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Assassin's Creed III

Assassin's Creed III est un jeu vidéo d'action-aventure et d'infiltration développé par Ubisoft Montréal et édité par la société Ubisoft fin 2012 sur PlayStation 3, Wii U et Xbox 360 ainsi que sur PC sous systÚme Windows. Il est également disponible en version remasterisée sur PlayStation 4 et Xbox One le 29 mars 2019, inclus dans le season pass du titre de la saga Assassin's Creed Odyssey, ou en édition physique, et sur Nintendo Switch le 21 mai 2019. Cette version comprend le DLC La Tyrannie du roi Washington et Assassin's Creed: Liberation. C'est le cinquiÚme jeu principal de la série Assassin's Creed et la suite directe de Assassin's Creed Revelations qui concluait les aventures d'Ezio Auditore.

Assassin's Creed III
Logo officiel de Assassin's Creed III.


DĂ©but du projet
Novembre 2009
Date de sortie
PlayStation 3, Xbox 360[1]
AN : 30 octobre 2012
EUR : 31 octobre 2012
JAP : 15 novembre 2012

Windows[1]
USA/EUR : 22 novembre 2012
JAP : 21 décembre 2012

Wii U[1]
AN : 18 novembre 2012
EUR : 30 novembre 2012
JAP : 8 décembre 2013

PlayStation 4, Xbox One[2]
INT : 29 mars 2019

Nintendo Switch[2]
INT : 21 mai 2019


Évaluation
CERO : Z ?
ESRB : M ?
OFLC (AU) : MA15+ ?
PEGI : 18 ?
USK : 16 ?


Le jeu est une fiction historique qui se dĂ©roule au XVIIIe siĂšcle, notamment lors de la rĂ©volution amĂ©ricaine. Son nouveau hĂ©ros est un jeune homme d'origine britannique et mohawk nommĂ© RatonhnhakĂ©:ton, qui prendra par la suite le nom de Connor Kenway. Assassin's Creed III poursuit l'histoire de la lutte ancestrale entre les Assassins, combattant pour la libertĂ©, et les Templiers, luttant pour le pouvoir par la domination. Le jeu contient Ă©galement une partie jouable se dĂ©roulant au XXIe siĂšcle, oĂč le protagoniste de la sĂ©rie, Desmond Miles, tente de prĂ©venir la fin du monde de 2012, alors que son histoire arrive Ă  sa conclusion.

Comme les autres jeux de la sĂ©rie, celui-ci se dĂ©roule dans un monde ouvert pour une narration Ă  la troisiĂšme personne, et se concentre sur l'utilisation des talents de combat et d'agilitĂ© de Desmond et Connor pour Ă©liminer des cibles et explorer l'environnement dans une quĂȘte principale et une multitude de missions secondaires. Le jeu propose Ă©galement un mode multijoueur en ligne : le joueur, seul ou par Ă©quipe, a pour objectif d'assassiner des cibles ou d'Ă©chapper Ă  ses poursuivants. De plus, Assassin's Creed III est l'occasion pour le studio Ubisoft de prĂ©senter un nouveau moteur, Anvil Next, crĂ©Ă© spĂ©cialement pour le jeu.

Vendu Ă  plus de 12 millions d'exemplaires, le jeu obtient un accueil public et critique positif. Une prĂ©quelle, intitulĂ©e Assassin's Creed IV: Black Flag, est sortie Ă  l'automne 2013, et a pour hĂ©ros le grand-pĂšre pirate de Connor, Edward Kenway.

Trame

Contexte

Le jeu est la suite de Assassin's Creed Revelations. Comme dans les autres opus de la sĂ©rie, le joueur contrĂŽle Desmond Miles au XXIe siĂšcle. Cet homme peut revivre les souvenirs de ses ancĂȘtres grĂące Ă  un appareil appelĂ© « Animus », lui permettant de voyager dans le temps Ă  travers leur mĂ©moire gĂ©nĂ©tique commune. La lutte que se livrent Assassins et Templiers a en effet survĂ©cu Ă  toutes les Ă©poques depuis leur dĂ©but pendant les Croisades : la poignĂ©e d'Assassins qui rĂ©siste de nos jours (dont Desmond est le dernier descendant) est menacĂ©e par l'entreprise multinationale Abstergo Industries qui embrasse les idĂ©es des Templiers. Tous sont Ă  la recherche des artefacts laissĂ©s par une ancienne civilisation technologiquement plus avancĂ©e que la nĂŽtre, mais qui a disparu des milliers d'annĂ©es avant la naissance de l'Homme. Ces objets ont une puissance intrinsĂšque considĂ©rable et leur assemblage constitue des cartes ou des clĂ©s. Dans Revelations, Desmond a dĂ©couvert la localisation du dernier Temple aux États-Unis et doit dĂšs lors trouver la clĂ© qui permet de l'ouvrir.

Pour cela, il entre dans l'Animus afin de revivre la mĂ©moire de l'un de ses ancĂȘtres : RatonhnhakĂ©:ton un jeune homme de la tribu Mohawk, nĂ© au XVIIIe siĂšcle dans l'AmĂ©rique coloniale de l'union d'un pĂšre anglais et d'une mĂšre amĂ©rindienne. Lorsque son village est incendiĂ© par les Britanniques, il part rejoindre la ConfrĂ©rie des Assassins, en recrute six et prend alors part Ă  la rĂ©volution amĂ©ricaine. Durant plus de trois dĂ©cennies, Connor participe Ă  de nombreux Ă©vĂ©nements historiques et explore des villes comme Boston et New York ainsi qu'une rĂ©gion intermĂ©diaire appelĂ©e La FrontiĂšre oĂč se situe son village. Philadelphie est Ă©galement visible Ă  un moment du jeu, tandis que Connor explore l'ocĂ©an Atlantique et la mer des CaraĂŻbes lors de missions navales.

Scénario

Desmond Miles, son pĂšre William, et les techniciens de l'Animus, Rebecca et Shaun, trouvent le Temple dans une caverne dans le Nord de l'État de New York. Desmond active une grande partie de l'Ă©quipement laissĂ© par la PremiĂšre Civilisation, ainsi qu'un compte Ă  rebours rĂ©glĂ© sur le 21 dĂ©cembre 2012. Voyant qu'il manque une derniĂšre clĂ© pour accĂ©der au contenu du Temple, Desmond tombe dans un Ă©tat de fugue dissociative. Il retourne dans l'Animus et se retrouve Ă  Londres en 1754 dans le souvenir de l'un de ses ancĂȘtres anglais, un gentleman nommĂ© Haytham Kenway.

À Londres, Haytham assassine un homme pendant une reprĂ©sentation de L'OpĂ©ra des gueux (The Beggar's Opera) au Royal Opera House, et lui vole un mĂ©daillon censĂ© ĂȘtre une clĂ© ouvrant le Temple construit par « Ceux qui Ă©taient lĂ  avant ». Il est envoyĂ© dans les colonies amĂ©ricaines pour le trouver et dĂ©barque Ă  Boston aprĂšs une longue traversĂ©e. AprĂšs avoir rencontrĂ© des alliĂ©s, Haytham assassine un marchand d'esclaves nommĂ© Silas Thatcher, libĂ©rant ainsi un groupe d'esclaves Mohawks. L'une des Mohawks, une femme nommĂ©e Kaniehti:io (ou Ziio), accepte de l'aider s'il tue le gĂ©nĂ©ral Edward Braddock. Lorsque c'est fait, Haytham et Ziio voyagent jusqu'au Temple, mais Kenway est déçu de dĂ©couvrir que le mĂ©daillon qu'il a en sa possession ne peut en ouvrir l'entrĂ©e. Ils succombent Ă  leur affection mutuelle. Peu de temps aprĂšs, Haytham retourne Ă  Boston, oĂč l'on dĂ©couvre son appartenance Ă  l'ordre des Templiers.

L'Animus transfÚre alors Desmond à l'année 1760, dans les souvenirs d'enfance de Ratonhnhaké:ton, le fils de Haytham et Ziio, vivant dans sa tribu Mohawk. Son village est attaqué par des soldats coloniaux, menés par Charles Lee, l'un des alliés de Haytham, provoquant la mort de sa mÚre. Des années plus tard, la doyenne du village explique à Ratonhnhaké:ton, alors adolescent, que la tribu est la gardienne du Temple. Elle lui indique la demeure d'un vieil Assassin, Achilles Davenport, qui peut l'aider à prévenir l'imminente destruction du village.

Gravure de la Boston Tea Party : des colons déguisés en indiens jettent des caisses de thé dans le port de Boston.
La Boston Tea Party (1773).

AprĂšs des annĂ©es d'entraĂźnement avec Achilles, RatonhnhakĂ©:ton entreprend d'Ă©liminer les Templiers qui menacent sa tribu, voyageant vers Boston oĂč Achilles lui suggĂšre de changer de nom pour se dĂ©placer plus librement et discrĂštement Ă  travers les colonies : il devient alors « Connor ». Les Templiers s'arrangent pour qu'il soit accusĂ© d'ĂȘtre responsable du massacre de Boston. Alors qu'il s'Ă©chappe, il est secouru par Samuel Adams, qui devient un alliĂ©. Pendant ce temps, la population devient de plus en plus mĂ©contente des taxes britanniques mises en place par les colonialistes, notamment le Tea Act, et Connor participe ensuite Ă  la Boston Tea Party.

Au cours des annĂ©es suivantes, Connor assassine chaque Templier, de John Pitcairn Ă  Thomas Hickey, en passant par William Johnson. Cependant, leur grand-maĂźtre – et son pĂšre – Haytham Kenway, ainsi que Charles Lee, restent introuvables. Connor rencontre finalement son pĂšre et les deux forment une alliance temporaire dans le but d'Ă©liminer Benjamin Church qui a tournĂ© le dos aux Templiers. Plus tard, Ă  Valley Forge, au camp patriote de George Washington, Haytham dĂ©couvre une lettre rĂ©vĂ©lant que le gĂ©nĂ©ral a ordonnĂ© de dĂ©placer toute la population indigĂšne de la frontiĂšre pour la raison que certaines de ces tribus ont aidĂ© les loyalistes. Le village de Connor est concernĂ© par l'ordre de Washington, bien que sa tribu soit restĂ©e neutre dans la guerre. Connor s'empresse de rallier son village, encore sain et sauf, mais il apprend que plusieurs guerriers ont Ă©tĂ© recrutĂ©s par Charles Lee pour combattre les patriotes envoyĂ©s pour les Ă©radiquer. Connor neutralise les combattants amĂ©rindiens pour Ă©viter un conflit ouvert, mais son ami d'enfance Kanen'tĂł:kon, l'un des guerriers, ne veut pas croire ses explications et l'attaque. Connor, sans autre choix, le tue.

Connor a de plus en plus de mal de remplir sa mission d'Ă©liminer les Templiers. Ayant ƓuvrĂ© avec succĂšs avec Haytham, Connor dĂ©cide d'essayer de le convaincre de le rejoindre dans sa vision de libertĂ© et de paix aprĂšs qu'ils auront Ă©liminĂ© Charles Lee. Mais son pĂšre reste impassible Ă  ses discours et continue Ă  protĂ©ger Lee, disgraciĂ© par Washington depuis la bataille de Monmouth et rĂ©fugiĂ© au Fort George. Alors qu'il infiltre le camp, Connor est arrĂȘtĂ© par son pĂšre. Ils se battent en duel, et Connor l'assassine.

