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Memorbuch

Un Memorbuch (allemand ¬ę livre de la m√©moire ¬Ľ, plur. Memorb√ľcher) est un ouvrage destin√© √† entretenir la m√©moire des martyrs de diff√©rentes villes et r√©gions du monde ashk√©naze.

Frankfurter Memorbuch

La pratique des Memorb√ľcher commence dans le Saint-Empire romain germanique, √† la suite du massacre de Juifs lors de la premi√®re croisade. Un Memorbuch se compose la plupart du temps de quatre parties : une br√®ve partie liturgique (pri√®res dites lors de la comm√©moration des d√©funts), un martyrologe, un n√©crologe des rabbins et des bienfaiteurs de la communaut√©, et enfin une liste des d√©funts dont le souvenir doit √™tre entretenu. Cette liste commence g√©n√©ralement par les martyrs de la premi√®re croisade √† Worms, Spire, Mayence, Bonn, Cologne. Dans un Memorbuch, on trouve des noms de personnes et de localit√©s, mais tr√®s rarement un fait historique proprement dit. Les Memorb√ľcher sont de pr√©cieux documents pour les g√©n√©alogistes d√©sireux de retracer l'histoire et les p√©r√©grinations des familles juives rh√©nanes.

Les livres du souvenir sont redevenus, après une interruption au XIXe siècle, un élément important de la mémoire juive pour commémorer la disparition du Yiddishland et les victimes de la Shoah. Ces livres sont généralement appelés Yizker-bikher.

Les origines des Memorb√ľcher

Le terme Memorbuch vient d'un mot d'origine latine Memor et du mot allemand Buch. Dans la tradition juive, une place importante est r√©serv√©e au rappel du souvenir des morts. Il s'agit de les extraire ainsi de la g√©henne gr√Ęce au recours de la mis√©ricorde divine. Le rappel du souvenir des morts devient donc une obligation car les bienfaits et les aum√īnes des vivants permettent d'assurer le salut des morts[1]. Certains pensent aussi que l'homme pieux peut couronner son existence en faisant un don √† une Ňďuvre charitable, √† la condition que celle-ci, ou la communaut√©, pourvoit au rappel de sa m√©moire. Peu √† peu, le ¬ę comm√©mor√© ¬Ľ ou ses h√©ritiers, prennent l'habitude d'√©tablir les dispositions n√©cessaires pour entretenir le souvenir d'un homme pieux[2]. Cette pratique est √† l'origine des Memorb√ľcher. Le plus ancien est le Memorbuch de Nuremberg √©crit entre 1296 et 1298. Il est si complet que les historiens pensent que d'autres manuscrits plus anciens ont d√Ľ servir de base de r√©f√©rence[3]. Les historiens ne disposent pas de l'original mais de copies du XVIIIe si√®cle. Le premier Memorbuch publi√© est un morceau d'un Memorbuch concernant les communaut√©s de Worms et de Vienne vers 1880.

Le Memorbuch a aussi pour fonction de rappeler le nom des disparus lors des diverses pers√©cutions qu'ont subies les Juifs depuis le Moyen √āge. √Ä ce titre la pri√®re introductive demande √† Dieu de se souvenir d'eux[4]. Si Dieu se souvient de ceux qui ont √©t√© assassin√©s, il pourra les venger[5]. L'id√©e de vengeance a profond√©ment p√©n√©tr√© le rituel religieux des Ashk√©nazes du Moyen √āge[6].

