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Mende

Mende (prononc√© [m…ĎŐÉd]) est une commune fran√ßaise, pr√©fecture du d√©partement de la Loz√®re en r√©gion Occitanie.

Mende
Mende
Vue générale.
Blason de Mende
Blason
Mende
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
(préfecture)
Arrondissement Mende
(chef-lieu)
Intercommunalit√© Communaut√© de communes CŇďur de Loz√®re
(siège)
Maire
Mandat
Laurent Suau (PS)
2020-2026
Code postal 48000
Code commune 48095
Démographie
Gentilé Mendois
Population
municipale
12 336 hab. (2020 en augmentation de 6,88 % par rapport √† 2014en augmentation de 6,88 % par rapport √† 2014)
Densit√© 337 hab./km2
Géographie
Coordonn√©es 44¬į 31‚Ä≤ 10‚Ä≥ nord, 3¬į 30‚Ä≤ 05‚Ä≥ est
Altitude 964 m
Min. 691 m
Max. 1 236 m
Superficie 36,56 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Mende
(ville isolée)
Aire d'attraction Mende
(commune-centre)
√Člections
Départementales Cantons de Mende-1 et de Mende-2
(bureau centralisateur)
Législatives Circonscription de la Lozère
Localisation
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Mende
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Mende
Liens
Site web mende.fr

    Expos√©e √† un climat de montagne, elle est drain√©e par le Lot, la Gin√®ze, le Rieucros d'Aba√Įsse, Rieucros de Remenou, le ruisseau de Rieucros et par divers autres petits cours d'eau. La commune poss√®de un patrimoine naturel remarquable compos√© de deux zones naturelles d'int√©r√™t √©cologique, faunistique et floristique.

    Mende est une commune urbaine qui compte 12 336 habitants en 2020. Elle est dans l'unit√© urbaine de Mende et fait partie de l'aire d'attraction de Mende. Ses habitants sont appel√©s les Mendois.

    La ville est ancienne, les premières traces d'habitation remontent à 200 av. J.-C.

    Mende est situ√©e entre Clermont-Ferrand et Montpellier, mais √©galement sur l'axe Lyon - Saint-√Čtienne - Albi - Toulouse. Les autres villes d'importance situ√©es √† proximit√© sont Saint-Flour (Cantal), Millau et Rodez (Aveyron), Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), Al√®s (Gard) et Aubenas (Ard√®che).

    Bien que peu peupl√©e (12 336 habitants au recensement de 2020), elle est la ville la plus importante de la Loz√®re. Elle est la commune-centre de la principale aire d'attraction de ce d√©partement.

    Géographie

    Localisation

    Plein est, avec la N 88, en direction de Badaroux et Langogne.

    La commune de Mende se trouve dans la partie sud du Massif central, au centre du département de la Lozère, en région Occitanie[1].

    Mende est situ√©e dans la haute vall√©e du Lot, en zone de moyenne montagne, dans le pays du G√©vaudan, le ruisseau Rieucros s'y jette sur sa rive droite. La ville est surplomb√©e (c√īt√© rive gauche du Lot) par le mont Mimat et sa for√™t de pins noirs. On y acc√®de par la c√īte de la Croix Neuve. Rive droite, les quartiers r√©sidentiels s'√©tendent sur diff√©rents causses, dont le causse d'Auge. Situ√©e sur l'axe Lyon -Toulouse, la ville a longtemps √©t√© un carrefour commercial entre l'Auvergne, le Rh√īne et le Languedoc.

    Mende est l'une des ¬ę villes portes ¬Ľ (avec Millau, Lod√®ve, Al√®s et Ganges) du site des causses et C√©vennes, au patrimoine mondial par l'UNESCO sous l'inscription ¬ę Les Causses et les C√©vennes, paysage culturel de l‚Äôagro-pastoralisme m√©diterran√©en ¬Ľ[2].

    Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Saint-Bauzile (4,1 km), Badaroux (4,4 km), Chastel-Nouvel (4,5 km), Brenoux (4,7 km), Balsi√®ges (5,4 km), Lanu√©jols (6,0 km), Le Born (6,6 km), Barjac (7,3 km).

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Chastel-Nouvel, Badaroux, Lanuéjols, Brenoux, Saint-Bauzile, Balsièges, Barjac, Servières, Rieutort-de-Randon et Monts-de-Randon.

    Les causses

    La région des Causses en Lozère[5] - [6].

    La ville de Mende est construite dans la vallée du Lot, au sein de la région des Grands Causses. La région des Causses en Lozère est, avec la Margeride, l'Aubrac et les Cévennes, l'une des quatre régions naturelles du département. La ville est blottie au milieu de différents causses qui forment autant de barrières naturelles, même si, au fil du XXe siècle, l'urbanisation a commencé à déborder au-delà de ces limites.

    De ces causses, le mont Mimat est le plus significatif. Le causse est surplomb√© par la croix de Saint Privat. Une premi√®re croix, en bois, avait √©t√© plant√©e en 1900[7] ou 1907[8]. Elle a √©t√© remplac√©e quelques ann√©es plus tard, le , ann√©e de jubil√©, par une croix de fer de 12,50 m√®tres de hauteur. Jusqu'en 1945, cette croix √©tait le lieu de grands rassemblements en l'honneur des soldats mendois. Cette croix est illumin√©e depuis l'√©t√© 1965[8]. Le mont abrite √©galement l'ermitage o√Ļ se serait retir√©, Privat, le martyr du G√©vaudan. C'est √† son pied que se situe la zone de la Vabre o√Ļ l'on retrouve les premiers vestiges d'habitations de la ville. Face √† lui se trouve le causse d'Auge (nord-est) et le causse du Crouzet (nord-ouest), et plus loin les montagnes de la Margeride. √Ä l'ouest c'est le causse de Changef√®ge, situ√© entre Mende et Barjac, qui compl√®te les bordures de la ville.

    Mende au pied du mont Mimat, vue du causse d'Auge.

    Géologie

    La g√©ologie de la ville de Mende est tr√®s d√©pendante des causses environnants ainsi que des cours d'eau qui les traversent[9]. Le mont Mimat et le causse de Changef√®ge sont compos√©s de calcaire des ¬ę grands causses ¬Ľ, pr√©sentant ainsi des rebords abrupts. Les autres causses (ainsi que la butte de Fontanille) sont eux compos√©s de calcaire des ¬ę petits causses ¬Ľ (sans ces rebords). La vall√©e du Lot, elle, est compos√©e de marne. La vall√©e du Valdonnez, au sud de Mende, regorge de marne bleue, laissant pr√©supposer que la marne de la ville de Mende aurait, pour partie, la m√™me origine. Enfin, les diff√©rents rus (les Rieucros) des causses du nord de la ville sont bord√©s par des micaschistes.

    Hydrographie

    Maison le long du Lot.

    La ville de Mende s'est construite en bord du Lot. Mais le Lot n'est pas la seule présence d'eau dans la ville : cette dernière dispose en effet de plusieurs sources, dont celles du mont Mimat. La plus significative d'entre elles se situe au quartier de la Vabre, proche des premières habitations. Ces sources ont d'ailleurs souvent été canalisées et alimentent le réseau d'eau souterrain de la ville, visible en surface par le biais des nombreuses fontaines et de l'ancien lavoir. Les rues, telle la rue du Torrent, attestent du passage de l'eau en provenance du mont Mimat.

    Au nord, sur l'autre versant du Lot, les sources sont beaucoup plus distantes, mais la présence de l'eau est réelle dans les rus dénommés Rieucros.

    Climat

    La commune b√©n√©ficie d‚Äôun ¬ę climat semi-continental ¬Ľ, ou de marge de montagne, selon la typologie des climats en France d√©finie en 2010, comme 57 autres communes de la Loz√®re soit 31 % du d√©partement[Note 2]. Ce type de climat constitue une transition entre les climats de montagne et le climat oc√©anique alt√©r√©[10].

    Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[10].

    Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

    • Moyenne annuelle de temp√©rature : 10,1 ¬įC
    • Nombre de jours avec une temp√©rature inf√©rieure √† ‚ąí5 ¬įC : 5,7 j
    • Nombre de jours avec une temp√©rature sup√©rieure √† 30 ¬įC : 6,3 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 16,1 ¬įC
    • Cumuls annuels de pr√©cipitation : 946 mm
    • Nombre de jours de pr√©cipitation en janvier : 10,8 j
    • Nombre de jours de pr√©cipitation en juillet : 5,5 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis √©voluer. Une √©tude r√©alis√©e en 2014 par la Direction g√©n√©rale de l'√Čnergie et du Climat pr√©voit en effet que la temp√©rature moyenne devrait cro√ģtre et la pluviom√©trie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations r√©gionales[12]. La station m√©t√©orologique de M√©t√©o-France install√©e sur la commune et mise en service en 1984 permet de conna√ģtre en continu l'√©volution des indicateurs m√©t√©orologiques[13]. Le tableau d√©taill√© pour la p√©riode 1981-2010 est pr√©sent√© ci-apr√®s.

    Statistiques 1981-2010 et records MENDE-VILLE (48) - alt : 710 m 44¬į 31‚Ä≤ 00‚Ä≥ N, 3¬į 29‚Ä≤ 18‚Ä≥ E
    Statistiques établies sur la période 1984-2010 - Records établis sur la période du 01-11-1984 au 04-01-2022
    Mois jan. f√©v. mars avril mai juin jui. ao√Ľt sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
    Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) ‚ąí1,9 ‚ąí1,3 1 3,4 7 10 12 11,6 8,5 6,1 1,8 ‚ąí1 4,8
    Temp√©rature moyenne (¬įC) 2,5 3,7 6,5 8,8 13,1 16,5 19,2 19 15,1 11,4 6,2 3,1 10,5
    Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 6,9 8,7 12 14,3 19,3 23 26,3 26,3 21,8 16,8 10,5 7,2 16,1
    Record de froid (¬įC)
    date du record
    ‚ąí20
    16.01.1985
    ‚ąí16,4
    10.02.1986
    ‚ąí14,8
    01.03.05
    ‚ąí7,2
    08.04.21
    ‚ąí2,2
    11.05.1985
    0,4
    06.06.1989
    3,5
    13.07.1993
    0,4
    30.08.1986
    ‚ąí1,1
    29.09.1993
    ‚ąí5,7
    26.10.03
    ‚ąí12
    28.11.1985
    ‚ąí15,1
    18.12.10
    ‚ąí20
    1985
    Record de chaleur (¬įC)
    date du record
    17,1
    28.01.08
    23,4
    19.02.1998
    25,2
    15.03.12
    29,2
    07.04.11
    32
    29.05.01
    39
    27.06.19
    36,9
    07.07.15
    38,3
    05.08.03
    35
    17.09.1987
    30,5
    02.10.11
    22,6
    02.11.1996
    15,5
    19.12.1987
    39
    2019
    Précipitations (mm) 61,4 55,7 47,9 85,5 90 75,2 46,9 64,1 91,7 92,8 83,2 63,4 857,8
    Source : ¬ę Fiche 48095004 ¬Ľ [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, √©dit√© le : 06/01/2022 dans l'√©tat de la base

    Milieux naturels et biodiversité

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Un ZNIEFF de type 1[Note 4] est recens√© sur la commune[14], l'¬ę Ubac du causse de Mende ¬Ľ (77 ha), couvrant deux communes du d√©partement[15] et un ZNIEFF de type 2[Note 5] est recens√© sur la commune[14], les ¬ę causses de Marvejols et de Mende ¬Ľ (18 190 ha), couvrant 24 communes du d√©partement[16].

    Urbanisme

    Typologie

    Mende est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densit√© interm√©diaire, au sens de la grille communale de densit√© de l'Insee[Note 6] - [17] - [I 1] - [18]. Elle appartient √† l'unit√© urbaine de Mende, une unit√© urbaine monocommunale[I 2] de 12 336 habitants en 2020, constituant une ville isol√©e[I 3] - [I 4].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mende, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est cat√©goris√©e dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5] - [I 6].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,3 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), zones urbanisées (11 %), prairies (9,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,4 %)[19].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Les cinq pans historiques

    Mende vers 1200[20].

    Au XIIIe siècle, la ville se concentre dans ce qui est maintenant le centre-ville, délimité par les boulevards, et autrefois les remparts. Elle était alors découpée en cinq pans (ou quartiers) : Auriac, Aygues-Passe, Champnau, Chastel et Claustres.

    Lorsqu'il est initialement d√©nomm√© comme tel, le pan d'Auriac est principalement un foyer de peuplement, avant de devenir le quartier des p√©nitents blancs qui y sont install√©s. Le pan d'Aygues-Passe (ou Aigues-Passe), signifiant ¬ę eau qui passe ¬Ľ, doit son nom √† l'inclinaison de ses rues, o√Ļ l'eau coulait √† flot lors des nettoyages. Le pan de Champnau tire son nom de Champ nouveau, et regroupe ce qui √©tait √† sa cr√©ation un nouveau quartier d'habitation, au nord de la ville. Le pan de Chastel est l'ancien quartier commer√ßant de la ville. Il est situ√© vers la porte du Chastel, qui menait alors au Chastel-Nouvel, o√Ļ se dressait un ch√Ęteau, propri√©t√© des √©v√™ques. Enfin le pan des Claustres, dont le nom vient de clo√ģtres, √©tait le plus grand de la ville et se situe d√©sormais entre la place Urbain V et le Foirail, autrement dit entre les deux tombeaux de saint Privat (la chapelle Saint-Ilpide sur la colline du bourreau, et la crypte Sainte-Th√®cle sous le parvis de la cath√©drale).

    Les quartiers modernes de la ville

    La rue Basse.
    Le quartier de Valcroze et le village de Chabannes.
    Le quartier de Fontanilles et le lycée Notre-Dame.
    Le quartier de Chaldecoste depuis la place de la République.
    Le centre historique

    Le centre-ville historique est bordé par les boulevards qui ont pris la place des anciens remparts. Outre les habitations, le centre est principalement occupé par des magasins de proximité et des artisans. Au-delà des boulevards, on retrouve d'autres habitations ainsi que les administrations. Le conseil général et la préfecture se partagent en effet l'ancien palais épiscopal, mais les services sont disséminés dans la ville. L'allée Piencourt relie le centre-ville aux routes de Badaroux et du Chastel-Nouvel, les anciens prés du diocèse (pré Claux et pré Vival) ayant été aménagés.

    Mende Nord (Chaldecoste), le causse d'Auge

    Au nord de l'allée Piencourt, passé le pont de Berlière, les habitations sont présentes au pied du causse d'Auge. Celles-ci ont été établies en plusieurs tranches au fil des XIXe et XXe siècles, la première de ces tranches étant celle de Chaldecoste. C'est dans cette partie de la ville que l'on retrouve le grand et le petit séminaire, ainsi que le couvent du Carmel. La ville s'étend au nord en direction d'Alteyrac (commune de Chastel-Nouvel). Entre ces quartiers et Alteyrac est implantée la zone d'activités économiques (ZAE) du causse d'Auge. Les quartiers nord portent souvent des noms de fleurs, cette partie de la ville ayant dans le passé abrité des jardins et des vignes, le long de la draille qui reliait le plateau du Palais du Roi.

    Le causse est d√©limit√© par deux rus, le Rieucros √† l'est et le Rieucros d'Aba√Įsse √† l'ouest.

    Fontanilles

    Au-dessus de la route de Badaroux, sur une colline, se trouve le quartier de Fontanilles. Il s'agit initialement de logements sociaux[21]. Au pied de cette butte est install√© le lyc√©e Notre-Dame, alors qu'au-del√† on retrouve le quartier du Saint-Laurent (o√Ļ l'on retrouve trace dans l'histoire de la pr√©sence d'une chapelle et d'un moulin) et, plus loin, de la ZAE de Gard√®s. Dans cette partie, √† l'ouest de Gard√®s, se trouve √©galement le village de Sirvens o√Ļ l'on a d√©couvert des traces d'une villa gallo-romaine.

