Accueil🇫🇷Chercher

Sport féminin

Le sport féminin couvre l'ensemble des pratiques sportives féminines, professionnelles, amateurs ou de loisirs. Présent dans certaines civilisations antiques comme en témoignent des vestiges archéologiques, il semble connaître une éclipse relative au cours du Moyen Âge et surtout des Temps Modernes. Il réapparaît timidement sous la forme de gymnastique au cours du XIXe siècle mais les formes sportives proprement dites ont beaucoup de difficulté à s'imposer et il faut attendre les Jeux olympiques de 1928 pour que le sport féminin fasse son apparition dans le programme olympique. Certaines disciplines sportives, notamment en compétition, connaissent une différenciation plus ou moins marquée entre femmes et hommes tandis que d'autres sports sont mixtes (équitation, double mixte au tennis ou au badminton, voile, korfbal) ou s'ouvrent progressivement à la mixité (relais mixte en biathlon aux Jeux olympiques). Au XXIe siècle, de très grandes disparités subsistent encore souvent dans le traitement des professionnalismes sportifs masculin et féminin.

« La divine » Suzanne Lenglen.
Remise de la Coupe des Dames 1939 du rallye Monte-Carlo Ă  Mmes Simon (G.) et Largeot (D.).

Histoire

Antiquité

MosaĂŻque de la Villa romaine du Casale.

En Grèce, une stricte sĂ©paration des sexes est de mise dans la sociĂ©tĂ©, et le sport n'Ă©chappe pas Ă  cette règle. Les femmes peuvent ainsi pratiquer librement, mais n'ont pas accès aux compĂ©titions masculines, pas mĂŞme en tribunes. Les Jeux HĂ©rĂ©ens constituent le rassemblement sportif fĂ©minin le plus important. Une course Ă  pied d'environ 160 mètres est la seule Ă©preuve de ce rendez-vous sportif qui se tient au mois de septembre tous les quatre ans. Les gagnantes, classĂ©es selon des catĂ©gories d'âge, reçoivent une couronne d'olivier et une portion de la vache sacrifiĂ©e Ă  HĂ©ra. Ces Ă©preuves ont une importance certaine. Sappho nous indique ainsi avec fiertĂ© qu'elle fut la monitrice d'une grande championne de course Ă  pied[1].

Seule exception à l'interdit grec concernant les Jeux masculins, la course de chars. Dans cette épreuve, c'est le propriétaire du ou des chevaux qui reçoit le titre olympique et non le cocher. C'est toujours le cas aujourd'hui dans les courses hippiques. Ainsi, il était possible à une femme propriétaire de chevaux d'aligner un attelage aux Jeux masculins et de remporter un titre. C'est notamment le cas de Bilistiche de Macédoine qui est couronnée en 268 avant notre ère dans l'épreuve des biges (chars à deux chevaux) ou de la fille d'Agésilas II (396 avant notre ère et 392 avant notre ère).

À Rome, la présence des femmes en tribunes ne pose aucun problème. Elles peinent toutefois à entrer en lice dans les épreuves sportives masculines. Pas de femmes auriges (conducteur de chars), notamment. En revanche, on notera l'existence de rares cas de femmes gladiatrices, mais il est vrai que la gladiature n'est pas considérée comme un sport par les Romains mais comme un spectacle. La pratique sportive des romaines est toutefois attestée par des textes et des mosaïques, les jeunes filles au bikini de la villa romaine du Casale près de la Piazza Armerina (Sicile, Italie) au premier chef. Il s'agit essentiellement de sports loisirs et non de compétition.

En Orient

  • Dames chinoises jouant au cuju (dynastie Ming).
    Dames chinoises jouant au cuju (dynastie Ming).
  • Jeune samouraĂŻ et femmes pratiquant le tir Ă  l'arc (moitiĂ© d'un diptyque), Utagawa Toyokuni, Japon, entre 1798 et 1802.
    Jeune samouraï et femmes pratiquant le tir à l'arc (moitié d'un diptyque), Utagawa Toyokuni, Japon, entre 1798 et 1802.
  • Jeune samouraĂŻ et femmes pratiquant le tir Ă  l'arc (moitiĂ© d'un diptyque), Utagawa Toyokuni, Japon, entre 1798 et 1802.
    Jeune samouraï et femmes pratiquant le tir à l'arc (moitié d'un diptyque), Utagawa Toyokuni, Japon, entre 1798 et 1802.