Pendant ce temps, Desmond est sorti de l'Animus Ă  trois reprises, pour trouver des piles d'Ă©nergie, indispensables dans son objectif d'exploration du Temple. Il voyage pour cela Ă  Manhattan et au BrĂ©sil, oĂč il est confrontĂ© Ă  Daniel Cross, un Templier responsable d'avoir presque dĂ©mantelĂ© l'ordre des Assassins en tuant leur mentor en 2000. Lorsque la derniĂšre pile est localisĂ©e, William propose d'aller la rĂ©cupĂ©rer pendant que Desmond poursuit sa quĂȘte dans l'Animus. Mais il est capturĂ© par Abstergo et fait prisonnier dans leurs locaux Ă  Rome, Ă  l'endroit oĂč Desmond Ă©tait retenu prĂ©cĂ©demment. Desmond infiltre l'entreprise et tue Cross et Vidic grĂące Ă  la Pomme d’Éden, sauvant ainsi son pĂšre.

Gadsden flag et Join, or Die : deux drapeaux emblématiques de la révolution, représentés dans le jeu.
Gadsden flag et Join, or Die : deux drapeaux emblématiques de la révolution, représentés dans le jeu.
Gadsden flag et Join, or Die : deux drapeaux emblématiques de la révolution, représentés dans le jeu.

Dans l'Animus, Connor piste et tue Charles Lee. Son but d'Ă©radiquer les Templiers est ainsi accompli, Connor s'empare du mĂ©daillon et retourne dans son village pour dĂ©couvrir que ses habitants ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s par le nouveau gouvernement menĂ© par le PrĂ©sident Washington. Junon lui indique de cacher le mĂ©daillon lĂ  oĂč personne ne pourra le retrouver, refusant de lui expliquer pourquoi. Connor obĂ©it, enterrant l'objet dans la tombe du fils d'Achilles, Connor Davenport.

Desmond, ayant dĂ©couvert oĂč se trouvait le mĂ©daillon, le rĂ©cupĂšre et l'utilise pour ouvrir la derniĂšre porte du Temple et rejoindre un artefact. Junon lui rĂ©vĂšle qu'en activant l'artefact, le monde sera sauvĂ©. Mais avant qu'il ne l'active, Minerve apparaĂźt, expliquant Ă  Desmond que s'il le fait, ce qui lui coĂ»tera la vie, cela libĂ©rera Junon, qui avait Ă©tĂ© emprisonnĂ©e pour Ă©viter qu'elle ne conquiĂšre l'humanitĂ©. Junon et Minerve rĂ©vĂšlent Ă  Desmond que s'il laisse advenir la catastrophique Ă©ruption solaire prĂ©vue le 21 dĂ©cembre 2012, lui et ses amis feront partie des rares survivants du monde post-apocalyptique qui restera. AprĂšs la mort de Desmond, il sera probablement dĂ©ifiĂ©, mais son message pourtant bien-pensant sera horriblement dĂ©formĂ© et manipulĂ© par les gĂ©nĂ©rations futures, continuant ainsi le cycle de tragĂ©die et d'oppression qui se dĂ©roule depuis les dĂ©buts de l'humanitĂ©. Finalement, Desmond ignore l'avertissement de Minerve, mais ordonne Ă  ses amis de quitter le temple et de se prĂ©parer Ă  combattre Junon. Il active alors l'artefact et s'effondre au sol. Une aura globale protĂšge la planĂšte de l'Ă©ruption solaire. LibĂ©rĂ©e, Junon s'Ă©lance Ă  l'extĂ©rieur.

Pendant l'Ă©pilogue, Connor retire la hache qu'il a plantĂ© dans un poteau du domaine quelques annĂ©es avant, signifiant que le danger est Ă©cartĂ©. À New York, aprĂšs avoir vu le dernier navire britannique quitter le port, Connor est tĂ©moin d'une vente d'esclaves, rappelant que la libertĂ© pour laquelle il a tant sacrifiĂ© n'a apportĂ© que bien peu Ă  ce nouveau pays.

Personnages

Le joueur contrĂŽle dans ce jeu trois personnages : Desmond, Haytham Kenway et Connor.

Le personnage principal de cet opus est RatonhnhakĂ©:ton (/ˈrəduːnˈhəɡeÉȘduːn/ / « Ra-doon-ha-gay-doon » signifiant « une vie Ă©raflĂ©e » en rĂ©fĂ©rence Ă  une lutte pour survivre[4]), nĂ© en 1756 d'un pĂšre Anglais, Haytham Kenway, et d'une mĂšre AmĂ©rindienne, Kaniehti:io. Il est Ă©levĂ© par la tribu de sa mĂšre, les Kanien'keha:ka (de la communautĂ© Mohawk), pendant que se dĂ©roule la guerre de Sept Ans (qui sera relatĂ©e Ă  travers les yeux de Shay Patrick Cormack dans Assassin's Creed: Rogue). Il est renommĂ© Connor par Achilles Davenport qui l'entraĂźne pour devenir un Assassin afin de passer inaperçu dans l'AmĂ©rique coloniale. À la fois obstinĂ©, naĂŻf, brutal et crĂ©dule[5], sa personnalitĂ© est on ne peut plus diffĂ©rente de celle de son charismatique ancĂȘtre Ezio Auditore[6] ; il est expert dans l'art de la chasse et peut se dĂ©placer d'arbre en arbre avec une facilitĂ© dĂ©concertante[5] - [7]. Devenu jeune adulte, Connor s'engage d'abord dans une vendetta contre les Templiers responsables de la destruction de son village lorsqu'il Ă©tait enfant[8] puis rejoint la ConfrĂ©rie des Assassins en 1770[9]. Alors qu'AltaĂŻr est un Assassin de mĂ©tier et qu'Ezio est motivĂ© par la vengeance, Connor est fidĂšle Ă  l'esprit de libertĂ© et de justice pour son peuple et pour tous les hommes en gĂ©nĂ©ral[10]. IdĂ©aliste au dĂ©part, il dĂ©couvre avec dĂ©sillusion que sa version du Bien n'est pas la mĂȘme pour tous, y compris pour ceux qu'il considĂ©rait comme ses modĂšles[7] et s'oppose Ă  tous ceux qui terrorisent et veulent imposer leurs idĂ©es au monde. Il ne rejoint pas de camp en particulier, mais se bat aux cĂŽtĂ©s de ceux qui partagent, mĂȘme momentanĂ©ment, ses idĂ©es et ses objectifs[10].

Le joueur contrĂŽle Ă©galement le britannique Haytham Kenway, un MaĂźtre Templier ayant Ă©tĂ© recrutĂ© dans sa jeunesse par le Grand-MaĂźtre Reginald Birch. Il forme le Rite Colonial de l'Ordre des Templiers Ă  son arrivĂ©e Ă  Boston (devenant ainsi lui-mĂȘme Grand-MaĂźtre) et, aprĂšs avoir cherchĂ© sans succĂšs Ă  entrer dans le Temple, s'emploie Ă  asseoir la domination de l'ordre des Templiers Ă  la tĂȘte du pays, intriguant tour Ă  tour pour les forces britanniques, loyalistes et patriotes. Au cours des missions principales et secondaires, Connor et Haytham rencontrent des personnages historiques tels que George Washington, Samuel Adams, Benjamin Franklin, Paul Revere ou Israel Putnam ainsi que Charles Lee, Benjamin Church, William Johnson, Thomas Hickey, Nicholas Biddle ou John Pitcairn, les cibles de Connor.

Les personnages de l'Úre moderne ont déjà été rencontrés dans les jeux précédents, et le joueur continue à contrÎler Desmond dans les scÚnes hors de l'Animus.

Contexte historique

Carte des 13 colonies en 1775 regroupant les Ă©tats de Virginie, Massachusetts, New Hampshire, Maryland, Connecticut, Rhode Island, Delaware, Caroline du Nord, Caroline du Sud, New Jersey, New York, Pennsylvanie et GĂ©orgie.
Les treize colonies britanniques.

Le jeu se dĂ©roule sur plus de trois dĂ©cennies : il dĂ©bute Ă  Londres en 1754 et se termine aprĂšs l'an 1783, lorsque Connor cache le mĂ©daillon. Comme dans les jeux prĂ©cĂ©dents, le gĂ©nĂ©rique de fin, durant plus d'une quinzaine de minutes est suivi d'un court Ă©pilogue et de quelques quĂȘtes annexes.

En plus des différents personnages historiques cités plus haut, les développeurs ont mis l'accent sur les évÚnements historiques de la période de la « révolution américaine » : ce terme regroupe une période de changements politiques aprÚs 1763 dans les treize colonies britanniques d'Amérique du Nord.

La guerre de Sept Ans (ou « Guerre contre les Indiens et les Français » en AmĂ©rique du Nord) (1756–1763) sert de point de dĂ©part Ă  l'histoire de Connor (il naĂźt en 1756) et est une des causes ayant entraĂźnĂ© la rĂ©volution. Le monarque de l'Empire britannique, George III, pour amortir les dĂ©penses de la guerre qu'il a pourtant remportĂ©e, dĂ©cide d'imposer une sĂ©rie de taxes aux colonies, comme le Sugar Act (taxe sur le sucre en 1764) ou le Stamp Act (taxe sur les timbres en 1765). Par ailleurs, la Couronne fait en 1763 une proclamation royale ayant pour but de pacifier les relations avec les AmĂ©rindiens, afin d'apaiser les craintes indiennes d'une arrivĂ©e massive de paysans blancs sur leurs terres, notamment dans une rĂ©gion appelĂ©e « La FrontiĂšre ». Les colons amĂ©ricains, mĂ©contents de ces mesures, se rĂ©voltent sur une grande partie du territoire et sont repoussĂ©s par les soldats anglais, notamment lors du massacre de Boston (1770).

En 1773, le Parlement britannique proclame une autre taxe sur le thé, le Tea Act. Le 16 décembre 1773, des colons déguisés en Indiens jettent plus de 300 caisses de thé par-dessus les quais au cours de la Boston Tea Party. En représailles, le Royaume-Uni décide de fermer le port de Boston en mars 1774, d'étendre le Quartering Act sur le cantonnement des troupes britanniques, d'imposer une lourde indemnité aux Bostoniens et de réformer la procédure judiciaire. Ces quatre mesures sont appelées Intolerable Acts par les Américains et Coercive Acts par les Britanniques.

Les Américains organisent depuis les années 1760 un réseau de résistance et de protestation à la politique britannique, comme les Fils de la Liberté, dirigés par Paul Revere ou Samuel Adams : ils rédigent des pamphlets, plantent des arbres de la liberté, organisent des réunions politiques, soutiennent la violence urbaine et boycottent les produits britanniques. Adams, le cousin du futur président John Adams, met en place des comités de correspondance facilitant la transmission des informations entre les résistants des treize colonies.

En 1775 dĂ©bute la guerre d'indĂ©pendance des États-Unis opposant l'armĂ©e britannique (les « Tuniques rouges » et les forces loyalistes) aux AmĂ©ricains, appelĂ©s Patriots et organisĂ©s en milices. En avril, la premiĂšre escarmouche lors des batailles de Lexington et Concord donne la victoire aux insurgĂ©s notamment par le secours des minutemen et marque le dĂ©but de la guĂ©rilla. En juin, les AmĂ©ricains, dirigĂ©s par le gĂ©nĂ©ral Israel Putnam, perdent la bataille de Bunker Hill[11]. Le 4 juillet 1776, Ă  Philadelphie, les membres du CongrĂšs continental (appelĂ©s « PĂšres fondateurs ») signent la DĂ©claration d'indĂ©pendance des États-Unis rĂ©digĂ©e par Thomas Jefferson.

