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Ploërmel

PloĂ«rmel (/plo.ɛʁ.mɛl/[1] ) est une commune nouvelle française situĂ©e dans le dĂ©partement du Morbihan, en rĂ©gion Bretagne et constituĂ©e en 2019 par la fusion de la commune historique de PloĂ«rmel et de Monterrein[2]

Ploërmel
Ploërmel
La mairie.
Blason de Ploërmel
Blason
Ploërmel
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Bretagne
DĂ©partement Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité CC Ploërmel Communauté
(siĂšge)
Maire
Mandat
Patrick Le Diffon
2020-2026
Code postal 56800
Code commune 56165
DĂ©mographie
Gentilé Ploërmelais
Population
municipale
9 785 hab. (2020 en augmentation de 2,83 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 167 hab./km2
Population
agglomération
10 536 hab. (2020)
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 47° 55â€Č 57″ nord, 2° 23â€Č 46″ ouest
Altitude 75 m
Min. 25 m
Max. 123 m
Superficie 58,44 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine PLoërmel
(ville-centre)
Aire d'attraction Ploërmel
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Ploërmel
(bureau centralisateur)
LĂ©gislatives 4e circonscription du Morbihan
Localisation
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Ploërmel
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Ploërmel
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Ploërmel
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Ploërmel
Liens
Site web https://www.ploermel.bzh/

    MĂȘme si plusieurs monuments mĂ©galithiques remarquables (allĂ©es couvertes et menhirs) tĂ©moignent de l'occupation du territoire communal Ă  l'Ă©poque du nĂ©olithique final (3000 Ă  2300 av. J.-C.) et que diffĂ©rents indices d'occupation protohistorique et antique ont pu ĂȘtre relevĂ©s, le toponyme Plebs Arthmael, qui donnera PloĂ«rmel, est attestĂ© pour la premiĂšre fois en 835 dans le cartulaire de Redon. À la fin du XIIe siĂšcle, PloĂ«rmel avec sa modeste chĂątellenie qui s'Ă©tend sur une dizaine de paroisses, est l'une des composantes de l'important domaine du duchĂ© de Bretagne, la seule alors du centre Bretagne. La ville va ensuite ĂȘtre honorĂ©e jusqu'au XVIe siĂšcle de la prĂ©sence des Ducs de Bretagne pour sa position stratĂ©gique. Au XVIe siĂšcle, elle entre dans le domaine royal. Les Guerres de la Ligue sont Ă  l’origine de la destruction du couvent des Carmes, reconstruit plus tard. AprĂšs la pĂ©riode rĂ©volutionnaire marquĂ©e par une sĂ©rie d’embuscades, Jean-Marie de La Mennais crĂ©e en 1824 l’Institut des FrĂšres de l'Instruction chrĂ©tienne.

    L'arrivée du chemin de fer en 1882 sort la ville de son isolement et contribue au développement des foires et des commerces. En 1904, les frÚres sont expulsés par l'armée. Occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, Ploërmel est bombardée le . La ville connaßt un important développement économique et démographique à partir des années 1970, puisque sa population progresse de 61 % entre 1968 et 2013, notamment grùce à l'aménagement de la voie rapide Rennes-Lorient (RN 24) et une importante urbanisation. Le , la commune absorbe la commune de Monterrein en prenant le statut administratif de commune nouvelle.

    La ville possĂšde un patrimoine architectural tant civil que religieux particuliĂšrement riche. Si peu de parties des fortifications ont rĂ©sistĂ© aux diffĂ©rents conflits qui ont affectĂ© la ville, certaines peuvent encore ĂȘtre observĂ©es sur l’enceinte nord de la ville, comme la tour des Thabor. De nombreux bĂątiments anciens subsistent en centre-ville, comme l'hĂŽtel des Ducs de Bretagne (1150), la maison des Marmousets (1586), la maison BigarrĂ© (1669) ou l'hĂŽtel du CrĂ©vy (aujourd’hui CafĂ© des Quatre Soldats) (XVIIe siĂšcle). Sur le plan religieux, la ville prĂ©sente la particularitĂ© d'avoir hĂ©bergĂ© trois couvents, le couvent des Carmes, le couvent des Ursulines et le couvent des CarmĂ©lites (partiellement dĂ©truit dans un incendie en 2006). Enfin l'Ă©glise Saint-Armel est le monument le plus emblĂ©matique et le plus important de PloĂ«rmel. Il abrite le tombeau des ducs Jean II et Jean III de Bretagne.

    Au nord du territoire communal se trouve l'Ă©tang au Duc, une Ă©tendue d’eau de 2,5 km2 d’intĂ©rĂȘt naturel reconnu du fait de la prĂ©sence de nombreuses plantes aquatiques et qu’il s'agit d’une Ă©tape migratoire pour l'avifaune. Un centre nautique ainsi qu'un circuit botanique dĂ©diĂ© aux hortensias y ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s Ă  proximitĂ©.

    GĂ©ographie

    Situation

    Carte du département du Morbihan avec localisation de la commune.
    Localisation de Ploërmel (commune historique) au nord-est du Morbihan.

    PloĂ«rmel est situĂ©e au nord-est du Morbihan, Ă  proximitĂ© du massif forestier de Paimpont, Ă  50 km au sud-ouest de Rennes, 35 km au nord-est de Vannes et 47 km au nord-ouest de Redon, approximativement au centre gĂ©ographique de la Bretagne.

    Les communes limitrophes sont Loyat, Gourhel, Campénéac, Augan, Val d'Oust, Montertelot, Guillac et Taupont.

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique

    Superficie

    La superficie gĂ©ographique de la commune de PloĂ«rmel, issue de la BD Topo, est de 58,44 km2 (51,07 km2 pour la commune historique[3] et 7,07 pour la commune dĂ©lĂ©guĂ©e[4]). Elle est lĂ©gĂšrement diffĂ©rente de la superficie cadastrale dĂ©finie par l'Insee, qui s'Ă©tablit Ă  57,8 km2 (50,81 km2 pour la commune historique[5] - [6] et 7,0 pour la commune dĂ©lĂ©guĂ©e[7]). Cette diffĂ©rence s'explique par le fait que la surface cadastrale comprend « toutes les surfaces du domaine public et privĂ©, cadastrĂ©es ou non cadastrĂ©es, Ă  l'exception des lacs, Ă©tangs et glaciers de plus d'un kilomĂštre carrĂ©, ainsi que des estuaires »[8]. Dans le cas de PloĂ«rmel, le lac au Duc, situĂ© au nord-ouest du territoire communal, d'une superficie d'environ 250 ha et se partageant entre les communes de PloĂ«rmel, Loyat et Taupont, n'est dĂšs lors pas pris en compte dans le dĂ©compte de la superficie cadastrale.

    Relief et paysages

    Un atlas des paysages du Morbihan a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© entre 2008 et 2011 par les services de l'État, le Conseil rĂ©gional de Bretagne, le Conseil gĂ©nĂ©ral du Morbihan et le conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement du Morbihan. Quatre grandes entitĂ©s paysagĂšres sont dĂ©finies : le plateau de Pontivy-LoudĂ©ac, l’ensemble le plus vaste, qui occupe une grande moitiĂ© nord du territoire et dont fait partie la commune de PloĂ«rmel, les reliefs des landes de Lanvaux, les vallĂ©es naviguĂ©es et le massif de BrocĂ©liande[9] - [10].

    Le plateau de Pontivy-LoudĂ©ac prĂ©sente un relief peu marquĂ©, mais animĂ© par les rĂ©seaux de petites vallĂ©es qui l’innervent en surface : l'Yvel, l'Ével, leurs affluents et ceux de l'Oust. Ainsi, le sol n’est jamais complĂštement plat et donne une ambiance gĂ©nĂ©rale de plateau ondulĂ©[9] dans lesquels s'inscrit l'ensemble du territoire de PloĂ«rmel. Sur le plan topographique, les pentes des diffĂ©rents vallons de la commune sont plutĂŽt douces avec un plateau qui s'Ă©lĂšve progressivement vers l'est. Cette topographie confĂšre un paysage remarquable sur le site des Rochers de la Ville Bouquet[11].

    Le point le plus bas se situe Ă  la confluence du Ninian et du Canal de Nantes Ă  Brest, au sud-ouest de la commune, avec une altitude de 25 m NGF. Le point culminant de la commune historique se situe au lieu-dit du Moulin de la Chapelle, Ă  105 m NGF[11], celui de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e Monterrein est Ă  123 m NGF, au droit du Moulin de la Haute-Touche.

    Cadre géologique

    Carte géologique simplifiée de Ploërmel[12] (commune historique).
    • Centre-ville
    • Limites communales
    • Km : roches volcaniques
    • AKm : roches volcaniques altĂ©rĂ©es
    • o2B : siltites micacĂ©es (Ordovicien infĂ©rieur)
    • b1 : siltites grĂ©seuses (BriovĂ©rien)
    • b2G : grĂšs argileux (BriovĂ©rien)
    • b2S : siltites argilo-grĂ©seuses (BriovĂ©rien)
    • b2SA : siltites argilo-grĂ©seuses altĂ©rĂ©es
    • b3G : siltites Ă  grĂšs fin (BriovĂ©rien)
    • b3S : siltites lustrĂ©es (BriovĂ©rien)
    • b3SA : siltites lustrĂ©es altĂ©rĂ©es
    • Cg : conglomĂ©rats Ă  galets (BriovĂ©rien)
    • AS : sables (ÉocĂšne)
    • S : sables et graviers (ÉocĂšne)
    • E : Ă©boulis de pente
    • Fw-x : alluvions de terrasse (Quaternaire)
    • Fz : alluvions fluviatiles (Quaternaire)
    • failles
    Carte géologique du Massif armoricain.
    Reconstruction moderne de la PangĂ©e (il y a 237 millions d'annĂ©es). La collision entre la Laurussia et le Gondwana Ă  l'origine de ce supercontinent est le moteur de l'orogĂšne varisque (variscan or. sur la carte) dont l'empreinte subsiste notamment Ă  travers l'Europe (dessinant un V dont la pointe serait le Massif central, avec la virgation occidentale majeure, l'arc ibĂ©ro-armoricain), rappelant que l'IbĂ©rie et l'Armorique Ă©taient raccordĂ©es Ă  cette Ă©poque[13].

    Au point de vue gĂ©ologique[14], la rĂ©gion de PloĂ«rmel se situe au cƓur du domaine centre armoricain[Note 1], dans la partie mĂ©diane du Massif armoricain qui est un socle ouest-europĂ©en de faible altitude (maximum 400 m), caractĂ©risĂ© par des surfaces d'aplanissement et qui rĂ©sulte d'une histoire complexe composĂ©e de trois orogenĂšses[15] : icartienne (PalĂ©oprotĂ©rozoĂŻque, ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma)[Note 2] et surtout varisque (ou hercynienne, au DĂ©vonien-CarbonifĂšre, 420-300 Ma)[Note 3]. La structure de la rĂ©gion ploĂ«rmelaise[16] est ainsi principalement façonnĂ©e par l'orogenĂšse varisque[Note 4].

    PloĂ«rmel est situĂ©e dans un vaste bassin sĂ©dimentaire briovĂ©rien au relief peu marquĂ©. Dans ce bassin, les sĂ©diments issus de l'Ă©rosion de la chaĂźne cadomienne se sont accumulĂ©s sur plus de 15 000 m d'Ă©paisseur[17]. Le mĂ©tamorphisme et le plissement de ces sĂ©diments qui font partie de l'ensemble du « BriovĂ©rien de Bretagne centrale[Note 5] », les a transformĂ©s en roches mĂ©tasĂ©dimentaires du NĂ©oprotĂ©rozoĂŻque-Cambrien composĂ©es de schistes, et poudingues de Gourin. Le palĂ©ozoĂŻque est marquĂ© par la transgression de la mer ordovicienne qui atteint le sud et l'est du territoire ploĂ«rmelais[Note 6], formant une grande unitĂ© sĂ©dimentaire qui a Ă©tĂ© dĂ©formĂ©e par des plissements[18] lors de l'orogenĂšse varisque, unitĂ© appelĂ©e le synclinorium de MartignĂ©-Ferchaud[Note 7] (connu rĂ©gionalement sous le nom aujourd'hui dĂ©suet des « synclinaux du sud de Rennes »)[19].

    Le gisement de CÎ[20] - [21] au sud-ouest de Ploërmel fait l'objet d'une exploitation artisanale d'ardoises des années 1840 aux années 1920[Note 8], puis d'une exploitation industrielle à partir de 1927 (date de la reprise du site par la commission des ardoisiÚres d'Angers) jusqu'au 18 juillet 1980[23], malgré des manifestations à Ploërmel pour protester contre la fermeture des carriÚres. Les ardoises de CÎ ont été utilisées pour la couverture du chùteau de Josselin, du Parlement de Bretagne de Rennes, et beaucoup d'autres monuments historiques de la région[22].

    Les fonds des vallées sont recouverts de roches sédimentaires du Quaternaire : les alluvions fluviatiles récentes[24].

    Entre 2003 et 2005, la Société géologique et minéralogique de Bretagne (SGMB) en collaboration avec le Conseil régional de Bretagne, a dressé un inventaire des sites géologiques patrimoniaux ayant des besoins de préservation ou de protection. Parmi la trentaine de sites faisant partie de cet inventaire des sites géologiques remarquables, figure le site des Rochers de la Ville-Bouquet et leurs abords, localisé au sud-ouest de la commune, à la confluence entre l'Yvel et le Ninian. Ce site date du Protérozoïque briovérien et est composé de conglomérat de Gourin et de grÚs. L'érosion a dégagé le conglomérat des sédiments silteux plus tendres, réalisant un alignement de gros blocs orientés est-ouest, tout à fait spectaculaire[16] - [24] - [25].

    Les principaux aspects de la gĂ©ologie du sud-ouest de Rennes peuvent ĂȘtre abordĂ©s au cours de promenades gĂ©ologiques qui permettent d'observer sur un espace rĂ©duit du territoire ploĂ«rmelais, des roches d'Ăąge et de nature diffĂ©rents, des structures gĂ©ologiques (cisaillement, faille, pli, schistositĂ©) tĂ©moins de phĂ©nomĂšnes gĂ©ologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenĂšse, mĂ©tamorphisme, Ă©rosion
)[26].

    Hydrographie

    Carte du réseau hydrographique de la commune de Ploërmel.
    Carte du réseau hydrographique de la commune de Ploërmel.

    La totalitĂ© du territoire de la commune de PloĂ«rmel est incluse dans le bassin versant de l'Oust, cours d'eau qui constitue d'ailleurs sur une petite longueur la limite sĂ©parative de la commune avec Val d'Oust. La longueur totale du rĂ©seau hydrographique irriguant la commune est Ă©tablie par le BRGM Ă  39,81 km (39,75 km pour la commune historique[3] et 5,76 km pour la commune dĂ©lĂ©guĂ©e[4]). Les deux principaux sous-bassins versants de la commune sont le bassin versant du Ninian, en limite sud-ouest, avec ses affluents (le ruisseau des Vieux PrĂ©s, le ruisseau de Malville et le ruisseau du Pont Aubert qui tient aussi lieu de limite communale) et le bassin versant du ruisseau de l'Yvel, qui dĂ©limite le nord-ouest de la commune[27].

    L'Yvel, d’une longueur de 58,3 km[28], prend sa source sur le dĂ©partement d'Ille-et-Vilaine, et traverse la commune du nord vers le sud sur une longueur d'environ 3,5 km. Il alimente l'Ă©tang au Duc puis longe la limite communale ouest et rejoint le Ninian au droit du Rocher de la Ville Bouquet. Le rĂ©gime de l’Yvel est pluvio-ocĂ©anique, avec un dĂ©bit maximum en hiver. Le dĂ©bit moyen sur l’Yvel est de 2,1 m3/s et connaĂźt des variations saisonniĂšres avec un maximum de 5,5 m3/s atteint en janvier et un minimum de 0,01 m3/s en aoĂ»t. Toutefois les valeurs maximales connues de l’Yvel sont bien supĂ©rieures au dĂ©bit moyen : 76,3 m3/s de dĂ©bit instantanĂ© maximal le 5 janvier 2001 - 3,03 m de hauteur maximale instantanĂ©e le , 57,6 m3/s de dĂ©bit journalier maximal le 6 janvier 2001[29] - [30]. Sur le plan piscicole, l'Yvel est classĂ© en deuxiĂšme catĂ©gorie piscicole. L'espĂšce biologique dominante est constituĂ©e essentiellement de poissons blancs (cyprinidĂ©s) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[31]. Le principal affluent de l'Yvel est le ruisseau du moulin du Miny qui prend sa source au droit du hameau La Ville PĂ©ro sur la commune de CampĂ©nĂ©ac et se jette, aprĂšs environ km, dans l'Ă©tang au Duc, alimentent, sur son passage, trois grands plans d'eau[32].

    Le Ninian, d’une longueur de 59,63 km[33], prend sa source au hameau de la Sauvegarde dans le dĂ©partement des CĂŽtes-d'Armor sur les landes du MenĂ©. Il longe la limite sud-ouest de la commune et conflue ensuite avec l'Oust, appelĂ© plus en amont le canal de Nantes Ă  Brest[29]. Comme l'Yvel, le Ninan est classĂ© en deuxiĂšme catĂ©gorie piscicole[31]. Le principal affluent du Ninian est le ruisseau de Malville qui prend sa source sur la commune de PloĂ«rmel, entre les hameaux de Saint-Jean-de-Villenard et La CouardiĂšre. Il longe la RN 24, reçoit son principal affluent en rive gauche, le ruisseau de CĂŽ (qui prend sa source au droit des carriĂšres de CĂŽ, les anciennes ardoisiĂšres de la commune), puis se jette dans le ruisseau du Ninian au droit du ChĂątelet de BĂ©zon aprĂšs avoir traversĂ© un Ă©tang. Il reçoit les rejets de la station d'Ă©puration de la ville de PloĂ«rmel[32].

    En limite communale sud, le ruisseau des Vieux PrĂšs prend sa source dans un Ă©tang situĂ© entre les hameaux du Hino et de Montaigu et se jette dans l'Ă©tang au Duc aprĂšs un parcours de 2,3 km. Juste en amont de sa confluence, deux bassins sont implantĂ©s de chaque cĂŽtĂ© de son cours d'eau[29].

    Climat

    PloĂ«rmel, Ă©tant situĂ© au bord de la façade Atlantique, est soumis Ă  un climat de type tempĂ©rĂ© ocĂ©anique doux et humide. Sa situation l’expose aux vents d’Ouest qui peuvent engendrer une augmentation de la pluviomĂ©trie en vĂ©hiculant les prĂ©cipitations ocĂ©aniques autour des petits Ă©lĂ©ments de reliefs prĂ©sents. La pĂ©riode estivale peut faire l’objet d’un dĂ©ficit hydrologique sur l’est du dĂ©partement et donc sur PloĂ«rmel variant fortement d’une annĂ©e sur l’autre. GĂ©nĂ©ralement, les tempĂ©ratures et les prĂ©cipitations se rĂ©partissent toutefois de maniĂšre relativement homogĂšne tout au long de l’annĂ©e, grĂące au climat tempĂ©rĂ© ocĂ©anique[34].

