Saint-Nicolas-du-PĂ©lem
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem ([sÉÌ nikÉla dy pelÉm], mais au XVIIIe siĂšcle [-pelÉÌ]) est une commune française et un chef-lieu de canton du dĂ©partement des CĂŽtes-d'Armor, en rĂ©gion Bretagne.
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem se dit Sant-Nikolaz-ar-Pelem en breton.
On appelle PĂ©lemois les habitants de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem.
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem | |||||
La place Kreisker Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem. | |||||
HĂ©raldique |
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Administration | |||||
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Pays | France | ||||
RĂ©gion | Bretagne | ||||
DĂ©partement | CĂŽtes-d'Armor | ||||
Arrondissement | Guingamp | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes du Kreiz-Breizh | ||||
Maire Mandat |
Daniel Le Caër 2020-2026 |
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Code postal | 22480 | ||||
Code commune | 22321 | ||||
DĂ©mographie | |||||
Gentilé | Pélémois | ||||
Population municipale |
1 555 hab. (2020 ) | ||||
Densité | 38 hab./km2 | ||||
GĂ©ographie | |||||
CoordonnĂ©es | 48° 18âČ 50âł nord, 3° 09âČ 47âł ouest | ||||
Altitude | 170 m Min. 139 m Max. 291 m |
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Superficie | 41,04 km2 | ||||
Unité urbaine | Commune rurale | ||||
Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes | ||||
Ălections | |||||
DĂ©partementales | Canton de Rostrenen | ||||
LĂ©gislatives | QuatriĂšme circonscription | ||||
Localisation | |||||
GĂ©olocalisation sur la carte : France
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Toponymie
L'histoire de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem est d'abord celle de Bothoa ou Botoha suivant l'orthographe ancienne (aujourd'hui simple village de la commune), le nom de Bothoa vient de bot (demeure) et de saint Doha, ancien Ă©vĂȘque du Ve siĂšcle appelĂ© Docco ou Doac[1].
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem vient de lâancienne chapelle de Saint-Nicolas et du chĂąteau de PĂ©lem[1].
Le nom de Pélem désigne l'une des seigneuries de la paroisse de Bothoa, il pourrait venir du breton pen linn, qui signifie du « bout de l'étang ».
La famille Jourden ou Jourdain, seigneur du PĂ©lem, fit construire le chĂąteau du PĂ©lem actuel et l'Ă©glise actuelle. Lors de sa construction, Ă partir de 1474, lâactuelle Ă©glise paroissiale Saint-Pierre s'appelait chapelle Saint-Nicolas, elle Ă©tait la chapelle du chĂąteau du PĂ©lem, du nom de la famille Jourdain du PĂ©lem qui fit construire le chĂąteau comme la chapelle.
Le nom de village de Saint-Nicolas est citĂ© qu'Ă partir de 1636 sous la forme Saint-Nicolas du Pellin[2] : que cette chapelle Saint-Nicolas, chapelle du chĂąteau du PĂ©lem, ait donnĂ© le nom de « Saint-Nicolas-du-PĂ©lem » au village lâentourant parait une explication logique.
GĂ©ographie
Situation
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La commune de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem est situĂ©e en Haute-Cornouaille, Ă environ 15 kilomĂštres de Rostrenen, 40 kilomĂštres de Saint-Brieuc et de Guingamp. Elle sâĂ©tend sur plus de 4 000 hectares.
GĂ©ologie et relief
De Duault à Corlay en passant par Saint-Nicolas-du-Pélem, sur plus de 30 km, un massif granitique correspondant à la partie ouest du batholite de Quintin, domine, atteignant 290 mÚtres, les collines schisteuses de la partie orientale du bassin de Chùteaulin situées à son sud.
Le relief culmine, au nord, Ă 292 m, et au sud, Ă 180 m. Le bourg de Saint-Nicolas constitue une limite entre deux zones gĂ©ologiques : le granite domine au nord, tandis que le sud est constituĂ© de schiste. La commune de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem est traversĂ©e par plusieurs cours dâeau :
- le Blavet est un fleuve qui forme la limite sud-ouest de la commune ;
- le Sulon est une riviĂšre au sud-est ;
- la riviĂšre de Corlay est aussi au sud-est ;
et les ruisseaux de Beaucours et du Faoudel descendent les hauteurs granitiques vers le sud.
Communes limitrophes
Communes voisines
Lanrivain, Kerien, Peumerit-Quintin | Kerpert, Magoar | Saint-Gilles-Pligeaux, Saint-Connan | ||
Trémargat, Kergrist-Moëlou | N | Canihuel, Corlay, Le Haut-Corlay | ||
O Saint Nicolas-du-PĂ©lem E | ||||
S | ||||
Plounévez-Quintin, Plouguernével | Sainte-Tréphine, Gouarec, Laniscat | Saint-Igeaux, Plussulien |
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en premiÚre approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].
Les paramĂštres climatiques qui ont permis dâĂ©tablir la typologie de 2010 comportent six variables pour les tempĂ©ratures et huit pour les prĂ©cipitations, dont les valeurs correspondent Ă la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractĂ©risant la commune sont prĂ©sentĂ©es dans l'encadrĂ© ci-aprĂšs.
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Avec le changement climatique, ces variables ont Ă©voluĂ©. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 2014 par la Direction gĂ©nĂ©rale de l'Ănergie et du Climat[7] complĂ©tĂ©e par des Ă©tudes rĂ©gionales[8] prĂ©voit en effet que la tempĂ©rature moyenne devrait croĂźtre et la pluviomĂ©trie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations rĂ©gionales. Ces changements peuvent ĂȘtre constatĂ©s sur la station mĂ©tĂ©orologique de MĂ©tĂ©o-France la plus proche, « Kerpert », sur la commune de Kerpert, mise en service en 1987[9] et qui se trouve Ă 7 km Ă vol d'oiseau[10] - [Note 4], oĂč la tempĂ©rature moyenne annuelle est de 10,7 °C et la hauteur de prĂ©cipitations de 1 130,6 mm pour la pĂ©riode 1981-2010[11]. Sur la station mĂ©tĂ©orologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de TrĂ©muson, mise en service en 1985 et Ă 33 km[12], la tempĂ©rature moyenne annuelle Ă©volue de 11 °C pour la pĂ©riode 1971-2000[13] Ă 11,2 °C pour 1981-2010[14], puis Ă 11,4 °C pour 1991-2020[15].
Urbanisme
Typologie
Saint-Nicolas-du-Pélem est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou trÚs peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6] - [16] - [17] - [18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19] - [20].
Occupation des sols
Le tableau ci-dessous prĂ©sente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne dâoccupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
Type dâoccupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
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Tissu urbain discontinu | 3,0 % | 123 |
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques | 0,8 % | 35 |
Terres arables hors périmÚtres d'irrigation | 32,3 % | 1339 |
Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 5,3 % | 218 |
SystĂšmes culturaux et parcellaires complexes | 36,3 % | 1505 |
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 5,1 % | 210 |
ForĂȘts de feuillus | 7,3 % | 305 |
ForĂȘts de conifĂšres | 4,0 % | 168 |
ForĂȘts mĂ©langĂ©es | 3,2 % | 133 |
ForĂȘt et vĂ©gĂ©tation arbustive en mutation | 2,7 % | 114 |
Source : Corine Land Cover[21] |
Histoire
Préhistoire
Le territoire de Saint-Nicolas-du-Pélem était habité dÚs la Préhistoire : les recherches de François Le Provost, Pierre-Roland Giot et Yvan Onnée ont notamment mis au jour :
- sur la colline du Colledic : des tessons de poterie rouge décorée datant de la civilisation de Hallstatt et de La TÚne (premier et second ùge du fer) : entre 900 et ;
- Ă Bothoa-Kerody : un enclos remontant Ă lâĂąge du bronze ou lâĂąge du fer ;
- au Cotterio : un enclos de lâĂąge du bronze ou de lâĂąge du fer ;
ainsi que des tuiles, des haches polies, des silex taillés et des pointes de flÚches[22].
DĂ©couvert en 2005, le cairn de Croaz Dom Herry, Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, qui date du NĂ©olithique moyen, malheureusement en grande partie dĂ©truit car il a servi de carriĂšre par la suite, principalement Ă la fin du Moyen Ăge, mesure 20 Ă 8 m : il a rĂ©vĂ©lĂ© quatre chambres funĂ©raires approximativement circulaires individualisĂ©es, d'environ 3 mĂštres de diamĂštre chacune, Ă l'extrĂ©mitĂ© d'un long couloir[23].
En raison de la proximitĂ© gĂ©ographique de la forteresse de Paule (moins de 30 kilomĂštres), des Ă©changes viticoles avec lâItalie transitaient par le territoire oĂč se trouve aujourd'hui Saint-Nicolas avant les invasions romaines. La forteresse de Paule est dĂ©truite par ses occupants quand ils dĂ©mĂ©nagent Ă Vorgium (futur Carhaix), en
Ăpoque romaine
Le bourg de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem sâest Ă©tabli Ă cinq cents mĂštres de la voie romaine reliant Vorgium (capitale des Osismes) Ă Corseul et Aleth (capitales des Coriosolites). La voie romaine traverse les actuels lieux-dits de Kerlun et la Picardie : la rue de Boisboissel (au centre de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem) est prolongĂ©e par la voie romaine jusquâĂ la vallĂ©e du Faoudel.
Un vaste plateau entourĂ© dâun fossĂ© artificiel prĂšs de lâĂ©tang du PĂ©linec est parfois considĂ©rĂ© comme une fortification gauloise antĂ©rieure Ă la prĂ©sence romaine[24], parfois comme un camp romain, parfois comme un camp mĂ©diĂ©val (Frotier de la MesseliĂšre y a vu des substructions d'une tour circulaire en pierres).
Moyen Ăge
L'historien Bernard Tanguy n'exclut pas qu'un ordre militaire, les Templiers ou les Hospitaliers, soit Ă l'origine de la fondation dâune maladrerie au lieu-dit le Clandy, avant le XVe siĂšcle, date de l'Ă©dification de l'Ă©glise (1474-1575).
à Canihuel, trÚve de Bothoa, le lieu-dit Manaty, signifiant « maison des moines », conserve le souvenir d'une grange - un domaine agricole - de l'abbaye cistercienne de Coatmalouen.
L'enceinte du Rossil, la motte du Zilou, lâenceinte carrĂ©e du village de La Villeneuve, et le retranchement du Faoudel ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s au Moyen Ăge.
