AccueilđŸ‡«đŸ‡·Chercher

Da Vinci Code

Da Vinci Code (The Da Vinci Code) est un roman écrit par l'Américain Dan Brown, publié en 2003, composé de 105 chapitres et composant le deuxiÚme volet de la pentalogie du personnage de fiction Robert Langdon. Le titre de la premiÚre édition francophone était Le Code de Vinci. Il est adapté au cinéma par Ron Howard, en 2006. Best-seller, le livre s'est vendu à 86 millions d'exemplaires dans le monde ()[1].

Da Vinci Code
Image illustrative de l’article Da Vinci Code
DĂ©tail de la Joconde : ses yeux figurent sur la couverture du roman

Auteur Dan Brown
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Version originale
Langue Anglais
Titre The Da Vinci Code
Éditeur Doubleday
Lieu de parution Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution
ISBN 0-385-50420-9
Version française
Traducteur Daniel Roche
Éditeur Jean-Claude Lattùs
Lieu de parution Drapeau de la France France
Date de parution Mars 2004
Type de média Livre papier
Nombre de pages 571
ISBN 9782709624930
Chronologie
SĂ©rie Pentalogie Robert Langdon

Résumé

Robert Langdon, un symbologue amĂ©ricain, est entraĂźnĂ© malgrĂ© lui, lors d'un voyage Ă  Paris, dans l'affaire du meurtre de Jacques SauniĂšre, conservateur au MusĂ©e du Louvre. Langdon est soupçonnĂ© du meurtre, principalement Ă  cause d’un message que SauniĂšre a Ă©crit sur le sol avant de mourir, s’achevant par la phrase « P.S. Trouver Robert Langdon ». Seule Sophie Neveu, cryptologue et petite-fille de SauniĂšre, croit en l’innocence de l’AmĂ©ricain. PersuadĂ©e que le message de son grand-pĂšre s'adresse Ă  elle en particulier, Neveu demande Ă  Langdon de l'aider Ă  en comprendre le sens (le message pouvant d'ailleurs leur permettre de comprendre qui est le vrai meurtrier). En retour, elle l'aide Ă  Ă©chapper au commissaire Fache, lancĂ© Ă  ses trousses...

Langdon et Neveu dĂ©couvrent par la suite que SauniĂšre Ă©tait Ă  la tĂȘte du PrieurĂ© de Sion, une ancienne et puissante confrĂ©rie, et qu'il a Ă©tĂ© assassinĂ© par un membre de l'Opus Dei. L'assassin voulait protĂ©ger un secret dont le conservateur du Louvre avait connaissance, un secret susceptible d’ébranler les fondements de la foi chrĂ©tienne : JĂ©sus de Nazareth aurait eu un enfant avec Marie Madeleine. TouchĂ© d’une balle dans le ventre, agonisant, SauniĂšre a eu peur que le secret ne se perde aprĂšs sa mort, et a donc cherchĂ© Ă  le transmettre Ă  sa petite-fille. Pour cela, il a Ă©crit sur le sol un message abscons, espĂ©rant qu'elle seule pourrait le comprendre, Ă  condition qu'elle soit aidĂ©e par le symbologiste Langdon, qu'il connaissait et en qui il avait confiance (d’oĂč le « Trouver Robert Langdon », qui n’est nullement une accusation contre l'AmĂ©ricain). Il a Ă©galement choisi de mourir dans une position symbolique rituelle, rappelant celle de l’Homme de Vitruve, de LĂ©onard de Vinci, permettant ainsi Ă  Langdon et Ă  Neveu de comprendre que le secret a un rapport avec le peintre italien : en effet, celui-ci aurait Ă©tĂ© le chef du PrieurĂ© de Sion et aurait cherchĂ© Ă  exprimer Ă  travers ses Ɠuvres, de façon indirecte, ses idĂ©es sur la nature de la relation entre JĂ©sus et Marie Madeleine.

