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Parc Central du Lac (EUR)

Le Parc Central du Lac, ou Parc du Lac de l'EUR, est un parc moderne de Rome, avec un bassin artificiel. Il est situĂ© dans le quartier moderne de l'EUR.

Parc Central du Lac
GĂ©ographie
Pays
RĂ©gion
Ville métropolitaine
Capitale
Coordonnées
41° 49′ 42″ N, 12° 28′ 04″ E
Superficie
0,2 km2
GĂ©olocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
GĂ©olocalisation sur la carte : Latium
(Voir situation sur carte : Latium)

Conçu dès la naissance du quartier de l'EUR en 1936, il n'a Ă©tĂ© en fait rĂ©alisĂ© qu'après-guerre; le lac artificiel se trouvant Ă  l'intĂ©rieur est fermĂ© sur les deux petits cĂ´tĂ©s, au nord-ouest par le palais de la banque UniCredit, et au sud-est par la tour ENI; en direction de la mer, le lac est dominĂ© par une colline au sommet de laquelle se dresse le Palazzo dello Sport, et ou descendent des cascades, qui forment une cinquième perspective au Palais.

Le parc couvre une superficie d'environ 160 000 m2, soit 16 hectares, rĂ©partis Ă  peu près Ă  Ă©galitĂ© entre la zone verte et le lac artificiel.

Histoire et données techniques

Le projet de l'EUR 42 — l'Exposition universelle prĂ©vue pour 1942, mais qui ne fut jamais rĂ©alisĂ©e, projetĂ© dès 1937, avait prĂ©vu un espace utilisĂ© comme parc[1]. Au-dessus de cette zone, conçue comme un cinquième point de vue pour les visiteurs de Rome, se trouverait le Palais de l'Eau et de la Lumière (qui ne fut jamais construit, et sur la zone duquel a Ă©tĂ© construite Ă  la fin des AnnĂ©es 1950 le Palazzo dello Sport en vue des Jeux olympiques d'Ă©tĂ© de 1960 attribuĂ©s Ă  Rome).

Le projet — qui, en plus du parc, comprenait un aquarium — avait impliquĂ© les architectes Raffaele De Vico et Marcello Piacentini[2] (le dernier prĂ©sident de la commission d'examen des Ĺ“uvres proposĂ©es pour l'EUR[3]); cette zone faisait Ă  l'origine partie d'un projet plus vaste qui consistait en la crĂ©ation de huit parcs, dans le nouveau quartier. Le Corps forestier d'État fut chargĂ© du boisement et des travaux. Le groupe de travail exĂ©cutif a Ă©tĂ© formĂ© en 1939, mais l'entrĂ©e de l'Italie dans Seconde Guerre mondiale et la chute du fascisme en 1943, ont stoppĂ© les travaux.

La chute d'eau, les fontaines et, au fond, le Palazzo dello Sport

Après guerre, le projet a repris[4]. Un bassin artificiel d'environ un kilomètre de longueur[5], est crĂ©Ă©, dont la largeur varie entre 60 et 130 mètres pour une superficie totale d'un peu plus de quatre-vingt mille mètres carrĂ©s; la profondeur est variable, de deux Ă  quatre mètres.

Dans le parc entourant le lac, plusieurs infrastructures sont construites Ă  l'occasion des jeux olympiques que Rome a accueilli en 1960: sur la colline surplombant le lac on trouve le Palazzo dello Sport (1958-1960), de Pier Luigi Nervi et Marcello Piacentini, tandis que sur la face nord-ouest du bassin ces mĂŞmes architectes ont construit la Piscine de la Rose qui a accueilli des matches du tournoi olympique de water-polo.

L'étang avec le bâtiment de l'ENI en arrière-plan

La vue en perspective le long de l'axe de la via Cristoforo Colombo permet de voir le Palazzo dello Sport qui surplombe une cascade, tributaire du lac, et une sĂ©rie de fontaines et de cascades sur les cĂ´tĂ©s[6]. Ces Ĺ“uvres, restructurĂ©es en 2003 et plus en profondeur Ă  la fin de la dĂ©cennie, ont le double objectif d'assurer la fourniture en oxygène de l'Ă©cosystème formĂ© par le lac, et Ă©galement l'approvisionnement en eau pour les systèmes de protection incendie ainsi que l'arrosage du parc.

D'un cĂ´tĂ© du lac trouve le palais de la direction gĂ©nĂ©rale de l'ENI (1959-1962) et d'un autre cĂ´tĂ© le palais de la banque Unicredit (ancien siège de la Banco di Roma).

La zone piĂ©tonne et cyclable qui traverse le parc est appelĂ©e la Passaggiata du Japon en l'honneur du Pays dans lequel le premier ministre, Nobusuke Kishi, lors d'une visite officielle en Italie, en , a donnĂ© Ă  Rome 2 500 sakura (prunus serrulata), cerisiers japonais, dont beaucoup sont plantĂ©s dans le parc de l'EUR[7]. Ă€ cet Ă©gard, il est devenu habituel depuis quelques annĂ©es de cĂ©lĂ©brer, ici Ă  Rome, une coutume typiquement japonaise, le hanami (ou l'admiration des fleurs[8]), qui a lieu dans la pĂ©riode de la floraison des sakura (mi-mars — dĂ©but avril), et qui consiste Ă  marcher sous ces arbres, et souvent profiter d'un pique-nique Ă  l'ombre de ces cerisiers; certains le font mĂŞme en kimono, robe traditionnelle du Japon.

La rĂ©alisation du projet initial de l'aquarium a repris en 2011, avec le dĂ©but des travaux pour la construction du Mediterraneum, situĂ© le long de la limite nord du lac, d'une superficie d'environ 14 000 m2[9]; initialement prĂ©vue pour le mois de , l'ouverture a Ă©tĂ© reportĂ©e d'un an en raison de problèmes techniques[10]; Ă  l'Ă©tĂ© 2016, l'implantation n'est pas encore ouverte au public.

Deux stations de mĂ©tro de la ligne B se trouvent au nord du parc, ouvertes le [11], le jour de l'inauguration du premier tronçon du mĂ©tro de Rome.

  • Cerisiers japonais en fleurs
    Cerisiers japonais en fleurs
  • Le lac
    Le lac
  • Fontaines se jetant dans le Lac
    Fontaines se jetant dans le Lac

Notes

  1. Rossi, p. 142
  2. « x »
  3. Rossi, p. 140
  4. « Interviste », sur Roma.it
  5. « Torna blu », sur corriere.it
  6. « Valorizzazione », sur romaeur.it
  7. « Arrivano bagni », sur repubblica.it
  8. « Lago », sur nanoda.com
  9. « Progetti », sur eurspa.it
  10. « Grandi cantieri », sur repubblica.it
  11. « Stampa », sur archiviolastampa.it

Bibliographie

  • (it) Piero Ostilio Rossi et Ilaria Gatti, Roma. Guida all’architettura moderna 1909-1991, Bari, Laterza, (ISBN 88-420-2509-7)
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