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Siam Di Tella

SIAM, (acronyme de Sección Industrial Amasadoras Mecánicas) est une entreprise argentine d'appareils électroménagers, appartenant au Grupo Industrial Newsan[1].

Siam Di Tella
logo de Siam Di Tella
Usine SIAM à Avellaneda (2014)
Image illustrative de l’article Siam Di Tella
illustration de Siam Di Tella

Création 1911
Dates clés 1972 : nationalisation
1986 : démentellement
Fondateurs Torcuato Di Tella
Slogan Le plus recommandé du futur
Siège social Buenos Aires
Drapeau de l'Argentine Argentine
Activité Mécanique
Produits Réfrigérateur
Machines à pain
Automobiles
Scooters
Machines à laver
Téléviseurs
Site web Siam.com.ar

La société originelle SIAM Di Tella est fondée en 1911 par Torcuato Di Tella. Elle est spécialisée dans la fabrication de pétrins mécaniques. Au fil des ans, la production s'est diversifiée avec la fabrication de réfrigérateurs, de machines à laver, de cuisines, de téléviseurs, de scooters, d'automobiles, de camionnettes et de nombreux articles pour l'industrie privée et le secteur public, tels que les équipements pour le pompage du pétrole, les gros transformateurs électriques, les tubes en acier et les générateurs pour les locomotives diesel-électriques. Dans les années 1940, l'entreprise est devenue la plus grande industrie métallurgique d'Amérique du Sud[2].

La soci√©t√© est nationalis√©e en 1972. Sous le gouvernement de Ra√ļl Alfons√≠n, elle a √©t√© d√©membr√©e en 1986 et vendue s√©par√©ment √† trois groupes d'entreprises priv√©es : Techint (conglom√©rat italo-argentin de la m√©tallurgie), P√©rez Companc et Aurora. Apr√®s avoir obtenu les droits sur la marque SIAM, Newsan a rouvert l'ancienne usine Siam Di Tella √† Pi√Īeiro, Buenos Aires le 30 avril 2014, avec un investissement de plus de 35 millions de dollars[3].

Newsan fabrique toujours des r√©frig√©rateurs de la marque SIAM dans l'usine de Pi√Īeiro[2].

Histoire

Les origines

Torcuato Di Tella est n√© en 1892 √† Capracotta, dans la province d'Isernia dans le Molise, une r√©gion du centre-sud de l'Italie. √Ä l'√Ęge de 13 ans, ses parents √©migrent en Argentine. Quelques ann√©es plus tard, en 1910, dans la capitale Buenos Aires, une gr√®ve des boulangers √©clate sur les conditions de travail et les autorit√©s municipales exigent que toutes les boulangeries installent une machine √† p√©trir le pain, pour √©viter les conflits syndicaux. Ainsi, l'Etat cr√©e un march√© et le jeune Torcuato Di Tella, alors √Ęg√© de 18 ans, voit l'opportunit√© de profiter des perspectives ouvertes par cet arr√™t√© municipal : s'y conformer signifie que les boulangeries de Buenos Aires auront besoin de 700 machines. Di Tella demande √† son ami m√©canicien, Guido Allegrucci, fils d'√©migr√©s italiens comme lui, s'il pouvait fabriquer une machine √† p√©trir le pain comme celles import√©es, et la r√©ponse a √©t√© affirmative. C'est ainsi que les deux cr√©ent leur soci√©t√© qui, en 1911 et en plein mod√®le argentin d'agro-exportation, brevette la premi√®re machine √† p√©trir le pain nomm√©e SIAM (Soci√©t√© Industrielle des M√©langeurs M√©caniques). Le mod√®le SIAM comportait quelques d√©tails diff√©rents par rapport √† ceux disponibles sur le march√© pour ne pas √™tre accus√©s de plagiat et il s'est vendu √† un rythme spectaculaire. Le produit a √©t√© un succ√®s et peu de temps apr√®s, Torcuato Di Tella prend le contr√īle total de l'entreprise.