Le thĂšme central du Da Vinci Code est la lutte secrĂšte entre les instances dirigeantes de l'Église catholique romaine et le PrieurĂ© de Sion. L'objet de cette lutte est un secret connu des deux organisations, Ă  savoir la paternitĂ© du Christ. La divulgation de ce secret menacerait le pouvoir de l'Église et risquerait d'Ă©branler les fondements de la civilisation occidentale. Soucieuse de conserver son pouvoir, l'Église semble donc chercher Ă  dĂ©truire tout dĂ©tenteur du fameux secret (dont le PrieurĂ©), tandis que les membres du PrieurĂ© luttent pour la prĂ©servation de ce mĂȘme secret, qu'ils se transmettent de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Sont par ailleurs Ă©voquĂ©es en arriĂšre-plan les deux idĂ©es selon lesquelles l'Église Catholique, voulant acquĂ©rir et garder le pouvoir, s'est interposĂ©e et imposĂ©e comme intermĂ©diaire entre l'homme et Dieu, et l'union sexuelle, qui laisse toute la place Ă  l'altĂ©ritĂ© homme - femme et qui est un moyen privilĂ©giĂ© d'entrer en contact direct avec Dieu (voir la scĂšne du Hieros Gamos, Union sacrĂ©e), est dĂ©clarĂ©e pĂ©chĂ©.

Personnages

Les principaux personnages de l'histoire sont :

  • Jacques SauniĂšre : conservateur du MusĂ©e du Louvre et Grand-MaĂźtre du PrieurĂ© de Sion, assassinĂ© au dĂ©but du livre
  • BĂ©zu Fache : commissaire de la police judiciaire française
  • Sir Leigh Teabing : historien anglais, chevalier de la Couronne, spĂ©cialiste du Graal, proche de Langdon, maitre voulant Ă  tout prix le Graal pour rĂ©vĂ©ler le fameux secret du prieurĂ©
  • Silas : moine albinos, colosse d'une force extraordinaire dĂ©vouĂ© Ă  l'Opus Dei
  • JĂ©rĂŽme Collet : inspecteur de la police judiciaire française
  • RĂ©my Legaludec : domestique et chauffeur de sir Leigh Teabing
  • Monseigneur Manuel Aringarosa : directeur de l'Opus Dei Ă  New York
  • AndrĂ© Vernet : directeur de nuit de la banque de Zurich Ă  Paris en France

Lieux de l'histoire

Drapeau de la France France

Drapeau de l'Angleterre Angleterre

Drapeau de l'Écosse Écosse

Commentaires

Thriller en forme de jeu de piste construit à partir de nombreux éléments historiques et religieux, exploitant la théorie du complot.

Ce roman est un phĂ©nomĂšne de l'Ă©dition au niveau mondial (ayant Ă©tĂ© vendu Ă  plus de vingt millions d'exemplaires en moins de deux ans, dont plus d'un million et demi en France). La majeure partie de l'action se dĂ©roule en France puis en Angleterre. Son succĂšs a engendrĂ© tout un mouvement Ă©conomique, notamment avec un lot de livres « dĂ©codant » les environnements dans lesquels Ă©voluent les personnages, des circuits touristiques sur les traces de ceux-ci, quantitĂ© d'Ă©missions de radio et de tĂ©lĂ©vision, des dĂ©bats, une moisson d'articles, etc. À noter aussi que ce type de roman correspond Ă  une niche de marchĂ© (le roman de l'Ă©tĂ©, etc.) ce qui explique l'importance des ventes.

Critiques

Le Da Vinci Code a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme une fiction et non une thĂšse (malgrĂ© la prĂ©face du livre disant le contraire). Il peut cependant s'agir d'un procĂ©dĂ© littĂ©raire, voire marketing, comparable Ă  celui utilisĂ© par Victor Hugo prĂ©sentant son roman Notre-Dame de Paris comme une Ɠuvre historique. Brown fait la mĂȘme chose, en entretenant la confusion, mĂȘlant rĂ©alitĂ©, vraisemblance et pure invention. De nombreux ouvrages, publiĂ©s peu aprĂšs le roman, ont effectuĂ© une analyse complĂšte des thĂ©ories prĂ©tendues dans le roman. Notamment Code Da Vinci : l'enquĂȘte, de Marie-France Etchegoin et FrĂ©dĂ©ric Lenoir[3], et Da Vinci : la grande mystification d'Amy Welborn[4]. L'auteur Ă©vangĂ©lique Claude Houde rappelle les faits historiques dans son livre, Les mensonges du Da Vinci Code[5]. Ces ouvrages permettent de remettre facilement en cause les prĂ©tentions de l'auteur sur sa connaissance « nouvelle » de l'histoire. La communautĂ© chrĂ©tienne, qui compte de nombreux scientifiques et historiens, n'a pas hĂ©sitĂ© Ă  rĂ©pondre aux allĂ©gations de Brown [6] - [7] - [8] - [9] - [10] - [11] - [12] - [13] - [14].