New York est envahie par les Britanniques et le Grand incendie de 1776 se déclare peu aprÚs. Vaincue à Long Island (août 1776) et Harlem Heights (septembre 1776), l'armée de George Washington se retire de la ville et passe en 1777 un hiver difficile à Valley Forge. Puis il obtient en février 1778 le secours des Français, menés par le marquis de Lafayette qui a répondu à l'appel au secours de Benjamin Franklin, bientÎt rejoints par les Espagnols (1779) et les Hollandais (1780). Les Américains remportent la victoire à la bataille de Monmouth en juin 1778 alors que la France remporte la bataille de la baie de Chesapeake sur les mers en septembre 1781. AprÚs victoires et défaites de part et d'autre pendant cinq ans, le traité de Paris met fin à la guerre en 1783. L'idée de la « Confédération américaine » naßt cependant bien avant la signature de l'armistice, puisque les Patriotes se dotent d'un drapeau (Stars and Stripes) ainsi que d'un dispositif politique composé de ministÚres, d'un trésor public et d'ambassades. La constitution américaine sera signée à Philadelphie le 17 septembre 1787.

Quant aux AmĂ©rindiens, ils ont participĂ© Ă  la guerre soit dans le camp britannique, soit dans le camp amĂ©ricain (beaucoup ont soutenu les Britanniques en Ă©change de la promesse d'un territoire autonome en cas de victoire). À la fin de la rĂ©volution, leur situation n'est pas meilleure qu'avant : de nombreux villages ont Ă©tĂ© dĂ©truits et les rĂ©coltes ont Ă©tĂ© saccagĂ©es et salĂ©es. Le traitĂ© de Paris ignore leur prĂ©sence et permet la colonisation amĂ©ricaine Ă  l'ouest des Appalaches, sur leur territoire alors que la constitution amĂ©ricaine les exclut de la citoyennetĂ©.

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessus, adaptées au scénario du jeu, sont tirées de l'article de Wikipédia sur la révolution américaine et ses causes (voir la bibliographie), ainsi que celui de la guerre d'Indépendance pour la chronologie.

SystĂšme de jeu

Ambiance

Carte d'Ă©poque (XVIIIe siĂšcle) de Boston et sa rĂ©gion.
Carte de la rĂ©gion de Boston vers 1775, Ă  l'Ă©poque oĂč se dĂ©roule l'action principale du jeu.

Le jeu propose une nouvelle fois au joueur un monde ouvert (open world) et une vue à la troisiÚme personne. Cependant, les dimensions de la zone de jeu sont les plus grandes de la série à ce jour, la carte de la « FrontiÚre » étant à elle seule plus grande de celle de Rome dans Assassin's Creed Brotherhood[12]. L'environnement dans lequel les personnages évoluent est plus réaliste que dans les autres jeux de la série, avec une plus grande interactivité du joueur avec les personnages non-joueurs (PNJ), qui réagissent aux évÚnements qui se déroulent devant eux (par exemple, un voleur qui dérobe une pomme est remarqué par le vendeur qui lui attrape le bras et appelle la garde. Une passante récupÚre le fruit qui est tombé et le rend au commerçant lorsque les soldats obligent le voleur à payer sa pomme). Les PNJ ont leurs propres occupations, non-redondantes, qui sont bouleversées à la moindre intervention violente de la part du joueur ou des gardes[12].

Les ennemis sont Ă©galement bien plus variĂ©s qu'avant, puisqu'ils appartiennent Ă  diffĂ©rentes armĂ©es : l'armĂ©e rĂ©guliĂšre britannique, la marine royale, l'armĂ©e continentale, les Loyalistes et les Patriotes. Ainsi, chaque armĂ©e et chaque grade prĂ©sente une apparence et/ou un uniforme unique (au sein d'un mĂȘme groupe d'une mĂȘme armĂ©e, certains soldats affichent un chapeau, un casque, un foulard, etc.), couplĂ© Ă  des techniques de combat caractĂ©ristiques, selon que le joueur a affaire Ă  un soldat, un grenadier, un officier, un collecteur d'impĂŽt, un JĂ€ger, un minutemen, un tambour, un porte-drapeau, etc. Parmi les AmĂ©rindiens, les peuples algonquin et iroquois sont reprĂ©sentĂ©s, avec les communautĂ©s AbĂ©naquis, Lenapes, Shawnees, Mohawks, etc[13]. Aux adultes s'ajoutent aussi des PNJ enfants (se dĂ©plaçant souvent par groupe en train de chahuter) et toute une faune animale ; domestique (chiens, chats, cochons, chĂšvres, vaches, dindons, souris...) comme sauvage (loup, ours, lynx, Ă©lan, biche, lapin, raton-laveur, castor...). Si les animaux sauvages peuvent ĂȘtre chassĂ©s librement, les domestiques sont pour la plupart invulnĂ©rables, exceptĂ© les chiens et cochons, qui dans ce cas infligent le mĂȘme malus de dĂ©synchronisation que le meurtre de civils innocents.

Le mode d'« exploration » a par ailleurs Ă©tĂ© modifiĂ©, permettant Ă  certaines parties de la carte d'ĂȘtre explorĂ©es sans requĂ©rir un point de synchronisation, alors que le jeu propose une refonte du mode de « dĂ©placement rapide », devenu accessible Ă  tout instant[6] - [5]. L'architecture des villes et de la forĂȘt amĂ©ricaines Ă©tant en tout point diffĂ©rente de celles des villes italiennes de la Renaissance, les dĂ©veloppeurs ont dĂ©laissĂ© un modĂšle « vertical » (les hauts bĂątiments, Ă©glises, cathĂ©drales, minarets, etc.) des prĂ©cĂ©dents opus pour un mapping plus « horizontal » (les maisons ont peu ou pas d'Ă©tage, les monuments sont moins hauts), tout en augmentant considĂ©rablement la surface de jeu[11] - [5]. La FrontiĂšre crĂ©e Ă©galement une grande nouveautĂ©, puisqu'elle est presque entiĂšrement en milieu sauvage et « naturel », alors que le personnage Ă©voluait prĂ©cĂ©demment dans des environnements urbains ou ruraux anthropisĂ©s[12].

Assassin’s Creed III propose Ă©galement une nouvelle gestion de la mĂ©tĂ©o et des saisons, avec la neige, le brouillard ou la pluie, avec mĂȘme des orages. Selon les saisons, le temps dĂ©termine la façon dont les personnages (joueurs ou ennemis) se comportent[14]. Par exemple, une neige Ă©paisse ralentit les dĂ©placements et les gardes passent plus de temps autour d'un feu plutĂŽt qu'en patrouille. La mĂ©moire interne du jeu accentue Ă©galement le rĂ©alisme en conservant les traces de pas du joueur dans la neige, ou laissant le personnage trempĂ© pendant quelques minutes alors qu'il sort de l'eau ou vient s'abriter de la pluie[6] - [12].

DĂ©placements et combats

Interface du jeu

Connor a une panoplie d'armes assez diffĂ©rente de celle de ses ancĂȘtres : outre sa lame secrĂšte, dĂ©sormais pivotante et se transformant en dague, il possĂšde un tomahawk, un pistolet Ă  silex, un arc et des dagues Ă  corde[12] - [15], et peut acquĂ©rir un grand nombre d'armes diffĂ©rentes. Pour le « combat Ă  distance », il est capable de rĂ©cupĂ©rer les armes Ă  feu de ses ennemis, notamment les mousquets, qui nĂ©cessitent un temps de rechargement important, mais qui peuvent aussi ĂȘtre utilisĂ©s comme armes de mĂȘlĂ©e grĂące aux baĂŻonnettes. Le « combat rapprochĂ© » a Ă©tĂ© modifiĂ©, ralentissant le mouvement durant les parades pour permettre une riposte plus violente et efficace[6] - [12]. Du fait de l'Ă©poque, presque tous les ennemis disposent d'armes Ă  feu; de sorte que lors d'un combat contre un groupe d'ennemis, certains vont se mettre en retrait pour ajuster Connor, tandis que les autres l'occupent au corps Ă  corps. Cependant, Connor peut utiliser un soldat ennemi comme bouclier humain pour se protĂ©ger[8] - [12]. L'IA des ennemis a Ă©tĂ© revue, leur permettant de mener des attaques concertĂ©es ou de tirer sur le personnage s'ils en ont l'occasion[12].

Le mode de « course libre » a été modifié et amélioré pour le rendre plus fluide et rapide, formant un ensemble de mouvements rappelant les parkours pour franchir certains obstacles[12]. Le déplacement a été repensé pour s'adapter à l'environnement plus naturel des cartes. Ainsi, Connor peut grimper aux arbres, se déplacer de branches en branches et gravir les falaises. Il peut désormais se cacher derriÚre des murs, les rochers ou les arbres et les hautes herbes lui permettent de ne pas se faire remarquer par les gardes ou les animaux[8].

Le hĂ©ros est capable de piĂ©ger ou chasser des animaux pour les dĂ©pecer et revendre leurs peaux. Lors des traques, il peut se faire attaquer par des ours ou des loups. Connor ne peut pas combattre les bĂȘtes sauvages comme des soldats: lorsqu'elles se jettent sur lui, il se dĂ©clenche une action contextuelle nĂ©cessitant une bonne rĂ©activitĂ© du joueur pour exĂ©cuter le parade, sachant qu'en cas d'Ă©chec, l'animal peut presque totalement vider sa jauge de vie. Les attaques d'ours et d'Ă©lans enchaĂźnent les actions l'une sur l'autre, de sorte qu'aucune fuite est possible; les rendant paradoxalement plus redoutables que des soldats armĂ©s. La valeur d'une peau d'animal est dĂ©terminĂ©e par la façon dont il a Ă©tĂ© tuĂ© : des mĂ©thodes violentes comme les coups de feu ou les attaques multiples abĂźment les peaux, alors qu'une flĂšche bien tirĂ©e ou un coup de lame les Ă©pargnent[8].

Dans le mode « gestion », Connor a la charge du Domaine Davenport. Il peut conduire quelques missions lui permettant de convaincre certains PNJ de s'installer dans le Domaine. Lorsque c'est le cas, ils produisent des matériaux ou des objets, comme du bois, des peaux, des minerais, etc. Des recettes, obtenues aprÚs avoir fouillé des coffres ou des personnages, associent des matériaux entre eux pour former de nouveaux objets, l'économie locale permettant de les vendre via des chariots de commerce ou des convois maritimes[8] - [12] - [5].

Enfin, les sĂ©quences de « batailles navales » sont une grande nouveautĂ© dans la sĂ©rie. Connor devient de temps Ă  autre le capitaine d'un navire nommĂ© l' « Aquila » (« aigle » en latin) et s'engage dans certaines missions ou quĂȘtes secondaires, dont la chasse au trĂ©sor du lĂ©gendaire capitaine Kidd. Le contrĂŽle du bateau concerne la gestion de la vitesse en fonction de l'orientation du vent et du dĂ©ploiement des voiles, ainsi que le combat Ă  l'aide de canons fixes ou mobiles permettant de lancer des boulets standards, rouges ou chaĂźnĂ©s, ainsi que de la mitraille. Il est possible d'Ă©peronner les navires ennemis et les aborder[6] - [8] - [12] - [14].

L'interface de l'Animus a par ailleurs été allégée, rajoutant des indications visuelles directement à l'écran. L'alternance des profils « actif » et « passif » a également disparu, facilitant ainsi le passage du combat à la course par exemple. La santé se régénÚre automatiquement aprÚs un combat, faisant ainsi disparaßtre les « potions de santé », qui étaient auparavant trop facilement utilisées pendant l'assaut[12].