Années 1920 à 1940

Torcuato Di Tella apporte les premi√®res m√©thodes industrielles d'agriculture dans l'Argentine rurale. En 1922, le g√©n√©ral Enrique Mosconi (nouveau pr√©sident de la compagnie p√©troli√®re d'√Čtat YPF) acc√©l√®re l'installation de stations-service dans tout le pays et commissionne Torcuato Di Tella pour fabriquer des distributeurs de carburant. En 1928, Di Tella d√©cide de regrouper la production, dispers√©e dans plusieurs ateliers, dans une seule grande usine de m√©tallo-m√©canique √† Avellaneda.

Ainsi, dans une Argentine essentiellement agro-exportatrice, o√Ļ pratiquement tout √©tait import√©, une entreprise industrielle a √©t√© fond√©e, avec une technologie relativement avanc√©e pour l'√©poque, qui se d√©veloppait √† un rythme acc√©l√©r√© soutenu par des commandes du secteur public.

Alors que l'entreprise vit son meilleur moment, la crise de 1929 √©clate, et peu de temps apr√®s, le coup d'√Čtat de 1930 qui renverse le gouvernement radical d'Hip√≥lito Yrigoyen. Face √† cette situation, il d√©cide d'aiguiser son ing√©niosit√© et se lance dans diff√©rentes productions pour le march√© local qui commen√ßait √† prendre de l'importance.

En 1932, la fabrication de r√©frig√©rateurs commerciaux d√©bute et, en 1933, les premiers moteurs √©lectriques sont construits. Cependant, l'une des plus grandes ic√īnes de SIAM √©mergera en 1935, lorsque l'utilisation d'un article de pointe sera massivement introduite : le r√©frig√©rateur familial SIAM, un bien de confort devenu essentiel dans les foyers argentins. La diff√©renciation technique offerte par ce produit lui a conf√©r√© un grand prestige.

En 1937, l'entreprise se lance dans la production d'équipements pour le pompage d'huile pour la compagnie pétrolière argentine YPF puis, en 1941, les premiers grands transformateurs électriques. Parallèlement, la fabrication de divers appareils électroménagers se poursuit.

Les années 1940

En 1947, les premières motopompes immergées à stator pour puits profonds sont fabriquées et un an plus tard les premiers tubes en acier soudés électriquement, qualité API, jusqu'à 323,9 mm de diamètre, sont lancés sur le marché.

A cette √©poque, SIAM √©tait le groupe industriel le plus important d'Am√©rique Latine. En 1948, Torcuato Di Tella d√©c√®de subitement √† l'√Ęge de 56 ans, laissant un vide √† la direction de cet empire aux dimensions ph√©nom√©nales, symbole de la modernisation argentine. Di Tella √©tait devenu membre du conseil d'administration de l'Union Industrielle Argentine, repr√©sentant le pays √† la Conf√©rence de l'Organisation Internationale du Travail, cr√©ant un projet de l√©gislation du travail et de la s√©curit√© sociale, √©crivant des livres et donnant des conf√©rences sur le sujet. Entre autres activit√©s, il avait √©t√© professeur d'√©conomie √† l'Universit√© de Buenos Aires et avait constitu√© une importante collection de peintures qui enrichit actuellement le patrimoine du Mus√©e national des beaux-arts.

L'usine SIAM Di Tella d'Avellaneda

Pendant la Premi√®re Guerre mondiale, Torcuato Di Tella est venu combattre en Europe aux c√īt√©s des forces italiennes, apr√®s quoi il retourna en Argentine, o√Ļ il se distingua par sa lutte active contre le fascisme de Benito Mussolini.