    Le SCoT du pays de PloĂ«rmel CƓur de Bretagne mentionne que la station mĂ©tĂ©orologique qui fait rĂ©fĂ©rence est celle de Rennes. Bien que situĂ©e en Ille-et-Vilaine, cette station est gĂ©ographiquement plus proche de PloĂ«rmel qu’une des stations du Morbihan, Lorient. De plus, la situation continentale de la commune se rapproche Ă©galement plus du contexte climatique de Rennes, agglomĂ©ration de l’intĂ©rieur des terres, que de Lorient ou de Vannes, agglomĂ©rations largement influencĂ©es par l’ocĂ©an. Des Ă©carts plutĂŽt modĂ©rĂ©s sont ainsi constatĂ©s tout au long de l’annĂ©e. Les tempĂ©ratures mensuelles moyennes minimales en hiver sont supĂ©rieures Ă  zĂ©ro alors que les moyennes mensuelles maximales en Ă©tĂ© sont proches de 25 °C. Les records connus de minima et de maxima mesurĂ©s sur le territoire du SCoT sont de −14,5 °C Ă  PloĂ«rmel en fĂ©vrier 1986 et de 41 °C Ă  Guer en aoĂ»t 2003[35]. Les prĂ©cipitations sont moyennement abondantes (750 mm par an en moyenne). Elles sont globalement bien rĂ©parties sur toute l'annĂ©e ; toutefois une hausse de ces prĂ©cipitations est constatĂ©e entre octobre et janvier (≄ 70 mm/mois), ainsi qu'un pic durant le mois de mai. Le reste de l’annĂ©e, les prĂ©cipitations varient entre 50 et 70 mm/mois avec un seul mois d’étĂ© plus sec (~ 40 mm en aoĂ»t)[35].

    La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1951 permet de connaßtre en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[36]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-aprÚs.

    Statistiques 1981-2010 et records PLOERMEL (56) - alt : 65 m 47° 57â€Č 00″ N, 2° 23â€Č 48″ O
    Records établis sur la période du 01-01-1951 au 03-08-2022
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 3 2,5 4,1 5,2 8,5 11 13 12,8 10,6 8,6 5,2 3,2 7,3
    Température moyenne (°C) 5,8 6 8,3 10 13,5 16,4 18,6 18,5 16 12,6 8,6 6,1 11,7
    Température maximale moyenne (°C) 8,7 9,5 12,5 14,9 18,4 21,8 24,1 24,1 21,4 16,7 12 9 16,1
    Record de froid (°C)
    date du record
    −15,4
    20.01.1963
    −14,5
    10.02.1986
    −8,4
    02.03.04
    −5
    01.04.1967
    −2,5
    03.05.1967
    0,8
    07.06.1952
    4,1
    17.07.1970
    3,5
    31.08.1986
    0,3
    30.09.1972
    −4,4
    30.10.1997
    −8,3
    29.11.10
    −11,8
    24.12.1963
    −15,4
    1963
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    18,8
    27.01.03
    21,3
    27.02.19
    23,9
    30.03.1965
    27,7
    22.04.1984
    32,8
    25.05.1953
    38,7
    18.06.2022
    39,5
    18.07.22
    38,6
    05.08.03
    35,3
    01.09.1961
    29,2
    05.10.1964
    22,1
    02.11.1970
    18,5
    04.12.1953
    39,5
    2022
    Précipitations (mm) 85,6 61,4 54 54,3 66,6 46 43,5 40,3 59,1 79,7 75,7 83,5 749,7
    Source : « Fiche 56165003 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/08/2022 dans l'état de la base

    Le lac au Duc, zone nationale d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de rĂ©aliser une couverture des zones les plus intĂ©ressantes sur le plan Ă©cologique, essentiellement dans la perspective d’amĂ©liorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux diffĂ©rents dĂ©cideurs un outil d’aide Ă  la prise en compte de l’environnement dans l’amĂ©nagement du territoire. Le territoire communal de PloĂ«rmel comprend une ZNIEFF[37] : le « lac au Duc », au nord-ouest du territoire communal. Il s'agit d'une ZNIEFF de type 1, Ă  savoir un secteur de grand intĂ©rĂȘt biologique ou Ă©cologique, de 254 hectares de superficie. Cette zone s'Ă©tend sur trois communes (PloĂ«rmel, Loyat et Taupont). Les berges de cet Ă©tang prĂ©sentent un intĂ©rĂȘt floristique indĂ©niable, avec en particulier la prĂ©sence de nombreuses plantes amphibies comme le coleanthe subtile[38], la littorelle Ă  une fleur[39], la gratiole officinale, le souchet brun ou la limoselle aquatique. La loutre y a Ă©tĂ© observĂ©e en 2000. Par ailleurs l'Ă©tang constitue une Ă©tape migratoire importante pour l'avifaune. De nombreux anatidĂ©s, laridĂ©s et rapaces frĂ©quentent le site Ă  diffĂ©rentes Ă©tapes de leur cycle de vie (nidification, migration, hivernage)[40].

    Depuis 2000, un circuit botanique consacrĂ© aux hortensias et dĂ©nommĂ© « circuit des hortensias » et localisĂ© en bordure du lac est ouvert au public. Il est agrĂ©Ă© par le Conservatoire national des collections vĂ©gĂ©tales spĂ©cialisĂ©es depuis 2003. Sur une boucle de plus de km, le visiteur peut observer de juin Ă  octobre 5 500 Hydrangeas et 550 variĂ©tĂ©s[41] - [42].

    • Le lac au Duc
    • Photographie du l'Ă©tang au Duc.
      Le lac au Duc est une ZNIEFF de type 1.
    • Vue de la base de loisirs de l’étang au Duc
      La base de loisirs.
    • Vue du parcours des hortensias de l’étang au Duc
      Le circuit botanique des hortensias.
    • Vue de l’étang au Duc cĂŽtĂ© PloĂ«rmel
      Lac au Duc - Vue cÎté Ploërmel.
    • Vue de l’étang au Duc cĂŽtĂ© PloĂ«rmel
      Lac au Duc – Vue cĂŽtĂ© PloĂ«rmel.

    Zones humides

    Un inventaire exhaustif des zones humides[Note 9] et des cours d'eau a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur la commune en 2005 et 2006. L'ensemble des zones humides occupe 490 ha sur la commune. En dehors des plans d'eau, 386 ha de zones humides « terrestre » ont Ă©tĂ© retenues dans l'inventaire, soit 7,5 % du territoire. Avec les plans d'eau cela reprĂ©sente presque 10 % du territoire. DiffĂ©rentes typologies de zones humides ont Ă©tĂ© observĂ©es sur la commune : plans d'eau, prairies humides eutrophes, prairies Ă  jonc diffus, prairies Ă  jonc acutiflorc, pĂątures Ă  grands joncs, forĂȘts riveraines, forĂȘts et fourrĂ©s humides, formations riveraines de saules, forĂȘt de frĂȘnes ou d'aulnes, cultures, plantation de peupliers Ă  strate herbacĂ©e Ă©levĂ©e[43].

    Bois, bocage et landes

    Plus de 540 ha de zones boisĂ©es sont recensĂ©es sur la commune, soit plus de 10 % de la superficie communale. Les bois sont rĂ©partis sur toute la commune en petits Ă©lĂ©ments distincts (40 Ă  50 ha d'un seul tenant maximum). Cette dispersion de nombreuses petites zones boisĂ©es est une des caractĂ©ristiques principales de la commune. Les bois sont principalement situĂ©s sur les coteaux des vallons marquĂ©s et sur certaines crĂȘtes[44].

    Les haies bocagÚres sont peu nombreuses dans l'espace agricole. De grands secteurs sont exempts de haies. C'est prÚs des hameaux qu'elles sont souvent le mieux conservées[44].

    II n'existe pas de zone de lande trĂšs Ă©tendue sur la commune. Ce sont davantage des fourrĂ©s (ajonc, ronces, genĂȘt) et des friches rudĂ©rales que l'on observe. Cette vĂ©gĂ©tation est transitoire et marque l'abandon des pratiques agricoles sur les parcelles les moins favorables (zones humides, sol peu Ă©pais, etc.). Ces friches ont le plus souvent Ă©tĂ© incluses aux zones boisĂ©es adjacentes. Une zone de lande est prĂ©sente au nord ouest de la Halnaudais. On y trouve une mosaĂŻque de lande mĂ©so hygrophile Ă  Erica ciliaris, de bruyĂšre ciliĂ©e et Ulex minor, d'ajonc nain et de lande sĂšche Ă  Erica cinerea, la bruyĂšre cendrĂ©e, et la callune. L'enfrichement par Ulex europaeus, l'ajonc d'Europe, et Molinia caerulea, la molinie bleue, entraĂźne une fermeture du milieu et un appauvrissement floristique important. Cette zone joue, de plus, un rĂŽle de refuge et de reproduction important[44].

    Autres espaces verts

    En 1992, la ville obtient sa premiĂšre fleur au Concours des villes et villages fleuris. La seconde est attribuĂ©e en 1997, et la troisiĂšme en 2009[45]. Plusieurs arbres remarquables (sĂ©quoia, chĂȘne rouge d'AmĂ©rique
) existent dans le parc du lycĂ©e la Mennais[46].

    Urbanisme

    Typologie

    PloĂ«rmel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densitĂ© intermĂ©diaire, au sens de la grille communale de densitĂ© de l'Insee[Note 10] - [47] - [48] - [49]. Elle appartient Ă  l'unitĂ© urbaine de PloĂ«rmel, une agglomĂ©ration intra-dĂ©partementale regroupant 2 communes[50] et 10 536 habitants en 2020, dont elle est la ville-centre[51] - [52].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de PloĂ«rmel, dont elle est la commune-centre[Note 11]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de moins de 50 000 habitants[53] - [54].

    Zonages d'Ă©tudes

    Selon les zonages d'études définis par l'Insee, Ploërmel appartient à l'unité urbaine de Ploërmel (code 56216), à l'aire urbaine de Ploërmel (code 349), à la zone d'emploi de Ploërmel (code 5316) et au bassin de vie de Ploërmel (code 56165)[55].

    Organisation territoriale et urbaine

    Carte de l'organisation urbaine de la ville de Ploërmel.

    MalgrĂ© la cohĂ©rence urbaine de la zone agglomĂ©rĂ©e, la ville de PloĂ«rmel se caractĂ©rise par un Ă©talement urbain rĂ©cent important notamment sur sa frange est. Si le bourg regroupe tout de mĂȘme 70 % de la population communale, environ 110 hameaux, lieux-dits et fermes et un village (Saint-Jean-de-Villenard) ont Ă©tĂ© recensĂ©s sur la commune historique, auxquels il convient d'ajouter les hameaux de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e qui prĂ©sente Ă©galement un habitat dispersĂ©. De nombreux hameaux comptent plus de 100 habitants, comme les hameaux de BĂ©zon, Malville, la Ville au Vy, le Roc Brien, la CouardiĂšre... Le seul village prĂ©sent sur le territoire de la commune historique est celui de Saint-Jean de Villenard.

    Concernant les perspectives d'urbanisation, le diagnostic rĂ©alisĂ© en 2010 dans le cadre de l'Ă©laboration du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune historique, a mis en Ă©vidence une sous-densification notable de l'habitat sur l'ensemble du territoire communal au regard des moyennes dĂ©partementales et un potentiel d'urbanisation trĂšs important. Il existerait ainsi Ă  cette date une capacitĂ© thĂ©orique d'urbanisation de 1 100 Ă  1 500 logements a minima, du fait du potentiel d'extension en dents creuses et en extension trĂšs important dans les 29 hameaux inventoriĂ©s, Ă  Saint-Jean de Villenard, mais aussi dans l'enveloppe urbaine de PloĂ«rmel[56].

    L’État, la rĂ©gion Bretagne, l’Établissement public foncier Bretagne et la Caisse des DĂ©pĂŽts ont lancĂ© en 2016 un appel Ă  projets visant Ă  rĂ©inventer les villes et bourgs de Bretagne. Le projet « PloĂ«rmel 2035 » fait partie des 60 projets retenus[57]. Du diagnostic rĂ©alisĂ© par l'Ă©quipe projet, il ressort qu'aujourd’hui trois cercles concentriques dessinent PloĂ«rmel avec un cƓur historique, une dĂ©limitation un peu plus large englobant les faubourgs et la Ville puis son enveloppe urbaine intra-rocade. Sur ce socle, le centre historique reprĂ©sente une assise partagĂ©e par l’ensemble des acteurs, sentiment nuancĂ© pour le centre-ville actuel, aux contours mal identifiĂ©s, plus encore dans sa partie sud (la Mairie)[58]. Sur ce constat, le projet prĂ©voit diffĂ©rentes actions visant Ă  amĂ©nager un grand centre-ville animĂ© et attractif Ă  l'horizon 2035[59].

    Au-delĂ  de l’amĂ©nagement du centre-ville, le projet majeur des annĂ©es 2010-2020 est le projet de ZAC de la NoĂ« verte qui porte sur la rĂ©alisation d’un programme prĂ©visionnel de construction de 280 Ă  300 logements, dont 70 Ă  90 logements sous des formes collectives. Le territoire amĂ©nagĂ© s’étend sur un pĂ©rimĂštre de 15 ha environ situĂ© entre la RD 766E au nord et la rue des Thabords au Sud, la rue du Fresno Ă  l’est et Ă  proximitĂ© de la rue Val Ă  l’ouest[60]. EnvisagĂ© dĂšs 2012[61], le projet d’amĂ©nagement des voies de desserte est prĂ©sentĂ© aux riverains en 2017, avant le dĂ©but de ces travaux en juin 2017[62]. La premiĂšre phase de commercialisation est lancĂ©e en 2019[63]. À l'horizon 2020-2021, un nouveau groupe scolaire doit ĂȘtre construit dans ce quartier[64].

    Habitat et logement

    L'habitat s'est dĂ©veloppĂ© depuis les annĂ©es 1980 notamment dans le centre-ville de PloĂ«rmel sous forme de lotissements mais aussi de quelques opĂ©rations d'habitat collectif[65]. La plupart des hameaux a connu un dĂ©veloppement depuis cette mĂȘme pĂ©riode avec l'implantation de pavillons en linĂ©aire des voies existantes. Dans le village de Saint-Jean de Villenard et les hameaux, l'habitat ancien est particuliĂšrement typĂ©. Le matĂ©riau unique est le schiste en moellons irrĂ©guliers en raison de la prĂ©sence de carriĂšres de schiste ardoisiers au lieu-dit CarriĂšres de CĂŽ. La toiture traditionnelle est Ă  coyau[Note 12] en ardoises. Cette image patrimoniale a su ĂȘtre conservĂ©e dans certains hameaux tels que Roc Brien, Saint Maur[66].

    Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Ploërmel en 2015 en comparaison avec celles du Morbihan et de la France entiÚre. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la trÚs faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,3 %) par rapport au département (17,9 %) et la France entiÚre (9,5 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 62,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (62,6 % en 2010), contre 67,6 % pour le Morbihan et 57,6 pour la France entiÚre.

    Le logement à Ploërmel (56) en 2015.
    Ploërmel[67] Morbihan[68] France entiÚre[69]
    RĂ©sidences principales (en %) 86,8 74,6 82,5
    RĂ©sidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,3 17,9 9,5
    Logements vacants (en %) 9,8 7,5 8

    Infrastructures routiĂšres

    Carte du réseau routier de la commune de Ploërmel.
    Carte du réseau routier de la commune de Ploërmel.

    PloĂ«rmel est traversĂ©e par deux axes routiers structurants Ă  l'Ă©chelle de la Bretagne, calibrĂ©s en 2 x 2 voies : la RN 24, reliant Rennes Ă  Lorient et traversant la commune d'est en ouest, et un axe nord-sud constituĂ© de la RN166 au sud, reliant la commune Ă  Vannes en direction du sud-ouest, et de la RD 766 au nord[70]. La route nationale 24 (RN 24) a fait l'objet d'un amĂ©nagement intĂ©gral en voie express jusqu'aux portes de Rennes achevĂ© en 1994 : la section PloĂ«rmel-Josselin est rĂ©alisĂ©e entre 1973 et 1985, la dĂ©viation de PloĂ«rmel est effectuĂ©e en 1987[71] - [72]. En 2012 le trafic supportĂ© par cette route Ă©tait de 18 500 v/j Ă  l'entrĂ©e ouest de PloĂ«rmel, de 29 400 v/j dans la traversĂ©e de la ville et de 22 400 v/j Ă  l'est[73]. La route nationale 166 (RN 166), crĂ©Ă©e en 1824, est dĂ©classĂ©e au nord de la ville le et devient la RD 766[74]. L’amĂ©lioration du fonctionnement de l’échangeur de Saint-Antoine (RN24/RN166) Ă  PloĂ«rmel, un projet initialement inscrit au CPER 2000-2006, est prĂ©vu au contrat de plan État-rĂ©gion 2015-2020[75] - [76] - [77].

    Les temps de parcours enregistrĂ©s pour les liaisons de la commune avec les pĂŽles principaux sont les suivants : 55 min pour PloĂ«rmel-Rennes, 40 min pour PloĂ«rmel-Vannes, h pour PloĂ«rmel-Lorient, 30 min pour PloĂ«rmel-Saint-MĂ©en-le-Grand[78].

    Transports en commun

    Deux lignes structurantes de transport en commun par autocar du réseau régional BreizhGo desservent la commune : la ligne régionale interdépartementale Rennes-Pontivy qui dessert Guer, Ploërmel et Josselin et la ligne régionale BreizhGo morbihannaise no 4, liant Ploërmel à Vannes[79].

    Par ailleurs la communautĂ© de communes PloĂ«rmel CommunautĂ© a mis en service le un nouveau service de transports de commun local par autocar, le RĂ©seau intercommunal de voyage (RIV), desservant neuf communes, dont PloĂ«rmel. Avec un transport tarifĂ© Ă  un euro symbolique, l'Ă©tablissement souhaite faciliter la mobilitĂ© sur son territoire. Le dispositif comprend Ă©galement la mise Ă  disposition des usagers de services de location de vĂ©los Ă©lectriques ou de voitures, ainsi que la possibilitĂ© de covoiturage. Mis en service Ă  titre expĂ©rimental, un bilan sera fait aprĂšs un an d’exploitation[80] - [81].

    La commune n’est par contre pas directement desservie par une ligne voyageurs SNCF. La gare de PloĂ«rmel, qui a Ă©tĂ© en service de 1881 Ă  1991[82] est, depuis 2002, situĂ©e sur la voie verte Mauron Questembert qui doit relier Saint-Malo Ă  Arzal[83]. Deux axes ferrĂ©s majeurs bretons encadrent toutefois au large la commune : au nord, la ligne de Paris Ă  Brest et, Ă  l'est et au sud, la ligne entre Rennes et Quimper, via Redon et Vannes. Les gares de Redon, Questembert et Montauban de Bretagne offrent des liaisons (TER et TGV) vers les principales polaritĂ©s rĂ©gionales[73].

    Dans le domaine du transport aérien, la commune est desservie par l'aérodrome de Ploërmel - Loyat, situé km au nord-nord-est de Ploërmel, sur la commune de Loyat. Il s'agit d'un aérodrome civil, ouvert à la circulation aérienne publique (CAP)[84] et utilisé pour la pratique d'activités de loisirs et de tourisme (aviation légÚre).

    Risques naturels et technologiques

    Carte des zones inondables de la commune.
    Carte des zones inondables (Ninian et Yvel) de la commune de Ploërmel.

    La commune de Ploërmel est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Ninian ou de l'Yvel), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité faible). Elle est également exposée à deux risques technologiques : le transport de matiÚres dangereuses et le risque de rupture de barrage[85].

    Entre 1999 et 2018, dix arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels portant ou ayant portĂ© reconnaissance de catastrophe naturelle ont Ă©tĂ© pris pour le territoire de la commune de PloĂ«rmel dont neuf pour des inondations et coulĂ©e de boue et un pour tempĂȘte[86].

    Les cours d'eau le Ninian et l'Yvel, sont susceptibles de déborder en cas de fortes intempéries et d'affecter la partie sud-ouest du territoire communal. Les zones inondables ont été répertoriées dans l'atlas départemental des zones inondables élaboré en 1995[87]. Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été prescrit le 11 mai 2001 pour l'ensemble du bassin de l'Oust (dont le Ninian et l'Yvel sont des affluents), concernant 26 communes (lors de son approbation, dont Ploërmel) et approuvé le 16 juin 2004[86] - [88]. L'ensemble des prescriptions définies dans le PPRI s'impose au plan local d'urbanisme de la commune[89].

