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Pokémon Rouge et Bleu

Pok√©mon version rouge et Pok√©mon version bleue, couramment appel√©s Pok√©mon Rouge et Pok√©mon Bleu, sont les deux √©ditions du premier jeu vid√©o de r√īle japonais de la s√©rie Pok√©mon d√©velopp√© par Game Freak sous la direction de Satoshi Tajiri. Elles sont originellement √©dit√©es par Nintendo sur la console portable Game Boy au Japon en 1996 sous le nom de Pok√©mon Rouge et Pok√©mon Vert („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ ŤĶ§„ÉĽÁ∑Ď, Poketto MonsutńĀ Aka Midori), puis en Am√©rique du Nord et en Australie en 1998 et en Europe en 1999.

Pokémon version rouge
Pokémon version bleue
Logos francophones des deux jeux


Date de sortie
JAP : 27 février 1996
(Pocket Monsters Vert et Rouge)
JAP : 15 octobre 1996
(Pocket Monsters Bleu)
AN : 30 septembre 1998
AUS : 23 octobre 1998
EUR : 5 octobre 1999
FRA : 8 octobre 1999

Langue



Le joueur contr√īle le personnage principal via une vue a√©rienne et le dirige dans l'ensemble de la r√©gion fictive de Kanto, inspir√©e de la r√©gion de KantŇć sur l'√ģle de HonshŇę, au Japon. Son but est de capturer, d'entra√ģner et de faire combattre des cr√©atures fictives appel√©es ¬ę Pok√©mon ¬Ľ afin d'obtenir le titre de ¬ę Ma√ģtre Pok√©mon ¬Ľ. L'objectif ultime est de compl√©ter le Pok√©dex par l'obtention des 150 Pok√©mon disponibles ; Nintendo a par la suite annonc√© l'existence d'un 151e Pok√©mon secret, Mew. Les versions rouge et bleue sont quasiment identiques : la seule diff√©rence r√©side dans la pr√©sence ou l'absence de certains Pok√©mon, de sorte qu'il est n√©cessaire pour un joueur cherchant √† tous les obtenir de r√©aliser des √©changes avec l'autre version du jeu via un c√Ęble link, qui permet √©galement d'organiser des combats entre joueurs.

Les jeux connaissent une tr√®s grande popularit√© dans les pays d√©velopp√©s et deviennent les premiers produits d'une licence qui deviendra en une dizaine d'ann√©es la deuxi√®me plus grosse franchise de l'histoire des jeux vid√©o, apr√®s Super Mario, √©galement propri√©t√© de Nintendo. La s√©rie se d√©cline en une s√©rie de dessins anim√©s, des films d'animation, des jeux vid√©o d√©riv√©s et un jeu de cartes, qui connaissent aussi de gros succ√®s. Le produit relance les ventes de la Game Boy, une console d√©j√† ancienne √† l'√©poque, ainsi que du c√Ęble link. Le jeu original est r√©√©dit√© dans plusieurs versions par la suite : Pok√©mon Jaune, une √©dition sp√©ciale reprenant des √©l√©ments de la s√©rie t√©l√©vis√©e, sortie environ un an plus tard, puis Pok√©mon Rouge Feu et Vert Feuille, des r√©√©ditions en couleur sorties en 2004 sur Game Boy Advance.

Synopsis

Plan de Kanto.
Carte schématique du monde de Pokémon Rouge et Bleu.

L'action de Pok√©mon Rouge et Bleu se d√©roule dans la r√©gion fictive de Kanto[N 1], inspir√©e de la r√©gion de KantŇć sur l'√ģle de HonshŇę, au Japon[1]. Elle est constitu√©e de dix villes peupl√©es par des humains et de routes terrestres ou maritimes qui les relient entre elles. Chaque zone g√©ographique de la r√©gion est habit√©e par diff√©rentes esp√®ces de cr√©atures appel√©es Pok√©mon (abr√©viation de ¬ę pocket monsters ¬Ľ, ¬ę monstres de poche ¬Ľ en anglais), chacune des 150 esp√®ces poss√©dant une zone de r√©partition diff√©rente[2].

Le protagoniste silencieux de Pok√©mon Rouge et Bleu est un jeune gar√ßon du nom de Red[N 1] qui vit au Bourg Palette. Alors qu'il s'est aventur√© dans les hautes herbes √† la sortie du bourg, une voix l'interpelle. Le professeur Chen (Oak[N 2]), un c√©l√®bre chercheur Pok√©mon, lui explique que des Pok√©mon sauvages vivent dans les hautes herbes et que les rencontrer, seul, peut √™tre dangereux. Il emm√®ne le personnage √† son laboratoire o√Ļ celui-ci retrouve son ami d'enfance, Blue[N 1] le petit-fils du professeur, qui se r√©v√®lera √™tre un rival dans la qu√™te du joueur. Le joueur et son rival doivent alors choisir un ¬ę Pok√©mon de d√©part ¬Ľ pour leurs voyages parmi les trois propos√©s par le professeur Chen. Les deux gar√ßons peuvent choisir entre Bulbizarre, Salam√®che et Carapuce (Bulbasaur, Charmander et Squirtle)[2]. Le rival d√©fie ensuite imm√©diatement le joueur dans un combat o√Ļ s'affrontent leurs deux Pok√©mon de d√©part ; il continuera de combattre le h√©ros tout au long de son aventure[3].