Données historiques

Selon le Da Vinci Code, la mission du PrieurĂ© de Sion (Ă©tablissement condamnĂ© comme frauduleux par la justice française) serait de protĂ©ger la dynastie mĂ©rovingienne, qui descendrait directement de JĂ©sus le Christ ou Oint et Marie Madeleine. (Les Évangiles mentionnent six femmes du nom de Marie, il s'agit ici de Marie de Magdala, disciple de JĂ©sus qui le reconnut ressuscitĂ© prĂšs de son tombeau, confondue avec les autres par une tradition sĂ©culaire. Ces autres femmes sont notamment la femme “pĂ©cheresse” qui oignit de parfum les pieds du sauveur et obtint son pardon, Marie de BĂ©thanie, la sƓur de Marthe et de Lazare qui oignit la tĂȘte et les pieds de JĂ©sus et une autre pĂ©cheresse que JĂ©sus sauva de la lapidation.) Au chapitre 58, Dan Brown indique que JĂ©sus et Marie Magdeleine Ă©taient tous deux d’ascendance royale, JĂ©sus appartiendrait Ă  la maison de David et Marie Madeleine, Ă  la Tribu de Benjamin. Dan Brown base aussi ses affirmations sur l'Évangile selon Philippe, Ă©vangile apocryphe classĂ© postĂ©rieur Ă  la rĂ©daction des Ă©vangiles canoniques, Ă©crits au Ier siĂšcle. Ce texte est connu depuis les dĂ©buts du christianisme et n’a jamais Ă©tĂ© cachĂ© par l’Église[15](contrairement aux affirmations de l'auteur), mais seulement Ă©cartĂ© par celle-ci comme aussi douteux que les autres apocryphes. Au chapitre 60, il affirme que leur enfant Ă©tait une fille prĂ©nommĂ©e Sarah (qui signifie "princesse" en hĂ©breu) et que le Saint-Graal n'est pas une coupe ayant servi au Christ lors de son dernier repas avec ses apĂŽtres, mais Marie elle-mĂȘme. AprĂšs la mort de JĂ©sus, sa lignĂ©e se serait ensuite mĂȘlĂ©e Ă  celle des MĂ©rovingiens. Le Vatican aurait ƓuvrĂ© pour que l’existence d’une lignĂ©e descendant du Christ reste secrĂšte. C’est pour cela qu’il aurait fait assassiner son descendant Dagobert par PĂ©pin de Herstal, mais la lignĂ©e se serait prolongĂ©e avec un fils, Sigisbert II. Godefroy de Bouillon, fondateur du PrieurĂ© de Sion, ferait partie de cette lignĂ©e ; mais seul le fait que Dagobert ait Ă©tĂ© assassinĂ© par PĂ©pin de Herstal est considĂ©rĂ© comme historique.

Pour justifier l'affirmation de l'union du Christ Ă  une femme, le roman indique que dans le contexte social de l'Ă©poque, ne pas ĂȘtre mariĂ© aprĂšs 20 ans relĂšve presque de l'impossible, en citant, entre autres, les Manuscrits de la mer Morte. Toutefois, ces documents relatent l'Ancien Testament tel que le vivait la secte des EssĂ©niens.

Point de vue sur l'Église catholique

L'intrigue repose sur des faits touchant Ă  la religion catholique et notamment Ă  la papautĂ©, au PrieurĂ© de Sion et Ă  l'Opus Dei [16]. Dan Brown affirme l'histoire de l'Église catholique et l'Opus Dei. L'avertissement ouvrant le livre, placĂ©, du moins dans la version française, avant le terme « Roman » : « Toutes les descriptions de monuments, d'Ɠuvres d'art, de documents et de rituels secrets Ă©voquĂ©s sont avĂ©rĂ©es », a suscitĂ© maintes interrogations.

