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La Flèche

La Fl√®che est une commune fran√ßaise situ√©e dans le sud du d√©partement de la Sarthe en r√©gion Pays de la Loire. Sous-pr√©fecture du d√©partement, chef-lieu d'arrondissement et de canton, si√®ge de la communaut√© de communes du Pays Fl√©chois, elle compte 15 078 habitants selon le dernier recensement de 2020 (population l√©gale en vigueur au 1er janvier 2023), ce qui en fait la deuxi√®me commune sarthoise la plus peupl√©e. Implant√©e sur le Loir, au cŇďur du Maine angevin, la commune est marqu√©e par un r√©seau hydrographique tr√®s dense.

La Flèche
La Flèche
Le ch√Ęteau des Carmes, si√®ge de l'h√ītel de ville.
Blason de La Flèche
Blason
La Flèche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
(sous-préfecture)
Arrondissement La Flèche
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Fléchois
(siège)
Maire
Mandat
Nadine Grelet-Certenais (PS)
2020-2026
Code postal 72200
Code commune 72154
Démographie
Gentilé Fléchois
Population
municipale
15 078 hab. (2020 en augmentation de 0,35 % par rapport √† 2014)
Densit√© 203 hab./km2
Géographie
Coordonn√©es 47¬į 41‚Ä≤ 59‚Ä≥ nord, 0¬į 04‚Ä≤ 34‚Ä≥ ouest
Altitude Min. 23 m
Max. 103 m
Superficie 74,21 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine La Flèche
(ville isolée)
Aire d'attraction La Flèche
(commune-centre)
√Člections
Départementales Canton de la Flèche
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Flèche
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La Flèche
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La Flèche
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La Flèche
Liens
Site web ville-lafleche.fr

    Née après l'an mille, la cité fléchoise prend son essor au début du XVIIe siècle sous l'impulsion de Guillaume Fouquet de La Varenne, puis par la création du collège Henri-IV, tenu par les Jésuites, qui deviendra le Prytanée national militaire sur décision de Napoléon en 1808. Important centre religieux au XVIIe siècle avec la présence de douze communautés religieuses sur son territoire, La Flèche est rattachée, comme dix-sept autres paroisses de l'ancienne province de l'Anjou, au département de la Sarthe. Elle s'agrandit en 1866 avec l'absorption de la commune de Sainte-Colombe, puis en 1965 avec le rattachement des communes de Verron et Saint-Germain-du-Val.

    Ses habitants sont appelés les Fléchois.

    Géographie

    Localisation

    La Fl√®che, commune du sud du d√©partement de la Sarthe, est situ√©e dans la vall√©e du Loir, √† l'ouest du Maine angevin. Elle se trouve, √† vol d'oiseau, √† 39 km du Mans, 44 km d'Angers, 66 km de Tours, 66 km de Laval et 220 km de Paris[1]. Le chef-lieu de commune est localis√© par l'Institut national de l'information g√©ographique et foresti√®re √† la longitude 0¬į 04‚Ä≤ 34‚Ä≥ ouest et √† la latitude 47¬į 41‚Ä≤ 59‚Ä≥ nord[2] ; le m√©ridien de Greenwich traverse la commune √† hauteur de l'a√©rodrome de La Fl√®che - Thor√©e-les-Pins.

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 7 421 hectares ; son altitude varie entre 23 et 103 m√®tres[2]. Le point le plus bas est situ√© √† proximit√© du lieu-dit ¬ę les Navrans ¬Ľ, o√Ļ le Loir quitte le territoire communal en direction de Bazouges, tandis que le point le plus haut se situe au nord de la commune, dans le bois de la ¬ę Garenne des Sars ¬Ľ[4].

    La commune est situ√©e au fond de la vall√©e du Loir, sur une vaste plaine alluviale sablonneuse d√©limit√©e au nord par des coteaux localement abrupts, lesquels sont couverts de colluvions de fond de vall√©e s√®che constitu√©es de marnes, sables et gr√®s argileux issues de la d√©composition du C√©nomanien et du Turonien. Le plateau au nord de La Fl√®che est principalement recouvert de craie, le ¬ę tuffeau de Touraine ¬Ľ, et d'argiles sableuses r√©siduelles √† spongiaires issues du Turonien et du Coniacien. On trouve √©galement des sables et gr√®s de l'√Čoc√®ne √† l'extr√©mit√© nord de la commune[5].

    Au sud du Loir, on trouve des sables et marnes du Cénomanien moyen et supérieur, ainsi que des meulières résiduelles du Bartonien à proximité du parc zoologique du Tertre rouge, et quelques affleurements de marnes bleues et calcaires marneux de l'Oxfordien[5].

    Hydrographie

    Photographie présentant Le Loir à La Flèche, avec au second plan à droite un moulin ancien.
    Le Loir √† La Fl√®che, avec, √† droite, le ¬ę Moulin des Quatre Saisons ¬Ľ.

    La commune dispose d'un r√©seau hydrographique relativement dense. La cit√© √©tait autrefois encercl√©e par des douves, dont certaines traces subsistent encore aujourd'hui en centre-ville[C 1]. La Fl√®che est travers√©e d'est en ouest par le Loir, affluent de la Sarthe qu'il rejoint √† Briollay et long de 317 km[6]. Plusieurs ruisseaux affluents du Loir sont recens√©s sur le territoire de la commune.

    Le ruisseau de Leuray[7], long de km, s'√©coule enti√®rement sur le territoire de la commune. Le ruisseau de M√©linais, et son affluent la Pagerie rejoignent le Loir sur sa rive gauche en aval de la commune. Longs respectivement de 10 km[8] et km[9], ils prennent tous deux leur source dans la commune voisine de Clefs. Le ruisseau de la Faucillette, s'√©coule √† travers le centre-ville sur pr√®s de km[10] avant de rejoindre le ruisseau le Boir, qui s'√©coule de Villaines-sous-Malicorne jusqu'√† Bazouges sur km pour se jeter dans le Loir en rive droite[11].

    Le petit ruisseau de la Monnerie qui prend sa source sur le coteau de Saint-Germain-du-Val, a donné son nom aux lacs de la Monnerie, base de loisirs constituée d'un lac de baignade et d'un lac de pêche[C 2].

    Les nombreuses crues du Loir ont marqu√© l'histoire de la commune. Les inondations de sont les plus importantes de la seconde moiti√© du XXe si√®cle √† La Fl√®che, la rivi√®re atteignant 2,50 m√®tres √† l'√©chelle du pont des Carmes. La ville connut √©galement des crues importantes en 1966, 1983, 1988 et 1995[B 1].

    Climat

    Le climat y est de type oc√©anique d√©grad√© : les hivers sont doux et pluvieux et les √©t√©s frais et humides, bien que l'amplitude thermique soit plus √©lev√©e et les pr√©cipitations moins nombreuses que dans le cas d'un v√©ritable climat oc√©anique. Le tableau suivant donne les normales mensuelles de temp√©rature et de pr√©cipitations pour la station Le Mans-Arnage relev√©es sur la p√©riode 1981-2010. Les donn√©es d'ensoleillement sont calcul√©es sur la p√©riode 1991-2010. La station m√©t√©o Le Mans-Arnage est situ√©e √† environ 30 km √† ¬ę vol d'oiseau ¬Ľ au nord-est de La Fl√®che. Elle est situ√©e √† une altitude de 51 m.

    Relevés météorologiques de la station Le Mans-Arnage 1981-2010
    Mois jan. f√©v. mars avril mai juin jui. ao√Ľt sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
    Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 2,1 1,8 3,7 5,6 9,4 12,4 14,2 13,8 11 8,6 4,7 2,5 7,5
    Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 7,9 9,1 12,7 15,7 19,5 23,1 25,5 25,4 21,9 17 11,4 8,2 16,5
    Record de froid (¬įC)
    date du record
    ‚ąí18,2
    1987
    ‚ąí17
    1956
    ‚ąí11,3
    2005
    ‚ąí4,9
    1956
    ‚ąí3,7
    1957
    1,6
    1975
    3,9
    1954
    3,2
    1956
    ‚ąí0,5
    1952
    ‚ąí5,4
    1997
    ‚ąí12
    1956
    ‚ąí21
    1964
    Record de chaleur (¬įC)
    date du record
    17,2
    2003
    21
    1960
    24,9
    1955
    30,3
    1945
    32,4
    2005
    37,1
    2011
    40,4
    1947
    40,5
    2003
    34,6
    1961
    30
    2011
    21,9
    1955
    18,3
    2000
    Ensoleillement (h) 66 90 134 171 200 224 227 225 181 119 71 64 1 772
    Précipitations (mm) 67 51 54 54 63 47 57 43 53 66 63 70 687,5
    Source : Météo-France[12]'Lamétéo.org[13]

    Urbanisme

    Typologie

    La Fl√®che est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densit√© interm√©diaire, au sens de la grille communale de densit√© de l'Insee[Note 1] - [14] - [15] - [16]. Elle appartient √† l'unit√© urbaine de la Fl√®che, une unit√© urbaine monocommunale[17] de 15 078 habitants en 2020, constituant une ville isol√©e[18] - [19].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de la Fl√®che, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est cat√©goris√©e dans les aires de moins de 50 000 habitants[20] - [21].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (27,4 %), prairies (23,9 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), terres arables (13,5 %), zones urbanisées (9,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), eaux continentales[Note 3] (1,2 %), cultures permanentes (0,8 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[22].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

    Morphologie urbaine

    D'origine m√©di√©vale, la ville de La Fl√®che reste jusqu'au d√©but du XIXe si√®cle concentr√©e √† l'int√©rieur de ses remparts, qui englobaient le ch√Ęteau des Carmes, l'√©glise Saint-Thomas et le coll√®ge royal des J√©suites[E 1]. La ville s'√©tend hors les murs aux XVIIe et XVIIIe si√®cles et conna√ģt ensuite plusieurs extensions, d'abord vers le sud et la rive gauche du Loir √† l'occasion du passage de la voie ferr√©e et du rattachement de la commune de Sainte-Colombe en 1866. L'expansion urbaine se poursuit vers le nord au cours du XXe si√®cle, avec l'annexion des communes de Verron et Saint-Germain-du-Val en 1965[B 2], puis vers l'est ces derni√®res ann√©es avec le d√©veloppement du parc d'activit√©s de la Monnerie le long de la route du Mans.

    Le centre-ville présente une architecture typique du XIXe siècle. Le tissu actuel est principalement composé de pavillons résidentiels, tandis que l'habitat collectif, peu développé, se concentre au nord-ouest, entre l'avenue Rhin-et-Danube et la rue de la Magdeleine ainsi que le long de la rue du Parc, et à l'est le long de la rue Henri-Dunant.

    Logement

    En 2009, le nombre total de logements dans la commune √©tait de 7 455, alors qu'il √©tait de 6 842 en 1999[G 1].

    Parmi ces logements, 91,7 % étaient des résidences principales, 2,0 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 34,0 % des appartements[G 2].

    La proportion des r√©sidences principales, propri√©t√©s de leurs occupants √©tait de 53,3 %, l√©g√®rement en hausse par rapport √† 1999 (49,4 %). La part de logements HLM lou√©s vides (logements sociaux) √©tait toujours sup√©rieure au seuil l√©gal de 20 % : 25,5 % contre 25,8 % en 1999, leur nombre ayant augment√© de 1 622 √† 1 744[G 3].

    En 2009, sur les 6 836 m√©nages habitant la commune, 910 soit 13,3 % y vivaient depuis moins de deux ans, 1 399 m√©nages, soit 20,5 % y vivaient depuis deux √† quatre ans, 1 244 m√©nages, soit 18,2 % y vivaient depuis cinq √† neuf ans, et 3 284 m√©nages depuis plus de dix ans[G 4].

    √Čvolution du nombre de logements par cat√©gorie[G 1]
    1968 1975 1982 1990 1999 2009
    Ensemble 4 5455 2096 0906 3646 8427 455
    R√©sidences principales 4 2244 7375 4225 6966 2886 836
    Résidences secondaires et logements occasionnels 117205153255189148
    Logements vacants 204267515413365471

    Aménagements récents

    • Construction de vingt-trois logements sociaux dans la rue des Ongrais √† l'horizon 2014[C 3].
    • R√©novation de la maison de quartier pour les associations de Verron[C 4].

    Projets d'aménagement

    • La r√©novation urbaine pr√©voit la r√©alisation de la seconde tranche des lotissements de la Gaillardi√®re[C 5].
    • Des travaux sont entrepris dans les locaux de l'ancien h√īpital de la ville pour y int√©grer les services du ¬ę p√īle Petite Enfance ¬Ľ au d√©but de l'ann√©e 2015[24].
    • La communaut√© de communes du Pays Fl√©chois a fait l'acquisition de deux propri√©t√©s afin de poursuivre le d√©veloppement de la zone commerciale de la Monnerie en bordure de la RD 323[24].
    • L'am√©nagement du nouveau cin√©ma municipal entre la place Henri-IV et la rue Carnot a d√©but√© d√©but 2018 [25].

    Voies de communication et transports

    Photographie d'une voie goudronnée à double sens, bordée de platanes.
    La promenade Foch, sur la D 323.

    Voies routières

    La commune est accessible de l'autoroute A11 ‚ÄĒ ¬ę l'Oc√©ane ¬Ľ qui relie Nantes √† Paris ‚ÄĒ par les sorties no 10 Sabl√©-La Fl√®che, √† hauteur du Bailleul, et no 11 Durtal-La Fl√®che ; pr√©f√©rer la premi√®re en provenance de Paris, la seconde en provenance de Nantes.

    La Flèche est un carrefour important, au croisement de la RD 323, ancienne RN 23 reliant Paris à Nantes via Le Mans et Angers, et de la RD 306, ancienne RN 159 reliant Tours à Laval, qui relie la ville à Sablé et au Lude. D'autres routes départementales moins importantes desservent la commune : au sud, la RD 308, ancienne RN 138, mène à Baugé et Saumur, la RD 37 conduit à Fougeré et la RD 104 quitte La Flèche en direction de Savigné-sous-le-Lude ; au nord, la route départementale 41 mène à Villaines-sous-Malicorne et la RD 12 relie la commune à La Suze-sur-Sarthe[4].

    Transports collectifs

    La gare de La Fl√®che, mise en service en 1871, est d√©pourvue de desserte voyageurs depuis la fermeture au service voyageurs de la ligne La Fl√®che - Saumur en date du , et celle de la ligne de La Fl√®che √† La Suze en date du [26]. La gare SNCF la plus proche, celle de Sabl√©-sur-Sarthe, est situ√©e √† 27 km, tandis que celle du Mans est situ√©e √† 43 km[27].

    La commune est aujourd'hui desservie par liaison autocar sur le r√©seau TER Pays de la Loire, avec la ligne 26 Le Mans ‚ÜĒ La Fl√®che ‚ÜĒ Saumur, qui assure plusieurs rotations quotidiennes dans les deux sens[28]. Cette ligne routi√®re du conseil r√©gional est la deuxi√®me en nombre de voyageurs pour la r√©gion Pays de la Loire avec plus de 120 000 voyageurs au cours de l'ann√©e 2011[29]. La nouvelle gare routi√®re de La Fl√®che, construite en 1997[B 3], est situ√©e sur le boulevard Montr√©al.

    La Fl√®che est desservie par le r√©seau TIS, g√©r√© par le conseil g√©n√©ral de la Sarthe, par la ligne 3 (La Fl√®che ‚ÜĒ Sabl√©-sur-Sarthe) et la ligne 6 (La Fl√®che ‚ÜĒ Le Mans)[30] ainsi que par la ligne 2 (La Fl√®che ‚ÜĒ Seiches-sur-le-Loir ‚ÜĒ Angers) du r√©seau Anjoubus[31].