Le joueur entame alors une qu√™te √† travers Kanto, capturant des Pok√©mon sauvages, les entra√ģnant et combattant avec ceux des autres dresseurs Pok√©mon, avec pour but de d'obtenir le titre de ¬ę Ma√ģtre Pok√©mon ¬Ľ. Pour cela, il rencontrera dans certaines villes des √©tablissements sp√©ciaux appel√©es ¬ę ar√®nes ¬Ľ, √† l'int√©rieur desquelles demeure un Champion que le joueur devra battre dans un combat Pok√©mon pour obtenir un badge. Une fois les huit badges acquis, le joueur sera autoris√© √† combattre la Ligue Pok√©mon, qui se compose des meilleurs dresseurs de Pok√©mon de la r√©gion. Le h√©ros devra d√©faire les quatre membres de la Ligue puis, in fine, son rival pour devenir Ma√ģtre Pok√©mon[3].

Tout au long du jeu, le joueur devra combattre les forces de la Team Rocket, une organisation criminelle qui vole les Pokémon. Le huitième et dernier Champion s'avérera être Giovanni, le chef de la Team Rocket ; sa défaite face au joueur marque la fin de l'organisation[3] - [4].

Système de jeu

En solo

Comme de nombreux jeux vid√©o de r√īle, Pok√©mon Rouge et Bleu adoptent une perspective en vue a√©rienne √† la troisi√®me personne, le joueur contr√īlant directement le protagoniste dans le monde de fiction, tout en interagissant avec divers objets et personnes[5]. En parcourant ce monde, le joueur traverse diff√©rents types de terrains, comme les hautes herbes, les for√™ts, les grottes ou les mers, dans lesquels r√©sident diff√©rentes esp√®ces de Pok√©mon sauvages, qui apparaissent al√©atoirement. Le joueur peut les capturer √† l'aide de Pok√© Balls pour ensuite les faire combattre pour lui. Des dresseurs de Pok√©mon non-joueur sont √©galement pr√©sents dans ces zones pour combattre le joueur avec leurs Pok√©mon. Lorsque le joueur rencontre un Pok√©mon sauvage ou un dresseur, l'action passe √† une sc√®ne de bataille au tour par tour, o√Ļ les Pok√©mon du joueur combattent avec leurs pouvoirs le Pok√©mon adverse[2].

Un aspect majeur du jeu est le développement des Pokémon par leurs combats contre d'autres Pokémon, qu'ils soient sauvages ou appartiennent à d'autres dresseurs. Ce système, caractéristique de tous les jeux vidéo Pokémon, permet au Pokémon d'acquérir des points d'expérience en cas de victoire et, par accumulation, d'augmenter de niveau, ce qui améliore ses statistiques et lui permet d'apprendre de nouvelles attaques[6]. La majorité des Pokémon, lorsqu'ils atteignent un niveau donné, évolue en un nouveau Pokémon plus puissant. L'ultime but du jeu est de remplir les 150 entrées du Pokédex, une encyclopédie recensant l'ensemble des espèces de Pokémon, en obtenant de nouveaux Pokémon par capture, évolution ou échange avec d'autres joueurs[2].

Le jeu comprend de nombreux bugs mineurs comme la capacit√© de dupliquer des objets ; en outre, il existe un certain nombre de ¬ę Pok√©mon-bugs ¬Ľ, le plus c√©l√®bre √©tant MissingNo. D√©crit par Nintendo comme une ¬ę bizarrerie de programmation ¬Ľ, MissingNo. appara√ģt en combat comme un amas de pixels et peut souvent causer des dysfonctionnements au jeu[7] - [8] - [9].

Connectivité

Deux Game Boy reli√©es par un c√Ęble link.
L'√©change de cr√©atures via le c√Ęble de connexion entre deux Game Boy est au cŇďur du gameplay du jeu.

Les jeux Pok√©mon Rouge et Bleu permettent aux joueurs d'√©changer des Pok√©mon entre deux cartouches de jeu par l'interm√©diaire d'un c√Ęble link connectant les deux Game Boy[2]. Cette m√©thode d'√©change est n√©cessaire afin de compl√©ter le Pok√©dex : en effet, chacune des deux versions comporte des Pok√©mon exclusifs[N 3] - [10] rendant n√©cessaire un √©change pour les obtenir sur l'autre jeu. De plus, quatre Pok√©mon n√©cessitent un √©change pour √©voluer[N 3] et le choix de certains Pok√©mon l'emp√™che d'en obtenir d'autres, rendant n√©cessaire d'importer d'une autre version ceux qui n'ont pas √©t√© choisis[N 3]. Le c√Ęble link permet √©galement de combattre avec sa propre √©quipe de Pok√©mon l'√©quipe de l'autre joueur[2], ouvrant les possibilit√©s de combat Pok√©mon au-del√† des seuls dresseurs non-joueurs.

