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Caroline Carré de Malberg

fondatrice d'un ordre religieux

Pour les articles homonymes, voir Carré de Malberg, Carré (homonymie), Malberg et Colchen.

Caroline Carré de Malberg, née Caroline Barbe Colchen le à Metz (France) et décédée le à Lorry-lès-Metz (Reichsland d'Alsace-Lorraine), épouse du colonel Paul Carré, est la fondatrice, avec l’abbé Henri Chaumont[1] (1872), de la Société des filles de saint François de Sales[2] et de sa branche missionnaire les Salésiennes missionnaires de Marie Immaculée.

Caroline Colchen Carré de Malberg
Biographie
Naissance
Décès
(Ă  61 ans)
Metz
Nationalité
Autres informations
Religion
Étape de canonisation

Biographie

Une jeune Messine

HĂ´tel de Burtaigne (Ă©tat actuel)
Vitrail représentant saint François de Sales (Fin XIXe)

Fille de François Dominique Victor Colchen et de son épouse, née Élisabeth-Charlotte Simon, Caroline Barbe naquit à Metz, le 8 avril 1829 et fut baptisée en l’église Saint-Martin de Metz, le 11 avril suivant[3].

Son père, catholique actif, Ă©tait prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© de Saint-Vincent-de-Paul et du Patronage des Jeunes Apprentis. Ancienne famille lorraine, plusieurs parents de la petite Caroline tinrent des charges importantes au XVIIe siècle. Jean-Victor Colchen (1751-1830), premier PrĂ©fet de Moselle qui s'installe en l'an VIII (1799/1800) Ă  la PrĂ©fecture de Metz et son frère Claude Nicolas Colchen (1755-1833), dĂ©putĂ© de la Moselle, sont les cousins germains de Jean-Pierre Lubin Colchen, arrière-grand-père de Caroline. Sa mère l'Ă©lèvera dans la piĂ©tĂ© salĂ©sienne.

Caroline passa son enfance Ă  Metz sur les bords de la Seille Ă  l’hĂ´tel de Burtaigne propriĂ©tĂ© de famille situĂ©e (place des Charrons). ÉduquĂ©e jusqu’en 1846 au couvent de la Visitation de la rue Four du CloĂ®tre, proche de la CathĂ©drale Saint-Étienne de Metz, la jeune Caroline Colchen avait une grande dĂ©votion pour saint François de Sales et correspondait avec M. Gegou, SupĂ©rieur de la Visitation, vicaire gĂ©nĂ©ral du nouvel Ă©vĂŞque de Metz Mgr Dupont des Loges.

Tandis que son frère aîné Louis-Auguste devient officier (il sera le père du juriste Raymond Carré de Malberg), un autre frère intègre l'Ordre des Dominicains. Le 1er mai 1849, à peine âgée de 20 ans, Caroline Colchen épouse à Metz son cousin germain, le capitaine Jacques-Paul Carré (dit Paul), un officier de carrière de 8 ans son aîné, autoritaire et non pratiquant. Celui-ci lui promet de s’amender à la naissance de leur premier enfant. Bien que le nourrisson soit mort à la naissance, Paul, en bon officier, tient parole.

Le couple aura quatre enfants dont trois mourront en bas âge :

  • EugĂ©nie (11 mars 1852 - 14 mars 1852),
  • LĂ©on (3 juin 1859 - 31 mars 1863, peut-ĂŞtre Ă  Lorry-les-Metz).
  • Marie-ThĂ©rèse (19 aoĂ»t 1864 - 17 avril 1868).

Afin de faciliter la carrière de son fils Paul qui promettait d'être brillante, son mari devenu colonel décida d’habiter Paris.

En vertu du dĂ©cret du 23 juin 1875, il reprit le nom de « de Malberg Â», abandonnĂ© Ă  la RĂ©volution.

Malheureusement, la carrière de leur fils est abrégée par une chute de cheval fatale peu avant son trentième anniversaire.

Entre-temps, la défaite de 1870 et le Traité de Francfort ont donné Metz et sa région au nouvel Empire allemand.

