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James Dean

James Dean [ dÍĄÊ’eÉȘmz diːn][alpha 1] est un acteur amĂ©ricain, nĂ© le Ă  Marion (Indiana) et mort le Ă  Cholame (Californie).

James Dean
Description de cette image, également commentée ci-aprÚs
James Dean en 1953.
Nom de naissance James Byron Dean
Surnom Jimmy Dean
Naissance
Marion, Indiana (États-Unis)
NationalitĂ© Drapeau des États-Unis AmĂ©ricain
DĂ©cĂšs
Cholame, Californie (États-Unis)
Profession Acteur
Films notables À l'est d'Eden (1955)
La Fureur de vivre (1955)
GĂ©ant (1956)
Site internet (en) « Site officiel de James Dean »
Signature de la personnalité

Son interprétation d'un adolescent rebelle et fragile dans le film La Fureur de vivre fait de lui, pour toute une génération, le symbole d'une jeunesse en désarroi. Son décÚs tragique et prématuré dans un accident de voiture, aux prémices de sa gloire, contribue au mythe et à son entrée dans le panthéon du cinéma américain.

Fait unique, il est nommĂ© deux fois Ă  l'Oscar du meilleur acteur Ă  titre posthume. Il compte aussi parmi les rares acteurs (cinq au total) Ă  ĂȘtre nommĂ©s dans cette catĂ©gorie pour leur premier rĂŽle au cinĂ©ma.

Biographie

Enfance

Fils unique de Winston Dean (nĂ© le et mort le ) et de Mildred Wilson Dean (nĂ©e le , morte le ), d'origine indienne par sa grand-mĂšre maternelle, James Dean naĂźt Ă  Marion (Indiana) le . Sa naissance, six mois aprĂšs le mariage de ses parents, est mal perçue dans cette petite ville de l'Indiana. Il se sent trĂšs proche de sa mĂšre aimante, mais reste incompris par son pĂšre, froid et distant. Six ans aprĂšs l'abandon du travail de la ferme par son pĂšre pour devenir technicien dentaire dans un laboratoire, sa famille part s’installer Ă  Santa Monica en Californie. James Dean entre alors Ă  la public school du quartier de Brentwood Ă  Los Angeles. Il y reste jusqu’à la mort de sa mĂšre le d'un cancer du col utĂ©rin. Il a 9 ans et, bien que son pĂšre l'ait prĂ©parĂ© Ă  cette disparition prĂ©maturĂ©e, elle le laisse dans un profond dĂ©sarroi[1].

Elizabeth Taylor relate que James Dean lui aurait confié avoir été abusé dans son enfance par son pasteur[2].

James Dean dans La Fureur de vivre.

Incapable d'Ă©lever son fils car s'Ă©tant endettĂ© pour pouvoir traiter Mildred au radium, Winston Dean l'envoie vivre chez son oncle et sa tante, Marcus et Ortense Winslow Ă  Fairmount (Indiana). James y reçoit une Ă©ducation quaker. Au lycĂ©e, il s’initie au thĂ©Ăątre et pratique le basket-ball, sa taille de 1,73 m (selon IMDB) ne l'empĂȘche pas d'ĂȘtre un bon joueur, a contrario de sa myopie qui le handicape et ne lui permet pas de se rĂ©vĂ©ler complĂštement dans ce sport. Lors d'une cascade en trapĂšze pour impressionner une petite copine, il se casse deux incisives. Son pĂšre prothĂ©siste lui confectionne un bridge, ce qui explique ses problĂšmes de diction que lui reprocheront ses futurs metteurs en scĂšne[3]. C'est Ă  cette Ă©poque qu'il rencontre le pasteur baptiste James DeWeerd qui devient son mentor (lui donnant le goĂ»t de la corrida, de la course automobile et du thĂ©Ăątre) et son amant[3]. AprĂšs l'obtention de son diplĂŽme en 1949, Ă  18 ans, il quitte Fairmount pour Los Angeles, oĂč il rejoint son pĂšre qui s'est remariĂ©.