Les cartouches dans des langues diff√©rentes ne sont pas compatibles entre elles : de tels √©changes entra√ģnent l'effacement des fichiers de sauvegarde[2]. En outre, si les jeux sont utilis√©s avec une Game Boy Advance, l'√©change requiert l'utilisation non pas du c√Ęble ¬ę Game Boy Advance Game Link ¬Ľ mais du c√Ęble ¬ę Universal Game Link ¬Ľ de la Game Boy et de la Game Boy Color[11].

La connectivit√© peut √™tre effectu√©e avec Pok√©mon Jaune de la m√™me mani√®re qu'entre Pok√©mon Rouge et Bleu. L'√©change ‚Äď mais pas le combat ‚Äď est √©galement possible avec la deuxi√®me g√©n√©ration de jeux Pok√©mon, Pok√©mon Or, Argent et Cristal ; toutefois, il n'est possible qu'en l'absence, dans l'√©quipe du joueur, de tout Pok√©mon et de toute attaque introduits avec la deuxi√®me g√©n√©ration[12]. Les versions rouge et bleue ne sont par contre plus compatibles avec les g√©n√©rations suivantes de jeux[13]. En utilisant le Transfer Pak pour la Nintendo 64, les Pok√©mon ou les objets de Pok√©mon Rouge et Bleu peuvent √©galement √™tre utilis√©es dans les jeux Pok√©mon Stadium[14] et Pok√©mon Stadium 2[15] sur Nintendo 64.

Développement

Genèse

Le concept de Pok√©mon est l'Ňďuvre du concepteur de jeux japonais Satoshi Tajiri. L'id√©e lui vient de la passion qu'il avait √©tant enfant pour la collection d'insectes, un passe-temps populaire au Japon. En vieillissant, il constate une diminution de la population d'insectes dans la ville o√Ļ il a grandi, du fait de l'urbanisation, et que les enfants jouent plut√īt dans leur maison qu'en ext√©rieur. Il con√ßoit alors l'id√©e d'un jeu vid√©o bas√© sur la capture et la collection de cr√©atures rappelant ses insectes : les Pok√©mon, auxquels les enfants pourraient se lier en les nommant individuellement et en les contr√īlant. Comme Satoshi Tajiri ne voulait pas remplir son monde vid√©oludique de violence inutile, il d√©cida que ses monstres ne saigneraient pas ni ne mourraient et perdraient un combat en s'√©vanouissant[16] - [17].

Tajiri fonde la société Game Freak avec son ami Ken Sugimori en 1989. L'année suivante sont dessinés les premiers croquis de ce qui s'appelle alors Capsule Monsters[18] - [19]. On y retrouve les premiers Pokémon : Rhinoféros (Rhydon)[N 4], premier Pokémon créé, ce à quoi rendraient hommage les statues à son effigie récurrentes dans Pokémon Rouge et Bleu[20], ou encore Nidorino et Ectoplasma (Gengar)[N 5], représentés dans un combat qui constitue la séquence d'ouverture de Pokémon Rouge[18].

En 1991, Tajiri d√©couvre la Game Boy, qu'il trouve id√©ale pour son concept de jeu en raison de la liaison par c√Ęble link, dont il envisage qu'elle serve √† des √©changes de Pok√©mon. Ce concept d'√©change √©tait nouveau dans le monde des jeux vid√©o : auparavant, les c√Ębles de connexion √©taient utilis√©s seulement pour les affrontements[17]. Tajiri a aussi √©t√© influenc√© par The Final Fantasy Legend : il expliquera que ce jeu lui a donn√© l'id√©e que pouvaient √™tre d√©velopp√©s pour la Game Boy bien plus que de simples jeux d'action[21].

Japon

Lorsqu'il propose son idée de jeu à Nintendo, Tajiri pense qu'elle sera refusée. Nintendo accepte néanmoins, moins intéressé par le concept du jeu, qu'elle ne comprend pas vraiment, que par la qualité des précédents travaux de Tajiri[16]. Shigeru Miyamoto, le père des succès mondiaux Super Mario et The Legend of Zelda, prend Tajiri sous son aile[16]. Il lui propose la création de plusieurs versions du jeu avec des Pokémon différents dans chacune, notant que cela pourrait aider le jeu au niveau commercial[22] : ce seront Pokémon Vert et Pokémon Rouge.

Le d√©veloppement du jeu prend six ans, pendant lesquels Game Freak conna√ģt d'importantes difficult√©s financi√®res : Tajiri renonce temporairement √† son salaire et cinq de ses salari√©s d√©missionnent[16]. Ken Sugimori dirige l'√©laboration des dessins et des graphiques de l'univers des Pok√©mon, alors que la musique est compos√©e par Junichi Masuda[23]. Masuda cr√©e les effets sonores et les cris des Pok√©mon ; il compose √©galement le th√®me d'ouverture du jeu, qu'il r√©alise avec l'image de sc√®nes de bataille √† l'esprit, en utilisant du bruit blanc pour refaire le bruit de la marche et imiter la caisse claire[24]. Tajiri attribue des noms par d√©faut aux personnages principaux : Satoshi, son pr√©nom, et Shigeru, pour Miyamoto[17] - [25] ; par la suite, ces personnages seront nomm√©s ¬ę Red ¬Ľ et ¬ę Blue ¬Ľ dans Pok√©mon Or et Argent. L'exploitation du code du jeu par les fans a √©galement mis en √©vidence qu'il √©tait pr√©vu de pouvoir affronter le Professeur Chen en tant que d√©fi ultime du jeu[26] - [27].