Saint-Nicolas, village de la paroisse de Bothoa
Le village de Bothoa (ou Botoha, ou Bothoua ou Botouha) est mentionné dÚs 1316. Dépendant de la baronnie de Quintin, il est partagé entre les seigneurs du Pellinec et de Beaucours.
Le nom de Bothoa pourrait venir de « Bot = demeure », et de saint Doha, un saint du Ve siĂšcle qui a donnĂ© le nom de Saint-Doha Ă un village de Merdrignac. Saint Doha pourrait ĂȘtre saint Doccus, un saint de lâĂźle de Bretagne aussi honorĂ© au Pays de Galles. Bothoa devient une paroisse du diocĂšse de Cornouailles (Ă©vĂȘchĂ© de Quimper) au dĂ©but du XVe siĂšcle, elle recouvre les territoires trĂšs Ă©tendus des municipalitĂ©s actuelles de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, Canihuel, Lanrivain, Kerien et Sainte-TrĂ©phine. On ne parlait pas alors de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, on disait Bothoa.
Ăpoque moderne
Progressivement, le bourg de Saint-Nicolas grandit et devient plus gros que Bothoa.
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem devient la commune Ă la place de Bothoa
En 1836, par lâordonnance 6435 du , le roi Louis-Philippe Ier change le nom de la commune de Bothoa et du canton de Bothoa qui prennent le nom de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem : câest Ă cette date que le nom officiel du village devient Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, alors que Bothoa devient un lieu-dit de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem. En 1862, la paroisse est Ă©galement transfĂ©rĂ©e Ă Saint-Nicolas. Enfin en 1870, le colonel de Beaucours, propriĂ©taire du chĂąteau du PĂ©lem, fait don Ă la commune de la chapelle Saint-Nicolas, qui devient Ă©glise paroissiale Saint-Pierre en hĂ©ritant du nom de lâancienne Ă©glise de Bothoa.
Dans la premiĂšre dĂ©cennie du 20e siĂšcle, pour les Bretons souhaitant Ă©migrer, St Nicolas du Pelem Ă©tait rĂ©putĂ© pour avoir Ă©tabli des liens avec le Canada et en ĂȘtre en quelque sorte une porte d'entrĂ©e. Rappelons que cette Ă©migration rĂ©sultait de difficultĂ©s Ă©conomiques majeures, et que le voyage n'Ă©tait pas sans risque.
L'essor démographique jusqu'à la PremiÚre Guerre mondiale
La commune de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem connaĂźt une croissance dĂ©mographique continue jusqu'en 1911 oĂč elle dĂ©passe les 3 200 habitants. L'agriculture est alors la principale activitĂ© Ă©conomique de la commune, dominĂ©e par de grands propriĂ©taires terriens : « Ă Rostrenen, Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, de vĂ©ritables marquis de Carabas, qui rappellent les lords d'Angleterre ou d'Irlande, dĂ©tiennent d'immenses Ă©tendues de landes et de champs » Ă©crit AndrĂ© Siegfried en 1913[25].
La Belle Ăpoque
La PremiĂšre Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem porte les noms de 167 soldats morts pour la France pendant la PremiĂšre Guerre mondiale[26]. Ćuvre du scuplteur briochin Elie le Goff, le monument est inaugurĂ© le en prĂ©sence du maire Auguste le Bonniec, d'Henri de SĂ©rĂ© maire de Canihuel et conseiller gĂ©nĂ©ral, d'Henri Avril et M. Keranflech dĂ©putĂ©s des CĂŽtes-du-Nord, de M. Cosson curĂ© doyen, des abbĂ©s NoĂ«l et Morrelec et du barde Taldir Jaffrennou.
L'Entre-deux-guerres
Un film sonore a été tourné en 1930 à Saint-Nicolas-du-Pélem à l'occasion du gorsedd (assemblée des bardes). à la harpe madame de Boisboissel, la cantatrice est Suzit Morvan, du cercle Celtique de Paris. Le glaive pendant la cérémonie du rocher est porté par le comte de la GuichardiÚre. Le capitaine Moffat-Pender des Highlanders (régiment écossais) joue du bagpipe[27].
La Seconde Guerre mondiale
Le Monument aux morts de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem porte les noms de 33 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[28].
Le maquis Tito
Pendant l'occupation allemande, le premier maquis FTP opérationnel des CÎtes-du-Nord, initialement un groupe de l'Organisation spéciale, se développa à partir du printemps 1943 dans le quadrilatÚre Trémargat, Lanrivain, Peumerit-Quintin, Saint-Nicolas-du-Pélem, sous le commandement de Louis Pichouron, alias « commandant Alain »[29] ; ce maquis, dont le siÚge principal est la ferme de Kerchariou en Peumerit-Quintin, regroupe à la fin de l'année 1943 une douzaine d'hommes, dont Théodore Le Nénan[30]. Il est mort en à Trégastel, Daniel Trellu[31], un grand résistant, habitait Saint-Hernin[32] et Georges Ollitrault[33] ; il prend en le nom de « compagnie Tito ». les FTP des maquis mobiles Tito (du nom de Josip Broz dit Tito, chef de la résistance communiste en Yougoslavie) placent une équipe dans le maquis à Saint-Nicolas-du-Pélem, dirigée par Théodore Le Nénan.
Le , ThĂ©odore Le NĂ©nan tue un feldgendarme Ă Plouaret. Le , Georges Ollitrault abat un officier allemand Ă LoudĂ©ac. L'attaque du maire de Saint-NicodĂšme le entraĂźne l'arrestation de plusieurs membres du groupe par des gendarmes français[34] Ă TrĂ©brivan et quatre d'entre eux sont fusillĂ©s le au camp de manĆuvre des Croix en Ploufragan : ArsĂšne Le Bozec[35], Jean Pleiber, Roger Quentric, Maurice Lagadec. Le , des membres du mĂȘme groupe de rĂ©sistants provoquent le dĂ©raillement d'un train Ă TrĂ©grom. Mais plusieurs membres de ce groupe (dont François Postollec, Ămile Henry, Charles Le Gallou) sont arrĂȘtĂ©s par le lieutenant de gendarmerie Flambard [36] et incarcĂ©rĂ©s Ă la maison d'arrĂȘt de Saint-Brieuc ; ils furent aussi fusillĂ©s le Ă Ploufragan[37]. Le , un soldat allemand est tuĂ© par des membres[38] de ce groupe de rĂ©sistants Ă Guilliers ; en reprĂ©sailles les Allemands procĂ©dĂšrent le Ă une rafle dans cette commune[39], arrĂȘtant 500 personnes dont 43 furent dĂ©portĂ©es[40]. PourchassĂ©s notamment par le lieutenant Flambard, aidĂ© par l'adjudant Prigent[41], certains maquisards dirigĂ©s par Louis Pichouron se rĂ©fugient sur la cime de Kerchouan[42] dans la commune du Haut-Corlay ; le , maquisards et gendarmes français de Guingamp s'affrontent Ă Saint-Caradec et plusieurs rĂ©sistants sont arrĂȘtĂ©s, notamment Raymond Pedrono[43], Marcel Le Hellaye[44], Louis Winter[45], tous les trois morts en dĂ©portation[46], ainsi que Roger Cadec et Marcel Divenah[47], qui eux rentrĂšrent vivants de dĂ©portation.
Trois parachutages d'armes, l'un le à Kerousac'h en Maël-Pestivien, un autre le à Plounévez-Quintin et un troisiÚme le , contribuent à armer les maquisards, qui mÚnent des opérations de sabotage, font des embuscades et organisent des évasions d'aviateurs alliés[48].
Le , les membres de la compagnie Tito défilent au grand complet, narguant les troupes d'occupation, à Maël-Pestivien. Le , huit maquisards de la compagnie Tito, dont Charles Moreau, dit « Charlot »[49], Georges Ollitrault[50], Gustave Broudic, Jean Herpe et quelques autres attaquÚrent la prison de Lannion et parvinrent à libérer dix résistants qui y étaient emprisonnés et menacés de mort[51] ; ces derniers furent ensuite cachés à Maël-Pestivien et Saint-Nicolas-du-Pélem.
Le , les SS, appuyĂ©s par la Milice bretonne du Bezen Perrot (dirigĂ©s par Michel Chevillotte[52], dit Bleiz [« Loup » en breton], ou encore AndrĂ© Geffroy[53] et de la Selbstschutzpolizei comme Jean de Cambourg[54], RĂ©my Daigne[55], Bernard d'Ambert de SĂ©rillac[56], RenĂ© Hocquart[57], etc.), raflent une vingtaine dâhommes Ă MaĂ«l-Pestivien, dont le maire[58]. Neuf d'entre eux (P.Moisan, L.L'Horset, C.Gallais, L.Bertrand, M.Bertrand, G.Launay, L.Le Moigne, L.GuĂ©guan, L.Champion) furent abattus en cours de route ou moururent en dĂ©portation. Une rue au nom de deux dâentre eux, Louis et Michel Bertrand, a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en 1988.
Le soutien de la population locale était généralement acquis aux résistants ; toutefois des personnes se plaignaient : « Ces groupes vivent souvent de rapines et sont mal vus de la population » écrit Jean-Paul Rolland [59] et des indicateurs renseignaient les Allemands ; le plus connu fut Auguste Bocher, garde-chasse du comte de Kerouartz, autonomiste breton, qui fut abattu, ainsi que son frÚre, par la résistance le .
Entre le 5 et le , la compagnie Tito, Ă©paulĂ©e par une quarantaine de SAS commandĂ©s par le capitaine Pierre Leblond et deux Ă©quipes Jedburgh parachutĂ©es, la premiĂšre l'Ă©quipe FĂ©lix dans la nuit du 8 au prĂšs de Jugon, la seconde l'Ă©quipe Frederick (formĂ©e du capitaine Aguirec, du major britannique Wise et du radio amĂ©ricain Kehoe) dans la nuit du 9 au Ă Duault, se dĂ©place dans la forĂȘt de Duault Ă la ferme de Kerhamon pour y implanter la base Samwest. Le , deux compagnies de l'ArmĂ©e allemande d'occupation attaquĂšrent la ferme de Kerhamon, occupĂ©e par des parachutistes du 4e bataillon SAS de la France libre, une Ă©quipe Jedburg et des FFI, aidĂ©s par la population locale[60]. Le combat continua le et fut trĂšs meurtrier de part et d'autre ; 31 maquisards et otages[61] furent torturĂ©s et fusillĂ©s par les Allemands. Le , fut inaugurĂ© Ă Kerhamon en Duault le monument commĂ©moratif des combats de juin 1944.