Il entre Ă  l'universitĂ© de Santa Monica oĂč il intĂšgre la confrĂ©rie des Sigma Nu, puis Ă  l’universitĂ© de Californie Ă  Los Angeles. À cette Ă©poque, il s’investit totalement dans le thĂ©Ăątre malgrĂ© l'opposition de son pĂšre. James Dean quitte le domicile familial pour vivre dans un appartement avec son amant William Bast. Il vit alors de petits boulots tels que gardien de parking[4].

CarriĂšre professionnelle

James Dean commence sa carriĂšre d’acteur en jouant dans une publicitĂ© pour Pepsi-Cola en 1950. Il quitte l’universitĂ© pour se consacrer entiĂšrement Ă  sa passion de comĂ©dien et s'inscrit comme auditeur puis Ă©lĂšve Ă  des cours de comĂ©die Ă  l'Actors Studio[5]. Il rencontre Ă  cette Ă©poque Rogers Brackett, directeur financier d'une agence de publicitĂ© et producteur de shows radiophoniques formĂ© aux studios Walt Disney et aux cĂŽtĂ©s du producteur hollywoodien David O. Selznick. Dean a une liaison avec Brackett qui devient son mentor, le faisant tourner dans plusieurs publicitĂ©s et lui ouvrant le monde de la tĂ©lĂ©vision et du cinĂ©ma[6]. Il apparaĂźt dans diffĂ©rentes sĂ©ries de tĂ©lĂ©vision comme : Kraft Television Theater, Studio One, Lux Video Theatre, Danger, Robert Montgomery Presents et General Electric Theater.

Il rencontre Jack Garfein, qui lui donne son premier rĂŽle au thĂ©Ăątre dans une piĂšce de Calder Willingham intitulĂ©e End As a Man, avec Ben Gazzara. Il joue ensuite le rĂŽle du jeune Arabe Bachir dans la piĂšce d’AndrĂ© Gide, oĂč il connaĂźt un grand succĂšs Ă  Broadway, L'Immoraliste[5] - [7], qui lui valut le prix du jeune acteur le plus prometteur de l'annĂ©e[8], et le propulse dans le monde du cinĂ©ma.

Sous contrat Ă  la Warner Bros.[5], il tient des petits rĂŽles dans divers films, mais c’est son rĂŽle de Cal Trask dans À l’est d’Eden, pour lequel il est nommĂ© aux Oscars dans la catĂ©gorie meilleur acteur (premiĂšre nomination posthume de l’histoire des Oscars), qui le rend cĂ©lĂšbre et rĂ©vĂšle tout son talent dramatique. Il enchaĂźne avec La Fureur de vivre, puis GĂ©ant, son dernier film pour lequel il reçoit Ă©galement une nomination aux Oscars dans la catĂ©gorie meilleur acteur.

À l’est d’Eden

James Dean dans À l'est d'Eden.

Le rĂ©alisateur Elia Kazan assiste Ă  l'une des rares reprĂ©sentations de L'Immoraliste et, fascinĂ© par le jeu de James Dean, voit en lui le personnage de Cal Trask, prĂ©sent dans un roman de John Steinbeck : À l'est d'Eden. Lors des auditions pour le rĂŽle de Aron, James Dean effectue un bout d'essai avec un acteur encore inconnu : Paul Newman (finalement, Newman n'obtient pas le rĂŽle qui revient Ă  Richard Davalos).

« J’ai choisi Jimmy parce qu’il Ă©tait Cal. Il n’y avait aucun doute, personne ne pourrait le jouer mieux que lui. »

— Elia Kazan[9]

Le , James Dean quitte New York et se rend Ă  Los Angeles pour commencer le tournage du film. Il joue le rĂŽle d’un jeune homme Ă  la recherche de l’amour de son pĂšre, jouĂ© par Raymond Massey. Dans le film, la relation entre Cal et son pĂšre est conflictuelle. Cette relation l'est d'autant plus que, sur le tournage, les rapports entre James Dean et Raymond Massey sont Ă©lectriques.