    L'a√©roport le plus proche, celui d'Angers, qui propose des vols √† destination de Nice ou de Londres, est situ√© √† 29 km[27].

    Pistes cyclables

    Achev√©e en 2011, la voie verte Loupe sur carte verte Le Lude - La Fl√®che - Baug√© sur OpenStreetMap. emprunte les anciennes voies ferr√©es qui reliaient La Fl√®che √† Aubign√©-Racan et Baug√©, sur un parcours de 45 km[32]:

    Plusieurs pistes et bandes cyclables sont am√©nag√©es, notamment le long des rues reliant le centre-ville aux quartiers plus excentr√©s. Depuis 2010, une piste cyclable de 1,5 km permet de relier le centre-ville √† la base de loisirs de la Monnerie et aux commerces alentour[34].

    En , La Fl√®che devient la premi√®re municipalit√© de la r√©gion Pays de la Loire √† recevoir le label ¬ę Ville et territoire v√©lotouristiques ¬Ľ, d√©cern√© par la F√©d√©ration fran√ßaise de cyclotourisme et qui r√©compense toute collectivit√© territoriale qui offre aux pratiquants du v√©lo un accueil, des services et des √©quipements adapt√©s √† la pratique du cyclotourisme[35].

    Fin 2020, une Loupe sur carte verte nouvelle voie verte sur OpenStreetMap. est inaugurée entre La Flèche et Durtal, via Bazouges-Cré-sur-Loir, sur le tracé de l'ancienne ligne d'une chemin de fer[36].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Feza, [de] Fecia en 1060-1081 (S.-Aubin, 254 et 361); [Apud] Fissam en 1087 (S.-Aubin, 746); Fleca en 1092 (Guillaume de Jumièges, p. 272); [Castrum quod] Fissa [dicitur] en 1083-1096 (Actus, p. 385); Fixiam en 1096 (S.-Aubin, 413 ; Orderic Vital, IV, 36); [Ad] Feciam vers 1100 (S.-Aubin, 751); Fissa en 1101 (S.-Aubin, 422); Feccia en 1103 (Latouche, Comté du Maine, p. 164); [Apud castrum] Fixe en 1120-1127 (S.-Aubin, 755); [Ad] Fisce [castrum] 1133 (S.-Aubin, 347); Flecchia, Flechiam [castrum possedit] au XIIe siècle (Orderic Vital, II, 256); Fissa, Fixa vers 1160 (Ronceray, 359 et 401); Fissa en 1154-1189 (S.-Aubin, 759); La Flicche en 1308 (arch. dép., H 588); La Fleche en 1314 (Bibl. nat., fr. 8736, fol. 93); La Fleiche en 1367 (Mélinais, p. 20); La Flesche, la Fleische en 1382 (Mélinais, p. 148); La Flaiche en 1429 (Revue du Maine, LXXV, 61)[37] - [38] - [39].

    L'altération en flèche, constatée dès le XIVe siècle (voir supra) serait due au nom commun flèche[38]. La forme du nom commun flesche attestée dès 1380[40] est identique à la forme flesche du toponyme mentionnée en 1382 (voir supra).

    Selon Albert Dauzat, la forme initiale serait *Fiscia (villa), qui n'est pas attest√©e[38]. Dans ce cas, il s'agirait d'un nom de personne latin *Fiscius (d'apr√®s Fiscilius)[38]. Une autre hypoth√®se repose sur un *Fisca (de fiscus) qui indiquerait une appartenance au fisc royal[38]. Il faut peut-√™tre y voir le sens de ¬ę p√©age ¬Ľ, le nom de la ville d√©signerait alors un ¬ę lieu de p√©age ¬Ľ ou un ¬ę poste de contr√īle, de p√©age ¬Ľ[39].

    La commune de Sainte-Colombe qui fut rattachée à La Flèche en 1866, porta, durant la Révolution, le nom de Montrouge[41].

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Carte représentant la localisation des divers peuples gaulois avant la conquête romaine.
    Les peuples gaulois avant la Conquête : La Flèche est située aux confins du territoire des Cénomans et de celui des Andécaves.

    L'occupation humaine de la région semble très ancienne comme l'atteste la découverte d'outils néolithiques sur la commune de Cré-sur-Loir[42]. Par ailleurs, la présence d'un grand nombre de mégalithes en Vallée du Loir tend à prouver une humanisation très ancienne et ininterrompue du pays fléchois[43].

    Aux confins du territoire des C√©nomans (le civitas cenomanorum) et de celui des And√©caves, le territoire actuel de La Fl√®che √©tait rural. Une villa de l‚Äô√©poque gallo-romaine, c'est-√†-dire une ferme importante, a √©t√© retrouv√©e sur le territoire de la commune, √† l'emplacement de l'actuel quartier Saint-Jacques[44]. Le r√īle principal dans le pays fl√©chois √©tait tenu par Cr√©, qui constituait un relais de la poste romaine, le Cursus publicus, sur la voie romaine du Mans √† Angers[44]. Cr√© demeure un lieu important jusqu'√† l'√©poque carolingienne, puisqu'elle devient le chef-lieu d'une condita, circonscription administrative rurale comprise dans un pagus[45] - [46] - [44]. Dans le m√™me temps √† La Fl√®che, la villa gallo-romaine donne peu √† peu naissance √† un village m√©di√©val[F 1], dont l'√©glise se trouve √† l'emplacement de l'actuelle chapelle Notre-Dame-des-Vertus. D'autres sites de la p√©riph√©rie fl√©choise ont connu une occupation humaine tr√®s ancienne, ainsi que le montre la d√©couverte d'une douzaine de sarcophages m√©rovingiens √† proximit√© du coteau du Grand-Ruign√©[47].

    De la fondation √† la fin du Moyen √āge

    La Fl√®che na√ģt apr√®s l‚Äôan mil et voit rapidement son importance grandir. Vers 1050, Jean de Beaugency (vers 1047-95), fils cadet de Lancelin Ier seigneur de Beaugency[48] et de Paula du Maine (derni√®re fille d'Herbert Eveille-Chien comte du Maine), recherche un site pour y construire un ch√Ęteau dans son domaine de fissa, ou fisca. Il choisit d'√©tablir sa forteresse sur une √ģle du Loir, √† l'emplacement de l'actuel ch√Ęteau des Carmes. Il fait construire un pont afin de d√©tourner une partie du trafic commercial allant de Blois √† Angers par cet endroit. Passant au pied de la forteresse, les marchands seraient contraints de payer des droits de passage[44]. Jean de Beaugency est consid√©r√© √† ce titre comme le premier seigneur de La Fl√®che.

    En 1078, La Fl√®che est assi√©g√©e par Foulques IV le R√©chin, comte d'Anjou, soutenu par le duc Ho√ęl II de Bretagne, qui reproche √† Jean de Beaugency de soutenir les Normands, ennemis des comtes d'Anjou. Jean de Beaugency re√ßoit le soutien de Guillaume le Conqu√©rant. Un cardinal et quelques religieux vont officier en tant que m√©diateurs et la paix est conclue avant m√™me que les combats n'aient commenc√©. Cette paix ne scelle pas pour autant la r√©conciliation entre le seigneur fl√©chois et Foulques le R√©chin, qui revient assi√©ger la forteresse en 1081 et finit par la prendre et la br√Ľler. Jean de Beaugency passe alors √† l'Anjou[49].

    Son fils H√©lie de la Fl√®che qui lui succ√®de est le premier √† porter le nom de ce lieu-dit. Il ach√®te le comt√© du Maine √† son cousin Hugues V d'Este vers 1090/1093 et contribue au d√©veloppement de la ville, avec notamment la fondation de l'√©glise et du prieur√© Saint-Thomas en 1109, qu'il confie aux b√©n√©dictins de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers[E 2]. √Ä sa mort, H√©lie ne laisse qu'une fille, Erembourg, qui par son mariage vers 1110avec Foulques V le Bel ou le Jeune d'Anjou (fils du R√©chin et futur roi de J√©rusalem) r√©unit d√©finitivement le Maine √† l'Anjou, et avec lui la seigneurie de La Fl√®che[49] : ils sont les parents de Geoffroy V le Bel ou Plantagen√™t (1113-51 ; comte d'Anjou et du Maine en 1129, duc de Normandie vers 1136/1144 par son mariage avec Mathilde d'Angleterre, la fille du roi d'Angleterre Henri Beauclerc) et les grands-parents d'Henri II Plantagen√™t. La Fl√®che reste la propri√©t√© des Plantagen√™t, comtes d'Anjou et rois d'Angleterre, jusqu'√† la fin du XIIe si√®cle et son passage dans la famille des vicomtes de Beaumont-au-Maine[49] . On ne sait pas avec certitude pourquoi eut lieu cette d√©volution aux Beaumont, mais il est plausible que ce fut √† l'occasion de l'alliance (vers 1212) entre Raoul VIII de Beaumont et une certaine Agn√®s, de famille inconnue mais que la tradition appelle de La Fl√®che et qu'on pense fille naturelle d'un Plantagen√™t, par exemple Henri II ou ses fils Henri le Jeune, Richard CŇďur-de-Lion, Jean sans Terre. Sous la domination des Plantagen√™ts, la seigneurie de La Fl√®che re√ßoit un certain nombre d'√©tablissements religieux. Le prieur√© Saint-Andr√© est fond√© en 1171 par les moines de l'abbaye de Saint-Mesmin d‚ÄôOrl√©ans, sur des terres que leur avait c√©d√© Henri II Plantagen√™t[F 2], tandis que ce m√™me Henri II √©tablit l'abbaye Saint-Jean de M√©linais, situ√©e dans la for√™t du m√™me nom au sud-est de la ville, en 1180[D 1].

    En 1230, alors que l'arm√©e de Blanche de Castille (petite-fille maternelle d'Henri II ci-dessus) se rend en Bretagne pour y combattre les troupes du duc soutenu par Henri III d'Angleterre (autre petit-fils d'Henri II et d'Ali√©nor d'Aquitaine), son fils Saint-Louis, roi de France, s√©journe pendant deux jours √† La Fl√®che. Il se recueille devant la statue de ¬ę Notre-Dame-du-Chef-du-Pont ¬Ľ, dont le nom vient de l'emplacement de la chapelle √† l'entr√©e du pont des Carmes enjambant le Loir[F 3]. Le sanctuaire fut √©galement visit√© par Thomas Becket √† peine un si√®cle plus t√īt[E 3].

    Le ch√Ęteau de La Fl√®che est br√Ľl√© et bombard√© par les Anglais en 1386. La forteresse est d'ailleurs assi√©g√©e plusieurs fois pendant la guerre de Cent Ans par ces m√™mes Anglais, qui l'occupent jusqu'en 1418[50].

    Le Ch√Ęteau-Neuf de La Fl√®che

    Plan en perspective de 1695. Le b√Ętiment au premier plan, les jardins derri√®re.
    Le Collège Royal de La Flèche en 1695.

    Jusqu'au milieu du XVIe si√®cle, La Fl√®che est une ville ignor√©e par ses seigneurs, qui n'y s√©journaient pas ou tr√®s rarement : les vicomtes de Beaumont-au-Maine appartiennent alors aux familles de Brienne (Louis d'Acre, par son mariage vers 1253 avec Agn√®s de Beaumont, petite-fille d'Agn√®s et Raoul VIII ci-dessus), puis Chamaillard d'Anthenaise (Guillaume, par son mariage vers 1340 avec Marie de Brienne-Beaumont, arri√®re-arri√®re-petite-fille d'Agn√®s et Louis d'Acre), √©teints dans les Alen√ßon-Valois (le duc Pierre II, par son union en 1371 avec Marie Chamaillard, fille de Marie de Brienne et Guillaume Chamaillard) puis les Bourbon-Vend√īme (le duc Charles de Vend√īme, par son alliance en 1513 avec Fran√ßoise d'Alen√ßon, arri√®re-arri√®re-petite-fille de Marie Chamaillard et Pierre II d'Alen√ßon) jusqu'au roi Henri IV, fils d'Antoine de Bourbon et petit-fils de Fran√ßoise d'Alen√ßon et Charles de Vend√īme (cf. l'article Ste-Suzanne). Devenue veuve en 1537, Fran√ßoise d'Alen√ßon d√©cide de se retirer en sa seigneurie de La Fl√®che, venue de ses parents et qu'elle avait re√ßue en douaire de son mari Charles (IV) de Bourbon-Vend√īme[51], o√Ļ elle meurt en 1550. Le ch√Ęteau f√©odal de La Fl√®che, b√Ęti sur le Loir, est v√©tuste et sans confort apr√®s avoir √©t√© d√©vast√© par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Fran√ßoise d'Alen√ßon fait alors entreprendre la construction d'une nouvelle demeure, le Ch√Ęteau-Neuf, au nord de l'ancien ch√Ęteau[52]. En 1543, Fran√ßoise d'Alen√ßon obtient de Fran√ßois Ier l'√©rection de plusieurs de ses baronnies, dont celle de La Fl√®che, en duch√©-pairie sous le nom de duch√© de Beaumont[51]. √Ä sa mort en 1550, son fils Antoine de Bourbon, p√®re d'Henri IV, h√©rite de ses possessions, et notamment du Ch√Ęteau-Neuf de La Fl√®che o√Ļ le futur roi de France s√©journe √† plusieurs reprises au cours de sa jeunesse.

    En 1589, ann√©e de l'accession d'Henri IV au tr√īne de France, La Fl√®che, fief des Bourbons, est prise par Lansac, capitaine ligueur catholique. La ville est reprise quelques jours plus tard par le marquis de Villaines[F 4].

    Henri IV et Fouquet de La Varenne, bienfaiteurs de La Flèche

    Dessin aquarellé montrant au centre les fondations du futur collège. Au fond à gauche, de vieilles maisons, à droite, une église.
    La construction du Coll√®ge royal, dessin d'√Čtienne Martellange en 1612.

    Issu d'une famille bourgeoise de La Fl√®che, Guillaume Fouquet de La Varenne entre au service de Catherine de Bourbon, la sŇďur du futur roi Henri IV, en 1578. Deux ans plus tard, il devient portemanteau de celui qui n'est encore que le roi de Navarre [53]. Jusqu'√† l'assassinat d'Henri IV en 1610, Guillaume vit dans l'ombre du roi en prenant une part active aux √©v√©nements importants du r√®gne et en devenant l'un de ses plus fid√®les conseillers[53].

    La fin du XVIe si√®cle et le d√©but du XVIIe si√®cle marquent le renouveau de la cit√© fl√©choise. Seigneur de La Varenne (probablement la Garenne ou le Bois des Sars, dans le nord de la commune et √† Bousse), devenu gouverneur de la ville et capitaine du ch√Ęteau de La Fl√®che en 1589 (gouverneur-capitaine h√©r√©ditaire en 1604), Guillaume Fouquet de La Varenne (1560-1616) dirige des travaux d‚Äôembellissement et de transformation de la ville : les fortifications sont restaur√©es entre 1593 et 1596, le pont sur le Loir est reconstruit entre 1595 et 1600, le pavage des rues est entrepris √† partir de 1597[54]. Il instaure des foires franches, exemptes de droits f√©odaux, et accorde aux Fl√©chois le droit d‚Äôapetissement sur les vins et boissons vendus intra muros[E 4]. √Ä une date ind√©termin√©e il devient le premier seigneur engagiste de La Fl√®che, et il l'est aussi de la baronnie de Ste-Suzanne en . Premier marquis de La Varenne en 1616, il construit √† la Fl√®che le ch√Ęteau de la Varenne, magnifique demeure entre le Loir, l'actuelle Grande-Rue et la rue de la Tour d'Auvergne. En 1595, Henri IV signe l'√©dit d'√©rection d'un si√®ge pr√©sidial concentrant les affaires de Beaumont, Ch√Ęteau-Gontier, Mamers, Sainte-Suzanne et Le Lude, ainsi que l'instauration de la cour pr√©v√ītale de La Fl√®che[54] - [E 4].