Les blessés, et treize tonnes de munitions récupérées par les résistants, sont alors déménagés par le maquis de Saint-Marcel. Par la suite, des membres de la compagnie Tito furent incorporés dans le 71e régiment d'infanterie et participÚrent notamment aux combats de la Poche de Lorient[62].
En , le maquis regroupe une douzaine de groupes comptant en tout une centaine d'hommes autour des villages de Maël-Pestivien, Saint-NicodÚme et Peumerit-Quintin. Le , des membres de la compagnie Tito, sur l'ordre de Louis Pichouron, attaquÚrent la garnison allemande de Bourbriac, mais, aprÚs avoir pu dans un premier temps, pénétrer par surprise dans la ville, ils durent se retirer rapidement pour éviter l'encerclement par les Allemands. Louis Pichouron fut blùmé pour cette action, jugée inconsidérée, par le commandant FFI des CÎtes-du-Nord, Yves Le Hégarat, dit « Marceau »[48].
Un rapport des Renseignements gĂ©nĂ©raux de Saint-Brieuc du sur les maquis dans les CĂŽtes-du-Nord dĂ©signait Callac, Saint-Nicolas-du-PĂ©lem et Rostrenen comme des noyaux importants du maquis[63]. MalgrĂ© une erreur d'Ă©valuation du nombre de maquisards (Ă©valuĂ© dans ce rapport des RG Ă 45 000 hommes sur le dĂ©partement alors qu'ils Ă©taient 13 000), les RG avaient raison de cibler Saint-Nicolas-du-PĂ©lem puisque selon Jean Le Jeune, alias Commandant Ămile, alors responsable dĂ©partemental des FTP, Saint-Nicolas-du-PĂ©lem abritait Ă ce moment, en plus des maquisards : l'Ă©tat-major dĂ©partemental des FTP, dans la vallĂ©e de Faoudel[64] et la direction rĂ©gionale du Parti Communiste, dans la chapelle du Ruellou[65], mais la Gestapo n'atteignit aucune de ces deux cibles.
Du 7 au , alors que le débarquement de Normandie du 6 juin 1944 a changé le rapport de force, désorganisant l'armée allemande, et que le 4e régiment SAS a rejoint les résistants des CÎtes-du-Nord et du Morbihan depuis l'opération Samwest, la Gestapo, des éléments de la Wehrmacht et des miliciens incluant le Bezen Perrot organisent une grande rafle à Saint-Nicolas-du-Pélem (appelée la rafle du ) et aux alentours :
- six personnes, qui s'enfuient pour échapper à une rafle, sont assassinées dÚs le (Marcel Le Floch [de Plouguernével], Albert Névez et Arthur Nicol [de Plounévez-Quintin], Jacques Poisson [de Plouézoc'h], Henri Rivoal et Marcel Le Floch [de Rostrenen]), la stÚle des six patriotes leur est dédiée rue du Stade à Saint-Nicolas-du-Pélem[66] ;
- six personnes sont transférées à Uzel, torturées et assassinées le , et jetées dans les fosses de L'Hermitage-Lorge (on trouvera au total 35 corps dans ces fosses). Mireille Chrisostome dite « Jacotte », agent de liaison de la Résistance, fait partie des victimes tuées à Uzel, et a donné son nom à une rue de Saint-Brieuc[67] ;
- 12 personnes sont transférées à Bourbriac et interrogées/torturées dans la cave de la maison Sourimant, dont sept (Jean-Louis Corbel, 20 ans, Maël-Carhaix ; François Louis Le Berre, 25 ans, de Plougrescant ; François Marie Le Berre, 33 ans, de Plouguernével ; Pierre Maillard, 24 ans, de Plounévez-Quintin ; Marcel Sanguy, 35 ans, de Rostrenen ; Pierre Secardin, 27 ans, de Callac ; Albert Torqueau, 24 ans, un instituteur de Rostrenen)[68] furent exécutées à Garzonval en Plougonver le ; une stÚle leur est dédiée à Garzonval[69].
François Le Gall a Ă©crit la chanson Maleuriou ar Vro[70] sur cette rafle, et Françoise Morvan lui a consacrĂ© le livre Miliciens contre maquisards : EnquĂȘte sur un Ă©pisode de la RĂ©sistance en Centre-Bretagne[71]. Le journal La Champagne dĂ©crit dans son Ă©dition du l'action des rĂ©sistants Francs-tireurs et partisans Ă partir de la ferme de OuatnĂšs en Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, route de Saint-Igeaux (lieu non trouvĂ©) il s'agit vraisemblablement de "Gouetres " le [72].
Le gĂ©nĂ©ral Ăon[73], son adjoint le colonel Passy et une trentaine d'officiers français, anglais et amĂ©ricains furent parachutĂ©s Ă Kerien (entre Bourbriac et Saint-Nicolas-du-PĂ©lem) dans la nuit du 4 au dans le cadre de la mission AloĂšs[74] pour fĂ©dĂ©rer les actions des mouvements de rĂ©sistance de Bretagne intĂ©rieure. Le lendemain soir, un combat trĂšs dur se dĂ©roula Ă KĂ©rien entre les FTP chargĂ©s de la protection de la mission et une colonne de parachutistes allemands qui tente une ultime percĂ©e vers lâouest[75].
Le , Auguste Pichouron[76] et AmĂ©dĂ©e Le Guen, son beau-frĂšre, sont arrĂȘtĂ©s par la milice et dĂ©portĂ©s ; Auguste Pichouron meurt au camp de concentration de FlossenbĂŒrg en , AmĂ©dĂ©e Le Guen rentra vivant du camp de concentration de Buchenwald.
Saint-Nicolas-du-Pélem fut libéré au début d'.
Un fief communiste
AprÚs la libération, Saint-Nicolas-du-Pélem élut une municipalité communiste, faisant d'Auguste Le Coënt, ancien FTP, le nouveau maire. Le rÎle du Parti communiste français dans le maquis de Saint-Nicolas-du-Pélem et la personnalité d'Auguste Le Coënt firent de Saint-Nicolas-du-Pélem une place forte[77] du PCF, alors que Saint-Nicolas-du-Pélem avait voté à droite avant la guerre.
Les guerres d'Indochine et d'Algérie
Deux soldats (Yves Cadoret et Joseph Le Mercier) originaires de Saint-Nicolas-du-Pélem sont morts pendant la guerre d'Indochine et trois (Adrien Buguellou, A. Cabel et Corentin Le Cocq) pendant la guerre d'Algérie[28].
Politique et administration
Liste des maires
Jumelages
La commune est jumelée depuis 1986 avec Milltown, comté de Kerry, en Irlande.
Structures administratives locales
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem Ă©tait chef-lieu de canton dans lâarrondissement de Guinguamp jusqu'en mars 2015. En mars 2015, un redĂ©coupage territorial (suivant le dĂ©cret 2014-150 du 13 fĂ©vrier 2014[81]) regroupe dans le canton de Rostrenen 29 communes issues de 4 anciens cantons : l'ancien canton de Rostrenen (6 communes), 7 des 8 communes de l'ancien canton de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, l'ancien canton de Gouarec (8 communes) et celui de MaĂ«l-Carhaix (8 communes). Il reste 27 communes depuis la fusion au 1er janvier 2017 des 3 communes de Laniscat, Perret et Saint Gelven dans une nouvelle commune "Bon Repos Sur Blavet", d'aprĂšs le nom de l'Abbaye de Bon Repos, situĂ©e le long du Blavet.
Les communes de l'ancien canton de Saint-Nicolas-du-Pélem étaient : Canihuel à 5 km, Lanrivain à 5 km, Peumerit-Quintin à 10 km, Saint-Connan à 13 km, Saint-Gilles-Pligeaux à 9 km, Saint-Nicolas-du-Pélem, Sainte-Tréphine à 5 km, et Kerpert à 7 km qui a rejoint le canton de Callac dans le rédécoupage cantonal de mars 2015.
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem fait partie de la CommunautĂ© de communes du Kreiz-Breizh, une communautĂ© de 23 communes dont lâaction concerne 11 domaines :
- lâamĂ©nagement de lâespace communautaire ;
- le développement économique ;
- le tourisme ;
- le logement et le cadre de vie ;
- lâĂ©limination et la valorisation des dĂ©chets mĂ©nagers et des dĂ©chets assimilĂ©s ;
- lâenvironnement ;
- lâenfance et la jeunesse ;
- lâinitiation, la formation, lâenseignement de la musique, du chant et de la danse ;
- le transport souple Ă la demande ;
- lâassainissement non collectif ;
- la production dâĂ©nergie.
La communauté de communes du Kreiz-Breizh ressemble beaucoup au nouveau canton de Rostrenen : sur les 27 communes du nouveau canton du Rostrenen, quatre (Le Moustoir, Plévin, Treffin, Tréogan) ne font pas partie de la communauté du Kreiz-Breizh.
La Communauté de communes du Kreiz-Breizh appartient au Pays Centre Ouest Bretagne, qui regroupe 108 communes[82].
Ălections
Saint-Nicolas-du-Pélem, municipalité à majorité communiste aprÚs la Seconde Guerre mondiale, a évolué vers une majorité communale socialiste, et a voté à gauche à toutes les élections depuis 1945.
- Correspondance couleurs/parti
Couleur | Partis (exemples) | |
---|---|---|
rouge foncé | EXG / LCR / LO / LC / NPA | |
rouge vif | MPTT | |
rouge | PCF / UP / PG / FG | |
rose clair | PRG | |
rose | PS / SFIO / UFD / CIR | |
rose foncé | MRC / PSU / MDSF-MDS | |
rose vif | DVG | |
bleu | LR / UMP / UNR / UDT / UD-Ve / UDR / RPR / RPF | |
bleu clair | DVD | |
jaune | RĂ©gionalistes | |
orange | MoDem | |
vert | Verts / EĂLV | |
vert clair | Cap21 / divers Ă©cologistes | |
vert foncé | CPNT | |
violet | DLR / MPF / PP | |
gris | RN / EXD / FN / MNR / UFF / S&P | |
blanc | Sans Ă©tiquette / non inscrit |
Vote local aux élections présidentielles
Présidentielle 2002 |
1er tour | 2e tour | ||
Jacques Chirac | 20,83 % | 89,79 % | ||
Jean-Marie Le Pen | 8,00 % | 10,21 % | ||
Lionel Jospin | 17,45 % | |||
Robert Hue | 11,86 % | |||
Arlette Laguiller | 7,52 % | |||
François Bayrou | 5,21 % | |||
Noël MamÚre | 5,21 % | |||
Jean Saint-Josse | 4,92 % | |||
Alain Madelin | 4,53 % | |||
Olivier Besancenot | 4,34 % | |||
Jean-Pierre ChevĂšnement | 4,24 % | |||
Christiane Taubira | 1,93 % | |||
Bruno MĂ©gret | 1,45 % | |||
Christine Boutin | 1,06 % | |||
Corinne Lepage | 0,87 % | |||
Daniel Gluckstein | 0,58 % |
Présidentielle 2007 |
1er tour | 2e tour | ||
Nicolas Sarkozy | 23,10 % | 39,93 % | ||
SĂ©golĂšne Royal | 27,91 % | 60,07 % | ||
François Bayrou | 20,24 % | |||
Marie-George Buffet | 7,50 % | |||
Jean-Marie Le Pen | 6,91 % | |||
Olivier Besancenot | 5,31 % | |||
José Bové | 1,77 % | |||
Philippe de Villiers | 1,69 % | |||
Frédéric Nihous | 1,60 % | |||
Dominique Voynet | 1,52 % | |||
Arlette Laguiller | 1,52 % | |||
GĂ©rard Schivardi | 0,93 % | |||
Présidentielle 2012 |
1er tour | 2e tour | ||
François Hollande | 32,73 % | 63,48 % | ||
Nicolas Sarkozy | 20,09 % | 36,52 % | ||
Jean-Luc MĂ©lenchon | 16,18 % | |||
François Bayrou | 12,73 % | |||
Marine Le Pen | 10,73 % | |||
Eva Joly | 2,45 % | |||
Philippe Poutou | 2,09 % | |||
Nicolas Dupont-Aignan | 1,55 % | |||
Nathalie Arthaud | 1,36 % | |||
Jacques Cheminade | 0,09 % | |||
Vote local aux élections législatives
LĂ©gislatives 2002 |
1er tour | 2e tour | ||
Marie-René Oget | 18,57 % | 56,38 % | ||
Jean-Pierre Le Goux | 19,40 % | 43,62 % | ||
GĂ©rard Lahellec | 23,44 % | |||
Daniel Pennec | 21,89 % | |||
Myriam de Coatparquet | 5,08 % | |||
Michel Balbot | 4,77 % | |||
Guy Jourden | 2,39 % | |||
Mona Bras-Caillarec | 1,35 % | |||
Yves Thoraval | 1,14 % | |||
Marcel Choron | 1,14 % | |||
André Perrot | 0,73 % | |||
Stéphane Guaripuy | 0,52 % | |||
LĂ©gislatives 2007 |
1er tour | 2e tour | ||
Marie-René Oget | 28,08 % | 59,28 % | ||
Marie-Elisabeth Bague | 23,17 % | 40,72 % | ||
GĂ©rard Lahellec | 17,58 % | |||
Marie-Françoise Droniou | 10,39 % | |||
Michel Priziac | 7,76 % | |||
Sylvie Guillou | 2,63 % | |||
Myriam de Coatparquet | 2,63 % | |||
Margaret Studler | 2,28 % | |||
Mona Bras | 2,05 % | |||
Yves Thoraval | 1,60 % | |||
Carole Leforestier | 1,26 % | |||
HĂ©lĂšne Borel | 0,57 % | |||
LĂ©gislatives 2012 |
1er tour | 2e tour | ||
Annie Le Houerou | 37,22 % | 67,04 % | ||
Valérie Garcia | 26,25 % | 32,96 % | ||
GĂ©rard Lahellec | 16,45 % | |||
Michel Balbot | 8,63 % | |||
Pierre Salliou | 3,97 % | |||
Catherine Blein | 3,73 % | |||
Marie-Pierre Menguy | 0,93 % | |||
MaĂŻwenn Salomon | 0,82 % | |||
Isabelle Montillet | 0,82 % | |||
Marine Voisin | 0,70 % | |||
Thierry Richard | 0,47 % | |||
Vote local aux élections régionales
RĂ©gionales 2004 |
1er tour | 2e tour | ||
Jean-Yves Le Drian | 47,97 % | 65,45 % | ||
Jocelyn de Rohan | 14,29 % | 34,55 % | ||
Bruno Joncour | 16,22 % | |||
Brigitte Neveux | 6,95 % | |||
Pascale Loget | 6,18 % | |||
Françoise Dubu | 5,89 % | |||
Lionel David | 2,51 % | |||
RĂ©gionales 2010 |
1er tour | 2e tour | ||
Jean-Yves Le Drian | 43,25 % | 61,57 % | ||
Bernadette Malgorn | 15,82 % | 26,93 % | ||
Guy Hascoët | 5,95 % | 11,50 % | ||
Christian Troadec | 11,76 % | |||
Bruno Joncour | 7,69 % | |||
Jean-Paul W. Felix | 5,37 % | |||
GĂ©rard Perron | 3,48 % | |||
Charles Laot | 2,61 % | |||
Laurence de Bouard | 2,18 % | |||
Valérie Hamon | 1,60 % | |||
Alexandre Noury | 0,29 % | |||
Ălections municipales
Municipales 2014 |
1er tour | Ălus | |||
---|---|---|---|---|---|
Liste conduite par | Voix | % | Nombre | ||
Daniel Le Caër | 507 | 53,65 | 15 | ||
Michel Le Bars* | 438 | 46,35 | 4 | ||
* Maire sortant | |||||
Inscrits | 1 303 | % | |||
Abstentions | 273 | 20,95 | |||
Votants | 1 030 | 79,05 | |||
Blancs et nuls | 85 | 6,52 | |||
Exprimés | 945 | 72,52 |
Population et société
Ăvolution dĂ©mographique
L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquĂȘte de recensement portant sur toute la population est rĂ©alisĂ©e tous les cinq ans, les populations lĂ©gales des annĂ©es intermĂ©diaires Ă©tant quant Ă elles estimĂ©es par interpolation ou extrapolation[83]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2005[84].
En 2020, la commune comptait 1 555 habitants[Note 7], en diminution de 7,88 % par rapport Ă 2014 (CĂŽtes-d'Armor : +1,05 %, France hors Mayotte : +1,9 %).
Pyramide des Ăąges
La population de la commune est relativement ĂągĂ©e. En 2018, le taux de personnes d'un Ăąge infĂ©rieur Ă 30 ans s'Ă©lĂšve Ă 24,5 %, soit en dessous de la moyenne dĂ©partementale (30,7 %). Ă l'inverse, le taux de personnes d'Ăąge supĂ©rieur Ă 60 ans est de 41,6 % la mĂȘme annĂ©e, alors qu'il est de 32,9 % au niveau dĂ©partemental.
En 2018, la commune comptait 793 hommes pour 839 femmes, soit un taux de 51,41 % de femmes, légÚrement inférieur au taux départemental (51,7 %).
Les pyramides des ùges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Ăconomie
Entreprises
Saint-Nicolas-du-Pélem a une économie reposant sur des activités publiques, avec notamment :
- un foyer logement (30 salariés) ;
- un collĂšge public (collĂšge Jean-JaurĂšs) ;
et des activités privées, dont notamment :
Emplois des habitants de la commune en 2009
Actifs de 15 Ă 64 ans | Actifs avec emploi | Lieu de travail | |||||
---|---|---|---|---|---|---|---|
Total | Avec emploi | ChÎmeurs | Salariés | Non salariés | Dans la commune | Hors de la commune | |
Nombre | 677 | 611 | 66 | 472 | 142 | 330 | 284 |
Pourcentage | 70,6 % | 90,2 % | 9,8 % | 76,9 % | 23,1 % | 53,7 % | 46,3 % |
Source : Chiffres clés 2012 : Emploi - Population active - Insee[92]
Culture
Langue bretonne
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem fait partie de la Bretagne bretonnante, la moitiĂ© ouest de la Bretagne oĂč l'on parle breton, qu'on appelle aussi Basse-Bretagne, par opposition Ă la Haute-Bretagne, moitiĂ© est de la Bretagne oĂč l'on parlait gallo avant de passer au français. La ligne SĂ©billot sĂ©parant la Bretagne parlant gallo de la Bretagne parlant breton (d'aprĂšs Paul SĂ©billot, qui a publiĂ© en 1878 une carte montrant cette ligne pour la SociĂ©tĂ© d'anthropologie de Paris[93]), passe Ă l'est de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem en traversant notamment Saint-Conan, Saint-Gilles-Pligeaux, Canihuel, Le Haut-Corlay.
Le breton de Saint-Nicolas-du-Pélem et du pays Fañch, étudié par Humphrey Lloyd Humphreys, se caractérise par un type de dialecte cornouaillais trÚs fortement influencé par le breton vannetais. Ainsi, par exemple, on palatalise le G et le K devant e, i, we, wi (Gwin gwenn se prononcera « Djwin djwen ») et du vocabulaire typiquement vannetais est utilisé comme « blé » pour bloaz (année). Paradoxalement, les relations commerciales empruntent pourtant les voies de communications qui laissent le Vannetais quelque peu à l'écart, sauf entre Corlay et Pontivy via Mûr-de-Bretagne.
On peut entendre le breton parlé à Saint-Nicolas-du-Pélem notamment chez des chanteurs comme Marcel Guilloux, originaire de Lanrivain, ou Yann-Fañch Kemener, originaire de Sainte-Tréphine.
Pays : Cornouaille
L'Ă©vĂȘchĂ© de Cornouaille
La paroisse de Bothoa et son lieu-dit Saint-Nicolas faisaient partie de la Cornouaille, une unité administrative et religieuse avant la création des départements.
LâĂ©vĂȘchĂ© Ă©tait situĂ© Ă Quimper jusquâĂ 1791 : quand l'Ă©vĂȘchĂ© de Cornouaille disparut, la paroisse de Bothoa fut rattachĂ©e Ă lâĂ©vĂȘchĂ© de Saint-Brieuc.