Composition

Les Memorb√ľcher sont presque tous constitu√©s de quatre parties[7] :

  • La premi√®re partie comporte un titre descriptif qui porte l'indication de la communaut√© qui l'utilise, le nom du scribe et l'ann√©e o√Ļ la copie en a √©t√© effectu√©e.
  • La seconde partie est constitu√©e d'un court paragraphe liturgique, qui comprend les pri√®res qu'il est d'usage de r√©citer avant et apr√®s la c√©r√©monie de comm√©moration: un cycle de Kinot (√©l√©gies) qui relate les pers√©cutions subies, l'Ab ha-RaŠł•amim, la pri√®re pour les martyrs d'Isra√ęl, une autre pri√®re pour les h√©ros et bienfaiteurs d'Isra√ęl, le Yizkor, la pri√®re pour les morts[3].
  • On trouve ensuite un n√©crologe, qui rappelle la m√©moire de bienfaiteurs et, d'autre part, le souvenir des morts de la communaut√© qui ont √©t√© estim√©s dignes de cet honneur.
  • Enfin, un martyrologe rappelle la m√©moire des martyrs dans l'ordre des villes et des r√©gions o√Ļ ils ont √©t√© tu√©s. Le nom des martyrs n'est pas toujours donn√©[2].

Les Memorb√ľcher commencent en g√©n√©ral par la liste des martyrs de 1096, lors de la premi√®re croisade. On y trouve aussi la liste des pers√©cutions pendant la grande peste en 1349-1350.

Les Memorb√ľcher sont √©crits en h√©breu ou dans la langue vernaculaire de la communaut√©, le yiddish par exemple. Ils peuvent aussi collecter le nom des victimes de massacres et de pers√©cutions des communaut√©s voisines. C'est le cas des plus anciens Memorb√ľcher. Le rappel des noms des d√©funts, martyrs ou bienfaiteurs se faisaient g√©n√©ralement le jour de Kippour et tr√®s souvent le jour anniversaire des massacres de la premi√®re croisade. On lisait la Loi, les pri√®res rituelles √©taient r√©cit√©es ainsi que les listes des martyrs. Au XIXe si√®cle, le rappel des noms perd progressivement de son importance, et dispara√ģt compl√®tement dans de nombreuses communaut√©s[2].

La question se pose de savoir comment le nom des victimes de massacres des autres communaut√©s allemandes a pu √™tre connu et consign√© par les r√©dacteurs du Memorbuch d'une autre communaut√©, celle de Nuremberg par exemple. Israel Jacob Yuval, professeur d'histoire juive √† l'Universit√© h√©bra√Įque de J√©rusalem, pense que ces listes de martyrs ont pu √™tre √©tablies gr√Ęce aux registres des imp√īts des diff√©rentes communaut√©s, les survivants des pogroms indiquant sur le registre ceux qui avaient √©t√© tu√©s. La liste aurait pu √™tre copi√©e et recopi√©e pour d'autres communaut√©s afin de se souvenir du nom des morts[8].

Les Memorb√ľcher c√©l√®bres

Juif allemand portant la rouelle.
(Manuscrit médiéval (v. 1476)).

Le Memorbuch de Nuremberg appel√© parfois Memorbuch de Mayence a commenc√© √† √™tre r√©dig√© en 1296. Il a √©t√© publi√© pour la premi√®re fois dans la Revue des √©tudes juives en 1882. Il √©num√®re la liste des massacres et leur lieu d'ex√©cution[2]. Pratiquement toutes les villes de Rh√©nanie et d'Allemagne du Sud sont cit√©es. On y trouve le r√©cit des femmes assassin√©es pour avoir fait circoncire leur fils, celui du meurtre d'Elazar qui avait refus√© de manger du porc[9]. Le Memorbuch raconte entre autres qu'en 1285, la communaut√© juive de Munich a √©t√© accus√©e de crime rituel. 180 juifs, hommes, femmes, enfants furent alors enferm√©s dans la synagogue et br√Ľl√©s en m√™me temps que le b√Ętiment[10]. Il cite le nom des 941 victimes du pogrom de Wurtzbourg en 1298, celui des 470 victimes de Rothenburg la m√™me ann√©e[8] lors des massacres men√©s par le chevalier Rindfleisch. Les massacres men√©s par les bandes d'Armleder entre 1336 et 1339 sont mentionn√©s[3].

