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Jean Garnier (jésuite)

Jean Garnier, né à Paris le , mort à Bologne le , est un théologien et érudit français, membre de la Compagnie de Jésus.

Jean Garnier
gravure XVIIe siècle
Autres informations
Ordre religieux

Éléments de biographie

Il devint jésuite à seize ans, en 1628, et professa d'abord la rhétorique, puis, à partir de 1643, la philosophie au Collège de Clermont, et ensuite, à partir de 1653, la théologie à Bourges. Il mourut à Bologne en se rendant à Rome pour les affaires de la Compagnie.

Jean Garnier fut considéré comme l'un des plus savants jésuites de son temps, et comme un spécialiste de théologie morale, expert en casuistique.

Publications

Jean Garnier publia:

  • Organi philosophiæ rudimenta (Paris, 1651; Ă©dition augmentĂ©e, 1677);
  • Theses de philosophia morali (Paris, 1651);
  • Regulæ fidei catholicæ de gratia Dei per Jesum Christum (Bourges, 1655);
  • une Ă©dition commentĂ©e Juliani Eclanensis episcopi libellus missus ad sedem apostolicam, notis illustratus (Paris, 1668);
  • une Ă©dition, accompagnĂ©e de commentaires et de dissertations sur le pĂ©lagianisme et le nestorianisme, des Ĺ“uvres de Marius Mercator (Paris, 1673);
  • une Ă©dition commentĂ©e Liberati Diaconi breviarium causæ Nestorianorum et Eutychianorum, cum notis et dissertationibus (Paris, 1675).
  • S'occupant, dans ses dernières annĂ©es, de la bibliothèque du collège des jĂ©suites de Paris (le Collège de Clermont), il publia Systema bibliothecæ collegii Parisiensis Societatis Jesu (Paris, 1678).
  • Enfin, il publia en 1680 le « journal des papes », Liber diurnus Romanorum Pontificum[1], avec notes et dissertations historiques (sur la correspondance des papes, sur Honorius Ier et le monothĂ©lisme, oĂą il cherche Ă  disculper ce pape d'hĂ©rĂ©sie, et sur l'usage du pallium).

Après sa mort:

  • son confrère, le père Jean Hardouin, publia de lui une Ă©dition commentĂ©e, accompagnĂ©e de quatre dissertations sur ThĂ©odoret de Cyr (sa vie, ses Ă©crits, sa doctrine, le concile de 553 qui le condamna) :
  • Auctarium Theodoreti Cyrensis episcopi, seu operum tomus quintus[2] (Paris, 1684 ; prĂ©cĂ©dĂ© de l'Ă©loge du père Garnier par le père Hardouin).
  • Enfin, en 1689, on publia aussi son Tractatus de officiis confessarii erga singula pænitentium genera.

Notes et références

  1. Il s'agit du « Recueil des formules usitées par la chancellerie pontificale du Ve au XIe siècle », existant dans trois manuscrits dont l'un se trouvait à l'époque dans la bibliothèque du Collège de Clermont.
  2. Il s'agit d'un supplément (5e tome) à l'édition en quatre volumes des œuvres de Théodoret donnée par Jacques Sirmond en 1642.

Annexes

Bibliographie

  • « Jean Garnier, jĂ©suite », dans Louis Ellies Dupin, Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclĂ©siastiques, chez Pierre Humbert, Amsterdam, 1711, tome XVII, p. 197 (lire en ligne)
  • « Jean Garnier », dans Jean-Pierre Niceron, MĂ©moires pour servir Ă  l'histoire des hommes illustres, chez Briasson, Paris, 1739, tome 40, p. 166-179 (lire en ligne)

Liens externes

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