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Siagne

La Siagne est un fleuve français arrosant les départements des Alpes-Maritimes (57 %) et du Var (43 %), en région Provence-Alpes-CÎte d'Azur, et qui matérialise partiellement la limite entre ces deux départements.

La Siagne
Illustration
Les Gorges de la Siagne.
Loupe sur carte verte la Siagne sur OpenStreetMap.
Caractéristiques
Longueur 44,3 km [1]
Bassin 556 km2 [1]
Bassin collecteur la Siagne
DĂ©bit moyen 8,75 m3/s (PĂ©gomas) [2]
Régime pluvial méridional
Cours
Source source
· Localisation Saint-Vallier-de-Thiey
· Altitude 633 m
· CoordonnĂ©es 43° 43â€Č 43″ N, 6° 50â€Č 15″ E
Embouchure la mer Méditerranée
· Localisation Mandelieu-la-Napoule
· Altitude m
· CoordonnĂ©es 43° 31â€Č 52″ N, 6° 56â€Č 54″ E
GĂ©ographie
Pays traversés Drapeau de la France France
DĂ©partements Alpes-Maritimes, Var
Régions traversées Provence-Alpes-CÎte d'Azur

Sources : SANDRE:« Y55-0400 », Géoportail, Banque Hydro, OpenStreetMap

Étymologie

Il est probable que le nom soit une variante du mot sanha qui désigne une variété de roseaux : marais, en occitan (Mistral F.)[3].

On discute Ă©galement une origine prĂ©-indo-europĂ©enne *SEG- (d'oĂč viendrait aussi Seine). La Siagne, sur certaines cartes anciennes, est dĂ©signĂ©e sous le vocable de Cyagna[note 1], Cyagne[4], de Siagna[5].

Les trois « Siagne » prennent leur nom à partir des sources vauclusiennes qui les alimentent ; la température de leur eau est constante et égale à 11,5 °C :

  • la Siagne ou Grande Siagne prend son nom Ă  partir de l'exsurgence (anc. source vauclusienne) du Garbo (Saint-Vallier-de-Thiey) ;
  • la Siagnole prend son nom Ă  partir des sources vauclusiennes du Neissoun Ă  Mons, auparavant elle s'appelait le 'Fil' du fait de sa faible importance ;
  • la Siagne de la Pare ou de Mons, prend son nom Ă  partir de l'exsurgence (anc. source vauclusienne) de la Pare. Auparavant elle se nommait riviĂšre des Eaux Noires[6].

Historique

Au tertiaire, OligocÚne, Stampien, la Siagne, comme beaucoup d'autres cours d'eau de la région coulait en sens inverse. On peut en observer la réminiscence dans la maniÚre dont la Siagnole, le Miron et la Siagne de la Pare s'abouchent dans la Siagne : en remontant vers le nord ou vers l'est[7].

Dans l'AntiquitĂ©, la Siagne s'appelait l'Apron (Î‘Ï€ÏÎżÎœÎ± Ï€ÎżÏ„Î±ÎŒÎżÎœ)[8] (Strabon).

Du néolithique, il subsiste de nombreuses traces sous forme d'habitats fortifiés (oppidum), tumulus, tombes en bloc, grottes habitées, grottes sépulcrales.

De l'Ăąge du fer, il ne reste que peu de traces,

Les Ligures, puis les celto-ligures laissÚrent une série d'ouvrages monumentaux (oppidums). Le fleuve faisait la frontiÚre entre les peuples des Déciates, à l'est, et les Oxybiens, à l'ouest[9].

De la période romaine, en plus des traces d'habitats éparses, l'aqueduc de Mons à Fréjus captant l'eau du Neissoun (source vauclusienne de la Siagnole) est le monument le plus important, et il est encore en service sur ses 7 premiers kilomÚtres.

Par la suite de nombreux moulins (appelés usines), à rouets puis à roue, ont été installés sur tout le cours de la Siagne, ses affluents et leurs sous-branches : moulins à farine, à olives, à foulon, à plùtre, des papeteries
 seuls les moulins communaux de Mons-sur-la-Siagnole sont encore en état de fonctionnement aprÚs avoir été rachetés par leur meuniers.

Du passé récent, on retrouve la trace de trÚs nombreuses constructions en pierre sÚche[10] : cabanes, abris, agachons, cabanons, bergeries, cochonniers, descargadous, aiguiers, citernes, glaciÚres, puits, fours, fours à chaux, fours à poix, fours à cade, restanques, murs, murs à abeilles, calades, aires de battage, recavades, clots, enclos, garennes, lÚques, apiÚs.