Ces évocations montrent l'importance des communautés juives dans la vallée du Rhin et l'ampleur des persécutions. Des massacres ont lieu régulièrement jusqu'en 1349. Un chroniqueur des massacres, Salomon bar Shimshon, écrit :

¬ę Qui a jamais vu ni entendu de telles choses ? Demandez et voyez : y eut-il jamais une ak√©da (sacrifice) comme celle-ci dans toutes les g√©n√©rations depuis Adam ? Y eut-il jamais onze cents ak√©dot le m√™me jour, toutes comparables √† Abraham liant son fils Isaac pour le sacrifice ? Mais pour celui qui fut li√© au mont Moriya, la terre trembla et il est dit : ¬ę Voil√† que les anges se mirent √† pleurer et que le ciel s'assombrit. ¬Ľ Mais que font maintenant les anges ? Pourquoi les cieux ne s'assombrissent-ils pas et les √©toiles ne p√Ęlissent-elles pas (...) quand en un seul jour (...) onze cents √Ęmes pures furent sacrifi√©es, parmi lesquelles des nouveau-n√©s et des enfants ? Garderas-tu le silence, √ī √Čternel, notre Dieu ? ¬Ľ

‚ÄĒ Salomon bar Shimshon, Harbeman, S√©fer gezerot Ashkenaz ve zarfat[11]

Le Memorbuch garde aussi le nom de trente-huit Juifs, dont dix-sept femmes, accus√©s √† tort de meurtre rituel √† Blois en 1171 et qui ont √©t√© br√Ľl√©s vifs[12]. Le Memorbuch de Nuremberg a √©t√© achet√© par un habitant de Mayence qui l'a plac√© dans la biblioth√®que de la communaut√© juive de la ville, d'o√Ļ le second nom de Memorbuch de Mayence. Il a √©t√© emport√© en Angleterre quand sa famille a fui les pers√©cutions nazies[13].

Le premier Memorbuch de Metz (1610-1724) ne comporte que le nécrologe tenu par la Hevra kaddisha Kabranim, la confrérie qui avait la responsabilité d’organiser les enterrements au sein de la communauté. Il contient 865 notices nécrologiques de rabbins, de lettrés, d'officiants, de médecins, de dirigeants de la communauté, mais aussi de Juifs plus modestes[14]. Les notices citent la date du décès et de l’inhumation, l’origine du défunt s’il vient d’une autre ville, les éventuelles responsabilités dans la communauté, ses dons.

Le Memorbuch de Francfort est un document de plus de 1 000 pages qui raconte l'histoire de la communaut√© juive de Francfort-sur-le-Main de 1628 √† 1907. Il commence par un po√®me relatant l'incendie de la synagogue de la ville en 1711[15].

Le Memorbuch de F√ľrth en Bavi√®re est actuellement conserv√© au J√ľdisches Museum Franken de la ville. Sa r√©daction avait commenc√©, √† Vienne, quelques ann√©es apr√®s l'instauration du ghetto de Vienne par l'empereur Ferdinand II en 1624. En 1670, l'empereur L√©opold Ier expulsa les Juifs de Vienne. La famille Fr√§nkel prit le manuscrit et le transporta √† F√ľrth o√Ļ elle s'installa. Quand les nazis incendi√®rent la synagogue de F√ľrth pendant la Nuit de Cristal en 1938, on crut le manuscrit perdu. Mais il fut retrouv√© en 1998, dans un appartement de la ville[16]. La communaut√© juive de F√ľrth a √©t√© an√©antie par la Shoah. Dans la tradition des Memorb√ľcher, Gisela Blume a √©crit en 1997 Zum Gedenken an die von den Nazis ermorderten F√ľrther Juden 1933-45[17].