QuĂȘtes annexes

Le jeu propose également un gameplay secondaire tel qu'il était déjà présent dans les autres jeux, avec une multitude de missions annexes non-obligatoires. Dans Assassin's Creed III, ces missions sont regroupées selon trois types[16] :

  • les « missions citoyens » : dĂ©signĂ©es par des citoyens des villes ou de la FrontiĂšre, consistant en un assassinat, le transport d'une missive ou la livraison de divers produits ;
  • les « missions des clubs » (regroupant celles de la sociĂ©tĂ© de chasse, du club des frontaliers, des lutteurs et des voleurs) : trois Ă©preuves par club validĂ©es par l'accomplissement de dĂ©fis tout au long du jeu, ainsi que de plusieurs missions avec comme objectif, respectivement, de tuer des animaux dangereux, d'enquĂȘter sur des phĂ©nomĂšnes Ă©tranges ou de concourir Ă  des combats Ă  mains nues (Ă  noter que si les trois premiers clubs sont facilement repĂ©rables sur la carte, le club des voleurs ne se dĂ©bloque qu'aprĂšs avoir volĂ© une certaine somme d'argent aux citoyens Ă  Boston ou New-York) ;
  • les « prises de forts » : la libĂ©ration des sept forts britanniques dissĂ©minĂ©s sur la carte du jeu en tuant le capitaine du fort et mettant le feu Ă  la rĂ©serve de poudre.

La « Guilde des Assassins », disponible depuis Assassin's Creed Brotherhood et permettant de recruter des apprentis Assassins, a Ă©tĂ© adaptĂ©e dans cet opus. Le joueur doit accomplir des « missions LibĂ©ration » afin qu'un rebelle accepte de se mettre Ă  son service. Chaque recrue possĂšde sa propre histoire, son identitĂ© visuelle et un style de combat distinctif. À terme, Connor peut faire appel Ă  ses Assassins pour neutraliser des cibles grĂące Ă  un panel d'actions encore plus variĂ© que dans les prĂ©cĂ©dents opus : assassinat classique, appĂąt, garde du corps, escorte secrĂšte, tireur d'Ă©lite. La libĂ©ration et l'exploration des villes est aussi conditionnĂ©e par le fait de parcourir les longs souterrains de Boston et New York.

L'accomplissement de toutes ces missions permet à la fois une meilleure synchronisation de l'Animus, ainsi que de libérer des quartiers de la domination britannique, et d'en remplacer les soldats par des Patriotes[16].

De plus, le jeu propose au joueur de collecter divers Ă©lĂ©ments, comme les plumes ou les coffres, comme c'Ă©tait dĂ©jĂ  possible dans les opus prĂ©cĂ©dents. En plus de ces objets, il a la possibilitĂ© de rĂ©cupĂ©rer toutes les pages d'almanach perdues par le personnage de Benjamin Franklin, cĂ©lĂšbre inventeur : il s'agit de L'Almanach du Bonhomme Richard, dont la reconstitution permet de crĂ©er certaines de ses inventions, comme son Harmonica de verre ou encore sa tentative de cerf-volant. Enfin, en collectant des « babioles » un peu partout dans le jeu, le joueur rĂ©cupĂšre des informations sur l'emplacement du trĂ©sor de William Kidd, dont l'acquisition passe par des missions rapides dans plusieurs lieux inĂ©dits, comme dans le Fort Wolcott, sur l’Octavius[16], le lĂ©gendaire vaisseau fantĂŽme de mer de Baffin ou encore l'Ăźle Oak. La derniĂšre Ă©tape de cette chasse au trĂ©sor nous amĂšne Ă  rĂ©cupĂ©rer un anneau qui aurait appartenu aux prĂ©curseurs et dotĂ© de la capacitĂ© de repousser certains tirs d'armes Ă  feu en combat.

Multijoueur

Le gameplay multijoueur, dĂ©veloppĂ© par Ubisoft Annecy, propose plus de 12 modes de jeu, dont la base est similaire aux prĂ©cĂ©dents jeux multijoueurs vus dans Brotherhood et Revelations. Les principales nouveautĂ©s sont le mode « Domination » (deux Ă©quipes de quatre joueurs devant chacune capturer les zones dĂ©signĂ©es puis les dĂ©fendre) et le mode « Meute » (une coopĂ©ration avec trois autres joueurs pour Ă©liminer le maximum d'ennemis dans le temps imparti). Les autres modes de jeu, dĂ©jĂ  prĂ©sents dans les prĂ©cĂ©dents jeux, sont : « Traque », « Chasse Ă  l'homme », « Deathmatch », « Assaut de relique », « Assassinat », etc. Un nouveau mode coopĂ©ratif est Ă©galement disponible sous le nom « Wolf Pack » : il permet aux joueurs de former des Ă©quipes jusqu'Ă  quatre personnes et d’Ɠuvrer ensemble pour assassiner des cibles PNJ, connues sous le nom de « Taupes » (Moles)[17].

Le mode multijoueur introduit l'usage d'une monnaie fictive que le joueur peut acheter avec de la « vraie » monnaie[6]. Le joueur peut également interpréter une multitude de personnages, certains étant réservés aux détenteurs des éditions limités.

Une dizaine de cartes sont jouables, certaines étant des cartes rencontrées dans le jeu, et d'autres des cartes inédites : le port de Boston, le Nord de Boston, le passage du Nord-Ouest, la brasserie de New York, Fort Wolcott, la plantation de Virginie, le noyau de l'Animus, ainsi que Saint-Pierre, Fort St-Mathieu et Charlestown.

Version Wii U

Le jeu sur Wii U permet au joueur d'avoir en permanence la mini-carte sur le GamePad ou de changer d'arme plus rapidement. Elle supporte une version Off TV Play qui rapatrie le jeu sur le GamePad si quelqu'un d'autre regarde la télévision[18].

DĂ©veloppement

Immeuble en briques rouges.
Bùtiment d'Ubisoft Montréal.

Origines

Le travail sur Assassin's Creed III a commencé peu aprÚs la sortie de Assassin's Creed II, en janvier 2010, avec une équipe de développeurs senior d'Ubisoft[19]. Alors qu'Ubisoft sort Assassin's Creed Brotherhood en 2010, les premiers détails ont amené les joueurs à confondre cet opus particulier avec Assassin's Creed III. Les développeurs ont donc confirmé que Brotherhood était différent de Assassin's Creed III, celui-ci ne présentant pas un personnage préexistant[20].

Jean-François Boivin d'Ubisoft a prĂ©cisĂ© par la suite que chaque titre numĂ©rotĂ© de la sĂ©rie prĂ©sentera un nouveau protagoniste, dans un nouveau contexte[21]. Patrice DĂ©silets, ancien directeur crĂ©atif de la sĂ©rie explique que l'histoire d’Assassin's Creed III se concentrera sur les Assassins destinĂ©s Ă  empĂȘcher la fin du monde en dĂ©cembre 2012, et leur course contre la montre pour trouver Ă  temps les temples et les artefacts d’Éden conçus par « Ceux qui Ă©taient lĂ  avant ». Desmond cherchera donc Ă  localiser ces temples, et cherchant des indices dans les souvenirs d'un (ou plusieurs) de ces ancĂȘtres[22].

En octobre 2011, Alexandre Amancio, directeur crĂ©atif d’Assassin's Creed Revelations, annonce que le prochain titre sortira avant la fin de l'annĂ©e 2012, mais qu'il ne dirigera pas le jeu lui-mĂȘme Ă  la suite de son dĂ©part d'Ubisoft[23]. Cette dĂ©cision est directement liĂ©e Ă  Desmond Miles, protagoniste du jeu dans les temps modernes, qui doit achever sa quĂȘte en dĂ©cembre 2012. Amancio dĂ©clare que les joueurs ne devraient pas jouer un jeu futuriste sorti aprĂšs la pĂ©riode oĂč le jeu se dĂ©roule[24].

« Dans la sĂ©rie Assassin's Creed, nous avons dĂ©fini une chronologie oĂč la fin du monde se dĂ©roule en dĂ©cembre 2012
 Cela arrive vite, et l'histoire que nous voulons raconter, nous devons clairement l'achever avant d'atteindre cette date. Ce serait stupide de notre part de placer un jeu dans une semi-rĂ©alitĂ© puis de la conclure aprĂšs la date donnĂ©e. »

— Alexandre Amancio[N 1]

Spécifications techniques

Pour cet Ă©pisode, Ubisoft a utilisĂ© un nouveau moteur de jeu 3D appelĂ© Anvil Next, une version amĂ©liorĂ©e de son prĂ©dĂ©cesseur Anvil[25]. DĂ©veloppĂ© pendant trois ans, il permet de gĂ©nĂ©rer des milliers de soldats en une seule bataille (2 500 pour les plus grandes[4]) et de reproduire les changements dynamiques du temps, des saisons et des Ă©poques qui affectent l'environnement, tout en proposant une carte plus grande que jamais[26] - [12]. Il est aussi responsable des passages en vidĂ©o rapide lorsque Connor traverse les maisons pour Ă©chapper Ă  ses poursuivants[4]. Anvil Next permet d'interagir avec les nombreux PNJ rencontrĂ©s sur la carte et modĂ©lise les conditions de navigation en mer selon la mĂ©tĂ©o et les batailles. Enfin, il amĂ©liore le rendu des personnages, notamment les visages qui Ă©taient, dans les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents, un des points faibles du jeu[27]. De plus, le moteur physique Havok a Ă©tĂ© rĂ©utilisĂ©[28] - [10].

L'ensemble du développement est dirigé par Alex Hutchinson, le directeur créatif, remplaçant Patrice Désilets (Assassin's Creed, Assassin's Creed II et Brotherhood) et Alexandre Amancio (Revelations). Il est assisté par le directeur artistique Steven Masters et le programmeur principal David Champagne, ainsi que par les scénaristes Corey May et Matt Turner[29]. Le jeu est produit par François Pelland et ses associés[30].

Ubisoft MontrĂ©al est le dĂ©veloppeur principal d’Assassin's Creed III. Le studio a reçu le soutien d'autres branches de l'Ă©diteur Ubisoft :

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessus sont issues du gĂ©nĂ©rique de fin d’Assassin's Creed III.

Le développement du jeu a nécessité plusieurs centaines de personnes[4], dont plusieurs consultants en histoire[9] dirigés par Maxime Durand de l'Université de Montréal[33] - [30]. Ils ont aussi demandé des conseils à des spécialistes en langue et en culture Mohawk[7] - [11].

Le jeu a par ailleurs fait l'objet d'une adaptation sur téléphones mobiles. Développée et éditée par Gameloft, celle-ci se présente sous la forme d'un jeu d'action en vue latérale réalisé en pixel art[35].

Conception

Le directeur créatif, Alex Hutchinson, explique le souhait des développeurs de redéfinir la franchise et ajoute que bien que Assassin's Creed soit produit chaque année (respectivement en 2007, 2009, 2010 et 2011 pour les jeux principaux), les jeux n'étaient pas développés tous les ans.

ComposĂ©e Ă  l'origine d'une vingtaine de personnes, la plupart issues de l'Ă©quipe d'AC2, l'Ă©quipe de dĂ©veloppeurs d’Assassin's Creed III a d'abord dĂ©cidĂ© du cadre de l'action puis choisi qui en serait le hĂ©ros (un natif amĂ©ricain pendant la rĂ©volution). Ils ont adaptĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© historique le conflit qui se joue depuis le dĂ©but de la sĂ©rie entre les Templiers et les Assassins. Les Templiers veulent l'Ordre et les Assassins la LibertĂ©, ce qui correspond aux idĂ©ologies de chacun des camps reprĂ©sentĂ©s dans la rĂ©volution (Britanniques, Loyalistes et Patriotes), et alimente le scĂ©nario de maniĂšre naturelle. L'Ă©quipe originelle a prĂ©sentĂ© une courte vidĂ©o-test proposant une Ă©bauche de leurs idĂ©es de dĂ©veloppement du scĂ©nario et du systĂšme de jeu et a ensuite engagĂ© des spĂ©cialistes afin de modĂ©liser le jeu entier sur cette base-lĂ . À cette fin, les dĂ©veloppeurs dĂ©cident de crĂ©er un nouveau moteur de jeu principalement orientĂ© sur le gameplay et concentrĂ© sur la carte de la FrontiĂšre, oĂč il est utilisĂ© Ă  son maximum[36].

