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Brasserie Molson (Montréal)

La brasserie Molson est une brasserie installée à Montréal au Québec, depuis 1786. L'ensemble de la brasserie s'inscrit dans un quadrilatère délimité par le fleuve Saint-Laurent au sud, la rue Notre-Dame au nord, l'avenue Papineau à l'est et la rue Montcalm à l'ouest.

Brasserie Molson
Image illustrative de l'article Brasserie Molson (Montréal)
Localisation
Pays Drapeau du Canada Canada
Ville Montréal
CoordonnĂ©es 45° 31′ 08″ nord, 73° 32′ 49″ ouest
Caractéristiques
Fondée en 1786
Dates clés 1833: ouverture de la distillerie
1838: incendie
1852: incendie
1867: fermeture de la distillerie
Société mère John Molson & Sons (1816)
John & William Molson (1828)
John Molson & Co.(1835)
John H.R. Molson & Bros.(1861)
Molson's Brewery Ltd.(1911)
Molson Breweries Ltd.(1962)
Molson Industries Ltd.(1968)
Molson Companies Ltd.(1973)
Molson Inc.(2000)
Molson Coors Brewing Co.(2005)
Maîtres brasseurs Markland Molson (1853)
John Hyde (1903)
Eric Molson (1959)
Principales bières Molson Export (1903)
Molson Canadian (1959)
Production annuelle 2 455 hl (1796)
9 000 hl (1853)
668 000 hl (1942)
1,8 million d'hl (1953)
6,4 millions d'hl (2000)

Histoire

Les débuts (1782-1796)

Dès son arrivée dans la Province de Québec, en juin 1782, le jeune immigrant anglais John Molson s’intéresse à la petite brasserie que l'irlandais Thomas P. Loyd vient de mettre en place. Sous le régime français, les brasseries n'ont jamais été prospères, les colons préférant vins et spiritueux. Après la guerre d’indépendance des États-Unis, la venue des loyalistes, de troupes et des immigrants britanniques a changé les choses[1]. En janvier 1783, John s'associe à Thomas puis, le , majeur depuis une semaine, il rachète avec une partie de son héritage la petite brasserie du Pied-du-Courant appartenant à ce dernier[2].

De juin 1785 Ă  juin 1786, John Molson se rend en Angleterre pour acheter les pièces d’équipement et le grain d'orge indispensable Ă  sa production. Ă€ son retour il rĂ©pare sa brasserie cambriolĂ©e en son absence, fait don de semences Ă  des agriculteurs locaux pour le printemps suivant et, aidĂ© de sa conjointe, Sarah Vaughan, et d'un apprenti (Christopher Cook), commence Ă  brasser fin juillet[3]. Il ne produit alors que quatre tonneaux de bière (10 hectolitres) au maximum par semaine, ce qui n'est pas suffisant pour rĂ©pondre Ă  la demande. John dĂ©cide donc d'investir la totalitĂ© de son hĂ©ritage (environ 10 000 livres, soit presque 2 millions de dollars canadiens de 2017) dans son entreprise et Ă  l'Ă©tĂ© 1787 il double la capacitĂ© de sa brasserie en y installant une salle de brassage et en construisant une petite malterie en pierre sous laquelle il fait creuser une cave Ă  bière[4].

Ses affaires ne sont pas affectées par la famine de l'hiver 1787-1788 et John achète des parcelles à l'est et à l'ouest de sa brasserie. Les guerres de la révolution française tarissent l'importation de bière britannique et en 1795 un nouveau bâtiment en pierre est inauguré. Dessiné par Pierre Barsalou, sa façade en calcaire de style néo-classique est choisie pour renforcer le prestige de l'entreprise.

L’annĂ©e suivante la brasserie produit 54 000 gallons de bière (2 455 hl)[5]. En dix ans, « le Père Molson » aura transformĂ© une entreprise artisanale en une vĂ©ritable industrie, la première du genre au Canada.

