Accueilūüáęūüá∑Chercher

Siberian-Urals Aluminium Company

Siberian-Urals Aluminium Company (en russe : –°–ł–Ī–ł—Ä—Ā–ļ–ĺ-–£—Ä–į–Ľ—Ć—Ā–ļ–į—Ź –ź–Ľ—é–ľ–ł–Ĺ–ł–Ķ–≤–į—Ź –ö–ĺ–ľ–Ņ–į–Ĺ–ł—Ź), √©tait un groupe industriel russe pr√©sent dans le domaine de l'aluminium, actif durant 11 ans (de 1996 √† 2007). Il √©tait plus connu sous le nom de ¬ę SUAL ¬Ľ (en russe : –°–£–ź–õ).

Siberian-Urals Aluminium Company
Création 1996
Disparition 2007 (fusion avec Rusal et Glencore)
Personnages cl√©s Alexander Bulygin (–ź–Ľ–Ķ–ļ—Ā–į–Ĺ–ī—Ä –Ď—É–Ľ—č–≥–ł–Ĺ) (PDG)
Forme juridique Société anonyme
Siège social Moscou
Drapeau de la Russie Russie
Directeurs Viktor Vekselberg
Actionnaires Rusal (64,5%)
Activité Mines, métallurgie de métaux non ferreux, négoce de produits à base d'aluminium, silicium...
Société mère Rusal
Effectif Environ 62 000 employés
(2003)
Site web www.sual.com

Chiffre d'affaires 2,7 milliards de dollars (2005)

Production

Le groupe détenait 19 entités industrielles et commerciales intégrées en Russie et une en Ukraine (dans la ville de Zaporizhzhya). Ces usines opéraient de manière complémentaire dans neuf régions russes et en Ukraine, dans les domaines suivants :

  • Production mini√®re de bauxite et d'alumine ;
  • Fusion et production primaire de lingots d'aluminium ;
  • Produits semi finis et finis √† base d'aluminium ;
  • Production de silicium.

Gouvernance

Le groupe √©tait contr√īl√© par la soci√©t√© ¬ę Renova ¬Ľ (¬ę –†–Ķ–Ĺ–ĺ–≤–į ¬Ľ) de l'oligarque ukrainien Viktor Vekselberg (–í–ł–ļ—ā–ĺ—Ä –í–Ķ–ļ—Ā–Ķ–Ľ—Ć–Ī–Ķ—Ä–≥) devenu l'une des personnes les plus riches de Russie[1] (le quatri√®me homme le plus riche de Russie en 2006 avec 10 milliards de dollars) ; Il a fait fortune dans les domaines p√©tro-gazier et des m√©taux apr√®s, gr√Ęce √† sa soci√©t√© Renova qui a r√©ussi la premi√®re OPA hostile de toute la Russie[1] (sur l'usine Vladimir de production de tracteurs, en 1994)[1]). En 2003, il poss√©dait la seconde plus grand compagnie p√©troli√®re priv√©e de Russie et le comit√© sur la coop√©ration internationale √† l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, un groupe de pression repr√©sentant les int√©r√™ts des oligarques et d'autres grands hommes d'affaires russes[1].

Viktor Vekselberg lui-m√™me et Leonard Blavatnik (–õ–Ķ–ĺ–Ĺ–į—Ä–ī –Ď–Ľ–į–≤–į—ā–Ĺ–ł–ļ) en √©taient les principaux actionnaires.

Le conseil d'administration était présidé par Viktor Vekselberg et Brian Gilbertson.

Histoire

En 1994-1995 Vekselberg achète des sociétés publiques produisant de l'aluminium lors d'une vague de privatisation dans les régions d'Irkoutsk et de l'Oural. En 1996 par fusion de plusieurs sociétés il créer SUAL (équivalent russe d'une société anonyme), dans la ville de Sverdlovsk (dans la région de Kamensk-Oural)

Le contexte √©conomique et social de sa cr√©ation √©tait celui d'une rapide lib√©ralisation et privatisation des entreprises d‚Äô√Čtat de l'ex-URSS mais aussi de ce qu'on a appel√© la ¬ę guerre de l'aluminium ¬Ľ (acquisitions-fusions en s√©ries ayant abouti en Russie en 10 ans au monopole de deux entreprises).

La soci√©t√© d√©veloppe rapidement une production √† grande √©chelle gr√Ęce √† des fusions-acquisitions et investissements dans d'autres soci√©t√©s russes.

Un grand nombre de sites de production étaient situés dans et autour des Oblasts de Sverdlovsk et d'Irkoutsk. Le siège social est installé à Moscou et intégré au groupe Renova de Viktor Vekselberg (groupe qui inclut aussi et notamment TNK-BP, KES, RKS, Aéroport Koltsovo et Metkombank.

Avec plus de 60 000 employés en 2003 ce groupe comptait parmi les 10 premiers producteurs mondiaux d'aluminium.

Fusion avec RusAl et Glencore

En 2005, Rusal (son principal concurrent russe) ne cache pas son ambition de dominer le marché de l'aluminium[2], visant 5 millions de tonnes d'aluminium primaire en 2013.

Depuis plusieurs ann√©es, ces groupes prenaient aussi le contr√īle d'installation portuaires[3] et cherchaient √† acqu√©rir des ressources mini√®res et/ou d√©velopper leur march√© √† l'√©tranger[4], d'une mani√®re agressive et ¬ę pr√©datrice ¬Ľ[5] parfois.