Les développeurs annoncent avoir créé un jeu offrant plus de 30 heures de jeu solo et 2h30 de cinématiques, soit autant que certains films. L'équipe a utilisé d'anciennes cartes pour le mapping des villes[14], recréant Boston et New York à une échelle de 1:3[4]. En redéfinissant le systÚme de l'escalade, les animateurs ont préféré une approche plus « organique »[9] : Connor peut grimper sur pratiquement tous les supports (les falaises, les arbres, les monuments) avec une agilité rappelant le concept du parkour[7] - [14]. L'apparition des animaux, sauvages ou domestiques, est aussi une nouveauté du jeu (les animaux des jeux précédents étaient presque exclusivement des chevaux)[14], ainsi que le fait de les chasser[9].

Le jeu est violent par nature (le but est d'assassiner des cibles), mais cet opus monte d'un cran la violence graphique proposĂ©e par les jeux prĂ©cĂ©dents : les consultants historiques de l'Ă©quipe de production ont en effet rĂ©pĂ©tĂ© que la pĂ©riode de la rĂ©volution amĂ©ricaine fut un Ă©pisode particuliĂšrement brutal de l'Histoire[37] - [10], les batailles rangĂ©es tenant plus du combat mano a mano[15]. Pour les phases de combat, le gameplay a Ă©tĂ© entiĂšrement repensĂ©, chaque mouvement des armes et du corps de Connor Ă©tant nouveau et lui permettant d'enchaĂźner les actions de maniĂšre plus rapide et fluide qu'avant[9] ; l'animation des combats a Ă©tĂ© confiĂ© aux chorĂ©graphes de capture de mouvement afin de modĂ©liser des mouvements d'attaque et de dĂ©fense avec ou sans arme[15] (il est d'ailleurs beaucoup plus Ă  l'aise avec deux armes qu'Ezio[7] - [9]). La tactique de Connor tient plus de la guĂ©rilla que de l'armĂ©e rĂ©guliĂšre, puisqu'il associe des techniques d'une violence extrĂȘme avec l'infiltration : il est un soldat de la guerre asymĂ©trique, composante essentielle de la rĂ©volution, et qui contrastait avec les tactiques des Britanniques. En effet, les Tuniques rouges Ă©taient particuliĂšrement identifiables dans les forĂȘts amĂ©ricaines, et faisaient donc des cibles faciles pour les soldats et civils engagĂ©s contre les forces anglaises et loyalistes[15].

Les batailles navales impliquaient à l'époque non seulement les Britanniques, mais aussi les Français, les Espagnols et les Hollandais, et le contrÎle des mers était d'une part un objectif militaire et d'autre part économique, puisque le commerce maritime était capital[14]. Les développeurs ont donc voulu retracer l'importance de cet aspect de la révolution dans le jeu, et assigné une équipe entiÚre d'Ubisoft au design et missions se déroulant en mer[32]. L'équipe de Singapour a ainsi été responsable de modéliser les batailles navales, ainsi que le comportement des personnages sur le pont. Finalement, Connor devient le Master and Commander du navire, devant contrÎler à la fois la direction et l'orientation du bateau, mais aussi sa vitesse en fonction du vent, ainsi que le timing des tirs de canon[14].

Se dĂ©roulant dans une pĂ©riode historique trĂšs documentĂ©e grĂące aux Ă©crits de ses acteurs et spectateurs, notamment ceux de Benjamin Franklin[38], le jeu est parsemĂ© de rĂ©fĂ©rences et dĂ©tails historiques et 80 % des personnages secondaires ont rĂ©ellement existĂ©[9]. Les historiens ont d'abord rassemblĂ© une grande quantitĂ© d'archives sur l'Ă©poque – Ă©vĂšnements historiques, personnages, vie quotidienne, armes, etc. – puis se sont mis Ă  la disposition des dĂ©veloppeurs pour rĂ©pondre Ă  leurs questions au jour le jour. Maxime Durand, le consultant principal en histoire, explique qu' « il y avait bien-sĂ»r des Ă©vĂšnements majeurs que les gens voulaient voir reproduits dans le jeu, comme la Boston Tea Party, mais nous voulions aussi aller plus loin dans les dĂ©tails et reprĂ©senter des Ă©vĂšnements moins connus[N 2] »[33].

Promotion

Stars and Stripes
Le drapeau révolutionnaire Stars and Stripes.

Le PDG d'Ubisoft, Yves Guillemot, a confirmé le 8 novembre 2011, que le nouveau jeu serait disponible en 2012. Il a ajouté que ce nouvel opus serait « le plus important à ce jour »[39].

En fĂ©vrier 2012, Ubisoft confirme officiellement l'existence d’Assassin's Creed III, et sa sortie en AmĂ©rique du Nord le 30 octobre 2012[40]. Guillemot dĂ©crit le jeu comme « la vraie nouvelle gĂ©nĂ©ration d’Assassin's Creed, mais aussi du divertissement interactif en gĂ©nĂ©ral. Nous allons faire le maximum parce que c'est un produit fantastique sur lequel l'Ă©quipe a travaillĂ© pendant trois ans. Ce que nous avons pu en voir est simplement fabuleux[N 3] - [41]. » Il ajoute que les Ă©diteurs ont investi plus d'argent dans ce jeu-ci que dans n'importe quel autre de la sĂ©rie[41].

Depuis le mois de janvier, plusieurs rumeurs font surface, affirmant qu’Assassin's Creed III se dĂ©roulerait en AmĂ©rique du Nord au XVIIIe siĂšcle, pendant la guerre d'indĂ©pendance des États-Unis[42]. Le 29 fĂ©vrier, une future image promotionnelle a Ă©tĂ© envoyĂ©e au site Kotaku par un employĂ© de Best Buy, au moment oĂč Ubisoft prĂ©vient qu'une annonce officielle Ă©tait imminente[43]. L'image ayant fuitĂ©, figurant Connor armĂ© de son tomahawk et son pistolet posant devant le drapeau rĂ©volutionnaire dans un environnement neigeux, confirme officieusement que l'action se dĂ©roulerait pendant la rĂ©volution amĂ©ricaine[44]. Peu aprĂšs, le site de Game Informer commence Ă  confirmer les dĂ©tails du cadre en postant une banniĂšre publicitaire sur son site montrant le nouvel Assassin Ă  cĂŽtĂ© du leader rĂ©volutionnaire George Washington[43].

Assassin's Creed III a été dévoilé officiellement par un trailer cinématique le 5 mars 2012. Ubisoft décrit le jeu comme le « plus ambitieux » des projets de l'histoire du studio, la capacité de production ayant été doublée par rapport aux autres titres de la série[45] - [46] - [47].

Ubisoft explique que lorsque le jeu Red Dead Redemption de Rockstar est sorti – au milieu du dĂ©veloppement d’Assassin's Creed III –, les dĂ©veloppeurs ont Ă©tĂ© surpris de voir que le studio Rockstar avait inclus la chasse aux animaux sauvages et une gigantesque forĂȘt Ă  explorer, et dĂ©cide d'intĂ©grer l'un et l'autre dans leur jeu. Les scĂ©naristes Corey May et Matt Turner, avouent une « convergence d'esprit » entre les deux jeux[48]. Par ailleurs, le directeur crĂ©atif, Alex Hutchinson explique qu'Ubisoft a renoncĂ© Ă  faire du protagoniste principal une femme parce que le contexte historique ne s'y prĂȘtait pas. Bien que beaucoup de joueurs souhaitaient voir une femme Assassin dans la sĂ©rie, la rĂ©volution amĂ©ricaine rendait difficile le fait de justifier un tel choix[49]. Cependant, c'est une femme qui a Ă©tĂ© choisie comme hĂ©roĂŻne dans la suite sur PS Vita Assassin's Creed III: Liberation.

Musique

Assassin's Creed III (Original Game Soundtrack)
Bande originale de Lorne Balfe
Sortie 30 octobre 2012
Durée 1:03:43
Genre Musique de jeu vidéo
Label Ubisoft Music

Jesper Kyd qui avait jusqu'Ă  prĂ©sent rĂ©alisĂ© les musiques pour les prĂ©cĂ©dents volets, cĂšde entiĂšrement la place Ă  Lorne Balfe pour la musique du jeu. Celui-ci Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent dans la composition de la musique d’Assassin's Creed Revelations en tant que co-compositeur. La bande originale est disponible en tĂ©lĂ©chargement numĂ©rique (MP3) depuis le 30 octobre 2012. Balfe a Ă©galement composĂ© la musique du contenu tĂ©lĂ©chargeable La Tyrannie du roi Washington, la bande originale Ă©tant tĂ©lĂ©chargeable Ă  partir du 23 avril 2013.

Précommandes

Comme pour les prĂ©cĂ©dents opus de la sĂ©rie, Assassin's Creed III a fait l'objet d'une Ă©norme campagne mercatique, alors la plus importante pour un jeu Ubisoft[50]. Le studio propose depuis le mois de mars 2012 un rĂ©seau de prĂ©commande Ă  travers le monde, incluant des bonus selon le marchand oĂč les joueurs commandent le jeu, dont certains sont utilisables dans le jeu[51] - [52] :

Tuniques rouges
Un uniforme des tuniques rouges (Redcoats).
  • un emballage exclusif en mĂ©tal (SteelBook) illustrĂ© par Alex Ross ;
  • un visuel (skin) « Capitaine de l'Aquila » (Captain of the Aquila) contenant la hache d'abordage (Pirate Boarding Axe) et l'uniforme du capitaine (Captain of the Aquila's uniform) ;
  • un visuel (skin) « Assassin colonial » (Colonial Assassin) contenant la pistolet Ă©cossais (Scottish Flintlock) et la tenue d'Assassin colonial (Traditional Colonial Assassins outfit) ;
  • une mission solo « Ruines Maya perdues » (Lost Mayan Ruins) et l'Ă©pĂ©e Ă  dents de scie (Sawtooth Sword) ;
  • une mission solo « FantĂŽme de guerre » (Ghost of War) et la masse de guerre de Pontiac (Pontiac's War Club) ;
  • une mission solo « Un secret dangereux » (A Dangerous Secret) et le mousquet Ă  silex (Flintlock Musket) ;
  • un contenu multijoueur « Tuniques rouges » (Redcoat) contenant un costume, un emblĂšme et une relique ;
  • un contenu multijoueur « Tireur d'Ă©lite » (Sharpshooter) contenant un costume, un emblĂšme et une relique.

Éditions commerciales

Le 26 mars 2012, Ubisoft a annoncĂ© trois Ă©ditions collector d’Assassin's Creed III : Freedom, Join Or Die et Special. Le 1er juin, le studio ajoute une Ă©dition supplĂ©mentaire : UbiWorkshop. Ubisoft et Sony s'associent pour crĂ©er un pack associant le jeu et une console PlayStation 3, disponible Ă  partir de la sortie officielle du jeu le 30 octobre[53]. Le jeu sur PS3 inclut quatre missions solo exclusives, intitulĂ©es « Les Missions Benediict Arnold » (The Benediict Arnold Missions), dont l'histoire se concentre sur le gĂ©nĂ©ral Benedict Arnold et son implication dans la trahison du fort West Point aux Britanniques. Le scĂ©nariste Matt Turner explique que ces missions sont les plus historiquement exactes du jeu, « certaines scĂšnes reprennent les mots exacts prononcĂ©s par les personnages-clĂ© dans les Ă©vĂšnements de West Point, d'aprĂšs la transcription de la procĂ©dure judiciaire qui a suivi[N 4] »[54] - [55].