La Fureur de vivre

James Dean (au centre) dans La Fureur de vivre.

L'acteur poursuit sa rapide ascension en jouant le rĂŽle principal dans La Fureur de vivre de Nicholas Ray, sorti en 1955 et qui devint le film phare des adolescents de l’époque[10]. Dean y incarne Jim Stark, un adolescent rebelle. Ce rĂŽle le propulse « fer de lance » de toute une gĂ©nĂ©ration et fige Ă  jamais, aprĂšs sa tragique disparition, son image d'Ă©ternel adolescent fragile et rĂ©voltĂ©[11] - [12]. Les autres interprĂštes sont Natalie Wood, Sal Mineo, Dennis Hopper et Jim Backus dans le rĂŽle du pĂšre de Jim.

Pendant le film, James Dean se prend de passion pour les courses automobiles et achĂšte sa premiĂšre Porsche 356 Speedster 1500 Super, avec laquelle il gagne quelques courses.

GĂ©ant

James Dean en 1955.

GĂ©ant sort l’annĂ©e suivant la mort de James Dean, en 1956. Dans un second rĂŽle, il y partage l'affiche avec Elizabeth Taylor et Rock Hudson. Il joue le rĂŽle de Jett, un employĂ© de ranch, qui deviendra un magnat du pĂ©trole. L'histoire relate 50 annĂ©es de la vie d'une famille texane, les Benedict, dont la fille Luz s'Ă©prend de Jett mais finit par le quitter du fait de son addiction Ă  l'alcool[13]. Bien qu'il n'ait pas le rĂŽle principal, la plupart des critiques de l’époque reconnaissent que Dean est incontestablement la star du film.

C'est son dernier film, pour lequel il est également nommé meilleur acteur aux Oscars. Seulement deux semaines aprÚs la fin du tournage, James Dean meurt dans un accident de voiture, ce qui contraint la production à utiliser une autre voix pour terminer la postsynchronisation du film.

Mort

Porsche 550 Spyder, modÚle dans lequel s'est tué James Dean.

PassionnĂ© de compĂ©tition automobile, James Dean excelle dans ses premiĂšres courses en terminant notamment deuxiĂšme Ă  Palm Springs. Il achĂšte plusieurs voitures sportives, dont une Porsche 550 Spyder, acquise pour 6 900 dollars et qu'il surnomme Little Bastard, « petit salaud »[14].

James Dean veut participer Ă  une compĂ©tition automobile Ă  Salinas, Ă  500 km de Los Angeles. Aussi, le , part-il tĂŽt le matin de Los Angeles, au volant de sa Porsche 550 Spyder, avec son mĂ©canicien, Rolf Wutherich. Durant le trajet, il est arrĂȘtĂ© par un contrĂŽle de police de la California Highway Patrol et reçoit une contravention pour excĂšs de vitesse (105 km/h au lieu des 89 autorisĂ©s)[15].

Venant de l'est sur la route 466 (actuelle route 46), James Dean roule dĂ©jĂ  depuis presque quatre heures, en direction de Salinas. À un croisement proche de la petite bourgade de Cholame, un Ă©tudiant, Donald Turnupseed, qui conduit une Ford Sedan, arrive en face, braque pour tourner Ă  gauche et lui coupe la prioritĂ©. James Dean n'arrive pas Ă  arrĂȘter son vĂ©hicule avant la collision. Le passager de la voiture, Rolf Wutherich, heurte le tableau de bord avant d'ĂȘtre projetĂ© hors de la voiture. James Dean, lui, est tuĂ© sur le coup, du coup du lapin, tandis que l'Ă©tudiant s'en sort avec quelques hĂ©matomes[16]. La mort de l'acteur est annoncĂ©e Ă  17 h 59, le [17].

James Dean venait de terminer le tournage de Géant, durant lequel, ironiquement, une clause de son contrat lui interdisait les courses automobiles et les conduites dangereuses. Il avait tourné peu de temps avant un clip pour la prévention routiÚre, incitant les gens à rouler prudemment[18].