    Le , Henri IV signe l'√©dit de Rouen qui autorise le retour des J√©suites en France, puis d√©cide de leur c√©der son Ch√Ęteau-Neuf de La Fl√®che afin qu'ils y cr√©ent un coll√®ge[53] : c'est la naissance du coll√®ge royal Henri-le-Grand, qui accueille notamment dans ses murs celui qui deviendra un grand philosophe, Ren√© Descartes, ainsi que le futur premier √©v√™que de Qu√©bec, Fran√ßois de Montmorency-Laval[55].

    Par l'√©dit de Fontainebleau en 1607, Henri IV confirme son attachement pour le coll√®ge de La Fl√®che, en indiquant qu'il souhaite que son cŇďur soit pr√©lev√© sur sa d√©pouille apr√®s sa mort, puis plac√© dans l'√©glise de ce coll√®ge[56]. Au lendemain de la mort du roi, Guillaume Fouquet de La Varenne rappelle √† la reine Marie de M√©dicis la promesse qu'avait fait Henri IV. Le cŇďur du d√©funt roi est alors confi√© aux J√©suites et apport√© √† La Fl√®che o√Ļ le cort√®ge fait son entr√©e au matin du , command√© par le duc de Montbazon[56]. Une c√©r√©monie est donn√©e en l'√©glise Saint-Thomas avant que le cŇďur soit transf√©r√© vers le coll√®ge royal. En , afin de c√©l√©brer l'anniversaire du transfert du cŇďur du roi au Coll√®ge de La Fl√®che, les p√®res j√©suites organisent la Henriade, une f√™te de trois jours pendant laquelle une procession, une pi√®ce de th√©√Ętre pr√©sentant la France en habit de deuil se recueillant sur le tombeau du roi, ainsi que la lecture de compositions en prose ou en vers entretiennent le souvenir d'Henri IV[57].

    Le d√©veloppement du coll√®ge se poursuit. En 1612, Marie de M√©dicis envoie le p√®re √Čtienne Martellange √† La Fl√®che afin qu'il pr√©side √† l'ach√®vement des travaux de l'√©glise, dont les d√©penses sont acquitt√©es sur le tr√©sor royal[58]. Le , le jeune Louis XIII et la r√©gente se rendent √† La Fl√®che et sont accueillis au Coll√®ge royal[58]. Une f√™te somptueuse est ensuite organis√©e par Guillaume Fouquet, au cours de laquelle un ballet regroupant 800 danseurs est pr√©sent√© au ch√Ęteau de la Varenne[59]. En , le roi √©tablit la municipalit√© de La Fl√®che par un √©dit[54]. En 1616, les terres de la Varenne sont r√©unies puis √©rig√©es en marquisat[53].

    La Flèche et la fondation de Montréal

    Photographie pr√©sentant le buste de J√©r√īme Le Royer de la Dauversi√®re, √† l'entr√©e du parc des Carmes.
    Buste de J√©r√īme Le Royer, sieur de La Dauversi√®re, √† l'entr√©e du parc des Carmes.

    En 1597, J√©r√īme Le Royer de la Dauversi√®re na√ģt √† La Fl√®che[H 1]. √Čl√®ve au coll√®ge des J√©suites, il est passionn√© par les r√©cits que font les missionnaires j√©suites de leur s√©jour en Nouvelle-France. Il succ√®de ensuite √† son p√®re dans la charge de receveur des tailles[H 2]. Le 2 f√©vrier 1630, alors qu'il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l'ancienne chapelle du ch√Ęteau des Carmes, il se sent appel√© √† fonder une congr√©gation religieuse hospitali√®re au service des pauvres pour se rendre en Nouvelle-France[H 3]. Quelques ann√©es plus tard, il rencontre Marie de La Ferre, avec qui il fonde la congr√©gation des Hospitali√®res de Saint-Joseph le [H 4] - [60].

    En 1640, il obtient de Jean de Lauzon qu'il lui c√®de la propri√©t√© de l'√ģle de Montr√©al[H 5]. L'ann√©e suivante, avec Jean-Jacques Olier et Pierre de Fancamp, il fonde la Soci√©t√© Notre-Dame de Montr√©al destin√©e √† fonder une ville fortifi√©e en Nouvelle-France dans le but d'y instruire les peuples indiens. Il rencontre √† Paris Paul de Chomedey de Maisonneuve qui accepte de s'engager avec lui et de financer son projet. J√©r√īme Le Royer et les autres membres de la Soci√©t√© Notre-Dame cherchent alors √† recruter des hommes pr√™ts √† s'embarquer[H 6] - [60].

    Du Port Luneau de La Fl√®che, une cinquantaine d'hommes prennent le d√©part en pour la Nouvelle-France, via Nantes et La Rochelle, sous le commandement de Maisonneuve. Quelques sŇďurs hospitali√®res de Saint-Joseph, dont Jeanne Mance, embarquent en leur compagnie afin d'y cr√©er l'H√ītel-Dieu de Montr√©al. Arriv√©s √† Qu√©bec, les colons y passent l'hiver, avant de remonter le Saint-Laurent. Ils atteignent l'√ģle de Montr√©al le 17 mai 1642, o√Ļ ils fondent Ville-Marie[H 7] - [60]. √Ä la fin de l'ann√©e 1651, Maisonneuve revient en France dans le but d'y recruter suffisamment d'hommes pour assurer la p√©rennit√© de Ville-Marie. C'est ainsi qu'on assiste √† La Fl√®che, du au 17 mai 1653, √† l‚Äôengagement de plus d'une centaine d'hommes pour la Nouvelle-France, dans ce qu'on a appel√© la ¬ę Grande Recrue ¬Ľ[H 8] - [61]. Ces hommes √©taient, pour la plupart, originaires de La Fl√®che m√™me ou des villages voisins. Sur les 121 engag√©s fl√©chois, seuls 71 prennent le d√©part de Saint-Nazaire le [61]. J√©r√īme Le Royer ne se rendra jamais en Nouvelle-France, mais il reste bien l'instigateur de la fondation de Ville-Marie, devenue Montr√©al.

    De 1959 à 1971, la banlieue Sud de Montréal abritait la cité de Laflèche, familièrement connue sous l'appellation de ville Laflèche.

    La Flèche du XVIIe au XVIIIe siècle

    Carte de Cassini présentant la localisation de La Flèche et ses environs.
    La Flèche et ses environs sur la carte de Cassini.
    La sénéchaussée de La Flèche en Anjou au XVIIIe siècle.

    Aux XVIIe et XVIIIe si√®cles, La Fl√®che est connue pour sa d√©votion et surnomm√©e la ¬ę Sainte-Fl√®che ¬Ľ, en raison de la pr√©sence de nombreux couvents sur son territoire. √Ä cette √©poque, on compte une douzaine de congr√©gations √† La Fl√®che, en dehors des J√©suites, pour un nombre de 300 religieux, hommes et femmes, √† la fin du XVIIe si√®cle[54]. Install√©s dans une vieille b√Ętisse √† proximit√© des remparts de la ville, la communaut√© des P√®res Carmes obtient le la cession du vieux ch√Ęteau f√©odal de La Fl√®che de la part du roi Louis XIII[E 5]. Les Visitandines s'installent √† La Fl√®che en 1646 et fondent un monast√®re, qui devient l'h√īpital de la ville au lendemain de la R√©volution.

    Les relations entre les J√©suites et les seigneurs de la ville se tendent √† plusieurs reprises au cours du XVIIe[62]. √Ä partir de 1630, un conflit oppose Ren√© Ier Fouquet de La Varenne (1586-1656), deuxi√®me fils de Guillaume ci-dessus et deuxi√®me marquis de La Varenne, aux P√®res j√©suites, en raison du droit r√©clam√© par Ren√© de p√™cher dans les douves du Coll√®ge et de son refus de payer aux J√©suites les 12 000 livres que son p√®re Guillaume leur avait laiss√©es par testament. Devant l'intransigeance des J√©suites, Ren√© et ses gentilshommes prennent les armes, ce qui entra√ģne la fermeture du Coll√®ge pendant plusieurs jours. Apr√®s quatre ann√©es d'affrontement judiciaire, le conflit est r√©gl√© par le paiement d'une somme de mille √©cus de la part des J√©suites envers le marquis, mettant fin ainsi √† un √©pisode qui avait pris le nom de ¬ę guerre des grenouilles ¬Ľ[62].

    Les barons engagistes de La Fl√®che et de Sainte-Suzanne, marquis de La Varenne, continuent dans la descendance de Ren√© Ier Fouquet de La Varenne jusqu'√† la R√©volution : ses fils et fille Ren√© II (‚Ć 1697 en duel), Claude (1635-1699) et Catherine-Fran√ßoise (vers 1625-1661 ; x 1644 Hubert de Champagne 2e marquis de Villaines-la-Juhel), puis leurs descendants Choiseul-Praslin, Anne-Marie de Champagne (1712-1783), fille a√ģn√©e du marquis Ren√©-Brandelis et petite-fille du marquis Hubert, ayant mari√© en 1732 C√©sar-Gabriel de Choiseul duc de Praslin (1712-85), d'o√Ļ post√©rit√© (cf. Villaines).

    Le , conform√©ment au souhait d'Henri IV, le cŇďur de Marie de M√©dicis est transf√©r√© √† La Fl√®che et rejoint celui de son ancien √©poux dans la chapelle du Coll√®ge royal[57].

    Entre 1648 et 1649, le petit-fils d'Henri IV et de Gabrielle d'Estr√©es, Fran√ßois de Vend√īme dit ¬ę le Roi des Halles[63] ¬Ľ, est cach√© au presbyt√®re de La Fl√®che par le cur√© de Saint-Thomas, Pierre Hamelin, apr√®s s'√™tre √©vad√© du ch√Ęteau de Vincennes o√Ļ il √©tait enferm√© depuis cinq ans pour avoir pris part √† la cabale des Importants de 1643 contre le cardinal Mazarin[E 6].

    La Flèche se trouve à la tête d’un itinéraire reliant le Perche à la vallée de la Loire, par la vallée du Loir. Ce trafic existe encore au début du XIXe siècle[64], avec des cargaisons composées de bois de la forêt de Bercé, de matériaux de construction et de vins de l’Anjou[65].

    En 1762, le coll√®ge de La Fl√®che est ferm√©, comme tous les autres √©tablissements j√©suites de France, apr√®s l'expulsion de la Compagnie de J√©sus du royaume[66]. La direction du coll√®ge est alors confi√©e √† un groupe d'abb√©s. En 1764, des lettres patentes du roi Louis XV y √©tablissent une √©cole de cadets pr√©paratoire √† l'√Čcole royale militaire du Champ de Mars. En 1776, Louis XVI confie la direction de l'√©tablissement aux Doctrinaires sous le nom de ¬ę Coll√®ge royal et acad√©mique ¬Ľ. Les anciennes halles en bois sont reconstruites en pierre √† deux reprises, en 1737 et 1772, afin d'y √©tablir l'h√ītel de ville[C 6].

    Au d√©but du XVIIIe si√®cle, La Fl√®che compte 5 200 habitants[67]. √Ä la fin de l'Ancien R√©gime, La Fl√®che est une s√©n√©chauss√©e secondaire de la province d'Anjou, d√©pendante de la s√©n√©chauss√©e principale d'Angers dans la g√©n√©ralit√© de Tours. L'√©lection de La Fl√®che s'√©tendait sur une centaine de paroisses[54].

    La Révolution et l'Empire

    Plan en perspective de l'√Čcole royale militaire (au premier plan) et des terrains (au second plan).
    Plan ancien de l'√Čcole militaire de La Fl√®che.

    Lors de la cr√©ation des d√©partements fran√ßais en 1790, La Fl√®che, comme dix-sept autres paroisses de l'ancienne province de l'Anjou, est rattach√©e au d√©partement de la Sarthe[F 5]. Ce nouveau d√©partement est divis√© en neuf districts, dont celui de La Fl√®che. Apr√®s la loi du 28 pluvi√īse an VIII qui institue les arrondissements, La Fl√®che devient une sous-pr√©fecture de la Sarthe.

    Pendant les premi√®res ann√©es de la R√©volution, La Fl√®che est peu touch√©e par les √©v√®nements r√©volutionnaires, car bien que travers√©e par la route royale de Paris √† Nantes, la ville reste √† l'√©cart des grands courants[68]. La guillotine est utilis√©e une seule fois √† La Fl√®che, le [69]. L'ann√©e 1793 est marqu√©e par le d√©but de l'insurrection vend√©enne en r√©ponse √† la lev√©e en masse d√©cid√©e par la Convention le . Le , le d√©partement de la Sarthe demande aux Fl√©chois de marcher contre la Vend√©e[68]. Trois compagnies de gardes nationaux quittent ainsi la ville d√®s le lendemain pour rejoindre les contingents du Lude et de Baug√© et poursuivre leur marche en direction de Saumur[68]. Le , cinq cavaliers royalistes s√®ment la panique en ville et br√Ľlent l'arbre de la libert√©[70]. En septembre, la suppression du coll√®ge de La Fl√®che en tant qu'√©cole militaire est d√©cid√©e. Un atelier de cordonniers travaillant pour l'arm√©e y est install√© dans les jours qui suivent[70]. Le 24 septembre 1793, les cŇďurs royaux d'Henri IV et de Marie de M√©dicis, conserv√©s dans l'√©glise Saint-Louis, sont jet√©s au b√Ľcher sur ordre du repr√©sentant en mission Didier Thirion. Le docteur Charles Boucher, chirurgien √† La Fl√®che, recueille les cendres que ses h√©ritiers restituent au Prytan√©e militaire en 1814[70].

    Les Fl√©chois assistent au passage des Vend√©ens √† deux reprises lors de la Vir√©e de Galerne[68]. √Ä son retour de Normandie, l'arm√©e vend√©enne s√©journe √† La Fl√®che le 1er d√©cembre lors de la pr√©paration du si√®ge d'Angers. Repouss√©s par les troupes r√©publicaines les 3 et , les Vend√©ens battent en retraite en direction de La Fl√®che, o√Ļ ils parviennent le . La d√©fense de la ville √©tait assur√©e par les hommes du g√©n√©ral Chabot qui avait √©galement d√©truit une des arches du pont sur le Loir. Les Vend√©ens, command√©s par La Rochejaquelein, contournent la ville en franchissant le Loir au niveau d'un gu√©, avant d'attaquer les troupes r√©publicaines de Chabot. Pris √† revers, les r√©publicains s'enfuient. Les Vend√©ens r√©tablirent le pont et s√©journ√®rent quelques jours √† La Fl√®che, le temps de se refaire[71] avant de repartir en direction du Mans le et de d√©truire le pont derri√®re eux[72]. N√©anmoins le m√™me jour, le g√©n√©ral Westermann reprend la ville et √©crase l'arri√®re-garde des royalistes. Les bless√©s et les malades vend√©ens laiss√©s √† La Fl√®che sont massacr√©s par les soldats. Selon les g√©n√©raux r√©publicains environ 1 000 Vend√©ens meurent √† La Fl√®che ou ses environs[73].

    Napoléon Ier décide de transférer le Prytanée militaire de Saint-Cyr dans l'ancien collège de La Flèche par un décret impérial rendu à Saint-Cloud le . Le transfert devient effectif au mois de juin suivant[52].

    Apr√®s la seconde abdication de Napol√©on en 1815, La Fl√®che est occup√©e pendant plusieurs semaines entre juillet et ao√Ľt par les troupes prussiennes du 10e r√©giment de hussards[49].