En Alsace, il existe de nombreux Memorb√ľcher qui attestent d'ex√©cutions de Juifs jusqu'en 1764. On cite entre autres : Rabbi Jacob b. Mo√Įse et Rabbi Mo√Įse b. Efra√Įm, assassin√©s entre Colmar et Ribeauvill√© en 1715 ; Mo√Įse, fils de Salomon (sans doute de Ribeauvill√©), assassin√© par son domestique en 1764 dans les environs de Metz[2]. Le Memorbuch de Dornach, datant de 1798 contient des pri√®res en la m√©moire des victimes de pers√©cutions en Allemagne, en Autriche, en Boh√®me, en Espagne, en Pologne et en Hollande[18].

Le Memorbuch d'Exeter de 1857 est un des rares mémoriaux qui ne concernent pas les communautés juives de Rhénanie. Il nomme les membres de la communauté d'Exeter ainsi que leurs dons. Hommes et femmes sont cités ainsi que leurs fonctions religieuses.

Les livres de la mémoire après la Shoah

Les Yizker-bikher

Le shtetl de Lakhva, en Pologne, en 1926

Le souvenir des victimes de la Shoah a conduit √† la r√©daction et √† la publication de nouveaux Memorb√ľcher appel√©s Yizker-bikher. Yizker est un mot yiddish signifiant "puisse l'Eternel se souvenir" [19]. Ces livres ont le plus souvent √©t√© √©labor√©s par les membres d'une landsmannschaft, une association d'entraide regroupant les Juifs issus d'une m√™me communaut√© en Europe avant la Shoah. Les Yizker Bikher racontent l‚Äôhistoire de la ville, de la communaut√© juive, notamment dans l'entre-deux-guerres, des membres c√©l√®bres de la communaut√© comme les rabbins ou les √©crivains yiddish[20]. Ils sont un t√©moignage de la splendeur de la vie juive d√©truite, de l'occupation nazie et du martyre de leur ville ou de leur village, le shtetl. Ils sont pour les chercheurs des sources essentielles pour conna√ģtre la vie des Juifs en Europe centrale et orientale: les m√©tiers pratiqu√©s, les rites religieux, les chants et les danses, les instruments jou√©s par les orchestres de Klezmer[21]. Les souvenirs personnels et familiaux sont tr√®s pr√©sents. Le livre traite surtout des modalit√©s locales de la Shoah. Il se termine par la liste des victimes[20]. Le premier de ces livres est sans doute celui de ŇĀ√≥dŇļ, le Lodzer yizker-bukh, publi√© √† New York en 1943 par les Juifs √©migr√©s de cette ville polonaise, m√™me s'il √©chappe en grande partie √† la d√©finition des Yizker-bikher puisque lors de sa parution la communaut√© juive de Lodz n'avait pas encore √©t√© an√©antie. Il traduit la culpabilit√© des r√©dacteurs d'avoir abandonn√© leur famille en Pologne et une crise d'identit√© entre leurs racines et leur nouvelle patrie[22].

Quatre cent quarante de ces livres sont, en 1979, d√©j√† publi√©s aux √Čtats-Unis, en France, en Argentine principalement, mais aussi en Isra√ęl, ce qui n'est qu'une toute petite partie des Yizker-bikher r√©dig√©s. De plus, ils ont √©t√© g√©n√©ralement diffus√©s √† un faible nombre d'exemplaires, rarement plus de cinq cents. Les collections les plus compl√®tes se trouvent √† l'universit√© h√©bra√Įque de J√©rusalem, √† la Maison de la culture yiddish - Biblioth√®que Medem √† Paris et √† l'Institut pour la recherche juive de New York[23] qui d√©tient plus de sept cents recueils. Les Yizker-bikher sont le plus souvent r√©dig√©s en yiddish[24], parfois en H√©breu. Ils peuvent aussi combiner les deux langues[20]. Soixante-dix de ces Yizker-bikher ont √©t√© r√©unis et traduits en anglais dans From a Ruined Garden: the Memorial Books of Polish Jewry par Jack Kugelmass and Jonathan Boyarin en 1998[25].

