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Bonnevaux (Gard)

Bonnevaux est une commune française située dans le nord du département du Gard, en région Occitanie.

Bonnevaux
Bonnevaux (Gard)
Vue générale.
Blason de Bonnevaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
RĂ©gion Occitanie
DĂ©partement Gard
Arrondissement AlĂšs
Intercommunalité AlÚs Agglomération
Maire
Mandat
Roseline Boussac
2020-2026
Code postal 30450
Code commune 30044
DĂ©mographie
Gentilé Bonnevaliens
Population
municipale
84 hab. (2020 en diminution de 17,65 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 9,5 hab./km2
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 44° 22â€Č 06″ nord, 4° 01â€Č 55″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 976 m
Superficie 8,81 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
DĂ©partementales Canton de La Grand-Combe
LĂ©gislatives CinquiĂšme circonscription
Localisation
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Bonnevaux
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Bonnevaux
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Bonnevaux
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Bonnevaux
Liens
Site web bonnevaux.com

    ExposĂ©e Ă  un climat mĂ©diterranĂ©en, elle est drainĂ©e par le ruisseau d'Abeau et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les CĂ©vennes, la commune possĂšde un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « hautes vallĂ©es de la CĂšze et du Luech »), un espace protĂ©gĂ© (le « gĂ©oparc des monts d'ArdĂšche ») et deux zones naturelles d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique.

    Bonnevaux est une commune rurale qui compte 84 habitants en 2020, aprĂšs avoir connu un pic de population de 887 habitants en 1821. Ses habitants sont appelĂ©s les Bonnevaliens ou Bonnevaliennes.

    GĂ©ographie

    Localisation

    Bonnevaux est une commune de montagne de 84 habitants située au nord-est des Cévennes gardoises, à la limite de l'ArdÚche et de la LozÚre.

    Lieux-dits et Ă©carts

    Bonnevaux, Coulis, Nojaret, la RouviĂšre, le Bosc, les Thomazes, les AllĂšgres, la FigĂšre, la PouriĂšre, la RiviĂšre, Gran Pesse.

    Hydrographie et relief

    Le village et les hameaux de schiste ont su conserver leur caractÚre typiquement cévenol et s'accrochent aux flancs de la vallée de 400 m à 750 m d'altitude.

    La commune est arrosée par l'Abeau.

    Climat

    Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en premiÚre approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

    Les paramĂštres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les tempĂ©ratures et huit pour les prĂ©cipitations, dont les valeurs correspondent Ă  la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractĂ©risant la commune sont prĂ©sentĂ©es dans l'encadrĂ© suivant[1].

    ParamÚtres climatiques communaux sur la période 1971-2000

    • Moyenne annuelle de tempĂ©rature : 10,7 °C
    • Nombre de jours avec une tempĂ©rature infĂ©rieure Ă  −5 °C : 6,1 j
    • Nombre de jours avec une tempĂ©rature supĂ©rieure Ă  30 °C : 8 j
    • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,4 °C
    • Cumuls annuels de prĂ©cipitation : 1 758 mm
    • Nombre de jours de prĂ©cipitation en janvier : 9 j
    • Nombre de jours de prĂ©cipitation en juillet : 4,9 j

    Avec le changement climatique, ces variables ont Ă©voluĂ©. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 2014 par la Direction gĂ©nĂ©rale de l'Énergie et du Climat[4] complĂ©tĂ©e par des Ă©tudes rĂ©gionales[5] prĂ©voit en effet que la tempĂ©rature moyenne devrait croĂźtre et la pluviomĂ©trie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations rĂ©gionales. Ces changements peuvent ĂȘtre constatĂ©s sur la station mĂ©tĂ©orologique de MĂ©tĂ©o-France la plus proche, « Genolhac », sur la commune de GĂ©nolhac, mise en service en 1974[6] et qui se trouve Ă  km Ă  vol d'oiseau[7] - [Note 3], oĂč la tempĂ©rature moyenne annuelle est de 12,7 °C et la hauteur de prĂ©cipitations de 1 633 mm pour la pĂ©riode 1981-2010[8]. Sur la station mĂ©tĂ©orologique historique la plus proche, « Lanas Syn », sur la commune de Lanas, dans le dĂ©partement de l'ArdĂšche, mise en service en 1990 et Ă  34 km[9], la tempĂ©rature moyenne annuelle Ă©volue de 13,6 °C pour la pĂ©riode 1971-2000[10], Ă  13,5 °C pour 1981-2010[11], puis Ă  13,9 °C pour 1991-2020[12].