    Le XIXe siècle (1815-1914)

    Tableau représentant le Triomphe du Prix d'Honneur en 1887 : familles et officiels rassemblés devant la façade, à gauche, les hommes brandissant leurs chapeaux. Au centre, sur un pavois porté par 4 élèves, le lauréat, assis en tailleur, brandit une couronne tricolore ; à droite les élèves en uniformes brandissent de petits drapeaux au bout de leur sabre.
    Le Triomphe du Prix d'Honneur, par Charles Crès, 1887.

    La ville se modernise au cours du XIXe si√®cle. Sous le mandat de Fran√ßois-Th√©odore Latouche, de grands travaux d'urbanisme sont entrepris : le pont des Carmes est reconstruit, l'am√©nagement des quais et du centre-ville est achev√©, le ¬ę boulevard du Centre ¬Ľ, actuel boulevard Latouche, est perc√©[D 2]. C'est en 1857 que la statue en bronze d'Henri IV, r√©alis√©e par le sculpteur Jean-Marie Bonnassieux, est √©rig√©e au centre de la place qui porte d√©sormais son nom[E 7]. En 1866, la commune de Sainte-Colombe est int√©gr√©e √† celle de La Fl√®che. Les Fl√©chois assistent √† l'arriv√©e du gaz pour l'√©clairage en 1869 et √† celle du t√©l√©phone en 1897. En 1901, le premier r√©seau de distribution d'eau potable est inaugur√©[74].

    Le chemin de fer arrive à La Flèche en 1871 avec l'ouverture de la ligne d'Aubigné et la construction de la gare. Au début du XXe siècle, la commune était une étoile ferroviaire, ce qui permit le développement du quartier de la gare sur la rive gauche du Loir. Les cinq branches de cette étoile, gérées par la compagnie de Paris à Orléans, se dirigeaient vers Sablé, La Suze, Aubigné, Angers et Baugé. Quelques années après l'arrivée du train, il fut décidé la construction de la ligne de tramway entre Cérans-Foulletourte et La Flèche afin d'établir une liaison directe entre Le Mans et la commune. Cette ligne fut mise en service le par la compagnie des Tramways de la Sarthe[A 1].

    La pr√©sence du Prytan√©e, qui comptait environ 400 √©l√®ves au d√©but du XXe si√®cle, et de la caserne de la Tour-d'Auvergne, inaugur√©e en 1877, donnaient √† la ville une vocation militaire. La caserne vit se succ√©der plusieurs bataillons, dont le 3e bataillon du 117e RI, en garnison de 1900 √† 1902, puis de 1907 jusqu'au d√©but de la Premi√®re Guerre mondiale.

    Reste du ch√Ęteau de La Fl√®che, gravure de Thomas Drake, 1856.

    Lors de la guerre franco-allemande de 1870, une ambulance est √©tablie au Prytan√©e afin de soigner les bless√©s. Elle accueille jusqu'√† 670 bless√©s √† la fin de l'ann√©e 1870[52]. L'arm√©e prussienne atteint La Fl√®che et Saint-Germain-du-Val le . Quelques combats ont lieu dans la r√©gion au cours des premiers jours de l'occupation, co√Ľtant notamment la vie d'un √©l√®ve du Prytan√©e[52].

    Le , le pr√©sident de la R√©publique √Čmile Loubet se rend √† La Fl√®che pour une visite officielle au cours de laquelle il d√©couvre le Prytan√©e, avant d'inaugurer le service de distribution d'eau potable de la ville[A 2].

    Peu apr√®s la mort de son propri√©taire √Čmile Bertron-Auger en 1906, le ch√Ęteau des Carmes est mis en vente[A 3]. Un marchand de biens en fait l'acquisition le , sous r√©serve de le r√©troc√©der √† la ville de La Fl√®che lorsque celle-ci en manifesterait le d√©sir[A 3]. En attendant l'acquisition effective du ch√Ęteau, les conseillers municipaux fl√©chois √©laborent plusieurs projets d'utilisation des nouveaux locaux, dont l'installation d'une √©cole publique de filles, ce que la pr√©fecture refuse[A 3]. L'accord concernant le rachat du ch√Ęteau des Carmes par la mairie est ratifi√© par les √©lus le . Il est alors d√©cid√© d'y transf√©rer les locaux de la mairie, qui √©taient jusqu'alors situ√©e dans l'ancienne Halle-au-Bl√©[A 3].

    √Čpoque contemporaine (1914 √† nos jours)

    Carte poste en noir et blanc pr√©sentant la place Henri IV au d√©but du XXe si√®cle : des marchandes des quatre-saisons devant la statue, les raisons sociales des magasins peintes sur les murs, un timbre oblit√©r√© en bas √† droite.
    La place Henri-IV au début du XXe siècle.

    Première Guerre mondiale

    Le dimanche , au lendemain de l'ordre de mobilisation g√©n√©rale, de nombreux Fl√©chois assist√®rent au d√©part par train sp√©cial du bataillon du 117e r√©giment d'infanterie en garnison √† la caserne de La Tour-d'Auvergne depuis 1907. Le docteur Ren√© Buquin, maire depuis 1912, est √©galement concern√© par la mobilisation de l‚Äôarm√©e fran√ßaise. Le commandant Andr√© assura d√®s lors les fonctions de maire par int√©rim[A 4]. Pendant les quatre ann√©es du conflit, La Fl√®che accueillit de nombreux r√©fugi√©s en provenance des r√©gions touch√©es par les combats. Plusieurs h√īpitaux temporaires furent √©galement mis en place √† destination des bless√©s revenant du front. La Premi√®re Guerre mondiale co√Ľta la vie √† 339 Fl√©chois[75]. Un monument aux morts fut dress√© en leur honneur et inaugur√© le 27 mai 1923 en pr√©sence du mar√©chal Foch[A 5].

    Entre-deux-guerres

    Le , le ch√Ęteau des Carmes, qui abritait l'h√ītel de ville, est ravag√© par un violent incendie. Il est reconstruit quelques ann√©es plus tard et les bureaux de la mairie y sont install√©s √† l'automne 1928[A 6]. La ville se modernise avec la poursuite des travaux d'adduction d'eau et l'installation de l'√©lectricit√© : les principales rues de la ville sont √©quip√©es au d√©but de l'ann√©e 1923.

    En 1921, les b√Ętiments d√©saffect√©s de la caserne de la Tour d'Auvergne sont annex√©s au Prytan√©e afin de faire face √† l'augmentation du nombre d'√©l√®ves au sein de l'√©cole militaire. Ces b√Ętiments sont renomm√©s ¬ę quartier Gallieni ¬Ľ en 1944[52].

    Le déclin du rail à La Flèche s'amorce dès les années 1930. La ligne de tramway Foulletourte-La Flèche est supprimée le , seulement dix-huit ans après sa mise en service ; en 1938, c'est le tour des lignes La Flèche-Aubigné, La Flèche-Sablé et La Flèche-Angers[A 7].

    Seconde Guerre mondiale

    Photographie en noir et blanc montrant le président René Coty (à gauche, en queue-de-pie) entouré d'officiels, civils et militaires, qui remet la Croix de guerre des TOE au drapeau du Prytanée (brodé de la devise Honneur et discipline) que lui tend un soldat.
    Le président René Coty remet la croix de guerre des TOE au drapeau du Prytanée national militaire en 1954.

    Le mercredi , les Allemands font leur entr√©e dans La Fl√®che et en organisent l'occupation d√®s le lendemain, en installant la kommandantur √† l'h√ītel de ville. Le , les soldats allemands du 615e r√©giment d'artillerie arrivent en garnison √† La Fl√®che, o√Ļ ils resteront onze mois. De nombreux immeubles sont r√©quisitionn√©s pour loger les occupants ou y installer leurs services : le foyer du soldat, le ¬ę Soldatenheim ¬Ľ, est install√© dans un immeuble de la Grande-Rue ; les bureaux de l'organisation Todt dont le quartier g√©n√©ral se situait au ch√Ęteau de Merv√©, sur la commune de Luch√©-Pring√©, sont install√©s rue Saint-Jacques. En , on d√©nombrait 364 prisonniers de guerre fl√©chois retenus en Allemagne. Le STO, organis√© par le R√©gime de Vichy apr√®s l‚Äô√©chec de la rel√®ve, requiert le d√©part de 56 Fl√©chois pour l'Allemagne en 1943[A 8].

    L'avanc√©e de l'arm√©e allemande oblige √©l√®ves et professeurs √† √©vacuer le Prytan√©e le pour s'installer provisoirement √† Billom, puis √† Valence[76]. En , le ¬ę Petit Prytan√©e ¬Ľ, qui regroupe les classes de la 6e √† la 1re, s'exile √† Brian√ßon. Le ¬ę Grand Prytan√©e ¬Ľ (classes pr√©paratoires) retrouve ses locaux fl√©chois en , tandis que le Petit Prytan√©e demeure √† Brian√ßon jusqu'en [76].

    La Flèche est la cible de plusieurs attaques aériennes de la part des Alliés à partir du mois de . Les infrastructures de transport sont particulièrement visées : la gare est ainsi bombardée les 8 et , puis le . Dans la soirée du , deux cheminots fléchois font dérailler un train dans la forêt du Mélinais, sur la ligne La Flèche-Saumur. Les Allemands quittent La Flèche dans la nuit du 7 au . La ville est définitivement libérée le par l'armée américaine[A 9].

    Les combats ne cessent pas immédiatement dans la région. Le , le sous-lieutenant Paul Favre, professeur-adjoint au Prytanée, meurt sous les balles allemandes au cours d'une opération organisée par le commandant Tête, médecin au Prytanée, accompagné de plusieurs FFI. Les résistants avaient été avertis que les Allemands se rassemblaient dans un bois situé à quelques kilomètres du bourg de Thorée-les-Pins pour y détruire des munitions.

    Le conseil municipal fléchois est suspendu le et remplacé par une délégation provisoire chargée des affaires communales. La délégation, composée de seize personnes, se réunit trois jours plus tard et choisit pour président le docteur Jean Lhoste, alors en déportation. La délégation provisoire gérera la ville durant huit mois, jusqu'aux élections municipales d'avril-[B 4].

    L'après-guerre

    En 1961, la municipalit√© fl√©choise fait l'acquisition des dix-sept hectares du domaine du ch√Ęteau de Bouchevereau, sur lesquels le minist√®re de l'√Čducation nationale fait √©difier une cit√© scolaire rassemblant divers √©tablissements. B√Ętie en plusieurs tranches durant six ann√©es, la cit√© scolaire de Bouchevereau est inaugur√©e par le ministre Edgar Faure le [F 6].

    Le , La Flèche poursuit son expansion territoriale, avec l'annexion des communes de Verron et Saint-Germain-du-Val, un siècle après Sainte-Colombe[B 2].

    La fermeture de la ligne La Flèche-Le Mans en [B 5] marque la fin du transport des voyageurs par voie ferroviaire à La Flèche. La construction d'une rocade au sud-ouest de la ville afin de désengorger le centre-ville est entreprise en 1982. Les travaux de la nouvelle voie, impliquant la construction d'un nouveau pont sur le Loir, le troisième de la ville, durent trois années. La rocade est inaugurée le sous le nom d'avenue Charles-de-Gaulle[B 6].

    À la fin du XXe siècle, La Flèche s'engage dans une politique de modernisation et d'embellissement de la ville. La municipalité lance de grands travaux d'urbanisme, avec notamment l'extension de la mairie entre 1993 et 1994, la construction de la gare routière en 1997, la rénovation de la Grande Rue en 1999 et celle de la place Henri IV l'année suivante, le fleurissement de la ville ou encore l'aménagement d'une base de loisir au bord du lac de la Monnerie en 2000[B 7]. Ces travaux d'aménagement urbain se sont poursuivis avec la rénovation des façades de l'église Saint-Thomas en 2010[77] puis les travaux de restauration de la Halle au Blé au cours de l'année 2012.

    Politique et administration

    Photographie pr√©sentant le b√Ętiment de la mairie : √† gauche, la partie moderne, sur pieux, raccord√©e √† un b√Ętiment carr√© au centre par une passerelle vitr√©e, √† droite la structure m√©tallique qui abrite le cloitre d'eau.
    Les b√Ętiments de la mairie de La Fl√®che.

    Situation administrative

    D'un point de vue administratif, La Flèche est une sous-préfecture du département de la Sarthe. Elle est associée avec douze autres communes au sein de la communauté de communes du Pays Fléchois, dont elle est le siège. La Flèche relève de la 3e circonscription législative de la Sarthe, dont le député est, depuis les élections de 2012[78], Guy-Michel Chauveau, également maire de la commune entre 1989 et 2020.

    Tendances politiques et résultats

    Les scrutins √† La Fl√®che favorisent le plus souvent la gauche, comme le laissent appara√ģtre les r√©sultats des derni√®res consultations. La municipalit√© est d'ailleurs g√©r√©e par la gauche depuis les √©lections municipales de 1959.

    À l'élection présidentielle de 2012[79], le taux de participation au premier tour était de 79,56 %, François Hollande (PS) obtenait 30,14 % des suffrages, devançant Nicolas Sarkozy (UMP) avec 28,29 %, Marine Le Pen (FN) avec 16,50 % et François Bayrou (MoDem) avec 9,62 %. Le résultat du second tour confirmait celui du premier, François Hollande arrivant une nouvelle fois en tête (51,94 %) devant Nicolas Sarkozy (48,06 %), pour un taux de participation relativement stable (79,95 %).

    Aux élections législatives de 2012[80], Guy-Michel Chauveau (DVG), également maire de La Flèche, arriva en tête au premier tour avec 46,58 % des voix, devant la député sortante Béatrice Pavy (UMP) avec 29,09 %. Le second tour confirma cette tendance, Guy-Michel Chauveau devançant Béatrice Pavy (56,76 % contre 43,24 %) comme sur l'ensemble de la circonscription.

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au dernier recensement √©tant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[106].

    Depuis les √©lections municipales de 2020, vingt-huit si√®ges sont pourvus par les √©lus de la liste ¬ę La Fl√®che Territoire de Projets ¬Ľ, qui a recueilli 69,92 % des suffrages au premier tour[107]. Le groupe d'opposition ¬ę Ensemble pour le renouveau de La Fl√®che ¬Ľ, men√©e par le candidat Christophe BEAUP√ąRE compte cinq √©lus[107].

    ListePrésidentEffectifStatut
    ¬ę La Fl√®che Territoire de Projets ¬ĽNadine GRELET-CERTENAIS28majorit√©
    ¬ę Ensemble pour le renouveau de La Fl√®che ¬ĽChristophe BEAUP√ąRE5opposition

    Liste des maires

    Depuis 1945, seulement six maires ont été élus à La Flèche :

    Liste des maires successifs
    P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
    1945 Fernand Guillot[B 8] SFIO puis DVG Professeur de mathématiques, conseiller général du canton de La Flèche (1945 → 1982)
    Jean de Montgascon[B 9] MRP Exploitant forestier et agricole, sénateur de la Sarthe (1946 → 1948)
    Fernand Guillot[B 10] SFIO puis DVG Professeur de mathématiques, conseiller général du canton de La Flèche (1945 → 1982)
    Jean Virlogeux[B 11] PS puis PSD Professeur de géographie
    mai 2020 Guy-Michel Chauveau[B 12] - [108] PS Enseignant, député de la 3e circonscription de la Sarthe (1981 → 1993 ; 1997 → 2002 puis 2012 → 2017), conseiller général du canton de La Flèche (2008 → 2012)
    En cours Nadine Grelet-Certenais[109] PS Sénatrice de la Sarthe (2017-2020)
    Conseillère départementale de la Sarthe (2012 → 2017)

    Instances judiciaires

    La Flèche possède un tribunal d'instance, situé à proximité de l'église Saint-Thomas, et dépend du tribunal de grande instance du Mans et de la cour d'appel d'Angers[110]. Elle dépend par ailleurs du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes du Mans, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Nantes[111].

