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Bleu et blanc

Bleu et blanc (en hébreu : כחול לבן, kakhol lavan) est une coalition électorale centriste israélienne. Elle est créée en février 2019 par les partis politiques Hosen L'Yisrael de l’ancien chef d'État-Major Benny Gantz, Yesh Atid de Yaïr Lapid, rejoints par deux autres anciens chefs d'état-major, Moshe Ya'alon (et son parti Telem (en)) et Gabi Ashkenazi.

Bleu et blanc
(he) כחול לבן
Image illustrative de l’article Bleu et blanc
Logotype officiel.
Présentation
Dirigeants Benny Gantz
YaĂŻr Lapid (2019-2020)
Fondation [1]
Partis membres Hosen L'Yisrael
Yesh Atid (2019-2020)
Telem (2019-2020)
Positionnement Attrape-tout[2] ou centre[3] - [4] Ă  centre gauche[5]
Idéologie Sionisme[6] - [7]
Social-libéralisme[5]
Affiliation nationale Parti de l'unité nationale (depuis 2022)
Couleurs Bleu et blanc
Site web kachollavan.org.il
Représentation
Députés
6 / 120

Partis membres

Parti Dates Idéologie Chef de file
Hosen L'Yisrael 21 février 2019 – Social-libéralisme Benny Gantz
Yesh Atid 21 février 2019 – 29 mars 2020 Libéralisme économique Yaïr Lapid
Telem (en) 21 février 2019 – 29 mars 2020 Libéralisme économique Moshe Ya'alon

Historique

Élections législatives de 2019-2020

Ce parti est donné par la presse israélienne comme le principal rival du Likoud aux élections législatives du 9 avril 2019. Ses deux dirigeants ont conclu un accord de rotation au poste de premier ministre en cas de victoire. Gantz prendrait alors la fonction pour deux ans et demi avant que Lapid lui succède[1].

Sur le plan diplomatique, le parti s'affirme déterminé à engager des négociations avec les Palestiniens tout en confirmant Jérusalem « unie » comme capitale d’Israël, le maintien du contrôle israélien sur la vallée du Jourdain et le maintien des blocs d’implantations en Cisjordanie[3].

Sur le plan social, le parti « préservera l’identité juive de l’État parallèlement à la réalisation du droit de chaque personne et de chaque communauté à façonner leur mode de vie dans la liberté et la tolérance » et reprendra les initiatives bloquées par les ultra-orthodoxes telles que l'ouverture de commerce et le fonctionnement des transports le chabbat. Il appliquera l'accord concernant l'extension de la zone mixte du Mur occidental (Mur des Lamentations)[3]. En décembre 2019, Benny Gantz dénonce les inégalités sociales menaçant d’affaiblir la nation alors que l'économie israélienne est forte[8], considérant que les hôpitaux, les écoles et les transports sont un « échec retentissant » ; en cas de victoire aux élections de 2020, il indique que ses priorités seront l’éducation, les infrastructures, la justice et la sécurité[8].

Ce nouveau parti obtient 35 sièges sur 120, un de moins que le Likoud de Benyamin Netanyahou. Toutefois, en l'absence d'alliés potentiels en nombre suffisant, il ne semble pas en mesure de former le nouveau gouvernement[9].

Le 17 avril 2019, le président de l’État d’Israël Reuven Rivlin, charge Benjamin Netanyahu de former son cinquième gouvernement, en raison de l’échec de Bleu Blanc à former une coalition gouvernementale. Netanyahou ne parvenant pas à former son nouveau gouvernement, de nouvelles élections sont fixées au 17 septembre 2019. Le parti Bleu Blanc y arrive en tête d'un siège sur le Likoud sans toutefois que le premier soit capable de former une coalition majoritaire[10]. Le 23 octobre 2019, après l'échec de Netanyahou à composer un gouvernement, il est chargé à son tour de le faire par le président Reuven Rivlin[11], mais échoue lui aussi.

De nouvelles élections législatives ont lieu le 2 mars 2020 : Bleu et blanc obtient la deuxième place avec 33 sièges, quand le Likoud progresse, avec 36 élus. Toutefois, c'est Benny Gantz qui est chargé par le président Rivlin de former le gouvernement le 16 mars, car il aurait le soutien de 61 membres de la Knesset, à savoir, outre ceux de son parti, ceux d'Israel Beytenou dirigé par Avigdor Liberman, des 15 députés de la Liste arabe unie dont le soutien était précédemment refusé par Avigdor Liberman[12].

