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Calmoutier

Calmoutier est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Calmoutier
Calmoutier
L'Ă©glise Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
DĂ©partement Haute-SaĂ´ne
Arrondissement Vesoul
Intercommunalité Communauté de communes du Triangle Vert
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gasnet
2020-2026
Code postal 70240
Code commune 70111
DĂ©mographie
Population
municipale
277 hab. (2020 en augmentation de 8,63 % par rapport Ă  2014)
DensitĂ© 20 hab./km2
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 47° 38′ 42″ nord, 6° 16′ 45″ est
Altitude Min. 258 m
Max. 390 m
Superficie 14,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
DĂ©partementales Canton de Villersexel
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Calmoutier
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Calmoutier
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Calmoutier
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Calmoutier

    GĂ©ographie

    Le nom de la commune signifie "monastère de Colombine". Elle est située sur la rivière la Colombine.

    Panorama sur Calmoutier, depuis la chapelle de la CĂ´te.

    Communes limitrophes

    GĂ©ologie

    Le sous-sol de la commune fait partie du Réseau de cavités à rhinolophes de Vesoul. Le territoire de Calmoutier possède, sous ses terres, plusieurs cavités et grottes. La grotte de l'Église de Combe l'Épine se situe au nord-est de Calmoutier. La grotte se trouve dans un milieu où regorgent des prairies et des massifs forestiers. La grotte sert de lieu d'hibernation à plus de 40 rhinolophes mais également à des minioptères de Schreibers. Calmoutier possède également un autre lieu naturel prisé de ces animaux, une cavité naturelle appelée la cavité de Calmoutier. Cette cavité était auparavant une mine de fer. Elle est fréquentée, majoritairement par le grand rhinolophe[1]. Ces cavités sont protégées (Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope) pour la quiétude de ces espèces.

    • Porche d'entrĂ©e de la grotte dite Église de Combe-Epine.
      Porche d'entrée de la grotte dite Église de Combe-Epine.
    • IntĂ©rieur de la grotte dite Église de Combe-Epine.
      Intérieur de la grotte dite Église de Combe-Epine.

    Le territoire communal repose sur le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône daté du Toarcien[2].

    Urbanisme

    Typologie

    Calmoutier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1] - [3] - [4] - [5].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catĂ©gorisĂ©e dans les aires de 50 000 Ă  moins de 200 000 habitants[6] - [7].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,9 %), zones agricoles hétérogènes (34,2 %), prairies (25,8 %), zones urbanisées (2,6 %), terres arables (0,5 %)[8].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

    Histoire

    L'histoire du village a été profondément marqué par la religion. En 1636, le village a été pillé pendant la guerre de Dix ans et détruit en grande partie. Il comporte deux clochers, à côté de l'église du village, il existe sur une butte un 2e clocher d'une chapelle néogothique érigée à la suite d'une épidémie de choléra au XIXe siècle. L'histoire de Calmoutier a été aussi marquée par le Diable à travers un procès en sorcellerie qui s'y déroula au XVIIe siècle et concerna Claudine Richardey qui fut condamnée à être étranglée puis brûlée près du gibet de Montaigu.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et Ă©lectoraux

    La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

    Elle était incluse depuis 1973 dans le canton de Noroy-le-Bourg[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Villersexel.

    Intercommunalité

    La commune faisait partie de la communautĂ© de communes des grands bois, crĂ©Ă©e le et qui regroupait 12 communes et environ 3 100 habitants.

    Dans le cadre des dispositions de la loi du 16 dĂ©cembre 2010 de rĂ©forme des collectivitĂ©s territoriales[11], qui prĂ©voit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intĂ©grer la quasi-totalitĂ© des communes françaises dans des EPCI Ă  fiscalitĂ© propre dont la population soit normalement supĂ©rieure Ă  5 000 habitants, le schĂ©ma dĂ©partemental de coopĂ©ration intercommunale de 2011 a prĂ©vu la fusion des communautĂ©s de communes :
    - du Pays de Saulx,
    - des grands bois
    - des Franches Communes (sauf Amblans et Genevreuille),
    et en y rajoutant la commune isolĂ©e de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[12].

    Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la communauté de communes du Triangle Vert, dont la commune est désormais membre.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    vers An XIII Laforrest
    Denis GĂ©rard
    Joseph Cautenet
    Augustin Gentit
    1860 Jean-Baptiste Monnin
    1860 Simon Gentit
    François Bessn
    1890 Fortunat Mourey
    1890 1911 François Robin
    1920 Auguste Lafforet
    1920 1930 François Mantion
    1930 ? Henri LĂ©pine
    Eugène Cautenet
    Pierre Joffroy
    Gabriel Maire
    Les données manquantes sont à compléter.
    1983 2014[13] Michel Jacquet
    2014[14] En cours Jean-Pierre Gasnet DVG Retraité

    DĂ©mographie

    En 2020, Calmoutier comptait 277 habitants. Ă€ partir du XXIe siècle, les recensements rĂ©els des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

    Évolution de la population [ modifier ]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    823857877910842918895924873
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    804779727687671587529490505
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    465455441372339328287244254
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    237241174195215225229229249
    2017 2020 - - - - - - -
    266277-------
    De 1962 Ă  1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee Ă  partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • L'Ă©glise de la NativitĂ©-de-Notre-Dame.
    • La chapelle de la CĂ´te, Ă©difiĂ©e en 1854.
    • Le pont de la Corne Rouge sur la Colombine : vieux pont Ă  quatre arches formant dos d'âne.
    • Deux lavoirs couverts du XVe siècle dont un Ă  arcades.
    • Le lavoir Ă  arcades et l'Ă©glise.
      Le lavoir Ă  arcades et l'Ă©glise.
    • Lavoir couvert.
      Lavoir couvert.
    • Chapelle de la CĂ´te.
      Chapelle de la CĂ´te.
    • Pont de la Corne Rouge.
      Pont de la Corne Rouge.

    Personnalités liées à la commune

    HĂ©raldique

    Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

    D’or à la croix d’azur cantonnée de douze rais de soleil flamboyants de même, trois dans chaque canton mouvant des angles de l’écu.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
    2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

    Références

    1. « Cavités de Calmoutier », sur http://www.donnees.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le ).
    2. Marcel Lanoir, Carburants rhodaniens : les schistes bitumineux, notamment dans la Haute-Saône, vol. 7, coll. « Les Études rhodaniennes », (lire en ligne), p. 328.
    3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
    5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
    6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vesoul », sur insee.fr (consulté le ).
    7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
    8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
    9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
    12. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le ), p. 5.
    13. « Michel Jacquet raccroche l’écharpe après cinq mandats », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
    14. « Jean-Pierre Gasnet élu maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
    15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
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