Dan Brown a voulu, dans une certaine mesure, mĂ©nager les institutions : dans le chapitre 99, il s’avĂšre que le mystĂ©rieux commanditaire des assassinats de SauniĂšre et des sĂ©nĂ©chaux n’a rien Ă  voir avec l’Opus Dei ou avec le Vatican, contrairement Ă  ce que Langdon et Neveu avaient soupçonnĂ©. L’auteur avance par ailleurs, au chapitre 62, l’idĂ©e selon laquelle le Vatican ne tolĂ©rerait jamais un meurtre Ă  l’heure actuelle, quel que soit l’intĂ©rĂȘt qu’il pourrait en tirer. Pourtant l’Opus Dei a demandĂ©, sans succĂšs, Ă  Sony Pictures de faire insĂ©rer un avertissement avant le film inspirĂ© du roman prĂ©cisant qu'il s'agissait d'une Ɠuvre de fiction[17].

Certains reprochent Ă  Dan Brown d'avoir une dĂ©marche visant Ă  discrĂ©diter l'Église catholique et Ă  faire passer l'Opus Dei pour une secte[18]. D'autres reprochent Ă  l'auteur de pratiquer la thĂ©orie du complot.

Prieuré de Sion

DÚs le préambule du livre, l'auteur affirme l'existence d'une société secrÚte, le Prieuré de Sion, fondée en 1099 et ayant comporté dans ses rangs Isaac Newton, Victor Hugo, Claude Debussy ou encore Léonard de Vinci. Leur réunion dans le Prieuré de Sion serait prouvée par des documents secrets découverts en 1975 à la BibliothÚque nationale de France.

Mais plusieurs observateurs disent que ladite organisation ne remonterait en fait qu'Ă  la « rĂ©vĂ©lation » de Pierre Plantard, en : l'homme affirmait ĂȘtre descendant des MĂ©rovingiens, pour finalement dĂ©clarer aprĂšs la Seconde Guerre mondiale ĂȘtre le dĂ©positaire d'une organisation cachĂ©e : le PrieurĂ© de Sion. Il aurait commencĂ© par en dĂ©poser les statuts Ă  la sous-prĂ©fecture de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) le pour officialiser sa « rĂ©vĂ©lation », et aurait dĂ©posĂ© un peu plus tard Ă  la BibliothĂšque de France les Dossiers secrets d'Henri Lobineau, qui ne seraient que de faux parchemins, dĂ©taillant sa royale ascendance (il aurait mĂȘme ajoutĂ© dans ces textes « de Saint-Clair » Ă  son nom, pour se donner davantage de noblesse), ainsi que la prĂ©tendue histoire du PrieurĂ© de Sion et la liste de ses grands maĂźtres (LĂ©onard de Vinci, Victor Hugo...). Pierre Plantard sera accusĂ© de fraude par la justice française en 1992, Ă  la suite de l'examen des documents dĂ©posĂ©s Ă  la BibliothĂšque Nationale et des dĂ©clarations de ses complices, Philippe de Cherisey et GĂ©rard de SĂšde.

Trésor des Templiers

Dan Brown entend également faire des révélations sur la richesse des Templiers, qui auraient entretenu un certain mystÚre autour de son origine.

Selon les sources historiques reconnues [19], l'ordre des Pauvres Chevaliers du Christ, devenu ensuite l'Ordre des Templiers, fut crĂ©Ă© aux alentours de 1120, aprĂšs que le roi de JĂ©rusalem Baudouin II fit don aux moines-soldats de la partie mĂ©ridionale du temple de JĂ©rusalem (auparavant rasĂ© et pillĂ© par Titus). Ils Ă©taient exemptĂ©s de taxes pontificales dĂšs 1199, et leur double mission de protection et de banque des pĂšlerins les a placĂ©s aux premiĂšres loges des conquĂȘtes d'Antioche, de Saint Jean d'Acre, de Constantinople et de JĂ©rusalem. À la fin du XIIIe siĂšcle, ils administrent plus de treize provinces en Europe et en Palestine, ce qui expliquerait l'origine de leur richesse. Quant Ă  la disparition de l'ordre, elle serait tout simplement due Ă  son abolition en 1312. Le dernier MaĂźtre de l'ordre, Jacques de Molay, fut brĂ»lĂ© en 1314 sur ordre de Philippe le Bel. Une partie importante de leurs biens a Ă©tĂ© attribuĂ©e Ă  l'ordre des Hospitaliers. Les chevaliers du Portugal et d’Écosse Ă©chappent Ă  la rĂ©pression par l'union avec les hospitaliers.

