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Glyptique

La glyptique (du grec ancien ÎłÎ»Ï…Ï€Ï„ÏŒÏ‚ / glyptĂłs, « objet gravĂ© ») est l'art de la gravure des pierres fines, comprenant la taille, et de la sculpture en creux (intaille) ou en relief (camĂ©e). Elle exprime le plus souvent des sujets tirĂ©s de la mythologie, des religions ou de thĂšmes culturels ou symboliques.

La glyptique *
Image illustrative de l’article Glyptique
Sceau-cylindre de la période d'Uruk, représentant une « ronde » d'animaux mythologiques
Domaine Savoir-faire
Lieu d'inventaire Île-de-France
Paris
* Descriptif officiel MinistĂšre de la Culture (France)
Camée antique. L'empereur romain Constantin est couronné par la déesse Constantinopolis.
Intaille reprĂ©sentant Julia Titi, fille de Titus, Ɠuvre d'Euodos (graveur). RĂ©utilisĂ© dans un dĂ©cor d'Ă©poque carolingienne.

Ce terme est souvent employé pour désigner l'art de tailler les sceaux-cylindres en Mésopotamie.

Le savoir-faire de la glyptique est reconnu en France par son inscription à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel[1].

Histoire

La glyptique est un savoir-faire trĂšs ancien. Des sceaux cylindriques gravĂ©s datĂ©s de 5000 ans av. J-C. ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s en basse MĂ©sopotamie dans la rĂ©gion de Sumer[2]. Durant l'AntiquitĂ©, la glyptique se dĂ©veloppe, en particulier en Égypte, grĂące aux traditionnelles amulettes gravĂ©es en pierres prĂ©cieuses.

La fonction premiĂšre de ces objets gravĂ©s est utilitaire (sceaux, etc.). Ils ne prennent la fonction d’Ɠuvre d'art que beaucoup plus tard.

À l'Ă©poque romaine

AprĂšs la conquĂȘte de la GrĂšce au IIe siĂšcle avant JC, des intailles et camĂ©es hellĂ©nistiques arrivent Ă  Rome et commencent Ă  ĂȘtre collectionnĂ©s par de riches hellĂ©nophiles. Au Ier siĂšcle avant J.-C. apparaissent les premiers objets produits pour des Romains, sans doute ouvragĂ©s par des artistes grecs[3].

La maison julio-claudienne réalise de grands camées impériaux (Grand Camée de France, Gemma Augustea...) et de nombreux portraits d'une immense qualité pour développer une propagande et asseoir son hégémonie[3].

Au Ier siÚcle de notre Úre, la production de petites intailles explose, surtout en agate, agate rubanée, améthyste, calcédoine, cornaline, cristal de roche, grenat, hématite, jaspe (rouge, jaune, sanguin...), lapis-lazuli, niccolo, onyx, plasma, prase, sardonyx. La cornaline est la plus fréquente et provenait du Deccan, ce qui explique la découverte d'intailles romaines sur la cÎte ouest de l'Inde (Arikamedu). Des intailles et camées en verre ont aussi été fabriqués, à moindre coût[4] - [5].

Les intailles se rĂ©pandent durant les premiers siĂšcles de notre Ăšre, souvent montĂ©es en bague, pouvant servir de matrice de sceau, comme Octave-Auguste qui signe ses documents par l'anneau qu'il a hĂ©ritĂ© de CĂ©sar[6]. Objets prĂ©cieux, les intailles et camĂ©es sont thĂ©saurisĂ©s et ont pu ĂȘtre trouvĂ©s dans des dĂ©pĂŽts avec des monnaies[3]. Leur style se fait alors plus simple et les compositions moins ambitieuses (figure seule, animaux, objets ou symboles).

Du IIe au IVe siÚcle circulent de nombreuses intailles magico-religieuses, gravées de figures plus ou moins gnostiques, empruntant à la religion gréco-romaine traditionnelle, à la religion égyptienne, aux traditions juives et chrétiennes bibliques, à l'Orient, utilisées à des fins médicales ou prophylactiques[7].

