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√Čcole polytechnique (France)

L'√Čcole polytechnique, couramment appel√©e Polytechnique et surnomm√©e en France l'¬ę X ¬Ľ, est l'une des 204 √©coles d'ing√©nieurs fran√ßaises accr√©dit√©es au √† d√©livrer un dipl√īme d'ing√©nieur[3]. Elle constitue ‚ÄĒ avec l'√Čcole sp√©ciale militaire de Saint-Cyr, l'√Čcole de l'air, l'ENSTA Bretagne, l'√Čcole des officiers de la Gendarmerie nationale, l'√Čcole navale et l'√Čcole de sant√© des arm√©es ‚ÄĒ l'une des sept grandes √©coles militaires fran√ßaises.

√Čcole polytechnique
Histoire
Fondation
Statut
Type
√Čcole d'ing√©nieurs (d)
Forme juridique
√Čtablissement public national √† caract√®re scientifique culturel et professionnel (d)
Nom officiel
√Čcole polytechnique (depuis )
Fondateur
Président
Directeur
Devise
Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire
Membre de
Site web
Chiffres-clés
√Čtudiants
2 316 ()
Enseignants
372[1] (soit 188 ETP[2] - [alpha 1]) (en 2011)
Enseignants-chercheurs
80 ETP[2] - [alpha 1] (en 2011)
Budget
46 000 000 d‚Äôeuros ()
Carte
Bataillon de l'√Čcole polytechnique
Image illustrative de l‚Äôarticle √Čcole polytechnique (France)
Logo depuis mai 2019.

Création 28 septembre 1794
Allégeance Drapeau de la France France
Type √Čcole militaire
Fait partie de Forces armées françaises
Devise Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire
Inscriptions
sur l’emblème
Défense de Paris 1814
Guerres Sixième Coalition
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille de Paris (1814)
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
citation à l'ordre de l'armée
Commandant Ingénieur général de l'armement Laura Chaubard
Colonel du régiment Thibault Capdeville chef de corps et directeur de la formation humaine et militaire

Elle est fond√©e en 1794 par la Convention nationale sous le nom d'√Čcole centrale des travaux publics et militaris√©e en 1804 par Napol√©on Ier. √Ä l'origine situ√©e √† Paris, l'√©cole est √† Palaiseau (Essonne) depuis 1976, au cŇďur du p√īle technologique Paris-Saclay. Elle a le statut d'√©tablissement public √† caract√®re scientifique, culturel et professionnel (EPSCP-GE), constitue une grande √©cole militaire dont le cycle ing√©nieur est plac√© sous la tutelle du minist√®re des Arm√©es et est membre fondateur de l'Institut polytechnique de Paris. Elle est connue principalement pour sa formation d'ing√©nieurs, dont les √©l√®ves et anciens √©l√®ves sont appel√©s ¬ę polytechniciens ¬Ľ.

L'√Čcole assure depuis sa cr√©ation la formation d'ing√©nieurs, recrut√©s chaque ann√©e par un concours d'admission parmi les plus anciens et les plus difficiles de ceux que pr√©parent les √©l√®ves de classes pr√©paratoires, mais aussi par le biais d'admissions parall√®les pour les universitaires. L'√Čcole d√©cerne √©galement le dipl√īme de docteur de l'√Čcole polytechnique depuis 1985, forme des √©l√®ves de masters depuis 2005 et de bachelors depuis 2017. En majorit√©, les polytechniciens, c'est-√†-dire les √©l√®ves ing√©nieurs, int√®grent les entreprises, priv√©es ou publiques[4], en France comme √† l'international, entrent dans les grands corps de l'√Čtat, civils ou militaires, ou s'engagent dans la recherche.

Jouissant d'un grand prestige dans l'enseignement sup√©rieur en France, l'√Čcole polytechnique est souvent associ√©e √† la s√©lectivit√©, √† l'excellence acad√©mique, mais aussi √† l'√©litisme et √† la technocratie qui sont sources de critiques depuis sa cr√©ation. Dans l'imaginaire populaire, l'√Čcole est associ√©e √† certains symboles comme l'uniforme des √©l√®ves ou le bicorne.

Noms

Loi du 15 fructidor an III numérisée.
Loi du 15 fructidor an III.

√Ä sa cr√©ation en 1794, l'√Čcole porte le nom d'¬ę √Čcole centrale des travaux publics ¬Ľ[5] et l'enseignement dispens√© est limit√© aux connaissances techniques, ceci dans le but de pallier la p√©nurie d'ing√©nieurs dans la France d'apr√®s la R√©volution[6]. L'√Čcole est renomm√©e ¬ę √Čcole polytechnique ¬Ľ par la loi du 15 fructidor an III ()[7]. Le n√©ologisme ¬ę polytechnique ¬Ľ (compos√© de poly-, ¬ę nombreux ¬Ľ, et de technique) symbolise la pluralit√© des techniques enseign√©es[5] - [8]. Il appara√ģt pour la premi√®re fois dans un document publi√© par Claude Prieur au d√©but de l'ann√©e 1795[9].

Sous la Restauration comme sous la monarchie de Juillet, l'√Čcole est officiellement d√©sign√©e sous le nom d'¬ę √Čcole royale polytechnique ¬Ľ[10], tandis que sous le Premier Empire, comme sous le Second Empire, son nom officiel est ¬ę √Čcole imp√©riale polytechnique ¬Ľ[5]. Les √©l√®ves, anciens √©l√®ves et dipl√īm√©s de l'√Čcole sont appel√©s ¬ę polytechniciens ¬Ľ[11]. L'√Čcole est souvent simplement appel√©e ¬ę Polytechnique ¬Ľ.

Photo du blason
Blason de l'√Čcole.

L'√Čcole est surnomm√©e l'¬ę X ¬Ľ depuis le milieu du XIXe si√®cle[12]. Deux explications sont retenues : la pr√©sence de deux canons crois√©s sur l'insigne de l'√Čcole d'une part et la pr√©√©minence des math√©matiques dans la formation des polytechniciens de l'autre[13]. En effet, d'apr√®s L'Argot de l'X, publi√© en 1894[14] : ¬ę C'est de l'importance m√™me donn√©e √† l'enseignement de l'ana [comprendre analyse], dont toute la langue est faite d'x et d'y qu'est venu le surnom d'X, universellement admis pour d√©signer les polytechniciens. Tous ne sont pas des math√©maticiens, mais tous poss√®dent une connaissance du calcul diff√©rentiel et int√©gral suffisante pour les applications des services publics. Disons de plus qu'en des √©poques troubl√©es, comme 1830 et 1848, cette connaissance leur a particuli√®rement servi √† ne pas √™tre confondus avec tous les individus qui se d√©guisaient en polytechniciens pour se donner l'apparence de d√©fenseurs de l'ordre. √Ä ceux-l√†, quand on les rencontrait, on leur demandait la diff√©rentielle de sin x ou de log x, et, s'ils ne r√©pondaient pas, on les faisait imm√©diatement coffrer. ¬Ľ Cependant, dans l'√©dition de 1994, l'origine de ce sobriquet est de nouveau rapport√©e au croisement des canons sur le blason[15]. Le surnom d'¬ę X ¬Ľ s'applique aussi aux polytechniciens[16]. Les polytechniciennes sont parfois surnomm√©es ¬ę Xettes ¬Ľ ou ¬ę X7 ¬Ľ[17], ce qui est prononc√© [iks…õt].

√Ä la fin du XIXe si√®cle et au d√©but du XXe si√®cle, l'√Čcole, ainsi que ses √©l√®ves et anciens √©l√®ves, √©taient surnomm√©s ¬ę pipo ¬Ľ[18]. Au d√©but du XXe si√®cle, l'√Čcole est aussi surnomm√©e ¬ę Carva ¬Ľ[19].

Histoire

Photo des b√Ętiments historiques
Fronton des b√Ętiments historiques, rue Descartes √† Paris.
Amphith√©√Ętre de Chimie, photographi√© par Jules David en 1904

De 1794 aux révolutions du XIXe siècle

Au lendemain de la R√©volution de 1789, les diff√©rentes √©coles royales d'ing√©nieurs ont √©t√© ferm√©es[5]. Jacques-√Člie Lamblardie, Gaspard Monge et Lazare Carnot, p√®res fondateurs de l'√Čcole, se voient confier la mission d'organiser une nouvelle ¬ę √Čcole centrale des travaux publics ¬Ľ[5], officiellement cr√©√©e le 7 vend√©miaire an III ()[20] - [21] et renomm√©e ¬ę √Čcole polytechnique ¬Ľ un an plus tard[7] - [21]. Le projet initial pr√©voit que l'√Čcole polytechnique remplace toutes les anciennes √©coles d'ing√©nieurs. Mais ces anciennes √©coles sont finalement r√©tablies par la loi du 30 vend√©miaire an IV () sous le nom d'¬ę √©coles d'application ¬Ľ : il devient obligatoire de passer par l'√Čcole polytechnique pour y rentrer et tandis que l'√Čcole polytechnique dispense une formation th√©orique et g√©n√©rale, les √©coles d'applications assurent la mise en pratique et la sp√©cialisation[22] - [23]. Ce monopole de l'√Čcole sur le recrutement des grands corps techniques, appel√© ¬ę privil√®ge ¬Ľ, est confirm√© par la loi du 25 frimaire an VIII () mais la scolarit√© est r√©duite de trois √† deux ans afin de compenser la prolongation du cursus dans les √©coles d'application. L'√Čcole, initialement cr√©√©e pour former aux emplois publics et priv√©s exigeant un haut niveau scientifique et technique, devient alors tr√®s li√©e aux services publics et le classement de sortie, qui d√©finit le choix du corps, prend une importance consid√©rable[24] - [7]. L'√Čcole acquiert cependant tr√®s vite une grande renomm√©e en sciences et attire des scientifiques de toute l'Europe[25].

En 1804, Napol√©on Ier donne √† Polytechnique un statut militaire et une devise (¬ę Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire ¬Ľ), caserne les √©l√®ves[alpha 2] - [26] et installe l'√Čcole sur la montagne Sainte-Genevi√®ve √† Paris[27], √† l'emplacement des anciens coll√®ges de Navarre, de Boncourt et de Tournai (l'√Čcole se situait auparavant √† l'h√ītel de Lassay). Des travaux sont par la suite entrepris[28]. La militarisation se double d'une sp√©cialisation de l'enseignement vers les math√©matiques[29].

√Ä la Restauration, √† la suite d'un incident d√©clench√© par Auguste Comte en raison de son opposition au r√©p√©titeur Lef√©bure de Fourcy[30], toute la promotion 1814 est cong√©di√©e en avril 1816 pour manque de discipline par le comte de Vaublanc[31]. En r√©alit√©, cet acte d'insubordination semble avoir √©t√© un pr√©texte pour √©liminer l'atmosph√®re r√©publicaine qui r√©gnait alors dans l'√Čcole, et une promotion suspect√©e de bonapartisme[32].

Apr√®s l'arr√™t de la parution du journal saint-simonien Le Producteur en , les disciples de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon, parmi lesquels le polytechnicien Barth√©lemy Prosper Enfantin, donnent toute une s√©rie de conf√©rences pendant deux ans, trouvant un √©cho tr√®s favorable √† l'√Čcole polytechnique[33]. Ainsi, √† partir des ann√©es 1830 de nombreux √©l√®ves de l'√Čcole polytechnique sont influenc√©s par les id√©ologies saint-simonienne et positiviste[10]. L'influence du positivisme sur l'√Čcole conduit Friedrich Hayek √† la d√©crire comme la source de l'orgueil scientiste et du socialisme moderne[25]. Cette critique est reprise par Wilhelm R√∂pke qui voit dans l'√Čcole le centre de diffusion d'un courant ¬ę m√©canistique-positiviste ¬Ľ au ¬ę rationalisme effr√©n√© ¬Ľ voulant construire et organiser ¬ę l'√©conomie, l'√Čtat et la soci√©t√©, suivant des lois pr√©tendument scientifiques ¬Ľ[34].

Pendant les Trois Glorieuses les polytechniciens se mettent aux c√īt√©s des insurg√©s[35]. La r√©putation de l'√Čcole grandit si bien qu'au commencement de la r√©volution de 1848 les √©l√®ves sortent de nouveau dans la rue pour servir de m√©diateurs entre le pouvoir et les insurg√©s[36].

Du Second Empire à l'entre-deux-guerres

Le Second Empire marque l'√©l√©vation sociale des polytechniciens. L'√Čcole cesse en effet progressivement d'√™tre un laboratoire scientifique pour s'imposer comme un espace de production de la ¬ę noblesse d'√Čtat ¬Ľ, tout en √©tendant son emprise sur la gestion des appareils industriels[29]. Certains auteurs, comme Terry Shinn et Bruno Belhoste, consid√®rent que l'√Čcole n'a pas contribu√© √† l'industrialisation de la France pendant cette p√©riode et que les polytechniciens se sont content√©s de t√Ęches administratives dans les entreprises au lieu d'√™tre des inventeurs et de promouvoir les nouvelles technologies[37] - [38] - [39]. Fran√ßois Crouzet estime n√©anmoins que ces critiques sont excessives et que les polytechniciens ont jou√© un r√īle important dans le d√©veloppement √©conomique de la France au XIXe si√®cle[40]. L'√Čcole devient alors un lieu de conservatisme politique et social d'apr√®s Bruno Belhoste[29], si bien que lors du soul√®vement du 18 mars 1871, et √† l'inverse des insurrections pr√©c√©dentes, l'√Čcole polytechnique ne se place pas du c√īt√© du peuple[41]. Apr√®s la d√©faite, l'√Čcole pr√©pare la revanche militaire sur l'Allemagne[42] et seuls quelques polytechniciens, comme Henri Poincar√© et Henri Becquerel, portent le ¬ę flambeau de la science √† l'√Čcole ¬Ľ[43], si bien que Louis Pasteur attribue la d√©faite fran√ßaise aux carences de la science fran√ßaise qu'incarne √† ses yeux l'√Čcole polytechnique et son √©loignement de la recherche[44].

M√©daille bronze √Čcole polytechnique, centenaire de la fondation de l'√©cole 1794 - 1894. Graveur Maximilien Louis Bourgeois (1839-1901), diam√®tre 68 mm, poids 148 g. Respectivement avers et revers.

√Ä partir de 1914, l'√Čcole vit au rythme de la Premi√®re Guerre mondiale : les √©l√®ves sont mobilis√©s (principalement dans l'artillerie et le g√©nie), les concours 1914 et 1915 sont annul√©s, les cours interrompus et les b√Ętiments transform√©s en h√īpital. L'√Čcole ne rouvre partiellement qu'en mais il faut attendre pour que l'h√īpital quitte l'√Čcole. Au cours de la guerre, quatre mar√©chaux de France polytechniciens m√®nent le pays √† la victoire[alpha 3], n√©anmoins neuf cents polytechniciens p√©rissent durant les combats[45]. La guerre confirme la crise latente de l'√Čcole[42], ainsi certains historiens de l'√Čcole d√©crivent la p√©riode allant de 1870 √† l'entre-deux-guerres comme des ¬ę ann√©es d'enlisement ¬Ľ[44].

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'√Čcole ne cesse pas de fonctionner, mais est, comme toute la France, d√©chir√©e par les diff√©rents courants politiques. Ainsi la cat√©gorie ¬ę bis ¬Ľ, cr√©√©e en 1935 pour les √©l√®ves fran√ßais naturalis√©s depuis moins de huit ans, est √©tendue aux √©l√®ves juifs et un quota de 2 √† 3 % d'¬ę isra√©lites ¬Ľ est instaur√©[46] - [47]. Apr√®s l'armistice du 22 juin 1940, l'√Čcole se replie √† Villeurbanne et Lyon et perd son statut militaire[48]. Apr√®s l'invasion de la zone libre par les troupes allemandes fin , le retour de Polytechnique rue Descartes est d√©cid√© et il a lieu en , en laissant en zone sud les √©l√®ves alsaciens, prisonniers √©vad√©s et ¬ę bis ¬Ľ[49]. Le statut militaire de Polytechnique est r√©tabli en , apr√®s la lib√©ration de Paris par les Alli√©s. En , apr√®s le retour d'√©l√®ves prisonniers ou r√©sistants, 770 √©l√®ves reprennent les cours rue Descartes[50].