Mais selon le roman de Dan Brown, l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ aurait Ă©tĂ© fondĂ© par des membres du PrieurĂ© de Sion, qui auraient dĂ©couvert sous le Temple de Salomon les malles (?) contenant le Saint-Graal, entrant ainsi en possession de documents prouvant que le Christ a eu un enfant avec Marie Madeleine. Le pouvoir que le Vatican a confiĂ© aux Templiers et qui leur a permis d’accumuler tant de richesses serait en fait un « cadeau » d’Innocent II en Ă©change de leur silence au sujet du Graal. Le pape aurait ainsi achetĂ© leur silence (ou obĂ©i Ă  un chantage, le roman ne tranche pas entre ces deux possibilitĂ©s) pour qu’ils ne rĂ©vĂšlent pas l’existence de ces documents compromettants pour l’Église catholique. Et le pape ClĂ©ment V aurait lui-mĂȘme ordonnĂ© l’arrestation et le massacre des Templiers, en 1307, en vue de mettre la main sur le Graal, ce qu’il n’a pas rĂ©ussi Ă  faire, et de dĂ©truire cette organisation menaçante pour l’Église ; Philippe le Bel n’aurait Ă©tĂ© dans cette affaire que son complice.

Sources de Dan Brown

Une polémique est soulevée quant aux sources de Dan Brown pour la rédaction du Da Vinci Code. Le thÚme central du roman consiste en effet en une synthÚse des théories de plusieurs ouvrages, dont cinq sont considérés comme les sources majeures de l'auteur pour la construction de son récit[20]. Ces cinq livres sont qualifiés de « pseudo-historiques » par de nombreux experts[21].

La critique porte surtout sur L'Énigme sacrĂ©e, dont se serait amplement inspirĂ© Dan Brown (certains l'ont accusĂ© de plagiat), un livre polĂ©mique Ă©crit par trois Britanniques en 1982, publiĂ© la mĂȘme annĂ©e Ă  Londres et sorti en France en 1983. Le , un tribunal britannique a lavĂ© Dan Brown de l'accusation de plagiat en ce qui concerne ce livre[22], au titre que les auteurs de L'Énigme sacrĂ©e n'avait pas prĂ©tendu Ă©crire de la fiction, ce qui n'empĂȘche les ressemblances troublantes entre les deux ouvrages.

RĂ©actions aprĂšs la parution du roman

Certains lecteurs ont pris une grande partie de ce roman de fiction pour un document authentique. Selon RenĂ© RĂ©mond, les millions de lecteurs de ce livre n'y cherchent pas une approche Ă©rudite du christianisme, encore moins un traitĂ© de thĂ©ologie ; il n'empĂȘche que ce livre en intrigue nombre d'entre eux et distille beaucoup de pseudo-faits ou d'idĂ©es discutables qu'il fait passer sous couvert d'Ă©rudition, comme pour l'interprĂ©tation des tableaux de LĂ©onard de Vinci. Un nombre impressionnant de lecteurs, Ă  des niveaux de culture ou d'Ă©ducation trĂšs divers, se laissent prendre au piĂšge. Le livre rĂ©active la fameuse thĂ©orie du complot, du grand secret que l'on va enfin rĂ©vĂ©ler : depuis des siĂšcles, l'Église nous cacherait des choses, occulterait des faits historiques sulfureux, en particulier que JĂ©sus ait Ă©tĂ© l'Ă©poux de Marie-Madeleine et aurait eu avec elle une descendance, encore prĂ©sente aujourd'hui[23].

L'Église catholique romaine, sans doute un peu dĂ©passĂ©e au dĂ©part par le succĂšs de l'ouvrage et par les rĂ©actions de certains lecteurs, s'est engagĂ©e d'abord dans une stratĂ©gie de dĂ©fense sans condamnation formelle. Mais plus d'un an et demi aprĂšs sa publication, si le cardinal Tarcisio Bertone conseille fermement, en mars 2005, sur Radio Vatican, aux fidĂšles de ne lire, ni acheter le roman Da Vinci Code, le Vatican lui-mĂȘme n'a pu interdire le livre : la mise Ă  l'index par le Vatican n'existe plus depuis 1966 sous le pontificat de Paul VI. L'Èglise en a plutĂŽt profitĂ© pour donner des explications sur les sources : diffĂ©rences entre Ă©vangiles canoniques et apocryphes, histoire des Conciles, publications de thĂ©ologiens reconnus comme le jĂ©suite Bernard SesboĂŒĂ©. La PrĂ©lature de l'Opus Dei a soulignĂ© Ă©galement sur son site Internet officiel les problĂšmes thĂ©ologiques que soulĂšve le roman.