Les pierres sont taillées par abrasion. Une tige (ou « broche ») en fer recuit ou en cuivre use et creuse la surface par une rapide rotation entraßnant une poudre abrasive (pierre de Naxos, grÚs voire poudre de diamant). Le mouvement était obtenu par un archet ou une drille à pompe. Le travail était trÚs long et se terminait par un polissage qui faisait disparaßtre les traces de gravure pour un rendu plus « naturel », avec des broches douces, de plomb, d'étain, voire de buis, avec un abrasif doux. Des auteurs ont avancé une durée de 5 ans pour la réalisation du grand camée de Vienne, la Gemma Augustea[3].

Des lentilles convexes en cristal de roche auraient pu ĂȘtre utilisĂ©es comme loupe, mais essentiellement pour contrĂŽler le fini. Des globes de verre remplis d'eau pourraient avoir eu la mĂȘme fonction[3].

Les graveurs Ă©taient de statuts trĂšs diffĂ©rents : Dioskourides, qui a travaillĂ© pour Auguste[8], ou Euodos ont pu signer leurs Ɠuvres, ce qui est trĂšs rare dans l'AntiquitĂ©, mais Campanus, de PompĂ©i, Ă©tait esclave[3].

Au Moyen Âge


Durant la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale un grand nombre de camĂ©es et d’intailles de facture antiques sont rĂ©utilisĂ©es dans les Ars Sacra.  DĂšs l’époque carolingienne des exemples apparaissent, le plus emblĂ©matique Ă©tant la statue reliquaire de Sainte-Foy (comprenant trente-trois camĂ©es et trente-et-une intailles antiques). Une pratique Ă©tant courante par la suite et tout au long de la pĂ©riode. Au XIIe siĂšcle plusieurs exemples apparaissent dans le trĂ©sor de l’abbaye de Saint-Denis[9]. A l’exemple de l’escrain de Charlemagne dont subsiste aujourd’hui le sommet figurant une intaille reprĂ©sentant Julia Titi enchĂąssĂ©e dans une monture en or de rĂ©alisation mĂ©diĂ©vale. Au XIIIe siĂšcle contexte des croisades ouvre la pratique de la taille sur pierre Ă  de nouvelles perspectives. C’est en effet Ă  cette Ă©poque que les artistes vont s’atteler Ă  la gravure sur pierre semi-prĂ©cieuse et prĂ©cieuse, et ce au contact des camĂ©es et intailles antiques circulant en Europe de maniĂšre plus intensive[10]. Il s’agit d’un siĂšcle trĂšs riche concernant l’art de la glyptique et ce dans une large partie des foyers artistiques europĂ©ens. Nous retiendrons la chasse des Rois mages de la cathĂ©drale de Cologne comme exemple emblĂ©matique. RĂ©alisĂ©e entre 1180 et 1230 et attribuĂ©e Ă  l’atelier de Nicolas de Verdun (153x110x220cm, bois de chĂȘne, argent, or, cuivre, Ă©mail, pierreries, Cologne, Allemagne). Puis au XIVe et XVe siĂšcle ce type d’objet apparaĂźt de façon beaucoup plus importante dans les collections princiĂšres, notamment celle des Ducs de Berry et d’Anjou[10].     

Le Moyen Âge est Ă©galement la pĂ©riode oĂč les intailles vont servir de matrice de sceau. GrĂące Ă  leurs motifs gravĂ©s en creux, ces objets vont permettre d’imprimer la cire en relief. Ainsi tout au long de la pĂ©riode des pierres de facture antiques sont rĂ©utilisĂ©es notamment comme anneau sigillaire. Elles sont apprĂ©ciĂ©es en raison de la finesse de leurs tailles. A la fois pour le caractĂšre esthĂ©tique de l’objet mais Ă©galement du fait que cela rend l’empreinte de cire impossible Ă  falsifier.  C’est au XIIe et XIVe siĂšcles que les exemples sont le plus prĂ©sents, et ce principalement dans les pratiques sigillaires de la noblesse, de la bourgeoisie marchande et des membres ecclĂ©siastiques.  Ce phĂ©nomĂšne est visible dans toute l’Europe septentrionale et plus intensĂ©ment en Normandie, en Flandres et en Grande Bretagne.  Les pierres sont rĂ©utilisĂ©es comme tel en laissant intact l’iconographie antiques, ou alors sont ajoutĂ©s des dĂ©tails venant complĂ©ter la gravure et ainsi transformer le motif. Il est Ă©galement attestĂ© des pierres gravĂ©es de facture mĂ©diĂ©vales utilisĂ©es comme matrice de sceau copiant les motifs antiques les plus rĂ©pandus. Ainsi dans le cas de la Flandre, de nombreux exemples de ces pierres reprĂ©sentent des profils de tĂȘtes humaines, imitant les bustes de profils antiques.  