De l'après-guerre à aujourd'hui

Apr√®s la guerre, l'√Čcole entame une longue r√©forme. Le renouveau de la recherche √† l'√Čcole, initi√© par la cr√©ation en 1936 du laboratoire Leprince-Ringuet, se poursuit sous l'impulsion de Laurent Schwartz et de Louis Michel qui d√©veloppent les laboratoires[51]. En 1956 la d√©cision est prise de porter √† 300 l'effectif des promotions et de modifier l'enseignement afin qu'il soit plus en ad√©quation avec les nouveaux besoins de l'√©conomie nationale[52]. En 1961, une commission √©tudie le passage √† 400 √©l√®ves par promotion et conclut que le d√©m√©nagement de l'√Čcole est n√©cessaire. D√®s 1963, le site de Palaiseau est propos√©[53] et la d√©cision officielle du transfert est prise en 1964[54]. Les √©v√®nements de Mai 68 ne touchent pas beaucoup l'√Čcole mais ils acc√©l√®rent et √©largissent le processus des r√©formes. Certains professeurs et √©l√®ves, comme Louis Leprince-Ringuet et Laurent Schwartz, font le constat des carences de l'√Čcole. Ils critiquent un enseignement ¬ę rest√© encyclop√©dique ¬Ľ, ¬ę profond√©ment scl√©ros√© ¬Ľ, ¬ę tr√®s en retard sur celui des universit√©s ¬Ľ et demandent l'instauration d'options[55] - [56]. Ces recommandations d√©bouchent sur la loi du [57]. Polytechnique re√ßoit alors un statut civil (tout en restant rattach√©e au minist√®re de la D√©fense)[58] et l'admission des femmes est autoris√©e √† partir de 1972[59] : d√®s la premi√®re ann√©e, sept femmes int√®grent[60].

Photo du grand hall à Palaiseau
Le grand hall vu du lac du nouveau campus de Palaiseau.

En 1976, le nouveau campus de Palaiseau est inaugur√©[61] et l'√Čcole polytechnique quitte ses locaux historiques parisiens. En 1985, est cr√©√© le dipl√īme de docteur de l'√Čcole polytechnique[62] - [63] et en 1995, une nouvelle voie du concours est ouverte aux √©l√®ves internationaux[64].

En 2000, la r√©forme du cycle polytechnicien fixe la dur√©e du cursus √† quatre ans[64], dont huit mois de formation militaire et humaine[65]. En 2005, les premiers dipl√īmes de master de l'√Čcole polytechnique sont d√©livr√©s[63]. En 2007, l'√Čcole polytechnique devient membre fondateur de ParisTech et membre associ√© d'UniverSud Paris.

Apr√®s 2008, l'√Čcole polytechnique participe au d√©veloppement de l'universit√© Paris-Saclay dont la premi√®re rentr√©e se fait en 2014[66]. Ses formations devraient notamment s'inscrire dans les schools de basic sciences et d'engineering[67]. Parall√®lement, l'√Čcole entreprend √† partir de 2013 une profonde r√©novation du cursus ing√©nieur polytechnicien[68].

Fin 2013, l'√Čcole change d'identit√© visuelle et de logo afin d'√™tre visible dans la comp√©tition internationale[69]. Le nouveau logo reprend le ¬ę X ¬Ľ, surnom de l'√Čcole, ainsi que le blason historique o√Ļ figure la devise[70].

En , Bernard Attali pr√©sente √† la demande du Premier ministre un rapport[71] sur l'avenir et la strat√©gie de l'√Čcole, proposant une restructuration en profondeur de l'√©cole et de l'universit√© Paris-Saclay. Suivant l'une de ses propositions, le minist√®re de la D√©fense annonce en l'ouverture d'un syst√®me de tutorat d'√©l√®ves en fin de classe pr√©paratoire internes recrut√©s sur crit√®res sociaux √† partir de la rentr√©e 2016, et d'un dipl√īme de niveau licence (¬ę bachelor ¬Ľ) √† partir de 2018[72]. Au , l'√Čcole change de statut et devient un √Čtablissement public √† caract√®re scientifique, culturel et professionnel de type Grand √©tablissement[73].

En avril 2022, une enquête est ouverte pour viols et agressions sexuelles après un signalement effectué par la direction[74].

Identité visuelle

En , l'√Čcole polytechnique fait √©voluer son logotype et se dote d'une nouvelle charte graphique[75]. Ceux-ci reprennent les deux signes ¬ę iconiques ¬Ľ essentiels du patrimoine de l'X, h√©ritage de 220 ans d'histoire[76] :

  1. Le fameux ¬ę X ¬Ľ, d√©nomination donn√©e √† l'√Čcole depuis le milieu du XIXe si√®cle, issue √† la fois :
    • des canons crois√©s du blason d'origine, symbole de l'enseignement scientifique ‚ÄĒ originellement √† vocation militaire ‚ÄĒ qui y est dispens√©,
    • de l'usage du symbole ¬ę X ¬Ľ dans l'alg√®bre des polyn√īmes ;
  2. Les armes, blason historique, o√Ļ est inscrite la devise donn√©e par Napol√©on Ier √† l'√Čcole polytechnique : Pour la patrie, les sciences et la gloire.
  • Identit√© de 1804 √† 1830.
    Identité de 1804 à 1830.
  • Identit√© de 1830 √† 1926.
    Identité de 1830 à 1926.
  • Armes de 1926 √† 1959.
    Armes de 1926 à 1959.
  • Armes de 1959 √† 1965.
    Armes de 1959 à 1965.
  • Armes de 1965 √† 1979.
    Armes de 1965 à 1979.
  • Armes de 1979 √† 1994.
    Armes de 1979 à 1994.
  • Logotype de 1994 √† 2013.
    Logotype de 1994 à 2013.
  • Logotype de 2013 √† 2019.
    Logotype de 2013 à 2019.
  • Logotype depuis mai 2019.
    Logotype depuis mai 2019.

Missions, statuts et organisation

Statut

À sa création en 1794, les élèves sont assimilés aux gardes nationaux et sous la tutelle du ministère de l'Intérieur[77]. Puis, en 1804, Napoléon Ier militarise l'école. Depuis, Polytechnique a toujours conservé son statut militaire, à l'exception de la Seconde Guerre mondiale[78].

Le statut militaire de l'école est aujourd'hui critiqué par certains, comme Pierre Veltz et Bruno Belhoste, qui considèrent qu'il n'est plus justifié et qu'il isole l'établissement du monde universitaire, même s'il est reconnu que ce statut offre à l'école une large autonomie et un budget important[79] - [39].

Missions

¬ę L'√Čcole polytechnique a pour mission de donner √† ses √©l√®ves une culture scientifique et g√©n√©rale les rendant aptes √† occuper, apr√®s formation sp√©cialis√©e, des emplois de haute qualification ou de responsabilit√© √† caract√®re scientifique, technique ou √©conomique, dans les corps civils et militaires de l'√Čtat et dans les services publics et, de fa√ßon plus g√©n√©rale, dans l'ensemble des activit√©s de la nation. ¬Ľ


Au cours de l'histoire, les missions de l'√Čcole √©voluent. Ainsi, √† sa cr√©ation, le but de l'√Čcole est de ¬ę former des ing√©nieurs en tous genres et de r√©tablir l'enseignement des sciences exactes qui avait √©t√© suspendu pendant les crises de la R√©volution, ‚ÄĒ de donner une haute formation scientifique √† des jeunes gens, soit pour √™tre employ√©s par le Gouvernement aux travaux de la R√©publique, soit pour reporter dans leurs foyers l'instruction qu'ils auront re√ßue et y prodiguer les connaissances vraiment utiles ¬Ľ[80] - [81]. Polytechnique reprend donc les missions d√©volues aux √©coles d'ing√©nieurs qui existaient avant la R√©volution, comme l'√Čcole de M√©zi√®res et l'√Čcole des ponts et chauss√©es. Mais pour Monge l'√Čcole a aussi une vocation √† caract√®re encyclop√©dique : elle est charg√©e de r√©pandre le go√Ľt et la connaissance des sciences dans l'ensemble de la Nation[39], c'est son ¬ę but g√©n√©ral ¬Ľ tandis que son ¬ę but sp√©cial ¬Ľ est la formation pour les services publics[82]. Ces deux objectifs figurent dans la loi du 25 frimaire an VIII () : ¬ę L'√Čcole polytechnique est destin√©e √† r√©pandre l'instruction des sciences math√©matiques, chimiques, physiques, et des arts graphiques, et particuli√®rement √† former les √©l√®ves pour les √©coles d'application des services ci-apr√®s d√©sign√©s. Ces services sont, l'artillerie de terre, l'artillerie de la marine, le g√©nie militaire, les ponts et chauss√©es, la construction civile et nautique des vaisseaux et b√Ętiments civils de la marine, les mines, et les ing√©nieurs g√©ographes[83]. ¬Ľ

Mais le but g√©n√©ral est supprim√© en 1830 √† l'initiative de Fran√ßois Arago au profit du seul but sp√©cial. Les missions de l'√Čcole sont peu modifi√©es par la suite et ce n'est qu'en 1956 qu'une d√©finition √©largie du r√īle de l'√Čcole est donn√©e[82] : ¬ę L'√©cole polytechnique est destin√©e √† donner √† ses √©l√®ves une haute culture scientifique et √† former des hommes aptes √† devenir, apr√®s sp√©cialisation, des cadres sup√©rieurs de la nation et, plus sp√©cialement, des corps de l'√Čtat, civils et militaires, et des services publics[84]. ¬Ľ L'ambition initiale des fondateurs de l'√Čcole est r√©tablie avec la loi de 1970[82] - [85], reprise par le Code de l'√©ducation actuel.

Cette nouvelle d√©finition des missions de l'√Čcole assimile les carri√®res dans la recherche ou l'√©conomie nationale au service de l'√Čtat[86]. L'objectif est de faire participer l'√Čcole polytechnique √† l'essor de la France au cours des Trente Glorieuses[79] et de r√©pondre au besoin de cadres sup√©rieurs[87] afin de former, selon l'expression de Bernard Esambert, ¬ę les officiers de la guerre √©conomique ¬ĽXXIe si√®cle_91-0">[88]. Cette r√©orientation de l'√Čcole polytechnique vers l'√©conomie est tr√®s marqu√©e par les id√©es saint-simoniennes qui concevaient le savant au sens nouveau du social. Les savants devaient en effet recevoir une formation scientifique afin d'acqu√©rir l'intelligence et la capacit√© d'organisation n√©cessaires aux futurs cadres de la soci√©t√©[78].

L'accent est v√©ritablement mis sur la recherche √† partir de 1994[89] - [90] et en 2013 la loi ajoute aux missions de l'√Čcole la promotion de l'innovation scientifique, technologique et industrielle ainsi que la formation continue[91].

Gouvernance

√Čric Labaye, pr√©sident de l'√Čcole depuis le .
Laura Chaubard, directrice g√©n√©rale de l'√Čcole depuis le .

Depuis 2013, la direction de l'√Čcole est assur√©e par un conseil d'administration, dont le pr√©sident est dot√© pour la premi√®re fois de fonctions ¬ę ex√©cutives ¬Ľ qu'il exerce √† plein temps, tandis qu'un officier g√©n√©ral assure la direction g√©n√©rale et le commandement militaire de l'√Čcole[73] - [91].

Le conseil d'administration est compos√© d'un pr√©sident, d'une directrice g√©n√©rale, de repr√©sentants de l'√Čtat, de membres du personnel, d'√©tudiants, d'anciens √©l√®ves, de personnalit√©s issues d'un √©tablissement d'enseignement sup√©rieur et de recherche et de cadres d'entreprises (priv√©es ou publiques)[91]. Le conseil d'administration a √©t√© cr√©√© en 1970 sur le mod√®le du conseil de perfectionnement, instance supr√™me de l'√Čcole datant de 1799[7] - [92] - [93].

En 2012, et pour la premi√®re fois depuis la militarisation de l'√Čcole qui remonte √† 1804[alpha 4] - [50], le directeur g√©n√©ral de l'√Čcole n'est pas un g√©n√©ral des Forces arm√©es fran√ßaises mais un ing√©nieur de l'armement : il s'agit en l'occurrence de l'ing√©nieur g√©n√©ral hors classe Yves Demay.

En octobre 2022, Laura Chaubard est nomm√©e directrice g√©n√©rale de l'√Čcole. C'est la premi√®re fois qu'une femme est nomm√©e √† ce poste depuis la cr√©ation de l'√©cole. Elle succ√®de √† ce poste √† l'ing√©nieur g√©n√©ral de l'armement hors classe Fran√ßois Bouchet[94], qui occupait ce poste depuis d√©cembre 2016 et le d√©part d'Yves Demay, admis en 2e section des officiers g√©n√©raux[95].

√Ä la fin du mandat de Jacques Biot[96], premier pr√©sident ¬ę ex√©cutif ¬Ľ de l'√Čcole polytechnique, Fran√ßois Bouchet est nomm√© pr√©sident du conseil d'administration par int√©rim selon un arr√™t√© dat√© du [97]. Par d√©cret du [98], √Čric Labaye, directeur associ√© chez McKinsey, est nomm√© pr√©sident √† compter du [99].

Outre la directrice g√©n√©rale, un directeur de l'enseignement et de la recherche est plac√© sous l'autorit√© directe du pr√©sident du conseil d'administration. Le conseil de l'enseignement et de la recherche est un organe compos√© de personnalit√©s du monde acad√©mique et industriel et guide l'√Čcole dans ses choix strat√©giques en mati√®re de recherche, d'innovation et de formation[100]. Auparavant, existait le conseil d'enseignement, h√©ritier du conseil d'instruction, lui-m√™me successeur du conseil de l'√Čcole[101].

La commission amont prépare les décisions du conseil d'administration relatives au concours d'admission, en fonction de l'évolution des classes préparatoires, tandis que la commission aval analyse les attentes des futurs employeurs des élèves et émet des propositions pour améliorer l'insertion professionnelle de ces derniers[100].

Finances

L'√Čcole, dont le financement est assur√© √† pr√®s de 80 % par l'√Čtat, tente de diversifier ses sources de revenus par la collecte de la taxe d'apprentissage aupr√®s des entreprises priv√©es, par des partenariats de recherche et le d√©p√īt de brevets ainsi que par le m√©c√©nat[100] avec comme objectif de porter la part de ressources propres √† 30 %[102]. Le budget par √©l√®ve de l'√Čcole est en 2013 le cinqui√®me plus √©lev√© des √©coles d'ing√©nieurs fran√ßaises[103], environ six fois sup√©rieur √† la moyenne des universit√©s fran√ßaises[104], mais six fois inf√©rieur √† celui de Caltech[105].

En 2012, la Cour des comptes publie un rapport tr√®s critique √† l'√©gard de la gestion de l'√Čcole polytechnique, dont elle souligne les insuffisances. En particulier, la Cour reproche √† Polytechnique l'opacit√© de sa comptabilit√©, qui ne permet pas d'√©tablir le co√Ľt complet de la scolarit√© ; la gestion laxiste du personnel enseignant, repr√©sentant un surco√Ľt de plus d'un million d'euros ; le manque de contr√īle des chaires d'entreprise ; le co√Ľt des √©l√®ves √©trangers, d'environ 75 000 euros par √©l√®ve et la suppression de facto de la ¬ę pantoufle ¬Ľ. La Cour insiste aussi sur la n√©cessit√© d'un ¬ę fort accroissement des ressources propres ¬Ľ (par le m√©c√©nat, les chaires priv√©es, la valorisation du prestige de l'√Čcole et la formation continue) si l'√Čcole veut se d√©velopper √† la hauteur de ses ambitions. En r√©ponse √† ce rapport, le ministre de la D√©fense G√©rard Longuet annonce une certification des comptes d√®s l'exercice 2013, la mise en conformit√© de la situation des enseignants avec la loi, la reprise en main de la gestion des chaires d'entreprise et le r√©tablissement de la ¬ę pantoufle ¬Ľ[106]. La ¬ę pantoufle ¬Ľ d√©signe le remboursement des frais de scolarit√©, pr√©vu par un d√©cret de 1970. Les ¬ę frais de scolarit√© ¬Ľ d√©signent la solde et des indemnit√©s per√ßues par les √©l√®ves au cours de leur scolarit√©. √Ä l'√©poque √©taient tenus √† remboursement les √©l√®ves qui quittaient l'√Čcole avant la fin de la scolarit√© ou qui n'effectuaient pas dix ans de service dans le corps de l'√Čtat dans lequel ils s'√©taient engag√©s. √Čtaient dispens√©s les √©l√®ves qui effectuaient une ann√©e de sp√©cialisation portant √† la d√©livrance d'un dipl√īme fran√ßais ou √©tranger[107]. Cette disposition avait pour objectif d'inciter les √©l√®ves √† poursuivre leur formation au-del√† des trois ans. Or la r√©forme du cursus polytechnicien de 2000 ayant port√© le cursus √† quatre ans, l'ann√©e de sp√©cialisation est devenue obligatoire, exemptant de facto tous les √©l√®ves du remboursement[108]. Le r√©tablissement de la ¬ę pantoufle ¬Ľ est alors √©tudi√©, on l'envisage sous une forme nouvelle dans le but d'encourager le service de l'√Čtat, la poursuite d'√©tude en vue d'obtenir un doctorat et la cr√©ation d'entreprises[109] - [110]. Le conseil d'administration de l'√Čcole en adopte le principe en 2013[111], la pantoufle est r√©tablie par d√©cret en 2015 qui fixe ses conditions applicables aux √©l√®ves entrant √† partir de cette ann√©e[112]. Dans le cas g√©n√©ral, un ancien √©l√®ve doit effectuer dix ans sur les vingt ann√©es suivant sa sortie d'√©cole dans des emplois assimilables √† un service public pour √™tre dispens√© du remboursement int√©gral de ses indemnit√©s.

