Samuel Willenberg
Samuel Willenberg, dit Igo, né le à Częstochowa en Pologne, et mort le à Tel Aviv-Jaffa , en Israël, est un ingénieur, artiste peintre et sculpteur polono-israélien, dernier survivant de la révolte du camp d'extermination de Treblinka.
Naissance | |
---|---|
Décès | |
Nationalités | |
Formation | |
Activités |
Arme |
Polish People's Army PAL (en) |
---|---|
Grade militaire |
Poroutchik (d) |
Conflit | |
Distinctions | Liste détaillée Commandeur de l'ordre du Mérite de la république de Pologne Croix d'argent de l'ordre militaire de Virtuti Militari Croix du combattant de l'Insurrection de Varsovie (en) Croix de la Valeur Commandeur avec étoile de l'ordre Polonia Restituta |
Archives conservées par |
Biographie
Son père Perec enseigne dans une école juive. Sa mère Maniefa, catholique, s’est convertie au judaïsme après son mariage.
En 1941, ses parents utilisent de faux documents pour échapper aux nazis mais deux de ses sœurs sont arrêtées à Częstochowa. Arrêté à son tour lors de la liquidation du ghetto d'Opatów, Samuel est déporté à Treblinka à l’âge de 19 ans[1] et affecté à l'unité Sonderkommando au Camp 2 Auffanglager[2].
Samuel Willenberg fait partie d’un groupe de 200 déportés juifs qui, en , mettent le feu au camp de Treblinka et parviennent à s’échapper dans les bois[3]. La plupart des fuyards sont repris et abattus. Samuel réussit son évasion mais il est blessé aux jambes. Il retourne à Varsovie, retrouve son père et rejoint la Résistance polonaise, sous le pseudonyme de Popow (le nom de jeune fille de sa mère). Il participe en 1944 à l’insurrection de Varsovie.
Après la guerre, Samuel Willenberg s’engage dans l’armée polonaise, puis émigre en Israël en 1950 avec sa femme Ada Lubelczyk Willenberg et sa mère. Il obtient un diplôme d’ingénieur et travaille au ministère du logement[4].
À sa retraite, Samuel Willenberg suit des cours aux Beaux-Arts et à l’université de Jérusalem où il étudie la sculpture[5]. Il témoigne dans les écoles et accompagne des jeunes israéliens à Treblinka à l’occasion du Yom HaShoah[6]. Sa fille Orit Willenberg-Giladi, architecte, a été choisie en 2013 pour construire un centre d’enseignement sur la Shoah sur le site de l’ancien camp d'extermination de Treblinka.
Samuel Willenberg meurt le à l’âge de 93 ans. Il était le dernier survivant de la révolte du camp d’extermination nazi de Treblinka[1].
Distinctions
- Commandeur de l’ordre du Mérite de la République de Pologne, remise par le président Lech Kaczyński.
- Croix des Braves
- Ordre militaire de Virtuti Militari
- Croix de l'Insurrection de Varsovie
Publication
- Révolte à Treblinka, Paris, Éditions Ramsay 2004 (ISBN 978-2841146635)
Notes et références
- (en) Sara Miller, « Samuel Willenberg, last survivor of Treblinka revolt, dies at 93 », Times of Israel, 20 février 2016.
- M.P.W., « Samuel Willenberg », Powstańcze biogramy, Muzeum Powstania Warszawskiego, (consulté le )
- K. S., « Le dernier survivant de la révolte de Treblinka est décédé », Paris Match, 21 février 2016.
- « Mort du dernier survivant de la révolte dans le camp nazi de Treblinka » Le Monde, 21 février 2016.
- « Mort à 93 ans de Samuel Willenberg, dernier survivant du camp de Treblinka », i24news, 20 février 2016.
- Daniele Tabor, « Le dernier révolté du camp nazi de Treblinka est mort à 93 ans », France Info, 21 février 2016.