Le compteur de la voiture, retrouvĂ© bloquĂ©, marquait 115 miles (soit 185 km/h) mais James Dean roulait Ă  90 km/h au moment de l'impact. Les publications du monde entier forgeront pendant une dizaine d'annĂ©es le mythe et la « figure d'archange nĂ©o-romantique foudroyĂ©e » Ă  170 km/h[19].

Une enquĂȘte est lancĂ©e trois jours plus tard Ă  la Council Chamber de San Luis Obispo[20], oĂč le jury du shĂ©rif-coroner dĂ©livre un verdict indiquant qu'il est entiĂšrement en faute par sa vitesse, et que Turnupseed est innocent de tout acte criminel[21] - [22]. Cependant, d'aprĂšs un article du Los Angeles Times du , un ancien officier de la California Highway Patrol prĂ©sent sur la scĂšne de la collision, Ron Nelson[23], contredit les rapports que Dean conduisait Ă  90 mph, dĂ©clarant que la position du corps de Dean pourrait suggĂ©rer qu'il roulait Ă  la vitesse lĂ©gale de 55 mph (environ 90 km/h)[24].

Héritage et postérité

Portrait de James Dean prùs d’un commerce aux États-Unis.

Dans la culture populaire américaine est né un mythe autour de la malédiction de la voiture maudite (des admirateurs ayant acheté des piÚces détachées auraient eu des accidents de voiture, plusieurs incidents auraient eu lieu lors d'expositions de la carcasse restaurée dans le cadre d'une campagne de sensibilisation de la vitesse), mythe forgé par celui qui a racheté l'épave de la Porsche, George Barris, customiseur et designer automobile[25].

James Dean est l’un des cinq acteurs Ă  avoir Ă©tĂ© nommĂ© aux Oscars dans la catĂ©gorie du meilleur acteur pour son premier rĂŽle. Il est aussi le seul Ă  avoir Ă©tĂ© nommĂ© deux fois Ă  titre posthume[26].

PrĂ©curseurs du phĂ©nomĂšne rock du milieu des annĂ©es 1950 aux États-Unis, Les films L'Ă©quipĂ©e sauvage, Graine de violence et La Fureur de vivre sont parmi les premiers Ă  Ă©voquer au cinĂ©ma la rĂ©bellion des adolescents et Ă  mettre en scĂšne l'avĂšnement d'une AmĂ©rique diffĂ©rente[27] - [28]. Depuis la sortie de La Fureur de vivre, de nombreux adolescents dans le monde ont idĂ©alisĂ© James Dean, voyant en lui la reprĂ©sentation du mal-ĂȘtre de la jeunesse Ă  l’époque.

Des artistes comme Johnny Depp[29] et Nicolas Cage[30] dĂ©clarent avoir Ă©tĂ© influencĂ©s par James Dean. Elvis Presley, qui affirma dans un entretien qu’il « espĂ©rait avoir une carriĂšre similaire Ă  celle du jeune acteur »[31], connaissait toutes les rĂ©pliques de ses films[32]. L'acteur River Phoenix a parfois Ă©tĂ© comparĂ© Ă  James Dean, non seulement pour son talent mais aussi du fait de sa mort tragique Ă  l'Ăąge de 23 ans[33].

James Dean laisse une trace jugée importante et intemporelle dans le monde du cinéma[34].

Statut d'icĂŽne et impact sur la culture populaire

SĂ©pulture de James Dean (Fairmount, Indiana).

Quelques années aprÚs sa mort, sept mille lettres d'amour au nom de James Dean parvenaient encore quotidiennement au Warner Bros. Studios[35]. Ses fans continuent d'écrire et de téléphoner aux chaßnes de télévision pour que ses films soient rediffusés. Plus de cinquante fan-clubs se créent. La pierre tombale, réguliÚrement fleurie et recouverte de marques de rouges à lÚvres, est volée plusieurs fois. Les produits dérivés (photos, bustes, magazines plus ou moins fantaisistes[alpha 2], tee-shirts, etc.) connaissent un grand succÚs[9].