En 2020, la Cour des comptes consacre √† nouveau un chapitre de son rapport √† l'√Čcole, intitul√© L'√Čcole polytechnique : une strat√©gie incertaine, une gestion √† redresser[113], critiquant sa strat√©gie[114]. Les critiques de la Cour portent sur divers sujets : une faible diversit√© des recrutements, un suivi d√©faillant des anciens √©l√®ves, une d√©connexion croissante entre l'√Čcole et la sph√®re publique, une offre de formation foisonnante et co√Ľteuse, une strat√©gie en mati√®re de recherche peu lisible, les implications co√Ľteuses du choix de quitter Paris-Saclay, des r√©sultats d√©ficitaires sur cinq exercices ‚ÄĒ √©l√©ments qui t√©moignent de points de faiblesse significatifs au regard tant de l'√©quilibre financier que de l'organisation budg√©taire et comptable de l'√Čcole avec des proc√©dures peu formalis√©es et un contr√īle de gestion insuffisant ; il soul√®ve la question du statut et de la r√©mun√©ration des √©l√®ves. En conclusion de sa r√©ponse, le pr√©sident du conseil d'administration indique que ¬ę l'√Čcole polytechnique poss√®de une strat√©gie claire s'appuyant sur ses forces historiques et son excellence. Sa feuille de route, compl√®tement int√©gr√©e √† celle d'IP Paris, appelle une mise √† niveau de sa gestion, d√©j√† lanc√©e depuis un an. L'√Čcole est totalement mobilis√©e sur la recherche de financements externes qui demeurent indispensables au retour √† l'√©quilibre financier durable et apte √† soutenir l'ambition de son d√©veloppement et de sa transformation. ¬Ľ

Enseignement et recherche

L'enseignement et la recherche sont organisés en les dix départements suivants : la biologie, l'économie, la chimie, l'informatique, les humanités et sciences sociales, les mathématiques, les mathématiques appliquées, les langues et cultures, la mécanique et la physique[115]. Les départements sont créés en 1969 sous l'impulsion de Laurent Schwartz[56].

Formations

Schéma du cursus
Cycles de formation √† l'√Čcole polytechnique.

L'√Čcole polytechnique propose aux √©tudiants fran√ßais et internationaux trois programmes de formation dipl√īmants[100] :

  • le bachelor of science, programme post-bac de trois ans dispens√© en anglais √† partir de 2017[116] qui s'adresse aux √©l√®ves fran√ßais et √©trangers. L'admission se fait juste apr√®s le lyc√©e, sur la base d'un dossier et d'un entretien oral. La premi√®re ann√©e se caract√©rise par un enseignement pluridisciplinaire ax√© sur les math√©matiques, et offre trois double sp√©cialisations en deuxi√®me et troisi√®me ann√©e[117] (math√©matiques-physique, math√©matiques-√©conomie, math√©matiques-informatique).
  • le cycle ing√©nieur polytechnicien : cr√©√© il y a plus de deux cents ans, il est pass√© de trois √† quatre ans en 2000. Les deux premi√®res ann√©es sont consacr√©es √† la formation scientifique pluridisciplinaire associ√©e √† un enseignement en humanit√©s et sciences sociales tandis que les deux derni√®res sont consacr√©es √† la formation approfondie et √† la professionnalisation et sont communes avec le cycle master. Les trois premi√®res ann√©es permettent d'obtenir le titre d'ing√©nieur dipl√īm√© de l'√Čcole polytechnique, qui existe depuis 1937[118]. Ce cycle d√©bouche sur l'attribution du dipl√īme de l'√Čcole polytechnique depuis 2000[119] ;
  • le cycle master, depuis 2005, qui correspond au cadre europ√©en LMD et dure deux ans[63] ;
  • l'X propose des programmes de niveau master en deux ans. Ces Graduate degree, enti√®rement dispens√©s en anglais, sont centr√©s sur les forces et atouts de la formation polytechnicienne : proximit√© avec les entreprises et r√©ponses aux besoins de l'industrie, enseignement pluridisciplinaire en sciences dures et sciences de l'ing√©nieur, formation adoss√©e √† la recherche et combin√©e √† des √©tudes en mode projet, ouverture aux sciences sociales (management, √©conomie‚Ķ) et pratique r√©guli√®re du sport[120] ;
  • le cycle doctoral, formation de recherche d'une dur√©e de trois ans apr√®s le cycle master s'appuyant sur les vingt laboratoires du centre de recherche qui d√©bouche depuis 1985 sur l'attribution du dipl√īme de docteur de l'√Čcole polytechnique[62] - [63] remplac√© depuis 2015 par le dipl√īme de ¬ę doctorat de l'universit√© Paris-Saclay pr√©par√© √† l'√Čcole polytechnique[121] ¬Ľ ;
  • l'√Čcole polytechnique propose un programme doctoral int√©gr√©, en 5 ans, conduisant au dipl√īme de Docteur. L'objectif de ce programme est de proposer une formation en recherche √† des √©tudiants qui souhaitent poursuivre une carri√®re internationale dans des institutions acad√©miques ou des entreprises de premier plan. Les deux premi√®res ann√©es du programme, qui correspondent √† un Master, sont con√ßues pour permettre aux √©tudiants de s'approprier les outils n√©cessaires pour mener un projet de recherche ambitieux. Les trois ann√©es suivantes sont enti√®rement d√©di√©es au projet de recherche conduisant au dipl√īme de Doctorat de l'Universit√© Paris-Saclay[122].

De plus, l'√Čcole propose aux seuls √©tudiants internationaux deux programmes non dipl√īmants[2] :

  • le programme d'√©change international (PEI), suivie d'une partie des enseignements du cycle ing√©nieur et stage de recherche d'une dur√©e minimale de trois mois ;
  • le programme de stage pour √©tudiants internationaux (PSEI), stage de recherche en laboratoire d'une dur√©e de 3 √† 6 mois propos√© aux √©tudiants des universit√©s partenaires.

Cycle ingénieur polytechnicien

Photo d'une conférence
Conf√©rence √† l'√Čcole polytechnique.
Photo d'un cours en amphith√©√Ętre
Cours magistral en amphith√©√Ętre.
Photo d'une petite classe
Cours en ¬ę petite classe ¬Ľ.
Photo d'expérience en laboratoire.
Module appliqué en laboratoire.

C'est la formation historique de l'√Čcole, dispens√©e depuis sa cr√©ation. L'√Čcole polytechnique d√©livre √† ses √©l√®ves une forte culture scientifique g√©n√©rale qui fait partie d'une longue tradition. Ainsi le Ministre de la Guerre Alexandre Millerand dit, lors de sa visite √† Polytechnique en 1912[42] : ¬ę Nous ne sommes pas ici dans une √©cole sp√©ciale, mais bien au contraire dans une √©cole d'enseignement sup√©rieur, de haute formation intellectuelle. Ce qu'on y apprend n'est pas toujours, il est vrai, d'une utilit√© pratique imm√©diate ; mais il n'en r√©sulte pas que l'objet de votre enseignement forme un bagage inutile, car c'est en mati√®re intellectuelle, par-dessus tout, qu'il est juste de ne pas omettre le superflu, chose n√©cessaire. ¬Ľ √Ä cette formation d'ing√©nieur g√©n√©raliste s'ajoutent des cours d'humanit√©s et de sciences sociales. Ainsi, le cours de ¬ę grammaire et belles lettres ¬Ľ est introduit d√®s 1804 et confi√© √† Fran√ßois Andrieux[123], la chaire d'Histoire est cr√©√©e en 1862 et confi√©e √† Victor Duruy[124] et les cours d'√©conomie apparaissent en 1904[125] - [alpha 5].

Lorsqu'elle est cr√©√©e par Monge en 1794, l'√Čcole d√©livre un enseignement limit√© aux connaissances techniques en usage √† l'√©poque[6]. Une place importante est r√©serv√©e √† l'exp√©rience et aux travaux en laboratoires. Les deux branches principales sont les math√©matiques (analyse, g√©om√©trie, m√©canique et dessin) et la physique (physique g√©n√©rale et chimie). La g√©om√©trie descriptive occupe une position consid√©rable. Ce mod√®le ne dure pas longtemps et l'id√©al d'une formation technique g√©n√©rale alliant th√©orique et pratique est abandonn√© au profit d'un enseignement abstrait o√Ļ les applications pratiques sont l'affaire des √©coles dite ¬ę d'application ¬Ľ[126]. Puis vers 1800 le programme d'enseignement devient plus √©lev√© et plus th√©orique √† l'initiative de Laplace[6]. Les math√©matiques, et plus particuli√®rement l'analyse, prennent alors une place tr√®s importante[79] et agissent comme l'outil essentiel de production et de distinction de l'√©lite technocratique[29]. Ainsi Friedrich Hayek consid√®re que l'√Čcole, par son enseignement constructiviste et scientiste, a cr√©√© le type m√™me du ¬ę sp√©cialiste technique ¬Ľ, consid√©r√© comme instruit parce qu'il est pass√© par des √©coles difficiles, mais ignorant de la soci√©t√© et de ses probl√®mes[25]. Les cours sont alors majoritairement constitu√©s d'¬ę amphis ¬Ľ magistraux et tous les √©l√®ves suivent les m√™mes enseignements[127]. Par la suite, l'enseignement √©volue peu dans sa forme : l'√Čcole refuse longtemps d'introduire des cours d'√©lectricit√© ou de m√©canique et m√©prise les laboratoires[37]. Si bien que les cours enseign√©s en 1880 sont pratiquement les m√™mes que ceux de 1830[128].

En 1941, Louis Leprince-Ringuet r√©dige un rapport sur l'enseignement √† l'√Čcole, qu'il d√©crit comme ¬ę assez indigeste et essentiellement livresque ¬Ľ. Il d√©plore que ¬ę la forme de l'enseignement n'[ait] gu√®re vari√© depuis cent ans ¬Ľ. Il propose alors une r√©forme profonde de la formation que la guerre, la l√©thargie de l'√Čcole et les r√©sistances des autres enseignants et examinateurs retardent[55]. Les premi√®res r√©formes aboutissent finalement en 1956 : les cours en petites classes se d√©veloppent, au d√©triment des cours magistraux[52] et l'instruction militaire est r√©duite. Deux ans plus tard Laurent Schwartz est nomm√© professeur et d√®s son arriv√©e il d√©cide de r√©nover l'enseignement des math√©matiques √† l'√Čcole. √Ä l'√©poque en effet les cours scientifiques y sont d'abord consid√©r√©s comme une ¬ę formation intellectuelle √† l'esprit d'analyse et √† l'esprit de synth√®se ¬Ľ et comme une ¬ę gymnastique intellectuelle et non [comme un] enseignement de connaissances ¬Ľ[55]. La r√©forme de 1970 met en place un tronc commun d'enseignements et des options[127]. La volont√© de donner un enseignement scientifique fondamental est alors clairement affirm√©e, en rupture totale avec la conception qui pr√©valait depuis le d√©but du XIXe si√®cle selon laquelle il fallait enseigner une science ¬ę utile ¬Ľ car ¬ę Polytechnique forme des ing√©nieurs et non des savants ¬Ľ[55]. Par ailleurs les travaux en laboratoires sont int√©gr√©s au programme de la derni√®re ann√©e et de nouvelles mati√®res sont introduites comme les sciences √©conomiques en 1969[129] - [alpha 6], l'informatique en 1976 puis la biologie en 1985[127] - [alpha 7].

Le cycle de formation d'ingénieur se déroule sur quatre ans depuis la réforme X 2000[131] :

  • 1re ann√©e : formation humaine et militaire de fin ao√Ľt √† fin avril et puis tronc commun jusqu'√† mi-juillet ;
  • 2e ann√©e : formation pluridisciplinaire puis stage en entreprise (anciennement stage ouvrier puis stage de contact humain) ;
  • 3e ann√©e : approfondissement scientifique de septembre √† avril (choix d'une th√©matique dominante) puis stage de recherche ;
  • 4e ann√©e : sp√©cialisation : dans une √©cole partenaire, comme √©l√®ve ing√©nieur ¬ę classique ¬Ľ ou comme ing√©nieur d'un corps technique de l'√Čtat, en seconde ann√©e de master, ou dans une universit√© √©trang√®re comme Harvard, le MIT, Stanford, Oxford, l'Imperial College, l'EPFL, London School of Economics ou ETHZ[132].

Les élèves reçoivent des enseignements spécifiques obligatoires en humanités et sciences sociales, qui se rapprochent de cours de culture générale. Les choix proposés incluent des enseignements sur l'histoire, la musique, l'architecture, l'art, la politique, l'épistémologie ou encore le monde de l'entreprise et la gestion[133]. Tous les élèves du cycle ingénieur étudient l'anglais plus au moins une autre langue vivante parmi les huit proposées[alpha 8] et environ 20 % des élèves en moyenne apprennent trois langues vivantes[134]. Enfin, la section français langue étrangère (FLE) a elle aussi mis en place ces dernières années un dispositif d'enseignement de la langue et de la culture françaises pour les élèves étrangers[135].

Le sport occupe une place importante dans la vie des deux promotions d'√©l√®ves ing√©nieurs qui se c√ītoient sur le campus. Les √©l√®ves ont six heures de sport hebdomadaires et sont regroup√©s en seize sections sportives[alpha 9] qui d√©terminent les quatre compagnies par promotion. Les sections sportives sont encadr√©es par au moins un sous-officier qui est g√©n√©ralement √©galement l'entraineur de la section, assist√© d'autres sous-officiers et d'entra√ģneurs civils[137].

Formation humaine et militaire
Photo de la formation militaire initiale
√Čl√®ves de l'√Čcole lors de leur formation militaire initiale √† La Courtine.

Les √©l√®ves de l'√Čcole polytechnique de nationalit√© fran√ßaise sont sous statut militaire d'officier durant leur scolarit√©. Les polytechniciens sont nomm√©s aspirant par arr√™t√© du ministre de la D√©fense √† compter du premier jour de la deuxi√®me ann√©e suivant leur incorporation[138], √† ce titre, ils per√ßoivent une solde[139]. Le dernier jour de leur scolarit√©, sous r√©serve d'avoir obtenu le titre d'ing√©nieur dipl√īm√© de l'√Čcole polytechnique, ils sont nomm√©s sous-lieutenant, ou enseigne de vaisseau de 2e classe, sous contrat de l'arm√©e, ou de la gendarmerie nationale, au sein de laquelle ils ont effectu√© leur stage de formation d'√©l√®ve officier[138].

Les polytechniciens suivent une formation militaire initiale (FMI) d'élèves-officiers. Cette formation a lieu au camp de La Courtine depuis 2009. Depuis 2010, la FMI est ouverte aux élèves étrangers volontaires de la voie 1 (filière classes préparatoires)[140]. À la suite de cette formation, les élèves français suivent un service militaire ou civil au cours de leur première année scolaire. Ce stage, dit de formation humaine et militaire a vu sa durée réduite à sept mois et demi, formation initiale incluse, à la suite de la suspension du service national et de la réforme X 2000 de la scolarité.

Les stages militaires, r√©serv√©s aux √©l√®ves fran√ßais, peuvent se faire au sein de l'Arm√©e de terre (avec une formation initiale compl√©mentaire au sein du 4e bataillon de l'√Čcole sp√©ciale militaire de Saint-Cyr sauf pour la brigade de sapeurs-pompiers de Paris), environ 125 postes ; dans l'Arm√©e de l'air (avec une formation initiale compl√©mentaire √† l'√Čcole de l'air), qui propose environ 60 postes ; dans la Marine nationale (avec une formation initiale compl√©mentaire √† l'√Čcole navale ou √† l'√Čcole des fusiliers marins √† l'exception du bataillon de marins-pompiers de Marseille), environ 60 postes ; dans la Gendarmerie nationale (avec une formation initiale compl√©mentaire √† l'√Čcole des officiers de la Gendarmerie nationale), environ 60 postes ; ou encore √† la direction g√©n√©rale de l'Armement, environ 10 postes[141].

Les stages civils (environ 140 au total) existent depuis 1997[142] et sont ouverts aux √©l√®ves fran√ßais et aux √©l√®ves √©trangers francophones volontaires. Ils peuvent se faire au sein de nombreux organismes, dont la Police nationale, avec une formation initiale compl√©mentaire √† l'√Čcole nationale sup√©rieure des officiers de police, environ 15 postes ; l'√Čducation nationale ; la Fondation d'Auteuil ; ATD Quart Monde ; l'Ordre de Malte ; les Maisons des jeunes et de la culture (MJC)[141].