    Si l'ensemble du département est en zone de sismicité faible, le BRGM a néanmoins recensé deux épicentres de séismes sur la commune. Le premier est localisé à proximité du lieu-dit La Touche et correspond à l'épicentre du séisme du d'intensité 5, c'est-à-dire un séisme avec de fortes secousses. Le second se situe à proximité de la zone agglomérée et correspond au séisme du . Son intensité n'est pas précisée[90].

    Dans le domaine des risques technologiques, la commune est concernée par le transport de matiÚres dangereuses, en raison du passage sur la commune d'itinéraires structurants supportant un fort trafic (la RN 24, la RN 166 et la RD 766) et de la présence de canalisations de gaz haute pression dans son sous-sol[90]. Elle est aussi concernée par le risque de rupture de barrage du fait de la présence de la retenue de l'étang au Duc, classée en catégorie C[Note 13] - [91] - [92]. En cas de rupture de cette digue, les terres en aval seraient inondées.

    Un plan communal de sauvegarde a été élaboré par la commune et publié en février 2014. Il établit le diagnostic des risques et définit l'organisation prévue pour assurer l'alerte, l'information, la protection et le soutien de la population en cas de crise liée à un événement majeur[93].

    QualitĂ© de l’environnement

    L'urbanisation du territoire et les activités humaines ont un impact sur l'environnement et contribuent à la dégradation de la qualité des eaux, des sols, de l'air ou génÚrent des nuisances comme le bruit. Différentes mesures de planification, de prévention ou de protection permettent de limiter cet impact ou d'améliorer la qualité de l'environnement.

    Eau

    En France, la gestion de l’eau, soumise Ă  une lĂ©gislation nationale et Ă  des directives europĂ©ennes, se dĂ©cline par bassin hydrographique. PloĂ«rmel est situĂ©e dans le bassin Loire-Bretagne. Chaque bassin Ă©labore un document de planification dans le domaine de l’eau, le schĂ©ma directeur d'amĂ©nagement et de gestion des eaux (Sdage), faisant un Ă©tat des lieux et visant Ă  atteindre un objectif de qualitĂ© des eaux Ă  un horizon donnĂ© en mettant en place certaines mesures[94]. Depuis 2000, la directive europĂ©enne cadre sur l’eau (DCE) impose de parvenir au bon Ă©tat Ă©cologique. 42 % des masses d’eau du Morbihan sont en bon Ă©tat, l'objectif est d'atteindre 76 % en 2021[95]. Dans le secteur de PloĂ«rmel, l’état Ă©cologique des masses d’eau superficielles (Ă©tang au Duc et cours d’eau) Ă©tait en 2013 moyen et l’état chimique des masses d’eau souterraines Ă©tait mĂ©diocre[96].

    Pour atteindre le bon Ă©tat, des actions doivent ĂȘtre mises en Ɠuvre Ă  niveau de planification plus restreint que le Sdage, Ă  savoir le schĂ©ma d'amĂ©nagement et de gestion des eaux (SAGE), fondĂ© sur une unitĂ© de territoire oĂč s’imposent une solidaritĂ© physique et humaine (bassins versants, nappes souterraines, estuaires
). La commune est dans le pĂ©rimĂštre du SAGE Vilaine, couvrant six dĂ©partements et 534 communes[97], prescrit en 1995 et approuvĂ© en 2003, puis rĂ©visĂ© en 2015[98].

    Le programme de mesures 2016-2021 vise Ă  atteindre les objectifs assignĂ©s Ă  l’horizon 2021[99].

    Sols

    Concernant les sols, le ministĂšre de la Transition Ă©cologique et solidaire (MTES) met Ă  disposition du public la base de donnĂ©es BASOL sur les sites et sols polluĂ©s (ou potentiellement polluĂ©s) appelant une action des pouvoirs publics, Ă  titre prĂ©ventif ou curatif[100]. Sur le territoire de la commune de PloĂ«rmel, un site est rĂ©pertoriĂ©[101], celui de la sociĂ©tĂ© AciĂ©ries API. Cette sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă  exploiter une fonderie en 1971, puis a cessĂ© partiellement son activitĂ© en juillet 2014. Les zones dĂ©classĂ©es ont fait l'objet de dĂ©pĂŽts de sables de fonderie, laissĂ©s en place, autorisĂ©s par arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du 22 octobre 1997[102].

    Bruit

    À PloĂ«rmel, comme dans toutes les communes françaises, les dispositions de la loi du relative Ă  la lutte contre le bruit sont susceptibles de s'appliquer. En effet, certaines infrastructures de transports doivent ĂȘtre classĂ©es suivant leur impact sonore. Il s'agit des routes supportant plus de 5 000 vĂ©hicules/jour au moment du classement ainsi que les projets routiers pour lesquels les prĂ©visions de trafic Ă  la mise en service sont Ă©galement supĂ©rieures Ă  5 000 VĂ©h/j, mais aussi les voies ferrĂ©es supportant plus de 50 trains par jour[103]. L’arrĂȘtĂ© du 4 mai 2018 prĂ©cise les routes concernĂ©es et les prescriptions imposĂ©es. Il s’agit des RN 24 et 166, des RD 724 et 766E et de la voie communale Boulevard des Trente[104].

    Toponymie

    Attestations anciennes[105].


    • Plebs Arthmael en 835 ;
    • Plebe Arthmael en 859 ;
    • Ploiarmel en 1082 ;
    • Arsmel de Ploasmela en 1090 ;
    • Ploasmel en 1118 ;
    • Ploermel en 1124 ;
    • Nombreuses variantes (Plormel, Ploismel, Plosmel, Plormel, Ploarmel, Ploermel) jusqu'Ă  la fixation du toponyme Ă  la fin du XVe siĂšcle.

    Le toponyme Ploërmel serait issu, selon la plupart des auteurs, du préfixe ploe-, dérivé du latin plebs, suivi de la forme contractée de l'hagionyme Arthmaël[106] - [107].

    La plebs fait son apparition dans les textes bretons au IXe siĂšcle. Environ cent soixante communes portent actuellement un nom composĂ© du prĂ©fixe ploe-[106]. Arthur de La Borderie, historiographe breton qui fut l'un des premiers Ă  Ă©tudier la plebs ou plou, la dĂ©finit comme une structure clanique, constituant la premiĂšre forme d’organisation civile des Ă©migrĂ©s insulaires sur la pĂ©ninsule armoricaine, avant de servir de socle au maillage paroissial. Mais cette thĂšse est contredite par Joseph Loth, linguiste et historien français qui s'est particuliĂšrement intĂ©ressĂ© aux langues celtiques, dont le breton, pour qui la plou Ă©tait une structure religieuse et non civile, mise en place par des moines missionnaires bretons. Son Ă©lĂšve, RenĂ© LargilliĂšre, dĂ©veloppa cette idĂ©e en 1925[Note 14] en Ă©tudiant les noms de lieux formĂ©s Ă  partir du prĂ©fixe ploe- dans l’archidiaconĂ© de Plougastel. Prenant comme exemple PloĂ«rmel, il Ă©tablit que ces toponymes contiennent tous comme second Ă©lĂ©ment un nom d’homme et plus prĂ©cisĂ©ment un hagionyme, souvent titulaire de l’église, qu’il faudrait par consĂ©quent identifier au fondateur de la plou : PloĂ«rmel (plebs ArthmaĂ«l) serait la plebs fondĂ©e par le saint Armel, honorĂ© Ă  l'Ă©glise. Il en conclut que les plous ont Ă©tĂ© Ă©tablies par des saints bretons, vĂ©ritables pionniers dans un pays vierge, qui auraient organisĂ© le culte d’une population dĂ©jĂ  christianisĂ©e, mais flottante. Ainsi, la plou se dĂ©finirait comme le rassemblement d'une communautĂ© de fidĂšles autour de son desservant[108] - [109].

    De nombreuses communes de Bretagne ont Ă©tĂ© nommĂ©es en l'honneur de saint Armel, comme Plouarzel, Saint-Armel (Ille-et-Vilaine), Saint-Armel (Morbihan), ErguĂ©-Armel et Plouharnel et une trentaine de noms de lieux-dits lui sont attribuĂ©s[Note 15]. Ce personnage, dont on ignore tout, serait originaire du pays de Galles et aurait frĂ©quentĂ© la cour du roi Childebert Ier avant de s'Ă©tablir Ă  PloĂ«rmel puis Ă  Saint-Armel, dans le diocĂšse de Rennes, oĂč il serait dĂ©cĂ©dĂ© en 552[110].

    Le cartulaire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon constitue la principale source documentant la structure plebs. Le mot est en effet mentionnĂ© prĂšs de cent soixante-dix fois Ă  l'intĂ©rieur des deux cent quatre-vingt-un actes antĂ©rieurs au XIe siĂšcle que comptait ce manuscrit. Plebs Arthmael apparaĂźt ainsi dans le Cartulaire de Redon en 835[111] puis Plebe Arthmael en 858[112] et en 859[113]. Dans une chronique datant de 1175, rapportĂ©e par Robert de Torigni[114] dans un ouvrage publiĂ© par LĂ©opold Lelisle en 1872[115], la paroisse apparaĂźt sous le nom de Ploasmel[116] dans un texte relatant le fait que Geoffroy, duc de Bretagne, s’empare alors des places qu’Eudon avait dans son dominium depuis le dĂ©clenchement de la rĂ©volte, Ă  savoir Vannes, PloĂ«rmel, Auray et Ă  moitiĂ© de la Cornouailles[117].

    KerOfis, la base de données du service Patrimoine linguistique et signalisation de l'Office public de la langue bretonne, recense diverses autres formes anciennes du toponyme (Plormel, Ploismel, Plosmel, Plormel, Ploarmel, Ploermel) jusqu'à la fixation du toponyme à la fin du XVe siÚcle[105].

    PyeurmĂš en gallo[118].

    Histoire

    Préhistoire

    Carte de la commune avec localisation des mégalithes.
    Carte des mégalithes situés sur le territoire de la commune de Ploërmel.

    Plusieurs monuments mĂ©galithiques remarquables attestent de l'occupation du territoire communal Ă  l'Ă©poque du nĂ©olithique (de 5 000 Ă  3 000 ans av. J.-C.). Il s'agit des allĂ©es couvertes de la Ville-Bouquet au sud-ouest du territoire communal[119] et du Hino au nord-est[120], d’un dolmen qui se situe prĂšs du hameau de Bezon[121] et de deux menhirs situĂ©s sur le territoire de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e de Monterrein, les menhirs de Maison-Neuve et de Piprais.

    Cette pĂ©riode de la prĂ©histoire se caractĂ©rise par les dĂ©veloppements de l’agriculture (Ă©levage, cultures) induisant la sĂ©dentarisation, de l’utilisation de la pierre polie, de la cĂ©ramique et du mĂ©galithisme (particuliĂšrement dans la rĂ©gion). Selon une Ă©tude archĂ©ologique pluridisciplinaire exĂ©cutĂ©e en 1989, les hommes du nĂ©olithique rĂ©cent Ă©difient en forĂȘt de Paimpont et dans ses abords l'HotiĂ© de Viviane (dit le tombeau des Druides) et le jardin aux Moines en milieu semi-boisĂ©, Ă  l'Ă©cart de toute zone d'activitĂ©, et parallĂšlement les allĂ©es couvertes de la Ville-Bouquet et du Hino sont construites dans un milieu trĂšs ouvert, oĂč rĂšgne une immense activitĂ© agricole (pĂąturages, cultures cĂ©rĂ©aliĂšres)[122] - [123].

    • Photographie de l'allĂ©e couverte de la Ville-Bouquet
      Allée couverte de la Ville-Bouquet.
    • Photographie de l'allĂ©e couverte de la Ville-Bouquet
      Allée couverte de la Ville-Bouquet.
    • Photographie de l'allĂ©e couverte de Haut-BĂ©zon
      Allée couverte de Haut-Bézon.
    • Photographie du menhir de la Maison-Neuve
      Menhir de la Maison-Neuve.
    • Photographie du menhir du Piprais
      Menhir du Piprais.

    Protohistoire et Antiquité

    La pĂ©riode de l'Ăąge du bronze (de 3 000 Ă  1 000 ans av. J.-C.), caractĂ©risĂ©e par un usage important de la mĂ©tallurgie du bronze utilisĂ© pour les armes, mais aussi dans les outils et les bijoux, se manifeste Ă  PloĂ«rmel sous la forme d'artefacts, notamment des haches Ă  douilles. Aucun monument n'a toutefois Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ© Ă  ce jour[123].

    DiffĂ©rents indices d'occupation antique ont pu ĂȘtre relevĂ©s. L'amĂ©nagement de la dĂ©viation du camp de CoĂ«tquidan (RN 24) en 1992 a ainsi mis en Ă©vidence dans l'environnement immĂ©diat du site de Saint-Jean, Ă  l'est du bourg, la prĂ©sence d'un vaste gisement gallo-romain Ă  forte densitĂ© de tegulae occupant le sommet d'une colline vers le lieu-dit « TrĂ©gu ». En outre, la prospection au sol a montrĂ© la prĂ©sence de fragments de tegulae, sur le tracĂ© mĂȘme, Ă  l'est du site de Saint-Jean[124].

    Plus rĂ©cemment, un diagnostic d'archĂ©ologie prĂ©ventive a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2009 aux abords de la zone industrielle de la Lande du Moulin, au vu de la prĂ©sence de rĂ©seaux fossoyĂ©s et /ou de systĂšme d'enclos repĂ©rĂ©es par avion. Deux occupations ont pu ĂȘtre datĂ©es. La premiĂšre concerne un enclos vraisemblablement quadrangulaire, se rattachant Ă  la pĂ©riode gallo-romaine. La seconde concerne un long fossĂ© curviligne que l'on peut attribuer Ă  la fin du second Âge du fer. Un troisiĂšme fossĂ©, Ă  angle ouvert arrondi, pourrait ĂȘtre de cette mĂȘme pĂ©riode. Par ailleurs, les traces d'une activitĂ© mĂ©tallurgique ont Ă©tĂ© repĂ©rĂ©es, sans qu'il ait Ă©tĂ© possible de la dater prĂ©cisĂ©ment. Cependant, vu la nature des vestiges et la faible densitĂ© de scorie rĂ©coltĂ©e, cette activitĂ© est attribuĂ©e Ă  la pĂ©riode gauloise[125].

    Moyen Âge

    Photographie de l'Ă©glise Saint-Armel
    Vue du monument le plus emblématique et le plus important de Ploërmel : l'église Saint-Armel (XVe siÚcle) qui abrite la sépulture des ducs Jean II et Jean III de Bretagne.

    Ploërmel, ville ducale

    Représentation en couleurs du combat des Trente qui s'est déroulé entre Ploërmel et Josselin
    Le combat des Trente entre Ploërmel et Josselin, les deux villes représentées ?

    À la fin du XIIe siĂšcle, PloĂ«rmel avec sa modeste chĂątellenie qui s'Ă©tend sur une dizaine de paroisses, est l'une des composantes de l'important domaine du duchĂ© de Bretagne, la seule alors du centre Bretagne. Mais les historiens ne sont pas d'accord sur les origines de ce rattachement. Pour certains, PloĂ«rmel aurait d'abord appartenu Ă  la vaste seigneurie du PorhoĂ«t, et ce dĂšs au moins le XIe siĂšcle. Puis, dans les annĂ©es 1160, la ville aurait Ă©tĂ© saisie par le roi d'Angleterre, Henri II, qui l'aurait alors annexĂ©e au domaine ducal. Quelques annĂ©es plus tard, en 1169, le fils du monarque, Geoffroy II, s'y fait d'ailleurs couronner duc de Bretagne. Pour d'autres, retenant cette mĂȘme premiĂšre origine du XIe siĂšcle, le rattachement aurait eu lieu Ă  la mort du duc Conan III en 1148, par le vicomte de PorhoĂ«t qui avait Ă©pousĂ© Berthe, la fille du duc. Pour d'autres enfin, PloĂ«rmel aurait appartenu au duchĂ© avant mĂȘme ces diffĂ©rents Ă©pisodes, car il est dit dans un acte instrumentĂ© par Conan III, entre 1116 et 1148, que les habitants de PloĂ«rmel dĂ©pendent directement de lui, une position qui semble prĂ©valoir actuellement[110].

    Jean Ier de Bretagne tient son parlement gĂ©nĂ©ral Ă  PloĂ«rmel en 1240 et son fils, Jean II, y Ă©tablit un couvent des Carmes en 1272, l'un des premiers en France. C'est dans cet Ă©tablissement que sa dĂ©pouille est enterrĂ©e en 1305 et que le cƓur de son fils, Arthur II, est dĂ©posĂ© en 1312. Jean II Ă©galement, en 1341, y est inhumĂ©. Pendant la Guerre de Succession de Bretagne, qui dure de 1341 Ă  1364, la ville se range du cĂŽtĂ© de Jean de Montfort et fait l'objet de deux siĂšges, en 1342 et 1346. Elle est d'abord prise par Charles de Blois, puis dĂ©fendue par Arnoul d'Audrehem elle est enlevĂ©e par le roi d'Angleterre, et reste ensuite pendant longtemps au pouvoir des Anglais[126]. Pendant cette pĂ©riode, a lieu le fameux Combat des Trente qui se dĂ©roule le au lieu-dit le ChĂȘne de Mi-voie, Ă  mi-chemin entre PloĂ«rmel et Josselin. Les rĂ©unions des États de Bretagne n'avaient pas de lieu fixe et ont Ă©tĂ© tenues Ă  plusieurs reprises Ă  PloĂ«rmel. D'aprĂšs un document de la D.R.A.C. (Direction rĂ©gionale des Affaires culturelles), de provenance inconnue, les Ă©tats de Bretagne siĂ©gĂšrent au moins treize fois Ă  PloĂ«rmel, en 1240, 1309, 1315, 1394, 1408, 1411, 1428, 1442, 1498, 1521, 1523, 1580, 1587 et 1606. En 1240, le duc de Bretagne ordonne l’expulsion de tous les juifs du duchĂ© dans une ordonnance signĂ©e Ă  PloĂ«rmel[127]. Par ailleurs, de 1348 Ă  1350, la ville subit, comme presque toute l'Europe, les ravages de la peste noire.

    AprĂšs une pĂ©riode d'accalmie, PloĂ«rmel se retrouve Ă  nouveau au cƓur des conflits qui traversent le duchĂ©. En 1487, l'armĂ©e française l'assiĂšge, s'en empare et la pille. La ville est reprise l'annĂ©e suivante mais ne disposant pas d'assez de soldats pour la garder, le duc ordonne d'abattre une partie de ses murailles pour empĂȘcher l'ennemi de s'y Ă©tablir[110].

    XVIe siĂšcle : la Renaissance

    Devenue ville royale, PloĂ«rmel demeure chef-lieu de l'une des plus vastes sĂ©nĂ©chaussĂ©es de l'ancien duchĂ©. Le roi s'y rend en visite en 1564[110]. Un synode provincial rĂ©formĂ© s'y tient en fĂ©vrier 1565. Le rapport de ce synode nous renseigne sur un calvinisme breton Ă  son apogĂ©e : 23 communautĂ©s, y compris deux Églises dites « domestiques », car entiĂšrement financĂ©es par les seigneurs du lieu, François d’Andelot et Charles du QuĂ©lennec (Pont-l'AbbĂ©)[128]. AprĂšs le massacre de la Saint-BarthĂ©lemy, les troubles religieux qui avaient jusqu'alors Ă©pargnĂ© la Bretagne vont s'aggraver. Les RĂ©formĂ©s prĂ©voyant d'organiser un synode pour PĂąques 1581 dans la ville sont obligĂ©s de l'annuler par suite de l'opposition des habitants[129].