    Agenda 21

    La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[112]. Les premières actions de l'agenda 21 local ont été mises en place dès 2013[C 7].

    Environnement

    La municipalit√© vise √† r√©duire ses consommations √©nerg√©tiques, notamment dans le domaine de l'√©clairage public avec la mise en place d'ampoules basse-consommation, l'allumage d'un seul r√©verb√®re sur deux la nuit en centre-ville et la suppression de l'√©clairage nocturne dans certains quartiers[C 8]. La commune a fait le choix de la construction de b√Ętiments basse consommation (BBC) pour la r√©alisation de grands projets tels que le centre d'h√©bergement de la Monnerie, et s'est engag√©e √† supprimer les traitements phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts et des cimeti√®res en favorisant l'emploi du d√©sherbage thermique, √† vapeur ou manuel[C 8]. Les services techniques de la ville sont √©quip√©s de v√©hicules roulant au gaz naturel.

    La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de la communauté de communes du Pays Fléchois. Des circuits de collecte des déchets ont été mis en place ainsi que des points de collecte dans différents lieux de la ville. Les Fléchois disposent par ailleurs de deux déchèteries, situées sur les communes de Crosmières et Thorée-les-Pins[C 9]. Les déchets des conteneurs et des sacs jaunes (plastique, métal) et bleus (papiers, cartons) sont transférés au centre de tri de Tiercé (Maine-et-Loire) avant d'être envoyés dans des centres de valorisation et de recyclage. Les déchets ménagers sont quant à eux transférés vers l’incinérateur de Lasse (Maine-et-Loire)[113]. La qualité du ramassage des ordures de la communauté de communes a été reconnue en 2010 par le label QualiTri, délivré par l'ADEME[114].

    Par ailleurs, l'ensemble des communaut√©s de communes qui forment le Pays Vall√©e du Loir se sont engag√©es dans une dynamique de d√©veloppement durable avec l'√©tablissement d'un plan d√©cennal de d√©veloppement durable (P3D) qui d√©finit un ensemble de 45 actions √† mener dans le cadre d'une politique plus respectueuse de l'environnement[C 10].

    La Fl√®che est √©galement associ√©e √† des projets de protection de sites naturels. Elle participe au projet Natura 2000 avec le site ¬ę Vall√©e du Loir de Vaas √† Bazouges et abords ¬Ľ qui regroupe quinze communes[115]. Par ailleurs, dix zones naturelles d'int√©r√™t √©cologique faunistique et floristique (ZNIEFF) sont recens√©es sur le territoire de la commune[116].

    Parcs et espaces verts

    La commune compte pr√®s de 65 ha d'espaces verts, dont le jardin des Carmes, et 5 000 arbres[C 11]. Dans son palmar√®s 2012, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribu√© trois fleurs √† la commune au Concours des villes et villages fleuris[117]. Toutes les plantes et fleurs utilis√©es pour garnir les massifs sont issues des serres municipales. Le projet de fleurissement couvre tous les quartiers de la ville et suit les quatre saisons. Pour prot√©ger les espaces verts, la ville a adopt√© une charte au cours de l'ann√©e 2012[C 11].

    Jumelages

    Par ailleurs, La Fl√®che est depuis 1944, √† la fin de la Seconde Guerre mondiale, la marraine de guerre de Thury-Harcourt (1 825 habitants), d√©truite par les bombardements √† la suite du d√©barquement alli√© en Normandie (Calvados).

    Population et société

    √Čvolution d√©mographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[120] - [Note 4].

    En 2020, la commune comptait 15 078 habitants[Note 5], en augmentation de 0,35 % par rapport √† 2014 (Sarthe : ‚ąí0,31 %, France hors Mayotte : +1,9 %). Le maximum de la population a √©t√© atteint en 2008 avec 15 359 habitants.

    La forte hausse de la population enregistr√©e entre 1861 et 1866 s'explique par le rattachement de la commune de Sainte-Colombe √† celle de La Fl√®che cette m√™me ann√©e, Sainte-Colombe comptant 2 411 habitants au recensement de 1861[121]. De m√™me, la forte augmentation constat√©e entre les recensements de 1962 et 1968 s'explique par le rattachement des communes de Verron et de Saint-Germain-du-Val √† celle de La Fl√®che en 1965. Verron apporta 539 habitants √† la population fl√©choise, tandis que Saint-Germain-du-Val en apporta 914[B 2].

    √Čvolution de la population [‚Äämodifier‚Ää]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    4 8975 0995 0985 3876 4216 4407 0096 8317 048
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    7 1477 0779 2929 3419 4059 4249 84110 24910 477
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    10 51910 66310 8309 5229 84210 11510 10111 29311 275
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    11 09213 76814 51614 75214 95315 24115 32115 10815 163
    2020 - - - - - - - -
    15 078--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[122] puis Insee à partir de 2006[123].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des √Ęges

    En 2018, le taux de personnes d'un √Ęge inf√©rieur √† 30 ans s'√©l√®ve √† 33,1 %, soit en dessous de la moyenne d√©partementale (34,6 %). √Ä l'inverse, le taux de personnes d'√Ęge sup√©rieur √† 60 ans est de 31,5 % la m√™me ann√©e, alors qu'il est de 28,2 % au niveau d√©partemental.

    En 2018, la commune comptait 7 186 hommes pour 7 716 femmes, soit un taux de 51,78 % de femmes, l√©g√®rement sup√©rieur au taux d√©partemental (51,34 %).

    Les pyramides des √Ęges de la commune et du d√©partement s'√©tablissent comme suit.

    Pyramide des √Ęges de la commune en 2018 en pourcentage[124]
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    1,0
    90 ou +
    2,8
    8,5
    75-89 ans
    13,4
    18,3
    60-74 ans
    18,9
    21,2
    45-59 ans
    21,6
    14,4
    30-44 ans
    13,6
    19,6
    15-29 ans
    15,3
    17,0
    0-14 ans
    14,5
    Pyramide des √Ęges du d√©partement de la Sarthe en 2018 en pourcentage[125]
    HommesClasse d‚Äô√ĘgeFemmes
    0,9
    90 ou +
    2,1
    7,6
    75-89 ans
    10,6
    17,3
    60-74 ans
    17,9
    20,3
    45-59 ans
    19,6
    17,6
    30-44 ans
    16,9
    17,2
    15-29 ans
    15,5
    19,1
    0-14 ans
    17,3

    Les ménages

    En 2009, la commune comptait 6 836 m√©nages[G 1], de un √† six individus, voire plus. La part des m√©nages d'une √† deux personnes est plus importante √† La Fl√®che que dans la moyenne nationale (73,7 % contre 66,7 %). Voici ci-dessous, les donn√©es en pourcentage de la r√©partition de ces m√©nages par rapport au nombre total de m√©nages.

    Les Ménages
    Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
    La Flèche 36,3 % 37,4 % 11,5 % 9,1 % 4,1 % 1,5 %
    France métropolitaine 33,7 % 33,0 % 14,6 % 12,3 % 4,6 % 1,7 %
    Sources des données[126]:'[127]

    Enseignement

    Photographie pr√©sentant une cour d'√©cole arbor√©e. Au fond √† gauche, un pr√©au. √Ä droite un b√Ętiment de deux √©tages (dont un mansard√©) sur rez-de-chauss√©e sur√©lev√©, avec un perron de 4 marches devant les portes vitr√©es.
    La cour de l'école primaire René-Descartes.

    La Flèche est située dans l'académie de Nantes.

    La commune administre neuf √©coles maternelles ou √©l√©mentaires : d'Estournelles-de-Constant, Henri-Dunant, Pape-Carpantier, Andr√©-Fertr√©, Lazare-de-Ba√Įf, L√©o-Delibes, Descartes, Jules-Ferry, Pasteur[C 12]. Les Fl√©chois disposent de deux coll√®ges, Petit Versailles et le Vieux Ch√™ne, et de deux lyc√©es, le lyc√©e polyvalent d'Estournelles-de-Constant, qui inclut une section d'enseignement professionnel (lyc√©e Amp√®re) : ils constituent la cit√© scolaire Bouchevreau, et le Prytan√©e national militaire, un des six lyc√©es de la d√©fense fran√ßais[128]. La commune compte √©galement plusieurs √©tablissements priv√©s : deux √©coles primaires (Sacr√©-CŇďur - Saint Jacques et Sainte-Colombe - Gu√©roncin), ainsi que le coll√®ge-lyc√©e Notre-Dame[129].

    Manifestations culturelles et festivités

    Photographie de 3 comédiens dans la rue : celle de gauche tient un accordéon, celui de droite une contrebasse (sur roulettes). Le public est assis ou debout derrière.
    Une représentation lors du festival des Affranchis en 2009.

    Fond√©e en 1970, ¬ę Le Carroi ¬Ľ est une association subventionn√©e et missionn√©e par la municipalit√© fl√©choise charg√©e de l'animation culturelle de la ville. Le Carroi propose une cinquantaine d'activit√©s et organise de nombreuses manifestations comme le festival Les Affranchis ou les Vendredis Musicaux ainsi que des expositions[130].

    Le festival Les Affranchis a lieu chaque ann√©e √† La Fl√®che. Cr√©√© en 1993, il se d√©roule le deuxi√®me week-end de juillet et rassemble des compagnies de th√©√Ętre et des arts de la rue. Les spectacles sont organis√©s dans diff√©rents lieux de la ville : places, cours d'√©cole, impasse, spectacles itin√©rants[C 13]. Les Vendredis musicaux donnent lieu chaque √©t√© √† une s√©rie de concerts le vendredi soir sur la place Henri-IV. La ville accueille √©galement des concerts de musique classiques dans le cadre des concerts en r√©gions de la Folle Journ√©e, festival qui se d√©roule chaque ann√©e √† Nantes depuis 1995[C 14].

    Un salon du mariage, dont la 15e √©dition s'est tenue en 2012[131], est organis√© √† l'automne par l'association des commer√ßants fl√©chois. Dans le cadre des festivit√©s de No√ęl, cette m√™me association met en place une patinoire synth√©tique sur la place Henri-IV depuis 2010.

    La Fête des vendanges se tient chaque année au mois de septembre. La foire exposition est organisée en avril à la Pépinière et regroupe une centaine d'exposants[C 15]. Une fête foraine, la foire des Cendres, se déroule en février-mars durant deux semaines.

    Santé

    La Flèche dispose d'une offre de soins complète. On y trouve treize médecins généralistes et de nombreux spécialistes, dentistes, kinésithérapeutes ou ostéopathes, ainsi qu'un laboratoire d'analyses médicales et sept pharmacies[C 16]. La commune s'est dotée en d'une Maison de santé qui concentre plusieurs généralistes, des infirmières, un gynécologue-obstétricien ainsi qu'une sage-femme[132]. Depuis , la maison de santé fléchoise accueille de nouveaux spécialistes[133]. La Flèche accueille également un centre de médecine du travail[134].

    Les Fl√©chois b√©n√©ficient des services du P√īle Sant√© Sarthe et Loir, situ√© sur la commune du Bailleul et n√© en 2007 de la fusion des centres hospitaliers de La Fl√®che et Sabl√©-sur-Sarthe. Cet √©tablissement offre 276 places et lits[135]. Le palmar√®s 2011 des ¬ę h√īpitaux les plus s√Ľrs ¬Ľ place le P√īle Sant√© Sarthe et Loir au 8e rang national pour les centres hospitaliers de moins de 300 lits[136].

    L'√©tablissement d'h√©bergement pour personnes √Ęg√©es d√©pendantes (EHPAD) de La Fl√®che, composante du P√īle Sant√© Sarthe et Loir, offre une capacit√© de 138 lits organis√© en trois r√©sidences[137]. Il est dot√© d'un p√īle d'activit√© et de soins adapt√©s (PASA) et propose √©galement un accueil de jour pour les personnes atteintes de d√©mence et de pathologies de la m√©moire[138]. La Fl√®che accueille √©galement un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et un institut de formation des aides soignants (IFAS), d√©pendant tous les deux du P√īle Sant√© Sarthe et Loir[135]. Ces deux instituts sont situ√©s dans les locaux de l'ancien h√īpital de La Fl√®che[139].

    √Čtablissements culturels

    Photographie d'un b√Ętiment aux hauts murs blancs aux ar√™tes de brique. Sur la fa√ßade visible √† gauche, un arc de brique, surbaiss√© et vitr√©, laisse voir un escalier. Sur un mur √† droite, les lettres COPPELIA, verticales, en majuscules.
    La salle Coppélia de La Flèche.

    La salle Copp√©lia, inaugur√©e en , est la plus grande salle de spectacle fl√©choise avec ses 750 places assises[C 17]. Elle fut ainsi baptis√©e par la municipalit√© en hommage au ballet Copp√©lia, ou la Fille aux yeux d'√©mail du compositeur fl√©chois L√©o Delibes[B 13].

    Situ√© au premier √©tage de la Halle, le th√©√Ętre de la Halle-au-Bl√©, surnomm√© ¬ę La Bonbonni√®re[140] ¬Ľ, est un petit th√©√Ętre √† l'italienne am√©nag√© suivant les plans de l'architecte Pierre-F√©lix Delarue. Il compte 135 places assises[C 17] et se compose d'un parterre en h√©micycle surmont√© de deux balcons superpos√©s. Les d√©cors de la salle et de la coupole furent r√©alis√©s par le Fl√©chois Adrien-Louis Lusson, architecte et d√©corateur[C 6]. Ferm√© au public en septembre 1947 √† cause de sa v√©tust√©, le th√©√Ętre est enti√®rement restaur√© et inaugur√© le [B 14]. √Ä cette occasion, la municipalit√© d√©cide de le rebaptiser ¬ę Th√©√Ętre de la Halle au Bl√© ¬Ľ. Il accueille de nombreux spectacles au cours de la saison culturelle, principalement des repr√©sentations th√©√Ętrales.

    Le cin√©ma ¬ę Le Kid ¬Ľ, inaugur√© en 1984 dans les locaux de l'ancien cin√©ma l'Eden[B 15], b√©n√©ficie d'un classement Art et Essai. Il est √©quip√© de deux salles de projection num√©rique et 3D, comptant respectivement 158 et 81 places[C 17]. La biblioth√®que municipale Jacques Termeau met √† disposition un fonds de 50 000 ouvrages[C 17]. Une ludoth√®que est ouverte aux adultes et aux enfants √† partir de 6 ans, avec une collection de 500 jeux de soci√©t√©. Enfin, l'√©cole municipale de musique, situ√©e dans la cour de l'√©cole Descartes, accueille plus de 300 √©l√®ves[C 17].

    Sports

    Photographie présentant le complexe sportif de la Monnerie.
    Le complexe sportif de la Monnerie.
    Photographie représentant les joueurs du Racing Club Fléchois en rouge et blanc lors d'une rencontre de championnat au stade Montréal.
    Les joueurs du Racing Club Fléchois (en rouge et blanc) au stade Montréal.

    En d√©cembre 2017, La Fl√®che re√ßoit le label ¬ę Ville sportive ¬Ľ, d√©cern√© par le Comit√© r√©gional olympique et sportif des Pays de la Loire, et ce pour une dur√©e de deux ans, dans la cat√©gorie des villes de plus de 15 000 habitants[141]. La commune compte cinquante-cinq clubs ou associations sportives[C 18]. La boule de fort, sport traditionnel angevin, est pratiqu√©e √† La Fl√®che comme dans les autres communes de l'ancienne province de l'Anjou[142].