Au cours des ann√©es 1940 et 1950, l'entreprise a encore pris de l'ampleur, se d√©veloppant principalement gr√Ęce √† ses nombreuses productions : scooters, ventilateurs et autres appareils √©lectrom√©nagers, que le march√© local exigeait. Sa capacit√© industrielle lui a permis de produire en 1948 des r√©frig√©rateurs au rythme de 11.000 exemplaires par an, pour atteindre les 70.000 exemplaires dix ans plus tard, devenant la plus grande entreprise latino-am√©ricaine, avec plus de 9.000 salari√©s.

La croissance de l'entreprise

La disparition soudaine de Torcuato Di Tella laisse un vide important dans la gestion de l'entreprise. Il avait insist√© pour que ses deux fils, Guido et Torcuato, deviennent ing√©nieurs et prennent la direction de l'entreprise, ce qu'ils ont fait. Tous deux ont obtenu leur dipl√īme d'ing√©nieur et ont pris la direction de la soci√©t√© SIAM, la renommant "SIAM Di Tella". Alors que l'entreprise entame une phase de d√©clin, les efforts des fr√®res Di Tella portent principalement sur le d√©veloppement de la Fondation et de l'Institut qui porte le nom de leur p√®re, qui deviendra c√©l√®bre dans les ann√©es 1960 pour son m√©c√©nat artistique et son style avant-gardiste.

  • Publicit√© pour la Siambretta (1954)
    Publicité pour la Siambretta (1954)
  • Siambretta 175 TV (1967)
    Siambretta 175 TV (1967)

Siambretta

A cette √©poque, le contexte √©conomique national continuait d'√™tre favorable √† l'entreprise et SIAM signa un accord avec la soci√©t√© italienne Innocenti pour la fabrication des fameux scooters Lambretta, qu'elle appelera ¬ę Siambretta ¬Ľ, en l'honneur de leur p√®re Torcuato, qui avait toujours r√™v√© de devenir "le Ford argentin". A cette √©poque, il suffisait que le SIAM annonce qu'il allait fabriquer la Siambretta, pour que les gens s'inscrivent sur la liste d'attente des concessionnaires en payant le scooter √† l'avance. C'est-√†-dire que les gens s'inscrivaient chez les concessionnaires, alors que Siam n'avait pas encore commenc√© la construction de l'usine. L'entreprise, dans le cadre de sa campagne publicitaire, a offert un scooter au gouvernement de Juan Domingo Per√≥n, qui a √©t√© montr√© au volant de son scooter dans une image devenue c√©l√®bre.

Au cours de la p√©riode 1945-1955, l'entreprise continue de cro√ģtre et fabrique des appareils √©lectrom√©nagers tels que des machines √† laver, des cuisines, des t√©l√©viseurs (en noir et blanc) et les d√©sormais c√©l√®bres scooters et camionnettes "Siambretta". Certains d'entre eux ont √©t√© export√©s vers le Chili et l'Uruguay. La production de Siambretta a cess√© en 1970 avec environ 200.000 unit√©s vendues[4].

SIAM automobiles
(en haut): SIAM Di Tella 1500; (milieu): SIAM Di Tella Argenta first series; (en bas): SIAM Magnette 1622

Automobile

Une loi pour encadrer les investissements √©trangers et favoriser le d√©veloppement de l'industrie automobile nationale r√©dig√©e par le conseiller Rogelio Julio Frigerio et promulgu√©e par le Pr√©sident Arturo Frondizi a encourag√© SIAM √† se lancer dans la construction automobile. Une licence obtenue de British Motor Corporation a donn√© la "Siam di Tella 1500", bas√©e sur la BMC Farina-Riley 4/72 de la fin des ann√©es 1950. La voiture suivait les sp√©cifications de la BMC mais √©tait √©quip√©e d'une motorisation √† faible compression du moteur s√©rie B de 1.489 cm3 avec un seul carburateur. L'option double carburateurs √©tait disponible, mais tr√®s rarement propos√©e[5]. La voiture produite √©tait √©quip√©e d'un moteur quatre cylindres en ligne , d'une cylindr√©e de 1489 cm¬≥, 56 ch (42 kW) √† 4.500 tr/min avec une bo√ģte de vitesses manuelle √† 4 rapports avant et un arri√®re. La vitesse maximale peut atteindre 117 km/h avec une consommation de 9,8 litres aux 100 km.