En Chine, le film, sorti dans quelque 400 salles le , est retirĂ© par les autoritĂ©s. La raison officielle est que cette censure devait permettre de protĂ©ger la culture chinoise mais aussi de donner satisfaction aux chrĂ©tiens du pays. L'Église catholique Ă©tablie en Chine avait appelĂ© au boycott du long mĂ©trage de Ron Howard[24].

Autres sujets abordés

Évangiles canoniques

Personnages historiques

Dogmes et édifices chrétiens

Religions paĂŻennes

Mathématiques et cryptographie

Divers

Tableaux de LĂ©onard de Vinci

Éditions françaises

Édition imprimĂ©e originale
Édition illustrĂ©e
Livre audio (premiĂšre version)
  • Dan Brown (trad. de l'anglais par Daniel Roche), Da Vinci Code [« The Da Vinci Code »], La Roque-sur-Pernes, Ă©d. VDB, (ISBN 978-2-84694-270-6, BNF 40228174)
    Texte intégral ; narrateurs : Véronique Groux de Miéri et Yves Mugler ; support : 13 disques compacts audio ; durée : 16 h 55 min environ ; référence éditeur : Livres audio VDB VDB063.
Édition au format de poche
  • Dan Brown (trad. de l'anglais par Daniel Roche), Da Vinci Code [« The Da Vinci Code »], Paris, Ă©d. Pocket, coll. « Pocket » (no 12265), , 744 p., 18 cm (ISBN 2-266-14434-0, BNF 39970253)
Livre audio (seconde version)
  • Dan Brown (trad. de l'anglais par Daniel Roche), Da Vinci Code [« The Da Vinci Code »], Paris, Ă©d. Audiolib, (ISBN 978-2-35641-640-7, BNF 43701652)
    Texte intégral ; narrateur : François Montagut ; support : 2 disques compacts audio MP3 ; durée : 16 h 53 min environ ; référence éditeur : Audiolib 25 1687 0.

Jeu vidéo

  • Le film a Ă©tĂ© adaptĂ© en jeu vidĂ©o le .

Références à la vie de Dan Brown

  • Son best-seller le Da Vinci Code Ă©tait son premier succĂšs et est devenu le premier roman de Dan Brown Ă  ĂȘtre adaptĂ© en film. Cependant, c'est le deuxiĂšme livre dans lequel Robert Langdon apparaĂźt. Le premier est Anges et DĂ©mons pour lequel une adaptation cinĂ©matographique est sortie le 13 mai 2009.
  • L’école fictive oĂč Langdon rĂ©alise ses Ă©tudes est l’acadĂ©mie Phillips Exeter, la mĂȘme Ă©cole que Dan Brown a frĂ©quentĂ©.
  • Les personnages des livres de Dan Brown sont souvent baptisĂ©s d’aprĂšs le nom de vraies personnes faisant partie de sa vie. Robert Langdon est baptisĂ© du nom de John Langdon, l'artiste qui a crĂ©Ă© les ambigrammes utilisĂ©es pour Anges et DĂ©mons. Le camerlingue Carlo Ventresca est baptisĂ© du nom d'une amie, rĂ©alisatrice de dessins animĂ©s Carla Ventresca. Dans les archives du Vatican, Langdon rappelle le mariage de deux personnes appelĂ©es Dick et Connie, qui sont les noms de ses parents. L’éditeur de Robert Langdon, Jonas Faukman, est baptisĂ© Ă  partir du nom de l'Ă©diteur de Dan Brown, Jason Kaufman. Leigh Teabing a Ă©tĂ© nommĂ© ainsi aprĂšs que les auteurs Leigh et Baigent (« Teabing » est une anagramme de « Baigent ») eurent Ă©crit The Holy Blood And The Holy Grail qui utilise la mĂȘme histoire (suivant laquelle la lignĂ©e de JĂ©sus et de Marie Madeleine existe encore aujourd’hui). Dan Brown a Ă©galement reconnu que des personnages ont pris le nom d’un bibliothĂ©caire du New Hampshire, et d’un professeur français Ă  Exeter, AndrĂ© Vernet.
  • Dans un rapport Ă  l'Ă©preuve en mars 2006, Dan Brown a Ă©crit que tandis qu'il grandissait, aux anniversaires et Ă  NoĂ«l, lui et sa famille participaient Ă  des chasses au trĂ©sor Ă©laborĂ©es pour trouver leurs cadeaux cachĂ©s en suivant les indices et les codes que leur pĂšre avait laissĂ©s. C'est le mĂȘme Ă©vĂ©nement qu'il a dĂ©crit pour l'enfance d'un personnage du Da Vinci Code.
  • Dan Brown joue au tennis, et Ă©crit dans son loft, il se lĂšve rĂ©guliĂšrement Ă  4 heures du matin pour travailler. Il garde un sablier antique sur son bureau pour se souvenir de prendre des pauses.
  • Dans le chapitre 68, on dĂ©couvre un nouveau personnage : Jonas Faukman ; un jeu de mots avec Jason Kaufman, Ă©diteur et ami de Dan Brown, citĂ© Ă  la fin du livre dans les remerciements.

