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Lescar

Lescar (prononc√© [l…õska Ā] en fran√ßais et [leska] en b√©arnais) est une commune fran√ßaise situ√©e dans le d√©partement des Pyr√©n√©es-Atlantiques en r√©gion Nouvelle-Aquitaine. Elle s'√©tend sur les contreforts de la cha√ģne des Pyr√©n√©es, principalement au sein de la vall√©e du gave de Pau. La ville m√©di√©vale se d√©veloppe sur un promontoire rocheux (Cit√©), surplombant le gave au sud, et se trouve d√©limit√©e par le ruisseau du Lescourre au nord puis par la plaine du Pont-Long. Lescar est l'h√©riti√®re de la cit√© gallo-romaine de Beneharnum, premi√®re capitale du peuple des Venarni qui donne son nom √† l'ancien √Čtat souverain du B√©arn. Des traces de cette occupation antique sont retrouv√©es lors de fouilles men√©es, notamment dans le quartier du Bial√©, mais aussi avec la d√©couverte des restes de la villa Sent-Miqu√®u (Saint-Michel). La cit√© est en partie d√©truite durant le IXe si√®cle lors des raids vikings.

Lescar
Lescar
La Cité de Lescar.
Blason de Lescar
Blason
Lescar
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Valérie Revel (PS)
2020-2026
Code postal 64230
Code commune 64335
Démographie
Gentilé Lescariens
Population
municipale
9 590 hab. (2020 en diminution de 4,01 % par rapport √† 2014)
Densit√© 362 hab./km2
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 20‚Ä≤ 01‚Ä≥ nord, 0¬į 26‚Ä≤ 05‚Ä≥ ouest
Altitude Min. 142 m
Max. 203 m
Superficie 26,50 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pau
(banlieue)
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
√Člections
Départementales Canton de Lescar, Gave et Terres du Pont-Long
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lescar
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Lescar
Liens
Site web lescar.fr

    Ayant perdu son r√īle de capitale b√©arnaise, au profit de Morla√†s, la cit√© se reconstruit √† la fin du Xe si√®cle sous l'impulsion du duc de Gascogne Guillaume Sanche. Il fait construire, en Haute-Ville, une chapelle d√©di√©e √† sainte Marie qui est consacr√©e cath√©drale en 1062. Elle devient le si√®ge des √©v√™ques de Lescar, faisant suite √† la cath√©drale primitive de Saint-Julien en Basse-Ville. Participant √† la Reconquista au XIIe si√®cle, l'√©v√™que Guy de Lons remplace la chapelle-cath√©drale par l'actuelle cath√©drale Notre-Dame-de-l'Assomption de style roman. L'√©v√™ch√© structure la vie lescarienne jusqu'√† la R√©volution, avec la construction d'un palais √©piscopal au XIVe si√®cle. Le B√©arn devient un √Čtat protestant au XVIe si√®cle sous la figure de Jeanne d'Albret. Symbole du pouvoir catholique, la cath√©drale subit le saccage de l'arm√©e de Montgommery en 1569 durant les guerres de Religion. Finalement, Lescar perd le si√®ge de son dioc√®se en 1790 dans le cadre d'un regroupement avec Bayonne et Oloron. De cette p√©riode, Lescar garde plusieurs √©l√©ments patrimoniaux dont ses remparts, en partie antiques, avec la porte de l'Esquirette et certaines tours les constituant. En 1929, la crypte renfermant les d√©pouilles de neuf rois, reines, princes et princesses du royaume de Navarre est d√©couverte dans la cath√©drale.

    Lescar devient un centre √©ducatif, tout d'abord avec l'installation de l'Acad√©mie protestante du B√©arn en 1562, puis avec la d√©cision d'Henri IV d'implanter un coll√®ge de Barnabites. Ce coll√®ge, construit au XVIIIe si√®cle, est l'anc√™tre de l'actuel lyc√©e Jacques-Monod. Apr√®s la R√©volution, la commune perd de son influence et devient un satellite de Pau avec une importante activit√© agricole. La d√©mographie lescarienne reste stable jusqu'aux ann√©es 1960, avant une p√©riode d'expansion sous l'effet de la p√©riurbanisation. Aujourd'hui, Lescar est une commune d'environ 10 000 habitants situ√©e au cŇďur de l'aire urbaine de Pau. Outre sa fonction r√©sidentielle, la commune a d√©velopp√© une forte activit√© commerciale autour de la zone commerciale Lescar Soleil. L'histoire agricole de la commune se poursuit toujours, avec la pr√©sence du si√®ge social du groupe coop√©ratif Euralis. Lescar est l'une des √©tapes de la via Tolosana du p√®lerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

    Géographie

    Localisation

    Lescar est localis√©e √† 6,5 km √† vol d‚Äôoiseau √† l'ouest de Pau, chef-lieu de l‚Äôarrondissement auquel appartient la localit√©[1]. Elle est √©galement √† 52,1 km au nord d'Urdos[2], qui permet le passage vers l'Espagne (via le col du Somport), et √† 87,4 km √† l'est de Capbreton sur la c√īte Atlantique[3]. La commune est implant√©e sur la rive droite du gave de Pau, sa partie nord s'√©tendant sur la plaine du Pont-Long.

    • Carte montrant le territoire de la commune sur un plan de masse.
      OpenStreetMap Limites communales.
    • Carte montrant le territoire de la commune et les localit√©s limitrophes.
      Frontières de Lescar avec les communes limitrophes.

    Le territoire de la commune est limitrophe de sept autres communes :

    Relief et géologie

    Photographie en couleurs d'une église et de montagnes au fond.
    Lescar est b√Ętie sur le pi√©mont pyr√©n√©en.

    La superficie de la commune est de 2 650 hectares, son altitude varie entre 142 et 203 m√®tres[5]. Lescar se situe √† cheval entre la vall√©e du gave de Pau et la plaine du Pont-Long. Les sols travers√©s par le gave sont √† dominante alluvionnaire, compos√©s en grande partie par des mat√©riaux d'√©rosion : molasses et nappes de cailloutis[PPRI 1]. La basse-ville de Lescar repose ainsi sur la plaine alluviale du gave. Elle a √©t√© recouverte de d√©p√īts durant la p√©riode du Quaternaire, lors de la divagation des diff√©rents glaciers et cours d'eau de la cha√ģne des Pyr√©n√©es[6].

    Ces anciens glaciers ont √©galement donn√© naissance √† plusieurs s√©ries s√©dimentaires, formant un syst√®me de terrasses successives, entrecoup√©es de cours d'eau. La Haute-Ville, constitu√©e notamment de la Cit√©[alpha 1], repose sur l'une de ces terrasses. Le nord de la commune repose sur une autre terrasse, nomm√©e ¬ę nappe de Pont Long ¬Ľ. Cette derni√®re est consid√©r√©e[6] comme l'une des plus importantes du pi√©mont b√©arnais. Elle est constitu√©e de galets alt√©r√©s entour√©s d'une gangue argileuse ocre[6].

    Bassin du Luy de Béarn

    Au nord de l'A64, le bassin du Luy de B√©arn est repr√©sent√© par deux r√©seaux hydrographiques : l'Uzan et son affluent (la Louse) ainsi que l'Ayguelongue et son affluent (l'Uill√®de, ou Lata)[PPRI 2]. L'Uzan est un cours d'eau de plaine √† pente faible et peu encaiss√©. Il prend sa source sur le territoire de la commune de Pau, au niveau de la for√™t de Bastard, √† 225 m√®tres d'altitude. L'Uzan parcourt 23 km avant de confluer avec le Luy de B√©arn, sur le territoire de la commune d'Uzan. La Louse est un affluent qui prend source √† Lons, avant de confluer avec l'Uzan √† Lescar, apr√®s 1,5 km. Ces deux cours d'eau traversent la commune principalement sur des parcelles agricoles destin√©es √† la culture du ma√Įs et des zones bois√©es[PPRI 3]. La m√™me constatation est r√©alis√©e concernant l'Ayguelongue, qui prend sa source √† Morl√†as, et parcourt 24,4 km avant sa jonction avec le Luy de B√©arn[PPRI 3].

    Bassin du gave de Pau

    Photographie en couleurs d'un ruisseau.
    Le Lescourre.

    Au sud de l'A64, le bassin du gave de Pau ‚ÄĒ gave est le nom donn√© √† un torrent dans les Pyr√©n√©es ‚ÄĒ comprend trois r√©seaux : l'Ousse des Bois et son affluent (le Perlic) ; le Lescourre, son affluent (le La√ľ), ses sous-affluents (le Moh√©dan et le Lacabette) et une d√©rivation (le canal des Moulins) ainsi qu'un affluent √† cette d√©rivation (le Lagou√©) ; et le r√©seau du gave de Pau.

    L'Ousse des Bois prend sa source √† Soumoulou √† 385 m√®tres d'altitude. Il parcourt 31,4 km sur les landes du Pont-Long avant de rejoindre le gave de Pau √† Denguin. Sur le territoire lescarien, le cours d'eau retrouve son lit naturel, apr√®s avoir √©t√© canalis√© √† Lons[PPRI 3]. Le Perlic prend lui sa source √† Pau, puis parcourt 2,8 km avant de se jeter dans l'Ousse des Bois √† Lescar, il traverse une zone agricole de la commune.

    Le Lescourre est une d√©rivation de l'Ousse des Bois, qui prend sa source √† Lons. Il parcourt ensuite 6,5 km avant de rejoindre le gave de Pau. En 2000, un redimensionnement du Lescourre est r√©alis√© dans le bourg de Lescar, √† la suite d‚Äôinondations intervenues en 1988 et 1993[PPRI 1]. Le La√ľ prend sa source entre Sendets et Idron, il fait office de collecteur principal des eaux pluviales des communes d'Idron, Lons, Lescar, Bill√®re et Pau[PPRI 4]. Le La√ľ rejoint le Lescourre √† 153 m√®tres d'altitude, il est en quasi-totalit√© urbanis√© √† partir de Pau. √Ä Lescar, il est essentiellement √† ciel ouvert. Le Moh√©dan ainsi que le Lacabette sont deux affluents du La√ľ qui passent en zone urbanis√©e √† Lescar ; ils servent √©galement de collecteurs des eaux pluviales[PPRI 4]. Le canal des Moulins est un ancien canal usinier[alpha 2] ; il s'agit aujourd'hui d'une d√©rivation du Lescourre, qui parcourt ensuite plus de 8 km le long du gave, avant de rejoindre l'Ousse des Bois √† Denguin[PPRI 1]. Le canal est aussi aliment√© par le Lagou√©, qui prend sa source sur les coteaux Lanusse √† Lescar et traverse le quartier Gourreix dans la commune.

    Le gave de Pau[7] prend sa source au cirque de Gavarnie (Hautes-Pyr√©n√©es) et est le principal affluent de l'Adour, dans laquelle il se jette apr√®s avoir parcouru 190,7 kilom√®tres. Il traverse la commune de Lescar sur 4,5 km[PPRI 2]. Le lit du gave n'est pas fixe, la mobilit√© du lit de la rivi√®re est quasi permanente dans la saligue[PPRI 1] - [alpha 3].

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Lescar.

    La commune est drain√©e par le gave de Pau, l'Ousse des Bois, l'A√Įgue Longue, L'Uzan, le Lata, le Lau, un bras du canal du Moulin, un bras du Lau, un bras du Lescoure, la Cavette, le Mohedan, le ruisseau Lagou√©, le ruisseau le lescourre, et par divers petits cours d'eau, constituant un r√©seau hydrographique de 42 km de longueur totale[8] - [9].

    Le gave de Pau, d'une longueur totale de 192,8 km, prend sa source dans la commune de Gavarnie-G√®dre et s'√©coule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour √† Saint-Laurent-de-Gosse, apr√®s avoir travers√© 88 communes[10].

    L'Ousse des Bois, d'une longueur totale de 32,3 km, prend sa source dans la commune de Limendous et s'√©coule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau √† Denguin, apr√®s avoir travers√© 13 communes[11].

    L'A√Įgue Longue, d'une longueur totale de 24,4 km, prend sa source dans la commune de Pau et s'√©coule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Luy de B√©arn √† Momas, apr√®s avoir travers√© 13 communes[12].

    Climat

    La station météorologique la plus proche est située à Uzein, au niveau de l'aéroport Pau-Pyrénées, à 6 km du centre de Lescar. Celle-ci ouvre ses portes en 1945[13], avant d'être fermée en octobre 2016 dans le cadre d'un programme d'économie engagé par Météo-France[14]. Les données météorologiques sont depuis lors toujours mesurées, mais traitées à Biarritz et Bordeaux.

    Sa situation g√©ographique, non loin des Pyr√©n√©es, conf√®re √† la ville un climat contrast√©, de type oc√©anique. Les temp√©ratures inf√©rieures √† ‚ąí10 ¬įC sont rares et celles inf√©rieures √† ‚ąí15 ¬įC exceptionnelles ; il faut constater tout de m√™me ‚ąí15 ¬įC en et ‚ąí17,5 ¬įC en . La temp√©rature moyenne par an est de 13,5 ¬įC (minimale moyenne : 8,6 ¬įC ; maximale moyenne : 18,4 ¬įC). En √©t√©, les maximales sont de l'ordre de 20 ¬įC √† 30 ¬įC, et atteignent tr√®s rarement des temp√©ratures sup√©rieures √† 35 ¬įC. Certains jours d'hiver, le foehn, vent chaud, peut faire monter la temp√©rature √† plus de 20 ¬įC et d√®s que le vent cesse, la temp√©rature peut chuter en quelques heures.

    La pluviom√©trie est forte mais sur un nombre de jours moyen (125), de l'ordre de 1 069 mm de pluie par an (√† comparer avec Paris : 620 mm; Bordeaux : 900 mm ou Toulouse : 650 mm). L'ensoleillement tourne autour de 1 880 heures par an (Paris : 1 690 heures ; Bordeaux : 2 035 heures ou Toulouse : 2 031 heures). Les brouillards sont relativement peu fr√©quents et ne persistent gu√®re au-del√† de midi. C'est surtout l'absence de vent qui caract√©rise le climat de la r√©gion : les vents tr√®s forts sont tr√®s rares ; en g√©n√©ral, ils sont nuls ou tr√®s faibles[15].

    Relevé météorologique d'Uzein et sa région pour la période 1981-2010.
    Mois jan. f√©v. mars avril mai juin jui. ao√Ľt sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
    Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 2,1 2,5 4,8 6,9 10,7 13,8 15,6 15,5 12,6 9,6 5,3 2,8 8,6
    Temp√©rature moyenne (¬įC) 6,6 7,4 10 11,9 15,7 18,8 20,7 20,7 18,2 14,8 9,8 7,2 13,5
    Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 11 12,2 15,2 16,9 20,6 23,6 25,8 26 23,8 19,9 14,3 11,6 18,4
    Record de froid (¬įC) ‚ąí15 ‚ąí17,5 ‚ąí8,9 ‚ąí6 ‚ąí1,3 3,6 1,5 1,7 ‚ąí1 ‚ąí2,4 ‚ąí9,6 ‚ąí12,6 ‚ąí17,5
    Record de chaleur (¬įC) 24,5 27,8 31 30,8 34,1 38,1 39,2 41,2 36,3 34 27,1 27,2 41,2
    Pr√©cipitations (mm) 94,4 83,3 85,4 112,1 98,7 77 56,7 67,5 78,9 99,7 116,9 98,2 1 068,9
    Source : Le climat √† Pau-Uzein (en ¬įC et mm, moyennes mensuelles 1981/2010 et records depuis 1956)[16].

    Paysages

    Photographie en couleurs d'une ville et de champs, avec en fond des montagnes.
    Les paysages de Lescar mêlent fermes anciennes, champs agricoles, quartiers pavillonnaires et zones commerciales.

    L'architecture et les paysages li√©s √† la Cit√© m√©di√©vale de Lescar sont prot√©g√©s depuis le [M 1], gr√Ęce √† un arr√™t√© l'inscrivant √† l'inventaire des sites pittoresques du d√©partement des Pyr√©n√©es-Atlantiques[17]. La ville de Lescar lance en 2008 une r√©flexion visant √† la cr√©ation d'une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). Le , ce dispositif est remplac√© par l'Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), dans le cadre de la loi Grenelle II. La commune d√©cide donc le de lancer une commission locale visant √† la cr√©ation d'une AVAP. L'objectif annonc√© de cette d√©marche est alors de proposer, √† l‚Äôint√©rieur des p√©rim√®tres pertinents, un ensemble de conseils et le cadre r√©glementaire adapt√© pour la mise en valeur et la pr√©servation du b√Ęti, des formes urbaines et des paysages[M 2].

    En 2010, l'agglom√©ration Pau-Pyr√©n√©es publie un guide des prescriptions architecturales et paysag√®res[18]. Celui-ci vise √† concilier architecture contemporaine et respect du b√Ęti existant, afin de pr√©server l'identit√© paysag√®re du B√©arn[M 3]. Effectivement, le d√©but des ann√©es 2000 a vu se d√©grader cette coh√©rence architecturale et paysag√®re, avec la constitution d'une urbanisation mal ma√ģtris√©e[18]. Lescar est un bon exemple de cette √©volution avec ses nombreux lotissements, dans lesquels des constructions n√©o-basquaises ou landaises, pseudo b√©arnaises et surtout n√©o-proven√ßales se sont m√©lang√©es[M 3]. Ces derni√®res constructions sont d√©crites comme inadapt√©es et s'int√©grant particuli√®rement mal aux paysages b√©arnais[M 3].

    Zones protégées

    Carte en couleurs d'une ville.
    Emplacement des deux ZNIEFF présentes sur les limites communales de Lescar.

    Le r√©seau Natura 2000 est un r√©seau √©cologique europ√©en de sites naturels d‚Äôint√©r√™t √©cologique √©labor√© √† partir des directives ¬ęHabitats ¬Ľ et ¬ęOiseaux ¬Ľ. Ce r√©seau est constitu√© de zones sp√©ciales de conservation (ZSC) et de zones de protection sp√©ciale (ZPS). Dans les zones de ce r√©seau, les √Čtats membres s'engagent √† maintenir dans un √©tat de conservation favorable les types d'habitats et d'esp√®ces concern√©s, par le biais de mesures r√©glementaires, administratives ou contractuelles. Les sites Natura 2000 pr√©sents sur le territoire communal de Lescar sont au nombre de deux : le gave de Pau, class√© site d'importance communautaire (SIC) en 2003 et ZSC en 2014, et le barrage d'Artix et saligue du gave de Pau, class√© ZPS en 2006[19].