Diversification des activités (1797-1897)

La brasserie s’avérant très profitable, John Molson diversifie ses activités. Entre 1797 et 1799 il s'engage brièvement dans le commerce du bois, ce qui l'amène à acheter une vaste cour à bois à l'ouest de sa brasserie. En 1801, il fait construire une distillerie adjacente au bâtiment principal de la brasserie et s’essaie à la fabrication du Whisky mais le nouvel édifice est abandonné trois ans plus tard pour faire place à une écurie, une grange et une glacière[6]. Par la suite John continue d'investir dans plusieurs secteurs tels que l’immobilier (1802)[6], la navigation à vapeur sur le Saint-Laurent (1809), l’hôtellerie (1816)[7], la banque (1818) et enfin le chemin de fer (1831). Il se lance aussi dans la métallurgie vers 1825, en créant la Saint Mary's Foundry, que gère son fils William, à l'emplacement de la cour à bois.

Plan montrant la brasserie, la fonderie, la distillerie, et l’église Saint-Thomas,1846.

En 1811, John se rend en Angleterre et y rencontre James Watt Ă  qui il achète des moteurs Ă  vapeur pour ses bateaux[8]. La vapeur fera ensuite son entrĂ©e dans la brasserie, bien que dix ans plus tard, pour pomper l'eau et meuler le malt[9]. En 1811 encore, il prend possession d'un quadrilatère que dĂ©limite le fleuve, la rue Notre-Dame, la rue Monarque et la rue des Voltigeurs. Ă€ l’intĂ©rieur de cette dernière acquisition de 3 acres (3,2 hectares) vont prendre place certaines de ses nouvelles activitĂ©s, dont une nouvelle distillerie, que son fils Thomas fait construire en 1833.

À son décès, le , John lègue sa brasserie à son petit-fils, John Henry Robinson Molson. Ses fils, William et Thomas, héritent de la distillerie sur laquelle ils vont concentrer leurs efforts. Ils fondent la Thomas and William Molson & Company et continueront de gérer la brasserie contre un loyer après que John H.R. ait atteint la majorité[10].

Le , la distillerie, qui produit alors 60 000 gallons d'alcool annuellement, et une partie de la brasserie, sont dĂ©truites par les flammes mais sont immĂ©diatement reconstruites et modernisĂ©es. La capacitĂ© de la distillerie, qui redĂ©marre dès le mois d'octobre, passe Ă  150 000 gallons. Celle de la brasserie reste inchangĂ©e Ă  100 000 gallons (4 550 hl) de bière par an. MalgrĂ© le mouvement pour la tempĂ©rance de Charles Chiniquy, la production de la distillerie atteint 250 000 gallons en 1845 car le marchĂ© est soutenu par l’arrivĂ©e de nombreux immigrants[11].

La terrace Molson, vers 1900.

Les activités philanthropiques de la famille Molson, qui a participé au financement du premier hôpital laïque, le Montreal General Hospital (1820) et du premier théâtre permanent de la ville, le Théâtre Royal (1825-1844), vont elles aussi avoir un impact sur le développement des abords immédiats de la brasserie. En effet, à l'ouest de cette dernière Thomas Molson fait construire une église anglicane en 1841, l’église Saint-Thomas. Une rangée de dix maisons en briques face au fleuve, la terrasse Molson, complète l'espace en 1844. Elles seront occupées par plusieurs membres de la famille, dont Thomas lui-même.

Les ruines de la brasserie après l'incendie de 1852.

Le , un nouvel incendie ravage l'est de la ville. La brasserie, la distillerie et l'église Saint-Thomas sont détruites, mais les résidences de la Molson Terrace sont épargnées. Une fois encore, avec l'argent des assurances, les bâtiments sont immédiatement reconstruits plus grands et avec un équipement plus récent. Cinq années plus tard l'église Saint-Thomas, ou « église Molson », est rebâtie en briques et devient méthodiste à la suite d'un différend entre Thomas Molson et l’évêque anglican[12]. S'y ajoute une école destinée à l’éducation des pauvres et à la formation des pasteurs : le Collège Molson[13].

La brasserie en 1885.

Le , William Molson se retire pour Ă©tablir la banque Molson. Thomas et son fils, John H.R. Molson, prennent possession de la brasserie. Le nom de la compagnie ne change pas mais les investissements sont rĂ©orientĂ©s vers l’activitĂ© brassicole car durant la crise de 1846-1849, contrairement Ă  la brasserie, la distillerie avait perdu de l'argent. La mĂŞme annĂ©e Markland Molson, frère de John H.R., devient apprenti et partenaire. MaĂ®tre brasseur, il amène la production Ă  200 000 gallons (9 092 hl) par an[14]. Le , un Ă©nième incendie dĂ©truit la malterie et plusieurs cuves de moĂ»t. Le , Thomas prend sa retraite. Ses fils, John H.R., Markland et John Thomas, forment une nouvelle compagnie, la John H.R. Molson & Brothers. Finalement, le passage du Canada Temperance Act (1864), qui conduit Ă  l'augmentation des taxes sur la fabrication et la vente de Whisky et ravive le mouvement prohibitionniste, a raison de la plus grande distillerie du Canada. Elle est dĂ©finitivement fermĂ©e en 1867[15]. Pour compenser cette perte les trois frères Molson se lancent dans l'extraction du sucre en convertissant leur distillerie de Longue Pointe. MalgrĂ© de nombreux investissements ils ne rĂ©ussissent cependant pas Ă  rivaliser avec la sucrerie Redpath et cessent dĂ©finitivement cette activitĂ© en avril 1871[16]. L’équipement est vendu Ă  leur concurrent.

Markland et John Thomas quittant la compagnie en 1868, John H.R. se tourne vers son comptable, Adam Skaife, et en fait en 1872 le premier partenaire non membre de la famille[17]. L’activité brassicole continue sous leur supervision puis, après douze années de voyage, John Thomas réintègre la compagnie en 1880.

Modernisation et expansion (1897-1946)

Quand John H.R. Molson décède, le , et que Frederick William (Fred) et Herbert Molson rejoignent la compagnie, la brasserie n'est plus que la quatrième de la ville et les ventes sont en déclin[18]. L’arrivée de la quatrième génération va redynamiser l'entreprise.

En 1900, la modernisation de la brasserie commence par le remplacement de l’éclairage au gaz par un Ă©clairage Ă©lectrique. Deux ans plus tard un système de rĂ©frigĂ©ration est installĂ©. C'est une modification majeure car dĂ©sormais la bière pourra ĂŞtre brassĂ©e durant les mois d’étĂ©. Le maĂ®tre brasseur John Hyde[Note 1] est engagĂ© et crĂ©e, avec Herbert Molson, la Molson Export pour concurrencer les bières importĂ©es. En sept ans, la production passe de 522 000 gallons Ă  plus d'1 million. D'anciens bâtiments sont dĂ©truits pour agrandir la brasserie et la production double de nouveau en 1909. Cette mĂŞme annĂ©e les Molson sont les seuls brasseurs de MontrĂ©al Ă  refuser de fusionner avec la National Breweries Limited et fondent une sociĂ©tĂ© par actions privĂ©es : la Molson's Brewery Limited[19]. En 1913, la firme amĂ©ricaine C.F. Hettinger and Co. amĂ©nage des bureaux Ă  l'angle nord-est du quadrilatère et les intègre aux bâtiments existants en uniformisant les façades. Des entrepĂ´ts, une chambre de fermentation et la première salle d'embouteillage automatisĂ©e sont ajoutĂ©s[20].

Détail du fronton ajouté en 1913.