L'autorit√© commandant l'√Čcole est un g√©n√©ral. Le chef de corps est g√©n√©ralement un colonel. Chaque promotion est encadr√©e par un commandant de promotion, g√©n√©ralement du grade de lieutenant-colonel, qui suit les √©l√®ves pendant toute leur scolarit√©. Chaque compagnie est encadr√©e par un commandant d'unit√©, subordonn√© au commandant de promotion, officier du grade de lieutenant, capitaine ou commandant. Les chefs de section sportive sont des sous-officiers sous l'autorit√© du commandant d'unit√© qui assurent simultan√©ment des missions d'encadrement et de moniteur de sport[137].

Spécialisation de 4e année

Les √©l√®ves effectuent une 4e ann√©e de sp√©cialisation en France ou √† l'√©tranger. Celle-ci peut s'effectuer de diverses fa√ßons : par une formation propos√©e par un grand corps de l'√Čtat ; par une formation d'ing√©nieur ou de management dans une √©cole partenaire, anciennement dite d'application[79] ou de sp√©cialisation ; par une sp√©cialisation de type Master, dans le cadre des masters de l'√Čcole polytechnique ou dans une universit√© partenaire ; ou encore par une formation par la recherche (Doctorat/PhD), dans le cadre de l'√Čcole doctorale de l'√Čcole polytechnique ou dans une autre √©cole doctorale[143].

Historiquement, les √©l√®ves recevaient une formation tr√®s g√©n√©rale √† l'√Čcole polytechnique avant de se sp√©cialiser lors de leur derni√®re ann√©e dans un domaine particulier comme les ponts, les mines ou les t√©l√©communications. Ce mod√®le a tendance √† √©voluer aujourd'hui, en particulier vers la recherche[79].

Le format g√©n√©ral de la formation de sp√©cialisation est de trois semestres : deux semestres d'enseignements dipl√īmants et un semestre de stage ou de projet, suivi et √©valu√©, en entreprise ou en laboratoire de recherche[132].

Les corps de l'√Čtat

La haute fonction publique, les corps techniques de fonctionnaires et les arm√©es recrutent les √©l√®ves fran√ßais, sur classement, √† la sortie de l'√Čcole. Les √©l√®ves suivent alors √©galement une formation technique, g√©n√©ralement dans une √©cole partenaire (anciennement dite √©cole d'application[79]) mais aussi, selon les cas, en formation par la recherche (doctorat), en France ou √† l'√©tranger[132].

Le corps des officiers des armées (armée de terre, armée de l'air, Marine nationale, gendarmerie nationale, service de santé des armées et service du commissariat des armées, administrateur des affaires maritimes) fait partie des corps recrutant des polytechniciens[132] - [144].

Les corps civils d'ing√©nieurs recrutent aussi des polytechniciens, notamment le corps des administrateurs de l'INSEE √† l'ENSAE ParisTech ; le corps des ing√©nieurs des mines aux Mines ParisTech, les √©l√®ves choisissant ce corps √©tant appel√©s ¬ę X-Mines ¬Ľ ; le corps des ing√©nieurs des ponts, des eaux et des for√™ts au sein d'AgroParisTech ou de l'√Čcole des Ponts ParisTech pour les ¬ę X-Ponts ¬Ľ. Les √©l√®ves s'orientant vers la haute fonction publique sont appel√©s corpsard dans l'argot polytechnicien[145]. Le corps des ing√©nieurs de l'armement est √©galement recruteur, avec l'ENSTA ParisTech, l'ENSTA Bretagne, ISAE-SUPAERO, T√©l√©com ParisTech ou les universit√©s √©trang√®res[132].

Les écoles partenaires

Ces √©coles en convention permettent aux √©l√®ves d'acqu√©rir une connaissance g√©n√©rale et une compr√©hension approfondie des sciences, des techniques et des applications industrielles dans un secteur professionnel sp√©cifique. √Ä l'origine, seules des √©coles d'ing√©nieurs √©taient partenaires[alpha 10]. Depuis 2002 n√©anmoins, HEC Paris fait partie des √©coles de sp√©cialisation[146] et propose trois sp√©cialisations : X-HEC Strategic Management, X-HEC Finance et X-HEC Entrepreneurs[147]. En 2012 la coop√©ration s'est accrue entre les deux √©coles avec la cr√©ation d'un double dipl√īme en cinq ans pour la rentr√©e 2013[148].

Cycle master

Promotion 2012 des élèves masters.

L'√Čcole polytechnique propose la pr√©paration de masters au sein de la Graduate School parmi les dix programmes suivants : biologie ; chimie ; √©conomie ; informatique et syst√®mes ; math√©matiques ; math√©matiques appliqu√©es ; m√©canique et sciences de l'environnement ; physique et applications ; sciences, technologies, soci√©t√©, innovation et sciences pour l'√©nergie[149]. Certains masters sont enseign√©s en anglais et √† terme l'usage de l'anglais doit √™tre syst√©matis√©[102].

La dur√©e des masters est de deux ans (120 ECTS). La premi√®re ann√©e, M1 (60 ECTS), est organis√©e autour de la 3e ann√©e du cycle polytechnicien. La seconde ann√©e, M2 (60 ECTS) ou ann√©e de sp√©cialit√© repose sur un cursus organis√© conjointement en cohabilitation avec d'autres organismes d'enseignement sup√©rieur[150]. Les √©tablissements partenaires se trouvent pour la plupart en √éle-de-France (notamment l'√Čcole normale sup√©rieure, d'autres grandes √©coles du p√īle ParisTech ou encore Sciences Po Paris, les universit√©s Paris 6 et Paris-Sud) ou √† l'√©tranger. Certains masters sont labellis√©s ParisTech[151].

Cycle doctoral

Les docteurs sont form√©s au sein de la Graduate School dans l'ensemble des domaines couverts par les vingt laboratoires du centre de recherche[152]. Plus de cent th√®ses sont ainsi soutenues chaque ann√©e au sein de l'√Čcole doctorale de l'√Čcole polytechnique[153]. Quelques-unes des meilleures th√®ses soutenues chaque ann√©e sont distingu√©es par le Prix de th√®se de l'√Čcole polytechnique[154] ainsi que par le Prix de th√®se ParisTech[155]. L'√Čcole doctorale de l'√Čcole polytechnique s'est vu attribuer la note globale maximale de A+ par l'Agence d'√©valuation de la recherche et de l'enseignement sup√©rieur en 2009. L'agence a en particulier constat√© la ¬ę tr√®s grande qualit√© scientifique, reconnue au niveau international ¬Ľ, les ¬ę moyens exceptionnels ¬Ľ et la ¬ę gestion et l'animation remarquables ¬Ľ de l'√©cole[156]. L'√Čcole doctorale sera abandonn√©e fin 2013 au profit des nouvelles √©coles doctorales de l'universit√© Paris-Saclay[157].

Formation en ligne

En , l'√Čcole polytechnique devient le premier √©tablissement fran√ßais √† rejoindre Coursera, la plateforme de cours en ligne ouvert et massif. L'√Čcole propose √† partir de la rentr√©e 2013 des cours de math√©matiques appliqu√©es, de math√©matiques et d'informatique[158] - [159]. L'√Čcole propose aussi des cours sur la plateforme OpenClassrooms[160].

"Executive Education"

En mars 2015, l'X cr√©e l'¬ę √Čcole Polytechnique Executive Education ¬Ľ[161], marque qui r√©unit l'ensemble de son offre de formation executive. Elle cherche √† pr√©parer de futurs dirigeants aptes √† concevoir, d√©ployer et piloter des business models cr√©ateurs de valeur √† forte dimension technologique et dans une perspective internationale. Les participants qui remplissent toutes leurs obligations re√ßoivent un dipl√īme de l'√Čcole polytechnique. Elle propose √©galement un mast√®re sp√©cialis√© en gestion de projet avec l'ESSEC[162] et des programmes certifiants[163] dans de nombreux domaines, tels que les objets connect√©s ou l'entrepreneuriat.

Activités de recherche

Photo d'un laboratoire vu de l'extérieur.
Extérieur du laboratoire de météorologie dynamique (LMD).
Photo de l'intérieur d'un laboratoire.
Laboratoire d'optique appliquée (LOA).

Si √† sa cr√©ation en 1794, l'√Čcole dispose de laboratoires destin√©s aux activit√©s pratiques des √©l√®ves, ce qui constitue une exceptionnelle nouveaut√© pour l'√©poque[164], le v√©ritable d√©veloppement des laboratoires date des ann√©es post√©rieures √† la Seconde Guerre mondiale. La militarisation de l'√Čcole entra√ģne en effet la diminution des activit√©s de recherche et √† partir de 1870 Polytechnique laisse √† l'√Čcole normale sup√©rieure le r√īle de grand √©tablissement d'√©lite scientifique[39], les laboratoires sont v√©tustes et en 1908 Andr√© Blondel d√©plore un enseignement ¬ę ferm√© √† toute conception exp√©rimentale ¬Ľ[44]. Il faut attendre 1936 pour voir le retour de Polytechnique √† la recherche moderne, avec la cr√©ation du centre de recherches physiques √† l'initiative de Louis Leprince-Ringuet[165]. En 1939, le d√©cret Suquet autorise √† faire de la recherche au sein des Corps, d'autres laboratoires sont cr√©√©s par la suite mais de fa√ßon anarchique, sans statut ni comptabilit√©. L'√Čcole reconna√ģt finalement les laboratoires et leur gestion en 1957[165] puis un d√©cret du √©l√®ve la recherche au rang de service civil[55]. Apr√®s la guerre, les polytechniciens s'impliquent largement dans le CEA alors que le CNRS est d'abord une cr√©ation d'universitaires largement issus de l'√Čcole normale sup√©rieure[166]. Mais lorsque Laurent Schwartz arrive comme professeur en 1958 il d√©plore qu'il n'y ait presque pas de chercheurs qui sortent de l'√Čcole[56].

Le transfert de l'√Čcole sur le plateau de Saclay dans les ann√©es 1970 cr√©√© une impulsion nouvelle pour la recherche, √† l'initiative notamment du math√©maticien Laurent Schwartz, qui se traduit par un tr√®s fort d√©veloppement des laboratoires, greff√©s pour certains avec le CNRS[79]. Depuis, la recherche se d√©veloppe continuellement. L'√Čcole doctorale de l'√Čcole polytechnique (EDX) est cr√©√©e en 1985 ainsi que le dipl√īme de docteur de l'√Čcole polytechnique[62] et en 2010 la Graduate school s'ouvre pour r√©unir l'EDX et la Direction des programmes masters[63]. Ainsi en 2010, 30 % des dipl√īm√©s sont inscrits en doctorat, contre 18 % en 2006[2], et depuis cette ann√©e Polytechnique fournit plus de docteurs en sciences exactes que l'ENS Ulm[167]. En 2012, Polytechnique est par ailleurs la deuxi√®me √©cole de France en termes d'importance des contrats de recherche[168] et du nombre de doctorants[169]. Depuis 2013, tous les √©l√®ves du cycle polytechnicien r√©alisent aussi un stage de recherche de 6 mois en laboratoire, en France ou √† l'√©tranger, au cours de leur 3e ann√©e[100]. L'√Čcole abrite vingt-deux laboratoires de recherche, r√©partis en neuf d√©partements, repr√©sentant 1 600 personnes dont 640 chercheurs[170]. Ces laboratoires sont situ√©s sur le site m√™me ou √† Paris[152] et sont des unit√©s mixtes avec le CNRS, parfois sous la tutelle d'autres institutions comme le CEA, l'INRIA, l'INRA, l'ENSTA ParisTech ou encore d'autres universit√©s partenaires. La construction de nouveaux laboratoires commence en 2011 et aboutit √† un doublement de la surface consacr√©e √† la biologie, pour atteindre 4 000 m2 √† fin 2014[171]. √Ä partir de 2013, l'√Čcole polytechnique ouvre ses laboratoires aux m√©decins (praticiens hospitaliers et internes) afin de d√©velopper des applications dans le domaine de la sant√©[172]. Malgr√© cela certains critiquent la faiblesse de la recherche √† Polytechnique. En particulier Fran√ßois Gar√ßon estime que la recherche y est essentiellement le fait de non polytechniciens, simplement rattach√©s aux laboratoires du CNRS[104].

L'√Čcole est membre fondateur des deux r√©seaux th√©matiques de recherche avanc√©es (RTRA) Triangle de la physique et Digiteo et de la Fondation Math√©matique Jacques Hadamard. Ces trois projets rassemblent plusieurs √©tablissements, laboratoires et chercheurs autour d'un m√™me th√®me. De plus l'√Čcole polytechnique participe √† sept projets √Čquipex[171] et √† dix projets Labex[173].

Plus de 1 250 publications dans des revues scientifiques sortent de ces laboratoires chaque ann√©e[153], contre une dizaine jusqu'en 1989[174], et en moyenne vingt brevets sont publi√©s par an[170]. L'√Čcole polytechnique utilise l'Hyper articles en ligne (HAL) pour ces publications[175]. De plus l'√Čcole publie des ouvrages scientifiques aux √Čditions de l'√Čcole polytechnique[176] ainsi qu'une revue scientifique annuelle intitul√©e FlashX depuis [177]. De 1794 √† 1939, le Conseil d'instruction de l'√Čcole publie une revue scientifique, le Journal de l'√Čcole polytechnique[178].

Classements académiques

Classements nationaux (class√©e en tant qu'√Čcole Polytechnique au titre de son dipl√īme d'ing√©nieur)

Nom Année Rang
DAUR Rankings[179] 2022 1
L'√Čtudiant[180] 2021 1
L'Usine Nouvelle[181] 2021 1
Le Figaro[182] 2022 1

Classements internationaux (classée en tant qu'Institut Polytechnique de Paris)

Nom Année Rang (monde) Rang (France)
CWUR[183] 2022-2023 43 5
QS Top Universities[184] 2023 48 2
Shanghai Ranking[185] 2022 301-400 13-16
Times Higher Education[186] 2022 91 3

L'√Čcole polytechnique arrive r√©guli√®rement en t√™te des classements d'√©coles d'ing√©nieurs fran√ßaises[187]. En revanche plusieurs critiques ont reproch√© √† l'√Čcole ses mauvaises performances dans certains classements internationaux, en particulier dans le classement acad√©mique des universit√©s mondiales par l'universit√© Jiao Tong de Shanghai (ARWU)[188]. L'√Čcole arrive √† la position 201-300 dans l'ARWU g√©n√©ral, 51-75 dans le domaine des math√©matiques, 101-150 en physique et 151-200 en informatique[189]. Aux critiques l'administration de l'√Čcole r√©torque qu'elle a des moyens bien inf√©rieurs √† ses concurrentes (Caltech dispose par exemple d'un budget six fois sup√©rieur pour un nombre d'√©tudiants √©quivalent) et sa taille n'est pas adapt√©e aux classements.

L'X figure ainsi en 2020 √† la 30e place mondiale et 3e place fran√ßaise du classement QS ¬ę Graduate Employability Rankings ¬Ľ qui classe les universit√©s les plus performantes en termes d'employabilit√© des √©tudiants du point de vue des recruteurs[190]. En 2022, l'Institut Polytechnique de Paris se classe au 12e rang mondial et au premier rang fran√ßais de ce m√™me classement[191].

Les classements qui pond√®rent les indicateurs d'√©valuation en fonction de la taille de l'√©tablissement lui sont plus favorables (3e place mondiale du classement du Times Higher Education des ¬ę small universities ¬Ľ en 2016[192]) et distinguent √©galement l'√Čcole en ce qui concerne sa proportion de prix Nobel par ancien √©l√®ve (6e place mondiale au classement √©tabli par la revue scientifique Nature en 2016[193]).

L'√Čcole a pour objectif de faire partie des vingt meilleures universit√©s mondiales en ing√©nierie et en sciences[105], pour cela elle mise sur l'augmentation de ses ressources propres (par le m√©c√©nat et les chaires d'entreprise), le d√©veloppement de la recherche et la mutualisation des moyens des √©coles, universit√©s, laboratoires et entreprises de Paris-Saclay[194].

Liens avec le monde de l'entreprise

Photo du b√Ętiment
B√Ętiment La Fibre Entrepreneur -- Drahi - X Novation Center accueillant le P√īle entrepreneuriat et innovation de l'√Čcole polytechnique.

L'√Čcole est en lien avec le monde de l'entreprise, √† travers des tables-rondes[195], des visites[196] et des stages[197]. Le X-Forum, organis√© chaque fin d'ann√©e, permet aux √©l√®ves de participer √† un forum d'entreprises[198] - [199]. Le cursus ing√©nieur propose un parcours d'approfondissement en entrepreneuriat en troisi√®me ann√©e et 3 masters dans le domaine de l'innovation et de l'entrepreneuriat[200]. Le Comit√© de Liaison Entreprises-X (CLEX) permet aux entreprises de faire conna√ģtre leurs besoins et leurs attentes en mati√®re de recrutement[201].