    Sur le plan de l'organisation judiciaire, la Barre de PloĂ«rmel Ă©tait autrefois la premiĂšre et la plus considĂ©rable de Bretagne. Le roi Henry II l'Ă©rige mĂȘme en prĂ©sidial en 1551, avec les mĂȘmes pouvoirs que les prĂ©sidiaux de Rennes, de Nantes, de Vannes et de Quimper. Mais cette haute magistrature n’eut Ă  PloĂ«rmel qu’une existence Ă©phĂ©mĂšre, ce prĂ©sidial est rattachĂ© Ă  celui de Vannes par Ă©dit royal du . Il en est de mĂȘme de la grande MaĂźtrise des eaux et forĂȘts, Ă©tablie Ă  PloĂ«rmel en 1555, et transfĂ©rĂ©e ensuite Ă  Hennebont[130].

    XVIIe et XVIIIe siĂšcles

    PloĂ«rmel conserve au XVIIIe siĂšcle, sa structure de petite ville moyenĂągeuse avec un centre ceinturĂ© de murailles et des faubourgs en Ă©toile, autour desquels ont trouvĂ© place les enclos des monastĂšres. Il n'y a pas de quartier neuf ayant pu attirer la bourgeoisie aisĂ©e et la structure sociale correspond Ă  la structure topographique oĂč le centre gravitant autour de l'Ă©glise et des halles reste pour tous un lieu privilĂ©giĂ©[131]. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 1964 permet de mieux connaĂźtre la vie Ă©conomique et sociale Ă  PloĂ«rmel avant la RĂ©volution. La noblesse rĂ©sidant dans le bourg est peu nombreuse et son influence s'avĂšre mĂ©diocre. Les personnes les plus importantes de la bourgeoisie, classe sociale composĂ©e des fonctionnaires, des hommes de lois et des gens de finance, sont le sĂ©nĂ©chal, le procureur du roi et l'allouĂ©[132]. Parmi les marchands, les plus taxĂ©s sont les aubergistes, mais leur situation de fortune est assez mĂ©diocre en comparaison de celle de ceux de villes plus importantes. De nombreux mĂ©tiers sont reprĂ©sentĂ©s dans le bourg. Dans le domaine de l'habillement sont prĂ©sents des tisserands, des cordonniers, des castotiers, des chapeliers, des lingĂšres, des fileuses de laine, des fileurs, un couturier, un teinturier, des blanchisseuses. PloĂ«rmel est en particulier le principal centre de l’activitĂ© des castotiers. Ces artisans fabriquent le castot, une Ă©toffe de tiretaine, grise, vulgaire, mais Ă©paisse, chaude et pratiquement inusable, fabriquĂ©s dans des moulins Ă  tan Ă  partir de chiffons de bonne qualitĂ©[133]. Pour la construction, sont prĂ©sents des maçons, un tailleur de pierres et pavĂ©s, des menuisiers, un tourneur, des couvreurs, des charpentiers, des serruriers, des vitriers, un cloutier, un forgeron. Par ailleurs : deux selliers, un charretier, des marĂ©chaux-ferrants, des perruquiers, des tonneliers, un horloger, un tanneur et un blanconnier[135]. Les meuniers occupent une place spĂ©ciale avec les moulins du Roi et les moulins seigneuriaux de Gourhel et de Malleville[136].

    En mai 1795, une bande de chouans conduite par Boulainvilliers coupa les arbres de la liberté dans les paroisses autour de Montfort, Josselin et Ploërmel[137].

    De la Révolution française à la fin du XIXe siÚcle

    Avec la rĂ©organisation territoriale engagĂ©e aprĂšs la RĂ©volution, la commune est dans un premier temps rattachĂ©e au district de PloĂ«rmel de 1790 Ă  1795[138]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquĂ©e Ă  partir de vendĂ©miaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liĂ©s Ă  la Terreur, mais maintient les cantons qui acquiĂšrent dĂšs lors plus d'importance[139]. Sous le Consulat, un redĂ©coupage territorial visant Ă  rĂ©duire le nombre de justices de paix est opĂ©rĂ©[140]. La commune, orthographiĂ©e Ploermel dans l'arrĂȘtĂ© du 3 brumaire an X (), est alors chef-lieu d'arrondissement communal et chef-lieu de justice de paix et donc de canton[141].

    Le dĂ©cret impĂ©rial du dĂ©finit une nouvelle classification des routes et Ă©tablit en particulier une liste de 229 routes impĂ©riales, dont font partie sur la commune les routes no 27 (de Paris Ă  Lorient), 184 (d'Ancenis Ă  Landerneau) et 186 (de Vannes Ă  Dinan)[142]. AprĂšs la chute de l'Empire en 1815, les routes impĂ©riales deviennent routes royales, puis le routes nationales[143]. La commune est alors traversĂ©e par la route nationale 24 (RN 24) et la route nationale 166 (RN 166).

    Le chemin de fer arrive sur la commune en 1881 avec la crĂ©ation de la gare de PloĂ«rmel construite par la compagnie du chemin de fer de Paris Ă  OrlĂ©ans[144]. La ligne relie la gare de PloĂ«rmel Ă  celle de Questembert, en desservant le Roc-Saint-AndrĂ©, Malestroit et Pleucadeuc, pour un trajet d'environ une heure. En 1884, la ligne est prolongĂ©e jusqu'Ă  La BrohiniĂšre (Montauban-de-Bretagne), passant notamment par Loyat et Mauron, faisant la jonction avec un important nƓud ferroviaire (la ligne Brest-Rennes-Paris par exemple)[145].

    Henri de Tingy de Nesmy[Note 16], chasse le loup dans la rĂ©gion de PloĂ«rmel et au-delĂ  jusqu'en VendĂ©e ; il en aurait tuĂ© peut-ĂȘtre 2 000[146].

    DĂ©but du XXe siĂšcle

    Carte postale ancienne représentant la rue de la gare vers 1900
    Rue de la gare vers 1900.
    L'une des locomotives des Chemins de fer du Morbihan, préservée et restaurée, circule sur le chemin de fer de la baie de Somme.

    En 1902 est mise en service la ligne de chemin de fer secondaire de Plouay à Ploërmel, puis, en 1915, celle de Ploërmel à la Trinité-Porhoët des Chemins de fer du Morbihan, un réseau à voie métrique organisé et financé par le Département du Morbihan. La premiÚre ligne ferme en 1947, la seconde dÚs 1939.

    Le dĂ©but du 20e siĂšcle est particuliĂšrement mouvementĂ© pour les PloĂ«rmelais. Dans le cadre du mouvement qui va aboutir Ă  loi du 9 dĂ©cembre 1905, Émile Combes dĂ©cide en de fermer les Ă©tablissements scolaires non autorisĂ©s (environ 3 000) des congrĂ©gations autorisĂ©es, puis en 1903 toutes les demandes d’autorisation des congrĂ©gations fĂ©minines sont rejetĂ©es suivies par les congrĂ©gations masculines en 1904. Pour PloĂ«rmel, ordre est donnĂ©e Ă  l'armĂ©e de dĂ©loger les FrĂšres de l'instruction chrĂ©tienne La Mennais. Quelque 500 PloĂ«rmelais manifestent au son du tocsin le lors de l'arrivĂ©e en train, de l'armĂ©e (1 200 hommes)[147], venue dĂ©loger les FrĂšres de l'Ă©cole La Mennais : l'Ă©cole est cernĂ©e, mais des officiers refusent d'ordonner l'assaut, dĂ©sobĂ©issant aux ordres reçus[148]. Des FrĂšres sont contraints de s'exiler au Canada, les religieuses sont Ă©galement expulsĂ©es du couvent des CarmĂ©lites du SacrĂ©-CƓur[149].

    Lors des combats de la PremiĂšre Guerre mondiale, 255 soldats originaires de PloĂ«rmel sont tuĂ©s. L'hĂŽpital de PloĂ«rmel est rĂ©quisitionnĂ© et rĂ©servĂ© aux militaires sur toute la durĂ©e de la guerre, et ne reçoit Ă  nouveau des civils qu'en 1919[145].

    AprĂšs la guerre, une rĂ©organisation territoriale affectant la commune intervient. Sous la TroisiĂšme RĂ©publique, en raison d'un endettement considĂ©rable et de l'effort nĂ©cessaire pour la reconstruction post-guerre, la France traverse une crise financiĂšre. Pour rĂ©duire les dĂ©penses de l’État, Raymond PoincarĂ© fait voter plusieurs dĂ©crets-lois rĂ©formant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimĂ©s, dont celui de PloĂ«rmel par dĂ©cret du 10 septembre 1926[150]. La commune est ainsi transfĂ©rĂ©e de l'arrondissement de PloĂ«rmel Ă  celui de Vannes[Note 17]. La commune perd Ă©galement son tribunal d'arrondissement, sa prison et sa recette des finances[151].

    Seconde Guerre mondiale

    Pendant l'Occupation, l'école La Mennais est transformée en caserne allemande.

    Dans le cadre de la mission Cokle, deux agents de la France libre, le lieutenant Guy Lenfant et le sergent radio André Rapin, sont parachutés prÚs de l'étang au Duc, dans la nuit du 21 au . Ils prennent contact avec la Résistance à Ploërmel. Durant le premier semestre 1943, ils organisent la réception de plusieurs parachutages d'armes et d'explosifs qui sont cachés dans des fermes de confiance à Ploërmel, Loyat, Taupont et Campénéac. Les deux parachutistes repartent en Angleterre par un petit avion, venu les récupérer le 15 juillet 1943, emportant avec eux le plan des défenses allemandes dans le Morbihan, remis par le chef des gendarmes du département, le commandant Maurice Guillaudot, résistant[152].

    La ville est bombardĂ©e par l'aviation amĂ©ricaine le , six jours aprĂšs le dĂ©barquement de Normandie. Si une partie des bombes tombe dans des zones inhabitĂ©es, du cĂŽtĂ© de l'Ă©tang, une grande partie tombe sur la zone habitĂ©e de PloĂ«rmel : le bombardement fait 31 morts et 125 blessĂ©s et pas moins de 490 habitations sont dĂ©truites ou endommagĂ©es. La gare, qui Ă©tait l'objectif visĂ© pour retarder l'envoi de renforts allemands vers le front de Normandie, ne subit que peu de dommages. Les militaires allemands quittent la ville les 4 et 5 aoĂ»t 1944 en direction de Vannes. PloĂ«rmel fĂȘte sa libĂ©ration le dimanche 6 aoĂ»t, lorsque des vĂ©hicules amĂ©ricains, arrivant de Guer, traversent la ville en direction de Vannes et de Lorient. Le docteur Louis Guillois, maire, reçoit une dĂ©lĂ©gation de soldats amĂ©ricains devant la mairie, en prĂ©sence de PloĂ«rmelais qui se rendent Ă  la messe.

    Un certain nombre de PloĂ«rmelais a participĂ© Ă  la RĂ©sistance intĂ©rieure française. Les rĂ©sistants Henri Calindre[153] (dit Mystringue), 37 ans, Louis ChĂ©rel, 24 ans, Lionel DorlĂ©ans, 20 ans et Paul Hervy, 18 ans, ont Ă©tĂ© fusillĂ©s le Ă  La MaltiĂšre sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande prĂšs de Rennes (35). Leur nom a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  des rues de la ville. Julien Quatreville, 18 ans, Pierre Sassier 23 ans, ont Ă©tĂ© fusillĂ©s le 14 juin 1944 Ă  PloĂ«rmel, un monument porte leur nom, Gustave Le Meur, 18 ans, fusillĂ© le 20 juin 1944 Ă  PloĂ«rmel, un monument et une rue porte son nom. AndrĂ© Leblay, une rue porte aussi son nom. RenĂ© Dejean, parachutiste de la France libre ayant combattu en Libye en 1942, parachutĂ© en Bretagne le 10 juin 1944, blessĂ© et fait prisonnier prĂšs de Plumelec, fut fusillĂ© par les Allemands le 24 juin 1944, une rue porte son nom prĂšs de la rue du Val oĂč il avait grandi. Ange Mounier, 39 ans, transporteur Ă  PloĂ«rmel, fut tuĂ© au combat le 4 aoĂ»t 1944 prĂšs du village de LĂ©zonnet Ă  Loyat, son nom figure sur un monument sur la route de PloĂ«rmel Ă  Loyat. D'autres furent dĂ©portĂ©s, Robert Turpin, 33 ans, est mort en dĂ©portation, une rue porte son nom[154].

    Le commandant de la gendarmerie, le lieutenant ThĂ©ophile Guillo, Ă©galement chef de la RĂ©sistance Ă  PloĂ«rmel, est arrĂȘtĂ©, torturĂ© et dĂ©portĂ©, comme son fils Joseph, le 31 mars 1944. Revenu de dĂ©portation, il est dĂ©corĂ© de la LĂ©gion d'honneur par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, en 1947[155]. Joseph, 21 ans, est mort en dĂ©portation le 3 mai 1945, son nom figure sur le monument de la RĂ©sistance, place d'Armes.

    Fin du XXe siĂšcle et XXIe siĂšcle

    Sur le plan routier, le rĂ©seau national connaĂźt de fortes transformations localement, tant avec le dĂ©classement de certaines routes nationales dans le rĂ©seau dĂ©partemental[157], la section de la RN 166 au nord de PloĂ«rmel est ainsi dĂ©classĂ©e le et devient la RD 766[74], qu'avec l'amĂ©nagement en voie express de l'axe Rennes-Lorient (la RN24). Ainsi si la majoritĂ© des communes du pays de PloĂ«rmel connaĂźt un exode rural jusque dans les annĂ©es 1970, tel n’est pas le cas de PloĂ«rmel, commune-centre, qui constitue au contraire un pĂŽle d’attraction du fait de sa bonne desserte routiĂšre et s'urbanise[158], et ce de maniĂšre continue jusque dans les annĂ©es 2000[145].

    ParallÚlement au développement du réseau routier, on assiste au déclin du réseau ferroviaire. La derniÚre ligne est fermée avec l'ouverture de la voie verte entre Mauron et Questembert qui remplace la voie ferrée en 1994[159].

    La commune fusionne avec la commune de Monterrein au sein de la commune nouvelle de Ploërmel le [160].

    Quelques dates de l'histoire de Ploërmel.


    ■■ Quelques Ă©vĂ©nements de l'histoire de France et de la Bretagne ■■ Statut du territoire ■ Histoire architecturale de PloĂ«rmel

    Politique et administration

    Ancien RĂ©gime

    L’institution des maires est trĂšs ancienne et connue par les capitulaires carolingiens et notamment de Charlemagne. D’abord humbles tenanciers soumis Ă  des redevances et services envers les abbayes, ces officiers ruraux deviennent des propriĂ©taires et des personnages Ă©tablis dans les terres de leurs offices qu’ils transmettent Ă  leurs descendants. Ils ont plusieurs droits, notamment ceux d’assigner et de contraindre en justice les hommes de leur mairie, de lever et de percevoir des taxes. Par un Ă©dit de 1564, Charles IX rĂšgle l’élection des prĂ©vĂŽts, maires, Ă©chevins, jurats, consuls, en s’en attribuant exclusivement la nomination. Par un Ă©dit d’aoĂ»t 1692, Louis XIV supprime les anciens maires, remplaçant la charge Ă©lective de premier magistrat de la CitĂ© en un office hĂ©rĂ©ditaire sous la dĂ©nomination de « conseiller du roi, maire perpĂ©tuel »[161] - [162].

    SiĂšge, dĂšs le XIIIe siĂšcle, de l'une des neuf baillies du duchĂ© de Bretagne et de la sĂ©nĂ©chaussĂ©e du BroĂ«rec'h, qui comprenait 226 paroisses, PloĂ«rmel fut l'une des trente-deux villes bretonnes qui avaient le droit d'envoyer des dĂ©putĂ©s aux États-GĂ©nĂ©raux. Elle possĂ©dait une CommunautĂ© de ville, dirigĂ©e d'abord par un syndic, puis par un maire Ă  partir de 1692[163]. Les trois premiers maires sont Yves HouĂ«t (1692-1693), seigneur du Chesnevert, puis François Charpentier (1693-1707), seigneur du Hardat, et Vincent Charpentier (1707-1717), seigneur de Camayon. Cette fonction est supprimĂ©e en 1717 puis rĂ©tablie en 1737. Treize maires se succĂšdent alors jusqu'Ă  la RĂ©volution[164].

    Depuis la Révolution française

    La paroisse de PloĂ«rmel acquiert le statut de municipalitĂ© avec le dĂ©cret du de l'AssemblĂ©e Nationale[165] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le dĂ©cret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[166]. Elle apparaĂźt orthographiĂ©e Ploermel dans l'arrĂȘtĂ© du 3 brumaire an X () portant rĂ©duction des justices de paix du dĂ©partement du Morbihan (Bulletin des lois de 1801). La commune est alors chef-lieu d'arrondissement communal et chef-lieu de justice de paix[141]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un rĂ©gime juridique uniforme soit dĂ©fini pour toutes les communes de France, point de dĂ©part de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[167]. Aucun Ă©vĂ©nement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou rĂ©ception de territoire, n'a affectĂ© la commune depuis sa crĂ©ation[138] jusqu'Ă  la fusion de 2019. La commune de PloĂ«rmel absorbe alors la commune de Monterrein qui prend dĂšs lors le statut de commune dĂ©lĂ©guĂ©e. Le chef-lieu de la commune nouvelle est fixĂ© au chef-lieu de l'ancienne commune de PloĂ«rmel[160].

    Rattachements administratifs

    La ville a Ă©tĂ© le chef-lieu de l'arrondissement de PloĂ«rmel de 1801 Ă  1926[168], annĂ©e oĂč elle rejoint l'arrondissement de Vanne du dĂ©partement du Morbihan jusqu'en 2017. Depuis lors, elle fait partie de l'arrondissement de Pontivy[170].

    Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Ploërmel[138]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements Ă©lectoraux

    Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Ploërmel

    Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatriÚme circonscription du Morbihan[171].

    Intercommunalité

    Ploërmel est le siÚge de la communauté de communes dénommée Ploërmel Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 sous le nom de la communauté de communes de Ploërmel, et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

    L'ancienne commune de Monterrein, devenue commune déléguée de Ploërmel, en était également membre.

    Élections municipales de 2014

    Résultats de l'élection municipale des 23 et à Ploërmel[172]
    TĂȘte de liste Liste Premier tour Second tour SiĂšges
    Voix % Voix % CM CC
    Patrick Le Diffon UMP-UDI 1 852 38,63 2 325 47,09 22 10
    Paul Anselin DVD 1 421 29,64 1 219 24,69 3 2
    BĂ©atrice Le Marre * PS 1 328 27,70 1 393 28,21 4 2
    David Cabas S&P[173] 193 4,02
    Inscrits 6 981 100,00 6 981 100,00
    Abstentions 1 975 28,29 1 912 27,39
    Votants 5 006 71,71 5 069 72,61
    Blancs et nuls 212 4,23 132 2,60
    ExprimĂ©s 4 794 95,77 4 937 97,40
    * Liste du maire sortant

    Élections municipales de 2020

    Résultats des élections municipales de 2020 à Ploërmel[174]
    TĂȘte de liste Liste Premier tour SiĂšges
    Voix % CM CC
    Patrick Le Diffon[Note 18] - [175] LR 1 755 54,68 27 11
    Ploërmel en mouvement
    Emeline Tostivint[176] PS-EÉLV 806 25,11 4 1
    Ploërmel en transition
    Christophe Launay[177] DVD 518 16,14 2 1
    Ploërmelais notre avenir
    David Cabas[178] DLF 130 4,05 0 0
    Unis pour Ploërmel
    Inscrits 7 181
    Abstentions 3 871 53,91
    Votants 3 310 46,09
    Blancs et nuls 101 3,05
    ExprimĂ©s 3 209 96,95

    Administration municipale

    En 2019 intervient la fusion de la commune historique de PloĂ«rmel et de Monterrein, qui compte alors moins de 400 habitants. Le conseil municipal de la commune nouvelle ainsi formĂ©e regroupe jusqu'au renouvellement gĂ©nĂ©ral des conseils municipaux de 2020 l'ensemble des conseillers municipaux Ă©lus en 2014 dans les deux anciennes communes, conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 2113-7[179] et L. 21113-8[180] du Code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales (CGCT). Il est donc composĂ© de 38 membres : 29 issus du conseil municipal de PloĂ«rmel et 9 issus du conseil municipal de Monterrein[160] - [181].