    D'une superficie de 8 212 ha, le site Natura 2000 du gave de Pau s'√©tend sur 107 communes dont Lescar ; il est constitu√© √† 60 % d'eaux douces int√©rieures (eaux stagnantes, eaux courantes), 20 % de marais, bas-marais et tourbi√®res et 10 % de landes, broussailles, maquis et garrigues, phrygana. Il est de qualit√© du fait du vaste r√©seau hydrographique qui le constitue avec un syst√®me de saligues encore vivace, des boisements humides o√Ļ abondent les saules[20]. La faune aquatique est caract√©ris√©e par la mulette (Margaritifera margaritifera), la cordulie √† corps fin (Oxygastra curtisii), le gomphe de Graslin (Gomphus graslinii), l'√©crevisse √† pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la lamproie de Planer (Lampetra planeri), le saumon atlantique (Salmo salar) et le chabot commun (Cottus gobio)[21]. Le site Natura 2000 du barrage d'Artix et saligue du gave du Pau[22] s'√©tend, quant √† lui, sur 3 367 ha et 19 communes dont Lescar, il est qualifi√© de zone humide semi-artificielle[23].

    L‚Äôinventaire des zones naturelles d'int√©r√™t √©cologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de r√©aliser une couverture des zones les plus int√©ressantes sur le plan √©cologique, essentiellement dans la perspective d‚Äôam√©liorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux diff√©rents d√©cideurs un outil d‚Äôaide √† la prise en compte de l‚Äôenvironnement dans l‚Äôam√©nagement du territoire. Le territoire communal comprend deux ZNIEFF : le r√©seau hydrographique du gave de Pau et le lac d'Artix et les saligues aval du gave de Pau[24]. Le r√©seau hydrographique du gave de Pau s'√©tend sur 3 000 ha (type II[alpha 4]), tandis que lac d'Artix et les saligues aval du gave de Pau occupent 779 ha (type I[alpha 5]). Cette derni√®re ZNIEFF est constitu√©e de diff√©rents biotopes d√©terminants, dont des for√™ts de fr√™nes et de saules blancs ou encore des lisi√®res humides √† grandes herbes[25], la ZNIEFF du gave de Pau est constitu√©e d'eaux douces stagnantes comme unique biotope d√©terminant[26]. Concernant la faune, seule la ZNIEFF du lac d'Artix compte des esp√®ces jug√©es d√©terminantes, avec des amphibiens, des col√©opt√®res, ou encore des mammif√®res comme la loutre d'Europe (Lutra lutra) et le putois (Mustela putorius putorius). Le desman des Pyr√©n√©es (Galemys pyrenaicus) est mentionn√© comme √©tant une autre esp√®ce pr√©sente dans la ZNIEFF du gave de Pau.

    Parcs et jardins

    Photographie en couleurs de palmiers, puis au fond de montagnes enneigées.
    Le jardin de la place Royale offre une vue dégagée sur la Basse-Ville et les Pyrénées.

    La commune entretient plus de 600 000 m2 de pelouse, 12 000 m2 de massifs compos√©s et compte 2 674 arbres sur son territoire[M 4]. Lescar compte plusieurs espaces naturels am√©nag√©s, comme le lac des Carolins au nord de la commune. En r√©alit√© compos√© de deux bassins de 0,5 et 2 ha, il est aliment√© par les eaux de l'Ousse des Bois[27]. Le territoire communal s'√©tend sur une partie des lacs de Laroin[28], un espace am√©nag√© sur d'anciennes gravi√®res du groupe Daniel. Le parc de Beneharnum, au pied des remparts, le jardin de la place Royale ou encore le parc de l'h√ītel de ville sont d'autres espaces mis en valeur par les √©quipes municipales[M 5].

    Porté par l'agglomération Pau-Béarn-Pyrénées, le projet de parc naturel urbain (PNU) du gave de Pau traverse la commune. Sa constitution vise à permettre aux habitants de découvrir les richesses patrimoniales et écologiques des berges et du gave de Pau. Une première tranche du projet est livrée en 2017, permettant de relier par une voie verte Mazères-Lezons à Billère[29]. Lescar n'est donc pas encore concernée par l'aménagement. L'exploitation en cours de gravières le long du gave freine le déploiement du PNU de la commune. En 2011, il était prévu que le groupe Daniel pourrait continuer d'exploiter son site pendant quatre ans, avec reconversion progressive en espace naturel. Une autre zone de 20 ha, pour une exploitation de dix ans, devait alors prendre le relais[30].

    Urbanisme

    Typologie

    Lescar est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densit√© interm√©diaire, au sens de la grille communale de densit√© de l'Insee[Note 1] - [31] - [32] - [33]. Elle appartient √† l'unit√© urbaine de Pau, une agglom√©ration intra-d√©partementale regroupant 55 communes[34] et 200 666 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[35] - [36].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est cat√©goris√©e dans les aires de 200 000 √† moins de 700 000 habitants[37] - [38].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), zones urbanisées (16,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,6 %), forêts (3,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), mines, décharges et chantiers (2 %), eaux continentales[Note 3] (1,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,3 %)[39].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Développement urbain

    Vue aérienne d'une ville.
    Les quatre vics historiques de Lescar.

    Durant le Haut-Empire romain, l'essentiel de l'agglom√©ration de Beneharnum √©tait situ√© dans la Basse-Ville de l'actuelle Lescar[D 1], mise √† part une occupation rurale dans le quartier de la cath√©drale. Durant cette p√©riode, la cit√© atteint une √©tendue maximale de 10 √† 12 ha. Des indices d'occupation sont d√©cel√©s √† partir du Ier si√®cle, avec des habitations de 300 √† 600 m2 en rive droite du gave de Pau. Cette cit√© naissante est encore fragile car une bonne partie de cet habitat est abandonn√©e d√®s la fin du si√®cle. Ce n'est qu'√† partir de la deuxi√®me moiti√© du IVe si√®cle que l'agglom√©ration semble de nouveau prosp√©rer avec l'am√©nagement d'un petit hameau dans le quartier actuel du Bial√©[D 1]. La Haute-Ville est, quant √† elle, rempar√©e pour la premi√®re fois √† partir du Ve si√®cle. Dans cette citadelle de 2,6 ha, l'habitat est tr√®s peu dense, cette zone joue la fonction d'une citadelle-refuge[D 2] avec la pr√©sence d'un grand ensemble b√Ęti, qui pourrait √™tre un groupe cath√©dral[alpha 6].

    Photographie en couleurs d'une porte de ville dans d'anciens remparts.
    Porte de l'Esquirette.

    Les diverses fouilles arch√©ologiques permettent de retracer l'urbanisation de la cit√© au cours des si√®cles. Ainsi, l'espace dans lequel se situe alors Beneharnum est tr√®s humide. Les habitants am√©nagent donc la cit√© afin de la pr√©munir des risques d‚Äôinondation. Trois principaux types d'am√©nagements sont, ainsi, mis en place : des √©quipements de berges, des conduites avec un v√©ritable r√©seau d'√©gouts et des captages d'eaux d'infiltration[D 3]. Beneharnum est √©galement √©quip√©e de tr√®s larges art√®res urbaines puisque les fouilles permettent de d√©celer une rue de 18 m√®tres de largeur environ[D 4]. Cela r√©v√®le le caract√®re semi-urbain de l'agglom√©ration[D 5], ces axes devant accueillir la circulation de la ville mais aussi des activit√©s rurales gourmandes en espace (circulation et parcage des troupeaux, march√©s etc.). L'habitat de la cit√© est fortement hi√©rarchis√©[D 6] avec de simples campements pastoraux en p√©riph√©rie, des masures, des maisons de ville d'environ 300 m2, des demeures de haut standard de plus de 600 m2 et des villas suburbaines comme la villa du quartier Sent Miqu√®u, de 3 000 m2 de surface au sol.

    Carte en couleur d'une ville et de ses différentes zones urbaines.
    Lescar a connu une forte expansion urbaine à partir des années 1960.

    La cit√© de Beneharnum subit les invasions barbares √† partir du IIIe si√®cle[C 1], elle ne se rel√®ve pas d'une s√©rie d'attaques entre le VIIe et le IXe si√®cle, notamment par les Sarrasins puis les Normands. Marca √©crit que le sol de l'ancienne ville ne nourrit plus ¬ę qu'une sombre et √©paisse for√™t ¬Ľ[C 2]. La cit√© se reconstruit au cours du Xe si√®cle, reprenant au passage sa d√©nomination originale[alpha 7]. Lescar se regroupe alors autour de sa Haute-Ville, bien que le quartier Saint-Julien en Basse-Ville continue de former un noyau urbain distinct[40]. La cath√©drale nouvelle, b√Ętie √† partir de la fin du XIe si√®cle, repr√©sente le cŇďur de la Cit√© (Ciutat). Cette Cit√© est prot√©g√©e par le renforcement des remparts antiques, tandis que plusieurs portes permettent d'y acc√©der : la porte de l'Esquirette[alpha 8] √† l'ouest, la porte de Morla√†s √† l'est et la porte de Baliracq (Valirac) au sud-est[40]. La ville s'agrandit par la suite vers le sud, de la porte de l'Esquirette jusqu'au bas de la pente : il s'agit du quartier du Parvis (ou Paradis)[A 1]. Celui-ci est √©galement rempar√©, avec un acc√®s possible au sud par la porte de Ranque (Hranca), et au nord par la porte de Mugain (Muganh)[A 1]. C'est durant la p√©riode allant du XIIIe au XIVe si√®cle que la ville gagne sa l√©gende de cit√© sept√©naire[alpha 9].

    Le terrier de Lescar de 1643 d√©finit quatre vics (ou quartiers) dans la ville[40]. Deux vics sont ferm√©s, ou rempar√©s : la Cit√© et le Parvis. Deux autres vics sont ouverts (et non rempar√©s), le vic de Debat l'Arriu[alpha 10] et celui du Bial√© (Vial√®r)[alpha 11]. Ces deux vics ouverts permettent l'accueil de nouvelles constructions, notamment de b√Ętiments agricoles[A 2], constituant des faubourgs pour la ville. Cette structuration urbaine de la ville, avec la constitution de plusieurs hameaux ou lieux-dits[alpha 12], se maintient sans grand changement jusqu'au milieu du XXe si√®cle. √Ä partir des ann√©es 1960[A 2], l'espace urbain de la commune conna√ģt une tr√®s forte extension dans un contexte de p√©riurbanisation. Des lotissements pavillonnaires apparaissent tout d'abord le long de la route de Tarbes[A 2], puis autour des quartiers ouverts et des hameaux. C'est √† cette m√™me √©poque que commence √† se constituer la zone commerciale actuelle entre la voie ferr√©e et le gave de Pau. La commune conserve aujourd'hui environ 45 % de surfaces agricoles[A 3], la volont√© communale √©tant de pr√©server cette proportion en densifiant les constructions, avec de l'habitat collectif par exemple[A 4].

    • L'urbanisation de Lescar (s√©lection).
    • Photographie en couleurs de remparts.
      La Haute-Ville (Cité) est remparée pour la première fois au Ve siècle.
    • Photographie en couleurs d'une rue dans une ville.
      Le vic du Parvis rejoint la Basse-Ville et la Haute-Ville.
    • Photographie en couleurs de fermes dans une ville.
      Des fermes dans le vic ouvert du Bialé.
    • Photographie en couleurs d'une grange en galets.
      Une borde en galets dans le vic de Debat l'Arriu.
    • Photographie en couleurs de maisons recouvertes de neige.
      De nombreux quartiers pavillonnaires se développent à partir des années 1960.

    Logements

    Photographie en couleurs d'une maison ancienne.
    Maison dite du Prince dans la Cité.

    En 2014, le nombre total de logements dans la commune √©tait de 4 241, alors qu'il √©tait de 3 858 en 2009[Insee 1]. Parmi ces logements, 94,9 % √©taient des r√©sidences principales, 1,0 % des r√©sidences secondaires et 4,1 % des logements vacants. Ces logements √©taient pour 75,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,8 % des appartements[Insee 1].

    La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,7 %, en diminution par rapport à 2009 (68,0 %). La part de logements HLM loués vides était de 11,4 % contre 11,0 %, leur nombre étant en augmentation, 458 contre 404[Insee 2].

    Planification de l'aménagement

    Le sch√©ma de coh√©rence territoriale (ou SCOT) du pays du Grand Pau a √©t√© approuv√© par le comit√© syndical du syndicat mixte du Grand Pau le [41]. Lors de son √©laboration, il concerne 145 communes et 9 intercommunalit√©s qui regroupaient 221 000 habitants, 110 000 logements et 100 000 emplois en 2010[42]. Lescar est incluse dans les limites du ¬ę CŇďur de Pays ¬Ľ, comprenant les sept communes les plus agglom√©r√©es autour de Pau.

    Dans son diagnostic territorial, le SCOT pr√©voit une population de 263 000 habitants √† l'horizon 2030[43], soit une augmentation de 42 000 habitants en 20 ans. Afin de satisfaire cette √©volution, le besoin de production annuelle de logements a √©t√© estim√© √† 1 450. Les √©lus ont pour cela fait le choix d'un mod√®le de d√©veloppement en ¬ę archipel ¬Ľ[alpha 13]. Le SCOT pr√©voit de renforcer l'attractivit√© de ce ¬ę CŇďur de Pays ¬Ľ en y concentrant 60 % de la production annuelle de logements du Grand Pau, soit 865 logements par an, contre 750 logements annuels (soit 53 %) durant la p√©riode 1999-2009. Le SCOT assigne un potentiel de 240 hectares, soit environ 15 hectares par an, pour les besoins des entreprises actuelles et futures du territoire. Il impose √©galement la r√©duction de 50 % de la consommation fonci√®re par un ¬ę urbanisme de projet ¬Ľ, avec un objectif fix√© √† 852 hectares durant les dix prochaines ann√©es contre 1 750 hectares durant la p√©riode 1998-2008.

    Le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Lescar est approuvé le [44], puis annulé par le tribunal administratif de Pau le [alpha 14]. Depuis, le plan d'occupation des sols (POS) prévaut dans la commune en matière d'urbanisme[M 6]. D'ici la fin 2019, un PLU intercommunal (PLUi) sera appliqué à l'échelle de la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées[45].

    Réseau routier

    La partie nord de la ville de Lescar est traversée dans un axe est-ouest par l'A64 (E80 sous son appellation européenne) dite la Pyrénéenne. Un échangeur autoroutier est inauguré sur la commune en 2010[46], permettant également de rejoindre la nouvelle autoroute A65 (E7 sous son appellation européenne) dite A'Liénor[alpha 15]- autoroute de Gascogne, celle-ci croisant l'A64 sur le territoire de la commune et permettant de rejoindre Langon au nord.

    Photographie en couleurs d'une piste cyclable longeant un cours d'eau.
    La véloroute Pyrénées-Gave-Adour longe le gave de Pau.

    La commune est également desservie par les anciennes routes nationales RN 117, route de Bayonne, et RN 417 (formant une partie de la rocade de Pau) qui sont regroupées sous la seule RD 817 depuis 2006[alpha 16]. Cette RN 417 occupait la zone de l'antique voie du Cami Salié permettant de rejoindre le plateau de Ger à l'est et Salies-de-Béarn à l'ouest, connue pour sa production de sel[47]. L'ancienne RN 645, route de Sault-de-Navailles, est quant à elle déclassée en RD 945 depuis 1972. Deux ponts routiers permettent de franchir le gave de Pau sur le territoire de la commune, l'un se situe au niveau de la RD 802, l'autre à la jonction entre l'avenue du Vert Galant et la RD 501.

    Le sud de Lescar est long√© par la v√©loroute Pyr√©n√©es-Gave-Adour, qui relie Lestelle-B√©tharram √† Bayonne et s'inscrit dans un itin√©raire national allant de l'Atlantique √† la M√©diterran√©e (via Collioure)[48]. La r√©alisation de cette v√©loroute est la cons√©quence de l'adoption en 2007 d'un ¬ę sch√©ma d√©partemental des itin√©raires v√©lo ¬Ľ par le d√©partement des Pyr√©n√©es-Atlantiques. Les travaux de la partie Laroin-Tarsacq se terminent en 2012[49].

    Transport en commun routier

    Lescar est desservie par le réseau de bus Idelis, exploité par la Société des transports de l'agglomération paloise (STAP). Organisé autour de l'agglomération paloise, ce réseau dessert la commune par le biais de cinq lignes :

    • Ligne T3 Lescar ‚ÄĒ Soleil / Bill√®re ‚ÄĒ Lacassagne ‚ÜĒ Pau ‚ÄĒ CST Jean Feger
    • Ligne 7 Lescar ‚ÄĒ Soleil ‚ÜĒ Bizanos ‚ÄĒ Beau Soleil / Artigueloutan ‚ÄĒ Salle des F√™tes
    • Ligne 8 Poey-de-Lescar ‚ÄĒ Z.A. D817 / Lescar ‚ÄĒ Coll√®ge S. Palay ‚ÜĒ Idron ‚ÄĒ Mairie
    • Ligne 12 Lescar ‚ÄĒ Quartier Libre ‚ÜĒ Pau ‚ÄĒ Porte des Pyr√©n√©es
    • Ligne 13 Lescar ‚ÄĒ Soleil ‚ÜĒ Pau ‚ÄĒ EFS

    Le département des Pyrénées-Atlantiques gère également un réseau de lignes interurbaines[50], la ligne 801 rejoignant Pau à Orthez et marquant un arrêt à Lescar[51].

    • Bus du r√©seau Idelis
      Bus du réseau Idelis

    Réseau ferroviaire

    Lescar se trouve sur la ligne de Toulouse à Bayonne, connue sous le nom de Transversale pyrénéenne. Les trains ne s'arrêtent plus dans la commune depuis le [52], les gares les plus proches se situent à Artix et Pau. L'ancienne gare de Lescar est détruite par un sabotage de la Résistance dans la nuit du 8 au [53], tuant trois personnes et en blessant deux autres, dont le résistant Joseph Bonnelucq[53]. Les trains de voyageurs ne s'arrêtent plus à la gare reconstruite à partir de 1974, mais la gare est maintenue par la SNCF pour le trafic de marchandises et l'achat de billets voyageurs[54]. De nouvelles installations sont inaugurées le [54]. La gare arrête toute activité à partir de 1996[55]. En 2017, un projet de création d'une halte ferroviaire à Lescar est annoncé par la région[56].

