Isocombrétastatine A-4
LâisocombrĂ©tastatine A-4 est une molĂ©cule naturelle appartenant Ă la classe des stilbĂšne qui prĂ©sente des propriĂ©tĂ©s anti-cancĂ©reuses dĂ©montrĂ©es Ă lâaide dâune mĂ©thode utilisant des nanoparticules multifonctionnelles. DĂ©couverte en 2007, elle est isolĂ©e de la combrĂ©tastatine A-4 (en), elle est composĂ©e de deux noyaux aromatiques A et B reliĂ©s par un carbone sp2[2].
| Isocombrétastatine A-4 | |
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| Représentation en 2D de l'IsoCombrétastatine A-4 | |
| Identification | |
|---|---|
| DCI | Isocombrétastatine A4 |
| Nom UICPA | 2-méthoxy-5-[1-(3,4,5-triméthoxyphényl)éthényl]phénol |
| Synonymes |
IsoCA-4 |
| No CAS | |
| PubChem | 24996163 |
| SMILES | |
| InChI | |
| Apparence | Poudre solide |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | C18H20O5 |
| Masse molaire[1] | 316,348 4 ± 0,017 3 g/mol C 68,34 %, H 6,37 %, O 25,29 %, 316,35 g molâ1 |
| Propriétés physiques | |
| T° ébullition | Décomposition > 480,8 °C (1 atm) |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
Histoire
IsolĂ©e en 1989 du petit saule africain Combretum Caffrum (en)[3], la combrĂ©tastatine A-4 prĂ©sente un potentiel cytotoxique pour une grande variĂ©tĂ© de cellules cancĂ©reuses chez lâĂȘtre humain. Elle est aussi utilisĂ©e pour son activitĂ© dâinhibition de la polymĂ©risation de la tubuline[4] ainsi que pour interrompre les rĂ©seaux vasculaires qui se crĂ©ent, dans le cadre de formation de tumeurs cancĂ©reuses. Cependant, ce composĂ© sous sa forme naturelle (isomĂšre Z) se montre assez instable, dans le cadre de stockage, dâadministration et de mĂ©tabolisme. Elle peut alors sâisomĂ©riser sous la forme E, qui est moins active[5]. Ă partir de 2005, les recherches dans le domaine de la Chimie MĂ©dicinale, se sont donc portĂ©es sur la synthĂšse dâisocombrĂ©tastatines afin de pouvoir contrĂŽler cette instabilitĂ© en remplaçant cette double liaison (Z)-Ă©thylĂšne instable[3]. En 2007, lâisocombrĂ©tastatine A-4, stilbĂšne naturel, est dĂ©couverte[6]. Elle se montre plus stable et plus simple Ă synthĂ©tiser, tout en prĂ©sentant des propriĂ©tĂ©s antitumorales similaires Ă la combrĂ©tastatine A-4[7]. Un autre avantage est quâelle prĂ©sente un angle diĂšdre, entre le plan du noyau aromatique et celui de la liaison cis-mĂ©thylĂšne, de 68°[8]. Il est semblable Ă celui de la combrĂ©tastatine A-4, permettant une fixation spĂ©cifique sur le mĂȘme site dâactivitĂ© pour ces deux molĂ©cules[3].
Fonctions biologiques
Inhibition de la polymérisation de la tubuline
Les microtubules ont un rĂŽle majeur dans diffĂ©rents phĂ©nomĂšnes biologiques notamment dans la mitose. Ils sont caractĂ©risĂ©s par une structure filamenteuse ainsi que par la prĂ©sence dâune polaritĂ© aux extrĂ©mitĂ©s, qui est trĂšs importante dans leurs fonctions. Durant la mitose au sein des cellules eucaryotes, nous pouvons observer lâorganisation du fuseau mitotique. Celui-ci va ĂȘtre composĂ© de trois types diffĂ©rents de microtubules (polaires, astraux et kinĂ©tochoriens) qui vont jouer des rĂŽles diffĂ©rents durant la phase appelĂ©e âinterphaseâ, oĂč lâon peut observer une sĂ©paration des chromosomes. Ă la fin du cycle cellulaire, nous pourrons donc observer la formation de deux cellules filles[3].

