Thierry Burkart
Thierry Burkart, né le à Baden AG (originaire du même lieu et de Mühlau AG), est une personnalité politique suisse, membre du Parti libéral-radical (PLR).
Thierry Burkart | |
Thierry Burkart en 2018. | |
Fonctions | |
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Président du Parti libéral-radical | |
En fonction depuis le | |
Élection | 2 octobre 2021 |
Prédécesseur | Petra Gössi |
Conseiller aux États | |
En fonction depuis le | |
Élection | 24 novembre 2019 |
LĂ©gislature | 51e |
Groupe politique | Libéral-radical (RL) |
Commission | CTT, CdG et CPS |
Prédécesseur | Philipp Müller |
Conseiller national | |
– | |
LĂ©gislature | 50e |
Groupe politique | Libéral-radical (RL) |
Commission | CTT |
Successeur | Maja Riniker |
Député au Grand Conseil du canton d'Argovie | |
– | |
LĂ©gislature | 2001-2004, 2005-2008, 2009-2012, 2013-2016 |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Baden (AG) |
Nationalité | Suisse |
Parti politique | PLR |
Profession | Avocat |
RĂ©sidence | Baden (AG) |
Il est député du canton d'Argovie au Conseil national de à , puis au Conseil des États. Il préside le PLR depuis octobre 2021.
Biographie
Thierry Burkart naît le à Baden, dans le canton d'Argovie. Il est originaire du même lieu et d'une autre commune du même canton, Mühlau[1]. Son arrière-grand-père, Josef Burkart, également membre du PLR, a été membre du Conseil cantonal et du Conseil d'État zougois[2] - [3].
Son père est d'origine italienne et sa mère pédagogue curative de formation. Ses parents se séparent alors qu'il a trois ans. Il grandit à Obersiggenthal avec sa sœur, tandis que son frère, son aîné de cinq ans, grandit avec son père en Italie[4] - [5] - [6].
Après son gymnase à Immensee dans le canton de Schwytz[3], où son travail de maturité porte sur les éléments populistes des discours de Christoph Blocher[7], il effectue des études de droit à Saint-Gall et à Lausanne, études qu'il achève en 2003. Il exerce la profession d'avocat au sein d'une étude à Baden[8].
Il a le grade de capitaine à l'armée[1].
Il a été en couple avec la conseillère nationale puis conseillère aux États socialiste Pascale Bruderer[3]. Il habite à Baden à partir de 2001[4], puis emménage en 2021 avec sa partenaire et ses deux enfants à Lengnau[9].
Parcours politique
Son baptême politique remonte à 1989, lorsqu'il s'engage à l'âge de 14 ans contre l'initiative populaire pour une Suisse sans armée[3].
Il organise et préside le premier parlement des jeunes argovien en [3] - [10]. Il siège ensuite au Grand Conseil du canton d'Argovie de 2001 à 2015. Il le préside en 2014[1]. Il préside également le PLR argovien de 2010 à [11].
Candidat au Conseil national lors des élections fédérales de 2011, il termine troisième de la liste PLR du canton d'Argovie, derrière les élus Philipp Müller et Corina Eichenberger-Walther. Il est élu lors des élections fédérales de 2015, arrivant deuxième de la liste PLR, derrière Philippe Müller et devant Corina Eichenberger-Walther, tous deux réélus[11]. Il est membre du bureau du Conseil national, de la Commission des transports et des télécommunications (CTT) et de la Délégation de surveillance des NLFA[1].
Il accède à la direction du PLR suisse au début 2018[11], et annonce en août 2021 sa candidature à la succession de Petra Gössi à la tête du PLR[12].
Le , il est élu au Conseil des États lors du deuxième tour des élections dans le canton d'Argovie, après s'être imposé à l'interne de son parti contre Matthias Jauslin par 154 voix contre 38[13]. Il est membre de la Commission de gestion (CdG), de la Commission de la politique de sécurité (CPS) et de la CTT[1].
Le , il est élu président du PLR par l'assemblée des délégués du parti en remplacement de Petra Gössi. Il était le seul candidat en lice[14].