    Mende Sud, le mont Mimat

    Coinc√©s entre Fontanilles, le mont Mimat et le centre-ville, se trouvent des quartiers situ√©s en bord de route au-dessus du pr√© claux. Dans cette zone sont situ√©s le centre des pompiers, le ch√Ęteau de Bellesagne et l'ancienne gendarmerie. Le foirail est √©galement dans cette zone, mais plus √† l'est que les pr√©c√©dents cit√©s (au-del√† des boulevards cependant). Au-dessus de celui-ci se situe le quartier de la Vabre et la colline du Bourreau o√Ļ ont √©t√© retrouv√©es les premi√®res traces d'habitations de la ville. On retrouve √©galement √† proximit√© la prison de la ville.

    Le Chapitre et la route de Chabrits

    Dans la direction ouest, on retrouve le quartier du Chapitre avec le complexe sportif et le village de vacances. Ce quartier est au pied d'une partie du causse de Changef√®ge, o√Ļ les habitations se sont install√©es le long de la route de Chabrits (avenue du 11-Novembre, au nord-ouest de la ville). C'est dans cette partie de la ville que l'on retrouve le quartier nouveau (XIXe si√®cle) de Valcroze, la ZAE de Chabrits et le parc technologique.

    La route de Balsièges

    De l'autre c√īt√© du Lot, le long de la route nationale 88, on retrouve l'avenue des Gorges-du-Tarn et la zone de Ramille. C'est dans cette partie que l'on retrouve les √©tablissements de grande distribution. La zone de Ramille a vu l'implantation, malgr√© certaines critiques √† propos de l'instabilit√© du sol, de l'hypermarch√© du d√©partement, ainsi que d'une zone commerciale.

    Plan de la ville

    Plan de la ville de Mende.

    Sur le plan ci-contre on retrouve les principales routes de la ville. √Ä l'ouest, la RN 88 rejoint Balsi√®ges en passant par le Rocher de Mo√Įse (site class√©[22]) qui se situe √† l'extr√©mit√© gauche. Au nord-ouest, c'est le hameau de Chabannes, et plus loin celui de Chabrits. Au sud, on retrouve le mont Mimat o√Ļ se dresse la croix neuve qui marque symboliquement le sommet de la c√īte (bien que celle-ci se poursuive un peu plus haut). Par cette route on acc√®de √† l'ermitage de Saint Privat, √† la croix du m√™me nom et √† la route du Valdonnez (Lanu√©jols, Brenoux, Saint-Bauzile).

    √Ä l'est, le quartier de Fontanille est sur une butte, contourn√©e par le Lot. Derri√®re se trouve le quartier du Saint-Laurent, puis la ZAE de Gard√®s (et le village du m√™me nom) et le village de Sirvens. En suivant la RN 88, on atteint Badaroux. Enfin au nord, c'est le quartier de Chaldecoste (d√©compos√© en plusieurs quartiers : Bergerie, Chanteperdrix, Vignette‚Ķ) par o√Ļ l'on peut atteindre la ZAE du causse d'Auge. Et plus au nord, on retrouve Chastel-Nouvel avant de rentrer dans la terre des Randon et le plateau du Palais du Roi. L'eau potable de la ville de Mende provient de cette direction puisque c'est la retenue d'eau de Charpal qui en est la principale source.

    Habitat et logement

    En 2018, le nombre total de logements dans la commune √©tait de 6 980, alors qu'il √©tait de 6 622 en 2013 et de 6 358 en 2008[I 7].

    Parmi ces logements, 85,8 % étaient des résidences principales, 6,5 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 42 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 57,5 % des appartements[I 8].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mende en 2018 en comparaison avec celle de la Lozère et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (6,5 %) inférieure à celle du département (32,2 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 45,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (44,9 % en 2013), contre 65,6 % pour la Lozère et 57,5 pour la France entière[I 9].

    Le logement à Mende en 2018.
    Typologie Mende[I 7] Lozère[I 10] France entière[I 11]
    Résidences principales (en %) 85,8 57,4 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6,5 32,2 9,7
    Logements vacants (en %) 7,7 10,4 8,2

    La population étant en croissance depuis plusieurs années, la ville se dote de nouveaux quartiers au fil des ans : Chaldecoste et Chanteperdrix dans les années 1970, la Bergerie dans les années 1990, et Valcroze dans les années 2000.

    Voies de communication et transports

    Le viaduc de Rieucros en septembre 2007.

    Mende est situ√©e au centre du d√©partement de la Loz√®re et centralise par cons√©quent les acc√®s routiers. La ville dispose √©galement d'un acc√®s ferroviaire et a√©rien, le Lot n'√©tant pas navigable (hauteur de l'eau trop faible) comme l'int√©gralit√© des rivi√®res du d√©partement (hormis pour les loisirs type cano√ę, ou dans de rares exceptions pour le transport de personnes comme la travers√©e du Tarn vers La Mal√®ne).

    Réseau routier

    Mende est situ√©e sur la route nationale 88, qui relie Lyon √† Toulouse. La route arrive par l'ouest de Balsi√®ges et par l'est de Badaroux. Cet axe permet de rejoindre facilement la Haute-Loire et l'Ard√®che √† l'est, via Langogne et l'Aveyron √† l'ouest via La Canourgue-Banassac, ainsi que l'autoroute A75. Un projet de doublement de la voie est en cours de r√©alisation dans le d√©partement[23], contournant Mende par le nord. Ce doublement est cependant un projet de longue date (1993)[24], connaissant plusieurs trac√©s et une certaine opposition[25]. Le projet est d√©finitivement abandonn√© en octobre 2012[26], faisant de la Loz√®re un d√©partement sans projet de 2 √ó 2 voies express concernant la route nationale 88. En effet, son voisin l'Aveyron ou encore le Tarn poursuivent leur projet de mise en 2 √ó 2 voies entre Rodez et Toulouse dont l'ensemble devrait √™tre mis en service en d√©cembre 2015. Les travaux de la section Rodez - S√©v√©rac d'Aveyron devraient √™tre achev√©s fin 2019. De m√™me pour la Haute-Loire qui poursuit son d√©senclavement routier. Cependant, les contournements de Mende et Langogne sont budg√©tis√©s. Ces projets dans les d√©partements adjacents permettront de rejoindre les grandes villes √† proximit√© de Mende (Rodez, Albi, Toulouse, Le Puy ou encore Lyon). Enfin l'impact √©conomique ou non de l'absence de 2 √ó 2 voies en Loz√®re devra √™tre √©valu√© √† moyen et long terme.

    Par ailleurs, le viaduc de Rieucros mis en service en d√©cembre 2009 sera utilis√© pour assurer un premier contournement de Mende. Il relie la zone artisanale du causse d'Auge au p√īle technologique de Valcroze (et la RD 42) et permet √©galement de soulager le trafic en reliant les quartiers nord et nord-ouest de la ville[27].

    La d√©viation de Mende pour la RN 88 devrait tout d'abord partir de Pelouse pour arriver jusqu'au causse d'Auge avec une configuration en ¬ę voie express ¬Ľ. Puis cela continuerait sur la D 806 (ex-RN 106 Nord) jusqu'au viaduc de Rieucros, et de l√† une nouvelle section du viaduc jusqu'√† la sortie de Mende au lieu-dit la Th√©ba√Įde (rocade Ouest). Ces deux sections uniquement en deux voies. Par la suite la voie express arrivant du causse d'Auge sera directement reli√©e √† l'A75[27].

    Une autre route nationale, la RN 106, traversait autrefois la ville. Cette dénomination n'est désormais valable que pour le tronçon venant du Gard et rejoignant Mende par Florac (elle est alors commune à la RN 88 sur le tronçon entre Balsièges et Mende). La partie nord de la route a été déclassée en 2007 et porte désormais le nom de route départementale 806. Ce tronçon relie Mende à Saint-Chély-d'Apcher (et l'autoroute A75) en passant par Chastel-Nouvel.

    Les acc√®s secondaires sont assur√©s par la RD 42 au nord-ouest, qui rejoint la RN 88 √† Barjac, et par la RD 25 qui, en passant par la c√īte de la Croix Neuve, traverse le mont Mimat avant de d√©boucher sur le Valdonnez.

    Réseau ferroviaire

    La gare de Mende.

    Mende dispose d'une gare SNCF, situ√©e sur la ligne ferroviaire du Transloz√©rien, entre Le Monastier (ligne des Causses) et La Bastide - Saint-Laurent-les-Bains (ligne des C√©vennes). Cette ligne, construite au tout d√©but du XXe si√®cle, porte le surnom de ¬ę ligne du toit de la France ¬Ľ[28], et Mende en est la gare principale. Une dizaine de liaisons hebdomadaires sont assur√©es par voie ferroviaire[29].

    La gare est également le point de départ des liaisons TER vers Clermont-Ferrand en autocar, qui sont quotidiennes.

    Réseau de transport urbain

    Tum.

    Le réseau Tum dessert les différents quartiers de la ville avec ses deux lignes fonctionnant du lundi au vendredi et une seule le samedi. Depuis sa mise en place en 2000, il a remplacé le service de ramassage scolaire.

    Le réseau de transport urbain est également chargé de la gestion des parkings payants de la ville. Une partie du centre-ville se retrouve exclusivement piétonnier.

    Transport aérien

    Aéroports à proximité
    Nom Destinations Distance
    Le Puy-LoudesParis-Orly94 km
    Rodez-AveyronFrance
    Europe
    115 km
    Clermont-Ferrand AulnatFrance
    Europe
    200 km
    Aéroport de Lyon-Saint-ExupéryFrance
    Europe
    Amérique-du-Nord
    240 km
    Aéroport de Toulouse-BlagnacFrance
    Europe
    Amérique-du-Nord
    270 km

    La pr√©fecture de la Loz√®re partage son a√©rodrome avec la commune voisine de Brenoux[30]. Cet a√©rodrome, situ√© sur le mont Mimat, se trouve ainsi √† 200 km de Clermont-Ferrand, 215 km de Montpellier et 250 km environ de Lyon ou Toulouse. Faits marquants, il a √©t√© le th√©√Ętre de la sc√®ne finale du film La Grande Vadrouille, mais √©galement de six √©tapes du Tour de France (1995, 2005, 2010, 2015, 2018 et 2022).

    Par ailleurs, une liaison a√©rienne Mende - Paris a √©t√© mise en place en octobre 2007. Cependant le vol s'effectue au d√©part de l'a√©rodrome du Puy-en-Velay, situ√© √† 94 km de Mende et qu'une navette permet de rejoindre. Cette liaison est n√©e d'une volont√© de d√©senclavement a√©rien de Mende, qui est en effet en retard √† ce niveau pour une pr√©fecture, et ne dispose d'aucun vol direct vers Paris contrairement √† ses voisins Clermont-Ferrand, Rodez, Aurillac ou encore le Puy-en-Velay.

    Depuis le début de l'année 2008, une étude est menée par la CCI de la Lozère, afin d'évoquer la possibilité de la mise en place d'une liaison entre la préfecture lozérienne et la capitale régionale, Montpellier[31] mais quatre ans après le lancement de cette étude, aucun projet concret à ce jour n'a été présenté.

    Enfin, les deux plus grands aéroports à rayonnement international et à proximité de Mende sont Clermont-Ferrand Aulnat et Rodez-Aveyron.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Mende est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[32]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[33].

    Risques naturels

    La commune fait partie du territoire √† risques importants d'inondation (TRI) de Mende-Marvejols, regroupant 17 communes concern√©es par un risque de d√©bordement du Lot et de la Colagne ainsi que de certains de leurs affluents, un des 18 TRI qui ont √©t√© arr√™t√©s fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[34]. Les √©v√©nements ant√©rieurs √† 2014 les plus significatifs sont les crues du , une crue c√©venole de r√©f√©rence (3,95 m mesur√©s √† Mende), et des 4 et , une crue m√©diterran√©enne (3,80 m mesur√©s √† Mende). Des cartes des surfaces inondables ont √©t√© √©tablies pour trois sc√©narios : fr√©quent (crue de temps de retour de 10 ans √† 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans √† 300 ans) et extr√™me (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en d√©faut tout syst√®me de protection)[35]. La commune a √©t√© reconnue en √©tat de catastrophe naturelle au titre des dommages caus√©s par les inondations et coul√©es de boue survenues en 1982, 1994 et 2003[36] - [32].

    Mende est expos√©e au risque de feu de for√™t. Un plan d√©partemental de protection des for√™ts contre les incendies (PDPFCI) a √©t√© approuv√© en d√©cembre 2014 pour la p√©riode 2014-2023[37]. Les mesures individuelles de pr√©vention contre les incendies sont pr√©cis√©es par divers arr√™t√©s pr√©fectoraux et s‚Äôappliquent dans les zones expos√©es aux incendies de for√™t et √† moins de 200 m√®tres de celles-ci. L‚Äôarr√™t√© du , compl√©t√© par un arr√™t√© de 2020, r√©glemente l'emploi du feu en interdisant notamment d‚Äôapporter du feu, de fumer et de jeter des m√©gots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arr√™t√© du , abrogeant un arr√™t√© de 2002, rend le d√©broussaillement obligatoire, incombant au propri√©taire ou ayant droit[Note 8] - [37] - [38].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Mende.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[39]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[40].

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux b√Ętiments en cas d‚Äôalternance de p√©riodes de s√©cheresse et de pluie. 20,7 % de la superficie communale est en al√©a moyen ou fort (15,8 % au niveau d√©partemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 558 b√Ętiments d√©nombr√©s sur la commune en 2019, 624 sont en en al√©a moyen ou fort, soit 24 %, √† comparer aux 14 % au niveau d√©partemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[41] - [Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[40].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[42].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Mende est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[43].

    Toponymie

    La r√©gion est un ancien site de peuplement remontant √† l'√Ęge du bronze, bien que la capitale du G√©vaudan, de l'√©poque gauloise puis gallo-romaine, f√Ľt Anderitum.

    Le nom du mont Mimat est attest√© au VIe si√®cle par Gr√©goire de Tours comme Mons Memmatensis, d'o√Ļ au Xe si√®cle le nom du village attenant Mematensem viculum, donn√© Memde au XIIe, puis Mende aujourd‚Äôhui. L'adjectif Memmatensis, construit avec le suffixe d'appartenance latin -ńďnsis renvoie au gaulois *Memmat(i)a ou *Memmat(i)o- qui rappelle le nom des divinit√©s gauloises Menmantiae. Le th√®me *menman- ¬ę esprit, pens√©e, pri√®re ¬Ľ se retrouve √©galement dans des noms propres gaulois. Pour Xavier Delamarre, les *MenmantińĀs celtiques, tut√©laires de la montagne de Mende sont soit des Muses, ou des Minerves, ¬ę en tout cas des d√©esses de l‚Äôintelligence, de la m√©moire ou de la pens√©e pieuse ¬Ľ[44].

    Le nom de la commune s’écrit Mende en occitan selon la norme classique et se prononce ['mende].

    Histoire

    √Čpoque gallo-romaine

    Sur cette carte on trouve Anderitum (Javols), Mimate (Mende) et Gredone (Grèzes).

    La ville, dont les premi√®res traces d'habitations remontent √† 200 av. J.-C.[45], √©tait √† l'origine nomm√©e Mimata[46], sans doute en r√©f√©rence aux montagnes qui l'entourent. Mais des habitants pouvaient √™tre domicili√©s ici bien avant. En effet, sur le mont Mimat, √† Chapieu, on a retrouv√© vers 1913 un dolmen[47] contenant notamment un cr√Ęne tr√©pan√©. Les autres causses environnant attestent √©galement de cette pr√©sence par d'autres dolmens (sur le causse de Changef√®ge par exemple). Ces vestiges pourraient dater du Chalcolithique.