LâisocombrĂ©tastatine A-4 va jouer le rĂŽle dâinhibiteur en bloquant lâassemblage de la tubuline lors de la phase de nuclĂ©ation au niveau des dimĂšres de tubulines. Pour cela, elle se fixe principalement au niveau du site de liaison de la colchicine[9] (alcaloĂŻde trĂšs toxique qui inhibe la polymĂ©risation des microtubules) provoquant une instabilitĂ© du rĂ©seau microtubulaire. Cette inhibition va provoquer lâarrĂȘt du cycle cellulaire Ă la phase G2/M de la mitose qui mĂšnera ensuite Ă un phĂ©nomĂšne dâapoptose de la cellule cancĂ©reuse[10].
Destruction de la vascularisation tumorale
Des Ă©tudes ont montrĂ© lâaction de lâisocombrĂ©tastatine A-4 dans la destruction de la vascularisation tumorale. Le dĂ©veloppement dâune tumeur fait appel Ă de nombreux phĂ©nomĂšnes comme notamment lâangiogenĂšse. LâangiogenĂšse correspond Ă la formation de nouveaux vaisseaux sanguins Ă partir de la vascularisation prĂ©existante. Ces nouveaux vaisseaux jouent un rĂŽle important dans la migration et le dĂ©veloppement des cellules tumorales. Le ciblage spĂ©cifique de la vascularisation des cellules cancĂ©reuses offre un angle dâapproche intĂ©ressant dans le traitement anticancĂ©reux.
LâisocombrĂ©tastatine A-4 par son action rapide et directe, permet de dĂ©truire ces nouveaux vaisseaux sanguins par des phĂ©nomĂšnes de nĂ©croses. Ce phĂ©nomĂšne va aboutir Ă la mort du systĂšme vasculaire Ă lâorigine de la migration et du dĂ©veloppement des cellules cancĂ©reuses. LâisocombrĂ©tastatine A-4 est ainsi utilisĂ© dans diffĂ©rents traitements comme dans le traitement des cancers de l'ovaire, des tumeurs neuroendocrines, de certains cancers de la thyroĂŻde et plus rĂ©cemment, des gliomes multiformes[3].
LâisocombrĂ©tastatine A-4 est Ă l'origine dâun travail de lâELLCC (Ăquipe LabellisĂ©e Ligue Contre le Cancer)[8] qui a su dĂ©montrer lâactivitĂ© anti vasculaire de cette molĂ©cule sur un modĂšle de xĂ©nogreffe de tumeurs humaines sur souris nude (souris utilisĂ©e en laboratoire prĂ©sentant une mutation gĂ©nĂ©tique). Au cours de cette Ă©tude il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que pour la souris traitĂ© par lâisocombrĂ©tastatine A-4, on avait une absence de diffusion de lâagent de contraste au sein de la tumeur ce qui caractĂ©rise lâeffet anti vasculaire de lâisocombrĂ©tastatine A-4 qui permet de dĂ©truire les nouveaux vaisseaux sanguins. Lâautopsie de la souris 48h aprĂšs lâinjection de lâisocombrĂ©tastatine A-4 a permis de montrer une nĂ©crose de la tumeur Ă 90%.
Cette Ă©tude a Ă©galement montrĂ© lâefficacitĂ© anticancĂ©reuse de lâisocombrĂ©tastatine A-4, lorsque celui-ci est combinĂ© Ă un antimĂ©tabolique. Le principe de cette Ă©tude a Ă©tĂ© de prĂ©parer des nano prĂ©cipitĂ©s contenant Ă la fois un antimĂ©tabolique et lâisocombrĂ©tastatine A-4. Ce couplage de deux espĂšces a permis dâobtenir un nanomĂ©dicament aux propriĂ©tĂ©s remarquables : forte stabilitĂ©, demi-vie plasmatique importante, biodisponibilitĂ© et distribution cellulaire importante. LâefficacitĂ© tumorale de ces nanomĂ©dicaments a Ă©tĂ© testĂ©e sur un modĂšle xĂ©nogreffe de tumeurs humaines sur des souris nudes. Ce nanomĂ©dicament a conduit Ă une rĂ©gression tumorale de 93% chez la souris, rĂ©sultat supĂ©rieur aux autres traitements disponibles[2].