    Pour le mandat 2020-2026, le nombre des conseillers municipaux est réduit à 33.

    PĂ©riode de 1808 Ă  2018 (commune historique)

    Avec la Constitution civile du clergé du , le maire reçoit de nombreuses attributions qui appartenaient auparavant au curé. Ils sont d'abord nommés, puis élus à partir de 1848 pour certaines communes, puis pour l'ensemble des communes à partir de 1884[182].

    La liste des maires de Ploërmel à partir de 1808 est la suivante :

    Liste des maires successifs de 1808 Ă  2019[183]
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1952 1961 Jean Toutain[184] Commerçant
    DĂ©missionnaire
    1961 1965 Madeleine Pelletier[Note 19]
    1965 1977 Jules Bouchaud[187] RI puis DVD Notaire
    Conseiller gĂ©nĂ©ral de PloĂ«rmel (1967 → 1979)
    1977 2008 Paul Anselin[187] - [188] UDF puis UMP Gérant de Société, ancien officier parachutiste en Algérie
    Conseiller gĂ©nĂ©ral de PloĂ«rmel (1979 → 2001)
    Conseiller rĂ©gional de Bretagne (1986 → 2010)
    Vice-président de la région Bretagne
    PrĂ©sident de la CC PloĂ«rmel CommunautĂ© (1996 → 2008)
    2008[187] avril 2014 BĂ©atrice Le Marre PS Enseignante
    ConseillĂšre rĂ©gionale de Bretagne (2010 → 2015)
    ConseillĂšre gĂ©nĂ©rale de PloĂ«rmel (2004 → 2010)
    PrĂ©sidente de la CC PloĂ«rmel CommunautĂ© (2008 → 2014)
    avril 2014[189] 31 dĂ©cembre 2018 Patrick Le Diffon UMP → LR Cadre de laboratoire
    Conseiller rĂ©gional de Bretagne (2015 → )
    Conseiller gĂ©nĂ©ral de PloĂ«rmel (2010 → 2015)
    PrĂ©sident de la CC PloĂ«rmel CommunautĂ© (2014 → )

    PĂ©riode Ă  compter de 2019 (commune nouvelle)

    Liste des maires successifs depuis la fusion de 2019
    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    10 janvier 2019[190] En cours
    (au 9 février 2023)
    Patrick Le Diffon UMP puis LR Cadre de laboratoire
    Conseiller rĂ©gional de Bretagne (2015 → )
    PrĂ©sident de la CC PloĂ«rmel CommunautĂ© (2014 → )
    RĂ©Ă©lu pour le mandat 2020-2026[191]

    Lors de sa premiĂšre sĂ©ance qui se tient le jeudi , le conseil municipal de la commune nouvelle Ă©lit le maire et les adjoints. Patrick Le Diffon, ancien maire, est reconduit dans ses fonctions. Une liste de onze adjoints est Ă©galement dĂ©finie[190] - [181]. La crĂ©ation de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e entraĂźne, de plein droit, l’institution d’un maire dĂ©lĂ©guĂ©. Par dĂ©rogation, le maire de l'ancienne commune en fonction au moment de la crĂ©ation de la commune nouvelle, Marcel BenoĂźt, devient, de droit, maire dĂ©lĂ©guĂ© jusqu'au renouvellement du conseil municipal de 2020[160].

    Pour le mandat 2020-2026, Ghislaine de Givré est la maire-adjointe référente du secteur de Monterrein[192].

    Finances communales

    En 2017, le budget communal s'Ă©quilibrait Ă  15 930 000 € dont 10 889 000 € en section de fonctionnement et 5 041 000 € en investissement. La part d'impĂŽts locaux dans les produits de fonctionnement s'Ă©tablissait Ă  51,3 %, contre 41,2 % pour la strate de communes Ă©quivalente, avec des taux d'imposition fixĂ©s Ă  15,35 % pour la taxe d'habitation, (y compris THLV), 22,34 % et 56,52 % pour la taxe fonciĂšre sur le bĂąti et le non-bĂąti[193].

    Depuis de nombreuses annĂ©es la commune s'emploie Ă  rĂ©duire une dette importante. DĂšs 2008, PloĂ«rmel faisait partie des quatre villes du Morbihan dont l'endettement par habitant Ă©tait trĂšs largement supĂ©rieur Ă  la moyenne. L'endettement par habitant Ă©tait alors de 2 105 euros par habitant (1 274 de plus que la moyenne des villes de mĂȘme importance)[194]. La plupart des villes endettĂ©es ont entrepris un effort de diminution significative de cette dette, une rĂ©duction de -22 % entre 2008 et 2013 pour PloĂ«rmel. Mais l'un des critĂšres les plus pertinents est la capacitĂ© de remboursement de la dette, laquelle dĂ©pend des ressources de la commune. Si les ressources sont trĂšs importantes, une dette Ă©levĂ©e n'est pas forcĂ©ment un problĂšme. On parle du nombre d'annĂ©es qu'il faudrait Ă  une commune pour se dĂ©sendetter si elle y consacrait la totalitĂ© de sa capacitĂ© d'autofinancement. En dessous de sept ans, on peut parler d'une situation saine. La zone dangereuse se situe autour de 10-11 ans. En 2008, ce ratio atteignait 11,5 ans Ă  PloĂ«rmel, 15,6 annĂ©es Ă  Concarneau et 16,8 ans Ă  Lamballe. Ils ont Ă©tĂ© respectivement ramenĂ©s Ă  7,3 ans, 8,8 ans et 11,8 ans Ă  la fin 2012. NĂ©anmoins PloĂ«rmel figurait encore en 2013 dans les cinq premiĂšres communes du Morbihan et les 20 villes de Bretagne dans lesquelles le nombre d'annĂ©es de remboursement est le plus important[195]. En 2015, il apparaissait que 20 % de cette dette Ă©taient liĂ©s Ă  des emprunts Ă  risque[196]. En 2018 (rĂ©sultats 2017), le nombre d'annĂ©es de remboursement Ă©tait encore de 7,2 annĂ©es[197], lĂ©gĂšrement supĂ©rieur donc encore au seuil des 7 annĂ©es. En 2019, l'indicateur est de 7,45 annĂ©es, mais la situation est jugĂ©e saine, du fait de la fin de certains emprunts[198].

    Jumelages

    Photographie du panneau indiquant les villes jumelées à Ploërmel.
    Panneau indiquant les villes jumelées avec Ploërmel.

    Ploërmel est jumelée avec les villes suivantes[199] :

    • Drapeau de l'Allemagne Apensen (Allemagne) depuis 1980, Ă  la suite, Ă  l'origine, de la correspondance organisĂ©e par les paroissiens du pasteur Munster, d'Apensen, avec les Ă©lĂšves de sƓur Marie-Rose Couvert, professeur au lycĂ©e Saint-Armel. En 2003, une nouvelle convention de jumelage a permis d'intĂ©grer les villes de l'ancienne Allemagne de l'Est, Dittmannsdorf et Witzschdorf, qui Ă©changeaient avec Apensen avant la chute du mur de Berlin, en 1989[200] ;
    • Drapeau de l'Irlande Cobh (Irlande) depuis 1984[201] ;
    • Drapeau de la Pologne Kolbuszowa (Pologne), dans la rĂ©gion des Basses-Carpates dans le sud-est de la Pologne, un jumelage concrĂ©tisĂ© par un contrat le Ă  la suite de premiers Ă©changes informels en 1987[202] - [199] ;
    • Gorseinon et Llwchwr depuis 1994, la ville de Gorseinon Ă©tant situĂ©e au sud-ouest du Pays de Galles, Ă  10 km au nord de Swansea, la deuxiĂšme plus grande ville du pays[203] - [204] ;
    • Drapeau de la GuinĂ©e Dabola (GuinĂ©e) depuis 2003, un jumelage qui trouve son origine dans un don de maillots de football en 2000 initiĂ© par un jeune footballeur originaire de Dabola Ă  la suite de la fusion des deux clubs de football de PloĂ«rmel[205].

    Équipements et services publics

    Assainissement des eaux usées

    La commune dispose de deux stations d'Ă©puration. La plus importante est implantĂ©e au sud du hameau de la Ville-RĂ©hel. Il s'agit d'une station de type boues activĂ©es en aĂ©ration prolongĂ©e d'une capacitĂ© de 41 000 Ă©quivalents-habitants. Les eaux usĂ©es y sont acheminĂ©es via la station de refoulement de l'Étang au Duc. La deuxiĂšme est un lagunage d'une capacitĂ© de 13 500 Ă©quivalent-habitants qui traite les effluents provenant de la zone industrielle situĂ©e Ă  l'est de PloĂ«rmel. Son rejet est raccordĂ© au rĂ©seau d'eaux usĂ©es de la commune pour ensuite ĂȘtre traitĂ© Ă  la station de la Ville-RĂ©hel[206]. Le rĂ©seau d'assainissement de la commune de PloĂ«rmel, entiĂšrement en mode sĂ©paratif, collecte les eaux usĂ©es de toute la zone agglomĂ©rĂ©e de PloĂ«rmel et des hameaux du Clos Hazel, de la Touche et de Crancastel, ainsi que celles de certaines entreprises implantĂ©e dans la zone urbaine[207].

    L’assainissement non collectif (ANC) dĂ©signe les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un rĂ©seau public de collecte des eaux usĂ©es et qui doivent en consĂ©quence traiter elles-mĂȘmes leurs eaux usĂ©es avant de les rejeter dans le milieu naturel[208]. Une Ă©tude de zonage d'assainissement a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 1999 et a mis en avant diffĂ©rents points de pollution liĂ©s aux rejets domestiques au niveau de diffĂ©rents hameaux, conduisant Ă  amĂ©liorer le rĂ©seau[207]. En 2017, le service d’assainissement non collectif est gĂ©rĂ© au niveau intercommunal par PloĂ«rmel CommunautĂ©. Il est exploitĂ© en dĂ©lĂ©gation de service public, dans le cadre d’un contrat d’affermage avec la sociĂ©tĂ© Saur ayant pris effet le pour une durĂ©e de 12 ans, soit jusqu’au [209].

    Eau potable

    L'unitĂ© de production d'eau potable qui alimente la commune est gĂ©rĂ©e par le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) de PloĂ«rmel. L'eau provient de deux prises d'eau : celle de l'Ă©tang au Duc sur la commune de PloĂ«rmel et celle de l'Herbinnaye sur Guillac. Un pĂ©rimĂštre de protection du captage de la retenue de l'Ă©tang au Duc a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© d'utilitĂ© publique par l'arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du . La station de traitement des eaux brutes est implantĂ©e prĂšs de l'exutoire avec une capacitĂ© de traitement de 600 m3/h[210].

    Gestion des déchets

    Le ramassage des ordures mĂ©nagĂšres est assurĂ© par PloĂ«rmel CommunautĂ©. Il s'effectue deux fois par semaine dans la zone agglomĂ©rĂ©e et 1 fois par semaine sur le reste de la commune. En 2008, 3 521 tonnes d'ordures mĂ©nagĂšres ont Ă©tĂ© collectĂ©es sur le territoire de la CommunautĂ© de communes. Elles sont traitĂ©es par incinĂ©ration sur la commune de Pontivy. Elles sont acheminĂ©es via le centre de transfert de Josselin. Les rĂ©sidus de l'incinĂ©ration sont les mĂąchefers et les rĂ©sidus d'Ă©puration des fumĂ©es de l'usine. Les premiers sont traitĂ©s Ă  Pont-Scorff par la sociĂ©tĂ© Geval et les seconds partent en CET de classe I Ă  Laval[211].

    Enseignement

    PloĂ«rmel est rattachĂ©e Ă  la circonscription de l'Ă©ducation nationale de PloĂ«rmel, au sein de l’acadĂ©mie de Rennes[212], et est depuis 2015 dans la zone B du calendrier scolaire[213]. La ville administre une Ă©cole maternelle (Françoise Dolto) et une Ă©cole Ă©lĂ©mentaire communale (Jules Verne). Par ailleurs on compte dans la localitĂ© deux Ă©coles primaires privĂ©es (Saint-Joseph-Saint-Jean et Saint-Louis) et une Ă©cole Ă©lĂ©mentaire (Saint-Joseph)[214].

    Deux collĂšges sont prĂ©sents sur la commune : le collĂšge Beaumanoir gĂ©rĂ© par le dĂ©partement[215] et le collĂšge SacrĂ©- CƓur, un Ă©tablissement privĂ©. En 2019, le collĂšge Beaumanoir accueille 420 Ă©lĂšves environ rĂ©partis en 15 classes en filiĂšre normale et 4 classes en section d'enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel adaptĂ© (Segpa)[216]. Le collĂšge SacrĂ©-CƓur accueille 880 Ă©lĂšves environ se rĂ©partissant en 30 classes en filiĂšre normale et 4 classes en SEGPA[217] - [218].

    Deux lycĂ©es privĂ©s sont sur la commune, le lycĂ©e agricole la Touche et le lycĂ©e et section d'enseignement professionnel La Mennais. Le lycĂ©e agricole la Touche propose une prĂ©paration au brevet de technicien supĂ©rieur agricole pour les thĂ©matiques « agronomie : productions vĂ©gĂ©tales » et « productions animales ». Il dispense Ă©galement des formations en alternance visant Ă  obtenir le titre de bachelor dans diffĂ©rentes spĂ©cialitĂ©s[219]. Le lycĂ©e polyvalent La Mennais est un Ă©tablissement sous contrat accueillant environ 1 550 Ă©lĂšves, en filiĂšre gĂ©nĂ©rale et professionnelle[220]. Un projet de lycĂ©e public Ă  PloĂ«rmel a Ă©tĂ© validĂ© en dĂ©cembre 2013 venant renforcer l’offre privĂ©e prĂ©sente sur ce pĂŽle[221]. Les travaux doivent commencer en mai 2020 pour une ouverture Ă  la rentrĂ©e scolaire 2022. Ce nouvel Ă©tablissement accueillera 865 Ă©lĂšves[222] - [223].

    La ville hĂ©berge Ă©galement l'association du Centre des formations alternĂ©es des Travaux Publics de Bretagne qui propose quatre Cap : « conducteur d'engins de travaux publics : travaux publics et carriĂšres », « constructeur de routes », « constructeur en canalisations des travaux publics » et « constructeur en ouvrages d'art »[224] et, en matiĂšre d'orientation et d'insertion professionnelle, le Centre d'information et d'orientation de Ploermel[225] et la Mission locale du pays de PloĂ«rmel- CƓur de Bretagne[226].

    • Photographie de l’entrĂ©e de l’école maternelle Françoise Dolto.
      École maternelle Françoise Dolto.
    • Photographie de l’entrĂ©e de l’école Ă©lĂ©mentaire Jules Verne.
      École Ă©lĂ©mentaire Jules Verne.

    Établissements de santĂ© et praticiens

    Centre hospitalier Alphonse Guérin.

    PloĂ«rmel accueille un centre hospitalier, dans un territoire de santĂ© dont l’hĂŽpital de rĂ©fĂ©rence est le centre hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) Ă  Vannes. Il dispose notamment d’un service d’urgences et d’un service spĂ©cialisĂ©e en obstĂ©trique et chirurgie[227]. Un rapport de la chambre rĂ©gionale des comptes de mai 2016 relevait que, malgrĂ© les offres proposĂ©es, l'Ă©tablissement voit nĂ©anmoins une partie importante des habitants de son territoire se diriger vers le CHBA et le CHRU de Rennes en raison de leur bonne desserte routiĂšre, contribuant Ă  en fragiliser la gestion financiĂšre[228].

    Les soins sur place sont assurĂ©s en 2019 par plusieurs praticiens dont dix-huit mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes et un homĂ©opathe[229] assistĂ©s d'auxiliaires mĂ©dicaux et de trois pharmacies. Les zones de mise en Ɠuvre des mesures destinĂ©es Ă  favoriser une meilleure rĂ©partition gĂ©ographique des professionnels de santĂ© libĂ©raux, des maisons de santĂ©, des pĂŽles de santĂ© et des centres de santĂ©, ont Ă©tĂ© redĂ©finies le par le directeur gĂ©nĂ©ral de l'ARS Bretagne dans le cadre de la rĂ©vision du Projet RĂ©gional de SantĂ© (PRS) Bretagne. PloĂ«rmel Ă©tait alors en zone Ă  surveiller[230].

    Établissements pour personnes ĂągĂ©es et handicapĂ©es

    À l’échelle du Pays de PloĂ«rmel-CƓur de Bretagne (58 communes), le SCOT recense en 2010 27% de la population avec plus de 60 ans et 11 % de plus de 75 ans. Ces proportions sont supĂ©rieures aux moyennes française et bretonne, mais Ă©quivalentes Ă  la situation morbihannaise. Quatre Ă©tablissements pour personnes ĂągĂ©es sont localisĂ©s sur la commune : la rĂ©sidence KerĂ©lys, situĂ©e Ă  proximitĂ© du Lac au Duc, qui accueille 28 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentĂ©e, la RĂ©sidence KandĂ©lys (un foyer-logement de 24 places), l'EHPAD RĂ©sidence Saint-Antoine (65 pl.) et l'EHPAD et USLD du centre hospitalier (207 pl.). Par ailleurs diffĂ©rents acteurs interviennent sur la commune pour les personnes handicapĂ©es (Amisep, Adapei, CEM56, Moulin vert)[231].

    Sécurité, justice et secours

    La sĂ©curitĂ© de la commune est assurĂ©e par la brigade de gendarmerie nationale de proximitĂ© chef-lieu de Plöermel, qui fait partie de la communautĂ© de brigades de PloĂ«rmel, qui a autoritĂ© sur 23 communes, elle-mĂȘme rattachĂ©e Ă  la compagnie de gendarmerie dĂ©partementale de PloĂ«rmel[Note 20] qui dĂ©pend du groupement de gendarmerie dĂ©partementale du Morbihan Ă  Vannes[232].

    En matiÚre de justice, Ploërmel relÚve du conseil de prud'hommes de Vannes, de la Cour administrative d'appel de Nantes, de la Cour d'appel de Rennes, de la Cour d'assises du Morbihan, du tribunal administratif de Rennes, du tribunal de commerce de Vannes et du tribunal judiciaire de Vannes[Note 21] - [233].

    Les sapeurs-pompiers interviennent au quotidien dans la lutte contre l’incendie, le secours d’urgence et la protection des biens et de l’environnement. PloĂ«rmel dispose d'un centre d'intervention et de secours (CIS), construit dans les annĂ©es 1980 et centre d'appui, avec le Centre de secours principal (CSP) de Vannes, des 26 CIS de l'arrondissement de Vannes[234].

    Population et société

    PĂ©riode de 1793 Ă  2019 (commune historique)

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquĂȘte de recensement portant sur toute la population est rĂ©alisĂ©e tous les cinq ans, les populations lĂ©gales des annĂ©es intermĂ©diaires Ă©tant quant Ă  elles estimĂ©es par interpolation ou extrapolation[235]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2008[236].