L'Ă©dition Freedom contient une copie du jeu sur disque DVD, le SteelBook d'Alex Ross, le journal de George Washington, une figurine de Connor de 24 cm et deux lithographies exclusives. Dans le jeu, deux missions solo (Ghost of War et Lost Mayan Ruins) et un personnage multijoueur « Tireur d'Ă©lite » (Sharpshooter)[56] - [57] - [58] ;

L'édition Join Or Die contient une copie du jeu sur disque DVD, le médaillon de Connor et le journal de George Washington. Dans le jeu, une missions solo (Ghost of War) et un personnage multijoueur Sharpshooter[56] ;

L'Ă©dition UbiWorkshop contient une copie du jeu sur disque DVD, le SteelBook d'Alex Ross, la seconde Ă©dition d’Assassin's Creed: Encyclopedia, cinq images rares et le nouveau roman graphique Assassin's Creed: Subject 4[56] ;

L'Ă©dition Limited contient une copie du jeu sur disque DVD, une figurine de Connor de 24 cm, un drapeau colonial brodĂ©, une boucle de ceinture en mĂ©tal et le journal de George Washington. Dans le jeu, une missions solo (Lost Mayan Ruins) et un personnage multijoueur Sharpshooter[59]. L'Ă©dition n'est pas disponible en Europe en raison de son contenu jugĂ© anti-Britannique[60] ;

L'édition Digital Deluxe contient une copie du jeu sur disque DVD, le journal de George Washington et la bande originale du jeu. Dans le jeu, trois missions solo (Lost Mayan Ruins, Ghost of War et A Dangerous Secret), deux skins (Captain of the Aquila et Colonial Assassin) et deux personnages multijoueur Sharpshooter et Redcoat, ainsi que The Benediict Arnold Missions[59]. Cette édition est réservée à la version PC[61].

En France, Micromania propose en cadeau de commande une chevaliĂšre tirĂ©e Ă  1 000 exemplaires, ainsi que le contenu exclusif intitulĂ© en français DĂ©fense de West Point (Ă©quivalent des missions de Benedict Arnold)[62].

Audio

Alors que les comédiens anglophones et francophones des personnages déjà présents dans les jeux précédents reprennent leurs rÎles, Ubisoft fait appel à de nouveaux comédiens pour l'ensemble des personnages inédits de cet opus.

Dans le premier trailer en français, alors que Assassin's Creed III n'a pas encore de voix officielle pour Connor, celui-ci est doublé par Sébastien Desjours, qui doublait déjà Cesare Borgia dans Assassin's Creed Brotherhood. Il est remplacé par le Québécois Kevin Houle.

Noah Watts[63]

Accueil

Accueil critique

Aperçu des notes reçues
Presse papier
MĂ©dia Note
Edge (UK) 8/10[5]
Famitsu (JP) 38/40[64]
Game Informer (US) 9,5/10[65]
Presse numérique
MĂ©dia Note
Eurogamer (UK) 9/10[66]
Gamekult (FR) 8/10[12]
GameSpot (US) 8,5/10[67]
GamesRadar+ (US) 4/5[68]
IGN (US) 8,5/10[69]
Jeuxvideo.com (FR) 18/20[6]
Joystiq (US) 3,5/5[70]
Jeuxvideo.fr (FR) 8/10[8]
Agrégateurs de notes
MĂ©dia Note
Metacritic 80 % (PC)[71]
85 % (Wii U)[72]
85 % (PS3)[73]
84 % (X360)[74]

Assassin's Creed III a reçu de nombreuses critiques positives depuis sa sortie. Les aggrégateurs GameRankings et Metacritic donnent aux différentes versions (PC, Wii U, PS3 et Xbox 360) des notes supérieures à 85 % (84 % pour la version X360 sur Metacritic et jusqu'à 91 % pour la version PC sur GameRankings). La plupart des critiques font l'éloge des graphismes, du scénario, du nouveau mode de combat, de la chasse et du systÚme de gestion du Domaine ; elles regrettent les bugs du jeu. Les missions navales sont par ailleurs qualifiées de « grande réussite » par presque tous les testeurs.

Au Royaume-Uni, le magazine Edge dĂ©clare que « le rĂ©sultat est rafraĂźchissant, rajeunissant la sĂ©rie [offrant] une aventure Ă©tendue et dĂ©taillĂ©e. Le combat est toujours un peu usĂ© ; les petits dĂ©tails comme les fusils ou le tomahawk de Connor ajoutent une touche d'Ă©poque, mais Ă©choue Ă  rĂ©Ă©crire les rĂšgles[N 5] », ajoutant que les missions navales sont probablement la meilleure distraction d’Assassin's Creed III, et accorde au jeu la note 8⁄10[5]. Aux États-Unis, IGN, avec une note de 8,5⁄10, Ă©crit que « aucun autre jeu Ă  monde ouvert ne nous a autant donnĂ© la possibilitĂ© d'explorer si profondĂ©ment et de faire tant de choses[N 6] », mais regrette que « tout n'est pas entiĂšrement cohĂ©rent et les missions sont parfois trop linĂ©aires, sapant par lĂ -mĂȘme l'impression de libertĂ© que le jeu a tant cherchĂ© Ă  donner[N 7] »[69]. GameSpot a donnĂ© une critique similaire, « [le jeu] a tentĂ© sa chance avec l'introduction, le scĂ©nario et les personnages. Cela dĂ©veloppe la sĂ©rie de maniĂšre agrĂ©able et raisonnable. Comme dans de nombreux jeux ambitieux, chaque flĂšche n'atteint pas sa cible, mais cette suite, dont la narration est longue et riche, est particuliĂšrement investie pour nous offrir un ensemble le meilleur possible[N 8] »[67].

Game Informer a notĂ© le jeu 9,5⁄10, et ajoutĂ© que « Assassin's Creed III dĂ©livre tout ce que la sĂ©rie avait promis, et ajoute un peu plus pour faire bonne mesure... La plupart des joueurs vont probablement passer les six premiĂšres heures Ă  dĂ©couvrir la profondeur et l'ambition du jeu[N 9] »[75]. G4 estime que le jeu n'est pas parfait, mais que le scĂ©nario est tellement dĂ©veloppĂ©, que le mode multijoueur est tellement rejouable, et qu'il y a tant de choses Ă  faire que le temps habituel de 10 heures passĂ©es sur un jeu devrait ĂȘtre pulvĂ©risĂ©[76]. PC Gamer a Ă©tĂ© plus mitigĂ©, notant le jeu 72⁄100, et Ă©crivant que « le scĂ©nario divertissant et les combats navals fantastiques sont gĂąchĂ©s par un design terrible et des dĂ©tails qui se glissent de maniĂšre endĂ©mique[N 10] ». Le magazine ajoute que la gestion du Domaine nuit Ă  la quĂȘte principale et que les objectifs secondaires presque entiĂšrement scriptĂ©s punissent les joueurs qui pensent diffĂ©remment[77].

En France, Gamekult conclut que « cela faisait belle lurette que l'on attendait ce troisiĂšme Assassin's Creed, encore plus depuis un certain Revelations qui, plus que nous faire languir, commençait Ă  montrer les limites de la sĂ©rie et tĂ©moignait de son besoin de renouveau. Autant ĂȘtre clair, Assassin's Creed III comble nos attentes et ce, dans une trĂšs large mesure. Le cadre, tant historique que gĂ©ographique, de cette nouvelle aventure est une vĂ©ritable rĂ©ussite et, une fois encore, la sĂ©rie nous transporte littĂ©ralement au cƓur d'une autre Ă©poque dans une histoire passionnante » et donne une note de 8⁄10[12]. Jeuxvideo.fr, avec la mĂȘme note, Ă©crit que, fruit d'un travail titanesque, « Assassin's Creed III est bien le gigantesque Ă©pisode attendu, tant par sa taille que par sa richesse ludique », mais regrette « l'aspect trĂšs « segmentĂ© » et linĂ©aire des quĂȘtes principales » ; il cite par ailleurs Connor comme le « hĂ©ros le plus rĂ©ussi de la sĂ©rie »[8]. Jeuxvideo.com qualifie le jeu d' « Ă©pisode le plus abouti de la sĂ©rie » et accompagne sa critique par la note 18⁄20 : « on dĂ©couvre un hĂ©ros passionnant, submergĂ© par une guerre qui le dĂ©passe et un contexte post-colonialiste malsain. MĂȘme les intouchables PĂšres fondateurs sont largement dĂ©criĂ©s et les clichĂ©s sont pour la plupart Ă©vitĂ©s. [...] BĂ©nĂ©ficiant d'une IA plus crĂ©dible, d'une trame scĂ©naristique soignĂ©e, de personnages complexes et travaillĂ©s, d'un contexte historique passionnant et d'une plĂ©thore d'activitĂ©s annexes, celui-ci devrait rapidement s'imposer dans le cƓur des fans comme un vĂ©ritable must-have. »[6].

Enfin, plusieurs critiques remarquent que la version PC continue Ă  ĂȘtre esthĂ©tiquement plus travaillĂ©e que les versions consoles : « les « pĂ©cĂ©istes » profiteront de textures plus travaillĂ©es, notamment au niveau des diffĂ©rents personnages ou de certains Ă©lĂ©ments du dĂ©cor »[8] - [12]. Sur l'aspect technique, beaucoup regrettent les bugs du jeu et le clipping qui continue Ă  apparaĂźtre de temps Ă  autre[69] et conseillent une machine relativement performante pour profiter du jeu[6] - [12].

Le jeu et l'Histoire

Plusieurs analyses parlent d'« une histoire rĂ©aliste mais pas rĂ©elle », et saluent le travail des dĂ©veloppeurs pour coller le plus possible Ă  la rĂ©alitĂ© historique[11] - [78] - [79]. Dans un Ă©pisode plutĂŽt absent des productions hollywoodiennes et tĂ©lĂ©visuelles rĂ©centes (Ă  l'exception des films The Patriot et Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) ou de la mini-sĂ©rie John Adams) qui contribuent habituellement Ă  l'intĂ©rĂȘt du public sur telle ou telle pĂ©riode historique, Ubisoft MontrĂ©al a mis l'accent sur l'exactitude afin d'offrir la « reconstitution la plus accessible jamais rĂ©alisĂ©e de l’AmĂ©rique rĂ©volutionnaire »[11].

Pour cela, les dĂ©veloppeurs ont modĂ©lisĂ© un monde boueux occupĂ© par les villes de Boston et New York, oĂč les personnages non-joueurs (en anglais) ne parlent pas avec l'accent bostonien typique du Massachusetts, mais plutĂŽt un argot importĂ© d'Europe, principalement d'Angleterre[80]. Contrairement aux quelques reprĂ©sentations de l'Ă©poque en question, « ils n’ont pas tentĂ© de contourner les difficultĂ©s qui y Ă©taient inhĂ©rentes, ni de recrĂ©er une sorte de fantasme de la Nouvelle-Angleterre d'autrefois ». Pour la crĂ©ation des villes, l'Ă©quipe s'est servi de cartes d'Ă©poque et de relevĂ©s topographiques pour la hauteur des collines de Boston[81], et a reproduit les façades hollandaises et les toits des maisons Ă  pignon de New York. De plus, les dĂ©veloppeurs ont dĂ©cidĂ©, contrairement aux habitudes hollywoodiennes, de ne pas traduire les passages en langue mohawk[11]. Ils ont aussi tenu Ă  recrĂ©er la mĂ©tĂ©o et la tempĂ©rature qui rĂ©gnait Ă  telle ou telle date significative[81].

« Ce qui est drĂŽle, c’est que le jeu est en fait beaucoup moins marron que la ville ne l’était en rĂ©alitĂ©. Nous avons passĂ© notre temps Ă  dire au directeur artistique « C’est tout marron ! » et il nous rĂ©pondait « Mais c’était tout marron ! »

— Alex Hutchinson[11], directeur crĂ©atif d’Assassin's Creed III.