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle en Occident

Peinture médiévale montrant plusieurs femmes armées et montées sur des chevaux de guerre.
Femmes armées sur des chevaux de guerre.

La pratique sportive féminine reste limitée au Moyen Âge en Occident. Outre l'équitation, on trouve toutefois quelques rares traces de sportives en jeu de paume comme Margot la Hennuyère (née vers 1427) ou Anne de Beaujeu, future régente de France sous le nom d'Anne de France (1461-1522)[2]. Le concept même de loisirs (de sport) est difficilement compatible avec la place de la femme dans la société médiévale[3].

Des études montrent que certaines femmes semblent s'entraîner et combattre dans les tournois médiévaux mais les représentations de Frauentournier (tournoi de femmes) mettant en scène des chevaliers déguisés en femmes[4] peuvent induire en erreur.

XIXe siècle

Le guide Christian Almer (1826–1898), son fils Ulrich Almer (1849–1940), l'alpiniste Margaret Claudia Brevoort (1825–1876), le chien Tschingel et William Auguste Coolidge (1850–1926).

La publication à Londres en 1820 du premier traité de gymnastique féminine marque le coup d'envoi d'un siècle qui est celui de nombreuses premières en matière de sport féminin, notamment dans l'aéronautique et l'alpinisme où les femmes rompent avec le modèle de l'« excursionnisme féminin » qui laissait les prouesses physiques aux hommes pratiquant un « excursionnisme cultivé » et aux bourgeois éclairés et aristocrates l'« alpinisme sans prétention » à but uniquement touristique[5]. Inévitablement, cela donne lieu à de très virulentes réactions de certains conservateurs : « la confusion des sexes est la Grande Peur de l'homme de l'an 1880 »[6]. Ce mouvement d'hostilité au sport féminin né au cours du XIXe siècle se poursuit au début du siècle suivant. En France, comme pour les hommes, les établissements d’éducation féminine font une place de plus en plus large aux exercices physiques au cours de la Restauration et du second Empire : le succès de l’ouvrage de Clias Callisthénie pour les jeunes filles en témoigne[7]. Et la Troisième République encourage le développement de la gymnastique chez les jeunes filles afin de donner aux hommes républicains des compagnes républicaines[8].

Pratiques sportives de classes sociales favorisées, elles sont plutôt mixtes (tennis, équitation) dans la noblesse alors qu'elles sont plutôt réalisées séparément (natation, gymnastique) dans la bourgeoisie intellectuelle et d'affaires[9]. Le développement du sport stricto sensu est cependant plus laborieux : les femmes ont beaucoup de mal à trouver place à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) créée en 1887.

  • Quelques activitĂ©s sportives pratiquĂ©es par des femmes
  • Concours de tir Ă  l'arc fĂ©minin, Burton’s Gentleman’s Magazine, 1839.
    Concours de tir à l'arc féminin, Burton’s Gentleman’s Magazine, 1839.
  • Croquet Players (Joueurs de croquet), par Winslow Homer, 1865.
    Croquet Players (Joueurs de croquet), par Winslow Homer, 1865.
  • Gravure reprĂ©sentant un exercice d'Ă©cuyère au cirque Franconi, Ă©poque du Consulat, gravure de Debucourt, d'après H. Vernet, dans le Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre d'Arthur Pougin (1885).
    Gravure représentant un exercice d'écuyère au cirque Franconi, époque du Consulat, gravure de Debucourt, d'après H. Vernet, dans le Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre d'Arthur Pougin (1885).
  • Claude Monet, peinture vers 1890.
    Claude Monet, peinture vers 1890.
  • Femme pratiquant l'escrime, 1890.
    Femme pratiquant l'escrime, 1890.
  • Femmes Ă  ski lors d'une compĂ©tition, vers 1895.
    Femmes à ski lors d'une compétition, vers 1895.

Football (soccer)

L'équipe de football féminin de North London (Londres Nord), le 23 mars 1895.

Hockey sur glace

  • Femmes jouant au hockey sur glace, vers 1888-1893.
    Femmes jouant au hockey sur glace, vers 1888-1893.
  • Équipe de hockey sur glace, Queen's University, Kingston, Ontario, 1917.
    Équipe de hockey sur glace, Queen's University, Kingston, Ontario, 1917.

Basket-ball

L'équipe de basket du Smith College (États-Unis) en 1902.