Autres mandats
Il est président de la section argovienne du Touring Club Suisse à partir de 2011 et vice-président du TCS suisse à partir de 2012. Il remet ces deux mandats au printemps 2020[15] - [16].
Il est également président de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG)[17] depuis septembre 2020, succédant au conseiller national UDC Adrian Amstutz[18].
Positionnement politique
Il se situe sur l'aile droite du Parti libéral-radical[19] - [20]. Il se déclare « clairement à droite » et sa politique est axée, selon ses propres dires, sur les transports et la politique économique[21].
En 2018, il s'engage en faveur de la construction de multiples projets routiers[22] ainsi que d'une autoroute Ă six voies dans le canton d'Argovie[23].
Il s'est opposé au virage écologique du PLR sous la direction de Petra Gössi et à la révision totale de 2020 de la loi sur le CO2. Il s'est également engagé très tôt pour une rupture des négociations sur l'accord-cadre avec l'Union européenne[24].
Références
- « Biographie de Thierry Burkart », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse..
- Renato Morosoli (trad. André Naon), « Josef Burkart » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- (de) Jessica Pfister, « Nationalrat Thierry Burkart rockt den Freisinn », sur Schweizer Illustrierte, (consulté le )
- (de) « Thierry Burkart - Ständerat », sur site personnel (consulté le )
- (de) Ursula von Arx, « Im Zweifelsfall geschmeidig », sur www.republik.ch, (consulté le )
- (de) Hans Lüthi, « TalkTäglich - Schicksalsschlag: Thierry Burkarts Bruder wurde als Kind nach Italien entführt », sur Aargauer Zeitung, (consulté le )
- « 19h30 », sur RTS.ch, (consulté le )
- « Curriculum », sur voser.ch (consulté le )
- (de) « Lengnau - Nach 20 Jahren in Baden: Thierry Burkart zügelt ins Zurzibiet », sur Aargauer Zeitung, (consulté le )
- (de) Manuel Bühlmann, « Kanton - Bruderer, Burkart, Egli: vom Jugendparlament an die Spitze der Politik », sur Aargauer Zeitung, (consulté le )
- (de) Michael Graber, « Thierry Burkart will definitiv FDP-Präsident werden », sur St.Galler Tagblatt, (consulté le )
- « Nouvelle présidence du PLR – Thierry Burkart est le seul candidat pour succéder à Petra Gössi », sur Tribune de Genève (consulté le )
- (de) Fabian Hägler, « Portrait Ständeratswahlen - Thierry Burkart als Anwalt des Aargaus im Bundeshaus », sur Aargauer Zeitung, (consulté le )
- « L'Argovien Thierry Burkart est le nouveau président du PLR », sur rts.ch, (consulté le )
- (de) « Thierry Burkart (FDP) - «Ich verteufle nicht einzelne Verkehrsträger» », sur Schweizer Radio und Fernsehen (SRF), (consulté le )
- « Thierry Burkart se retirera », sur www.tcs.ch, (consulté le )
- Bernard Wuthrich, « La course à la présidence du PLR est lancée », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne , consulté le )
- « Thierry Burkart élu nouveau président », sur AGVS | UPSA, (consulté le )
- (de) Lukas Scherrer, « Ganz links und ganz rechts: Feri und Glarner sind die extremsten Aargauer Politiker in Bern », sur aargauerzeitung.ch (consulté le )
- (de) Lukas Scherrer, « Wer rückte nach rechts, wer nach links? So politisierten die Aargauer Nationalräte im 2018 », sur aargauerzeitung.ch (consulté le )
- (de) Barbara Mathys, « Sind Sie auch ein Feminist, Thierry Burkart? », sur srf.ch (consulté le )
- (de) « Holt Thierry Burkart dem Aargau 38 Millionen zurück? », sur aargauerzeitung.ch (consulté le )
- (de) « Thierry Burkart: «Dreispurige A1 schon 2020 und andere Aargauer Strecken vorzeitig ausbauen» », sur aargauerzeitung.ch (consulté le )
- « Le conseiller aux Etats Thierry Burkart seul candidat à la présidence du PLR », sur rts.ch, (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives Ă la vie publique :
- (de) Site officiel
- Profil Smartvote 2019, Profil Vimentis 2019