Le véhicule est devenu très populaire parmi les chauffeurs de taxi à Buenos Aires en raison de son intérieur spacieux et de sa consommation raisonnable par rapport aux véhicules américains. A la 1500 vont succéder le break "Traveller" et le pick-up "Argenta" puis le haut de gamme "Magnette". La multiplication des filiales des constructeurs automobiles européens a conduit à la faillite de la division automobile de SIAM en 1966. Au total, environ 61.477 exemplaires ont été produits entre 1959 et 1966[6]. L'atelier et l'outillage de production automobile ont été vendus à Industrias Kaiser Argentina[7]. IKA a redémarré la production avec une variante de la Morris Oxford. Les modèles SIAM di Tella 1500 et le pick-up Argenta ont été rebaptisés "Riley 1500". Les ventes de la Morris Oxford étaient bonnes, mais IKA a été racheté par Renault en 1967 et la production des voitures d'origine britannique a été arrêtée.

Dans ce contexte, SIAM a fait l'un de ses plus gros paris, en décidant de fabriquer des voitures sous licence anglaise, ce qui était très risqué car elles allaient concurrencer les géants américains General Motors et Ford. SIAM avait 13 usines avec plus de 9.000 salariés et 250 produits avec des caractéristiques différentes[8].

Nom Type Années Production
Di Tella 1500Berline1959‚Äď6645.785 [6]
Di Tella TravellerBreak1963‚Äď661.915
Siam Magnette 1622Berline1964‚Äď662.664
Di Tella Argenta (1 & 2e s√©riePickup1963‚Äď6611.113
Total61.477

Nota : y compris la production CIDASA.

Locomotive série "G.A.I.A.", construite dans les années 1960. SIAM Di Tella a fabriqué les générateurs et des moteurs de traction

Locomotives diesel-électriques GAIA

Apr√®s la nationalisation des chemins de fer britanniques en 1948, l'√Čtat argentin favorisa le renouvellement de tout le mat√©riel roulant. Pour cela, en 1951, SIAM pr√©senta au public une nouvelle locomotive diesel √©lectrique enti√®rement construite dans les Ateliers des Chemins de fer de Liniers par des techniciens et ouvriers argentins. On l'appelait populairement " Justicialista ".

En 1952, vu les bonnes performances de cette locomotive diesel-√©lectrique nationale et face √† la n√©cessit√© de devoir lancer la production en s√©rie de cette locomotive, l'√Čtat cr√©e la FADEL (F√°brica Argentina de Locomotoras - Usine Argentine de Locomotives). La nouvelle entit√© d√©pendait de l'ENT (Soci√©t√© Nationale des Transports) et ses installations √©taient situ√©es dans les Talleres de Liniers (FNDFS). Des contrats de fournitures de moteurs diesel ont √©t√© sign√©s avec les firmes italiennes FIAT S.p.A. et Cantieri Riuniti dell'Adriatico, autoris√©s par les r√©solutions n¬į 891 et 938/52. Les responsables de la Compagnie Nationale des Chemins de Fer Argentins (EFEA), ont n√©goci√©, avec un consortium sp√©cifiquement cr√©√© √† cet effet, la fabrication de 280 locomotives diesel-√©lectriques, avec un pourcentage √©lev√© de composants nationaux. Ce consortium italo-argentin s'appelait "Gruppo Aziende Italiane e Argentine" (G.A.I.A.) compos√© de plusieurs soci√©t√©s. Du c√īt√© italien se trouvaient :