En 2012, une direction de l'innovation et de l'entreprenariat[202] est cr√©√©, suivie par le p√īle entrepreneuriat et innovation en 2014. En 2015, le b√Ętiment La fibre entrepreneur‚Äď Drahi ‚Äď X Novation Center est construit pour rassembler en un m√™me lieu toutes les activit√©s entrepreneuriales de l'√Čcole. Il rassemble : l'acc√©l√©rateur X-UP (ouvert √† tous, accompagnement sur une dur√©e de 6 mois pour de jeunes entrepreneurs), le fablab X-F4B, un espace de formation, un espace de coworking, la p√©pini√®re d'entreprises X-Tech (pour une trentaine de startup) et un espace recherche (pour faciliter les synergies entre recherche et entrepreneuriat)[203].

L'√Čcole et sa Fondation ont aussi cr√©√© une filiale commune, X-Cr√©ation, dont la mission est de financer les jeunes entreprises, afin d'assurer leur amor√ßage, √† hauteur de 30 000 ‚ā¨ maximum par projet[204]. 2 % des √©l√®ves cr√©ent leur entreprise √† la sortie de l'√Čcole[205]. Les √©l√®ves peuvent aussi s'investir aussi sein de la Junior-Entreprise de l'√Čcole, XProjets[206], et les doctorants peuvent r√©aliser leur th√®se en entreprise √† travers une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE)[207].

22 chaires d'enseignement et de recherche sont actives en 2016,dans les domaines de l'√©conomie, de l'informatique, des math√©matiques appliqu√©es, de la physique, de la m√©canique, des humanit√©s et des sciences sociales[208]. Le financement d'une chaire par un industriel se fait au titre du m√©c√©nat : l'industriel a acc√®s aux recherches men√©es dans le cadre de la chaire mais celles-ci restent la propri√©t√© de l'√Čcole[209].

Certains estiment que Polytechnique ne forme pas assez √† l'innovation et √† l'entreprenariat[210]. D√©j√† en 1994 Bernard Esambert constate que ¬ę l'√Čcole est √† l'√©vidence coup√©e de son futur march√© direct, l'entreprise ¬Ľ. Par ailleurs dans son discours prononc√© en 2009 √† Polytechnique, Fran√ßois Fillon remarque que la majorit√© des √©l√®ves s'oriente vers de grandes entreprises alors que ¬ę la France manque d'entreprises de taille moyenne innovantes ¬Ľ[211], reprenant ainsi les critiques faites par Auguste DetŇďuf au d√©but du XIXe si√®cle : ¬ę L'erreur est d'avoir tu√©, chez les polytechniciens, le go√Ľt du jeu et supprim√© celui du risque, en leur assurant une carri√®re s√Ľre et en leur donnant le m√©pris des richesses[212]. ¬Ľ

TotalEnergies d√©cide en 2020 d'installer sa direction Recherche et innovation dans un b√Ętiment de 10 000 m√®tres carr√©s au cŇďur du campus de l'√Čcole polytechnique et de financer une chaire d'enseignement. Ceci soul√®ve une pol√©mique sur la neutralit√© scientifique de la formation[213] et l'influence que pourrait exercer le groupe sur les enseignements ou les √©l√®ves, en particulier concernant la sortie des √©nergies fossiles et le changement climatique[214]. Ce que mod√®re la direction rappelant que ¬ę √ßa se saurait si les polytechniciens √©taient influen√ßables ¬Ľ[215] et concernant le fait que d'autres grandes entreprises encadrent d√©j√† le campus. Anticor, Greenpeace et une association d'√©tudiants et anciens √©l√®ves (la Sphinx) se mobilisent contre ce projet. D√©but 2022, apr√®s trois recours juridiques et une p√©tition, TotalEnergies abandonne cette localisation mais confirme l'installation de son p√īle ¬ę R&D nouvelles √©nergies & √©lectricit√© ¬Ľ sur un site existant du plateau de Saclay. La direction de l'√Čcole polytechnique regrette cette d√©cision et pr√©cise qu'elle ¬ę ne remet pas en cause les partenariats avec TotalEnergies, qui sont tous maintenus ¬Ľ[216].

Relations internationales

Photo d'une élève japonaise
√Čl√®ve japonaise lors de la c√©r√©monie des couleurs.

D'apr√®s le Times Higher Education, l'√Čcole polytechnique figure au 16e rang des universit√©s les plus internationales du monde en 2017[217]. Plus de 65 nationalit√©s sont repr√©sent√©es parmi les √©l√®ves[100] et 445 scientifiques √©trangers sont accueillis pour une dur√©e sup√©rieure √† un mois[218]. L'√Čcole a nou√© 215 accords de coop√©ration avec des universit√©s √©trang√®res, dont 32 accords de double dipl√īme (notamment avec Columbia et Caltech). Depuis 2013, les √©l√®ves polytechniciens ont au cours de leur cursus une exp√©rience d'au moins 3 mois √† l'√©tranger que ce soit pour un stage en entreprise, de recherche ou un double dipl√īme. 35 % des √©l√®ves passent l'int√©gralit√© de leur 4e ann√©e au sein d'une universit√© √©trang√®re[100].

L'√Čcole polytechnique participe de plus au programme Erasmus et fait partie de la ligue IDEA (avec l'Imperial College, TU Delft, ETH Z√ľrich et l'ARTWH Aachen, par l'interm√©diaire de ParisTech) et du programme Alliance (avec l'universit√© Columbia, Sciences Po et l'universit√© Paris-1 Panth√©on-Sorbonne)[219]. L'√Čcole polytechnique, en partenariat avec T√©l√©com ParisTech, Mines ParisTech et ENSTA ParisTech, a lanc√© une formation d'ing√©nieurs en Chine avec l'universit√© Jiao-tong de Shanghai : SJTU-ParisTech Engineering Institute of Technology (SPEIT)[220].

Campus

Vue aérienne.
Vue aérienne du campus.
Plan du campus
Plan du campus.

Depuis 1976, l'√Čcole est situ√©e √† Palaiseau o√Ļ elle occupe un campus de 160 hectares avec une surface b√Ętie de 194 238 m2[2] o√Ļ se trouvent 4 600 personnes. Ce campus constitue la zone ¬ę Palaiseau ¬Ľ du cluster technologique Paris-Saclay, aux c√īt√©s de l'Institut d'optique Graduate School (arriv√© en 2006[221]), de l'ENSTA ParisTech (arriv√©e en 2012[222]) et de l'Office national d'√©tudes et de recherches a√©rospatiales. L'ENSAE ParisTech doit rejoindre le campus √† la rentr√©e 2016, T√©l√©com ParisTech en 2017 et AgroParisTech en 2018[223]. Le plan local d'urbanisme du quartier de l'√Čcole polytechnique pr√©voit la transformation du site actuel de l'√Čcole, ferm√©, en un v√©ritable quartier, vivant et ouvert √† tous et reli√© √† la ville[224].

Photo d'un casert
Une demi-lune en 2005, avant sa rénovation.

Les b√Ętiments du campus regroupent cinquante salles de cours et de travaux pratiques ; seize amphith√©√Ętres (le plus grand est l'amphith√©√Ętre Poincar√© d'une capacit√© de 780 places[225]) ; cinq laboratoires de langue ; vingt laboratoires de recherche ; une biblioth√®que dont les collections comportent environ 300 000 volumes[226], et dont l'histoire est retrac√©e par la Soci√©t√© des amis de la biblioth√®que de l'√Čcole polytechnique (SABIX) ; un centre poly-m√©dia ; des ateliers de dessin, de peinture, de modelage, de gravure, de photographie, d'architecture ; onze salles de r√©union ainsi que les logements des √©l√®ves et des cadres[227], une maison d'h√ītes[228], un service de restauration, le Magnan[229] et une caf√©t√©ria. Le campus dispose par ailleurs d'un centre m√©dical, d'un bureau de poste, de trois banques pr√©sentes en alternance et d'un salon de coiffure. Les services religieux sont articul√©s autour d'une chapelle, avec quatre aum√īneries : catholique, isra√©lite, protestante et musulmane[230].

Les élèves ont de plus accès à de nombreuses infrastructures sportives, tant couvertes (salle de musculation ; salle d'armes ; gymnases ; piscines ; terrains de volley-ball, de basket-ball, de tennis et de handball ; salle d'escalade ; dojo ; salle de danse ; stand de tir ; hangar à bateaux ; écurie et manège d'équitation) qu'extérieures (centre équestre ; terrains de beach-volley, de football, de rugby à XV, de handball, de volley et de tennis ; pistes d'athlétisme ; aires de saut et de lancer ; mur d'escalade ; practice de golf et lac semi-artificiel)[2] - [231].

Le campus est relié est desservi par différents moyens de transport[232] :

Le campus dispose aussi de son propre service d'autopartage qui propose de réserver sur Internet des voitures disposées à Polytechnique comme à HEC, à CentraleSupélec ou à l'ENS Cachan[236].

√Ä partir de 2023, la ligne verte du Grand Paris Express, avec la station Palaiseau situ√©e sur le campus de l'√Čcole polytechnique[237] - [238], reliera l'√Čcole √† Nanterre et √† l'a√©roport de Paris-Orly et permettra de rejoindre le centre de Paris en trente minutes[239].

√Čl√®ves

Concours cycle polytechnicien

Le concours de l'√Čcole, instaur√© d√®s sa cr√©ation, est symbolique de ¬ę l'√©litisme r√©publicain ¬Ľ qui pr√©voit un acc√®s aux fonctions les plus √©lev√©es sur la base du seul m√©rite et tranche ainsi avec le mode de s√©lection des officiers d'Ancien R√©gime. √Ä l'origine, des examinateurs √©taient d√©p√™ch√©s dans chaque grande ville pour faire passer aux candidats des examens oraux, portant toujours sur les math√©matiques. Jusqu'au milieu du XIXe si√®cle la s√©lection repose uniquement sur les oraux et des examinateurs sont r√©guli√®rement critiqu√©s pour avoir pos√© des exercices hors programme. Les √©preuves √©crites se multiplient √† partir de 1840. L'organisation actuelle du concours remonte au d√©but du Second Empire. Si les √©crits prennent une place plus importante, c'est en particulier en raison de l'augmentation du nombre de candidats (moins de 1 000 avant 1830 contre plus du double un si√®cle apr√®s) mais aussi parce que certains, comme Paul Appell, estiment que l'√©crit trompe moins que l'oral. En revanche, les risques de fraude sont d√©nonc√©s d√®s l'apparition des premi√®res compositions. Durant la premi√®re moiti√© du XIXe si√®cle, les math√©matiques occupent une position de quasi-monopole au sein du concours mais leur importance diminue r√©guli√®rement par la suite au profit des sciences physiques, des mati√®res litt√©raires et du sport. La cr√©ation de la fili√®re P', aujourd'hui PC, en 1974 marque la fin du concours unique et r√©duit encore la pr√©√©minence des math√©matiques[240].

510 élèves polytechniciens sont recrutés chaque année, dont 418 par la filière classes préparatoires et 92 par la filière universitaire[241].

Filière classes préparatoires

Cette fili√®re est ouverte aux candidats fran√ßais et internationaux et propose 399 places pour les candidats fran√ßais[242] et 45 pour les √©trangers[243]. Les √©l√®ves sont recrut√©s par un concours √† l'issue des classes pr√©paratoires aux grandes √©coles des fili√®res MP, PC, PSI, PT, BCPST, TSI. Ce concours est jug√© difficile en raison du faible taux de r√©ussite[240], et parmi les pr√©parationnaires il est r√©put√© √™tre le concours le plus difficile avec celui de l'ENS Ulm. √Ä la rentr√©e 2022, l'√Čcole accueillera 184 √©l√®ves provenant de MP, 132 de PC, 57 de PSI, 13 de BCPST, 11 de PT et 2 de TSI. Une place est en outre propos√©e aux dipl√īm√©s d'Arts et M√©tiers ParisTech m√©daill√©s[241].

Certaines √©preuves sont communes avec d'autres √©coles comme le concours PSI (organis√© depuis 1997 avec l'√Čcole normale sup√©rieure de Cachan[244]), le concours TSI (depuis 1998 dans le concours commun Mines-Ponts[245]), le concours PC (depuis 1999 commun avec celui de l'ESPCI ParisTech[246]), le concours PT (organis√© depuis 1998 dans le cadre de la banque nationale d'√©preuves[247]). √Ä compter de 2011, les concours MP et PC sont en partie communs avec ceux des ENS[248]. √Ä partir de l'ann√©e 2017, le concours est ouvert aux √©tudiants fran√ßais de BCPST[249], avec 10 places propos√©es la premi√®re ann√©e[250].

Filière universitaire

Il existe une voie d'admission réservée aux candidats universitaires français et étrangers[241].

Pour les candidats fran√ßais le concours n√©cessite d'√™tre inscrit dans une universit√© fran√ßaise ou √©trang√®re en troisi√®me ann√©e de licence ou en premi√®re ann√©e de master dans l'un des domaines suivants : math√©matiques, informatique, m√©canique, physique ou chimie[251]. Cette fili√®re est aussi ouverte aux √©l√®ves d'HEC qui souhaitent obtenir le double dipl√īme √Čcole polytechnique / HEC Paris[148]. Ce recrutement s'appuie en outre sur des accords avec certaines universit√©s comme l'universit√© Paris-Sud, l'universit√© Montpellier 2, l'universit√© de Strasbourg et l'universit√© Bordeaux I[252]. Au concours 2022, 32 places sont attribu√©es[242], et ce nombre est en augmentation constante depuis 2013[253].

Les candidats étrangers doivent avoir effectué deux ou trois années d'études universitaires en sciences ou en ingénierie[254]. En 2022, 95 élèves-ingénieurs étrangers sont recrutés par cette voie par sélection sur dossier et examen oral[243].

Graduate school

La Graduate school, cr√©√©e en pour r√©unir l'√©cole doctorale de l'√Čcole polytechnique (EDX) et la direction des programmes masters, permet d'obtenir un master ou un doctorat. Pour les masters le candidat doit √™tre titulaire d'un Bachelor of Science, d'un Bachelor of Engineering, d'une licence ou de son √©quivalent[255] tandis que pour un doctorant le candidat doit √™tre titulaire d'un dipl√īme master ou d'un √©quivalent et doit trouver un sujet de th√®se et un laboratoire d'accueil[256].

Effectifs

En 2010, il y avait 2 775 √©tudiants √† l'√Čcole, dont 2 690 en formation dipl√īmante :

  • 2 004 ing√©nieurs polytechniciens, dont environ 1 008 sur le campus et 109 en master dans le cadre de leur quatri√®me ann√©e,
  • 251 √©tudiants de master, dont 109 √©l√®ves du cycle ing√©nieur polytechnicien,
  • 544 doctorants,
  • 32 √©tudiants dans le Programme d'√Čchange International, formation non dipl√īmante,
  • 53 dans le Programme de Stages pour √Čtudiants Internationaux, formation non dipl√īmante[2].

Les effectifs du cycle polytechnicien ont peu √©volu√© en un si√®cle. En effet, il y a cent ans il y avait environ 250 polytechniciens par promotion, contre 400 aujourd'hui si l'on compte uniquement les √©l√®ves fran√ßais. Alors que si la proportion des polytechniciens dans la population √©tudiante √©tait rest√©e constante, il devrait y en avoir pr√®s de 50 000[257]. √Ä l'horizon 2016, le nombre de mast√©riens doit √™tre port√© √† 350, dont 120 polytechniciens[102].

Origine géographique

Histogramme
√Čvolution du nombre d'√©trangers parmi les polytechniciens.

Origine des étudiants étrangers en 2010[2]

En 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron rapportent la ville de provenance de l'√©chantillon de 48 polytechniciens √©tudi√© : 5% venaient d'une ville de moins de 5 000 habitants, 17% venaient d'une ville ayant entre 5 000 et 100 000 habitants, 19% venaient d'une ville de plus de 100 000 habitants (except√©es Paris et les villes universitaires), 29% venaient d'une ville universitaire autre que Paris et 40% venaient de Paris[258].

En 2010, 42 % des √©l√®ves du cycle polytechnicien (X 2007, X 2008 et X 2009) √©taient originaires d'√éle-de-France, 40 % de province et 18 % de l'√©tranger[2]. Concernant les masters et les doctorants, les pourcentages d'√©l√®ves internationaux √©taient respectivement de 60 et de 40 en 2012[100]. Au total, sur les 2 775 √©l√®ves pr√©sents sur le campus en 2010, 786 √©taient √©trangers, soit 28 %. Soixante-cinq nationalit√©s √©taient pr√©sentes et les trois pays les plus repr√©sent√©s √©taient la Chine (146 √©tudiants), le Maroc (66 √©tudiants) et le Br√©sil (58 √©tudiants)[2]. √Ä l'avenir, l'√Čcole compte cibler davantage la Turquie et l'Afrique du Sud et doubler le nombre d'√©tudiants europ√©ens[102].

