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Parti de la mère patrie

Le Parti de la mère patrie (en turc : Anavatan Partisi, abrégé initialement en ANAP, puis en ANAVATAN) est un parti politique turc de droite, de tendance libérale, fondé en 1983 par Turgut Özal. Bien qu’il ne s’agisse pas officiellement d’un parti islamiste déclaré comme tel, il est cependant assez favorable à la remise en cause d'un certain nombre de principes kémalistes, comme la laïcité. On le présente parfois comme un successeur du Parti démocrate d’Adnan Menderes et du Parti de la justice.

Parti de la mère patrie
Anavatan Partisi
Image illustrative de l’article Parti de la mère patrie
Logotype officiel.
Présentation
Président İbrahim Çelebi
Fondation
Disparition
Siège Ankara
Fondateur Turgut Ă–zal
Positionnement Centre droit Ă  droite[1]
Idéologie Libéralisme économique[1]
Libéral-conservatisme
Nationalisme turc
Couleurs Vert (anciennement jaune)
Site web www.anavatanpartisi.org.tr

Histoire

FondĂ© en 1983 et prenant la suite du Parti de la justice, dissout en 1981, le Parti de la mère patrie participe en novembre de la mĂŞme annĂ©e aux premières Ă©lections lĂ©gislatives organisĂ©es après le coup d'État de 1980[2]. Il arrive en tĂŞte et obtient une majoritĂ© en sièges, ce qui lui permet d'accĂ©der au pouvoir qu'il conserve, après avoir Ă©tĂ© reconduit aux Ă©lections de 1987, jusqu'en 1991. Son leader Turgut Ă–zal[3] est nommĂ© Premier ministre de 1983 Ă  1989[4], puis prĂ©sident de la RĂ©publique de 1989 Ă  sa mort en 1993. Cette pĂ©riode de huit annĂ©es est marquĂ©e par une politique libĂ©rale de dĂ©sengagement du secteur public et de dĂ©veloppement du secteur privĂ©. Il poursuit la politique du « retour Ă  l'islam Â» amorcĂ©e par les partis de droite prĂ©cĂ©dents (PD et PJ). Ainsi, le gouvernement Ă–zal autorise les femmes voilĂ©es Ă  entrer Ă  l'universitĂ© (disposition annulĂ©e par la cour constitutionnelle le ) et abroge l’article 163 du code pĂ©nal qui rĂ©primait tout atteinte au principe de laĂŻcitĂ©. En 1987, le gouvernement pose la candidature de la Turquie Ă  la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne avant d'y renoncer plus tard.

L’ANAP revient brièvement au pouvoir en 1995 dans une alliance avec le Parti de la juste voie, un autre parti de droite, puis de nouveau de juillet 1997 à novembre 1998, avec Mesut Yılmaz au poste de Premier ministre.

Les législatives d’avril 1999 où l’ANAP obtient 14 % des voix, le font redescendre au rang de 4e parti de Turquie avec 86 députés sur 550.

Aux élections législatives de novembre 2002, son score tombe à 5,12 % des suffrages, soit bien en dessous du seuil de 10 % nécessaire pour avoir des députés à l'Assemblée.

En raison de désistements, 13 députés rejoignent les rangs de l'ANAP en cours de législature. Cette situation place le parti en position de pouvoir, en cas d'alliance, donner à l'AKP, qui dispose de 356 sièges sur 550, la majorité des deux tiers au Parlement nécessaire pour certaines modifications constitutionnelles.

En mai 2007, dans la perspective des élections législatives de l'été suivant, l'ANAP tente un rapprochement avec le Parti de la juste voie, lui aussi issu du Parti de la justice, qui devient le Parti démocrate, dans le but de dépasser la barre des 10 % indispensable pour obtenir des députés. Cependant, cette démarche échoue et l'ANAP préfère ne pas présenter de candidats, laissant le Parti démocrate partir seul au scrutin où il subit un échec avec 5,4 % des voix.

Finalement, le , les deux partis réalisent leur fusion mais celle-ci se révèle éphémère lorsque le , l'ANAP décide de reprendre son existence propre sous la direction d'İbrahim Çelebi. Les factions opposées à la fusion de 2009 ont fondé le Grand Parti de la mère patrie.

Le Parti de la mère patrie se présente aux élections législatives du , mais ne recueille que 0,12 % des voix.

Références

  1. « Liste des partis politiques cités », sur Cairn.info (consulté le ).
  2. NAJAR Sihem (sous la direction de), Les réseaux sociaux sur Internet à l'heure des transitions démocratiques, KARTHALA Editions, , 492 p. (ISBN 978-2-8111-0977-6, lire en ligne)
  3. Conseil de l'Europe Assemblée parlementaire Session ordinaire, Compte rendu des débats, Council of Europe, , 880 p. (ISBN 978-92-871-1908-7, lire en ligne)
  4. AYMES Marc, GOURISSE Benjamin, MASSICARD Élise (dir.), L'art de l'Etat en Turquie. Arrangements de l'action publique de la fin de l'Empire ottoman à nos jours, KARTHALA Editions, , 432 p. (ISBN 978-2-8111-1026-0, lire en ligne)

Liens externes

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