L'appartenance de Saint-Nicolas Ă un diocĂšse bretonnant a pu contribuer Ă empĂȘcher le gallo de sây implanter, alors que le gallo a supplantĂ© le breton dans lâarriĂšre pays de Saint-Brieuc au Moyen Ăge, mais il ne faut pas surestimer lâinfluence culturelle du clergĂ©, car le bienheureux Julien Maunoir Ă©crit dans son journal en 1649 Ă propos de la paroisse de Bothoa : « leur curĂ©, Ă supposer quâil eĂ»t voulu les instruire dans la religion, en eĂ»t Ă©tĂ© bien incapable, faute de connaĂźtre le breton. »
Cornouaille de Bretagne et Cornouailles de Grande-Bretagne
Le rapport de nom entre :
- la Cornouaille de Bretagne (Kernev ou Bro Gernev en breton), qui s'écrit sans « s », à la pointe Sud-Ouest de la Bretagne ;
- la Cornouailles d'Angleterre (CornWall en anglais, Kernow en cornique), qui se termine par un « s », à la pointe Sud-Ouest de l'Angleterre ;
n'est pas établi par une théorie unique, le nom de Cornouaille(s) pourrait venir :
- du peuple celte Cornovii, qui peuple la Cournouailles britannique, dont des soldats sont envoyĂ©s en Armorique Ă plusieurs reprises et s'y installent (pour la dĂ©fendre contre les pirates Saxons et Scots Ă partir de 296-297, puis en 383 quand Magnus Maximus, empereur de l'armĂ©e romaine de l'Ăźle de Bretagne, rival de l'empereur de Rome Gratien, traverse la Manche avec son armĂ©e et envahit Gaule et Armorique, laisse des troupes en Armorique (qu'il appelle Britannia minor, d'oĂč le nom de Bretagne) sous la direction de Conan MĂ©riadec (pĂšre de Gradlon, roi lĂ©gendaire de Cornouaille au IVe siĂšcle) Ă la tĂȘte de l'Armorique) ;
- de la position des Cornouaille(s), des pĂ©ninsules, des cornes s'enfonçant dans la mer, Cornugallia = Corne de la Gaule, et CornWall = Ătranger de la corne (Corn = Corne en cornique).
Les deux Cornouaille(s) se ressemblent, non seulement par leurs positions géographiques, leurs climats et leurs paysages, mais aussi par leurs langues, le breton de Cornouaille et le cornique de Cornouailles sont des langues brittoniques dont la proximité s'explique non seulement par une origine commune, mais aussi par des échanges continus entre les deux territoires.
La Haute-Cornouaille
Saint-Nicolas-du-PĂ©lem se situait Ă lâest de la Haute-Cornouaille (Nord de la Cornouaille), d'oĂč le qualificatif de Haut-Cornouaillais pour la langue bretonne de ce territoire. La Haute-Cornouaille historique correspond au pays du Poher, dont le centre est Carhaix-Plouguer.
La Haute-Cornouaille historique ne correspond pas géographiquement à la communauté de communes de Chùteauneuf-du-Faou, qui a pris le nom de Communauté de communes de Haute Cornouaille, alors que la communauté de communes de Chateauneuf-du-Faou ne regroupe qu'une partie réduite et excentrée du territoire historique de Haute-Cornouaille.
Territoire : Pays Fañch
Saint-Nicolas-du-Pélem fait partie du terroir traditionnel appelé Pays Fañch (vro Fañch).
La danse Fañch (à l'origine riche de nombreuses variantes de pas : appuis croisés, repliements des jambes, amplitude des mouvements) a été progressivement remplacée par sa variante la plus simple, la danse tro plinn, une ronde en sens inverse des aiguilles d'une montre avec un mouvement égal, régulier et continu.
Les danses du pays Fañch sont, notamment lors des festoĂč-noz, traditionnellement accompagnĂ©es par :
- des duos de clarinettes (treujenn gaol) ;
- ou des couples bombarde-biniou ;
- ou de chant a cappella Kan ha diskan ;
- ou des trio avec deux clarinettes et un tambour.
Le Pays Fañch englobe des territoires situés sur les cantons de Bourbriac, Callac, Corlay, Quintin et Saint-Nicolas-du-Pélem comme :
- Bulat-Pestivien ;
- Canihuel ;
- Caurel ;
- Corlay ;
- Gouarec ;
- Kerien ;
- Kerpert ;
- La Harmoye ;
- Laniscat ;
- Lanrivain ;
- Le Bodéo ;
- Le Haut-Corlay ;
- Le Leslay ;
- Le Vieux-Bourg ;
- Maël-Pestivien ;
- Magoar ;
- Peumerit-Quintin ;
- Plouguernével ;
- Plounévez-Quintin ;
- Plussulien ;
- Saint-Bihy ;
- Saint-Connan ;
- Sainte-Tréphine ;
- Saint-Gelven ;
- Saint-Gildas ;
- Saint-Gilles-Pligeaux ;
- Saint-Igeaux ;
- Saint-Mayeux ;
- Saint-Nicolas-du-PĂ©lem ;
- Trémargat.
La coiffe bretonne de Saint-Nicolas-du-Pélem était la coiffe « Sion ».
Gastronomie
Il n'y a pas de spécialité gastronomique pélémoise, la cuisine traditionnelle de Saint-Nicolas-du-Pélem est la cuisine bretonne.
Galettes et crĂȘpes
Le plat traditionnel breton est la galette ou la crĂȘpe. Dans le pays Fañch, on appelle :
- la galette de sarrasin, ou blĂ© noir, servie gĂ©nĂ©ralement avec une garniture salĂ©e, Ćuf, jambon, fromage, saucisse, lard, champignons, pommes de terre, lĂ©gumes, tomates, Ă©chalotes, viandes, poissons, et surtout mĂ©langes entre ces garnitures, comme la galette dite « complĂšte » garnie d'Ćuf, jambon et fromage ;
- la crĂȘpe de froment, ou blĂ© blanc, le blĂ© tendre, servie gĂ©nĂ©ralement avec une garniture sucrĂ©e, sucre, confiture, miel, chocolat, fruit ou sirop de fruit, caramel, glace, ou flambĂ©e avec un alcool, ou un mĂ©lange de ces garnitures.
Il existe aussi des endroits de Bretagne oĂč galette signifie crĂȘpe Ă©paisse, et crĂȘpe signifie alors crĂȘpe fine et craquante, indĂ©pendamment de la couleur de la farine utilisĂ©e.
On fait souvent des repas entiers Ă base de crĂȘpes et galettes :
- les galettes garnies sont le support de l'entrée et du ou des plats de résistance ;
- les crĂȘpes sont le support du ou des desserts.
Les boissons accompagnant un repas de galettes et de crĂȘpes sont souvent du cidre ou du lait ribot.
Pour que la galette ou la crĂȘpe n'attache pas sur la galĂ©tiĂšre, la matiĂšre grasse utilisĂ©e sur la galĂ©tiĂšre est souvent le saindoux, mais la matiĂšre grasse utilisĂ©e dans la galette pour y cuire la garniture est le beurre salĂ© (plus de 3 % de sel) ou le beurre demi-sel (de 0,5 % Ă 3 % de sel).
Les vendeurs ambulants de crĂȘpes accompagnent traditionnellement les festoĂč-noz et les participants dâun fest-noz consommant de la galette-saucisse (saucisse qui vient d'ĂȘtre grillĂ©e, encore chaude, autour de laquelle on entoure une galette de sarrasin froide) comme les participants aux festivals de rock consomment du hot-dog, la galette isolant la main de la chaleur et la graisse pour permettre une consommation itinĂ©rante sans ajouter d'emballage.
Patisserie : far breton, kouign-amann et gĂąteau breton
Ces tris gĂąteaux sont des desserts traditionnels de Bretagne particuliĂšrement nourrissants.
- Le far breton est un dessert traditionnel ancien Ă base d'Ćufs, de beurre, sucre, farine et lait, parfois agrĂ©mentĂ© de pruneaux ou de raisins. Il se prĂ©sente gĂ©nĂ©ralement comme un gĂąteau brun clair Ă l'extĂ©rieur, avec Ă l'intĂ©rieur une pĂąte compacte et homogĂšne oscillant entre le blanc et le jaune pĂąle.
- Le kouign-amann est un gùteau rond feuilleté à base de pùte à pain, de beurre et de sucre. Il est particuliÚrement riche et calorique du fait de sa grande proportion de beurre (pour 400 g de farine, on a 300 g de beurre et 300 g de sucre). Comme il est breton, on utilise du beurre salé ou du beurre demi-sel pour le préparer.
- Le gĂąteau breton est un gĂąteau rond Ă©pais sablĂ© Ă base de farine, Ćufs, sucre et beurre. Il est Ă peine moins riche en beurre que le kouign-amann, car pour 500 g de farine, plus des Ćufs, on a 300 g de beurre, et 300 g de sucre.
Lieux et monuments
Ăglise paroissiale Saint-Pierre
Ancienne chapelle Saint-Nicolas (1474â1575), chapelle privĂ©e du chĂąteau du PĂ©lem, elle fut donnĂ©e Ă la paroisse par le comte Loz de Beaucours entre 1847 et 1860 quand le bourg de Saint-Nicolas accueillit la paroisse Ă la place de Bothoa. Elle fut agrandie pour devenir lâĂ©glise Saint-Pierre â nom de lâancienne Ă©glise paroissiale de Bothoa â, avec lâajout dâune sacristie et dâune chapelle des fonts baptismaux en 1860. SituĂ©e au centre-ville, elle est construite en pierre de taille de granite gris, dotĂ©e dâun toit recouvert dâardoises et dâune voĂ»te lambrissĂ©e. Inscrit MH (1926). Un ancien jubĂ© transformĂ© en tribune a Ă©tĂ© dĂ©truit en 1861. Son vitrail La DĂ©rision du Christ (vers 1470-1480) est du mĂȘme dessin que celui de la peinture murale de l'Ă©glise Notre-Dame de KernasclĂ©den[94] - [95] - [96].
