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Quartier maghrébin

Le Quartier maghrĂ©bin (en arabe : Ű­Ű§Ű±ÙŽŰ© Ű§Ù„Ù…ÙŽŰșŰ§Ű±ÙŰšŰ©, Hārat al-Maghāriba, en hĂ©breu Ś©Ś›Ś•Ś ŚȘ Ś”ŚžŚ•Ś’ŚšŚ‘Ś™Ś, Sh'khunat HaMughrabim) est un quartier historique de la vieille ville de JĂ©rusalem, datant de 1193. SituĂ© au sud-est de la ville et bordant le mont du Temple Ă  l'est, il s'ouvre au sud sur la porte des MaghrĂ©bins (ou porte des Immondices).

Quartier maghrébin
Le quartier maghrébin en 1917
GĂ©ographie
Pays
Coordonnées
31° 46â€Č 36″ N, 35° 14â€Č 03″ E
Carte du Quartier maghrébin en 1936
Fonctionnement
Statut
Quartier de JĂ©rusalem (d)
Carte

Le quartier des Maghrébins est créé en 1193 par Afdal Ali, fils de Saladin, ce dernier ayant attribué des terres et des quartiers de la ville reconquise et dépeuplée, à des personnalités maghrébines, dont le saint Abou Mediene.

Le , juste aprÚs la guerre des Six Jours, 400 familles sont évacuées du quartier aprÚs un préavis de trois heures[1]. Le quartier est ensuite en grande partie rasé par les forces israéliennes[2] - [3] afin d'élargir la ruelle étroite menant au Mur des Lamentations. Une grande place, la place du Mur occidental, est alors aménagée.

Toponymie

Correspondant au nord-est de l'actuel quartier juif de la vieille ville de JĂ©rusalem et Ă©tabli sur l'aire de rencontre des anciennes vallĂ©es du TyropƓîn et de la VallĂ©e latĂ©rale, le quartier est fondĂ© en 1193. Il prend le nom arabe de Ű­Ű§Ű±ÙŽŰ© Ű§Ù„Ù…ÙŽŰșŰ§Ű±ÙŰšŰ© (Harat-al-Maghariba), ce qui signifie « Quartier maghrĂ©bin » ou « quartier des MaghrĂ©bins »[4]. En effet, ce quartier est « en faveur de la communautĂ© maghrĂ©bine, sans distinction d'origine »[5]. Le quartier est Ă©galement appelĂ© moins communĂ©ment « Quartier marocain » ou « quartier des Marocains ».

Le quartier comprend plusieurs institutions ou Ă©difices Ă©troitement liĂ©s Ă  son caractĂšre maghrĂ©bin, que ledit lien soit direct ou simplement toponymique, notamment la Zawiya des MaghrĂ©bins, la Madrasa al-Tankiziyya, la MosquĂ©e de MaghrĂ©bins (aujourd'hui MusĂ©e islamique de JĂ©rusalem), la Madrasa al-Afdaliyya (du nom du fondateur du quartier) ou encore la rampe des maghrĂ©bins. S’ils n’ont pas tous Ă©tĂ© dĂ©truits en 1967, ces bĂątiments dĂ©limitent nĂ©anmoins aujourd'hui les pourtours de l’ancien quartier maghrĂ©bin.

Histoire

La création : Saladin et le mystique Abou Mediene

La fondation du quartier remonte à l'époque ayyoubide et aurait été créé en 1193 par le fils de Saladin, Afdal Ali, prince souverain de Damas et de Jérusalem[6]. Il est offert aux Maghrébins sous forme de waqf, pour leur participation aux croisades et au rÎle qu'ils jouÚrent dans la prise de Jérusalem, alors aux mains des croisés. Il accueillait à la fois une population qui s'était installée à l'époque de la prise de la ville mais aussi des pÚlerins nord-africains[7] venus visiter la mosquée al-Aqsa ou en étape sur la route de La Mecque et qui sont restés[8].

JĂ©rusalem, dans l'Ă©tat oĂč elle est reprise par Saladin, est assez dĂ©peuplĂ©e, des zones entiĂšres ne sont pas construites. Saladin distribue Ă  ses gĂ©nĂ©raux et lieutenants des terres dans les villages aux alentours et des quartiers de la ville. L’un d'eux est le saint Abou Mediene, mystique d'origine andalouse, enterrĂ© en AlgĂ©rie[6]. Abou Mediene effectue un pĂšlerinage Ă  la Mecque d'oĂč il gagne la terre sainte et participe Ă  la bataille des cornes de Hattin aux cĂŽtĂ©s de Saladin oĂč il perd une main. AprĂšs son retour au Maghreb, Abou Mediene vit et enseigne Ă  BĂ©jaĂŻa (AlgĂ©rie) puis Ă  Marrakech et enfin Ă  Tlemcen oĂč il meurt en 1197 ; il est enterrĂ© Ă  al-Ubbad, un petit village des faubourgs de Tlemcen, qui est encore aujourd’hui un lieu de pĂšlerinage, un important centre de piĂ©tĂ© soufie et un Ă©lĂ©ment central du patrimoine culturel algĂ©rien[9]. Le quartier se peuple donc de pĂšlerins venus du Maghreb[6]. Adfal Ali favorise notamment l'implantation de jurisconsultes maghrĂ©bins de rite malikite et fonde la madrassa Afdaliyeh : Ă©galement connue sous la dĂ©nomination d’el-Qobbeh[10].