    La ville, √† proprement parler, ne date que du Moyen √āge, et on ne la retrouve cit√©e qu'√† la fin du VIe si√®cle par Gr√©goire de Tours dans son Histoire des Francs[48]. Ce texte parle du martyre de saint Privat, le premier √©v√™que des Gabales, qui serait √† l'origine d'un p√®lerinage vers l'ermitage et les grottes o√Ļ il s'√©tait retir√©. Mende au IIIe si√®cle n'est alors qu'un bourg[49]. L'histoire de Privat se situe donc vers ce IIIe si√®cle, alors qu'il est envoy√© par Austremoine pour √©vang√©liser le G√©vaudan. C'est √† cette p√©riode que les Alamans envahissent le pays, guid√©s par leur chef, Chrocus.

    Les Gabales se r√©fugient dans la forteresse de Gr√®zes o√Ļ ils sont assi√©g√©s pendant deux ans. Leur √©v√™que, Privat, se trouve quant √† lui dans l'une des grottes du mont Mimat qu'il a am√©nag√©e en ermitage. Lorsque Chrocus apprend que l'√©v√™que n'est pas parmi son peuple, il part √† sa recherche pour s'en servir d'otage afin de faire sortir les Gabales de Gr√®zes. De sa grotte du mont Mimat jusqu'au bourg de Mimate o√Ļ Privat est martyris√©[50]. Pr√©sent√© aux Gabales, il aurait refus√© de livrer son peuple malgr√© tous les supplices barbares qu'on lui faisait subir (d'apr√®s Gr√©goire de Tours : ¬ę Le bon pasteur refusa de livrer ses brebis aux loups, et on voulut le contraindre de sacrifier aux d√©mons ¬Ľ[51]). Ext√©nu√©s, les Alamans auraient laiss√© libres les Gabales en leur promettant la paix[52]. Privat succombe √† ses blessures dans les jours qui suivent. Son acte de r√©sistance[53], refusant de livrer ses compatriotes, lui valut donc une grande ferveur populaire, et c'est autour de son tombeau et de son ermitage que les p√®lerinages commencent, permettant au bourg de se d√©velopper[54].

    Moyen √āge

    La cathédrale et ses clochers inégaux.

    Le titre de comte ou vicomte du G√©vaudan √©choie √† Raimond-B√©renger III de Barcelone, comte de Barcelone, par son mariage avec Douce de Provence en 1112. √Ä Mende, les comtes y ont un ch√Ęteau, le castel-frag. Trois autres seigneurs ont leur ch√Ęteau autour de l'√©glise romane : celui de Canilhac (qui poss√®de les droits architr√©soriers de l'√©glise), celui de Cabri√®res (qui s'octroie les droits d'archidiacre) et de Dolan (qui administre et r√©gente la maison √©piscopale durant l'interr√®gne des √©v√™ques)[55]. Tout ceci change avec l'arriv√©e sur le tr√īne √©piscopal d'Aldebert III du Tournel. L'√©v√™que va racheter tous les droits des diff√©rents seigneurs la√Įcs pour devenir seul maitre de Mende[56]. Afin de s√©curiser sa position, en 1161, il pr√™te all√©geance au roi de France Louis VII qui lui accorde les droits r√©galiens[57]. C'est la Bulle d'or, un acte sign√© du roi et marqu√© d'un sceau royal en or, qui contient les clauses de cet accord. Il accorde ainsi √† Aldebert et √† ses successeurs, √† perp√©tuit√©, la puissance royale et les pleins pouvoirs de justice sur les habitants de l'√©v√™ch√©. Ce fait est assez rare puisque seulement quatre bulles d'or en six si√®cles furent accord√©es par les rois de France[58].

    C'est à partir de cette époque que les remparts de la ville sont construits. Aldebert souhaite protéger la ville et sécuriser les voies qui y mènent. Il récupère ou fait construire aussi la forteresse de Chapieu sur le mont Mimat, et fait en sorte qu'elle puisse accueillir une garnison[59]. Ceci permet de surveiller la voie directe vers le mont Lozère et Villefort, autrement dit vers la voie Regordane, voie marchande.

    Mais à cette époque, Mende n'est pas pour autant la capitale civile et religieuse du Gévaudan. En effet le pouvoir est toujours dépendant d'une entité : le comté ou la vicomté de Grèzes. La vicomté, propriété du roi d'Aragon, a été récupérée par le roi de France en 1258. L'évêque possède un grand pouvoir en qualité de vassal, mais il n'a pas la totale légitimité face à certains officiers royaux. Cette situation prend fin à partir de 1307 avec l'acte de paréage conclu entre l'évêque Guillaume VI Durand et le roi Philippe le Bel. Celui-ci fixe en effet définitivement les possessions du roi et celles de l'évêque, même si certaines querelles perdurent[60].

    Durant la guerre de Cent Ans la s√©curit√© s'accro√ģt avec le renforcement des fortifications et la construction de foss√©s vers 1361-1362[61]. Le chapitre de Mende poss√®de, √† cette √©poque, un ch√Ęteau sur les hauteurs de la ville, au Chastel-Nouvel. En 1370 beaucoup d'habitants se croient √† l'abri des remparts de la ville, malgr√© les menaces des routiers. Aussi, peu d'entre eux se r√©fugient au Chastel-Nouvel. Mais les remparts se sont av√©r√©s insuffisants, ne pouvant emp√™cher les pillages[62]. Cette p√©riode isole Mende de ses voisins, notamment du Puy-en-Velay, et il faut attendre l'arriv√©e du conn√©table de France, Bertrand du Guesclin, puis l'intervention de Charles VI et la lib√©ration de la r√©gion pour que les voies de communication se rouvrent vers 1452.

    En 1390, Bernardon de la Salle est √† Mende, o√Ļ Jean III d'Armagnac tentait, au nom du roi de France, de mettre un terme √† la guerre priv√©e que Raymond de Turenne menait contre le pape d'Avignon. Le Gascon signa comme t√©moin d'un accord pass√© entre le l√©gat de Cl√©ment VII, Antoine de Lovier, √©v√™que de Maguelone, et un repr√©sentant du vicomte de Turenne[Note 9]. Cette entrevue de Mende permit aux Florentins d'envoyer des ambassadeurs pour solliciter le comte d'Armagnac. Il lui fut propos√© de passer les Alpes et de venir attaquer le comte de Vertus en Lombardie[Note 10].

    C'est aussi à cette époque que le bienheureux pape Urbain V fait commencer les travaux de la cathédrale (1368[63]), pour un achèvement en 1467. Par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges pour cette cathédrale, octroyées par ses prédécesseurs, en septembre 1464[64]

    Statue du pape Urbain V.

    Au début des années 1470, un conflit éclate entre l'évêque Antoine de la Panouse et le roi Louis XI, en raison du soutien que l'évêque avait apporté au comte d'Armagnac lorsque ce dernier s'était révolté. Pour le contrer, le roi soustrait à La Panouse l'autorité sur la ville qui devient alors autonome. Ce n'est que vers 1478 que les évêques retrouvent l'autorité sur la ville, en partageant les revenus avec le consul[65].

    √Ä la fin de la guerre de Cent Ans, Mende d√©veloppe sa production de draperie, et accro√ģt ainsi son r√īle de carrefour commercial entre le Languedoc et l'Auvergne, exportant sa renomm√©e. On estime qu'au XVIe si√®cle Mende √©tait l'un des dioc√®ses les plus riches du Languedoc devant Montpellier et Toulouse[66]. Cette richesse du dioc√®se renforce le pouvoir eccl√©siastique. Ainsi parmi la liste des √©v√™ques de l'√©poque on peut compter sur un certain nombre issu de la famille du pape. Julien della Rovere est ordonn√© √©v√™que de Mende, bien qu'il ne se soit jamais rendu dans la capitale du G√©vaudan (pratique dite de la commende). Ses neveux, Cl√©ment et Fran√ßois, lui succ√®dent √† ce poste. Durant son mandat, Fran√ßois agr√©mente la cath√©drale de ses clochers, dont l'un accueille la Non Pareille, la plus grosse cloche du monde[67].

    En octobre 1485, alors que Cl√©ment de La Rov√®re arrive au si√®ge √©piscopal, les vieilles querelles entre le consul et l'√©v√™ch√© resurgissent, les premiers cit√©s ayant peur de voir dispara√ģtre ce privil√®ge. Ainsi ils barricadent les portes de Mende, afin que l'√©v√™que ne puisse y acc√©der. √Ä noter qu'√† cette √©poque les √©v√™ques utilisaient principalement leur ch√Ęteau de Balsi√®ges comme r√©sidence (celui de Chanac √©tant la r√©sidence d'√©t√©). En vain puisque la famille Della Rovere recouvre la pleine autorit√© par avis du roi en 1492. Le titre de consul est maintenu en place du traditionnel titre de syndic[68].

    Renaissance

    Mende au XVIe siècle d'après une ancienne gravure.
    Vue aérienne sur la cathédrale.

    Au XVIe si√®cle, les √©v√©nements principaux sont la R√©forme et les guerres de Religion qui en d√©coulent. Le , 4 000 protestants se pr√©sentent sous les remparts de la ville. Ils d√©truisent les monuments non prot√©g√©s et assi√®gent la ville en la privant d'eau. Ils se retirent quatre jours plus tard, largement gratifi√©s de 2 000 √©cus[69]. Cette ran√ßon assure √† la ville quelques ann√©es de paix.

    Lors du massacre de la Saint-Barth√©l√©my, le baron Astorg de Peyre[Note 11] est assassin√© dans la chambre du roi[70] : sa veuve engage alors un jeune homme, Matthieu Merle afin de venger la mort de son √©poux[71]. De 1569 √† 1576 il occupe avec ses troupes la forteresse de Gr√®zes d'o√Ļ il s'empare peu √† peu du nord du G√©vaudan. √Ä partir de 1577 il s'installe avec ses troupes √† Marvejols avec l'intention de s'emparer de Mende, bien que ne cessant ses conqu√™tes au nord, il √©choue cependant en ao√Ľt 1578 devant Saint-Flour. La nuit de No√ęl 1579 les soldats de Merle attendent que les Mendois soient √† la messe de minuit pour entrer dans la cit√©[72].

    Durant son s√©jour √† Mende, Merle fait fortifier un peu plus la ville, n'h√©sitant pas √† raser 120 habitations pour remettre en √©tat les remparts[73]. En f√©vrier 1581, alors qu'il r√®gne sur tout le G√©vaudan, il met √† ex√©cution la menace qu'il avait faite aux habitants. Il leur avait en effet demand√© de lui livrer 4 000 √©cus, somme que les Mendois ne purent recueillir. Il d√©truit ainsi partiellement la cath√©drale construite par le bienheureux pape Urbain V. C'est √† ce moment qu'est fondue la Non Pareille, la plus grosse cloche du monde[67] afin de fabriquer des couleuvrines et autres boulets √† canon. La ville est lib√©r√©e sous caution cette ann√©e-l√† gr√Ęce √† l'intervention du roi de Navarre.

    La ville lib√©r√©e, une s√©n√©chauss√©e est cr√©√©e afin d'assurer la pacification[73]. Une riposte √† l'attaque de Merle s'organise en 1586 contre la ville de Marvejols, men√©e par le baron de Saint-Vidal. C'est durant cette riposte que dispara√ģt la forteresse des Peyre sur le roc de Peyre[74]. La s√©n√©chauss√©e, elle, se met en place. La tour d'Auriac[75], aujourd'hui dite des p√©nitents, est construite afin d'accueillir cent soldats. La s√©n√©chauss√©e prend ainsi peu √† peu le pas sur l'√©v√™ch√©, qui appelle le secours du duc du Languedoc en 1597. C'est apr√®s cet √©pisode que dispara√ģt la s√©n√©chauss√©e de Mende[73].

    Du XVIIe siècle à la Révolution française

    Le pont Notre-Dame.
    La place aux Blés.

    Le début du XVIIe siècle est marqué par les travaux de reconstruction de la cathédrale, qui commencent en 1598. L'édifice est consacré en 1620[76], mais les travaux durent jusqu'en 1629[77]. Bien loin de la somptuosité de l'originale, bien que reprenant le même plan.

    Ente 1645 et 1660, la ville est le th√©√Ętre de querelles entre deux factions rivales : les Marmaux et les Catharinaux, tous membres des consuls ou de la bourgeoisie, mais n'ayant pas le m√™me avis sur l'importance du pouvoir √©piscopal, les seconds y √©tant oppos√©s. L'√©v√™que est d'ailleurs la cible d'un attentat alors qu'il officiait en la cath√©drale de Mende en 1645 (il n'est finalement pas touch√©). √Ä la suite de plusieurs proc√®s, c'est non sans mal que le royaume redonna √† l'√©piscopat son pouvoir ancestral, le consul restant sous sa coupe[78].

    Maison du XVIIe si√®cle dite ¬ę maison de Mandrin ¬Ľ avec de faux balustres aux fen√™tres.

    √Ä la fin de ce si√®cle, monseigneur Piencourt am√©nage l'all√©e qui rejoint le Lot (depuis d√©nomm√©e ¬ę all√©e Piencourt ¬Ľ) et surtout fait l'acquisition des tapisseries d'Aubusson pour le palais √©piscopal. Ces tapisseries, class√©es, ornent depuis la cath√©drale. Il est √©galement √† l'origine du d√©veloppement de l'√©ducation naissante dans la ville et contribue √† l'√©dification de l'h√īpital. Il fait d'ailleurs de l'h√īpital son h√©ritier, permettant √† celui-ci de se d√©velopper[79].

    En 1702, la guerre des Camisards se déclenche en Cévennes. Mende aménage un peu ses remparts afin de prévenir toute attaque. Cependant cette guerre qui débuta par le meurtre de l'abbé du Chayla au Pont-de-Montvert ne l'atteignit jamais[80].

    En 1721, la grande peste arrive en G√©vaudan touchant la ville de Mende √† hauteur de 1 078 victimes en un an. Deux g√©n√©rations plus tard, les remparts sont supprim√©s (en 1768), ¬ę pour que l'air circule mieux ¬Ľ[81].

    Une fois tous ces tracas pass√©s, la ville red√©veloppe son √©conomie autour de la laine et de l'√©levage ovin. La ville s'√©tend un petit peu sous l'essor de l'apparition des filatures, et de sa premi√®re manufacture. En 1754, Mende voit passer Louis Mandrin le c√©l√®bre brigand, qui loge dans une maison o√Ļ il aurait, selon la l√©gende, cach√© un tr√©sor[82] - [83].

    Entre 1764 et 1767, Mende est le t√©moin des all√©es et venues des louvetiers du roi, venus chercher repos dans la ville avant de s'en retourner traquer la B√™te qui terrorise le nord du pays. Elle est aper√ßue proche de Mende, une fois au Pailhou, entre Rieutort-de-Randon et le Chastel-Nouvel[84] mais reste principalement en Margeride. √Ä cette √©poque la querelle entre le consul et l'√©v√™que est remise au go√Ľt du jour par l'√©dit sur les organisations municipales. Les bourgeois et les nobles s'opposent, mais c'est finalement l'√©v√™que qui conserve son pouvoir en 1771.

    Lors de la R√©volution fran√ßaise, Mende doit partager avec Marvejols la fonction de chef-lieu du d√©partement du G√©vaudan. Ce dernier est renomm√© en Loz√®re en 1790, et la tutelle de l'√Čglise dispara√ģt en 1791, mettant ainsi fin au par√©age de 1307. Mende fut le th√©√Ętre de petits affrontements contre-r√©volutionnaires, mais sans grands effets. Elle obtint l'unicit√© du chef-lieu peu de temps apr√®s.

    Mende au XIXe siècle

    Monument aux morts de la guerre de 1870.