√Ä cette √©poque (2005), les deux groupes russes Sual et de Rusal contr√īlaient 95 % du march√© russe de l'aluminium et 20 % du march√© mondial[6]. Ils sont issus d'une concentration par regroupements/rachats d'entreprises de l'Ex-URSS effectu√©s lors de la lib√©ralisation de l'√©conomie russe et dans l'√©lan de ¬ę l'effet richesse r√©sultant de la d√©valuation de l'automne 1998 ¬Ľ ayant permis ¬ę la stabilisation d'une oligarchie capitaliste dans la m√©tallurgie russe (...) d√®s 1997 mais surtout √† partir de 1999 ¬Ľ.

En 2006, les actionnaires de (alors la plus grande compagnie d'aluminium de la Russie) se sont rapproch√©s. Fin aout 2006 ils signent avec les chefs de produits du groupe de n√©goce suisse Glencore une lettre d'intention pour la fusion de tous leurs actifs de production d'aluminium. Rusal et Sual annoncent leur fusion avec Glencore, ce dernier apportant une grande part de ses actifs, donnant naissance au num√©ro un mondial du secteur. ¬ę C'est un √©v√©nement historique, a d√©clar√© le pr√©sident du conseil d'administration de Sual, Viktor Vekselberg ¬Ľ, pr√©cisant que ce nouveau groupe entrerait en bourse avant 18 mois.

Le Groupe SUAL a ainsi a cessé d'exister en 2007 en fusionnant avec son principal concurrent russe RUSIAL et avec la branche aluminium de Glencore[7].

Ce trio industrialo-financier a ainsi constitu√© un nouveau g√©ant minier et de la m√©tallurgie non ferreuse d√©nomm√© ¬ę–†–ĺ—Ā—Ā–ł–Ļ—Ā–ļ–ł–Ļ –į–Ľ—é–ľ–ł–Ĺ–ł–Ļ¬Ľ (ou United Company RUSAL pour la d√©nomination anglophone), qui s'est imm√©diatement impos√© comme l'un des trois leaders mondiaux du domaine de l'aluminium[8].

La valeur potentielle de ce nouveau a été estimée à 25 à 40 milliards de francs.

La nouvelle société est détenue à 64,5 % par Rusal, c'est-à-dire par le milliardaire russe Oleg Deripaska, magnat de l'aluminium[9] dont la fortune est estimée à 14 milliards de dollars, en est le principal actionnaire (En 2007, il détenait déjà 66 % des parts de Rusal (Viktor Vekselberg et Leonid Blavatnik, ses deux principaux partenaires en possédant 15 %[10]). SUAL représente 21,5 % des parts et Glencore 14 %[7].

Le nouveau géant aura une capacité de production de plus de 4 millions de tonnes d'aluminium primaire par an, a indiqué M. Vekselberg. Il dépassera ainsi l'américain Alcoa, qui produit 3,6 millions de tonnes d'aluminium par an, et le canadien Alcan qui en produit autant. La création de ce nouveau géant a été préalablement approuvée par le président russe Vladimir Poutine qui avait encouragé M. Vekselberg en ce sens lorsque celui-ci lui avait présenté le projet de fusion le devant les caméras de télévisions.

Notes et références

  1. Forbes, les milliardaires russes : Viktor Vekselberg
  2. ¬ę RUSAL aims to be world‚Äôs top aluminum producer ¬Ľ, Dow Jones International News, ; 2005-10-21 (lien)
  3. Russia Intelligence (2005), ‚ÄúGrand remue m√©nage dans les ports russes‚ÄĚ, 27 mai 2005, ¬ę http://www.russiaintelligence/ ¬Ľ(Archive.org ‚ÄĘ Wikiwix ‚ÄĘ Archive.is ‚ÄĘ Google ‚ÄĘ Que faire ?). fr/news00011b43.asp
  4. Durand C., ¬ę Transformations of the Russian metallurgical branch (19912000) ¬Ľ, EastWest Journal of Economics and Business, vol. 6, n¬į 1, 2003, p. 315337.
  5. Durand C., ¬ę De la pr√©dation √† la rente : √©mergence et stabilisation d‚Äôune oligarchie capitaliste dans la m√©tallurgie russe (19912002) ¬Ľ, G√©ographie, √Čconomie, Soci√©t√©, vol. 6, n¬į 1, 2004, pp. 1938
  6. Oleg Ustenko (2002) Russia’s Accession into WTO : A Case Study of the Aluminium Industry, Centre for Economic and Financial Research (CEFIR), Moscou/OMC, mars 2002 ; Voir page 3
  7. (en) BBC Russian aluminium giant emerges 2006-08-30, consulté 2013-08-06
  8. Infos - bluewin.ch
  9. Russia-Profile (2006), Smelting the Last Champion By Adam Fuss Special to Russia Profile An Aluminum Merger Sets up Russia’s Next Big Thing, 2006-09-12
  10. Moscow times, 2007, march 22:6, in Ravi Ramamurti, Jitendra V. Singh (2009) Emerging Multinationals in Emerging Markets, Cambridge University Press, 2009-04-16, 439 pages, voir p.183/439
Cet article est issu de wikipedia. Text licence: CC BY-SA 4.0, Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.