Selon les sources, les limites de ce quartier s'étendent à l'est jusqu'au Mur des Lamentations bordant par le bas l'esplanade des Mosquées, au sud jusqu'à la voie publique menant à la source de Silwan, à l'ouest jusque la résidence du qadi de Jérusalem et allait au nord jusqu'aux arcades d'Umm al Bannat.

En 1303, durant la période Mamelouk, Al-Sheikh Omar Ibn Abd al-Nabil al-Maghribi al-Masmudi fonda dans le quartier la mosquée des Maghrébins localisée au sud-ouest de l'esplanade des Mosquées[11].

La mĂȘme annĂ©e, Umar ibn Abdullah ibn Abdun-Nabi al-Masmudi al-Mujarrad fit une donation afin de crĂ©er la zaouiya masmudiya, au bĂ©nĂ©fice de la population rĂ©sidant dans le quartier.

L’assise juridique du quartier des MaghrĂ©bins : l’acte de fondation du waqf Abou Mediene

L'assise juridique du quartier maghrĂ©bin est un waqf rĂ©digĂ© Ă  JĂ©rusalem par un arriĂšre-petit-fils de Sidi Abou Mediene, en langue arabe, le 29e jour du mois de Ramadan de l’an 720 du calendrier hĂ©girien, c’est-Ă -dire le 2 novembre 1320.

Le waqf Abou Mediene n’est pas le plus ancien waqf du quartier maghrĂ©bin, car celui mis en place par al-Afdal Ali, remonte Ă  1193. Il est cependant le mieux documentĂ©, le plus richement dotĂ© et celui qui assurera la plus grande partie de ses revenus du quartier jusqu'en 1967, notamment Ă  partir d'assises fonciĂšres en dehors de la ville comme le village agricole de Ain Kerem[12].

Des MaghrĂ©bins dans l’Empire ottoman : les archives d’Istanbul

Les archives ottomanes, puissance suzeraine de JĂ©rusalem, fournissent un certain nombre de renseignements sur l'Ă©volution du waqf Sidi Abou Mediene et donc le quartier des MaghrĂ©bins entre le XVIe siĂšcle et le XXe siĂšcle. Le sultan-calife ottoman, protecteur des pĂšlerinages et gardien des villes saintes de l’islam, a de bonnes raisons de porter une attention bienveillante au sort des pĂšlerins maghrĂ©bins de JĂ©rusalem, notamment les AlgĂ©riens et les Tunisiens[13].

Les autoritĂ©s impĂ©riales ottomanes sont pleinement investies dans l’encadrement et le soutien du waqf Abou Mediene, en particulier pour tout ce qui relĂšve des nominations au poste de gĂ©rant du waqf (mutewalli)[13]. Les notables du quartier maghrĂ©bins se voient confier diffĂ©rentes taches dans la ville comme les Ɠuvres de charitĂ© ou la participation Ă  la rĂ©gulation des souks. La nomination Ă  la tĂȘte de ce waqf, devenu important, mobilise pleinement les autoritĂ©s ottomanes de la ville comme en tĂ©moigne l'intervention dans une succession mouvementĂ©e au dĂ©but du XXe siĂšcle : d’al-Hajj ‘ArabĂź ibn Halife ben Kasim al-Konstantini al-Moghrabi d'origine algĂ©rienne, voit son successeur dĂ©signĂ© en la personne de al-Hajj Bashir Effendi al-Moghrabi, d'origine marocaine avec un mutewalli adjoint, Seyyid Ahmed Arif al-Tunsi, un Tunisien. Cependant une crise et des accusations de malversations traitĂ©es par les autoritĂ©s ottomanes de l'Ă©poque dĂ©bouchent finalement sur la nomination de al-Hajj Salih bin Asab al-ZevĂądĂź al-Moghrabi al-CezĂąyirĂź, d'origine algĂ©rienne qui finit Ă©galement destituĂ©[14]. Une impressionnante pĂ©tition rĂ©digĂ©e par les « Ă©migrants originaires de Tunisie, d’AlgĂ©rie et de FĂšs », portant 82 sceaux, porte l'affaire jusqu'au conseil d’État ottoman, preuve de l'implication des autoritĂ©s impĂ©riales dans la gestion du waqf[14].