GĂ©ographie

Carte de la Siagne (1845).

La Siagne d'Escragnolles (dite parfois « de St Vallier Â») prend sa source sur la commune d'Escragnolles, bien au-delĂ  du hameau de Bail, sur les flancs sud de l'Audibergue entre les lieux-dits Colle et Colle-Est, Ă  633 m d'altitude[11].

D’une longueur de 44,3 km[1], la Siagne, dont le bassin versant est d'environ 520 kmÂČ, traverse ou longe les communes de Saint-Vallier-de-Thiey, Mons, Saint-CĂ©zaire-sur-Siagne, Callian, Montauroux, Le Tignet, Tanneron, Cabris, PĂ©gomas, Auribeau-sur-Siagne, La Roquette-sur-Siagne et Mandelieu-la-Napoule. Finissant paisiblement son pĂ©riple, elle rejoint la mer MĂ©diterranĂ©e Ă  Mandelieu, oĂč on l'a transformĂ©e en port de plaisance.

Elle forme une vallée qui abrite le canal de la Siagne. Ce canal alimente en eau potable les villes de Grasse et de Cannes.

Son bassin versant est bordé au nord par le massif de l'Audibergue (la Siagne a sa source au sud de ce massif à environ 630 mÚtres d'altitude), à l'ouest par les montagnes de Malay et du Lachens, à l'est par le plateau de Calern et celui de Caussols et au sud par le massif du Tanneron. Son cours est essentiellement dans sa partie amont celui d'un torrent, avec une pente moyenne de 3,5 %, mais devient celui d'un fleuve paisible en aval d'Auribeau-sur-Siagne avec une pente moyenne de 0,9 %.

  • Chutes de la Siagne aprĂšs la rĂ©surgence du BaĂŻl.
    Chutes de la Siagne aprÚs la résurgence du Baïl.
  • Chutes du BaĂŻl : vue aval.
    Chutes du BaĂŻl : vue aval.
  • Ruines du pont de chemin de fer Tignet.
    Ruines du pont de chemin de fer Tignet.
  • Siagne : Sources du Garbo.
    Siagne : Sources du Garbo.
  • Le Garbo et Font-sĂšche.
    Le Garbo et Font-sĂšche.
  • Hautes vallĂ©es de la Siagne, et de la Siagne de la Pare.
    Hautes vallées de la Siagne, et de la Siagne de la Pare.
  • AmĂ©nagements de la source vauclusienne du Garbo.
    Aménagements de la source vauclusienne du Garbo.
  • Haute-Siagne : chutes du Rey.
    Haute-Siagne : chutes du Rey.
  • Pont Saint-Jean.
    Pont Saint-Jean.
  • Arche naturelle dite de « Ponadieu Â».
    Arche naturelle dite de « Ponadieu Â».
  • Siagne : basse vallĂ©e : Auribeau-sur-Siagne.
    Siagne : basse vallée : Auribeau-sur-Siagne.
  • Embouchure de la Siagne Ă  Mandelieu-la-Napoule.
    Embouchure de la Siagne Ă  Mandelieu-la-Napoule.

Affluents

Chapelle et vallon Saint-Martin, riche en ammonites.

La Siagne a quatorze affluents référencés[1] :