Aux États-Unis, sous l'impulsion des entraîneuses d'éducation physique Clara Gregory Baer et Senda Berenson Abbott, le basket-ball est adapté à la pratique féminine[10]. En 1892, peu après l'invention du sport par James Naismith, les premiers matchs entre femmes sont disputés avec des règles modifiées : il est interdit d'arracher le ballon à l'adversaire ou de dribbler au sol plus de trois fois, afin de ne pas « développer une tendance à la nervosité et perdre la grâce, la dignité et l'estime de soi »[10]. En 1895, Clara Gregory Baer publie le premier recueil des règles du basket-ball féminin, alors appelé basquette. Les règles de Berenson sont publiées pour la première fois en 1899, et celle-ci réalise la première édition du Women's Basketball Guide d'Albert Spalding en 1901[11]. La pratique féminine est alors très mal considérée : devant le développement du sport dans les lycées, de nombreuses études tentent de prouver les effets du basket-ball sur la moralité des jeunes filles et prônent son interdiction[10]. Les joueuses portent le corset ainsi que de longues robes, qui les font fréquemment trébucher[10]. Le tir devait être effectué à une seule main : tirer à deux mains était jugé disgracieux car il mettait la poitrine en avant[10].

XXe – XXIe siècle : vers la parité

« Sports en extérieur pour les femmes », 1906 : tennis et golf.
La joueuse de tennis anglaise Charlotte Cooper, première médaille d'or féminine aux Jeux olympiques de 1900.
Randonnée en montagne, autour de 1910.

Ce sont les Jeux olympiques de 1900 tenus Ă  Paris qui voient l'entrĂ©e en lice des premières femmes, six parmi les 1 066 athlètes, uniquement dans le tennis et le golf[12]. En France, Ă  la mĂŞme Ă©poque les premières sections fĂ©minines de gymnastique apparaissent Ă  Paris, Valenciennes, Le Havres puis Lyon un peu plus tard. L’Union française de gymnastique fĂ©minine (UFGF) les fĂ©dère lors d'une assemblĂ©e tenue Ă  Lyon le et celle-ci est dĂ©clarĂ©e Ă  la prĂ©fecture du RhĂ´ne le 21 novembre[13]. Sous la prĂ©sidence masculine de Monsieur Podestat (puis Amy Ă  partir de 1921) elle comptabilise 80 associations affiliĂ©es en 1914[14].

La championne de natation Annette Kellerman dans les années 1900, avec un maillot de bain de sa conception.

Des femmes pratiquent la natation, dont Annette Kellerman, qui est également à l'origine du maillot de bain une pièce moderne en 1905[15]. La Grande Guerre signe l'émancipation des femmes et favorise l'éclosion de leur sport comme l'atteste le premier match de football féminin disputé en France le [16]. Toutefois, ce développement s'accompagne très vite de mesures d'interdiction qui provoquent un arrêt de la pratique du football : interdiction des terrains de football aux femmes en Angleterre, interdiction totale en France. Le sport féminin proprement dit se développe au sein de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)[17] alors qu'à la fin de l'année 1916 deux associations parisiennes, Femina Sports et Académia, fondent une fédération dissidente destinée clairement à contrebalancer l'influence de l'UFGF : la Fédération des sociétés féminines sportives françaises (FSFSF)[18]. Celle-ci est déclarée officiellement le 18 janvier 1918 et Alice Milliat[19] en devient présidente l'année suivante. Le sport catholique féminin s'organise également à partir de 1919 et Marie-Thérèse Eyquem en devient une des grandes figures.

De son côté, Pierre de Coubertin est peu enclin à accueillir les femmes aux Jeux olympiques : « Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs » car « une olympiade femelle est impensable, elle serait impraticable ... »[20]. Cette position s'appuie alors sur les réserves de la Faculté quant aux effets de l'effort violent sur la physiologie féminine : « ... peu importe la force de la sportive, son organisme n'est pas fait pour supporter certains chocs ». En 1922 l'éminent docteur Boigey rappelle encore que : « La femme n'est pas faite pour lutter mais pour procréer »[21]. Les anthropologues, médecins ou philosophes reconnaissent que les femmes peuvent être admises dans une activité sportive que lorsque celle-ci met en évidence leur grâce afin de pouvoir plaire à leur futur mari ou favorise leur fécondité[9]. Des injonctions normatives leur sont imposées, notamment au niveau de leur tenue morale et de leur costume. Ainsi, le port du pantalon par une femme est permis en gymnastique mais la jupe reste obligatoire pour les sports féminins qui se pratiquent dans un lieu public (vélo, sport équestre)[22]. Malgré cela, les femmes sont progressivement admises aux Jeux olympiques dans des sports de démonstration : boxe féminine aux Jeux olympiques d'été de 1904, natation et tennis aux JO de 1908 et de 1912, athlétisme et gymnastique aux JO de 1924[23].