Mandat britannique

À la fin de la tutelle ottomane, le mandat britannique de Palestine pose des difficultĂ©s au waqf, dont les terres sont confrontĂ©es Ă  la colonisation croissante par des exilĂ©s juifs du monde entier : « De 1920 Ă  1928 la puissance mandataire a laissĂ© le Keren Khayemeth [KKL] acheter aux mĂ©tayers arabes du waqf les terrains dont ils n’avaient que l’usage, pour y installer des kibboutzim. »[15].

La France, en tant que puissance souveraine sur le Maghreb, et particuliĂšrement sur l'AlgĂ©rie, se pose en dĂ©fenseur du waqf. AprĂšs la chute de l'Empire ottoman et le morcĂšlement du monde musulman, le waqf est rattachĂ© Ă  l'AlgĂ©rie oĂč est enterrĂ© Abou Mediene. Le but est de promouvoir un exemple de solidaritĂ© franco-musulmane et de dĂ©jouer idĂ©ologiquement la montĂ©e du nationalisme, mais Ă©galement l'influence de l'association des oulĂ©mas algĂ©riens dans les annĂ©es 1930. En 1950, Louis Massignon demande au cĂ©lĂšbre oulĂ©ma algĂ©rien rĂ©formiste Tayeb el-Okbi de faire le voyage Ă  JĂ©rusalem afin de mobiliser l'opinion musulmane en faveur du quartier[16].

La crĂ©ation d’IsraĂ«l et la fin du quartier des MaghrĂ©bins (1948-1967)

Couverture d'un quotidien rapportant la démolition du quartier des Maghrébins et titrant « du waqf algérien au mur des Lamentations ».

En 1949, aprĂšs la guerre israĂ©lo-arabe, le village d’AĂŻn Kerem se retrouve en IsraĂ«l. Les paysans palestiniens sont Ă©vacuĂ©s et les terres saisies. Les revenus tirĂ©s de la terre n’existent donc plus. Le quartier des MaghrĂ©bins, lui, en tant que partie de la vieille ville est sous souverainetĂ© jordanienne. Le waqf, d’origine algĂ©rienne, se retrouve donc dans une crise financiĂšre profonde. Entre 1949 et 1962, annĂ©e de l’indĂ©pendance algĂ©rienne, la France se substitue aux revenus perdus[17].

C’est donc bien pour contrer la montĂ©e en puissance des mouvements indĂ©pendantistes en AlgĂ©rie que la France doit intervenir en faveur des MaghrĂ©bins de JĂ©rusalem, car, conclut Massignon, « l’Islam algĂ©rien ne nous pardonnerait pas de lui avoir laissĂ© ravir cette insigne fondation pieuse sans dĂ©fendre la cause de nos concitoyens musulmans »[18].

Les archives montrent que le consul de France, en tant que puissance souveraine en AlgĂ©rie, prend Ă  sa charge, dans le quartier des MaghrĂ©bins, les dĂ©penses de santĂ©, la nourriture pendant le Ramadan, les vĂȘtements gratuits pour les enfants et les veuves, conformĂ©ment aux textes d’origine de la fondation. En AlgĂ©rie, des actions de sensibilisation du public sont organisĂ©es et des quĂȘtes organisĂ©es Ă  la sortie des mosquĂ©es. Cheikh Hidoussi, Ă  la tĂȘte du waqf entreprend une tournĂ©e pour sauver les finances en pĂ©ril : il va sur la tombe de Sidi Abou Mediene Ă  Tlemcen, dans son propre village natal dans les AurĂšs, Ă  l'ÉlysĂ©e, chez le roi du Maroc et le bey de Tunis[19]. A la fin des annĂ©es 1950, Ă  mesure que le conflit de dĂ©colonisation se durcit en AlgĂ©rie, des tracts en arabe et en français, sont distribuĂ©s dans le quartier des MaghrĂ©bins, signĂ©s de l’antenne FLN d’Amman, demandant aux habitants de refuser l’argent du « gouvernement impĂ©rialiste français ». Le 11 septembre 1958, cet appel est diffusĂ© dans le quotidien jordanien Ad-Difaa[20].

L’Organisation de libĂ©ration de la Palestine (OLP), fondĂ©e en 1964, est rĂ©volutionnaire et socialiste, trĂšs liĂ©e Ă  l’antenne du FLN algĂ©rien en Jordanie. A l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie, les autoritĂ©s françaises se dĂ©sengagent et tentent de transfĂ©rer le dossier aux autoritĂ©s algĂ©riennes qui ne prennent pas le relais sur la question, pas plus que les gouvernements de Tunisie ou du Maroc ne marquent leur intĂ©rĂȘt[21].

La destruction du quartier en 1967.