En , est inauguré à Paris le monument de la synagogue de la Victoire en mémoire des victimes de la barbarie nazie (Juifs mais aussi non-juifs). À cette occasion un coffret, censé renfermer les noms de toutes les victimes juives de la Shoah est déposé au pied du monument, renouant ainsi avec la tradition du Memorbuch. Mais cette initiative est sans lendemain, les familles ne faisant pas inscrire les noms des leurs déportés[26].

Les mémoriaux actuels

Apr√®s le succ√®s retentissant du roman d'Andr√© Schwarz-Bart, Le Dernier des Justes, en 1959, le philosophe Andr√© Neher et sa femme, l'historienne Ren√©e Neher entreprennent une vaste op√©ration appel√©e : Zakhor, c'est-√†-dire, souviens-toi. Ils proposent un programme pr√©cis aux enseignants, organisent √† Strasbourg, une s√©rie de quatre rencontres avec des t√©moins et des historiens dans un cycle intitul√© : 'Mort et r√©surrection du Dernier des Justes '[27]. Serge Klarsfeld reprend la tradition de Memorbuch quand il publie en 1978 Le M√©morial de la d√©portation des Juifs de France r√©dig√© √† partir de la liste des d√©port√©s class√©s par convois. Dans Le M√©morial des enfants, il essaie de retrouver la photo et l'identit√© de chacun de 11 000 enfants envoy√©s vers la mort[28]. Il est imit√© dans beaucoup de pays, quand c'est possible. Parmi les Memorb√ľcher r√©cents, on peut citer Le memorbuch, m√©morial de la d√©portation et de la r√©sistance des juifs du Bas-Rhin de Ren√© Gutman, Memorbuch Memorbook Sefer Yizkor: A Commemoration to Those Jews of Schleswig-Holstein Perished in the Shoah de Miriam Gillis Carlebach[29]. En France la liste s'enrichit avec d'autres monographies sectorielles: Lorraine, Haut-Rhin, Moselle, Vosges, Dordogne, Nancy, rabbins, convoi particulier. Le souvenir de la Shoah a remis √† l'ordre du jour la lecture des noms des disparus comme dans le juda√Įsme m√©di√©val. Jusqu'√† la fin des ann√©es 1980, les noms sont lus dans les cimeti√®res entre Rosh-Hashana et Yom Kippour lors de c√©r√©monies devant les caveaux des associations juives. Aujourd'hui, la lecture ne s'adresse plus √† la communaut√© juive mais √† toute la nation. Elle a lieu le . √Ä Paris, les noms sont √©gren√©s √† l'ancien emplacement du v√©lodrome d'hiver, √† J√©rusalem devant Yad Vashem[30].