  • Le Vallon de la Colle (Y5511040)
  • Le ruisseau de la Faye ou source de Nans (Y5511030)
    • Pour Bosc, il s'agirait de la Siagne elle-mĂȘme[12].
  • Le ruisseau du Vallon de Saint-Martin (Y5511060)
  • Le Vallon de la Combe (Y5511120)
  • La Siagne de la Pare ou Siagne de Mons, ou Siagnette, et 'riviĂšre des Eaux Noires' (Y5510500)
  • Origine : riviĂšre des Eaux Noires.
    Origine : riviĂšre des Eaux Noires.
  • Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne.
    Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne.
  • Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne (noter l'abouchement vers l'amont (G).
    Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne (noter l'abouchement vers l'amont (G).
  • Grotte et captage de la Pare, amĂ©nagĂ©s.
    Grotte et captage de la Pare, aménagés.
  • Canyoning.
    Canyoning.
  • Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne.
    Confluence de la Siagne de la Pare et de la Siagne.
  • Grotte et la source de la Pare (RD) qui alimente le canal Belletrud[13].
  • en 1929, la source de la Pare a Ă©tĂ© achetĂ©e Ă  la commune de Mons par le Syndicat Intercommunal des Cinq Communes pour 20.000 francs or, rapidement dĂ©pensĂ©s.
  • Le Miron (Y5510520)
  • Le Vallon de Miron, de l'AubarĂšde, sous les Louquiers.
    Le Vallon de Miron, de l'AubarĂšde, sous les Louquiers.
  • Le ruisseau de Miron.
    Le ruisseau de Miron.
  • l'Avenc (squelette d'ours) (rd[note 2])
  • Grotte des CanebiĂšres (rd)
  • La Siagnole (et le Fil) (dĂ©veloppĂ© Ă  part) Siagnole (Y5510540) ou Siagne Romaine[14].
    • bassin versant : 4.696 ha (sans compter le bassin versant du Neissoun)
    • L'aqueduc de Mons Ă  FrĂ©jus est alimentĂ© par la source vauclusienne du Neissoun Ă  Mons
    • Affluents de la Siagnole ou du Fil
      • Vallon des Travers (Y5511240)
      • vallon des Vennes (Y5511260)
      • Vallon Rouge
      • vallon de Roque AbeillĂšre (Y5511280)
      • Vallon des Ambus (Y5511300)
      • Vallon de San-Peyre (Y5511320)
  • Le Vallon des Gourgs (Y5511340)
  • La Font du Roure (Y5511360)
  • Ruisseau de Vernatelle (Y5511380)
  • Le Biançon (Y5520500), ou Riou Blanc ou Riou de Seillans (Y5520520), voir Lac de Saint-Cassien
Le Biançon, prolongé par le Riou-blanc, ou Riou de Seillans, en été.
  • À son origine et prend son nom lorsqu'il reçoit la Camiole, autrefois appelĂ© Binson[15]
  • Nait Ă  Seillans de plusieurs sources : Couchelongas, Cat et Niesson,
    • longueur : 14 720 m,
    • dĂ©bit le : 76 l/s.
    • bassin versant 11.217 ha, ce qui en fait une riviĂšre Ă  haut risque.
    • actuellement : rarement en haut, mĂȘme aprĂšs de fortes pluies.
  • Le Biançon participe Ă  l'alimentation de la retenue du barrage-poids de l'usine hydroĂ©lectrique EDF de Tanneron : voir Lac de Saint-Cassien.
  • Le Biançon, surexploitĂ©, est en train de devenir une riviĂšre fossile, mais reste trĂšs dangereux du fait de l'importance de son bassin versant,
  • Affluents du Biançon
  • qui naĂźt Ă  Seillans, est alimentĂ©e par la source de Bourigaille, 9 150 m de long, dĂ©bit le 24-10-1843 : 89 l/s.
    • la Camandre

Nait Ă  Fayence. En rive gauche :

  • 1 moulin (2) au sieur Abbe,
  • 1 moulin (2) au sieur Digne
  • 1 moulin (1) Ă  la commune de Fayence,
  • 1 moulin (2) au sieur Guiol,

En rive droite :

  • 1 moulin (2),
  • 1 ressence au sieur Allongue,
  • 1 moulin (2)
  • 1 ressence, au sieur Martin,

la Souate le Chautard

Ruines d'un des moulins du Chautard.

EntiĂšrement sur la commune de Tourrettes, 5 700 m de longueur, dĂ©bit le : 38 litres. Il reçoit :

  • la Courraire rejointe par le Vallon du Haut-Serminier,




  • AmĂ©nagements hydrauliques :
  • 3 prises d'eau dont 1 avec barrage sur Tourettes,
  • 1 barrage pour irrigation rive droite
  • 2 canaux
  • 3 moulins Ă  farine RG Ă  Mrs Allongue et Boyer,
  • 1 moulin Ă  huile RG au sieur Allongue,
  • 1 ressence RG Ă  M. De Villeneuve,
  • 1 moulin Ă  huile,
  • 1 ressence Ă  M. de Villeneuve,
  • 2 canaux d'irrigation pour Tourrettes

le vallon des Combes la Camiole Prend sa source Ă  Tourrettes, longueur = 5 600 m, dĂ©bit le 24-10-1843 : 61 l/s. Elle reçoit

  • le vallon de Mailla
  • le vallon de Vincent
  • le vallon de la Route

3 prises d'eau dont 1 avec barrage

En rive droite :