    En 2020, la commune comptait 9 785 habitants[Note 22], en augmentation de 2,83 % par rapport Ă  2014 (Morbihan : +3,12 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5 2004 6944 7584 9184 8515 2074 9875 1905 635
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    5 2025 4785 6975 4725 5055 7615 8815 9136 041
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    6 0625 4245 3705 2375 4365 3805 6876 0366 037
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    5 7235 9076 2186 5636 9967 5258 5388 7909 525
    2018 2020 - - - - - - -
    9 7879 785-------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[138] puis Insee Ă  partir de 2006[237].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    PĂ©riode Ă  compter de 2019 (commune nouvelle)

    Formellement les chiffres de populations publiĂ©s par l'Insee le sont millĂ©simĂ©s 2016 et Ă©tablis sur la base du dĂ©coupage territorial en vigueur au . La valeur de la population municipale de la commune nouvelle, en vigueur Ă  compter du , peut ĂȘtre obtenue par addition[239] des populations municipales de la commune historique (9 571 habitants en 2015 et 9 498 en 2016) et de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e Monterrein (391 habitants en 2015 et 392 en 2016), soit 9 962 habitants en 2015[160] et 9 890 en 2016. À partir du recensement de 2017, en vigueur au , la population est celle de la commune nouvelle.

    Équipements sportifs

    Photographie du centre régional des arts martiaux.
    Centre régional des arts martiaux.

    En 2019, PloĂ«rmel compte 77 Ă©quipements sur ses installations sportives : deux bassins de natation, quatre boulodromes, trois courts de tennis, cinq Ă©quipements d'activitĂ©s de forme et de santĂ©, trois Ă©quipements Ă©questre, neuf Ă©quipements d'athlĂ©tisme, deux parcours de golf, un parcours sportif/santĂ©, une plaine de jeux, sept plateau-EPS, une salle de combat, six salles multisports, quatre salles ou terrains spĂ©cialisĂ©s, une salle non spĂ©cialisĂ©e, deux skateparks et vĂ©lo freestyle, quatre structures artificielles d'escalade, un terrains de grands jeux, trois terrains extĂ©rieurs de petits jeux collectifs, huit divers Ă©quipements sports de nature et un Ă©quipements divers[240]. Ce nombre d’équipements est toutefois jugĂ© insuffisant par le conseil municipal compte tenu de la taille de la ville, qui dĂ©cide en 2018 d’un important programme de travaux[241]. Ces Ă©quipements se rĂ©partissent dans diverses installations sportives :

    • Le complexe sportif de Ronsouzes, mis en service entre 1965 et 1974[240], qui hĂ©berge en particulier la piscine intercommunale composĂ©e de deux bassins (un bassin de 25 m et un bassin de 10 m dĂ©diĂ© aux apprentissages)[242], fait l’objet d’un programme d’extension sur la pĂ©riode 2019-2022 : crĂ©ation d'un terrain en gazon synthĂ©tique homologuĂ© Ă  la pratique du football de niveau 4 en 2019, construction de deux courts de tennis extĂ©rieurs et rĂ©habilitation en niveau 4 et 5 de deux terrains de football en 2020, construction d'un stade d'athlĂ©tisme avec six couloirs, un terrain engazonnĂ© homologuĂ© pour la pratique du football en niveau 4 et du rugby, et de nouvelles tribunes en 2021-2022[241] ;
    • Le stade de La PĂ©rouse dispose de deux terrains de foot, l’un de 60 m de longueur pour pratiquer le football Ă  7, et un autre de 70 m de longueur pour le foot Ă  9[243] ;
    • Les Ă©tablissements scolaires disposent de diverses installations : les Ă©coles primaires Saint-Joseph et Saint-Louis, les collĂšges du SacrĂ© CƓur et Beaumanoir, le lycĂ©e La Mennais (gymnase[244], stade d'athlĂ©tisme[245]), et La Touche (gymnase, mur d’escalade, parcours santĂ©) ;
    • Le stade Octave Guilloux (Complexe sportif) est un stade de football situĂ© dans le hameau de Saint-Jean Villenard[246] ;
    • Enfin le centre rĂ©gional d'arts martiaux, installĂ© rue Pierre de Coubertin. Construit en 2008 et d'une superficie de 4 250 m2, il dispose de 500 m2 de surface de tatami, permettant d’accueillir des compĂ©titions de haut niveau[247] - [248].

    Un centre nautique (voile, aviron, canoë-kayak, ski nautique, label handivoile) ainsi qu'un Golf 9 trous ont été aménagés au lac au Duc.

    L'Hippodrome de Malleville, inauguré en 1905 et installé sur l'emprise du chùteau de Malleville, organise chaque année trois réunions en août et en septembre (trot, plat, steeple-chase, cross-country).

    Clubs et animations sportives

    Le tissu associatif de la commune est dense. Il comprend une centaine d'associations qui couvrent l'ensemble des domaines sportifs, culturels, environnementaux, de l'action sociale et de l'insertion, festifs et scolaires. De plus, la commune dispose d'un centre culturel facilitant le fonctionnement des associations. Il est implanté en centre-ville, en frange est du centre ancien dans les bùtiments du couvent des Ursulines, avenue de Guibourg[249].

    Plusieurs clubs sportifs sont actifs sur la commune :

    • Savate, boxe française : le Club Gant PloĂ«rmelais, dont un des licenciĂ©s, Romain Legros, a en particulier Ă©tĂ© champion de France minimes en boxe française en 2016[250] ;
    • Football : le PloĂ«rmel Football Club (PFC), qui compte en 2019 35 Ă©quipes dont les principales Ă©voluent au niveau rĂ©gional en ligue de Bretagne[251], et Saint-Jean sports (SJS) qui comprend en 2019 3 Ă©quipes et Ă©volue au niveau dĂ©partemental ;
    • Basket-ball : le Basket Club PloĂ«rmel (BCP), qui Ă©volue au niveau rĂ©gionale 3 en 2019[252] - [253] ;
    • Sports de combat : le centre rĂ©gional d'arts martiaux, qui dispose d'une salle de 1 200 m2 qui permet d'exercer divers sports de combats[254] ;
    • Handball : le PloĂ«rmel Handball Club, Ă©voluant en 2019 en honneur rĂ©gionale[255].

    La PloĂ«rmelaise est, depuis 2011, un parcours de km rĂ©alisable en marchant ou en courant par tout Ă  chacun (hommes et femmes de tout Ăąge), afin de sensibiliser contre le cancer colorectal. ProgrammĂ©e en dĂ©but d’annĂ©e, elle comporte une portion en ville et une portion (majoritaire) sur voie verte. L’édition de 2018 avait rassemblĂ© prĂšs de 1 900 participants[256] - [257].

    Culte catholique

    Gravure de 1850 représentant le pardon de Ploërmel
    Gravure de 1850 représentant le pardon de Ploërmel.

    Le culte catholique est pratiquĂ© Ă  PloĂ«rmel. La paroisse de PloĂ«rmel fait partie en 2019 de la communautĂ© de paroisses PloĂ«rmel, Saint-Armel, Taupont et Augan[258], au sein du doyennĂ© de PloĂ«rmel et du diocĂšse de Vannes, une organisation territoriale en Ă©volution continue, compte tenu de la diminution du nombre de prĂȘtres[259].

    La dĂ©votion Ă  Saint-Armel s’est longtemps manifestĂ©e chaque annĂ©e par une fĂȘte qui lui Ă©tait dĂ©diĂ©e, cĂ©lĂ©brĂ©e le 16 aoĂ»t, la solennitĂ© Ă©tant renvoyĂ©e au dimanche suivant. Une procession solennelle, dĂ©nommĂ©e pardon, avait lieu. PortĂ©e sur les Ă©paules de deux prĂȘtres en aube et en chasuble, le chef de Saint-Armel parcourait les rues de la ville. De nombreux PloĂ«rmelais se rassemblaient Ă  cette occasion. En sus de la procession, cĂ©rĂ©monie religieuse, a longtemps eu lieu une reprĂ©sentation thĂ©Ăątrale. Ainsi de 1600 Ă  1790 se jouait en public, au soir de la fĂȘte, une « tragĂ©die de Saint-Armel » Ă  la reprĂ©sentation de laquelle les habitants des paroisses voisines venaient assister[260]. La derniĂšre procession eu lieu dans les annĂ©es 1960[261].

    Autres cultes

    Une Ă©glise protestante Ă©vangĂ©lique est prĂ©sente Ă  PloĂ«rmel. Les autres lieux de cultes situĂ©s en dehors de la commune sont les suivants[262] : une Ă©glise orthodoxe Ă  LoudĂ©ac (38 km), un temple protestant, un temple bouddhiste[264] et une mosquĂ©e[265] Ă  Vannes (41 km) (une autre mosquĂ©e se trouve Ă  Saint-PĂ©ran[265] (39 km)) et une synagogue Ă  Rennes (56 km).

    MĂ©dias

    La presse écrite locale est dominée par le Groupe SIPA - Ouest-France et son édition Ouest-France. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés : Le Ploërmelais et Les Infos du Pays de Ploërmel[266].

    Le PloĂ«rmelais est un hebdomadaire dont la zone de diffusion couvre les anciens cantons de PloĂ«rmel, Josselin, La TrinitĂ©-PorhoĂ«t, Mauron et Malestroit. Historiquement la publication est parue initialement sur la pĂ©riode 1882-1944. Initialement ayant la fonction d’écho de l'arrondissement de PloĂ«rmel [« puis » journal des catholiques de l'arrondissement « puis » journal de l'arrondissement, catholique, politique, judiciaire, agricole, commercial, industriel « puis » journal d'annonces judiciaires, lĂ©gales, commerciales et d'avis divers][267]. En 2015, sa diffusion Ă©tait de l’ordre de 5 000 exemplaires. La publication papier est adossĂ©e Ă  une publication numĂ©rique[268].

    Une autre publication uniquement numérique complÚte le dispositif médiatique local : Les « infos du Pays Gallo », dont la zone de diffusion couvre les communes des intercommunalités suivantes : Ploërmel Communauté, Questembert Communauté et De l'Oust à Brocéliande Communauté[269].

    Économie

    Revenus et fiscalité

    Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Ploërmel et dans l'ensemble du Morbihan en 2015 sont présentés ci-dessous.

    Revenus des ménages à Ploërmel (56) en 2015.
    Ploërmel[270] Morbihan[271]
    Nombre de mĂ©nages fiscaux4 174329 913
    Nombre de personnes dans les mĂ©nages fiscaux9 267738 554
    MĂ©diane du revenu disponible par unitĂ© de consommation (en euros)20 55220 359
    Part des ménages fiscaux imposés52,5 %53,3 %

    Si les indicateurs communaux sont proches de ceux du département, il ressort néanmoins que la commune est classée depuis 2017 en zone de revitalisation rurale (ZRR), à l'instar de l'ensemble des communes de Ploërmel communauté, car l'évaluation se fait au niveau de l'intercommunalité[Note 23]. Ce dispositif vise à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent. L'objectif est de concentrer les mesures d'aide de l'état au bénéfice des entreprises créatrices d'emplois dans les zones rurales les moins peuplées et les plus touchées par le déclin démographique et économique[272] - [273].

    ParallĂšlement, la commune bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d'un contrat de ruralitĂ© signĂ© en 2017 entre l'État et le Pays de PloĂ«rmel[274]. À l'instar des contrats de ville, le contrat de ruralitĂ© coordonne les moyens financiers et prĂ©voit l’ensemble des actions et des projets Ă  conduire en matiĂšre d’accessibilitĂ© aux services et aux soins, de dĂ©veloppement de l’attractivitĂ©, de redynamisation des bourgs-centres, de mobilitĂ©, de transition Ă©cologique ou, encore, de cohĂ©sion sociale[275].

    Emploi

    En 2017, la ville de PloĂ«rmel « concentrait » 31 % des emplois salariĂ©s au lieu de travail sur le territoire du pays de PloĂ«rmel CƓur de Bretagne, les trois plus grosses entreprises (PEP, Capsugel et Yves Rocher) ne reprĂ©sentant qu'un peu moins de 10 % des emplois salariĂ©s de la commune. Le premier pourvoyeur d'emplois sur la commune est en fait le secteur public (administration, enseignement, santĂ©, action sociale) avec environ 2 200 emplois, soit 36 % du total des emplois salariĂ©s[276].

    Au-delĂ  de l'importance du secteur tertiaire, le comparatif entre l'Ă©volution de l'emploi Ă  PloĂ«rmel entre 2010 et 2015 et celle du dĂ©partement et de la rĂ©gion montre une part plus importante du secteur industriel sur la commune que sur le dĂ©partement ou la rĂ©gion Bretagne[277]. Concernant l'occupation de ces emplois, sur les 7 300 emplois que comptait la commune en 2014, seulement 2 200 Ă©taient pourvus par des PloĂ«rmelais et plus de 5 100 par des habitants d’autres communes, attestant ainsi du rĂŽle Ă©conomique prĂ©pondĂ©rant que jour la commune pour le quart nord-est du dĂ©partement. PloĂ«rmel exporte Ă©galement a contrario 1 700 actifs vers d’autres localitĂ©s[278].

    Évolution de l'emploi Ă  PloĂ«rmel (56) entre 2010 et 2015.
    Commune historique[279] Morbihan[280] RĂ©gion Bretagne[277]
    2015 2010 2015 2010 2015 2010
    Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
    Agriculture1161,61171,712 2604,413 4004,861 3954,766 0085,1
    Industrie1 59721,41 57422,944 14815,845 23416,2178 53313,7189 77514,6
    Construction4025,4483720 7797,523 5878,590 1756,998 2497,6
    Commerce, transports, services divers2 72536,62 45035,7110 94639,8108 74139,1538 51141,4528 58540,7
    Administration publique, enseignement, santĂ©, action sociale2 612352 24332,790 52832,587 43931,4430 70633,1417 23832,1
    Ensemble7 4521006 866100278 661100278 4011001 299 3201001 299 855100

    Entreprises et commerces

    Au , la commune historique de PloĂ«rmel comptait 1 097 Ă©tablissements : 48 dans l’agriculture-sylviculture-pĂȘche, 75 dans l'industrie, 77 dans la construction, 717 dans le commerce-transports-services divers et 180 Ă©taient relatifs au secteur administratif. 29 Ă©tablissements avaient plus de 50 salariĂ©s, dont 18 hors administration[281]. Pour la commune dĂ©lĂ©guĂ©e de Monterrein, plus rurale, 22 Ă©tablissements Ă©taient actifs Ă  la mĂȘme date : 6 dans l’agriculture-sylviculture-pĂȘche, 3 dans l'industrie, 1 dans la construction, 10 dans le commerce-transports-services divers et 2 dans le secteur administratif[282].

    Établissements actifs par secteur d'activitĂ© au 31 dĂ©cembre 2015[281] - [283]
    Total % com (% dep) 0
    salarié
    1 Ă  9
    salarié(s)
    10 Ă  19
    salariés
    20 Ă  49
    salariés
    50 salariĂ©s
    ou plus
    Ensemble1 097100,0 (100) 641339573129
    Agriculture, sylviculture et pĂȘche484,4 (10) 3314100
    Industrie756,8 (6) 2830359
    Construction777,0 (9,7) 4125722
    Commerce, transports, services divers71765,4 (60,1) 43223630127
    dont commerce et réparation automobile22320,3 (15,1)115861552
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale18016,4 (14,2) 10734161211

    Secteur primaire

    198820002010
    Nombre d’exploitations1237652
    Équivalent UnitĂ© de travail annuel (UTA)13510189
    Surface agricole utile (SAU) (ha)2 9742 9732 733
    Cheptel (nombre de tĂȘtes)6 2045 3786 927

    Le secteur primaire est peu représenté sur la localité (4,8 % des établissements en tenant compte de la commune déléguée contre 10 % au niveau du département).

    Le tableau ci-contre prĂ©sente les principales caractĂ©ristiques des exploitations agricoles de PloĂ«rmel, commune historique, observĂ©es entre 1988 et 2010, soit sur une pĂ©riode de 22 ans[284]. Le nombre d'exploitations a fortement diminuĂ© sur cette pĂ©riode, passant de 123 Ă  52, soit une perte de plus de la moitiĂ© des exploitations. La surface agricole utile n'a par contre pas diminuĂ© dans les mĂȘmes proportions, traduisant une augmentation de la taille des exploitations. En 2010, sur les 52 exploitations, 14 relĂšvent de l'orientation technico-commerciale[Note 24] des grandes cultures, 11 des bovins lait, 3 des ovins et autres herbivores, 14 des Ă©levages hors sol et 5 de la polyculture, polyĂ©levage. 5 autres ne sont pas prĂ©cisĂ©es en raison du secret statistique.

    La commune est localisĂ©e de facto dans les aires de production de quatre produits bĂ©nĂ©ficiant d’une indication gĂ©ographique protĂ©gĂ©e (IGP)[285]. Il s’agit du « cidre de Bretagne » ou « cidre breton[286] », de la « farine de blĂ© noir de Bretagne — gwinizh du breizh[287] », des « Volailles de Bretagne[288] » et des « Volailles de JanzĂ©[289] ».

    Secteur secondaire

    Sur le plan industriel, les six entreprises installées à Ploërmel les plus importantes en termes de chiffres d'affaires et d'effectifs sont installées dans les zones industrielles de la commune historique. Aucune n'existe sur le territoire de la commune déléguée de Monterrein[290].

    • L'usine Yves Rocher, oĂč 250 salariĂ©s fabriquent chaque annĂ©e 50 millions de produits parfumĂ©s[291] - [292] ;
    • La sociĂ©tĂ© PEP, appartenant au groupe D'Aucy, un groupe agroalimentaire coopĂ©ratif (ex Cecab), est spĂ©cialisĂ©e dans la casserie d'Ɠufs, la fabrication et le conditionnement de produits Ă©laborĂ©s d'Ɠufs, frais et surgelĂ©s (blancs d'Ɠuf liquides, prĂ©parations pour omelettes pour potages, Ɠufs cuits prĂȘts-Ă -l'emploi, Ă  trancher, en tubes)[293] dispose de deux Ă©tablissements sur la commune (CA de la sociĂ©tĂ© : 93,6 M€ en 2016 et 48 M€ en 6 mois en 2017[294] - [295]) ;
    • Capsugel Ploermel, appartenant au groupe Pfizer et crĂ©Ă©e en 1995 (48,2 M€ en 2017)[296], est leader mondial en fourniture de gĂ©lules dures et en solutions galĂ©niques innovantes utilisĂ©es Ă  la fois par l’industrie pharmaceutique et celle des complĂ©ments alimentaires et emploie 2 800 employĂ©s dans le monde et 188 Ă  PloĂ«rmel (en 2014)[297]. En 2013, l'usine de PloĂ«rmel est le premier site de Capsugel Ă  obtenir l'approbation de la FDA Ă  produire des produits pharmaceutiques destinĂ©s Ă  ĂȘtre commercialisĂ©s aux États-Unis[298] ;
    • L'entreprise « Les Celluloses de Broceliande », crĂ©Ă©e en 1990 et filiale du groupe IntermarchĂ©, fabrique des articles d'hygiĂšne pour le bĂ©bĂ© et la femme et en est le leader (CA de 61,8 M€ en 2016)[299] et 62,9 M€ en 2017. Elle employait 183 personnes en 2017[300] ;
    • Manufac Produits Automobiles de PloĂ«rmel (MPAP) est un fabricant d'Ă©quipements automobiles (CA de 15,2 MF en 2017)[301]. TouchĂ©e de plein fouet par la baisse des activitĂ©s de l'usine PSA de Rennes La Janais, l'entreprise se sĂ©pare en 2013 de 53 des 160 salariĂ©s[302]. En 2014, les effectifs sont de 104 personnes[303] ;
    • Les « AciĂ©ries de Ploermel Industrie » sont spĂ©cialisĂ©es dans la fabrication de matĂ©riel ferroviaire. CrĂ©Ă©es en 1885, les forges Thuault deviennent en 1939 les aciĂ©ries PloĂ«rmel. Elles sont rachetĂ©es par Keystone USA en 1994, puis intĂšgrent le groupe Keystone Europe en 1999. Mais en 2005, la sociĂ©tĂ© connaĂźt des difficultĂ©s et est rachetĂ©e par les salariĂ©s dans le cadre de la crĂ©ation d'une SCOP[304]. En 2017, la SCOP prĂ©sente un CA de 8,3 MF[305] et emploie 95 salariĂ©s. La sociĂ©tĂ© dĂ©mĂ©nage ses locaux en 2019-2020[306].