MaĂźtresse-vitre de la Passion de l'Ă©glise Saint-Pierre de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem
AttribuĂ© Ă J. Kergal â nom inscrit sur la manche dâun personnage, mais on lit aussi un N et F entrelacĂ©s Ă cĂŽtĂ© de la date de 1470, pouvant constituer le monogramme dâun maitre verrier inconnu, qui aurait aussi rĂ©alisĂ© la verriĂšre de l'Ă©glise Saint-Pierre de TonquĂ©dec car leurs cartons sont identiques â, ce vitrail surplombant lâautel de lâĂ©glise Saint-Pierre remonte Ă la fin XVe siĂšcle et a Ă©tĂ© restaurĂ© en 1772, 1789 et 1882. Son style Ă©voque les fresques de la voute de Notre-Dame de KernasclĂ©den dessinĂ©es en 1470. Le trait, la composition et certains dĂ©tails vestimentaires se rapprochent de la gravure sur bois flamande. Le vitrail comprend deux fenĂȘtres dotĂ©es chacune dâun tympan et de trois lancettes. Chaque lancette est constituĂ©e de cinq panneaux, le plus haut reprĂ©sentant une toiture, et les quatre panneaux infĂ©rieurss reprĂ©sentent des scĂšnes, soit 24 scĂšnes (six lancettes comportant chacune quatre scĂšnes) reprĂ©sentant principalement des Ă©tapes la vie du Christ. Les scĂšnes de la Passion du Christ ont Ă©tĂ© dessinĂ©es Ă partir des mĂȘmes cartons que les scĂšnes de la passion du vitrail de lâĂ©glise Saint-Pierre de TonquĂ©dec, qui date de la mĂȘme Ă©poque.
Saint Nicolas est reprĂ©sentĂ© sur le panneau infĂ©rieur Ă gauche de la verriĂšre et figurent aussi les donateurs sur dâautres panneaux infĂ©rieurs, notamment agenouillĂ©s en costume du XVe siĂšcle devant saint SĂ©bastien, une femme et un chevalier qui porte le blason des Jourdain du PĂ©lem (sa tunique blanche est traversĂ©e dâune bande rouge chargĂ©e de trois motifs dâor). ClassĂ© MH (1908)[97].
Fontaine du Daourit
Aussi appelée fontaine Saint-Nicolas, à 30 mÚtres en contrebas de l'église Saint-Pierre, cette fontaine porte :
- le nom de Saint-Nicolas parce quâune statuette de saint Nicolas dans une niche Ă coquille surplombe un bassin abritĂ© par un chapiteau supportĂ© par deux colonnettes ;
- le nom de Daourit parce quâelle est longĂ©e par la rue du Daourit.
Lâenclos mesure 9 m de long, 7 m de large, pour une hauteur de 2,2 m. Elle date du XVIIe siĂšcle, est en granite, et comprend cinq bassins. Pierre Thomas-Lacroix pense que câest la premiĂšre fontaine ayant utilisĂ© des colonnettes au XVIIe siĂšcle. Son eau, issue d'une source situĂ©e sous la construction adjacente, rejoint le ruisseau du Daourit qui prend sa source pour partie Ă Kerody en Bothoa et pour l'autre branche, Ă la lisiĂšre du bois du Faodel sur la ferme de Stang-Merrien. Le ruisseau alimentait un lavoir aujourdâhui disparu. Inscrit MH (1926)[98].
ChĂąteau du PĂ©lem
Le chĂąteau a Ă©tĂ© construit au dĂ©but en 1622 dâaprĂšs lâinscription sur la voĂ»te de la porte par la famille de Quelen en remplacement du manoir antĂ©rieur. Pendant la RĂ©volution française, le chĂąteau est pillĂ© par des Chouans, puis occupĂ© par une colonne mobile rĂ©publicaine qui brĂ»le portes et planchers, mais sans plus de dĂ©gradations parce que le maire de Bothoa, RenĂ© Jacques Ruellan du CrĂ©hu, a protĂ©gĂ© les armoiries du chĂąteau et de la chapelle Saint-Nicolas en les masquant avec du plĂątre pour Ă©viter quâelles ne soient martelĂ©es. Le chĂąteau a Ă©tĂ© modifiĂ© au XIXe siĂšcle, avec notamment lâajout dâun perron de granite. Il est aujourdâhui habitĂ© par la famille de Boisboissel, hĂ©ritiĂšre de la famille de Beaucours[99].
Les Tourelles
Ăbauche dâun chĂąteau au XIXe siĂšcle, les Tourelles constituent une curiositĂ©. Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel, dĂ©putĂ© monarchiste et chĂątelain du PĂ©lem, connaissait le comte de Chambord, prĂ©tendant au trĂŽne de France. Pour honorer le futur monarque, il lança en 1871 la construction dâun grand chĂąteau pour accueillir le roi le jour oĂč il lâinviterait Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem. Mais le comte de Chambord ruina les chances des monarchistes en 1873 en exigeant lâabandon du drapeau tricolore alors mĂȘme que les dĂ©putĂ©s monarchistes, majoritaires Ă l'AssemblĂ©e, s'apprĂȘtaient Ă restaurer la monarchie. Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel arrĂȘta la construction de son grand chĂąteau â qui avait englouti une partie de sa fortune â et il en resta Les Tourelles, un rempart monumental qui surplombe la commune.
Monuments situés hors du bourg
Le musée de l'école de Bothoa présente l'école du hameau de Bothoa telle qu'elle était dans les années 1930.
ChĂąteau de Beaucours
Ce manoir en granite construit au XVe siĂšcle Ă cĂŽtĂ© de lâĂ©tang de Beaucours, dans le bois de Beaucours, mesurait 30 Ă 9 m[100]. AbandonnĂ© Ă la RĂ©volution, il est dĂ©sormais en ruine et, pour Ă©viter tout accident, l'accĂšs Ă l'intĂ©rieur du chĂąteau est interdit. Les visiteurs peuvent faire le tour du chĂąteau et faire halte dans le moulin de Beaucours, amĂ©nagĂ© pour les pique-niqueurs.
Depuis le fond d'une colonne de latrine autrefois accessible, une porte donnant sous le mur de la façade sud et aujourd'hui obstruĂ©e permettait sans doute de curer la fosse d'aisance, Ă moins qu'il ne s'agisse d'une sortie dĂ©robĂ©e en cas d'urgence. C'est peut ĂȘtre l'origine de la lĂ©gende d'un souterrain qui partirait du chĂąteau.
Menhir du Rossil
Le Rossil[101] est un menhir de granite de plus de 7 mÚtres de hauteur situé au milieu des arbres à la lisiÚre du bois des Tourelles, prÚs de la route de Lanrivain. C'est le quatriÚme plus gros menhir de Bretagne avec ses 11 mÚtres de circonférence.
Chapelle Saint-Ăloi
SituĂ©e dans la campagne Ă lâest du bourg, Ă Garzangotec, cette chapelle du XVe siĂšcle est la destination dâun pardon depuis plus de trois siĂšcles. Construite en deux temps, le chĆur et le transept Ă la fin du XVe siĂšcle, et le clocher au XVIe siĂšcle, elle est granite gris avec un toit dâardoises. Ă la diffĂ©rence des chapelles de Bothoa et du Ruellou, elle conserve son clocher historique, en granit, haut, fin et trĂšs ouvragĂ©, porteur notamment de gargouilles aux angles[102]. ClassĂ© MH (1909).
Fontaine Saint-Ăloi
SituĂ©e Ă proximitĂ© de la chapelle Saint-Ăloi, cette large fontaine Ă plusieurs cuves accueillait les pĂšlerins du pardon de Saint-Ăloi et leurs chevaux[103]. Inscrit MH (1926).
Moulin de Kermarc'h
Ce moulin Ă eau, construit au XVIIe siĂšcle, a fonctionnĂ© jusquâen 1985[104].
Implanté prÚs de la riviÚre Sulon, ce moulin à eau captait une dérivation du Sulon évacuée de part et d'autre du bùtiment pour mouvoir deux roues dont seule la roue ouest est encore visible. La roue actionnée par l'eau par-dessous entraßne la meule pour moudre le blé en farine.
Son coffre à farine date de 1807. Les panneaux du coffrage en bois sont ornés d'un bas-relief dans le style des lits clos bretons, avec une croix, des palmes, le soleil, une étoile, la lune et un triangle. Inscrit MH (1987).
Chapelle Notre-Dame du Ruellou
SituĂ© sur le lieu-dit Le Ruellou, cet Ă©difice gothique en granite Ă la fin du XVe siĂšcle ou du dĂ©but du XVIe siĂšcle a Ă©tĂ© complĂ©tĂ© par un bras nord Ă la fin du XVIIIe siĂšcle ou au dĂ©but du XIXe siĂšcle. La ressemblance des remplages des vitraux de la chapelle Notre-Dame et de lâĂ©glise Saint-Pierre (Ă©glise paroissiale de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem) montre que la chapelle Notre-Dame, construite dans la foulĂ©e de lâĂ©glise Saint-Pierre â Ă lâĂ©poque appelĂ©e chapelle Saint-Nicolas â, a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e par les mĂȘmes artisans. Elle a dâailleurs Ă©tĂ© financĂ©e aussi par la famille Jourdain du PĂ©lem puisquâune poutre du transept Sud porte leur blason. Le vitrail dâorigine nâest pas parvenu jusquâĂ nous, le clocher non plus : comme sur la chapelle de Bothoa, lâersatz de clocher remplaçant le clocher dâorigine est aussi petit quâanachronique, sans continuitĂ© avec le reste de lâĂ©difice[105].
Roue Ă carillons de Notre-Dame du Ruellou
En bois polychrome, cette roue Ă clochettes rĂ©alisĂ©e en 1777 mesure 90 cm de diamĂštre et Ă©tait conçue pour 12 clochettes, dont il manque deux aujourd'hui. FixĂ©e au mur via un socle de 1,10 m portant deux tĂȘtes humaines et terminĂ© par deux tĂȘtes animales, elle Ă©tait actionnĂ©e via une manivelle traversant le mur, servant Ă marquer l'Ă©lĂ©vation pendant la messe, et pour des cĂ©rĂ©monies de baptĂȘme ou de mariage[106] - [107].
Manoir de Kerlévenez
Ce manoir en granite du XVIIe siĂšcle, restaurĂ© et remaniĂ© dans les annĂ©es 1970, est situĂ© sur lâemplacement dâun manoir du XVe siĂšcle, Ă lâentrĂ©e du bois de KerlĂ©venez, entre Kergoubleau (lieu-dit de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem) et Kerbrezeaux (lieu-dit de PlounĂ©vez-Quintin). Il possĂšde une cour fermĂ©e par un portail entourĂ© de deux pavillons, et le manoir lui-mĂȘme a deux corps de logis. Le corps de ferme est sĂ©parĂ© du manoir et ne donne pas sur la cour intĂ©rieure[108].
Chapelle Saint-Joseph
Située à l'arriÚre du manoir de Kerhuel, entre le Daourit et le village de Canach-lairon. Chapelle du XVIIe siÚcle dédiée à la Sainte Famille, remarquable à cause de sa forme hexagonale.