Notes et références

  1. « Dan Brown et le Symbole perdu : plus de chiffres que de lettres », Rue89, 3 décembre 2009
  2. Les numéros pairs de 18 à 34 ne sont pas attribués, puisque les terrains attenants sont occupés notamment par le réservoir de Ménilmontant et le débouché de la rue Darcy.
  3. « Code Da Vinci l'EnquĂȘte / Lisez! » [livre], sur Lisez! (consultĂ© le ).
  4. Amy Welborn, Da Vinci : la grande mystification, Ă©dition Le Forum Diffusion, 2005. (ISBN 2916053042)
  5. « Les mensonges du Da Vinci code », Gospel Diffusion
  6. « Pourquoi sommes-nous si friands de théories du complot ? », Christianisme Aujourd'hui
  7. « Tour du monde des opposants au Da Vinci Code », LCI-TF1, 18 mai 2006
  8. (en) Collin Hansen, « Breaking The Da Vinci Code » AccÚs payant, sur christianitytoday.com, Christian History, (consulté le ).
  9. « Da Vinci Code et l'évangile de Judas, le triomphe du soupçon », Le Figaro, 16 mai 2006
  10. « Les deux Babylones », Le Monde de Demain
  11. « Faire la lumiĂšre sur le Code Da Vinci », Église de PentecĂŽte de Drummondville
  12. « L’archĂ©ologie chrĂ©tienne – pourquoi est-elle importante ? », GotQuestions.org
  13. « Faut-il croire Da Vinci Code ? », Chaback
  14. « Da Vinci Code : les éclairages de Mgr Victor Tonye Bakot », L'Effort Camerounais. Journal de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun
  15. Il est par exemple critiquĂ© dans le Panarion d'Épiphane de Salamine rĂ©digĂ© vers 374-378
  16. http://www.chretiente.com/enseignements/apologetique/59/78-10-grandes-erreurs-du-da-vinci-code.html
  17. « Cinéma - Un cardinal veut poursuivre en justice le Da Vinci Code », Reuters, 8 mai 2006, sur le site ledevoir.com.
  18. (en) « Defenders of Christianity Rebut 'The Da Vinci Code' », Laurie Goodstein, 27 avril 2004, sur le site du New York Times, nytimes.com.
  19. Jean-Laurent Turbet, « "L'affaire des Templiers : du procÚs au mythe", aux Archives Nationales. », sur jlturbet.net, Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités, (consulté le ).
  20. « Le "Da Vinci Code" », sur info-bible.org (consulté le ).
  21. Dan Brown relu et corrigé, www.lexpress.fr, 17 mai 2006.
  22. « ProcÚs du Da Vinci Code à Londres - Brown n'a pas plagié », Agence France-Presse, 8-9 avril 2006, sur le site ledevoir.com.
  23. René Rémond, Le nouvel antichristianisme, Desclée de Brouwer, 2005, p. 40
  24. Brice Pedroletti, « Pékin censure le film Da Vinci Code pour ménager les chrétiens chinois » dans Le Monde, 11/06/2006 [lire en ligne]