    Transport aérien

    Photographie en couleurs d'un rond-point, avec la reproduction d'un ancien avion.
    Le rond-point des frères Wright, avec une reproduction de leur flyer.

    L'a√©roport international de Pau Pyr√©n√©es (PUF) se situe √† Uzein, √† 6 km de Lescar. Celui-ci assure des liaisons quotidiennes avec Paris (Paris-Orly et Paris-CDG), Lyon (a√©roport Saint-Exup√©ry) et Marseille (a√©roport Marseille-Provence)[57]. D'autres liaisons saisonni√®res sont assur√©es vers la Corse ou Marrakech[57]. En 2016, il a enregistr√© 608 200 passagers[58]. Le territoire communal sert de zone de d√©monstration aux fr√®res Wright en 1909[A 5]. La plaine du Pont-Long sert √† ces pionniers de l'aviation pour former plusieurs pilotes, il s'agit alors de la premi√®re √©cole d'aviation organis√©e au monde[59]. Construite en 1927, la Chapelle de l'aviation retrace cette histoire lescarienne[60].

    Risques naturels et technologiques

    Le Ministère de la Transition écologique et solidaire identifie plusieurs risques majeurs dans la commune : inondation, risques climatiques, séisme et transport de matières dangereuses[61]. Afin d'informer la population sur ces risques majeurs, l'agglomération Pau-Pyrénées a élaboré et diffusé à la population en 2008 un dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM)[DICRIM 1] valable pour l'ensemble de la collectivité.

    Inondations

    Les inondations qui peuvent se produire à Lescar sont d'un seul type[61] : par débordement direct lors de crues rapides submergeant les berges des cours d'eau, principalement le gave de Pau, sur la partie basse de la ville. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention du risque inondation (PPRI) de Lescar qui est approuvé le [61].

    Parall√®lement, en application de la Directive inondation du qui vise √† cr√©er un cadre commun permettant d'√©valuer et de r√©duire les risques d'inondation sur le territoire de l'Union europ√©enne[62], une √©valuation du risque d'inondation a √©t√© entreprise en France en 2011 au niveau de chaque bassin hydrographique dont le bassin Adour-Garonne et a permis de dresser une cartographie des zones inondables de la ville de Lescar[63]. Sur le bassin Adour-Garonne, 18 territoires √† risques importants d'inondation (TRI) ont √©t√© arr√™t√©s par le pr√©fet coordonnateur de bassin le . Pour le d√©partement des Pyr√©n√©es-Atlantiques, deux TRI ont √©t√© retenus : celui de Pau (34 communes dont Lescar) et celui du C√ītier Basque (13 communes)[64].

    Huit arrêtés reconnaissant l'état de catastrophe naturelle ont été pris pour la commune de Lescar à la suite d'inondations entre 1988 et 2011[61]. À la suite des inondations des 12 et 13 juin 2018, Lescar a de nouveau fait l'objet de la constatation de cet état[65].

    Autres risques

    Les aléas climatiques pouvant affecter la ville de Lescar sont des épisodes de tempêtes venteuses. La tempête du 6 au 8 novembre 1982[66] a touché de nombreux départements dont les Pyrénées-Atlantiques et a donné lieu à un arrêté de catastrophe naturelle concernant, entre autres, la commune de Lescar. La commune est aussi touchée par la sécheresse de 1989, occasionnant un mouvement de terrain ainsi qu'une reconnaissance de catastrophe naturelle l'année suivante[61].

    Du fait de sa proximit√© la cha√ģne pyr√©n√©enne, soumise √† une activit√© sismique issue de la confrontation de deux plaques tectoniques (l‚Äôib√©rique et l‚Äôeurasiatique), Lescar est situ√©e dans une zone de sismicit√© de niveau 4, qualifi√© de ¬ę moyen ¬Ľ, sur une √©chelle qui en comporte 5[61], ce qui implique des contraintes constructives pour de nombreuses habitations.

    Enfin Lescar est soumise au risque de transport de mati√®res dangereuses (ou risque TMD), cons√©cutif √† un accident se produisant lors du transport de telles mati√®res par voies routi√®res, ferroviaires, voies d‚Äôeau ou canalisations. La voie ferr√©e, la rocade, l‚Äôautoroute A64, mais aussi les voies secondaires constituent des zones √† risques. Tant la population que les services doivent conna√ģtre les r√©flexes √† avoir en cas de survenance d'un tel accident[DICRIM 2].

    Qualité de l'environnement

    L'urbanisation du territoire et les activités humaines ont un impact sur l'environnement et contribuent à la dégradation de la qualité des eaux, des sols, de l'air ou génèrent des nuisances comme le bruit. Différentes mesures de planification, de prévention ou de protection permettent de limiter cet impact ou d'améliorer la qualité de l'environnement.

    Eau

    Photographie en couleurs d'un cours d'eau.
    Le gave de Pau à Lescar.

    En France, la gestion de l’eau, soumise à une législation nationale et à des directives européennes, se décline par bassin hydrographique. Lescar est située dans le bassin Adour-Garonne. Chaque bassin élabore un document de planification dans le domaine de l’eau, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), faisant un état des lieux et visant à atteindre un objectif de qualité des eaux à un horizon donné en mettant en place certaines mesures. 36,8 % du territoire communal sont classés en zone sensible à l'eutrophisation et donc particulièrement sensibles aux pollutions, et la totalité de la commune est en zone vulnérable, c'est-à-dire concernée par les nitrates d'origine agricole[67]. Parmi les mesures visant à améliorer la qualité des eaux et concernant la commune, figure le plan de gestion des étiages Luys Louts, couvrant les bassins-versants du Louts et des Luys (Luy de France et Luy de Béarn)[68] - [69].

    Air

    Le plans de protection de l'atmosph√®re (PPA), de l'agglom√©ration de Pau, obligatoire dans les agglom√©rations de plus de 250 000 habitants, a √©t√© approuv√© par arr√™t√© pr√©fectoral le [70]. Il d√©finit les objectifs et les mesures dans les th√©matiques du transport, de l‚Äôhabitat, du tertiaire et des comportements individuels et enfin de l‚Äôindustrie permettant de ramener les concentrations en polluants atmosph√©riques √† un niveau inf√©rieur aux valeurs limites r√©glementaires[71] - [72].

    Sols

    Concernant les sols, le minist√®re de la Transition √©cologique et solidaire (MTES) met √† disposition du public la base de donn√©es BASOL sur les sites et sols pollu√©s (ou potentiellement pollu√©s) appelant une action des pouvoirs publics, √† titre pr√©ventif ou curatif[73]. Sur le territoire de la commune de Lescar, quatre sites sont r√©pertori√©s[74]. Deux sites sont en cours d'√©valuation : la station-service de Carrefour autoris√©e en 1997[75] et l'usine d'incin√©ration d'ordures m√©nag√®res (UIOM) de l'agglom√©ration, construite en 1973[76]. La station service conna√ģt un accident constat√© le , avec le percement d'une cuve de 30 m3. Une campagne r√©alis√©e en signale l'absence d'impact sur la nappe phr√©atique et de faibles teneurs en hydrocarbures dans le sol[75]. L'UIOM de Lescar est elle contr√īl√©e relativement √† la pr√©sence de plomb, avec la pr√©sence de niveaux significatifs sur la zone industrielle, d√©clenchant une √©valuation des risques sanitaires[76].

    Les deux autres sites r√©pertori√©s sont class√©s comme en cours de traitement. Le site de traitement de bois de la soci√©t√© Wolseley France est actif de 2003 √† 2010[77]. Un diagnostic men√© en 2010, et compl√©t√© en 2011, montre la pr√©sence dans les sols d'hydrocarbures, de fongicides ou encore de lindane[77]. Une surveillance des eaux souterraines est depuis men√©e. Enfin, le dernier site concerne la d√©charge de Lescar, exploit√©e jusqu'en 1975[78], puis utilis√©e pour recevoir les r√©sidus inertes de l'UIOM. Des mesures trimestrielles sont men√©es pour contr√īler la pr√©sence de certains polluants dans les eaux souterraines[78].

    Bruit

    √Ä Lescar comme dans toutes les communes fran√ßaises, les dispositions de la loi du relative √† la lutte contre le bruit sont susceptibles de s'appliquer. En effet, certaines infrastructures de transports doivent √™tre class√©es suivant leur impact sonore. Il s'agit des routes supportant plus de 5 000 v√©hicules/jour au moment du classement ainsi que les projets routiers pour lesquels les pr√©visions de trafic √† la mise en service sont √©galement sup√©rieures √† 5 000 V√©h/J, mais aussi les voies ferr√©es supportant plus de 50 trains par jour[79].

    Toponymie

    Photographie en couleurs d'un mur portant l'inscription : BENEHARNUM.
    Le nom Beneharnum serait une simplification provenant de l'administration romaine.

    Le nom de la localit√© est attest√© sous les formes [80] Beneharnum et Benearnum (itin√©raire d'Antonin), Benarnus, civitas Benarnensium (Notitia provinciarum et civitatum Galliae), Benarna et Benarnum (VIe si√®cle, Gr√©goire de Tours), Ecclesiola Beati Joannis-BaptistŇď, Lascurris (980, cartulaire de Lescar[alpha 17]), Laschurris (1128, titres d'Aubertin[alpha 18]), Alescar (1170, titres de Barcelone[alpha 19]), Laschar (XIIe si√®cle, titres de Gabas[alpha 20]), DiŇďcesis Lascurcensis et Lascurrensis (respectivement 1289 et 1313, Historiens de France[alpha 21]), Lascaa (XIIIe si√®cle, fors de B√©arn), Lascar (1394, titres de Buros[alpha 22]), Lesca et Lasca (1538, r√©formation de B√©arn[alpha 23]).

    Il est d√©sormais[alpha 24] admis que Lescar correspond bien √† l'ancienne Beneharnum, cit√©e √† plusieurs reprises par l'administration romaine et religieuse. Il s'agit de la cit√© du peuple Venarni (ou Beneharnenses), un peuple aquitain qui a donn√© son nom au B√©arn. Il est probable que ce nom Beneharnum n'ait jamais √©t√© utilis√© par les B√©arnais pour identifier ce lieu[81]. Une confusion se serait op√©r√©e entre le nom du peuple et le nom de sa capitale, s√Ľrement par volont√© de simplification de l'administration centrale de l'Empire. Ainsi, lorsque la localit√© de Lescar est pass√©e au rang de cit√© et donc de capitale, √† la fin du IVe si√®cle, il aurait fallu parler de Lascurris Beneharnensium[alpha 25] ou Lascurris Venarnorum[alpha 26] - [81].

    Le toponyme Lescar a √©t√© rapproch√© du nom du ruisseau le Lescourre, qui d'ailleurs, peut aussi s'analyser comme *l'escourre, qui est issu du mot b√©arnais escourre signifiant ¬ę cours d'eau, ruisseau, torrent ¬Ľ. La forme latinis√©e Lascurris au Xe si√®cle d√©montre que ce nom de lieu √©tait devenu opaque pour ses contemporains[81].

    Lescar serait un toponyme d'origine pr√©-celtique[82], comprendre aquitanique, pouvant se rapprocher de lats ¬ę ruisseau ¬Ľ ou bien d'une racine hypoth√©tique *lasc- / *lesc- que l'on croit reconna√ģtre dans l'espagnol lasca qui a le sens de ¬ę pierre plate ¬Ľ, suivi d'un suffixe pr√©-latin -ur- ou directement du basque uri ¬ę eau ¬Ľ[82], bien qu'il soit possible de consid√©rer *-ur comme un suffixe augmentatif[83]. Le sens global est ¬ę eau ‚Üí ruisseau des pierres plates ¬Ľ ou ¬ę (ruisseau aux) nombreuses pierres plates ¬Ľ. Le m√™me radical semble se retrouver dans Lescun (Pyr√©n√©es-Atlantiques, Lascun 1077) et Lescuns (Haute-Garonne)[82], suivis d'un √©l√©ment (suffixe ou appellatif) diff√©rent.

    Son nom en b√©arnais s'√©crit Lescar ou Lesca, dans les deux cas il se prononce [lesňąka].

    Histoire

    Protohistoire

    Les plus anciennes traces d'occupation humaine du site lescarien remontent √† l'√Ęge du bronze[84]. Plusieurs tumuli sont identifi√©s puis fouill√©s, notamment dans la plaine du Pont-Long au nord de la commune[84]. Un groupe culturel homog√®ne nomm√© ¬ę groupe du Pont-Long ¬Ľ est identifi√© par les sp√©cialistes sur la base des d√©couvertes li√©es √† la fouille des tumuli. Ce groupe est principalement localis√© sur la plaine du Pont-Long, ainsi que sur le plateau de Ger. Le contexte montagnard du groupe fonctionne comme un isolat, le tenant √† l'√©cart des courants culturels r√©gionaux[84]. Plus tardivement, un oppidum du second √Ęge du fer[85] est √©galement identifi√© dans le quartier du Bila√†.

    Antiquité

    Photographie en couleurs d'une mosa√Įque antique.
    Mosa√Įque de la villa Sent-Miqu√®u.

    La naissance de Lescar en tant que cit√© intervient au Ier si√®cle, du temps de l'occupation romaine de l'Aquitaine. La cit√© devient le chef-lieu du peuple des Venarni, abritant en Basse-Ville l'essentiel de l'habitat et des activit√©s. Les indices d'occupation d'√©poque romaine les plus pr√©coces remontent aux environs de 15-10 av. J.-C., mais une v√©ritable trame urbaine n'appara√ģt qu'√† partir du second quart du Ier si√®cle[85]. Des habitations de 300 √† 600 m2 se constituent alors, tout comme des √©quipements collectifs (comme des √©gouts) dans un milieu marqu√© par sa relative humidit√©. Cette cit√© naissante est particuli√®rement fragile, un abandon partiel du site est rep√©r√© √† la fin du Ier si√®cle. Il faut attendre la deuxi√®me moiti√© du IVe si√®cle pour constater un certain renouveau[85].

    La cit√© adopte un profil semi-urbain sur 10 √† 12 ha, caract√©ris√© par de larges voies de circulation. Des traces de thermes publics sont identifi√©es lors de fouilles men√©es en 2008[85], tandis que les restes de la villa Sent-Miqu√®u permettent de d√©finir les contours de cette villa suburbaine de 3 000 m2[86]. Toujours principalement concentr√©e dans la Basse-Ville, la cit√© se d√©veloppe √©galement en Haute-Ville sur un √©peron rocheux rempar√© pour la premi√®re fois au d√©but du Ve si√®cle[85]. L'Itin√©raire d'Antonin mentionne la cit√© sous le nom de Beneharnum, la cit√© des B√©arnais. Elle est distingu√©e au sein de la Novempopulanie √† partir du Ve si√®cle, avec la ¬ę Notice des provinces et cit√©s des Gaules ¬Ľ[87]. Beneharnum subit des attaques successives entre le VIIe et le IXe si√®cle, par les Sarrasins puis les Vikings, entra√ģnant son d√©clin puis sa destruction totale[40].

    Débat sur la localisation de Beneharnum

    Pendant plusieurs si√®cles un d√©bat s'installe entre historiens pour savoir quel √©tait l'emplacement initial de la cit√© antique de Beneharnum. C'est en 1545[81] que l'historien espagnol Antonio de Nebrija d√©voile, √† l'aide de l'Itin√©raire d'Antonin, l'existence d'une cit√© nomm√©e Beneharnum qu'il situe donc en B√©arn. √Ä partir de cette identification, un vaste d√©bat se lance pour savoir o√Ļ se situait cette cit√© antique. Les √©changes tournent vite entre la th√®se d'Orthez et celle de Lescar. Ce d√©bat est alors une manifestation symptomatique de la Renaissance, p√©riode pendant laquelle l'Antiquit√© romaine est valoris√©e, chaque province cherchant alors son origine antique pour se rattacher √† la culture latine classique[81]. Ce n'est qu'√† partir du XXe si√®cle qu'un consensus assez large s'√©tablit pour fixer √† Lescar les bases de la capitale antique du B√©arn[81].

    Moyen √āge

    Photo en couleurs de toits d'une ville.
    Lescar rena√ģt au Xe si√®cle sous l'impulsion des ducs de Gascogne.

    En 587, le trait√© d'Andelot affecta la ville de B√©arn (Benarno) au roi Gontran jusqu'√† son d√©c√®s[88]. Lescar √©tait donc cit√©e par saint Gr√©goire de Tours (‚Ć 594) dans son Histoire des Francs[89]. C'est √† la fin du Xe si√®cle que la cit√© rena√ģt, sous l'impulsion des ducs de Gascogne et, notamment, de Guillaume Sanche. La l√©gende veut qu'un soldat, nomm√© ¬ę Loup-Fort ¬Ľ, ne trouve dans l'ancienne cit√© qu'une for√™t et un baptist√®re d√©di√© √† saint Jean-Baptiste[C 3] en Haute-Ville. Loup-Fort fait alors construire √† sa place une √©glise sous le vocable de Sainte-Marie, en repentance de crimes pass√©s. Cette √©glise devient cath√©drale en 1058, avant sa cons√©cration officielle en 1062[C 4]. Le nom de Beneharnum est abandonn√© pour celui de Lescar, la cit√© se reconstruit sur l'√©peron rocheux rempar√© au Ve si√®cle. Le groupe √©piscopal form√© repr√©sente le cŇďur de cette nouvelle cit√©, ainsi que celui du dioc√®se de Lescar, qui fait suite lui aussi √† l'antique dioc√®se de Beneharnum. Les remparts de la Cit√© (Ciutat) sont renforc√©s, tandis que la cath√©drale attribu√©e √† Loup-Fort est reb√Ętie au XIIe si√®cle dans le style roman, principalement sous l'√©piscopat de Guy de Lons, elle prend le nom de cath√©drale Notre-Dame-de-l'Assomption[A 6]. D√©j√† fortement ind√©pendant depuis sa formation autour du IXe si√®cle, le B√©arn gagne son ind√©pendance en 1347 sous Gaston F√©bus. √Ä la mort du prince en 1391, l'√©v√™que de Lescar pr√©side les √Čtats du B√©arn et b√©n√©ficie donc d'une influence grandissante au sein du pays. C'est dans la cath√©drale de Lescar que les rois et reines de Navarre choisissent d'√™tre inhum√©s de 1483 √† 1555.