Voie de synthĂšse
Initialement, lâisocombrĂ©tastatine A-4 Ă©tait synthĂ©tisĂ©e Ă partir dâune rĂ©action de Wittig (rĂ©action 4). Cette rĂ©action se caractĂ©rise par lâaddition dâun ylure de phosphore sur la fonction cĂ©tone, cette addition permet la formation dâun Ă©thylĂšne. LâisocombrĂ©tastatine A-4 pouvait Ă©galement ĂȘtre synthĂ©tisĂ©e Ă partir dâune condensation dâun organolithien (rĂ©action 2) sur une acĂ©tophĂ©none. Cette condensation est ensuite suivie dâune dĂ©shydratation permettant dâobtenir lâisocombrĂ©tastatine A-4. Ces deux synthĂšses fonctionnaient bien chimiquement mais nâĂ©taient pas les plus simples Ă rĂ©aliser.
Dâautres synthĂšses ont ensuite Ă©tĂ© dĂ©couvertes. Ces synthĂšses (rĂ©action 1 et 5) faisaient intervenir un couplage organomĂ©tallique en prĂ©sence de diffĂ©rents types de catalyseurs mĂ©talliques : palladium-cuivre ou fer-cuivre. Ces deux synthĂšses fonctionnaient bien chimiquement mais nĂ©cessitaient l'utilisation de rĂ©actifs organomĂ©talliques en quantitĂ© stoechiomĂ©triques, ce qui compliquait la rĂ©alisation de ces synthĂšses .
TrĂšs rĂ©cemment, une nouvelle synthĂšse a Ă©tĂ© mise en place. Cette nouvelle synthĂšse (rĂ©action 3) utilise la rĂ©action des N-tosylhydrazones avec un halogĂ©nure aromatique. Cette rĂ©action est catalysĂ©e par un complexe de palladium, qui permet dâobtenir un meilleur rendement[2].

Dérivés
Les analogues de lâisocombrĂ©tastatine A-4 sont assez variĂ©s. Les isocombrĂ©tastatines possĂšdent un pharmacophore 1,1-diarylethylĂšne qui fonctionne de la mĂȘme maniĂšre que la molĂ©cule naturelle[8]. Les expĂ©riences ont montrĂ© que le cycle B pouvait ĂȘtre remplacĂ© par une large gamme dâhĂ©tĂ©rocycle[11]. Le groupement OH portĂ© par le C3â n'est pas essentiel Ă son activitĂ© antitumorale et peut ĂȘtre remplacĂ© par une multitude de substituants. Au contraire le groupement O-Me du C4â est nĂ©cessaire Ă sa fonction et sa modification est possible mais peut conduire Ă une altĂ©ration de sa fonction cytotoxique et antiproliferative[6].
La caractĂ©ristique structurale commune Ă ces composĂ©s est la prĂ©sence du cycle A trimĂ©thoxyphĂ©nyle, un Ă©lĂ©ment structural indispensable Ă lâactivitĂ© antitumorale et dont le remplacement ou la modification de ses substituants induit une perte dâactivitĂ© biologique. Seul un substituant tel quâun noyau hĂ©tĂ©rocyclique de type quinazoline ou quinolĂ©ine permet dâassurer sa fonction antitumorale[2].