Voir aussi

Bibliographie

  • Dan Brown, The Da Vinci Code, Ă©dition originale, Ă©d. Doubleday, 2003, (ISBN 0385504209) ; Da Vinci Code, Ă©d. française chez Jean-Claude LattĂšs, 2004 (ISBN 2709624931), Ă©dition illustrĂ©e (ISBN 2709626934).
  • Marie-France Etchegoin et FrĂ©dĂ©ric Lenoir, « Code Da Vinci » : l'enquĂȘte, Ă©d. Robert Laffont, 2004. Mise au point des connaissances actuelles sur les thĂšmes abordĂ©s dans le roman. (ISBN 2221104056)
  • Simon Cox, Le Code Da Vinci dĂ©cryptĂ©, Ă©d. le PrĂ© aux Clercs, 2004. (ISBN 2842282124)
  • Pietro Boglioni, Le Da Vinci code : le roman, l'histoire, les questions, MontrĂ©al, MĂ©diaspaul, coll. « Notre temps » (no 64), , 201 p. (ISBN 2-89420-693-3), p. 62-66.
  • Bernard SesboĂŒĂ©, « L’affaire « Da Vinci Code » : Pour un premier bilan », Études, tome 405, 2006, p. 79-86, lire en ligne.
  • Pierre Lassave, Code, codex et autres affaires, Archives de sciences sociales des religions, 2008
  • Jean-Michel MaldamĂ©, o. p., « DĂ©coder Da Vinci Code », Ă©tude scientifique et thĂ©ologique Ă  lire en ligne
  • Florent Varak, Le mariage de JĂ©sus - Da Vinci Code : vous y croyez ?, Ă©d. ClĂ©. (ISBN 2906090670)
  • Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln, L'Énigme sacrĂ©e, Ă©ditions Pygmalion/GĂ©rard Watelet (pour l'Ă©dition en français), 1983. (ISBN 2290346969)
  • Jean-Paul Bourre, "L'Élu du Serpent rouge", Les Belles Lettres, 2004.(Roman.)
  • Christopher Knight & Robert Lomas, La ClĂ© d'Hiram, Ă©ditions Dervy (pour l'Ă©dition en français), 1997. (ISBN 2850769223)
  • Amy Welborn, Da Vinci : la grande mystification, Ă©dition Le Forum Diffusion, 2005. (ISBN 2916053042)
  • Gordon Zola : Nom de code : le Dada de Vinci, Paris, Éditions du LĂ©opard MasquĂ©, 2006. 224 pages. (ISBN 9782350490243). Parodie goguenarde du roman de Dan Brown, Ă©crite dans le but de lutter contre l'engouement provoquĂ© par cette Ɠuvre.
  • Marie Madeleine, la femme au flacon d'albĂątre - JĂ©sus et le Saint Graal..., Margaret Starbird, Ed. TrĂ©daniel, 2008 (ISBN 2844458653)
  • Marie Madeleine et le Saint Graal, la vĂ©ritĂ© sur la femme qui a accompagnĂ© JĂ©sus..., Margaret Starbird, Ed. Exclusif, (ISBN 2848910518)
  • Au-delĂ  du Code Da Vinci, Le livre qui rĂ©sout le mystĂšre. Marie Madeleine, JĂ©sus et ses descendants. Le grand secret des Templiers, le Saint Graal, RenĂ© Chandelle, Ed. Exclusif 2006, (ISBN 2848910550)
  • Au-delĂ  du Code Da Vinci 2. Entre Da Vinci et Lucifer. Les clefs qui permettent de comprendre pourquoi le Vatican a interdit le Code Da Vinci, qu'y a-t-il derriĂšre le Code Da Vinci ?, RenĂ© Chandelle, Ed. Exclusif 2006, (ISBN 2848910569)
  • (en) Cracking the Da Vinci Code. The Unauthorized Guide to the Facts Behind Dan Brown's Bestselling , Simon Cox, Sterling, 2004
  • L’Anti Da Vinci Code, Xavier Cheneseau, Éditions Grancher, 2006
  • Le Da Vinci code expliquĂ© Ă  ses lecteurs, Bernard SesboĂŒĂ©, Seuil, 2006
  • Da Vinci Code. Les coulisses d’une fiction, Paul Airiau, RĂ©gis Burnet, CLD, 2006
  • Domizio Cipriani, Le PrieurĂ© de Sion una scienza sociale, Ă©diteur Bastogi libri, 2018, IT, (ISBN 8894894711 et 978-8894894714)

Filmographie

  • Le Code Da Vinci : EnquĂȘtes sur les Enigmes d'un best-seller, documentaire de David Galley et Jean-Patrick Pourtal, distribuĂ© par TF1 VidĂ©o

Articles connexes

Liens externes

Cet article est issu de wikipedia. Text licence: CC BY-SA 4.0, Des conditions supplĂ©mentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimĂ©dias.