    √Čpoque moderne

    Peinture en couleurs d'un homme.
    L'armée du comte de Montgommery ravage Lescar et le Béarn en 1569.

    La vie de la cité est fortement marquée par la période des guerres de Religion au XVIe siècle. Jeanne d'Albret devient la figure de proue du mouvement de la Réforme en Béarn, notamment à partir de sa conversion en 1560[E 1] puis de la mort de son mari Antoine de Bourbon en 1562[E 1]. L'évêque de Lescar, Louis d'Albret, sert inconditionnellement[E 2] la reine Jeanne et participe à la propagation du calvinisme en Béarn. Dès 1563, les processions de la Fête-dieu sont interdites à Lescar[E 3] et la cathédrale dévolue au culte réformé[E 4], tandis qu'en 1564 le collège fondé par Marguerite de Navarre à Lescar est transformé en école protestante[E 5]. Jeanne d'Albret quitte le Béarn fin 1568 pour rencontrer les chefs du parti huguenot à La Rochelle; elle confie son armée à Bernard d’Arros. Le roi de France Charles IX profite de cette absence pour lever une armée et tenter de conquérir le Béarn[E 6]. Menée par le baron de Terride, l'armée pénètre le en Béarn et rétablit immédiatement le culte catholique[E 7]. La place forte de Navarrenx sert de refuge à Bernard d'Arros, elle résiste à un siège de deux mois de l'armée française. Elle offre le temps nécessaire à Jeanne d'Albret de monter une contre-offensive. Le , l'armée du comte de Montgommery pénètre en Béarn, mettant Terride en fuite et saccageant le Béarn dont Lescar à partir du [E 8].

    Devenu roi de France en 1589, le B√©arnais Henri IV promulgue l'√©dit de Fontainebleau pour les catholiques du B√©arn en 1599[E 9]. Il faut attendre 1610 pour que la cath√©drale de Lescar soit r√©tablie dans son culte catholique[E 10]mais c'est l'exp√©dition militaire du roi Louis XIII en 1620 qui permet de r√©tablir d√©finitivement le culte catholique dans l'ensemble du pays[E 11]. Le monarque traverse Lescar le √† la t√™te d'une arm√©e en direction de Pau puis de Navarrenx le surlendemain pour s'assurer de la soumission de la place forte. La messe est dite √† Pau le pour la premi√®re fois depuis 1563, le lendemain est promulgu√© l'√©dit d'union entre le B√©arn et la France[E 12]. C'est apr√®s ces √©v√©nements que le coll√®ge des Barnabites est install√© en 1624, √† la suite d'un vŇďu formul√© par Henri IV d√®s 1608[E 13]. Ce coll√®ge fait suite √† la tradition √©ducative de Lescar, qui remonte √† l'installation d'un coll√®ge vers 1549 puis √† sa transformation en Acad√©mie protestante du B√©arn[E 5].

    Révolution française

    Photographie en couleurs d'une maquette d'un ancien palais.
    Maquette du palais épiscopal, détruit pendant la Révolution française.

    La Révolution française marque la fin de l'évêché de Lescar. Le , l'Assemblée nationale constituante décide qu'il n'y aura désormais plus qu'un seul évêché dans les départements nouvellement créés[E 14]. Oloron est tout d'abord désignée pour regrouper les trois évêchés départementaux puis Bayonne est finalement choisie. Le dernier évêque de Lescar, Marc-Antoine de Noé, refuse cette décision et demeure fidèle à son poste, avant de prendre le chemin de l'exil[E 15].

    La suppression de l'√©v√™ch√© de Lescar est d√©finitive le avec la signature du Concordat. Aussi, le palais √©piscopal de Lescar est mis en vente en 1799 puis d√©moli par son acqu√©reur, le citoyen Manes[E 16]. Le coll√®ge des Barnabites subit les m√™mes affres r√©volutionnaires, ses biens confisqu√©s, les livres et les archives de la biblioth√®que br√Ľl√©s[E 17]. En quelques ann√©es de r√©volution, Lescar perd les trois moteurs de sa vie sociale et intellectuelle : son √©v√™que, son chapitre et ses barnabites[E 18]. Durant cette p√©riode r√©volutionnaire, l'ancienne seigneurie du Laur (La√ľ) est int√©gr√©e dans les fronti√®res de la commune nouvellement cr√©√©e de Lescar[90].

    Les départs conjugués de l'évêché et des Barnabites renforcent les effets d'une profonde crise dans tout le Béarn. La Révolution française laisse un grave malaise dans le pays, qui contraste avec la prospérité affichée durant l'Ancien Régime[G 1].

    XIXe siècle

    Pendant le Premier Empire, la d√©claration de guerre √† l'Espagne coupe le B√©arn de ses d√©bouch√©s commerciaux naturels, la disparition du Parlement de Navarre entra√ģne un net ralentissement de l'activit√© de n√©goce, tandis que l'√©migration devient un ph√©nom√®ne d'ampleur[alpha 27]. La population lescarienne passe de 2 500 habitants en 1789 √† 1 700 habitants en 1800[G 1]. La perte de son √©v√™ch√© r√©duit consid√©rablement l'influence de Lescar qui devient alors une bourgade b√©arnaise parmi d'autres, avec le souvenir d'un pass√© prestigieux[G 2].

    Stagnation du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale

    La vie des habitants, tout comme l'aspect de la ville, n'√©voluent que peu entre le XIXe et le milieu du XXe si√®cle. L'agriculture, souvent de subsistance, reste au cŇďur de l'activit√© tandis que la case demeure le socle de la vie familiale, tout comme lou besiau (le voisinage) pour le village[G 3].

    • Lescar en 1900 (s√©lection).
    • Photographie en noir et blanc d'un village sur une colline.
      Vue générale sur la Cité.
    • Photographie en noir et blanc de gens posant au milieu d'une rue.
      Rue Maubec.
    • Photographie en noir et blanc de gens posant devant une √©glise.
      Rue de la Cité.
    • Photographie en noir et blanc de gens posant devant une balustrade.
      Rue Henri-Rozier (Baliracq).
    • Photographie en noir et blanc d'un b√Ętiment imposant et d'un village en contrebas.
      Le collège des Barnabites (alors école normale) et vue sur la Basse-Ville.

    Première Guerre mondiale

    La Premi√®re Guerre mondiale entra√ģne un net arr√™t du mouvement d'√©migration alors observ√© tout au long du XIXe et du d√©but du XXe si√®cle. Il est constat√© l'implantation de familles espagnole ainsi qu'un remembrement des propri√©t√©s qui entra√ģnent une modification sensible du paysage agraire[H 1]. Durant la Seconde Guerre mondiale, Lescar est marqu√©e par l'arriv√©e massive de r√©fugi√©s venant du Nord de la France et de l'Europe, l'agglom√©ration paloise passe alors entre juin et de 40 000 √† 200 000 habitants[H 2]. La R√©sistance s'attaque plusieurs fois √† des sites lescariens, notamment dans la nuit du 8 au avec le sabotage de la voie ferr√©e, qui se termine par l'explosion accidentelle de la gare de Lescar et la mort de trois hommes[H 3]. Les troupes allemandes sont visibles dans la commune √† partir du tandis que la Lib√©ration est effective le [H 4].

    L'essor dans la seconde moitié du XXe siècle

    La seconde partie du XXe si√®cle entra√ģne de tr√®s profonds changements dans la physionomie de Lescar. La commune conna√ģt une expansion d√©mographique intense entre le d√©but des ann√©es 1960 et le milieu des ann√©es 2000[H 5]. L'exploitation du gisement de gaz de Lacq √† partir de 1957 explique, en grande partie, cette transformation √©conomique, industrielle et sociale[H 6]. La rel√©gation au second plan de la traditionnelle polyculture au profit de la culture extensive du ma√Įs hybride, constituant un deuxi√®me √©l√©ment d'analyse[H 7].

    Politique et administration

    Bloc communal : commune et intercommunalités

    Photographie en couleurs d'un panneau avec l'inscription " Lescar", en fond des montagnes enneigées.
    Une entrée de la commune de Lescar.

    Lescar acquiert le statut de ¬ę commune ¬Ľ √† la R√©volution, la seigneurie du Laur y est int√©gr√©e le [B 1]. Cette derni√®re est d√©j√† √©voqu√©e en 1286[B 2] lors de l'accord de succession entre le souverain b√©arnais Gaston VII et ses filles. Arnaud Guilhem du Laur assiste √† cet acte. Cette seigneurie s'√©tend sur un vaste espace de 400 ha[B 1] entre Lescar[alpha 28] et Lons, du gave de Pau jusqu'aux limites du plateau du Pont-Long. Cette terre occupe une position strat√©gique[B 2] au Moyen √āge, dans le long conflit qui oppose la vall√©e d'Ossau avec les communaut√©s paysannes du bas pays b√©arnais[alpha 29]. Apr√®s la r√©union de 1792, il faut attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un r√©gime juridique uniforme soit d√©fini pour toutes les communes de France, point de d√©part de l‚Äôaffirmation progressive des communes face au pouvoir central[91].

    La ville de Lescar fait partie de six groupements[92]. Elle adh√®re notamment √† la communaut√© d'agglom√©ration Pau B√©arn Pyr√©n√©es. Lescar participe √† plusieurs SIVU, dont le syndicat AEP[alpha 30] de la r√©gion de Lescar, le syndicat intercommunal de d√©fense contre les inondations du gave de Pau, le syndicate d'√©nergie des Pyr√©n√©es-Atlantiques et le SSIAD pour personnes √Ęg√©es du canton de Lescar. Enfin, la commune adh√®re au SM ouvert de l'agence publique de gestion locale.

    Circonscriptions de rattachement

    Lescar appartient à l'arrondissement de Pau depuis 1801[93]. Sur le plan électoral, elle fait depuis 1986 partie de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques, dont la députée est depuis 2017 Josy Poueyto (MoDem). La localité a fait partie de l'ancien canton de Pau en 1793, puis de celui de Lescar à partir de 1801[93]. Avec le redécoupage cantonal de 2014, le canton perd en 2015 sa fonction de circonscription administrative et demeure uniquement une circonscription électorale pour l'élection des conseillers départementaux. Le canton de Lescar est renommé en Lescar, Gave et Terres du Pont-Long, le bureau centralisateur est fixé à Lons. Depuis mars 2015, Sandrine Lafargue et Nicolas Patriarche (LR) sont les conseillers départementaux[94].

    Administration municipale

    Photographie en couleurs d'un b√Ętiment ancien au milieu d'un parc.
    Le ch√Ęteau du Bila√† tient lieu d'h√ītel de ville de Lescar depuis 2011.

    Le conseil municipal compte vingt-neuf √©lus. La maire, Val√©rie Revel, est entour√©e de sept maires-adjoints[M 7]. Parmi les autres conseillers municipaux, quinze font partie de la majorit√© (liste Pour Lescar pour vous) et six de l'opposition (listes Lescar en plein cŇďur et Lescar pour vous)[M 7].

    Tendances politiques et résultats

    La ville de Lescar apporte globalement ses suffrages à des candidats de gauche depuis une dizaine d'années, tendance qui se confirme lors des différents scrutins nationaux ou locaux[95].

    √Člection pr√©sidentielle la plus r√©cente

    Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (EM), élu, a recueilli 77,63 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen (FN), 22,37 % des suffrages ; le taux de participation était de 81,71 %[96].

    √Člection municipale la plus r√©cente

    En poste depuis 2008, le socialiste Christian Laine se repr√©sente aux √©lections municipales de 2014 face √† deux listes concurrentes du centre et de la droite men√©es respectivement par Philippe Coy et l'ancien maire Ren√© Claverie. Arriv√© en t√™te avec 42,42 % des voix[97], Christian Laine doit affronter au deuxi√®me tour la liste de Philippe Coy qui a re√ßu le soutien de M. Claverie dans l'entre-deux-tours. Au terme d'un vote particuli√®rement serr√©, Christian Laine est confirm√© dans ses fonctions au b√©n√©fice de la moyenne d'√Ęge plus √©lev√©e de sa liste, le second tour s'√©tant sold√© par un r√©sultat parfaitement √©quilibr√© de 2 670 voix chacun[97].

    Cette situation relativement rare pour une commune de plus de 10 000 habitants se solde par un nouveau vote le [98]. Effectivement, apr√®s de multiples contestations provenant de M. Laine et M. Coy, le tribunal administratif de Pau d√©cide finalement le de l'annulation du premier vote[99]. Au cours de ce nouveau scrutin, M. Laine reconduit la m√™me liste tandis que M. Coy propose une liste m√©langeant sa liste originelle et celle de M. Claverie. √Ä la suite d'un nouveau vote serr√©[98], et avec une participation de 70,83 %, Christian Laine est finalement r√©√©lu d√©finitivement avec une avance de 71 voix sur son concurrent (50,7 % des votes exprim√©s).

    Liste des maires

    Depuis 1933, six maires se sont succédé à Lescar :

    Liste des maires de Lescar
    P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
    juillet 1933 janvier 1970[Note 4] Denis Touzanne SE Industriel
    janvier 1970 1976 Roger Cadet DVD-CD Conseiller général du canton de Lescar (1955 → 1979)
    1976 mars 1983 Alban Cillaire DVG Professeur d’éducation physique
    mars 1983 mars 2008 René Claverie UDF-CDS
    puis UMP
    Médecin
    Conseiller général du canton de Lescar (1985 → 1998)
    mars 2008 juillet 2020 Christian Laine PS Ingénieur en science sociale
    9e vice-président de la CA Pau Béarn Pyrénées (2017 → 2020 )
    juillet 2020 en cours Valérie Revel PS Médecin en Gériatrie et Santé Publique

    Vice-présidente chargée des politiques communautaires de solidarité CA Pau Béarn Pyrénées (2020 → )

    Finances locales

    Lescar appartient √† la strate des communes ayant une population comprise entre 10 000 et 20 000 habitants. En 2016, le total des produits de fonctionnement de la commune s'√©tablit √† 13,9 millions d'euros, pour un total des charges de fonctionnement de 12,5 millions d'euros, soit un r√©sultat comptable de 1,4 million d'euros, ou 137 euros par habitant, √† comparer √† la moyenne de la strate qui est de 133 euros par habitant[100].

    Capacités d'autofinancement

    Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Lescar sur la période de 2005 à 2016[100] :

    Capacité d'autofinancement à Lescar de 2006 à 2016
    R√©sultats exprim√©s en ‚ā¨/habitant.
    Strate : communes de 10 000 √† 20 000 habitants appartenant √† un groupement fiscalis√©.
    2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
    Lescar 183 235 319 250 328 340 316 308 207 254 184
    Moyenne de la strate 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183 186

    La capacité d'autofinancement de la commune[alpha 31], comparée à la moyenne de la strate, est légèrement inférieure en 2016, elle était significativement supérieure auparavant. Depuis 2016, le fonds de roulement[alpha 32] est également inférieur à la moyenne de la strate.

    Endettement

    L'endettement de Lescar au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[alpha 33], l'annuité de la dette[alpha 34] et sa capacité de désendettement[alpha 35] :

    • l'encours de la dette pour une valeur de 6 124 000 ‚ā¨, soit 583 ‚ā¨ par habitant, est inf√©rieur de 36,5 % √† la valeur moyenne calcul√©e pour les communes de la m√™me strate (918 ‚ā¨ par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio a recul√© puisqu'il s'√©tablissait √† 1 061 ‚ā¨ par habitant en 2011[100] ;
    • l'annuit√© de la dette pour une somme de 632 000 ‚ā¨, soit 60 ‚ā¨ par habitant, est inf√©rieure de 55,2 % √† la valeur moyenne calcul√©e pour les communes de la m√™me strate (134 ‚ā¨ par habitant). En partant de 2011 et jusqu'√† 2016, ce ratio a constamment recul√© depuis sa valeur de 151 ‚ā¨ par habitant en 2011[100] ;
    • la capacit√© d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 1 938 000 ‚ā¨, soit 184 ‚ā¨par habitant, est inf√©rieure de 1,1 % √† la valeur moyenne calcul√©e pour les communes de la m√™me strate (186 ‚ā¨ par habitant).
    Endettement et capacité d'autofinancement de Lescar en 2016[100]
    Lescar
    (‚ā¨/hab.)
    Strate
    (‚ā¨/hab.)
    Encours de la dette 583 ‚ā¨ 918 ‚ā¨
    Annuit√© de la dette 60 ‚ā¨ 134 ‚ā¨
    Capacit√© d'autofinancement 184 ‚ā¨ 186 ‚ā¨

    Fiscalité communale

    Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

    Les taux des taxes ci-dessous sont vot√©s par la municipalit√© de Lescar. Par rapport √† 2015[100], la taxe d'habitation √† 12,31 %, la taxe fonci√®re sur le b√Ęti √† 12,31 % et celle sur le non b√Ęti √† 62,53 % demeurent stables.

    Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalit√© directe, s'√©tablit en 2016 √† 1 823 ‚ā¨/habitant, contre 1 397 ‚ā¨ en moyenne pour les communes de m√™me importance. Cette hi√©rarchie est stable sur les cinq ann√©es pr√©c√©dentes[100].

    Fiscalité de Lescar en 2016[100]
    Lescar
    (%)
    Strate
    (%)
    Taxe d'habitation 12,31 16,61
    Taxe fonci√®re sur le b√Ęti 12,31 22,74
    Taxe fonci√®re sur le non b√Ęti 62,53 57,79

    Jumelages

    Lescar est jumelée avec[M 8] :

    √Čquipements et services publics

    Gestion de l'eau

    La distribution en eau potable sur la commune est assur√©e par le syndicat d'adduction d'eau potable de la r√©gion de Lescar (SIAEP r√©gion de Lescar). Organis√© sous la forme d'une d√©l√©gation de service public (DSP) aupr√®s de la Saur, celui-ci dessert les communes d'Aussevielle, Denguin, Labastide-C√©z√©racq, Lescar, Poey-de-Lescar et Siros[103]. D√®s , un projet d'adduction d'eau potable pour la commune de Lescar est men√©[104]. L'alimentation en eau potable se fait alors par le biais d'une source et de plusieurs puits situ√©s en haut du bourg. Le syndicat est cr√©√© en 1955, avec une alimentation gr√Ęce √† un puits situ√© pr√®s du gave de Pau[104]. Le stockage des d√©chets m√©nagers √† proximit√© du puits entra√ģne des pollutions, ce qui pousse le syndicat √† s'approvisionner aupr√®s de la r√©gie de l'eau de Pau depuis 1982[105]. La principale source d'approvisionnement de la r√©gie se trouve sur les coteaux de Guindalos, commune de Juran√ßon. Elle capte les eaux de l'Ňíil du N√©ez (l'Oelh deth N√©ez) √† R√©b√©nacq. Apr√®s un chantier de douze mois et une inauguration en [106], l'usine est r√©nov√©e pour un montant de dix millions d'euros, alors qu'un espace p√©dagogique ouvre ses portes en [107].