Il existe aussi des m√©moriaux ¬ę individualis√©s ¬Ľ. Le Memorbuch de Henryk Grynberg publi√© en Pologne en 2000[31] raconte la vie d'une seule personne, l'√©diteur Adam Bromberg, le livre sur la communaut√© juive de Gr√ľnstadt √©crit par Kyra Schilling, Odilie Steiner, Elisabeth Weber: J√ľdisches Leben in Gr√ľnstadt[32]. Dans Les Disparus, Daniel Mendelsohn[33] raconte ses recherches pour retracer la vie des membres de sa famille et la mani√®re dont ils sont morts. Il rend ainsi hommage aux morts par le biais de nombreux t√©moignages, √† la mani√®re des Yizker Bikher[34]. Enfin, le projet le plus ambitieux de collecte de noms des d√©port√©s de tous les pays est entrepris √† Yad Vachem. Les listes des d√©port√©s y sont compl√©ment√©es par les feuilles de t√©moignage ¬ę Daf Ed ¬Ľ, remplies par des proches ou amis. Cette liste est consultable en ligne et contient plus de 3 millions de noms.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean Camille Bloch, Juifs des Vosges, 1940 ‚Äď 1944, 1200 martyrs presque oubli√©s, √Čditions Jean Camille Bloch, Barr (Bas-Rhin), 2007, (ISBN 978-2-9529223-0-2)
  • √ąve Line Blum-Cherchevsky, Nous sommes 900 fran√ßais, √Ä la m√©moire des d√©port√©s du convoi no 73 ayant quitt√© Drancy le , 6 tomes, 2000 ‚Äď 2006, publication √† compte d'auteur, Besan√ßon.
  • Collectif, Le martyrologe des Juifs de la Moselle, 1939 -1945, Consistoire Isra√©lite de la Moselle, 1999
  • Consistoire central de France, M√©morial, en souvenir de nos rabbins et ministres officiants victimes de la barbarie nazie, 1946
  • Jacky Dreyfus & Daniel Fuks, Le M√©morial des Juifs du Haut-Rhin Martyrs de la Shoah, J√©r√īme Do Bentzinger, 2006, (ISBN 2 84960 092X)
  • Charlotte Goldberg (dir), Passant par la Lorraine, Histoire de l'√©migration juive √† Nancy (1870 ‚Äď 1945), 2005, Collectif pour la m√©moire des enfants juifs d√©port√©s, intern√©s, cach√©s et rescap√©s, victimes de la barbarie nazie, Nancy.
  • Ren√© Gutman, Le Memorbuch, m√©morial de la d√©portation et de la r√©sistance des Juifs du Bas-Rhin, La Nu√©e Bleue, 2005 (ISBN 2716505500)
  • Fran√ßoise Job, La d√©portation des Juifs de Lorraine, Paris, Les fils et filles des d√©port√©s juifs de France, 2004
  • Serge Klarsfeld, Le M√©morial de la d√©portation des Juifs de France, 1978, Paris. R√©√©dition 2012
  • Serge Klarsfeld, Le m√©morial de enfants juifs d√©port√©s de France, 2001, Fayard
  • Endless Interactive & Softissimo, L'histoire de la Shoah, de la pers√©cution √† l'extermination, CD Rom comprenant le M√©morial de Klarsfeld sous forme de base de donn√©es
  • Paul L√©vy, Hommes de Dieu dans la tourmente, Histoire des rabbins d√©port√©s, Safed publications, Saint-Mand√© (Val de Marne), 2006
  • Jo√ęl Mergui (dir), √Ä la m√©moire des d√©port√©s juifs des Hauts-de-Seine, Nanterre, 2005, Conseil g√©n√©ral des Hauts-de-Seine
  • Itzhok Niborski et Annette Wieviorka, Les Livres du Souvenir. M√©moriaux juifs de Pologne, Gallimard-Julliard, coll. Archives, 1983
  • (de) Bernhard Purin, Buch der Erinnerung : Das Wiener Memorbuch der F√ľrther Klaus-Synagoge, J√ľdisches Museum Franken et J√ľdisches Museum Wien, 1999
  • Bernard Reviriego, Les Juifs en Dordogne, 1939 - 1944, P√©rigueux, Archives d√©partementales de la Dordogne, √Čditions Fanlac, 2004
  • (de) Siegmund Salfeld, Das Martyrologium des N√ľrnberger Memorbuches, Berlin, Leonhard Simion, 1898
  • Simon Schwarzfuchs, ¬ę Un obituaire isra√©lite : le Memorbuch de Metz (vers 1575-1724) ¬Ľ, 1971, Revue des √©tudes juives 1972, p. 443-444.
  • (en) Israel Jacob Yuval, Two Nations in Your Womb: Perceptions of Jews and Christians in Late Antiquity and the Middle Ages, University of California Press, 2006, disponible sur Google livres (ISBN 0520217667)