  • 2 moulins Ă  farine Ă  la commune de Callian,
  • 1 moulin Ă  huile Ă  la commune de Callian,
  • 3 moulins Ă  huile Ă  Mrs Mazard, Valalvieille et Rebuffel,
  • 1 ressence,

En rive gauche :

  • 1 barrage pour l'irrigation des CheneviĂšres,

le vallon de Saint-Martin du Serminier

Vallon de Saint-Martin du Serminier (ou des Sources).

le vallon de la Carpénée (Y551380) Reçoit le Vallon de l'hubac de Peillon,

Vallon de la Carpénée à sa confluence avec le Biançon à Fondurane.

le vallon de Gaudon le vallon de Laquet (Y5521420)

Vallon de Larquet avec ses ruines de l'aqueduc de Fréjus.

le vallon de Castanier (ou des Coulombons)

Vallon des Coulombons (ou Castagnier) avec ses ruines de l'aqueduc de Mons à Fréjus.

la riviÚre des Vaux (Y5520580) Elle reçoit :

  • le vallon de Friaoud,
  • le vallon du chemin charretier,
  • le vallon de Fer (Y5521580)
  • le vallon Gros de la Verrerie (Y5520600)
  • 10 km de long : prend sa source aux confins de Mandelieu
  • AmĂ©nagements du Biançon ou Riou Blanc ou Riou de Seillans

À Seillans :

  • 7 moulins (2), 4 moulins (1), 1 moulins (4), 2 fabriques de laine

À Montauroux

  • 1 moulin Ă  farine (Fondurane), 1 scierie Ă  Sieur Bertrand

Barrage de Tanneron et lac de Saint-Cassien retenue EDF

Elle nait Ă  ChĂąteauneuf et posant encore bien des problĂšmes de pollution.

À Mouans, rive gauche, au sieur Hugues :

  • 1 moulin (1), 1 moulin (2), 1 scierie,

À PĂ©gomas, en rive droite : Ă  M. DrĂ©e :

  • 1 moulin (1), 1 moulin (2), 1 moulin (4), 1 scierie
  • Le Gabre
  • La FrayĂšre
  • La VernĂšde (Y5531820)
    • ru descendant du Tanneron
  • La ThĂ©ouliĂšre
    • ru descendant du Tanneron

Hydrologie

La Siagne est un petit fleuve relativement bien fourni toute l'année, dont le niveau varie selon les pluies.

La Siagne Ă  PĂ©gomas

Son dĂ©bit a Ă©tĂ© observĂ© sur une pĂ©riode de 41 ans (1967-2007), Ă  PĂ©gomas, peu en amont de Cannes et donc non loin de son embouchure dans la mer[2]. Le bassin versant du fleuve y est de 515 km2, c'est-Ă -dire sa presque totalitĂ©.

Le module du fleuve Ă  PĂ©gomas est de 8,75 m3/s.

La Siagne prĂ©sente des fluctuations saisonniĂšres pouvant se rĂ©sumer en un rĂ©gime Ă  deux pĂ©riodes. Les hautes eaux dĂ©butent en octobre et continuent jusqu'en mai inclus. Elles portent le dĂ©bit mensuel moyen Ă  un niveau situĂ© entre 9,75 et 14,1 m3/s, avec un lĂ©ger sommet en novembre suivi d'une trĂšs lĂ©gĂšre baisse en dĂ©cembre, et un second sommet en janvier. DĂšs la fin du mois de mai s'amorce la descente assez rapide vers les basses eaux d'Ă©tĂ© qui mĂšnent Ă  l'Ă©tiage de juillet-aoĂ»t avec un minimum moyen minimal de 1,82 m3/s en aoĂ»t, ce qui reste encore assez apprĂ©ciable. Au total, les oscillations saisonniĂšres ne sont pas trop importantes. Cependant les fluctuations de dĂ©bit peuvent ĂȘtre beaucoup plus prononcĂ©es sur de plus courtes pĂ©riodes.

Étiage ou basses eaux

Le VCN3 peut chuter jusque 0,39 m3/s, en cas de pĂ©riode quinquennale sĂšche, ce qui n'est pas trĂšs sĂ©vĂšre dans le Midi français.

Crues

Niveau de la Siagne Ă  son embouchure.

Comme presque partout en Provence, les crues peuvent ĂȘtre assez importantes, du moins pour un petit fleuve Ă  bassin rĂ©duit. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 140 et 210 m3/s. Le QIX 10 est de 250 m3/s et le QIX 20 de 290 m3/s. Quant au QIX 50, il se monte Ă  350 m3/s. Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans, l'on doit s'attendre Ă  une crue de l'ordre de 140 m3/s, et tous les dix ans une crue de 250 m3/s doit statistiquement survenir.