    Le stade Montréal, principal stade de la ville, accueille les matchs de l'équipe de football locale, le Racing Club Fléchois, qui évolue dans le groupe Pays de la Loire du National 3 pour la saison 2017-2018[143]. Le club s'est qualifié pour les 32e de finale de la Coupe de France à trois reprises au cours de son histoire (en 1996, 2002 et 2005). Deux autres stades sont implantés à La Flèche : le stade de la Pépinière, qui comprend trois terrains de football ainsi qu'un terrain de rugby, et le stade Bouchevreau, ceint par une piste synthétique et qui accueille des compétitions d'athlétisme[C 19].

    Le complexe sportif de la Monnerie est un espace multisport qui permet la pratique de différents sports comme le basket-ball, le handball, le volley-ball, le badminton, le tennis de table, le tir à l'arc, l'escalade, l'athlétisme en salle ou encore des activités de danse et de remise en forme. La commune dispose de trois autres gymnases : le complexe sportif du Petit-Versailles, le gymnase du Québec et le gymnase Montréal[C 19].

    Le centre aquatique L'√él√©bulle, inaugur√© en 2010[144] se compose d'un bassin sportif de 25 m, d'un espace ludique de 210 m2 et d'un espace forme de 150 m2[C 20]. La ville compte √©galement deux complexes tennistiques (en salle et en ext√©rieur), d'un boulodrome, d'un skatepark, d'un stand de tir √† l'arc, d'une base de cano√ę-kayak ainsi que d'un bassin de slalom, d'une piste de motocross et d'un a√©rodrome[C 19]. La base de loisirs de la Monnerie permet, outre la baignade, la pratique de la voile, du roller, de la course √† pied et de la course d'orientation[C 19]. La Fl√®che est dot√©e depuis d'un Centre d'h√©bergement √©ducatif et sportif (CHES), ¬ę Les berges de la Monnerie ¬Ľ, √©quip√© de 73 places r√©parties en 36 chambres dont certaines sont adapt√©es aux personnes √† mobilit√© r√©duite[C 21].

    Médias

    La commune √©dite un magazine mensuel d'informations locales, En Fl√®che, distribu√© √† tous les Fl√©chois. Il est √©galement possible de le consulter sur le site de la ville[C 22]. La municipalit√© met √† disposition des malvoyants et des non-voyants une √©dition au format MP3 enregistr√©e par l'association fl√©choise ¬ę Les donneurs de voix ¬Ľ. En 2012, La Fl√®che a re√ßu le label ¬ę Ville Internet @@ ¬Ľ[145].

    Les Nouvelles - L'√Čcho Fl√©chois est un journal hebdomadaire qui fait partie du groupe Publihebdos[146]. En 2011, ce journal √©tait diffus√© √† environ 8 000 exemplaires[147]. Le Hic, hebdomadaire de petites annonces, propose une √©dition locale (Sabl√©-La Fl√®che) diffus√©e gratuitement[148]. Les quotidiens Ouest-France et Le Maine libre disposent de locaux dans la commune et diffusent une √©dition locale sp√©cifique au pays fl√©chois.

    Les Fléchois reçoivent, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de France Bleu Maine, radio locale de service public, depuis le [149]. La radio locale Radio Prévert diffuse également sur La Flèche depuis 2011.

    La Fl√®che est couverte par les programmes de France 3 Pays de la Loire ainsi que de la cha√ģne locale LMTV.

    Depuis , un nouveau m√©dia est apparu en territoire fl√©chois, avec un mensuel nomm√© C√īt√© La Fl√®che. Traitant des sorties et loisirs, il propose un agenda complet des activit√©s √† faire dans le mois √† venir. √Čmanation des Nouvelles - L'Echo Fl√©chois, il appartient √©galement au groupe Publihebdos.

    Cultes

    Le doyenné de La Flèche, rattaché au diocèse du Mans[150], comprend cinq paroisses dont celles de La Flèche et de Saint-Germain-du-Val[151]. Les Fléchois disposent de plusieurs lieux de cultes catholiques : l'église Saint-Thomas de La Flèche, l'église Sainte-Colombe, l'église de Saint-Germain-du-Val, l'église de Verron, la chapelle de la Providence et la chapelle Notre-Dame-des-Vertus.

    L'église Saint-Louis du Prytanée national militaire est un lieu de culte de la paroisse dépendant du diocèse aux Armées françaises[152].

    √Čconomie

    Revenus de la population

    En 2010, le revenu fiscal m√©dian par m√©nage √©tait de 24 278 ‚ā¨, ce qui pla√ßait La Fl√®che au 24 405e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 m√©nages en m√©tropole[153]. 47,9 % des foyers fiscaux √©taient imposables, ce qui est inf√©rieur √† la moyenne d√©partementale (52,9 %).

    Comparatif des revenus en 2009[154].
    Revenus moyens par ménage Revenu médian Proportion de foyers imposables
    La Fl√®che 19 926 ‚ā¨17 369 ‚ā¨47,9 %
    Sarthe 21 256 ‚ā¨17 973 ‚ā¨52,9 %
    Moyenne nationale 23 433 ‚ā¨18 749 ‚ā¨54,3 %

    Emploi

    En 2009, la population √Ęg√©e de 15 √† 64 ans s'√©levait √† 9 519 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,4 % d'actifs dont 60,3 % ayant un emploi et 9,1 % de ch√īmeurs[G 5].

    On comptait 7 536 emplois dans la zone d'emploi, contre 7 227 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi r√©sidant dans la commune √©tant de 5 784, l‚Äôindicateur de concentration d'emploi est de 130,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre 1,3 emploi pour chaque habitant actif[G 6].

    Secteurs d’activité

    La mission économique de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui vise à favoriser le développement du tissu économique local, a été mise en place en [C 23].

    Au , La Fl√®che comptait 1 082 √©tablissements : 73 dans l‚Äôagriculture-sylviculture-p√™che, 89 dans l'industrie, 63 dans la construction, 686 dans le commerce-transports-services divers et 171 √©taient relatifs au secteur administratif[G 7]. Parmi ces √©tablissements, 575 n'ont aucun salari√© (51,7 %), tandis que 106 ont dix salari√©s ou plus (10,4 %)[G 7]. En 2011, 91 entreprises ont √©t√© cr√©√©es √† La Fl√®che, principalement dans le secteur du commerce et des services divers (70,3 %)[G 8]. Parmi les entreprises cr√©√©es, 62 l'ont √©t√© par des auto-entrepreneurs[G 9].

    Cinq zones d'activit√©s sont implant√©es dans le Pays Fl√©chois, dont trois sur le territoire communal : le parc d'activit√©s de l'Esp√©rance et le parc d'activit√©s de La Jal√®tre, tous deux situ√©s √† l'ouest en direction de Sabl√©-sur-Sarthe, ainsi que le parc d'activit√©s de la Monnerie autour de la D323 en direction du Mans[155]. Parmi les principales entreprises fl√©choises, plusieurs sont leaders dans leur domaine, notamment dans le secteur industriel[156]. La soci√©t√© Hannecard[157] est leader en France dans la fabrication de rouleaux garnis de caoutchouc ou de polyur√©thanes et la protection de surfaces[156]. L'imprimerie Brodard et Taupin, fond√©e en 1824, imprime et con√ßoit 45 millions de livres par an, dont la plupart au format poche[158]. L'usine Ardagh MP West France, qui compte plus de 500 salari√©s[159], est sp√©cialis√©e dans la fabrication et l'impression d'emballages m√©tallis√©s l√©gers. Les proc√©d√©s de fabrication sont mis au point par le centre de recherche du groupe, situ√© sur la commune voisine de Crosmi√®res[156].

    Comme dans de nombreuses agglomérations, des zones commerciales sont apparues en périphérie de la ville. La plus importante d'entre elles s'est développée autour du centre commercial E.Leclerc, situé en bordure de la route départementale D323 en direction du Mans. On y retrouve de grandes enseignes du sport, de l'habillement, de l'équipement de la maison, de réparation automobile ou de jouets, ainsi qu'une enseigne de hard-discount et plusieurs établissements de restauration rapide ou de loisirs. D'autres zones commerciales se sont développées à l'ouest de la ville, elles concentrent principalement des enseignes de distribution et de bricolage. Le centre-ville, et notamment la Grande-Rue, concentre également de nombreuses enseignes commerciales, principalement d'habillement.

    Le marché de La Flèche a lieu tous les mercredis matin sur les rives du Loir et la place de la Libération. Il réunit 200 exposants chaque semaine et se place au deuxième rang des marchés sarthois. Un autre marché, plus modeste et exclusivement alimentaire, se tient tous les dimanches sur la place du Marché-au-Blé[C 24].

    Tourisme

    Situ√©e au sein de la Vall√©e du Loir, qui b√©n√©ficie du label pays d'art et d'histoire depuis 2006[160] - [C 25], La Fl√®che est membre de l'association Les Plus Beaux D√©tours de France[161]. La commune poss√®de un secteur touristique relativement d√©velopp√© gr√Ęce √† son patrimoine historique, sa base de loisirs et son zoo, troisi√®me site touristique de la r√©gion Pays de la Loire en nombre de visiteurs en 2018[162]. Un camping est situ√© au sud de la commune, en bord du Loir. L'offre h√īteli√®re se compose de cinq √©tablissements, dont deux h√ītels class√©s trois √©toiles, pour une capacit√© totale de 104 chambres[G 10].

    Culture locale et patrimoine

    La commune possède sept monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[163] et 140 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[164].

    Elle poss√®de par ailleurs 81 objets r√©pertori√©s √† l'inventaire des monuments historiques[165] et 473 objets r√©pertori√©s √† l'inventaire g√©n√©ral du patrimoine culturel[166].

    La commune est membre du réseau Pays d'art et d'histoire[160].

    Prytanée national militaire

    Photographie pr√©sentant un grand b√Ętiment en U √† 3 niveaux et toit d'ardoise. Au fond, au bout d'une all√©e sabl√©e encadr√©e de pelouses et de massifs de fleurs, l'entr√©e surmont√©e d'un fronton sculpt√© √† colonnes.
    Le Prytanée national militaire de La Flèche (cour d'Austerlitz).

    En 1603, le roi Henri IV c√®de son ¬ę Ch√Ęteau-Neuf ¬Ľ de La Fl√®che, une importante maison de famille que sa grand-m√®re Fran√ßoise d'Alen√ßon avait fait b√Ętir en 1540, pour y √©tablir le ¬ę Coll√®ge royal Henri-le-Grand ¬Ľ[C 26]. Le roi en confie la cr√©ation aux j√©suites. Devenu ¬ę Prytan√©e militaire ¬Ľ en 1808 sous l'impulsion de l'empereur Napol√©on Ier, il abrite aujourd'hui dans ses murs l'un des six lyc√©es militaires de France, appel√©s lyc√©es de la d√©fense depuis 2006. L'ensemble des b√Ętiments du Prytan√©e sont successivement class√©s aux monuments historiques depuis 1919[167].

    D'architecture classique, le Prytanée se présente sous la forme de trois grandes cours successives que domine l'imposante stature de l'église Saint-Louis, dont la construction débute en 1607. Les travaux ont suivi un plan élaboré par Louis Métezeau, architecte du roi de France, avec des cours en enfilade, à peu près de même grandeur. L'église est achevée en 1621, et l'ensemble des travaux s'achèvent en 1655 par la construction de la porte d'honneur, avec sur le fronton, le buste d'Henri IV[C 26].

    Ch√Ęteau des Carmes

    Photographie présentant un déambulatoire quadrangulaire dallé recouvert d'une structure métallique légère supportant une verrière.
    Le ¬ę clo√ģtre d'eau ¬Ľ du ch√Ęteau des Carmes, liens entre les divers b√Ętiments de la mairie.

    Situ√© au milieu du Loir, le ch√Ęteau des Carmes est le premier ch√Ęteau fl√©chois. Au XIe si√®cle, c'est une forteresse compos√©e d'un simple donjon et d'un pont-levis qui d√©fend le lieu de passage que constitue le gu√© √† cet endroit. Jean de Beaugency, premier seigneur de La Fl√®che, est √† l'origine de sa construction, et son fils H√©lie, futur comte du Maine, le fait agrandir et renforcer vers la fin du XIe si√®cle[E 8]. Pendant la guerre de Cent Ans, le ch√Ęteau est plusieurs fois assi√©g√© et incendi√© par les Anglais. Reconstruit √† nouveau vers 1450, il dresse encore les vestiges du donjon de cette p√©riode (trace des fl√®ches du pont-levis et des m√Ęchicoulis). En 1620, Louis XIII en fait don aux Carmes √©tablis en ville qui le transforment enti√®rement[168]. Le b√Ętiment principal et le clo√ģtre datent de cette p√©riode[E 8]. √Ä la R√©volution, il est mis en vente comme bien national et devient propri√©t√© priv√©e de la famille Bertron-Auger qui le transforme √† nouveau[E 8].

    La municipalit√© en fait l'acquisition en 1909 pour y √©tablir la mairie. Ravag√© par un incendie en , le ch√Ęteau des Carmes est reconstruit dans les ann√©es qui suivent. Les bureaux de la mairie y sont de nouveau install√©s en . Depuis 1994, date de la construction des nouveaux b√Ętiments de l'h√ītel de ville[C 27], le ch√Ęteau est en partie utilis√© pour diverses r√©ceptions et manifestations ; il contient la salle des mariages de la ville de La Fl√®che, mais aussi deux salles d'expositions temporaires[C 28].

    Le moulin de la Bruère

    En 1096, le seigneur de Sainte-Colombe accorde aux moines du prieuré de ce même lieu la construction d'un moulin et d'une écluse sur le Loir. Au XVIIe siècle, le moulin devient la propriété de Guillaume Fouquet de la Varenne, seigneur de La Flèche, avant d'être vendu comme bien national en 1813. Des trois moulins que comptait La Bruère à cette époque, deux sont abandonnés vers 1900, il ne subsiste alors que le moulin en rive[169].

    Le moulin de la Bru√®re conna√ģt des productions vari√©es au fil des si√®cles. Depuis le d√©but du XXe si√®cle, il produit de l'√©lectricit√© pour les besoins du meunier et de la glace √† rafra√ģchir[169]. Il cesse de fonctionner en 1992. La municipalit√© en fait alors l'acquisition et confie sa gestion √† l'association ¬ę Les Amis du moulin de la Bru√®re ¬Ľ, charg√©e de la r√©novation et du maintien de l'activit√© sur le site[B 16]. Le moulin de la Bru√®re est le dernier moulin de France √† produire de la glace[169].

    L'h√īpital de la Fl√®che, ancien ¬ę monast√®re de la Visitation ¬Ľ

    Photographie pr√©sentant un angle du jardin du clo√ģtre, dans un b√Ętiment √† 2 niveaux de fen√™tres et un toit en ardoise. Les fen√™tres du rez-de-chauss√©e sont encadr√©es d'arcs surmont√©s d'angelots en cl√©s de vo√Ľte. Au premier √©tage, sont visibles aux deux fen√™tres de gauche deux mannequins en habits de religieuses.
    Le clo√ģtre de l'h√īpital de La Fl√®che, ancien monast√®re de la Visitation.

    En , six Visitandines du couvent de Nantes s'installent √† La Fl√®che. La construction du monast√®re de la Visitation de La Fl√®che d√©bute en 1650. Les travaux sont confi√©s √† Charles Cesvet, architecte originaire du Lude, qui se consacre aux ailes est et sud du clo√ģtre, tandis que les ailes ouest et nord sont √©lev√©es par Pierre Ricoss√© de la Bri√®re √† partir de 1679. √Ä la R√©volution, le monast√®re est ferm√©, puis en 1802 les sŇďurs hospitali√®res de Saint-Joseph de La Fl√®che y installent un h√īpital. L'√©difice subit quelques transformations au cours du XIXe si√®cle, c'est √† cette √©poque qu'une chapelle est construite dans l'aile occidentale du b√Ętiment, en 1837[170]. La restauration du clo√ģtre de l'h√īpital est achev√©e au printemps 1979[171]. L'ensemble de l'√©difice est inscrit aux monuments historiques depuis le [172].