Alice Milliat, sportive française et cofondatrice et présidente de la Fédération des sociétés féminines sportives de France, ici pratiquant l'aviron, vers 1913.

1921 est l'année de tous les changements. Les sections féminines qui participent depuis 1917 aux compétitions d'athlétisme de l'USFSA en cours de dissolution se regroupent quelque temps au sein d'une éphémère Fédération féminine française des sports athlétiques (FFFSA) avant de fusionner avec l'UFGF au sein d'une Fédération féminine française de gymnastique et sports (FFFGS) qui devient dans l'année même Fédération féminine française de gymnastique et d'éducation physique (FFFGEP)[17] alors que la FSFSF poursuit son propre chemin sous le sigle simplifié de Fédération féminine sportive de France (FFSF)[24].

La première moitié du XXe siècle est marquée par une grande réserve des autorités sportives, politiques et médicales vis-à-vis du développement du sport féminin. Malgré cette campagne de dénigrement systématique parfois machiste, certaines championnes parviennent à exister médiatiquement telles la joueuse française de tennis Suzanne Lenglen et la très controversée Violette Morris dans les années 1920 ou l'américaine omnisports Mildred Didrickson Zaharias à partir des années 1930 et l'action d'Alice Milliat, entre autres, aboutit à la pleine reconnaissance du sport féminin lors des Jeux olympiques d'été de 1928. Néanmoins, certaines disciplines comme le marathon restent interdites aux femmes jusqu'en 1981, avec le premier marathon féminin olympique en 1984[25].

En 1934, sous la République espagnole, la championne Anna Maria Martínez Sagi devient la première femme dirigeante d'un grand club de football européen, le FC Barcelone[26].

Ces actions se traduisent par une augmentation constante de la proportion des femmes aux olympiades, qui passent de 2 % du total des athlètes en 1912 à 30 % en 1992[27].

  • Quelques exemples de sportives
  • L'athlète polonaise Halina Konopacka aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928.
    L'athlète polonaise Halina Konopacka aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928.
  • L'athlète française Lucienne Velu en juillet 1928, dans une Ă©preuve de lancer du poids.
    L'athlète française Lucienne Velu en juillet 1928, dans une épreuve de lancer du poids.
  • Équipe de rugby fĂ©minin, Nouvelle-Galles du Sud, Australie, vers 1930.
    Équipe de rugby féminin, Nouvelle-Galles du Sud, Australie, vers 1930.
  • La championne de saut en hauteur amĂ©ricaine Jean Shiley aux Jeux olympiques de 1932.
    La championne de saut en hauteur américaine Jean Shiley aux Jeux olympiques de 1932.
  • Gymnastes avec balle, 1933 (Archives fĂ©dĂ©rales allemandes).
    Gymnastes avec balle, 1933 (Archives fédérales allemandes).
  • La sportive norvĂ©gienne Laila Schou-Nilsen lors des Jeux olympiques d'hiver de 1936, oĂą elle remporta une mĂ©daille de bronze en combinĂ© (ski alpin).
    La sportive norvégienne Laila Schou-Nilsen lors des Jeux olympiques d'hiver de 1936, où elle remporta une médaille de bronze en combiné (ski alpin).
  • Une Ă©quipe fĂ©minine de football amĂ©ricain, 1945.
    Une équipe féminine de football américain, 1945.
  • Carte postale prĂ©sentant des sportives en fauteuil roulant pratiquant le tir Ă  l'arc.
    Carte postale présentant des sportives en fauteuil roulant pratiquant le tir à l'arc.
  • EntraĂ®nement de Judo, 1964.
    Entraînement de Judo, 1964.
  • Le peloton des dames lors de La Flèche Wallonne fĂ©minine 2010 dans la cĂ´te de Ben Ahin.
    Le peloton des dames lors de La Flèche Wallonne féminine 2010 dans la côte de Ben Ahin.
  • Match de handball fĂ©minin aux Jeux Olympiques de 2012.
    Match de handball féminin aux Jeux Olympiques de 2012.
  • Exemples de timbres reprĂ©sentant des sportives
  • Timbre, 1959.
    Timbre, 1959.
  • Un des timbres des Asian Games IV, 1962.
    Un des timbres des Asian Games IV, 1962.
  • Un des timbres des Asian Games IV, 1962.
    Un des timbres des Asian Games IV, 1962.
  • Timbre de l'URSS reprĂ©sentant des archères pour les 5es Spartakiad d'Ă©tĂ© en 1971.
    Timbre de l'URSS représentant des archères pour les 5es Spartakiad d'été en 1971.
  • 1984.
    1984.
  • CompĂ©tition de natation, 1989.
    Compétition de natation, 1989.
  • 1991.
    1991.
  • Un timbre du Tadjikistan, 2004.
    Un timbre du Tadjikistan, 2004.
  • Bloc-feuillet de quatre timbres de l'AzerbaĂŻdjan reprĂ©sentant des sports, pour les premiers Jeux europĂ©ens, Ă  Bakou en 2015.
    Bloc-feuillet de quatre timbres de l'Azerbaïdjan représentant des sports, pour les premiers Jeux européens, à Bakou en 2015.