Personnalités liées à la commune
- Guy Ăder de Beaumanoir de la Haye (1573-1602), dit La Fontenelle, chef ligueur breton, serait nĂ© Ă Bothoa â aujourdâhui dans la paroisse de Saint-Nicolas â selon le chanoine Moreau, mais le lieu de sa naissance pourrait aussi ĂȘtre Guenrouet ou Le Vieux-Bourg, fut chef dâune bande de brigands pendant la guerre de la Ligue, qui pilla le TrĂ©gor et la Cornouaille pendant quâHenri IV de France cherchait Ă terminer les guerres de religion. La Fontenelle fut condamnĂ© pour haute trahison et exĂ©cutĂ© Ă Paris sur la place de GrĂšve.
- Shapour Bakhtiar (1914-1991) vivait entre Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, oĂč Ă©taient rĂ©fugiĂ©s sa femme et ses deux enfants, et Paris pendant lâoccupation allemande de 1940 Ă 1944[109]. Parti vivre en Iran aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, il s'opposa au Shah d'Iran, notamment au sein du Front national d'Iran, ce qui lui valu six ans d'emprisonnement, avant d'ĂȘtre nommĂ© Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale par le Shah d'Iran en 1978. Shapour Bakhtiar quitta l'Iran en 1979 quand l'ayatollah Khomeini prit le pouvoir et fonda la RĂ©publique Islamique d'Iran. En 1991, Shapour Bakhtiar a Ă©tĂ© assassinĂ© en France par trois personnes, un assassinat commanditĂ© par le rĂ©gime iranien d'aprĂšs les aveux de l'un de ses meurtriers, Ali Vakili Rad.
- Nikola PetroviÄ-NjegoĆĄ, nĂ© en 1944 Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, est hĂ©ritier de la couronne du MontĂ©nĂ©gro sous le nom de prince Nicolas de MontĂ©nĂ©gro.
Militaires
- Jean-Maurice JosuĂ© Du Boisberthelot de Beaucours (1662-1750), nĂ© Ă Bothoa ou Ă Canihuel, militaire Ă Brest pendant que Vauban fortifiait la ville en 1683, il partit ensuite au Canada oĂč il devint ingĂ©nieur militaire : il Ă©difia des fortifications Ă Trois-RiviĂšres, Ă la Citadelle de QuĂ©bec, Ă MontrĂ©al, Ă la forteresse de Louisbourg et ensuite Ă Port-Dauphin. AprĂšs une carriĂšre de bĂątisseur, il fut nommĂ© commandant de lâIsle Saint-Jean (aujourdâhui Ăle-du-Prince-Ădouard), avant de devenir gouverneur de MontrĂ©al[110] - [111].
Religieux
- Saint Doha (Ve siÚcle-VIe siÚcle) : selon une théorie non étayée pour l'instant, saint Doha aussi appelé saint Doccus, religieux originaire de l'ßle de Bretagne (Grande-Bretagne) aurait été ermite sur le territoire de Bothoa (qui a pris son nom : Bothoa = demeure (Bot) de Doha).
- Julien Maunoir (1606-1683) : bĂ©atifiĂ© en 1951, Julien Maunoir, missionnaire des Bretons, Ă©tait prĂ©dicateur itinĂ©rant en breton et il a notamment prĂȘchĂ© Ă la paroisse de Bothoa (dont dĂ©pendait Saint-Nicolas-du-PĂ©lem) en 1649 et 1664[112].
Ăcrivains
- Jean-Louis Coatrieux, originaire de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, chercheur Ă l'INSERM, il est aussi Ă©crivain, auteur de L'Ordre du Jour (recueil de poĂ©sies, Ăditions Kelenn, 1981), L'intĂ©rieur Des Terres (avec Mariano Otero, Ăditions La Part Commune, 2008), Une Question De Temps (avec Jean-Charles Castel, Ăditions La Part Commune, 2010), Tango Monde (de Mariano Otero avec la participation de Jean-Louis Coatrieux, Ăditions La Part Commune, 2010), Ă les entendre parler Grall, Guillevic, Guilloux, Perros, Robin, Segalen (avec Mariano Otero, Ăditions La Part Commune, 2011).
Historiens
- Yves de Boisboissel (1886-1960), gĂ©nĂ©ral de troupes coloniales et propriĂ©taire du chĂąteau du PĂ©lem, il a Ă©crit Histoire de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem. Comment nait une ville et Un magistrat de lâAncien RĂ©gime, Hippolyte Loz de Beaucours, ainsi que des livres liĂ©s Ă son expĂ©rience coloniale, comme Dans lâombre de Lyautey, Peaux noires, cĆurs blancs, Un baroudeur, le Capitaine Georges Mangin 1873-1908.
Musiciens
- Yann-Fañch Kemener, né en 1957 dans la commune voisine de Sainte-Tréphine, chanteur de Kan ha diskan, a étudié au collÚge de Saint-Nicolas-du-Pélem.
- GaĂ«l Nicol (nĂ© en 1969), sonneur de bombarde et de biniou, a grandi Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, a participĂ© Ă la rĂ©surrection du Bagad des BlĂ©s dâOr (cercle celtique relancĂ© en 1990, aussi appelĂ© Kevrenn bro Pelem), et a appartenu Ă plusieurs groupes de musique bretonne comme Loar Gann, Ar Re Yaouank et Diwall.
- David Pasquet (né en 1970), joueur de bombarde et de clarinette, a grandi à Saint-Nicolas-du-Pélem et joué en duo avec Gaël Nicol. Il a appartenu à Ar Re Yaouank, puis Taÿfa, a accompagné Denez Prigent, avant de monter sa propre formation, le Trio Pasquet.
- Thomas Lotout, alias TiTom (né en 1983), a découvert la bombarde au bagad des blés d'or de Saint-Nicolas-du-Pélem en compagnie de son frÚre Joseph. Il est devenu compositeur et joueur de bombarde, et a composé trois albums de musique bretonne, Un cri dans l'ébÚne en 2010, Second souffle en 2012 et Les égarés en 2013.
Peintres
- StanisĆawa de KarĆowska (en) (1876-1952), d'origine polonaise, cette peintre, mariĂ©e au peintre anglais Robert Bevan, a fondĂ© le Groupe de Londres, proche du Salon des indĂ©pendants de Paris, et passait ses vacances entre 1925 et 1930 chez sa fille Edith Halina Bevan (Ă©pouse Baty) entre Saint-Nicolas-du-PĂ©lem et PlĂ©neuf-Val-AndrĂ©, qu'elle a peint. Sa peinture combine Ă un style moderne des Ă©lĂ©ments de la peinture polonaise traditionnelle, avec des couleurs vives[113].
- Yvonne Jean-Haffen (1895-1993), vivant Ă Dinan, elle a dessinĂ© des centaines de monuments du patrimoine breton, notamment Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem oĂč elle a croquĂ© l'Ă©glise Saint-Pierre. Ces dessins sont conservĂ©s Ă la maison de la Grande Vigne de Dinan[114] et la fontaine du Daourit[115].
Sculpteur
- Jules-Charles Le Bozec (1898-1973), nĂ© Ă Saint-Mayeux. Ătant Ă©lĂšve Ă l'Ă©cole de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, son frĂšre l'abbĂ© Victor Le Bozec, enseignant Ă Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, dĂ©cĂšle son talent de sculpteur. FormĂ© Ă l'Ă©cole des Beaux-Arts de Rennes puis Ă l'atelier Jean Boucher Ă Paris, il remporte de nombreux prix avant de s'orienter vers une esthĂ©tique d'inspiration chrĂ©tienne et bretonne. Il a participĂ© Ă plusieurs monuments aux morts â notamment ceux de Gouarec, PlouguernĂ©vel (granite) et Sainte-Anne-d'Auray â et rĂ©alisĂ© des gisants et des statues en bois comme celles de saint Joseph, de Julien Maunoir et du curĂ© d'Ars.
Notes et références
Notes
- Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. AprÚs les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
- L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critÚre de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
- Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphÚre. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomÚtres[6].
- La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
- Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
- Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
Références
- infobretagne.com, « Ătymologie et Histoire de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem ».
- Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 110, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, HervĂ© Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », CybergĂ©o, revue europĂ©enne de gĂ©ographie - European Journal of Geography, no 501,â (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consultĂ© le )
- « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
- 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
- Glossaire â PrĂ©cipitation, MĂ©tĂ©o-France
- « Le climat de la France au XXIe siĂšcle - Volume 4 - ScĂ©narios rĂ©gionalisĂ©s : Ă©dition 2014 pour la mĂ©tropole et les rĂ©gions dâoutre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consultĂ© le ).
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- « Données statistiques sur les communes de Métropole ; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
- Prospections sur les collines de Saint-Nicolas-du-Pelem (CĂŽtes-du-Nord) du Chalcolithique Ă la Protohistoire
- Yves Menez et Stéphane Hingant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ (ISBN 978-2-7373-5074-0)] et Jean-Yves Tinevez et autres auteurs, « Le cairn de Croaz Dom Herry et ses carriÚres de schiste (Saint-Nicolas-du-Pélem - CÎtes-d'Armor) », Gallia Préhistoire, volume 54-2, 2012, pp. 191-238 ([PDF] en ligne sur revues-gallia.cnrs.fr).
- Guide des lieux insolites et secrets de Bretagne, par Alain DagâNaud, Ă©ditions Gisserot
- Tableau politique de la France de lâOuest sous la TroisiĂšme RĂ©publique, pp. 159-160.
- Memorialgenweb.org - Saint-Nicolas-du-PĂ©lem : monument aux morts 1914-1918
- youtube.com.
- Memorialgenweb.org, Saint-Nicolas-du- PĂ©lem : monument aux morts 1939-1945.
- Louis Pichouron, né le à Minihy-Tréguier, marin de commerce, vivant entre 1931 et 1940 à Plouguiel; il adhÚre début 1942 au Parti communiste alors clandestin et il fut avec Jean Devianne, un instituteur communiste originaire du département du Nord un des principaux responsables du Front national pour la libération de la France dans le Trégor intérieur, voir Louis Pichouron, "Mémoire d'un partisan breton Louis Pichouron Commandant Alain", Presses universitaires de Bretagne, 1970
- ThĂ©odore Le NĂ©nan, nĂ© le , dit « capitaine Ătienne », arrĂȘtĂ© le lors de la rafle de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem. Ce dernier, Ă©trangement, ne fut pas tuĂ© ; il fut accusĂ© par la suite d'avoir collaborĂ© en aidant les Allemands Ă traquer les rĂ©sistants dans la rĂ©gion de Scrignac et Plougonven et fut condamnĂ© Ă cinq ans de travaux forcĂ©s, Ă la dĂ©gradation nationale et Ă la confiscation de ses biens, par le tribunal militaire de Paris (cf. Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards : enquĂȘte sur un Ă©pisode de la RĂ©sistance en Centre-Bretagne, Ă©ditions Ouest-France, 2013, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)]).
