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Francesco Eschinardi

Francesco Eschinardi ou François Eschinard (13 décembre 1623 à Rome - 12 janvier 1703 à Rome) est un mathématicien et jésuite italien.

Francesco Eschinardi
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Costanzo Amichevoli
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Ordre religieux

Biographie

Francesco Eschinardi naĂ®t le 13 dĂ©cembre 1623 Ă  Rome[1]. Il embrassa, jeune, la règle de Saint Ignace. Après avoir professĂ© quelque temps la philosophie et la rhĂ©torique, il fut chargĂ© d'enseigner les mathĂ©matiques Ă  Florence, Ă  Perouse, et puis au Collège romain[2].

Il eut, en 1662, l'honneur de prĂŞcher le jour de Pâques en prĂ©sence du pape Alexandre VII, et son Sermon, qui lui mĂ©rita les Ă©loges du pontife, fut imprimĂ© par ordre du maĂ®tre du sacrĂ©-palais. Admis Ă  l'AcadĂ©mie physico-mathĂ©matique, fondĂ©e en 1675 Ă  Rome par le prĂ©lat Giovanni Giustino Ciampini, il y lut un grand nombre de mĂ©moires sur divers sujets scientifiques. ll comptait parmi ses amis les principaux prĂ©lats de la cour de Rome, ainsi que les savants les plus distinguĂ©s d'Italie et de France.

Eschinardi meurt Ă  Rome le 12 janvier 1703[3].

Cursus physico-mathematicus

Dans son Cursus physico-mathematicus, publié en 1689, Eschinardi ajoute à une présentation pédagogique des principaux aspects de l'astronomie, le traitement de quelques problèmes qui ont été ľobjet d'expériences réalisées dans le cadre de I'Académie physico-mathématique. Ce que le compte rendu de l'ouvrage publié dans les Acta Eruditorum ne manque pas de relever. Quant au système du monde, Eschinardi présente le traité de la sphère de façon classique, en partant du système géocentrique. En même temps, il expose avec précision les caractéristiques des systèmes copernicien et tychonique, dont il a fabriqué des maquettes qu'il utilise depuis des années. Aussi, il remarque à plusieurs reprises qu'il y a une équivalence et une réciprocité, du point de vue de l'astronome, entre le système géocentrique et I'héliocentrique, et que ce dernier permet des calculs plus simples et plus précis, ce qui est appréciable. Eschinardi va jusqu'à dire que, si on évalue les arguments de l'expérience en toute connaissance de cause, il est difficile de choisir entre le mouvement du soleil et celui de la terre, non sans relever que difficile est hactenus afferre argumentum validum petitum ab experientia contra Copernicum, in quo plures erraverunt. Le mathématicien jésuite refuse donc de choisir et se retranche derrière la distinction traditionnelle entre hypothèses astronomiques et réalité physique, distinction que les coperniciens enfreignent lorsqu'ils passent ab hypothesi utiliter ficta a mathematicis ad physicam conclusionem.

Ĺ’uvres

Microcosmi physicomathematici, 1658
  • (la) Francesco Eschinardi, Microcosmi physicomathematici, PĂ©rouse, Tipografia episcopale Perugia, Angelo Bartoli (eredi), Angelo Lorenzi, (lire en ligne)
  • (it) Francesco Eschinardi, Ragguagli dati ad un amico in Parigi sopra alcuni pensieri sperimentabili proposti nell'accademia fisicomatematica di Roma, Rome, Nicolò Angelo Tinassi, (lire en ligne)
  • (it) Francesco Eschinardi, Lettera al signor Francesco Redi nella quale si contengono alcuni discorsi fisicomatematici, Rome, nella stamperia di Nicol’Angelo Tinassi, (lire en ligne). Cette lettre, adressĂ©e au cĂ©lèbre physicien Francesco Redi, contient quatre discours ou dussertations : 1° Sur le projet de percer l'isthme de Suez, dont, suivant Eschinardi, la plus grande difficultĂ© n'est pas dans l'inĂ©galitĂ© de la hauteur du bassin des deux mers, mais dans l'immense amas de sables au travers desquels il est comme impossible de creuser un canal qui serait navigable ; 2° Sur la nature des Comètes ; 3° Sur les causes des variations de l'aiguille aimantĂ©e ; 4° Sur le poisson fabuleux que les anciens nommaient Remora, et auquel ils attribuaient le pouvoir d'arrĂŞter la marche des vaisseaux en pleine mer.
  • (la) Francesco Eschinardi, De impetu tractatus duplex, Rome, Angelo Bernabò, (lire en ligne). C'est un traitĂ© du mouvement ; on en trouve l'analyse dans les Acta Eruditorum, 1686, 447.
  • (la) Francesco Eschinardi, Cursus Physicomathematicus (tome 1er), Rome, Johannes Jacobus Komarek, (lire en ligne)
  • (it) Francesco Eschinardi, Descrizione di Roma e dell'agro romano, Rome, Domenico Francioli, (lire en ligne)

Notes et références

  • « Francesco Eschinardi », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabĂ©tique de la vie publique et privĂ©e de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littĂ©rateurs français ou Ă©trangers, 2e Ă©dition, 1843-1865 [dĂ©tail de l’édition]
(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Francesco Eschinardi » (voir la liste des auteurs).
  1. (it) « Eschinardi, Francesco », dans Treccani (lire en ligne)
  2. (ro) Marius-Florin Danca, « Eschinardi, P. François », dans Adelina Georgescu et al., Dicționar enciclopedic al matematicienilor, (lire en ligne), p. 228
  3. « Francesco Eschinardi (1623-1703) », BnF, (consulté le )

Liens externes

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