli, peuple aquitain ou proto-basque qui occupe alors un territoire qui s’étendrait aujourd’hui du sud des Landes, au Pays basque français actuel, de la Chalosse, aux vallĂ©es de l'Adour, des gaves de Pau et d'Oloron[75].

    Les dĂ©couvertes archĂ©ologiques d'octobre et apportent un dĂ©but de preuve Ă  l'appui de cette projection. Dans les quatre couches du sous-sol, le long des fondations de la cathĂ©drale gothique (zone « chevet de la cathĂ©drale ») on a trouvĂ© Ă  2 mĂštres de profondeur des objets antĂ©rieurs Ă  la fin du Ier siĂšcle, en particulier de la cĂ©ramique sigillĂ©e gauloise de Montans imitant les productions italiques, des bols Ă  parois fines et des fragments d’amphores[Note 26]. Dans la zone « secteur sud / porte du cloĂźtre » ce sont des objets de la deuxiĂšme moitiĂ© du Ier siĂšcle et une monnaie de la premiĂšre moitiĂ© du IIIe siĂšcle qui ont Ă©tĂ© mis au jour[76].

    Une trĂšs forte probabilitĂ© de prĂ©sence humaine, pas uniquement militaire, semble provisoirement s’imposer, confirmant l’occupation du site au moins autour du IIIe siĂšcle.

    Un castrum romain est avĂ©rĂ© vers la fin du IVe siĂšcle comme place fortifiĂ©e de la Novempopulanie. NommĂ© Lapurdum, elle a laissĂ© son nom Ă  la province du Labourd[Note 27]. Selon EugĂšne Goyheneche, le nom de Baiona dĂ©signait la ville, le port et la cathĂ©drale, et celui de Lapurdum n'Ă©tait rien d’autre qu'une dĂ©signation territoriale[77]. Cette implantation romaine est stratĂ©gique car elle permet de surveiller les routes trans-pyrĂ©nĂ©ennes et les populations locales insoumises au pouvoir romain. La construction couvre de 6 Ă  10 hectares selon les auteurs[78] - [Note 28] - [Note 29].

    Moyen Âge

    La situation gĂ©ographique de la localitĂ©, au carrefour du rĂ©seau fluvial orientĂ© d’est en ouest et du rĂ©seau routier reliant l’Europe Ă  la pĂ©ninsule IbĂ©rique du nord au sud, la prĂ©disposait au double rĂŽle de place forte et de port[EG 2]. La citĂ©, aprĂšs avoir Ă©tĂ© romaine, devient vasconne. Durant le Moyen Âge, par l'entremise du duc d'Aquitaine Ă©galement roi d'Angleterre, elle est trĂšs liĂ©e Ă©conomiquement et politiquement Ă  la Grande-Bretagne durant trois siĂšcles, tout en restant nominalement partie du royaume de France (du XIIe au XVe siĂšcle).

    Les Romains se retirant de la cité au IVe siÚcle, le peuple vascon, toujours présent sur place, domine alors la Novempopulanie, province comprise entre Garonne, océan et Pyrénées. De ce fait la Novempopulanie est rebaptisée Vasconie, puis Gasconie aprÚs déformation germanique (résultant des invasions wisigothiques puis franques). Mais la basquisation de la région des plaines est trop faible face à la romanisation avancée. Du mélange entre vascon et latin naßt la langue gasconne[79].

    Les tĂ©moignages portant sur Bayonne pour la pĂ©riode du haut Moyen Âge sont pratiquement inexistants[Note 30] - [Note 31], Ă  l’exception de deux intrusions des Normands, l'une douteuse en 844 et une seconde, attestĂ©e, en 892[EG 3].

    Lorsque le Labourd est crĂ©Ă© en 1023, Bayonne en est la capitale, et le vicomte y rĂ©side[Note 32]. L’histoire de Bayonne proprement dite se signale en 1056, lorsque Raymond II le Jeune, Ă©vĂȘque de Bazas reçoit la mission de relever l’Église de Bayonne[Note 33] - [EG 3].

    La construction — sous l’autoritĂ© de Raymond III de Martres, Ă©vĂȘque de Bayonne de 1122 Ă  1125, alliĂ© au vicomte Bertrand — de la cathĂ©drale romane, antĂ©rieure Ă  celle existant aujourd’hui, et celle du premier pont en bois sur l’Adour prolongeant le pont Mayou qui enjambe la Nive, inaugurent la grande Ă©poque de Bayonne[EG 3]. Depuis 1120 en effet, de nouveaux quartiers ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s sous la pression dĂ©mographique. De cette Ă©poque date le dĂ©veloppement des zones comprises entre la ville romaine du Grand Bayonne et la Nive tout d’abord, puis entre la Nive et l’Adour Ă  l’origine de ce qui allait devenir le Petit Bayonne. Dans ce dernier quartier s'installent le couvent des Jacobins en 1225, et celui des Cordeliers vers 1247[EG 3]. En parallĂšle se dĂ©veloppent la construction et des modifications successives des dĂ©fenses de la citĂ©, afin de protĂ©ger les nouveaux quartiers[PiH 1].

    En 1130 le roi d'Aragon et de Navarre Alphonse Ier dit le Batailleur fait le siĂšge de la ville, sans succĂšs. Le mariage d'AliĂ©nor d'Aquitaine avec Henri PlantagenĂȘt, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, futur roi d'Angleterre confĂšre Ă  Bayonne de nombreux privilĂšges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du Sud-Ouest comme la rĂ©sine, le jambon ou le pastel vers l'Angleterre[EG 4]. Bayonne est alors une base militaire importante. Richard CƓur de Lion la sĂ©pare en 1177 de la vicomtĂ© du Labourd dont la capitale devient alors Ustaritz. Comme bien des villes Ă  l'Ă©poque, Bayonne obtient en 1215 l'octroi d'une charte communale et s'Ă©mancipe des pouvoirs fĂ©odaux[Note 34].

    La publication officielle, en 1273, d’une coutume propre Ă  la citĂ©, scelle pour les cinq siĂšcles Ă  venir la sĂ©paration de Bayonne du Labourd[EG 5] - [Note 35]. L’industrie bayonnaise de cette Ă©poque se distingue par la part prise par la construction navale, le bois (chĂȘne, hĂȘtre et chĂątaignier des PyrĂ©nĂ©es, et pin des Landes) Ă©tant en surabondance[EG 6]. Elle se complĂšte par l’activitĂ© maritime, qu’elle concerne des Ă©quipages pour la pĂȘche Ă  la baleine, la marine commerciale, ou, et il s’agissait souvent des mĂȘmes Ă  une Ă©poque oĂč il Ă©tait aisĂ© de transformer tout navire de commerce en bĂątiment de guerre, la marine royale anglaise[EG 7] - [Note 36].

    Renaissance et Ă©poque moderne

    Vue en surplomb de remparts dominant un cours d’eau.
    La place du RĂ©duit, depuis la citadelle.
    Photographie d’une Ă©chauguette de pierre blanche se dĂ©tachant au-dessus d’un pont.
    L’échauguette du RĂ©duit, restaurĂ©e en 2005.
    Vue de remparts herbeux surplombant une rue, avec deux flĂšches d’un Ă©difice religieux en arriĂšre-plant.
    Les remparts de Bayonne.

    Dunois — ex-compagnon d'arme de Jeanne d'Arc — enlĂšve la ville le et l'annexe Ă  la Couronne « sans trop faire de victimes » — mais au prix d’une indemnitĂ© de guerre de 40 000 Ă©cus d’or Ă  payer en un an[PH 5] — grĂące Ă  l’opportunisme de l'Ă©vĂȘque qui assure avoir vu « une grande croix blanche surmontĂ©e d'une couronne qui se transforme en fleur de lys dans les cieux » pour dissuader les Bayonnais de se battre contre les troupes royales[Note 37] - [PH 6].

    La ville continue d'ĂȘtre fortifiĂ©e par les rois de France pour la protĂ©ger des dangers liĂ©s Ă  la proximitĂ© de la frontiĂšre espagnole. En 1454, Charles VII Ă©rige en circonscription judiciaire particuliĂšre la sĂ©nĂ©chaussĂ©e des Lannes[81] — simple subdivision de la Guyenne pendant la pĂ©riode anglaise — compĂ©tente sur une vaste rĂ©gion couvrant Bayonne, Dax et Saint-Sever pour y exercer la justice civile, la juridiction criminelle restant de la compĂ©tence de l'Ă©chevinage. Au fil du temps, le « sĂ©nĂ©chal d'Ă©pĂ©e », qui demeure Ă  Dax perd tout rĂŽle autre que protocolaire et Bayonne — en mĂȘme temps que Dax et Saint-Sever — devient de facto le siĂšge d'une sĂ©nĂ©chaussĂ©e distincte, sous l'autoritĂ© d'un « lieutenant-gĂ©nĂ©ral du sĂ©nĂ©chal »[PH 7].

    En mai 1462, le roi Louis XI autorise la tenue de deux foires annuelles[Note 38], par ses lettres patentes, aprÚs avoir signé le traité de Bayonne, tandis qu'il confirme les coutumes des habitants en juillet 1472, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frÚre[PH 8].

    Au moment oĂč l'Inquisition sĂ©vit dans la pĂ©ninsule ibĂ©rique, des Juifs, quittant l'Espagne et surtout le Portugal, s'installent Ă  Saint-Esprit. Ils apportent avec eux le chocolat et la recette de sa prĂ©paration[DN 5]. L'Ăąge d'or de la ville s'achĂšve au XVe siĂšcle avec la perte des Ă©changes commerciaux avec l’Angleterre et l'ensablement du port de Bayonne provoquĂ©e par le dĂ©placement du cours de l'Adour vers le nord[EG 8].

    Le dĂ©but du XVIe siĂšcle en Labourd est marquĂ© par l'apparition de la peste. La lecture des Registres permet de suivre son expansion[82]. En , la ville de Bayonne fait « dĂ©fense d'accueillir les gens des lieux pestifĂ©rĂ©s » et le , « l'on fait inhibition et dĂ©fense Ă  tous les manants et habitants de la prĂ©sente citĂ© [
] d'aller en la paroisse de Bidart [
] Ă  cause de la contagion de la peste ». Le , la peste sĂ©vissant Ă  Saint-Jean-de-Luz, la ville de Bayonne « fait inhibition et dĂ©fense Ă  tous les manants et habitants de la citĂ© et autres Ă©trangers d'aller entretenir des relations au lieu et paroisse de Saint-Jean-de-Luz oĂč les gens sont morts de la peste ». Le , la peste est prĂ©sente Ă  Bayonne, au point que le Conseil de ville s'installe en 1519 au quartier de Brindos (Berindos Ă  l'Ă©poque) Ă  Anglet[83].

    En 1523, le marĂ©chal de Lautrec force, par une rĂ©sistance hĂ©roĂŻque, les Espagnols de Philibert de Chalon au service de Charles Quint, Ă  lever le siĂšge de Bayonne[PiH 3]. C’est au ChĂąteau-Vieux qu’est rassemblĂ©e la rançon demandĂ©e pour la libĂ©ration de François Ier, fait prisonnier aprĂšs la dĂ©faite de Pavie[PiH 3] - [Note 39].

    La rencontre, en 1565, entre Catherine de MĂ©dicis et l'envoyĂ© de Philippe II d'Espagne, le duc d'Albe, est connue sous le nom d'entrevue de Bayonne. À l’époque oĂč catholiques et protestants s’entre-dĂ©chirent dans certaines parties du royaume de France, Bayonne semble relativement Ă©pargnĂ©e par ces troubles[84]. La main de fer des dirigeants de la ville ne semble pas y ĂȘtre Ă©trangĂšre. En effet, ces derniers n’ont jamais hĂ©sitĂ© Ă  utiliser sanctions pĂ©nales et violence pour faire rĂ©gner l’ordre au nom du « bien public »[85]. Deux frĂšres, Saubat et Johannes Sorhaindo, tous deux lieutenants du maire de Bayonne dans la seconde moitiĂ© du XVIe siĂšcle, incarnent parfaitement cette pĂ©riode. Ils ont souvent hĂ©sitĂ© entre catholicisme et protestantisme mais ont toujours voulu assurer l’unitĂ© et le prestige de la ville[86].

    Le gouvernement de Bayonne, place frontaliÚre et maritime d'importance stratégique, est, à partir du XVIe siÚcle, héréditaire dans la maison de Gramont : le gouverneur, appartenant à la noblesse de cour, n'y fait que des séjours épisodiques en temps de paix et confie l'administration à un lieutenant de roi mais il est souvent présent pendant les guerres franco-espagnoles, d'autant qu'il cumule ses fonctions à Bayonne avec celle de gouverneur de Béarn et de Basse-Navarre et souverain de la petite principauté de Bidache[87].

    Au XVIe siĂšcle, les ingĂ©nieurs du roi, sous la direction de Louis de Foix, sont dĂ©pĂȘchĂ©s sur place pour rĂ©amĂ©nager le cours de l'Adour et creuser un estuaire pour fixer son lit. Le fleuve dĂ©bouque au droit de l’ocĂ©an le [PH 9]. Le port de Bayonne reprend alors une plus grande activitĂ©. La pĂȘche Ă  la morue et Ă  la baleine assurent la richesse des pĂȘcheurs et des armateurs.

    De 1611 Ă  1612, le collĂšge de Bayonne a pour Principal un homme de 26 ans plein d’avenir, CornĂ©lius Jansen dit JansĂ©nius, futur Ă©vĂȘque d’Ypres. Ainsi Bayonne devient-elle un temps le berceau du jansĂ©nisme austĂšre et savant qui agite ensuite si fortement la monarchie de Louis XIV[88] - [89].

    Au cours des conflits sporadiques qui agitent les campagnes françaises du milieu du XVIIe siĂšcle, les paysans de Bayonne se trouvent Ă  court de poudre et de projectiles. Ils fichent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisĂ©es que l'on appelle par la suite baĂŻonnettes[90]. Ce mĂȘme siĂšcle, Vauban est chargĂ© par Louis XIV de fortifier la ville. Il lui adjoint une citadelle bĂątie sur une Ă©minence surplombant le quartier de San Espirit deou Cap do Pount[91].

    Vue d’un quai fortifiĂ©, ornĂ© d’une Ă©chauguette, en prolongement d’un pont sur un cours d’eau. À droite de la vue se dressent deux bĂątiments imposants.
    Le Réduit, systÚme de fortifications détruit au début du XXe siÚcle, vu depuis le quai de l'Amiral-Lesseps.