À la fin du développement, après le retrait d'éléments servant au débogage qui ont libéré un peu d'espace dans la mémoire du jeu, un programmeur de Game Freak, Shigeki Morimoto, introduit secrètement un 151e Pokémon appelé Mew. Sa première intention était que seul le personnel de Game Freak soit au courant de l'existence de ce Pokémon et puisse l'obtenir[28] ; cependant, Tajiri révélera son existence au public quelques mois après la sortie des deux jeux et permettra aux joueurs de l'obtenir par le biais d'un événement promotionnel de Nintendo[29]. Ce Pokémon insaisissable fut à l'origine de nombreuses rumeurs sur les moyens de le capturer[30] jusqu'à ce qu'un glitch soit découvert en 2003 pour l'attraper[8].

Junichi Masuda.
Junichi Masuda compose les musiques et réalise l'environnement sonore.
√Čquipe de d√©veloppement[31]

Occident

Malgr√© le succ√®s que les jeux connaissent au Japon, leur publication en Occident pr√©sente de nombreuses difficult√©s, la premi√®re √©tant le manque d'engouement du public occidental pour les jeux vid√©o de r√īle, particuli√®rement sur Game Boy. De plus, il appara√ģt n√©cessaire d'adapter le jeu √† son nouveau public : les r√©f√©rences √† la culture japonaises sont limit√©es, et les noms des Pok√©mon sont adapt√©s en anglais[16]. Des craintes sont √©galement exprim√©es quant √† l'aspect mignon des Pok√©mon, qui pourraient ne pas √™tre bien re√ßu par le public am√©ricain : l'√©quipe d'adaptation sugg√®re de repenser et de renforcer leur design ; le pr√©sident de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, refuse, consid√©rant qu'il s'agit d'un d√©fi √† relever[32]. D'un point de vue technique, il appara√ģt impossible de simplement traduire les textes du jeu japonais en anglais en raison de la fragilit√© de leur code source, cons√©quence de leur d√©veloppement inhabituellement long ; les jeux sont donc enti√®rement reprogramm√©s √† partir du code-source de Pocket Monsters Bleu[23]. Enfin, les deux jeux sont renomm√©s ¬ę Pok√©mon ¬Ľ, contraction de ¬ę Pocket Monsters ¬Ľ devenue courante au Japon, √† cause du jeu de figurines Monster in my Pocket (en), dont le nom √©tait trop proche[33].

√Ä part les versions japonaise et anglaise du jeu, seules les versions fran√ßaise et allemande ont eu droit √† une traduction des noms de Pok√©mon. Le traducteur fran√ßais Julien Bardakoff explique en effet que Nintendo avait du mal √† envisager d'abandonner les noms japonais et anglais pour les versions europ√©ennes, √† la fois parce que les d√©veloppeurs y √©taient attach√©s, et parce que chaque nouveau nom devait faire l'objet d'un d√©p√īt de marque. Les noms fran√ßais retranscrivent plusieurs id√©es pr√©sentes dans le nommage japonais. Premi√®rement, on y retrouve des jeux de mots li√©s √† leur apparence, comme par exemple le mot-valise compos√© de "neuf" √† l'envers, de "feu" et de "renard" pour Feunard. Deuxi√®mement, des r√©f√©rences culturelles, telles que D'Artagnan, Mike Tyson, Nosferatu ou le l√©viathan dans Dardardgnan, Tygnon, Nosf√©rapti et L√©viator. Troisi√®mement, une gradation des termes utilis√©s quand les Pok√©mon √©voluent, ce qui s'illustre avec les mots "cool", "coups" et "carnage" dans les noms Roucool, Roucoups et Roucarnage. Quatri√®mement, des sonorit√©s qui √©voquent les r√©gions du pays ; les noms Racaillou et Piafabec ont √©t√© choisis en partie pour √©voquer les sonorit√©s respectivement proven√ßales et bretonnes. Cependant, le nommage fran√ßais ne s'appuie pas autant que le nommage japonais sur l'utilisation d'onomatop√©es, car celles-ci sont moins nombreuses et moins sp√©cifiques en fran√ßais. De plus, en japonais, les Pok√©mon dits "l√©gendaires" ont un nom simple et √©l√©mentaire pour refl√©ter leur caract√®re exceptionnel, tandis qu'en fran√ßais le caract√®re exceptionnel est mieux retranscrit par un nom plus complexe comportant par exemple une r√©f√©rence mythologique. Par exemple, Electhor, qui fait r√©f√©rence en fran√ßais au dieu nordique Thor, s'appelle „āĶ„É≥„ÉÄ„Éľ (SandńĀ) en japonais, ce qui est la transcription de l'anglais "Thunder", signifiant simplement "tonnerre". Certains Pok√©mon ont gard√© leur nom japonais, en particulier Pikachu qui, en tant que mascotte, devait conserver le m√™me nom √† l'international[34].