    En 1800, le pr√©fet s'installe dans la ville, et la pr√©fecture occupe le palais √©piscopal apr√®s la vente des biens de l'√Čglise. Au milieu du XIXe si√®cle, les causses autour de Mende sont rebois√©s de pins noirs d'Autriche, cette for√™t domaniale perdure depuis lors. Le choix du pin noir est d√Ľ √† sa facilit√© d'acclimatation, et sa robustesse. La pr√©sence de cette for√™t prot√©gea souvent Mende des inondations.

    Appara√ģt ensuite le chemin de fer dans la pr√©fecture, la reliant alors √† S√©v√©rac-le-Ch√Ęteau ([85]). La ligne de chemin de fer suit le Lot pour traverser la ville, et continue d'ailleurs √† le suivre, tout comme la route nouvellement cr√©√©e. En 1887, l'ancien palais √©piscopal dispara√ģt dans les flammes, la pr√©fecture doit donc √™tre reconstruite.

    Le [86], Mende devient une des premi√®res villes de France, et le premier chef-lieu, √† b√©n√©ficier de l'√©clairage √©lectrique[85]. L'usine est alors install√©e dans l'ancien h√ītel de Ressouches.

    Mende au début du XXe siècle

    Le XXe si√®cle est marqu√© par un d√©but de d√©clin √©conomique. La fin progressive de l'industrie laini√®re, les Premi√®re et Seconde Guerres mondiales d√©peuplent la ville. Entre 1931 et 1934 sont construits les bains-douches, devenus depuis le foyer Saint-Ilpide[87], et situ√© sur la place du Foirail. Le b√Ętiment est d√©truit durant l'√©t√© 2013, pour √™tre remplac√© par une salle multi-culturelle.

    Seconde Guerre mondiale : le camp de Rieucros

    En 1939, peu avant la Seconde Guerre mondiale, un camp d'internement est construit dans le bois du Rieucros[88]. La population s'oppose √† ce camp de transit pour les antifascistes et les communistes. Il va alors devenir un camp d'internement exclusivement r√©serv√© aux femmes[88]. Le maire de l'√©poque, Henri Bourrillon[89], condamne le r√©gime de Vichy et le camp install√© dans sa ville, o√Ļ il obtient que les enfants intern√©s avec leur m√®re puissent suivre une scolarit√© normale. Ses paroles et ses actes hostiles au r√©gime en place l'ont conduit √† √™tre destitu√© de son poste en 1941. Il s'engage alors dans la R√©sistance dont il devient un des chefs pour la Loz√®re. Arr√™t√© et envoy√© dans les camps allemands en 1944, il meurt lors d'un transfert en 1945.

    Id√©alement plac√©e entre les maquis des C√©vennes et de l'Aubrac, la ville se trouve ainsi √™tre un centre de coordination de la R√©sistance int√©rieure loz√©rienne[90]. Quant √† la population, elle peut se prot√©ger place Urbain V l√† o√Ļ des abris contre les bombardements a√©riens ont √©t√© mis en place[91].

    Mende à la fin du XXe siècle

    La place de la République.

    √Ä partir des ann√©es 1970, la ville conna√ģt une croissance d√©mographique assez importante. La ville s'√©tend alors vers le causse d'Auge. Dans les ann√©es 1980 et 1990, on s'aper√ßoit d'ailleurs que globalement le d√©partement se d√©peuple, tandis que sa pr√©fecture s'agrandit. La culture et le sport prennent alors plus d'importance dans la vie de la ville.

    La ville développe, au cours des années 1990, des rapprochements administratifs avec les villes situées à proximité. C'est ainsi qu'elle forme, avec Aurillac et Rodez, le réseau de ville Estelle[92]. Le principe du réseau était de partager des expériences et de mettre en commun des outils pour développer ces villes de taille moyenne. Peu de temps après, c'est avec d'autres réseaux que Mende se rapproche un peu plus des autres villes du Massif central. C'est le cas, par exemple, du réseau Cyber Massif qui a pour vocation le désenclavement numérique de la région[93].

    Mende au XXIe siècle

    Le square √Čmile-Joly, le foyer Saint-Ilpide, et au fond le viaduc de Rieucros et l'h√īpital.

    D'ailleurs, depuis le d√©but du XXIe si√®cle, Mende essaye de participer activement[94] aux politiques de d√©senclavement du Massif central. La ville s'√©tend dans la vall√©e du Lot et atteint les 37 km2 de superficie dans les ann√©es 2000[95]. Elle cherche √©galement √† s'inscrire dans un projet de d√©veloppement durable, √† l'image du d√©partement[96], avec entre autres projets, la construction d'une usine de cog√©n√©ration et la mise en place d'un r√©seau de chaleur[97]. La fili√®re bois, si importante dans l'√©conomie de la ville, est alors mise √† contribution. La mise en place de la bio-√©nergie dans la ville a √©galement √©t√© effectu√©e par l'apparition d'un parc d'√©oliennes au nord de la ville[98].

    Politique et administration

    L'h√ītel de ville.
    Préfecture et siège du conseil départemental de Lozère.

    Mende est le chef-lieu du d√©partement de la Loz√®re : elle accueille √† ce titre la pr√©fecture et le si√®ge du Conseil d√©partemental. Les b√Ętiments de ces deux institutions sont diss√©min√©s au sein de la ville. Un projet de maison du d√©partement regroupant tous les services du Conseil d√©partemental est √† l'√©tude. La mairie est install√©e dans l'h√ītel de ville qui date du XVIIIe si√®cle, cependant les services ont √©t√© d√©plac√©s pour une grande partie d'entre eux vers l'annexe de la mairie[99].

    Mairie

    C'est l'ancienne maison consulaire qui faisait office de mairie de la R√©volution jusqu'en 1852. √Ä cette date, le maire B√©camel rach√®te √† la famille Pag√®s l'h√ītel particulier situ√© place d'Angiran. Depuis lors, la mairie est bas√©e dans cet h√ītel de ville (class√© monument historique[100]) sur la place devenue place Charles-de-Gaulle, bien qu'une partie des services soit maintenant situ√©e dans l'annexe qui lui fait face. Comme la cath√©drale, l'h√ītel de ville abrite √©galement des tapisseries d'Aubusson, class√©es depuis 1909[101].

    Tendances politiques et résultats

    Voici les résultats du 2e tour de la présidentielle à Mende : Emmanuel Macron (En Marche!) est à la première place avec 74,8 % des voix. Marine Le Pen (FN) arrive en deuxième position avec 25,2 % des voix.

    À l'issue du 1er tour à Mende, Emmanuel Macron (En Marche!) était également arrivé à la première place (28,64 % des votes) dans la commune de Mende.

    Parmi les votants, 6,49 % ont glissé un bulletin blanc dans l'urne, tandis que l'on décompte 4,13 % de votes nuls[102].

    Liste des maires

    Depuis 1945, ont été élus maires de la commune :

    Liste des maires successifs
    P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©

    (démission)
    Jean Mazel ... Avoué
    1956 1971 René Estoup
    1971 1977 Henri Trémolet de Villers CNIP Avocat
    mars 1977 1983 Pierre Couderc RI Médecin
    2008 Jean-Jacques Delmas DVD[Note 12] Médecin généraliste,
    président de la CC de la Haute Vallée d'Olt (2001 → 2008),
    député de la 1re circonscription de la Lozère (1993-1997),
    conseiller général (canton de Sainte-Enimie, 1970-2010).
    mars 2008 avril 2016[103]
    (démission)
    Alain Bertrand PS Inspecteur des Domaines,
    pr√©sident de la CC CŇďur de Loz√®re (2008 ‚Üí 2016),
    conseiller régional (1998-2011),
    sénateur de la Lozère (2011-2020).
    10 mai 2016 En cours
    (au 28 mai 2020)
    Laurent Suau[104] - [105] PS Conseiller départemental (canton de Mende-1, 2015 → ),
    pr√©sident de la CC CŇďur de Loz√®re (2016 ‚Üí ).

    Intercommunalités

    La ville de Mende appartient √† la communaut√© de communes CŇďur de Loz√®re. Celle-ci a √©t√© cr√©√©e en d√©cembre 2001 sous le nom de communaut√© de communes de la Haute Vall√©e d'Olt avant de changer de nom en 2009. La commune √©tant la plus importante en nombre d'habitants, c'est son maire, Jean-Jacques Delmas, qui √©tait alors devenu le premier pr√©sident de la communaut√©.

    La mise en place de cette communauté de communes a permis un transfert de compétences. Ainsi toutes les zones d'activité économique et les équipements sportifs relèvent depuis de la responsabilité de la communauté et non plus de la commune elle-même.

    Mais les actions sont bien plus larges puisque le traitement des déchets entre également dans les compétences de la communauté. La déchèterie de la commune se trouve dans la ZAE du causse d'Auge, au nord de la ville. Dans ce cadre-là, le ramassage du tri sélectif est aussi du ressort de la communauté des communes.

    Cette communaut√© des communes n'est pas le seul vecteur de groupement de collectivit√©s pour la ville de Mende. Un plan global a √©t√© mis en place autour du label[106] Pays d'Art et d'Histoire de Mende & Lot en G√©vaudan[107]. Ce sont √† ce titre vingt-deux communes qui appartiennent maintenant au Pays d'Art qui vient dans la continuit√© du label ville d'art et d'histoire dont Mende disposait depuis 1981. Ce pays regroupe quatre communaut√©s de communes : CŇďur de Loz√®re, Goulet-Mont Loz√®re, Valdonnez et Pays de Chanac, auxquelles s'est adjointe la commune du Chastel-Nouvel.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Mende et avant la réforme territoriale de 2014 était chef-lieu des deux cantons Mende Nord et Mende Sud.

    Du point de vue électoral, la commune fait partie (depuis la réforme de 2010) de la seule circonscription de la Lozère et, depuis la réforme territoriale de 2014 elle est bureau centralisateur des deux cantons[Note 13] : Mende-1 et Mende-2, depuis 2015. Chacun des deux cantons est représenté par deux conseillers départementaux :

    Conseiller départementalCantonCode cantonal InseePopulation (2020)
    Régine BourgadeMende-148 096393 hab.
    Laurent SuauMende-148 096393 hab.
    Françoise Amarger-BrajonMende-248 105943 hab.
    Jean-Claude MoulinMende-248 105943 hab.

    Instances judiciaires

    Le palais de justice.

    Avant l'acte de paréage de 1307, la justice mendoise et gévaudanaise était entièrement dévolue aux évêques. Ce pouvoir est partagé avec le roi après la signature dudit acte. Le pouvoir se partage alors entre les différents barons pour la terre commune, Mende sur la terre des évêques et Marvejols en terres du roi, et ceci jusqu'en 1789.

    Le palais de justice est construit entre 1833 et 1835[108]. Le il est la cible d'un attentat perpétré par le FLNC.

    Le tribunal regroupe un tribunal pour enfant, un tribunal de commerce, un tribunal d'instance et un tribunal de grande instance. Il d√©pend de la cour d'appel de N√ģmes.

    Par ailleurs la ville poss√®de depuis fort longtemps des prisons. La maison d'arr√™t actuelle a √©t√© mise en service en 1891[109]. Un des premiers quartiers haute s√©curit√© de France s'y est ensuite install√© en 1949[110]. C'est d'ailleurs √† cette date que la maison d'arr√™t change de propri√©taire, passant du d√©partement √† l'√Čtat[109]. Plusieurs personnalit√©s y ont s√©journ√©, la plus c√©l√®bre √©tant Jacques Mesrine[111]. Le film d'Andr√© G√©nov√®s, Mesrine sorti en 1983, raconte d'ailleurs le plan du criminel de d√©truire le QHS. Fran√ßois Besse avait cherch√© √† faire sortir Jacques Mesrine de prison quand il √©tait incarc√©r√© √† Mende[112]. Ce quartier avait √©galement √©t√© la cible de critiques, comme celles du Comit√© d'action des prisonniers et de Serge Livrozet, en 1975. En 1989, le centre de d√©tention de Mende est √† nouveau m√©diatis√© avec l'√©vasion d'Ahmed Otmane, qui r√©ussit √† s'√©chapper en mena√ßant les gardiens avec une arme factice[113]. Derni√®re ¬ę personnalit√© ¬Ľ d√©tenue √† la prison de Mende, Ren√© Riesel, activiste de la conf√©d√©ration paysanne aux c√īt√©s de Jos√© Bov√©, incarc√©r√© apr√®s l'affaire du McDonald's de Millau[114].

    Jumelages

    La ville de Mende est jumelée avec les villes de :

    Depuis 2007, les villes de Wunsiedel et de Volterra se sont également jumelées entre elles. Le jumelage avec Vila Real (ville beaucoup plus peuplée que Mende) s'explique par le fait qu'une grande partie de la population portugaise de Mende, et de Lozère en général, soit originaire de cette région[115].

    √Čquipements et services publics

    Enseignement

    Grand séminaire, qui abritait autrefois le lycée Plaisance.
    L'Institut Jacques-Maillot (IUP) antenne de l'université de Perpignan.

    Mende possède trois écoles maternelles : les Solelhons (les petits soleils en occitan), l'école des Chênes et l'école de Fontanilles. Elles sont en étroites relations avec les écoles primaires du groupe scolaire, de l'école annexe Michel-Del-Castillo et de l'école de Fontanilles, l'école Jeanne-d'Arc s'occupant de l'enseignement privé.

    Le coll√®ge public Henri-Bourillon est situ√© √† la place de l'ancien petit s√©minaire, et partage les lieux avec le lyc√©e Chaptal. Il accueille les √©l√®ves de la ville ainsi qu'un certain nombre originaires d'autres communes voisines (Badaroux, Balsi√®ges, Barjac, Chanac, Saint-√Čtienne-du-Valdonnez...). L'autre coll√®ge est lui priv√©, il s'agit du coll√®ge Saint-Privat. La continuit√© de l'enseignement priv√© s'effectuant au lyc√©e Notre-Dame. Autre lyc√©e, le lyc√©e √Čmile-Peytavin permet, en plus de l'enseignement g√©n√©ral, de suivre un enseignement technique et professionnel[116]. Enfin, d√©sormais rattach√© au lyc√©e Notre-Dame[117], on trouve le lyc√©e professionnel priv√© de Plaisance.

    Les √©tablissements de la ville pr√©sentent par ailleurs un des meilleurs taux de r√©ussite au dipl√īme du baccalaur√©at, par rapport aux autres √©tablissements de la r√©gion[118] - [119] - [120], ce qui les place dans la premi√®re moiti√© des meilleurs √©tablissements de France[121].

    Au niveau de l'enseignement sup√©rieur, Mende accueille des BTS dans ses diff√©rents lyc√©es. Un IUP, antenne de l'Universit√© de Perpignan, propose quatre formations : multim√©dia, g√©rontologie, secr√©taire de mairie et tourisme[122]. Il est situ√© dans les b√Ętiments de l'ancienne caserne Lamolle, qui avait abrit√© le 142e r√©giment d'infanterie[123]. Enfin la ville abrite √©galement un institut de formation des ma√ģtres, un institut de formation en soins infirmiers (l'IFSIL), un CFA et un Greta.

    √Čtablissements scolaires :
    • √Čcoles maternelles
      • √Čcole de Fontanilles
      • Groupe Scolaire (Solelhons)
      • √Čcole des Ch√™nes
    • √Čcoles publiques
      • √Čcole de Chabrits
      • √Čcole des Tilleuls
      • √Čcole de Fontanilles
      • Groupe Scolaire
      • √Čcole Michel-del-Castillo
    • √Čcoles priv√©es
      • √Čcole Jeanne-d'Arc
      • √Čcole Saint-Joseph
    • Coll√®ge public
      • Coll√®ge Henri-Bourrillon
    • Coll√®ge priv√©
      • Coll√®ge Saint-Privat
    • Lyc√©es publics d'enseignement g√©n√©ral
      • Lyc√©e Jean-Antoine-Chaptal
      • Lyc√©e √Čmile-Peytavin
    • Lyc√©e priv√© d'enseignement g√©n√©ral
      • Lyc√©e Notre-Dame
    • Lyc√©e professionnel et technique public
      • Lyc√©e √Čmile-Peytavin
    • Lyc√©e professionnel priv√©
      • Lyc√©e Notre-Dame

    Elles ont accueilli des auteurs régionaux mais également des auteurs de renom tels Calixthe Beyala ou Michel Folco.