En 1990, Michel Berger et Luc Plamondon écrivent la comédie musicale La Légende de Jimmy, inspirée par la vie de James Dean, (la premiÚre a lieu le au théùtre Mogador à Paris). La chanson éponyme La Légende de Jimmy, interprétée par Diane Tell et issue de cet opéra-rock, fait donc aussi référence à James Dean.

MĂ©morial

L' intersection de la State Route 46 et de la State Route 41 a été renommée "James Dean Memorial Junction". Cependant, le lieu exact de l'accident se situe à environ 100 pieds (0,0189393939 mi) au sud, en raison de travaux de "réalignement" de la route

James Dean est enterrĂ© au Park Cemetery Ă  Fairmount (Indiana). En 1977, un mĂ©morial est Ă©rigĂ© Ă  Cholame, Californie, sur les lieux de son accident. Il est composĂ© d’une sculpture stylisĂ©e de bĂ©ton et d’acier inoxydable, rĂ©alisĂ©e au Japon, commandĂ©e par Seita Ohnishi, qui a elle-mĂȘme choisi l’endroit pour l’édifier. Les dates et heures de naissance et de mort de l'acteur sont gravĂ©es sur la sculpture, avec une de ses phrases prĂ©fĂ©rĂ©es, tirĂ©e du Petit Prince : « L’essentiel est invisible pour les yeux ».

InspirĂ© par la Triumph Thunderbird 6T de Marlon Brando dans L'ÉquipĂ©e sauvage, James Dean acheta une Triumph TR5 Trophy qui apparaĂźt sur la sĂ©rie de photographies emblĂ©matiques rĂ©alisĂ©e par Phil Stern. Cette moto fut vendue aprĂšs la mort de l'acteur, restaurĂ©e et enfin exposĂ©e Ă  la James Dean Gallery de Fairmount.

Vie personnelle

Quoique présenté comme homosexuel ou hétérosexuel, James Dean était vraisemblablement bisexuel[36] - [37] - [38] - [39] - [40] - [41] - [42] - [43] - [44].

William Bast, son colocataire lorsqu'il était étudiant, est connu pour avoir été son amant à cette époque et quelques années plus tard[45].

Parmi les relations hĂ©tĂ©rosexuelles de James Dean, on peut citer la danseuse Liz Sheridan[46], avec qui il a vĂ©cu Ă  New York. Leur relation dure un peu plus d’un an. Celle-ci affirmera plus tard, dans sa biographie, que James Dean avait eu une relation avec le producteur Rogers Brackett[37]. Il sort ensuite avec Geraldine Page, sa partenaire dans L'Immoraliste. Cette relation dure seulement trois mois, car James Dean doit partir pour le tournage de À l’est d’Éden (East of Eden).

Il entretient aussi une relation avec l’actrice italienne Pier Angeli, qu'il rencontre sur le tournage de À l'est d'Eden, alors qu'elle tourne avec Paul Newman dans Le Calice d'argent. La mĂšre de Pier Angeli s'oppose Ă  cette relation : James Dean n'est pas croyant et elle ne supporte pas ses mauvaises maniĂšres, ce qui cause la rupture ; quelques jours plus tard seulement, on annonce les fiançailles de Pier Angeli avec le chanteur de charme Vic Damone. Il vit Ă©galement une courte relation avec l'actrice Maila Nurmi, qui sera l'une des premiĂšres Ă  rĂ©vĂ©ler sa bisexualitĂ© aux journalistes[47], ainsi qu'avec l'actrice Ursula Andress, sa petite amie au moment de sa mort.

Plusieurs films (en particulier The James Dean Story, 1957, James Dean and me, 1995, James Dean: a portrait, 1996) dĂ©peignant la vie de James Dean gomment sa bisexualitĂ©[37]. Dans les annĂ©es 1950 et 1960, toutes les biographies de James Dean font de mĂȘme, en raison de l'homophobie gĂ©nĂ©ralisĂ©e aux États-Unis Ă  cette Ă©poque[48].