Pour faciliter les comparaisons et l'Ă©tablissement des effets, les valeurs de IC50 (concentration inhibitrice mĂ©diane) et dâIPT (inhibition de la polymĂ©risation de la tubuline) des analogues de l'isocombrĂ©tastatine A-4 ont Ă©tĂ© reportĂ©es prĂ©fĂ©rentiellement sur les lignĂ©es cellulaires humaines de cancer du cĂŽlon (HCT116), (HT29), (HT15) et (HCT8)[6].
| Substitué au niveau du cycle B |
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| Modulation du cycle B |
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| Modulation du cycle A |
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Enjeux
Le cancer est la deuxiĂšme cause de mortalitĂ© dans le monde, prĂ©cĂ©dĂ©e par les maladies cardiovasculaires. Sur plus de 58 millions de dĂ©cĂšs en 2005[12], environ 13% avaient pour cause un cancer et pour y remĂ©dier, des efforts majeurs ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s. De nos jours, la Recherche mĂ©dicale travaille sur la dĂ©couverte de nouvelles molĂ©cules plus efficaces afin dâĂ©viter le phĂ©nomĂšne de rĂ©sistance qui, avec les traitements actuels, est de plus en plus rencontrĂ©. Les chercheurs ont pu pallier ce problĂšme en crĂ©ant des traitements dâassociation cytotoxique (mort cellulaires des cellules tumorales) qui ont permis de rĂ©duire les effets secondaires et dâamĂ©liorer le confort des malades.
De plus, les traitements actuels utilisĂ©s pour les cancers du sein, du poumon, de la prostate, cĂŽlon et rectum ne sont utiles que pour diminuer la gravitĂ© des tumeurs sans guĂ©rir intĂ©gralement le patient. Câest pour cela que les chercheurs sont Ă la recherche dâisomĂšres de la combrĂ©tastatine A-4, adoptant un mĂ©canisme de nĂ©crose cellulaire au lieu dâun mĂ©canisme dâapoptose. En effet, in vivo, lâactivitĂ© antitumorale de la combretastatine-A4 dĂ©croĂźt jusquâĂ disparaĂźtre entiĂšrement. Cette disparition dâactivitĂ© est expliquĂ©e par le caractĂšre lipophile de la combrĂ©tastatine A-4 qui est peu soluble dans lâeau et par lâisomĂ©risation de la double liaison Z, isomĂšre naturel, en E. Dans le cadre expĂ©rimental, cet isomĂšre se montre 60 fois moins actif dans les cellules leucĂ©miques de souris, donnant lieu Ă une pharmacocinĂ©tique trĂšs faible[12].
Les isomĂšres trouvĂ©s sont appelĂ©s iso-combrĂ©tastatine A-4. Ces isomĂšres prĂ©sentent une forme de cytotoxicitĂ© grĂące Ă leur concentration inhibitrice mĂ©diane (IC50, efficacitĂ© dâune molĂ©cule pour inhiber une fonction biochimique ou biologique spĂ©cifique) de lâordre du nanomolaire sur un grand nombre de cellules cancĂ©reuses humaines et grĂące Ă leur pouvoir dâinhibition sur la polymĂ©risation de la tubuline avec une IC50 de lâordre du micromolaire. L'isocombrĂ©tastatine A-4 ne prĂ©sente pas de stĂ©rĂ©ochimie au niveau de lâĂ©thylĂšne, ce qui va conduire Ă une stabilitĂ© de lâisomĂšre Z qui ne s'isomĂ©rise pas, in vivo, en isomĂšre E.
LâactivitĂ© anti-prolifĂ©rative et cytotoxique de lâisocombrĂ©tastatine A-4 a Ă©tĂ© testĂ© sur de nombreuses lignĂ©es cellulaires humaines et sâest montrĂ©e extrĂȘmement efficace avec une IC50 variant de 1 Ă 8 nanomolaires. Une de ses propriĂ©tĂ©s importantes est son niveau dâactivitĂ© sur des lignĂ©es rĂ©sistantes Ă savoir le cancer du seins rĂ©sistant (MCF7R), le carcinome colorectal rĂ©sistant (HCT15R) et la leucĂ©mie promyĂ©locytaire rĂ©sistante (HL60R)[2].