Dans le monde musulman, les Fatimides d'Egypte entre 909 et 1171 se disinguÚrent par leur maitrise de la taille du cristal de roche pour produire des objets, vases, etc..qui sont restés sans rivaux pendant de nombreux siÚcles. Un certains nombres de ces objets furent les royaumes chrétiens d'Europe.

Italie, XVIe et XVIIe siĂšcles

Si Venise fut le grand centre de la glyptique au XVe siùcle, c’est Milan qui prit le relais au XVIe siùcle avec en particulier la famille Miseroni, jusqu’en 1633.

La guilde des orfÚvres, à Milan au XVIe siÚcle au moins, incluait aussi les cristalliers, joailliers et médailleurs, les lapidaires (qui taillent et polissent les pierres) et les glyptoglyphes ou lithoglyphes chargés de graver les pierres fines en creux (intailles) ou en relief (camées). Certains artistes pratiquaient plusieurs de ces activités et nombre de piÚces nécessitaient la collaboration de plusieurs métiers. Beaucoup de ces artistes sont également médailleurs : ils gravaient en creux des coins, poinçons, matrices pour réaliser des médailles, méreaux, jetons, et sceaux.

Leurs Ɠuvres sont des objets d’art (vases, coupes, etc) utisant le cristal de roche, le jaspe, le lapis-lazuli et autres pierres fines, des camĂ©es et des intailles.

Les Miseroni Ă©taient dĂ©jĂ  des orfĂšvres milanais reconnus au XVe siĂšcle. Leur atelier connut un grand essor avec Gasparo (1518-73) et son frĂšre Girolamo (1522-1584) sans doute formĂ©s par leurs oncles, Bernardo et Andrea Longhi de Leucho, Ă©galement issus d’une famille d’orfĂšvres. C’est Girolamo qui fit entrer Ă  l’atelier un cristallier et joaillier, Camillo Vignoni.

Les Miseroni furent les fournisseurs, à partir de la seconde moitié du XVIe siÚcle, de Maximilien II de Habsbourg, de Cosme I de Médicis et de la Maison de Gonzague (Vincenzo I, Ferdinando et Guglielmo, en particulier), puis de Rodolphe II, qui fit venir un fils de Girolamo, Ottavio (1567-1624) vers 1576. Trois de ses frÚres le rejoignirent : Giovanni Ambrogio, Aurelio et Alessandro (1573 ? -1648) et ils furent tous les quatre anoblis en 1608. Un autel domestique en jaspe dû à Ottavio Miseroni (Prague, vers 1620) fait partie du Trésor impérial (Kaiserliche Schatzkammer, dans le palais de la Hofburg, Vienne).

À la tĂȘte de la branche praguoise de la famille succĂ©dĂšrent Ă  Ottavio son fils, Dionisio/Dyonisio, puis son petit-fils, Ferdinando Eusebio (1639-1684). Avec la mort de ce dernier arriva la fin de cette grande dynastie, la branche milanaise, qui avait perdu de son lustre au dĂ©but du XVIIe, ayant disparu des archives aprĂšs 1633 (aprĂšs l’ÉpidĂ©mie de peste en Italie de 1629-1631 et, d’autre part, la Guerre de Succession de Mantoue (1628-1631) avec le sac de la ville en juillet 1630).

D’autres artistes ou familles d’artistes s’illustrĂšrent : les Scala (Michele Scala travailla une annĂ©e Ă  Mantoue au service des Gonzague) et, vers 1670 les frĂšres Saracchi (Giovanni, Ambrogio, Stefano et Simone), cristalliers cĂ©lĂšbres, fournisseurs des cours europĂ©ennes et en particulier de celle d’Albert II de BaviĂšre, et qui bĂ©nĂ©ficiĂšrent du concours d’Annibale Fontana (Milano, 1540 – Milano, 1587).

La premiĂšre Ɠuvre connue d’Annibale Fontana est un coffret en cristal de roche fabriquĂ© pour le duc Albert V de BaviĂšre, vers 1560-70 (TrĂ©sor du Palais de la RĂ©sidence, Ă  Munich). Il comporte des plaquettes de cristal sur lesquelles sont gravĂ©es des scĂšnes de l'Ancien Testament et qui sont ornĂ©es de pierres prĂ©cieuses (lapis-lazuli, rubis, Ă©meraudes), ainsi que d’émaux d'or. De la mĂȘme Ă©poque datent quelques coins (pour frapper des mĂ©dailles). En 1570-1572, Fontana vivait Ă  Palerme, travaillant pour le vice-roi de Sicile, Francesco Ferdinando d'Ávalos, dont il exĂ©cuta un portrait sur une mĂ©daille commĂ©morative. RentrĂ© Ă  Milan, il Ă©pousa Ippolita Saracchi, sƓur des cĂ©lĂšbres cristalliers. On lui doit notamment des piĂšces en cristal et pierres semi-prĂ©cieuses telles le Vase en forme de poisson du Walters Art Museum (Baltimore).

D’autres artistes participĂšrent au rayonnement europĂ©en de la glyptique milanaise : Valerio Belli (Vicenza, 1468-Vicenza, 1546) aussi connu sous le nom de Valerio Vicentino. Il rĂ©alisa dans les annĂ©es 1520-1530 un coffre dit coffre Medici comportant 25 planches de cristal de roche gravĂ©es de scĂšnes du Nouveau Testament, montĂ©es sur argent, que le pape ClĂ©ment VII offrit Ă  François Ier avec une aiguiĂšre en cristal de roche du mĂȘme artiste (Tesoro dei Granduchi, Palais Pitti, Florence). D’autres Ɠuvres se trouvent Ă  Londres, Vienne et Paris.

Matteo del Nassaro (Verone, 1485–Paris, 1547 environ) orfĂšvre, musicien et sculpteur, mĂ©dailleur et graveur (camĂ©es). Il fit pour Isabelle d'Este une dĂ©position de croix sur jaspe sanguin oĂč les taches rouges figuraient le sang. François Ier le pensionna comme artiste et musicien.

Jacopo Nizzola aussi connu sous les noms de Jacomo Trezzo ou Jacopo da Trezzo (Trezzo sull'Adda, 1515 – Madrid, 1589) mĂ©dailleur, graveur (camĂ©es) et sculpteur. Il commença sa carriĂšre Ă  Milan au dĂ©but des annĂ©es 1530 ; dans les annĂ©es 1550, il partit pour Madrid auprĂšs de Philippe II d’Espagne. Il fut envoyĂ© en Angleterre en 1554 (mariage de Philippe II et Marie Tudor) et sĂ©journa plusieurs fois en Flandres. En Espagne, il fut sculpteur du roi et conseiller artistique auprĂšs de Philippe II sur le chantier de l'Escurial oĂč il eut pour collaborateurs Pompeo Leoni (Milan, 1533 - Madrid, 1608 – son pĂšre Ă©tait Leone Leoni, 1509-90 sculpteur, graveur, mĂ©dailleur et glyptoglyphe installĂ© Ă  Milan) et Bautista Comane.

Nizzola laisse des mĂ©dailles reprĂ©sentant Philippe II d’Espagne ; Jeanne d’Autriche (sa sƓur) et Marie Tudor, etc). Il rĂ©alisa aussi des Ɠuvres d’orfĂšvrerie et de joaillerie, et fut tailleur de coins. On lui doit encore des camĂ©es (peut-ĂȘtre Le camĂ©e « La Fontaine des Sciences » du Cabinet des mĂ©dailles), intailles, vases Ă  boire, sculptures.

Les Saracchi firent de courts séjours à Munich.

Autres italiens (XIVe-XVIIe)

  • Lorenzo Ghiberti (Florence 1378-1455) fit, comme Sandro Botticelli et beaucoup d’autres Ă  l’époque, son apprentissage dans un atelier d'orfĂšvre.
  • Benozzo Gozzoli Ɠuvra comme orfĂšvre dans l'atelier de Ghiberti.
  • Le Florentin Donatello (v. 1386-1466) travailla dans des ateliers d’orfĂšvres dans sa jeunesse.
  • Pisanello (Pise, v. 1395 - Rome, v. 1455) fut mĂ©dailleur, peintre et enlumineur : on connaĂźt de lui des mĂ©dailles reprĂ©sentant Ludovic III de Gonzague ; Jean VIII PalĂ©ologue ; Cecilia Gonzaga (Revers : une jeune fille et une licorne ; 1447, Louvre, rĂ©f. OA 2874).
  • Les VĂ©nitiens Francesco Anichini (aprĂšs 1449–1526) et ses quatre fils, en particulier Luigi Anichini (it) (v. 1500, mort aprĂšs 1559). Page en italien sur Luigi. MĂ©dailleurs, orfĂšvres.
  • Francesco Marmitta (Parme, 1457-1505)            
  • Andrea Briosco (Padoue, ~1470 – Padoue, 1532) : sculpteur, mĂ©dailleur
  • Gianmaria Pomedello (1478-1537) fut orfĂšvre, graveur, mĂ©dailleur et peintre.
  • Giovanni Bernardi (Castel Bolognese, 1494 – Rome, 1553) fut graveur, mĂ©dailleur et orfĂšvre. Il laisse notamment des intailles sur cristal de roche, le coffret FarnĂšse et le ciboire FarnĂšse. Il est exposĂ© Ă  Ferrare, Rome, Londres, Baltimore, et au MusĂ©e Capodimonte de Naples qui abrite la collection FarnĂšse.
  • Le Chypriote Alessandro Cesati (it) (nĂ© dĂ©but XVIe siĂšcle, mort aprĂšs 1564) mĂ©dailleur et graveur de pierres prĂ©cieuses et camĂ©es, actif Ă  Rome 1538-1564. Voir page en italien. 
  • Jean Jacques Caraglio (VĂ©rone, v. 1500/1505 –1565) graveur (cuivre, gemmes, mĂ©dailles)
  • Benvenuto Cellini (Florence, 1500-1571) dessinateur, fondeur, mĂ©dailleur sculpteur, orfĂšvre, qui a inspirĂ© l'opĂ©ra de Berlioz Benvenuto Cellini
  • Pastorino dei Pastorini, 1508 et mort Ă  Florence en 1592, mĂ©dailleur
  • Leone Leoni (1509 – Milan, 22 juillet 1590) sculpteur, graveur et ciseleur de gemmes
  • Beaucoup d’artistes ont pris la suite au XVIIe siĂšcle et encore plus au XVIIIe siĂšcle.
  • Alessandro Masnago (it) (1560-1620) : BergĂšre endormie, agate (Sleeping shepherdess in a moonlit landscape, Metropolitan Museum of Art) ; CamĂ©e de l’Arche de NoĂ« (Noah’s Ark Cameo, v. 1600), Walters Art Museum
  • Francesco Ghinghi (Florence 1689-Naples 1762)

Conservation des Ɠuvres italiennes XVIe-XVIIe

Florence

La collection d’art des MĂ©dicis est aujourd’hui prĂ©sentĂ©e au Tesoro dei Granduchi[11] (TrĂ©sor des grands-ducs, anciennement Museo degli Argenti) Ă  Florence. On peut y admirer les piĂšces suivantes :

  • Valerio Belli : coffre Medici ; aiguiĂšre en cristal de roche (cadeaux de ClĂ©ment VII Ă  François Ier).
  • Bernardino Gaffuri, OvĂ©e (ovato) avec vue sur la Place du Grand Duc, 1599-1600
  • Gasparo Miseroni (?), coupe en lapis-lazuli pouvant avoir appartenu Ă  Catherine de MĂ©dicis. (Peut-ĂȘtre au musĂ©e minĂ©ralogique, voir plus bas)
  • FrĂšres Saracchi : ƒuvres en jaspe ; vases zoomorphes (hĂ©ron) en cristal de roche. Fontaine de table (Fontana da tavola) en forme de nef, vers 1589, avec deux scĂšnes de l'ancien testament (RĂ©colte de la manne; MoĂŻse frappant la roche) crĂ©Ă©e pour le mariage de Ferdinand I avec Cristine de Lorraine.