Durant les Jeux olympiques de Barcelone en 1992, l'épreuve de skeet mixte (tir sportif) voit la victoire de la chinoise Zhang Shan, première femme à remporter une compétition de tir mixte aux Jeux. Cependant, ces Jeux olympiques sont également les derniers qui accueillent une épreuve de tir mixte[28] - [29].

En 2001, une femme, Jutta Kleinschmidt, remporte le Paris-Dakar, mythique rallye-raid automobile[30] - [29].

Il faut attendre les Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi pour voir les femmes admises au concours olympique de saut à ski, 90 ans après le premier concours olympique masculin à Chamonix en 1924.

Spécificités

Championnat du monde de lutte féminine, en 2008.

Les compĂ©titions sportives sont parfois adaptĂ©es Ă  la morphologie et aux capacitĂ©s fĂ©minines. Par exemple au tennis les matchs sont jouĂ©s en gĂ©nĂ©ral en deux sets gagnants au lieu de trois. En 110 mètres haies les barres sont 15 centimètres en dessous de celles des hommes. En basket-ball fĂ©minin et en handball le ballon est d'une plus petite taille. La gymnastique artistique est très diffĂ©rente entre sa version masculine et fĂ©minine, les agrès n'Ă©tant pas les mĂŞmes (sauf le saut Ă  cheval et le sol). Au lancer du poids, du javelot, du disque ou du marteau le projectile utilisĂ© est plus lĂ©ger. En tir sportif les Ă©preuves disponibles sont moins nombreuses et diffĂ©renciĂ©es entre femme et hommes au nombre de coups ou de cibles.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Arnaud et Thierry Terret, Histoire du sport fĂ©minin, 2 tomes, Paris, L'Harmattan, , 505 p. (ISBN 2-7384-4297-8 et 2296319734, BNF 36156044, lire en ligne)
  • Raymond Barrull, Les Ă©tapes de la gymnastique au sol et aux agrès en France et dans le monde, Paris, FĂ©dĂ©ration française de gymnastique, , 693 p. (ISBN 978-2-9500603-0-3)Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
  • Claude Piard, Éducation physique et sport : petit manuel d'histoire Ă©lĂ©mentaire, Paris, L’Harmattan, , 123 p. (ISBN 2-7475-1744-6, BNF 37716034). Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
  • Yvon Tranvouez, Sport, culture et religion, les patronages catholiques (1898-1998), Brest, Presses de l’universitĂ© de Bretagne occidentale, , 383 p. (ISBN 2-901737-39-0, BNF 37084091) Document utilisĂ© pour la rĂ©daction de l’article
  • Laurent Guido et Gianni Haver, Images de la femme sportive aux XIXe et XXe siècles, ChĂŞne-Bourg, Georg, 2003
  • (en) L. A. Jennings, She’s a knockout! : A history of women in fighting sports, Londres, Rowman & Littlefield, , 178 p. (ISBN 978-1-4422-3643-1)
  • Françoise et Serge Laget, Jean-Paul Mazot, Le grand livre du sport fĂ©minin, Belleville-sur-SaĂ´ne, FMT Ă©ditions, , 528 p. (ISBN 2-903837-01-5, BNF 35610448)
  • Étienne Labrunie et Olivier Villepreux, Les Femmes dans le sport, Actes Sud / Agence de l’éducation par le sport, coll. « Le Sens du sport », , 70 p. (ISBN 978-2-7427-9270-2)
  • Marie-CĂ©cile Naves, Le sport, outil d’émancipation des filles et des femmes Ă  travers le monde, Sport et CitoyennetĂ©, 2019
  • Assia Hamdi, Joue-la comme Megan : Le marathon des sportives pour l'Ă©galitĂ©, Marabout, , 208 p. (ISBN 978-2-5011575-5-1)[31] - [32] - [33].