Scission de 2020

Le , après la démission de Yuli-Yoel Edelstein — assigné par la Cour suprême d'organiser l'élection de son successeur — et en pleine pandémie de maladie à coronavirus, Benny Gantz renonce à diriger le gouvernement et est élu à la présidence de la Knesset, dans le cadre de négociations avec le Likoud pour la formation d'un gouvernement d’union nationale. Cette décision suscite la désapprobation de ses alliés de Yesh Atid et Telem. La coalition Bleu et blanc écarte alors Hosen L'Yisrael de Benny Gantz, qui retrouve de fait son indépendance[13]. Le 29 mars, il est convenu que seul ce dernier parti reste au sein de la coalition, les deux autres formant le bloc Yesh Atid-Telem[14]. Il est rejoint par le nouveau parti de centre droit Derekh Eretz fondé par les députés Yoaz Hendel et Zvi Hauser qui, soutenant le gouvernement d'union nationale, ont quitté Telem.

Le 20 avril, Gantz et Netanyahou annoncent la formation d'un gouvernement d'union nationale[15]. Celui-ci est constitué le 17 mai[16].

Élections législatives de 2021

Les défections continuent au long de l'année 2020 ; en décembre, le ministre de la Justice, Avi Nissenkorn, puis le principal allié du ministre israélien de la Défense Benny Gantz, Gabi Ashkenazi, quittent le parti.

RĂ©sultats Ă©lectoraux

Élection Chef de file Voix % Rang Sièges Gouvernement
04/2019 Benny Gantz 1 125 881 26,1 2e
35 / 120
Pas de gouvernement
09/2019 1 151 214 25,9 1er
33 / 120
2020 1 220 290 26,6 2e
33 / 120
Netanyahou V
2021 292 257 6,6 4e
8 / 120
Bennett-Lapid
2022 Au sein du Parti de l’unité nationale
6 / 120
Opposition

Notes et références

  1. (en) « After marathon talks Gantz, Lapid forge alliance in challenge to Netanyahu », sur The Times of Israel, .
  2. « After Replacing Netanyahu, Gantz's Party Will Self-destruct. And That's OK », sur Haaretz (consulté le ).
  3. Marissa Newman, Raoul Wootliff, Jacob Magid et Adam Ragson, « Qui se présente et pour quoi faire ? Le guide TOI des 39 partis en lice », sur The Times of Israel, .
  4. « Ex-Israeli Army Chief Benny Gantz, Considered Top Netanyahu Challenger, Launches Political Party », sur Haaretz, .
  5. Lahav Harkov, « Histadrut chief Avi Nissenkorn joins Gantzs Israel Resilience Party », sur The Jerusalem Post, (consulté le ).
  6. « Ex-Israeli Army Chief Benny Gantz, Considered Top Netanyahu Challenger, Launches Political Party », sur JNS, .
  7. « Blue and White », sur The Israel Democracy Institute (consulté le ).
  8. Shoshanna Solomon, « Gantz : beaucoup d’éléments de la nation n’ont pas profité de la croissance », sur The Times of Israël, .
  9. Thierry Oberlé, « Élections en Israël: Nétanyahou en route vers un cinquième mandat », sur Le Figaro, .
  10. « Politique.En Israël, Benyamin Netanyahou chargé de former un gouvernement », sur Courrier international, .
  11. « En Israël, le rival de Netanyahu chargé à son tour de former un gouvernement », sur Le Point (consulté le ).
  12. « Rivlin va charger Gantz de former le gouvernement », sur The Times of Israel, .
  13. « Israël : Benny Gantz, rival de Nétanyahou, élu président du Parlement », sur Libération, .
  14. « Israël: "progrès" dans les discussions entre Netanyahu et Gantz sur un gouvernement - Le Point », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
  15. « En Israël, Benjamin Netanyahu et Benny Gantz forment un gouvernement d'union nationale », sur France 24, FRANCE24, (consulté le ).
  16. « IsraĂ«l : après 500 jours de crise, le pays se dote enfin d'un gouvernement - Le Point », sur Le Point, lepoint.fr, (consultĂ© le ).

Voir aussi

Liens externes

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