Durant la Première Guerre mondiale, Ă  laquelle participe Herbert, Fred supervise la brasserie et initie son fils Herbert William au mĂ©tier. Il lutte par le lobbying et la publicitĂ© contre le mouvement prohibitionniste provincial, mais la brasserie doit tout de mĂŞme rĂ©duire le degrĂ© d'alcool de ses bières Ă  4,4° en 1918[21]. La production atteint nĂ©anmoins 5 125 000 gallons (233 000 hl) en 1920 et la capacitĂ© doit ĂŞtre encore doublĂ©e. Deux ans plus tard, l'Ă©glise Saint-Thomas et la terrasse Molson laissent donc place Ă  un bâtiment de quatre Ă©tages de haut renfermant de nouvelles chambres de fermentation et des entrepĂ´ts[22].

La brasserie en 1936.

En 1929, la production, dopĂ©e par l'afflux de touristes amĂ©ricains, atteint 9 millions de gallons (409 000 hl) en pleine prohibition. Fred Molson dĂ©cède alors que dĂ©bute une nouvelle phase d'agrandissement. Le collège est dĂ©moli et remplacĂ© par de nouvelles constructions, toujours dessinĂ©es par Hettinger and Co. La brasserie occupe alors la totalitĂ© du terrain acquis par le fondateur John Molson père.

La grande dĂ©pression entraĂ®ne une diminution de moitiĂ© de la production et la perte de parts de marchĂ© mais la situation ne dure pas. Au dĂ©cès de Herbert en 1938, son cousin Herbert William (Bert) Molson devient prĂ©sident de la compagnie. Il dirige seul la brasserie durant la Seconde Guerre mondiale. Le manque de main d’œuvre dĂ» Ă  l'effort de guerre et les conditions de travail difficiles en rĂ©sultant conduisent Ă  la formation du premier syndicat de la brasserie en 1944, le Molson's Brewery Employees. La mĂŞme annĂ©e, Bert entrevoit que la demande va exploser après-guerre et achète un terrain Ă  l'ouest du quadrilatère originel. L'expansion prĂ©vue nĂ©cessite aussi des capitaux et en fĂ©vrier 1945 l'entreprise familiale devient publique. 150 000 actions sur 750 000 sont mises sur le marchĂ© Ă  20 dollars chaque[23].

Agrandissements majeurs (1947-1975)

En 1947, dĂ©bute la dernière phase d'agrandissement. Pour un coĂ»t dĂ©passant les 10 millions de dollars (100 millions de dollars de 2017), la capacitĂ© de la brasserie est triplĂ©e et de nombreux Ă©difices sont construits. Ces Ă©difices sont d'abord un grand bâtiment Ă  l'architecture moderne, faisant disparaĂ®tre la rue des Voltigeurs, puis un immeuble de bureau en face de la brasserie, au nord de la rue Notre-Dame, achevĂ© en 1954.

Devant faire face, dans les annĂ©es 1950, Ă  la concurrence accrue des brasseurs Dow et Labatt, Molson introduit avec succès une bière lĂ©gère : la Golden Ale. En avril 1953, Bert prend sa retraite et est remplacĂ© par Hartland, qui sera remplacĂ© lui-mĂŞme par Eric Molson 21 ans plus tard.

En 1963 est construit le bâtiment central de stockage en briques rouges, suivant les plans des architectes Fleming & Smith. RehaussĂ© quatre ans plus tard pour que l'enseigne soit visible depuis le site de l'exposition universelle, il devient rapidement, Ă  50 mètres au-dessus du sol, un Ă©lĂ©ment marquant du paysage MontrĂ©alais[24]. Enfin, en 1970, un garage et un bâtiment en brique achèvent d’étendre la brasserie vers l'ouest. Ce sera son empreinte maximale et dĂ©finitive sur le territoire de la mĂ©tropole[20].

Ă€ l’intĂ©rieur les installations ne cessent pas pour autant de s’amĂ©liorer. En 1978, une chaĂ®ne d'embouteillage s'ajoute aux six existantes. L'usine emploie alors 1 457 salariĂ©s permanents et 450 temporaires[25]. Durant les annĂ©es 1980, une nouvelle salle de brassage remplace les Ă©quipements datant des annĂ©es 1950 et 29 rĂ©servoirs de fermentation extĂ©rieurs sont ajoutĂ©s[26].