Dennis Hopper déclare dans le livre James Dean: Portrait of Cool de Leith Adams que contrairement aux allégations de certains de ses biographes James Dean n'a pas été homosexuel[49].

En 2000, Elizabeth Taylor avec qui il Ă©tait devenu ami sur le tournage du film GĂ©ant, parlait de lui comme Ă©tant homosexuel dans un discours au GLAAD Media Awards[50].

Filmographie

Cinéma
Film
Année Titre Titre original Réalisateur RÎle Remarque
1951 Baïonnette au canon Fixed Bayonets! Samuel Fuller le GI Doggie non crédité au générique
1952 La Polka des marins Sailor Beware Hal Walker le second boxeur non crédité au générique
1952 Qui donc a vu ma belle ? Has Anybody Seen My Gal? Douglas Sirk non crédité au générique
1953 L'Homme de bonne volonté
ou Un homme pas comme les autres
Trouble Along the Way Michael Curtiz un spectateur non crédité au générique
1955 À l’est d’Éden East of Eden Elia Kazan Cal Trask
1955 La Fureur de vivre Rebel Without a Cause Nicholas Ray Jim Stark
1956 GĂ©ant Giant George Stevens Jett Rink
Télévision

Théùtre

Broadway

Hors Broadway

Télévision

  • Father Peyton’s Family Theatre, Hill Number One (25 mars 1951)
  • The Web, Sleeping Dogs (20 fĂ©vrier 1952)
  • Studio One, Ten Thousand Horses Singing (3 mars 1952)
  • Lux Video Theater, The Foggy, Foggy Dew (17 mars 1952)
  • Kraft Television Theater, Prologue to Glory (21 mai 1952)
  • Studio One, Abraham Lincoln (26 mai 1952)
  • Hallmark Hall of Fame, Forgotten Children (2 juin 1952)
  • The Kate Smith Show, Hounds of Heaven (15 janvier 1953)
  • Treasury Men In Action, The Case of the Watchful Dog (29 janvier 1953)
  • You Are There, The Capture of Jesse James (8 fĂ©vrier 1953)
  • Danger, No Room (14 avril 1953)
  • Treasury Men In Action, The Case of the Sawed-Off Shotgun (16 avril 1953)
  • Tales of Tomorrow, The Evil Within (1er mai 1953)
  • Campbell Soundstage, Something For An Empty Briefcase (17 juillet 1953)
  • Studio One Summer Theater, Sentence of Death (17 aoĂ»t 1953)
  • Danger, Death Is My Neighbor (25 aoĂ»t 1953)
  • The Big Story, Rex Newman, Reporter for the Globe and News (11 septembre 1953)
  • Omnibus, Glory In Flower (4 octobre 1953)
  • Kraft Television Theater, Keep Our Honor Bright (14 octobre 1953)
  • Campbell Soundstage, Life Sentence (16 octobre 1953)
  • Kraft Television Theater, A Long Time Till Dawn (1er novembre 1953)
  • Armstrong Circle Theater, The Bells of Cockaigne (17 novembre 1953)
  • Robert Montgomery Presents the Johnson's Wax Program, Harvest (23 novembre 1953)
  • Danger, The Little Women (30 mars 1954)
  • Philco TV Playhouse, Run Like A Thief (5 septembre 1954)
  • Danger, Padlocks (9 novembre 1954)
  • General Electric Theater, I'm A Fool (14 novembre 1954)
  • General Electric Theater, The Dark, Dark Hour (12 dĂ©cembre 1954)
  • U.S. Steel Hour, The Thief (4 janvier 1955)
  • Lux Video Theatre, The Life of Emile Zola (10 mars 1955)
  • Schlitz Playhouse of Stars, The Unlighted Road (6 mai 1955).