    Dans le domaine des entreprises avec une activitĂ© spĂ©cifique, l'Ă©quipementier Babolat, dont le siĂšge est Ă  Lyon, tient une place unique. NumĂ©ro un de la fabrication de raquettes de tennis, Babolat est la seule entreprise française, et quasiment au monde, Ă  produire des cordages naturels, rĂ©putĂ©s meilleurs que les cordages synthĂ©tiques. 90 % de ces cordages qui peuvent aujourd'hui exister sont fabriquĂ©s Ă  PloĂ«rmel, sur un site implantĂ© depuis 1979 en raison de la proximitĂ© de grands abattoirs de bovins[307]. Il faut un peu plus de 12 m de boyau pour le cordage d’une seule raquette, soit l’équivalent de deux intestins de bƓufs[308].

    D'autres entreprises du secteur secondaire peuvent ĂȘtre citĂ©es comme Hydraumatec Ingenierie, fabricant d'Ă©quipements hydrauliques et pneumatiques (CA de 3,5 MF en 2017)[309], Broceliande Tp, une entreprise de travaux de terrassements (2,4 MF en 2017)[310] et 18 personnes en 2015[311] ou IPCB, crĂ©Ă©e en 2008 et spĂ©cialisĂ©e dans la chaudronnerie et la tuyauterie industrielles[312].

    Secteur tertiaire

    photographie d'une allée du marché de Ploërmel.
    Jour de marché à Ploërmel.

    La ville dispose d'une maison des entreprises « Cométias » qui regroupe les 3 chambres consulaires : Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan, Chambre de métiers et de l'artisanat et Chambre d'agriculture.

    Dans le secteur d'activitĂ© du commerce, les entreprises les plus importantes sont : Cecabroons Ponte (commerce de gros interentreprises de produits laitiers, Ɠufs, huiles et matiĂšres grasses comestibles - CA de 29,1 M€ en 2017[313] et 18 salariĂ©s en 2014[314]), MeziĂšre Automobiles (commerce et rĂ©paration d'automobiles et de motocycles - CA : 9,4 MF en 2017[315] et 11 personnes en 2012[316]), Dupe Troll (restauration rapide - CA de 6,7 MF en 2017[317] et 58 personnes en 2014[318]), Coral Sud Bretagne (commerce de gros - CA de 3,6 MF en 2017[319]), Maluv (commerce de dĂ©tail - CA de 3,2 MF en 2017).

    Dans le domaine des services, deux entreprises peuvent ĂȘtre mentionnĂ©es : Le Ray Transport et Logistique (9,2 MF en 2017[320] et 84 salariĂ©s en 2014[321]) et Gp Bretagne Emploi (4,4 MF en 2017[322] et 45 salariĂ©s en 2013[323]).

    Un marchĂ© hebdomadaire a lieu tous les vendredis matin sur la place du Tribunal dans le centre-ville. Il est complĂ©tĂ© par un marchĂ© aux livres une fois par mois et par la traditionnelle foire Saint-Denis qui a lieu le troisiĂšme lundi du mois d'octobre, ainsi que le dimanche le prĂ©cĂ©dant (depuis 2017)[324]. La foire Saint-Denis, auparavant foire agricole avec marchĂ© aux bestiaux, est une tradition locale qui remonte au XVIIIe siĂšcle. Avant la RĂ©volution, la foire Saint-Denis avait lieu au jour de l'incidence de la fĂȘte du saint et autour de sa chapelle. En 1790, les propriĂ©taires et habitants du village Saint-Denis prĂ©sentent au conseil gĂ©nĂ©ral de la commune une requĂȘte tendant Ă  obtenir que la foire Saint-Denis soit transfĂ©rĂ©e dans la ville de PloĂ«rmel. Pour rĂ©aliser l'opĂ©ration, les Ă©lus dĂ©cident d'agrandir la place Saint-Nicolas (place de la Mairie) qui sert de champ de foire. L'annĂ©e suivante, le , le directeur du dĂ©partement autorise ce transfert. Depuis, il se tient dans la ville une foire tous les troisiĂšmes lundis de chaque mois et la foire Saint-Denis est renvoyĂ©e au troisiĂšme lundi d'octobre[325].

    Culture et patrimoine

    Langues

    Si on a parlĂ© localement breton au Moyen Âge, depuis on y parle gallo, langue romane et non celtique.

    En 2005, le conseil général a décidé d'installer des panneaux bilingues français-breton, ce qui a provoqué une polémique dans le pays gallo[326].

    À la rentrĂ©e 2017, 26 Ă©lĂšves Ă©taient scolarisĂ©s dans la filiĂšre bilingue publique (soit 2,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[327].

    Lieux et monuments

    Carte de localisation des bĂątiments d'intĂ©rĂȘt historique dans la ville close de PloĂ«rmel.
    Carte de localisation des bĂątiments d'intĂ©rĂȘt historique dans la ville close de PloĂ«rmel.

    Les chiffres rouges entre parenthĂšses se rapportent aux repĂšres de la carte Localisation des bĂątiments d'intĂ©rĂȘt historique de PloĂ«rmel

    Patrimoine religieux

    Le patrimoine religieux est constitué de trois églises historiques, Saint-Armel sur la commune historique, Saint-Malo sur le territoire de la commune déléguée, et Saint-Jean-Baptiste sur le village de Saint-Jean-de-Villenard et de trois anciens couvents (Carmes, Ursulines et Carmélites) qui ont connu des destins différents, et de différentes croix classées.

    • L'Ă©glise Saint-Armel (3)[328] - [329]. FondĂ©e au XVe siĂšcle, l'Ă©glise a Ă©tĂ© reconstruite entre 1511 et 1602. Le portail nord, de 1530 environ, prĂ©sente des scĂšnes de l’Évangile, et des scĂšnes populaires.
      À l'intĂ©rieur, on trouve une voĂ»te en bois ornĂ©e de sabliĂšres richement sculptĂ©es, des verriĂšres (dont l'Arbre de JessĂ©, 1552), des ornementations, les gisants des ducs Jean II et Jean III ainsi que celui de Philippe de Montauban, chancelier d'Anne de Bretagne. À l'origine les tombeaux des deux ducs Ă©taient placĂ©s dans l'Ă©glise des Carmes. L'Ă©glise ayant Ă©tĂ© dĂ©truite par la Ligue, les deux tombeaux ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s dans l'Ă©glise du prieurĂ© Saint-Nicolas en 1591. RĂ©installĂ©s dans la nouvelle Ă©glise des Carmes, ils y demeurent jusqu'Ă  la RĂ©volution française. En 1790, les parois des tombeaux sont dĂ©truites et les gisants dĂ©posĂ©s. C'est le conseil gĂ©nĂ©ral du Morbihan qui fait restaurer les deux gisants, en 1820, lesquels sont ensuite dĂ©posĂ©s sur un nouveau et unique tombeau placĂ© dans l'Ă©glise Saint-Armel.
      Classé monument historique dÚs 1840[330], l'édifice a été un peu endommagé par les bombardements américains des 12 et .
    • L'Ă©glise Saint-Malo, sur la commune dĂ©lĂ©guĂ©e de Monterrein, est dĂ©diĂ©e Ă  l'origine Ă  saint BarthĂ©lemy puis Ă  saint Malo. Elle a la forme d'une croix latine avec un bas cĂŽtĂ© au nord. Église romane du XIIe siĂšcle, elle fut remaniĂ©e avec des restaurations et des additions aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siĂšcles[331].
    • Le couvent des Carmes (1) est fondĂ© en 1273, Ă  l'initiative du comte de Richemont (Jean II), le futur Duc de Bretagne, qui, de retour de croisade, dĂ©cide d’accueillir Ă  PloĂ«rmel un nouvel ordre mendiant : les Carmes. SituĂ© Ă  l'ouest de la ville close, il hĂ©berge en 1564, le roi Charles IX lors de sa visite Ă  PloĂ«rmel. Il est dĂ©truit par les Huguenots en 1593 et reconstruit en 1622. En 1792, les RĂ©volutionnaires prennent possession du couvent pour en faire un hĂŽpital militaire. En 1871, il est rachetĂ© par le diocĂšse et devient le petit sĂ©minaire chargĂ© de la formation des jeunes prĂȘtres jusqu'en 1904, date de la confiscation des Ă©tablissements religieux par l'État. Pendant la guerre 14-18, le bĂątiment sert de casernement pour le 102e rĂ©giment d'artillerie lourde. La gendarmerie de PloĂ«rmel y est ensuite cantonnĂ©e de 1921 Ă  1988[332]. La Chapelle Sainte-Marie des Carmes (2), dite la Chapelle bleue, a Ă©tĂ© sacrĂ©e en 1888 et est aujourd'hui un lieu de spectacles et d’expositions[332].
    • Le monastĂšre des Ursulines est construit de 1630 Ă  1647. La pĂ©riode rĂ©volutionnaire sonne la fin du couvent. Les biens sont inventoriĂ©s et vendus, et les cinquante-quatre religieuses prĂ©sentes sont Ă©vacuĂ©es le . Le monastĂšre est vide et la chapelle sert alors de grenier Ă  fagots pour le boulanger voisin. C'est dans cet Ă©tat de dĂ©labrement que le pĂšre Jean Marie de La Mennais achĂšte les bĂątiments en 1824 pour y installer les FrĂšres de la congrĂ©gation qu'il vient de fonder. La maison mĂšre se dĂ©veloppe et compte plus de 400 personnes Ă  la fin du XIXe siĂšcle. Les lois de 1903-1904 dispersent la plupart des congrĂ©gations religieuses. Les frĂšres sont expulsĂ©s de PloĂ«rmel, le 12 fĂ©vrier 1904. En 1909, la maison est rachetĂ©e et l’école Lamennais y est installĂ©e ainsi qu'une Ă©cole d’agriculture. AprĂšs 1940, celle-ci est transfĂ©rĂ©e Ă  La Touche et les groupes de frĂšres reprennent possession des locaux. Aujourd’hui la maison mĂšre abrite une communautĂ© de FrĂšres et des services administratifs de la Province[332] - [333]. Les lieux hĂ©bergent Ă©galement l'horloge astronomique (8), le musĂ©e des sciences naturelles[334] (15) et le musĂ©e Lamennais[335] (16).
    • Le couvent des CarmĂ©lites (4), est construit de 1630 Ă  1645 et est nommĂ© couvent de BethlĂ©em. En 1729, on y dĂ©nombre la prĂ©sence de cinquante-neuf religieuses. Durant la RĂ©volution, la chapelle est retenue pour tenir des rĂ©unions publiques et c'est lĂ  que les dĂ©lĂ©guĂ©s du Tiers Ă©tat Ă©lisent leurs dĂ©putĂ©s aux États GĂ©nĂ©raux, le . En 1790, de nombreuses Ă©lections y sont organisĂ©es. En 1792, le couvent suit le mĂȘme sort que les deux autres couvents : les biens sont vendus et les carmĂ©lites Ă©vacuĂ©es. Le couvent connaĂźt ensuite de nombreuses affectations, magasin Ă  grains et Ă  fourrage, hĂŽpital, prison, Ă©cole et caserne de gendarmes en 1805. En 1810, NapolĂ©on donne le couvent aux Ursulines pour y crĂ©er un Ă©tablissement pour l'Ă©ducation des jeunes filles. Les derniĂšres religieuses sont expulsĂ©es le 13 novembre 1906 et le monastĂšre est mis en vente en 1913. RachetĂ© par un ami des Ursulines, il devient le pensionnat du SacrĂ©-CƓur en 1919[332]. En 2006, il est entiĂšrement dĂ©truit par un incendie criminel[336]. AprĂšs une longue pĂ©riode d'atermoiements, des travaux de rĂ©habilitation sont entrepris en 2018[337].
    • Patrimoine religieux de PloĂ«rmel (sĂ©lection).
    • Photographie de l'Ă©glise Saint-Armel
    • Photographie du Vitrail sur la vie de Saint-Armel.
      Vitrail sur la vie de Saint-Armel (XVe siĂšcle).
    • Photographie des armoiries de la ville.
      Armoiries de la ville.
    • Photographie du tombeau de Philippe de Montauban.
      Tombeau de Philippe de Montauban.
    • Photographie du couvent des CarmĂ©lites.
      Couvent des Carmélites.
    • Photographie de la chapelle Saint-Antoine.
      Chapelle Saint-Antoine.
    • Croix monumentales de PloĂ«rmel (sĂ©lection).
    • Photographie de la croix de la CouardiĂšre dans son environnement.
      Croix de la CouardiĂšre.
    • Photographie de la croix de Roc-Brien dans son environnement.
      Croix de Roc-Brien.
    • Photographie de la croix du cimetiĂšre de Monterrein dans son environnement.
      Croix du cimetiĂšre de Monterrein.
    • Photographie de la croix Perrinet de Bezondans son environnement.
      Croix Perrinet de Bezon.
    • Photographie des deux croix Guyot de Bezon dans leur environnement.
      Croix Guyot de Bezon.

    Patrimoine civil historique

    Les remparts de la ville (6), construits en 1175[344], Ă©taient crĂ©nelĂ©s, protĂ©gĂ©s par des douves et flanquĂ©s de cinq tours d’angles. Les six autres tours, accouplĂ©es deux Ă  deux, protĂ©geaient les trois portes. Les fortifications disparurent petit Ă  petit aprĂšs les guerres de la Ligue jusqu’au XIIe siĂšcle. Seule subsiste aujourd'hui la Tour des Thabor (7).

    Divers Ă©difices d'intĂ©rĂȘt historique sont situĂ©s dans la ville close :

    • L'hĂŽtel des Ducs de Bretagne (9) semble avoir Ă©tĂ© bĂąti vers 1150[345]. Son nom provient du fait que certains des ducs de Bretagne y ont sĂ©journĂ©[Note 25] et signĂ© des actes jusqu'au XIVe siĂšcle[345] - [347]. Ils dĂ©laissent cette habitation au siĂšcle suivant pour sĂ©journer au couvent des Carmes[347] - [346]. L'hĂŽtel actuel date du XVIe siĂšcle[347]. Au XVIIe siĂšcle, la demeure sert d'auberge et prend le nom d'« hĂŽtel de l'Écu de France ». L'hĂŽtel est inscrit au titre des monuments historiques par arrĂȘtĂ© du [347] ;
    • La maison des Marmousets (10) (1586) qui porte dans sa partie ouest une tour et un pan de mur, vestiges des anciennes fortifications, est bĂątie en pans de bois, selon le style Renaissance de l'Ă©poque. Elle est dĂ©corĂ©e de nombreuses sculptures de personnages, qui donnent son surnom de « marmousets » Ă  la maison[348] ;
    • L'hĂŽtel du CrĂ©vy (11) (aujourd’hui CafĂ© des Quatre Soldats) aurait appartenu Ă  la fin du XVIIe siĂšcle au chĂątelain du CrĂ©vy qui Ă©tait sergent fĂ©odĂ© de PloĂ«rmel[42] ;
    • La maison BigarrĂ© (12) (1669) doit son nom Ă  son premier propriĂ©taire, Jean BigarrĂ©, sieur de la Landelle, greffier Ă  la Cour royale de PloĂ«rmel. Le croissant surmontant la porte Renaissance reste une Ă©nigme[42] ;
    • L'ancien hĂŽtel de la Monnaie (13), adossĂ©e aux remparts de la ville, aurait Ă©tĂ© au Moyen Âge, l’atelier monĂ©taire des ducs Ă  PloĂ«rmel[42] ;
    • L'hĂŽtel Raoul de la Houlle (14) est une demeure de style Renaissance construite en 1610 par Raoul de la Houlle, seigneur de Villenard[42] ;
    • L'horloge astronomique (8) (1850-1855) est situĂ©e dans l'enceinte de la Maison de la congrĂ©gation des frĂšres de PloĂ«rmel. Elle est l'Ɠuvre du frĂšre Gabriel Morin (1812-1876), Ă©galement connu comme frĂšre Bernardin. Professeur de mathĂ©matiques, astronomie et navigation, et sans formation d'horloger, il a construit l'instrument dans le but d'illustrer ses cours. Elle est classĂ©e monument historique en 1982.

    Trois chùteaux sont présents sur la commune :

    • Le chĂąteau de la Haute-Touche, sur le territoire de la commune dĂ©lĂ©guĂ©e Monterrein, est un bĂątiment de 1760, mais sur le lieu existe des vestiges des XVIe et XVIIe siĂšcles. ExceptĂ© le principe des cuisines en sous-sols, adoptĂ© depuis longtemps dans la rĂ©gion de Malestroit, la construction du bĂątiment se rapproche plutĂŽt du type des malouiniĂšres. Les anciens bĂątiments des XVIe et XVIIe siĂšcles servent de communs. Le portail et sa ferronnerie font partie des embellissements effectuĂ©s au dĂ©but du XXe siĂšcle par l'architecte rennais JobbĂ©-Duval. Ces embellissements comprenaient aussi des douves, jardins Ă  la française, nouveau perron... À cette Ă©poque, une nouvelle chapelle a Ă©tĂ© construite, qui fait pendant Ă  un colombier du XIIIe siĂšcle. Il est inscrit aux Monuments historiques depuis 2001[349].
    • Le chĂąteau de QuĂ©hĂ©on, Ă  km Ă  l'est du bourg, semble avoir Ă©tĂ© construit au XIVe siĂšcle, puis rebĂąti au dĂ©but du XVIIe siĂšcle[350].
    • Le chĂąteau de Malleville, au sud-est du bourg de PloĂ«rmel, est construit au XVe siĂšcle. En 1905, un hippodrome est amĂ©nagĂ© dans le parc du chĂąteau. La chapelle et le calvaire sont inscrits au titre des monuments historiques par arrĂȘtĂ© du [351].
    • Patrimoine civil historique (sĂ©lection).
    • Photographie de la Tour des Thabor.
      Tour des Thabor.
    • Photographie de l'horloge astronomique.
      L'horloge astronomique.
    • Photographie de l'hĂŽtel des Ducs de Bretagne.
      HĂŽtel des Ducs de Bretagne.
    • Photographie de la Maison des Marmousets, avec vue rapprochĂ©e des pans de bois et des statuettes (marmousets)
      Maison des Marmousets.
    • Photographie du chĂąteau de Malleville.
      ChĂąteau de Malleville.
    • Photographie du chĂąteau de la Haute-Touche.
      ChĂąteau de la Haute-Touche.

    Patrimoine civil moderne

    Deux musées sont à disposition du public : le musée des Sciences naturelles[334] (15) et le musée Jean-Marie de La Mennais[335] (16).

    Deux sculptures modernes sont à signaler : la sculpture non figurative intitulée L'Arbre (1971-1972), par la sculptrice Simone Boisecq-Longuet, dans le collÚge Beaumanoir et la sculpture Le Repos du géant (1994), représentant un heaume et une épée sortant de terre, par le sculpteur François Davin, sur l'aire de covoiturage[352].