Les élèves français originaires de la région parisienne sont surreprésentés à Polytechnique. Ainsi, un polytechnicien sur deux a passé son brevet dans une académie de la région parisienne (et dans leur très écrasante majorité dans celle de Paris ou de Versailles) et le recrutement se fait, en pratique, dans un tout petit vivier. En 2013, par exemple, les lycées Louis-le-Grand et Sainte-Geneviève ont représenté la moitié des élèves admis à l'X[259] - [260] - [261]. Ceci n'a pas toujours été le cas ; après la Première Guerre mondiale, le recrutement fut relativement homogène et beaucoup d'élèves venaient des départements du sud de la France, ce qui était une nouveauté par rapport au XIXe siècle[42]. En effet, au début du XIXe siècle, 16 % des élèves venaient du département de la Seine, qui représentait 3 % de la population française[262].

Ce n'est qu'en 1995 que le cycle polytechnicien s'ouvre aux √©trangers francophones, avec un concours identique aux candidats fran√ßais, mais avec des places r√©serv√©es, et en 1996 aux non-francophones. De 1794 √† 1814, l'admission d'√©l√®ves externes √©trangers est en effet r√©serv√©e aux hommes de science fran√ßais et aux √©l√®ves envoy√©s par leur gouvernement ou venus de leur propre initiative. En 1816, la cat√©gorie d'√©l√®ves et d'auditeurs externes est supprim√©e et les tr√®s rares exceptions √† cette r√®gle sont politiques : les √©trangers sont pris ¬ę pour √™tre agr√©able √† leur gouvernement ¬Ľ. √Ä l'inverse, l'√Čcole des Mines de Paris re√ßoit de futurs ing√©nieurs civils √©trangers depuis 1816, l'√Čcole des Ponts et Chauss√©es depuis 1851, l'√Čcole centrale des arts et manufactures depuis sa fondation en 1829 et l'√Čcole normale sup√©rieure signe des conventions d'accueil d'√©l√®ves et de r√©sidents avec plusieurs pays en 1867. Si bien que, de 1794 √† 1985, l'√Čcole polytechnique n'a attir√© environ qu'un millier d'√©trangers, soit 5 √† 6 par promotion en moyenne. L'origine et le statut des √©l√®ves √©trangers a beaucoup √©volu√© depuis la cr√©ation de l'√Čcole. De 1794 √† 1824, les √©l√®ves √©trangers viennent des d√©partements annex√©s √† l'issue des guerres napol√©oniennes. √Ä partir de 1820, on voit appara√ģtre √† l'√Čcole polytechnique des auditeurs en provenance de pays qui envisagent la formation d'ing√©nieurs en France apr√®s avoir acc√©d√© √† l'ind√©pendance ou √† l'autonomie (Br√©sil, Mexique, Pologne, Gr√®ce, Roumanie, √Čgypte). De plus l'√©chec des r√©volutions polonaises (1830) et roumaines (1848) se manifeste par l'arriv√©e en nombre de ressortissants de ces pays. On d√©passe alors la dizaine d'√©l√®ves √©trangers par promotion[263]. Les √©l√®ves √©trangers sont alors appel√©s constantes car ils ne portent pas l'uniforme ni l'√©p√©e (appel√©e tangente dans l'argot polytechnicien) et ont donc une tangente nulle[264].

Photo d'étudiants internationaux
√Čl√®ves √©trangers dans la Cour Vaneau.

Apr√®s la guerre franco-allemande de 1870, la politique bienveillante de la France √† l'√©gard des √©l√®ves √©trangers des √©tablissements militaires est infl√©chie, tant et si bien que, de 1898 √† 1955 tr√®s peu d'√©trangers suivent des cours √† Polytechnique : on en d√©nombre √† peine un ou deux par promotion, c'est-√†-dire 1 % de l'ensemble des √©l√®ves entre 1921 et 1954, principalement en provenance du Proche-Orient, de l'Indochine et de la Chine. √Ä partir des ann√©es 1880, les √©l√®ves √©trangers sont consid√©r√©s comme de ¬ę futures √©lites au pouvoir ¬Ľ et les diplomates fran√ßais tentent de faire pression sur le minist√®re de la Guerre, en vue de la r√©admission des officiers √©trangers dans les √©coles militaires fran√ßaises ; un d√©cret est pris en ce sens en 1921, sans avoir les cons√©quences esp√©r√©es en raison du peu de promotion faite √† l'√©tranger et des complexit√©s administratives[263]. C'est la vague des d√©colonisations qui entra√ģne une augmentation des admissions d'√©l√®ves √©trangers : on passe √† 8‚Äď9 √©trangers dans les ann√©es 1970 et √† 18‚Äď19 √©trangers dans les ann√©es 1980. Leur provenance g√©ographique est plus vari√©e mais reste principalement compos√©e d'anciennes colonies et protectorats fran√ßais comme la Tunisie, le Vi√™t Nam, le Maroc, le Liban ou l'Alg√©rie[265]. √Ä l'inverse des √©tudiants √©trangers pr√©c√©dents, la tendance est au non-retour dans le pays d'origine[266]. La question de l'admission d'auditeurs externes est mise √† l'ordre du jour pour la premi√®re fois en 1959. En 1963, il est d√©cid√© de rapprocher le plus possible les conditions dans lesquelles les √©trangers et les Fran√ßais passent le concours et en 1979, devant le constat du non-retour des √©l√®ves √©trangers dans leur pays d'origine, le conseil d'administration harmonise les conditions d'admission des √©l√®ves √©trangers et fran√ßais : les √©preuves de langues vivantes et d'√©ducation physique ne sont plus facultatives pour les candidats √©trangers[263]. En 1998, le rapport Jacques Attali pr√©conise l'augmentation du nombre d'√©l√®ves √©trangers jusqu'√† atteindre une centaine par promotion[257]. Cette recommandation est suivie puisque d√©sormais 28 % des √©l√®ves de l'√Čcole sont √©trangers.

Il n'existe en revanche aucune donnée sur l'origine ethnique des élèves[alpha 11].

Origine sociale

Lithographie de 1865
Lithographie de 1865 repr√©sentant un polytechnicien se promenant avec sa petite sŇďur et son petit fr√®re en uniforme de lyc√©en.

Lors de la cr√©ation de l'√Čcole, le concours d'entr√©e est mis en place par la Convention pour √©viter le favoritisme et les passe-droits, de sorte de r√©aliser ¬ę le recrutement par concours sur la base des m√©rites individuels ¬Ľ, pour √™tre ¬ę parfaitement conforme √† l'id√©al r√©publicain ¬Ľ[38]. Il n'y a de plus pas de frais d'inscription, les √©l√®ves sont m√™me pay√©s 1 200 francs par an. Si bien qu'√† l'√©poque la moiti√© des √©l√®ves est issue du peuple ou de la petite bourgeoisie[37] et un cinqui√®me vient du milieu des sans-culottes[38]. Seulement, en militarisant l'√Čcole en 1804, Napol√©on instaure des frais d'internat de 4 000 francs par an (ces frais sont r√©duits, la scolarit√© √† l'√Čcole co√Ľte en effet moins cher aux familles que les ann√©es de pr√©paration dans les lyc√©es[268]) et ajoute une √©preuve de version latine au concours d'entr√©e. Sous la Restauration le caract√®re aristocratique du concours est renforc√© par l'ajout d'√©preuves de peinture et de dessin. Ces diff√©rentes mesures entra√ģnent la fermeture de fait aux jeunes gens issus des milieux modestes : entre 1815 et 1829, 60 % des polytechniciens sont issus de la haute bourgeoisie et 0,4 % des classes populaires[38] et sous la monarchie de Juillet 56 % des √©l√®ves sont issus de la haute bourgeoisie et 20 % de la moyenne bourgeoisie[37]. Des bourses sont √©galement cr√©√©es, mais limit√©es en nombre √† 24 par an de 1816 √† 1848[alpha 12]. En plus de ces bourses officielles, certaines bourses sont pay√©es par les √©l√®ves eux-m√™mes, par l'interm√©diaire de la caisse, qui redistribuent l'argent aux √©l√®ves les plus d√©favoris√©s de fa√ßon anonyme[269]. En 1848, les √©tudes deviennent gratuites pour tous les √©l√®ves. Elles redeviennent payantes en 1850, mais la limitation du nombre de bourses est supprim√©e[268]. Sous le Second Empire, les √©l√®ves issus de familles modestes repr√©sentent 5 % des polytechniciens[38]. La politique de d√©veloppement de l'enseignement secondaire men√©e sous la Troisi√®me R√©publique g√©n√©ralise ensuite l'octroi de bourses aux fils de familles modestes[38], ce qui entra√ģne l'augmentation de la proportion de boursiers, passant entre 1850 et 1881 du tiers √† la moiti√©. Pour √©viter tout abus, les noms des boursiers sont publi√©s au Journal officiel[268]. Ainsi en 1881 Polytechnique est d√©crite par son directeur comme ¬ę l'√Čcole la plus d√©mocratique du monde ¬Ľ et ses d√©fenseurs consid√®rent que ¬ę loin d'√™tre l'apanage d'une caste privil√©gi√©e, l'√Čcole polytechnique a su ainsi r√©soudre admirablement le probl√®me de la fusion des classes, sans distinction d'origine, sur le terrain du travail, du m√©rite, de la science et du patriotisme ¬Ľ[268]. Cette d√©mocratisation se poursuit au d√©but du XXe si√®cle et sur la p√©riode 1880-1914 un tiers des polytechniciens sont issus de familles modestes[38].

N√©anmoins, d√®s la cr√©ation de l'√Čcole, des Jacobins voyaient dans les √©coles cr√©√©es par la Convention ¬ę en germe la reconstitution fatale d'une caste privil√©gi√©e ¬Ľ. Pour l'historien Fran√ßois Furet, ¬ę cette discussion originaire dit d√©j√† tout sur l'avenir de l'institution : le recrutement des meilleurs sur concours et l'id√©ologie m√©ritocratique, la n√©cessit√© sociale des sciences et des techniques et la formation des √©lites, la reconstitution des privil√®ges sociaux par l'√Čtat sous l'apparence de l'√©galit√© ¬Ľ[38]. Plusieurs √©tudes sociologiques d√©crivent √©galement un m√©canisme de ¬ę reproduction sociale ¬Ľ particuli√®rement fort √† l'√Čcole polytechnique[270] - [271]. Pierre Bourdieu parlait ainsi de ¬ę noblesse d'√Čtat ¬Ľ pour les √©l√®ves qui int√®grent les grands corps de l'√Čtat[272]. Cette notion se rapproche de la conception saint-simonienne qui voulait remplacer les √©lites h√©r√©ditaires par une ¬ę aristocratie des talents ¬Ľ issue des concours et s√©lectionn√©e selon ses comp√©tences scientifiques[273]. Ceci conduit les critiques √† consid√©rer Polytechnique comme une ¬ę caste en d√©mocratie ¬Ľ[78].

Si l'on consid√®re l'√Čcole polytechnique, l'√Čcole normale sup√©rieure (ENS) et l'√Čcole nationale d'administration (ENA), la part des √©l√®ves de ces √©coles issus des milieux modestes est pass√©e de 21 % √† 7 % entre 1955 et 1995. Ceci ne permet n√©anmoins pas de conclure sur une augmentation des in√©galit√©s puisque dans le m√™me temps la part des jeunes d'origine populaire dans l'ensemble de la g√©n√©ration a baiss√©. En revanche, la mesure de l'√©volution logistique permet d'aboutir √† la conclusion suivante : ¬ę Si l'on tirait au hasard, en 1955, deux jeunes, l'un de milieu moyen ou sup√©rieur, l'autre de milieu populaire, on avait 37 fois plus de chances d'avoir la configuration o√Ļ le premier √©tait polytechnicien et le second non, qu'avoir la configuration inverse. Aujourd'hui [en 1995], l'acc√®s est moins in√©galitaire : 26 fois plus de chances ¬ę seulement ¬Ľ. ¬Ľ Plus g√©n√©ralement, on constate une ¬ę distillation ¬Ľ successive que ce soit dans les grandes √©coles ou √† l'universit√© : si les jeunes d'origine populaire repr√©sentaient 73,6 % des 20‚Äď24 ans en 1995, ils ne repr√©sentaient que 28,6 % des √©l√®ves de classe pr√©paratoire aux grandes √©coles et 7,1 % des √©l√®ves √† Polytechnique, l'ENA ou l'ENS[271].

En 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron publient Les étudiants et leurs études, dans lequel ils évoquent le fait que 62% des polytechniciens sont enfants de cadres supérieurs, d'industriels ou de membres des professions libérales[274]. La deuxième enquête de ce travail concerne notamment les polytechniciens (Partie II, chapitre 3)[275] dont ils présentent l'origine sociale (l'effectif de l'échantillon était de 48) : 2% ont une origine rurale, 4% pour une origine ouvrière, 2% sont enfants d'employés et de cadres subalternes, 10,5% sont enfants d'artisans et de commerçants, 14,5% sont enfants de cadres moyens, 60,5% sont enfants de cadres supérieurs et de professions libérales, et 6,5% n'ont pas répondu[258].

L'√Čcole polytechnique participe √† diff√©rents programmes en faveur de l'√©galit√© des chances[276]. Tout d'abord cent trente √©l√®ves effectuent leur stage de formation humaine dans des institutions de soutien et d'accompagnement scolaire ou d'insertion. Ensuite le programme ¬ę Une Grande √Čcole Pourquoi Pas Moi ? ¬Ľ permet aux √©l√®ves polytechniciens b√©n√©voles de former des lyc√©ens issus de milieux d√©favoris√©s pour leur donner l'ambition de faire des √©tudes sup√©rieures. Enfin, cet accompagnement se prolonge apr√®s le baccalaur√©at avec le programme X-Post bac qui consiste en un parrainage et en l'attribution d'une quarantaine de bourses chaque ann√©e, de 500 √† 4 000 euros[277]. Au total d'apr√®s l'√Čcole pr√®s de deux cents √©l√®ves polytechniciens aident plus de 3 000 lyc√©ens de milieux d√©favoris√©s chaque semaine[278]. De plus comme l'inscription au concours est gratuite pour les boursiers et comme la formation est gratuite et les √©l√®ves r√©mun√©r√©s et log√©s pendant celle-ci, Polytechnique affirme √™tre accessible sans conditions d'aisance financi√®re de la famille[278].

Le nombre d'√©l√®ves polytechniciens admis en √©tant boursiers augmente r√©guli√®rement depuis 2007, passant de 7,3 % en 2007 √† 16,8 % en 2011[279]. L'objectif de l'√Čcole est de 30 % de boursiers[278], conform√©ment aux souhaits de Nicolas Sarkozy en 2009[280] - [281], n√©anmoins Polytechnique a refus√© l'instauration de quotas et les candidats au concours sont exclusivement s√©lectionn√©s sur des crit√®res acad√©miques[276].

Femmes √† l'√Čcole polytechnique

Photo de polytechniciennes lors de la présentation au drapeau 2012
Polytechniciennes lors de la présentation au drapeau 2012.
Histogramme
√Čvolution du pourcentage de femmes.

L'√Čcole est √† sa cr√©ation r√©serv√©e aux hommes, ce qui conduit par exemple la math√©maticienne Sophie Germain √† se faire passer pour un homme afin d'envoyer ses remarques sur les cours √† Joseph-Louis Lagrange[282]. Pendant et apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale, la France est confront√©e √† un d√©ficit de jeunes hommes qui conduit nombre de grandes √©coles √† s'ouvrir aux femmes, comme Centrale Paris en 1917, Sup√©lec en 1919 et Supa√©ro en 1924. Parall√®lement des √©coles mixtes sont fond√©es, comme l'Institut d'optique en 1920[283], si bien que d√®s 1922, des √©l√®ves imaginent des femmes polytechniciennes et dessinent leur uniforme[284]. Dans le but de cr√©er une √Čcole polytechnique pour les femmes, Marie-Louise Paris fonde en 1925 l'Institut √©lectrom√©canique f√©minin[285], qui deviendra en 1933 l'√Čcole polytechnique f√©minine[283], sans que les deux institutions n'aient de liens.

Mais ce n'est qu'en 1970 que la loi autorise les femmes √† participer au concours d'entr√©e √† Polytechnique[59], sous l'impulsion de Michel Debr√©, alors ministre de la D√©fense[86], qui avait d√©j√† milit√© en faveur de l'ouverture de l'ENA aux femmes en 1945[286]. Il faut n√©anmoins attendre 1972 pour que la modification du concours soit mise en Ňďuvre : elles sont alors sept admises sur une promotion de 315 √©l√®ves, dont Anne Chopinet, entr√©e major[60]. Depuis, la proportion de femmes parmi les √©l√®ves fran√ßais issus de classes pr√©paratoires a tendance √† augmenter, malgr√© d'importantes fluctuations selon les ann√©es, avec un record de 18,5 % en 2011[279]. La Cour des Comptes estime que le recrutement de l'√Čcole accentue une d√©formation d√©j√† pr√©sente dans les classes pr√©paratoires scientifiques o√Ļ les femmes repr√©sentent 28 % des effectifs de deuxi√®me ann√©e[106]. Des actions sont donc men√©es pour promouvoir les ¬ę ing√©nieures au f√©minin ¬Ľ[287] comme la cr√©ation de l'association X au f√©minin, d√©sormais SCIENCES ParisTech au f√©minin[288].