Distinctions

Films biographiques

Plusieurs films biographiques lui sont consacrés :

Chansons

Deux chansons francophones lui rendent hommage :

Notes et références

Notes

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. L'un d'eux, annonçant contenir un message d'outre-tombe de James Dean, se vend à cinq cent mille exemplaires.

Références

  1. (en) William Bast, Surviving James Dean, Barricade Books, , p. 29.
  2. (en) Taylor Interview About Her AIDS Advocacy, The Daily Beast.
  3. (en) Jane Patterson, James Dean. The Man, the Legend, Dennis Oneshots, , p. 6.
  4. (en) William Bast, Surviving James Dean, Barricade Books, , p. 18.
  5. Jean Tulard Dictionnaire du cinéma : Les acteurs, Robert Laffont, coll. « Bouquins », édition 2001.
  6. (en) Randall Riese, The unabridged James Dean : his life and legacy from A to Z, McGraw-Hill/Contemporary, , p. 60.
  7. The Broadway League, « The Immoralist – Broadway Play – Original | IBDB », sur www.ibdb.com (consultĂ© le ).
  8. (en) Larry Kart, « Giant Legacy: The Hero That James Dean Created Still Lives », tribunedigital-chicagotribune,‎ (lire en ligne, consultĂ© le ).
  9. « Le mythe James Dean, émission d'Europe 1 le .
  10. « Un film mythique pour toute une génération... », Jean Tulard, Guide des films : Volume 2 F.O., Robert Laffont, coll. « Bouquins », édition 2002.
  11. http://www.lafactory.com/index.php/20050624999/DVD/la-fureur-de-vivre-nicholas-ray.html - consulté le 30 mars 2013.
  12. http://www.critique-film.fr/la-fureur-de-vivre/ consulté le 30 mars 2013.
  13. Jean Tulard, Le guide des films : volume 2 F.O., Robert Laffont, coll. « Bouquins », édition 2002.
  14. (en) Ronald Martinetti, The James Dean Story, Carol Publishing Group, , p. 164.
  15. (en) Lee Raskin, James Dean : At Speed, David Bull Publishing, , p. 116–118.
  16. (en) George Perry, James Dean, DK Publishing, , p. 14-15.
  17. Lieu de l'intersection et de l'accident: 35° 44â€Č 05″ N, 120° 17â€Č 04″ O.
  18. vivelapub, « Publicité sécurité routiÚre James Dean », (consulté le ).
  19. Marceau Devillers, James Dean, RĂ©publique des Lettres, , p. 47.
  20. Warren N. Beath, The Death of James Dean, Grove/Atlantic, Incorporated, (ISBN 978-0-8021-9611-8, lire en ligne), p. 60
  21. Beath (2005) p. 164. "All conjecture was improper. The facts were that Jimmy had been in his proper lane, there was no evidence that his speed was a factor in the crash, and the other driver had crossed over into Jimmy's right of way. "The jury's verdict flew in the face of the accepted logic of highway accidents, which holds that when a left turn is executed in the face of oncoming traffic it is the turning driver who is responsible should a collision occur."
  22. Perry (2012) pp. 197. "The jury's verdict flew in the face of the accepted logic of highway accidents, which holds that when a left turn is executed in the face of oncoming traffic it is the turning driver who is responsible should a collision occur."
  23. Paul G. Roberts, Style Icons Vol 1 Golden Boys, Fashion Industry Broadcast, (ISBN 978-1-62776-032-4, lire en ligne), p. 60
  24. Steve Chawkins, « Remembering a 'Giant' Fifty years after James Dean's death, fans gather at the site of his fatal crash. », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne [archive du ], consultĂ© le )
  25. (en) Lee Raskin, James Dean : At Speed, David Bull Publishing, , p. 130,133-134.
  26. « César, Oscars, mode d'emploi ! », sur Allociné (consulté le ).
