Procès stalinien
La désignation de procès stalinien peut renvoyer successivement au :
- procès des ingénieurs de Chakhty (1928)
- procès des prétendus Parti paysan du Travail et Parti industriel (en) (1930)
- procès des 29 assassins de Kirov (tenu à huis clos, en )
- procès de six ingénieurs britanniques de la société Metro-Vickers (1933, pour espionnage).
- procès de Moscou (1936-1938)
- Grandes Purges (années 1936-1938, URSS)
- procès des seize, également appelé procès de Moscou (18-, procès des chefs militaires de la résistance polonaise)
- procès Rajk (1949, république populaire de Hongrie)
- procès Kostov (1949, république populaire de Bulgarie)
- Procès des généraux (1951, république populaire de Pologne)
- procès de Prague (1952, République socialiste tchécoslovaque)
Par extension, l'expression peut désigner, de manière métaphorique, une parodie de procès, organisée pour des motifs politiques.
Un concept identifié
La forme identique prise par ces procès politiques au long de l'Histoire de l'URSS sous Staline les a érigés en concept :
Le coupable d'avance (car il reconnaît son crime, à la suite d'une préparation psychologique adéquate et si nécessaire sous la menace directe ou indirecte visant ses amis ou sa famille) est jugé sans pitié et avec un respect tout formel des procédures, car tout est préparé d'avance ; la parodie de procès sert à justifier les Grandes Purges, mais aussi à faire porter le poids des échecs économiques à des boucs émissaires.
Certains de ces procès étaient tenus secrètement, ce qui est caractéristique d'une dictature lors de l'époque contemporaine.