    Le commerce colonial au XVIIIe siĂšcle

    Au XVIIIe siĂšcle, l'activitĂ© de Bayonne atteint son apogĂ©e jusqu'Ă  devenir le 8e port colonial français. La chambre de commerce est fondĂ©e en 1726[PiH 4]. Les Ă©changes avec l'Espagne, la Hollande, les Antilles, la pĂȘche Ă  la morue sur les bancs de Terre-Neuve, les chantiers de constructions entretiennent une grande activitĂ© dans le port[PH 10].

    Vue de Bayonne en 1760.
    Jean-Joseph de Laborde, esclavagiste béarnais installé à Bayonne.

    Au cours des XVIIIe et XIXe siĂšcles, le port de Bayonne participe aussi Ă  la traite nĂ©griĂšre[92]. Si ce trafic est plus rĂ©duit que dans les autres ports de la façade atlantique (Nantes, Bordeaux, La Rochelle), on dĂ©nombre tout de mĂȘme, entre 1742 et 1826, 17 expĂ©ditions au dĂ©part de Bayonne. Cela reprĂ©sente environ 5 000 captifs africains dĂ©portĂ©s vers les Antilles[93]. De plus, l'importance du port de Bayonne dans le commerce colonial français, permet aux nĂ©gociants locaux de s'enrichir du trafic des denrĂ©es produites par les esclaves dans les habitations coloniales. Également, les chantiers navals fournissent de nombreux navires pour le commerce colonial bordelais. Le professeur d’histoire bayonnais Mixel Estaban Ă©voque 1 500 navires[93]. Enfin, un grand nombre de Basques et de BĂ©arnais partent s'installer comme colons dans les Antilles, avec des rĂ©ussites plus ou moins grandes. Si certains font fortune et possĂšdent plantations et esclaves, d'autres, les petits blancs, travaillent comme ouvriers agricoles, Ă  peine moins prĂ©caires que les esclaves[94].

    La ville compte Ă©galement d'Ă©minents abolitionnistes, comme les frĂšres Dominique et Joseph Garat[95], ou encore Étienne Polverel, « commissaire de la RĂ©publique Ă  Saint-Domingue » qui en 1793 dĂ©cide d’y abolir l’esclavage Ă  la suite des rĂ©voltes d'esclaves.

    Révolution française et Empire

    En 1792, le quartier de Saint-Esprit, partie de Bayonne — que les rĂ©volutionnaires venaient de renommer Port-de-la-Montagne[96] — situĂ©e sur la rive droite de l'Adour, est sĂ©parĂ© de la ville et renommĂ© Jean-Jacques Rousseau[97]. Il ne revient dans le giron de Bayonne que le . Pendant 65 ans, la commune autonome dĂ©pend du dĂ©partement des Landes[PiH 5].

    En 1808, au chùteau de Marracq, est signé sous « l'amicale pression » de l'Empereur, l'acte d'abdication du roi d'Espagne Charles IV en faveur de Napoléon Ier. Dans la foulée, est paraphée la constitution de Bayonne, premiÚre constitution espagnole[EG 9].

    Le commerce qui faisait la richesse de la ville au XVIIIe siÚcle souffre considérablement en ce début de siÚcle, durement sanctionné par les conflits avec l'Espagne, partenaire commercial historique de la région[PiH 6]. Le siÚge de Bayonne marque la fin de cette période, avec la reddition des troupes napoléoniennes du maréchal Soult, face à la coalition menée par Wellington, le [EG 10].

    Époque contemporaine

    Carte postale sĂ©pia reprĂ©sentant la vue extĂ©rieure d’une gare.
    La seconde gare de Bayonne, photographiée ici dans les années 1930[Note 40].
    Photographie aérienne de la ville, montrant deux cours d'eau se rejoignant et les bùtiments.
    Photographie aérienne du centre en 1935.

    En 1854, le chemin de fer arrive de Paris amenant de nombreux touristes désireux de goûter aux plages de Biarritz. Bayonne se tourne plutÎt vers la sidérurgie avec les forges de l'Adour[Note 41]. Le port prend alors une allure industrielle mais son lent déclin semble inexorable en ce XIXe siÚcle. La découverte du gisement de Lacq lui redonne un certain dynamisme.

    Le traité de Bayonne est conclu le . Il remédie aux difficultés rencontrées pour fixer la frontiÚre franco-espagnole dans la zone s'étendant de l'embouchure de la Bidassoa jusqu'à la limite entre la Navarre et l'Aragon.

    Le [98], Saint-Esprit, jusqu'alors commune des Landes (et oĂč se situe la gare), est rattachĂ© Ă  Bayonne.

    La ville se dote de trois lignes de chemin de fer secondaire qui la relient Ă  Biarritz au dĂ©but du XXe siĂšcle. La ligne la plus directe, celle du tramway Bayonne-LycĂ©e–Biarritz, est exploitĂ©e de 1888 Ă  1948. D’autre part, une ligne situĂ©e plus au nord dessert Anglet, par l’exploitation du chemin de fer Bayonne-Anglet-Biarritz de 1877 et 1953. Enfin une ligne suivant l'Adour jusqu'Ă  son embouchure, puis la cĂŽte de l'ocĂ©an Atlantique par la barre Ă  Anglet, est exploitĂ©e par les VFDM rĂ©seau basque de 1919 Ă  1948.

    Le matin du , le sous-prĂ©fet Anthelme reçoit Gustave Tissier, directeur du CrĂ©dit municipal de Bayonne. Il rĂ©pond ainsi — avec un peu d’étonnement — Ă  sa demande pressante d’entretien. Quelle n’est pas sa surprise de voir l’homme lui dĂ©baller ce qui devient l’escroquerie du siĂšcle.

    « Tissier, directeur du CrĂ©dit Municipal, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et Ă©crouĂ© Ă  la maison d’arrĂȘt, sous l’inculpation de faux, d’usage de faux et de dĂ©tournement de deniers publics. Il a Ă©tĂ© Ă©mis pour plusieurs milliers de faux bons de CrĂ©dit Municipal [
][Note 42]. »

    C’est le dĂ©but de l’affaire Stavisky qui, de scandales en crises politiques, aboutit Ă  l’émeute parisienne du [99] - [100].

    Le 49e rĂ©giment d'infanterie et son unitĂ© de rĂ©serve, le 249e sont engagĂ©s dans les opĂ©rations de la PremiĂšre Guerre mondiale, notamment au Chemin des Dames, et plus particuliĂšrement sur le plateau de Craonne[FL 11]. Pas moins de 700 Bayonnais pĂ©rissent pour la Patrie durant ce conflit[FL 11] - [Note 43]. Un centre d’engagement pour volontaires Ă©trangers est crĂ©Ă© en Ă  Bayonne. De nombreuses nationalitĂ©s y sont reprĂ©sentĂ©es, en particulier des Espagnols, des Portugais, des TchĂšques[Note 44] et des Polonais[Note 45] - [FL 12]. Un centre de formation permet Ă  ces volontaires d'apprendre, outre l'art militaire, quelques rudiments de langue française ; les Polonais ainsi formĂ©s seront appelĂ©s Bayonnais[101].

    Durant la Seconde Guerre mondiale, Bayonne est occupée du au par la division Totenkopf[PiH 7].

    Dans la nuit du 4 au 5 avril 1942, Bayonne est le thĂ©Ăątre de l’opĂ©ration Myrmidon, tentative de dĂ©barquement franco-britannique[102].

    AprĂšs avoir fait sauter, le , une vingtaine de navires dans le port[103], les troupes allemandes se retirent. Le 22, un ultime convoi de cinq vĂ©hicules traverse la ville. Il transporte des agents de la Gestapo de la douane et quelques Ă©lĂ©ments de la Feldgendarmerie. Un ou plusieurs Allemands ouvrent le feu Ă  la mitraillette faisant trois victimes[Note 46] - [104]. Le 23, c'est l'installation immĂ©diate et informelle d’une « dĂ©lĂ©gation municipale spĂ©ciale » par le tout jeune sous-prĂ©fet Guy Lamassoure, reprĂ©sentant le gouvernement provisoire de la RĂ©publique française, instaurĂ© Ă  Alger depuis juin[105].

    En 2014, est inauguré la premiÚre mosquée de la ville[106]. Ele subit deux attaques islamophobes en 2015 et en 2017[107] - [108]. Le , un ancien candidat du Front national, qui s'était déjà fait remarquer pour des propos racistes et xénophobes, tente d'y mettre le feu, avant de tirer sur deux croyants septuagénaires. Ils sont griÚvement blessés[109].

    Politique et administration

    Bayonne est le chef-lieu de l’un des trois arrondissements du dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, et est Ă  ce titre sous-prĂ©fecture du dĂ©partement, Ă  l'instar d’Oloron-Sainte-Marie, sous l’autoritĂ© de la prĂ©fecture de Pau. Elle se trouve dans la cinquiĂšme circonscription des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques et est rĂ©partie sur les cantons de Bayonne-1, Bayonne-2 et Bayonne-3.

    Tendances politiques et résultats

    Bayonne prĂ©sente un profil politique contrastĂ©, privilĂ©giant les candidats de gauche aux Ă©lections prĂ©sidentielles et aux Ă©lections rĂ©gionales mais plĂ©biscitant les candidats de droite aux Ă©lections lĂ©gislatives (Ă  l’exception de l’élection de 2012) et municipales. Les Ă©lecteurs ont Ă©galement plus votĂ© pour les candidats de gauche que le reste du dĂ©partement lors des derniĂšres Ă©lections rĂ©gionales (50,77 % pour Alain Rousset dans les PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques[110] contre 53,67 % Ă  Bayonne) et europĂ©ennes.

    Élections prĂ©sidentielles les plus rĂ©centes

    Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, obtient 59,26 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 40,74 % des suffrages ; le taux de participation est de 77,99 %[133].

    Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron, LREM obtient 74,8 % des suffrages et Marine Le Pen, FN, 25,2 % des suffrages ; le taux de participation est de 72,1 %[134].

    Élections municipales les plus rĂ©centes

    Aux Ă©lections municipales de 2008, le taux de participation est de 56,80 %. La liste de Jean Grenet, Union pour Bayonne rassemble 44,23 % des suffrages au second tour et obtient 29 siĂšges[135].

    Aux Ă©lections municipales de 2014, le taux de participation est de 59,22 %. La liste de Jean-RenĂ© Etchegaray, Union de la Droite (UMP-UDI) rassemble 45,38 % des suffrages au second tour et obtient 32 siĂšges sur 43[136].

    Liste des maires

    La famille de Gramont a fourni des capitaines puis des gouverneurs Ă  Bayonne de 1472 Ă  1789, ainsi que des maires, charge qui devient hĂ©rĂ©ditaire Ă  partir du , par concession d’Henri IV Ă  Antoine II de Gramont. Ils rĂ©sident dĂšs le XVe siĂšcle au ChĂąteau-Neuf, puis au ChĂąteau-Vieux Ă  partir de la fin du XVIe siĂšcle[137] - [Note 47] :

    • Roger de Gramont, (1444-1519), seigneur de Gramont, baron de Haux, sĂ©nĂ©chal de Guyenne, maire hĂ©rĂ©ditaire de Bayonne. Il est conseiller et chambellan de Louis XI en 1472, puis de Charles VIII en 1483[137]. Il est ambassadeur de Louis XII Ă  Rome en 1502. Il devient gouverneur de Bayonne et de ses chĂąteaux le [137]. Il meurt de la peste en 1519[137] ;
    • Jean II de Gramont, seigneur de Gramont, maire et capitaine de Bayonne depuis le [137]. Le , lieutenant de la compagnie du marĂ©chal de Lautrec, il secourt Bayonne assiĂ©gĂ©e par les forces de Charles Quint, sous le commandement du prince d’Orange[137]. Il meurt durant les guerres d'Italie ;
    • Antoine 1er de Gramont, nĂ© en 1526, est nommĂ© Ă  l’ñge de neuf ans (1535) maire et capitaine de Bayonne[137]. En 1571, Il charge Louis de Foix de l'amĂ©nagement de l’embouchure de l’Adour, en mĂȘme temps que des fortifications de la ville ;
    • Antoine II de Gramont (1572-1644), comte de Gramont, de Guiche et de Toulonjon, vicomte puis comte de Louvigny, souverain de Bidache, vicomte d'Aster, seigneur puis baron de Lescun. Il est duc Ă  brevet en 1643, non vĂ©rifiĂ© auprĂšs du Parlement. Le , Henri IV lui concĂšde, ainsi qu’à ses descendants, la charge de maire perpĂ©tuel de Bayonne[137]. Il le fait ensuite vice-roi de Navarre. En 1595, Antoine II de Gramont charge Jean Errard (1599), puis Louis de Millet (1612) de renforcer les dĂ©fenses de la ville ;
    • Antoine III de Gramont-Touloujon (1604-1678), comte puis, en 1648, duc de Gramont, prince de Bidache, comte de Guiche de Toulonjon, de Louvigny, vicomte d'Astern, baron d'Andouins et d'Hagetmau et seigneur de Lesparre, pair de France en 1648, marĂ©chal de France en 1641. Ambassadeur de Louis XIV, il sollicite en 1660 la main de l’infante Marie-ThĂ©rĂšse. Le roi lui donne procuration pour le reprĂ©senter au mariage cĂ©lĂ©brĂ© Ă  Madrid. C’est encore lui qui accueille Ă  Bayonne, Louis XIV, Anne d’Autriche, Mazarin et le reste de la Cour, mĂȘme si le mariage est finalement cĂ©lĂ©brĂ© Ă  Saint-Jean-de-Luz[137]. Il meurt le au ChĂąteau-Vieux ;
    • Antoine IV Charles de Gramont (1641-1720), duc de Gramont, prince de Bidache, comte de Guiche, de Louvigny, vicomte d'Aster, baron d'Andouins et d'Hagetmau et seigneur de Lesparre, pair de France, vice-roi de Navarre. En 1689, il suit les travaux de fortification entrepris par Vauban Ă  Bayonne, oĂč il demeure de 1706 Ă  1712[137]. Il soutient Philippe V durant la guerre de succession d'Espagne, faisant, de Bayonne, parvenir Ă  ses troupes, armement, renforts et subsides. En reprĂ©sailles, les adversaires de Philippe V organisent deux attentats en 1707 — dont l’un au ChĂąteau-Vieux — dont Antoine IV sort indemne[137].