Lorsque l'annonce du cadre de l'histoire a été faite par Ubisoft en mars 2012, certains joueurs se sont inquiétés de l'ambition d'Ubisoft de rendre un jeu vidéo à la fois cohérent, accessible et « bankable », et ont eu peur que le studio ne privilégie le divertissement à l'exactitude historique[82]. En juillet, Ubisoft Montréal a été accusé de développer un jeu anti-britannique aprÚs la diffusion de trailers et images du jeu figurant l'assassinat de Tuniques rouges (Redcoats) britanniques[83]. Le magazine Forbes a qualifié le trailer du 4 juillet intitulé Rise[84] de « jingoïsme Tea Party »[85].

Le scĂ©nariste principal a par la suite dĂ©fendu les dĂ©veloppeurs et le studio des allĂ©gations de bigoterie et de discrimination[86]. Cette controverse s'est nĂ©anmoins poursuivie pendant plusieurs semaines, en raison des publications marketing qui continuaient de prĂ©senter les Britanniques comme les seuls ennemis[87], probablement dĂ» au fait que les sites amĂ©ricains coupaient les passages oĂč le protagoniste tuait des Patriotes[88] - [89] - [90].

Cependant, Ă  la sortie du jeu, les critiques ont largement dĂ©clarĂ© que la reprĂ©sentation du conflit Ă©tait Ă©quitable et juste. Official Xbox Magazine UK Ă©crit que l'on n'anticipe pas dans le jeu un contenu patriote, du genre « Yay, America! »[91]. Sur Slate, un critique ajoute que « s'il y a bien une morale qui domine dans Assassin's Creed III, ce n’est pas tant celle des nouveaux patriotes qui cherchent Ă  s’affranchir d’une puissance coloniale capricieuse, mais bien le dĂ©sir de dĂ©fendre les AmĂ©rindiens, notamment les Mohawks et les Iroquois du Nord-Est, qui assistent impuissants Ă  l’éclosion de cette guerre de blancs sur leur territoire. [Car] quel que soit le camp qui l’emportera, il est clair que les AmĂ©rindiens vont perdre[11] ».

La reprĂ©sentation des personnages historiques, tels que George Washington et Benjamin Franklin, ou des moments-clĂ©s de la guerre d'IndĂ©pendance, comme le massacre de Boston, la bataille de Bunker Hill et la signature de la DĂ©claration d'indĂ©pendance Ă  Philadelphie, est historiquement crĂ©dible[92] - [93] - [94] - [95]. Jeuxvideo.com Ă©crit que l'« on est donc trĂšs loin du manifeste pro-amĂ©ricain que l'on pouvait craindre, les PĂšres fondateurs Ă©tant dĂ©crits comme esclavagistes, sexistes et mĂȘme racistes. Cela risque de faire grincer quelques dents outre-Atlantique, mais de notre cĂŽtĂ©, on apprĂ©cie cette critique acerbe, mais juste, de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de l'Ă©poque[6]. »

« La question n’est vraiment pas de choquer, mais de faire renaĂźtre une pĂ©riode de l’histoire qui a Ă©tĂ© malheureusement momifiĂ©e. Les architectes de l’unitĂ© amĂ©ricaine Ă©taient Ă  l’image du pays qu'ils ont fondĂ© : dynamiques, enthousiastes et parfois un peu mĂ©prisables[11]. »

— Erik Sofge, dans Slate.

Enfin, le choix des dĂ©veloppeurs de prĂ©senter dans le jeu une partie de The Beggar's Opera est significatif de leur engagement Ă  offrir aux joueurs une Ɠuvre historiquement crĂ©dible et sans complaisance : c'est une Ɠuvre symbolique dans l'histoire de l'opĂ©ra, aujourd'hui l'expression artistique la plus dĂ©considĂ©rĂ©e selon Alex Hutchinson. L'OpĂ©ra des gueux (1728) est le premier opĂ©ra anglais populiste et propose une double critique de la classe britannique au pouvoir et de l'opĂ©ra italien. Hutchinson explique que l'idĂ©e d'intĂ©grer l'opĂ©ra dans « l'un des jeux vidĂ©o les plus vendus au monde » Ă©tait jouissive : « j'adore me dire que l'on va faire Ă©couter une demi-heure d'opĂ©ra Ă  10 millions de gamins... C'est de l'histoire cachĂ©e »[11]. Le souci d'exactitude historique est devenu au cours de la sĂ©rie une marque de fabrique d’Assassin's Creed[79]. TĂ©lĂ©rama Ă©crit que « les reconstitutions sont si fidĂšles que certains historiens s'en servent comme base de travail et que les produits dĂ©rivĂ©s sont vendus dans les musĂ©es[81]. »

Un quotidien canadien, The Globe and Mail, a cependant critiquĂ© la vision « amĂ©ricanocentrĂ©e » du jeu, qui ignore l'implication du Canada dans la rĂ©volution amĂ©ricaine : « mĂȘme en prĂ©sumant qu'Ubisoft dĂ©tient une certaine connaissance de l'histoire canadienne, il est peu probable que les dĂ©veloppeurs aient fait les choses diffĂ©remment. L'importance du marchĂ© vidĂ©o-ludique amĂ©ricain dicte entiĂšrement qui sont les « gentils » et qui sont les « mĂ©chants[N 11] »[96]. Certains rĂ©giments Canadiens ont effectivement assistĂ© l'armĂ©e continentale amĂ©ricaine dans des batailles comme celle de Saratoga (1777) ; le Canada faisait alors partie de l'Empire britannique, faisant de ces Canadiens des traĂźtres Ă  la Couronne. Enfin, Ă  la fin de la guerre, plus de 40 000 loyalistes Ă©migrent au Canada par peur des reprĂ©sailles[96].

À l'occasion de la sortie du contenu tĂ©lĂ©chargeable, La Tyrannie du roi Washington, dĂ©but 2013, la chaĂźne d'information conservatrice amĂ©ricaine, Fox News a publiĂ© sur son site un article intitulĂ© « Une entreprise française de jeux vidĂ©o reprĂ©sente George Washington en tant que mĂ©chant sanglant qui doit ĂȘtre assassinĂ©[97] ». Un commentateur du site Kotaku rapporte que le subtil message xĂ©nophobe qui se cache derriĂšre l'article se rĂ©sume en une phrase : « Ces mangeurs de grenouille n'ont dĂ©cidĂ©ment aucune Ă©ducation[N 12] - [98] - [99]. » Le DLC est une uchronie centrĂ©e sur la prise du pouvoir du premier PrĂ©sident amĂ©ricain, « brossant le portrait d'un George Washington possesseur d'un sceptre magique et muĂ© en despote sanguinaire, loin de l'image de libĂ©rateur que l'Histoire, la vraie, a gardĂ©e[99] », et dont l'affiche reprĂ©sente un Washington Ă  l'air malĂ©fique portant une couronne et assis sur un trĂŽne enveloppĂ© du drapeau amĂ©ricain[97]. Alors qu'Ubisoft dĂ©clare qu'ils ont souhaitĂ© re-familiariser les joueurs avec le hĂ©ros qu'ils pensaient tous connaĂźtre[97], l'association de Mount Vernon a annoncĂ© qu'« Ă  l'inverse d'autres figures militaires historiques, Washington s'est admirablement tenu Ă  l'Ă©cart du pouvoir. Mount Vernon espĂšre que ce jeu va donner aux joueurs un aperçu de cette importante rĂ©ussite, qui est souvent nĂ©gligĂ©e[N 13] - [100]. » En rĂ©alitĂ©, le CongrĂšs continental a effectivement proposĂ© Ă  Washington les titres de Roi et d'Empereur, offre qu'il a dĂ©clinĂ©, quittant ses fonctions aprĂšs son second mandat[100]. Fox News s'offusque Ă©galement de voir le jeu sortir au lendemain du President's Day, cĂ©lĂ©brĂ© le , ainsi que de la violence graphique des diffĂ©rents Ă©pisodes du jeu[97].

Ventes

Le 30 mars 2012, trois semaines aprĂšs le dĂ©but de la campagne de prĂ©commande, Ubisoft a annoncĂ© que le nombre de commandes avait dĂ©passĂ© de plus de dix fois le nombre de celles de Brotherhood et de Revelations dans le mĂȘme laps de temps. Le 25 octobre, le studio Ă©tablit que le jeu est le plus prĂ©commandĂ© de l'histoire de l'entreprise, doublant le record Ă©tabli par Revelations en 2011[101]. La semaine de sa sortie, le jeu est le plus vendu au Royaume-Uni, avec les meilleures ventes pour la sĂ©rie Ă  ce jour : c'est le meilleur lancement pour Ubisoft dans le pays, et le second de l'annĂ©e aprĂšs FIFA 13[102].

Au 6 novembre (avant la sortie des versions PC et Wii U), Assassin's Creed III s'est vendu Ă  plus de 3,5 millions d'exemplaires, soit une hausse de 100 % par rapport Ă  Revelations Ă  la mĂȘme Ă©poque une annĂ©e plus tĂŽt[103] - [104] - [105]. Au 12 dĂ©cembre, soit un peu plus d'un mois aprĂšs sa sortie, Ubisoft annonce que les ventes du jeu dĂ©passent les 7 millions de copies[106] - [107]. Assassin's Creed III est le troisiĂšme jeu le plus vendu au Royaume-Uni en 2012, aprĂšs Call of Duty: Black Ops II et FIFA 13[108] et le quatriĂšme aux États-Unis, aprĂšs Black Ops II, Just Dance 4 et Halo 4[109].

Au 7 février 2013, les ventes du jeu, en dématérialisé et en support physique, totalisent douze millions d'unités, soit une hausse de 70 % par rapport au précédent titre sorti un an plus tÎt[110].

Distinctions

Assassin's Creed III a été présenté à l'E3 2012 et été nommé aux Game Critics Awards pour les catégories du meilleur jeu de l'E3, du meilleur jeu de console et du meilleur jeu d'action-aventures[111]. Les récompenses ont largement été dominées par le jeu The Last of Us[112]. Assassin's Creed III: Liberation est quant à lui nommé au meilleur jeu de console portable[111]. Le site GameTrailers choisit Assassin's Creed 3 comme le jeu d'action/aventures de l'année, et Game Revolution le classe numéro un des jeux de l'année 2012.

Il est également nommé dans six catégories aux Spike Video Game Awards 2012 : jeu de l'année, meilleur jeu Xbox 360, meilleur jeu PS3, meilleur jeu d'action-aventure, meilleurs graphismes, et Connor Kenway comme personnage de l'année[113] - [114]. Aux D.I.C.E. Awards, le jeu est nommé dans les catégories de jeu d'aventures de l'année et meilleur son, et remporte celui de la meilleure animation[115] - [116].

Assassin's Creed III est nommé au Satellite Award du meilleur jeu d'action/aventure remporté par Dishonored[117], ainsi qu'au Writers Guild of America Award du meilleur scénario de jeu vidéo, remporté par Richard Farrese et Jill Murray pour leur travail sur Assassin's Creed III: Liberation[118]. Il reçoit également deux nominations aux Game Developers Choice Awards, meilleur son et meilleure technologie, la cérémonie ayant principalement récompensé le jeu Journey[119].

Il est aussi nommé dans neuf catégories aux Canadian Videogames Awards, dont celle du jeu de l'année[120].