Le quartier n'est plus soutenu par un pays Ă©tranger et se dĂ©grade de 1692 Ă  1967, le faisant ressembler Ă  un bidonville. IsraĂ«l dĂ©cide unilatĂ©ralement d'expulser ses habitants les 10 et 11 juin 1967 et de raser le quartier pour laisser la place Ă  l'esplanade du mur des Lamentations (Kotel) oĂč les Juifs peuvent alors prier dans cet espace Ă©largi. Avec cette esplanade devant le mur des Lamentations, il s'agit Ă©galement d'« empĂȘcher les Juifs les plus fervents d'aller prier sur l'esplanade des MosquĂ©es situĂ©e juste au-dessus » correspondant au mont de l'ancien Temple juif[8].

Ces travaux mettent fin de facto au waqf ayant existé depuis 800 ans. Le journal français Algérie-Actualité, du dimanche 18 juin 1967, publie une ancienne photo du Mur occidental avec le titre « Du Waqf algérien au Mur des Lamentations »[22].

Les réactions internationales à la démolition du quartier sont mitigées, y compris celles des pays arabes ; seules quelques mentions palestiniennes sont déposées auprÚs de l'UNESCO pour faire valoir l'appellation précédente du mur des Lamentations : le mur « al-Bouraq »[21].

Aujourd'hui

Vue sur la place du Mur occidental aujourd'hui, ancien emplacement du quartier maghrébin

Au moment de la dĂ©molition du quartier, environ la moitiĂ© des familles y rĂ©sidant revendiquaient une origine maghrĂ©bine. À la suite de la dĂ©molition, plusieurs familles se sont installĂ©es au Maroc, Ă  l'invitation du roi Hassan II, tandis qu'une grande partie des familles s'est rĂ©fugiĂ©e Ă  Shu'fat Ă  JĂ©rusalem-Est[23].

Ce qui reste du quartier est actuellement un complexe résidentiel occupé par une poignée de familles musulmanes d'origine marocaine[24].

Application

En 2023, l'historien français Vincent Lemire du Centre de recherches français de Jérusalem et ses équipes mettent au point une application pour smartphone appelée « Jerusalem Maghrebi Quarter » permettant de visiter virtuellement le quartier maghrébin de Jérusalem reconstitué en 3D[8] - [25].

Notes et références

  1. Crime sans chĂątiment, Munaáș“áș“amat al-Taáž„rÄ«r al-Filasáč­Ä«nÄ«yah. Dāʌirat al-IÊ»lām wa-al-TawjÄ«h al-QawmÄ«, 1974, p. 11
  2. Women of the Wall: Navigating Religion in Sacred Sites, Yuval Jobani-Nahshon Perez, p. 71
  3. Les 100 portes du Proche-Orient, Alain Gresh-Dominique Vidal, p. 215
  4. (en) Joost R. Hiltermann, Discourse and Palestine : Power, Text and Context, Annelies Moors, Toine van Teeffelen, Sharif Kanaana et Ilham Abu Ghazaleh, , 256 p. (ISBN 978-90-5589-010-1, lire en ligne), p. 55–65
  5. Simon Pierre, « Harat el-Maghariba: Les Marocains de JĂ©rusalem », Zamane,‎ , p. 89 (lire en ligne [PDF])
  6. Vincent Lemire, Au pied du mur: Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem (1187-1967), Seuil, (ISBN 978-2-02-146196-1, lire en ligne), p. 25
  7. Urban Neighbourhood Formations: Boundaries, Narrations and Intimacies, Hilal Alkan, Nazan Maksudyan
  8. « En Israël, une application redonne vie au quartier maghrébin de Jérusalem détruit pendant la guerre des Six-Jours », sur Franceinfo, (consulté le )
  9. Lemire, op.cit, p.35
  10. Lemire, op.cit, p.34
  11. Jerusalem: Points Beyond Friction, and Beyond, Moshe Maʻoz-Sari Nusseibeh, p. 139
  12. Lemire, op.cit, p.31
  13. Lemire, op.cit, p.67.- 69
  14. Lemire, op.cit, p.69-71
  15. Lemire, op.cit, p.132-133
  16. Lemire, op.cit, p.131
  17. Lemire, op.cit, p.24-25
  18. Lemire, op.cit, p.134
  19. Lemitre, op.cit, p.141
  20. Lemire, op.cit, p.173
  21. Lemire, op.cit, p.179-185
  22. Lemire, op.cit, p.255-256
  23. Thomas Philip Abowd, "The Moroccan Quarter: A History of the Present", dans Jerusalem Quarterly (7, 2000), pages 6–16
  24. The Conservation of Jerusalem, Khaled A. Khatib, Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs, 1993, p100
  25. « Israël: 56 ans aprÚs avoir été rasé, le quartier maghrébin de Jérusalem reconstitué en 3D », sur RFI, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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