    La comp√©tence assainissement[alpha 36] est assur√©e par la communaut√© d‚Äôagglom√©ration Pau B√©arn Pyr√©n√©es. Les effluents d'eaux sont achemin√©s, √©ventuellement par l‚Äôinterm√©diaire de stations de relevage, jusqu'√† la station d'√©puration de la communaut√©, situ√©e sur le territoire de Lescar[108]. Cette station d'√©puration, mise en service en 1982, puis agrandie en 2004, traite les effluents de douze communes de l'agglom√©ration de Pau, soit 140 000 habitants. Depuis 2006, la communaut√© d'agglom√©ration est propri√©taire de l'installation et son exploitation est d√©l√©gu√©e √† la soci√©t√© V√©olia. Cet √©quipement utilise un proc√©d√© d'√©puration biologique dit ¬ę √† boues activ√©es ¬Ľ[109].

    Déchets ménagers

    Photographie en couleurs d'une b√Ętiment industriel.
    L'incinérateur de déchets de Lescar.

    La collecte, le traitement et la valorisation des d√©chets est une comp√©tence exclusive de la communaut√© d'agglom√©ration Pau B√©arn Pyr√©n√©es[M 9]. La collecte des d√©chets m√©nagers (r√©siduels[alpha 37] et multimat√©riaux) est effectu√©e en porte-√†-porte sur toutes les communes de la communaut√© urbaine. Un r√©seau de cinq d√©ch√®teries accueille les encombrants et autres d√©chets sp√©cifiques (d√©chets verts, d√©chets dangereux, gravats ou cartons) : Pau, Bizanos, Bosdarros, Juran√ßon et Lescar. La communaut√© Emma√ľs Pau-Lescar assure √©galement une activit√© de recyclage[110]. En 2015, 84 487 tonnes de d√©chets ont √©t√© collect√©s, soit 582 kg/habitant[111].

    Depuis le , les comp√©tences transfert/transport et traitement des d√©chets ont √©t√© confi√©es au syndicat mixte de traitement des d√©chets m√©nagers et assimil√©s du Bassin est (SMTD), d√©sormais d√©nomm√© Valor B√©arn[112]. Selon la nature des d√©chets collect√©s, le traitement est effectu√© dans des sites diff√©rents : les d√©chets m√©nagers et les d√©chets verts sont envoy√©s au site Cap Ecologia de Lescar, les emballages m√©nagers sont trait√©s √† S√©vignacq, le verre est trait√© en Gironde, les textiles sont recycl√©s dans des centres sp√©cialis√©s[113]. Plusieurs unit√©s de traitement des d√©chets sont regroup√©es au site Cap Ecologia de Lescar : une usine d‚Äôincin√©ration permettant la valorisation √©nerg√©tique construite en 1973 et am√©lior√©e en 2006 avec un traitement sp√©cifique des fum√©es[114], une plate-forme de maturation des m√Ęchefers[115], une plate-forme de compostage[116] et un centre de transfert des d√©chets[117].

    Enfance

    La commune de Lescar accompagne la petite enfance en partenariat avec la CAF en proposant un mode d'accueil stable[M 10], par le biais du relais d‚Äôaccueil aux parents et aux assistantes maternelles (RAPAM). Deux structures d'accueil (La Mainadi√®re et les Mini-Pousses) totalisent 70 places pour des enfants allant de 2 mois et demi √† 3 ans[M 11]. La Maison de l'enfance[M 12] a pour but de centraliser l'ensemble des services relatifs aux enfants √Ęg√©s de 3 √† 12 ans. Un accueil de loisir est notamment assur√© tous les mercredis en p√©riode scolaire et durant les vacances scolaires[M 12]. Enfin, la Maison des jeunes[M 13] concerne les jeunes √Ęg√©s de 11 √† 17 ans ; celle-ci est chapeaut√©e par le service des sports de la commune.

    Personnes √Ęg√©es

    Le CCAS de la ville de Lescar[M 14] est charg√© de coordonner les actions en faveur des personnes √Ęg√©es en ce qui concerne l'acc√®s aux droits, l'aide √† la constitution des demandes de prestations, les aides aux d√©placements urbains ou encore la mise en place des plans d'alerte li√©s aux risques naturels et sanitaires. Des services de portage de repas, de t√©l√©assistance et d'aides √† domicile sont aussi propos√©s[M 15]. La commune met en place diff√©rentes animations pour renforcer le lien social avec les personnes √Ęg√©es : il peut s'agir de voyages, de s√©ances de gymnastique, d'ateliers cuisine ou d'un r√©veillon solidaire[M 15].

    Deux √©tablissement d'h√©bergement pour personnes √Ęg√©es d√©pendantes (EHPAD) m√©dicalis√©s sont actifs sur le territoire de la commune (L'Esquirette et Anna Bordenave)[M 15] - [118]. La maison pour l'autonomie et l'int√©gration des malades d'Alzheimer (MAIA) de Lescar est un outil de coordination cr√©√© en direction des personnes √Ęg√©es en perte d'autonomie; elle concerne huit cantons de l'agglom√©ration paloise[M 16].

    Personnes handicapées

    Les personnes handicap√©es r√©sidant dans la commune de Lescar peuvent b√©n√©ficier de plusieurs aides dont le portage de repas √† domicile[M 17], le service de transport accompagn√©[M 18] ou encore de l'accompagnement du CCAS[M 14]. Lescar accueille √©galement diff√©rents centres pour personnes handicap√©es g√©r√©s par l'Adapei, dont un ESAT[119] ainsi qu'une maison d'accueil pour personnes handicap√©es √Ęg√©es (MAPHA)[120] et un foyer d'h√©bergement pour personnes handicap√©es adultes[121] sur le site du Bial√©. Inaugur√© en 2012[122], le foyer d'h√©bergement de l'association l'Ensoleillade accueille 60 personnes en situation de handicap mental[123].

    Enseignement

    Lescar est rattachée à l’académie de Bordeaux, dans la zone A du calendrier scolaire[124].

    La commune administre trois √©coles maternelles (Les Pr√®s, Victor Hugo et Le Lao√ľ) et trois √©coles √©l√©mentaires communales (Paul Fort, Victor Hugo et Le Lao√ľ)[M 19]. On compte deux √©coles primaires priv√©es (Notre-Dame et une √©cole Calandreta) dans la localit√©.

    Le d√©partement g√®re un coll√®ge (Simin Palay[125] - [124]). Il est accompagn√© d'un coll√®ge priv√© (Notre-Dame). La r√©gion Nouvelle-Aquitaine administre elle le lyc√©e g√©n√©ral et technologique Jacques-Monod[124] - [126]. L'actuel lyc√©e accueille jusqu‚Äôen 1977 l'√©cole normale de gar√ßons du d√©partement[A 7]. De son ouverture en 1845, √† sa fermeture, l'√©cole est fr√©quent√©e par plusieurs personnalit√©s, dont √Čtienne Camy-Peyret, Georges Laplace, Roger Lapassade ou encore Bernard Charbonneau.

    La chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn rassemble un centre de formation continue (IPC) ainsi qu'une école supérieure de commerce du sport (CNPC[127]) sur son site lescarien.

    Santé

    Les soins des Lescariens sont assur√©s sur place par une quinzaine de m√©decins g√©n√©ralistes[128], une dizaine de chirurgiens-dentistes, des auxiliaires m√©dicaux et trois pharmacies[129]. Le centre hospitalier de Pau assure les soins plus urgents ou importants; celui-ci est compos√© de l‚Äôh√īpital Fran√ßois-Mitterrand, du centre Hauterive (r√©√©ducation fonctionnelle, unit√© de SSR et m√©decine nucl√©aire) et du centre Jean-Vignalou pour la g√©rontologie[130]. Plusieurs cliniques pr√©sentent √† Pau et Aressy compl√®tent le dispositif sanitaire de l'agglom√©ration paloise.

    Justice et sécurité

    La commune relève de la cour d'appel de Pau pour toutes les juridictions, à l'exception de la cour administrative d'appel qui se trouve à Bordeaux.

    La sécurité de Lescar est de la compétence du commissariat de Pau[131] depuis 2005[132]. La commune accueille une brigade de proximité de la Gendarmerie nationale française[133], qui ne reçoit plus de public depuis 2014[132]. Lescar est dotée d'une police municipale de quatre postes[134], ce service quitte ses locaux de la rue du Pont Louis le pour s'établir à la mairie[135].

    Population et société

    Démographie

    Selon le classement établi par l'Insee, Lescar est une commune urbaine, une des 53 communes de l'unité urbaine de Pau[136] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Pau[137]. Elle appartient à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) Pau Béarn Pyrénées, à la zone d’emploi de Pau[138] et au bassin de vie de cette dernière[139]. Les habitants de la commune sont appelés les Lescariens[140].

    √Čvolution d√©mographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[141]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[142].

    En 2020, la commune comptait 9 590 habitants[Note 5], en diminution de 4,01 % par rapport √† 2014 (Pyr√©n√©es-Atlantiques : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    √Čvolution de la population [‚Äämodifier‚Ää]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 9481 7101 6111 7812 0931 9382 0962 0141 940
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 8771 7761 8271 8071 8551 7911 7941 6451 630
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5541 5221 4821 4711 6611 8711 7501 5761 855
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    2 1942 9534 1645 1865 7938 1919 4399 7529 794
    2014 2019 2020 - - - - - -
    9 9919 6659 590------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[93] puis Insee à partir de 2006[143].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Jusqu'aux ann√©es 1960, la d√©mographie lescarienne ne subit que tr√®s peu d'√©volutions avec un total d'environ 2 000 habitants. Il convient toutefois de signaler une baisse de population entre la deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle et l'apr√®s Premi√®re Guerre mondiale, dans un contexte d'exode rural et d'√©migration b√©arnaise[F 1] - [alpha 38]. La population lescarienne augmente de mani√®re tr√®s sensible √† partir des ann√©es 1960, sous l'effet du processus de p√©riurbanisation. Cette croissance marque nettement le pas √† la fin des ann√©es 2000, avec une stabilisation autour de 10 000 habitants.

    Pyramide des √Ęges

    En 2018, le taux de personnes d'un √Ęge inf√©rieur √† 30 ans s'√©l√®ve √† 31,4 %, soit au-dessus de la moyenne d√©partementale (30,9 %). √Ä l'inverse, le taux de personnes d'√Ęge sup√©rieur √† 60 ans est de 27,0 % la m√™me ann√©e, alors qu'il est de 30,5 % au niveau d√©partemental.

    En 2018, la commune comptait 4 793 hommes pour 4 942 femmes, soit un taux de 50,77 % de femmes, l√©g√®rement inf√©rieur au taux d√©partemental (52,08 %).

    Les pyramides des √Ęges de la commune et du d√©partement s'√©tablissent comme suit.

    Pyramide des √Ęges de la commune en 2018 en pourcentage[144]
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    0,6
    90 ou +
    1,3
    7,1
    75-89 ans
    9,2
    17,5
    60-74 ans
    18,3
    25,5
    45-59 ans
    25,6
    16,0
    30-44 ans
    16,0
    16,0
    15-29 ans
    14,2
    17,3
    0-14 ans
    15,4
    Pyramide des √Ęges du d√©partement des Pyr√©n√©es-Atlantiques en 2018 en pourcentage[145]
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    0,9
    90 ou +
    2,5
    8,6
    75-89 ans
    11,7
    18,2
    60-74 ans
    19
    21,3
    45-59 ans
    20,6
    18,1
    30-44 ans
    17,3
    16,4
    15-29 ans
    14,2
    16,7
    0-14 ans
    14,7

    Vie associative

    Le tissu associatif de Lescar compte plus d'une centaine de structures[M 20]. On d√©nombre notamment 42 associations dans le domaine sportif[M 21], 19 associations dans le domaine culturel[M 22], 17 associations dans le domaine des loisirs[M 23], 13 associations dans le domaine social[M 24], 12 associations dans le domaine corporatif[M 25], 8 associations dans le domaine scolaire[M 26] et 5 associations dans le domaine commercial[M 27]. Le service vie associative de la ville est charg√© de conventionner les associations afin d'assurer un contr√īle sur ses actions, il assure √©galement le traitement des demandes de subventions[M 20].

    Sports et loisirs

    Photographie en couleurs d'un stade de football.
    Le stade d'honneur de football Bernard-Masseillou.

    La ville de Lescar dispose de plusieurs équipements publics permettant la pratique du sport.

    Lescar compte notamment trois complexes sportifs omnisports (Désiré-Garrain, Paul-Fort et Victor-Hugo), ainsi qu'un stade municipal équipé de deux terrains en gazon naturel et d'un en gazon synthétique.

    Enfin, Lescar dispose de sept courts de tennis et d'une salle de tennis de table, d'une piscine municipale offrant un bassin de 25 mètres en plein air ou encore d'un complexe de tir à l'arc[M 28].

    Chaque ann√©e, le service des sports de la commune met en place l‚Äô√©v√©nement ¬ę Faites du Sport ¬Ľ, course multisports en √©quipe qui voit la participation d'environ 400 sportifs[M 29].

    Les origines de la pratique sportive à Lescar

    Le patronage Saint-Joseph est officiellement créé le [146]. Créé avant l'Avenir Lescarien, le patronage Saint-Joseph permettait la pratique du football, du basket-ball, de la pelote ou encore du tir[147]. La pratique du Football est attestée à Lescar dès 1921, lorsque le patronage Saint-Joseph dispute les championnats de l'Union régionale pyrénéenne.

    Football

    Cr√©√© en 1977, le Football Club lescarien dispose du terrain d'honneur en gazon synth√©tique dans le stade municipal de la ville. Son √©quipe senior √©volue au niveau ¬ę[148] R√©gional 1 ¬Ľ de la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine, l'√©quivalent de la cinqui√®me division nationale.

    Rugby

    Le Rugby Club Billère ASPTT Lescar (RC BAL) occupe les deux terrains en gazon naturel du stade municipal. Ce club est né de la fusion en 2004 de l'A.S. Billère, de l'ASPTT de Pau et de l'Avenir lescarien[149]. Le club compte environ 250 licenciés[149]. L'Avenir lescarien voit le jour le [147], avec pour siège le Café de La Terrasse et permet à son origine la pratique du rugby et de l'athlétisme[150]. Le club opte pour le rugby à XIII en 1935, avant de revenir au rugby à XV durant la Seconde Guerre mondiale[147]. Autre association historique, le club bouliste de Lescar est créé dès 1954[147].

    Tennis

    Le Tennis Club de Lescar (TCL), dont Jérémy Chardy a été membre.

    Judo

    Judo Club de Lescar.

    Basket-Ball

    Lescar Basket créé en 1987.

    Volley-Ball

    Lescar Promotion Volley-Ball

    Handball

    Lescar Handball

    Cyclisme

    Lescar Vélo Sprint est présidé par Gilbert Duclos-Lassalle[M 21], il a également vu les débuts de Stéphane Augé.

    Médias

    L'actualit√© de Lescar est trait√©e par des m√©dias ax√©s sur l'actualit√© b√©arnaise. C'est le cas de trois quotidiens de presse √©crite d√©pendants du Groupe Sud Ouest : le Sud Ouest (√©dition B√©arn et Soule), L'√Čclair et La R√©publique des Pyr√©n√©es. Commun√©ment appel√© La R√©publique, ou La Rep, il s'agit du quotidien le plus lu du B√©arn et de la Soule avec 143 000 lecteurs moyens au num√©ro[151].

    Une antenne de France 3 Aquitaine est implant√©e √† Pau. Elle traite quotidiennement de l'actualit√© en B√©arn lors du d√©crochage local du 19/20 dans son √©dition ¬ę France 3 Pau Sud-Aquitaine ¬Ľ. France Bleu B√©arn, Virgin Radio Sud Aquitaine ou encore RFM B√©arn disposent de d√©crochages locaux. La municipalit√© publie chaque mois ¬ę Le 20h des Lescariens ¬Ľ sur sa cha√ģne YouTube[152].

    Le long m√©trage I Feel Good (2018) de Beno√ģt Del√©pine et Gustave Kervern, avec Jean Dujardin, est tourn√© en partie dans le village Emma√ľs de Lescar[153].

    Cultes

    Photographie en couleurs d'une tour ancienne, construite à partir de galets.
    La tour du presbytère.

    Seul le culte catholique est organis√© au sein de la commune. Lescar d√©pend du dioc√®se de Bayonne, Lescar et Oloron, suffragant depuis 2002 de l‚Äôarchidioc√®se de Bordeaux[154]. La cath√©drale Notre-Dame-de-l'Assomption et l'√©glise Saint-Julien sont r√©unies au sein de la paroisse ¬ę Notre-Dame-en-B√©arn - Lescar ¬Ľ[155] - [156].

    Le dioc√®se de Beneharnum s'organise au tournant du Ve et du VIe si√®cle. La l√©gende[C 5] veut que saint Julien soit le fondateur du dioc√®se √† la fin du Ve si√®cle. Mais aucun fait tangible ne vient confirmer cette tradition orale[C 6]. Le premier √©v√™que de Beneharnum, dont l'histoire fasse mention, est saint Galactoire. Il participe au concile d'Agde en 506 sous le titre de ¬ę Galactorius, episcopus de Benarno ¬Ľ[C 7]. Au cours des cinq si√®cles suivants, l'histoire du dioc√®se de Beneharnum est tr√®s lacunaire[A 6], avec uniquement la mention de quelques √©v√™ques dans des documents. Avec la destruction de la cit√© gallo-romaine autour du IXe si√®cle sous les assauts des Normands, le nom de Beneharnum dispara√ģt. C'est sous Guillaume Sanche de Gascogne √† la fin du Xe si√®cle que le dioc√®se r√©appara√ģt sous le nom de Lascurris[A 6]. Le dioc√®se de Lescar gagne progressivement en autonomie vis-√†-vis de l‚Äô√©v√™ch√© de Gascogne durant le XIe si√®cle. Gr√©goire de Montaner semble √™tre le premier √©v√™que √† s'affranchir totalement de cette emprise en r√©organisant le dioc√®se b√©arnais[C 8]. Le dioc√®se de Lescar est finalement supprim√© en 1801[A 6], pour √™tre rattach√© √† celui de Bayonne.