Le dĂ©bit instantanĂ© maximal enregistrĂ© a Ă©tĂ© de 382 m3/s le , tandis que le dĂ©bit journalier maximal se montait Ă  314 m3/s le mĂȘme jour. En comparant cette valeur avec l'Ă©chelle des QIX du fleuve, il apparaĂźt que cette crue Ă©tait plus importante que la crue cinquantennale calculĂ©e (QIX 50) et donc exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique

Au total, la Siagne est un petit fleuve relativement abondant. La lame d'eau Ă©coulĂ©e dans son bassin versant est de 537 millimĂštres annuellement ce qui est Ă©levĂ©, valant nettement plus que la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais un peu infĂ©rieur Ă  la lame de la totalitĂ© du bassin du Var son voisin par exemple (553 millimĂštres par an). Le dĂ©bit spĂ©cifique du fleuve (ou Qsp) atteint 17 litres par seconde et par kilomĂštre carrĂ© de bassin.

Aménagements de la Siagne

Moulins usines, papeteries, scieries sur la Siagne

En 1855, le cadastre rĂ©pertoriait 1 194 moulins dans le Var[16]. Pendant au moins deux siĂšcles, l'eau, souvent rebaptisĂ©e houille blanche, reprĂ©sentait la principale source d'Ă©nergie, et la moins chĂšre : ainsi les moulins, alors baptisĂ©s usines, se sont multipliĂ©s le long du moindre cours d'eau sous la poussĂ©e des communes et des particuliers. Ces moulins ne consommaient guĂšre d'eau, mais leurs biefs d'alimentation servaient aussi Ă  fournir l'eau d'irrigation aux champs avoisinants. il s'est ensuivi une surconsommation jamais maĂźtrisĂ©e. Les pĂ©riodes de sĂ©cheresse aggravent actuellement cette situation et de nombreux cours ont tendance Ă  se fossiliser, mettant au chĂŽmage bien des braconniers de la truite ou de l'Ă©crevisse


Moulins Ă  (1)= Farine, (2)= olives, (3)= plĂątre 4=ressence, (5)= Ă  foulons, (6)= forges

À Escragnolles, en rive droite :

  • 1 moulin (1),

À Saint-Vallier-de-Thiey, en rive gauche : au sieur Ollivier :

  • 2 moulins (1)

À Callian, en rive droite : au Dr Maure :

  • 3 moulins (1), 1 ressence, 1 papeterie,

À Saint-CĂ©zaire, en rive gauche : au sieur Amic :

  • 2 moulins (1), 2 moulins (2), 1 ressence,

À Montauroux, en rive droite :

  • 2 moulins(1), au sieur Fabre :
  • 2 moulins(2), au sieurs Imbert, Comte et Poule :
  • 1 ressence,

Au Tignet, en rive gauche : Ă  Mme de Navaille :

  • 2 moulins (1), 1 moulin (2), 1 papeterie, 1 scierie,

À Tanneron, en rive droite : au sieur Maubert :

Ruines du moulin de Saint-Cassien Ă  Tanneron.
  • 1 moulin (1), 1 scierie,

À Auribeau-sur-Siagne, en rive gauche : aux sieurs de DrĂ©e et Maganosc :

  • 1 moulin (1), 1 moulin (2), 1 scierie,

À PĂ©gomas, en rive gauche, au sieur Ricord, dĂ©nommĂ©s les moulins de l'Abadie :

  • 4 moulins (1), 1 scierie

Barrages, captures sur la Siagne

  • capture du canal de la Siagne,
  • Usine hydro-Ă©lectrique des Malines Ă  Saint-CĂ©zaire,
  • capture du canal d'alimentation de lac de Saint-Cassien Ă  Saint-CĂ©zaire (Veirachon),
  • capture de l'usine des eaux Ă  Auribeau,
  • capture de l'Écluse Ă  PĂ©gomas,
  • Canal de Meayne depuis la Roquette-sur-Siagne
  • GuĂ© de Mandelieu, oĂč en 405 se noya Galla la femme d'Eucher, Ă©vĂȘque de Lyon (qui mourut probablement en 449 et fut ensuite canonisĂ©.)