    Depuis 1947, cinq maires se sont succédé :

    Liste des maires successifs Ă  partir de 1947[138].
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    octobre 1947 mai 1958
    (démission)
    Maurice Delay Rad. Chirurgien
    Conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Bayonne Nord-Est (1949 → 1955)
    juin 1958 mars 1959 Georges Forsans
    mars 1959 janvier 1995
    (démission)
    Henri Grenet Rad. puis UDF Chirurgien
    DĂ©putĂ© de la 4e circonscription des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques (1962 → 1967)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Bayonne Nord-Est (1961 → 1973) puis de Bayonne-Est (1973 → 1992)
    PrĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques (1985 → 1992)
    PrĂ©sident du district Bayonne-Anglet-Biarritz (1972 → 1995)
    février 1995 5 avril 2014 Jean Grenet UDF puis UMP-PR
    DR[139]
    DVD[140] puis UDI
    Chirurgien
    DĂ©putĂ© de la 5e circonscription des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques (1995 → 1997 puis 2002 → 2012)
    Conseiller rĂ©gional d'Aquitaine (1998 → 2002)
    Conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de Bayonne-Est (1992 → 1995)
    PrĂ©sident de l'AgglomĂ©ration CĂŽte Basque-Adour (2008 → 2014)
    5 avril 2014[141] En cours
    (au 1 janvier 2018)
    Jean-René Etchegaray UDI puis RE Avocat
    PrĂ©sident de la CommunautĂ© du Pays Basque (2017 → )

    Cantons de Bayonne

    À compter du dĂ©cret du , Bayonne donne son nom Ă  deux cantons, celui de Bayonne-Nord-Est, qui regroupe une partie de localitĂ© de Bayonne, ainsi que Boucau, Saint-Pierre-d'Irube, Lahonce, Mouguerre et Urcuit, et celui de Bayonne-Nord-Ouest, qui rassemble la partie complĂ©mentaire de Bayonne, Ă  laquelle s’ajoutent Anglet, Arcangues et Bassussarry.

    Une premiĂšre refonte des cantons a lieu en 1973, qui distingue Bayonne-Nord de Bayonne-Est et de Bayonne-Ouest, tout en demeurant sur le mĂȘme pĂ©rimĂštre gĂ©ographique. La configuration qui intervient en 1982, est essentiellement centrĂ©e sur Bayonne. Et, hormis le canton de Bayonne-Nord, qui inclut Ă©galement Boucau, les cantons de Bayonne-Est et de Bayonne-Ouest ne s’écartent plus de la limite territoriale communale.

    À compter des Ă©lections dĂ©partementales de 2015 des 22 et 29 mars, un nouveau dĂ©coupage entre en vigueur, faisant suite au dĂ©cret du [142]. À nouveau, trois cantons centrĂ©s sur la commune sont dĂ©finis. Les cantons de Bayonne-1 — complĂ©tĂ© d’une partie du territoire d’Anglet — de Bayonne-2 — qui comprend Ă©galement Boucau — et de Bayonne-3 dĂ©finissent dĂ©sormais le dĂ©coupage territorial cantonal de la zone considĂ©rĂ©e.

    Instances judiciaires et administratives

    Dans le ressort de la cour d'appel de Pau, Bayonne est le siĂšge d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d’un tribunal pour enfants, d'un conseil de prud'hommes et d'un tribunal de commerce[143]. Bayonne dĂ©pend du tribunal administratif de Pau et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

    La commune accueille un commissariat de police, la compagnie de gendarmerie, une brigade territoriale autonome de la circonscription de gendarmerie, l'escadron 24/2 de gendarmerie mobile et une recette-perception des impĂŽts.

    Politique de développement durable

    La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2005[144].

    Eau et assainissement

    La gestion de l’eau pour prĂšs de 15 000 abonnĂ©s est assurĂ©e depuis 1924 par la RĂ©gie des eaux de Bayonne, un service dĂ©pendant de la municipalitĂ©[M 8] - [M 9]. Le captage d’eau souterraine d’une source situĂ©e sur la commune d’Itxassou, le Laxia, affluent de la Nive, assure 60 % des besoins en eau potable, les 40 % restants Ă©tant fournis par d'autres captages d’eaux souterraines effectuĂ©s dans le massif de l’Ursuya[M 9].

    L’ensemble du rĂ©seau reprĂ©sente 260 km de conduites en fonte[M 9]. Quatre sites de stockage assurent une rĂ©serve correspondant Ă  une journĂ©e et demie de consommation intensive[M 9].

    Déchets ménagers

    La collecte des dĂ©chets sur la commune est assurĂ©e par la communautĂ© d'agglomĂ©ration, le traitement Ă©tant quant Ă  lui pris en charge par le syndicat mixte Bil Ta Garbi. Le service propretĂ© de la ville de Bayonne comprend prĂšs de 50 agents, chargĂ©s du nettoyage du centre-ville et des quartiers[M 10].

    2 000 tonnes annuelles sont regroupĂ©es sur la dĂ©chĂšterie communale de la rue de la Cale pour ĂȘtre retraitĂ©es[M 10].

    Finances locales

    Bayonne appartient Ă  la strate des communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000 habitants, dans laquelle elle se situe dans la partie supĂ©rieure (45 855 habitants en 2012). Le tableau ci-dessous prĂ©sente l'Ă©volution de la capacitĂ© d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Bayonne, sur une pĂ©riode de neuf ans[145] :

    Capacité d'autofinancement à Bayonne de 2005 à 2013
    RĂ©sultats exprimĂ©s en €/habitant.
    Strate : communes de 20 000 Ă  50 000 habitants n’appartenant Ă  aucun groupement fiscalisĂ©.
    2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
    Bayonne 172 183 191 149 174 170 212 214 218
    Moyenne de la strate 152 148 141 133 142 171 186 180 172
    Graphique représentant l'évolution des données chiffrées précédemment citées.
    Capacité d'autofinancement à Bayonne de 2005 à 2013
    RĂ©sultats exprimĂ©s en €/habitant.
    Strate : communes de 2 000 Ă  3 500 habitants appartenant Ă  un groupement fiscalisĂ©.

    La capacité d'autofinancement de la commune[Note 48], comparée à la moyenne de la strate, semble observer des cycles assez longs ; elle est supérieure ou égale à la moyenne depuis 2005[Note 49]. De 2008 à 2011, le fonds de roulement[Note 50], par contre, est réguliÚrement inférieur à la moyenne de la strate ; à partir de 2012 en revanche sa valeur devient supérieure à la référence moyenne[145].

    Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalitĂ© directe, s'Ă©tablit en 2013 Ă  un peu plus de 1 260 â‚Ź/habitant, contre 1 330 € en moyenne pour les communes de mĂȘme importance. Cette hiĂ©rarchie est stable sur les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes[145].

    Intercommunalité

    Liste des structures intercommunales ayant leur siĂšge Ă  Bayonne[148].

    • l’agglomĂ©ration CĂŽte basque - Adour ;
    • le syndicat des transports de l'agglomĂ©ration CĂŽte basque - Adour (STACBA) ;
    • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
    • le syndicat intercommunal pour le soutien Ă  la culture basque ;
    • le syndicat mixte Bil Ta Garbi ;
    • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
    • le syndicat mixte du MusĂ©e basque et de l’histoire de Bayonne ;
    • le syndicat mixte Ă©tudes pour l’élaboration et suivi du SCOT de l’agglomĂ©ration de Bayonne et sud des Landes ;
    • le syndicat mixte Kosta Garbia ;
    • le syndicat mixte pour l’amĂ©nagement du centre europĂ©en de fret de Bayonne - Mouguerre - Lahonce ;
    • le syndicat mixte pour le fonctionnement du conservatoire Ă  rayonnement rĂ©gional Maurice-Ravel.

    La ville de Bayonne fait partie de l'agglomĂ©ration CĂŽte Basque-Adour qui regroupe Ă©galement Anglet, Biarritz, Bidart et Boucau. Les compĂ©tences statutaires de cette structure s’étendent au dĂ©veloppement Ă©conomique — incluant l’enseignement supĂ©rieur et la recherche — l’habitat et l’urbanisme, les transports en commun — par l’intermĂ©diaire de Transdev — et alternatifs, la collecte et valorisation des dĂ©chets, la collecte et la gestion des eaux pluviales et littorales, le dĂ©veloppement durable, et enfin la coopĂ©ration interrĂ©gionale[149].

    Bayonne fait partie de six autres structures intercommunales[148]. Elle adhĂšre en effet au syndicat d'Ă©nergie des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, au syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak — auquel a Ă©tĂ© confiĂ©e la gestion de la fourriĂšre intercommunale, dont la responsabilitĂ© opĂ©rationnelle a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e Ă  l'association Animaux Assistance Europe[150] — au syndicat intercommunal pour le soutien Ă  la culture basque, au syndicat mixte de l’usine de la Nive[151], au syndicat mixte de la Nive maritime[152], et enfin au syndicat mixte du MusĂ©e basque et de l'histoire de Bayonne.

    Bayonne adhĂšre, en outre, Ă  l'EurocitĂ© basque Bayonne - San SebastiĂĄn, qui est un groupement europĂ©en d'intĂ©rĂȘt Ă©conomique (GEIE), crĂ©Ă© en 1993, et dont le siĂšge se situe Ă  Saint-SĂ©bastien[153] - [154].

    Jumelages

    Population et société

    Évolution dĂ©mographique

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque annĂ©e Ă  la suite d'une enquĂȘte par sondage auprĂšs d'un Ă©chantillon d'adresses reprĂ©sentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement rĂ©el tous les cinq ans[156] - [Note 51].

    En 2020, la commune comptait 52 006 habitants[Note 52], en augmentation de 7,95 % par rapport Ă  2014 (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    12 57813 19014 00613 24814 77315 91217 30318 12018 870
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    26 18725 61126 33327 17327 41626 26127 28927 19226 918
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    27 60126 48827 88628 21531 43631 72731 35032 62032 575
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    36 94142 74342 93841 38140 05140 07844 40644 33150 589
    2020 - - - - - - - -
    52 006--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[157] puis Insee Ă  partir de 2006[158].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Jusqu'Ă  1870 Bayonne se maintient comme ville la plus peuplĂ©e du dĂ©partement, devant la prĂ©fecture Pau. À partir de 1870, la population atteint un plateau stable de 27 000 habitants qui dure 50 ans, puis progresse lentement Ă  partir de 1920, pour atteindre les 40 000 Ăąmes Ă  partir du milieu des annĂ©es 1960 ; jusqu’à la fin du XXe siĂšcle, elle va stagner, voire se tasser lĂ©gĂšrement Ă  l'instar du solde migratoire, pour repartir par un bond de croissance de 10 %, le solde migratoire s’étant inversĂ©, vers un nouveau plateau situĂ© Ă  45 000 habitants, alors que le solde naturel des naissances et des dĂ©cĂšs reste Ă©tale.

    Analyse des soldes de variation annuelle de la population[Insee 4].
    1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006 2006 - 2011
    Taux de variation annuel de la population + 0,1 - 0,5 - 0,4 + 0,0 + 1,5 + 0,0
    Solde naturel + 0,6 + 0,1 + 0,1 + 0,0 + 0,1 + 0,1
    Solde migratoire - 0,5 - 0,6 - 0,5 + 0,0 + 1,4 - 0,2

    Pyramide des Ăąges

    En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă  30 ans s'Ă©lĂšve Ă  34,4 %, soit au-dessus de la moyenne dĂ©partementale (30,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă  60 ans est de 26,3 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 30,5 % au niveau dĂ©partemental.

    En 2018, la commune comptait 23 822 hommes pour 27 589 femmes, soit un taux de 53,66 % de femmes, lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au taux dĂ©partemental (52,08 %).

    Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Pyramide des Ăąges de la commune en 2018 en pourcentage[159]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,9
    90 ou +
    2,6
    6,4
    75-89 ans
    11,0
    14,1
    60-74 ans
    17,0
    19,6
    45-59 ans
    18,2
    22,0
    30-44 ans
    19,0
    22,3
    15-29 ans
    19,1
    14,8
    0-14 ans
    13,0
    Pyramide des ùges du département des Pyrénées-Atlantiques en 2018 en pourcentage[160]
    HommesClasse d’ñgeFemmes
    0,9
    90 ou +
    2,5
    8,6
    75-89 ans
    11,7
    18,2
    60-74 ans
    19
    21,3
    45-59 ans
    20,6
    18,1
    30-44 ans
    17,3
    16,4
    15-29 ans
    14,2
    16,7
    0-14 ans
    14,7

    Activité de la population

    La population de la commune demeure dans les moyennes du dĂ©partement, voire lĂ©gĂšrement plus jeune. Le taux d’activitĂ© local (70,8 % en 2011) est plus faible que celui du dĂ©partement (72,4 % en 2011) et plus particuliĂšrement dans la tranche d’ñge 25 - 54 ans (87,9 % comparĂ© Ă  91,1 %)[Note 53]. Ce taux s’est amĂ©liorĂ© de 160 points de base entre 2009 (69,2 %[161]) et 2011 (70,8 %) dans toutes les tranches d’ñge.

    ActivitĂ© et emploi de la population de 15 Ă  64 ans par Ăąge en 2011[Insee 5].
    Population Actifs Taux d’activitĂ© en % Actifs ayant un emploi Taux d’emploi en %
    Ensemble 29 007 20 538 70,8 17 505 60,3
    15 Ă  24 ans 5 958 2 612 43,8 1 888 31,7
    25 Ă  54 ans 17 888 15 732 87,9 13 611 76,1
    55 Ă  64 ans 5 161 2 194 42,5 2 005 38,9

    L'aire urbaine de Bayonne, comprenant notamment Biarritz et Anglet, comptait 226 811 habitants en 2011[162], contre 213 969 en 1999[163].

    Bayonne fait partie des 96 espaces urbains de France. Elle dispose d'un plan de déplacements urbains depuis le .

    Enseignement

    La commune de Bayonne est rattachĂ©e Ă  l’acadĂ©mie de Bordeaux[164]. Elle dispose d’un centre d'information et d'orientation (CIO).

    Au , Bayonne compte 23 Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires publiques et 8 Ă©coles primaires privĂ©es, dont deux ikastolas[164], deux collĂšges publics, le collĂšge Albert-Camus et le collĂšge Marracq, et cinq collĂšges privĂ©s, les collĂšges La Salle-Saint-Bernard, Saint-Joseph, Saint-Amand, Notre-Dame et LargentĂ©. Elle dispose en outre de trois lycĂ©es publics, le lycĂ©e RenĂ©-Cassin (enseignement gĂ©nĂ©ral), le lycĂ©e Louis-de-Foix (enseignement gĂ©nĂ©ral, technologique et professionnel) et le lycĂ©e professionnel Paul-Bert, auxquels s’ajoutent quatre lycĂ©es privĂ©s, le lycĂ©e Saint-Louis-Villa-Pia (enseignement gĂ©nĂ©ral), les lycĂ©es LargentĂ© et Bernat-Etxepare (enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique immersif en langue basque) et le lycĂ©e professionnel Le Guichot.

    Le campus de la Nive, autour du Chùteau-Neuf dans le Petit Bayonne, regroupe depuis 2008 la plupart des étudiants, auparavant dispersés dans la ville[165]. L'UFR pluridisciplinaire de Bayonne - Anglet - Biarritz dépend de l'université de Pau et des Pays de l'Adour[166]. Le site de Bayonne accueille également un IUT, un site de l'IAE des Pays de l'Adour, lequel offre des formations en gestion et management[166], ainsi qu'une antenne délocalisée de l'université de Bordeaux (institut universitaire professionnalisé sport, management et gestion des entreprises)[167]. Un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) se situe à proximité du site Saint-Léon du Centre hospitalier de la CÎte Basque[168].

    La commune accueille enfin le conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel et l'école d'art de la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz.

    Manifestations culturelles et festivités

    Chaque jeudi, vendredi et samedi saints, depuis 550 ans, la foire du jambon auquel la ville a donnĂ© son nom vient marquer le dĂ©but de la saison[169] - [Note 54].

    Les fĂȘtes de Bayonne reviennent chaque annĂ©e rythmer le milieu de la pĂ©riode estivale de la commune depuis 1932 pour cinq jours[Note 55], organisĂ©es autour de dĂ©filĂ©s, de courses de vachettes, de feux d'artifice et de musique dans la tradition basco-gasconne. Ces fĂȘtes sont devenues un des Ă©vĂ©nements festifs les plus frĂ©quentĂ©s de France.

    Bayonne aurait la plus ancienne tradition taurine française. Un arrĂȘtĂ© municipal rĂ©glementant l'encierro date de 1283 : vaches, bƓufs et taureaux sont lĂąchĂ©s chaque annĂ©e dans les rues du Petit Bayonne durant les fĂȘtes estivales. Les arĂšnes de Bayonne actuelles, inaugurĂ©es en 1893, sont les plus grandes du Sud-Ouest, avec plus de 10 000 places. Une douzaine de corridas y sont proposĂ©es chaque annĂ©e, attirant les plus grands noms de la tauromachie. Tout l'Ă©tĂ©, plusieurs novilladas ont Ă©galement lieu. La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.

    Bayonne est classĂ©e deuxiĂšme des villes de France oĂč il fait bon vivre, selon le premier palmarĂšs national rĂ©alisĂ© par l'association "Villes et villages oĂč il fait bon vivre" en 2019[170].

    Santé

    Bayonne concentre une grande partie des services hospitaliers de l’agglomĂ©ration de Bayonne et du sud des Landes[44]. Dans cette zone, les habitants se trouvent Ă  moins de 35 km d’un Ă©quipement hospitalier proposant des services de mĂ©decine, d’obstĂ©trique, de chirurgie ou des soins psychiatriques. L’offre du centre hospitalier de la CĂŽte Basque, principalement Ă©tabli Ă  Bayonne (site principal de Saint-LĂ©on et site de Cam-de-Prats) mais Ă©galement Ă  Saint-Jean-de-Luz, se complĂšte de plusieurs cliniques[44].

    Aviron

    Vue d’un garage à bateaux devant lequel sont sortis quelques embarcations.
    Aviron bayonnais, section... aviron.

    L'aviron est un sport pratiquĂ© depuis longtemps sur la Nive et l'Adour par les Bayonnais. Deux clubs s'affrontent, la SociĂ©tĂ© nautique de Bayonne (SNB) (crĂ©Ă©e en 1875) et l'Aviron bayonnais — crĂ©Ă© en 1904 par d'anciens membres de la SNB — qui devient par la suite un club omnisports.

    Basket-ball

    Denek Bat Bayonne Urcuit est un club de basket-ball dont la section masculine évolue en NM1 (3e échelon national du championnat français). Le club est basé dans la ville d'Urcuit, mais évolue au palais des sports de Lauga à Bayonne.

    Football

    Le football est reprĂ©sentĂ© par l'Aviron bayonnais football club qui Ă©volue Ă  domicile au stade Didier-Deschamps en CFA 2 (5e division française) lors de la saison 2013-2014, aprĂšs une annĂ©e passĂ©e en CFA et trois annĂ©es consĂ©cutives en National. Didier Deschamps a commencĂ© sa carriĂšre Ă  l'Aviron bayonnais. Le stade, ex-stade du Grand-Basque, porte aujourd’hui le nom de ce joueur.

    Il existe aussi trois autres clubs bayonnais de football, les CroisĂ©s de Saint-AndrĂ© Ă©voluant en division supĂ©rieure rĂ©gionale, les Étoiles portugaises de Bayonne (premiĂšre division district) et l'association Bayonne rive droite (3e division district).

    Omnisports

    L'Aviron bayonnais, créé en 1904, regroupe de nombreuses sections sportives et un grand nombre de licenciés[Note 56]. L'Aviron bayonnais rugby pro et l'Aviron bayonnais football club sont deux des sections les plus connues de ce club.

    Les installations du Club olympique bayonnais, crĂ©Ă© en 1972, sont situĂ©es dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix. Le club propose un large panel de disciplines sportives dont la pelote, la gymnastique, les sports de combat ainsi qu'une section billard. Le club comptait prĂšs de 400 licenciĂ©s pour l'annĂ©e 2007.

    Pelote basque

    Bayonne est un lieu important de la pelote basque. La Fédération française de pelote basque a d'ailleurs son siÚge au Trinquet moderne, prÚs des ArÚnes[171]. De nombreux titres ont été remportés par les pelotaris de la ville. Des championnats du monde y ont eu lieu en 1978, en association avec la commune de Biarritz[172].

    Rugby

    Photographie sĂ©pia de 19 sportifs. La reprĂ©sentation porte l’inscription : photo Aubert 1914 - Aviron bayonnais.
    L'Aviron bayonnais en 1914.

    rugby Ă  XV

    Le rugby est apparu au Pays basque Ă  la fin du XIXe siĂšcle, avec l'arrivĂ©e en 1897 au lycĂ©e de Bayonne d'un Landais de 20 ans qui convertit ses camarades au football-rugby, qu'il avait lui-mĂȘme dĂ©couvert Ă  Bordeaux[173]. Pratiquant dans les espaces de la porte d'Espagne, ils communiquĂšrent leur engouement aux autres collĂšges de Bayonne et de Biarritz, conduisant Ă  la crĂ©ation du Biarritz Sporting Club et du Biarritz Stade qui fusionneront en 1913 pour devenir le Biarritz olympique.

    Bayonne a deux clubs de rugby.

    1. L'Aviron bayonnais rugby pro joue pour la saison 2014 - 2015 en Top 14, et ce sans discontinuer depuis la saison 2004 - 2005. L'Aviron bayonnais, fondé en 1904, a remporté trois titres de champion de France (1913, 1934 et 1943). Il fut le premier club d'une petite ville à devenir champion de France, créant de surcroßt la légende du jeu à la bayonnaise, allusion à son jeu basé sur l'évitement et l'attaque à outrance.

    Son stade est le stade Jean-Dauger. L'ambiance qui y rÚgne et la ferveur de tout le Pays basque pour l'Aviron bayonnais lui ont rapporté le prix du « Meilleur public du Top 14 » pour la saison 2005 - 2006.

    1. L'équipe masculine de la section rugby du club omnisports l'Association sportive bayonnaise (ASB) évolue à ce jour en Fédérale 3 comme en 2017-2018

    Il existe également une équipe féminine au sein de l'ASB, évoluant en Division nationale 1B. Cette équipe a remporté en 2014 le challenge Armelle-Auclair.

    Presse Ă©crite locale

    La presse écrite est essentiellement représentée par le quotidien Sud Ouest, qui propose une édition locale « Pays basque » couvrant l'actualité de Bayonne et de son agglomération. Le quotidien bascophone Berria, au tirage plus modeste, dispose également d'une rédaction à Bayonne.

    Télévision

    La chaßne de télévision France 3 Aquitaine propose un décrochage local à destination de l'agglomération bayonnaise, France 3 Euskal Herri Pays basque. La chaßne TVPI couvre également l'actualité de Bayonne, du Sud des Landes et du Pays basque français. Enfin, en plus des chaßnes nationales françaises diffusées depuis l'émetteur de la Rhune, il est possible de capter les chaßnes publiques basques du groupe ETB et les chaßnes nationales espagnoles, diffusées depuis l'émetteur du Jaizkibel.

    Radios locales

    Les principales stations de radio françaises et espagnoles sont diffusĂ©es Ă  Bayonne. France Bleu Pays basque est la station locale du groupe Radio France et dispose d'une rĂ©daction Ă  Bayonne, mais France Bleu Gascogne peut Ă©galement ĂȘtre reçue. Parmi les autres stations locales figurent Radio Lapurdi Irratia, Irulegiko Irratia et Gure Irratia (en basque).

    Cultes

    Vue en clair obscure d’un groupe statuaire reprĂ©sentant un Ăąne portant un homme et un enfant.
    Le groupe sculptĂ© dit l'Ăąne de saint Bernard : la fuite en Égypte[174].
    Église Saint-Esprit.
    Vue d’une chaire Ă  prĂȘcher en bois dans un Ă©difice religieux.
    Chaire Ă  prĂȘcher, en bois, enchĂąssĂ©e dans une cuve en fonte.
    Temple protestant.
    Photographie d'une scÚne représentant des soldats allemands saluant et regardant une femme portant un meuble.
    RĂ©quisition de la synagogue par la Wehrmacht en 1942.

    Culte catholique

    Bayonne dĂ©pend du diocĂšse de Bayonne, Lescar et Oloron, suffragant depuis 2002 de l’archidiocĂšse de Bordeaux[175]. Marc Aillet est l’évĂȘque de ce diocĂšse depuis le . L'Ă©vĂȘchĂ© est situĂ© Ă  Bayonne, place Monseigneur-Vansteenberghe.

    Outre la cathĂ©drale Sainte-Marie (quartier du Grand Bayonne), Bayonne dispose des Ă©glises Saint-Esprit, Saint-AndrĂ© (rue des Lisses), des arĂšnes (avenue de la LĂ©gion-TchĂšque), Saint-Étienne, et Saint-Amand (avenue MarĂ©chal-Soult).

    Le carmel de Bayonne, situé dans le quartier Marracq, accueille une communauté de carmélites depuis 1858.

    La voie du Baztan (ruta del Baztan ou camino BaztanĂ©s) est la voie du pĂšlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui traverse les PyrĂ©nĂ©es le plus Ă  l'ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847 m). C'est la voie antique qu'empruntaient les pĂšlerins descendus Ă  Bayonne, soit le long de la cĂŽte sur la voie de Soulac, soit parce qu'ils y dĂ©barquaient depuis l'Angleterre par exemple, pour rejoindre le camino francĂ©s le plus rapidement possible, Ă  Pampelune.

    La voie de Bayonne (es) rattrape le camino francés plus en aval, à Burgos.

    Culte israélite

    La synagogue est construite en 1837 dans le quartier Saint-Esprit, au nord de la localité[176]. La communauté juive de Bayonne est ancienne. Elle est constituée de différents groupes de fugitifs de Navarre et du Portugal, établis à Saint-Esprit-lÚs-Bayonne aprÚs l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1496. En 1846, un consistoire est installé à Saint-Esprit, qui est intégré à Bayonne en 1857.

    Culte musulman

    La mosquée de Bayonne est située rue Joseph-Latxague. Elle est le siÚge de l'association culturelle des Musulmans de la CÎte basque[177].

    Culte protestant

    Le temple protestant de Bayonne, fondĂ© en 1849, se trouve Ă  l'angle de la rue Albert-Ier et de la rue du Temple. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France[178].

    Une Ă©glise Ă©vangĂ©lique est situĂ©e dans le quartier Saint-Esprit, ainsi qu’une Ă©glise appartenant Ă  l'Église Ă©vangĂ©lique tzigane, membre Ă©galement de la FĂ©dĂ©ration protestante de France[179].

    Économie

    Photographie d’une rue Ă©troite, s'incurvant vers la droite et bordĂ©e d’immeubles de 3 Ă©tages, aux façades blanches Ă  pans de bois peints.
    Rue de la Salie, rue commerçante du Grand-Bayonne.
    Vue d’une rue de bĂątiments de 3 et 4 Ă©tages, aux façades blanches Ă  pans de bois peints.
    Rue Poissonnerie, rue commerçante du Grand-Bayonne.

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2011, le revenu fiscal mĂ©dian par mĂ©nage Ă©tait de 22 605 €, ce qui plaçait Bayonne au 28 406e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 mĂ©nages en mĂ©tropole[180].

    En 2011, 47,8 % des foyers fiscaux n'Ă©taient pas imposables[Insee 6].

    Emploi

    En 2011, la population ĂągĂ©e de 15 Ă  64 ans s'Ă©levait Ă  29 007 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,8 % d'actifs dont 60,3 % ayant un emploi et 10,5 % de chĂŽmeurs[Insee 7].

    On comptait alors 30 012 emplois dans la zone d'emploi, contre 29 220 en 2006. Le nombre d'actifs ayant un emploi rĂ©sidant dans la zone d'emploi Ă©tant de 17 667, l'indicateur de concentration d'emploi est de 169,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre prĂšs de deux emplois pour un habitant actif[Insee 8].

    Entreprises et commerces

    Bayonne est la capitale économique de l'agglomération de Bayonne et du sud des Landes. Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Bayonne selon leur secteur d'activité[Insee 9] :

    Structure de l’économie Ă  Bayonne au .
    Nombre d’établissements concernĂ©s
    TOTAL 4 665
    Industrie 270
    Construction 375
    Commerce, transport et services divers 3 146
    Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 874
    Champ : activités marchandes hors agriculture.

    Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee 10] :

    Établissements actifs par secteur d'activitĂ© au 31 dĂ©cembre 2011.
    Total % 0
    salarié
    1 Ă  9
    salariés
    10 Ă  19
    salariés
    20 Ă  49
    salariés
    50 salariĂ©s
    ou plus
    Ensemble 5 946 100,0 3 797 1 708 213 155 73
    Agriculture, sylviculture et pĂȘche 46 0,8 38 6 0 2 0
    Industrie 292 4,9 150 101 23 15 3
    Construction 428 7,2 299 84 26 15 4
    Commerce, transports, services divers 3 953 66,5 2 390 1 346 117 73 27
    dont commerce et rĂ©paration automobile 1 115 18,8 579 457 38 32 9
    Administration publique, enseignement, santĂ©, action sociale 1 227 20,6 920 171 47 50 39
    Champ : ensemble des activités.