Les noms japonais des personnages principaux sont ¬ę Satoshi ¬Ľ (le h√©ros) et ¬ę Shigeru ¬Ľ (le rival), en r√©f√©rence √† Satoshi Tajiri et Shigeru Miyamoto. Ils deviennent ¬ę Ash ¬Ľ et ¬ę Gary ¬Ľ en version anglaise, et ¬ę Sacha ¬Ľ et ¬ę R√©gis ¬Ľ en version fran√ßaise, pour garder les sonorit√©s des noms japonais et ainsi conserver cet hommage. De plus, en fran√ßais, R√©gis renvoie au sketch des Nuls R√©gis est un con, aussi, le nom ¬ę r√©gis ¬Ľ lu √† l‚Äôenvers, se rapproche √©norm√©ment du nom japonais ¬ę shigeru/sig√©r ¬Ľ[35] - [36] - [37].

Pokémon version rouge et Pokémon version bleue sortent finalement le en Amérique du Nord, plus de deux ans et demi après les débuts Pokémon Vert et Rouge au Japon[5]. Ils paraissent dans la foulée en Australie, le , et un an plus tard en Europe, le . Chaque lancement s'accompagne de celui de toute la franchise Pokémon : dessin animé, cartes à jouer, mangas, jouets, etc.[16] Les jeux sont extrêmement bien reçus par le public occidental et Pokémon devient une franchise majeure de Nintendo.

Accueil

Une Game Boy Pocket.
Les jeux relancent les ventes de la Game Boy.

Imagin√©s par Tajiri aux d√©buts de la Game Boy en 1990, Pok√©mon Vert et Rouge suivent un d√©veloppement chaotique, principalement d√Ľ au manque de financement. D'autres jeux produits plus rapidement permettent au projet, ambitieux sur le papier, d'√™tre maintenu en vie. Au bord de l'abandon en 1993[38], les d√©veloppements de Pok√©mon Vert et Rouge sont finalement termin√©s en . Par manque de soutien de Nintendo et alors que la console est en fin de vie, la commercialisation pour les f√™tes est manqu√©e et n'est effective qu'en . Le d√©marrage du jeu, en partie d√Ľ aux derni√®res grandes sorties de la Super Nintendo et √† celle de Resident Evil, est poussif. Mais fort du bouche-√†-oreille positif, Tajiri d√©cide de r√©v√©ler au public l'existence du Pok√©mon secret Mew[29] - [16], ajout√© en toute fin de d√©veloppement lors de la phase de d√©bogage[39]. En avril, CoroCoro Comic organise un concours ¬ę Offre du Pok√©mon l√©gendaire ¬Ľ, dont les 20 gagnants se verront remettre le Pok√©mon introuvable : 78 000 personnes participent au concours[29]. Tajiri expliquera que son but √©tait d'obliger les joueurs √† √©changer entre eux ce Pok√©mon et de maintenir l'int√©r√™t du jeu en cr√©ant un mythe aliment√© par le bouche-√†-oreille[17]. Apr√®s cet √©v√©nement, les ventes explosent : le jeu reste un an et demi en t√™te des ventes au Japon[29] ; avec la sortie de la version bleue, les trois versions japonaises deviennent le premier jeu √† passer le seuil symbolique des 10 millions d'exemplaires vendus au Japon[40]. Le jeu restera plus de 25 ans le jeu le plus vendu du pays, avant d'√™tre d√©tr√īn√© par Animal Crossing: New Horizons fin 2022[41].

Au Japon, les versions verte, rouge et bleue combin√©es se sont vendues au total √† 10,22 millions d'exemplaires[40] - [42] ; en Am√©rique du Nord, Rouge et Bleu se vendent √† 11,27 millions d'exemplaires et √† 8,89 millions d'exemplaires en Europe[42]. En 2009, les jeux sont entr√©s dans le Livre Guinness des records en tant que ¬ę meilleure vente de RPG sur Game Boy ¬Ľ et ¬ę meilleure vente de RPG de tous les temps ¬Ľ[43]. √Ä leur sortie, les jeux r√©alisent la seconde meilleure vente mondiale avec plus de 31 millions de jeux vendus dans le monde[40] - [42] ; ils se sont fait depuis d√©passer notamment par Wii Sports en 2006, Mario Kart Wii en 2008 ou encore Wii Sports Resort en 2009[42].

Le succ√®s de Pok√©mon Rouge et Bleu a √©t√© attribu√© au c√īt√© innovant de l'exp√©rience de jeu, plut√īt qu'aux effets audiovisuels. Des documents publi√©s par la Columbia Business School indiquent que les enfants japonais comme am√©ricains pr√©f√®rent le gameplay d'un jeu √† ses effets audios ou visuels ; en ce qui concerne Pok√©mon, l'absence de ces effets artificiels aurait mis en avant l'imagination et la cr√©ativit√© de l'enfant[44]. ¬ę Avec tous les dialogues, les textures et plus encore, il y a quelque chose de rafra√ģchissant dans l'excellent syst√®me de jeu, qui vous fait oublier les faibles graphismes 8 bits. ¬Ľ a m√™me comment√© The Guardian[N 6] - [45].