Canaux, biefs, béaliÚres sur la Siagne

  • Aqueduc de Mons Ă  FrĂ©jus
  • Canal de la Siagne
  • Conduite initiale.
    Conduite initiale.
  • Croisement du canal de la Siagne et du Belletrud au Rousset.
    Croisement du canal de la Siagne et du Belletrud au Rousset.
  • Conduite forcĂ©e des « Bassins Â» (976 marches de dĂ©nivelĂ© + un toboggan).
    Conduite forcĂ©e des « Bassins Â» (976 marches de dĂ©nivelĂ© + un toboggan).
  • Canal de la Siagne couvert.
    Canal de la Siagne couvert.
  • Canal de la Siagne en tunnel.
    Canal de la Siagne en tunnel.
  • Canal de la Siagne ouvert.
    Canal de la Siagne ouvert.
  • La Siagne canalisĂ©e Ă  La Napoule (ses berges sont envahies par des Herbes de la pampa).
    La Siagne canalisée à La Napoule (ses berges sont envahies par des Herbes de la pampa).
  • Canal de Belletrud
  • Canal du BĂ©al (PĂ©gomas, Mandelieu)
  • Canal de Meayne : de la Roquette sur Siagne, vers le BĂ©al
  • Bief et papeterie du Rey de Siagne
  • Bief du moulin des Ajustadous
  • La Siagne canalisĂ©e dans sa partie aval (Ă  La Napoule)

Autres

Le parcours du Golf Club Old Course de Cannes - Mandelieu sur les deux rives de la Siagne Ă  son embouchure. Le passage des joueurs d'une rive Ă  l'autre se fait par bac[17].

Environnement : les gorges

Les Gorges de la Siagne : sur la droite, le bois des Malines.

Les gorges de la haute Siagne sont magnifiques : nombreuses grottes, ruines de moulins et scieries, habitats fortifiés sur les sommets, flore relativement intacte. C'est un plaisir que de les parcourir en promenade, en suivant les GR, ou le long des canaux de dérivation : canal de la Siagne, canal Belletrud, bois des Malines[18]. On peut aussi les traverser en voiture par une route sinueuse, souvent à voie étroite :

  • accĂšs par Saint CĂ©zaire : par la D105,
  • accĂšs par Callian : par la D96,
  • accĂšs par Mons : par la D656.

Ces trois routes se rejoignent au Pont de Siagne, juste en aval de l'usine hydroélectrique, prÚs de la résurgence de la Foux, des grottes de la CombriÚre et des peintures, en rive droite, et des grottes de Pùques (réseau trÚs important).

Grottes

À Saint-CĂ©zaire[19] :

  • La Grande Baume : UTM32 : x = 0364532, y = 4890340, z = 590
  • Grande baume des Malines.
    Grande baume des Malines.
  • Grande baume des Malines.
    Grande baume des Malines.
  • Grotte de PĂąques Ă  Saint-CĂ©zaire-sur-Siagne.
    Grotte de PĂąques Ă  Saint-CĂ©zaire-sur-Siagne.
  • PĂąques (RG) et son trĂšs important rĂ©seau : UTM32 : x = 0319633, y = 4897694, 356,
  • Foux (RG) : UTM32 : x = 0319555, y = 4837419, z = 256
  • Grotte-exsurgence de la Foux de Saint-CĂ©zaire, aprĂšs un gros orage.
    Grotte-exsurgence de la Foux de Saint-CĂ©zaire, aprĂšs un gros orage.
  • Grotte-exsurgence de la Foux de Saint-CĂ©zaire, aprĂšs un gros orage.
    Grotte-exsurgence de la Foux de Saint-CĂ©zaire, aprĂšs un gros orage.
  • Grotte-rĂ©surgence de la Foux de Saint-CĂ©zaire, aprĂšs un gros orage.
    Grotte-résurgence de la Foux de Saint-Cézaire, aprÚs un gros orage.
  • Guano (RG) : UTM32 : x = 0319736, y = 4837064, z = 395 : Fait l'objet d'un arrĂȘtĂ© de protection Natura 2000 pour les chiroptĂšres.
  • Manuelle (RG)

À Mons

  • CombriĂšre (RD) : UTM32 : x = 0361995, y = 4887106, z = 330
  • Peintures (RD) : UTM32 : x = 0319337, y = 4837691, z = 329

Curiosités

  • Le pont de chemin de fer du Tignet (bombardĂ© lors de la retraite des Allemands en 1944). Ce viaduc signĂ© Gustave Eiffel[20] - [21] faisait partie de la ligne de chemin de fer Central-Var[22].
  • Arche naturelle de Ponadieu.