    Autres monuments

    Photographie d'un b√Ętiment d'un √©tage sur rez-de-chauss√©e √† sept hautes arcades ferm√©es par des grilles en fer. La partie centrale, surmont√©e d'un fronton triangulaire, est en l√©g√®re avanc√©e.
    Les halles de La Fl√®che, apr√®s r√©novation, abritant le Petit Th√©√Ętre.
    Photographie d'un petit b√Ętiment carr√© d'un √©tage au toit en forme de bulbe surmont√© d'un clocheton.
    Le pavillon Fouquet de la Varenne.

    La place Henri-IV, autrefois nommée place du Pilori sous l'Ancien Régime, est la plus ancienne des places fléchoises[E 9]. Depuis 1857, elle accueille en son centre une fontaine monumentale[173] surmontée d'une statue en bronze représentant Henri IV et réalisée par le sculpteur Jean-Marie Bonnassieux[174].

    La Halle-au-Bl√© de La Fl√®che est inscrite aux monuments historiques depuis 1987[175]. Des halles en bois existaient √† La Fl√®che depuis le Moyen √āge. Celles-ci sont reb√Ęties en pierre en 1737 puis agrandies en 1772 afin d'accueillir l'h√ītel de ville. En 1839, un petit th√©√Ętre √† l'italienne est am√©nag√© au premier √©tage[C 6]. La Halle-au-Bl√© a subi d'importants travaux de r√©novation, entra√ģnant une nouvelle inauguration en [176].

    L'ancien H√ītel-Dieu de La Fl√®che est install√© en 1638, sous la direction de J√©r√īme Le Royer de La Dauversi√®re, √† proximit√© de l'√©glise Saint-Thomas[E 6]. Les sŇďurs hospitali√®res en sont expuls√©es en 1793, pendant la R√©volution. Le lieu est alors transform√© en gendarmerie, en tribunal et en prison[C 29]. En 1933, la maison d'arr√™t de La Fl√®che est supprim√©e par d√©cret pr√©sidentiel et les d√©tenus sont transf√©r√©s au Mans[C 29]. Entre 1937 et 1939, les locaux sont occup√©s par des r√©fugi√©s espagnols fuyant la guerre civile. R√©tablie pendant la Seconde Guerre mondiale, la prison fl√©choise est d√©finitivement supprim√©e en 1953[C 29]. Au cours de travaux de r√©habilitation, l'escalier magistral de l'ancien H√ītel-Dieu, qui avait √©t√© emmur√© et oubli√©, est red√©couvert. L'escalier en ch√™ne est offert √† la ville de Montr√©al en symbole de la longue alliance entre les deux villes puis est install√© mus√©e des Hospitali√®res de l'H√ītel-Dieu de Montr√©al[E 10] - [177]. L'H√ītel-Dieu proprement dit n'est plus visible aujourd'hui, s√©par√© entre des logements et un tribunal d'instance[C 29].

    Le pavillon Fouquet de la Varenne, enti√®rement restaur√© par la mairie, est le seul vestige de l'ancien ch√Ęteau que le gouverneur de la ville Guillaume Fouquet de La Varenne avait fait construire au d√©but du XVIIe si√®cle, sur des terres que lui avait c√©d√©es Henri IV. Le ch√Ęteau, install√© entre le Loir et la Grande-Rue, est √©difi√© en trois ann√©es, de 1603 √† 1606, en m√™me temps que le coll√®ge royal[E 11]. Il se composait d'un corps de logis de trois √©tages encadr√© de deux ailes en potence[E 11]. Au d√©but du XVIIIe si√®cle, le ch√Ęteau de la Varenne est consid√©r√© comme la plus belle maison de particulier qu'il y ait dans aucune ville de France[178]. Les Choiseul-Praslin, h√©ritiers de la seigneurie de La Fl√®che, d√©laissent peu √† peu la propri√©t√©. Le ch√Ęteau de la Varenne est vendu par la comtesse de Choiseul, et d√©mantel√© entre 1818 et 1820. Les pierres et les mat√©riaux de d√©molition ont alors √©t√© utilis√©s pour la construction de plusieurs habitations de la Grande-Rue[E 12].

    Le centre ancien de La Fl√®che renferme plusieurs h√ītels ou ancien logis remarquables. L'h√ītel Huger, situ√© rue Vernevelle, est class√© aux monuments historiques depuis le [179]. D'architecture classique, il fut construit entre 1702 et 1704 par l'architecte parisien Jacques V Gabriel √† la demande d'un avocat au pr√©sidial, Louis Huger de la Morli√®re, futur maire de la commune[E 13]. L'√©difice est b√Ęti sur un plan en U compos√© d'un corps principal et de deux ailes de communs qui d√©limitent une cour pav√©e. L'h√ītel Huger abrita les religieuses de Notre-Dame pendant quelques ann√©es au d√©but du XIXe si√®cle. Aujourd'hui propri√©t√© priv√©e, il accueille des expositions d'art contemporain[C 30]. La rue Grollier, doyenne des rues fl√©choises[E 14], abrite dans la cour du no 17 un b√Ętiment inscrit aux monuments historiques[180]. Il s'agit d'une tour carr√©e du XVIe si√®cle perc√©e de trois fen√™tres √† meneaux et orn√©e d'une poivri√®re en encorbellement[E 14]. L'h√ītel BellŇďuvre, situ√© rue de la Dauversi√®re, est un manoir du XVIIe si√®cle qui abrite de nombreuses peintures murales, dont une fresque repr√©sentant le Jugement de P√Ęris sur les vo√Ľtes du grenier[181].

    La Fl√®che compte √©galement sur son territoire de nombreux manoirs, ch√Ęteaux ou gentilhommi√®res. Situ√© sur un coteau dominant la route de La Fl√®che √† Fouger√©, le ch√Ęteau de la Poissonni√®re date du XIXe si√®cle. √Čdifi√© vers 1832, le corps de logis central re√ßoit l'ajout de deux pavillons carr√©s √† la fin du XIXe[D 3]. √Ä la limite ouest de la commune, le ch√Ęteau de Bir√© est reconstruit d√®s le d√©but du XIXe sur les bases d'un logis plus ancien, datant probablement du XVIe[D 4]. Au sud de la commun, le ch√Ęteau du Grand-Ruign√©, logis du XVIIe[182], abrita pendant quelques ann√©es Marie de La Ferre, fondatrice de la congr√©gation des hospitali√®res de Saint-Joseph[F 7]. Situ√© √† quelques centaines de m√®tres, le ch√Ęteau du Doussay est l'un des plus anciens domaines du pays fl√©chois. Largement remani√© √† la fin du XVIIIe et au d√©but du XIXe[183], le ch√Ęteau d√©tient depuis 1793 le drapeau du g√©n√©ral vend√©en Charles de Bonchamps, mort √† la bataille de Cholet[184] - [F 8]. Le ch√Ęteau de Bouchevreau, qui a donn√© son nom √† la cit√© scolaire abritant les lyc√©es fl√©chois, est reconstruit vers 1854, tout en conservant quelques vestiges du XVIIIe[185]. Le manoir de Beth√®te, du XVIIe, pr√©sente un corps de logis simple flanqu√© d'une tour octogonale[F 9].

    √Ä Verron, le manoir de la Cour des Pins, construit au XIVe ou XVe si√®cle, est ensuite fortement remani√© dans le style Renaissance par Lazare de Ba√Įf, ambassadeur du roi en Italie et p√®re d'Antoine de Ba√Įf, po√®te de la Pl√©iade[186]. L'inscription ¬ę H√Ęte-toi avec lenteur ¬Ľ est grav√©e en grec sur la plate-bande de la porte d'entr√©e du manoir[187]. On trouve plusieurs autres manoirs du XVIIe sur les coteaux de Verron, comme ceux de la Crochini√®re ou de Bourg-Joly[F 10]. On peut √©galement citer les ch√Ęteaux d'Yvandeau, qui accueillit le philosophe britannique David Hume dans les ann√©es 1737-1738, et de l'Arthuisi√®re sur l'ancienne commune de Saint-Germain-du-Val[F 11].

    La croix des Vendéens, à l'ouest de la ville, commémore la mort de milliers d’hommes, femmes, enfants, prêtres massacrés ou morts d’épuisement lors de leurs passages à La Flèche pendant la Virée de Galerne les 1er et [188].

    Art sacré et architecture religieuse

    Photographie d'une place orn√©e de palmiers en bacs. Au centre, statue de bronze sur un haut pi√©destal. Au second plan une √©glise : le chŇďur cot√© gauche, le clocher au centre (√† la crois√©e des transepts).
    L'église Saint-Thomas et la place Henri-IV.
    Photographie de la fa√ßade d'une chapelle romane. Entr√©e surmont√©e d'une voute en pierres alternativement claires et sombres, prot√©g√©e par un auvent port√© par deux colonnes carr√©es. Un Ňďil de bŇďuf au-dessus de l'auvent ; un petit clocheton en fa√ģte.
    La chapelle Notre-Dame-des-Vertus.

    La Fl√®che poss√®de six √©glises. L'√©glise Saint-Thomas est aujourd'hui le principal √©difice religieux de la ville. En 1109, H√©lie de la Fl√®che fonde le prieur√© Saint-Thomas et en fait don aux b√©n√©dictins de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers[189]. Cette √©glise romane est remani√©e de nombreuses fois au fil des si√®cles et notamment au cours du XIXe si√®cle. De 1839 √† 1857, l'architecte Urbain Lemoine s'attelle √† la reconstruction du bas-c√īt√© m√©ridional, la construction de la chapelle du Sacr√©-CŇďur, le prolongement de la nef et la nouvelle fa√ßade occidentale. Le chŇďur est augment√© et restaur√© en 1860 par Paul Lemesle, qui effectue aussi la reconstruction du clocher en pierre en 1862[189]. La fl√®che qui domine ce clocher s'√©l√®ve √† 26 m√®tres de hauteur. L'√©glise Saint-Thomas renferme de nombreux objets class√©s monuments historiques : des tableaux comme une ¬ę Assomption de la Vierge ¬Ľ du XVIIe si√®cle, class√©e en 1977[190], des sculptures en bois, en terre cuite ou en calcaire, comme la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont, du nom de l'ancienne chapelle du ch√Ęteau des Carmes, datant du XIVe si√®cle et class√©e en 1908[191].

    La chapelle Notre-Dame-des-Vertus est l'√©glise la plus ancienne de la ville puisqu'elle fut √©difi√©e √† l'√©poque gallo-romaine avant d'√™tre enti√®rement reconstruite au XIIe si√®cle[F 12]. Les J√©suites de La Fl√®che la restaurent au milieu du XVIIe si√®cle afin d'y cr√©er un lieu de p√®lerinage pour les √©l√®ves du coll√®ge royal. Elle porte d'abord le nom de Saint-Ouen puis celui de Saint-Barth√©lemy au XIVe si√®cle avant d'adopter son nom actuel au milieu du XVIIe si√®cle[F 12]. De construction romane, la chapelle Notre-Dame-des-Vertus est inscrite aux monuments historiques depuis 1934 et pr√©sente de nombreuses boiseries sculpt√©es comme celle de la porte dite du ¬ę guerrier musulman ¬Ľ[192].

    L'√©glise Saint-Louis se situe dans l'enceinte du Prytan√©e. Cette chapelle, dont la construction d√©bute au d√©but du XVIIe si√®cle pour s'achever en 1621, est class√©e aux monuments historiques depuis 1919[167]. Elle renferme dans le bras nord de son transept les cendres des cŇďurs du roi Henri IV et de Marie de M√©dicis.

    L'église Sainte-Colombe est inscrite aux monuments historiques depuis 2007[193]. De style néogothique, elle fut entièrement reconstruite entre 1859 et 1862 par l'architecte Paul Lemesle sur des fondations du XIe siècle. L'église de Saint-Germain-du-Val, village annexé par La Flèche en 1965, est construite au XIIe siècle, à l'époque romane, puis légèrement remaniée au XIXe siècle[F 13]. L'église Saint-Pierre de Verron, commune qui fut rattachée en même temps que Saint-Germain-du-Val, date elle aussi de l'époque romane, avant d'être presque entièrement reconstruite entre 1893 et 1899 par l'architecte Henri Laffillée[194].

    La Providence est un ensemble de b√Ętiments de la rue de la Beufferie, √† Sainte-Colombe, si√®ge de la congr√©gation des ¬ę Filles du Saint-CŇďur de Marie ¬Ľ (dite de la Providence) fond√©e en 1806 par Fran√ßoise Jamin[195]. Outre les b√Ętiments conventuels, reconstruits √† partir de 1841 et aujourd'hui reconvertis en maison de retraite apr√®s avoir abrit√© une clinique priv√©e[B 17], la Providence compte une chapelle de style n√©ogothique √©difi√©e entre 1845 et 1847 par l'architecte Urbain Lemoine[196] - [197]. Le chŇďur de la chapelle pr√©sente un ensemble de peintures murales, Ňďuvres de l'artiste alen√ßonnais Pierre-Honor√© Chadaigne, ainsi que treize statues polychromes[197]. Install√© dans une partie de la maison de retraite, le mus√©e de la Providence retrace la vie de Fran√ßoise Jamin √† travers une collection de ses objets personnels[198].

    L'ancien prieur√© Saint-Andr√© est fond√© √† l'ouest de la ville en 1171 par les b√©n√©dictins de l'abbaye de Saint-Mesmin d‚ÄôOrl√©ans, sur des terres que leur avait c√©d√© Henri II Plantagen√™t[F 2]. Au XVIIIe si√®cle, le prieur√© comprend une chapelle, un logis, des granges et des √©tables. √Ä la R√©volution, le prieur√© est vendu comme bien national et les b√Ętiments sont transform√©s en ferme, puis en logement depuis le milieu du XXe si√®cle[199]. La Fl√®che poss√©dait un autre prieur√©, le prieur√©-maladrerie Saint-Jacques, construit avant celui de Saint-Andr√©, sans doute au d√©but du XIIe si√®cle[F 14]. Desservi dans un premier temps par les b√©n√©dictins de Saint-Aubin d'Angers, puis par des moines augustins, le prieur√© devient un lieu d'hospitalit√© pour les p√®lerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. √Ä la demande d'Henri IV, les j√©suites prennent possession du prieur√© Saint-Jacques en 1604 et le transforment en infirmerie et maison de repos pour les P√®res de la compagnie. Apr√®s la R√©volution, le b√Ętiment devient un h√ītel particulier[F 14]. De la construction primitive du prieur√©, il ne subsiste aujourd'hui que quelques colonnes de la chapelle ainsi qu'un corps de logis[200].