  27. http://www.jeudelouie.com/fileadmin/visuels/JDLO/Jeu_de_l_oui__e_-_Le_rock_dans_la_socie__te__.pdf - « (...) Mais ce sont surtout trois films qui vont contribuer Ă  faire comprendre qu'une AmĂ©rique diffĂ©rente est en train de naĂźtre. "L'Ă©quipĂ©e sauvage" ("The Wild One") de Laslo Benedek en 1953, "La fureur de vivre" ("Rebel Without a Cause") de Nicholas Ray en 1955, puis "Graine de violence" ("Blackboard Jungle") de Richard Brooks la mĂȘme annĂ©e (...) » Extrait du dossier d'accompagnement de la confĂ©rence-concert "Le rock dans la sociĂ©tĂ©" - voir (bas de) page "Une musique rebelle I" - 8 avril 2011 ; consultĂ© le 4 avril 2013.
  28. http://xwarluzel.free.fr/multi/include/memoire.pdf - Mémoire "Le rock : 50 ans de contestations" de Xavier Warluzel, 2006 ; voir pages 16 et 17 ; consulté le 4 avril 2013.
  29. « BBC - Press Office - Johnny Depp on James Dean on Radio 2 », sur www.bbc.co.uk (consulté le ).
  30. (en-GB) Ben Child, « Nicolas Cage at SXSW 2014: 'It really sucks being famous right now' », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consultĂ© le ).
  31. « Elvis Presley, une carriÚre hollywoodienne », sur LEFIGARO (consulté le )
  32. (en) Claudia Springer, James Dean Transfigured : The Many Faces of Rebel Iconography, University of Texas Press, , 248 p. (ISBN 978-0-292-71444-1, lire en ligne), p. 248.
  33. https://www.lesinrocks.com/2013/07/17/cinema/river-phoenix-11409689/ consulté le 7 juillet 2018.
  34. « Philippe Besson: Dans la vie de James Dean, l'icÎne intemporelle », sur Metro, (consulté le )
  35. Site du journal "Le Point", page sur la mort de Jams Dean.
  36. Notamment par Paul Alexander, dans James Dean: Boulevard of Broken Dreams, voir >(en) Claudia Springer, James Dean Transfigured: The Many Faces of Rebel Iconography, p. 37.
  37. (en) Claudia Springer, James Dean Transfigured: The Many Faces of Rebel Iconography, p. 37.
  38. (en) Ronald C. Fox, Current Research on Bisexuality, p. 259.
  39. BientĂŽt un film sur James Dean et sa bisexualitĂ©, TĂȘtu.fr.
  40. (en) Jeffery P Dennis, Queering teen culture: all American boys and same-sex desire in film and television, p. 39.
  41. (en) Merl Storr, Bisexuality: A Critical Reader, p. 144-145.
  42. (en) Steven Petrow, What Is the Right Way to Come Out as Bisexual at Work?, The New York Times, 14 mai 2013.
  43. (en) Dean, James (1931-1955), An Encyclopaedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender and Queer Culture.
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Annexes

Bibliographie

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  • David Dalton, James Dean the mutant king : a biography, Chicago, A Cappella, , 361 p. (ISBN 1-55652-398-X, lire en ligne)
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  • Larry Frascella et Al Weisel, Live fast, die young : the wild ride of making Rebel without a cause, New York, Simon & Schuster, (ISBN 0-7432-6082-1)
  • Jean-Philippe Guerand, James Dean. Éditions Folio biographies, 2005. 360 pp., 17 cm. (ISBN 2-07-030666-6)
  • William Bast, Ma vie avec James Dean. Éditions City, 2006. 377pp., (ISBN 2-915320-93-4)
  • Jean-Pierre Alaux, Une derniĂšre nuit avec Jimmy : roman, Paris, Calmann-LĂ©vy, , 278 p. (ISBN 978-2-7021-4089-5), roman relatant le tournage du film GĂ©ant au Texas en 1955.
  • Philippe Besson, Vivre vite : roman, Paris, Julliard, , 238 p. (ISBN 978-2-260-02396-8) — biographie romancĂ©e de James Dean

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