Aperçu des notes reçues
Presse papier
Média Note
Consoles + (FR) 95 %[46]
EGM (US) 8,5/10[47]
Nintendo Power (US) 7,2/10[48]
Player One (FR) 89 %[49]
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 7/10[50]
GameSpot (US) 8,8/10[6]
IGN (US) 10/10[5]
Jeuxvideo.com (FR) 16/20[51]

√Ä leur sortie, Pok√©mon Rouge et Bleu ont re√ßu de la presse sp√©cialis√©e des retours principalement bons, avec une moyenne globale de 88 % sur GameRankings[47] - [N 7]. La critique a √©t√© plus particuli√®rement √©logieuse sur les fonctionnalit√©s multijoueurs d'√©changes ou de combats entre Pok√©mon. Craig Harris, d'IGN, accorde aux jeux un 10/10, relevant que ¬ę M√™me si vous avez termin√© la qu√™te principale, vous n'avez peut-√™tre pas tous les Pok√©mon du jeu. Le d√©fi de tous les capturer est assur√©ment l'aspect le plus important du jeu. ¬Ľ[N 8] Il commente √©galement la popularit√© des jeux chez les enfants, la qualifiant de ¬ę folie ¬Ľ[5]. Peter Bartholow, de GameSpot, qui attribue un 8,8/10 aux jeux, d√©plore cependant la faible qualit√© des graphismes et de la bande son, consid√©rant qu'il s'agit des seuls d√©fauts du jeu. Il salue le potentiel de rejouabilit√© des jeux de par sa vari√©t√©, ainsi que leur aspect universel : ¬ę Contrairement aux apparences, Pok√©mon est un RPG unique en son genre, profond, avec un excellent mode multijoueur. Comme tout RPG, le jeu est suffisamment accessible pour les nouveaux joueurs, tout en divertissant les fans du genre. Il est incontestablement un des meilleurs jeux de la Game Boy √† ce jour ¬Ľ[N 9] - [6].

Pok√©mon a cependant fait l'objet de condamnations de religieux fondamentalistes de diverses confessions, qui le consid√©rait comme contraire √† leur foi. Le fait que les Pok√©mon √©voluent a notamment √©t√© vis√© par des religieux pr√īnant une lecture litt√©rale des textes religieux d√©crivant la cr√©ation du monde et refusant la th√©orie de l'√©volution[52]. En Arabie saoudite, une fatwa du grand mufti Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh a interdit l'ensemble des produits Pok√©mon dans le pays en 2001. Il les assimile notamment √† des jeux d'argent, interdits par l'Islam, les accuse de ¬ę poss√©der les esprits ¬Ľ des enfants, de promouvoir le darwinisme et d√©nonce la pr√©sence sur les cartes de jeux d'¬ę √©toiles √† six branches, symbole du sionisme international et de l'√Čtat d'Isra√ęl ¬Ľ et de ¬ę croix sous diff√©rentes formes ¬Ľ[53] - [54].

Historique des versions

Pocket Monsters Vert et Rouge

Pok√©mon Vert („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ Á∑Ď, Poketto MonsutńĀ Midori, lit. Pocket Monsters Vert) et Pok√©mon Rouge („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ ŤĶ§, Poketto MonsutńĀ Aka, lit. Pocket Monsters Rouge) sont les jeux Pok√©mon originellement publi√©s au Japon, le [55]. Elles ont pour mascotte l'ultime √©volution des deux premiers Pok√©mon de d√©part, Florizarre et Dracaufeu[56] (Venusaur et Charizard). Elles se sont vendues rapidement, en partie gr√Ęce √† Nintendo, qui avait eu l'id√©e de produire deux versions du jeu au lieu d'un seul titre, ce qui incita certains consommateurs √† acheter les deux[57]. Tels quels, ces deux jeux ne franchiront jamais les fronti√®res du Japon : ils seront enti√®rement remani√©s au moment de leur parution en Occident pour devenir Pok√©mon Rouge et Bleu.

Pocket Monsters Bleu

Pok√©mon Bleu („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ ťĚí, Poketto MonsutńĀ Ao, lit. Pocket Monsters Bleu) est une r√©√©dition de Pok√©mon Rouge et Vert sortie exclusivement au Japon le [58] avec pour mascotte le troisi√®me Pok√©mon de d√©part, Tortank[56] (Blastoise). Il est d'abord √©dit√© en s√©rie limit√©e et vendu par correspondance aux seuls abonn√©s de CoroCoro Comic[59] avant d'√™tre commercialis√© le [29]. Par rapport aux versions originales, certains bugs sont corrig√©s, des dialogues modifi√©s et l'ensemble des images des Pok√©mon sont retravaill√©es[58] - [60]. Les Pok√©mon absents de cette version sont un m√©lange de ceux des deux versions originales[N 3]. Ce sont le code et les images de ce jeu qui serviront de base aux versions rouge et bleue √©dit√©es partout dans le monde[59].

Pokémon Rouge et Bleu

Pokémon version rouge et Pokémon version bleue sont les adaptations de Pockets Monsters Vert et Rouge parues hors du Japon dans le monde entier. Ces jeux sont sortis le en Amérique du Nord, le en Australie[55], à partir du en Europe[61] et le en France[62] et ont pour mascotte Dracaufeu et Tortank[56] (Charizard et Blastoise). Bien qu'ils reprennent les Pokémon exclusifs de Pocket Monsters Vert pour la version bleue et Pocket Monsters Rouge pour la version rouge[N 3], ils ne sont pas identiques aux jeux japonais, ayant été recodés à partir du code source de Pocket Monsters Bleu[59].