    Costume traditionnel

    La coiffe traditionnelle des cantons de Ploërmel et de Josselin est dénommée la GallÚse, ou coiffe à lacets. Les barbes ont été repliées et posées à plat sur le fond de la coiffure. La photo ci-contre montre un exemple porté vers 1900. Les bribes servant de jugulaires ont ensuite été enlevées et les barbes, selon la maniÚre dont elles sont relevées, forment différentes variantes[353]. Le costume traditionnel n'est quasiment plus porté qu'à l'occasion de manifestations religieuses exceptionnelles (pardons) et de manifestations culturelles auxquelles participent les cercles celtiques.

    Musique et danse traditionnelles

    Un ensemble de musique traditionnel breton, le Bagad de PloĂ«rmel, est actif dans la commune depuis 1953. Il propose des prestations tout au long de l’annĂ©e (festivals, fĂȘtes locales, mariages
) et anime une Ă©cole de musique, avec en particulier des cours de bombarde, de cornemuse et de caisse claire[354].

    Animation culturelle

    Sur le plan des loisirs et de la culture, la ville est dotée d'un cinéma (le Cinélac) ayant la particularité de proposer le plus grand nombre de films sous-titrés du Morbihan (en 2018)[355], et d'une médiathÚque, installée dans l'ancien couvent des Carmes[356].

    Arth Maël, une association culturelle installée à Ploërmel, organise chaque année à l'échelle de la communauté de communes une programmation de spectacles divers[357].

    • Culture et tradition
    • Carte postale reprĂ©sentant une coiffe traditionnelle
      Coiffe traditionnelle.
    • Photographie du dĂ©filĂ© du bagad de PloĂ«rmel
      Bagad de Ploërmel.
    • Photographie du Bagad PloĂ«rmel en reprĂ©sentation.
      Bagad de Ploërmel.
    • Photographie de l’intĂ©rieur de la mĂ©diathĂšque
      MĂ©diathĂšque.

    Ploërmel dans les arts

    Photographie d'une affiche de la représentation « Le Pardon de Ploërmel »
    Le Pardon de Ploërmel.

    Cinéma

    Dans Un taxi pour Tobrouk, film rĂ©alisĂ© en 1960 par Denys de la PatelliĂšre, dont l’action se passe en 1942 dans le dĂ©sert de Libye oĂč des commandos des Forces françaises libres attaquent les arriĂšres de l'armĂ©e allemande, le personnage jouĂ© par Lino Ventura informe ses trois camarades, dont Charles Aznavour, que le vƓu du lieutenant qui vient d’ĂȘtre tuĂ© au combat, Ă©tait de retourner Ă  PloĂ«rmel : « Vous savez ce qu'il voulait comme oraison funĂšbre ? Un muscadet Ă  PloĂ«rmel, et on n'y est pas encore[358] ! » Il s'agit peut-ĂȘtre d'un hommage au parachutage en juin 1944, d'un bataillon de Français Libres sur le maquis de Saint-Marcel prĂšs de PloĂ«rmel, dans le cadre du dĂ©barquement en Normandie.

    Dans le film VipĂšre au poing, le personnage de Folcoche jouĂ© par Catherine Frot s'arrĂȘte dans la gare de PloĂ«rmel[359], qui a Ă©tĂ© reconstituĂ©e pour le film dans la commune de MĂ©ziĂšres-sur-Oise (Aisne)[360].

    Dans le film Le Monocle noir de Georges Lautner avec Paul Meurisse tourné en 1961, quelques scÚnes ont été tournées dans les vieilles rues de Ploërmel[361] - [362].

    Télévision

    Le 16 Ă  Kerbriant, feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© français de 25 Ă©pisodes de 13 minutes, en noir et blanc, diffusĂ© en 1972 qui raconte l'action de la RĂ©sistance dans le Morbihan en 1944, fait Ă©tat d'un sabotage rĂ©alisĂ© sur la ligne SNCF Ă  PloĂ«rmel.

    Musique

    Giacomo Meyerbeer (1791-1864)[363], musicien allemand, a composé l'opéra-comique Le Pardon de Ploërmel. Cet opéra a connu une certaine notoriété à l'étranger dans son adaptation italienne, Dinorah, opéra-comique en trois actes, sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré[364] - [365]. La premiÚre représentation eut lieu le 4 avril 1859 à Paris à l'Opéra-Comique[364]. Ombre légÚre (soprano colorature) est son air fameux : l'un des plus beaux et des plus redoutables du répertoire de musique française[365]. Maria Callas[365], June Anderson[366] - [367] et Mado Robin[368] l'ont interprété, ainsi que, plus récemment, Natalie Dessay[369].

    Blason et identité visuelle

    Représentation du blason de 2016, un léopard lionné noir tenant un drapeau à fond bleu avec des fleurs de lys, sur un fond blanc parsemé de fleurs de lys.
    Blason de 1816, réapproprié comme emblÚme de la ville en 2014.

    Les armoiries de PloĂ«rmel ont Ă©tĂ© attribuĂ©es Ă  la ville par Louis XVIII par lettres patentes du , Ă  sa demande[370]. Elles se blasonnent ainsi : D'hermines au lĂ©opard lionnĂ© de sable, couronnĂ© d'azur, tenant Ă  sa patte gauche un drapeau du mĂȘme, chargĂ© de cinq mouchetures d'hermine, d'argent[371].

    Les armes dont sont inspirĂ©es ces armoiries remontent au xve siĂšcle. Elles peuvent encore ĂȘtre vues derriĂšre le maĂźtre-autel de l'Ă©glise Saint-Armel dont la construction a Ă©tĂ© commencĂ©e entre 1415 et 1440, au temps des Seigneurs de la Gaudinaye, Jean Hattes et son beau-frĂšre Jean Le Bart. Les Hattes s'armaient « d'azur au lion d'argent chapĂ© et couronnĂ© de gueules » alors que pour les Le Bart on parlait « d'azur au lĂ©opard d'argent ». En 1442, par son mariage avec Jeanne Le Bart, la famille de CoĂ«tlogon devient Ă©galement Seigneur de la Gaudinaye, avec pour armes « trois Ă©cussons d'hermines ». C'est donc en souvenir de ces chĂątelains de la Gaudinaye que la ville de PloĂ«rmel a pris ces armes, rappelant les armoiries des Hattes, des Le Bart et des CoĂ«tlogon[372].

    Représentation du logo de 2009, texte en bleu nuit sur fond blanc, logo rouge à gauche et devise en sous-titre rouge.
    Logo de 2009, abandonné en 2014.

    En 2009, la municipalité décide d'une nouvelle identité visuelle en adoptant un logo à deux couleurs, bleu et rouge, et la devise « Ploërmel - La ville à vivre »[373].

    En 2014, la nouvelle municipalité décide de changer d'identité visuelle et de revenir au blason historique[373]. Ainsi dÚs le numéro 18 du , le magazine municipal n'arbore plus le logo de 2009, mais l'ancien blason de la ville[374].

    En 2018, à l'occasion de la refonte des sites web de la ville et de Ploërmel Communauté, une identité numérique est créée. Celle-ci ne se substitue pas au blason historique mais vient le compléter sur toutes les publications numériques[375].

    Personnalités liées à la commune

    PloĂ«rmel a Ă©tĂ© la terre d'accueil, de passage ou de naissance de nombreuses personnalitĂ©s, ayant eu une notoriĂ©tĂ© nationale ou ayant marquĂ© l’historie locale. Y sont nĂ©es des militaires de renom comme Jacques-Pierre Rioust des Villes-Audrains, Jean-Louis Dubreton (1773-1855), gĂ©nĂ©ral de division de la RĂ©publique et de l'Empire, Joseph-Marie Riallan (1843-1867), sergent aux zouaves pontificaux ou Paul Hervy, Lionel DorlĂ©ans et Louis ChĂ©rel, rĂ©sistants lors de la seconde guerre mondiale, mais aussi des personnalitĂ©s civiles comme Alphonse GuĂ©rin (1817-1895), inventeur du pansement ouatĂ©, GĂ©rald Mesny (nĂ© Ă  PloĂ«rmel, professeur Ă  l'Ă©cole impĂ©riale de mĂ©decine de Tien-Tsin, dĂ©cĂ©dĂ© le victime d'une Ă©pidĂ©mie de peste contre laquelle il luttait[376] ou religieuses comme Louis PrĂ©voteau (1922-2014), prĂȘtre catholique, fondateur de la « Madone des motards », ou artistes : Dorig Le Voyer (1914-1987), artisan luthier Ă  PloĂ«rmel, l'un des principaux artisans de la renaissance de la musique bretonne, Raoul de Navery[377] (1829-1885) et Ludovic Jan (1864-1894)[378], tous deux poĂštes, et LĂ©on Le Goaesbe de BellĂ©e, peintre (1846-1891)[379] ou sportifs comme Jean-Charles Gicquel, athlĂšte international illustre en saut en hauteur.

    Ont marquĂ© l’historie locale : Jean II de Bretagne, (1239-1305), fondateur du couvent des Carmes en 1273, Tuault de la Bouverie, dernier sĂ©nĂ©chal de la ville et marĂ©chaussĂ©e de PloĂ«rmel, fonction qu'il a assurĂ©e pendant 23 ans, Jean-Marie de La Mennais, (1780 -1860), fondateur de la congrĂ©gation des FrĂšres de l'instruction chrĂ©tienne de PloĂ«rmel en 1819, Marc-Antoine de La BoĂ«ssiĂšre de Lennuic, marquis de La BoĂ«ssiĂšre puis dĂ©putĂ© du Morbihan, nĂ© en 1766, mort en 1846 en son chĂąteau de Malleville. Louis Guillois (1872-1952), maire de PloĂ«rmel pendant quarante-huit ans (1904-1952), la plus longue mandature de la commune. Son petit fils, AndrĂ© Fauve nĂ© Ă  PloĂ«rmel, Ă©tait le commandant du sous-marin Minerve disparu en mer en 1968.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Messire Beaudeville, La lĂ©gende de Saint Armel, Saint-Brieuc, L. Prud-homme, .
    • Marquis de Bellevue, RĂ©sumĂ© de l'histoire de PloĂ«rmel, t. 29, M.A.B., , p. 3-9.
    • Marquis de Bellevue, Tuault de la Bouvrie, dernier sĂ©nĂ©chal de la SĂ©nĂ©chaussĂ©e de PloĂ«rmel, DĂ©putĂ© aux Ă©tats gĂ©nĂ©raux, t. 28, M.A.B., , p. 10-19.
    • Marquis de Bellevue, L'assemblĂ©e de Saint-Armel Ă  BeaucĂ©, t. 28, M.A.B., , p. 135-220.
    • E. Gilles, Au cƓur de la Bretagne, de Pontivy Ă  LocminĂ©, Josselin Ă  PloĂ«rmel, premiĂšre sĂ©rie, lettre de prĂ©f. De J.M. Bellec, Pontivy, C. Anger, .
    • Marquis de Bellevue, PloĂ«rmel et sĂ©nĂ©chaussĂ©e, Paris, Campion, .
    • Comte de Berthou, Notes d'un vieux PloĂ«rmelais, t. 28, M.A.B., , p. 177-182
    • Du HalgouĂ«t, PloĂ«rmel, gouverneurs, syndics et sĂ©nĂ©chaux, t. 28, M.A.B., , p. 56-68.
    • Le Bouteiller, L'assemblĂ©e de Saint-Armel Ă  BeaucĂ©, t. 28, M.A.B., , p. 135-140.
    • AbbĂ© Marmagnant, Histoire de PloĂ«rmel, t. I-II, PloĂ«rmel, s.d..
    • Maurice Bigot, Les coiffes bretonnes : 100 modĂšles diffĂ©rents, Saint-Brieuc, O. L. Aubert Éditeurs, , 112 p. (lire en ligne [PDF])
    • StĂ©phane Strowski, Les Bretons: Essai de psychologie et de caractĂ©rologie provinciales, Rennes, Plihon, , 494 p. (ISBN 9782402241557, lire en ligne), sur Google Livres.
    • Pierre Thomas-Lacroix, « La vie Ă©conomique et sociale Ă  PloĂ«rmel avant la RĂ©volution », MĂ©moires de la SociĂ©tĂ© d'histoire et d'archĂ©ologie de Bretagne,‎ , p. 149-162 (lire en ligne)
    • HĂ©lĂšne Roinel, PloĂ«rmel, citĂ© ducale : Les chĂąteaux, les chapelles, PloĂ«rmel, Impr. Le PloĂ«rmelais, , 87 p. (BNF 34955204)
    • Claude Motte, Isabelle SĂ©guy & Christine ThĂ©rĂ©, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : Les communes de la France mĂ©tropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut national d'Ă©tudes dĂ©mographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
    • Sigismond Ropartz, Histoire de PloĂ«rmel, Paris, Lorisse, (ISBN 2877607151)
    • Jacky Ealet, PloĂ«rmel, Tours, Alan Sutton, , 340 p. (ISBN 978-2-910444-44-0)
    • Alain Le Goff, PloĂ«rmel, sur les traces de son passĂ©, t. 1, Beignon, Les Oiseaux de Papier, coll. « Bretagne, des hommes et des lieux », , 150 p. (ISBN 979-10-92377-16-3, BNF 45056612)
    • Alain Le Goff, PloĂ«rmel, sur les traces de son passĂ©, t. 2, Beignon, Les Oiseaux de Papier, coll. « Bretagne, des hommes et des lieux », , 165 p. (ISBN 9791092377309, BNF 45107925)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Carte des différentes unités litho-structurales de l'ouest du Bassin de Paris et du Massif armoricain, tiré de Michel BallÚvre, « Structure et évolution du Massif armoricain », Géochronique, 105, mars 2008, p. 29-31.
    2. (en) [vidéo] Visionner : Plate Tectonics 600Ma to Today by CR Scotese sur YouTube.
    3. (en) [vidéo] Visionner : Plate Tectonics, 540Ma - Modern World - Scotese Animation sur YouTube.
    4. L'orogenĂšse cadomienne est marquĂ©e au nord du massif armoricain par des directions N70 (groupes de direction N 60° Ă  N 85° et quelques autres issus de failles associĂ©es). L'orogenĂšse varisque est la principale responsable de l'architecture de la majeure partie du massif, notamment au travers du Cisaillement Nord-Armoricain et des deux branches du Cisaillement Sud Armoricain de direction N110 (sĂ©parant les quatre grands domaines armoricains (Nord-armoricain, Centre-armoricain, Sud-armoricain et le LĂ©on), des groupes de failles N 20° Ă  N 40 °, et des directions N140 Ă  N160, hĂ©ritĂ©es du prĂ©-rifting atlantique avortĂ© du Permo-Trias. Ces groupes de failles façonnent les directions du tracĂ© de nombreux plateaux et cĂŽtes. Cf Paul Bessin, « Évolution gĂ©omorphologique du Massif armoricain depuis 200 MA : approche Terre-Mer », thĂšse Sciences de la Terre. UniversitĂ© Rennes 1, 2014, p. 98 ; Jacques Garreau, « Remarques sur la tectonique post-hercynienne en Bretagne occidentale », Norois, no 94,‎ , p. 179-192 (lire en ligne).
    5. Ensemble qui s'Ă©tend depuis le FinistĂšre sud et l'Ouest du Morbihan (RĂ©gion de Porzay et Gourin), jusqu'aux environs de Nantes.
    6. Carte géologique simplifiée à partir de la carte géologique de France : sédimentation de la mer ordovicienne (légendée od) sur le socle briovérien (b).
    7. Carte du Massif armoricain avec les affleurements palĂ©ozoĂŻques dans les diffĂ©rents synclinaux, d’aprĂšs Muriel Vidal, Marie-Pierre Dabard, RĂ©my Gourvennec, Alain Le HĂ©rissĂ©, Alfredo Loi, Florentin Paris, Yves Plusquellec, Patrick R. Racheboeuf, « Le PalĂ©ozoĂŻque de la presqu’üle de Crozon, Massif armoricain (France) », GĂ©ologie de la France, vol. 1, no 1,‎ , p. 3-45 (lire en ligne).
    8. L'exploitation qui commence à se faire en souterrain apporte aussi l'eau courante à la ville : « on creuse un puits qui descend à plus de cent mÚtres. Il faut en permanence pomper l'eau qui sort de la nappe phréatique. Et, toute cette eau est dirigée par une conduite vers le vieux chùteau d'eau de la route de Redon qui alimente la ville. Ainsi, grùce aux ardoisiÚres, un service d'eau est organisé à Ploërmel depuis 1893 ![22] ».
    9. D’aprĂšs l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploitĂ©s ou non, habituellement inondĂ©s ou gorgĂ©s d’eau douce, salĂ©e ou saumĂątre de façon permanente ou temporaire ; la vĂ©gĂ©tation, quand elle existe, y est dominĂ©e par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’annĂ©e ».
    10. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    11. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    12. Un coyau est un chevron rapporté à la base d'un versant pour adoucir la pente de l'égout ou du toit.
    13. Les barrages de classe C ont une hauteur d'au moins 5 mĂštres et retiennent, quand ils sont pleins, un volume d'eau suffisant pour que K ≄ 20, (avec , H Ă©tant la hauteur du barrage en mĂštres, V Ă©tant le volume d’eau dans le rĂ©servoir, exprimĂ© en millions de mĂštres cubes). RelĂšvent Ă©galement de la mĂȘme classe les barrages de hauteur supĂ©rieure Ă  m, qui retiennent aussi plus de 0,05 million de m3 d’eau et pour lequel il existe au moins une habitation Ă  moins de 400 m Ă  l’aval du barrage.
    14. Dans un ouvrage restĂ© une rĂ©fĂ©rence pour l’historiographie rĂ©gionale : « Les saints et l'organisation chrĂ©tienne primitive dans l'Armorique bretonne.».
    15. « Le fait que deux paroisses primitives en Plou portent son nom incite à croire qu'il y a eu au moins deux saints de ce nom. On peut constater que la trentaine de noms de lieux-dits qui lui sont attribués sont concentrés sur la Bretagne centrale, plus quelques-uns autour de Rennes et d'autres autour de Plouarzel ». Cf Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 70
    16. Henri de Tingy de Nesmy, né le à Nesmy, décédé le à Pleucadeuc).
    17. La commune est rattachée à l'arrondissement de Vannes de 1926 à 2016. Afin de faire correspondre les arrondissements aux intercommunalités, en particulier dans le secteur de Ploërmel Communauté, les limites territoriales sont modifiées au et Ploërmel est alors rattachée à l'arrondissement de Pontivy.
    18. Sortants.
    19. PremiĂšre femme Ă©lue maire de la ville. Élue en 1945 adjointe chargĂ©e des Ɠuvres sociales, premiĂšre adjointe, puis maire en 1961[184] - [186]
    20. La compagnie de gendarmerie départementale de Ploërmel comprend les communautés de brigades de Ploërmel, de Josselin et de Guer- Coëtquidan.
    21. Créé le , le tribunal judiciaire remplace le tribunal d'instance et de grande instance.
    22. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    23. Depuis 2015, les critĂšres de classement sont examinĂ©s Ă  l'Ă©chelon intercommunal et entraĂźnent le classement de l’ensemble des communes de l’EPCI. Pour ĂȘtre classĂ© en ZRR au , l’EPCI doit avoir Ă  la fois une densitĂ© de population infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  la mĂ©diane des densitĂ©s par EPCI et un revenu fiscal par unitĂ© de consommation mĂ©dian infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  la mĂ©diane des revenus fiscaux mĂ©dians.
    24. L'orientation technico-commerciale d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
    25. Constance en 1182, Geoffroy II en 1186, Jean Ier en 1240, Jean II en 1272, 1276 et 1294, Arthur II en 1309, Anne, Philippe-Emmanuel de Lorraine[346]

    Références

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