Fermeture et reconversion

Au cours de l’annĂ©e 2011, Molson Coors rĂ©alise des investissements de 46,7 millions de dollars pour augmenter sa capacitĂ© de productions de canettes et moderniser ses lignes de rayonnage de bouteille et de fĂ»ts. En 2015, la façade est rĂ©novĂ©e.

Le , Molson Coors annonce vouloir construire une nouvelle brasserie et un centre de distribution plutôt que de moderniser à nouveau sa brasserie deux fois centenaire. Les installations actuelles seraient en partie préservées sous la forme d'un musée ou d'une microbrasserie[27].

Architecture

  • Façade de 1913.
    Façade de 1913.
  • Agrandissement de 1922.
    Agrandissement de 1922.
  • Agrandissement de 1954.
    Agrandissement de 1954.
  • Bâtiment central de 1963.
    Bâtiment central de 1963.

La brasserie Molson de Montréal s'est agrandie d'est en ouest avec le temps. Les éléments de façade les plus anciens, datant d'avant 1880, sont reconnaissables à leurs moellons. Ils s’intègrent à une façade de style néo-classique en pierre de taille lisse, complétée entre 1913 et 1922, commune aux bâtiments les plus à l'est. Au tiers de cette section, un haut bâtiment rectangulaire paré de pierre blanche s'est ajouté dans les années 1990. À l'ouest de cet ensemble, un volumineux bâtiment en béton à l'architecture moderne et aux fenêtres verticales prolonge la brasserie. En arrière, un imposant édifice paré de briques, surmonté d'une tour portant une horloge et les enseignes de la compagnie, s’élève. Enfin, un garage en béton texturé et un long bâtiment en briques d'un étage achèvent l’extension de l’usine vers l'ouest. Un stationnement pour camions et un dernier entrepôt séparent ces installations du Vieux-Montréal.

Bières produites

Publicité pour la bière Molson, vers 1924.

Marques

Sous licence

Notes et références

Note

  1. Plusieurs membres de la famille Hyde se succéderons au poste de maître brasseur.

Références

  1. Woods 1983, p. 11
  2. Molson 2001, p. 39-43
  3. Molson 2001, p. 56-60
  4. Woods 1983, p. 25
  5. Woods 1983, p. 27
  6. Molson 2001, p. 82-83
  7. Molson 2001, p. 114
  8. Woods 1983, p. 39-40
  9. Woods 1983, p. 72
  10. Molson 2001, p. 210
  11. Woods 1983, p. 111
  12. Woods 1983, p. 144-145
  13. Molson 2001, p. 228
  14. Woods 1983, p. 160-161
  15. Woods 1983, p. 175
  16. Molson 2001, p. 253
  17. Molson 2001, p. 264-265
  18. Woods 1983, p. 194-196
  19. Woods 1983, p. 200;203
  20. « Brasserie Molson », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )
  21. Woods 1983, p. 232
  22. Woods 1983, p. 241
  23. Woods 1983, p. 284-285
  24. Woods 1983, p. 313
  25. Laurier Cloutier, « Molson: première tranche d'un programme de $40 millions », La Presse,‎ (lire en ligne)
  26. Roger Arbour, « Les automates programmables », L’ingénieur,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  27. Jessica Nadeau et François Desjardins, « Molson confirme le déménagement de son usine de la rue Notre-Dame », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Karen Molson, The Molson: Their Lives and Times: 1780-2000, Éditions 1st Edition, , 384 p. (ISBN 978-1552094181). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) Shirley E. Woods, The Molson Saga 1763-1983, Doubleday Canada Limited, , 370 p. (ISBN 0-385-17863-8). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) Merrill Denison, The Barley and the Stream: the Molson story, McClelland and Stewart Limited, , 423 p. (ASIN B000X729FO). Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article

Articles connexes

Liens externes

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