Contenu téléchargeable (DLC)

Le 3 octobre 2012, Ubisoft Ă©dite un « Season Pass » pour le contenu tĂ©lĂ©chargeable pour un montant de 23,99 ÂŁ / 29,99 $ / 29,99 â‚Ź. Il permet de tĂ©lĂ©charger les cinq packs DLC avec une remise de 25 % sur l'achat Ă  l'unitĂ© et les dĂ©tenteurs du Pass ont accĂšs aux contenus tĂ©lĂ©chargeables une semaine avant les autres[121] - [122] - [123]. Les DLC sont disponibles sur la plateforme d'Ubisoft Uplay[124], mais aussi sur Steam[125].

Uplay content

La plateforme Uplay permet au joueur qui a suffisamment gagné de points (Units) avec les différents jeux Ubisoft de récupérer divers bonus, certains étant jouables dans le jeu[126] - [127] :

  • Fonds d'Ă©cran Assassin's Creed III (Assassin's Creed III Theme) : un thĂšme de fonds d'Ă©cran
  • Le Pack du Mangeur de vie (The Life Scratcher Pack) : permet au joueur d'augmenter la capacitĂ© de munitions et dĂ©bloque des Ă©lĂ©ments dans le profil multijoueur
  • Tenue d'Ezio (Ezio's outfit) : une tenue tirĂ©e d’Assassin's Creed Brotherhood
  • Le Pack RenĂ©gat (The Renegade Pack) : dĂ©bloque le costume multijoueur « Night Stalker » et des Ă©lĂ©ments additionnels dans le profil

Les actions du jeu accordant des « Units » sont[127] :

  • InvitĂ© mystĂšre (10 U) : complĂ©ter les sĂ©quences 1 & 2
  • Le thĂ©, c'est pour les Anglais (20 U) : complĂ©ter la sĂ©quence 6
  • La somme de la vĂ©ritĂ© (30 U) : complĂ©ter la sĂ©quence 12
  • Abstergo Entertainment (40 U) : atteindre le niveau 20 en mode multijoueur

Missions Benedict Arnold

Le 30 octobre 2012 sort le DLC Benedict Arnold, un contenu exclusif Ă  la PlayStation 3, dĂ©coupĂ© en quatre missions. L'histoire commence par une demande particuliĂšre du gĂ©nĂ©ral Washington : il s’agit de dĂ©voiler au grand jour un probable complot visant Ă  renverser West Point, le point dĂ©fensif stratĂ©gique des colonies face Ă  la Grande-Bretagne. À travers ces quatre missions, Connor Ă©liminera des espions loyalistes et travaillera incognito pour Benedict Arnold, avant d’atteindre le point culminant de l’intrigue : un assaut explosif sur le fort de West Point que Connor doit empĂȘcher quoi qu’il lui en coĂ»te.

Les Secrets oubliés

Le premier pack tĂ©lĂ©chargeable, intitulĂ© Les Secrets oubliĂ©s (The Hidden Secrets), sort le 5 dĂ©cembre 2012 pour les dĂ©tenteurs du Season Pass (il sort pour les autres joueurs le 12 dĂ©cembre sur PC, Xbox 360 et PS3). Pour 4,99 â‚Ź, il contient la plupart des bonus de prĂ©commande : les skins « Capitaine de l'Aquila » et « Assassin colonial », les missions solo « Les Ruines perdues », « FantĂŽme de guerre » et « Un secret dangereux », ainsi que les pack multijoueur « Tuniques rouges » et « Tireur d'Ă©lite »[128].

La Bataille impitoyable

Le jour de la sortie des Secrets oubliĂ©s, Ubisoft annonce le prochain pack tĂ©lĂ©chargeable, La Bataille impitoyable (The Battle Hardened)[129]. Le pack, disponible au prix de 9,99 â‚Ź, contient des bonus multijoueur incluant de nouveaux personnages (le Gouverneur, le Highlander et l'Homme-Coyote) des cartes supplĂ©mentaires (Charlestown, Fort St-Mathieu et Saint Pierre) et est disponible Ă  partir du 8 janvier 2013 sur PS3 et Xbox 360, du 15 janvier sur PC et du 17 sur Wii U[130] - [131].

La Tyrannie du Roi Washington

En octobre 2012 est annoncĂ© la sortie d'un DLC intitulĂ© La Tyrannie du Roi Washington (The Tyranny of King Washington), une uchronie[132] qui propose une histoire oĂč George Washington prend le pouvoir et s'autoproclame « roi d'AmĂ©rique » Ă  la suite de la rĂ©volution amĂ©ricaine. Le joueur doit destituer le dictateur pendant une campagne en trois Ă©pisodes pour 9,99 â‚Ź l'unitĂ© ou en pack pour 29,99 â‚Ź[132] - [133] - [134] : DĂ©shonneur (The Infamy) disponible Ă  partir du 19 fĂ©vrier, Trahison (The Betrayal) le 19 mars et RĂ©demption (The Redemption) le 23 avril[135]. La Tyrannie a fait l'objet d'un dĂ©veloppement sĂ©parĂ© gĂ©rĂ© par Ubisoft QuĂ©bec et dirigĂ© par Hugo Giard[136].

L'extension reçoit un accueil mitigĂ©, la plupart des critiques Ă©crivant que si l'idĂ©e de dĂ©part peut paraĂźtre bonne, le contenu manque d'originalitĂ©, de consistance et de cohĂ©sion narrative[137] - [138], et dĂ©clarent que l'extension est essentiellement destinĂ©e aux fans[139] - [140]. Le site Jeuxvideo.com attribue une moyenne de 13⁄20 Ă  l'ensemble[141] alors qu'IGN, avec la note de 6,5⁄10 titre son test « Est-ce que La Tyrannie vaut son prix[142]? »

Licence

Patrice Désilets explique que la série avait toujours été pensée comme une trilogie[143]. Alexandre Amancio, directeur créatif de Assassin's Creed Revelations a annoncé que si le jeu Assassin's Creed III est susceptible de conclure l'histoire impliquant Desmond, le personnage étant le fil rouge de tous les jeux parus jusqu'ici, cela ne signifiera pas nécessairement la fin de la série. Lorsque Assassin's Creed reviendra aprÚs la fin du cycle de Desmond, elle sera de retour avec un nouveau personnage central.

« Assassin's Creed est composĂ© de cycles : on a par exemple le cycle d'Ezio et celui d'AltaĂŻr, et ces deux-lĂ  vont se conclure dans Revelations. Mais on a aussi le cycle de Desmond, qui doit se terminer en dĂ©cembre 2012. Il y a de nombreux cycles au sein de la marque... tout l'intĂ©rĂȘt est lĂ . L'Histoire est notre terrain de jeu[N 14]. »

— Alexandre Amancio, octobre 2011[144] - [145].

Depuis, la phrase « History is our Playground » est devenue le slogan de la série[80].

Assassin's Creed III: Liberation

DĂ©veloppĂ© par Ubisoft Sofia, Liberation est sorti le 31 octobre 2012 sur PlayStation Vita, en mĂȘme temps qu’Assassin's Creed III. Le jeu prĂ©sente un autre personnage, Aveline de GranprĂ© (premier personnage principal fĂ©minin jouable de la sĂ©rie) ; l'action se dĂ©roule dans une pĂ©riode parallĂšle Ă  Assassin's Creed III, dans La Nouvelle-OrlĂ©ans dans laquelle l'Assassin doit se confronter aux forces espagnoles voulant s'emparer de la Louisiane au cours de la guerre de la ConquĂȘte[146].

Assassin's Creed IV: Black Flag

Le 28 février 2013, Ubisoft annonce, à la suite d'une fuite sur Internet, la sortie d'une préquelle à Assassin's Creed III, intitulée Assassin's Creed IV: Black Flag. Ce dernier sort le 29 octobre 2013 et se déroule dans les Caraïbes pendant l'ùge d'or de la piraterie. Le jeu voit apparaßtre un nouveau personnage principal, Edward Kenway, le pÚre d'Haytham et grand-pÚre de Connor[147].

Assassin's Creed: Rogue

En novembre 2014, Ubisoft Sofia sort sur consoles de salon, PlayStation 3 et Xbox 360, Assassin's Creed: Rogue. Le jeu permet d'incarner le templier Shay Patrick Cormac lors de la guerre de Sept Ans. Reprenant les mécaniques de bases d'Assassin's Creed IV Black Flag, l'épisode se déroule entre ce dernier et Assassin's Creed III. Le joueur est amené à rencontrer certains grands personnages comme le pÚre de Connor : Haytham, Achilles Davenport et Adéwalé[148].

Notes et références

Notes

  1. Citation originale : « In Assassin's Creed we set up a timeline with this whole end of the world plot in December 2012... That's fast approaching, and the story we have to tell, we obviously need to do it before we arrive at that point. It would be stupid of us to be centering a game on a semi-reality and then have that conclusion happen after that date in real life. »
  2. Citation originale : « Of course there were major events that people wanted to have in the game, like the Boston Tea Party, but we wanted to go deeper into some details and some lesser-known events. »
  3. Citation originale : « the true next generation of both the Assassin's Creed brand and interactive entertainment/storytelling in general. We will push the title a lot because it's a fantastic product that the team has been working on for three years. What we have seen is just fabulous. »
  4. Citation originale : « Some scenes have the actual words spoken by key players in the events at West Point, according to the records from the court proceedings following what happened. »
  5. Citation originale : « The result is a refreshed, rejuvenated Assassin’s Creed; a solid foundation upon which the yearly iterative release cycle can be maintained; and a sprawling, detailed adventure to enjoy. [...] It’s a life more familiar than the novel setting would have you believe: combat can still feel packed with attrition, while additions such as flintlock firearms and Connor’s tomahawk add a dash of period flavour, but fail to rewrite the rules. »
  6. Citation originale : « No other open-world game has ever given us a setting that's as impressive to observe or as full of things to do as this. »
  7. Citation originale : « Not everything about the game gels together convincingly and the missions’ unnecessary prescriptiveness sometimes undermines the sense of freedom that the rest of the game works so hard to create. »
  8. Citation originale : « It takes chances with its opening, with its story, and with its characters. It expands the series' gameplay in enjoyable and sensible ways. As with many ambitious games, not every arrow fired hits the bull's-eye, yet this big, narratively rich sequel is easy to get invested in. »
  9. Citation originale : « Assassin’s Creed III delivers everything the series has promised, and throws in a little more for good measure...Most players will likely spend the first six hours of Assassin’s Creed III wrapping their heads around the profound size and ambition of the game. »
  10. Citation originale : « Entertaining storytelling and fantastic naval combat marred by terrible mission design and endemic feature creep. »
  11. Citation originale : « Even assuming someone at Ubisoft has an awareness of Canadian history – and that requires a leap of faith – it’s unlikely they would have done anything differently. The size of the U.S. video-gaming market pretty much dictates who the good guys are and who the bad guys are. »
  12. Citation originale : « How dare those goddamned frog-eaters turn our first president evil? »
  13. Citation originale : « Unlike other historic military figures, Washington admirably stepped away from power and returned to private life. George Washington set the precedent for this democracy’s peaceful transition of power. Mount Vernon hopes that this game will give its players some perspective on this important accomplishment, which is often overlooked. »
  14. « Assassin's Creed is all about cycles - we have the Ezio cycle and the Altair cycle, and both of those are set to conclude in Revelations and we have the Desmond cycle, which is set to end on December 2012. But there's many cycles within the brand - that's the whole point. History is our playground »

Références

  1. « Fiche de Assassin's Creed III », sur Gamekult (consulté le )
  2. « Fiche de Assassin's Creed III Remastered », sur Gamekult (consulté le )
  3. « Assassin's Creed III - Patch », sur ubisoft.com
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Annexes

Bibliographie

  • Guillaume Delalande, Assassin's Creed : entre voyages, vĂ©ritĂ©s et complots, Pix'N Love Editions, , 320 p. (ISBN 978-2918272373)

Articles connexes

Liens externes

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