Articles connexes

Notes et références

  1. Sappho, frag. 66, citée par Violaine Vanoyeke, La naissance des Jeux Olympiques et le sport dans l'Antiquité, Paris, Les Belles Lettres, 1992, p. 31.
  2. Jean-Michel Mehl, Les jeux au royaume de France du XIIIe au début du XVIe siècle, Paris, Fayard, , p. 216.
  3. Bernard Merdrignac, « Le deuxième sexe », dans Le sport au Moyen Âge, Presses Universitaires de Rennes, , 120-125 p..
  4. (en) Allen Guttmann, Sports : The First Five Millennia, Univ. of Massachusetts Press, , p. 55.
  5. Cécile Ottogalli-Mazzacavallo, Femmes et alpinisme. Un genre de compromis 1874-1919, Éditions L'Harmattan, , p. 292.
  6. « Les femmes qui parlent », L'Echo, 23 mai 1886, cité par Bruno Dumons, Gilles Pollet et Muriel Berjat, Naissance du sport moderne, Lyon, La Manufacture, 1987, p.186.
  7. Claude Piard 2001, p. 69.
  8. Yvon Tranvouez 1999, p. 228.
  9. Emmanuel Laurentin, « Sport féminin » dans l'émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 28 novembre 2013.
  10. (en) Sally Jenkins, « History of Women's Basketball », sur WNBA (consulté le ).
  11. (en) « Senda Berenson Papers, 1875-1996 », sur clio.fivecolleges.edu (consulté le ).
  12. Michel Pautot, Le sport spectacle. Les coulisses du sport business, Éditions L'Harmattan, (lire en ligne), p. 65.
  13. Raymond Barrull 1984, p. 235.
  14. Raymond Barrull 1984, p. 244.
  15. (en) Digital Transformation Agency, « Annette Kellerman – the modern swimmer for modern women | australia.gov.au », sur www.australia.gov.au (consulté le )
  16. Laurence Prudhomme-Poncet, Histoire du football féminin au XXe siècle, Paris, L'Harmattan, , 295 p. (ISBN 2-7475-4730-2, lire en ligne), p. 36.
  17. Raymond Barrull 1984, p. 246.
  18. Raymond Barrull 1984, p. 243.
  19. « Biographie d'Alice Milliat » [PDF], sur Ministère de la jeunesse et des sports.
  20. Pierre de Coubertin, PĂ©dagogie sportive, 1922.
  21. Florence Carpentier, Le sport est-il Ă©ducatif, Rouen, , p. 146.
  22. Muriel Barbier et Shazia Boucher, Les Dessous FĂ©minins, Parkstone International, , p. 136.
  23. Fernand Landry, Marc Landry et Magdeleine Yerlès, Sport, the Third Millennium, Presses Université Laval, , p. 364.
  24. Raymond Barrull 1984, p. 247.
  25. Ernestine G. Miller, Making Her Mark. Firsts and Milestones in Women's Sports, McGraw Hill Professional, 2002, p. 121.
  26. (ca) esport3, « Un documental sobre Anna Maria Martínez Sagi recupera la importància de la lluita feminista en la història del FC Barcelona », sur CCMA, (consulté le )
  27. Michel Pautot, op. cité, p.66.
  28. Rémi Pietton, « Le tir », Francetvsport,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. « Cours : Histoire du sport (6’58) », sur matilda.education (consulté le )
  30. « RFI - La première victoire d'une femme », sur www1.rfi.fr (consulté le )
  31. Omnisports. Assia Hamdi : « Le marathon des sportives pour l’égalité », letelegramme.fr, entretien publié le 13 juin 2021.
  32. « Le mouvement #MeToo a été un déclic mais les sportives doivent être accompagnées" pour Assia Hamdi, auteure de "Joue-la comme Megan », francetvinfo.fr, 9 juin 2021, entretien réalisé par Clément Pons.
  33. "Les sportives n'hésitent plus à dire ce qu'elles pensent" Entretien avec Assia Hamdi, dw.com, 24 décembre 2021, propos recueillis par Sophie Serbini
Cet article est issu de wikipedia. Text licence: CC BY-SA 4.0, Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.