Liens externes

Notes et références

  1. (en) Salomon B. Freehof, article ¬ę Hazkarat Neshamot ¬Ľ, Talmudic Encyclopedia, VIII, J√©rusalem, 1957, pp. 603-609
  2. René Gutman, Le Memorbuch, mémorial de la déportation et de la résistance des juifs du Bas-Rhin, La Nuée Bleue, 2005, Introduction
  3. (en) ¬ę Memor-Book ¬Ľ, JewishEncyclopedia en ligne, consult√© le 17 mars 2008
  4. S. Salfeld, Le Martyrologe de Nuremberg, Berlin, 1898
  5. (en) Israel Jacob Yuval, Two Nations in Your Womb Perceptions of Jews and Christians in Late Antiquity and the Middle Ages, University of California Press, 2006, p. 137
  6. Israel Jacob Yuval, p. 138
  7. (de) M. Weinberg, ¬ę Untersuchungen √ľber das Wesen des Memorbuches ¬Ľ, Jahrbuch des j√ľdisch-literarischen Gesellschaft, Francfort, XVI, 1924, pp. 253-320 ; Die Memorb√ľcher des j√ľdischen Gemeinden in Bayern, I-II, Francfort, 1937-1938
  8. Israel Jacob Yuval, p. 137
  9. Collectif, Encyclopédie de l'histoire juive, Liana Levi, 1989, p. 73
  10. (en) ¬ę Recording a Lost World ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?), janvier 2001
  11. Haberman, Séfer gezerot Ashkenaz ve zarfat, p. 32
  12. (en) article ¬ę Blois ¬Ľ, Jewish Encyclopedia en ligne
  13. (en) Rescuing the Memory of a People
  14. Le premier Memorbuch de la communauté juive de Metz
  15. (en) Tracing the Tribe: Digitized Frankfurt Memorbuch
  16. (en) Vienna Jewish Museum Exhibits Rediscovered Viennese Memory Book of the Klaus Synagogue of F√ľrth
  17. (de) Komitee zum Gedenken der F√ľrther Shoa-Opfer, F√ľrth, 1997
  18. (en) Le Memorbuch d'Haguenau, Central Archives for the History of the Jewish People, cité par Paula Hyman, The Emancipation of the Jews of Alsace, New Haven, 1991, pp. 71-2
  19. Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), √Čdouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. ¬ę √Ä pr√©sent ¬Ľ, , 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 333
  20. Dictionnaire de la Shoah, p. 334
  21. (en) Klezmer Memories in the Memorial Books
  22. (en) Thunders of Silence:Yizker (Memorial) Books Between Rupture and Repetition
  23. (en) Site de l'YIVO
  24. Nicolas Weill et Annette Wieviorka, La construction de la m√©moire de la Shoah : les cas fran√ßais et isra√©lien, Les Cahiers de la Shoah, n¬į1, 1994, disponible sur
  25. (en) From a Ruined Garden : the Memorial Books of Polish Jewry, édition et traduction par Jack Kugelmass et Jonathan Boyarin, avec un index géographique et une bibliographie par Zachary M. Baker, Bloomington, Indiana University Press, 1998, publié en association avec le Mémorial américain de l'Holocauste
  26. Annette Wieviorka, Déportation et génocide. Entre la mémoire et l’oubli, Plon, 1992, p. 405.
  27. Francine KAUFMANN, Les enjeux de la pol√©mique autour du premier best-seller fran√ßais de la litt√©rature de la Shoah, Revue d'Histoire de la Shoah n¬į 176,septembre-d√©cembre 2002, pp. 68-96 disponible sur
  28. Annette Wieviorka, La m√©moire de la Shoah, Cahiers fran√ßais, n¬į303, juillet-ao√Ľt 2001 p 84
  29. Bar Ilan University Israel: Joseph Carlebach Institute, 1996
  30. Annette Wievorka, p 85
  31. Henryk Grynberg, Memorbuch, W.A.B., Warsaw 2000, edition I
  32. Gr√ľnstadt, 2007
  33. Paris, Flammarion, 2007
  34. Ivan Jablonka, Comment raconter la Shoah ? À propos des Disparus de Daniel Mendelsohn
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