    Santé

    Les armes de France et Navarre sur l'une des portes de l'ancien h√īpital Piencourt.

    Le d√©partement dispose d'un centre hospitalier inaugur√© en 1970[124]. Cinq des six services sont implant√©s √† Mende[124] : l'h√īpital Guy-de-Chauliac, la maison de retraite, le centre de convalescence, l'Institut de formation en soins infirmiers et l'internat. La sixi√®me antenne, une autre maison de retraite, est bas√©e √† Rieutort-de-Randon[124].

    Le centre hospitalier regroupe ainsi environ 70 m√©decins pour 750 professionnels de la sant√©. De plus, depuis 2011, il accueille dans sa structure l'unit√© d'accueil psychologique et psychiatrique Paul-√Čluard, antenne du centre hospitalier Fran√ßois-Tosquelles de Saint-Alban-sur-Limagnole[125].

    À cela on peut ajouter une vingtaine de médecins généralistes ou spécialistes ainsi qu'un centre de sapeurs-pompiers. Mais si l'implantation du centre hospitalier actuel est assez récente, la ville a une histoire hospitalière assez ancienne.

    Ainsi au XIIe si√®cle existait la ¬ę maison de l'aum√īne ¬Ľ destin√©e √† soigner la population. Cet h√īpital, implant√© rue d'Angiran, tirait ses revenus de l'exploitation d'un moulin au quartier de la Vern√®de, ainsi que des dons des seigneurs du pays[126]. Il est d√©truit partiellement en 1593 lors de la construction d'une citadelle √† proximit√©. Si la citadelle dispara√ģtra en 1597, l'h√īpital n'est pas r√©par√© dans l'imm√©diat[126]. √Ä partir de 1635 un budget est allou√© pour la r√©√©dification de l'√©tablissement. Il ne sera pas construit au m√™me endroit, et prendra le nom d'¬ę h√īpital d'Aygues-Passes ¬Ľ. En 1677 Fran√ßois-Placide de Baudry de Piencourt devient √©v√™que de Mende et donc comte du G√©vaudan. D√®s sa premi√®re ann√©e d'√©piscopat, il fait reconstruire √† neuf l'h√īpital qui devient l'¬ę h√īpital g√©n√©ral ¬Ľ. En 1702 il le fait agrandir, et √† sa mort il lui l√®gue tous ses biens[126]. Cet h√īpital, aujourd'hui r√©sidence Piencourt, est rest√© en activit√© jusqu'√† l'inauguration du centre hospitalier. Ajout√©s √† cet h√īpital, deux √©tablissements ont exist√© suivant les p√©riodes d'√©pid√©mies, tous deux √† l'ext√©rieur de la ville alors. Un centre de pestif√©r√©s, d√©nomm√© ¬ę maison Dieu ¬Ľ, √©tait √©tabli dans le quartier de Janicot. Vers le pont Saint-Jean (aujourd'hui Pont-Roupt), a √©t√© reconstruite, en 1242, une ¬ę maladrerie ¬Ľ destin√©e √† l'h√©bergement des l√©preux[126].

    Population et société

    √Čvolution d√©mographique

    À l'inverse du département, la préfecture voit sa courbe démographique se dessiner de manière croissante depuis la Révolution française. Si le département a été fortement touché par l'exode rural et les grandes guerres du XXe siècle[127], la ville a eu pour elle la présence des administrations[128] - [129]. Ceci peut expliquer pourquoi Mende n'a pas subi la même tendance que la Lozère. Le présent tableau montre l'évolution démographique pour la ville de Mende, mais l'on peut considérer que tout le bassin mendois suit la même tendance[130].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[131] - [Note 14].

    En 2020, la commune comptait 12 336 habitants[Note 15], en augmentation de 6,88 % par rapport √† 2014 (Loz√®re : +0,36 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    √Čvolution de la population [‚Äämodifier‚Ää]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5 0005 0145 8905 3705 8225 9095 4405 4926 994
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    6 8776 7706 4536 9067 3007 2028 0337 8787 370
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    7 3197 0077 0056 1096 0566 1456 4997 0037 752
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    8 3379 71310 45110 92911 28611 80412 37812 16311 860
    2020 - - - - - - - -
    12 336--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[132] puis Insee à partir de 2006[133].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des √Ęges

    Pyramide des √Ęges √† Mende en 2018[I 12] en pourcentage.
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    0,7
    90 ans et plus
    2,3
    5,7
    75 à 89 ans
    10,2
    13,7
    60 à 74 ans
    15,8
    21,7
    45 à 59 ans
    19,9
    17,9
    30 à 44 ans
    16,9
    21,3
    15 à 29 ans
    19,6
    19,1
    0 à 14 ans
    15,4
    Pyramide des √Ęges de la Loz√®re en 2018[I 13] en pourcentage.
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    1,0
    90 ans et plus
    2,6
    9,0
    75 à 89 ans
    11,8
    20,4
    60 à 74 ans
    20,0
    22,0
    45 à 59 ans
    20,6
    16,6
    30 à 44 ans
    16,4
    15,1
    15 à 29 ans
    13,6
    15,9
    0 à 14 ans
    15,0

    La population de Mende est plus jeune que celle de la Loz√®re. En 2018, le taux de personnes de Mende d'un √Ęge inf√©rieur √† 30 ans s'√©l√®ve √† 37,6 %[I 14], soit un taux sup√©rieur √† la moyenne d√©partementale (29,7 %)[I 15]. Le taux de personnes d'un √Ęge sup√©rieur √† 60 ans (28,2 %)[I 14] est inf√©rieur au taux d√©partemental (32,5 %)[I 15].

    Immigration

    En 2018, la population immigr√©e se compose de 1 322 habitants (733 hommes et 589 femmes), soit 10,81 % de la population[134]. Le nombre de personnes √©trang√®res est de 1 113, soit 9,10 %[135]. Ces personnes sont originaires pour la plupart du Portugal (principalement de la r√©gion de Vila Real), du Maroc, de l'Alg√©rie, et de la Turquie. Ceci √©tant √† l'image de l'immigration dans la r√©gion[136]. On remarque par ailleurs que l'immigration espagnole tr√®s pr√©sente jusqu'au milieu du XXe si√®cle tend √† se dissoudre depuis les ann√©es 1970[136].

    Manifestations culturelles et festivités

    Le char de la Bête du Gévaudan ouvre chaque année le corso fleuri des grandes fêtes de Mende.

    Les grandes f√™tes de la ville de Mende ont lieu tous les ans au mois d'ao√Ľt. Elles √©taient li√©es √† l'origine √† la f√™te de Saint-Privat, le 21 ao√Ľt. Elles sont agr√©ment√©es d'un corso fleuri et de l'√©lection de ¬ę miss Mende ¬Ľ. Puis, en septembre, une ann√©e sur deux, Mende accueille sa f√™te de la bi√®re, avec sa ville jumelle de Wunsiedel. La ville pr√©sente √©galement plusieurs animations dans le domaine sportif dont, depuis 2017, l'√©dition annuelle du Festival des randonn√©es en Loz√®re. Au niveau culturel, au d√©but des ann√©es 1990 √©taient organis√©es les ¬ę rencontres des √©crivains ¬Ľ, au mois d'ao√Ľt.

    Sports et loisirs

    Mende est, de par son nombre de licenci√©s et les √©v√©nements organis√©s, une ville sportive. C'est ainsi qu'elle a √©t√© √©lue deux fois ville la plus sportive de France par le quotidien L'√Čquipe (1988 et 1998) et finaliste en 2011. C'est l'une des seules villes de France √† avoir obtenu √† deux reprises cette distinction[137].

    Les installations

    La halle sportive de la Vernède (partie boulodrome).
    Le stade Jean-Jacques Delmas.

    Mende dispose[138] d'une zone sportive d√©nomm√©e le Complexe sportif de Jean Jacques Delmas en l'honneur de sa mort ayant √©t√© √† l'origine de ce projet il a √©t√© le maire de Mende durant 25 ans, on y retrouve trois terrains de football/rugby (le stade du Chapitre et deux terrains d'entra√ģnement), la piscine semi-olympique Marcel-Crespin[139], des courts de tennis, d'une salle de musculation, d'un skatepark, d'un terrain de streetball, d'une salle de tennis de table et d'archerie/tir au pistolet. C'est dans ce complexe qu'a lieu la F√™te du sport, organis√©e tous les deux ans. Le stade du Chapitre, agrandi lors des Jeux m√©diterran√©ens, dispose de 500 places assises, mais ce chiffre peut-√™tre largement battu lors de certains matches.

    Sinon sur le causse d'Auge sont installés trois terrains de football/rugby et une piste d'athlétisme, qui est venue remplacer l'ancienne piste de Mirandol. Le stade de Mirandol avait fait office de stade municipal jusque dans les années 1980. Depuis 2006, un centre équestre est également situé sur le causse[140], il vient en complément de celui vieillissant de Sirvens situé à la sortie est de la ville. Enfin, le causse d'Auge est le lieu choisi, en 2008, pour la construction d'un nouveau gymnase, en face des terrains de football[141].

    Le mont Mimat dispose lui d'un parcours acrobatique en hauteur, de nombreux sentiers de randonn√©e/VTT/course √† pied, d'un parcours de sant√© et d'un terrain de football. Sur le Lot, depuis 1983, une base de cano√ę a √©t√© am√©nag√©e afin de pratiquer plusieurs activit√©s nautiques.

    Proche du lycée Chaptal et du collège Henri-Bourrillon, on retrouve le complexe de la Vernède. Dans cette zone se trouvent ainsi deux gymnases, un dojo, une salle de gymnastique, une de danse, une d'escalade (plus une zone en extérieur), un terrain de pétanque couvert et un en extérieur. Avant la construction du gymnase de la Vernède, ce lieu avait été celui de la piscine municipale et de deux courts de tennis.

    À proximité des autres établissements d'éducation, d'autres gymnases sont installés. Il y en a six en tout dans la ville : la Vernède, lycée Notre-Dame, Piencourt, lycée Chaptal, lycée Théophile-Roussel et collège Saint-Privat.

    Terrains de sports de Mende
    Salle ou stade Capacité Sports principaux
    Stade Jean-Jacques-Delmas 1 500 Football, rugby
    Gymnase de la Vernède 585 Handball
    Gymnase Piencourt 350 Volley-ball
    Gymnase du lycée Saint-Privat néant Basket-ball

    Les clubs sportifs

    Le 32e de finale de la Coupe de France 2012-2013 entre l'Avenir Foot Lozère et l'AC Arles-Avignon.
    16es de finale de la coupe de France de volley-ball 2010-2011 entre le Mende VB et le Tours VB.

    De nombreux clubs se partagent les installations de la ville. Le club de football l'√Čveil mendois a ainsi √©volu√© en CFA2 durant deux saisons (2000-01 et 2001-02), son successeur, l'Avenir Foot Loz√®re[142], √©volue en Division d'Honneur (6e division nationale). L'√Čveil mendois football √©tait issu du club omnisports du m√™me nom, fond√© en 1920. L'un des faits marquants de son histoire reste un 32e de finale de coupe de France disput√© face √† Angoul√™me le [143]. Plus r√©cemment, Mende s'est hiss√© jusqu'aux 16es de finale lors de la coupe de France 2013, remportant √† cette occasion le ¬ę classement des Petits Poucets ¬Ľ.

    Le club phare est le Mende Volley Lozère (anciennement Mende Volley Ball) qui évolue pour la saison 2018-2019 en Pro B (2e division nationale). Au niveau du palmarès, le MVL compte un titre de champion de France de N3 obtenu à l'issue de la saison 2008-2009 et une participation aux 16es de finale de la coupe de France 2010-2011.

    Le rugby à XV (Rugby Club Mende Lozère), lui, a retrouvé sa place en Fédérale 3 en 2006 mais est revenu au niveau régional dans les années 2010. Le club a pourtant déjà évolué à un niveau supérieur quelques années auparavant[144].

    L'équipe de handball (Mende Gévaudan Club) évolue en 2014-2015 en championnat de France de Nationale 3. Enfin, l'équipe de basket-ball (Basket Causses Mendois) retrouve en 2014-2015 le niveau régional. En féminines ce sont par ailleurs le handball, le volley-ball et le basket-ball qui sont les clubs mendois de plus haut niveau.

    On peut accorder un statut particulier à la course d'orientation, sport individuel dont les compétitions se font par équipe. Toujours est-il que le club de Mende évolue dans l'élite du championnat de France[145], ainsi que le M. G. C. Pétanque et ses trois champions de France vétérans 2007.

    La diversité sportive ne s'arrête pas là. Parmi les clubs de Mende on retrouve également du rink hockey (Les Comets). Mende est aussi le foyer de sports individuels : athlétisme, badminton, cyclisme, motocyclisme, ainsi que de nombreux clubs de sports de combat.

    Depuis le début des années 2000, un centre omnisports a été mis en place afin d'accompagner les jeunes sportifs de lycée à se préparer au meilleur niveau. Parmi les sociétaires du COL (centre omnisports lozérien), on retrouve Romain Paulhan (champion de France de VTT descente en 2010) ou Fanny Lombard (championne d'Europe Junior 2009 et 2010 dans la même discipline).

    √Ä l'issue de la saison 2015-2016, fait exceptionnel, 5 √©quipes de la ville sont promues √† l'√©chelon sup√©rieur : le volley masculin (de nationale 2 √† √©lite), et f√©minin (de r√©gion 1 √† pr√©-nationale), le football masculin (de division d'honneur √† CFA 2), le handball masculin (de pr√©-nationale √† nationale 3) et le rugby (de promotion honneur √† honneur territorial).

    Les sports collectifs à Mende, niveau national
    Sport Nom du club Championnat 2016-17 Division 2015-16
    Handball masculinMende Gévaudan ClubNationale 35e
    Football masculinAvenir Foot LozèreCFA 25e
    Volley-ball masculinMende Volley Loz√®re√Člite3e
    Les sports collectifs à Mende, niveau régional
    Sport Nom du club Championnat 2016-17 Division 2016-17
    Handball fémininMende Gévaudan ClubRégion I6e
    Football f√©mininEntente CŇďur Loz√®reDHR4e
    Rugby masculinRugby Club Mende LozèreHonneur territoriale6e
    Volley-ball masculinMende Volley Lozère IIPré-nationale6e
    Volley-ball fémininMende Volley LozèrePré-nationale5e

    Les sportifs de haut niveau

    Christophe Laurent sur le Tour de Suisse 2007.

    Parmi les sportifs professionnels nés à Mende, figure le cycliste Christophe Laurent qui s'est illustré en remportant le maillot de meilleur grimpeur du Tour de l'Avenir et du Tour de Californie.

    Le motard Laurent Charbonnel, vainqueur du prologue du Paris-Dakar (1991), est aussi originaire de Mende. Il fait partie des enduristes ayant le plus beau palmarès de France, et a également été vice-champion du monde.

    La kayakiste Brigitte Guibal, vice-championne olympique en 2000 à Sydney, est aussi née à Mende.

    C'est en 1988 que Marion Buisson est n√©e √† Mende. Apr√®s avoir fait ses d√©buts d'athl√®te √† l'√Čveil mendois, elle a poursuivi sa carri√®re au Clermont athl√©tisme. Elle est devenue championne de France de saut √† la perche en 2008, r√©alisant ainsi les minima pour participer aux jeux olympiques d'√©t√© de P√©kin[146].

    Antonin Scheidecker, licenci√© √† l'√Čveil mendois athl√©tisme est champion du monde junior d'icosathlon en 2021[147].

    Les événements sportifs

    Trophée Castan, finale du Trèfle lozérien 2008.
    Julien Bérard gagne la 2e étape du Tour du Gévaudan 2008 qui arrive à Mende.

    Chaque année, le trèfle lozérien, épreuve d'enduro, centre son parcours sur la ville de Mende. Cette course fait partie des plus réputées de la saison enduriste et permet, de plus, de mélanger pilotes professionnels et amateurs.

    Un mois plus tard (juillet), le centre-ville est alors r√©serv√© √† la course p√©destre et √† l'arriv√©e du semi-marathon Marvejols-Mende. Cette course part de Marvejols, rejoignant Mende par le col de Goudard et la c√īte de Chabrits. Elle sert parfois aux marathoniens de pr√©paration pour les grands √©v√®nements (championnats du monde, Jeux olympiques), mais est √©galement ouverte aux amateurs comme la majorit√© des marathons. Depuis 2006, le mois de juillet est √©galement marqu√© par l'organisation d'un national de p√©tanque.

    La montée de la Croix Neuve a été le lieu d'arrivée du Tour de France à six reprises :

    Outre le Tour de France, le cyclisme est à l'honneur dans la ville. Le grand prix de la ville de Mende avait accueilli les meilleurs professionnels dans les années 1970. La montée de la Croix Neuve a également été le lieu d'arrivée du Tour de l'Avenir, de feu les Grand Prix du Midi libre et le Tour du Languedoc-Roussillon et du Paris-Nice 2007. Depuis 2006 et la renaissance du Tour du Gévaudan, c'est à Mende que se juge l'arrivée finale de cette course amateur de grande importance. En 2008, l'épreuve sera organisée comme la Finale de la Coupe des France des clubs. Durant l'hiver, un grand prix de cyclo-cross régional est aussi organisé. Le grand départ du tour de France VTT 1996, ainsi que les deux premières étapes, se sont déroulés à Mende.

    Mende a aussi √©t√© ville h√īte des Jeux M√©diterran√©ens en 1993 en accueillant les √©preuves de cyclisme, de football et de natation.

    En octobre 2005, la ville accueille le 37e congr√®s national de la f√©d√©ration fran√ßaise de randonn√©e[148], la Loz√®re √©tant un d√©partement tr√®s pris√© des randonneurs, et √©tant travers√© par deux des plus importants chemins du p√®lerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Puis, en 2007, Mende est l'h√īte d'une manche des championnats de France d'enduro[149], ainsi que de la finale de la Coupe de France des rallyes[150].

    En 2008, la France accueille le grand prix d'Europe d'enduro, la finale du championnat du monde (WEC). C'est la ville d'Alès qui est choisie pour recevoir l'épreuve. Cependant l'organisation est contrainte de renoncer, et c'est finalement Mende qui l'accueille les 11 et 12 octobre 2008[151]. En 2011, la ville organise le grand prix de France, finale du championnat du Monde[152].

    Presse locale

    À Mende, on retrouve la rédaction Lozère du Midi libre et le siège de la Lozère Nouvelle pour ce qui est de la presse écrite.

    Radios locales

    Télévision

    France 3 Languedoc-Roussillon est pr√©sente sur Mende et la Loz√®re gr√Ęce √† un bureau permanent[161] situ√© au Parc Technologique de Valcroze, au 1 rue du G√©vaudan.

    Mende est couverte par 2 émetteurs TNT. L'un couvre toute la Lozère depuis le Truc de Fortunio et l'autre est un réémetteur local situé sur le Mont Mimat, au sud de Mende[162].

    Cultes

    La cathédrale.
    L'entrée de l'ancienne synagogue.
    La tour des Pénitents.
    Procession des Pénitents Blancs.

    La ville de Mende √©tant le si√®ge √©piscopal du G√©vaudan puis de la Loz√®re, la vie religieuse a toujours √©t√© li√©e avec ses √©v√™ques. √Čgalement si√®ge du Chapitre, Mende accueillait ainsi un grand nombre de chanoines. Une confr√©rie religieuse, la ¬ę confr√©rie des p√©nitents blancs ¬Ľ a longtemps exist√© et effectuait une procession tous les Jeudis saints depuis le XVIIe si√®cle[163]. La tour des P√©nitents (appel√©e ainsi car elle est accol√©e √† la chapelle des P√©nitents) est d'ailleurs l'un des derniers vestiges des remparts de la ville.

    Le lieu de culte principal est la cath√©drale Notre-Dame-et-Saint-Privat, construite √† la demande du pape Urbain V, en lieu et place de l'ancienne √©glise b√Ętie au-dessus de la tombe de saint Privat, mais la ville poss√®de beaucoup de petites chapelles. L'une des plus anciennes est la chapelle Saint-Ilpide, sur la colline du bourreau, qui a cependant √©t√© d√©truite et remplac√©e par une toute petite chapelle. Deux autres chapelles ne sont plus utilis√©es : celle des p√©nitents (futur mus√©e d'art religieux) et la chapelle Saint-Dominique (salle d'exposition). La chapelle de l'Ermitage (sur le mont Mimat) et la grotte qui a √©t√© perc√©e √† c√īt√©, peuvent encore servir pour des offices.

    Le culte à Mende, de par son histoire, est très orienté vers le catholicisme, mais il existe d'autres lieux de culte pour les autres religions. Ainsi Mende, proche des Cévennes

    La ville possédait également une synagogue, rue Notre-Dame dans l'ancien quartier juif, mais elle a depuis longtemps été abandonnée[164]. Cette synagogue, appelée aussi maison Ferrier du nom d'un de ses anciens propriétaires, est d'ailleurs le dernier vestige du ghetto mendois. Les Juifs ont été expulsés du Gévaudan au XIVe siècle, et cette synagogue devint le collège (catholique) de la Toussaint jusqu'à la Révolution française.

    Bien que comptant la présence d'une communauté musulmane[165], la ville ne dispose d'aucune mosquée, mais simplement d'un appartement qui fait office de lieu de culte[166] - [167].

    √Čconomie

    Centre industriel (industrie du bois, bijoux), de services (boutiques, restaurants, bars), administratif (g√©n√®re une grosse partie des emplois) et touristique (ville m√©di√©vale, excursions vers les gorges du Tarn), Mende se veut le point de d√©part de l'implantation de nouvelles entreprises dans le d√©partement, et s'oriente de plus en plus vers les nouvelles technologies, avec l'av√®nement de son p√īle technologique[168].

    La ville poss√®de plus de 760 entreprises[I 16], dont environ 500 dans le secteur du commerce, et pr√©sente un taux de ch√īmage d'environ 10,3 % (2018)[I 17].

    Zones d'activités

    Les zones d'activités.

    La ville dispose de cinq zones d'activit√©s √©conomiques (ZAE), chacune ayant un r√īle plut√īt bien d√©fini. La plus grande est la ZAE du causse d'Auge (au nord de la ville), avec une orientation principalement industrielle, que ce soit dans les automatismes ou dans la gestion du bois. La ZI de Gard√®s, sur la route de Badaroux est une zone industrielle regroupant des entreprises de travaux publics et du b√Ętiment principalement. Les ZAE Lou Chaousse et de la route de Chabrits (toutes deux au nord-ouest) ont aussi une vocation artisanale, mais plus orient√©e vers le commerce pour les particuliers. Et enfin, le P√īle loz√©rien d'√©conomie num√©rique (POLeN) tourn√© vers les nouvelles technologies.

    De plus, depuis le milieu des années 2000, s'est créée la ZAC de Ramille. Cette zone, coincée entre le Lot et la RN 88 sur la route de Balsièges, accueille une zone commerciale qui tend à se développer. C'est sans doute, avec la zone du causse d'Auge, la zone d'activité qui s'étend le plus récemment.

    Une nouvelle zone d'activit√© devrait voir le jour au nord de Mende, sur la commune de Badaroux. Cette zone dont la taille devrait atteindre environ 40 hectares dans un premier temps, serait desservie par la RN 88 am√©nag√©e en voie express.

    Le passé agricole

    Répartition des entreprises
    Mende[I 16] Lozère[I 18] Occitanie[I 19]
    Nombre d'√©tablissements actifs7643 461200 957
    Agriculture, sylviculture et pêche0,9 %8,5 %5,3 %
    Industrie6,2 %7,8 %6,7 %
    Construction7,5 %10,0 %11,0 %
    Commerce, transports, services divers65,6 %53,4 %62,9 %
    Administration publique, enseignement,
    santé, action sociale
    19,9 %20,3 %14,2 %
    0 à 9 salariés77,7 %85,2 %83,9 %
    10 à 50 salariés817,4%42,0%13,0 %
    50 salariés et plus5,0 %2,8 %3,1 %

    Si la commune ne poss√®de plus beaucoup d'exploitations agricoles, la ville reste au centre d'une zone tr√®s rurale et tr√®s orient√©e vers l'agriculture. En effet, 47 % du territoire loz√©rien est class√© en ¬ę surface agricole utilis√©e ¬Ľ[169]. L'√©levage sur la commune est principalement consacr√© √† la fili√®re ovine, bien que l'on retrouve des exploitations bovines situ√©es aux confins de Mende et des communes limitrophes.

    Cette attirance pour le mouton est ancestrale à Mende, puisque la ville a longtemps vécu de l'exploitation lainière, depuis le XVIe siècle. Dès 1333 la ville possédait déjà une confrérie des tisserands[170]. En 1849, la ville était encore équipée de cinq grandes filatures[170]. Cependant, de son riche passé textile[171] - [172], la ville ne conserve désormais plus aucune activité.

    Industrie

    √Ä l'image du d√©partement de la Loz√®re, l'industrie √† Mende est surtout orient√©e vers la fili√®re bois : son exploitation, son traitement, ses d√©riv√©s, etc. L'autre industrie qui tient une place importante dans la ville est celle du b√Ętiment et des travaux publics.

    Les commerces et les services

    Entrée de POLeN[Note 16].

    Mende est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Lozère qui gère l'aérodrome de Mende-Brenoux.

    La ville est fortement tourn√©e vers le secteur tertiaire. Comme dit plus haut, une majorit√© des entreprises de la ville sont des commerces. Mende √©tant le centre d'un bassin de population de pr√®s de 25 000 habitants autour de la vall√©e du Lot[I 20], la ville centralise donc une grande partie des services. Sa qualit√© de pr√©fecture lui ajoute la pr√©sence du service public.

    Le tourisme s'est d'ailleurs fortement d√©velopp√© √† la fin du XXe si√®cle. Cette ouverture sur le tourisme se traduit entre 1983 et 2008 par la cr√©ation de l'office du tourisme (municipal puis intercommunal), une augmentation de 400 lits de l'offre touristique, l'ouverture d'un village de vacances et d'une auberge de jeunesse, mais aussi la cr√©ation de centre d'activit√© (base de cano√ę, parc acrobatique‚Ķ)[173]. La ville dispose de neuf h√ītels, un ayant trois √©toiles, et deux en ayant deux[174]. √Ä cela il faut donc ajouter le village de vacances du Chapitre qui propose 42 g√ģtes √† la location[175], ainsi que deux campings √† proximit√© du Lot.

    Les autres commerces sont ceux que l'on peut retrouver dans d'autres villes modernes (banques, assurances, boulangeries, maisons de la presse, vêtements…). La ville est dotée de plus d'un supermarché et d'un hypermarché, ainsi que de plusieurs supérettes et autres discounters. L'hypermarché, qui est de construction récente, appartient au groupe Système U et est implanté dans la nouvelle zone d'activité de Ramilles. Le supermarché (Intermarché) est, quant à lui, proche du centre-ville. Les marchés, vestiges des traditionnels marchés de la ville si nombreux, ont lieu les mercredis (textile, utilitaire…) sur la place Chaptal, et les samedis matin (marché de produits de bouche) sur la place Chaptal et la place Urbain-V. De plus, des marchés nocturnes sont organisés durant la période estivale.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'eau des canalisations souterraines se déverse dans le Lot, ici vers le pont Notre-Dame.
    Le pont Notre-Dame.

    Depuis 1981 Mende est class√©e ville d'art[176], et, depuis 2000, le groupement Mende et Lot en G√©vaudan b√©n√©ficie du label ¬ę ville et pays d'art et d'histoire ¬Ľ[176].

    La ville possède en effet un riche patrimoine architectural[177], témoin de l'époque prospère liée à la papauté.

    La ville possède de nombreuses fontaines publiques. L'eau provenant des causses passe ainsi dans un système de canalisations aménagé sous la ville avant de rejoindre le Lot. Deux d'entre elles (Aigues-Passe[178] et Soubeyrand[179]) sont classées monuments historiques. L'eau canalisée passe également dans l'ancien lavoir des Calquières, toujours visible rue d'Angiran.

    • La tour des P√©nitents

    Cette tour est l'un des rares vestiges des anciens remparts du XIIe si√®cle. Prot√©geant la porte d'Angiran qui √©tait √† c√īt√© d'elle, cette tour a servi de garde pour l'√©ph√©m√®re s√©n√©chauss√©e de Mende. Elle comprend trois √©tages et un grenier. C'est l'installation de la chapelle qui la jouxte, et principalement de son clocher √† son sommet qui sauva la tour lors de la destruction des remparts en 1768[180].

    • Le pont Notre-Dame

    Datant du XIIIe si√®cle, ce pont est l'un des symboles de la ville. Il n'a jamais √©t√© emport√© par les crues pourtant fr√©quentes √† Mende. Il portait auparavant le nom de pont Peyrenc, puis a pris le nom de Notre-Dame en raison de la pr√©sence sur son bec d'une Vierge, disparue lors des guerres de Religion. Sa vo√Ľte mesure vingt-deux m√®tres d'ouverture pour sept m√®tres de haut[180].

    • L'ancienne maison consulaire

    La maison o√Ļ si√©geait le consul, depuis 1578, a √©galement servi de mairie apr√®s la R√©volution. Sur son fronton on retrouve les armoiries de la ville : ¬ę d'azur au M gothique d'or surmont√© d'un soleil rayonnant de m√™me. ¬Ľ Face √† elle se trouve un mur en trompe-l'Ňďil symbolisant le jumelage entre Mende et Volterra.

    • Le ch√Ęteau de Bahours

    Situ√© au nord-ouest de la ville, le lieu-dit Bahours poss√©dait deux ch√Ęteaux, dont l'un a √©t√© d√©truit en 1960. Celui qui reste est une maison forte (manse) √©difi√©e au XVIIe si√®cle, peut-√™tre sur les bases d'un b√Ętiment plus ancien. L'int√©r√™t principal de cette maison forte est sa cuisine inscrite aux monuments historiques, tout comme l'ensemble du b√Ęti[181].