Voir aussi
La vincristine est un inhibiteur de la polymérisation de la tubuline utilisé dans les traitements contre les cancers.
La vindésine est un alcaloïde utilisé dans le traitement de certains types de cancers.
La vinblastine est un inhibiteur de la polymérisation de la tubuline utilisé dans les traitements du cancer du poumon, le cancer du sein et les lymphomes.
La vinorelbine est un agent anticancéreux utilisé dans les traitements contre le cancer du poumon et le cancer du sein.
Notes et références
- Masse molaire calculĂ©e dâaprĂšs « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
- Mouad Alami, Chimie et biologie de synthÚse. Les applications., , « De nouvelles perspectives en thérapie antivasculaire Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? »
- Abdelfattah FAOUZI, SynthĂšses et Ă©valuations biologiques dâanalogues de la combrĂ©tastatine A-4 et dâinhibiteurs de kinases DYRK, UniversitĂ© de Lyon, (lire en ligne)
- Koji Ohsumi, Ryusuke Nakagawa, Yumiko Fukuda, Toshihiro Hatanaka, Yoshihiro Morinaga, Yukio Nihei, Kazuo Ohishi, Yasuyo Suga, Yukio Akiyama et Takashi Tsuji, « Novel Combretastatin Analogues Effective against Murine Solid Tumors: Design and StructureâActivity Relationships », Journal of Medicinal Chemistry, vol. 41, no 16,â , p. 3022â3032 (ISSN 0022-2623 et 1520-4804, DOI 10.1021/jm980101w, lire en ligne, consultĂ© le )
- Evelia Rasolofonjatovo, Olivier Provot, Abdallah Hamze, Jordi Rodrigo, JĂ©rome Bignon, Joanna Wdzieczak-Bakala, DĂ©borah Desravines, JoĂ«lle Dubois, Jean-Daniel Brion et Mouad Alami, « Conformationnally restricted naphthalene derivatives type isocombretastatin A-4 and isoerianin analogues: Synthesis, cytotoxicity and antitubulin activity », European Journal of Medicinal Chemistry, vol. 52,â , p. 22â32 (ISSN 0223-5234, DOI 10.1016/j.ejmech.2012.03.001, lire en ligne, consultĂ© le )
- Abdallah Hamze, Mouad Alami et Olivier Provot, « Developments of isoCombretastatin A-4 derivatives as highly cytotoxic agents », European Journal of Medicinal Chemistry, vol. 190,â , p. 112110 (ISSN 0223-5234, DOI 10.1016/j.ejmech.2020.112110, lire en ligne, consultĂ© le )
- Ming-Yu Song, Qiu-Rui He, Yi-Lin Wang, Hao-Ran Wang, Tian-Cheng Jiang, Jiang-Jiang Tang et Jin-Ming Gao, « Exploring Diverse-Ring Analogues on Combretastatin A4 (CA-4) Olefin as Microtubule-Targeting Agents », International Journal of Molecular Sciences, vol. 21, no 5,â , p. 1817 (ISSN 1422-0067, PMID 32155790, PMCID PMC7084768, DOI 10.3390/ijms21051817)
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- Samir Messaoudi, Bret TrĂ©guier, Abdallah Hamze, Olivier Provot, Jean-François Peyrat, Jordi Rodrigo De Losada, Jian-Miao Liu, JĂ©rĂŽme Bignon, Joanna Wdzieczak-Bakala, Sylviane Thoret, JoĂ«lle Dubois, Jean-Daniel Brion et MouĂąd Alami, « Iso combretastatins A versus Combretastatins A: The Forgotten iso CA-4 Isomer as a Highly Promising Cytotoxic and Antitubulin Agent », Journal of Medicinal Chemistry, vol. 52, no 14,â , p. 4538â4542 (ISSN 0022-2623 et 1520-4804, DOI 10.1021/jm900321u, lire en ligne, consultĂ© le )
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