    Espaces protégés

    La protection rĂ©glementaire est le mode d’intervention le plus fort pour prĂ©server des espaces naturels remarquables et leur biodiversitĂ© associĂ©e[13] - [14]. Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhĂ©sion du Parc national des CĂ©vennes[Note 4]. Ce parc national, crĂ©Ă© en 1967, est un territoire de moyenne montagne formĂ© de cinq entitĂ©s gĂ©ographiques : le massif de l'Aigoual, le causse MĂ©jean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont LozĂšre, les vallĂ©es cĂ©venoles ainsi que le piĂ©mont cĂ©venol[15]. La commune est dans le pĂ©rimĂštre du « gĂ©oparc des monts d'ArdĂšche », classĂ© GĂ©oparc en septembre 2014 et appartenant dĂšs lors au rĂ©seau mondial des GĂ©oparcs, soutenu par l’UNESCO[16] - [17].

    La commune fait Ă©galement partie de la zone de transition des CĂ©vennes, un territoire d'une superficie de 116 032 ha reconnu rĂ©serve de biosphĂšre par l'UNESCO en 1985 pour la mosaĂŻque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversitĂ© exceptionnelle, avec 2 400 espĂšces animales, 2 300 espĂšces de plantes Ă  fleurs et de fougĂšres, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons[18] - [19].

    RĂ©seau Natura 2000

    Site Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le rĂ©seau Natura 2000 est un rĂ©seau Ă©cologique europĂ©en de sites naturels d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique Ă©laborĂ© Ă  partir des directives habitats et oiseaux, constituĂ© de zones spĂ©ciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spĂ©ciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a Ă©tĂ© dĂ©fini sur la commune au titre de la directive habitats : les « hautes vallĂ©es de la CĂšze et du Luech »[21], d'une superficie de 12 680 ha, correspondant Ă  la partie amont du bassin versant de la CĂšze. Elles prĂ©sentent un patrimoine naturel remarquable, avec quatre espĂšces piscicoles : l'Ă©crevisse Ă  pattes blanches, le castor, la loutre et le barbeau mĂ©ridional et cinq habitats d'intĂ©rĂȘt communautaire d'origine[22].

    Zones naturelles d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de rĂ©aliser une couverture des zones les plus intĂ©ressantes sur le plan Ă©cologique, essentiellement dans la perspective d’amĂ©liorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux diffĂ©rents dĂ©cideurs un outil d’aide Ă  la prise en compte de l’environnement dans l’amĂ©nagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensĂ©e sur la commune[23] : les « ruisseaux de la GaniĂšre et d'Abeau » (167 ha), couvrant 6 communes dont 3 dans l'ArdĂšche et 3 dans le Gard[24] et une ZNIEFF de type 2[Note 7] - [23] : les « vallĂ©es amont de la CĂšze et de la GaniĂšre » (10 752 ha), couvrant 11 communes dont 9 dans le Gard et 2 dans la LozĂšre[25].

    • Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 Ă  Bonnevaux.
    • Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
      Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
    • Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
      Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.

    Urbanisme

    Typologie

    Bonnevaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou trÚs peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8] - [26] - [I 1] - [27]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2] - [I 3].

    Actuellement, la commune se caractĂ©rise par la dispersion de l’habitat, et par la frĂ©quence de l’habitat lĂ©ger, trĂšs nombreux : cabanes, caravanes, yourtes[28].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des forĂȘts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique Ă  celle de 1990 (100 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : forĂȘts (68,2 %), milieux Ă  vĂ©gĂ©tation arbustive et/ou herbacĂ©e (31,8 %)[29].

    L'IGN met par ailleurs Ă  disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires Ă  des Ă©chelles diffĂ©rentes). Plusieurs Ă©poques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aĂ©riennes : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et la pĂ©riode actuelle (1950 Ă  aujourd'hui)[Carte 1].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Bonnevaux est vulnĂ©rable Ă  diffĂ©rents alĂ©as naturels : mĂ©tĂ©orologiques (tempĂȘte, orage, neige, grand froid, canicule ou sĂ©cheresse), inondations, feux de forĂȘts et sĂ©isme (sismicitĂ© faible). Il est Ă©galement exposĂ© Ă  un risque particulier : le risque de radon[30]. Un site publiĂ© par le BRGM permet d'Ă©valuer simplement et rapidement les risques d'un bien localisĂ© soit par son adresse soit par le numĂ©ro de sa parcelle[31].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’ĂȘtre affectĂ©es par le risque d’inondation par dĂ©bordement de cours d'eau, notamment La commune a Ă©tĂ© reconnue en Ă©tat de catastrophe naturelle au titre des dommages causĂ©s par les inondations et coulĂ©es de boue survenues en 1982 et 1983[32] - [30].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bonnevaux.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bĂątiments en cas d’alternance de pĂ©riodes de sĂ©cheresse et de pluie. 0 % de la superficie communale est en alĂ©a moyen ou fort (67,5 % au niveau dĂ©partemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 89 bĂątiments dĂ©nombrĂ©s sur la commune en 2019, 0 sont en en alĂ©a moyen ou fort, soit 0 %, Ă  comparer aux 90 % au niveau dĂ©partemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[33] - [Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux apprĂ©hender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavitĂ©s souterraines permet de localiser celles situĂ©es sur la commune[34].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1983[30].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulĂ© dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du dĂ©partement sont concernĂ©es par le risque radon Ă  un niveau plus ou moins Ă©levĂ©. Selon la classification de 2018, la commune de Bonnevaux est classĂ©e en zone 3, Ă  savoir zone Ă  potentiel radon significatif[35].

    Toponymie

    Du latin Bonae valles selon Jean-Martial Besse et Charles Beaunier[36] ou alors Bonarum Vallium selon Laurent-Henri Cottineau[37] qui distingue clairement ce prieuré des autres abbayes nommées Bonnevaux.

    Histoire

    Moyen Âge

    On ignore la date de la fondation du premier Ă©tablissement religieux Ă  Bonnevaux. Mais en 1187, Regordan de Naves donna Ă  l'abbaye Saint-Ruf de Valence cette vallĂ©e de Bonnevaux et la terre de Saint-ThĂ©odorit[36]. La maison mĂšre de l'Ordre de Saint Ruf Ă  Valence est un ordre d'Augustins[38]. Les possessions de cette abbaye sont nombreuses dans le Sud de la France, en Espagne et en Italie. En fait, les chanoines de Saint Ruf fondĂšrent lĂ  un prieurĂ© augustin non conventuel[37] et non une abbaye, malgrĂ© le nom Abbadie (soit abbaye) donnĂ© Ă  ce lieu par les paysans et possĂ©dĂšrent, jusqu'Ă  la dissolution de cet ordre en 1775[38], jusqu'Ă  300 paysans. Ce prieurĂ© connut deux siĂšcles de prospĂ©ritĂ© aux XIIIe et XIVe siĂšcles. À partir du XVe siĂšcle, les chanoines le quittĂšrent pour habiter dans la plaine du cĂŽtĂ© de Saint Paul le Jeune. Au XVIe siĂšcle, leurs possessions furent accaparĂ©es par les seigneurs comtes du Roure. De nombreux procĂšs permirent aux religieux de retrouver leurs possessions, mais ils ne revinrent plus jamais et dĂ©lĂ©guĂšrent la collecte de la dĂźme et des redevances fĂ©odales Ă  un baile.

    Époque moderne

    Aux XVIIe et XVIIIe siÚcles, Bonnevaux commence à perdre sa population qui émigre pour des travaux saisonniers dans la plaine, puis définitivement avec l'ouverture des mines de charbon de la vallée de la GaniÚre et de la CÚze.

    Époque contemporaine

    Dans les annĂ©es 1960, il ne reste plus qu’une trentaine d’habitants. Les paysages et les maisons en ruines attirent de nombreux « hippies », ou « bourruts » comme on les appelle alors. Peu sont restĂ©s de cette Ă©poque, mais leurs descendants et les nouveaux arrivĂ©s « les nĂ©os » ont contribuĂ© depuis prĂšs de 30 ans Ă  un vĂ©ritable renouveau des hameaux : installation d'agriculteurs, restauration de l'Ă©glise du XIe siĂšcle, crĂ©ation de gĂźtes, mise en valeur du patrimoine bĂąti et paysager[28].

    Politique et administration

    Liste des maires

    PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
    1945 1971 LĂ©once Vidal
    1971 1983 Charles Portmann
    1983 1985 Jean-Loup Marry
    1985 1990 GĂ©rard Jorand
    1990 1998 Georges Zinsstag
    1998 2003 Éric Dedieu
    2003 en cours Roseline Boussac

    Population et société

    DĂ©mographie

    L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă  travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquĂȘte de recensement portant sur toute la population est rĂ©alisĂ©e tous les cinq ans, les populations lĂ©gales des annĂ©es intermĂ©diaires Ă©tant quant Ă  elles estimĂ©es par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2006[40].

    En 2020, la commune comptait 84 habitants[Note 9], en diminution de 17,65 % par rapport Ă  2014 (Gard : +2,1 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    737592725887849847385430343
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    366363350341363335306265267
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    243242217165130112927647
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    35323051611029610189
    2020 - - - - - - - -
    84--------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee Ă  partir de 2006[42].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Emploi

    Taux de chĂŽmage
    200820132018
    Commune[I 4]30,8 %22,7 %19,3 %
    DĂ©partement[I 5]10,6 %12 %12 %
    France entiĂšre[I 6]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population ĂągĂ©e de 15 Ă  64 ans s'Ă©lĂšve Ă  57 personnes, parmi lesquelles on compte 56,1 % d'actifs (36,8 % ayant un emploi et 19,3 % de chĂŽmeurs) et 43,9 % d'inactifs[Note 10] - [I 4]. Depuis 2008, le taux de chĂŽmage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supĂ©rieur Ă  celui de la France et du dĂ©partement.

    La commune est hors attraction des villes[Carte 3] - [I 7]. Elle compte 23 emplois en 2018, contre 26 en 2013 et 14 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi rĂ©sidant dans la commune est de 23, soit un indicateur de concentration d'emploi de 100 % et un taux d'activitĂ© parmi les 15 ans ou plus de 42,5 %[I 8].

    Sur ces 23 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 20 travaillent dans la commune, soit 87 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 34,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 34,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 30,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

    Secteurs d'activités

    11 Ă©tablissements[Note 11] sont implantĂ©s Ă  Bonnevaux au [I 11]. Le secteur de l'administration publique, l'enseignement, la santĂ© humaine et l'action sociale est prĂ©pondĂ©rant sur la commune puisqu'il reprĂ©sente 36,4 % du nombre total d'Ă©tablissements de la commune (4 sur les 11 entreprises implantĂ©es Ă  Bonnevaux), contre 13,5 % au niveau dĂ©partemental[I 12].

    Agriculture

    1988200020102020
    Exploitations7569
    SAU[Note 12] (ha)29520625151

    La commune est dans les Cévennes, une petite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[43]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Neuf exploitations agricoles ayant leur siÚge dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (sept en 1988). La superficie agricole utilisée est de 151 ha[45] - [Carte 5] - [Carte 6].

    Entreprises de l'agglomération

    DĂšs 2011, la mairesse a pris un arrĂȘtĂ© d’interdiction de prospection des gaz de schiste[28].

    Secteurs d'activités

    La flambĂ©e des prix des terres et de l’immobilier rendent difficile l’installation de nouveaux exploitants. Pour aider les agriculteurs, la mairie a achetĂ© 100 hectares de terres qu’elle loue aux paysans[28].

    Culture locale et patrimoine

    Édifices religieux

    Dans la partie haute du village de Bonnevaux, l'Ă©glise Saint-ThĂ©odorit, bĂątie par les chanoines du prieurĂ© au XIIe siĂšcle, est un ouvrage de style roman. Elle est surmontĂ©e Ă  l'ouest par un clocher Ă  quatre arcades, datant du XVe siĂšcle, en pignon, d'oĂč Ă©mergent onze tĂȘtes sculptĂ©es. L'Ă©glise est dĂ©diĂ©e Ă  saint ThĂ©odorit, prĂȘtre et martyr Ă  Antioche (✝ 362)[46].

    Patrimoine culturel

    Le Poulet-Trousselle de GM et ses cĂ©lĂšbres concerts d'accordĂ©on qui rĂ©sonnent le soir au travers des montagnes. Il peut aussi ĂȘtre fait mention de sa non moins cĂ©lĂšbre nappe jaune "canaris" qui sera prochainement classĂ©e au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    HĂ©raldique

    Blason de Bonnevaux

    Les armes de Bonnevaux se blasonnent ainsi :

    D'hermine au chef losangé d'argent et de sable[47].

    Voir aussi

    Bibliographie

    Les archives de l'Ordre de St Ruf se trouvent aux archives de la DrÎme; les archives du Gard possÚdent un recueil du XVIIIe siÚcle sauvé par Auguste Vidal dans une étable à moutons du prieuré de Bonnevaux, au début du XXe siÚcle. Voir son article publié dans les Annales du Midi de 1910 : "Le prieuré de Bonnevaux et les seigneurs de la région". l'original est aux archives du Gard. D'autres archives se trouvent aux archives de la DrÎme : 3 rouleaux concernent le prieuré de Bonnevaux.

    • Marie-Lucy Dumas, Bonnevaux, grandeur, dĂ©clin et renouveau, ComitĂ© des fĂȘtes de Bonnevaux, , 340 p., une histoire effectuĂ©e avec le recours aux archives communales, dĂ©partementales et familiales.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes et cartes

    • Notes
    1. Les normales servent Ă  reprĂ©senter le climat. Elles sont calculĂ©es sur 30 ans et mises Ă  jour toutes les dĂ©cennies. AprĂšs les normales 1971-2000, les normales pour la pĂ©riode 1981-2010 ont Ă©tĂ© dĂ©finies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font rĂ©fĂ©rence en Europe et dans le monde[3].
    2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critÚre de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
    3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
    4. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
    5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent Ă  maintenir dans un Ă©tat de conservation favorable les types d'habitats et d'espĂšces concernĂ©s, par le biais de mesures rĂ©glementaires, administratives ou contractuelles[20].
    6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en gĂ©nĂ©ral limitĂ©e, caractĂ©risĂ©s par la prĂ©sence d’espĂšces, d’association d’espĂšces ou de milieux rares, remarquables, ou caractĂ©ristiques du milieu du patrimoine naturel rĂ©gional ou national.
    7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
    8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
    10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élÚves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
    11. L'Ă©tablissement, au sens de l’Insee, est une unitĂ© de production gĂ©ographiquement individualisĂ©e, mais juridiquement dĂ©pendante de l'unitĂ© lĂ©gale. Il produit des biens ou des services.
    12. Les donnĂ©es relatives Ă  la surface agricole utilisĂ©e (SAU) sont localisĂ©es Ă  la commune oĂč se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activitĂ© sur plusieurs communes, ou plusieurs dĂ©partements voire plusieurs rĂ©gions.
    13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
    14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[44].
    • Cartes
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