La démarche Natura 2000

  • À la suite du constat inquiĂ©tant d’une biodiversitĂ© en rĂ©gression voire en disparition au niveau planĂ©taire, l’Union europĂ©enne a dĂ©cidĂ© d’enrayer le processus. La dĂ©marche Natura 2000[23] consiste Ă  favoriser, sur les sites Ă©ligibles, le maintien de la biodiversitĂ© tout en tenant compte des exigences socio-Ă©conomiques dans une logique de dĂ©veloppement durable. Ainsi, l’Union europĂ©enne a Ă©tĂ© amenĂ©e Ă  adopter deux directives : l’une en concerne les oiseaux, l’autre en concerne certains habitats naturels, pour donner aux États membres un cadre commun d’intervention en faveur de la prĂ©servation des milieux naturels et des espĂšces.
  • La directive Habitats du , dite directive 92/43/C.E.E. dont relĂšve le site FR 9301574 « Gorges de Siagne Â», prĂ©voit la conservation des habitats de la faune et de la flore sauvages. Elle est inspirĂ©e de la Convention de Berne de 1989 relative Ă  la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe. En application, elle prĂ©voit la crĂ©ation d’un rĂ©seau Ă©cologique europĂ©en de Zones SpĂ©ciales de Conservation (ZSC).
  • Cette directive s'appuie sur 6 annexes et particuliĂšrement sur l'annexe II espĂšces faisant l'objet de mesures de conservation et l'annexe IV espĂšces faisant l'objet de mesures de protection strictes.
  • La France recĂšle de nombreux milieux naturels et espĂšces qui relĂšvent de cette directive et qui ont fait l’objet d’un recensement menĂ© sous l’égide du MusĂ©um national d'histoire naturelle. À partir de ce recensement, la directive a conduit Ă  la crĂ©ation d’un rĂ©seau Natura 2000 en 2006 qui reprend les objectifs fixĂ©s par la Convention sur la diversitĂ© biologique adoptĂ©e lors du « Sommet de la Terre » Ă  Rio de Janeiro en 1992 et ratifiĂ©e par la France en 1996.
  • Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversitĂ© biologique, tout en respectant les activitĂ©s humaines. ConcrĂštement, la dĂ©marche Natura 2000 ne consiste pas Ă  crĂ©er des sanctuaires de nature mais Ă  assurer la conservation ou le rĂ©tablissement d’espĂšces et d’espaces naturels reconnus d’intĂ©rĂȘt communautaire par la mise en Ɠuvre d’un dĂ©veloppement durable conciliant exigences Ă©cologiques et exigences Ă©conomiques, culturelles et sociales. Aussi, la directive habitats se veut ĂȘtre une directive de gestion Ă  partir d’une approche contractuelle privilĂ©giant la concertation avec tous les interlocuteurs concernĂ©s.

Le site FR 93 01574-2005 « Gorges de Siagne Â»

  • S’étend des sources du fleuve Ă  Escragnolles Ă  Auribeau-sur-Siagne sur une superficie d’environ 5 300 ha.

Au titre de la directive europĂ©enne 92/43/C.E.E. dite « Habitats », ce site a Ă©tĂ© retenu notamment en raison de son complexe de gorges parfois trĂšs profondes constituant une zone d’accueil pour de nombreuses espĂšces. La combinaison de facteurs climatiques et gĂ©ologiques a permis Ă  la Haute Siagne de conserver son caractĂšre sauvage. SituĂ©e Ă  un carrefour associant climats montagnard et mĂ©diterranĂ©en et substrats calcaire et cristallin, elle se caractĂ©rise par une grande diversitĂ© biologique pour la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur.

  • On distingue six grands types de milieux naturels sur le territoire de la Haute Siagne :
    • les milieux souterrains (grottes et cavitĂ©s) ;
    • les milieux saxicoles (falaises et Ă©boulis) ;
    • les milieux aquatiques (Siagne, Siagnole, Siagne de la Pare, et leurs sources) ;
    • les milieux humides (fonds de vallĂ©es et les gorges) ;
    • les milieux forestiers fermĂ©s (chĂȘnaie pubescente, chĂȘnaie verte, chĂątaigneraie, hĂȘtraie, charmaie, suberaie, mimosa, landes, maquis et garrigues) ;
    • les milieux ouverts (oliveraies, zones de cultures, pelouses, formations arbustives).
  • Ce site abrite 23 habitats d’intĂ©rĂȘt communautaire dont 7 d’intĂ©rĂȘt prioritaire, avec plus de 80 espĂšces de la faune protĂ©gĂ©es (hors oiseaux), une cinquantaine d’oiseaux protĂ©gĂ©s et 24 espĂšces vĂ©gĂ©tales protĂ©gĂ©es.
  • Le Syndicat InterdĂ©partemental Intercommunal Ă  Vocation Unique de la Haute Siagne a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© successivement opĂ©rateur du site pour Ă©laborer et faire valider le DOCOB, puis animateur pour la gestion du site tant de l’hydrosystĂšme que des milieux terrestres. Il a des comptes Ă  rendre Ă  l’État quant au travail effectuĂ© et aux rĂ©sultats obtenus.