Claudine Hermann est la premi√®re femme nomm√©e √† un poste professoral √† l'√Čcole, en 1992[289].

Marion Guillou fut la premi√®re femme nomm√©e √† un poste de direction de l'√Čcole (pr√©sidente du conseil d'administration), de 2008 √† 2013[290].

Le grand uniforme des polytechniciennes a connu plusieurs évolutions. Depuis 2020, avec le passage de la jupe au pantalon, les uniformes masculin et féminin sont quasi identiques[291].

Associations

Photo de la chorale
Ensemble vocal de l'√Čcole polytechnique.

L'association qui f√©d√®re les activit√©s associatives de l'√Čcole est la K√®s. Cette derni√®re est compos√©e de seize Kessiers[292] ayant chacun un r√īle particulier. Les √©l√®ves versent tous les mois √† la K√®s une somme pr√©d√©finie qui sert √† financer les associations, organiser les soir√©es √©tudiantes et √† offrir une solde aux √©l√®ves √©trangers qui en sont d√©pourvus[293]. En son sein existent pr√®s de deux cents binets, nom que les √©l√®ves donnent traditionnellement √† leurs associations. Les doctorants poss√®dent leur propre association, appel√©e X'Doc[294]. Celle des √©l√®ves du cycle master s'appelle l'Association des Masters de l'√Čcole polytechnique (AMiX)[295]. Ces associations d√©veloppent des liens avec la K√®s pour cr√©er une vie de campus commune aux trois populations d'√©tudiants.

Le club sportif de l'√Čcole polytechnique (CSX) propose des activit√©s sportives et culturelles[296]. Il est ouvert aux √©l√®ves et aux personnels du campus mais aussi aux ext√©rieurs[297]. De nombreuses manifestations sportives sont organis√©es tous les ans par les √©l√®ves, parmi lesquelles le Jumping de l'X[298], la Student Yachting World Cup (Sywoc)[299], le Raid de l'X[300], le challenge international d'escrime de l'X[301]. Ce dernier reprend une tradition de l'X, d'organiser un tournoi d'escrime au printemps, coutume qui s'explique par la place importante de ce sport dans l'√Čcole, puisque sa pratique y a √©t√© obligatoire √† partir de 1875 (ce n'est plus le cas aujourd'hui cependant)[302].

Un des moments forts de la vie √©tudiante est le Point Gamma qui constitue la plus grande soir√©e √©tudiante de France. Il est organis√© chaque ann√©e par les √©l√®ves au mois de juin sur le campus de l'√Čcole et rassemble plus de 8 000 personnes[303] - [304]. Le Bal de l'X est aussi un √©v√®nement important, organis√© tous les ans par l'Association des anciens √©l√®ves et dipl√īm√©s de l'√Čcole polytechnique (AX) conjointement avec des √©l√®ves[41].

Les √©l√®ves disposent d'une revue, X-Passion, dont le tirage s'√©l√®ve √† environ 2 000 exemplaires et qui para√ģt trois fois par an[305].

Généralités
Photo de la devise de l'√Čcole sur le fronton du pavillon Joffre
¬ę Pour la patrie les sciences et la gloire ¬Ľ, sur le fronton du pavillon Joffre, jardin Carr√©, Paris.
Photo de la garde au drapeau
La garde au drapeau de l'√Čcole, lors du d√©fil√© militaire du 14 Juillet, en 2008.
Photo du drapeau
Avers du drapeau de l'√Čcole polytechnique.

La premi√®re des traditions est le concours d'entr√©e, sorte de rite de passage[29]. Il est suivi d'autres traditions, pour la plupart apparues avec le casernement de l'√Čcole en 1804[123] et qui ont √©volu√© par la suite. Cependant, en 1968 les plus importantes traditions ‚ÄĒ comme le bahutage et le Code X ‚ÄĒ se perdent[57]. Les √©l√®ves de la promotion 1967, envoy√©s en corps de troupe, ne sont pas pr√©sents √† la rentr√©e pour bahuter leurs conscrits[306]. De plus lors du transfert √† Palaiseau en 1976 la direction d√©place le service militaire si bien que les promotions 1974 et 1975 ne se rencontrent pas. Ce changement, d√Ľ √† une volont√© d'√©viter tout d√©sordre lors du transfert, fort impopulaire parmi les √©l√®ves, am√®ne la perte des derni√®res traditions[61]. N√©anmoins √† partir de 1985 les traditions, en particulier le bahutage et la Kh√īmiss, sont remises au go√Ľt du jour[293].

Ces diff√©rentes traditions, ainsi que l'argot polytechnicien, structurent le parcours du polytechnicien et permettent la construction d'une identit√© du groupe. ¬ę L'esprit de corps ¬Ľ des polytechniciens tend ainsi √† constituer un v√©ritable ¬ę √Čtat dans l'√Čtat ¬Ľ[29].

La Kh√īmiss[alpha 13] est un groupe d'√©l√®ves qui existe depuis 1811-1812, malgr√© une √©clipse entre 1966 et 1986[307]. Elle est compos√©e d'une dizaine de membres, les missaires (appel√©s pitaines aux XIXe et XXe si√®cles[308]) qui agissent (actuellement en 2020) masqu√©s d'une cagoule rouge[309] √† l'exception de leur chef, le G√©n√©K, qui est (actuellement en 2020) √©lu par la promotion et porte un k√©pi de g√©n√©ral d'arm√©e. Ce dernier d√©signe ses missaires, charg√©s de perp√©tuer ¬ę le d√©sordre et les traditions ¬Ľ : apprendre aux nouveaux les valeurs de l'√Čcole, exprimer les revendications des √©l√®ves lorsque les voies traditionnelles de requ√™te ont √©chou√©, √©gayer les c√©r√©monies militaires et organiser les soir√©es de traditions[293] - [308].

L'incorporation des √©l√®ves (autrefois appel√©e initiation, absorption, ¬ę bahutage ¬Ľ[306], bizutage[78] ou cryptage) puise ses origines dans la militarisation de l'√Čcole[123]. Cette tradition est interrompue de 1968 √† 1985 en raison du vote de la promotion 1967 contre le bahutage[306]. L'incorporation actuelle, remise en place progressivement √† partir de 1985, est organis√©e par la Kh√īmiss et la K√®s. Elle s'inspire du cryptage tel qu'il existait sur la montagne Sainte-Genevi√®ve mais ne dure qu'une semaine[307].

Le grand uniforme et le défilé du 14 juillet

Tous les √©l√®ves ing√©nieurs polytechniciens (fran√ßais ou non) poss√®dent un uniforme appel√© ¬ę Grand Uniforme ¬Ľ ou ¬ę GU ¬Ľ et r√©alis√© sur mesure. Voir dans l'article sp√©cifique pour les sp√©cificit√©s f√©minines, qui se r√©duisent au fil du temps pour converger vers un uniforme quasiment unisexe. Celui-ci comporte notamment un bicorne et une √©p√©e appel√©e ¬ę tangente ¬Ľ dans l'argot polytechnicien. Les √©l√®ves ne portent plus l'uniforme lors des enseignements, sauf lors de conf√©rences importantes o√Ļ sont invit√©s des intervenants ext√©rieurs[310] - [311]. L'uniforme est rev√™tu √† l'occasion de certaines manifestations comme le Bal de l'X mais surtout lors des c√©r√©monies militaires comme le d√©fil√© militaire du 14 Juillet, o√Ļ une d√©l√©gation de polytechniciens d√©file en t√™te de l'Arm√©e fran√ßaise sur les Champs-√Člys√©es, et ce depuis la pr√©sidence de Sadi Carnot en 1887[42].


Le drapeau de l'√Čcole pr√©c√®de la d√©l√©gation polytechnicienne. Ce drapeau fut remis par Napol√©on 1er au cours de la distribution des aigles au Champ-de-Mars le [312]. Sur ce drapeau est brod√©e la devise donn√©e par Napol√©on √† l'√Čcole : ¬ę Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire ¬Ľ[82]. Depuis la bataille de Paris, en 1814, le drapeau porte comme seul fait d'armes : ¬ę D√©fense de Paris, 1814 ¬Ľ. Le , le second drapeau de l'√Čcole fut remis par √Čmile Loubet, pr√©sident de la R√©publique[313]. Sa cravate est d√©cor√©e de la croix de la L√©gion d'honneur, de la Croix de guerre 1914-1918[42] et de la Croix de guerre 1939-1945[52] - [314].

Les promotions jaune et rouge

Deux promotions d'√©l√®ves ing√©nieurs se trouvent simultan√©ment √† l'√Čcole polytechnique, l'une √©tant une promotion ¬ę j√īne ¬Ľ, l'autre ¬ę rouje ¬Ľ. Il √©tait autrefois possible de savoir √† quelle promotion appartenait un √©l√®ve en regardant la couleur du liser√© de son uniforme d'int√©rieur : il √©tait jaune pour ceux entr√©s une ann√©e impaire et rouge pour ceux entr√©s une ann√©e paire. Si les uniformes d'int√©rieur ont depuis longtemps disparu, l'habitude d'appeler j√īnes les √©l√®ves issus de promotions impaires et roujes ceux de promotions paires s'est maintenue. Les deux couleurs rouge et jaune font d√©sormais partie de l'identit√© de l'√Čcole et on les retrouvait notamment sur son logo entre 1994 et 2013. Les √©l√®ves ayant fait partie de deux promotions successives (par exemple pour cause de redoublement) sont appel√©s ¬ę oranje ¬Ľ car √† la fois j√īnes et roujes[309]. Cette appellation traditionnelle se retrouve notamment dans le nom de la revue √©dit√©e par l'Association des alumni de l'√Čcole polytechnique[315].

Débouchés

Les débouchés diffèrent beaucoup selon la voie d'accès[205] :

  • les √©l√®ves du cycle polytechnicien int√®grent pour moiti√© des entreprises et organismes priv√©s en France et √† l'international, majoritairement dans l'industrie, le conseil et les services. 15 % d'entre eux choisissent, lorsque leur classement de sortie le leur permet, d'int√©grer un grand corps de l'√Čtat. 29 % des √©l√®ves poursuivent leurs √©tudes pour obtenir un doctorat ou un PhD apr√®s leur master, mais certaines critiques portent sur la faiblesse de la formation √† la recherche de Polytechnique[104], et 3 % s'orientent vers la cr√©ation ou la reprise d'entreprise[316] ;
  • les √©l√®ves des programmes masters s'orientent majoritairement vers un doctorat (ou un PhD) puis vers l'activit√© professionnelle (notamment dans l'industrie, la banque et le conseil) ;
  • les √©l√®ves de l'√Čcole doctorale poursuivent majoritairement vers l'entreprise, le reste s'oriente vers l'enseignement et la recherche.
Diagramme
Choix de sortie entre 1794 et 1966.

Les carri√®res des polytechniciens ont beaucoup √©volu√© au cours de l'histoire. En effet au milieu du XIXe si√®cle un quart des √©l√®ves acc√®de aux corps de l'√Čtat et la majorit√© rentre dans l'arm√©e, dans l'artillerie ou comme ing√©nieurs militaires. Apr√®s la d√©faite de 1870 les grands corps n'offrent plus un d√©bouch√© qu'√† 13 % des √©l√®ves et l'arm√©e, qui a perdu de son prestige, s√©duit moins les √©l√®ves[37]. N√©anmoins certains √©l√®ves d√©missionnent si bien qu'au total un cinqui√®me des polytechniciens s'orientent vers le secteur priv√© entre 1830 et 1880[40]. Au cours du XIXe si√®cle l'√Čcole s'√©loigne progressivement de la recherche. Ainsi les polytechniciens repr√©sentent 40 % des scientifiques fran√ßais de haut niveau entre 1800 et 1840 contre 15 % entre 1840 et 1900[44] et d'apr√®s Terry Shinn sur 14 000 √©l√®ves des promotions 1804 √† 1880 moins de 1 100 se sont consacr√©s √† la recherche pure ou aux sciences appliqu√©es[38]. La Premi√®re Guerre mondiale confirme la d√©saffection pour les carri√®res militaires : 2 % des √©l√®ves de la promotion 1920 demandent √† entrer dans l'arm√©e[42]. C'est aussi √† partir du XXe si√®cle que la majorit√© des polytechniciens exerce une activit√© √©conomique[40] : le nombre de polytechniciens dans le secteur priv√© passe de 840 en 1877 √† 4 000 √† la fin des ann√©es 1920[317]. N√©anmoins la crise des ann√©es 1930 et la menace du ch√īmage dans l'industrie renversent la tendance : pr√®s de 90 % des √©l√®ves de la promotion 1932 rejoignent les corps militaires. C'est finalement la Seconde Guerre mondiale qui scelle la fin de la figure de l'officier-ing√©nieur[318]. Puis pendant les Trente Glorieuses, les polytechniciens s'orientent majoritairement vers l'industrie[188] et participent √† l'essor de la France[79]. Les carri√®res-type √©voluent et le management prend une place importante dans le parcours professionnel des polytechniciens[188]. Apr√®s les Trente Glorieuses, le nombre de places attribu√©es dans les corps diminue progressivement : de 138 pour 300 √©l√®ves fran√ßais en 1975 il passe √† 70 pour 400 √©l√®ves fran√ßais en 2010[319].

Les ann√©es 1990 et 2000 ont √©t√© marqu√©es par l'augmentation importante de la banque et de la finance dans les carri√®res √† la sortie de l'√Čcole[79], attirant notamment des critiques[320] - [104]. Aujourd'hui, 9 % des polytechniciens s'oriente vers le secteur banque assurance[205].

Aujourd'hui les carrières militaires (hors ingénieurs militaires) n'attirent plus que deux ou trois polytechniciens par an[321], soit environ 1 % des effectifs[322], l'effectif des ingénieurs militaires se stabilise en deçà de 20[319].

Salaires

En 2018, le salaire d'embauche moyen annuel brut primes comprises des polytechniciens √† la sortie de l'√Čcole √©tait de 59 500 ‚ā¨ tous pays confondus[323]. Le salaire moyen d'embauche s'√©l√®ve √† 76 500 ‚ā¨ pour les embauches hors de France[324].

Concernant les dipl√īm√©s sur l'ensemble de leur carri√®re, le traitement m√©dian annuel brut des polytechniciens √©tait sur l'ann√©e 2019 de 100 000 ‚ā¨ contre 56 400 ‚ā¨ pour l'ensemble des ing√©nieurs fran√ßais[325].

Personnalités liées

Enseignants

Photo de professeurs
Professeurs de l'√Čcole polytechnique.

D√®s sa cr√©ation, l'√Čcole dispose des plus √©minents professeurs de l'√©poque : Amp√®re, Fourier, Monge, Laplace. Cauchy (X 1805) et Becquerel (X 1872, prix Nobel de physique) donn√®rent aussi des cours √† l'√Čcole[326]. Pendant longtemps l'√Čcole favorisait les enseignants polytechniciens au d√©triment des universitaires ou des normaliens, m√™me si les comp√©tences de ces derniers √©taient parfois largement sup√©rieures[55]. De plus l'√Čcole n'avait que des enseignants cumulants[56]. Apr√®s 1970, le corps enseignant conna√ģt une profonde r√©forme, il est recrut√© avant tout sur des crit√®res d'excellence, participe activement √† la recherche et se reconstitue progressivement[55]. En outre le nombre d'enseignants permanents augmente[56]. Jacques Derrey y fut ma√ģtre de dessin de 1956 √† 1973. Laurent Schwartz, laur√©at de la m√©daille Fields, y fut professeur de 1959 √† 1980[51] et Pierre-Louis Lions, autre M√©daille Fields, y enseigne les math√©matiques appliqu√©es depuis 1992[327]. Christopher Pissarides, prix Nobel d'√©conomie, est membre du Conseil d'enseignement et de recherche de l'√Čcole polytechnique[328]. G√©rard Mourou, prix Nobel de physique 2018, est √©galement professeur au haut coll√®ge de l'√Čcole polytechnique[329] - [330].

Photo d'Henri Becquerel
Henri Becquerel (X 1872), prix Nobel de physique.

Dans le domaine des humanit√©s, √Čmile Littr√© et Victor Duruy y furent professeurs d'histoire et de g√©ographie, ce dernier ayant inaugur√© la chaire d'histoire √† Polytechnique[331] - [124], √Člisabeth Badinter y donna des cours[332] et Alain Finkielkraut y a enseign√© jusqu'en 2014[333].