    √Čdifices religieux

    • La cath√©drale Notre-Dame-et-Saint-Privat, place Urbain-V (class√©e monument historique en 1906[182] ; De nombreux objets sont r√©f√©renc√©s dans la base Palissy (voir les notices li√©es)[182]) dont la construction d√©buta en 1368 √† l'initiative du pape Urbain V. Ses clochers remontent, quant √† eux, au XVIe si√®cle, √† la suite de la destruction de l'un d'eux lors du passage des huguenots de Matthieu Merle. Son grand clocher abritait notamment la ¬ę Non Pareille ¬Ľ, plus grosse cloche au monde fondue entre 1517 et 1521 √† Villefort et d√©truite lors des guerres de religion. Il n'en subsiste que le battant. La cath√©drale se compose de douze chapelles rectangulaires, de deux chapelles pentagonales et d'une sacristie. Elle a initialement √©t√© b√Ętie au-dessus de la crypte Sainte-Th√®cle o√Ļ avait √©t√© enseveli le corps de saint Privat. Elle est situ√©e √† c√īt√© de l'ancien palais √©piscopal.
    • L'ermitage de saint Privat Saint Privat s'√©tait retir√©, au IIIe si√®cle, dans des grottes qu'il avait am√©nag√©es au-dessus de Mende, sur le mont Mimat. Depuis, son ermitage a √©t√© am√©nag√© lui aussi afin de permettre aux p√®lerins de s'y rendre. On peut y acc√©der soit par le chemin de croix (depuis le foirail) soit par la route du causse (RD 25). Au niveau de l'ermitage, se trouvait un h√ītel pour l'accueil des p√®lerins[Note 17], une chapelle, une grotte perc√©e et un am√©nagement vers la grotte originelle.
    • Le couvent du Carmel, chemin du Carmel, existe depuis 1880[183] et accueille depuis une communaut√© de carm√©lites, qui s'assure de la production du pain d'autel (ou hosties) pour le dioc√®se (et ceux environnants).
    • L'√©glise Saint-Gervais-et-Saint Protais, rue du Faubourg-Saint-Gervais (cimeti√®re).
    • Le grand et le petit s√©minaire, rue Monseigneur-De Ligonn√®s, sont des traces de la pr√©sence de la formation des pr√™tres catholiques.
    • La chapelle des P√©nitents Blancs de Mende, place au Bl√©.
    • La chapelle Saint-Dominique de Mende, place de la R√©publique.
    • Chapelle Saint-Fran√ßois-de-Sales du grand S√©minaire de Mende.
    • Chapelle Saint-Privat de Mende.
    • Chapelle de l'Adoration de Mende.
    • Il existe d'autres communaut√©s religieuses, principalement li√©es aux √©tablissements scolaires priv√©s et aux maisons de retraite ou de repos.
    • Le couvent de l'Adoration de Picpus, rue du Torrent (maison de retraite).
    • la communaut√© de la Providence Jeanne Delanoue, rue de la Chicanette ; peu utilis√© pour c√©l√©brer des offices, le lieu sert pour les rencontres entre les personnes du monde religieux. La communaut√© est √† l'origine de la cr√©ation de l'√©tablissement Notre-Dame-de-la-Providence, maison d'enfants √† caract√®re social jouxtant ses locaux et qui h√©berge des mineurs sous protection administrative et judiciaire.
    • La chapelle du lyc√©e Chaptal, rue de l'Esp√©rance.
    • La chapelle Saint Ilpide, chemin de Saint Ilpide.

    √Čquipements culturels

    L'ancien th√©√Ętre, devenu cin√©ma municipal (miniplexe).

    Mende dispose d'un th√©√Ętre municipal et de plusieurs salles pouvant servir √† ce genre de spectacle. L'ancien th√©√Ętre de la ville a √©t√© transform√© en cin√©ma. Un projet d'am√©nagement pr√©voit la construction d'une nouvelle salle multiculturelle. De plus, Mende dispose d'une biblioth√®que d√©partementale, la biblioth√®que Lamartine.

    Th√©√Ętres et salles de spectacle

    L'ancien th√©√Ętre de la ville, √©tabli entre 1890 et 1895[184], ayant √©t√© remplac√© par un cin√©ma, la salle principale servant pour le th√©√Ętre est d√©sormais la salle des f√™tes situ√©e sur le Foirail. Cette salle, et son d√©cor naturel fait d'arches, est multiculturelle et est de plus la plus grande de la ville en termes de capacit√©. Sur le Foirail se situe l'Antirouille, un b√Ętiment municipal pour les jeunes et permettant √† tous d'avoir un acc√®s √† l'Internet, ce b√Ętiment dispose d'une salle permettant d'organiser des concerts.

    √Ä proximit√© du Foirail, le long du chemin Saint-Ilpide, la salle municipale Urbain V permet d'accueillir des pi√®ces de th√©√Ętre, des spectacles vivants, mais √©galement des meetings et des projections (Connaissance du Monde par exemple).

    Enfin dans le cadre du r√©am√©nagement du Foirail (commenc√© par l'installation de l'office du tourisme intercommunal et de la r√©novation de la biblioth√®que Lamartine), une salle de spectacle devrait √™tre cr√©√©e dans le prolongement de la salle des f√™tes (le square √Čmile-Joly √©tant d√©plac√©)[185].

    Musées et lieux d'exposition

    Façade du nouveau Musée du Gévaudan

    Le mus√©e Ignon-Fabre[186] (ou mus√©e de Mende) √©tait situ√© rue de l'√Čpine (ou rue de la Sainte-√Čpine), dans l'h√ītel de Ressouches, l√† o√Ļ avait √©t√© install√©e la premi√®re usine d'√©lectrification de la ville. Celui-ci, longtemps ferm√© en raison d'un manque de budget, a r√©ouvert apr√®s de longs travaux en octobre 2022 sous le nom de Mus√©e du G√©vaudan. Avant lui, un mus√©e √©tait install√© dans une maison √† c√īt√© de la prison.

    La chapelle des P√©nitents et l'actuel h√ītel du d√©partement peuvent faire office de lieu d'exposition, tout comme l'ancienne maison consulaire.

    Par ailleurs, un projet de musée des arts sacrés, en cours d'étude, devrait être installé dans la chapelle des Pénitents[185].

    Citations sur Mende

    ¬ę Mende, ville bien situ√©e
    Et ornée avec art
    Tes sources vives bouillonnantes
    Te décorent et t'embellissent
    Comme la pierre pr√©cieuse dans une couronne. ¬Ľ

    ‚ÄĒ Po√®te inconnu, XIVe si√®cle[187]

    Ce poème écrit par un auteur dont l'histoire n'a pas retenu le nom, est confirmé au XIXe siècle par :

    ¬ę Rien de beau comme le coup d'Ňďil dont on jouit sur la c√īte qui domine Mende. Les montagnes verdoyantes entourent la ville, les jardins, les fl√®ches hardies et √©l√©gantes de la Cath√©drale, tout cela pr√©sente un tableau des plus pittoresques ¬Ľ

    [188]

    Mais tout le monde n'a pas eu une vision aussi positive de la ville. Celle-ci qui a longtemps eu des problèmes pour l'évacuation des égouts à l'époque moderne s'en trouve dénigrée malgré son charme :

    ¬ę Cette ville est petite et la forme triangulaire la fait ressembler assez bien √† la forme du cŇďur. Elle est tr√®s peupl√©e, sale, mal-propre et √©touff√©e. Ses fontaines sont sa principale beaut√© ¬Ľ

    [189]

    Cette citation vient peut-√™tre des conditions dans lesquelles le g√©ographe du Roi est venu dans la cit√©. Tout comme celles qui feront d√©clarer √† Serge Livrozet que Mende est ¬ę chef-lieu de la Loz√®re et de la torture ¬Ľ.

    Personnalités liées à la commune

    Jean-Antoine Chaptal.

    Parmi les personnes nées à Mende, ou ayant une attache très forte avec la ville on retrouve :

    Nés à Mende

    Liés à la commune

    Blason de 1475

    Lorsque le roi Louis XI accorde son autonomie √† la ville, il lui fait don de nouvelles armes en 1469. √Ä celles-ci sont adjointes en 1475 un ¬ę L ¬Ľ surmont√© d'une couronne, en remerciement au roi[192].

    Mende en 1469

    À gauche, les armes de la ville de 1469 à 1475, dont le blasonnement est : d'or, à une fasce de gueules, surmontée de deux fleurs de lys d'azur.

    À droite, celles qui sont actualisées en l'honneur du roi Louis XI, et qui perdurent jusqu'au XVIe siècle.

    Mende à partir de 1475

    Blason actuel

    Le blason actuel date du XVIe siècle. Ces armes ont été enregistrées à l'armorial général de France en 1697[193].

    Mende

    Le blasonnement de Mende est : d'azur à la lettre M onciale d'or surmontée d'un soleil du même.

    Sa devise est : ¬ę Tenebr√¶ eam non comprehenderunt ¬Ľ (Les t√©n√®bres ne m'ont pas envahie).

    La symbolique du blason, aussi appel√© ¬ę le soleil rayonnant ¬Ľ, ainsi que la devise illustrent toutes deux la fid√©lit√© de Mende envers la foi catholique durant les heures sombres des guerres de religion.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Auguste Andr√©, La B√™te du G√©vaudan, Mende, H. Chaptal,
      repris ici
    • Marcel Barbot, Les si√®cles obscurs de la primitive histoire de Mende,
    • Benjamin Bardy, Mende, Ingersheim, √Čditions SAEP,
    • Claude Bunel, Bulletin de la Soci√©t√© des lettres, sciences et arts de la Loz√®re,
    • Michel Desdouits et Alain Laurans, Mende-en-G√©vaudan, Jou√©-l√®s-Tours, Alan Sutton, , 128 p. (ISBN 978-2-84253-538-4 et 2-84253-538-3)
    • Sylvain Marcillac et Jean-Fran√ßois Salles, Guetteurs du temps : la basilique cath√©drale de Mende, Mende, ARACAM,
    • F√©lix Remize, Saint Privat, martyr, √©v√™que du G√©vaudan, IIIe si√®cle, Mende,
    • Didier Taillefer, Mende : 2000 ans d'histoire, Toulouse, √Čditions Privat, , 139 p. (ISBN 2-7089-9718-1)
    • Un si√®cle d'images mendoises,
    • L'Inventaire du Patrimoine, R√©gion Languedoc-Roussillon, Les campagnes de Mende, les communes rurales des cantons de Mende, Lyon, √Čditions Lieux-dits, , 119 p. (ISBN 978-2-914528-36-8)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
    2. Nombre de communes pour un climat donné et pourcentage par département sont définis sur la base du découpage territorial de 2009, qui a servi de canevas pour l’élaboration de la typologie climatique de 2010.
    3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
    5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
    6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    8. Le d√©broussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 m√®tres (selon un principe du droit des assurances, tout propri√©taire est tenu d‚Äôassurer la protection de ses biens), et de 5 m√®tres de part et d‚Äôautre des voies priv√©es y donnant acc√®s.
    9. Raymond de Turenne √©tait venu √† Mende en compagnie de ses cousins Garin VIII, baron d'Apcher en G√©vaudan, et Raoul de Lestrange, seigneur de Boulogne en Vivarais. Une tr√™ve fut d√©cid√©e jusqu'au . L'accord fut ent√©rin√©, au nom de Cl√©ment VII, par Fran√ßois de Conzi√©, archev√™que d'Arles, le . Six jours plus tard, Raymond de Turenne s'engageait sur les Saintes Envangiles de Dieu et par la foi de son corps √† les tenir et accomplir loyalement et sans fraude. Enfin le 28 ao√Ľt, √† Avignon, Marie de Blois, comtesse de Provence approuvait la convention et y apposait son sceau.
    10. Lors de son mariage avec Isabeau de France, fille de Jean le Bon, Gal√©as Visconti avait re√ßu en dot le comt√© de Vertus en Champagne. Ce titre nobiliaire, le seul dont pouvaient se targuer les Visconti, √©tait pass√© √† Jean-Gal√©as. L'ambassade de Florence fut discr√®te puisque ce ne fut que trois mois plus tard que fut r√©v√©l√©e officiellement. Jean III d'Armagnac avait un compte √† r√©gler avec Jean Gal√©as au sujet des droits de sa sŇďur B√©atrix d'Armagnac √† la succession de son oncle Barnab√≤. Les ambassadeurs de Florence √©taient venus lui proposer alliance et soutien financier.
    11. François Astorg de Cardaillac de Peyre plus précisément.
    12. Bien qu'√©tant affili√© √† l'UDF, Jean-Jacques Delmas s'est toujours pr√©sent√© aux municipales sous l'√©tiquette ¬ę Divers droite ¬Ľ.
    13. Voir liste des cantons de la Lozère.
    14. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    15. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    16. POLeN pour P√īle loz√©rien d'√Čconomie Num√©rique, est un parc d'activit√©s technologiques, une p√©pini√®re d'entreprises et un centre de ressources TIC.
    17. Cet h√ītel a depuis ferm√© ses portes.

    Cartes

    1. IGN, ¬ę √Čvolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos a√©riennes anciennes. ¬Ľ, sur remonterletemps.ign.fr (consult√© le ). Pour comparer l'√©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne s√©parative verticale et la d√©placer √† droite ou √† gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fen√™tres en haut √† gauche de l'√©cran.
    2. ¬ę Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles ¬Ľ, sur infoterre.brgm.fr (consult√© le )

    Site de l'Insee

    1. ¬ę Commune urbaine - d√©finition ¬Ľ, sur le site de l‚ÄôInsee (consult√© le ).
    2. ¬ę Unit√© urbaine 2020 de Mende ¬Ľ, sur https://www.insee.fr/ (consult√© le ).
    3. ¬ę Base des unit√©s urbaines 2020 ¬Ľ, sur www.insee.fr, (consult√© le ).
    4. Vianney Costemalle, ¬ę Toujours plus d‚Äôhabitants dans les unit√©s urbaines ¬Ľ, sur insee.fr, (consult√© le ).
    5. ¬ę Base des aires d'attraction des villes 2020. ¬Ľ, sur insee.fr, (consult√© le ).
    6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier P√©gaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), ¬ę En France, neuf personnes sur dix vivent dans l‚Äôaire d‚Äôattraction d‚Äôune ville ¬Ľ, sur insee.fr, (consult√© le ).
    7. ¬ę Chiffres cl√©s - Logement en 2018 √† Mende ¬Ľ (consult√© le ).
    8. ¬ę Chiffres-cl√©s - Logement en 2018 √† Mende - Section LOG T2 ¬Ľ (consult√© le ).
    9. ¬ę Chiffres-cl√©s - Logement en 2018 √† Mende - Section LOG T7 ¬Ľ (consult√© le ).
    10. ¬ę Chiffres cl√©s - Logement en 2018 dans la Loz√®re ¬Ľ (consult√© le ).
    11. ¬ę Chiffres cl√©s - Logement en 2018 dans la France enti√®re ¬Ľ (consult√© le ).
    12. ¬ę Population par sexe et √Ęge en 2018 - Commune de Mende (48095). ¬Ľ, sur Insee, (consult√© le )
    13. ¬ę Population par sexe et √Ęge en 2018 - D√©partement de la Loz√®re (48). ¬Ľ, sur Insee, (consult√© le )
    14. ¬ę Population par grandes tranches d'√Ęges - Commune de Mende (48095). ¬Ľ, sur Insee, (consult√© le )
    15. ¬ę Population par grandes tranches d'√Ęges - D√©partement de la Loz√®re (48). ¬Ľ, sur Insee, (consult√© le )
    16. Insee, ¬ę Caract√©ristiques des √©tablissements fin 2018 - Commune de Mende (48095) ¬Ľ, (consult√© le )
    17. Insee, ¬ę Population active, emploi et ch√īmage au sens du recensement en 2018 - Commune de Mende (48095) ¬Ľ, (consult√© le )
    18. Insee, ¬ę Caract√©ristiques des √©tablissements fin 2018 - D√©partement de la Loz√®re (48) ¬Ľ, (consult√© le )
    19. Insee, ¬ę Caract√©ristiques des √©tablissements fin 2018 - R√©gion d'Occitanie (76) ¬Ľ, (consult√© le )
    20. Insee, ¬ę Comparateur de territoire - Aire d'attraction des villes 2020 de Mende (278) ¬Ľ, (consult√© le ).

    Autres sources

    1. ¬ę M√©tadonn√©es de la commune de Mende ¬Ľ, sur le site de l'Insee (consult√© le ).
    2. Site des Causses et Cévennes.
    3. ¬ę Communes les plus proches de Mende ¬Ľ, sur www.villorama.com (consult√© le ).
    4. Carte IGN sous Géoportail
    5. ¬ę Loz√®re Online ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?).
    6. Comit√© d√©partemental du tourisme ¬ę Copie archiv√©e ¬Ľ (version du 9 juin 2008 sur Internet Archive).
    7. Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, photo 276.
    8. Laissez vous conter Mende & Lot en Gévaudan - Ses croix remarquables, guide édité par le pays d'art et d'histoire de Mende & Lot en Gévaudan, p. 13.
    9. Tour de Mende en Gévaudan, sentiers Pierre Dufort, Syndicat d'initiative de la ville de Mende.
    10. Daniel Joly, Thierry Brossard, Herv√© Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, ¬ę Les types de climats en France, une construction spatiale ¬Ľ, Cyberg√©o, revue europ√©enne de g√©ographie - European Journal of Geography, no 501,‚Äé (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consult√© le )
    11. ¬ę D√©finition d‚Äôune normale climatologique ¬Ľ, sur http://files.meteofrance.com/ (consult√© le )
    12. ¬ę Le climat de la France au XXIe si√®cle - Volume 4 - Sc√©narios r√©gionalis√©s : √©dition 2014 pour la m√©tropole et les r√©gions d‚Äôoutre-mer ¬Ľ, sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consult√© en ).
    13. ¬ę Fiche du Poste 48095004 ¬Ľ [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consult√© le )
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    16. ¬ę ZNIEFF les ¬ę causses de Marvejols et de Mende ¬Ľ - fiche descriptive ¬Ľ, sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consult√© le ).
    17. ¬ę Typologie urbain / rural ¬Ľ, sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consult√© le ).
    18. ¬ę Comprendre la grille de densit√© ¬Ľ, sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consult√© le ).
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    20. D'après les plans de L. Causse.
    21. Présentation du Contrat Urbain de Cohésion Sociale sur le site du ministère français du logement.
    22. Sites classés en Lozère, DRIRE Languedoc-Roussillon.
    23. Association favorable à la 2x2 qui explique le projet.
    24. Reprise du déroulement sur un blog.
    25. Association contre le projet.
    26. ¬ę Le doublement de la RN.88 en Loz√®re semble d√©finitivement enterr√© ¬Ľ, sur France 3 Occitanie (consult√© le ).
    27. [PDF] Pr√©sentation du projet ¬ę Copie archiv√©e ¬Ľ (version du 6 mars 2009 sur Internet Archive) de la rocade ouest de Mende, et du viaduc de Rieucros.
    28. Détails techniques.
    29. [PDF] Horaires des TER en période hiver et [PDF] en période été.
    30. Présentation de l'aérodrome.
    31. Reprise de l'information sur tourmag.com.
    32. ¬ę Les risques pr√®s de chez moi - commune de Mende ¬Ľ, sur G√©orisques (consult√© le )
    33. BRGM, ¬ę √Čvaluez simplement et rapidement les risques de votre bien ¬Ľ, sur G√©orisques (consult√© le )
    34. ¬ę Liste des territoires √† risque important d'inondation (TRI) de 2012 sur le bassin Adour-Garonne ¬Ľ, sur https://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/ (consult√© le )
    35. ¬ę cartographie des risques d'inondations du TRI de Mende-Marvejols ¬Ľ, sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consult√© le )
    36. ¬ę Les risques majeurs dans la Loz√®re ¬Ľ, sur www.lozere.gouv.fr (consult√© le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
    37. ¬ę D√©fense des for√™ts contre l'incendie (DFCI) ¬Ľ, sur www.lozere.gouv.fr (consult√© le )
    38. ¬ę Les risques majeurs dans la Loz√®re ¬Ľ, sur www.lozere.gouv.fr (consult√© le ), chapitre Feux de for√™ts.
    39. ¬ę Les risques majeurs dans la Loz√®re ¬Ľ, sur www.lozere.gouv.fr (consult√© le ), chapitre Mouvements de terrain.
    40. ¬ę Liste des cavit√©s souterraines localis√©es sur la commune de Mende ¬Ľ, sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consult√© le )
    41. ¬ę Retrait-gonflement des argiles ¬Ľ, sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consult√© le )
    42. ¬ę Les risques majeurs dans la Loz√®re ¬Ľ, sur www.lozere.gouv.fr (consult√© le ), chapitre Risque transport de mati√®res dangereuses.
    43. ¬ę Cartographie du risque radon en France. ¬Ľ, sur le site de l‚ÄôIRSN, (consult√© le )
    44. Xavier Delamarre, Notes d'onomastique vieille-celtique, Keltische Forschungen 5, 2012, p. 99-138
    45. Des fouilles vers le quartier de la Vabre ont révélé la présence d'un petit village celtique de cette période. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 648.
    46. ¬ę Mende ¬Ľ, sur Universalis.fr (consult√© le ).
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    48. Histoire des Francs sur Wikisource.
    49. Abb√© Prouzet, Annales pour servir √† l'histoire du G√©vaudan et des provinces circonvoisines, Viallefont, coll. ¬ę Rediviva ¬Ľ, (BNF 36384245, lire en ligne), p. 355.
    50. ¬ę Saint Privat - √Čv√™que de Mende et martyr (‚úĚ 257) ¬Ľ, sur Nominis.cef.fr (consult√© le ).
    51. Histoire des Francs - Livre premier.
    52. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 178.
    53. Barbot 1958, p. 250.
    54. [PDF]¬ę Objectif cath√©drales : Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende ¬Ľ (consult√© le ), p. 4.
    55. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 415.
    56. Marcel BARBOT, 600 logis mendois du XIIIe siècle, p32
    57. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 420.
    58. Bunel 1954, p. 428.
    59. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 417.
    60. √Čtude universitaire.
    61. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 651-652.
    62. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 790.
    63. Guetteurs du Temps, p. 11.
    64. Lettres patentes de Louis XI, Nouvion, septembre 1464. (lire en ligne).
    65. Ce tant rude Gévaudan, op. cit., tome II, p. 1046.
    66. Bardy, op. cit., p. 35).
    67. L'Histoire de la non pareille.
    68. Bardy, op. cit., p. 34-35.
    69. Bardy, op. cit., p. 36).
    70. [PDF] Arbre généalogique des Peyre.
    71. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 826.
    72. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 829.
    73. Bardy, op. cit., p. 38, 39.
    74. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 846.
    75. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 663.
    76. Nelly Lafont et Samuel Drapeau, La cath√©drale de Mende, Commanditaires et b√Ętisseurs, Paris, Somogy, , 216 p., p. 146.
    77. Ce tant rude Gévaudan, op. cit., tome I, p. 930.
    78. Bardy, op. cit., p. 40.
    79. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 656-657.
    80. Bardy, op. cit., p. 41.
    81. Mende et Lot en Gévaudan, ville et pays d'air et d'histoire.
    82. A. Martin, Notice historique sur la ville de Mende, 1893.
    83. Benjamin Bardy, ¬ę En marge du quadricentenaire du tabac ¬Ľ, Loz√®re Nouvelle,‚Äé .
    84. André 1931.
    85. Bardy, op. cit., p. 57.
    86. [image] ¬ę Affiche de l'inauguration ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?).
    87. Un siècle d'images mendoise, édité par la ville de Mende, 1974, note 205.
    88. Le site mémorial du camp de Rieucros.
    89. ¬ę Bri√®ve pr√©sentation sur le site du coll√®ge qui porte son nom ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?).
    90. Henri Bourrillon et √Čmile Peytavin, organisent la r√©sistance loz√©rienne, principalement depuis Mende, F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome II p. 1613.
    91. [PDF] Les places de Mende, préfecture de la Lozère.
    92. Détails de la convention du réseau Estelle.
    93. Présentation du réseau CyberMassif.
    94. Humanité du .
    95. ¬ę Ville de Mende ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?).
    96. Présentation de Lozère 2007-2013.
    97. Explication du fonctionnement sur le site de la ville.
    98. Amilo.net, plus d'informations sur la mise en place des éoliennes.
    99. Description du b√Ętiment.
    100. ¬ę H√ītel de Ville ¬Ľ, notice no PA00103864, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    101. Base Palissy.
    102. ¬ę Mende (48000) : R√©sultats de l'√©lection pr√©sidentielle 2017 ¬Ľ, sur LExpress.fr (consult√© le ).
    103. Lozère : à Mende, le maire Alain Bertrand présente sa démission, Midi Libre.
    104. ¬ę Mende : Laurent Suau, √©lu nouveau maire ¬Ľ, sur Midi Libre.fr.
    105. ¬ę Mende : le conseil municipal install√©, Laurent Suau a √©t√© r√©√©lu maire ¬Ľ, sur Midi Libre, (consult√© le ).
    106. Présentation du label Pays d'art et d'histoire.
    107. Présentation de Mende & Lot en Gévaudan.
    108. Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, p. 129, note 129.
    109. Ministère de la justice.
    110. Site informatif.
    111. Marie-Pascale Vincent, Les grandes affaires criminelles de Loz√®re, Romagnat, √Čditions De Bor√©e, coll. ¬ę Les grandes affaires criminelles ¬Ľ, , 312 p. (ISBN 2-84494-403-5), p. 21.
    112. François Besse, Je suis un bandit d'honneur, , p. 72.
    113. L'Express du 16 octobre 2003.
    114. La Dépêche du 2 décembre 2003.
    115. [PDF] ¬ę Journal de la ville de Mende ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?), octobre 2001, p. 4 : ¬ę 1 100 r√©sidents mendois et loz√©riens sont originaires du Portugal et la grande majorit√© d'entre eux viennent de Vila Real ou de ses environs imm√©diats ¬Ľ.
    116. ¬ę Formation ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?) au lyc√©e Peytavin.
    117. Depuis 2002.
    118. L'internaute - Lycées : quelques chiffres.
    119. Récapitulatif des taux de réussite en Languedoc-Roussillon.
    120. [PDF] Loz√®re Nouvelle, 5 janvier 2007, p. 27, ¬ę la Loz√®re reste la meilleure √©l√®ve de la r√©gion ¬Ľ. Les deux sources pr√©c√©dentes montrent le poids des lyc√©es mendois en Loz√®re.
    121. Dossier de l'Express. En mati√®re d'√©valuation g√©n√©rale des lyc√©es, sur 1 871 √©tablissements d'enseignement g√©n√©ral, le lyc√©e Chaptal est 760e et le lyc√©e Notre-Dame est 679e.
    122. Présentation.
    123. historique de la caserne.
    124. Historique du centre hospitalier mendois.
    125. Présentation de l'antenne.
    126. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 654-657.
    127. Historique du département sur le site du conseil général de la Lozère, Introduction.
    128. Encyclopédie Encata.
    129. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome II, p. 1739.
    130. Canton de Mende-Sud#Démographie et Canton de Mende-Nord#Démographie.
    131. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    132. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'√Čcole des hautes √©tudes en sciences sociales.
    133. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
    134. ¬ę Population par sexe, √Ęge et situation quant √† l'immigration en 2018. ¬Ľ, sur Insee (consult√© le )
    135. ¬ę Population par sexe, √Ęge et nationalit√© en 2018. ¬Ľ, sur Insee (consult√© le )
    136. L'évolution vue par l'Insee.
    137. Site de la mairie précisant le caractère unique de cette performance. Information valable en mars 2007.
    138. Détail des installations sur le site de la ville.
    139. Ouverte en 1988, 25 ans de ma ville, Mende 1983-2008, par Jean-Jacques Delmas, p. 6.
    140. Présentation du centre.
    141. ¬ę Midi Libre ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?), √©dition Loz√®re du 11 novembre 2008.
    142. Présentation du club.
    143. RSSSF.com.
    144. Palmarès du RCML.
    145. Article sur l'accession en première division.
    146. ¬ę Midi libre ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?) du .
    147. ¬ę Antonin Scheidecker, champion du monde junior d‚Äôicosathlon ¬Ľ, sur midilibre.fr (consult√© le )
    148. [PDF] Dossier de presse.
    149. Présentation de l'épreuve.
    150. Site de l'épreuve.
    151. Information moto-club.net.
    152. [PDF] ¬ę R√®glement de l'√©preuve ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?).
    153. Fiche de Radio Inter-Val sur SchooP
    154. Fiche de Radio Lenga d'Oc sur SchooP
    155. Fiche de 48 FM Mende sur SchooP
    156. Fiche de Radio Bartas sur SchooP
    157. "RCF Lozère" sur diocese-mende.fr
    158. Coordonnées d'RCF Lozère sur ffrc.fr
    159. Fiche de Radio Margeride sur SchooP
    160. Coordonnées de la rédaction lozérienne sur radiototem.net
    161. "France 3 siège désormais à Mende !" sur mende.fr
    162. Emetteurs TNT dans la Lozère
    163. Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, photos 379-380.
    164. Plaidoyer pour une synagogue.
    165. 200 pratiquants réguliers si l'on en croit le Midi Libre en octobre 2004, reprise de l'article.
    166. Reprise d'un article du Midi Libre en octobre 2004, expliquant comment la mairie éprouvait des difficultés pour trouver un lieu de culte.
    167. Dans la Loz√®re Nouvelle du (page 5), Alain Bertrand (nouveau maire de la ville) d√©clarait qu'il a ¬ę toujours dit qu'il veillerait √† ce que les musulmans aient un lieu de culte digne ¬Ľ, cependant il d√©clarait aussi qu'il ne l'avait ¬ę en aucun cas pr√©vu √† Fontanilles ¬Ľ.
    168. Polen - Le P√īle Loz√©rien d'√Čconomie Num√©rique.
    169. Chambre d'agriculture Loz√®re, ¬ę La Loz√®re ¬Ľ (consult√© le )
    170. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome II, chap. 45.
    171. À partir du XVe siècle, Mende est connue pour ses exportations de draps de chanvre et de laine - Bardy, op. cit., p. 20 et 33.
    172. La ville prosp√®re gr√Ęce √† son commerce de laine jusqu'au XVIIIe si√®cle ‚ÄĒ Bardy, op. cit., p. 42.
    173. Jean-Jacques Delmas, 25 ans de ma ville, Mende 1983-2008, p. 13.
    174. ¬ę H√ītels √† Mende ¬Ľ, sur mende-coeur-lozere.fr (consult√© le )
    175. ¬ę Village G√ģtes Colombier Mende Loz√®re ¬Ľ, sur mende-coeur-lozere.fr (consult√© le )
    176. Ville de Mende.
    177. 39 √©l√©ments prot√©g√©s, inscrits ou class√© au titre de monuments historiques, ¬ę Liste des notices sur Mende ¬Ľ, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    178. ¬ę Fontaine d'Aigues-Passes ¬Ľ, notice no PA00103862, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    179. ¬ę Fontaine de Soubeyran ¬Ľ, notice no PA00103863, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    180. [PDF] Dossier de presse sur Mende, p. 7.
    181. ¬ę Maison forte de Bahours ¬Ľ, notice no PA00135397, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    182. ¬ę Cath√©drale Notre-Dame et Saint-Privat ¬Ľ, notice no PA00103856, base M√©rim√©e, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    183. Présentation du Carmel de Mende.
    184. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 666.
    185. [PDF] Journal de la ville, avril 2007.
    186. ¬ę Mus√©e d√©partemental Ignon-Fabre ¬Ľ, notice no 4809501, base Mus√©ofile, minist√®re fran√ßais de la Culture.
    187. Notice descriptive et historique du Gévaudan, XIIIe siècle, repris dans Mende de Benjamin Bardy, 1973, p.7.
    188. Landscape français, 1934, repris dans Mende de Benjamin Bardy, 1973, p. 8.
    189. Nouvelle description historique et géographique de la France, Piganiol de la Force, 1753.
    190. Consulter Pèlerinage national à Notre-Dame de Lourdes, guérison de Marie Borrel, sur Gallica.
    191. collectif, Mende 2000 ans d'histoire, Toulouse, éditions Privat, , 139 p., p.90.
    192. Ce tant rude Gévaudan, op. cit., tome II, p. 1047.
    193. A. Martin, Notice historique sur la ville de Mende, 1893, réédition chez Lacour/Redivia, 1991, p. 41.
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