    √Čconomie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2014, le revenu m√©dian disponible par m√©nage √©tait de 24 153 ‚ā¨ √† Lescar, dont 73,8 % issus des revenus d'activit√©[Insee 3]. Cette m√™me ann√©e, 31,3 % des foyers fiscaux n'√©taient pas imposables[Insee 4].

    Emploi

    En 2014, la population √Ęg√©e de 15 √† 64 ans s'√©levait √† 6 582 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,9 % d'actifs dont 66,8 % ayant un emploi et 7,1 % de ch√īmeurs[Insee 5].

    On comptait alors 6 423 emplois dans la zone d'emploi, contre 5 901 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi r√©sidant dans la zone d'emploi √©tant de 4 449, l'indicateur de concentration d'emploi est de 144,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d‚Äôun emploi par habitant actif[Insee 6].

    Entreprises et commerces

    Au , Lescar comptait 1 065 √©tablissements : 16 dans l‚Äôagriculture-sylviculture-p√™che, 61 dans l'industrie, 101 dans la construction, 732 dans le commerce-transports-services divers et 155 √©taient relatifs au secteur administratif[Insee 7]. En 2015, 92 entreprises ont √©t√© cr√©√©es √† Lescar[Insee 8], dont 59 par des auto-entrepreneurs[Insee 9].

    Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee 7] :

    √Čtablissements actifs par secteur d'activit√© au 31 d√©cembre 2015.
    Total % 0
    salarié
    1 à 9
    salariés
    10 à 19
    salariés
    20 à 49
    salariés
    50 salariés
    ou plus
    Ensemble 1 065 100,0 617 327 63 36 22
    Agriculture, sylviculture et pêche 16 1,5 14 2 0 0 0
    Industrie 61 5,7 28 22 3 5 3
    Construction 101 9,5 67 25 5 3 1
    Commerce, transports, services divers 732 68,7 391 261 44 24 12
    dont commerce et réparation automobile 298 28,0 98 156 22 13 9
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale 155 14,6 117 17 11 4 6
    Champ : ensemble des activités.

    Secteur primaire

    Photographie en couleurs d'un champ agricole, avec en fond des montagnes enneigées.
    La plaine du Pont-Long regroupe une part importante des terres agricoles de la commune.

    Le secteur primaire est repr√©sent√© par un faible nombre d'entreprises sur la commune, une quinzaine environ dans le domaine agricole qui sont en grande partie individuelles. Le territoire communal conserve, malgr√© tout, un aspect semi-rural. La commune compte environ 45 % de surfaces agricoles, dont 80 % pour la culture du ma√Įs et 10 % de c√©r√©ales √† paille notamment[A 3]. Pendant longtemps concentr√©e dans la plaine du gave, la zone agricole de la commune se concentre depuis le XXe si√®cle sur la zone du Pont-Long.

    Ce terrain mar√©cageux est occup√© pendant des si√®cles[A 8] par les bergers de la vall√©e d'Ossau pour le p√Ęturage hivernal de leurs troupeaux ou comme zone de transhumance vers les Landes de Gascogne. Les bergers ossalois revendiquent un droit d'usage de la zone, ce qui pousse √† de nombreux conflits[B 1] avec les populations locales, soucieuses d'√©tendre leur domaine cultivable pour r√©pondre √† leur croissance d√©mographique. En 1828[A 9], le droit de propri√©t√© des Ossalois est reconnu mais ces derniers doivent en c√©der la moiti√© aux populations locales quelques ann√©es plus tard. En 1853[A 9], la partie conserv√©e est partag√©e entre le syndicat du Haut-Ossau[alpha 39] et celui du Bas-Ossau[alpha 40], ce dernier vendant ces terres. Avec la fin des transhumances vers les Landes de Gascogne durant les ann√©es 1950[alpha 41], le syndicat du Haut-Ossau accepte la location de ses terres ainsi que le d√©frichement m√©canique pour une culture intensive du ma√Įs[A 9]. Cette p√©riode de d√©frichement correspond √† l'introduction du ma√Įs hybride en B√©arn par la coop√©rative Euralis, qui permet de multiplier les rendements[A 10].

    Bas√©e sur le territoire de Lescar, la ferme du Pont-Long est consid√©r√©e comme √©tant la plus importante du d√©partement[157]. En plus de cette ferme, la communaut√© syndicale du Haut-Ossau g√®re des lotissements, des locaux commerciaux et industriels sur cette lande du Pont Long pour un total d'environ 1 000 ha. La commune de Lescar fait partiellement[alpha 42] partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty depuis les ann√©es 1980. En 2017, la zone est √©tendue pour englober le Pont-Long[158], permettant aux producteurs ossalois de b√©n√©ficier des approvisionnements en fourrages et en c√©r√©ales issus de la ferme du Pont-Long.

    Secteur secondaire

    Photographie en couleurs d'un immeuble de bureaux moderne.
    Siège du groupe coopératif Euralis.

    Groupe coop√©ratif agricole et agroalimentaire, Euralis emploie environ 5 000 personnes et a r√©alis√© un chiffre d'affaires de 1,42 milliard d'euros en 2017. La coop√©rative de bl√© du bassin de l'Adour est cr√©√©e en 1936[A 11], elle participe fortement √† l'implantation du ma√Įs hybride dans le Sud-Ouest de la France dans les ann√©es 1950. √Ä l'√©troit sur son site de Bill√®re, la coop√©rative se relocalise √† Lescar en 1976[A 11]. Le choix de cette implantation est dict√© par la disponibilit√© de vastes terrains, de la proximit√© de la voie de chemin de fer ainsi que par la position de Lescar comme premi√®re commune de production de la coop√©rative[A 11]. En 1986, la coop√©rative est rebaptis√©e ¬ę Coop de Pau ¬Ľ avant d'adopter son nom actuel Euralis[alpha 43] en 1994[159]. Le si√®ge social lescarien du groupe compte environ 400 salari√©s, il est totalement r√©nov√© en 2013[160].

    Le Groupe Daniel a pour cŇďur de m√©tier l'extraction et le concassage de granulats[161]. Il fournit √©galement des services dans la production et livraison de b√©tons, la pr√©fabrication de produits en b√©ton, le n√©goce de mat√©riaux et le transport. Il emploie environ 300 salari√©s pour un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros. Son si√®ge social se situe √† Lescar, il y dispose √©galement d'un showroom de 350 m2. Le groupe exploite la carri√®re ¬ę Dragages du Pont de Lescar ¬Ľ sur la commune[162]. L'artisanat est un segment important de ce secteur secondaire lescarien. Les m√©tiers du b√Ętiment sont particuli√®rement repr√©sent√©s : charpente, ma√ßonnerie, peinture, √©lectricit√©[A 3] - [M 30].

    Secteur tertiaire

    Photographie en couleurs d'un centre commercial et d'un parking.
    Le centre commercial Quartier Libre regroupe 60 commerces.

    Le secteur tertiaire repr√©sente le principal secteur √©conomique de Lescar, avec environ 70 % des entreprises de la commune. L'activit√© commerciale est particuli√®rement importante, avec la pr√©sence d'une vaste zone commerciale au sud de la ville. Celle-ci g√©n√®re environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires[A 3] - [M 31], soit la moiti√© de l'activit√© commerciale de l'agglom√©ration paloise (pour 10 % des implantations)[A 3]. Cette zone est pr√©sent√©e comme l'une des plus grandes de France[M 31], compos√©e d'environ 330 commerces et de 7 000 places de stationnement. Depuis 2002[163], l'association Lescar Soleil f√©d√®re environ 250 commerces issus pour l'essentiel de cette zone commerciale. Les enseignes de grande distribution repr√©sentent les plus grandes entreprises du secteur tertiaire de la commune : l'hypermarch√© Carrefour (330 salari√©s), Castorama (110 salari√©s) ou encore Decathlon (100 salari√©s)[M 30]. Les deux locomotives de la zone commerciale sont le centre commercial Carrefour Pau-Lescar, avec 70 commerces[164], et Quartier Libre, avec 60 commerces[165]. Le premier ouvre ses portes en 1973[166] avant une profonde r√©novation en 2017[167], tandis que le deuxi√®me ouvre en 2002 par le biais du Groupe Casino[168].

    Le commerce de proximit√© est regroup√© autour de sept p√īles commerciaux, totalisant environ 60 enseignes install√©es au sein des zones r√©sidentielles[M 32]. En 2016, l'association CAP Lescar est lanc√©e pour promouvoir les commer√ßants et artisans de proximit√© de la commune[169]. Un march√© bi-hebdomadaire se tient dans la commune le mercredi apr√®s-midi et dimanche matin[M 33]. L'activit√© commerciale lescarienne est marqu√©e pendant des d√©cennies par la tenue, aujourd'hui disparus, de la foire agricole du printemps et du comice agricole √† l'automne, place de la Hourquie[170]. La Cit√© m√©di√©vale √©tait √©galement anim√©e chaque jeudi par un march√© aliment√© par les mara√ģchers locaux[170].

    Au , la ville compte 5 h√ītels (dont 1 √©tablissement quatre √©toiles) pour 296 chambres[Insee 10]. 104 emplacements de camping √©taient recens√©s √† la m√™me date[Insee 11]. De plus, un bureau d'information touristique de l'office de tourisme Pau Pyr√©n√©es est pr√©sent sur la commune[171].

    Culture locale et patrimoine

    Langue

    Portrait en noir et blanc d'un homme √Ęg√© portant un b√©ret.
    Roger Lapassade, poète béarnais.

    Le béarnais (bearnés ou biarnés) est le nom donné au parler de langue d'oc du Béarn. Il s'agit d'un parler roman inclus dans la famille du gascon[alpha 44]. Le béarnais est la seule langue utilisée par les institutions du Béarn depuis l'origine de la vicomté au IXe siècle jusqu'en 1620, il l'est ensuite concurremment au français de 1620 à 1789[177] - [178]. Son usage reste encore majoritaire auprès des Béarnais à la fin du XVIIIe siècle et le recul de son usage ne se manifeste guère avant la seconde moitié du XIXe siècle. L'école française entre en conflit direct avec l'usage des langues régionales à partir du dernier tiers du XIXe et ce jusqu'à la première moitié du XXe siècle[179].

    En septembre 1993[180], une √©cole Calandreta ouvre ses portes sur la commune de Lescar. Cette derni√®re est g√©r√©e par l'association loi de 1901 ¬ę Calandreta Lescar ¬Ľ cr√©√©e en 1992[181]. Ses ressources proviennent des collectivit√©s locales, des adh√©rents et des actions men√©es par les parents. L'enseignement de l'√©cole se fait selon le principe de l'immersion linguistique pr√©coce[182]. L'√©cole compte environ soixante √©l√®ves[183]. Le Terrier de Lescar passe pour √™tre le plus vieux document lescarien arriv√© intact jusqu'√† nos jours[184]. R√©dig√© en 1643 en langue b√©arnaise, ce texte r√©f√©rence quartier par quartier (vic par vic) les terrains construits, les terres cultiv√©es et incultes qui √©taient imposables, ainsi que le nom des propri√©taires. Plusieurs auteurs de langue b√©arnaise ont un lien avec la commune, le lescarien Jean-Henri Fondeville au XVIIe si√®cle ou plus r√©cemment Roger Lapassade, qui passe une partie de ses √©tudes √† l'√©cole normale dans l'entre-deux-guerres.

    Vastin Lespy rapporte le dicton ¬ę Lous broujass√®s de Lescar ¬Ľ, les mangeurs de broye de Lescar[185]. La broye √©tait le plat typique des campagnes b√©arnaises. La tradition rapporte √©galement que les personnes qui allaient prendre leur repas disaient ¬ę L√®yt e l√®yt e broje a culh√© pl√©e ¬Ľ (Lait et lait et broye √† cuill√®re pleine) au rythme d'une sonnerie sonnant √† midi √† Lescar[185].

    √Čv√©nements culturels

    Plusieurs √©v√©nements culturels sont organis√©s au fil de l'ann√©e dans la commune. Au mois de mai se d√©roule un festival de th√©√Ętre amateur, organis√© en collaboration avec l'association des ¬ę Mutins de Lescar ¬Ľ[M 34]. Il est suivi, √† la fin juin, par le huec de la Sent Jan (feu de la Saint Jean), une tradition mill√©naire en B√©arn qui annonce le d√©but de l'√©t√© : cet √©v√©nement est organis√© √† Lescar par l'association Esquireta[186]. La f√™te des Lescariens ¬ę Bonne f√™te Lescar ! ¬Ľ se d√©roule d√©but juillet, d√©sormais en m√™me temps que ¬ę Faites du sport ¬Ľ[M 35].

    Organis√© depuis 2007, le festival Emma√ľs se tient habituellement fin juillet. Il est constitu√© de d√©bats, conf√©rences et concerts. Il accueille par exemple les artistes ou groupes d'artistes IAM, Public Enemy, Oxmo Puccino, Keny Arkana ou encore The Avener. En 2011, le festival r√©alise jusqu'√† 20 000 entr√©es[187]. Depuis, les organisateurs ont d√©cid√© de recentrer l'√©v√©nement sur deux jours de week-end dans le but d'accueillir un public plus familial[188]. Autre √©v√©nement phare de la saison culturelle de Lescar, les ¬ę Myst√®res de la Cit√© ¬Ľ se d√©roulent mi-septembre. Durant deux journ√©es, son et lumi√®res, spectacles de rue et animations festives sont propos√©s au cŇďur de la Cit√© m√©di√©vale ainsi qu'au pied des remparts. Cette manifestation accueille jusqu'√† 20 000 personnes en 2014[189]. Tout au long de l'ann√©e sont √©galement donn√©s des concerts dans la cath√©drale de Lescar[190]

    Espaces culturels

    Photographie en couleurs d'une exposition de poteries antiques dans un musée.
    Le musée de Lescar expose des objets antiques découverts lors de fouilles.

    La m√©diath√®que de Lescar dispose d'un ensemble de 24 000 ouvrages[M 36] en libre acc√®s et pour tout public. Elle fait partie d'un r√©seau de dix m√©diath√®ques g√©r√©es par la communaut√© d'agglom√©ration de Pau B√©arn Pyr√©n√©es[191]. Le mus√©e de Lescar est situ√© dans la Cit√© m√©di√©vale de Lescar, au cŇďur des anciennes caves du palais √©piscopal de Lescar. Cet espace pr√©sente un fonds arch√©ologique datant de la Pr√©histoire au Moyen √āge. Ce lieu consacre √©galement des expositions d'art ponctuelles[M 37]. L'inauguration de cet espace mus√©ographique se d√©roule en 1968[192], il est alors une annexe de l'ancien Mus√©e b√©arnais de Pau. Durant une vingtaine d'ann√©es, le public peut y observer des portraits de princes b√©arnais ainsi que d'autres personnalit√©s (lescariennes notamment), des dizaines de tableaux √©voquant l'histoire b√©arnaise, des vestiges arch√©ologiques et des outils li√©s au monde paysan[192]. L'Estanquet est un espace qui r√©unit chaque semaine une soir√©e th√©matique li√©e √† l'art ou √† la culture[M 38]. Enfin, des √©coles municipales de danse[M 39], de musique[M 40] et de cirque[M 41] sont √©galement pr√©sentes dans la ville.

    Lieux et monuments

    Carte d'une ville avec différents points d'intérêt.
    Position des principaux éléments patrimoniaux, existants ou détruits, de Lescar.

    Lescar compte quatre monuments[193] et quarante-quatre objets[194] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques.

    Patrimoine civil

    L'occupation humaine du site lescarien pr√©c√®de la cit√© antique de Beneharnum. Plusieurs tumuli sont identifi√©s et fouill√©s dans la zone du Pont-Long, les habitants de cette zone sont qualifi√©s de ¬ę groupe du Pont-Long ¬Ľ[alpha 45] par les chercheurs[84]. Ces tumuli sont reli√©s √† la protohistoire, leur datation les faisant remonter √† l'√Ęge du bronze[84]. Plusieurs vases ainsi que la copie d'un poignard m√©tallique √† deux rivets, sont d√©couverts lors de fouilles men√©es[195]. Un oppidum du second √Ęge du fer[85] est √©galement identifi√© dans le quartier du Bila√†, sur lequel est b√Ęti le ch√Ęteau de la famille d'Ariste. La basse-ville de Lescar repr√©sente le cŇďur de l'antique Beneharnum. Les arch√©ologues ont exhum√© dans le quartier du Bial√© (Vialer)[196] des voies de circulation, des √©gouts, des fondations de maisons ainsi que des foss√©s. Le premier plan complet d'une villa antique du sud de l'Aquitaine a ainsi pu √™tre dress√©. Au cours de fouilles men√©es en 2008[alpha 46], des traces de thermes publics sont d√©couvertes sur la zone. Un caldarium de 53 m2 ainsi qu'une autre pi√®ce de 69 m2 (tepidarium ou frigidarium) sont notamment identifi√©s[85].

