Henri Martineau
Henri Martineau, né le à Coulonges-sur-l'Autize et mort le à Paris, est un critique littéraire et un journaliste français.
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Henri Martineau |
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Poète, éditeur de revues littéraires et exégète de Stendhal |
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Biographie
Il succède à son père comme médecin en 1907. Conseiller municipal, il siège dans l'opposition au maire. Il fait paraître en 1905 un recueil de poésie chez Léon Clouzot à Niort, Les Vignes Mortes. Ses autres recueils sont Memoires (1906), Acceptation (1907).
Martineau est le créateur de la revue littéraire Le Divan, dont le premier numéro est paru à Coulonges-sur-l'Autize en janvier 1909. Il s'établit libraire et éditeur à Paris en 1921. Il publie et reste jusqu'à sa mort directeur de sa revue, qui allait devenir le rendez-vous de l'ecole fantaisiste .
Il est le promoteur de Stendhal au XXe siècle, qu'il édite, et de Paul-Jean Toulet, de Francis Carco et autres poetes selon son coeur, en leur consacrant de petits livres dont le meilleur est sans doute sa Vie de Paul-Jean Toulet (1921). Avec son ami Eugène Marsan, il est également l'un des critiques littéraires de l'Action française et de la Revue critique des idées et des livres.
Le Divan
Henri Martineau s'associé à Jean Rivain pour fonder le périodique Le Divan, publié à Coulonges-sur-l'Autize, dont il sera le directeur. Bimensuel (sauf quelques exceptions), il parut de janvier-février 1909 à juillet-décembre 1958. De à , Le Divan contient une section séparée intitulée le « Journal de Francis Jammes ».
Proche de la ligne éditoriale de la Revue critique des idées et des livres fondée par Eugène Marsan et Jean Rivain, Le Divan est une revue littéraire se réclamant des idées de Charles Maurras et de L'Action française. Ce périodique défendait un néo-classicisme littéraire dérivé de l'École romane et proche des conceptions de Pierre Lasserre et de Henri Clouard. Par l'intermédiaire d'Henri Martineau, Le Divan contribua à la redécouverte de Stendhal et à la notoriété de Paul-Jean Toulet ; il resta attaché à la tradition face à la montée des avant-gardes.
Une librairie tenue elle aussi par Henri Martineau et portant le même nom faisait lieu à l'angle de la rue Bonaparte et de la rue de l'Abbaye, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris ; devenue propriété de Gallimard, elle ferma en 1997 pour se réimplanter dans le 15e arrdt[1].
Postérité
Un collège porte son nom à Coulonges-sur-l'Autize.
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Le Divan (revue) » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
- Jean Rousselot. Dictionnaire de la poésie française contemporaine, 1968, Auge, Guillon, Hollier -Larousse, Mooreau et Cie.-Librairie Larousse, Paris.
Liens externes
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative aux militaires :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :