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Sabre modèle 1882 d'officier d'infanterie

Le sabre modèle 1882 d'officier d'infanterie est un sabre français, adopté en 1882 par le Service de l'Artillerie pour les officiers supérieurs et subalternes d'infanterie.

Description

L'inspiration du modèle 1882 vient du sabre fantaisie d'infanterie de l'armée d'Afrique. Ce modèle consacre le système d'attache du fourreau à une seule bélière, devenu un standard : c'est le premier modèle de sabre qui n'a qu'une bélière d'origine[1].

Le sabre d'origine est assez simple, ce qui pousse bon nombre d'officiers à se faire fabriquer des modèles "fantaisie", gardant la lame réglementaire, mais modifiant la monture (nombre de branches, métaux divers...)[2].

Ce modèle eut son époque de gloire durant la guerre de 1914-18. Il est porté par les officiers en tenue de sortie jusqu'au , date de son abrogation. Il équipe désormais les élèves-officiers de l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers.

Contrairement au modèle 1845 pour officier subalterne d'infanterie qui a un modèle correspondant pour officier supérieur, le sabre d'officier d'infanterie 1882 est réglementaire pour tous les officiers, subalternes et supérieurs d'infanterie. On peut même trouver des modèles 1882 réglementaires portant sur le bec du plateau les étoiles de général.

Caractéristiques

Sabre modèle 1882 d'officier d'infanterie

On retrouve généralement l'inscription de la "manufacture de Châtellerault" et de "Coulaux et Cie Klingenthal" sur la lame, mais aussi celle de beaucoup d'autres fourbisseurs comme Balp à Saint-Étienne, Barré (Paris), François Backes et Delacour (Paris).

En campagne, les sabres devaient être renfermés dans une gaine en forte toile, dite "cachou". Cette gaine mobile fut remplacée plus tard par une gaine de cuir fauve collée sur le fourreau.

Il est porté par les officiers de l'infanterie, du génie, des tirailleurs, des zouaves, des troupes coloniales (hors artillerie), de la gendarmerie, des chasseurs, chasseurs alpins, et de la garde républicaine à pieds.

Description officielle donné par la direction de l'Artillerie pour le modèle d'ordonnance :

  • longueur de la lame : 830 mm au dĂ©part, puis 4 tailles diffĂ©rentes possibles : 900 mm, 850 mm, 800 mm, 750 mm
  • type de lame : lame droite de section lenticulaire Ă  gouttière simple inversĂ©e par face. Cette lame n'a aucun tranchant, elle est faite pour l'estoc, sa pointe est dans le milieu. Elle est en acier nickelĂ© (par la suite chromĂ©e et enfin sans traitement, cette dernière de la Manufacture de Châtellerault Ă©tant la plus rare)
  • flèche : aucune
  • monture : en mĂ©tal blanc, avec quatre branches, dont trois latĂ©rales et du mĂŞme cĂ´tĂ©
  • poignĂ©e : corne de buffle noircie avec filigrane
  • fourreau : maillechort d'Autriche ou acier demi-doux, un bracelet de bĂ©lière
  • poids : 1 085 g avec fourreau (pour la lame de 83 cm)

Les sabres pour officiers d'infanteries du type 1882

Beaucoup de caractéristiques changent avec les différents modèles plus ou moins fantaisistes des autres fourbisseurs. La garde, qui peut être à 3, 5, 6, 7 ou 9 branches se perd à des hauteurs différentes dans la branche principale.

Les modèles fantaisistes et dérivés les plus connus sont :

  • modèle Ă  trois branches : une branche principale large et deux branches latĂ©rales de garde prĂ©sentant un type simple et lĂ©ger
  • modèle de "Nancy" Ă  cinq branches : une branche principale de largeur moyenne, trois branches latĂ©rales de garde et une de contre-garde
  • modèle Ă  six branches : une branche principale de largeur moyenne, trois branches latĂ©rales de garde et deux de contre-garde
  • modèle "Saumur" Ă  six branches : une branche principale, quatre branches latĂ©rales de garde et une de contre-garde.
  • modèle "DĂ©ruĂ© 1890" Ă  sept branches : large coquille pleine de laquelle se dĂ©tache une branche principale, quatre branches latĂ©rales de garde et deux de contre-garde qui se rĂ©unissent Ă  diffĂ©rentes hauteurs et prĂ©sentent une garde enveloppante et de bonne protection pour un modèle unique pour les officiers d'infanterie et de cavalerie que l'on retrouvera sur le modèle 1896.

Bibliographie

Cet article se réfère à plusieurs ouvrages et textes spécialisés :
  • Les sabres portĂ©s par l'armĂ©e française, J. Lhoste, P. Resek
  • Armes blanches militaires françaises, Christian Ariès
  • La gazette des armes, Jean Jacques Buigne
  • Sabres français de la 3e RĂ©publique, Jean Ondry Ă©ditions E-T-A-I voir pages 83 Ă  90
[réf. incomplète]

Articles connexes

Références

  1. Jean Ondry, Sabres français de la troisième république
  2. Jean Lhoste, Les sabres portés par l'armée française
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