Vie dévote à Paris

À Paris, la famille s'installe près de la Basilique Sainte-Clotilde, Caroline a pour confesseur l'abbé Henri Chaumont, un des vicaires de la paroisse. Celui-ci, qui s'inquiète de l'évolution de la société et du peu de place que tiennent les femmes dans l'Église, lui propose L'introduction à la vie dévote de François de Sales pour guider les âmes de bonne volonté vers Dieu.

La guerre de 1870 interrompt les pieuses réunions et Mme Carré s'éloigne de Paris prête d'être assiégée. La guerre achevée, elle revint dans la capitale.

Luchon : DĂ©buts d'une vocation

Partie à Luchon, au chevet de son frère, le Révérend-Père Colchen de l'Ordre des Prêcheurs, elle jette avec deux amies, les bases du mouvement des Filles de Saint François de Sales, constamment canalisée par l'abbé Chaumont comme l'avait été en son temps Jeanne de Chantal par François de Sales.

"Vive Jésus à tous nos dépens"

En 1872, l'abbé Chaumont propose à Mme Carré de fonder une société de laïques destinée à pratiquer la Charité de manière respectueuse et discrète.

L'Ĺ“uvre dĂ©marre dans une mansarde du VIe arrondissement de Paris proche de l'Ă©glise Saint-Sulpice, rue Cassette. En hommage Ă  la fondatrice de la Visitation, Mme CarrĂ© y prend le nom de SĹ“ur Jeanne de Chantal (1572-1641) et adopte pour devise : « Vive JĂ©sus Ă  tous nos dĂ©pens Â».

Cette SociĂ©tĂ© propose un double but : la sanctification personnelle de ses membres et l'apostolat. Les femmes s'investissent dans le soulagement de la misère avec la discrĂ©tion la plus absolue. Des maisons de catĂ©chistes missionnaires seront mĂŞme fondĂ©es en Asie et en Afrique sous le patronage de Marie ImmaculĂ©e dogme dĂ©fini en 1854 par le pape Pie IX.

En 1876, Caroline CarrĂ© de Malberg incite son confesseur Ă  fonder une pieuse union de prĂŞtres : les prĂŞtres de saint François de Sales.

Rouen : approfondissement de l'Ĺ“uvre

Une mutation du colonel Carré de Malberg l'éloigna à Rouen d'où elle continua pendant cinq années à diriger l'œuvre.

Lorry-lès-Metz : la maison-mère

Foyer Carré de Malberg, ancienne maison de Caroline Carré de Malberg.
Chapelle du Foyer où est inhumée Caroline Carré de Malberg.

En 1888, il faut un local plus grand. L'ancienne maison de campagne de Lorry-lès-Metz, près de Metz en Lorraine annexée en tiendra lieu. En 1889, Caroline Carré de Malberg incite l'abbé Chaumont à fonder une branche religieuse en complément de la branche laïque. La maison deviendra le Foyer Carré de Malberg.

C'est là que Mme Carré de Malberg s'éteint le 28 janvier 1891, à 10 h du matin, des suites d’un cancer[4]. Elle est d'abord inhumée à Metz dans le caveau familial du cimetière de L'Est. Le 5 août 1899, son corps est transféré dans la chapelle qui est dans la cour d'entrée de la maison de maître à Lorry-lès-Metz.

Officier de la Légion d'honneur, son mari mourut à Pont-à-Mousson, ville Française proche de la frontière, en 1905. Il fut inhumé dans le caveau familial au Cimetière de l'Est à Metz.

Les statuts de la congrégation sont approuvés par le pape saint Pie X en 1911.

Reconnaissance posthume

Le procès en bĂ©atification de Caroline CarrĂ© de Malberg est en cours depuis janvier 2009. Le 10 mai 2014, par un dĂ©cret reconnaissant ses « vertus hĂ©roĂŻques Â», elle a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e VĂ©nĂ©rable [4].

Notes et références

  1. biographie en ligne
  2. Site
  3. sources : opuscule Ă©ditĂ© en 1897, Vie de Madame CarrĂ© de Malberg (Caroline-Barbe Colchen) Fondatrice des Filles de Saint-François de Sales, Taffin-Lefort imprimeur, Ă©diteur Ă  Lille.
  4. SĂ©bastien Maillard, « Une laĂŻque française reconnue VĂ©nĂ©rable Â», La Croix, 10 mai 2014.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes