Fontaine d'Orchaise
La fontaine d'Orchaise est une grotte de la commune de Valencisse, département de Loir-et-Cher.
Coordonnées |
47° 35′ 18″ N, 1° 12′ 09″ E |
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Pays | |
Région française|Région | |
DĂ©partement | |
Massif | |
Vallée |
Vallée de la Cisse |
Localité voisine |
Type | |
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Altitude de l'entrée |
80 m |
Longueur connue |
1 175 m |
PĂ©riode de formation | |
Occupation humaine |
Cavité fréquentée dès le XVIIe siècle |
Spéléométrie
La dénivellation[N 1] de la cavité est de 13 m pour un développement[N 2] de 1 175 m[1].
GĂ©ologie
La grotte se développe dans la craie à silex d'âge sénonien (Crétacé).
La cavité est constituée de deux étages : inférieur et supérieur. Dans l'étage inférieur, coule une rivière souterraine à l'origine de la formation de la grotte, alors qu'on observe dans l'étage supérieur de nombreuses formes en chenaux de voûte et des blocs déchaussés qui caractérisent l'étage fossile de la cavité[2].
Historique
La cavité est mentionnée dès 1682 ; elle aurait été exploitée pour son argile dite « terre sigillée » dont on ignore les vertus thérapeutiques ou médicinales.
Les premiers récits relatant l'exploration de la grotte datent de 1825, la grotte est alors reconnue jusqu'à 170 m de l'entrée[3]. En 1894, F. Robert publie une première description de la grotte jusqu'à 210 m de l'entrée. En 1942, Jean Mauvisseau s'intéresse à la grotte d'Orchaise ; avec Philippe Renault et les Scouts de France, ils atteignent le siphon terminal en 1948. De 1943 à 1949, Jean Mauvisseau lève le plan de 720 mètres de galeries[4].
BĂ©lier hydraulique
Dès l'entrée de la grotte, un barrage-réservoir de plus de 2 m de profondeur constitue un obstacle pour le spéléologue. il s'agit d'un aménagement de la fin du XIXe siècle destiné à l'approvisionnement en eau du village d'Orchaise. En effet jusqu'au début des années 1950, le bourg était encore alimenté par l'eau de la fontaine. Pour remonter l'eau jusqu'au village, situé 60 m au-dessus de la source, la commune d'Orchaise (Valencisse) a fait installer un bélier hydraulique présentant l'avantage de n'utiliser que l'énergie naturelle du courant d'eau[5].
Bibliographie
- Chassier Michel (1992) – La grotte d’Orchaise. Spéléo-club de Blois édit.
- Gauthier Étienne (1988) – Fontaine d'Orchaise (Loir-et-Cher). L'Aven, bull. S. C. Seine, n° 48, p. 4-5.
- Mauvisseau Jean & Renault Philippe (1959) – La rivière souterraine d'Orchaise (Loir-et-Cher). Annales de Spéléologie, XIV, fasc. 1-2, p. 81-100.
Notes et références
Notes
- En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.
- En spéléologie, le développement correspond à la longueur cumulée des galeries interconnectées qui composent un réseau souterrain.
Références
- Bigot Jean-Yves, « Spéléométrie de la France. Cavités classées par département, par dénivellation et développement. », Spelunca Mémoires n° 27,‎ , p. 160 (ISSN 0249-0544).
- « Grotte et Fontaine d'Orchaise », sur geologie41.cdpne.org (consulté le )
- Chabert Claude (1981) – Les grandes cavités françaises. Inventaire raisonné, FFS édit., 154 p.
- Mauvisseau Jean & Renault Philippe (1959) – La rivière souterraine d'Orchaise (Loir-et-Cher). Annales de Spéléologie, XIV, fasc. 1-2, p. 81-100.
- « La grotte d'Orchaise », sur Lamolineuvoise (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (fr) « La grotte d'Orchaise », sur Lamolineuvoise (consulté le )
- (fr) « Grotte et fontaine d'Orchaise », sur Geologie41.cdpne (consulté le )