    Les deux tableaux précédents amÚnent les remarques suivantes[Note 49] :

    • l'essentiel de l'activitĂ© Ă©conomique est assurĂ© par des entreprises du secteur tertiaire ;
    • l'agriculture n'est pratiquement pas reprĂ©sentĂ©e[Note 57] ;
    • moins de 5 % de l'activitĂ© est assurĂ© par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentrĂ© sur des structures de moins de 50 salariĂ©s, tout comme les activitĂ©s liĂ©es Ă  la construction ;
    • l'administration publique, l’enseignement, la santĂ© et l’action sociale forment une activitĂ© qui regroupe plus de 20 % des entreprises, confirmant en cela, l'importance du pĂŽle administratif et de santĂ© bayonnais au sein de l'agglomĂ©ration de Bayonne et du sud des Landes. Ainsi Bayonne est le siĂšge de la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque.

    En 2013, 549 entreprises ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es Ă  Bayonne, dont 406 par des auto-entrepreneurs[Insee 11] - [Insee 12].

    Artisanat et industrie

    Bayonne regroupe peu d’industries, comme l'indiquent les tableaux prĂ©cĂ©dents. On citera tout de mĂȘme Plastitube, spĂ©cialisĂ©e dans les emballages plastique (190 employĂ©s)[181].

    L’entreprise Izarra, dont la distillerie s’installe en 1912 quai Amiral-Bergeret, a longtemps symbolisĂ© la richesse Ă©conomique de Bayonne.

    Les activités industrielles se sont concentrées dans les communes voisines de Boucau, Tarnos (Turbomeca), Mouguerre et Anglet.

    Activités de service

    Le secteur tertiaire trĂšs actif regroupe quelques grandes enseignes de la distribution, telles celles dĂ©taillĂ©es par le gĂ©ographe Roger Brunet[181] : BUT (240 salariĂ©s), Carrefour (150 salariĂ©s), E.Leclerc (150 salariĂ©s), Leroy Merlin (130 salariĂ©s) ou encore les Galeries Lafayette (120 salariĂ©s). Les banques, des sociĂ©tĂ©s de nettoyage (Onet, 170 employĂ©s) ou de gardiennage (Brink's, 100 salariĂ©s) sont Ă©galement des grands employeurs de la commune, tout comme les transports urbains qui occupent prĂšs de 200 employĂ©s.

    Cinq cliniques, reprĂ©sentant plus de 500 lits, emploient chacune de 120 Ă  170 salariĂ©s[181].

    Le port de Bayonne

    Photographie d’un cargo porte-container bleu, à quai dans un port.
    Le cargo BBC-Magellan dans le port de Bayonne, en 2014.
    Photographie d’un trois mats sur un cours d'eau saluĂ© par un jet d’eau.
    Entrée du Belem dans le port de Bayonne, en août 2006.

    Le port de Bayonne est situé à l'embouchure de l'Adour, en aval de la ville. Son emprise concerne également les communes d'Anglet et Boucau dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnos dans les Landes[182]. Il a considérablement bénéficié de l'exploitation du gisement de gaz naturel de Lacq, auquel il est relié par un gazoduc.

    C'est le 9e port de commerce français, son trafic annuel est d’environ 4,2 millions de tonnes dont 2,8 exportĂ©es. Il est Ă©galement le premier port français d’exportation de maĂŻs[181]. Il est la propriĂ©tĂ© de la rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine qui gĂšre et contrĂŽle le site[183].

    Les produits mĂ©tallurgiques reprĂ©sentent un mouvement sur Tarnos de plus d’un million de tonnes et les exportations de maĂŻs vers l’Espagne varient entre 800 000 et 1 000 000 tonnes. Le port reçoit Ă©galement des hydrocarbures raffinĂ©s de la raffinerie Total de Donges (800 000 tonnes). Les engrais reprĂ©sentent un trafic de 500 000 tonnes annuelles et le soufre en provenance de Lacq, quoiqu’en net dĂ©clin, 400 000 tonnes[181] - [184].

    Le port reçoit également en stockage des véhicules Ford et General Motors en provenance d'Espagne et du Portugal, ainsi que des bois tropicaux et landais[181].

    Il abrite une aciĂ©rie Ă©lectrique productrice de billettes, sur Boucau et Tarnos (Celsa France[185]), ainsi qu’un terminal de stockage de produits chimiques et pĂ©troliers liquides.

    Activités de services liées au tourisme

    Compte tenu de sa proximité de l'océan et des contreforts des Pyrénées, ainsi que de son patrimoine urbain historique, Bayonne a développé une importante activité liée au tourisme[Insee 13].

    Au , 15 hĂŽtels de la commune offraient plus de 800 chambres aux visiteurs, mais aucun camping n'Ă©tait dĂ©nombrĂ©[Insee 14]. L'infrastructure touristique de l'aire urbaine de Bayonne vient complĂ©ter l'offre locale avec prĂšs de 5 800 chambres rĂ©parties sur prĂšs de 200 hĂŽtels et 86 campings proposant plus de 14 000 emplacements[186].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le centre de Bayonne se caractĂ©rise par son urbanisme mĂ©diĂ©val, marquĂ© par le tracĂ© des rues, la subsistance de nombreux vestiges de bĂątiments (fortifications, cathĂ©drale, cloĂźtre, caves) et par l’importance Ă©conomique des voies fluviales tout au long de son histoire. La pĂ©riode allant du XVIe au XIXe siĂšcle a vu la construction de nombreuses demeures nobles, souvent fondĂ©es par les membres des corporations, trĂšs actives Ă  Bayonne, et tĂ©moignant de la vitalitĂ© de la ville et de son activitĂ© commerçante et portuaire.

    Bayonne compte 22 monuments rĂ©pertoriĂ©s Ă  l'inventaire des monuments historiques[187] et 4 lieux et monuments rĂ©pertoriĂ©s Ă  l'inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel[188]. Par ailleurs, elle compte 68 objets rĂ©pertoriĂ©s Ă  l'inventaire des monuments historiques[189].

    Patrimoine civil

    Le ChĂąteau-Vieux, du XIe siĂšcle, a Ă©tĂ© construit par les vicomtes du Labourd[190]. C'est lĂ  que la rançon de François Ier, prisonnier de Charles Quint Ă  Madrid aprĂšs avoir Ă©tĂ© capturĂ© Ă  la bataille de Pavie en 1525, y a Ă©tĂ© rassemblĂ©e. Du Guesclin y a Ă©tĂ© prisonnier en attendant le paiement d'une rançon de 100 000 livres. Le chĂąteau a accueilli de nombreux invitĂ©s de marque comme Louis XI, François Ier, Charles IX ou Louis XIV[DN 6]. Il est aujourd’hui occupĂ© par le 1er rĂ©giment parachutiste d'infanterie de marine.

    Le ChĂąteau-Neuf a Ă©tĂ© Ă©levĂ© sous Charles VII, Ă  la fin du XVe siĂšcle, sur d’anciennes enceintes du XIIIe siĂšcle[191].

    La résidence dite de Marrac, actuellement connue sous le nom de « chùteau de Marracq », a été achetée en par Napoléon Ier sur sa cassette personnelle. Il fut construit au début du XVIIIe siÚcle par Marie-Anne de Neubourg[32].

    L’ensemble formĂ© de la citadelle[40], renommĂ©e en 1999 Citadelle GĂ©nĂ©ral-Georges-BergĂ©, et des fortifications[192], s’élĂšve au nord de l’Adour, sur une colline dominant le quartier Saint-Esprit. Il s’agit d’un ouvrage fortifiĂ© dessinĂ© par Vauban en 1680 et construit Ă  la fin du XVIIe siĂšcle, Ă  la demande de Louis XIV[Note 58]. L’ensemble est percĂ© de sept portes, dont la porte d'Espagne, la porte de Mousserolles et la poterne.

    Le chĂąteau du Vigneau est un ancien domaine viticole situĂ© au nord-ouest de la citadelle[193]. RachetĂ© en 1848 et restaurĂ© par la famille FonsĂšque, Ă©minente parmi la communautĂ© juive de Bayonne, il accueille Pierre MendĂšs France Ă  plusieurs reprises[194]. L’édifice est Ă  nouveau restaurĂ© et embelli en 1918 aprĂšs avoir Ă©tĂ© le tĂ©moin de violents combats durant le siĂšge de Bayonne en 1814.

    Édifices religieux

    • La cathĂ©drale Sainte-Marie Ă  diffĂ©rentes Ă©poques.
    • Gravure sur cuivre aquarellĂ©e reprĂ©sentant un Ă©difice religieux, avec des charettes au repos en premier plan.
      La cathédrale en 1823.
    • Gravure reprĂ©sentant un Ă©difice religieux dominĂ© de deux flĂšches.
      La cathédrale en 1907.
    • Vue d’un Ă©difice religieux depuis l'intĂ©rieur d’un cloitre.
      La cathédrale en 2006.
    • Vue d’un Ă©difice religieux Ă  deux flĂšches en arriĂšre-plan d’une rue en perspective.
      La cathédrale en 2007.
    • Vue d’une flĂšche d’un Ă©difice religieux depuis une ouverture en ogive brisĂ©e.
      La cathédrale en 2011.

    Cette cathĂ©drale ogivale, de style gothique fleuri, commencĂ©e en 1213 et achevĂ©e au XVe siĂšcle, est surmontĂ©e de deux clochers de 85 mĂštres de haut, ajoutĂ©s au XIXe siĂšcle. Elle renferme la chĂąsse de saint LĂ©on, patron de la ville. Un cloĂźtre datant de 1240 lui est attenant au sud. Le cloĂźtre a longtemps servi de cimetiĂšre ; des niches et des tombeaux y subsistent[DN 2].

    • L’église Saint-Esprit, rue Hugues, a Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e sur les bases d'un prieurĂ© roman dont quelques Ă©lĂ©ments subsistent dans l'Ă©difice actuel[41]. Cette Ă©glise est Ă©levĂ©e au rang de collĂ©giale par Louis XI Ă  la fin du XVe siĂšcle. Les voĂ»tes gothiques du chƓur ornĂ©es d'entrelacs et de mĂ©daillons propres au style flamboyant datent de cette Ă©poque[196]. On y trouve un groupe sculptĂ© dit l'Ăąne de saint Bernard : la fuite en Égypte[174] et une relique de sainte IrĂšne.
    • L'Ă©glise Saint-Étienne, avenue du , attestĂ©e dĂšs le XIIe siĂšcle, prĂ©sente des parties du XVe siĂšcle et surtout du XIXe siĂšcle car elle a beaucoup souffert lors du siĂšge de Bayonne et de la bataille du , les Anglais s'y Ă©tant Ă©tablis. Le major-gĂ©nĂ©ral Hay (en) y est mĂȘme dĂ©cĂ©dĂ©. Le quartier et l'Ă©glise furent acquis par la ville de Bayonne en 1584, achetĂ©s au futur Henri IV. Le bĂątiment est inscrit Ă  l'Inventaire gĂ©nĂ©ral du Patrimoine culturel[197] et il abrite trois objets classĂ©s au titre des monuments historiques : deux tableaux de l'Ă©cole espagnole du XVIIe siĂšcle figurant saint François en priĂšre[198] et la Lapidation de saint Étienne[199] et un tableau de l'Ă©cole française du XVIIIe siĂšcle figurant une Vierge Ă  l'Enfant[200]. Le cimetiĂšre de l'Ă©glise accueille des tombes de personnages cĂ©lĂšbres, en particulier celles de LĂ©on Bonnat, du gĂ©nĂ©ral Bourbaki et d’Émile BetsellĂšre.
    • L'Ă©glise Saint-AndrĂ© de Bayonne, rue des Lisses, construite en style nĂ©ogothique sous le rĂšgne de NapolĂ©on III, domine le quartier du Petit-Bayonne. Elle abrite deux Ɠuvres remarquables : L'Assomption de LĂ©on Bonnat et un orgue du facteur Georges Wenner classĂ© monument historique.
    • L'Ă©glise Sainte-Croix, avenue du BĂ©arn.
    • L'Ă©glise Saint-Amand, rue Pierre Laporte de Saint-Amand.
    • L'Ă©glise Saint-Bernard, avenue du Docteur Camille Delvaille.
    • L'Ă©glise Saint-LĂ©on, avenue de l'Interne Jacques Loeb de Marracq.
    • L'ancienne chapelle Notre-Dame, rue Douer, date de 1860.
    • La chapelle du Carmel, chemin d'Arancette.
    • La chapelle du collĂšge La Salle Saint-Bernard, rue Antoine Labarthe.
    • La chapelle des Capucins, avenue de la LĂ©gion TchĂšque.
    • La chapelle de l'hĂŽpital Saint-LĂ©on, avenue de l'Interne Jacques Loeb
    • La chapelle de l'ancien hĂŽpital militaire, rue Ravignan.
    • La chapelle de la Citadelle.
    • La chapelle Saint-LĂ©on, avenue Raymond de Martres (cimetiĂšre).
    • La chapelle de la clinique Caradoc, avenue du .
    • La chapelle oratoire, avenue du .
    • Le grand sĂ©minaire, Cours du Comte Cabarrus, possĂšde des bas-reliefs classĂ©s, de la fin du XVIIIe siĂšcle[201] ; la pose de la premiĂšre pierre date de 1914, le bĂątiment ayant Ă©tĂ© achevĂ© en 1919, annĂ©e de l'arrivĂ©e des premiers sĂ©minaristes[202]. L'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, bien qu'inachevĂ©, le bĂątiment Ă©tait louĂ© par le diocĂšse aux soldats amĂ©ricains[203]. En 1940 il est rĂ©quisitionnĂ© par les Allemands[204]. L’édifice a Ă©tĂ© construit pour remplacer l'ancien grand sĂ©minaire, depuis dĂ©moli, qui Ă©tait situĂ© au quartier Lahubiague[204]. Le grand sĂ©minaire a Ă©tĂ© dĂ©saffectĂ© et accueille depuis 1975 le conservatoire de musique.
    • Le temple rĂ©formĂ©, rue du Temple.
    • L'Ă©glise Ă©vangĂ©lique, citĂ© Furtado.
    • L'ancienne abbaye Saint-Bernard de Bayonne.
    • La cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre de la synagogue de Bayonne, rue Maubec, eut lieu le . Construite sur les plans de l'architecte Capdeville, elle est achevĂ©e l’annĂ©e suivante. Depuis lors, l’édifice a subi peu de transformations. Le bĂątiment est construit sur deux niveaux. Sa façade est de style nĂ©o-classique. L'arche qui date du dĂ©but du XVIIIe siĂšcle, provient de l'ancien oratoire dĂ©moli pour construire la synagogue. Tout en bois, de pur style Louis XVI rococo, l'arche comporte deux portes centrales permettant d'accĂ©der aux rouleaux de Torah[42].
    • Le cimetiĂšre juif, ou israĂ©lite, est situĂ© dans le quartier Saint-Étienne au nord de la ville et de la synagogue. Il est classĂ© monument historique depuis 1998[205]. Il est en effet un des plus vieux de France, certaines tombes datant du XVIIe siĂšcle, et conserve de nombreuses pierres tombales anciennes. Le dĂ©positoire de 1862 en forme de temple antique est aussi couvert par ce classement. Il fut le thĂ©Ăątre de la bataille du lors du siĂšge de Bayonne.
    • Le cimetiĂšre juif de Bayonne.
    • Alignement de pierres tombales en arriĂšre plan du feuillage d’un arbre.
      Le carré du XIXe siÚcle.
    • Alignement de tombes, devant une rangĂ©e d’arbres.
      Le carré du XVIIIe siÚcle.
    • Façade d’un bĂątiment montrant quatre colonnes.
      Le dépositoire de 1862.

    Patrimoine naturel

    Carte de Bayonne montrant des zones colorées, rouge pour les sites classés, saumon pour les sites inscrits.
    Sites inscrits (saumon) et classés (rouge) pour leur qualités environnementales.

    Le rĂ©seau Natura 2000 a retenu l’Adour pour sa faune aquatique, et en particulier pour la Grande alose (Alosa alosa), l’Alose feinte (Alosa fallax), les Lamproie de riviĂšre (Lampetra fluviatilis), marine (Petromyzon marinus) et de Planer (Lampetra planeri), le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) et le Saumon atlantique (Salmo salar). Il vise Ă©galement Ă  prĂ©server le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ainsi qu’une fleur, l’AngĂ©lique des estuaires (Angelica heterocarpa). Les espĂšces atlantiques concernent Ă©troitement la zone affectĂ©e par les marĂ©es en amont et en aval de Bayonne.

    Bayonne a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris depuis 1998, soulignant les efforts accomplis dans les domaines de la dĂ©coration florale, de l’environnement, de la propretĂ© et de l'assainissement, de l’affichage et de l’habitat[206]. En 2008, la ville se dĂ©sengageait cependant du Conseil national des villes et villages fleuris pour des divergences sur les mĂ©thodes d'obtention du fleurissement. La commune organise en revanche un « concours des jardins et balcons fleuris »[M 11].

    La commune entretient 180 hectares de parcs, jardins, terrains de sports et autres espaces verts[M 12]. Sont en particulier l'objet de soins attentifs les parcs et des jardins de qualitĂ© tels le jardin public, le jardin botanique, la promenade des remparts et le parc de Caradoc. Dans ce dernier, un Magnolia grandiflora a Ă©tĂ© labellisĂ© arbre remarquable en 2016[207]. Il aurait Ă©tĂ© plantĂ© aprĂšs 1873 et l'enchevĂȘtrement de ses branches qui tombent au sol et repartent vers le haut le font ressembler Ă  un bosquet[207]. Elle dispose Ă©galement de plusieurs espaces naturels[M 13], dont un milieu remarquable d'une centaine d'hectares, la plaine d'Ansot[M 14], situĂ© au sud de la ville et au bord de la Nive[208], oĂč l'AngĂ©lique des estuaires (Angelica heterocarpa), espĂšce menacĂ©e et protĂ©gĂ©e au niveau europĂ©en, a trouvĂ© refuge[M 14].

    La direction rĂ©gionale de l'environnement, de l'amĂ©nagement et du logement (DREAL) Aquitaine a sĂ©lectionnĂ© Ă  l’inventaire gĂ©nĂ©ral du patrimoine culturel quatre sites et des paysages de la commune. Ainsi, l’ensemble urbain de Bayonne fait l’objet d’une inscription depuis le , et le chĂąteau Lauga et ses abords immĂ©diats depuis le . Sur la rive gauche de la Nive, l’allĂ©e Lauga est classĂ©e depuis le , et les pĂ©piniĂšres Maymou, au nord de la localitĂ©, depuis le [209]. L’allĂ©e Lauga est qualifiĂ©e de site d’intĂ©rĂȘt pittoresque, s’étendant sur 0,84 ha[210], tout comme le chĂąteau du mĂȘme nom (1,35 ha)[211]. Le vieux bourg de Bayonne est inscrit Ă  l’inventaire des sites historiques et pittoresques pour plus de 39 ha[212]. Les pĂ©piniĂšres Maymou couvrent une surface de prĂšs de 8 ha dans le quartier Saint-Étienne. CrĂ©Ă©es en 1880, elles bĂ©nĂ©ficient d’un micro-climat proche de celui de l’Asie du Sud-Est ; elles constituent un conservatoire et un centre de production horticole[213].

    Équipements culturels

    Vue panoramique de bĂątiments Ă  façade blanche se reflĂ©tant dans un cours d’eau sous un ciel bleu intense.
    Le théùtre Michel-Portal partage le bùtiment de droite avec la mairie.

    ScĂšnes

    Le thĂ©Ăątre Michel-Portal a reçu, avec la salle Paul-Vaillant-Couturier, Ă  Boucau, le label scĂšne nationale du ministĂšre de la Culture en 1990 et porte donc le nom de ScĂšne nationale Bayonne - Sud-Aquitain[214]. Il est situĂ© place de la LibertĂ©, dans le mĂȘme bĂątiment que l'hĂŽtel de ville.

    Outre le complexe MĂ©ga CGR, qui propose des films grand public, la localitĂ© abrite un cinĂ©ma d'art et d'essai de renommĂ©e nationale[215], l’Atalante, situĂ© dans le quartier Saint-Esprit[M 15].

    Musées et galeries

    Photographie en gros plan d’une maison traditionnelle, formant le coin d'une rue.
    La maison dite de Dagourette ou musée basque.

    Quatre musĂ©es sont Ă  dĂ©couvrir dans la localitĂ©. Le musĂ©e basque et de l'histoire de Bayonne propose une collection historiographique et ethnographique consacrĂ©e au Pays basque français. Il a reçu en 2003 le label MusĂ©e de France. Il est installĂ© depuis 1924 au Petit Bayonne, dans la maison Dagourette, demeure bourgeoise de la fin du XVIe siĂšcle, elle-mĂȘme protĂ©gĂ©e par les monuments historiques depuis 1991[216].

    Le musĂ©e Bonnat-Helleu est Ă©galement situĂ© dans le quartier du Petit Bayonne, dans un bĂątiment du XIXe siĂšcle dĂ» Ă  l'architecte Charles Planckaert. La collection du musĂ©e doit son origine Ă  un legs du peintre LĂ©on Bonnat Ă  la ville de Bayonne, en 1891[217] - [218]. MusĂ©e des beaux-arts de la commune, il recĂšle une remarquable collection de peintures, de dessins anciens et de sculptures constituĂ©e de 1880 Ă  1900, et, Ă  la suite de legs successifs, il conserve Ă  l'heure actuelle prĂšs de 7 000 Ć“uvres.

    Le musĂ©um d'histoire naturelle, Ă©galement MusĂ©e de France, fut fondĂ© en 1856, grĂące Ă  un legs de son premier conservateur, Ulysse Darracq[M 16]. AprĂšs avoir Ă©tĂ© fermĂ© durant prĂšs de 60 ans, il s'offre de nouveau au public depuis 2010, auquel il propose 430 m2 d’expositions permanente et temporaire et 20 000 objets du patrimoine naturel rĂ©gional[M 16]. Il est situĂ© dans la plaine d'Ansot, sur la rive droite de la Nive.

    Le musée du judaïsme bayonnais Suzanne-et-Marcel-SuarÚs a, lui, ouvert ses portes en 2022. Ce musée retrace l'histoire de la communauté juive à Bayonne depuis son arrivée au XVIe siÚcle, et sa relation par exemple avec l'arrivée du chocolat à Bayonne. Il rend aussi hommage à des noms comme René Cassin, né à Bayonne et co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l'Homme, et Marcel SuarÚs, résistant[219] - [220].

    Outre ces quatre musées, quatre autres espaces communaux proposent des expositions temporaires[M 16] : la médiathÚque (sur des thÚmes liés à la littérature et à l'écrit[221]), la PoudriÚre (expositions d'art contemporain), le Centre communal d'action sociale (peintures et photographies d'artistes locaux) et depuis 2015 le DIDAM[222] (expositions de photographies).

    La ville comporte plusieurs galeries d'art, situées à Saint-Esprit et dans les Grand et Petit Bayonne.

    BibliothĂšques

    La médiathÚque municipale comporte deux sites, en centre-ville en face de la cathédrale et dans le quartier des Hauts de Bayonne[M 17]. La ville accueille également une bibliothÚque universitaire et des centres de documentation dans les musées[M 17].

    Langues

    Photographie d'un panneau trilingue indiquant un cours d’eau.
    Panneau trilingue sur le pont Marengo.

    Les habitants de Bayonne ont parlĂ© le gascon du Moyen Âge jusqu'au dĂ©but du XXe siĂšcle, et on le trouve usitĂ© dans tous les textes officiels mĂ©diĂ©vaux de la ville. La Carte des Sept Provinces Basques Ă©ditĂ©e en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte montre ainsi que Bayonne ne fait pas partie de l'aire linguistique basque.

    Lors de la crĂ©ation des dĂ©partements, Bayonne est incluse dans le dĂ©partement des Basses-PyrĂ©nĂ©es, devenues PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques le . Ce dĂ©partement est formĂ© de la rĂ©union du BĂ©arn, des provinces basques de Soule, de Labourd et de Basse-Navarre, et d'une mince frange gasconne suivant le cours infĂ©rieur de l'Adour, ceci malgrĂ© l'opposition des membres du biltzar du Labourd — de population rurale —, qui avaient dĂ©jĂ  refusĂ© que Bayonne — population bourgeoise — votĂąt avec eux pour l'Ă©lection des reprĂ©sentants aux États gĂ©nĂ©raux. Lors de la derniĂšre sĂ©ance du biltzar, le , consacrant la crĂ©ation d’un district et la disparition dudit biltzar, le dĂ©lĂ©guĂ© MundutĂ©guy souligne que Basques et Bayonnais rĂ©unis dans une instance politique, ne purent s’entendre « Ă  cause de la diffĂ©rence des langues »[223].

    En faisant de Bayonne le chef-lieu d'un des cinq arrondissements du dĂ©partement nouvellement crĂ©Ă© — les quatre autres Ă©tant ceux de Pau, d'Orthez, d'Oloron et de MaulĂ©on — la RĂ©volution transforme Bayonne en un centre urbain primordial pour le Pays basque intĂ©rieur. Auparavant, les Labourdins et les Navarrais voyaient Bayonne comme une ville portuaire de dĂ©bouchĂ©s pour leurs productions, et se rendaient occasionnellement dans cette citĂ© marchande qui avait Ă©tĂ© dĂ©tachĂ©e du Labourd par Richard CƓur de Lion en 1177.

    La langue basque se dĂ©veloppe alors plus significativement Ă  Bayonne, avec l'arrivĂ©e de Basques venus de l'intĂ©rieur et mĂȘme du Pays basque espagnol. Elle cohabite longtemps avec la langue vernaculaire de la ville, le gascon dit « maritime », utilisĂ© depuis le Moyen Âge. Ce gascon est un mĂ©lange de vocabulaire et de syntaxe du bas-latin avec un substrat euskarien (i.e. basque). Il fut langue officielle, on ne sera donc pas Ă©tonnĂ© si la toponymie bayonnaise rappelle encore cette Ă©poque et cette tradition linguistique oĂč Bayonne parlait officiellement gascon : le pont Mayou, la rue Pannecau, la rue des Graouillats, la rue Pusterle, la rue Passemillon, la rue Gosse, la rue de l'Abesque, le passage des Menouns, sans compter les rues dont les noms anciennement gascons ou basques gasconnisĂ©s ont Ă©tĂ© francisĂ©s ou modifiĂ©s (rue CharcutiĂšre, rue Poissonnerie).

    Avec l'inclusion dans le dĂ©partement des Basses-PyrĂ©nĂ©es, Bayonne devient le principal centre urbain Ă  la pĂ©riphĂ©rie immĂ©diate du Pays basque. Bayonne tourne de ce fait en partie le dos Ă  la Gascogne avec laquelle elle s'est construite et Ă  laquelle elle doit une partie de son visage actuel. La francisation grandissante au XXe siĂšcle marque un recul du gascon Ă  Bayonne qui n'est guĂšre plus compris ou parlĂ© que par une frange assez mince de la population. La mĂȘme francisation menace le basque, soutenu par l'action de collectifs de dĂ©fense de la langue et de la culture basques. Les drapeaux gascon et basque continuent ainsi de flotter cĂŽte Ă  cĂŽte sur la façade de l'hĂŽtel de ville. Des panneaux de signalisation trilingues — français/basque/gascon — sont visibles dans la commune.

    D'aprĂšs une Ă©tude conduite pour le compte du Gouvernement basque, instance exĂ©cutive de la communautĂ© autonome du Pays basque en Espagne, il y avait en 2011 8,7 % de bilingues actifs et 6,0 % de bilingues rĂ©ceptifs en basque dans les trois communes du BAB (Bayonne, Anglet et Biarritz)[224]. D'aprĂšs Eguzki Urteaga, citant une Ă©tude similaire, Bayonne comptait en 2006 13 % de bilingues passifs et 11 % de bilingues actifs, soit prĂšs d'un quart de la population[225]. Concernant le gascon, l'Ă©tude de 2001 prĂ©cise pour la mĂȘme zone un chiffre de 12 % de la population dĂ©clarant parler de un peu Ă  bien la langue et 17% dĂ©clarant la comprendre[226]. La rĂ©partition des locuteurs de gascon, n'est pas homogĂšne dans la zone considĂ©rĂ©e, pas plus que pour le basque d'ailleurs, les bilingues actifs de gascon ne reprĂ©sentant Ă  Bayonne que 1 % de la population, la comprĂ©hension du gascon Ă©tant pour sa part Ă©galement rĂ©partie (17 %)[225]. L’Office public de la langue basque (OPLB) a Ă©tĂ© crĂ©Ă© en 2004 Ă  Bayonne. Il propose un projet de politique linguistique en ouvrant des sections d'enseignement bilingue dans le Pays basque[227].

    Musique

    La culture musicale à Bayonne offre plusieurs facettes contrastées[M 18]. En effet si la musique classique s'offre une place de choix dans les programmes grùce aux prestations de l'orchestre régional Bayonne-CÎte basque[228] et si la musique traditionnelle est trÚs vivante, représentée en particulier par les interventions des bandas, la scÚne de la musique populaire moderne est trÚs dynamique, comme le prouve le certificat de naissance de nombreuses formations de rock bayonnaises.

    Danse

    La pamperruque est une danse ancienne traditionnelle bayonaise[229].

    Philatélie

    Deux timbres mettent à l'honneur la ville de Bayonne. Le René-Cassin a été vendu en premier jour d'émission à Bayonne le , référencé sous le no 2283 dans la nomenclature Yvert et Tellier[230]. Il fait partie de la série des personnages célÚbres. D'autre part, le timbre en l'honneur du chocolat figure une carte de France mentionnant Bayonne 1609 ; il a été émis uniquement en petites feuilles de dix timbres parfumés au chocolat. La feuille a été vendue en premier jour d'émission à Bayonne le . Le timbre est référencé sous le no 4361 par Yvert et Tellier[230].

    Gastronomie

    Le jambon de Bayonne

    Bayonne est souvent associĂ©e au jambon du mĂȘme nom. Aujourd'hui, le jambon de Bayonne est protĂ©gĂ© par une IGP[231]. Les principaux critĂšres pour prĂ©tendre Ă  l'appellation sont d'une part une sĂ©lection assez large de l'aire d'Ă©levage des porcs (22 dĂ©partements dans une zone allant des Deux-SĂšvres aux PyrĂ©nĂ©es-Orientales) ; transformĂ© dans la vallĂ©e de l'Adour, le jambon doit ĂȘtre salĂ© au sel sec dans les salines du bassin de l’Adour ; la pĂ©riode d'affinage est de sept mois au minimum.

    Le porc, et en particulier le porc noir, à ne pas confondre avec le porc noir de Bigorre[232], n'a été introduit dans le Pays basque que dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole. Le foehn, vent sec de la région, permet lors du séchage de faire pénétrer le sel à l'intérieur du jambon.

    En 1672, Louis de Froidour note que les jambons de Soule étaient appelés jambons de Bayonne parce qu'ils étaient exportés par le port de Bayonne[Note 59] - [233].

    Le chocolat
    Photographie d'une moitié de truffe de chocolat noir.
    Chocolat noir au piment d'Espelette.

    Bayonne est Ă  l'origine de l'introduction du chocolat en France, importĂ© par les Juifs portugais chassĂ©s par l'Inquisition, au dĂ©but du XVIIe siĂšcle. A la fin du XIXe siĂšcle, la ville comptait 130 artisans chocolatiers[234]. Cette tradition a perdurĂ©, et sept artisans continuent aujourd’hui encore Ă  Ă©laborer localement un chocolat noir qui se distingue par une forte teneur en cacao et un goĂ»t amer[M 19]. L’AcadĂ©mie du chocolat, association militant pour le rayonnement du chocolat de Bayonne, organise chaque annĂ©e Ă  l'Ascension, la fĂȘte de la gourmandise[M 19].

    Personnalités liées à la commune

    De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville de Bayonne, notamment celles appartenant à la liste ci-aprÚs (classement par année de naissance) :

    • Marguerite Brunet, dite Mademoiselle Montansier, nĂ©e en 1730 Ă  Bayonne et morte en 1820 Ă  Paris, est une actrice et directrice de thĂ©Ăątre. Sa maison natale existe encore, rue des Faures, Ă  Bayonne ;
    • Henri Grenet, nĂ© Ă  BĂšgles en 1908 et mort Ă  Bayonne en 1995, est un homme politique, maire de Bayonne de 1959 Ă  1995), et docteur en mĂ©decine ;
    • Katia et Marielle LabĂšque, nĂ©es respectivement en 1950 et 1952 Ă  Bayonne, sont deux sƓurs qui forment un des duos français de piano les plus cĂ©lĂšbres de la fin du XXe siĂšcle et du dĂ©but du XXIe siĂšcle ;

    HĂ©raldique

    Blason Blasonnement :
    De gueule Ă  la tour talutĂ©e d'or, ouverte, ajourĂ©e et maçonnĂ©e de sable, posĂ©e sur une mer au naturel, ondĂ©e d'or et de sable, accostĂ©e de deux lions d'or, affrontĂ©s, lampassĂ©s, brochant sur le fĂ»t de deux chĂȘnes au naturel englantĂ©s d'or, et surmontĂ©e d'une fleur de lys d'or, l'Ă©cu timbrĂ© d'une couronne comtale[Note 62].
    Commentaires : Paul Raymond note en 1863, que les armoiries de la ville sont d'azur à la tour crénelée et talusée d'argent, ondée au naturel sous le pied, cantonnée à dextre d'un N couronné d'or, avec deux pins de sinople, chargés chacun de sept fruits d'or et posés en pal derriÚre deux lions d'or[PR 8].

    Logotype

    • À partir de 1993.
      À partir de 1993.
    • À partir de 2008.
      À partir de 2008.
    • Depuis mars 2018.
      Depuis mars 2018.

    Voir aussi

    Bibliographie sélective

    La bibliographie portant sur Bayonne est riche. Quelques ouvrages peuvent plus particuliĂšrement ĂȘtre consultĂ©s, qui permettront au lecteur d'acquĂ©rir les notions essentielles. Ils sont citĂ©s dans la liste qui suit, qui ne se veut pas exhaustive.