  • Fiat S.p.A. (moteurs diesel)
  • Breda C.F. (Carrosserie, moteurs de traction et commandes)
  • OM (carrosserie)
  • Pistoiesi (carrosseries)
  • Ansaldo (moteurs √©lectriques de traction)
  • Ercole Marelli (Projet et section √©lectrique)

Parmi les entreprises argentines figuraient:

  • Fiat Concord (moteurs diesel)
  • SIAM Di Tella (g√©n√©rateurs et moteurs de traction)
  • Cometarsa (Ensemble carrosserie et moteur)

La conception générale des moteurs avait été réalisée avec des techniciens argentins car la volonté initiale était d'obtenir un moteur simple et robuste à adopter comme moteur standard pour les chemins de fer argentins. Les quatre-vingts premières locomotives GAIA (comme les quatre-vingts premiers moteurs) ont été entièrement construits en Italie, et les deux cents restants en Argentine de 1964 à 1970. Les progrès accomplis dans le domaine de la suralimentation des gros moteurs diesel ont permis à 130 locomotives de conserver le moteur d'origine, tandis que les 150 autres ont été équipées d'une double suralimentation, ce qui leur a donné 300 chevaux supplémentaires.

La fabrication de locomotives en Argentine √©tait d√©j√† en cours, certains ch√Ęssis et carrosseries avaient √©t√© construits, lorsqu'en septembre 1955, le gouvernement de Juan Domingo Per√≥n est renvers√© et la construction des locomotives interrompue. Pendant la dictature "Revoluci√≥n Libertadora" la FADEL a √©t√© dissoute en 1956 et il restait quatre-vingts moteurs FIAT enti√®rement construits en Italie et un contrat pour la construction de deux cents autres moteurs √† l'usine Fiat Concord Grandes Motores Diesel de Cordoba, qui ont √©t√© livr√©s en 1958.

Les années 1960

Pendant ce temps, les locomotives à deux compresseurs, appelées "Seconde Série", ont été livrées entre 1962 et 1968 (numérotées de 6201 à 6350). Elles ont également été les premières à porter les couleurs Bordo-Yellow-Rouge-Carmin qui identifieront plus tard toutes les locomotives Ferrocarriles Argentinos. L'instabilité politique et économique du pays fait que le plan n'est finalement pas été réalisé et que l'usine est surdimensionnée. A cette époque, les problèmes de surinvestissement dans des projets qui n'atteignent pas le développement escompté sont légion.

Le développement de l'entreprise, encouragée par des politiques protectionnistes dans le cadre d'une expansion du marché intérieur, s'est poursuivi jusqu'en 1970. Dans sa période la plus faste, SIAM Di Tella comptait 13 sites industriels en Argentine et la société avait des activités au Chili, au Brésil et en Uruguay, ainsi qu'à New York et à Londres. Les principales usines étaient celles de San Justo, Avellaneda et Tierra del Fuego.

En 1963, l'entreprise fabrique les premiers tubes en acier soudés à l'arc, qualité API, jusqu'à 1.066,8 mm de diamètre. Trois ans plus tard, la fabrication du transformateur le plus puissant produit à ce jour dans le pays débute : 40.000 kVA / 132 kV.

Camions SIAM di Tella

Parallèlement à la production d'automobiles et de scooters, la société SIAM a signé un accord avec Thornycroft[9] et ACLO[10] pour produire sous licence des camions d'origine anglaise[11]. Trois modèles ont été choisis : le Thornycroft Trusty et les AEC Mogul et Majestic. La fabrication s'est poursuivie jusqu'au milieu ou la fin des années 1960.