Toujours au Palais Pitti, mais dans la Galleria Palatina :

  • Giovanni delle Corniole (v. 1470-v. 1516), CamĂ©e en cornaline (Portrait de Savonarole, avant 1502[12])

Au Museo di storia naturale, sezione di mineralogia e litologia :

  • Gasparo Miseroni, coupe en lapis-lazuli, 1566
Naples

Le MusĂ©e Capodimonte de Naples abrite la collection FarnĂšse. Beaucoup d’oeuvres, dont :

  • Giovanni Bernardi, Coffret FarnĂšse (it).
Musée du Prado, Madrid

Le Prado possĂšde depuis 1839 le TrĂ©sor du dauphin (es) (fils de Louis XIV) qu’a hĂ©ritĂ© Philip V en 1711. ƒuvres essentiellement milanaises, en cristal de roche et diffĂ©rentes variĂ©tĂ©s de quartz des Miseroni, de Saracchi, Fontana et non attribuĂ©es.

Cabinet des médailles, BnF, Paris

Matteo del Nassaro (Vérone, en France dÚs 1515) : intaille représentant François Ier, 1515, calcédoine ; camée "Portrait de François Ier en buste" (agate, onyx) créé à Paris vers 1540. Ottavio Miseroni, camée « Portrait de Rodolphe II de Habsbourg », (Prague, fin 16e siÚcle)

Graveurs italiens (?) : camĂ©es (en sardonyx pour l’un, cristal de roche et or pour l’autre) et bracelets avec camĂ©es sur coquille de Diane de Poitiers.

Nizzola (Jacopo da Trezzo) : intaille "Philippe II d'Espagne et son fils Don Carlos", topaze et or émaillé

Musée du Louvre, Paris

On y trouve notamment ce qu’il reste de la collection de Louis XIV. Cette liste est Ă  complĂ©ter. - Denon 1er Ă©tage (Galerie d'Apollon, salle 66) : neuf Ɠuvres des Miseroni, essentiellement d’Ottavio, en jaspe (comme la nef portant le chiffre de Rodolphe II, 1608) ou agate, or Ă©maillĂ© et Ă©meraudes. S’y ajoutent une aiguiĂšre et une nef, toutes deux en cristal de roche (fin XVIe siĂšcle, atelier Miseroni de Milan). Plusieurs oeuvres des Saracchi. Beaucoup d’Ɠuvres de Giovanni Battista METELLINO (Milan fin XVIIe siĂšcle). - Richelieu 1er Ă©tage (Salle Adolphe de Rothschild, salle 25), Ɠuvres de Valerio Belli, Tempesta, Ɠuvres italiennes maniĂ©ristes non attribuĂ©es); Salle 13 « Della Torre » : Valerio Belli (plaquettes de cristal de roche gravĂ©es de scĂšnes mythologiques et historiques. MĂ©dailles avec portraits).

Londres
  • Au Victoria and Albert Museum : nombre d’Ɠuvres de Valerio Belli (baiser de paix en bronze et lapis-lazuli ; mĂ©dailles). De Francesco del Tadda, Portrait en relief de Cosme I (porphyre et serpentine). Le Kimbolton Cabinet (en) prĂ©sente des tableaux "peints" en pierres dures dus Ă  Baccio Cappelli (mort vers 1751).
  • Au British Museum : nombreuses Ɠuvres de Giovanni Bernardi (Intaille “The Punishment of Tityos”, cristal de roche; diverses Ɠuvres des Miseroni; autres Ɠuvres italiennes ou milanaises.
  • A la Wallace Collection : Giovanni Ambrogio Miseroni (tazza en quartz fumĂ©, crĂ©Ă©e pour Rodolphe II, vers 1600-1607) ; Jacopo da Trezzo (mĂ©daille reprĂ©sentant Mary I, reine d’Angleterre, 1554) ; autres piĂšces italiennes.
Vienne

Le Kunstkammer (Cabinet d'Art), du MusĂ©e d'histoire de l'art de Vienne regroupe des oeuvres issues des collections de Rodolphe II : 152 Ɠuvres dues Ă  diffĂ©rents membres de la famille Miseroni surtout de la branche praguoise, mais aussi venues de Milan pour certaines. S’y ajoutent quinze Ɠuvres de Saracchi et quatre d’Annibale Fontana. De Domenico Dei Cammei (actif Ă  partir de 1500 environ), un camĂ©e[12] en onyx reprĂ©sentant Ludovico Maria Sforza, 1495-97. Enfin, de Valerio Belli, une sĂ©rie de camĂ©es reprĂ©sentant des scĂšnes de gigantomachie.

Allemagne

A Munich, au TrĂ©sor de la RĂ©sidence : de Fontana, piĂšce en cristal avec des scĂšnes de la vie de Jason ; de Saracchi : nef sculptĂ©e (scĂšnes bibliques et autres). De Gasparo Miseroni, une coupe en lapis-lazuli de 1566. Au Landesmuseum WĂŒrttemberg de Stuttgart, conque de jade de l’atelier de Girolamo Miseroni, Milan, 1590-1600.

Une (ou plusieurs) oeuvres, semble-t-il, au Museum SchnĂŒtgen de Cologne.

Baltimore

Le Walters Art Museum prĂ©sente des pieces dues Ă  Annibale Fontana (Plaquette avec Hercule attaquant l’hydre de Lerne ; autre plaquette avec Hercule et AchĂ©loĂŒs. A Giovanni Bernardi (Bataille de Pavie, et La chute de PhaĂ©thon, cristal de roche, commandĂ©es par le cardinal Hippolyte de MĂ©dicis, datĂ©e d’environ 1531-35 ; Le Christ prĂ©sentĂ© Ă  Pilate, plaquette en cristal de roche destine au cardinal Alexandre FarnĂšse, 1547.

County Museum of Art, Los Angeles

Série de médailles dues à Leone Leoni

Metropolitan Museum of art 

Oeuvres d'Alessandro Masnago; Ottavio Miseroni; Leone Leoni et autres Ɠuvres italiennes de la mĂȘme Ă©poque (et postĂ©rieures).

En France

En France, l'un des glypticiens les plus célÚbres est Jacques Guay, sculpteur favori de Madame de Pompadour[2].

RĂ©alisation

  • En rĂ©ponse Ă  une commande, un dessin du motif Ă  graver est tout d'abord rĂ©alisĂ©.
  • Vient ensuite le choix de la pierre.
  • Puis une maquette est rĂ©alisĂ©e Ă  la mĂȘme Ă©chelle ou un peu plus grand, en cire ou en plastiline.
  • La rĂ©alisation de l'Ɠuvre peut alors dĂ©buter, Ă  travers des Ă©tapes (fabrication des outils spĂ©ciaux...)et des techniques (gravure, sculpture...) diverses et complexes.

Notes et références

  1. Domaine des Savoir-faire de l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France
  2. SEMA, Fiche Métier Glypticien, Centre de ressources Sema, décembre 2007
  3. HélÚne GUIRAUD, Intailles et camées romains, Paris, Picard, , 191 p. (ISBN 2708404784)
  4. HĂ©lĂšne GUIRAUD, Intailles et camĂ©es de l'Ă©poque romaine en Gaule, Paris, CNRS Éditions, , 227 p. (ISBN 2271062128)
  5. HĂ©lĂšne GUIRAUD, Intailles et camĂ©es de l'Ă©poque romaine en Gaule, vol II, Paris, CNRS Éditions, , 197 p. (ISBN 9782271066145)
  6. Raphaëlle LAIGNOUX, De l'or pour les braves! soldes, armées et circulations monétaires dans le monde romain, Paris, Ausonius, , 287 p. (ISBN 9782356131171), "Des Guerres à prix d'or" p 199-207
  7. Attilio Mastrocinque, Les intailles magiques du département des Monnaies Médailles et Antiques, Paris, BNF, , 254 p. (ISBN 9782717726084)
  8. (la) Pline l'Ancien, Histoire Naturelle (lire en ligne), p. XXXVII, 4
  9. Danielle Gaborin-Chopin, Le trĂ©sor de Saint-Denis, catalogue de l’exposition au musĂ©e du Louvre, paris,
  10. Jean-Luc Chassel, De la diplomatique à la glyptique : notes sur l’usage des intailles sigillaires au Moyen Âge, Paris, Retour aux sources,
  11. http://www.tesorodeimedici.it/index.php?it/60/

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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