    L'existence de substructions dans le quartier Sent-Miqu√®u (Saint-Michel) est connue de longue date de ses habitants[197], elle est aussi l'objet de diverses l√©gendes[alpha 47]. Les restes d'une villa suburbaine d'envergure sont finalement d√©couverts lors de fouilles men√©es entre 1885 et 1887[alpha 48] - [D 7], compl√©t√©es par de nouvelles recherches en 1968 et 1970[alpha 49] - [86]. La villa est implant√©e sur un surplomb de la vall√©e du gave, situ√© √† 1,5 km √† l'est de la basse-ville antique[alpha 50]. Un premier √©difice est r√©alis√© au milieu du Ier si√®cle, durant le Haut-Empire[alpha 51], avant que la villa soit reconstruite au d√©but du IVe si√®cle (Bas-Empire), atteignant 3 000 m2[D 8] sur un domaine d'environ 130 ha. Cette deuxi√®me version de la villa est notamment √©quip√©e d'une terrasse-belv√©d√®re[86], expos√©e sud avec vue sur la vall√©e du gave et les Pyr√©n√©es[alpha 52]. Il semble que la villa reste occup√©e durant tout le IVe si√®cle, avant d'√™tre abandonn√©e dans la deuxi√®me moiti√© du Ve si√®cle[86]. Toujours au domaine Sent-Miqu√®u, les restes de l'enclos fun√©raire la Tourette sont d√©couverts[86], datant du Bas-Empire[alpha 53]. Plusieurs √©l√©ments d√©couverts sur le site sont expos√©s au mus√©e de Lescar, dont du mobilier et une mosa√Įque de 6,5 m√®tres de long sur 3,3 m√®tres de large. Avec les invasions barbares qui touchent l'Aquitaine √† partir du d√©but du Ve si√®cle, les habitants de Beneharnum am√©nagent[alpha 54] l'√©peron rocheux occup√© aujourd'hui par la Cit√©[A 12]. Ils se servent de ce lieu pour se prot√©ger, gr√Ęce au d√©nivel√© naturel du terrain. Le lieu est donc rempar√© √† cette √©poque, cette d√©fense constituant toujours une partie des remparts actuels[85].

    Plan en noir et blanc d'un b√Ętiment.
    Plan de la villa Sent-Miquèu réalisé lors des premières fouilles de 1885 à 1887.

    Au IXe si√®cle, Beneharnum subit un coup fatal avec l'invasion des Normands. Il faut attendre le Xe si√®cle pour voir la ville se relever sous l'impulsion des ducs de Gascogne. L'√©peron rocheux rempar√© au Ve si√®cle devient alors le cŇďur de la ville nouvelle de Lescar. La Cit√© (ou Ciutat) est progressivement prot√©g√©e au Moyen √āge par l'ajout de remparts et de portes d√©fensives. La porte de l'Esquirette[alpha 55] est r√©alis√©e √† partir du XIIe si√®cle[198], elle prot√®ge l'entr√©e sud de la Cit√©. Elle renfermait une cloche (esquirete en b√©arnais) que l‚Äôon sonnait pour donner l‚Äôalerte aupr√®s de la population[A 13]. Adoss√©s √† la porte se trouvent les vestiges de la tour de l'Esquirette[199], qui √©tait l'un des maillons des remparts ouest de la Cit√© et qui fut d√©truite partiellement durant la R√©volution. Les autres portes d'entr√©e de la Cit√© ont aujourd'hui toutes disparues. Quelques vestiges subsistent pour la porte de Morla√†s (portau de Morla√†s) au nord-est et la porte de Ranque (portau de Hranca) au sud de la rue du Parvis[A 1], mais √† partir du XVIIe si√®cle la ville cesse s√Ľrement d'entretenir ces portes, entra√ģnant leur disparition progressive.

    Le patrimoine civil lescarien s'enrichit au XVIIIe si√®cle avec la construction de l'actuel lyc√©e Jacques-Monod. Le b√Ętiment central est construit progressivement entre 1755 et 1779 pour permettre l'enseignement de p√®res barnabites[alpha 56]. √Ä la suite de la R√©volution et de l'interdiction de l'enseignement religieux, l'ancien coll√®ge est successivement transform√© en maison de d√©tention, h√īpital de guerre ou encore filature de coton. Finalement, la destination initiale de l'√©tablissement lui est rendue en 1845, avec l'installation de l'√©cole normale d'instituteurs du d√©partement. √Ä partir de 1978, l'√©tablissement devient une annexe du lyc√©e Saint-Cricq de Pau, et enfin en le lyc√©e autonome est constitu√©. Le ch√Ęteau du Bila√† est, quant √† lui, r√©alis√© pour le compte de la famille d'Ariste en 1853. Il occupe le sommet d'un ancien oppidum du Ier si√®cle av. J.-C. et affiche un style n√©o-classique. Apr√®s son abandon au cours des ann√©es 1970, sa r√©habilitation d√©cid√©e en 2005 est achev√©e en 2011[A 5], il devient le nouvel h√ītel de ville de la commune en remplacement de la maison Rozier. La partie historique de la ville[alpha 57] est compos√©e de maisons anciennes datant pour la plupart du XVIIIe si√®cle, arborant un style b√©arnais classique : toit pentu couvert d'ardoises, pierres de taille aux angles et ouvertures, g√©noise entre la toiture et le mur, galets du gave pour r√©aliser les murs[A 14]. Des maisons plus anciennes des XVIe et XVIIe si√®cles sont aussi pr√©sentes dans la Cit√©, r√©alis√©es notamment pour les chanoines[A 14].

    • Le patrimoine civil de Lescar (s√©lection).
    • Photographie en couleurs de remparts avec des montagnes enneig√©es en fond.
      Les remparts antiques sont renforc√©s au Moyen √āge.
    • Photographie en couleurs d'une tour en ruine.
      La tour de l'Esquirette est laissée en ruine depuis sa destruction vers 1800.
    • Photographie en couleurs d'un vieille immeuble et d'un fronton.
      Le collège des Barnabites est construit au XVIIIe siècle.
    • Photographie en couleurs d'un vieille immeuble en hauteur.
      La maison Rozier est l'ancien h√ītel de ville de la commune.
    • Photographie en couleurs d'une rue en pente.
      Les maisons du centre-ville de Lescar datent pour la plupart du XVIIIe siècle.

    Patrimoine religieux

    La cath√©drale Notre-Dame-de-l'Assomption[200] ‚ÄĒ place Royale ‚ÄĒ date partiellement des XIIe et XIIIe si√®cles. La construction de l'√©difice se d√©roule principalement sous l'√©piscopat de Guy de Lons, il fait suite √† une premi√®re cath√©drale √©difi√©e au milieu du Xe si√®cle. La cath√©drale est consid√©r√©e comme l'√©difice roman le plus imposant du B√©arn[A 15]. Saccag√©e par les troupes protestantes de Jeanne d'Albret, elle fit l'objet d'importantes op√©rations de restauration aux XVIIe et XVIIIe si√®cles qui permirent de sauver le chŇďur de la ruine. Le sol du chŇďur est pav√© d'une mosa√Įque du XIIe si√®cle repr√©sentant une sc√®ne de chasse, o√Ļ figure notamment l'√©nigmatique chasseur maure unijambiste[A 16]. La cath√©drale rec√®le du mobilier inscrit √† l'inventaire g√©n√©ral du patrimoine culturel[194]. C'est en 1929 qu'est d√©couverte la crypte renfermant les d√©pouilles de neuf rois, reines, princes et princesses du royaume de Navarre[A 17]. C'est √† l'occasion de ces m√™mes fouilles de 1929, compl√©t√©es en 1985, que deux crosses sont d√©couvertes, dont l'une datant du XIIIe si√®cle et repr√©sentant saint Michel transper√ßant avec sa lance un dragon ail√©[A 18].

    Si√®ge d'un √©v√™ch√© jusqu'en 1801, la vie √©piscopale marque de son empreinte la vie lescarienne ainsi que son patrimoine religieux. De cette √©poque, plusieurs √©l√©ments sont √† consid√©rer, dont le presbyt√®re et sa tour qui datent du XVIe si√®cle, b√Ętis pour partie sur les fondations des anciens remparts[A 19]. C'est au XIIIe ou XIVe si√®cle qu'une premi√®re maison √©piscopale est r√©alis√©e face √† la cath√©drale dans la Cit√©. Ce lieu de r√©sidence est totalement reconstruit sous l'√©piscopat de Hardouin de Chalon de Maisonnoble dans le premier quart du XVIIIe si√®cle, il se transforme en un v√©ritable palais √©piscopal. Comme tous les biens eccl√©siastiques, le palais est plac√© sous la main de la Nation au moment de la R√©volution fran√ßaise[201]. Le b√Ętiment est finalement vendu au citoyen Manes en 1799, qui s'empresse de proc√©der √† sa destruction pour construire un moulin pr√®s du gave[201]. Plusieurs √©l√©ments du palais ont r√©sist√© √† la destruction, comme la tour de l'√Čv√™ch√©, qui √©tait un escalier de service[201], ou encore les √©curies ainsi que la maison du Prince. La tour carr√©e de l'Esquirette faisait partie des remparts m√©di√©vaux ; elle √©tait utilis√©e comme oubliettes par l'√©v√™que.

    • La cath√©drale Notre-Dame-de-l'Assomption (s√©lection).
    • Photographie en couleurs d'une √©glise.
    • Photographie en couleurs de sculptures en pierre sur une √©glise.
      Des modillons.
    • Photographie en couleurs de l'ext√©rieur d'une √©glise.
      Les pierres rosées de la cathédrale romane.
    • Photographie en couleurs de sculptures en pierre dans une √©glise.
      Des chapiteaux.
    • Photographie en couleurs d'une mosa√Įque repr√©sentant un chasseur unijambiste.
      La mosa√Įque du chasseur maure unijambiste.

    Lescar est l'une des √©tapes de la via Tolosana (ou chemin d'Arles), nom latin d'un des quatre chemins de France du p√®lerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le plus au sud. Il s'agissait de la voie la plus fr√©quent√©e jusqu'au milieu du XIIe si√®cle. Inaugur√© en [202], un refuge permet d√©sormais l'accueil des p√®lerins au cŇďur de la Cit√©. La vocation religieuse de la commune se confirme avec deux autres lieux de cultes. L'√©glise Saint-Julien, place de la Lib√©ration, en r√©f√©rence au saint patron de Lescar. Cet √©difice est b√Ęti sur l'emplacement de la cath√©drale primitive de Beneharnum, celle-ci √©tant d√©vast√©e par les Normands au IXe si√®cle. Une nouvelle √©glise voit ensuite le jour au XIIIe si√®cle dans le style roman, elle est d√©truite en 1569 par les troupes de Montgommery[A 1]. L'√©glise Saint-Julien est une derni√®re fois reconstruite au XVIIe si√®cle, le clocher datant lui du XVe si√®cle. La chapelle M√©morial de l'Aviation (ou chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc) est construite en 1927[203] sur la plaine du Pont-Long, pour les besoins du camp Guynemer[204]. Elle sert aujourd'hui √† honorer le berceau de l'aviation militaire fran√ßaise[205].

    Ville suppos√©ment sept√©naire au Moyen √āge, Lescar comptait sept √©glises (outre la cath√©drale) d√©di√©es aux saints de la commune. Seule l'√©glise Saint-Julien est toujours pr√©sente, plusieurs √©difices religieux ayant disparu au fil des si√®cles. L'√©glise Saint-Michel est b√Ętie sur le site de l'ancienne villa antique Sent-Miqu√®u, certains mat√©riaux de la villa en ruine sont r√©utilis√©s autour du VIIe si√®cle pour l‚Äô√©riger[86]. Ce lieu de culte et son cimeti√®re sont utilis√©s jusqu'au d√©but du XVIIIe si√®cle[90] par la seigneurie du Laur, l'√©glise est au moins ruin√©e depuis 1771[D 8]. Une √©glise d√©di√©e √† Saint-Jean-Baptiste se dressait d√®s le Xe si√®cle pr√®s de l'emplacement actuel de la cath√©drale[206], une autre d√©di√©e √† Saint-Martin se trouvait au lieu-dit du Gourreix (ou Gorrets)[alpha 58], tandis qu'une √©glise vou√©e √† Sainte-Catherine se trouvait chemin Fourcet √† l'h√īpital des Ladres[C 9] - [alpha 59]. Enfin, Sainte-Confesse[alpha 60] et Sainte-Quitterie poss√©daient √©galement leur chapelle, la premi√®re au sommet de vignes[206] sur l'actuel chemin √©ponyme, l'autre au pied de la c√īte montant vers Sauvagnon, des piliers de l'√©glise sont d√©couverts en 1953 dans un champ[C 10]. Outre ces sept √©glises, Saint-Galactoire n'avait pas de chapelle d√©di√©e mais uniquement un autel dans la cath√©drale jusqu'en 1569[206], un oratoire coll√© √† la cath√©drale (c√īt√© sud) lui est consacr√© √† partir de 1620[206]. Au XVIIe si√®cle, les Barnabites consacrent leur nouvelle chapelle √† saint Paul, sur l'emplacement de l'actuel lyc√©e[206].

    Personnalités liées à la commune

    Photographie en couleurs d'une statue religieuse.
    Saint Julien passe pour être l'évangélisateur du Béarn.

    La vie de la commune est marqu√©e pendant treize si√®cles par l'activit√© de son √©v√™ch√© : plusieurs de ses √©v√™ques sont √† distinguer sur cette p√©riode. Tout d'abord, saint Julien et saint Galactoire, au temps de Beneharnum. Le premier passe pour √™tre l'√©vang√©lisateur du B√©arn ainsi que le fondateur du dioc√®se √† la fin du Ve si√®cle[C 5], tandis que le deuxi√®me assiste au concile d'Agde en 506[C 7]. Saint Julien est le saint patron de la commune, il d√©tr√īne dans ce sens saint Galactoire, au moment de la R√©forme[C 6]. Apr√®s les invasions normandes du IXe si√®cle, la cit√© rena√ģt √† la fin du Xe si√®cle sous l'impulsion des ducs de Gascogne. Bien que refond√©, l'√©v√™ch√© de Lescar demeure sous le contr√īle de l'√©v√™ch√© de Gascogne, jusqu'√† Gr√©goire de Montaner dans la deuxi√®me moiti√© du XIe si√®cle. Cet √©v√™que r√©organise profond√©ment le dioc√®se de Lescar pour lui redonner son plein exercice[C 8]. Dans la premi√®re moiti√© du XIIe si√®cle, Guy de Lons (Guido) fait b√Ętir l'actuelle cath√©drale romane. Il participe avec Gaston IV √† la prise de Saragosse en 1118 dans le cadre de la Reconquista[C 11]. √Ä la fin du XIVe si√®cle, l'√©v√™que Odon de Mendousse doit exercer sa mission sous le r√®gne de Gaston F√©bus. Ce dernier force Odon √† l'exil, apr√®s avoir assassin√© son propre fils[C 12]. √Ä la mort de F√©bus en 1391, Odon retrouve son si√®ge et fonde les √Čtats du B√©arn en compagnie de l'√©v√™que d'Oloron[alpha 61]. Plus tard, les √©piscopats de Pierre de Foix, Jacques de Foix ou de Marc-Antoine de No√© (dernier √©v√™que de Lescar) sont √©galement √† mettre en avant.

    Peinture en couleurs d'une femme du temps de la Renaissance, tenant un oiseau dans sur sa main.
    Marguerite d'Angoulême est inhumée dans la cathédrale de Lescar.

    Les souverains b√©arnais r√©cup√®rent la couronne du Royaume de Navarre en 1479[F 2]. Cet √Čtat B√©arn-Navarre, √† cheval sur les deux versants de la cha√ģne pyr√©n√©enne, est de courte dur√©e, les Rois catholiques prenant contr√īle de la capitale navarraise, Pampelune, en 1512[F 2]. Face aux troubles pr√©c√©dant cette perte de contr√īle, les rois de Navarre choisissent la cath√©drale de Lescar comme s√©pulture provisoire[C 14], dans l'espoir de r√©cup√©rer un jour leurs possessions espagnoles[C 14]. D√®s 1464, Blanche de Navarre est inhum√©e √† Lescar[C 14]. Fran√ßois F√©bus est ensuite le premier souverain de Navarre inhum√© dans la cath√©drale en 1483[C 14]. Suivront les d√©pouilles des souverains du B√©arn et de Navarre, ainsi que celles des princes et princesses de leur famille, jusqu'en 1555. Sont notamment inhum√©s les couples de souverains Jean et Catherine de Navarre ainsi que Henri d'Albret et Marguerite d'Angoul√™me. La cath√©drale garde d√©sormais le surnom de ¬ę Saint-Denis des rois de Navarre ¬Ľ[C 15]. Le mariage entre Gaston de Foix et Madeleine de France en 1461, est scell√© par un contrat pass√© √† Lescar[207].

    Photographie en noir et blanc d'un homme à moustache.
    Paul d'Ariste, député-maire.

    Avec la suppression officielle de l'√©v√™ch√© de Lescar en 1801, la vie de la commune est marqu√©e par la figure tut√©laire du maire. P√®re et fils, les barons Auguste d'Ariste et Paul d'Ariste jouent un r√īle majeur pour Lescar durant le XIXe et le d√©but du XXe si√®cle. Tous les deux occupent des fonctions nationales en tant que d√©put√©s. Paul d'Ariste reste maire de Lescar pendant 35 ans, cette long√©vit√© n'est battue que par Denis Touzanne. Celui-ci reste maire pendant 37 ans jusqu'√† son d√©c√®s en fonction en 1970. D√©cor√© de la Croix de guerre pour sa participation √† la guerre 14-18, il participe aussi de mani√®re active √† la R√©sistance au sein du groupement ¬ę Combat ¬Ľ, il est fait officier de la L√©gion d'honneur[208]. Successeur de Denis Touzanne √† la mairie, Roger Cadet garde ses fonctions jusqu'en 1977, il est aussi conseiller g√©n√©ral du canton de Lescar pendant 24 ans[209].

    Plusieurs √©crivains de langue b√©arnaise ont un lien avec la commune. Il s'agit notamment de Jean-Henri Fondeville, n√© et mort √† Lescar au tournant des XVIIe et XVIIIe si√®cles. Il √©crit plusieurs pastorales, dont La pastourale deu paysaa[210]. Plus contemporainement, Roger Lapassade (ou Rog√®r de Lapassada) fonde l'association Per Nouste et publie des po√®mes en langue b√©arnaise dans la deuxi√®me moiti√© du XXe si√®cle. Il effectue une partie de ses √©tudes √† l'ancienne √Čcole normale de Lescar. Autre √©crivain, mais de langue fran√ßaise, Stanislas Fumet, n√© dans la commune en 1896, est l'une des figures du catholicisme social. Issu d'une famille de la noblesse b√©arnaise, Jacques de Saint-Cricq est un officier de marine et explorateur n√© √† Lescar √† la fin du XVIIIe si√®cle, il laisse son nom au cap Saint-Cricq en Australie-Occidentale. En 2014, l'actrice fran√ßaise Marie Dubois, r√©compens√©e par le C√©sar de la meilleure actrice dans un second r√īle en 1977 meurt dans la commune[211].