Faune

Nid d'aigle.


PĂȘche

C'est une riviĂšre de 1re catĂ©gorie, oĂč on pĂȘche surtout la truite fario (implantĂ©e).


Voir aussi

Liens externes

Articles connexes

Notes et références

Notes

  1. Gallia Christiana.
  2. rd pour rive droite et rg pour rive gauche.

Références

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Siagne (Y55-0400) » (consulté le ).
  2. Banque Hydro - MEDDE, « SynthÚse de la Banque Hydro - La Siagne à Pégomas (Y5534030) » (consulté le ).
  3. Thierry D. : La haute vallée de la Siagne : Groupe de Recherches Historiques en Provence, Bulletin d'information no 10, 1997.
  4. Bouche H. La Chorographie, ou description de Provence et Histoire chronologique du mesme pays, Tome 1, Aix, David Ch. Imp., 1664.
  5. Chronol. LĂ©rin. II, p. 80.
  6. Carte des FrontiÚres de l'Est par les Ingénieurs militaires, 1677.
  7. Les Seigneuries d'outre-Siagne, Jeancard R., Robaudy Ed., Cannes, 1952.
  8. Polybe, XXXIII, VIII (2), Didot Ed., Paris.
  9. DaniÚle Roman, « M. Fulvius Flaccus et la frontiÚre transalpine », In Yves Roman (directeur de publication) La FrontiÚre, Séminaire de recherche, Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 1993. p. 60.
  10. Numérisation des données actuelles de l'inventaire départemental en cours des ouvrages traditionnels en pierre sÚche de la campagne varoise, réalisée par les membres de l'A.S.P.P.S.V. (Association pour la sauvegarde du patrimoine en Pierre sÚche du Var), Royon M., Bull. A.S.P.P.S.V., Draguignan, 2004 (6), p. 10-19.
  11. CG06 : La Force de l'eau - Les cours d'eau de l'arrondissement de Grasse et leur utilisation en 1845, ar Bosc.
  12. Bosc M. (géomÚtre en chef du cadastre), Rapport à Monsieur Teisseire, préfet du Var, sur les cours d'eau du Var et les moyens d'augmenter les irrigations, Draguignan, 1845.
  13. http://www.siccea.fr Le site du Syndicat Intercommunal qui gĂšre le Canal Belletrud.
  14. Les sources de la Siagnole de Mons, Étienne M., Thùse Doct. 3e cycle, 1987, Univ. Sc. et Tech. du Languedoc, Montpellier.
  15. Delisle G., le Coté et gouvernement de Provence, avec les terres adjacentes, divisé en diocÚse ou sénéchaussées et en vigueries, Her. Homann, Amsterdam, 1740, coll. per.
  16. Statistiques du Var et résumé généraux de la statistique de l'Empire, Teissier O., Garcin Ed., Draguignan, 1855.
  17. « Old Course Cannes », sur ffgolf.org
  18. Le bois des Malines (roman), Siccardi Jean, Presses de la Cité Ed., Paris, 1999 (ISBN 2-258-04897-4).
  19. Inventaire spéléologique des Alpes-Maritimes, Créac'h Yves, tome IV, chez l'auteur, Nice, 1987.
  20. Viaduc de la Siagne, sur structurae.net/fr/
  21. Le Barrage du lac de St Cassien et son mimosa
  22. Gassend, Jean-Loup, Le débarquement de Provence : opération Dragoon, août-septembre 1944, Bayeux, Heimdal, , 624 p. (ISBN 978-2-84048-353-3, OCLC 891553837, lire en ligne), p. 315-316.
  23. Quertier P., et al.: Guide du naturaliste dans le Var. Libris ed., Paris, 2002 (ISBN 2-907781-58-8).
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