    • Édouard DucĂ©rĂ©, Histoire topographique et anecdotique des rues de Bayonne, Marseille, Laffitte Reprints, :
      Cet ouvrage, alliĂ© aux 6 tomes de l’Histoire topographique et anecdotique des rues de Bayonne du mĂȘme auteur, est une mine d'information et d'anecdotes sur les vieilles rues de Bayonne.
    • Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines Ă  la rĂ©volution française de 1789, SociĂ©tĂ© des Sciences Lettres & Arts de Bayonne, :
      Pierre Hourmat est un historien, président de son vivant de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, doyenne des associations bayonnaises, créée en 1873[236] - [237]. L'ouvrage présente avec détails et rigueur toutes les étapes qui constituent l'histoire de Bayonne jusqu'à la Révolution française.
    • François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, JouĂ©-lĂšs-Tours, Alan Sutton, (ISBN 2-84253-557-X) :
      Il s'agit d'une sélection de cartes postales anciennes portant sur Bayonne, commentées par l'auteur.
    • EugĂšne Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, SociĂ©tĂ© nouvelle d’éditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, (BNF 34647711) :
      L'ouvrage, qui fournit une de somme d'informations sur tout le Pays basque français, concentre certains chapitres sur Bayonne.
    • Ouvrage collectif, Vauban et les fortifications des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, SociĂ©tĂ© des Sciences Lettres & Arts de Bayonne, :
      On ne peut parler de Bayonne, sans mentionner les ouvrages de Vauban, qui font partie de l'urbanisme d'aujourd’hui. Ce livre en fournit tous les dĂ©tails.
    • Ouvrage collectif, IVe Centenaire du dĂ©tournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du CongrĂšs de Bayonne 28/29 X 1978, SociĂ©tĂ© des Sciences Lettres & Arts de Bayonne, :
      Compte tenu de l'importance de l'Adour dans la fondation de la cité, et dans le développement économique de Bayonne, il est intéressant de comprendre les enjeux, les décisions et les détails techniques qui menÚrent au débouquage du fleuve au droit de l'océan.
    • Maurice Sacx, Bayonne et le Pays basque - TĂ©moins de l’histoire, Biarritz, musĂ©e basque de Bayonne, :
      Professeur de géographie qui s'est en particulier intéressé à l'Afrique et au Pays basque, Maurice Sacx a réuni dans ce recueil des articles de presse, des lettres et des commentaires d'acteurs et d'observateurs de l'histoire de Bayonne.
    • FrĂ©dĂ©ric Boutoulle (dir.), ÉzĂ©chiel Jean-Courret (dir.) et Sandrine Lavaud (dir.), Bayonne, Bordeaux, Ausonius Ă©ditions, coll. « Atlas historique des villes de France » (no 54), (ISBN 9782356133373) :
      Cette collection d'atlas retrace l'évolution du fait urbain en France, dans l'espace et dans le temps, à partir des données archéologiques et archivistiques. L'ouvrage illustré est accompagné d'un plan historique.
    • Jacques de Cauna et Marion Graff, La traite bayonnaise au XVIIIe siĂšcle : instructions, journal de bord, projets d'armement, Pau, Cairn, , 180 p. (ISBN 9782350681603) :
      À partir d'archives, cet ouvrage dĂ©crit les opĂ©rations de traite nĂ©griĂšre et leur prĂ©paration, en les replaçant dans le contexte plus large des relations de la ville de Bayonne avec les autres ports, mais aussi avec l'Afrique et les Antilles.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. En Gascogne et au Pays basque, on appelle barthe (du gascon barta) les plaines alluviales inondables longeant les cours d'eau.
    2. Ce record de chaleur n’apparaĂźt donc pas dans le tableau suivant, qui couvre la pĂ©riode 1961-1990.
    3. Successeur du pont ferroviaire du raccordement d'Aïtachouria, le Pont Blanc est utilisé depuis 2003 pour relier la plaine des sports de la Floride à l'espace naturel de la plaine d'Ansot.
    4. Le pont Marengo fut maçonné sous Napoléon III.
    5. Le pont Mayou, anciennement nommé Major ou Maior, fut reconstruit en pierre en 1857.
    6. Les lignes A1, A2, B, C, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 14 et N (information Ă  jour au 9 septembre 2014).
    7. Un quart de la superficie seulement, comprenant l'extrémité ouest de la piste, est situé sur Biarritz. L'aéroport fut remis en service en 1954, aprÚs réparation des dommages subis lors de bombardements durant la Seconde Guerre mondiale.
    8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    11. Soit les IRIS Beyris-Saint-Amand et Beyris-Polo.
    12. Soit les IRIS Saint-LĂ©on-Saint-Crouts, Saint-LĂ©on-Marracq et Saint-LĂ©on-Maignon.
    13. Au sujet des caves gothiques du Grand Bayonne, Didron déclarait : « elles sont si belles que le peuple les prend pour de petites églises ou de grandes chapelles ».
    14. Louis XIV logea au no 9 de la rue Orbe, dans la maison Sorhaindo, à la veille de son mariage avec Marie-ThérÚse d'Autriche infante d'Espagne le .
    15. Le Chùteau-Vieux fut ainsi nommé aprÚs le début de la construction du Chùteau-Neuf au Petit Bayonne sous le rÚgne de Louis XI.
    16. Le quai Galuperie, aux nombreuses maisons Ă  arceaux, Ă©tait un port fluvial pour les galupes.
    17. Soit les IRIS Arenes-Allees Marines, Arenes-Lachepaillet, et Forum Pontots (ce dernier n'ayant qu'un seul habitant en 2010).
    18. Marcel Breuer (1902-1981), architecte et designer d’origine hongroise, a signĂ© divers projets parmi lesquels, outre les Hauts de Bayonne, le siĂšge de l’Unesco Ă  Paris, le Whitney Museum of American Art de New York et l’ambassade d’Australie Ă  Paris.
    19. Les arrĂȘtĂ©s correspondants ont Ă©tĂ© publiĂ©s respectivement les , , et .
    20. Le Livre d’or de Bayonne ou cartulaire de Bayonne, ouvrage de l’abbĂ© Jean Bidache publiĂ© en 1896, consiste en une sĂ©lection de textes sur une pĂ©riode qui s’étale du Xe siĂšcle au XIVe siĂšcle.
    21. Les donnĂ©es des Ve, VIe, XIIe, XIIIe et XIVe siĂšcles et des annĂ©es 980, 1140, 1248 et 1253 proviennent de l’ouvrage de Paul Raymond, Dictionnaire topographique BĂ©arn-Pays basque, PyrĂ©Monde (ISBN 2 84618 230 2), p. 24. Celles des annĂ©es 1063, 1122, 1130, 1160 et 1198 sont issues de l’ouvrage de Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallĂ©es, communes et hameaux (monographie), Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'Ă©tudes linguistiques et littĂ©raires basques », [Ă©d. revue et corrigĂ©e] (1re Ă©d. ), 244 p., 21 cm (ISBN 2867813964 et 9782867813962, OCLC 72757865, BNF 40190262, prĂ©sentation en ligne), p. 26.
    22. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallĂ©es, communes et hameaux (monographie), Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'Ă©tudes linguistiques et littĂ©raires basques », [Ă©d. revue et corrigĂ©e] (1re Ă©d. ), 244 p., 21 cm (ISBN 2867813964 et 9782867813962, OCLC 72757865, BNF 40190262, prĂ©sentation en ligne), p. 26 : « Au dĂ©but du XIIe siĂšcle le pĂšlerin Aimeri Picaud Ă©crit [
] que "la terre des Basques a sa ville Bayonne en bord de mer", tellus basclorum habens urbem baionam in maritime (1140) ».
    23. Achille Luchaire, Annales de la FacultĂ© des Lettres de Bordeaux (1879), note 12 et 24, reprenant la Notitia Provinciarum qui mentionne la civitas Boatium (var. Boasium, Bohatium, Boaccensium, Boacium) « dont l’identification avec Bayonne, proposĂ©e par Scaliger et Valois, est absolument inadmissible (voir Desjardins, Gaule rom., II, 874, note 1) ».
    24. Les archives de Bayonne sont regroupĂ©es en deux recueils, l’un nommĂ© Registres gascons et l’autre Registres français.
    25. Outils de pierre nĂ©andertaliens (- 80 000 / - 45 000 correspondant Ă  la pĂ©riode MoustĂ©rien – Glaciations de Riss et de WĂŒrm II).
    26. Céramique sigillée de couleur rouge brique, au décor en relief obtenu, avant cuisson, par application de poinçons.
    27. La Notitia dignitatum imperii romani, datant de 340-420 de notre Úre, mentionne le siÚge du tribun de la cohorte de Novempopulanie en ces termes : « In provincia Novempopulana tribunus cohortis Novempopulanae Lapurdo ».
    28. GĂ©rard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C. - 486 ap. J.-C., Paris, Errance, coll. « HespĂ©rides », (ISBN 2-87772-331-3), p. 21, retient le chiffre de 10 hectares.
    29. Selon EugĂšne Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, SociĂ©tĂ© nouvelle d’éditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, (BNF 34647711), l’enceinte romaine, en grande partie encore visible, reprĂ©sente un polygone de 1 125 mĂštres de pĂ©rimĂštre, d’une superficie de 6 Ă  9 hectares.
    30. Pierre Hourmat, (Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne, , p. 27 à 35) déplore la pénurie des sources pour la période du Ve au Xe siÚcle :
      « Si l’existence d’une construction militaire importante est attestĂ©e par les restes de l’enceinte Ă  tours d'un castrum, siĂšge ou refuge d’une cohorte aux derniers temps de l’Empire romain, le long demi-millĂ©naire qui suivit l’effondrement de ce dernier nous plonge dans une ignorance quasi-totale de ce que furent et l’occupation du castrum et l’évangĂ©lisation des populations. Le silence le plus Ă©pais recouvre le sort de Lapurdum et les documents dont nous disposons pour cinq siĂšcles se comptent sur les doigts de la main et donnent lieu Ă  des interprĂ©tations diffĂ©rentes
 ou contradictoires. Ainsi cette histoire devient-elle une longue suite de points d'interrogation, Ă  l’exemple notons-le de celle de la Novempopulanie. »
      .
    31. Le traitĂ© d’Andelot, signĂ© en 587, entre Gontran, roi de Bourgogne, et son neveu Childebert, roi de Neustrie, mentionne Lapurdo ; il consacre la restitution Ă  Childebert de plusieurs citĂ©s parmi lesquelles Aire, Couserans et Lapurdo, chacune « avec ses territoires » (cum terminibus). Manex Goyhenetche indique qu’au VIe siĂšcle, le terme civitas est employĂ© pour dĂ©signer une place forte. « Les dynasties franques d’Australie et de Neustrie, par le traitĂ© d’Andelot, assuraient leur mainmise sur une partie de l’ancien territoire des Neuf Peuples [
] Comme au IVe siĂšcle, Lapurdum continue ainsi, en cette fin du VIe siĂšcle, Ă  remplir sa fonction de place forte. Lapurdum contrĂŽle, d'une part les voies menant aux passages pyrĂ©nĂ©ens, d’autre part les parcours de cabotage des flottilles franques depuis Bordeaux jusqu’aux Asturies »[80].
    32. Le vicomte rĂ©sidait au Chatelet (lou Castet), constituĂ© par la porte des Cinq-Cantons actuelle, qui est la porte romaine donnant vers le port (source : EugĂšne Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, SociĂ©tĂ© nouvelle d’éditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, (BNF 34647711).
    33. On en conçoit donc qu’elle existait antĂ©rieurement Ă  cette date.
    34. Le , Jean sans Terre octroie Ă  Bayonne la personnalitĂ© juridique qui perdurera durant tout le Moyen Âge, et dans une certaine mesure, jusqu’à la RĂ©volution française, sous la forme d’une charte de commune semblable Ă  celle de La Rochelle. Selon EugĂšne Goyheneche, « la ville est gouvernĂ©e par les Cent Pairs qui en rĂ©alitĂ© se dĂ©composent en un maire, douze Ă©chevins, douze conseillers et soixante-quinze pairs qui se cooptent et proposent chaque annĂ©e le maire au choix du roi. Le maire a des pouvoirs administratifs, judiciaires, militaires ; il a la garde des clĂ©s de la ville, et certains maires seront amiraux de la flotte bayonnaise. Le roi est reprĂ©sentĂ© par un prĂ©vĂŽt » (source : EugĂšne Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, SociĂ©tĂ© nouvelle d’éditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, (BNF 34647711).
    35. Les relations avec le Labourd furent souvent difficiles, Ă  l’origine de nombreux conflits sanglants. Le plus cĂ©lĂšbre d’entre eux eut lieu en 1343, lorsque le maire de Bayonne, PĂ© de Poyane, fit tuer cinq nobles labourdins, Ă©pisode qui est, selon EugĂšne Goyheneche, Ă  l’origine du rĂ©cit romancĂ© dit du pont de Proudines Ă  Villefranque, repris par Augustin Chaho et Hippolyte Taine.
    36. On retiendra par exemple la participation d'une flotte bayonnaise au siĂšge de Calais menĂ© par les Anglais en 1346, forte de 15 vaisseaux et de 439 hommes (source : EugĂšne Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, SociĂ©tĂ© nouvelle d’éditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, (BNF 34647711), p. 163.
    37. Le siÚge dura neuf jours, du 12 au , selon Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne, , p. 143.
    38. Deux foires annuelles, l’une le premier jour du carĂȘme et l’autre le 1er aoĂ»t : « [
] leur octroyer Ă  perpĂ©tuitĂ© des foires franches de toutes aydes, imposicions, impostz et de tous autres subsides quelxconques, dont l’une se tiendra le premier jour de karesme, et l’autre le premier jour d’aoust [
] », selon « les lettres patentes », sur books.google.fr de Louis XI Ă©tablies Ă  Montferrand en mai 1462.
    39. François Ier fut remplacé en captivité par ses deux fils aßnés, François de France et Henri de France, finalement libérés en 1530, aprÚs versement de la rançon.
    40. La seconde gare de Bayonne succÚde au début du XXe siÚcle au bùtiment provisoire en bois et métal construit pour la mise en service du chemin de fer, en 1854.
    41. Les forges de l’Adour sont de fait situĂ©es sur la commune de Boucau, sur la rive droite du fleuve.
    42. C’est en ces termes que le journal Le Courrier de Bayonne relate l’évĂ©nement quelques jours plus tard.
    43. Le Courrier de Bayonne du relate le dĂ©part du 49e rĂ©giment d'infanterie dans les termes suivants : « [
] Quant aux trains qui emportaient nos braves petits pioupious du 49e, ils Ă©taient ornĂ©s de fleurs. Sur les wagons se lisaient des inscriptions plaisantes ou patriotiques. Nous avons remarquĂ© la suivante : « Train de plaisir pour Berlin, aller et retour » ; sur d’autres les mots : « Vive la France ! Vive l’Angleterre ! Vive la Russie ! » Ă©taient encadrĂ©s par des guirlandes, et sur les locomotives les drapeaux de ces trois pays claquaient fraternellement au vent
 Si les Allemands voyaient cela, peut-ĂȘtre ne seraient-ils pas trĂšs sĂ»rs de la victoire. [
] » (source : Maurice Sacx, Bayonne et le Pays basque — TĂ©moins de l’histoire, Biarritz, musĂ©e basque de Bayonne, ).
    44. L’avenue de la LĂ©gion tchĂšque, Ă  Bayonne, leur rend honneur.
    45. La compagnie polonaise fut citĂ©e Ă  l’ordre de l’armĂ©e, le , par le gĂ©nĂ©ral PĂ©tain (source : François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, JouĂ©-lĂšs-Tours, Alan Sutton, (ISBN 2-84253-557-X)).
    46. La fusillade eut lieu au carrefour Saint-LĂ©on, prĂšs de la gare et aux abords de la citadelle.
    47. Le Chùteau-Neuf est achevé en 1507 par Roger de Gramont.
    48. La « capacitĂ© d'autofinancement » (CAF) est l’excĂ©dent dĂ©gagĂ© en fonctionnement ; cet excĂ©dent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dĂ©penses d’équipement. Ce montant reprĂ©sente le financement disponible de la commune[146].
    49. Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
    50. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de comble le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[147].
    51. Par convention dans WikipĂ©dia, le principe a Ă©tĂ© retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations lĂ©gales postĂ©rieures Ă  1999, que les populations correspondant Ă  une enquĂȘte exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des annĂ©es 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la derniĂšre population lĂ©gale publiĂ©e par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    52. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    53. Le taux d’activitĂ© reprĂ©sente la part des actifs dans la population totale.
    54. En 2014, la foire au jambon a été organisée du 17 au 20 avril.
    55. Les fĂȘtes de Bayonne commençaient traditionnellement le mercredi qui prĂ©cĂ©dait le premier week-end du mois d'aoĂ»t, mais le calendrier a Ă©tĂ© modifiĂ© et le dĂ©but des fĂȘtes a Ă©tĂ© avancĂ© depuis quelques annĂ©es en raison de l’affluence devenue trop importante. Elles se terminent le dimanche suivant.
    56. 20 sections sportives en incluant l'Aviron bayonnais rugby pro et l'Aviron bayonnais football club, selon le « site de l'association », sur aviron-bayonnais.asso.fr (consultĂ© le ).
    57. Cahier des charges de l'appellation d'origine ossau-iraty., La commune fait partiellement partie de la zone d"appellation de l'ossau-iraty, mais ne fournit en 2014 pas de producteur
    58. Dans son MĂ©moire de 151 articles, Vauban propose de rectifier certains ouvrages existants et de procĂ©der Ă  de nouvelles fortifications car « si le Roi prenait la rĂ©solution de fortifier Bayonne, il Ă©tait indispensable de fortifier aussi le faubourg Saint-Esprit » et sur sa hauteur de Castelnau, de faire construire la Citadelle.
    59. Louis de Froidour : « Ce qu'il y a de plus commun sont les porcs qui y sont petits mais excellents, en telle sorte que les meilleurs jambons du Royaume, aprĂšs ceux de Lahontan, sont ceux de Soule. Ils sont connus sous le nom de jambon de Bayonne et il n'est pas mal Ă  propos de remarquer qu'encore que cette ville soit si fameuse et si renommĂ©e par ses jambons, nĂ©anmoins il ne s'y en fait presque point, mais on y dĂ©bite ceux qui y sont portĂ©s du Labourd et de la Basse-Navarre, oĂč il s'en fait quantitĂ©, et de la Soule, d'oĂč l'on porte peu, parce qu'elle en est plus Ă©loignĂ©e ».
    60. Autoportrait de Léon Bonnat, daté de 1855, et conservé au musée d'Orsay à Paris.
    61. Photo de Michel Camdessus, réalisée lors du 6e Forum mondial de l'Eau en 2012.
    62. Ce blason est en vigueur depuis le 3 aoĂ»t 1919, sur dĂ©libĂ©ration du conseil municipal de la ville de Bayonne, citĂ©e par RenĂ© Broca en prĂ©face de l'ouvrage Histoire de Bayonne des origines Ă  la rĂ©volution française de 1789 — Pierre Hourmat — SociĂ©tĂ© des Sciences Lettres & Arts de Bayonne — 1986. La dĂ©libĂ©ration citĂ©e est la suivante :
      Le Conseil Municipal,
      Vu le rapport prĂ©sentĂ© par M. Grimard vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© des Sciences Lettres et Arts, au nom de la commission d'Études des Armoiries. OuĂŻ le rapport de M. Simonet, conseiller Municipal, considĂ©rant que les armoiries actuellement usitĂ©es contiennent au point de vue historique et hĂ©raldique des erreurs qu'il importe de rectifier, au moment oĂč divers Ă©difices doivent porter les emblĂšmes de la ville,
      DĂ©libĂšre :
      I - À partir de ce jour, les armoiries de la ville de Bayonne seront blasonnĂ©es de la maniĂšre suivante :
      De gueule Ă  la tour talutĂ©e d'or, ouverte, ajourĂ©e et maçonnĂ©e de sable, posĂ©e sur une mer au naturel, ondĂ©e d'or et de sable, accostĂ©e de deux lions d'or, affrontĂ©s, lampassĂ©s, brochant sur le fĂ»t de deux chĂȘnes au naturel englantĂ©s d'or, et surmontĂ©e d'une fleur de lys d'or, l'Ă©cu timbrĂ© d'une couronne comtale.
      Devise : Nunquam polluta
      Modifier en conséquence les sceaux et timbres de la Ville.
      II - Charger M. André Grimard, d'établir le projet en couleur des armoiries modifiées, dont deux exemplaires demeureront déposés aux Archives de la Ville et au Secrétariat Général de la Mairie, à la disposition des intéressés.
      Fait et délibéré en l'HÎtel de Ville de Bayonne le 3 août 1919.
    • Cartes
    1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aĂ©riennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ). Pour comparer l'Ă©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne sĂ©parative verticale et la dĂ©placer Ă  droite ou Ă  gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenĂȘtres en haut Ă  gauche de l'Ă©cran.

    Insee

    1. LOG T1M — Évolution du nombre de logements par catĂ©gorie.
    2. LOG T2 — CatĂ©gories et types de logements.
    3. LOG T7 — RĂ©sidences principales selon le statut d'occupation.
    4. POP T2M - Indicateurs démographiques.
    5. EMP T2 — ActivitĂ© et emploi de la population de 15 Ă  64 ans par sexe et Ăąge en 2011.
    6. REV T1 — Impîts sur le revenu des foyers fiscaux.
    7. EMP T1 — Population de 15 Ă  64 ans par type d'activitĂ©.
    8. EMP T5 — Emploi et activitĂ©.
    9. DEN T5 — Nombre d'Ă©tablissements par secteur d'activitĂ© au 1er janvier 2013.
    10. CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activitĂ© au 31 dĂ©cembre 2011.
    11. DEN T1 — CrĂ©ations d'entreprises par secteur d'activitĂ© en 2011.
    12. DEN T2 — CrĂ©ations d'entreprises individuelles par secteur d'activitĂ© en 2011.
    13. EMP T8 — Emplois selon le secteur d'activitĂ©.
    14. TOU T1 — Nombre et capacitĂ© des hĂŽtels au 31 dĂ©cembre 2012.
    • Bases de donnĂ©es nationales
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    Site de la mairie

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    1. p. 154.
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    Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines à la Révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne - 1986. La référence est notée « PH » dans le texte.

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    5. p. 159.
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    Pierre Hourmat, Visiter Bayonne, Sud Ouest - 1989. La référence est notée « PiH » dans le texte.

    1. p. 9.
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    François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, JouĂ©-lĂšs-Tours, Alan Sutton, (ISBN 2-84253-557-X). La rĂ©fĂ©rence est notĂ©e « FL » dans le texte.

    1. p. 118.
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    Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2). La référence est notée « PR » dans le texte.

    1. p. 20 pour les mentions des années 1198, 1259, 1331 et 1334.
    2. p. 72 pour les mentions de 1387 et du XVIIe siĂšcle.
    3. p. 94.
    4. p. 116, 120 et 133.
    5. p. 85, 97 et 175.
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    7. p. 131.
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