    Héraldique, logotype et devise

    Blason Blasonnement :
    De gueules au croissant d’argent surmonté d’une étoile d’or.
    Commentaires : L'étoile symbolise le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, Lescar étant une étape sur la voie d'Arles menant au col du Somport. Le croissant maure évoque lui la Reconquista, à laquelle l'évêque Guy de Lons participe en compagnie de Gaston IV de Béarn. Une autre version du blason est mise en avant par la commune, un modèle identique surmonté par des remparts en forme de couronne, une manière de représenter le caractère fortifié de la Cité, tout comme son statut de nécropole des rois de Navarre.
    • Photographie en couleurs du blason d'une commune, avec couronne surmontant une √©toile et une croissant de lune
      Autre version du blason de Lescar, surmontée des remparts en forme de couronne.
    • Illustration en couleurs repr√©sentant la fa√ßade d'une √©glise, avec l'inscription ¬ę VILLE DE LESCAR ¬Ľ
      Logo de Lescar jusqu'en 2007. Il repr√©sente un c√īt√© de la cath√©drale.
    • Illustration en couleurs repr√©sentant une ville, avec l'inscription ¬ę Ma ville √©moi LESCAR ¬Ľ
      Logo actuel de Lescar depuis 2007.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Victor Dubarat, Le Br√©viaire de Lescar de 1541 : r√©√©dit√© avec une introduction et des notes sur nos anciennes liturgies locales, Paris, Vve L. Ribaut, , 272 p. (BNF 30357100). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Thierry Issartel, Beneharnum : les historiens et les origines du B√©arn XVIe‚ÄČ‚Äď‚ÄČXXe si√®cle, Orthez, √Čd. Gascogne, , 111 p. (ISBN 2-905007-99-0, BNF 40101698). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Denis Labau, Lescar III : chronique d'une cit√© du B√©arn au XIXe si√®cle, Pau, Marrimpouey Jeune, , 277 p. (ISBN 2-85302-086-X, BNF 34744823). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Denis Labau, Lescar IV : chronique d'une cit√© du B√©arn au XXe si√®cle, Pau, Marrimpouey Jeune, , 228 p. (ISBN 2-85302-104-1, BNF 34781591). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Denis Labau et Jean Coustau, Visiter Lescar, Bordeaux, √Čd. "Sud-Ouest", , 32 p. (ISBN 2-87901-244-9, BNF 37030287).
    • Denis Labau, Petite histoire de Lescar Tome I : des origines √† la R√©forme, Cress√©, √Čd. des r√©gionalismes, , 208 p. (ISBN 2-84618-794-0, BNF 42688863). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Denis Labau, Petite histoire de Lescar Tome II : de la R√©forme au Concordat, Cress√©, √Čd. des r√©gionalismes, , 297 p. (ISBN 2-84618-874-2, BNF 43643146). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Jean-Ignace Lartigau, √Čtude sur Beneharnum : l'ancienne capitale du B√©arn, N√ģmes, C. Lacour, , 38 p. (BNF 35503805).
    • Andr√© Lot, Maurice Romieu et Philippe Glorieux, Lescar : une ville b√©arnaise mill√©naire, Toulouse, √Čditions Privat, , 141 p. (ISBN 978-2-7089-5951-4, BNF 45176737). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Fran√ßois R√©chin et Dany Barraud, Lescar-Beneharnum : ville antique entre Pyr√©n√©es et Aquitaine, Pau, Presses universitaires de Pau, , 339 p. (ISBN 2-35311-010-X, BNF 41394404). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes relatives aux statistiques

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    4. Denis Touzanne meurt pendant son mandat, des élections partielles doivent être organisées.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

    Notes et cartes

    • Notes
    1. L'orthographe Cité désigne le quartier remparé de la ville situé au sommet de l'éperon rocheux, dans lequel est construite la cathédrale. L'orthographe cité désigne quant à elle la ville de Lescar au sens large.
    2. Le canal des Moulins prélevait les eaux du gave de Pau, et permettait de faire fonctionner sept moulins à Lescar, Poey de Lescar, Siros et Denguin.
    3. Saligue est le mot d'origine béarnaise désignant la zone de divagation du gave, constituée de bancs de graviers, chenaux, bras secondaires, fourrés et boisements inondables.
    4. Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
    5. Les ZNIEFF de type I sont de superficie réduite, il s'agit d'espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire ; ou ce sont des espaces d'un grand intérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local.
    6. Les traces de ce grand ensemble sont repérées sous l'emprise de la première cathédrale médiévale.
    7. Beneharnum désigne la cité des Béarnais ; Morlaàs étant devenue la capitale du Béarn, Lescar ne fait que reprendre son nom originel.
    8. Aussi nommée porte du Milieu (deu Miei) ou du Fort.
    9. Sept portes, sept tours, sept églises, sept moulins, sept fontaines, sept bois, sept vignes.
    10. Rue Maubec, rue du Hiaà et rue de Saint-Julien (frères Rieupeyrous).
    11. Rue du Bial√©, chemin Gorretz (Gourreix), rue Cacha√Ļ, rue Bi√© Grande, chemin des Embarrats et quartier de la Hourquie.
    12. Fourcet, Pesquit, Lanusse, Gourreix, etc. Avec une vocation agricole et une faible densité.
    13. Modèle organisé autour d'un espace central renforcé, de polarités structurantes et de communes supports.
    14. L'annulation fait suite à la requête d'une administrée lescarienne concernant un vice de forme.
    15. Du nom de son concessionnaire A'lienor.
    16. La plupart des routes nationales françaises sont alors transférées aux départements par l'acte II de la décentralisation.
    17. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
    18. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
    19. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
    20. Titres de l'h√īpital de Gabas - Archives d√©partementales des Pyr√©n√©es-Atlantiques.
    21. Histoire de France, volume XXI, pages 544 et 559- Citée par Paul Raymond dans son Dictionnaire topographique.
    22. Titres de la commune de Buros - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
    23. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
    24. Un débat oppose pendant plusieurs décennies les spécialistes pour fixer l'emplacement de Beneharnum, notamment entre Orthez et Lescar. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le positionnement de Beneharnum sur le site de Lescar fait consensus[81].
    25. ¬ę Lescar des Beneharnenses ¬Ľ.
    26. ¬ę Lescar des Venarni ¬Ľ.
    27. Un mouvement qui touche notamment les cadets des familles, vers d'autres villes françaises comme Bordeaux ou Paris, mais aussi vers l'Amérique et particulièrement l'Argentine et Saint-Domingue.
    28. Depuis les limites est de la Cité médiévale, croix de Mariotte et porte de Morlaàs.
    29. Les pasteurs ossalois revendiquent l'usage des terres du Pont-Long pour faire pa√ģtre leurs troupeaux de montagne. La seigneurie du Laur contr√īle alors l'un des chemins de transhumance nomm√© la Hel√©ra et reliant la montagne au Pont-Long par Lasseube et Artiguelouve.
    30. AEP : adduction d'eau potable.
    31. La ¬ę capacit√© d'autofinancement ¬Ľ (CAF) est l‚Äôexc√©dent d√©gag√© en fonctionnement ; cet exc√©dent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s‚Äôajoute aux recettes d‚Äôinvestissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les d√©penses d‚Äô√©quipement. Ce montant repr√©sente le financement disponible de la commune[101].
    32. Le ¬ę fonds de roulement ¬Ľ, diff√©rence entre les financements √† plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le d√©calage entre l'encaissement des recettes et le paiement des d√©penses[102].
    33. L'¬ę encours de la dette ¬Ľ repr√©sente la somme que la commune doit aux banques au de l'ann√©e consid√©r√©e.
    34. L'¬ę annuit√© de la dette ¬Ľ √©quivaut √† la somme des int√©r√™ts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'ann√©e.
    35. La ¬ę capacit√© de d√©sendettement ¬Ľ est bas√©e sur le ratio suivant d√©fini par la formule : ratio = encours de la dette‚ĀĄcapacit√© d'autofinancement. Ce ratio montre, √† un instant donn√©, le nombre d'ann√©es qui seraient n√©cessaires au remboursement des dettes en consid√©rant les ressources de Lescar.
    36. Recouvrant obligatoirement la collecte, le transport et l‚Äô√©puration des eaux us√©es, l‚Äô√©limination des boues produites, ainsi que le contr√īle des raccordements aux r√©seaux publics de collecte.
    37. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
    38. √Čmigration vers d'autres r√©gions fran√ßaises (Bordeaux, Toulouse, Paris) mais aussi vers le continent am√©ricain (Argentine, Uruguay, Californie, Canada, Mexique), dans un contexte de sous-emploi.
    39. Soit 2 078 hectares.
    40. 1 078 hectares.
    41. La dernière transhumance ossaloise vers les Landes de Gascogne se déroule en 1958.
    42. Le gave de Pau marquant la limite nord.
    43. Contraction d'Europe-Alliance-Ma√Įs.
    44. Un vif d√©bat existe sur la r√©alit√© d'une langue gasconne sp√©cifique et distincte de l'occitan, certains linguistes affirment que tel est le cas √† cause de ses ¬ę caract√®res originaux et distinctifs ¬Ľ[172] - [173] - [174]. Cela placerait le gascon comme une langue √† part enti√®re proche de la langue d'oc, √† l'image du catalan[175]. D'autres affirment qu'il s'agit d'un dialecte[176] de la langue d'oc.
    45. Sur près de 60 sites, les recherches ont permis d'identifier une culture matérielle commune, une approche de la mort précise, et une certaine isolation par rapport aux autres courant culturels régionaux.
    46. Lors de travaux menés pour étendre le centre Adapei.
    47. Hilarion Barthety rapporte en 1886 une rumeur, devenue légende. Au début du XIXe siècle, des ouvriers espagnols sont employés pour détruire de vieux murs dans le champ Sent-Miquèu, quand un jour ils disparurent sans réclamer de salaire. Il fut donc supposer qu'ils découvrirent un quelconque trésor sur place, les payant pour leur travail.
    48. Sous la direction d'André Gorse.
    49. Sous la direction de Jacques Seigne et Michel Bats.
    50. Dans l'ancienne seigneurie du Laur.
    51. Il bénéficie d'importants agrandissements au début du IIe siècle.
    52. Une salle de transition équipée de quatre niches permet de faire la transition entre une grande salle d'apparat intérieure et le belvédère extérieur.
    53. Les restes d'une structure de 4 à 5 mètres de hauteur, pour 3 mètres de diamètre, sont encore visibles vers 1840.
    54. Des fouilles menées en 1929 et 1949 permettent de découvrir des soubassements de murs ainsi que des colonnes de marbre exposées au musée de Lescar.
    55. Anciennement dénommée portau deu Miei (porte du Milieu).
    56. Les pères barnabites arrivent à Lescar dès 1624, suivant l'appel formulé par Henri IV avant sa mort.
    57. Constituée des quatre vics de la Cité, du Parvis, du Bialé et de Debat l'Arriu.
    58. Les chanoines s'y r√©fugient durant les guerres de religion, l'√©glise n'existe s√Ľrement plus d√®s le XVIIe si√®cle.
    59. L'église Sainte-Catherine est détruite en 1569 par les troupes de Montgommery.
    60. Sainte-Confesse était une patronne de Lescar, vierge et martyre, peut-être du temps des Normands[206].
    61. Il s'agit alors de s'opposer au traité secret[C 13], faisant de Charles VI de France l'héritier de Fébus, et ainsi conserver l'unité béarnaise.
    • Cartes
    1. IGN, ¬ę √Čvolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos a√©riennes anciennes. ¬Ľ, sur remonterletemps.ign.fr (consult√© le ). Pour comparer l'√©volution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne s√©parative verticale et la d√©placer √† droite ou √† gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fen√™tres en haut √† gauche de l'√©cran.

    Sources institutionnelles

    1. LOG T2, Catégories et types de logements.
    2. LOG T7, Résidences principales selon le statut d'occupation.
    3. REV T2, Décomposition des revenus disponibles.
    4. REV T1, Imp√īts sur le revenu des foyers fiscaux.
    5. EMP T1, Population de 15 √† 64 ans par type d'activit√©.
    6. EMP T5, Emploi et activité.
    7. CEN T1, √Čtablissements actifs par secteur d'activit√©.
    8. DEN T1, Créations d'entreprises par secteur d'activité.
    9. DEN T2, Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité.
    10. TOU T1, Nombre et capacit√© des h√ītels.
    11. TOU T2, Nombre et capacité des campings.
      • Sites et pages de la mairie [site de la mairie (page consult√©e le 30 d√©cembre 2017)]
      1. ¬ę Arr√™t√© d'inscription ¬Ľ (consult√© le ).
      2. ¬ę Urbanisme ¬Ľ (consult√© le ).
      3. ¬ę Prescriptions architecturales et paysag√®res ¬Ľ (consult√© le ).
      4. ¬ę Ville fleurie ¬Ľ (consult√© le ).
      5. ¬ę Dossier de candidature au concours Villes et Villages Fleuris 2012 ¬Ľ [PDF] (consult√© le ).
      6. ¬ę Pr√©voir et organiser l'avenir du territoire ¬Ľ (consult√© le ).
      7. ¬ę Le conseil municipal ¬Ľ (consult√© le ).
      8. ¬ę Les jumelages ¬Ľ (consult√© le ).
      9. ¬ę Collecte et d√©chets ¬Ľ (consult√© le ).
      10. ¬ę Petite enfance ¬Ľ (consult√© le ).
      11. ¬ę Etablissement d'accueil de jeunes enfants ¬Ľ (consult√© le ).
      12. ¬ę Maison de l'enfance ¬Ľ (consult√© le ).
      13. ¬ę Maison des jeunes ¬Ľ (consult√© le ).
      14. ¬ę Le CCAS ¬Ľ (consult√© le ).
      15. ¬ę L'aide aux seniors ¬Ľ (consult√© le ).
      16. ¬ę La mission Alzheimer ¬Ľ (consult√© le ).
      17. ¬ę Le portage de repas ¬Ľ (consult√© le ).
      18. ¬ę Le service de transport accompagn√© ¬Ľ (consult√© le ).
      19. ¬ę Liste des √©tablissements scolaires ¬Ľ (consult√© le ).
      20. ¬ę Annuaire des associations ¬Ľ (consult√© le ).
      21. ¬ę Associations sportives ¬Ľ (consult√© le ).
      22. ¬ę Associations culturelles ¬Ľ (consult√© le ).
      23. ¬ę Associations de loisirs ¬Ľ (consult√© le ).
      24. ¬ę Associations sociales ¬Ľ (consult√© le ).
      25. ¬ę Associations corporatives ¬Ľ (consult√© le ).
      26. ¬ę Associations scolaire ¬Ľ (consult√© le ).
      27. ¬ę Associations commerciales ¬Ľ (consult√© le ).
      28. ¬ę √Čquipements sportifs ¬Ľ (consult√© le ).
      29. ¬ę Faites du Sport ¬Ľ (consult√© le ).
      30. ¬ę Contexte √©conomique lescarien ¬Ľ (consult√© le ).
      31. ¬ę Zone commerciale Lescar Soleil ¬Ľ (consult√© le ).
      32. ¬ę Commerces de proximit√© ¬Ľ (consult√© le ).
      33. ¬ę Le march√© ¬Ľ (consult√© le ).
      34. ¬ę Festival de th√©√Ętre amateur ¬Ľ (consult√© le ).
      35. ¬ę Bonne f√™te Lescar ! ¬Ľ (consult√© le ).
      36. ¬ę M√©diath√®que ¬Ľ (consult√© le ).
      37. ¬ę Mus√©e ¬Ľ (consult√© le ).
      38. ¬ę L'Estanquet ¬Ľ (consult√© le ).
      39. ¬ę √Čcole municipale de danse ¬Ľ (consult√© le ).
      40. ¬ę √Čcole municipale de musique ¬Ľ (consult√© le ).
      41. ¬ę √Čcole municipale de cirque ¬Ľ (consult√© le ).
      1. PPRI, p. 8.
      2. PPRI, p. 7.
      3. PPRI, p. 10.
      4. PPRI, p. 9.
      1. DICRIM, p. 1-20.
      2. DICRIM, p. 12.

      Sources privées

      • Andr√© Lot, Maurice Romieu et Philippe Glorieux, Lescar : une ville b√©arnaise mill√©naire, √Čditions Privat, .
      • Dominique Bidot-Germa, A. Clavet et Fran√ßois R√©chin, De la villa aquitano-romaine √† la seigneurie m√©di√©vale : le cas du quartier Saint-Michel √† Lescar, UPPA, .
      • Denis Labau, Petite histoire de Lescar Tome I : des origines √† la R√©forme, √Čd. des r√©gionalismes, .
      1. Labau I, p. 24.
      2. Labau I, p. 25.
      3. Labau I, p. 44.
      4. Labau I, p. 46.
      5. Labau I, p. 32.
      6. Labau I, p. 34.
      7. Labau I, p. 35.
      8. Labau I, p. 56.
      9. Labau I, p. 50.
      10. Labau I, p. 30.
      11. Labau I, p. 66.
      12. Labau I, p. 141.
      13. Labau I, p. 143.
      14. Labau I, p. 170.
      15. Labau I, p. 169.
      • Denis Labau, Petite histoire de Lescar Tome II : de la R√©forme au Concordat, √Čd. des r√©gionalismes, .
      1. Labau II, p. 12.
      2. Labau II, p. 9.
      3. Labau II, p. 17.
      4. Labau II, p. 18.
      5. Labau II, p. 21.
      6. Labau II, p. 33.
      7. Labau II, p. 34.
      8. Labau II, p. 35.
      9. Labau II, p. 49.
      10. Labau II, p. 60.
      11. Labau II, p. 64.
      12. Labau II, p. 65.
      13. Labau II, p. 138.
      14. Labau II, p. 221.
      15. Labau II, p. 239.
      16. Labau II, p. 265.
      17. Labau II, p. 155.
      18. Labau II, p. 153.
      • Denis Labau, Lescar III : chronique d'une cit√© du B√©arn au XIXe si√®cle, Marrimpouey Jeune, .
      1. Labau III, p. 13.
      2. Labau III, p. 9.
      3. Labau III, p. 19.
      • Denis Labau, Lescar IV : chronique d'une cit√© du B√©arn au XXe si√®cle, Marrimpouey Jeune, .
      1. Labau IV, p. 64.
      2. Labau IV, p. 141.
      3. Labau IV, p. 147.
      4. Labau IV, p. 161.
      5. Labau IV, p. 177.
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