Pokémon Jaune

Cartouches des jeux Pokémon Rouge, Bleu et Jaune.

Pok√©mon version jaune : √Čdition Sp√©ciale Pikachu („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ„ÉĒ„āę„ÉĀ„É•„ā¶, Poketto MonsutńĀ Pikachu, lit. Pocket Monsters Pikachu) est le quatri√®me titre de la s√©rie Pok√©mon au Japon, et le troisi√®me en Am√©rique du Nord, en Europe et en Australie. Le jeu est une version l√©g√®rement modifi√©e de Pok√©mon Rouge et Bleu, avec Pikachu pour mascotte[56] ; au contraire des jeux pr√©c√©dents, il est en couleur. Pok√©mon Jaune est sorti sur Game Boy au Japon en 1998, en Am√©rique du Nord et en Australie en 1999 et en Europe en 2000[63].

L'intrigue et le gameplay de Pok√©mon Jaune sont en grande partie les m√™mes que dans Pok√©mon Rouge et Bleu[64], mais Pok√©mon Jaune dispose toutefois de changements pour rendre le jeu plus semblable √† la s√©rie anim√©e. Comme Sacha (Ash) dans la s√©rie anim√©e, le joueur re√ßoit un Pikachu en tant que Pok√©mon de d√©part, lequel suit le joueur plut√īt que d'√™tre enferm√© dans une Pok√© Ball et peut exprimer des √©motions[65] - [66]. D'autres modifications mineures de gameplay ont √©t√© faites, comme l'apparition des personnages de la s√©rie t√©l√©vis√©e Jessie, James et Miaouss (Meowth)[67]. Comme dans Pok√©mon Rouge et Bleu, douze Pok√©mon sont introuvables dans la version[N 3] - [68].

Bien qu'il ne soit qu'une variante de Pok√©mon Rouge et Bleu, Pok√©mon Jaune s'est av√©r√© extr√™mement populaire. En Am√©rique, il est devenu le jeu de poche le plus rapidement vendu de tous les temps, la cartouche s'√©tant vendue √† plus d'un million d'exemplaires durant les deux premi√®res semaines, battant le record de Ocarina of Time[69]. Le jeu est rest√© en haut des ventes durant de nombreuses semaines. Il est entr√© dans le Livre Guinness des records en 2001 pour son record de s'√™tre vendu en un million d'exemplaires en seulement un mois[70]. Au total, dans le monde, la cartouche s'est vendue √† 14,64 millions d'exemplaires[42]. Dans l'ensemble, Pok√©mon Jaune a bien √©t√© accueilli par la critique, avec un score global de 85 % sur GameRankings[71].

Postérité

Console Game Boy Color illustrée avec des images de Pikachu et Pichu.
Premier modèle de Game Boy Color aux couleurs de Pokémon.

Pokémon Rouge et Bleu sont à l'origine de la Pokémania[16] et les fondateurs de ce qui allait devenir une franchise pesant 152 milliards d'euros vingt ans plus tard[72] - [57]. Ils sont déclinés sous de nombreuses formes et sont à l'origine de nombreux autres jeux vidéo ; ils restent aujourd'hui un jeu vidéo de référence.

Adaptations et rééditions

Conséquence de leur succès, Pokémon Rouge et Bleu sont déclinés en série télévisée, en jeu de cartes[29], ainsi qu'en de nombreux mangas[73]. De nombreux jeux dérivés sont créés, notamment Pocket Monsters Stadium (1998) et Pocket Monsters Stadium 2 (1999)[N 10] - [74], ou Pokémon Pinball (1999), un jeu de flipper divisé en deux flippers différents, l'un rouge, l'autre bleu[75]. En 2013, ces jeux sont de nouveau adaptés en une mini-série intitulée Pokémon : Les Origines, beaucoup plus fidèle à l'intrigue originale que la série télévisée principale[73].

L'intrigue de Pok√©mon Rouge et Bleu est prolong√©e par les jeux Pok√©mon Or et Argent o√Ļ le joueur peut acc√©der √† Kanto, la r√©gion de Pok√©mon Rouge et Bleu, pour en d√©fier les Champions, y compris Red et Blue : Blue a remplac√© Giovanni comme huiti√®me champion et l'ultime d√©fi du jeu consiste √† vaincre Red, lequel aligne une √©quipe particuli√®rement puissante[76]. Nintendo publiera de nombreux jeux reprenant le syst√®me de jeu de Pok√©mon Rouge et Bleu, chaque √©dition contenant une centaine de nouveaux Pok√©mon[77] : Or et Argent (1999), Rubis et Saphir (2002), Diamant et Perle (2006), Noir et Blanc (2010) et Noir 2, Blanc 2 (2012), X et Y (2013), Soleil et Lune (2016), Ultra-Soleil et Ultra-Lune (2017), √Čp√©e et Bouclier (2019) et √Čcarlate et Violet (2022).