Division électromécanique SIAM di Tella

√Ä la fin des ann√©es 1960 , la division SIAM √Člectrom√©canique signe deux contrats qui vont lui permettre de produire des machines lourdes. Le premier, avec la soci√©t√© am√©ricaine WABCO (Westinghouse Air Brake Company), pour la production de trois mod√®les de niveleuses dans l'usine de Monte Chingolo : les mod√®les 440, 444 et 660[12]. Ce contrat √©tait en vigueur jusqu'au milieu de les ann√©es 1980, o√Ļ √† partir de 1984 , la SADE (Soci√©t√© Argentine d'√Člectrification) a repris la production des niveleuses 130H et 160H<[12], sous la marque SIAM SADE, jusque dans les ann√©es 1990.

La seconde était avec International Harvester pour la production du chargeur frontal IH Payloader H60B[12], jusqu'à la fin des années 1970.

Appauvrissement et ruine de l'entreprise

Bien que des niveaux √©lev√©s d'int√©gration locale des produits fabriqu√©s √©taient exig√©s par le R√©gime, ceux-ci √©taient, dans la r√©alit√©, tr√®s faibles. L'entreprise SIAM di Tella s'est trouv√©e √† faire face √† de grosses difficult√©s financi√®res pour vouloir augmenter ce pourcentage, conform√©ment √† ce qui √©tait impos√© par la l√©gislation en vigueur. Elle a d√Ľ r√©duire consid√©rablement ses volumes de production. Cela a compliqu√© les programmes de renouvellement des mod√®les. De nombreuses solutions ont √©t√© analys√©es et finalement, en mars 1965, un accord est sign√© avec IKA - Industrias Kaiser Argentina pour une coop√©ration dans les domaines de la fonderie et de l'outillage. Quelques mois plus tard, en septembre 1965, IKA acquiert 65 % de SIAM Di Tella Automotores.

Malgr√© la reprise de la division automobiles par IKA, les difficult√©s financi√®res persistent. En mars 1966, le nom SIAM dispara√ģt, la "Di Tella 1500" et le pick-up "Argenta" sont renomm√©s "Riley", le break "Rural" devient "Morris Traveller" et la "Magnette 1622" simplement "MG". La soci√©t√© change √©galement son nom de "SIAM Di Tella Automotores SA" √† "Compa√Ī√≠a Industrial de Automotores SA" - CIDASA.

Renaissance

En 1969, SIAM lance les premiers r√©frig√©rateurs √† humidit√© contr√īl√©e produite par le d√©givrage cyclique de la paroi arri√®re du r√©frig√©rateur, une isolation en mousse de polyur√©thane "in situ" et une armoire construite avec des profil√©s en plastique avec une √Ęme en acier. Cette m√™me ann√©e, des tuyaux de qualit√© API ont √©galement √©t√© export√©s pour le gazoduc Santa Cruz-Yacuiba en Bolivie et le transformateur avec la puissance et la tension les plus √©lev√©es produites en Argentine : 150 MVA / 220 kV.

En 1970, les réfrigérateurs à absorption sont exportés pour la première fois vers les pays africains. L'année suivante, les premières niveleuses sont exportées à Veracruz au Mexique et le premier turboalternateur pour turbines à gaz de 22 MVA, 13,2 kV, 3.000 v/m, est livré.

SIAM n'est jamais parvenu à retrouver son équilibre financier, en 1972, c'est l'Etat argentin qui rachète les dettes et devient propriétaire de SIAM Di Tella et la déclare "société d'intérêt national".

Sous la direction de l'√Čtat

Pass√©e dans le giron √©tatique, SIAM fabrique les premiers √©quipements √† absorption de gaz et d'√©lectricit√© pour remorques (1972), exporte des r√©frig√©rateurs √† absorption aux √Čtats-Unis (1973) et fabrique les premi√®res centrales de r√©frig√©ration pour remorques √† absorption de gaz et d'√©lectricit√© (1975). √Ä partir de 1976, les projets de l'Etat changent compl√®tement. En 1977, SIAM fabrique le premier transformateur de 300 MVA / 220 kV, poursuivant le d√©veloppement et la production de transformateurs de forte puissance.