    L'ancienne abbaye Saint-Jean de M√©linais est √©tablie au sud-est de la ville en 1180 par Henri II Plantagen√™t, roi d'Angleterre[D 1]. Sa fondation pourrait √™tre ant√©rieure, saint Renaud, d'abord chanoine r√©gulier √† Soissons, ayant choisi la vie d'ermite en s'installant dans la for√™t de M√©linais au d√©but du XIIe si√®cle. L'abbaye de M√©linais a par ailleurs conserv√© les reliques du saint jusqu'√† la R√©volution[D 5]. Dirig√©e par des moines de l'ordre de Saint-Augustin, l'abbaye a comme saint patron Jean l'√Čvang√©liste. La construction du monast√®re et de la premi√®re √©glise est achev√©e en 1195. Le monast√®re est l'un des plus richement dot√©s de l'Anjou et M√©linais devient tr√®s rapidement la deuxi√®me abbaye angevine derri√®re Fontevraud[D 1]. Le roi Henri IV r√©unit l'abbaye de M√©linais et plusieurs prieur√©s qui en d√©pendaient au coll√®ge des J√©suites de La Fl√®che[D 6]. Le monast√®re et ses d√©pendances sont vendus comme biens nationaux sous la R√©volution. L'√©glise et la majeure partie des b√Ętiments du monast√®re sont d√©truits dans le premier quart du XIXe si√®cle pour laisser place √† une maison bourgeoise[201].

    La Flèche dans les arts

    Le t√©l√©film ¬ę Au feu le pr√©fet ! ¬Ľ, d'Alain Boudet, a √©t√© tourn√© en partie √† La Fl√®che durant l'√©t√© 1979[202]. Ce t√©l√©film, dans lequel appara√ģt notamment Lambert Wilson, relate un fait divers historique survenu en 1646 au Coll√®ge royal lorsque certains √©l√®ves avaient foment√© une r√©volte arm√©e contre la direction eccl√©siastique de l'√©tablissement. Quelques sc√®nes ont √©t√© √©galement tourn√©es dans l'ancien presbyt√®re de la commune voisine de Clermont-Cr√©ans[202].

    En 2013, plusieurs scènes du film La Chambre bleue, réalisé par Mathieu Amalric, sont tournées à La Flèche[203] - [204].

    Le est √©mis un timbre postal repr√©sentant le Prytan√©e militaire de La Fl√®che, d'une valeur de 2,20 francs[205]. √Ä l'occasion de la Journ√©e du timbre de 1946, un timbre postal est √©mis √† l'effigie de Guillaume Fouquet de La Varenne, avec le commentaire ¬ę Vers 1598, met la poste d'√Čtat √† la disposition du public ¬Ľ. Dessin√© et grav√© par Raoul Serres, il pr√©sente une valeur de 3 francs[206].

    En 2016, une bande dessin√©e de 32 pages r√©alis√©e par Anthony Cocain et Bruno Del√©onet, avec le soutien du service patrimoine de la commune, est √©dit√©e. Lucas d'Arthez√©, voyageur de l'histoire[C 31], retrace la naissance de la municipalit√© au XVIIe si√®cle. Non mis √† la vente, il est tir√© √† 1 000 exemplaires et distribu√© gratuitement aux √©l√®ves de CM2 des √©coles fl√©choises, mais √©galement consultable √† la biblioth√®que municipale[207].

    Zoo de La Flèche

    Cr√©√© en 1946 sur la colline du Tertre Rouge par Jacques Bouillault, naturaliste, le zoo de La Fl√®che est le plus ancien parc priv√© de France[208]. Il regroupe 1 200 animaux appartenant √† 150 esp√®ces sur 14 hectares et participe au Programme europ√©en d‚Äô√©levage d‚Äôesp√®ces menac√©es (EEP) depuis 1989. De nombreuses nouveaut√©s sont pr√©sent√©es tous les ans, comme la cr√®che des √©l√©phanteaux en 2007, les lions blancs du Kruger en 2008 ou encore un espace consacr√© aux l√©muriens de Madagascar en 2012. Depuis , des lodges sont install√©s au cŇďur du zoo pour permettre aux visiteurs qui y passent la nuit d'observer les animaux √† travers des baies vitr√©es[209].

    Le zoo de La Fl√®che constitue le 1er p√īle touristique du d√©partement de la Sarthe en 2018, avec plus de 390 000 entr√©es, et le 3e de la r√©gion Pays de la Loire derri√®re le parc du Puy du Fou et les Machines de l'√ģle de Nantes[162].

    Le marais de Cré-sur-Loir/La Flèche

    Le marais de Cr√©-sur-Loir/La Fl√®che est une r√©serve naturelle r√©gionale class√©e depuis le [210]. Constitu√©e d'un ensemble de roseli√®res, de bois alluviaux et de prairies humides, c'est la plus vaste zone de marais alluvial de la Sarthe avec ses 65 hectares[211]. Le marais compte pr√®s de 150 esp√®ces d'oiseaux, quinze esp√®ces de poissons et pr√®s de 300 esp√®ces v√©g√©tales dont quatre sont prot√©g√©es, telle la Grande Douve ou la Stellaire des marais, ainsi que de nombreuses esp√®ces d'insectes[C 32]. Des travaux de construction de passages √† petite faune permanents (crapauducs) ont √©t√© men√©s au cours de l'ann√©e 2012, permettant la cr√©ation de 19 tunnels sous la route, dans le but de pr√©server la biodiversit√© du marais[212].

    Outre le marais, La Flèche compte d'autres espaces naturels protégés puisqu'on dénombre onze ZNIEFF sur le territoire de la commune[213].

    Espaces verts

    Photographie présentant un large canal aux rives bordées de massifs fleuris et de grands arbres.
    Parc des Carmes.
    La Flèche et les bords du Loir
    La Flèche et les bords du Loir.

    Les bords du Loir avec le jardin public ¬ę parc des Carmes ¬Ľ et les ruines du ch√Ęteau constituent un site naturel inscrit au titre du code de l'environnement depuis le , pour une surface de 29,58 hectares s'√©talant de part et d'autre du Loir[214]. Le ¬ę Parc des Carmes ¬Ľ, situ√© au pied de la mairie, jouxte les anciens jardins du ch√Ęteau de Guillaume Fouquet de La Varenne. Il fut r√©am√©nag√© au d√©but des ann√©es 1990[B 18].

    Les ¬ę Jardins du Prytan√©e ¬Ľ s'√©tendent sur 13 hectares. Au XVIIIe si√®cle, le jardin Renaissance est redessin√© pour laisser place √† un jardin √† la fran√ßaise[C 26].

    Les ¬ę Lacs de la Monnerie ¬Ľ, situ√©s dans un m√©andre du Loir, recouvrent une zone de cinquante hectares et se composent d'un lac de baignade bord√©e par une plage et d'un lac de p√™che. Une piste cyclable et pi√©tonne a √©t√© am√©nag√©e autour du plan d'eau. Les lacs, issus de l'exploitation d'une gravi√®re, pr√©sentent une biodiversit√© tr√®s riche. On compte pr√®s de 50 esp√®ces d'oiseaux qui b√Ętissent leur nid pour s'y reproduire, comme le gu√™pier d'Europe, et 80 esp√®ces d'oiseaux migrateurs, 30 esp√®ces d'odonates (comme la cordulie √† corps fin) et 27 esp√®ces d'orthopt√®res[C 2].

    Gastronomie

    Poule et coq de La Flèche avec leur crète caractéristique.

    La gastronomie fléchoise est largement influencée par la gastronomie sarthoise et s'accompagne de rillettes, de volailles et de vins de Jasnières[215] ou de Coteaux-du-loir[216].

    La ¬ę poule noire ¬Ľ, originaire des cantons de La Fl√®che et de Malicorne, est une race avicole qui remonte au XVe si√®cle[217]. Elle est connue pour la finesse de sa chair et sa cr√™te caract√©ristique en ¬ę V ¬Ľ. Servie sur les plus grandes tables sous le nom de ¬ę poularde du Mans ¬Ľ, elle fit autrefois la renomm√©e de La Fl√®che. Elle fait l'objet d'un programme de sauvegarde lanc√© depuis 2011 par le Conservatoire des races animales en Pays de la Loire[218].

    Les macarons aux parfums assortis, les ¬ę Prytan√©ens ¬Ľ, chocolats au go√Ľt de pralin√© avec de la nougatine concass√©e, nomm√©s ainsi en r√©f√©rence au Prytan√©e national militaire, les ¬ę Fiches ¬Ľ, de petites confiseries en forme de pieux au chocolat noir, orange et nougatine, le ¬ę Plantagen√™t ¬Ľ ou encore les ¬ę Gourmandises d'Henri ¬Ľ sont des sp√©cialit√©s p√Ętissi√®res et chocolati√®res r√©alis√©es par l'atelier ¬ę Guillemard Cr√©ation ¬Ľ[219].

    La commune compte un restaurant √©toil√© au Guide Michelin. Le ¬ę Moulin des quatre saisons ¬Ľ, situ√© au bord du Loir, en face du ch√Ęteau des Carmes, obtient sa premi√®re √©toile en 2014[220].

    Labels

    Depuis 2006, La Fl√®che et la vall√©e du Loir sont labellis√©es pays d'art et d'histoire. La commune poss√®de sept monuments historiques inscrits ou class√©s, et b√©n√©ficie du label ¬ę ville fleurie ¬Ľ avec trois fleurs attribu√©es par le Conseil national des villes et villages fleuris de France. Elle est aussi membre de l'association Les Plus Beaux D√©tours de France.

    Gage de la qualité de l'eau de baignade et de son environnement préservé, le label Pavillon bleu récompense la plage de la base de loisirs des lacs de la Monnerie depuis 2015[221].

    La Fédération française de cyclotourisme (FFCT) a décerné en 2015 le label Territoire vélo (anciennement Ville et territoire vélotouristiques) à la ville de La Flèche [222]. Une distinction renouvelée en 2018 pour 3 ans.

    En 2018, la F√©d√©ration fran√ßaise des usagers de la bicyclette (FUB) place La Fl√®che en t√™te de son barom√®tre des villes cyclables, ex aequo avec Sceaux (Hauts-de-Seine), dans la cat√©gorie des villes de moins de 20 000 habitants, apr√®s une enqu√™te ouverte √† tous destin√©e √† recueillir le ressenti des habitants et des cyclistes [223].

    Le √† Rez√©, le Comit√© r√©gional olympique et sportif des Pays de la Loire a d√©cern√© le challenge de la ville la plus sportive des Pays de la Loire √† La Fl√®che, dans la cat√©gorie ville de plus de 15 000 habitants[224], devant des villes comme Angers, Saumur, Saint-S√©bastien-sur-Loire et Les Herbiers.

    En , la ville est récompensée pour ses actions en faveur de la biodiversité et son rucher municipal en obtenant les trois abeilles du label APIcité [225], soit le titre maximum que peut décerner l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf) pour ce prix.

    Outre le Prytanée, la ville est connue pour son zoo, objet de la série documentaire Une saison au zoo sur France 4 depuis .

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Armes de La Flèche

    Les armes officielles de La Fl√®che (choisies par la municipalit√© en et initialement attribu√©es par D'Hozier ‚ÄĒ sous Louis XIV ‚ÄĒ au Corps des Officiers de la ville), se blasonnent ainsi :

    De gueules à une flèche d’argent posée en pal la pointe haute, accostée de deux tours du même maçonnées de sable ; au chef cousu de France.

    Armes de La Flèche

    Les armes originales de La Flèche, attribuées à la ville par D'Hozier sous Louis XIV, se blasonnent ainsi :

    √Čcartel√© de sinople √† la bande d‚Äôor, et du m√™me au pal du premier.

    Jumelages

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Charles de Montzey, Histoire de La Fl√®che et de ses seigneurs, vol. 1 √† 3, Le Mans, Pellechat (r√©impr. 1977) (1re √©d. 1877-1878), p. 286, 356 & 377. Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Daniel Potron, Le XXe si√®cle √† La Fl√®che : Premi√®re p√©riode : 1900-1944, La Fl√®che, Daniel Potron, , 403 p. (ISBN 2-9507738-2-6). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Daniel Potron, Le XXe si√®cle √† La Fl√®che : Seconde p√©riode : 1944-2001, La Fl√®che, Daniel Potron, , 544 p. (ISBN 2-9507738-4-2). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Collectif, Cahiers fl√©chois, La Fl√®che, Connaissance du Pays fl√©chois, 1979 √† nos jours. Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Collectif, Quand La Fl√®che fonda Montr√©al : Livre souvenir pour le 350e anniversaire, 1642-1992, La Fl√®che, Imprimerie Fl√©choise, , 131 p. (ISBN 2-9506635-0-8). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Compagnie des Associ√©s Amis de Montr√©al, De La Fl√®che √† Montr√©al : L'extraordinaire entreprise de M. de la Dauversi√®re, Chambray-l√®s-Tours, √Čditions C.L.D., , 80 p. (ISBN 2-85443-104-9). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Pierre Schilte, La Fl√®che intra-muros, Cholet, Farr√©, , 223 p. Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Pierre Schilte, La Fl√®che extra-muros, Cholet, Farr√©, , 269 p. Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Pierre Schilte, Ch√Ęteaux et gentilhommi√®res du pays fl√©chois, Cholet, Farr√©, , 223 p. Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Daniel Potron, La Fl√®che, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton Eds, coll. ¬ę M√©moire en images ¬Ľ, , 128 p. (ISBN 2910444791).
    • Pierre Schilte, La Fl√®che en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Biblioth√®que europ√©enne, .
    • Henri Boillot et Guy Durand, Vall√©e du Loir vues du ciel, vu du cŇďur, Le Mans, Transit, , 96 p. (ISBN 2-9513829-6-0).
    • Bernard Beaup√®re, Histoire du Prytan√©e national militaire, Paris, Charles-Lavauzelle, , 285 p. (ISBN 2-7025-0102-8). Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
    • Luc Chanteloup et Claude Aubert, Les tr√©sors du Prytan√©e national militaire de La Fl√®che, Le Mans, La Reinette, , 320 p. (ISBN 2-9135662-2-7).
    • Collectif, Le patrimoine des communes de la Sarthe, t. 1, Paris, Flohic √Čditions, , 800 p. (ISBN 2-84234-106-6), p. 542-568.
    • Gilles Kervella, Le Loir et ses terroirs : Le Pays fl√©chois, Le Mans, La Reinette, , 144 p. (ISBN 2-913566-72-3).
    • Alain de Dieuleveult et Michelle Sadoulet, Quatre si√®cles de municipalit√©s pour La Fl√®che : 1615-2015, La Fl√®che, Le Carroi, , 238 p.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
    3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
    4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

    Le XXe siècle à La Flèche, Première période : 1900-1944 Daniel Potron

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    Le XXe siècle à La Flèche, Seconde période : 1944-2001 Daniel Potron

    • Daniel Potron, Le XXe si√®cle √† La Fl√®che : Seconde p√©riode : 1944-2001, La Fl√®che, Daniel Potron, , 544 p. (ISBN 2-9507738-4-2)
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    Site de la mairie et bulletins municipaux

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    10. ¬ę Plan d√©cennal de d√©veloppement durable du Pays Vall√©e du Loir ¬Ľ (consult√© le ).
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    Ch√Ęteaux et gentilhommi√®res du Pays Fl√©chois Pierre Schilte

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    La Flèche intra-muros Pierre Schilte

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    La Flèche extra-muros Pierre Schilte

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    Fiche Insee de la commune

    1. LOG T1M - √Čvolution du nombre de logements par cat√©gorie.
    2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
    3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
    4. LOG T6 - Ancienneté d'emménagement dans la résidence principale en 2009.
    5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
    6. EMP T5 - Emploi et activité.
    7. CEN T1 - √Čtablissements actifs par secteur d'activit√© au 31 d√©cembre 2010.
    8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
    9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
    10. TOU T1 - Nombre et capacit√© des h√ītels selon le nombre d'√©toiles.

    De La Flèche à Montréal Compagnie des Associés Amis de Montréal

    • Compagnie des Associ√©s Amis de Montr√©al, De La Fl√®che √† Montr√©al : L'extraordinaire entreprise de M. de la Dauversi√®re, Chambray-l√®s-Tours, √Čditions C.L.D., , 80 p. (ISBN 2-85443-104-9)
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    Autres sources

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