En 2004, Pok√©mon Rouge et Bleu font l'objet de remake sur Game Boy Advance sous le titre de Pok√©mon version rouge feu et Pok√©mon version vert feuille („ÉĚ„āĪ„ÉÉ„Éą„ÉĘ„É≥„āĻ„āŅ„Éľ „Éē„ā°„ā§„āʄɨ„ÉÉ„ÉČ„ÉĽ„É™„Éľ„Éē„āį„É™„Éľ„É≥ -, Poketto MonsutńĀ Faia Reddo - Rńęfu Gurńęn, lit. Pocket Monsters Fire Red - Leaf Green)[78]. Ces nouveaux jeux, d√©velopp√©s par Game Freak et publi√©s par Nintendo, sont sorties au Japon le , en Am√©rique du Nord le , et en Europe le [78]. Ils utilisent le moteur graphique de Pok√©mon Rubis et Saphir et reprennent int√©gralement l'intrigue de Pok√©mon Rouge et Bleu, en y ajoutant quelques d√©fis suppl√©mentaires une fois la ligue Pok√©mon battue[79]. √Ä l'occasion du 20e anniversaire de la franchise, le , les versions rouge, bleue et jaune sont √©galement r√©√©dit√©es sur la Console virtuelle de la Nintendo 3DS[80].

En , une partie de Pokémon Rouge est mise en ligne sur la plate-forme de streaming de jeu vidéo Twitch : nommée Twitch Plays Pokémon, elle permet à tous les spectateurs de jouer en même temps. Cette partie devient un mème Internet, regroupant un million de joueurs et 36 millions de spectateurs[81] - [82].

Notoriété

Pok√©mon Rouge et Bleu restent aujourd'hui des r√©f√©rences en mati√®re de jeu vid√©o. Ainsi, ils figurent √† la 72e place du classement des cent meilleurs jeux de tous les temps √©tabli par IGN en 2003 : les testeurs notent que le jeu a ¬ę entam√© une r√©volution ¬Ľ et font l'√©loge de la profondeur du jeu, de la complexit√© de sa strat√©gie, ainsi que la possibilit√© d'√©changes entre les jeux[83]. Deux ans plus tard, ils atteignent la place 70 du classement mis √† jour, en raison de leur h√©ritage, ayant inspir√© plusieurs suites en jeux vid√©o, films, √©missions de t√©l√©vision et de nombreux autres produits, tous enracin√©s dans la culture populaire[84]. En 2007, Pok√©mon Rouge et Bleu ont √©t√© class√©s √† la 37e place du m√™me classement, les testeurs soulignant la long√©vit√© du jeu[25]. En 2009, VG Chartz les positionne 19e parmi un classement de ses cent meilleurs jeux[85] et l'Official Nintendo Magazine les classe 52e des cent meilleurs jeux Nintendo[86]. Pok√©mon Rouge et Bleu sont en t√™te du classement des cinq jeux ¬ę Late to the Party ¬Ľ √©tabli par le site de jeux vid√©o 1UP.com, s√©lectionnant des titres qui ont ¬ę montr√© un potentiel inexploit√© d'une console de jeu vid√©o ¬Ľ et ont fait partie des derniers jeux √† sortir sur leur console ; ils sont d√©crits comme l'¬ę arme secr√®te ¬Ľ de Nintendo lorsque les jeux sont sortis sur Game Boy, √† la fin des ann√©es 1990[57]. En 2012, GamesRadar+ d√©signe √©galement le duo de jeux comme √©tant les meilleurs jeux Game Boy de tous les temps[87].

Notes et références

Notes

  1. Les noms de ¬ę Kanto ¬Ľ, ¬ę Red ¬Ľ et ¬ę Blue ¬Ľ ne seront attribu√©s qu'√† partir de la deuxi√®me g√©n√©ration de jeux vid√©o, dans Pok√©mon Or et Argent ; aucun jeu de la premi√®re g√©n√©ration n'y fait allusion.
  2. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.
  3. Voir la liste des Pokémon de Pokémon Rouge, Vert, Bleu et Jaune.
  4. [image]Image de Capsule Monsters sur Bulbapedia
  5. [image]Image de Capsule Monsters sur Bulbapedia
  6. ¬ę With all the talk of game engines and texture mapping and so on, there is something refreshing about this superlative gameplay which makes you ignore the cutesy 8-bit graphics. ¬Ľ.
  7. Pokémon Rouge obtient une moyenne de 87,86 % en se basant sur 21 notes ; Pokémon Bleu obtient une moyenne de 88,33 % en se basant sur 15 notes.
  8. ¬ę Even if you finish the quest, you still might not have all the Pok√©mon in the game. The challenge to catch 'em all is truly the game's biggest draw. ¬Ľ.
  9. ¬ę Under its cuddly exterior, Pok√©mon is a serious and unique RPG with lots of depth and excellent multiplayer extensions. As an RPG, the game is accessible enough for newcomers to the genre to enjoy, but it will entertain hard-core fans as well. It's easily one of the best Game Boy games to date. ¬Ľ.
  10. Pocket Monsters Stadium n'a jamais été publié en Occident tandis que Pocket Monsters Stadium est sorti sous le titre de Pokémon Stadium.

Références

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Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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