- Daniel Trellu, né le à Quéménéven, élÚve instituteur à l'école normale de Quimper, participa en 1943 à la naissance du maquis de Saint-Nicolas-du-Pélem et devint, sous le pseudonyme de « lieutenant-colonel Chevallier », responsable du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France dans le FinistÚre et de l'Organisation spéciale. Il devint aprÚs-guerre professeur de français à Quimper. Il quitta le Parti communiste français en 1984 et est mort le à Brest.
- http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19980425&article=19980425-3629194&type=ar et Jean-Jacques Monnier, RĂ©sistance et conscience bretonne, Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ (ISBN 978-2-916579-09-2)].
- https://www.ouest-france.fr/bretagne/paimpol-22500/georges-ollitrault-une-voix-de-la-resistance-1029796
- Les gendarmes français qui procédÚrent à ces arrestations étaient dirigés par Pierre Le Chanu, inspecteur de la police de sûreté et l'adjudant Prigent, de la gendarmerie de Callac.
- « LE BOZEC ArsÚne, Pierre, Marie - Mémoire et Espoirs de la Résistance », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le ).
- Le lieutenant Flambard, qui commandait la gendarmerie de l'arrondissement de Guingamp lutta avec acharnement, malgré son uniforme français, contre les résistants et pour chassa les réfractaires du STO, servant la cause nazie et collaborant avec la Gestapo. La cour de justice de Rennes le condamna le à deux ans de prison.
- https://www.ouest-france.fr/bretagne/ploufragan-honore-dix-neuf-resistants-fusilles-2530673 et http://fr.topic-topos.com/monument-des-fusilles-ploufragan
- Georges Ollitrault, ThĂ©odore Le NĂ©nan, Ămile Henry.
- http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/56/guillers.htm
- « Georges Ollitrault â devoir de mĂ©moire en Bretagne », sur devoir de mĂ©moire en Bretagne (consultĂ© le ).
- L'adjudant Prigent commandait la brigade de gendarmerie de Callac.
- La cime de Kerchouan est une colline atteignant 318 mĂštres d'altitude.
- Raymond Pedrono, né le à Loudéac, jardinier, déporté à Dachau, puis à Buchenwald, mort à Ohrdruf le .
- Marcel Le Hellaye, né le à Loudéac, employé de commerce, est mort en 1944 à Dachau.
- Louis Winter, nĂ© le Ă LoudĂ©ac, mĂ©canicien, dĂ©portĂ© Ă Dachau oĂč il meurt le .
- « Les Lieux de Mémoire dans les Cotes-du-Nord », sur cerp22.free.fr (consulté le ).
- Marcel Divenah, né le à Saint-Maudan, déporté au camp de concentration de Dachau.
- Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards, éditions Ouest-France, 2010, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)].
- Charles Moreau, né en 1920 à Tréguier
- http://almrd22.fr/Georges-OLLITRAULT-dit-Jojo-un et http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/12-juin-1944-le-dernier-resistant-de-duault-11-06-2013-2132272.php.
- http://almrd22.fr/8-mai-1944-l-attaque-de-la-prison.
- Fils d'Olivier Chevillotte (qui fut candidat du Parti national breton Ă Morlaix en 1936), Michel Chevillotte fut sous l'Occupation chef cantonal du PNB Ă Plougonvelin, commune dont il Ă©tait originaire. Il s'engagea dans la Bezen Perrot en dĂ©cembre 1943 et devint rapidement chef du groupe cantonnĂ© au chĂąteau du BouĂ©xic en Guer. Au moment de la dĂ©bĂącle allemande, en , en route vers l'Allemagne, il participa Ă l'exĂ©cution de 49 rĂ©sistants Ă Creney-prĂšs-Troyes (Aube) et s'engagea dans les Waffen SS. Il fut condamnĂ© Ă mort par contumace et Ă la confiscation de tous ses biens, mais en fait ne fut jamais inquiĂ©tĂ© (cf. Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards : enquĂȘte sur un Ă©pisode de la RĂ©sistance en Centre-Bretagne, Ă©ditions Ouest-France, 2013, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)]).
- AndrĂ© Geffroy (dit Ferrand), nĂ© le Ă Pommerit-Jaudy, forgeron, membre du Bezen Perrot, fut fusillĂ© Ă la LibĂ©ration le Ă Rennes. Il ne doit pas ĂȘtre confondu avec un autre AndrĂ© Geffroy, dit « Le Grand Gef », nĂ© en 1911 Ă Lannion, membre du Service spĂ©cial de CĂ©lestin LainĂ© et du Kommando de Landerneau, qui participa par la suite aux rafles de Callac et Saint-Nicolas-du-PĂ©lem (cf. Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards : enquĂȘte sur un Ă©pisode de la RĂ©sistance en Centre-Bretagne, Ă©ditions Ouest-France, 2013, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)]) ; il fut condamnĂ© aux travaux forcĂ©s Ă la LibĂ©ration, puis condamnĂ© Ă mort, mais sa peine fut commuĂ©e et il fut libĂ©rĂ© aprĂšs une campagne en sa faveur en Irlande et au Pays de Galles
- Né en 1925 à Orléans, Jean de Cambourg fut condamné aux travaux forcés à perpétuité le par la Cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine, mais fut en fait libéré dÚs 1948
- Rémy Daigne, né le à Bazauges (Charente-Maritime), maßtre d'hÎtel, condamné à mort pour crime d'intelligence avec l'ennemi et exécuté le au camp militaire de Coëtquidan.
- Bernard d'Ambert de Sérillac, ne le à Thaï Bink (Tonkin), condamné à mort pour crime d'intelligence avec l'ennemi et exécuté le au camp militaire de Coëtquidan.
- René Hocquart, né en 1923 à Paris, fut aprÚs la guerre condamné à vingt ans de travaux forcés, mais libéré le .
- https://www.ouest-france.fr/bretagne/mael-pestivien-22160/une-plaque-commemorative-de-la-rafle-du-16-mai-1944-1878341.
- Jean-Paul Rolland, « La bataille de Duault », Pays d'Argoat, n°14.
- http://almrd22.fr/IMG/pdf/i12_SAS_et_base_Samwest_a_Duault.pdf
- Memorialgenweb.org - Duault : monument commémoratif de Kerhamon
- Jean-Jacques Monnier, RĂ©sistance et conscience bretonne, Yoran Embanner, Fouesnant, 2007 [ (ISBN 978-2-916579-09-2)].
- « Rapport des Renseignements Généraux sur les maquis des CÎtes du Nord, 4 juillet 1944 ».
- « Les FFI des CÎtes-du-Nord : commandement, effectifs et armement ».
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- « La stÚle des Six Patriotes, rue du stade ».
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- Parmi ses peintures de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem :
- Le Lavoir de Saint-Nicolas-du-Pélem, conservé au Worthing Museum and Art Gallery (Sussex), représente le lavoir qui se trouvait en face de la fontaine du Daourit et a été rasé dans les années 1970 (cf. « Le Lavoir de Saint-Nicolas-du-Pélem, peint par Stanislawa de Karlowska », sur BBC) ;
- L'Ăglise de Saint-Nicolas, 1933, localisation inconnue, reprĂ©sente l'Ă©glise devant le marchĂ© couvert, marchĂ© couvert devenu aujourd'hui le Foyer Rural, la salle des fĂȘtes municipale (cf. « l'Ă©glise Saint-Pierre, peinte par Stanislawa de Karlowska en 1933 », sur Bridgeman Art Library) ;
- Rue de Saint-Nicolas-du-Pélem, 1933, , localisation inconnue, représente le bas de la rue de Beaucours (cf. « Rue de Saint-Nicolas du Pélem, peinte par Stanislawa de Karlowska en 1933 », sur Bridgeman Art Library).
- « l'église Saint-Pierre, dessinée par Yvonne Jean-Haffen », sur Joconde.
- « La fontaine du Daourit, dessinée par Yvonne Jean-Haffen », sur Joconde.
Voir aussi
Article connexe
Bibliographie
- Benjamin-Philibert Jollivet, Les CÎtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département, Tome 3, Imprimerie Rouquette de Guingamp, 1856, pp. 291-296.
- René Couffon, Contribution à l'étude des verriÚres anciennes du département des CÎtes-du-Nord, Les Presses Bretonnes, 1936.
- Pierre Thomas-Lacroix, Fontaines sacrées, collection « Images de Bretagne », 1957.
- H.L. Humphreys, « Les sonantes fortes dans le parler haut-cornouaillais de Bothoa (Saint-Nicolas-du-PĂ©lem, CĂŽtes-du-Nord) », Ătudes Celtiques, no 13, 259-74, 1972.
- Pierre-Roland Giot, F. Le Provost, Y. Onnée, « Prospections sur les collines de Saint-Nicolas-du-Pélem du chalcolithique à la protohistoire », Annales de Bretagne, no 79, 1, 1972, pp. 39-48 (en ligne sur persee.fr).
- Yves de Boisboissel, Comment nait une ville. Histoire de Saint Nicolas du PĂ©lem, 1967.
- Jacques Delperrie de Bayac, Histoire de la Milice, 1918-1945, Ăditions Fayard, 1969.
- Jean Le Jeune, ItinĂ©raire d'un ouvrier breton, par l'ancien responsable des F.T.P. des CĂŽtes-du-Nord, Ăditions Jacq, 2002.
- Françoise Morvan, Miliciens contre maquisards : EnquĂȘte sur un Ă©pisode de la RĂ©sistance en Centre-Bretagne, Ăditions Ouest-France, 2010.
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative Ă plusieurs domaines :
- Ressource relative Ă la musique :
- Ressource relative aux organisations :
- Inventaire du patrimoine sur patrimoine.region-bretagne.fr.
- Fiche Station Verte de Saint-Nicolas-du-PĂ©lem sur saintnicolasdupelem.stationverte.com.