SIAM avait une belle opportunit√© de se relancer car l'entreprise aurait pu fabriquer les tuyaux du gazoduc Centre-Ouest en projet mais, pour le ministre de l'√Čconomie Mart√≠nez de Hoz, SIAM repr√©sentait un fardeau et les premi√®res tentatives de d√©membrement de l'entreprise commencent. L'entreprise charg√©e de la construction du gazoduc d√©cide d'importer les tuyaux puisque aucun industriel argentin n'√©tait en capacit√© de les fabriquer. Alors que l'intention de l'√Čtat √©tait de vendre l'entreprise, cela devenait de plus en plus difficile car elle accumulait un d√©ficit financier gigantesque et une capacit√© de production largement sous-utilis√©e.

Vente des actifs de la société

L'entreprise a r√©sist√© √† la crise du d√©but des ann√©es 80, jusqu'√† l'arriv√©e du nouveau gouvernement d√©mocratique. Dans le cadre de la restauration, Ra√ļl Alfons√≠n relance la privatisation de SIAM. √Ä la suite d'un appel d'offres public, l'entreprise est vendue en 1986 √† trois groupes :

  • la soci√©t√© italo-argentine Techint rach√®te l'usine de tubes SIAT,
  • P√©rez Companc acquiert l'usine de San Justo,
  • Aurora rach√®te les usines d'Avellaneda et de Terre de Feu.

Aurora Grundig, la principale héritière de l'ex-SIAM, se distingue par la fabrication d'appareils électroménagers : réfrigérateurs, machines à laver, fers à repasser, cuisinières, ventilateurs, poêles, pompes et pompes à huile, profitant des opportunités commerciales offertes par la constitution du Mercosur et l'ouverture des frontières des pays d'Amérique Latine.

La tranquillité économique ne dure pas longtemps et la crise s'aggrave d'année en année avec une hyperinflation et les dévaluations récurantes. Toutes les entreprises sont affectées, malmenées par des années d'instabilité politique et économique ne peuvent plus rivaliser et presque toutes les anciennes usines SIAM disparaissent.


Notes et références

  1. (es) ¬ę Siam renace en mayo de 2013 ¬Ľ, sur tiempoargentino.com (consult√© le )
  2. ¬ę De la mano del fabricante de electrodom√©sticos Newsan reabrieron la planta de SIAM en Avellaneda ¬Ľ, sur Cronista.com, (consult√© le )
  3. (es) ¬ę Con el impulso de una inversi√≥n millonaria SIAM reabri√≥ sus puertas ¬Ľ, sur Telam.com.ar, (consult√© le )
  4. (en) ¬ę The Americas Lambretta ¬Ľ, sur ilambretta.com (consult√© le )
  5. Ronald Hanson, ¬ę A Million from the Argentine p. 30‚Äď31 ¬Ľ, Autocar Volume 127 N¬į 3731,‚Äé
  6. (es) ¬ę mod√®les SIAM ¬Ľ, sur cocheargentino.com.ar (consult√© le )
  7. (en) ¬ę Old car and truck pictures of Argentina ¬Ľ, sur Old Car and Truck Pictures
  8. (es) ¬ę Historia de SIAM: auge, ca√≠da y quiebra de una empresa emblem√°tica ¬Ľ [archive] (consult√© le )
  9. (es) Esteban dL, ¬ę SIAM Di Tella Thornycroft Trusty ¬Ľ, (consult√© le )
  10. (es) El Camionero, ¬ę El otro Siam-Aclo armado ac√° ¬Ľ, (consult√© le )
  11. (es) ¬ę Copia archivada ¬Ľ [archive] (consult√© le )
  12. (es) El Camionero, ¬ę Mod√®les SIAM-WABCO 440/444/555/660B, SIAM-SADE 130H & 160H, SIAM-Payloader H-60B. ¬Ľ, sur pesadosargentinos.blogsot.com, (consult√© le )

Articles connexes

Liens externes

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