Les enseignants occupent l'une des cat√©gories d'emplois suivantes : professeur (d√©finit les enseignements et assure les cours magistraux), professeur associ√© (assure les cours d'approfondissement), professeur charg√© de cours (assure les cours d'application), ma√ģtre de conf√©rences (encadre des groupes d'√©l√®ves et anime des s√©minaires) ou charg√© d'enseignement (encadre les travaux pratiques, exp√©rimentaux ou informatiques)[334].

Anciens √©l√®ves et dipl√īm√©s

Photo de Maurice Allais
Maurice Allais, prix Nobel d'économie.

Le statut et les missions particuli√®res de l'√Čcole polytechnique ‚ÄĒ √©cole d'ing√©nieurs sous statut militaire dot√©e d'un important p√īle de recherche ‚ÄĒ font que l'on trouve des polytechniciens dans de nombreux domaines.

Dans les armées on peut citer les maréchaux de France Joffre, Foch, Fayolle et Maunoury ainsi que l'officier de marine et héros de la Résistance Honoré d'Estienne d'Orves[335] - [336].

Dans le domaine des sciences, on compte les math√©maticiens Cauchy, Gustave Coriolis, Henri Poincar√©, Poisson, Beno√ģt Mandelbrot et St√©phane Mallat, les physiciens Henri Becquerel (prix Nobel de physique 1903), Carnot, Fresnel, le chimiste Gay-Lussac, les √©conomistes Maurice Allais (prix Nobel d'√©conomie 1988) et Jean Tirole (prix Nobel d'√©conomie 2014), le g√©n√©ticien Albert Jacquard, l'ing√©nieur Albert Caquot et le sociologue Alfred Sauvy[335] - [336]. Des dizaines de polytechniciens furent membres de l'Institut de France ou de l'Acad√©mie nationale de m√©decine[337].

Trois polytechniciens ont re√ßu un prix Nobel : Henri Becquerel en physique, Maurice Allais et Jean Tirole en √©conomie. Jean-Christophe Yoccoz, docteur de l'√Čcole polytechnique, a re√ßu la m√©daille Fields[338]. Louis Pouzin a re√ßu le Queen Elizabeth Prize for Engineering pour ses contributions √† la cr√©ation d'Internet et du Web[339].

De nombreux polytechniciens se sont aussi engagés en politique, jusqu'à atteindre la présidence de la République française pour trois d'entre eux : Sadi Carnot, Albert Lebrun et Valéry Giscard d'Estaing[335].

Les anciens √©l√®ves de l'√Čcole ont aussi fond√© de nombreuses entreprises, comme Andr√© Citro√ęn, Conrad Schlumberger et Auguste DetŇďuf (Alstom). D'autres ont occup√© les fonctions les plus importantes de grandes entreprises : Patrick Kron (Alstom), Claude B√©b√©ar (Axa), Michel P√©bereau (BNP Paribas), Paul Hermelin (Capgemini), Tidjane Thiam (Credit Suisse), Pierre Gadonneix (EDF), Didier Lombard (France T√©l√©com), G√©rard Mestrallet (GDF Suez), Bertrand Collomb (Lafarge), Bernard Arnault (LVMH), Carlos Ghosn (Nissan / Renault), Francis Mer et Jean-Paul Herteman (Safran), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain), Bernard Pauchon (TDF), Jean-Bernard L√©vy (Thales), Thierry Desmarest (Total)[335] - [336].

Parmi les polytechniciens c√©l√®bres ayant fait des carri√®res non scientifiques se trouvent le compositeur Pierre Schaeffer, le pianiste de jazz Jean-Michel Pilc, le philosophe Auguste Comte (qui toutefois n'a pas obtenu le dipl√īme[alpha 14]), le dominicain Albert-Marie Besnard, l'architecte Paul Andreu, le journaliste Jean-Jacques Servan-Schreiber, le joueur de tennis Jean Borotra, le joueur de rugby Yves du Manoir[335] ou encore le collectionneur et d√©gustateur de vins Fran√ßois Audouze[340].

Le titre d'ancien √©l√®ve de l'√Čcole polytechnique ne peut √™tre port√©, depuis la mise en application du d√©cret du , qu'apr√®s d√©livrance du dipl√īme de fin d'√©tudes de l'√Čcole polytechnique. Les anciens √©l√®ves de l'√Čcole polytechnique sont d√©sign√©s par la lettre X suivie du mill√©sime de leur promotion, c'est-√†-dire l'ann√©e d'entr√©e √† l'√Čcole. Les titulaires d'un dipl√īme de master ou de docteur sont respectivement d√©sign√©s par les lettres M ou D suivies de l'ann√©e d'obtention de leur dipl√īme, c'est-√†-dire l'ann√©e de sortie de l'√Čcole[341].

L'association des anciens √©l√®ves est d√©nomm√©e ¬ę Association des anciens √©l√®ves et dipl√īm√©s de l'√Čcole polytechnique ‚Äď AX ¬Ľ depuis le et accueille depuis cette date, en plus des anciens √©l√®ves (titulaires du dipl√īme d'ing√©nieur), les actuels √©l√®ves de la formation polytechnicienne ainsi que les dipl√īm√©s et √©tudiants de doctorat et de master[342]. L'association compte de nombreux ¬ę groupes X ¬Ľ. Parmi ces groupes, on trouve X-environnement, pr√©sid√© par l'ing√©nieur conseil Jean-Marc Jancovici, sur les probl√©matiques d'environnement, et X-d√©veloppement durable, sur les probl√©matiques plus larges de d√©veloppement durable. La force de la communaut√© des anciens √©l√®ves a conduit Jacques-Antoine Kosciusko-Morizet √† parler de ¬ę mafia polytechnicienne ¬Ľ[343].

Influence de l'√Čcole

Dans la culture populaire

Photo du défilé du 14 juillet 2010.
√Čl√®ves de l'√Čcole lors du d√©fil√© du 14-Juillet 2010

L'√Čcole polytechnique est rattach√©e, dans la conscience collective, √† l'id√©al r√©publicain et √† la gloire napol√©onienne, au m√™me titre que les pr√©fets, les lyc√©es ou le Code civil[344]. Ainsi, Victor Hugo la met sur le m√™me plan que la L√©gion d'honneur et que l'Institut : ¬ę Deux r√©publiques sont possibles. L'une abattra le drapeau tricolore sous le drapeau rouge, fera des gros sous avec la colonne, jettera bas la statue de Napol√©on et dressera la statue de Marat, d√©truira l'institut, l'√©cole polytechnique et la l√©gion d'honneur [‚Ķ][345]. ¬Ľ Pour l'homme de la rue, Polytechnique a √©t√© fond√©e par Napol√©on et participe ainsi du mythe napol√©onien, au m√™me titre que les grandes institutions n√©es sous le Consulat et qui structurent toujours la soci√©t√© fran√ßaise[344], comme le sugg√®re Victor Hugo : ¬ę Elle [la Convention] donnait √† la circulation le t√©l√©graphe, √† la vieillesse les hospices dot√©s, √† la maladie les h√īpitaux purifi√©s, √† l'enseignement l'√©cole polytechnique, √† la science le bureau des longitudes, √† l'esprit humain l'institut[346]. ¬Ľ C'est la gloire li√©e √† l'√Čcole polytechnique qui conduit Gustave Flaubert √† √©crire : ¬ę Polytechnique, r√™ve de toutes les m√®res (vieux)[347]. ¬Ľ

Dans l'imaginaire populaire, l'√Čcole polytechnique est symbolis√©e par le ¬ę Grand Uniforme ¬Ľ et ses accessoires (bicorne et √©p√©e)[311] et elle incarne les ¬ę qualit√©s et les d√©fauts de l'excellence scolaire et de la r√©ussite sociale ¬ę √† la fran√ßaise ¬Ľ[348] tandis que la figure du polytechnicien est ¬ę synonyme de rigueur et d'abstraction, de travail acharn√© et d'excessive s√Ľret√© de soi, d'archa√Įsme social (l'uniforme, les concours) et de modernit√© technique (Ariane, le TGV) ¬Ľ[273]. Cette image populaire se retrouve dans l'expression ¬ę Pour savoir √ßa, y'a pas besoin d'√™tre sorti de Polytechnique ! ¬Ľ qui, jusque dans son caract√®re ironique, souligne la distance entre un savoir ordinaire et un savoir complet longuement acquis que d√©tiendrait par droit d'√©cole le polytechnicien[349].

En outre de nombreux auteurs ont fait remarquer le raisonnement excessivement scientifique des polytechniciens. Ainsi Andr√© Maurois √©crivit : ¬ę ‚ÄĒ Un polytechnicien est un homme qui croit que tous les √™tres, vivants ou inanim√©s, peuvent √™tre d√©finis avec rigueur et soumis au calcul alg√©brique. Un polytechnicien met en √©quation la victoire, la temp√™te et l'amour[350]. ¬Ľ C'est pourquoi la formation dispens√©e √† l'√Čcole polytechnique a √©t√© critiqu√©e par certains auteurs (parce que trop th√©orique et √©loign√©e des r√©alit√©s) tels qu'Yvan Audouard : ¬ę Le contact humain, c'est ce qui fait le plus cruellement d√©faut √† cette √©poque polytechnicienne, technocrate et structuraliste[351]. ¬Ľ L'√Čcole illustre aussi l'√©litisme et la technocratie comme le sugg√®re la chanson intitul√©e ¬ę La marche des Polytechniciens ¬Ľ dans le spectacle musical La Tour Eiffel qui tue : ¬ę Gr√Ęce aux √©quations de tous les degr√©s, nous gouvernerons un jour l'univers[78]. ¬Ľ Polytechnique repr√©sente pour certains auteurs et artistes l'avidit√© du monde de l'entreprise des ann√©es 1990 et 2000. Ainsi Albert Jacquard affirma : ¬ę Je suis polytechnicien, j'ai une formation d'ing√©nieur ; je suis effar√© de constater que certains de mes chers coll√®gues ont vou√© leur vie √† r√©ussir une carri√®re, √† devenir les serviteurs z√©l√©s et efficaces d'entreprises dont ils ignorent, dont ils ne veulent pas conna√ģtre les finalit√©s. Ils ne sont plus que des objets[352]. ¬Ľ Tandis que Costa-Gavras choisit un polytechnicien pour personnage principal du film Le Capital, critique des d√©rives de la finance moderne[353].

L'√Čcole polytechnique et ce qui l'entoure sont de plus utilis√©s dans plusieurs Ňďuvres de fiction. Ainsi Stendhal (qui passa le concours en 1799[354]) mentionne l'√©tablissement soixante-dix-huit fois dans l'ensemble de son Ňďuvre et nombre de ses h√©ros sont polytechniciens (Octave de Malivert, Lucien Leuwen et F√©dor de Miossens en particulier)[355]. En 1982, le film Tout feu, tout flamme met en sc√®ne une polytechnicienne, jou√©e par Isabelle Adjani, s√Ľrement inspir√©e par Anne Chopinet[60].

Influence du modèle polytechnicien

Logo de Polytechnique Belgique
Sigle X de la formation polytechnique de l'√Čcole royale militaire belge.

Dans les ann√©es qui suivent sa cr√©ation en 1794, l'√Čcole polytechnique acquiert une renomm√©e importante, tant en France qu'√† l'√©tranger. Elle sert ainsi de mod√®le √† de nombreux √©tablissements d'enseignement sup√©rieurs, civils ou militaires. On peut ainsi citer Boston Tech (futur MIT)[alpha 15], les polytechnics anglais, les Technische Hochschulen allemandes[126] ou l'Acad√©mie militaire de West Point[alpha 16]. Cette derni√®re a maintenu des liens avec l'√Čcole polytechnique et s'est beaucoup inspir√©e des structures et des traditions de Polytechnique : le ¬ę Honor Code ¬Ľ est par exemple l'√©quivalent du Code X[356]. Certains polytechniciens ont cr√©√© d'autres institutions telles que l'√Čcole royale militaire belge, fond√©e en 1832 par le lieutenant-colonel Jean Chapeli√© (X 1812) et organis√©e sur le m√™me sch√©ma que l'√Čcole polytechnique[357] ou l'Institut militaire de Virginie fond√© par le colonel Claudius Crozet (en) en 1839[358]. En France, l'√Čcole centrale, fond√©e en 1829, est con√ßue comme une ¬ę nouvelle √Čcole polytechnique ¬Ľ[39] plus proche de l'industrie et plus autonome vis-√†-vis de l'√Čtat, bien qu'issue ¬ę de projets p√©dagogiques et de philosophies fort diff√©rents ¬Ľ[359]. D'autres √©coles reprennent le nom m√™me de Polytechnique, sans pour autant avoir de relation avec l'√Čcole polytechnique. Ainsi l'√Čcole polytechnique de Montr√©al, fond√©e en 1873, s'inspire directement de son homologue parisienne[360] et l'√Čcole polytechnique f√©minine est fond√©e en 1925 afin d'√™tre une √Čcole polytechnique pour les jeunes filles[283]. L'√Čcole d'administration de 1848 (lointaine et √©ph√©m√®re anc√™tre de l'ENA) a √©t√© fond√©e ¬ę sur des bases analogues √† celles de l'√©cole polytechnique ¬Ľ[361].

Notes et références

Notes

  1. Décret du 27 messidor an XII ().
  2. Joffre, Foch, Fayolle et Maunoury.
  3. À l'exception de l'intérim de François Arago en 1830 et de la gouvernance de René Claudon de 1943 à 1944.
  4. Auparavant l'économie était uniquement enseignée en école d'application[125].
  5. Auparavant seul l'économie politique et sociale était enseignée[125].
  6. La biologie avait √©t√© introduite √† l'√Čcole sous forme d'une option de biophysique en 1972[130].
  7. Allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, italien, japonais, russe.
  8. Aviron, badminton, basket-ball, boxe pieds-poings, équitation, escalade, escrime, football, handball, judo, natation, raid orientation, rugby, tennis et volley-ball[136]
  9. Les écoles d'ingénieurs partenaires étaient en 2012 : AgroParisTech, Chimie ParisTech, l'ENSAE ParisTech, l'ENSEEIHT, l'Ensimag, l'ENSTA ParisTech, l'IFP School, l'INSTN, l'IOGS, l'ISAE-SUPAERO, Mines ParisTech, Ponts ParisTech, Supélec, Télécom Bretagne et Télécom ParisTech[132].
  10. Auguste-François Perrinon (X 1832, métis martiniquais), Charles Wilkinson (X 1849, créole martiniquais) et Camille Mortenol (X 1880, noir guadeloupéen) furent les premiers polytechniciens qui n'étaient pas blancs[267].
  11. Les promotions sont à l'époque composées d'une centaine d'élèves.
  12. Aussi orthographié Khomiss, Kommiss ou Commiss.
  13. Auguste Comte n'a pas obtenu le dipl√īme de l'√Čcole, ayant √©t√© licenci√© avec les promotions 1814 et 1815 pour son engagement politique lors de la Restauration en . La psychanalyste Raquel Capurro en donne quelques d√©tails dans son ouvrage Le positivisme est un culte des morts pages 16-18.
  14. Boston Tech fut fondé en 1861.
  15. L'Académie militaire de West Point fut fondée en 1802.

Références

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  2. L'√Čcole en chiffre, sur le site de l'√Čcole.
  3. Arr√™t√© du 25 f√©vrier 2021 fixant la liste des √©coles accr√©dit√©es √† d√©livrer un titre d'ing√©nieur dipl√īm√©.
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  6. Callot et al., √Čvolutions r√©centes de l'enseignement.
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  10. Callot et al., Le séminaire de la rue Descartes.
  11. Définition de polytechnicien, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  12. Les Français peints par eux-mêmes. L'Armée, les écoles militaires, le garde national, Paris, Curmer, (lire en ligne), vue 155 lire en ligne sur Gallica.
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  14. Lévy et Pinet 1894, X.
  15. Fabrice Mattatia (ill. Laurent Di Cesare et Jérémie Wainstain), Dictionnaire d'argot de l'X : Tout sur le langage des polytechniciens, Paris, Lavauzelle, , 2e éd., 144 p. (ISBN 2702512305).
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  18. PIPO : Définition de PIPO, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
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  23. Extrait de la Loi du 30 vend√©miaire an IV, concernant les √Čcoles de services publics.]
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Voir aussi

Bibliographie

Pr√©c√©demment paru sous le titre : Histoire de l'√Čcole polytechnique : Ses l√©gendes, ses traditions, sa gloire.
  • Michel Nusimovici, Les √©coles de l'an III, 2010
  • Denis Hannotin, Lettres de Lyon : l‚Äô√Čcole polytechnique durant l‚ÄôOccupation ‚Äď Autour d‚Äôun X41, Pr√©face d‚ÄôAlexandre Moatti, √Čditions du Poutan , 19 novembre 2022, 188 p., 22,7 cm √ó 21 cm (ISBN 978-2-37553-155-6)

Articles connexes

Liens externes

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